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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 25 août 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1949-08-25, Collections de BAnQ.

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[" ° LCHIVES Le lu LU0VINCE a/e Meuntoine Roy Ecifiom du Parlenent QUEBEC 39Q.1111 Juin 49 PENSER A CE QUE L\u2019ON ECRIT \u2014 \u2014 RS DIEU - + GALETTE Editeurs-Propriétaires: FORTIN & FILS \"Autorisés comme envoi postal de la seconds classe Série I.Vol.8\u2014 No 40 PATRIE - La grande pitié de la foret.Ce que produit l'insouciance.Il y a quarante-cing ans environ, mon grand\u2019 père, projetant je ne sais quelle construction ou vente de bois d'oeuvre, décidait d'aller visiter sa terre à bois, contigue à la terre cultivée, mais située dans la montagne.Inconscient de ce qui m'attendait, j'insistai pour qu'il m\u2019amenât.Ce qui fut fait.Au début, nous suivimes un chemin d'hiver à peu près passable, mais dans lequel des jambes un peu courtes trouvaient amplement à buter sous les feuillages.Puis, nous primes un vieux sentier abandonné depuis longtemps; et enfin, la grande jungle! Ce fut terrible; de grands arbres couchés à hauteur d'homme; d'autres entrecroisés comme exprêt pour barrer tout passage; et enfin la vraie forêt vivante, épaisse à ne pas laisser voir la lumière du ciel.Il y avait là une exhu- bérance forestière que je n\u2019ai jamais revue, nulle part, depuis.Environ cinq ans plus tard, les semailles finies, nous partimes, cette fois, avec des chevaux atte- 1és sur une \u201csleigh\u201d a lisse de bois, avec une herse, des grains et graines de semence, et dans la méme direction.Que s\u2019était-il passé?Ceci: un cultivateur insouciant avait mis le feu à quelques tas de souches sèches, par temps trop sec.Le vent s'était levé, et une grande partie de la montagne avait flambé.Quant à la brousse impénétrable, il a suffit de deux jours pour en libérer une superficie de plusieurs arpents, et y semer de l'avoine, des graines de mil et trèfle! I n\u2019y avait plus rien!.On y fit trois ou quatre récoltes; puis on y envoya les moutons quelques années, et l'endroit étant assez inaccessible, il fut abandonné aux bouquets sauvages aux bleuets, puis finalement aux trembles, aux bouleaux et de nouveau a la forét.* J'oubliais de dire qu'une insouciance en tout point semblable à la première avait \u2014quelques années plus tard,\u2014 agrandi encore le désert, en pleine montagne! Evaluer le nombre de milliers de dollars qui ont été perdus est impossible.Ca irait dans plusieurs centaines\u2026 Ces deux allumettes-là ont été fort dispendieuses, pas au négligent, mais.surtout à autrui.Négligence criminelle.Depuis des semaines, l\u2019air nous apporte l\u2019odeur du bois brûlé, l'horizon est enfumé, et les nouvelles sont attristantes au possible.Des milliers et des milliers de milles carrés de forêts sont en flammes, des villages sont menacés, des établissements de ferme ou industriels sont détruits.Et le ministère des Terres et Forêts affirme pas ses porte- paroles qu\u2019environ quatre-vingt-quinze pour cent de ces désastres sont dûs à la négligence.Et la radio recommande à coeur de jour de ne plus pénétrer dans les bois ou bien d\u2019y être d\u2019une prudence sans faiblesse: et naturellement, elle demande au gens de plus jeter de bouts de cigarettes non éteints, des allumettes encore rougies, ou n\u2019y pas secouer les cendres de sa pipe.C'est tout de même triste que la radio soit dans Fobligation de porter au grand public des avertissements qu\u2019à la maison, le père a l'habitude de donner à ses enfants avant qu\u2019ils aient dix ans.La seule consolation que nous puissions avoir \u2014st on peut parler ainsi-\u2014 est que nous ne sommes pas les seuls, dans la province, dans le pays, dans le monde.Nos voisins du sud ont eu à déplorer des pertes de vie se chiffrant par centaines; en France