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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 5 février 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1885-02-05, Collections de BAnQ.

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[" ?GAZETTE DES > Ste-Anne de la Pocatière, P.Q.5 février 1885 No.26 JOURNAL DU CULTIVATEUR ET Rédacteur-Propriétaire : a FIRMIN H.PROULX.L'abonnement peut dater da 1er de chaque mois, ou commencer avec le ler numéro de l\u2019année.On ne e\u2019ubonne pas moins que pour un an.L'avis de discontinuation doit être donné par écrit, au Bureau du soussigné, UN MOIS avant l'expiration de l'année d'abonnement, et les arrérages alors devront avoir été payés ; el non, l'abonnement sera censé continuer, malgré môme le refus de la Gasette au Bareau de Poste.Toat ce qui concerne la rédaction et l\u2019envoi de correspontances doit être adressé à FirMIN H.PROULX, Rédacteur-Propriétaire.CAMPAGNES DU CCLON PARAISSANT TOUS LES; JEUDIS iGérant :3 Æfeoctor A./Proulx, Tout ca qui concerne les abonnements\"à la Gazetle des Campagnes et les annonces à être publiées dans ce jonrnal, doit être adressé à Hector À.Proulx, Gérant.ANNONCES: Première insertion.10 centins par ligne Deuxième insertion, ato.\u2026.3 contina par ligne > Pour annonce à long terme, conditions lilé- aa] rales.3 Cenx qui désirent e\u2019ndresser tont partiontiè- rement aux eultivatenra pour la vente de terres instruments d'agriculture, ete., etc, trouveront avantagenx d'annoncer dans ce journal.ABONNEMENT : } $1 PAR AN SOMMAIRE, Revue de la Semaine : Trentième séance solennelle de l\u2019Académie \u201c St Thomas d\u2019Aqnin \u201d au Collège de Bta Anne ; ine eription de devoirs an * Cahier d'honneur, par les éläves du anes alaouiqno; Hata dag momhras ila lVAonl£mia « Sé Thnmas d\u2019Aqnin.\u201d\u20148u Grandenr Mur l\u2019archevêqne de Québec a obtenu de Sa Sainteté le Pap+ Léon XIII denx mé \u2018aille pour encorrager l\u2019étude de la philosophie an Colldga de Ste Anne\u2014.Première convention de la Société d'avioultare de la Province de Québec; extrait du digconrs de M.P.B.Bsuait, président de cette société, aur l'importance de la ouiture des abeilles, Causerie Agricole : Maladies dea poules (Suite), \u2014Vermine $ gale; routte ; abcès; mal cudue; phikinie ; mue ; rupture e jucibes ; mélancolie ; autres infirmités auxquelles les Poules sont sujettes.Sujets divers : Nos écoles d\u2019agricuitare : travail dû à la plume de M.Ed.A.Barnard, directeur de Uagricaitare pour Ja Province de Qnélieo.\u2014 Causes d'avortement chez les brebis, \u2014Nourriture des oissaux de basse-cour uprès un voysge.Choses et autres : Gaspillage den fumiers\u2014Mouvement patrio- ta ve de la part de nos compatriotes actuellement aux Etats ni Recettes : Comment on peut garantir les roses, œillets et antres plantes précieuses des attaques de limuçons et perce-orcilles, \u2014Le tauvage des peaux, SO ex Abonnements payes pour la \u201c Gasette des Campagnes, du 29 janvier au 5 février (246 liste), \u2014R6vd M.L.À.Langlois, vice-préfot apostolique de la côte Nord, Pointe-anx-Esquimiaux ;\u2014AL.Napoléon Dufresue, Lawrence, Mase., Etats-Unis ;\u2014M.H, Blais, Warwick,\u2014Nos remerclements lea Plus sincères, EF Venant d'être imprimé et en vente au Bureau de la Gasette des Campagnes : LE PARFAIT MARÉCHAL EXPERT MODERNE, manuel complet de l\u2018amateur et du marchand de chevaux, de l'artiste vétérinaire et du maréchal ferrant, ouvrage extrait des meilleurs auteurs anciens ot modernes; mis en ordre et complété par M, Marcelicour, artiste vétérinaire.Prix : 35 cta, SI la gnerre est ls dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être la première.Emparons-vous du aol, si nous voulons conserver notre nationalité, ; ABONNEMENT : $1 PAR AN REVUE DE LA SEMAINE Trentième séunce solennelle de Vacalémie St Thomas d\u2019Aquin \u201d au Colidge de Ste Anne.\u2014Merered:, le 2) jinvicr dernier, nous uskistions à la 30me réance plennells de cette société d'émulation parmi les élève» du conrs classique da Collège de Nie Anne, Ca 1x qni, les premiera, ont préridé À ra fondation apprendront sans doute avec orgneil q 'el'e tient 4 conserver sn bonne répotation d'antrefoia et qu\u2019elle sompte duns ses rangs de vaillants aoldats, de cou- rugoux lutteure, grâce À l\u2019ardeur allumée chez eux par ceux qui len dirigent dans leurs études, Nons venons justement de lire le compte renda des trente séances solennelles qui ont été données par vette académie, et nous avons pn constater avec bon- he -r que ce x qui ont tenu à honneur de s\u2019enrôlor dans cette noble phalunge, par un travail opinidtre ol constant, font nujourd'hui la gloire de leur Alma mater pur les services qu\u2019ils rendent à Is religion et ul hays, Tout récemment encore, Sa Grandeur Mgr l'Archevêque de Québec a voulu s'intéresser à ces vaillanig \u2018nttours, en obtenant pour eux, de Sx Sainteté Léon XIII qui, au milieu dus graves préocenpations de son Mmni-tère apostolique, tient à f ivoriser le progré« des hautes études, une médaille d'argent et une médaille de bronzs, comme récom penxes destinées à encourager l\u2019etude de la p'hilo-onhie, Ces deux médailles, franpées À l'effigie de Léon XIII, seront remises, À la fin de l'année scolaire, aux deux élèves de la secondo année do philosophie, qui auront donné les meilieures preuves de progrès sérieux.Après un magnifique discours prononcé par M.N, Dégagné, prévient de l'Académie, le secrétaire M.Ludger Dumais donna lecture des noms des élèves da cours classique qui ont inscrit des dovoirs au \u201c Cahier d'honneur.\u201d En voici la liste : MM.les Physiclene.\u2014M, N.Dégagn6: 12 compositions\u2019 en physique, 4 en astronomie et Ÿ e3 philosophie; M.Léonard 202 GAZETTE DES CAMPAGNES Bevoit: 12 compositions en jbyeiqne, 5 en astronemie et 1 en philosophie ; M.Joseph Vaillancourt: 6 compcaitions en 1'by- signe; M.Alphonse Richard : 4 compositions en physigne ; M.N.Cantin : 1 composition en 'byeigne et 1 en philosophie.M.les Philosophes juniores.