Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 20 août 1874, jeudi 20 août 1874
[" 19e année Ste.Anne de la Pocatière (P.Q.) 20 Août 1874 Numéro 43 .GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis Éditeur-Propriétaire FIRMIN H.PROULX À qui toutes lettres concernant administration de la Gazette et les demandes pour ahunnement devront être adresstes franco.L'abonnement est de $1 r an, payable d\u2019avance.o ne s\u2019abonne pas pour moins d\u2019une sande.pe L\u2019wvie de discontinuation doit étre donne par écrit a re Bureau un mois d\u2019avance.Les arrerages devront avoir êète payés, sans quoi l\u2019abonnement sera censé continuer, malgré le refus de ka Gazette, Rédaction.Toutes lettres, correspen- dauces, concernant In Ré- Caction, devront être directement alressées à FIRMIN (1 PROULX ANNONCES : à 1¢re insertion, 10 ota.le A ligne; 2me insertion, etc.8 cts.par ligne.Pour ies annonces a k tsrme, conditions i rales, Que crux qui désirent «gs dresser aux cultivateuss annoncent dans nou Gazette agricole.Si Ja guerre est la dernière raison des peuples, l'agriculture doit en être la première.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité, SOMMAIRE: Causerie agricole : Utilité des machines en agriculture.Revue de la Semaine : Condition setnelle do I'Italle.\u2014 Bismarck et nes persécutions contre_l'Eglise, \u2014 La tentative d'ussne- sinat contre Biamarck.par Kollman.\u2014 M.Kiel et l'élection peur le \u2018\u2019amté de Provencher.\u2014 Le Gouvernement de la Pro vince de Q 1ébec, Sujets divers : Le Collége de St.Anne.\u2014 Len abeilles en 616 ; sai-on où le miel devient rare ; moment de récolter le miel.Petite chronique « Les machines à faucher.\u2014 Phénomène à St Baaile.\u2014 Etat de la woisson au lac St Jean.\u2014 Le temps des travaux, Recettes # Confection de Ja préenre pour faire eailler lo lait, \u2014 L'avoine nouvelle donnée uux chevaux.PRIERE «22e.DE PAYER AU PLUS TOT.NOTRE SITUATION.\u2014Le 6 août courant, Dous avons fait appel à vos abonnés retardataires, en leur offrant voe prime ; dcpuis ce temps, nous avons rcou, aur les $1200 Qui poos ront dues, que la modique somme de 5EPT PIASTRES.On comprendra facilement que, pour qu\u2019il nous voit dû autant, nous avons contracté des dettes qu'il nous faut payer.La Guxette des Camprignes, laissée à ses propres ressources, ne peut néosssairement se passer du prix de ses *boonemcnts ; il faut que la pronriétaire en pergoive le montant.Qu'on y songs sérieusement.Quel eet celui qui, avec va peu de bonne volonté, ne pourreit pas nous faire parve- Bis les quelques piastres qu'il nous dois ! |! IMPORTANT POUR NOS ABONNÉS! PRIME!!! À toux nos nbonnés en retard qui nons feront tenir le prix de leurs arrérages d'atmnnement à la Gazette des Campugnes, d'ICI A UN MOIS, nous leur expédierons les d-ux volumes suivauts : 10.Trai\u2018é aur la tenue générale d\u2019une terre dans la Province de Québee, démontrant comment un soi naé peut être rendu des plus fertiles sans capital ; aussi: de la rotation des técoltes, des racines et cultnres sarclées, dcs iustrumeuts d\u2019ogri- culture et du suiu des animaux.20.L'élevage du cheval, suivi d'un graud nombre de recettes se rapportant aux différentes muiedies du cheval.Ces recettes sont extraites des meilleurs auteurs vétérinaires, et à la Portée de nos cultivateurs, Ce dernier volume est actuellement sous presse.Dans un mots, nous espélierons ces deux volumes 4 tous nos ahonnés yni alors auront payé leurs arrérages.C'est un sacrifice que tous rous imposons et qui, lout en étant profitable À nos abonties, ons permettrait d'être en pcssession de plus de douze conta piastres qui nous sont dues pour abonnements à la Gazette des Campagnes.GCAUSERIE À GRICOLE UTILITÉ DES MACHINES EN AGRICULTURE, Emanoiper l'homme, lui raodre toute sa liberté d'action, lui restituer 0e ceptre de roi de la création qu'il a perdu par ses fautes antérieures, vo.là lo but vers lequel doit tendre le véritsble progrès.Cur:me la Relizion chrétienne à été l'émancipation de l'esprit hawasiv, do méme le progide matériel doit viscr à l\u2019émoncipaticr du corps.Partout où le progrès n'a pas punétré vous voyez l'homme, Hy SH TA Cp pace \u2018utpor \u201cuqud) ap jugugn-rende pre à green ee PS 338 GAZBTTB DES CAMPAGNES transformé en machine, accomplir péniblement la bosogne qui Jui a été donnée, vous le voyes, inondé de sueurs, abattu, écrasé sous le poids de la fatigue ob de la chaleur, traîner difficilement de lourds furdeaux où creuser avec peiue son dûr sillon.L'homme, cet être si noble, est presque forcé d\u2019oublier son origine, ce n\u2019est plus qu'un esclave qui est à poiue capable de lever la tête vers le Ciel, il ranipe presque, et moo iutelligence, pour ainsi dire rivée à la matière, semblo incapable do s'élever nu-dossus do ee monde maté- riol qui l'écrase.Que la progrés, le véritable progrès péodtro dans on payé, lu population se sent régénérée, son intelligence se développe, elle voit devant ello des horicons nouveaux, le corps du travailleur se redresse majestueusement et son front peut alors regarder en faon les merveilles nombreuses ordées pour réjouir sa vue et élever son esprit.Parmi les progrès réalisés de nos jours dans toutes les situations de la vie, le premier et le plus important est sans contredit l'application de la mécaniquo aux arts manuels ot la substitution des machines aux bras de l'homme dans la confection des travaux induatriole, surtout dans celle des travaux agricoles.Ea voyant fonotionner le faucheuse et la moissonneuse, nous avons reconnn que le cultivateur n'est plus cet être à l'apparence misérable quo nous vous vn souvent et dont nous avons déploré la triste condition.Il n'est plus courbé vers la terre; droit ct ls tête haute, occupé uniquement à guider sa machine, il était grandi d'un pied; d\u2019 ord parce que !a bonne exécution de son travail l'obligenit à relever la tête, ensuite parco qu'il sentait on lni-méwe un affranchi+ sement ct que son intelligence trouvait une cecupation digne d'elle.Ue n\u2019était plus le paysan rude et grossier, abruti par la fatigue, c'était un gentilhomme se promeuaot Je long de ses champs.L'homme avait grandi, paroe qu'il avait fuit un pasimmense daus la voie du progrès qui cst aussi celle de Ja liberté, Voilà la conséquence inévitable et précieure do tout progrès.L'esclavage de l'homme