aussi, où pourtant l\u2019on a un respect bien grand de la forét.Est-ce que nos imprudents ne seraient pas, le plus souvent des gens qui n'ont a leur disposition qu'un bien faible partie de leurs ressources mentales, pour cause de boisson?.II serait peut-être plus important \u2014à l\u2019entrée des grands parcs, des eulbs, etc, de confisquer les bouteilles que les allumettes.Car on ne voit pas comment un homme à jeun puisse se permettre des gestes aussi criminels en somme.Le sacrifice non-consenti.Si ces négligences terribles ne sont pas dues a la boisson, à quoi peut-on sérieusement les attribuer?Ici, on se perd, vraiment.Eleindre une allumette avant de la jeter, ça peut chauffer, pendant une fraction de seconde, le bout du pouce et de l'index, quand on pulvérise la partie chimique qui est encore chaude.On peut aussi écraser sa cigarette de même manière.Quand à sa pipe, c'est si facile de la laisser s'éteindre, après avoir taquiné les cendres du fourneau.Et puis, c'est si simple, \u2014au cas où on ne veut pas se noircir les doigts,\u2014 de mettre un peu de salive sur l'allumette, la cigarettte, le mégot de cigare; ou même \u2014c'est encore plus civilisé que d\u2019allumer un feu de forêt\u2014 de cracher dans sa pipe.Des doigts noircis, ça n'a jamais mis le feu nulle part.Une cigarette mouillée avec le liquide le plus certain d'accès, sa propre salive, s'éteindra.Le geste n'est peut-être pas très porté dans un salon, admettons.Mais en forêt, l'étiquette da- bord veut qu'on y mette pas le feu.et qu'on montre surtout qu\u2019on a encore plus de conscience que de bonnes manières.si jeter un peu de salive sur une allumette, une cigarette, un cigare est un geste discutable.Et puis il y a les cendriers des autos; parfois mêmes des bouteilles vides qui pourraient servir au même usage.et peut-être même un peu du contenu de bouteilles pleines.Bref, si l'on voulait.Le remède.A notre sens, il n'y en a qu\u2019un.Et ce remède, c'est de renseigner la population sur la valeur de la forêt.Oui! mais c'est un gros probleme.\u2014Peut-&tre que c'est un gros probléme.Mais on ne s\u2019y attaque jamais de façon méthodique, on n\u2019y arrivera jamais non plus.Actuellement, c'est la sécheresse: les feux se multiplient.On crie à la négligence, à l'imprudence; on fait des statistiques de mauvaise conduite\u2026 et puis, la pluie et l'humidité revenues dans les bois, on pense à autre chose.jusqu\u2019au prochain flamboiement de forêt.Et l\u2019on cherche toujours le remède facile, instantané, capable de guérir toute une population qui, de toute évidence, se soucie de la forêt comme de rien du tout.Car si on connaissait et appréciait la forêt, d\u2019abord il n'y aurait pas de feux; et tous ces articles, avertissements à la radio, appels au secours seraient inutiles.Mais, hélas, ils sont utiles, impérieux même.Alors que fait-on?\u2014 \u2014 ECRIRE CE QUE L'ON PENSE FAMILLE = GAWPAGNES \"\" \u201cMinistère das Postes, Ottaws\u201d Directeur: L.-de G.FORTIN @5 août 1949 On fuit quelque chose.On fait quelque chose, assurément, mais surtout à contretemps.On fait quelque chose, mais on n\u2019y dépense pas le dixième seulement do ce qui est détruit de richesse nationale, chaque année.Et puis, les feux sont plus nombreux que jamais, après des années et des années de propagande.Il y a donc quelque chose qui va mal.Je me rappelle qu'à la petite école, je n\u2019ai jamais entendu parler un mot de cela.Des onze enfants que j'y ai envoyés, aucun ne fit jamais la, moindre remarque à ce propos, à quelqu'école qu'il ait étudié.Si, pourtant! Il y a deux écoles où l'on enseigne ces choses, d'un façon théorique et pratique: d\u2019abord.chez les scouts; puis chez les 4-H.et puis?.Dans nos petites écoles?