\u2014MM.A.Hudon, D.Garon et Th.Roy ont irecrit «hacnn sept devoirs au \u201c Cahier d\u2019bonneur #; HN H.G.Carroll, Ed.Bernier et Enée Rouleau, chacun 4; M.Salluste Richard, 3; M.Alexis Anctil.1.Classe de Rhétorique\u2014M.Ls Dumais n inrerit au \u201c Cahier d'honneur, \u201d 2 discours français, 2 versions latines, 3 thèmes latine, 2 verrions grecquer, 2 compositions arglaiees et 2 com: positions en histoire ; M, V.Vérina : Ÿ discours frarçaie, 1 version latine, 1 theme latin, 2 versions grecques, 1 composition anglaise, et deux compositions ep bisteire du Canada ; M.G.Cloutier; 1 «dieconra français, 2 thèmenr Jntins, 1 version cque, 2 compositions anglaises et 2 en bistoire; M.D, Peleriu : 1 heme latin, 1 version grerque et 2 compositions en histoire ; MM.Jean Gauthier, Gustave Bacon et Gédéon Lessard ont mérité chacun une mention honorable.MM.les élèves de Belles-Lettres.\u201428 devoirs ont été inscrits au « Cabier d'honneur \u201d par MM.H.Faucher, Régis Gagnon, es Lavoie, Ths O'Neil, Arthur Dessaint, Silvio Deschènes ot Elzéar Dionne.Six mentions honorables ont été méritées MM.D.Chenard, Z.Chenard, H.Faucher, et G.Lavoie; Trois autres mentions bonorables ont été méritées en anglais par MM.Arthur Dessaint et R.Gagnon.MH.les élèves de Versification.\u2014Trente-eix devoirs ont été ins- orlta an * Cabier d'honneur \u201d : 8 par M.Elzéar Déchêne ; 6par M.E.Pelletier ; 4 par M.R, Sasseville ; 3 par MM.Ovide Dumais et Ls Demers; MM.Fra Fournier, Oct.Lebrun, Arthur Dionne et Cha Collet, en ort inscrit chacun 2; MM.Ph.Chalonlt, OL.Martin et Luc Castonguay, chacun 1.Classe de Méthode.\u2014M.Herman Pelletier a inscrit 15 devoirs au \u201c Cahier d'honneur \u201d : M.P.Lamontagne, 9; MM.Ludger Lévèque et Emile Hamelin, chaoun 6; MM.Armand Proulx, Joseph Rouleau, Ernest Vézina et Alph.Lefebvre, chaoun 3; M.Georges Desjardins 2 ; MM.Joseplt Lévéque eb Aloa Folles tier, chacun 1.; Après la lecture du rapport, les élèves dont les noms suivent ont été promus aux grudes de l\u2019Académie \u201c St Thomas d'A- 8 quin \u201d : Aspirante : MM.Herman Pelletier, Pierre Lamontagne, Elséar Déchône, Denis Garon et Magloire Picard ; Candidat : M.Eugène Pelletier; Academiciens : MM.Georges Cloutier, Georges Carroll et Salluste Richard.Voici la liste des membres actuels de l\u2019Académie \u201c St Thomas d'Aquin \u201d : Académicicns : MM.Narcisse Dégagné, président ; Edouard Bernier, vice-préeident; Ludger Duwais, secrétaire ; Léouard Benoit, sorutateur ; Arsène Hudon, renseur; Thélesphore Roy, Sallaute Richard, H.Georges Carroll, Victor Vézina et Georges Cloutier.Candidats : MM.David Pellerin, Herménégilde Faucher, Arthor Dessaint et Eugène Polletier.Aspirants : MM.Alexis Anctil, Philippe Chaloalt, Michel Chawberlaud, Elzéar Déchène, Ovide Dumais, Régis Gagnon, Pierre Lamontague, Thomas O'Neil, Herman Pelletier et Robert Sasseville.Société dapiculture de la Province de Québec.\u2014 Comme nous l\u2019uvons déjà annoncé, les membres de vette société d'apiculture se réunisesient en congrès apicole le 27 janvier dernier, Ce jour là, une trentaine d'apioulteurs, où tout su moins d'amis des abeilles, s'étaient donné rendez-vous à Montréal, Cette réunion avait pour but Ja fondation d'une société d'apiculture dont le but est de répondre, duns la Province de Québec, la culture des aveilles par la divulgation des bonnes méthodes, comme aussi d'en retirer des avantages que donne seul l\u2019association, Cette première réunion, d'après ce qu\u2019en disent les lournaux de Montréal, & réussi à merveille, et ceux qui y ont assisté en ont apporté d\u2019agréubles et surtout d\u2019utiles souvenirs.Si l'agriculture consiste à retirer de Ia terre le maximum de produit poseible suns Pépuiser, il ne faut pas négliger une branche qui donne de grands bénéfices à qui la pratique avec inteliigence.Comme nous Puvons déjà dit, c\u2019est do toutes, celle qui exige le moins d'avances et le moins de fraie, celle que pour- rnient cultiver les famitles peu aisées, pendant que le contraire n lieu.Il faut, il est vrai, quolijues connsis- sances, Nous n'en doutons pag; mais ces connais sances pourront se généruliser avec le concours de la Société d\u2019apicuiture de la Province de Québec.Afn de donner à nos lecteurs une idée de l'importance do la culture des abeilles, nous publions l\u2019extrait suivant du discours prononcé à cette première convention apicole, par le président, M.P.P.Benoit: Les promoteurs de ce mouvement, auxquels je euis heureux et fier d'adresser publiquement les plus sincères félicitations pour lo dévouement, le zêle et le désintéressement qu'ile n'ont cessé de déployer dans celte organisation, ont eu, à part l'intérêt général, moins le désir de conduire quelques privilégiés à la fortune que d'atteindre l\u2019économie domestique de l\u2019humble famille afin de lui permettre d'améliorer son sort et ainsi de l\u2019attacher à son foyer.Et quel cst en effet le cultivateur, qui n\u2019a pas eon petit coin de terre où il ne puisse établir quelques ruches dont le produit ornera es table champêtre.Quel est l'enfant, qui; au sortir de l\u2019écolo, ne préfè- rera pas le miel avec sa saveur et son arôme à ce sirop noir dont l\u2019âpre force est si préjudiciable au jeune age \u201cenfant en satiefaisant eon appétit épurera son oût.Et le père, par l'introduction dans sa famille, de l'usage de ce produit qu'il aura cultivé, lui procurers une nourritare saine, sgréab'e, distinguée et allégera son budget d'un compte de moins à solder chez le marchand.\u2019 Eu égard à ses propriétés hygiéniques, le miel devrait jouer, dans notre art culinaire, un rôle bien plus important.Cur, s'il faut en croire un vieil éorivain : \u201cle miel siguise l\u2019appétit, guérit ies maladies des yeux, enrichit le sang, active ot entretient la chaleur animale et prolonge ln vieillesse.