disparait dès que lo travail intelleetuel sé substitue au travail manuel, dès que le travail leur fait usage des forces de la nature, et qu'il oblige ces dernières À remplacer les efforts de ses bras toujours trop faibles et trop lents pour suffire aux travaux qu\u2019on leur demande.Au point de vue de la liberté individuelle scul, l'introduction des machines en agrioulture est un bicofuit immense ; mais co n'est pas le seul avantsge qu\u2019ans nation retire de ce progrès ; une augmentation considérable dans la prospérité publique en est encore la conséquence rigoureuse.L'industriel et l'agrieulteur se proposent pour but prinei- pal de produire au plus bas prix ible pour pouvoir vendre avce bénéfice.Or, il est parfaitement reconou au- jourd'hui que l'introduction des machines amène nécessairement uno immense économie de main-d'œuvre et qu'il en résuito en même tempa un travail de qualité bica supérieure dès que les machinos out atteiet un certain dogré de perfection, Cen avantuges permettent donc de dimiouer le prix de revient des marchandises tout en augmentant leur quad; c'est pourquoi nous devons considérer comme up evoir impérieux de remplacer les forces humaines par le travail mécanique toutes les fuis que les oirconstauces le permettent.L'industriel, le manufacturier, généralement plus instruit dans les besoins réels de son entreprise, plus capable d'apprécier les avantagee du travail méoanique, d'en calouler les Fésultate, ot surtout pidé par d\u2019abondants capitaux où per li In natore même de ses opérations, a compris de bonne heure l\u2019immense influence que les machines aursient dans ses suc- oèa et à profité avec avantage des moyens d'action que Ini offrent les progrès incessants de ls mécanique.L\u2019agri- onlteur, au contraire, n'est entré que fort tar daus octte voie si féconde en bénéfices ; jusqu\u2019à cos dernières annéce mille obstacles sont venus entraver ses désirs de progrès.Parmi ces obatacles, le manque de capital fut le principal ; le oultivateur se trouyait par là bors d'état de faire les dépenses d'établissement nécessaires.Il avait bien la ressouroe des emprunts; mais pour un cultivateur, emprunter c'est presque se ruiner: les profits sont si lents en sgrioulture, les espérances sont si souvént trompées par les vissicitudes de toutes sortes qui rendent ei difficiles les opérations oulturales, quo la plus simple prudence forgait le oultivateur progressiste à atteudre des temps meilleurs.Puis venait la difficulté de + pourvoir d'instruments suffisamment efficaces, assez solides pour résistor aux nombreuses causes de détérioration ar: se rencoutrent dans les travaux de l'agriculture et en mêtce temps assez solides pour pouvoir être mis sans davger ont:9 les mains des ouvriers agricoles ordinairement peu soigacux, souvent peu intelligents, parfois malveillants, toujours inex- péritaentés, et enfin asscz parfaits pour fairo disparaître los préjugés et démontrer à la routise qu\u2019elle avait tort de s'opposer comme elle le fuisait aux 1.novations dans l\u2019industrie agricole.Le goût que cortuins hommes :'ches et instruits ont pris pour les choses de l'agriculture a cuatribué puissamment à donner, sous co rapport, à notre industrie agricole un élan qui désormais ne s'arrêtera plus.Ces hommes, se trouvant l'en face d'une main d'œuvre insuf\u2026sante et iohabile et dé reux d'avgmenter les profits de leur industrie, songèrent tout d'abord à s'assurer le concours de bonnes machines, et leur exeruple, se propageant ds proche en proche, fut la cause déterminante d'un progrès rapide et incessant.Si actuellement vous comptons plusieurs mille faucheuser et moissonneuses dans toutes les parties de la Province de Québec, l'agriculture en est redevable aux exemplce de ces quelques agrioulteurs instruits, riches et intelligente qui, ans ces derniers temps, ont tenu ls tête du progrès, et aux publications agricoles qui n'ont cessé de faire connaître ces exemples à leurs lecteurs.Les premières machines introduites en Canada étaient de fabrication étrangère ; mais nos constructeurs canadiens, remarquant le grand développement de oette branche d'ia- dustrie, entreprirent bientôt la construction des machines sur une grande échalle, la concurrence se mit peu après de In partie, le prix des machines baisss ct lour général isation augmenta encore dans uae forte proportion.Sofia vinrent les concours qui stimnlèrent l\u2019émrulation des constructeurs, les mireut à même d'échanger lours idées, et qui, à la suito d'expéricaces publiques, démontrèrent aux hommes sans prévention la supériorité du travail méos nique sur le travail purement maouel dens le plus grand oombre des travaux agricoles.L'évalantion en chiffres de l\u2019économie résultant de l'em:- ploi général des machines s'élève à.des sommes tellement élovéus que l'imagination le moias prévenue se refusersit à y oroire ei elle n'était appuyée sur les calouls les plus exacts et les plus à le portée de tous.Cette évaluation à déjà été faite dans les contrées qui ont \u201cemplacé, avaot le Canada, le travail manuel par le travail méosnique.L'Angleterre, l'Ecosse, la France, savent.à quoi s\u2019en tenir À ce sujet; 0° calouls n\u2019ont pas été faits, que nous sachioaw pour la Provinee de Québec, mais il serait Facile de lea faire, Les bâses GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014 ne nous manquent pas.La récolte daus notre Provinee s'élève à environ trente millions de minots de tous ios et au-delà de cent millions de bottes de fuio.Le remplacement de la faucille et de la faux par le travail des moissonnouses ot des fauchouses produirait une économie de plus de la moitié dans les frais de récolte.Le coupsgo des grains à bras voûte on moyenne huit centins par minot et le fauchage du foin trento centins par cent bottes.