Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 13 janvier 1949, jeudi 13 janvier 1949
[" AUHIVLS Le 2.LUCVINGE 8/8 Ke.intoino Roy Ecifion du Parlelent QUEBEC 890.1223 Juin 49 PENSER A CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 DIEU = BATETTE Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FU.S \u2018\u201cAutorisée comme eavoi postal de la seconde classe\u2019 \u201cMinistére des Postes, Ottaw.PATRIE - \u2014 \u2014 CAM?\u2014 \u2014 ECRIRE CE OUE L'ON PENSE FAMILLE .Directeur: L.-de G.FORTIN \u2014 Série II.Vol.8\u2014 No 9 Début d\u2019année.Grand congé.Nos atelibrs ayant été désertés au ccurs de la semaine derniére par un personnel qui avait des devoirs à rendre à l'occasion des fêtes du nouvel an, \u2014le rédacteur lui-même s'étant permis une petite fugue\u2014, il n'y eut pas de journal.Nous nous remettons au travail, aujourd\u2019hui; et nous comptons bien, la Providence nidant, atteindre la fin de l\u2019année sans anicroches.En attendant, nous demandons à nos lecteurs de ne pas trop nous en vouloir des faiblesses qu\u2019il nous est arrivé d'avoir de temps à autre; mais, pour ne rien exagérer, non plus, il faut bien dire qu'en 1948, nous avons publié 48 numéros sur 52: c'aurait pu être encore moins bien.Aux nouvelles, s.v.p.Plusieurs hebdomadaires, a notre connaissance, ont fait appel à leurs lecteurs aïin d'obtenir des nouvelles locales, celles qui sont le mieux appréciées, aussi bien des éditeurs que des abonnés.Mais encore faut-il que ces nouvelles parviennent à le rédaction!.Et pourquoi cette préférence à la nouvelle locale?Parce que tout hebdomadaire tient à fixer dans ses pages le plus possible de la vie qui passe, afin que plus tard, on puisse mieux apprécier les circonstances de cette vie qui s'use et .qui s\u2019oublie, si on ne la capte pas, tout imparfaitement que ce soit!.Par exemple, les sociétés assez nombreuses de chaque localité ne pourraient-elles par organiser leur propre service de publicité, et ceci fait, voir sévèrement à ce qu\u2019on n'oublie rien d'important des activités de l'association\u2019 Notre experience personnelle permet de dire que le préposé à la publicité d'une organisation locale, quelle qu'elle soit, écrit bien un ou deux comptes-renaus: puis il oublie de faire les autres, sauf exception naturellement.2 Il reste donc que le reporter, le rédacteur lui- même le plus souvent, sont obligés d'être partout, de tout voir, de tout noter, et de tout rédiger;.et aussi de ne rien oublier, au risque de froisser l'un ou l'autre.C\u2019est demander positivement l'impossible! Votre serviteur jette assez souvent au panier des notes, plutôt copieuses, qu\u2019il a prises en telle ou telle circonstance, mais qu'il n'a pas eu le temps de rédiger, quand c'était le temps!\u2026\u2026On s'est fié sur lui; il s\u2019est fié sur lui-méme.Et le résultat est que la circonstance à rappeler finit par l'oubli.Autre chose; chaque association a besoin de publicité.Il convient qu'elle s\u2019en charge elle-même, ou délègue pour ce faire une personne de son choix.Et encore ceci: une circonstance est omise.Parfois, on se demande si le rédacteur n'a pas voulu organiser une petite conspiration du silence autour de l'évènement\u2026.Qui a jamais entendu dire qu'un rédacteur de journal rural ait jamais usé d'une telle discrimation \u2014qui ne l\u2019intéresse pas, après tout\u2014 et se soit privé du bienheureux loisir que lui apporte la nouvelle rédigée par l'intéressé?Des malins utilisent parfois cette faiblesse humaine du rédacteur pour passer des \u2018\u2018mottons\u2019\u2019, sachant bien que le monsieur finit même par oublier de lire et de oensurer un écrit ordinairement bien fait!\u2026Ca nous est arrivé, à nous.Ainsi donc, nous recevrons avec bonheur des reportages sur de belles fêtes familiales, sur des circonstances heureuses ou tragiques de chez-nous; et cela va sans dire, sans charge aucune, mais avec des remerciements \u2026émus et reconnaissants! Il peut bien arriver, parfois, qu'un compte-rendu extravagant soit légèrement amputé, faute d'espace, ou modifié parfois, pour l'avantage commun.La responsabilité du rédacteur exige qu\u2019il en soit ainsi.Car il faut de l\u2019ordre en tout.Et puis.si quelqu'un écrit un reportage pour un de nos grands quotidiens, pourquoi ne pas en taper une copie supplémentaire et la faire parvenir non cachetée \u2014un sou!\u2014 à la rédaction du journal local?Si le quotidien donne plus de hâte à publier la nouvelle, et lui assure ainsi une plus grande expansion, l'hebdomadaire local prendra sa revanche, tout de même, puisque c'est dans ses colonnes qu\u2019on la retrouvera, plus tard, beaucoup plus facilement que dans l'océan de faits divers des grands journaux.Du reste, ceux-ci usent de beaucoup de largeur envers leurs confrères.Pourquoi n\u2019en pas profiter?Dons aux nouvelles! et Merci! \u20140- En Palestine.Le nouvel état d'Israël devient un casse-tête de plus en plus compliqué pour ses voisins immédiats, et pour ceux qui ont à le reconnaître.Réinstaller un peuple dans une région d'où il a été chassé il y a environ dix-neuf siècles, \u2014du temps des Romains, \u2014 n\u2019est pas sans priver d'autres occupants millénaires, eux aussi, de certains droits qu'il leur fait mal au coeur d\u2019abandonner.Et il y a des chances que le \u201crevenant\u201d soit considéré comme un intrus.D'autre part, le peuple Juif qui a toujours porté sa patrie \u2014le Jérusalem perdue et le temple détruit depuis l\u2019an 70\u2014 en son coeur, (quel que soit le pays où il ait dû vivre sa longue attente), se figure tout simplement qu'il revient chez lui, à cause d\u2019un droit sacré.Autre considération.Si vous savez votre histoire sainte, vous avez appris, et combiun de fois, comment ce peuple élu a eu le coeur dur, la tête près du bonnet, et que bonne partie de ses malheurs sont dus à des coups de tête d\u2019extrémistes, comme par exemple, la destruction de Jérusalem, par les Romains, en l'an 70, à la suite d\u2019une insurrection d'avance vouée à l'échec.Ce peuple est habitué à lutter pour son existence, et à s'adapter à une foule de conditions adverses.Et il a, de plus.une haute conscience \u2014qui n\u2019est pas unique dans le monde, hélas! \u2014de sa supériorité absolue sur les autres nations! Ajoutez à cela qu'à cêté des stricts observateurs de la loi de Moïse, des Juifs pieux, il y a, comme il v a toujours eu, des accomodants, des faiseurs de relations, là où c'était utile.Enfin, ce peuple a ses extémistes, braves, entê\u2018és, et qui se croient inspirés dans leur mission, comme l'ont toujours été les trouble-fêtes ancestraux.Vous lisez un article juif sur la Palestine \u2014comme ça nous est arrivé \u2014 et vous vous dites: \u201cAprès tout ça leur revient.\u201d Le lendemain, un Arabe en écrit autant, en argumentant froidement, avec des faits.Vous vous dites: \u201cAprès tout, il est chez lui, aussi.\u201d : Voila la premiére raison de la guerre palestinienne.