\u2026 Les exvmples de vandalisme juvénile sur les arbres dans les villages indiquent clairement qu on n'apprend pas à connaître l'arbre, ni à le respecter.Avons-nous songé que si dans les livres scolaires, on remplaçait tant d'exemples (qui pourraient aussi bien servir au petit écolier dans la Lune qu'au potache qui vit sur notre terre), par des lc- çons de choses tirées de notre vie, de nos faiblesses, dans cinquante ans, pas un homme, pas une femme du Québec pourrait encore ignorer ce qui devait être su au sujet de la forêt, et de son rôle si vital chez-nous.Une campagne méthodique, même à longue échéance auprès des enfants, auprès de tous los enfants, de la ville comme de la campagne,\u2014 aurait des résultats positifs, auprès de chaque génération d'élèves, auprès de chaque génération humaine, dang notre pays.A moins qu\u2019on espère qu'un jour, on mette sur le marché des pilules contre les feux de forêts.Ne riez pas de la boutade.Car si nos rnanufac- riers de quelque chose prenaient l'affaire en main, ils feraient comme ceux qui réussissent bien, eux, a faire croire aux gens que l'accessoire est encore plus important que l'essentiel, en convaincant leur public à même ses propres deniers.Qui veut peut, n'est-ce pas?Etant donné que nous avons lécole à notre disposition, pourquoi ne pas l'utiliser, et méthodiquement, pour y exposer la grande misère de nos forêts.Même s\u2019il y en a pour un demi-siècle, ça en vaut bien la peine! La de G.Fort», La fille du pionnier de la Matapédia est décédée à 83 ans.Val-Brillant\u2014\u2014Nous apprenons avec regret la mort de Mme Raoul-M.Blais, née Laura Brochu, décédée à l'âge de 83 ans, le 16 août 1949, à Val-Bril- lant.Mme Blais était la fille de feu Pierre Brochu, premier habitant de la Vallée de la Matapédia, vers 1805.La défunte laisse quatre filles, la Révérende Soeur de l'Ange-Gardien, (Laura), Hôtel-Dieu de Québec, Germaine (Mme F.-X.Michaud, Mlle Marcelle, Marthe, (Mme Alfred Grenier); une fille adoptive, Blanche (Mme Jean-Marie Paradis); deux fils, Ludger et Honorius; une soeur, Mile Marie Brochu; ses petits-enfants; Raoul, Eléonore, Benoîte, Andrée, Marielle, Céline, Henriette, Chs- Edouard, Louise Blais, Laura, Denise, Simon, Laurent Grenier, Nicole, Albert, Daniel, Isabelle Paradis, Les funérailles ont eu lieu samedi, le 20 août.à Val-Brillant.L'histoire écrite de la région de la Matapédia doit beaucoup à ses récits personnels; car son père était septuagénaire lorsqu'elle naquit.Nos condoléances à la famille en deuil. 2 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).25 août 1949 Tour de France (III) Commandant Lucien Beaugé Annonceur \u2014 Avant de quitter la Provence, Commandant, je crois que nous dovrions donner quelques précisions aux gens qui nous écoutent \u2014 il y en a, vous savez, \u2014 et il ne faudrait pas leur donner l'impression que nous ne pensons qu\u2019à nous deux et à nous raconter des histoires.Commandant \u2014 Des précisions, Quelles précisions?dites-vous?A.\u2014 Eh bien par exemple, sur la position, la dimension des régions dont nous parlons.C.\u2014 S'il ne s'agit que de cela, c'est bien facile.Port Vendres, le port le plug méridional de la Méditerranée, est à peu près à la latitude de Toronto.Et toute la côte d'Azur tiendrait de Toronto à Montréal.La côte méditerranéenne, de Port Vendres à Marseille qui en est le centre représente le développement côtier du Lac Ontario, de Toronto à Kingston.Toute la côte d'Azur se logerait entre Trois-Rivières et Québec ou encore de l\u2019He-aux-Coudres à Tadoussac.Est-ce là ce que vous désirez avoir comme précisions?A.\u2014 Oh! Non.Je désirerais encore savoir s\u2019il y des industries! B.\u2014 Une seule, mais qui est de taille, A.\u2014 Et quoi done?B.\u2014 Tout simplement l'exploitation du soleil, le bien-être et le comfort et la distraction des étrangers.Au moins deux à trois cent mille personnes.A.\u2014 Eh bien si chacun y laisse son milier de dollars, cela fait un joli denier.B.