Âveo les machines le fauchage des grains de coûte plus que trois centins et demi par winot et celui du foin quinze oentins par cent boites, en com tant toutes les dépenses, même l'usure, l'amortissement et l'intérêt du prix d'schat.La substitution des maeliiues aux instruments à main donnerait dono, pour toute la Province de Québec, une éco «omie de plus d'un million do pisstres dans Ia récolte des grains et plus de cent cinquante mille piustres dans cello du fbio, en tout au-delà de un million et demi de piaëtres.Belle économie, ana doute ; ct, remarquons bien qu'il n'y a ici aucune cxsgération, tout a été ouloulé au plus bas.Puis oe qui vaut encore mieux que l\u2019économie de dépense, il y N encore une forte économie de temps et l\u2019avan- tege immense de pouvoir choisir son temps, de quitter, de reprendre et de finir con ouvrage quand ou veut.Il faut avoir vu les inquiétudes wortelles du cultivateur, lorsque dans les sairons défavorables, il ne peut se pourvoir du nombre de travailleurs absolument nécessaires, pour pouvoir apprécier À sa juste valeur l'inimense importance des mä- chives en agrioulture.En effet, quel est le cultivateur, même lorsqu\u2019il est placé davs les circonstances les plus favorables, qui puisse espérer de faire ses récoltes dans les meilleures conditions avec le seul aide de la faucille et de la faux ?Mans les pays les plus favorisés cous le rapport de la main-d'œuvre, les récoltes ne durent jamais moins de quinzs jours, et ici, dans la Province de Québeo, où la rareté de la main-d'œuvre est si grande, la fenaison, faite par les instruments À main, s'exécute aveo une plus grande lenteur encore, elle ne 2e termine jamais avant trois semaines et ia récolte des grains dure jas- qu'à six eemaines.Pendant ce temps, les récoltes sur pied sont exposées À toutes los intempéries ct & l'égrenage qui diminuent d'une manière notable la quantité et la qualité des produits.La moissonocuse, par exemple, ei ello est bonne, peut abattre de dix ou douse i \u2018peots par journéo de travail.Eile prend dono Ia place dune .iogtaine de faucilles et rend par conséquent l\u2019agriculteur cr ître de la ritustion.A up wo- ment douné, il n'a pas bexcin de se préocouper do la néves- vité de devancer la matura:ion trop complète do ses grains; il a À sa disposition une bonus machine qui préviendra sû- rewent cet inconvénient ot il pourra employer tout son unde à la rentrée de ses grains secs où à la confection des quintcaux, ou encore à quelques autres travaux pressés.Ln faucheuse donne sous os rapport, les mômes résultats que la moissonneuse ; mais elle offre des avantages plus im- Partauts encore en ce qui concerne la qualité des produits ; car on sait que pour le foin, les conséquences d'un retard prolongé rent plus défavorables que pour les grains.Nous pouvons en dire autant des wachines employées au traite- meot du foin après le fauchage, telles quo le râteau à cho- bu et la funeure mécanique.Ces précieux instruments, dont le fonctionnement ne laisse plus rien à désirer aujour- \u201chui, eont des accessoires obligés de toute faucheuse ; doin on perd une partie des avantages offerts par cette où n'est j i des produits.pas oncore asses certain do Ia qualité Nous ne devons pas oublier de dire un mot des machines à battre dont la supériorité est si bien reconnue et l'emploi devenu vi général dans toutes nos cultures.Avec cos machines, oo extrait le grain plus complétement que par le battage au fléou, le travail se fait avec une rapidité prodigieuse, nous dispense des battages de nuit si fertiles on io- cendies désastroux, soustrsit nos grains aux ravages des rats et des souris et enfia permet à l\u2019agriculteur de profiter de toute hausse subite dans le prix des céréales.Cependant ces trois deruiers avantages n'apparticanent pas à toutes les machines à battre, ils sont en grande partie subordonués au genre de moteurs employés.Lorsque les moteurs sont l'eau, la vapeur, où les animuux de trait, ils existent réellement tels quo nous venons de les énoncer, mais si le vent est le moteur employé, comme on le voit gé- péralemeut dans nos localités, le cultivateur n'est plus aussi maître de la situation.Il est obligé de compter avec l'inconstance du vent, ne peut pas toujours saisir les bonnes occasions, perd souvent l'opportuuité de conclure de bons marchés et dans les saisons peu favorables ses grains sont tous aussi exposés aux ravages des rongeurs que lorsqu'il n'avait que le fléau à sa disposition.Eoûn il existe une cioquième catégorie de machines dont l'utilité n\u2019est pas aussi vivement sentie, mais qui tend sans cense à so généraliser à mesure quo l\u2019art du eultiver la terre se perfectionne et que la culture des racines prend plus d'extension.Nous voulons parler des scmoirs mécaniquer, des houes à cheval et autres analogues.La régularité, le perfection, la rapidité aveo lesquelles ces machines exé- outent les semis où le nettoiement sont hautement appréciées de tous ceux qui les emploient.Les semences sont voigueu- sement déposées à la profondeur nécessaire et mice dans le position ls plus favorable à leur prompte germination ; oo ui amêve nécessairement une grande économie dans la uantité de semence employée, économie qu'on estime généralement à un tiers de ha quantité requise dans les semis à la main.Puis le sol peut être entretenu dans ua état parfait d\u2019ameublissement et de nettoiement, et les plantes cultivées végètent aves une aisance parfaite.ee matt i REVUE DE LA SEMAINE Les nouvelles qui nous arrivent de Rome contiennent un contraste bien frappant entre le Vatieaa et le Quirinsl, entre le gouvernement italien ot la Papsuté, entre le bou- reau et la victime.Pie IX, ce martyr du dovoir, cette victime de la plus infâme des perséoutions morales, est bien toujours cn butto aux brutalités et aux impiétés de ja Révolution italienne ; mais s\u2019il souffra de cet état de chose, s\u2019il déplore les spoliatious des bicns de l'Eglise, la corruption et l\u2019immoralité que les nouveaux maîtres de Iome ont awend aveo eur, les blasphomen abominables dont ils souillent l'air de la Ville-Eternelle, Pie IX, disons nous, soutenu par ss rande foi ot par sa confiance inaltérable dans les promesses ivines, De pe laisse pas nbaître par les maux sans nombra dont on le force à être le témoin.Bou esprit conserve toute sa liberté d'action, il vaque à toutes ses occupations avec une sérénité parfaite, son intelligence est toujours aussi active que duos les plus beaux jours de sa gloire, son corps semble à peine a'apercevoir des \\nfirmités de la vieillesse, et tous les jours les cutholiques du monde entier peuvent contempler © saint vieillard, eur a tête duquel les sonées passent ss08 presque l'ufleurer.00e La Révolution italienne, au contraire, semblo aux abois, et se sent poursuivie par les visions les plus taoglantes, L'an 340 GAYETTB DES CAMPAGNES des adeptes les plus avancés de cette Révolution