\u2014o\u2014 Lorsqu'il s'agit des armistices, n\u2019importe qui au courant de ce que pensent les Orientaux vous dira qu'ils peuvent signer n'importe quoi, quitte, le lendemain, à ne pas s\u2019en occuper! Ca explique qu\u2019on décide d\u2019une trève, et qu\u2019on se batte encore entre signataires, après une demi-douzaines de ces ententes.Il v a dans ces deux peuples en conflit, assez d\u2019hérédité millénaire pour faire durer la gué- 13 janvier 1949 rilla pendant 1000 ans, quels que soient les efforts des cunc-listegen\" Et n'y a-t-iil pas le Kremlin qui regarde bouillir la marmite, espérant bien qu\u2019un jour elle éclatera, et qu'un von petit conflit entre inusuimans, juris et alués rendrort sa pénétration plus facile!\u2026.\u2026.Si le Kremlin n'y a pas pensé, voilà qui serait un miracle, car ii y a là de quoi mettre le monde en feu.N'oublions pas que tout près, il y a les puits de l'Iran que les Britanniques et les Américains ne sont pas seuls à convoiter; il y a la route des Indesbrefs, un appât de premier pour Moscou.Il est possible que pour l'heure, Moscou concentre ses attentions sur ce qui se passe en Chine et qui va, pour eux, comme sur des roulettes\u2026 Mais une fois la Chine communisée, ce sera facile de finir de communiser l'Indo-Chine, l\u2019autre route de I'Inde.L'affaire de Palestine ne presse donc pas, du moment que les choses continuent d\u2019aller.sur d'autres théâtres du cercie de fer asiatique en formation, \u2014o\u2014 L'incident de la descente des avions anglais par des avions Israélis semble vouloir se clore par l\u2019aveu d'un aviateur qui a avoué savoir qu'il volait dans le ciel palestinien, mais que ses compagnons ne le savaient pas.\u2026 Tout de même, ça n'a pas été rassurant pendant quelques jours, principalement lorsqu'on nous apprit que l'amirauté anglaise dépéchait des unités de guerre .a l'autre bout de la Méditerranée! \u2014o\u2014 L.G.F.Assemblée Générale de I\u2019Entr\u2019- Aide.L'assemblée annuelle générale de l'Entr\u2019Aide eut lieu, lundi soir, à heures, le 10 janvier, dans la salle de l'}kcoie Supérieure d'Agriculture.L'assistance composée des membres seulement n'était pas nombreuse; environ une cinquantaine de personnes de tous les milieux.M, Boutet invita M, Chevrette à lire le procès- verbal de la dernière assemblée générale qui eut lieu, au cours de l'été, et où l'on avait décidé d'aménager une partie du sous-æol de l\u2019Entr'Aide en boucherie.Après quoi, M.Jean-Marie Théberge lut et commenta le bilan du dernier exercice, qui fut adopté sans discussion, après quelques questions seulement.Ensuite.M.Scott proposa un vote de remerciements spéciaux au président M.Aimé Boutet, et à Mal.1}, LA :> ru et Chevrette, qui s\u2019étaien: dévoués corps et a.10 au bien de l'O.s£anisation | «ne dant l'année.Un vote de remerc.cizents fu uya- lement propos: ct adopté pour tout le Conscil d'Administration.Enfin, M.Cam;agna félicita les directeurs d'avoir abaissé le stock de marchandises de plusieurs milliers de dollars au cours de l'exercice.On eut à prendre un vote pour la détermination du taux d'intérêt sur le capital ordinaire souscrit par les membres.Par une majorité de 4 voix, le taux fut légèrement abaissé.Il y eut ensuite échange de vues sur la nouvelle boucherie, ses activités à date, les espoirs solides qu\u2019elle permet, et même sur l'influence heureuse que son succès permet d'espérer non seulement dans la paroisse, mais dans un rayon d'activités (Suite à la page 6) \u2014\u2014 a 2 GAZETTE des CAMPAGNES | Sainte-Anne, Le Rev.P.Gustave Tardif nous parle de ses missions.Le Rev.Père H.G.Tardif, O.M.I.missionnaire au Basutoland, fils de Madame Moise Bélanger de Ste-Anne-de-la-Pocatière et neveu de M.Alphonse Tardif de Ste-Louise, Co L'Islet vient d'écrire à ses amis et bienfaiteurs.Après être demeurer au Basutoland durant 10 ans, avait fait la campagne de l'Afrique du Nord dans le territoire de la Syrie et au Liban, en Palestine et en Egypte, à titre d\u2019aumônier militaire de troupes indigènes, il est revenu au Canada pour un repos chez ses parents.Le Rev.P.Tardif est retourné au Basutoland depuis octobre 1947.Les évènements successifs de la présente année ne m'ont pas encore permis de vous introduire à Samarie.L'acclimatation à une deuxième étape de vie missionnaire fut lente et laborieuse; la maladie s'y est mise de la partie; je dus passer a l'hôpital pour opération.Le repos,réduisit mon activité au ralenti: travaux, ministér@, apostolat\u2026 L'hiver terminé, je me sens revivre.\u2018 Aussi, je veux profiter de l'occasion de mon premier anniversaire d\u2019arrivée au Basutoland pour retourner chez vous, au Canada, pour vous visiter tous, chers Amis et Bienfaitrices.que je porte dans mon coeur et dont je rappelle sans cesse le souvenir à Celui qui a tout présent à l'esprit ct au coeur.Samarie: quel charmant nom biblique! Cette mission est située dans le centre du Basutoland puisqu'elle fait partie du district central de Matseing, résidnce et centre de l'administration indigène du Grand Roi de la nation.Sur une carte géopra- phique du Basutoland vous répérerez Samarie au croisement des lignes des 32 et 35e degrés de la longitude et de latitude.La mission est donc située à 45 milles de la capitale du Basutoland: Maseru, à 48 milles de Roma, notre centre ecclésiastique, et à 24 milles de Wepener, ville de l'Etat libre d'Orange, centre de mes affaires commerciales et terminus de chemin de fer.Donc, Samarie vous sera toujours facile d\u2019accès, vous y serez toujours les bienvenus.Mais attention, six milles de mauvaises routes privées casseraient vos autos.les amis ne redoutent pas les cahots et les trous! L'amitié ne diminue-t-elle pas les obstacles?ou aide a les supporter?Vous voici chez vous, à la mission qui est sise sur un large plateau encerclé d'une prospère et fertile vallée, où les blés sortent présentement de terre et promettent une abondante récolte si le Bon Dieu arrose notre sol desséché par quatre mois d'hiver et de sécheresse totale.La fondation de Samarie a laissé une glorieuse trace dans l\u2019histoire de l'Eglise catholique de la nation.En 1905, le chef Sephula Marabe reçut dans la grâce du saint baptême l'inspiration de laisser aux générations futures un monument digne de sa foi et de sa piété.Il décida-alors d'élever une église qu\u2019il fit construire à ses frais.Puis, en présence du Roi du pays, il l\u2019offrit à notre évë- que qui en fit la fête de la bénédiction et d'ouverture dès l\u2019année 1907.Oh! elle était vaste et spacieuse pour le temps puisqu'elle mesurait 90 pieds par 24.Don majestueux.Bel exemple de magnanime générosité.Un Père français devint curé d'une poignée de catholiques et il v demeura seul jusqu\u2019en l\u2019année 1912 alors que les Religieuses de la Sainte-Croix y arrivèrent pour adoucir sa solitude et prendre charge d'une école naissante.Ce furent les heures tragiques des fondations marquées au coin des dévouement obscurs et des sacrifices, mais surtout de l'amour surnaturel qui renverse tous les obstacles, Les ans ont passé.1948: la semence de 1907 a levé! Aujourd'hui la paroisse compte une population catholique de 4,000 âmes.En 1931, une partie en était détachée avec fondation d'une nouvelle paroisse.Aujourd'hui, j'hérite de cinq écoles enseignant le Nom du Bon Dieu à plus de 800 enfants, Aujourd'hui, quatre paroisses secondaires à desservir une fois le mois.Ces jours derniers j'étais à Malimong et j'y comptais 300 catholiques présents à l'église.Le 3] octobre: 100 petits recevront dans une âme blanche de pureté leur première hostie sainte.Voilà l'héritage dont je jouis