\u201d Cette dernière considération serait, a ello scule, plus que suffisante pour nous autoriser l'expérience d\u2019une recette si merveil- louse.Voilà sans doute pourquoi les Romains en faisaient une telle consommation qu\u2019ils lo méluient même À leur vin.Moins crédules, nous nous contentons de mettre de l'eau duns ie notre.A peu de frais cependant nous pourrions fuire couler sur nos tables ce divin nectar, jadis le délice des dieux.L'hydromel est une liqueur bienfaisante; l'ivresse qu\u2019il procure est, dit où, aussi agréable qu'elle dure peu.Leo B.s.Canada peut produire des millions de livres de miel de plus qu\u2019il n'en est actuellement récolté.Les montagnes, les forêts, lea côtenux, les champs, les vergers, les jardine, la nature toute entière-nous offrent la malièro première.Nous avons À notre disposition des ouvrières actives, intelligontes, créées uniquement dans le but de la recueillir ot de lu travailler.Luisserions nous périr ainsi chaque année un ei riche, un s£ précieux trésor ?IndifFérents, lainserions- nous emporter plus longtemps par le vent un don que A ) GAZETTE DES CAMPAGNES 208 is Providence nous offre si généreusement, et dont l'exploitation peut devenir pour les uns une source de richesse, pour les autres un moyen d'aisance, pour tous un objet de plaisir ot de récréation, Chaque apiculteur doit donc se faire un devoir de travailler À faciliter, à encourager et A populariser autour de lui l'art apicole.Initions avant tout l\u2019on- fant aux secrets de la ruche.Que le père y conduire son fils afla de greffer sur sa jeune imagination des leçons d'économie, de prévoyance, d'amour du travail et de dévouement à la chose publique, qui sont la bage \u2018des lois et des mœurs de cette monarchie tempérée et dont l'observance, seule, forme les bons citoyens, les vrais patriotes.Rien ne saurait être plus avantageux pour activer ot avancer cette œuvre importante qu'un journal api- cole.Co serait l'écho qui atteindrait simultanément chaque lecteur, chaque associé, Dans mes pages eo discuteraient les questions et les problèmes du jour, s'annoncersient les expériences et les nouvelles dé- convertes.Ce serait In grande voix, qui répandrait au loin l\u2019apiculture canadienne, la ferait connaître à l'univers et qui, en retour, nous à porterait le fruit des travaux et de l'expérience de la fraternité.Car, comme le dit M.Bertrand, rédacteur du bulletin d'apioulture de la Suisse Romande: \u201c Personne ne devrait oublier que ensemble des connaissances que DOUS possédona en commun aujourd\u2019hui est Je résultat des études, des expériences, des découvertes d'un grand nombre d\u2019a- pioulteurs et de savants de tous les pays, et que, dans potre art, chacun pent enrichir le trésur commun, soit en divalguant des observations nouvelles, soit en contrôlant celles qui n'ont pas encore êté auffisam- ment vérifiées ou confirmées par l\u2019expérience.« Notre science, toute moderne, marche à grands pas, mais il reste encore bien des problèmes à ré poudre et des progrès à réaliser.\u201d Mais el, d'un côté, une propagande on faveur de la culture de l'abeille est dérirable, de l'autre nous be saurions trop nous prémunir contre l'ubus qui, de lui-même, se dresse avec ses conséquences.Emporté ar l\u2019enthousisame, eans vocation, sans expérience, sans boussole, sans pilote, le commençant se lance | 4 sor une mer inconnue.Son sort est facile À prévoir.Le moindre vent qui l\u2019assuillers Jui sera futal.L'upi- eulture étant une science, un Art et une industrie, our e\u2019y livrer et surtout pour réuseir, il faut, avant tout, avoir les dispositions et les tulents requis.Pour cette apécialité, comme pour tous les autres états ou professions, il est nécessaire de s\u2019y préparer par l'étude et un travail continu.Les grands succds qu\u2019en- régistrent les Jones, les Hurbison, les Hetherington sont dûs À des plane heureusement combinés, plus heureusement exécutés.C'est à l'étnde, À la méditation, à un travail constant que Langstroth, Mehring, Root et Hubert doivent, entr'autres, dey noms devennus célèbres, des décoavertes inappréciables et le perfectionnement qu\u2019ils ont apporté à leur art.Nous pouvons donc résumer, BAS crainte, la science et l'industrie apicole par ces trois mots: étudier, apprendre, esvoir, et couronner le tout par cet aduge : in melle dulcedo et copia.Nous avons devant nous, messieurs, une grande ot beile cause À promouvoir.Poussés par un patriotisme aussi désintéressé qu'\u2019éclairé, ouvrons toutes larges les portes de cette industrie À notre jeunesse.Arrachons nos jounes gens à l'atmosphère malsaine de nos villes où ils s\u2019étioient, où ils coneument une force, une vi- guour, uno intelligence, des talents qui, bien utilisés, bien dirigés, contribsersient largement à la prospérité et à la gloire du pays.Unis d'action dans cette noble pensée, nous ajouterons des flots de miel aux rivières de lait, qui coalent déji, et nous ferons du Canuda une autre terre promise.gi C'est là mon vœu, le vôtre, celui de tout vrai Canajen.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 CAUSERIE AGRICOLE DES MALADIES DE LA VoLAILLE.\u2014(Svite.) Vermine\u2014Les poux et les puces incommodent aussi les poules.Le remède est de les laver d'eau dans laquelle on a fait bouillir des lupins sauvages.Elles se guérissent souvent elles-mêmes, en se vautrant dans lu poussière.II faut surtout les tenir fratchement et proprement, car la chalour seule les rend sujettes à la vermine qui amaigrit beaucoup la volaille.Pour faire mourir les poux qui s'attaquent sux volailles et qui les empêchent d'engraisser, On fait une famigation de soufre, pour parfumer le poulailler : Is fumée détruit entièrement les poux.Les parties rameuses suffoquent et empéohent la respiration de cette vermine; il faut ne laisser rentrer les volailles que lorsque la vapeur sera dissipée entièrement, Gale-\u2014On connalt que les poules ont In gale, lorsque les plumes tombent hors le temps de ls mue.Pour la guérir, il faut d'abord rafeaichir ces animaux en lonr faisant manger des feuilles de salades, de bottes et de choux, qu\u2019on hache bien menues et mêlées avec du son détrempé dans un peu d'eau ; puis on prend du vin tiède dans sa bouche, dont on les ar- roso, et on lea fait auss:tôt séchor au soleil ou av feu : ce soin doit durer jusqu'à ce qu\u2019elles soient guéries.Goutte.