écrivait dernièrement : Nous sommes à Rome comme sur un écha- Faud ; nous précoysus l'avenir le plus sombre, un avenir de déserpoir et de sang.la misère et le faim poussent les po- puiations de toute :\u2019I:uiie vers l\u2019avarchie ot les plus sffreux désordres.Oo ne compt: plus les vols et les orimes de toutes sortes produits par cette »ituation, Un journal tout dévoué au gouvernement de Victor-Em- saaquel chereie de la wapiè:o suivante à expliquer ls con- ditivo de l'Italie : \u201c Dars le re\u2018â-hement de lation de la jartice, on trouve l'explication legique, visite, vaterello do l'aud: ce des mal- f-itéurs et de d'inquiétude et du mécontentement des ns h:uvetes) Les passions ze déch: faent, les « inployéa pubiies ne se sentout pius vD +Âr 16, Ia fortune publique n'est pius défcndue ot jou negacinata h molten sont contraints de fermer uso), cl guctquefoin les deux Jrux, «t d'appeler en participutiou de leurs pre ts légitiune des gus quivy ont pas droit et qui £0t wétier imntinidation, \u201d Puis le juusroul italie cantinue : * Que Faotil pour que Je Gourarn tuant uit la furee de dérucmer le wai ¢t d se ecomplic too mandat de tutrilo eoeisle ?Il faut une mugis tralure conrugeuse, dicidée a do feud: eles opprimér, à pu- gir les coquins et à coucourir avco l'Etat, à rétablir l'autorité, la paix ct la securite, Da quel aroit l'Etat exig_ruit-il l'œuvre dus citoyens décourages et D'eyant d'autre cenroiu- tiou qe du puy-r d'énormes impôts au Tréeor, à la province «t à la voumase ?Mais que peut cette magistrature qui dispense la justice dans le royaume itulion ?elle est elle même towbée dans l'ubj-ction Ja plus rowp'ète.Da tous côtes, sur giésent coutre ellu des accusations viotstraeuses, ct so sentant Inospab'e de confuu-lre ses accusateurs elle courbe ia tête en silence.O'ert au point que les 3j 1zes honnêtes, ont presque honte de Forter Ics insignes de leur ordre.Victor Emmubuel lui-niême voit cet état de chose ct afin de porter un remède «ffi:sce au chancre gui rong) la socié té italienne, il à demandé au général La Marmors des ap: préciations écrites sur la situatino.Cu dernior a fait le travail drwande et concur; lo.Que lu situation extérieure de l'Italie à 1 étranger v'offre pus de danger immediat, ei Vou suit garder une oentrulité nbeolue et mébrger à la fois les aueceptibi.ités de l'Alleusagne et de ia Fraves ; Zo.Que la situation ivtérisure présente, au contraire, des *ywœp tômes très graves et pent ivopioément, même eans violence, causer les plus grand- wa heurs.Saivaut le général La Marwors, Dé cette sitnution sont | incapacité eadeuce de ia nagi-trature, lu corruption de la policy, 1%.Dormité dus ins 6:w que les populations doivent payer et lu dilatation excessive d'un esprit du revolte qui s'étend dans tout le psys.Ces upprécintions du Bvaéral ne soot pas neuves; elivs ont été depuis longtemps formulées par lus outhu:iqu-a ut ne fout que recavoir ici une approbation complete qu'il n\u2019cet pas possible de susp.cter, Vietor Emmanuel te voit en face d'une situation fort compromise, il apergrit à | hori-on des événements redoutables qui pourruieut emporter la monsrchie, La peur s\u2019est empurée de sou esprit, ct come il n\u2019a pas abandonné l'es poir d'amener le Saiut Père à cousentir à uve concilivtion et À l'acc-ptation de l'état de chose existent, il l\u2019u fait prier de relever les c:nsures «pue lui et sa famille ont eocourues pour leurs actes impivs, C'est dans ou but que Je duc d'Aoste, ex-roi d'Espugue, à écrit dervièremuat au Souve- rain-Pontife pour w'cxouser de sa conduite contre l'Eglise les causes qui ont ame- du Gouvernement, la dé bi \u2014 pendant son court passage sur le trône d'Espagna et imply.rer la levée de l'exoommuviestion qu'il a endoutde pour fait.Ou à d\u2019abord nié l'existence de cette lettre 3; meis dy ivformations plus récentes affirment sur des preuves ce.taines que l'ez roi Amédée a réellement écrit au Saint Pén d\u2019après le conseil qui lui en & été donné par son père Vi, tor- Emmanuel.Cette lettre thohtre que les mattres de Rome serainy trop Contents d'obtenir quelques paroles favorables de L rt de Pie IX; mais ils se trompent grandement day eur espoir.Le seus commun, et les déclarations solennelle +t écrites du Pape devraient leur avoir fait comprendre de puis longtemps que l'Eglise ne capitulera jumsis avco h Révolution.| \u2014 Si l\u2019on en croît an correspondant d'uo jduraai aogle's, Bi-marck, le chiodelier du l'empire prussien, commencerai à comprendre que In guerre qu'il à déotarée à l'Eg'ise u's.boutira qu'à lexaltativn de la Religion et à lu confusion ds l'autorité civile, Parlsot à un de scs amie, Bismarek aurait dit : ** Je ne puis reculer ; cela m'est absolument impo-sib'e: le monde entier se rirait de woi.Et ozpendunt à qnoi bo avancer ?Nous avons emprisonné trois évêques dans les poir de cousber par lu force un épiscopat obstiné, et nou u'svons pu en faire plier un seul, * Nou seulement nous n'avons obteoti aucun suocôs, may avco tout le pouvoir que nous avons, nous sommes les vis cur.Observes la conduite des ultramontains à Mayen, § i Fulda, partout, et vous verrcz que le serpent noir s'al'enga l de jour en jour et finira par nous envelopper dune ses2pi rales, Puis, faisant allusion & un mot mensgint prononcé pee Pie IX contre l\u2019Allewrgue, il sjouta: \u201cLa pierre «st an moment de rouler, elle irs où elle ira.Quelque soit ion désir, jo ne saurais l'arrêter, * éritublement la teutative d'assassinat faite par Kallman | contre le cheocelier \u2018prussien est venue bien à point pour faico diversion aux idées noires de ce dervier et il exploits admirsblement cette tentative.Il en fait même un abus si odiruz que la presse allemande en est iodiguée.Ele ve demaude si Kallman cet bien un assassin sérieux lou >'il d'est pas plutôt une tromperie inventée par Bismarck eu «es amis pour donner au Gouveroement allemand lo droit d'exercer contre l'Egiise catholique de nouvelles rigueurs Les journaux dévoués à Biamarck prennent occasion de 0 fait pour prodiguer los calownies et \"outrage au olergs ct aux csthoïques qu\u2019ile accusent de complicité, Ils osent mêue faire remonter cette prétenduo complicité jusqu\u2019au Pape lui même, En atteudant, on à dissous brutalement des associations eatholignes avvo lesqueiles Kullman n'a jamais eu aucun rapport; mais on a dû reâcher le prêtre, M.Eanthaler, qui « été arrêté comme complice de ce dernier, Voio comment M.l'abbé Haothaler raconte son arres tution et es mise on lib: rté : \u201c J'ui, depuis 1861, l'habitade de faire tous les ans, uo voyage de pluisir qui m'éloigne pendant dix à quiose jours de ma résidence, Walobsée.Ordinairement j preods la Bavière pour but de co voyage ufia de me defuire de la moo- oaie de l'empire que j'ai co ma possession et dont ou ve peut se défaire sur la frontière.