depuis un an.Douze longs mois marqués au coin des sacrifices.Période d'adoption et de travail initial pour \u2018conquérir ces coeurs et les offrir au Christ-Roi.Vous l\u2019avouerai-je, chers amis, cette population a quelque chose d\u2019hostile et de défiant à l'égard du prêtre catholique et de l'Eglise.C\u2019est un phénomène étrange chez les Basutos et j'en fus moi-même surpris, Mais, l'explication se trouve dans le mélange de nos catholiques avec les protestants qui sont en nombre supérieur dans ce district, puisque le centre de l'Eglise protestante française au Basutoland est à proximité de la mission.Quantité de ces protestants se sont convertis à l\u2019Eglise catholique; mais ils n\u2019ont pas perdu leur mentalité première, qui a déteint sur nos catholiques et a, par le fait même, produit comme résultat une spéciale mentalité sceptique, indépendante, voire désintéressée dans le développement de leur mission.Le spirituel étant ainsi affecté, rend la direction de ces gens difficile.Poids écrasant d'une douleur quotidienne que je porte depuis un an.Mais, est- ce illusion?est-ce réalité?Il me semble que les préjugés tombent, que les esprits s\u2019éclairent, que les individus se resserrent et se rapprochent autour de leur église paroissiale et semblent disposés à écouter la voix de leur pasteur qui veut les ranger sous la houlette de l'unique Pasteur leur redisant: Soyez uns; un seul troupeau, un seul Chef.Le développement matériel de cette mission est handicapé par sa pauvreté.Voici, en résumé, les travaux de construction qui sont de toute première nécessité si nous voulons faire de notre commune mission une étoile de lumière qui brillera dans les ténèbres du protestantisme ct un centre d'amour qui gagnera au Christ cette foule de protestants, hostiles et haineux.A tout prix et de première urgence s'impose la construction d'une église nouvelle.Celle de 1907 abrite 400 personnes alors qu\u2019un temple pouvant loger 1,000 fidèles est nécessaire et dans mon ambition apostolique, je voudrais le voir terminer en 1955 .Trois écoles sont aussi à agrandir.Depuis mon arrivée ici j'ai terminé une école en construction depuis dix ans .Présentement.je termine la construction d'une école à la mission, bâtisse de 100 pieds de longueur par 23 de largeur.Je me demande où prendre les sous pour l'achat d'un,toit de \u201czinc\u201d.cotitant $1,000.00, les fenêtres, au coût de S400.00 et les portes.(quatre seulement) $80.- 00 .L'agrandissement de l'école de Malimong est commencé depuis quatre ans, les fondations sont creusées, mais les moyens financiers manquent pour en poursuivre la construction .Un troisième agrandissement s'impose à Pechela, où l\u2019école-chapelle n\u2019abrite pas la moitié de la population.Voici résumés les projets de construction im- (Kamouraska).13 janvier 1949 périeusement nécessités, au cours des années suivantes, si nous voulons donner au Chrits les âmes qu'il a conquises au prix de son sang Rédempteur.Je m'\u2019arrête dans l\u2019espoir de vous revenir.Ces lignes suffisent toutefois puisqu'elles vous apportent le message de mon affection et qu\u2019elles vous ont donné un aspect du travail spirituel et matériel qui s'impose dans cette pauvre mission de Samarie.Qui l'accomplira?Vous et moi, très chers Bienfaiteurs et Amis.Voilà ce que le Sacré-Coeur vous demande.Il s'engage à récompenser l'effort de vos prières, de vos sacrifices et de vos aumônes.Vous lui en fournirez l'occasion, n\u2019est-ce pas, de s'acquitter de ses promesses?Je vous laisse dans son Amour et vous prie d\u2019accepter avec ma paternelle bénédiction, l'assurance de mes prières et dé ma gratitude en N.S.et M.I.H.G.Tardif, O.MIN.B.\u2014Paraîtra prochainement.dans les Annales de la Propagation de la Foi, de Québec, un article sur la situation catholique de cette mission en regard du protestantisme.J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE MALADIE \u2014 FIDELITE Ete.- Eee.Rue Poiré _\u2014 Téléphone: a3 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE ACCIDENT \u2014 Obligations et actions.(complées au-dessous du cou Dividendes.Prétsddemande.oiiienn {sur titres dont les cours présentent une ample couverture) Prêts et escomptes et avances aux Municipalités.Cease {déduction faite des provisions pour pertes éventuelles) v+ss+serorsocsccres 143,976,323.85 Profits nets, déduction faite des affectations ci-dessus.I pa et BANQUE CANADIENNE NATIONALE Situation au 30 novembre 1948 PASSIF Envers le public: Billets en circulation.-00.-05n000e0e nan ee een ss 00100000 vu.s\u2026\u2026\u2026.$ 611,047.00 Dépbts.391,604,294.02 2 22.sa ea sa ne rar s eee ana asser EEE asoveusecer 1,634,063.50 $393,939,404.52 Envers les actionnaires: | Capital, réserve, dividendes, profits inaffectés.oouiiviiirrrian nina, vorvco 14,640,748.23 $408,580,149.75 ACTIF Dizponibilités de caisse .cci0eiiiiiiiiiae ee Immeubles, créances hypothécaires et divers.sasnosos0ecsenneccenen ce nda000000 8,341,288.98 (déduction faite des réserves $408,580,149.78 EEE COMPTE PROFITS ET PERTES Profits de l'exercice finissant le 30.novembre 1948, déduction faite des affectations aux réserves latentes à même lesquelles il a été pleinement pourvu aux créances mauvaises et douteuses.sa.$ 1,314,180.28 Moins: Provision pour impôts fédéraux et provinciaux.\u2026.\u2026.$365,983.17 Versement au Fonds de pension du personnel.eessesss 150,000.00 Amortissement des immeubles sociaux.\\.seu.\u2026\u202600000.208,301.99 724,208.16 rere $ 889,885.00 13 janvier 1949 GAZETTE des CAMPAGNES = Sainte-Anne, (Kamouraska).3 Marcel Cachin, prophète de l'entente\u2026 Le vieux parlementaire communis.e ; français, Marcel Cachin, qui s'est souvent iuustre par des interventions assez discutees a la Chamure des Députes de Paris, vient de faire un discours ou il preconise lentente entre Moscou et le reste du monde, pour la paix.Pas un seul être au monde ne s'y trompe; c'est la voix de Moscou qu'on a entendue.Car n'oublions pas que Thores a été à peu près déboulonné comme chef communiste en France, parce que trop nationaliste! Ca donne une idée de ceux qui ne le sont pas!\u2026 Cette intervention rappelle comme une petite soeur, la détunte politique de la \u201cmain tendue\u201d, qui a berné tant de braves gens, alors qu'on pre- parait la révolution en Espagne, et surtout.une tête de pont communiste en Europe occidentale.On se rappelle quels beaux résultais a rapportés cette politique d'apaisement, dans toute l'Europe: plus de cent millions d\u2019Européens \u201cprotégés\u201d par l'esclavage communiste\u2026et qui pleurent leur liberté perdue.\u2014 Moscou a pris cette attitude, pour plusieurs raisons, Une des principales ne fait pas de doute.Devant le ravitaillement presque miraculeux de Berlin par l'aviation américaine, \u2014ce qui épouvante les gens du Kremlin, et les ingénieurs qui leur avaient promis que c'était impcssible,\u2014 on s'est ravisé; on s\u2019est dit que si au lieu de charbon, ces avions invincibles allaient semer des petits cubes d'uranium 237, il y aurait vraiment trop de casse en Stalinie.Pour compléter le tableau, les Américains avaient du reste, donné et répété, en plusieurs occasions, dans des journaux, des revues, des avertissements plutôt formels, sinon officiels!.