\u2014 Le froid la leur cause ordinairement, Le moyen de les en préserver, est de faire en sorte w'elles ne couchont jamais dehors, et que leur pou- Iuiller soit assez chaud, nettoyé bien souvent et parfumé de même, Mais si cette maladie qui se connaît lorsque lours jumbes et leura pieds deviennent raides, et qu\u2019elles ne peuvent se tenir dessus, les à prises, il faut leur graïsser les pieds ot les jumbes de beurre frais, ou de graisse de poule, qui est encore meilleure.Abcès.On soupçonne que les poules ont ce mal, quand elles paraissent tristes et mélancoliques.Pour lors il faudra lour regarder au croupion, où se forment ordinairement cet ubcès.Il leur vient d'ètre trop échaufféos, ot d'une paresse de ventre, qui corrompant la masse du sang, oblige la nature de se décharger snr cette partie de co quelle à de mauvais.Le soul remède est de fondro l\u2019abcès avec le oiseau, et do le presser ensuite avec le doigt; puis de rétablir les oules, on leur donnant des witues ot des bettes bien achèes, méléos avec du son détrempé duns de l\u2019eau dans laquelle on aura mis un pen de miel.Mal caduc.\u2014Les poules qui en sont attaquées, ne mangent point, sont extrêmement maigres, lourdes ve 4 204 GAZETTE DES CAMPAGNES et presque immobilen.Ce mal, consé par des vapeurs auxquelles leur tête ne peut pas résister, les fait couvent monrir.On ne connsît d'autre remède que de leur rogner les ongles des pieds, et de len arroser souvent avec du vin Lour nonriilure, pendant cinq ou six jours, «era d'orge bouillie ; puis on les purgers avec dex better ou des choux; onsuîte, pendant quatre jours, on leur forn manger du blé pur, après quoi on les remettra avec les autres, Phthisie\u2014La volaille, principalement celle d\u2019une complexion chaude, devient souvent étique.Qand la phthisle est formée, il n'y a plus de remède, Mais pour la prévenir, il faut bien pourrir la volsille, ot lui donper de l'orge bouillie avec des feuilles do bettes; l\u2019un nourrit et rafraîchit, et l'autre purifie.C'est pourquoi on met aussi dans lu boisson un quart de sue de feuilles de bettes avec trois quarts d'eun, Mue\u2014Les poulets, lor\u2018qu\u2019ils sont petits, y ont tous evjets : il y en à qui en menrent, el cols arrive ordinairement À ceux qui naissent trop tard; ce qui fait que cette muladie les attaque pendunt les mois de septembre ou d\u2019octolre, oi les v.nts sont dv ja froidr, Ceux qui muent à la fin de j illet :e font avec succès, parce que Ia chaleur les mde; ils ne perdent pus a 018 to tex lours plumes, et celles qui ne tombent pas duns ure année.tombent l'année suivante, Pendant la mue ils mangent peu.sont tristes ot mélancoliques, héiiesent leurs plumes, secouent souvent cellca du ventre de côté et d'autre, et les tirent avec leur bec en se grattant la J'eau, On prévient la mue en les faieant jucher de bonne heure, en ne les lnissant pas sortir trop matin, ni les couchant point trop tard; en les exposant le plur qu'on po: rra au soleil: on y remédiers on prenant du vin, qu\u2019on laiesera tiédir dans es bouche, et qu\u2019on Jotern eur leurs plumes.On leur donnera ensuite un peu de sucro dans leur enu, avec du millet pour leur nourriture, Rupture de jambes \u2014 Lorsque cet accident est arri vé à quelque voluille, il faut la mettre sous la mue; avec une bonne nourriture et de la bonne eau, auns y laisser aucun bâton anr lequel olle prisse se percher, de crainte qu\u2019elle ne se blesse davantage, Il faut Is laisser tranquille renformée dane un endroit où l'on entrera que fort peu, jusqu\u2019à ce qu'on voie que lu jambe s6 soit fortifiée et refaite entièrement : ce qui arrivers par un effet de Ja nature seule, à cause du peu de mourement qu'oile se donnera.Il serait dangereux, en eroyant aider Ia nature, de lier cette jambe, et do Vempuqueter, purce que cela Occasionnerait quelque inflammation au-dessus de ln ligature Mélancolie \u2014La mélancolie so connaît quand Jes poules se hérissent, qu'elles ont le Jjubot plus gros que de coutume, qu'il y paruît des veines rouges, qui proviennent de la muigrour de l'estomac, ot qu\u2019elles jettont leur nourriture en becquettant.Cette maladie leur provient de quelque nourriture qui los a trop échauffées : c'est pourquoi on leur donnera pour nourriture do l'orge, et trois fois on aix jours, c'est-à dire, de jour à autre, des luituos et des bettos bien hachées avec du son détrompé duns do l'eau, où l'on aura mis fondre un morceau de sucre, La graine fraiche de molons, pilée et mêlée avec un pou de millet, est encore un bon remède, Autres infirmités auzquelles les poules sont sufeties,\u2014 I) y a des poulos gui tombent malades quelquefois à forco de pondre.co qui les jets dans la lungueur et les épuise.D'autres poules, au contraire, languissent pour être trop ntlachées À couver : quelques unes enfin avortent (donnent des œufs inparfuite) avant le temps prescrit pur la natnro : ces trois sortes de ma.ludics les mettent hors d'état de rendre ancun profit, On y remédie par un blanc d'œuf, qu\u2019on fuit cuire jusqu\u2019à ce qu\u2019il coit bien brûlé, on y môle le même poids de raisins secs, qu'on fuit brû'er et on lo leur donne à munger avant toute autre nourriture.On n'oubliera pas surtout que le froid eat l\u2019ennemi mortel des pou'es, et leur Caure quantité de ma- ludies.On ge souviendra de les en préserver, en leur donnant un bon poulailler, propre surtout, et de bonne nourriture, \u2014_\u2014 Nos écoles d\u2019agrioulture, Sous ce titre, nous venons de recevoir un petit oprsesle de haut intérêt, ayant pour auteur M.Ed.