* Mon itinéraire comprenait cette année : Munich, Io golstadt, Wusxbourg, Kissing:n, Bamberg, Erlanger, Re Reubuurg ; au retour, je pauserais, si possible, par Passaude serais allé à Kissingen, quand même Bismarck n'y au GAZETTE DES OAMPAGNES Lo we.mong ce tait Jamais été.- «Bn sant l'occasita, je désirais naturellement voir oot homme coneidérable.Aussi, le 19, à une Heure et demie de l'après-midi, je me tronveis, avec plusieurs autres pefsontiés, event Is maison que Bismarck habite à Kissingen et qui est rituée A une petite distance de Ja place des Bains, au- delb de la Sanle frantonienne, \u2018 La fagade de cette maison est toutnée vets l'est; au nord il y » une cour peu spacieuse, entourée d'an muf et par laquelle sort la voiture du prinee quand il va à Ja promenade.Supposant que Bismarck, en sortant de la oour, se dirigersit à gauche, vers le cours de la Saale, jo me postai à droite du point cù il de boucherait, afia d'être plua eûr de pouvoir envitager cette bsute personnalité.C'était une étour- dérie de he pds m'enquérir plus sûremont de Ia direction que prendrait la voiture, et ja le payai chèrement.4 Car, su lien de tourner à gauche, la voituré atriva Aroit sur moi.Jo sautai do côté, et lo cocher, en wodérant !_ cnçidité de la course, perdit probablement deux A trois meondve, Bientôt après, mn'étant placé de l\u2019autre côté, un coup de feu reteutit à la distance de trois ou quatre toises, et me tournant dens oefte direction, j'aperg-8 la maigre 6 gare du crituinel, que je n'avais jamais vu, à qui j avais parlé encore moins, et qui, aussitôt entouré, fut entrainé Par plusieurs personnes.4 C'est dono une calomnie grossière, impudente, de dire que j'ai parlé À l'auteur de la tentative et que le bras levé, je lui vi donné le signal.** Après avoir attcoda ionoeemmént que Bismark, bless à le wuio, re fûc retiré dans sa maison, js me dirigeai vers le pont pour aller à la gare.Ju voulsis partir & deux heures pour Erlsnger.En route je rencontrei plusieurs prrronnes dont une me rrgsrda fixément uveo une expression féroce et me dit très baut : \u201c C'est de nouveau un roélérat catholique qui a fait le coup! \" Fndigné.je répoudie : * Qu'est-ce que Jen puis?\u201d Là-dessue, l'individu me sauta à lu gorge, ct il m'eût maltraité si un autre monsieur n'avait pris ma-défense et n'a- Tait repoussé l'agresseur.Je partis à deux houres et fus arrêté à mon arrivée à Behweinfurte.Dans le premier interrogatoire, je ne pus pas disoerner la cause des mourçnns jetés sur moi; dans le se- ennd, nn m'avous que c'était le retard qu'avait subi la course de la voiture du prinos, et mon départ précipité.* Le 16, au soir, je fus remené de Kiseiogen à Schweinforts, et le lendemain matin, à neuf heures, je fus mis en liberté, j'arrivei, le 17, à Walchsée où ja fue rega par la municipalité et conduit à l'ég'ise.je remercisi, pour lise rapide et heureuse de ma captivité, le Providence qui, seule, sait à quoi servent de telles épreuves.Tous les estholiques flétrissent sévèrement l'attentat de Kiseingen.La force avco laquelle ils désavouent toute participation dans oo crime devrait suffire à exonérer le catho- lieisme.Néanmoins on continue à lancer les oslomnies les plus infêmes contre le vlergé et l\u2019épiscopat.Biemaik et son parti ve disposent à redoubler leurs attaques contre | Eglise.Cette politique violente du chanoclier prussien menace l'Allemagne de troubles sérieux dont l'isse ne saurait être favorable & la domination prussienne.L'Eglise triomphera quoi qu'on farse et l'empire de Prusse portera la peine due À ses Impiétés, \u2014- Bientôt le Comté de Provencher dans la Province de Manitoba sera appelé à choisir un membre pour le représenter dans le gouvernement fédéral.C'est lo trois septembre prochain que Is nomination doit avoir lieu.\u2014\u2014 À es sujet voioi ce que nous lisons dans la Minerve : .« Il nous arrive une étrange nouvelle de Manitoba: certaines personnes, amies de la cause des Métis, et qui ont donné des preuves de leurs rympathies, voudraient avjour- d fui mettre des obstacles à l\u2019éleotion de M.Riel dans | comté de Provencher.\u2019 « Nous refusons d'ajouter foi À cette rumeur, tellement elle nous parait en contradiotion avec la ligne de couduite suivie jusqu'à oe jour.Abandonner M.Riel dans les eit.constavtes astuelles, ce serait sacrifier une cause que touts la province de Québco s soutenue comme une cause natios nale et qui iutéresse \u2019avenir do Manitoba, ce serait fléchir devant le funstiso et baiser la tdte pour aubir sa perséod- tion ; ce serait une désertion.\u201c Nous eapérons voir cette nouvelle contredite et apprendre bientôt que M.Riel a été élu par scolamation.De ron côte le Bin Public contient ce qui suit : \u2018 lun nomication des candidats pour le comté de Proven cher aura lieu le 3septembre prochsia.Les Métis paraissent décidés à réélire M.Louis Riel, afin de lui témoiguer leur attachement et de protester contre le vote qui lui à fait perdre son siége.Oa parle d'une élection par acclamation comme probuble.= La Province de Québeo est actuellement en pleins crise mioistérieHle.Sous le coup de le plus atrooo des aooû- sations, nos ministres provinciaux se oroient dans I'obligs- tioo d'offrir leur révigoation en masse, ils n'attendent pour exéouter ce dessein que l'arrivée de l\u2019hon.M.Robertson.Quelques journaux donnent méme les noms des membres qui devront former un nouveau ministère.Co sont : L'hon.M.Chauveau, Premier et Beerétaire-Provinoiul-; L\u2019hoo.M.Robert Trétorier ; L'hon.M.Ferrier, Président du Conseil ; L'hon.M.Starnes, Travaux Pub'ios; L\u2019hon.M.Coureol, Procureur G \u2018aéral ; L'hon.M.Fortin, Terres de la Couronne ; M.Gérin, Solliciteur-Général._\u2014 er rt Le College de Ste.Anne On vient de nous faire tenir le prospectus des études au Collége de Ste.Anne pour Ja prochaiue année scolaire, Ce prospectus contient des renseignements complets sur les avantogcs qu'offre l'Institution tant au point de vue de l'instruction intellectuelle eL morale qu\u2019à celui de l\u2019entretien do la santé des élèves.