\u201cOyez vilain.il vous poindra; poignez vilain, il vous oindra\u201d.Moscou tend la branche d'olivier et veut \u2018\u2019oindre\u201d les Américains.n'étant pas de taille à les \u2018\u201c\u2018poindre\u201d.Il faut espérer que le monde le comprendra aussi bien que Marcel Cachin! L.G.F.Les Américains ne bougent pas.Il est toujours dangereux de s'occuper des affaires des autres.Depuis qu\u2019on a mis en pratique ce slogan: \u201cL\u2019Asie aux Asiatiques\u201d, les Etats- Unis semblent avoir la puce à l'oreille, En tous cas, lorsque Mme Chang Kai Chek est venue demander du secours pour la faction nationaliste chinoise, en passe d'être vaincue par la faction communiste, on l\u2019a reçue et éconduite poliment, sans plus, apparemment.> Et Mme Kai Chek s\u2019est retirée poliment, elle aussi!\u2026 Les Américains apprécient diversement le geste négatif de leur gouvernement.La victoire communiste qui ne semble plus faire de doute; elle Ne laisse aucun doute, aussi.sur la muraille de fer qui bientôt enveloppera ce pays immense de plus de 500 millions d\u2019habitants!.Et qu'est-ce qui sortira de là?Car on n\u2019ignore pas que les communistes chinois ont l\u2019appui du voisin communiste du nord, la Russie, On se demande si nos voisins ne jouent pas carrément avec le feu, en Asie.Et pourtant, est-il un pays au monde plus au courant que les Etats- Unis de ce qui se passe dans le monde?Il doit y avoir des trous dans les informations qui nous parviennent sur ce sujet.Car il est difficilement admissible qu\u2019un gouvernement aussi bien prévenu laisse une catastrophe semblable se produire, et rester indifférent!.Mystère! L.G.F.M.le Curé L.-N.Caron, d\u2019Amqui, célèbre sa 50e messe de minuit.Il y a une quinzaine d'années, une paroisse du bas du fleuve pouvait se vanter que son maître- chantre venait de participer activement à sa soixantième messe de minuit, au lutin, Mais il est assez rare qu on signaue qu'un curé de paroisse célèbre sa cinquantième messe de minuit! Or, voici ce que nous lisons dans \u201cL'Avant-Poste Gaspésien\u201d du 31 décembre à ce propos: \u201c .Le 24 décembre, à 12 h.p.c., notre vénéré curé, M.l'abbé Nazaire Caron, V.F., a chanté sa cinquantième messe de minuit\u2026 À M.le curé, à l'Occasion de cet autre cinquantenaire, nous souhaitons que Dieu nous le conserve longtemps à notre amour familial.\u201d M.le curé Nazaire Caron est originaire de Ste- Louise, et il a fait ses études classiques au Collège de Sie-Anne.La \u2018Gazette des Campagnes\u201d se joint à son confrère, \u2018L'Avant Poste Gaspésien\u201d pour souhaiter au vénérable jubilaire de nombreuses et heureuses années de ministère auprès de ses ouailles.L- G.F.Il ne veut pas du rang qu'il a fixé.pour un autre! Nous nous étions bien proposé de laisser M.King vieillir en paix.Mais depuis qu'il n'a plus rien à mêler, on dirait qu\u2019il n\u2019est plus à son aise.Lors d\u2019une fête officielle à Rideau Hall son simple titre de député et d\u2019ex-premier ministre ne lui donnait que le sixième rang.place qu\u2019il avait fixée lui-même, \u2014lorsque c\u2019était M.Arthur Meighen qui devait occuper le dit rang!\u2014 Or, M.King s'est absolument refusé de s\u2019en ac- comoder.Nos amis de culture anglaise, qui sont de bons joueurs, n'ont pas aimé la chose; et l'affaire a fait du bruit.Ils ont donc dévoilé les discussions sans fin avec les directeurs du protocole, pour enfin nous apprendre que ce fut Lord Alexander qui trouva la solution: il fit mander M.King, cinq mi- putes avant les autres visiteurs, et le garda près de ui.M.King avait un autre sens de la discipline, lorsqu'il a dit à un groupe de députés Canadiensfrançais qui insistaient sur une demande: \u201cDrop it, or get out\u201d.(retirez-moi cela, ou allez-vous en d'ici).On finit toujours par se révéler ce que l'on est! Et M.King en révèle évidemment trop.L.G.F.Monsieur l\u2019abbé Joseph'Stanislas Théberge, V.F., curé de Rivi- ère-Ouelle, nouveau chanoine honoraire du Chapitre métropolitain de Québec.Le 31 décembre dernier, lors de la réception du clergé au Palais archiépiscopal Son Excellence Mgr Maurice Roy annonçait la nomination de trois nouveaux chanoines honoraires du Chapitre métropolitain de Québec: les Supérieurs du Collège de Lévis et du Séminaire de Saint-Victor et le Curé de Rivière-Ouelle, La radio et les journaux ont aussitôt répandu l\u2019heureuse nouvelle aux quatre coins du diocèse.Les paroissiens de Rivière-Ouelle, tout joyeux de l\u2019honneur qui les ennoblit, ont reçu ce message avec la plus grande satisfaction.Ils n'oublient pas le nom des autres dignitaires qui ont déjà présidé aux destinées religieuses de leur paroisse.Mgr Bernard-Claude Panet, leur curé durant près d'un demi-siècle, y passait dix-neuf ans comme évêque-coadjuteur de Québec; Monsieur l'abbé Pierre Viau, pendant tout le temps de son pastorat à Rivière-Ouelle,\u2014de 1826 à 1835\u2014représentait l\u2019évêque de Québec comme grand-vicaire; Monsieur l'abbé Louis-Marie Cadieux, en 1838, devenait à son tour vicaire général du diocèse.Monsieur l'abbé Thomas Morel, en 1684, était nommé chanoine de la cathédrale de Québec; il en était à la dernière année de ses missions à Riviè- re-Ouelle, car, en janvier 1685.la paroisse recevait son premier desservant régulier.De curé-chanoine, notre vieille paroisse n'en avait pas connu: aussi est-elle fière de saluer son vénérable curé du titre de chanoine honoraire, Dès la parution du premier numéro de la Gazette des Campagnes pour l'année 1949, je saisis l\u2019occasion de rappeler, en style laconique\u2014ce dont je m'excuse\u2014le \u201ccurriculum vitae\u201d de Monsieur le Chanoine Théberge.Joseph-Stanislas naquit à Saint-François de la Rivière-du-Sud.dans le comté de Montmagny, le 13 février 1879, de Pierre Théberge, cultivateur, et d'Isabeth Bernard.Baptisé à Saint-Raphaël, il eut pour parrain son oncle Michel Bernard, et Pour marraine sa tante Sophie Théberge.Après ses études primaires à l'école du Rang du Sud, à Saint-François, le jeune homme entrait au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 6 septembre 1894; et le 20 juin 1902, il terminait son cours secondaire et annonçait sa décision de partir pour le Grand Séminaire de Québec, en septembre suivant.: Ses deux premières années de séminariste, il les passa à Québec; puis c'est à son Alma Mater qu'il termina ses études théologiques, tout, en étant surveillant et professeur.L'ordination sacerdotale lui fut conférée le premier mai 1907, dans la chapelle du Collège de Sainte-Anne, par Sa Grandeur Mgr Bégin.Le lendemain, dans l'église de Saint- François, le nouveau prêtre célébrait sa première messe, Après ces fêtes religieuses et familiales, Monsieur l'abbé Théberge revenait terminer l\u2019année scolaire au Collège.Les vacances terminées, il recevait sa nomination comme vicaire à Cap Saint- Ignace, où il sut plaire à Mgr le Curé Sirois, jusqu'en 1911, aussi bien qu'à Monsieur le Curé Taschereau, jusqu'en 1917.Au mois de janvier de cette année-là, Son Eminence le Cardinal Bégin lui confiait la cure de Sainte-Apolline, dans le comté de Montmagny, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019en avril 1925, alors qu\u2019il devenait curé de Rivière-Ouelle, Comme on le constate, Monsieur l'abbé Théberge n'eut pas à changer bien souvent de paroisse: après un