À.Bornard, directeur d'agriculture au Departement de l agriculture de Ja Province de Québec.En sa qualité officielle, ce document à une grande importance, Puisqu'i.est censé représenter en quelque sorte les vues do I'honorable Premier ministre ot commissaire d'agriculture, M.J, J.Ross, 4 I'ocossion de nos écoles d\u2019sgriculture, M.Barnard veut Jo maintien de nos trois écoles d'agriculture, et coux qui les dirigont doivent en éprouver quelque soulagement, car depuis longtemps, d'une année à l\u2019autre, olles 56 BULL Vues quasi mena- Gées duns leur existence, On a déji beauconp écrit au sujet de cette question des écoles d'agriculture On à publié grand nombre de brochures, et les auteurs ont envisagé la question à leur point de vue; chacun d'eux à formulé ses plans afin d'urriver le plus tôt possible au succès.Les La-tmes n'ont pag manqué, \u2018\u201c* Prenez le mien, n-t: on dit\u2014Non, celui-ci est le meil eur, ou plutôt acceptez celui là, car il est le plus sûr Pour arriver à éclip ser toutea les écoles d\u2019agricu ture déji existuntes, que nous laiskous pour ainsi dire à leurs propres res- BOUTCER, Aujourd'hoi, on est plus loyal, on semble vouloir donner le fuir play aux écoles d'agriculture déjà existantes, en proposant les moyens de les maintenir sans los astreindre à des sacrifices personncle, Nous apprenons, par le Journal d'agriculture illustré, qu\u2019une copie de la brochure do M.Barnard doit être envoyée à ohaque député do l'Assemblée Législative de Québec, avunt l'ouverture de la prochaine Session, afin de lour cn faciliter l'étude, Nous ne doutons pus Jud l'ouverture de le Session cetto question vj.tale de 'enseignoment agricole théorique et pratique, sers discutée sur toutes ses faces afin d'en assuror une solution favorable aux jounes gens qui ve destinent à lu profession de la culture des chumps, car c'est la clef du véritable progrès agricole.Nos députés ra- rnux doivent s'intéresser à cette importante question, plua importante encore que celle de la construction des chemins de for, car ceux-ci ne peuvent être ali.mentés avec profit que lorsque l\u2019agriculture eat réellement florissante, \u201cen un instant, nos plus belies - GAZETTE DES CAMPAGNES 205 Nous publierons le travail de M.Barnard, sur les écoles d'agriculture.\u2014_\u2014\u2014\u2014 Causes d\u2019avortement chez les brebis.Il arrive souvent qne des troupeaux de brebis qui paraissent parfaitement bien soignés, sont décimés par le mauvais succès de la parturition, les brebis ne produisant que des agneaux morts où dans un état de santé tel, qu\u2019ils meurent peu de jours après leur nais sance.Lo cultivateur qui ne purvient pus à saisir les causes de ces accidents ruineux, les nttribuo à Ja manvaise chance, nous dirons même à des sorts qui lui sont jetés, Mais, en agriculture comme en industrie, il faut se garder d'admettre trop fucilemont ces sortos d'explications banales qui ne valent rien, car, dans tout accident, comme dans tout effet on doit voir une -eause qu\u2019il importe avant tout de découvrir.Parfois il arrive que cette cause peut échapper à nos prévisions ou bien être tont à fait hors de notre portée ; c\u2019est alors qu\u2019en dépit de tous les soins et de toutes les précautions, nous restons impuissanta à la combattre, commo cola arrive lorsque nous nous trouvons en présence des éléments atmosphériques qui, par une action combinée, viennent souvent détruire, espérances.Mais, dans la grando majorité des cas, les accidents auxquels nous venons de faire allusion, et qui accompagnent l\u2019acte important et dangereux de la partori tion danse l\u2019espèce ovine, dérivent du système de onl- ture adopté ou des soins plus ou moins judicieux et attentifs dont sont entonrés lou animaux oux mêmes durant la période de gestation, Selon M Saunders, cultivateur anglais qui pendant cinquante ans a élevé de nombreux troupeaux de moutons, les avortemonts de l'espèce ovine peuvent généralement être attribués à trois cauees diffé:entes, savoir : lo.Une alimentation trop abondante dans un mo ment peu prupice ; 2o.Un refroidissement, qui atteint soit la mère, soit l'agneau, et qui provient de ce que la brebis a été exposée à l'humidité ; 80.La consommation des navets, qui remplissent de g+% le corps de ia méro et naisent ainsi considérablement à l'agneau par la pression qu'ils exercent sur ses membres encore si délicats.Boaucoup d'a.goeaux eont ainel étouffés avant d'être nés, C'est une pratique nasez générale de n\u2019accorder, endunt le cours de l'été qu\u2019un maigre pâturago aux rebis qui ne sont pas destinées à être vendues ; ces pauvres bôtes, qui ont été ainsi affamées pendant plu- \u201c sieurs mois, se trouvent dans un assez triste état lorsque lo moment do l\u2019accouplement eat arrive.Les éleveurs de moutons agissent de lu sorte pour réserver une nlimentation d'autant plus abondante aux moutons qu'ils ont l'intention de vendre en automne.Cette méthode nous purait vivieus-; il eat très probable que le produit de la vente des anima1x qui ont uinei reçu une nourriture eurabondante ne compense pas le luxe de soins qu\u2019on leur & prodigués, surtout si ces moutons ne sont pas destinés à la bou cherie; car la différence de prix entre un mouton maigre eb un mouton moyennement gras n'est pas assez forte puur compenser le tort que nous faisons À nos brebis on ne len maintenant pus dans de bonnes conditions lorsque l'époque de l'accouplement ap- roche.?Il serait beaucosp plus rationnel de se défaire, au commencement de l'été, des moutona destinée à la vente; nous serions alors à même de réserver nos soins et notre alimentation la plus substantielle à nos brebis, ce qui les rendrait infiniment plus ca- publes de nous donner des agneaux viubles ot vigoureux, Pour lea maintenir dans de bonnes conditions, il faut leur donner un peu de navets et de foin dès le communcement d'octobre ; c\u2019est là le traitement qui leur fera produire les agneñux les plus sains et les las robustes, pourvu que les brebis soient en nssez on état pour suffire aux exigences d'une bonne gestation.Pour cela, il faut commencer de bonne heure À les bien nourrir; car, si l'on s\u2019y prend trop tard, l'agneau qui a dejà poquis du développement absorbe une grande partie de lu nourriture de la mère, et il est nécessaire que celle ci soit présisblement mise en mesure de résister À cette absorption continue d\u2019éléments nutritifs qu\u2019elle ne peut céder qu\u2019à son détriment, Il faut éviter de faire faire de trop longues courses aux brebis, surtout lorsqu'elles commencent à devenir lourdes; il ne faut pas, non plus, les