- Le Coilége de Ste.Aque est déjà avantageusement cop- nu du public canadien; les nombreux élèves qu'il a formés sont là pour attester avec quel eoin l'enseigaement cherche à développer dans l'esprit des jeunes gens les plus saines idées en Religion, cn philosophie et en eciences ; les amis de l'éducation ont pu se convaincre, en maintes oitoons- tanocs, quo les profusseurs de l\u2019Inatitution possèdent à un haut degré l'art difficile de l\u2019enseignement ; et les parents savent que les sacrifices qu'ils s'imposent portent des fruits #bondants et délicieux.\u2018 Les sucoès obtenus dans l'enseignement par le Coilége de Ste.Aone seraient uno recommandation suffisante auprès de toutes les personnes qui prennent intérêt à l'éducation de la jeuvesse ; cependant lo prospectus que nous avons sous les yeux nous montre que les Directeurs de l\u2019Instituion se proposent de faire encore plus qu'ils n'ont fait par e .ans leur désir de mettre les études à la hauteur des besoins aotuels de la population canadienne, ils ont introdoit dans leur enseignement de nombreuses améliorations.Le GAZETTE DES OAMPAGNES \u2014 \u2014 Cours commercial surtout « été rendu l'un des plus complets \u201cque noue connsis:one, rien de ce qui est néceenairs au com- merçe n'y a éié oublié.Or, dans notre situation actuelle, la calou] ost celle dont nous ressentons le plus im- en ps le besoin, et les améliorations fotroduites ps l\u2019enseignement commercial démontre que les Directeurs du Oollége de Ste.Anne comprennent parfaitement nos besoins.Aga de qu'offre le donner à nos lecteurs une idée des avantages Collége nous extrayons du prospectus la partie suivante qui concerne spécialement l'instruetion classique et commerciale cours d'Etudes se divise on deux sections : le Cours Clasvique el le Cours de Commerce.\u201cLe Cours Classique embrasse les Cours de Science, de Philosophie, de Littérature, d'Histoire, de Latin et de Gree, tels qu'ile sont enseignés dans les autres Coliéges et Séminaires de cette Province.Ti est-composé de sept clases, savoir: ÉLÉMENTS ET SYNTAXE, : MÉTHODE.VERSIFICATION, BELLES.LETTRES, RHÉTORIQUE, lère et 2mo ANNEE DE PHILOSOPHIE.' ; \"Le Ovars de Commerce ve subdivise en Cours Préparatoire et -0n Cours Spécisl.; ; Le Cours Préperatoire 6e fait en trois ans, et le Cours Spécial en deux ans.Dans le Cours Préparatoire il y a la PREMIERE, la SECONDE et la TROIBIRME ; Dans le Cours Spécial, il y à la QUATRIEME et la CIN- QUIÈVWE.\u201cLe Cour 3 Préparatoire, enseigné spécialement en Frangeis* suppose que l'enfant saït déjà fire el écrire ; il comprend Ia Grammaire, pour l'étude du Français d'ubord, puis de l'Anglais, Farah: le Tenue des livres (vo partie situple).la Gféograghie, l\u2019His:oire Sainie, des Cours de Lecture et de Calligraphie, dus exercinen élémentaires de Narration et de Correspondince.Les princi ipaux objets du Cours Spécial, enseignés en Anglais, sont ia Tenue des Livres (en partie simple et en partie double) om: Banquerie.Echange.Douanemission, Assurance, Capital associé, Correspondance Commerciale, Droit Commercial, Cadligraphe of Grammaire.À ces dernières branches peuvent se joindre le Dessin linéaire, Jo Tuisé, 1a Littérature, ¥ Histoire Naturelle, la Philosophie Naturelle et Morale, et Is Télgrophie.Après le Cours Préparaioire les Elèves, avec l'agréroeut de Jeurs parents, pinsent soit dans le Cours Classique soit dans le Cours Special de Commerce.Lo Cours Classique et ls Cours Spécial marchent côte-à-côte at judépendumment l'un de l'autre.\" On sdmet duns ls Cours Spécial de commerce, des Elves de 14 à 15 ans, qui n'ont pas étudié le Français, pourvu'qu\u2019ils aient déjà tommencé l'étude de l'Anglais et de l'Arithmétique.~ Liew jeunes gens, qui se préparent ailleurs à entrer dans le Cours CI i ne sont admis que lorqu\u2019ils connaissent le Français à pev près complètement ; l\u2019étude préalable de l'Anglais R'eat pas exigé.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Les abeilles en été \u201c Maison \u2018où le midtidectent rerc.\u2014L'expalsion den bourdons est wn \u201cEn, certain que les abeilles ne trouvent plus ou presque plus de viiel \u2018dune in campagne.Un autre indice cerisin de la pénurie du miel, c'est quand le travoil ordinaire se relentit considérablement et que les abeilles, malgré le beau tempe, De font plus que sortir et rentrer pour ainsi dire une à une.Elles semblent avoir perdu toute leur activité; seulement chaque ruche a son moment d'ébats et de récréntion atte whl @& quatre heures ; mais tout se borne à un mouvement passager d\u2019 aie.abeilles qui veulent respirer plus librement le grand Moment de récolter le miel \u2014On doit prendre le miel ausaitôt que l'attaque générale est faite contre les bourdons, et sans attendre leur déroute complète.Il y aurait de grande inconvénients À négliger cs moment.En effet, quand les abeilles commencent à ne plus rien trouver dans lu campagne, ellea ne tiennent dune leur ruche, et Îl ent extrêmement difficile de lenr faire abandonner leurs gâteaux.Elle sont hargneuses, intraitables, mais ce n'est encore là que le-moindre inconvénient: Une desni-heure après l'opération commencée, des masses d\u2019abeilles, attirées par l'udeur, viennent s\u2019abattre sur le miel et sur les ruches dans lesquelles vous travaillez.Lorque vous avez fini et que votre m | est traneporté à la maison, vous croyez peut-être que tout est bien ; non.Ces abeilles dont vous avez excité la eonvuitise, ne trouvant plus au dehors de quoi la sati-faire, se jettent avec fureur et de préférence sur les ruches que vous venez de récolter, ainsi que sur celles qui ont perdu leur reine par suite de l'essnimage.Les habitants de ces dernières résistent rarement à cette impétueure agression ; of les pillardes, wand elles ne résistent pns à forcer le passage, périssent misérablement sous les coups de leurs adversaires.A ceux qui ont Ininsé passer le moment convenable, nous coo- weiilons de nc prendre le miel qu'à deux ou trois rnches À la fois et eur :e soir.Les jours suivants.ils pourront passer à d'autres; mais aussitôt qu'ils rerront les abeilles s'ubattre en grand nombre avr le miel, ils devront cesser et remettre leur travail à un autre jour.Un motif qui doit encore déterminer à récolter les ruches à l'époque ci-dessus, c'est que le miel est d'autant pins blune qu'il n inoîns réjourné dans la ruche.Qu'on essaye d'en prendre moitié en août et moitié en septembre, on verrs une grande difference de l\u2019un à l\u2019autre pour lu Llancheur et le goût.L'un autre côté, le miel en août étant plus chaud et plus liquide, il se ré purera plus faciloment du marc, el le pressoir où la chaleur n'aura plus à faire couler qu\u2019une faible quantité du miel de s- cond choix.Ce conseil de récolter avant l'entière destruction des bourdozs s'adresse particulièrement aux propriétaires des ruches comennes.On peut attendre et choisie son temps Jos Jes ruches i cuit et à hauesa ; le pillage n'est pas i craindre avec cou deruidres pout peu qu\u2019on opère avec soin.Petite Chronique Les machines à faucher.