vicariat de neuf ans et quatre mois à Cap Saint- Ignace, après un nastorat de huit ans et quatre mois à Sainte-Apolline, il terminera en avril prochain la vingt-quatrième année de son ministère à Rivière-Ouelle.C'est cette vie si admirablement remplie que Monseigneur l\u2019Archevêque vient de couronner en élevant Monsieur le Curé Théberge au canonicat.Aussi a-t-il plu à son vicaire dominical, en l'absence de Monsieur le Vicaire Ménard, de se faire l'interprète de tous les paroissiens, au premier de l\u2019an, et de présenter au nouveau Chanoine les hommages et les voeux d\u2019une population qui applaudit à cet honneur et s\u2019en réjouit à si juste titre, Tacite a dit quelque part qu'il était louable à un homme d'avois consacré à une même oeuvre quinze années de sa vie.Qu'eût-il dit, qu\u2019eût-il écrit de sa plume énergique, s'il eût été l'historien des mérites et des vertus de Monsieur le Chanoine Théberge?Bientôt, il triplera ce chiffre de quinze ans consacrés au ministère paroissial et complètera les cinq lustres des noces d'argent comme curé au même endroit?Vienne le jour glorieux des noces d'or sacerdotales! Ces noces, en elles-mêmes, n'ajouteront rien aux mérites du pasteur, mais elles combleront de joie les agneaux et les brebis.Aujourd\u2019hui, c\u2019est avec une vive allégresse que nous chantons le cantique de la reconnaissance: reconnaissance à Dieu, qui nous a donné un si digne pasteur; reconnaissance à Monsieur le Curé Théberge, qui s'est fait l'excellent intermédiaire de Dieu auprès de nous; reconnaissance à Monseigneur l\u2019Archevêéque, qui nous honore de ses délicates attentions.L'abbé Armand Dué, prêtre, Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. am\" = \u2014a\u2014 \u2018 GAZETTE des CAMPAGNES Page d'HISTOIRE REGIONALE Sainte-Anne, (Kamouraska).Les terres de la GRANDE - ANSE et du PORT -JOLY.par Léon ROY (Suite) En 1699, Antoine Jean (1680-1705), fils de Pierre Jean, habitant de l'ile aux Oyes, avait obtenu, du seigneur Charles Aubert de la Chenaye, concession d'une terre, au Port-Joly.Il mourut célibataire, en 1705, et cette terre revint à son pere.Ce n\u2019est pourtant que vers 1713, que les Pierre Jean, père et fils, se fixèrent au Port-Joly, comme nous le verrons plus loin.+ Voici ce que mentionne le dénombrement de 1723 au sujet de cette terre de la rivière Saint-Jean: QU'AU DESSUS de la terre des heritiers de Noel Peltier est les Gaspé (Pierre Aubert de Gaspé (1676-1731), seigneur du Port-Joly) qui possedc 1); arpens de front dont 7 (7) joignant led.Peltier ont 80 (?) arpens de profondeur et les 7 (7) autres joignant au Sud'ouest l'erricre fief dud.s de la Malotiere, 42 arpens de profondeur, chargés des memes cens et rentes (que les autres terres), lequel a maison grange et Etable et GO arpens de terre Labourable.Lorsque la seigneurie de a Pocatiére passa a Augustin Roy-dit-Lauzier, en 1770, puis à Lauchlin Smith, en 1777, à peu près tout le grand domaine seigneurial du haut de la paroisse, sur toute la profondeur du premier rang, était déjà concédé à divers habitants.La ferme et le manoir du premier seigneur d'Auteuil, situés sur ce domaine, ctaient aussi passés, avec plus grande étendue, au curé Duchouquet vingt- cing ans plus tot.Le nouveau seigneur ne pcuvait done s'établir dans le premier rang de Sainte-Anne, ou demeuraient les plus notables habitants des lieux, sans l\u2019acheter, de l\u2019un de ses censitaires, le terrain qui lui était nécessaire, Roy-dit- Lauzier possédait déjà une terre en propre à la Pocatière, lorsqu\u2019il fit l'acquisition de la seigneurie.Il pouvait donc se tirer d'affaire sans en acheter une autre.Mais le seigneur Lauchlin Smith n'était pas dans le même cas, lorsqu'il décida de se fixer dans sa seigneurie, entre 178$ et 17935, Où s'installa-t-il dans sa seigneurie?Nous n'avons pu l'établir au juste, mais il semble avoir occupé ce qui fut plus tard le domaine des seigneurs Dionne, Ignace Aubert de Gaspé, (1714-87), le troisième seigneur du Port- Joly, venait de mourir.Etait-il propritaire de la très grande terre (Nos 9 et 10), de 14 arpents de largeur, que feu Pierre Aubert de Gaspé (1676-1731), son père, avait possédée à la rivière Saint-Jean, et qui s'étendait même en partie dans le deuxième rang?Dans l\u2019affirmative, le seigneur Smith ne se serait-il pas dès lors porté acquéreur de ce beau domaine?Cependant, si on peut en juger par le procès-verbal du grand chemin de 1733, il semble qu'au contraire la plus grande partie de ces terres des de Gaspé était alors passée en propriété à divers habitants.John Gow Smith succéda à son père comme seigneur de la Pocatière en 1823.Entre 1830 et 1835, M.Amable Dionne, marchand, de Kamouraska, se porta acquéreur de la seigneurie.L\u2019honorable Amable Dionne se fit batir sur cette terre (NQ9), dès lors désignée sous le nom du domaine, un superbe manoir, qui existe encore, et dont M.Eugène Casgrain, son gendre, avait fait les plans et dirigé la construction.Cet ancien manoir de la famille Dionne était, en 1927, la propriété de madame (vcuve) Chrysologue Harton.Après la mort de l'honorable Amable Dionne, en 1852, la seigneurie de la Pocatière passa à son fils cadet, Elisée, plus tard l'honorable Elisée Dionne, qui décéda en 1892.C'est lui qui fit construire, sur la rivière Saint-Jean, le beau moulin banal en pierre, qui existe encore, \u201cLes numéros cadastraux suivants étaient en possession de l'honorable Elisée Dionne, lors de la mise en force du ca- \u201cPremier rang: 45, 47, 48,49, 51, 53, 54, 59, 61 et 74; \u201cDeuxième rang: 592, 596, 600, 607, 608, 611 et 621 (35).Terre No 11 - Arrière-fief de la Malotière : de 9 x 42 arpents Lots cadastraux actuels Nos 98 à 113 Cet arrière-fief fut concédé par Francois-Magdeleine Ruette d'Auteuil (1658-1737), seigneur de la Pocatière, à Pierre Ruette d'Auteuil (1693-1735), sieur de la Malotière, son fils, par acte sous seing-privé dans les termes suivan:s et daté à Nantes, le 3 mai 1722: \u201cJe soussigné concedde a mon fils Pierre Ruette Escuyer \u201csieur de la Malotiere en arriere fief la quantité de terre \u201cqui se trouve depuis l'alignement de l'habitation de M (Pierre Aubert) de Gaspé (au nord-est) jusqu'à Laligne- \u2018\u2019ment de celle de Guilaume (Pierre) Soussy (au sud-ouest) pour le frond sur le bord du fleuve qui n\u2019a point Eté con- (cédée par moy et quarante (42) arpens de profondeur en vallant au sud Est.En telle maniére qu'il en peut jouir des a présent, comme de chose a luy appartenante, attendu le \u201cdon que je luy en fais En concession et il ne sera tenu que \u201cde la toy et hommage qu\u2019il sera tenu porter au chasteau de \u201cla ditte Seigneurie et de fournir aveu et denombrement suivant la coutume de Paris, et de payer a chaque mutation de possesseur, au lieu d'une année de revenu une maille \u201cd\u2019or évaluée À la somme de trente Livres tournois, Îl con- \u201cservera les bois de chesnes et avertira Messrs les intendants \u201cpour le Roy en ce Pays là des mines miniers et mineraux, sy aucuns se découvrent dans le dit fief.Ne poura le dit \u201cSr de la Malotière démembrer partie du dit fief, l'alliener \u2018\u2019ou autrement en disposer, sans le cbnsentement par Ecrit du \u201cdit sieur son père, et En cas qu'il le vendit, Donnact ou \u201cEchangeast