enfermer dans une bergerie où olles seraient trop à l'étroit, car elles besoin d'exercice.Généralement, les navets et le foin snffisent jusqu\u2019à la parturition ; cependant, si l'on remarque que gnel- ques-unes des mères paraissent dépérir, ce qui arrivera spécialement à celles qui portent plus d'un ugneau, il est bon de les séparer de temps en temps du reste du troupeau, pour leur donner un pou de grain, jequ\u2019au moment de la mise bas.Un objet d'une importance capitale, c\u2019est que les brebis ne se trouvent pus exposées su vent et à la pluie pendant des temps orageux, et c'est cependant ce qui arrive assez souvent.Oette circonstance donne lieu à de nombreux accidents.Il suffit d'une journée d'oruge ot de pluie pour occasionner l'avortement d'un grand nombre de bates en faisant périr la mère en même temps que la progéniture.Nous avons dit qu\u2019une nouriture trop substantielle posvait encore avoir des suites également funeetes.En effet, c\u2019est souvent au moment où l'éleveur se f3- licite des excellentes conditions d'embonpoint dune lesquelles il voit ses brebis, que les accidents les plus grands sont À craindre.C'est surtout pendant les séchoresses que l'on doit les redouter, car, si le tem est humide, la surabondance de nonrritnre ne produit pas sur lo sang de la brebis une excitation aussi énergique qu'en l'absence de pluie.C'est à partir du milieu de la gestation que l\u2019agneau commence à absorber uno grande quantité de san de ls mère j quand dono cette excitation se produit vers cotte époque, l'absorption est trop forte pour que l'agnean puisse la supporter, surtout si, À ce moment, il n\u2019a pas encore pris un grand développement, comme s'est le cas vers le miliou de la période de gestation.M.Saunders a eu l'accasion de faire, à ce sujet, une observation pleine d'intérêt: Un troupeau de brebis, élevées dans uno ferme où elles D\u2019avaient eu qu'une nourriture ineuffisanto, fut réuni aveo un autre ere 208 GAZETTE DES UAMPAGNES troupeau entretenu dans des conditions beaucoup meilleures.Cette réunion eut lieu l'automne ; ot depuis lors, touter ses brebis demevrant ensemble, furent pourries do la méme mun dre, en grande partio de navots et de rotabagas, la fin de I'automne, les deux parties du troupeau avait acquis le même emton- point et jouiusuient, en apparence, d'une santé égale ment bonne, Mais, sur co dernier point, il y avait, en réalité, une différence capitale et les suites en furent excessi vement remarquables: la moitié des brebis élevées dans de mauvaises terres, avortèrent, tandis que la presque totalité des autres donna le jour À des agneaux ssins et vigoureux.On peut conclure de ces faits que, dans la première partie du troupeau, la production du sang s'était faito avec trop de rapidité à cette époque précise où l'agneuu éprouve une tendance énergique à absorber.et qu'il n'a pas encore pris le développement nécessaire pour que cette absorption ne présente plus de danger, tandis que les brebis, élevées différemment, avaient opéré cette formation d'une manière graduelle, et longtemps avant cette période.11 suit de là que, lorsque l'on donne à la brebis une mourritare substantielle, il est indispensable d'observer l'influence de cette alimentation sur leur eanté et sur lenr développement normal ou trop rapide, c'est qu'il est urgent de diminuer la nourriture ou d'en changer la nature.Malheureusement, c\u2019est 14 un point assez délicat de l'élève des moutons, et qui exige un coup d'œil d'une grande justesse, car peu le cultivateurs anvent saleir le moment où il devient nécessaire d'avoir recours à cette mesure de préeau- tion.Nous avons dit que les gaz produits par les navets étaient encore uno des causes les plus fréquentes des avortements.Lorsque l'on remarque que les brebis raiveent enfier après avoir consommé cet aliment, | est bon de le leur interdire pour quelque moment.Il est utile aussi, lorsque Von croit que les brebis opt mangé suffisamment, de les faire reposer pendant une couple d'heure.Co repos ne peut prodaire que de bons résultate.Nourriture des ciseaux de basse-cour après un voyage.On es plaint souvent que les voyages sont fanestes Aux oiseaux de busse-cour, et qu'un séjour prolongé dans un panier peut causer nombre de maladies dont les conséquences sont presque toujours fatales ; le fuit est incontestable, La grande quantité de volutilles qui meurent pendant et après los expositions, ne pout que donner raison A celle ussortion ; mais on se mé pers sur Ia véritable cause de ces accidents, et il est n de donner à co propos quelques explications.Le voyage, par lui mème, est rarement dangereux ; les soins mal compris, au moment de l\u2019arrivée, Bout les principales causes de la maladie.Privée de nourriture et surtout de boisson, pendant deux et purfois trois jours, les volailles arrivent dans un état de fièvre qui avive encore leur désir de boire et de manger.Aussitôt la ménagère qui doit en avoir le soin, prise d'une affection subite pour ces pauvres Frise Fa bites, leur apporte une pleine assiette de grain et un grand pot d\u2019eau bien fraiche.Autant vaudrait, la plupart du temps, apporter de suite I'inetrument du sacrifice avec lequel on prépare la poule au pot; la bête souffrirait moins et laisserait encore un produit.Autrement elle se précipite sur le Yant un soulagement et 4 la fois une entisfaction à boire de l\u2019eau fruiche, elle s'y plonge la tête entière, ne craignant pse de mouiller toutes ses plumes pour boire plus vite.Mais à poine cette première sensation de bien être estelle passée, qu'srrivent le refroidissement et, comme conséquence immédiate, l\u2019indigestion.v Nous n'avons pas besoin d\u2019indiquer ici tous les dif férents genres de maladies mortelles qu'entraînent ces deux cas, refroidissement et indigestion, ils sont assez connus des éleveurs.Il nous suffira d'indiquer le moyen de les éviter, il est des plus simples, Pendant toute une journée ne donner aux volailles qui arrivent de voyage que du pain mouillé et ne commencer que le lendemain seulement le régime ordinaire auquel elles sont babituées.Le pain trempé, la foie nourriseant et rafraichis- sant, est l\u2019aliment qui convient le mieux pour calmer 1s fidvre ou la fatigue du voyage, pour remettre l\u2019estomac délabré par un jeâne trop prolongé.Vous éviterez ainsi bien des déceptions.Choses et autres.Gaspillage des fumisrs.