\u2014Pourquoi len grandes machines 2g coles, qui abiggent ui Clonnamment le travail, sont elles presque tuutes originaires dus Etats-Unis T Cleat parce que dans ces pa rages la mmiin-d'œuvre est fort chère, et Q'\u2019au moment dus 1é- colten il-est nouvent impossible de se procurer des brax, Do cette situation devait naître un outillage plus parfait.La dinette des ouvriers ne faisant également sentir en Cunsda, l'industrie n'est mise à l'œuvre ; l\u2019entreprenaite maison Chinie et Beaudet donns aux cullivateurs l'avantage de faire leurs travaux aves moins de bras, en offrant en vente des faucheuses qui ne le cédent eu rie à celles manufielurées aux Etata-Unis Voir l'annonce.Phénomène à St.Basile, Comté de Portneuf \u2014On nous trans met le fait-divers suivant: Depuis vendredi dernier la paroisse de St Basile, comté de Portneuf, est mise en 6mni par des faits qui ne peuvent fuire autrement qu\u2019attirer l'attention générale ; ivs voici tele que rapper tés par un témoin oculaire.: endredi, le 31 juillet, vers quatre heures du matin les habitants d'une partie du rang Ste.Anne, paroisse de St.Basile, étaient éveillés par un bruit semblable à une canonnade de plusieurs cents coups de canons, qui paraissaient venir des entrailles de !s terre: peu de minutes nprès que la détonation fat commencée, la terre se mit à trembler aveu dus secounses si fortes, que plu sienrs poôles furent renversés et fracassés.Les anio;aux étaient tellement effeuyés Joe plusieurs parmi eux ont pris la fuite 0 w'il soit possible de lee retrouver.Toutes len foin qu'i\u201d y =vait létonation, la terre sc souluvait par endroit sus nésomo.se+ ser de trembler.Depuis ce temps-là la détonation avec sen 81 tes continue sans prerquaucune interruption; lundi le 3 not dus l\u2019espace d'environ 24 heures à 8 heures, il y a en 80 détunalivs Tous les propriétaires ont abandonné leurs habitations, et 08 \\ .Le GÂZETTE DES CAMPAGNES pit us _ | = \u2014 | eroit qu\u2019 j te ra enfoncée, et qu'il y au- Lizotte, François Levesque, Joseph i croit qu'avant pou ci ra la terre me es Lévéque, Joseph Lévêque, Dme A.* Jl parait y avoir environ une demie lieue de longucur qui est Lizotte, Delle Agade Lafrance, Thomas ainsi menacée.dans | ase du C Lnanides Antoios Le a Louis où alé terre a tremblé À plusieurs endroits dans la paroisse du Cap Lodel Pme Cher Se net De plus longs détails prochainement.\u2014Z'Evénemen*.Ouellet, Joseph a De Siméon Etat de la moisson au lac St.Jean\u2014Un correspondant de Fleard, Lue h Talbot, ie \u2018 cette localité nous écrit: * La récolte a par ici une magnifique Verret, Delle noe apparence.Malgré le retard que nous avons éprouvé pour fuire oy emcnces oe printemps, néanmoins la végétation à dé si vite depuis troia semaines que bous sommes presque aussi avancés que l'année dernière à paruille époque.Si tout vient À parfuite maturité, nous aurons curtuinement une bonne levée à l\u2019automine.Le temps des trataux-\u2014Ls mois d'août et de septembre sont les plus chargés de teavail, la surveillance et le travail personnel du propriétaire ou du furmier doivent être en quelque sorte incessante.Une seule négligence, un moindre retard, peuvent avoir pour conséquence des pertes tré+-considérables, Le proverbe dit : Qui dort en août, dort à son coût \u2014 Binages : 11 ne doit plus en rvster beaucoup à faire; manie, dans tous les récoltes sarclées, tant qu\u2019on peut arracher jusqu'à la dernière plante de mauvaises herbes, le bénéfice est grand.\u2014\u2014 me REOETTES Confection de la présure pour faire cailler le Jait Prendre une vessie de veau; In Javer plusieurs fois à l'eau fraiche renouvelée; la déposer sur une assiette, Ju saupoudrer avec du sel pilé et l'arroser avec quelques gouttes de vinaigre ; \\a laisser 48 heures en cet état; lu suspendre sur un morceau de Lois pour taire écouler les eaux ane contient; puis l'introduire duns une boutvisle de verre, remplie de vin blune sec et dur ; boucher soigneusement et ne pas s'en servir avant trois semaines.Cette prépuralion se conserve trés-longtemps.L\u2019avoine nouvelle donnée aux chevaux Le comice agricole d'Amiens propose les deux moyens suivants, pour rendre salubre l\u2019avoine nouvelle : Ls uns font mouilter l'avoine six heures avant de In donner, à raison de 10 pintes d'eau chaude par manne de 25 pintes: l\u2019eau qui s'échappe est tout à fait corrompue.L'autres font tremper les nouvelles avoines, durant eix heures, dans une eau fruide qu\u2019on change deux fois Ce système qui, nu premier abord, scinblo compliqué, se pratique cependant d'une manière bien simple.Cheque jour la ration de tous les chevaux est mise dans un bac rempli d'eau et percé À en partie inférieure d'un trou lequel est lui-même bouché extérieurement et garui à l'intérieur un légir treillis, Après les quatre premières heures, où lnisee ) écouler l'eau, on la renouvelle pour la lui-ser couler encere deux heures plua tard.Afin de conserver à l\u2019avoine son principe tonique, il est prudent de ne pas la laisser trop longtemps dune le liquide: car oil fuut que l'écorce soit amollie, le noyau doit reu- T intact BUREAU DE POSTE DE STE.ANNE DE LA POCATIERE, LETTRES NON RÉULAMÉES : Boucher, Auguatin Bois, Etienne Beaulieu, Dalle Marle Bérubé, Germain Chouinard, Charles Cuaron, Alphonse Dionne, Nathael Déni, Alberto Dionne, Fabien Denchénes, Uelle Marie Dupont, Delle Edugthe Grier, John on, Antoine - Gugnon, J.B.Hudon, Charles Hudon, Joseph Hudon, Dive, Aristobule Lagacé, deb pinta Léguré, Augustin Laugeller, F.Xavier 20 Août 1874, JOS.DIONNE N.P, COLLEGE COMMERCIAL-INDUSTRIBL DE St.Michel de Bellechasse.Les Direeteurs de ce célèbre établissement informent ; tueusement le public qu'ils ont fait des améHorations contidé.