et que de quelque manière que ce soit il le fit \u2018sortir de ses mains pour entrer en d'autre qu\u2019à ses frères, \u201csocurs ou autres qui ne soroyent de son nom.En ce cas \u201cil ne poura Lailiener a titre d'arrière fief, mais comme bien \u2018de roture qui dès lors sera chargé de rente foncière non ra- \u201cchetable, scavoir d\u2019un Ecu ou trois livres tournois par cha- \u201cque arpans de fond sur quarante de profondeur, de ceux \u2018\u2019chapons aussi par chaque arpant de frond, et de deux sols \u201cde cens par chaque arpans de frond portant lot et vente \u201csaisinnes et amandes.Le dit Sr Dautcuil se resserve le \u201cdroit de retrait de quelque manière que le dit sr de la Ma- \u201clotière fasse sortir de ses mains le dit fief ou partie d\u2019iceluy; Lequel sieur de la Malotière aura droit de chasse et de pesche \u201csur et audevant du dit fief, comme l\u2019a le dit sr son Père \u2018sur toutte la seigneurie; Et poura déposer le present billet \u201cde concession chez le nottaire qu'il estimera a propos, en \u201cattendant qu'il luy en ayt Eté passé contract pardevant \u201cNottaire ce que le dit sr Dauteuil fera assitost qub le dit \u201cSy de la Malotière aura mis partie des terres de la presente \u201cconcession en valeur.Il sera obligé de faire porter moudre \u2018\u2019au moulin de la seigneurie le bled, que luy, ses domestiques, \u2018fermiers ou autres consommeront pour leur usage; mais la \u201cpresente concession sera nulle, si le dit sr de la Malotière \u201cne tien! ou fait tenir feu ct Lieu sur le dit fief et sil ne fait \u201cdéfricher et Ensemencer les terres.Le dit sieur Dauteuil \u201cpoura prendre sur la ditte terre en fief, tel bois, poerre, et \u2018terre qu'il pourra avoir besoin pour estre Employés sur et \u201ca l'usage de son domaine, sans en rien payer En foy et \u201cquoy j'ay signé à Nantes le 3e May 1722.Rueite Dauteuil\u201d (61).L\u2019aveu et dénombrement de 1723 mentionne cet arrière-fief du sieur Pierre Ruette d'Auteuil de la Malotière, de 8 ar- pens et 9 perches de front, sur 42 de profondeur, (borné aux de Gaspé et a Pierre Soucy), ¢ la charge de la foy et hommage à rendre au seigneur, et de payer à chaque mutation au lieu d'une année une maille d'or Evaluée à 30 livres tournois, sur lequel led.S.de la Malotière fait bastir la presente année une grange de 30 pieds de long de pieces sur pieces, et sur leque il y a environ 40 arpens de terre en valeur qui ont été jusqu'à present en prairie, dont parties seront semées cette année et sur lequel il n'y a aucuns tenanciers.Dès le 30 octobre 1728 (gr.Dubreuil), Pierre Ruette d'Auteuil, Sr de la Malotiére, vendait pour 1800 livres payables en trois payement esgaux, au Sr François-Robert Levesque père (1U5U-1765), demeurant à la Rivière-Ouelle, \u2018une terre sise a la Pocatière, contenant 812 arpent de large, sur 40 arpents de profondeur, ou environ, joignant au nord-est à la terre du Sr Gaspé, et au surouest a celle de Pierre Soucy père (1680-1765), demeurant à la Rivière-Ouelle, \u2018une seigneur, \u2018\u2018par chacun arpent de front, 20 sols et un chapon vifs es un sol de cens par chacun arpent, et le d.cens portant lots ut vente, saisine et amande quant le cas y eschera, le tout payable par chacune année au terme des autres habitans; et en outre, pour droit de grarü, 20 sols pour 4 arpents de front\u201d.Le 27 juillet 1731 (gr.Dubreuil), Pierre Dauteuil de la Malotière donnait quittance finale au Sr François Levesque,'e: s'obligeait de faire oster le droit de gragii, dont M.d'Auteuil père avait chargé cette terre de I'arriére-fief de lu Malotière, qui pasait ainsi en roture a Francois-Robert Levesque, Sur Pierre Ruette d\u2019Auteuil (1693-1735) on connait peu de choses, si ce n'est que, comme son père, il n\u2019'habita jamais son fief de la Malo!ière, qu\u2019il était capitaine de la goëlette Sa-nt- Louis, en 1730 (63) et qu'il ne fut pas heureux en affaires, \u201cMalgré I'ordonnance de 1682, qui était toujours en vi- \u201cgueur et qui défendait aux Français du Canada, sous des \u201cpeines sévères, de faire commerce avec Manatte ou Orange, \u201cc'est-à-dire New-York ou Albany, écrivait feu Aegidius Fau- \u201cteux (55), il y avait un va et vient presque constant entre \u201cMontréal et ces deux villes, Séduits par l\u2019appât de fructu- \u201ceuses transactions, les gens de condition eux-mêmes ris- \u201cquaient volontiers la contravention et ne se privaient pas \u2018d'aller traiter directement avec les Hollandais de la pro- \u201cvince de New-York.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1726, Pierre Ruette \u201cd'Auteuil, le beau-frère du sieur de Langloiserie, est cité \u2018\u2019à procès devant le Tribunal de Québec pour avoir fait un \u201cvoyage à Manatte avec intention de commerce.\u201d (35) Obligeance du notaire L-A.Dupuis, de Sainte-Anne.(42) A consulter aur la famille Soucy, un article du même auteur dans le Bulletin des Recherches Historiques, 1946, pp.143 à 1465, (à aulvre) 13 janvier 1949 Les douze comman dements du Service de la Protection des Forêts \u20141\u2014 Règlements tu observeras toujours très scrupuleusement.\u20142\u2014 En forêt ne circuleras Qu'avec un permis seulement \u2014\u201c3\u2014 Avec grand soin tu choisi.as Un bon endroit de cam;eme.t \u20144_ Feu de cuisson allumeras Sur le bord de l'eau seulement, \u20145\u2014 Er.quittant, ce feu éteindras Toujours très soigneusement \u20146\u2014 Dans la forêt quand tu seras Ne fume jamais en marchant \u20147 = Pipes, cigares banniras Et cigarettes mêmement \u20148\u2014_ Un abatis n\u2019allumeras Que quand il n'y a pas de vent \u20149\u2014 Mais avant cela, tu p:.n Un permis très fidèlemcnu \u2014 10 \u2014 Ce permis tu lc Du garde-feu gratuitement \u201411\u2014 : Fais ainsi tu protègeras Nos bois, nos forêts mêmement.\u2014 12 \u2014 Do la prudenco mo-+ Pour que tous en fasse autant \u2014I y a dans l\u2019âme un goût qui aime le bien, comme il y a dans le corps un appétit qui aime le plaisir, J.Joubert.\u20141I1 est un âge où l\u2019on ne voit dans le visage que la physionomie, dans la stature que le support de la tête, dans le corps enfin que le domicile J.Joubert.URGENT! \u2014 § \u2014 ATTENTION: Il manque des parents à 700 petits délaissés temporairement hébergés à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul munéce 600, Chemin Sainte-Foy, Québec POUVEZ-VOUS REMPLA LEURS PARENTS INCONNUS ?Bi vous projeten este Incemparable charité ce geste hérolque ot sauveur comme première formalité faites venir et remplissez LE QUESTIONNAIRE DES PARENTS ADOPTIFS Éerives aufemed'haé AAAI 7 + 20 th pm rar eA re en + etm. 13 janvier 1949 Société Historique de Kamouraskaee L\u2019ermite de St-Pascal En marge des \u201cReminiscences\u201d de M.J.-G.Pelletier sur \u2018Cotton\u2019 (Louis Fréchette écrit ce nom avec deux t), reproduites dans la \u201cGazette des Campagnes\u201d du 16 décembre dernier par M, l'abbé Robert Hudon, archiviste de la Société Historique de Kamouraska, il convient de signaler un document tiré d'un des cahiers historiques de M.Alexandre Martin.C'est une lettre de M.L.