\u2014 J'ai dit \u201cétrangers\u201d, ce qui sous-entend \u201cau pays\u201d.Pour un \u201cmoco\u201d\u2019, le Tarasconnais au I'Arlésien est déjà un \u201chomme du Nord\u201d.et le Lyonnais \u201cun étranger du dehors\u201d.Il y a des Français aussi, A.Et par ailleurs?B.Par ailleurs, il n'y a que les industries naturelles permettant à un groupe d'êtres humains de vivre en société.électricité, chauffage au moins culinaire, chapellerie, chaussures, vêtements.alimentation.Ajoutez, si vous voulez, deux chantiers de construction à la Seyne et à la Ciotat, l'arsenal de Toulon les ateliers de réparation de Marseille pour les bateaux, d'Arles pour les chemins de fer, le vin, les pipes.A.\u2014 Somme toute, c\u2019est un pays agricole! B.\u2014 Sans aucun doute.Pays de primeurs avant tout: melons et pêches de la vallée de la Durance; très forte production de cerises de la vallée du Gapeau des fraisiers; la petite fraise, genre fraise des bois améliorée qui donne une bonne partie de l'année et qui est extrêmement parfumée les amandes, les grenades, les tomates et naturellement tous les produits horticoles, dans les vallées arrosées, car ainsi que nous l'avons vu, il y a pas mal de montagnes.Et puis il y a des fruits gui sont spécifiquement méditerranéens, l'olive par exemple, le raisin.Nous avons la des crus qui n\u2019ont pas la réputation de ceux de Bourgogne ou du Bordelais mais qui ne manquent pas d'amateurs en blanc comme en rouge, A.\u2014 Des oranges?B.\u2014 On en trouve du côté de Nice, mais il faut y avoir les dents habituées, sans quoi, sous peine de me faire \u201cescorcher\u201d je les comparerais volontiers à des citrons.Non, pour l'orange, vovez Espagne, Corse, Italie ou le Sud de la méditerranée, ou encore le Levant.Idem pour les dattes.Ne prenez pas les palmiers de la promenade des Anglais à Nice pour une plantation de rapport.Ils sont là pour l'oeil.Si par hasard.un jour de Carnaval, il y a une journée maussade, et que vous ayez choisi ce temps-là ur votre premier contact, cela vous permettra d'espérer que le 80- leil reviendra vous visiter sans trop tarder.Et il ne se fera pas prier, n'ayez crainte.A.\u2014 Au bout du compte, Commandant, vous n\u2019avez pas l'air d'être si dédaigneux que cela de votre côte d'Azur.Et pourtant, les dernières fois que nous en avons parlé, quel chinage! C.\u2014 Oui, mais cela c'était le retour de la galéjade mon cher ami.A\u2014 La galéjade?C\u2014 Galéjer, en Provence, c'est bluffer.Mais il faut le faire en artiste et savoir y répondre en artiste.D'abord, il y a le soleil; çà remplit tout, Cà dore tout, çà m\u2019autorise le sentiment qu'avec une pointe de blague.C'est un vêtement très ample, qui grossit tout, qui vous fait des choux i mon Don! ny devs Jet des casseroles pour les cuire qui sont deux fois grosses com- \u201cme çal Mais il faut savoir la prendre.Si vous gobez tout, vous passerez pour une poire, mais si vous n\u2019acceptez rien du tout, c'est que vous ne comprenez pas le jeu et vous vous brouillez à mort.N'allez pas faire le malin comme un de mes amis qui débarque un beau jour en Corse et sur la grande plare d'Ajaccio monte en voiture?\u2014 Et ce sera mon prin\u2019ce, fait l\u2019a: utomédon, pour aller où?! \u2014 Au consulat \u2014 Qué consulat?\u2014 Au consulat de France.Parce que il pourrait vous arriver ce qui est arrivé, que le cocher descende de voiture et avant de vous extirper à coup de poing de son fiacre, vous montre Bonaparte à cheval avec ses quatre frères en costume royal et vous dise: \u2018Et ça alors, Qu'est-ce que c'est?Ah! Malheur! Sang et massacre.\u2019 Quand le César de Carnaval régnait sur les destinées de san beau pavs, des étudiants italiens avaient rêvé l\u2019annexion de ln Corse.Heureusement pour eux ils ne sont pas allés faire un tour chez la \u2018\u2018gueuse parfumée\u201d.Ils auraient été bien reçus! Il y a voyez-vous galéjade et galéjade.Rire n\u2019es pas défendu, mais la Méditerranée toute entière est une terre de bénédiction.Et la Provence en fait partie.A.