\u2014Nous lieous daus lo Journal d'agrionl- = ture ifluatré, numéro de janvier 1885 : Dans un excellent article sur les famiers, pablié dernidre- ment par la Gasetie des Campagnes, nous lisons co qui suit : * Nous croyons être dans le vrai en disant que la quantité « perdue pour l'agriculture égale le tiers de ce que reçoit au- \u2014 py jourd'hat le soi.C\u2019est dono à y réfléchir, et même sérieusement.« Notre confrère dit qu\u2019il re perd un tiers des engrais, Nous venons renchérir sur son affirmation.Les urines contiennent lus de matières fertilisantes que les déjections solides.Or, es urines se perdent presqu\u2019entièrement, et les déjoctions so Ydes perdent la moitié de leur valeur par la négligence avec laqnelle on les traite.On peut dune dire, et notre confrère en conviendra sans peine, qe ce n\u2019est pas lo tiers mais bien les trots quarts des engrais que nous pardons par pure négligence.Et, pourtant, neus n\u2019y songeous pas.\u201d Note de la rédaction.\u2014Noue remercions notre confrère du Journal d'agriculture Hlustré d'avoir signalé cette erreur de notre part: ce qui nous permet une rectification dans son sens.Dans le paragraphe qui précède l\u2019extrait oil fait de la Gasstte des Campagnes, nous avions tout partionlièrement parlé du famier, et au lieu d\u2019éorire quantité d'engrais perdue, nous Sey rions dû écrire quantité de fumier perdue.Si nous comprenons, les urines, parwi les engrais qu'on laisse perdre, il y & assurément une perte incalculable, Aussi, ne faut-il pas s'étonner que dang certains pays on attache tant d'importance à la recueillir, par tous les moyens ponsibles, où des lois même de police obligent les habitants des villes à les recueillir pour les livrer aux habitants des campogues voisines qui viennent les chercher tous les matins.Nous avons lu dans Arthur Young qu\u2019il 3 avait des fermiers qui, deux fois par an, élevuient de doux pisds le sol de leors écuries avec de la terre franche, afin que cette terre sim réguât des rives de leurs bestisux.Cette pratique remplissait certainement l\u2019objet qu'avalent en vue ces \u2018ermiers, mais elle était bien plus coûteuse que l\u2019établissement d'un puissrd destiné à recevoir ces urines, tel que nous l\u2019uvonu bien des fois recomaa- dé.C\u2019est donc bien contre leurs intérêts que ls majorité des cultivateurs laissent perdre ces urines qu'il serait ol facile de Joter sur leur fumier l'ayant préalablement recueillie dans des ar grain et en absorbe plus qu'il lui on faut; puis, trou.= \u20ac \u2018 ¢ « GAZETTE DES CAMPAGNES 207 puiesrds constraite dans le voisinage des étables et des écuries ou daus les caves niémes de ces bâtiments.Mouvement patriotique dela part de nos com triotes actuellement oux Etats-Unis \u2014Un de nos abonnés \u201cle Lawrence, Maan, M.le Dr Janson-La-Palme, nous écrit ce qui snit : «__.Il me fait plaisir de vone dire qu\u2019il re fait dans ma localité un certain mouvement que J'y ai créé en faveur de In colonisation.Il vy a ten de plua bean à voir ces compatrioter (Canadiens-frangais), pour la plupart iustrnite nux dépens de leurs malheurs, engager la conversation sur un sujet aussi plein d\u2019actualit pour eux : la colonisation.On s'aperçoit que ces gens ort réfléchi plus qu\u2019on ne serait porté à le croire, Anesi disent-ils aveo nns franche naïveté: \u2018Après avoir vu de guello manière les Américains #y prennent pour cultiver, il est bien clair que ce n'est pas « l'agriculture qui nous a ruinés, mais c'est bien nous qui \u201c avons ruiné l\u2019agriculture.\u201d 4 Ce sont les paroles que j'ai entendues depuis que je réside anx Etate-Unis.Aussi j'ai cra que pour un homme de cœur il y avait quelque chose à fuire an milieu de compatriotes émi- gree.Voyant la leçon que ces hommes de cœor avnient tiré de jours voisine les Yankees, j'ai voula profiter de leors bonnes dispositions de s'instruire et j'ai formé, ga pourrait le croire, en pleine ville, un Cercle agricole et de colonisation qui ré- it à merveille.« C'est en pleine ville, qu\u2019on attaque la forêt, qu'on labonre, qu\u2019on ensemence et qu'on moissonne Aussi vous dirai-je, entre parenthèse, qu'après quatre ou cing ans de culture, nous sommes devenus des habitants à l\u2019aise.\u201c Cependant, M.le Rédacteur, je sens que seu), jo snis incapable de rendre à bonne fin une entreprise aussi délicate et aussi difficile que celle de rapatier bon nombre de mes comps- triotes par ces moyens.Je dois vous dire que depuis que notre cercle agricole est fondé, deux compatriotes sont déjà partis pour la vallée d\u2019Ottawa ; il faudrait que des centaives suivissent ce bel exemple.Aussi j'ai recours à vous qui, par votre intéressant journal Ia Sasetie des Camvagnes, pouvez nous donner des anjeta pleins actualité, commencer, par exemple, pur le défrichement, oi aurait des milliers de chose à dire qui seraient à l\u2019avantage je tous ceux qui s'ocoupent d'agriculture au pays coume à l'étranger.« J'espère donc, si faire se peut, que vous viendrez à mon side, et que de cette manière, avant longtemgs, cette question d'agriculture ot de colonisation, à en ger par les apparences, sera la question du jour pour les Canadiens des Etats-Unis.3 \u2014 fr \u2014 RECETTES Comment on peut garantir les roses, œillets et autres plantes précieuses des attaques de limaçons et perce oreilles.Les reilles et les limagons sont avides des extrémités des Jeunes rejetons des œillets de toute espèce, et sont très nuisÏbles là ok ils abondent.Pour les empêcher de gaguer le haut des plantes, on à imaginé, avec succès, de tracer autour de la tige et des principales branches, un cercle avec uv pin- ocean trempé dans l'huile, et de répéter, cette opération deux ou trois fois par semaine.Aucon de ces insectes, ni les fourmis, n'oseront approcher des plantes.Peu d\u2019inscotes peuvent sup- prior Fhoile.La plus petite goutte est fatale À ls plapart \u2018entre eux, Le tannage des peaux.La recette suivante pourrait être utile à nos concitoyens qui #oocapent de l\u2019industrie du cuir.Nous Yempruntons au Shoo and Leather Reporter.Cette recette permet, paraît-il, de tanner des peaux en conservant le poil.