-N.Gauvreau, de l'Isle- Verte, parue dans l\u2019Electeur du 11 juin 1883 en réponse à un article de Louis Fréchette sur \u201cCotton\u201d.Cette réponse aurait-elle servi à l'auteur de \u201cOriginaux et Détraqués\u201d dans la préparation du cinquième chapitre de son volume anecdotique paru en 1892?Nous cannaîtrons encore mieux ce type légendaire en relisant la lettre du L.-N.Gauvreau et une partie du chapitre de Louis Fréchette.Chatles Frève, pretre, Saint-Pascal.Communication du notaire L.-N.Gauvreau parue dans l\u2019Electeur du 11 juin 1888.L'ermite de Saint-Pascal Monsieur le Rédacteur, Vous avez publié il y a quelque temps une correspondance de M.Ls Fréchette sur l'ermite de St- Pascal, connu sous le nom de Cotton, disparu vers 1845.\u201cenlevé par les anges\u2019 disait la rumeur d\u2019alors accréditée par les bonnes gens sans qu'il fut possible de savoir d'où il venait et quelle était sa famille.Cette correspondance m'a pris un peu par surprise, car je ne comprenais pas comment cet individu, vivant au milieu des siens, n'a pas été reconnu par les membres de sa famille qui devait être alors soit à Kamouraska, soit à St-Pascal.Aussi je m'attends à voir paraître dans votre journal quelques mots de chronique pour donner le mot dè l'énigme.N\u2019en voyant pas venir, je veux essayer de vous dire ce que c'était, cet homme-là.Le sobriquet de \u201cCotton\u201d qui lui était donné parce que sa personne était très mince et très grande, cachait un nom de famille assez connu, celui de Lainé, \u201cCotton Lainé\u201d comme on l\u2019appelait.Son père, Michel Lainé, était un brave cultivateur des campagnes de Kamouraska et sa mère s'appelait Bochard, de son nom de famille.Au baptême, Cotton reçut le nom de Cyprien.Il aurait aujourd\u2019hui (1888) à peu près 73 ans.De 1842 à 1843, il résidait à l\u2019Isle-Verte et aux Trois-Rivières.Un bon jour, il partit sans tambour ni trompette aller solliciter des dons pour les églises pauvres; il fut plusieurs années absent.Vers 1848 à 1849, il revint au pays et alla s\u2019établir sur la montagne de St-Pascal et y bâtir une chapelle qu'il orna avec les dons qu'il avait reçus.L'Isel-Verte compte encore quelques membres de sa famille.C'est d'eux que je tiens partie de ces renseignements que je vous donne.L.-N.Gauvreau.Extrait du cinquième chapitre de \u2018Originaux\u201d de Louis Fréchette, Cotton Le touriste qui, par un beau jour d'été d\u2019il y a trente-cing ans, arrivait à Saint-Pascal, dans le comté de Kamouraska, ne manquait pas d\u2019apercevoir, sur le plateau culminant de la plus haute des montagnes éparpillées dans la plaine, une espèce de hutte aux pans irréguliers, qui semblait adossée à l'arbre d\u2019une croix monumentale se détachant sur l\u2019azur \u2014 toute radieuse au soleil.C'est la retratie d\u2019un ermite.Cet ermite s'appelait Cotton.Il habitait là depuis cinq ou six ans, complètement seul.vivant de ce que Îles enfants du village venaient lui vendre, ou de ce que les bonnes âmes voulaient bien lui donner pour des prières.On ne connaissait pas trop son origine.C'était au dire de quelques-uns, un ancien tailleur dont la famille vivait encore du côté de Rimouski.Il avait bâti cette demeure aérienne de ses propres maine.Comment s\u2019y était-il pris?Qui lui avait fourni les outils et les mille autres choses nécessaires à cette construction?GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne.Personne n'en savait rien.Durant les premiers temps de son séjour à Saint- Pascal, vêtu d'une espèce de soutanelle brune, une corde autour des reins, tête nue, et un long bâton ferré à la main, Cotton descendait de son perchoir chaque dimanche, et assistait aux offices dans le bas de l'église paroissiale, avec de grands airs de dévotion qui attirait bien l'attention sur lui, mais qui n'imposaient pas à tout le monde, comme on va le voir.Un jour, il cessa de venir à l\u2019église.Îl avait.paraît-il, eu maille à partir avec le curé, qui semblait n'avoir qu\u2019une confiance assez limitée dans la vocation cénobitique de son nouveau paroissien.À certaines époques, Cotton s'éclipsait tout à coup.ct les gamins qui, pour quelques sous, lui montait chaque jour du lait, de la galette et autres comestibles, frappaient vainement à la porte du solitaire.Celui-ci revenait au bout d'un mois ou deux, porteur.assurait-on.de sommes assez rondelettes, à en juger par les nombreuses petites douceurs que ces serupules d'ermite n'allaient pas jusqu'à lui refuser.Où allait-il ainsi?Comment pouvait-il ainsi paraître et disparaître subitement sans que personne s'en aperçut?Et puis, où prenait-il cet argent?La-dessus tout le monde se perdait en conjecture.Les uns parlaient bien, il est vrai, de déguisements, de voyages à Boston, de quêtes, que sais-je?Mais, suivant la croyance la plus répandue, parmi les bonnes vieilles femmes surtout, Cotton était enlevé et rapporté par les anges \u2014 tout simplement, La veille de son départ comme la veille de son arrivée, on avait plus d\u2019une fois \u2014 c'était de no- torité publique \u2014 aperçu d'étranges lueurs envelopper tout le sommet de la montagne.Quant à Cotton lui-même, sa discrétion sur ce point ne laissait rien à désirer.Et non pas sur ce point seulement, car il s\u2019était même toujours gardé de laisser connaître son vrai nom.Les enfants lui avaient appliqué le sobriquet de Cotton, à cause de sa maigreur probablement (on sait que dans nos campagnes toute tige sans bran- èhes est un cotton), et il avait accepté cette appellation de bonne grâce, comme il en aurait accepté une autre.(Vient ensuite le récit d'une visite que Louis Fréchette aurait faite à Cotton, à l'âge de seize ans (donc en 1855) en compagnie de deux camarades de collège.Cependant Fréchette se défend de poser à l'historien, ne voulant s\u2019astreindre à une exactitude historique trop rigoureuse et se bornant à dessiner des portraits).Maintenant, si, en voyageant sur le chemin de fer Intercolonial, il vous arrive de descendre à Saint-Pascal, et de vous diriger du c té de Kamouraska, vous apercevrez, à votre droite, à quelques deux milles de la gare, une montagne isolée, de forme oblongue, aux flancs très escarpés, surtout du côté du nord.Cette montagne, beaucoup plus élevée que ses voisines, a ceci de particulier qu\u2019on distingue, à son sommet qui semble inaccessible, les vestiges d\u2019une masure quelconque.Demandez au premier gamin que vous rencontrerez sur la route, quelle est cette montagne, il vous répondra invariablement, en ôtant son chapeau rvec la nnlitesse nu\u2019on remarque chez tous lee habitants de l\u2019endroit: \u2014C'est la montagne de Cotton, Monsieur.Mais personne ne pourra vous dire ce qu'est devenu l'ermite, Espérons que les anges l'auront enfin emporté pour tout de bon.La \u201cCarotte des Campagnes\u201d et publiée à Sainte Anne-de-la-Posatière, per Fortin & File, Imprimeur.\u2014EHe paraît le jeudi de chaque comaine.Abonnement: | es $2.00 6 mele \"na Le numéro 30.05 Directeur: L-de-G.Fortia.Cireulation, eu 26 décembre 1846, 1,911 numéres (Kamouraska).71ème Assemblée Générale Annuelle de la banque Canadienne Nationale \u2014 L'actif, les dépüts et les prêts commerciaux sont plus élevés que jamais Revue de la situation générale par le président Election de trois nouveaux administrateurs: M.Geo.-T.Donohue, l\u2019hon, Alphonse Raymond et M.Charles St-Pierre La Banque Canadienne Nationale a tenu à son siège social, à Montréal, le samedi 8 janvier, la T4ème assemblée générale annuelle de ses actionnaires, sous la présidence de M.C.