- rables 3 leur Maison, et se sont assuré les services de deux Professeurs Eminents., Le Pensionnat, sous la direction et Is surveillance de MM, Robivhaud et Drapeau, tous deux recommandables leur longue .expérience dans l\u2019enseignement, et pour les Diplômes miques és-Sciences qu'ils ont obtenus, offre aux te qui dé- nicent assurer une bonne éducation Commerciale à leurs enfants, | une haute garantie de wuccès.peus Le prix 5 la pension est de §7 par mois.Les classes s'ouvriront le Premier de Septembre prochain.Pour l'avantage des élèren, qui seront d' différentes, led deux langoes française of anglaise y eerant également oultinées et parlées alternativement.MM.les Cultivatenrs qui I'aimeront, auront la fucilité de passer lears produits of on a soin de les offrie avant que l'approviaiucnement soit fait.S'adrosser à M.G.ROBICHAUD, Collége de St.Michel, Bellechaése.FAUCHEUSES BUCKEYE No.3 A UN CHEVAL LA COMPAGNIE MANUFACTURIERE DE QUEBEC MM.CHINIC & BEAUDET Agents pour la Puissance du Canada, L y a un grand dépôt de ces Fancheuses chez A.DUPUIS & T'&é PE ROCH DES AULNAIES Ces magnifiques Fnucheuses sont supérieures dans le méce- Pisme et dans le matériel qui entre dans leur construetion, à toutes celles qui jurqu\u2019ici ont êté offertes au publio.Les cultivateurs auront plos d'avantages à acheter ese cheusen que celles fabriquéas dans le Haut-Caneda, ayant.la &- cilité de se procurer chez les Sous-agenta, tout- monseag de-la machine qui usera ou qui cansera par aceident.© 4.:., Les Faucheuses sont tellement perfseiionnées que le cheval ly plus faible la tire aveo aisance dans le foin le plus fort.CHINIC & BEAUDET, Québec, 3 août 1874.: '- Le Fancheuse \u201c Sprague \", & un cheval, = aval du amâtle- rés.Une personne compétèule à rétéédié \u2018aux déflate jui es taient.Nous n\u2019héeitons pas de l'offrir abx ou!tivatçars; = sans gros la vertitade que ceux qui vi feront l'achat, eo seront mth CHINIC & BRAUDAT, MUSIQUE NOUVELLE !! REÇUE DE PARIS PAR LE DERNIER STEAMER s ROMANCES FRANCAISES: Ferme tes beaux yeux.\u2026\u2026.\u2026\u2026.Poisot 50 centins Le domino rose .Arago 50 \u201c Ne t'en vas pan.- .\u2026Rupès 35 \u201c Chanson de Jesn Prouvaire, .Molmés 50 * Algyre (vers du roi Henri IV).Rupés 80 \u201c La petite marbhande de violettes.+.Hausser 40 \u201c Premier AMOUF,.0000 c00s0000 Rupès 50\u201c Deinier amour.0% 50 « Dieu sauve Li France.Kowalski 40 \u201c Roppelte-toi.Rupds B60 + Noble coursie Henrion 35 « Chanson d'été Rujès 50 + L'élève obstin Hausser 25 + Marthe.Rupds 50 + O la mentense Henrion 25 + Je ne sais pas Rupès 50 % Passez, beau voyageur.Le Beau 35 * Lettre A Monsieur le Sole Leduc 40 % Si vous m'aimiez.- .Rupés 60 * Je n'ose Is nommer.Bérat 25 * Jeanne d'Arc au bûcher.Boizsière 30 * Ls Colombe.Valenti 80 * ALBUMS DE CHANT Racueils de romances franguinea illustrées et richement reliés \u2014Boissière.\u2014 3.00 COLLECTION des CHANSONS de.GUSTAVE NADAUD COLLECTION des ROMANCES de.H PROCH LES RAYON < D'ITALIE.\u2014Collection de romances françaises ot Duos, d'apres les meilleurs auteurs italiens En vente chez A.LAVIGNE, Marchand de pianos et harmoniums, Editeur de musique 114 rue St.Jean, QUEBEC.PROVINCE DE QUEBEC.- DÉPARTEMENT DES TERRES DE LA COURONNE, Bots ET FORÉTS.Québec.17 juiliet 1874.AVIS eat par le prédént donné que, conformément aux dispo- sitiona de l'uete 36 Vic, enp.1X, les 1m tea à bois suivantes seront offertes en vente par encan public, à l'Hôtel du Parlement, en cette ville, le dix-svptième jour de Septembru prochain, aux conditions insérées plus bas, savoir : AGENCE DU SAGUENAY.« Faconmains \u201d No.9, 554 milles carrés No.1 Ouest, 514 milles No.1 Est, 60 milles, No.2 Ouest, 25 milies, No.3 Est, 25 milles.« Iberville * No.1, 874 milles, \u201c Sanit-au-Mouton, \"\u2019 No.1 Quest 40 millen, No.1 Est, 67 milles.« Atrière Saalt-an-Monton, \u201d No.-1 Eet.80 milles.» Bisbee das Eapides, \" No.1 Ouest, 38 milles, No.1 Eat, 25 \u2014 GAZETTE DES CAMPAGNES POUR BOIS DE CHAUFFAGE.\u201c Tadousae, \" No.1, 3} milles; No.2, 44 milles; No.8, 6} milles, \u201c Evconmaion, ?No.1.84 willen No.2,3} milles: No 3, 9; milles ; No.4, 3# milles ; No.5, 3j milles ; No.6, illes : No.T, 3 milles ; No 8, 4 milles.\u201d ve 5 Ko.6,88 milles AORNCE DU LAC ST.JEAN.« Rivière à Chabot, \u201d No.134, 40 milles.CONDITIONS DE LA VENTE Les limites à bois ci-dessus décritea, suivant leur étendne donnée, plus ou moire, neront offertes en vente à une mise à prix de huit pinstres par mille carré.Len limites seront adjugées aux personnes qui offriront le plus haut bonus.; Le bonus sth rente foncière de la première année (de deux piavtres par mille carré) devront être payée, dans chaqu - médiatement après la vente.pryes ae on Les litnites une fois adjagées, seront sujettes nux dispositifs des règlements concernant les bois de !n couronne maintenant co force ou qui pourront lc devenir pnr la suite.Des plans indiquant les terraina ci-dessus désignés seront déposés sa Département des Terres de In Couroun, en celle ville et an bureau des agents pour ces local t : vi cette date jusqu'au jour de la vente.ct seron: clibles de P.FORTIN, juillet 1874.Commissaire.Sse SOUMISSIONS POUR NIVELER Embranchement de Pembina\u2014Chemin de Fer du Pacifique Canadien- DES 8 WUMISSIONS CACHETÉES nadroxsées au soursigné et endonsées * Embranchement de Pembins, \u2018\u2019 weront reQues à ce Lureau, on au bureau du Lieutenant-Gouverneur, à Winnipeg, juequ'à MIUI, le 25 du présent mois.pour niveler l\u2019Embranchement de Pembina du Chemin de Fer du Pacifijne, entre les limites internationales et un point vis-à-vis la vitle de Winnipeg.Des furmules de soumission, a; b:ification et autres renseignements seront fouruis duns quelques jours.Par ordre, F.BRAUN, Secrétaire.Départ.des Travaux Publics, Outaouais, 8 août 1874, DEPARTEMENT DES DOUANES Ottawa, 10 avril, 1874 L\u2019Escoure avronisf our les ENVOIS AMERICAINS, jusqu'à nouvel ordre, sera de 9 par cent.R.8.M.BOUCHETTE, Commissaire des Douanesqui devra paraître dans les tr L'avis ci-desous est la seul earnaux aclorisés à le pablies, "]
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