« Prenez deux parties d'alun, deux de sel et une de salpêtre, que vous pulvérisez bien.Nettoyez la peau des matièrs grarses et arrosez-la du mélange.Plies les bords en dedans, roulez et luissez pendant quatre jours, après lesquels vone la- Tes avec de l\u2019eau propre puis uveo de l'eau et du savon.Tires 1a peau pendant qu\u2019 he pour la reudre moile.\u201d Une autre recette est comme suit: # Etondez ln peau eur une planche unie.grattez-la avec un contesu, qui ne conpe pas, jusqu\u2019à om que vous ayes enlevé tous fre morceanx de chair et tontes les pellicules, puis laves dans l'enn.Prenrz nne jarre en trrre on verre, mettez-y une once d\u2019hnile de vitriol e6 un wallon d\u2019eau de pluie ou de rivière.Laissez-y tremper la peau que demi-heure, puis retires- la et travailliz-1a aves la main jusqu'd ce quelle soit sèche, et vons l\u2019anrez rouple.Plus vous la travaillerez, plus elle deviendra molle.N\u2018employez pas de matière grasse.'\u2014Le Nouvelliste.En vente au Bureau de ln \u201c Gazette des Campagnes.\u201d LE TRESOR DES PAUVRES, euivi de plusieurs autres histoiren.\u2014Prix, 40 cts.LES COMPAGNONS DE MINUIT.\u2014Friz, 30 cts.LEIL DU DIABLE\u2014VENGEANCE D'UN JUIF, les deux brochés en un seul volume.\u2014 Prix du volume, 40 ots.CAPTIVE ET BOURREAU.\u2014LES ÉPREUVES D'UN ORPHELIN, par Chs A.Gauvreau, les deux brochés en un seul volume.\u2014Prix, 30 cts.LE DRAME DE MARCELY.\u2014LA FAMILLE HÉBERT, les deux brochés en un seul volume.\u2014Prix, 25 cts.LA FILLE DU MARQUIS.\u2014Prix, 30 cts.LES VOLONTAIRES AMERICAINS\u2014AMOUR ENTRE DEUX CERCUEILS\u2014UN DRAME DANS LA GROTTE D'AZUR, les trois brochés en un seul volume.\u2014Prix, 35 ote.LE SUPPLICIÉ VIVANT \u2014Prix, 30 ots.LUCY DE POLEYMIEUX =Prix, 30 ote.Feuilleton contenant vingt-quatre histoires très intéressantes, 284 pages.\u2014Prix, 45 cts.LA CHARRUE ET LE COMPTOIR.\u2014Prix, 30 ote.Tous ces volumes, du format de la Gascite des Campagnes of brochée, seront expédiés par la poste aux prix indiqués, à tous ceux qui en feront Ja demande à HECTOR A.PROULX, Gérant de la Gazette des Campagnes EXPOSITIONS INTERNATIONALE ET COLONIALE, A ANVERS EN 188s-A LONDRES EN 1886, E gouvernement a l\u2019intention de faire représenter le Cauada à l\u2019EXPOSITION INTERNATIONALE à Anvers s'ouvraut dans le cours de mai 1885, et aussi à l'Exposition pour les Co- LONIES ot pour l\u2019INDE à Londres en 1886.Le gouvernement fers les frais du transport des produits du Canna juequ'à Anvers et d'Anvers à Londres, comme susai les frais de retour au Canada ai les objets Le sont pas vendus Les cbjets destinés à Anvers devront être prêts pour ex .tion pas plus turd que la premidre semisine de mara prochain On croit que ces expositions offrir ut des ovcasions favorables de faire connaître les rrasonrces naturelles du Canada, ainsi que ses progrès daus l\u2019industrie et la fabrication.Des circulaires et des formules contenant de plus amples renreiguements seront onvoyées à ceux qui en feront Ia demande par lettre adressée (franco) au ministère de l\u2019agrieul- ture, Ottawa.Par ordre, Beorétaire, Ministère do l'A nj ' Ministère de l'Agrionltare re de l'Agrionlture Ottawa, 19 décembre 1854.8 janvier 1\u2018 208 GAZETTE DES CAMPAGNES NTERCOLONIAL 1884-Arrangement pour la saison d\u2019hiver-1885 Le et après lundi, ler décembre, les trains de ce chemin partiront «de la Station de Ste Anue (le dimanche excepté) comme suit : Ponr Lévis.- 12,2 A.M.Pour Lévis.- 946 A.M, Pour St Jean et Halifax.16,383 A, M.Pour la Rivière-du-Loup.3.27 P.M, Pour Lévis.4.09 P.M.Pour la Rivière-du-Lonp.952 P.M.Tous les trains marchent sur l'heure du temps convention nel de l\u2019Est.D.POTTINGER, Sarintendant en chef.Bureau du chemin de fer, Moncton, N.Bk., 23 novembre 1884.Ecrémeuse de lait \u201c Laval.\u201d-l\u2019our benr- reries, fromageries et laiteries de grandes exploitations, AVANTAGES.10.On peut eéparer la crème du lait immédiatement après le trayage.20.On obtient 10 à 15 pour cent plus de beurre que par tout autre système.3o.Le lait et la orème peuvent être utilisés de 24 3:36 heures plus tôt que par tout autre méthode.4o.L'appareil est facile à nettoyer et ne demande pas de fortes foudatious.Bo.Il exige moins d\u2019espace que tout autre machine do môme genre.60, Construction simple \u2014Force motrice convenable : celle d\u2019an cheval ordinaire ou l\u2019équivalent.Capacité : 750 à 800 livres de lait à l'heure, 2,603 de ces muchives sont maintenant en usage en Europe of en Amérique.Pour plus amples informations, pour commandes, etc., dressez-vous à * = LEFRANCOIS & THIBOUTOT.110, rue St Paul, Québec tr\u201d Les mômes ont Un assortiment général de machines icoles, à la disposition des cultivateurs : Hache-pailleachines à battre \u2014Cribles vanueurs et séparateursa\u2014Ba- rattes de Lincb.\u2014 Machines à moudre de Vessot, eto.11 décembre 1874, FOURRURE ! FOURRURE! Le soussigné désire informer ses amis et le prblie en général vil entreprendra la CONFECTION ET REPARATION DE TOUTES SORTES DE PELLETERIES, et dans tous les genres, que l\u2019on voudra lui coufier.Ayant une expérience de près de trente ans daus cette ligue, il pourra satisfaire qui que ce soit, Toutes commandes exécutées et service sous le plus court délai.S\u2019adresser personnellement à son atelier ou par lettre.Ls A.PROULX, No 55, rue St-Olivier, Faubourg St-Jean, Québec.GRAINES DE NEGONDO (Erable à Gigubres) à 10 cts le 100 on £5 cts once.Une once contient près de 500 graines, Déduction libérale à la livre.Magnifique plants de deux à trois ans pour 15 cts pièce.Expédié franco.S'adresser à M, C.SYLVESTRE, Maitre de poste, St-Barthélemy (Comté de Bertier, P.Q.) 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