-E.Graval.Le rapport du Conseil d'administration pour l'exercice terminé le 30 novembre 1948, qui a été soumis à l'assemblée par le gérant général, M.Charles St-Pierre, indique que la Banque a réalisé de nouveaux progrès.Les bénéfices de l'exercice, en augmentation de $139,749 par rapport à l'année précédente, ressortent à $1,314,180, Les dépôts forment la somme record de S\u201d 1,69-1,24, ce qui représente une progression de : .us de 26 millions de dollars depuis un an.Les dépôts d'épargne, qui se sont accrus de plus de 100: an cinq nns, dépassent 255 millions.L'actif total de la Banque s'établit à S408,580,- 149, soit le chiffre le plus élevé qu'il ait encore atteint.Les disponibilités de caisse nu montant de $65,083,069, sont l'équivalent de 16.59%: du passif envers le public.L'actif rapidement réalisable est de $256,262,537, ou de 65.31\u2018: du passif envers le public.Les placement de la Banque, accusant un accroissement de plus de 18 millions, se totalisent par SIST,083,359.La somme des prêts courants et escomptes est passée, AU cours de l'exercice, de S131,220,517 à $136,901,610.\u2018L'an dernier, a fait remarquer M.St-Pierre, nous attirions l'attention des industriels et des commerçants sur les dangers que présenterait une insuffisante liquidité de leur situation au cas où la valeur de leurs inventaires subirait une sérieuse dépréciation.Nous croyons que cette mise en garde est encore à propus cette année, parce que l'incertitude n'est pas moins grande.Il est nécessaire de porter une attention constante à la nature et au volume de ses inventaires, de même qu'au recouvrement de ses créances.11 importe donc de ne prendre qu'avec circonspection des engagements qui deviendraient onéreux s'il survenait d'importants changements dans la situation.Le parti le plus sage paraît être de fortifier le plus possible ses réserves liquides en prévision de toute éventualité.\u201d Le gérant général, au nom des administrateurs, a rendu homage au personnel de la Banque, \u201cqui s'est montré conscient de ses devoirs et de ses responsabilités à lu fois envers la Banque et envers la clientèle\u201d.Le président a fait une brève revue de la situation générale et a traité diverses questions financières et économiques, telles que le commerce extérieur du Canada, l'inflation et les impôts et les répercussions possibles des difficultés d'ordre international sur l'économie de notre pays.\u201cLes perspectives que présente 1949 ne sauraient donc autoriser aucune prévision justifiable.Nous sommes entrés dans la quatrième année de l'après-guerre et le monde ne connaît pas encore les bienfaits de la paix.Nous sommes dans une période d'attente.L'insécurité de la situation mondiale réprime l'optimisme qu'aurait engendré, en temps ordinaire, la grande activité économique qui règne dans notre pays.Aussi ne voit-on pas déferler une vague de spéculation comme celle qui a précédé et, en partie, provoqué l'effondrement des marchés en 1921 et en 1929.La pratique de la vieille vertu de prudence a sans doute atténué jusqu'ici les graves difficultés de l\u2019époque troublée que nous traversons, et nous pouvons être sûrs qu\u2019elle aidera le Canada à conserver, dans le monde nouveau de demain.la place que lui ont value l'abondance de ses richesse naturelles et l'intelligence et l\u2019activité de sa population\u201d, Les actionnaires ont élu le Conseil d'administration, qui est ainsi composé: M.L.J.Adjutor Amyot, I'hon.C.-P.Beaubien, M.Armand Chaput, M.Auguste Désilets.c.r., I'hon.J.-M.Dessureault, M, Geo.-T.Donohue, M.C.E.Gravel, M.Charles Laurendeau, c.r, M.Beaudry Leman, M.A.J.Major, l'hon.Jacob Nicol, l\u2019hon.Alphonse Raymond, M.Léo G.Ryan et M.Charles St-Pierre. 6 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne, (Kamouraska).13 janvier 1949 Nouvelles de \u2018\u2018chez nous.\u2019 La Chambre de Commerce se réunit, a I'Ecole d\u2019Agriculture.Mardi soir, le 11 janvier.il y eut, une réunion générale de tous les membres de la Chambre de Commerce Junior de Ste-Anne, sous la présidence du Dr Gérard Dallaire.Il y avait plus de quatre- vingt dix membres présents sur un total possible de 147, C'est donc dire que les jeunes d'ici s\u2019intéressent à leurs problèmes! Lors d'une récen.e réunion il avait été décidé qu'on construirait une palissade autour de la patinoire.Mais devant le prix de l'entreprise, plus de S1,300.00, il fut ensuite décidé de laisser la chose tomber pour, cette année.Sur les entrefaits, quelqu'un d'assez avisé eut l'idée d'employer pour cette palissade le bois qui avait servi à l\u2019estrade, pendant le bazar.Quelques particuliers ayant ajouté à ce lot considérable de bois les pires dont ils pouvaient disposer, on put construire la dite palissade à un prix incomparablement moindre.Mais des imprévus s\u2019étant produits, au cours des travaux, les administrateurs de la Chambre et ceux de la Patinoire aurent à se tirer d'affaires au meilleur de leur connaissance.Tout cela a été tiré au clair, à la séance du 11.Chacun apporta son point de vue, direc\u2018ement, avec des paroles mesurées; et le tout se termina par un vote de confiance au Conseil d'Administration.Il reste de tout cela, que la section sportive possède une patinoire aussi belle qu\u2019on peut la désirer en plein air.I] est dorénavant plus facile de contrôler les entrées\u2019 des spectateurs.des patineurs, et d'exercer une surveillance plus étroite de ce qui est en somme une exploitation sans profits, mais qui doit tout de même laisser des trop-perçus.Au cours de la réunion, M.Robert Grandmaison lut le rapport de la section qui s'est occupée de balle-au-camp.L'été dernier a été marquée par deux circonstances peu favorables à ce sport, à Ste-Anne, sans compter celle d\u2019une température fort inclémente, principalement en juiliet: et ces circonstances furent, d'abord, le grand Bazar qui accapara pendant deux semaines et plus toutes les bonnes volontés, et qui se termina par le succès connu; ensuite, la tenue des élections provinciales qui suscitérent un intérêt inaccoutumé, comme on sait.- Malgré tout cela.les recettes ont dépassé les dépenses de $20.00 environ.On discuta ensuite la formation de divers comités; mais comme plusieurs ne sont pas encore discutés au complet, nous remetions la liste à une prochaine chronique, Un échange de vues important eut lieu ensuite à propos de la création d'une ligue paroissiale de hockey.Les uns apportèrent la version que le fonctionnement d\u2019une ligue paroissiale disperserait les joueurs, et nuirait peut-être au succès du club principal; d\u2019autres prétendirent le contraire, et pratiquement avec les mêmes arguments.Il sem- b'o donz qu\u2019une telle création ne sera pleinement aroréciée à sa valeur que lorsqu'on en aura fait l\u2019esvai, et qu'on laura vue a \u2018ravers les circonstances normales de la vie sportive.D'autres ont prétendu qu'un organisme comme la Chambre de Commerce ne pouvait pas se faire la promotrice d\u2019un seul groupement de jeunes joueurs quelque brillants qu\u2019ils soient; qu\u2019elle devait olutôt parfaire une organisation qui permit a tm nombre de plus en plus grands de jeunes gens la
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