\u2014Et dans ce pays béni, vous n'avez pas de cultures industrielles?B.\u2014 Nous n\u2019avons pas le coton, c'est exact, ni le lin, ni la navette, ou le coisa pour faire de l\u2019huile, c\u2019est vrai, mais le vin, mon cher, c'est une industrie et l'olive qui fournit de l'huile ce sont là des produits industriels.Et puis vous avez la culture sensationnelle, unique.A.\u2014 Quoi donc?B.\u2014 Mais les fleurs! Comptez-vous cela pour rien?D'un bout à l'autre de la côte d'Azur, on les cultive dans les champs, non pas seulement pour faire des surtouts de table et des bouquets de fêtes ou des corbeilles de mariée, mais pour en recueillir les essences.C'est entendu que pour fixer les essences on mploiera le musc ou 'ambre gris, mais la violette de Parme, mon bon, c\u2019est quelque chose comme odeur.Et la rose, et le jasmin, et la lavande, et 1 héliotrope et le fraisia, la tubéreuse, le ceryloptis, le muguet, vous croyez que c\u2019est rien?Et la fleur de foin elle-même.A.\u2014 Dela fleur de foin?Vous ne devez pas en avoir beaucoup.B.\u2014 C'est ce qui vous trompe.Il y a entre Toulon et Marseille une certaine vallée qu'on appelle I'Huveaune, c'est grand comme rien, çà rappelle la Voulzie d'Hégésippe Momeau, vous vous souvenez: - Un géant altéré la bourait d\u2019une haleine.Le nain vert Obéron jouant au bord des flots, Sauterait par dessus sans mouiller ses grelots.Vous n'auriez jamais lu par hasard un roman de Balzac qui s'intitule Journal de deux jeunes mariées: l\u2019une des deux correspondantes habite précisément la propriété qui renferme la célèbre souce.L'affreux Zola aussi s\u2019en est inspiré pour son \u201cParadou\u201d.Mais il fait une telle salade de printemps, d'été et d'automne que son roman d'ailleurs infect, est illisible pour quelqu'un qui a la moindre notion de botanique.Mais ce Paradis n\u2019en existe pas moins et si jamais vous passez par Aubagne, consacrez une demi journée à visiter ce domaine.Vous ne regretterez pas votre temps.Vous verrez ce que peuvent donner l'irrigation et le soleil combinés par un art vingt fois séculaire.Et puis, il y a toute la plaine.L'herbe y a la hauteur d\u2019un homme et je ne galèje pas.Mais on y fait trois coupes de foin mûr par an, cela ne vous fait rien?Et vous ne trouverez pas de vaches au pré comme en Normandie.Ce serait la fin de tout.A.\u2014Les vaches ne sortent pas, même l'été?\u2026 B.\u2014 Ni l'été, ni l'hiver.Le foin est trop rare et trop cher.Elles passent leur vie à l\u2019étable.On les y gardent six mois, après quoi on les envoie se-mettre au vert sur les alpages du Dauphiné où elle se retapent.Et puis elles sont prêtes à un nouveau bail d\u2019étable.A\u2014 Pas drôle çà.B.\u2014 Non certes.Mais c\u2019est la rançon du soleil.Ici, on la paie pour la neige.La \u201cGazette des Campagnes\u201d est publiée à Sointe-Anne-de-la-Pooatière.par Fortin & Fils, Imprimeurs.\u2014Elie paraît le jeudi de chaque semaine.Abonnement: | an 82.00 6 mois 01.25 Le auméto 20.05 Directeur: L-de-G.Fortin.Décès à Rimouski de M.Jean-Baptiste Côté.M.Jean-Baptiste Côté, écrivain et procureur de brevets à Rimouski, est\u2019 é vendredi le 12 août, à l\u2019âge de 68 ans.Sa disparition amèrement regrettée par tous ses concitoyens qui l'avaient en haute estime.Né à l\u2019Isle-Verte, M.Côté partit pour le Manitoba à l\u2018âge de 22 ans.Il enseigna à St-Boniface.Il revint au pays cing ans plus tard pour épouser Anna Albert, de St-Éloi et retourna ensuite en Alberta, où il fut un des fondateurs de la paroisse de Légal et y exerça les fonctions de maître de poste, juge de paix, et notaire public.Après quatre années passées à Montmartre, Saskatchewan, en qualité de commerçant, il partit pour les Etats- Unis, où il demeura jusqu'en 1929.C'est alors qu'il vint s'établir à Rimouski, où il fut successivement gérant de magasin, courtier en assurances, secrétaire au bureau des agronomes et procureur de brevets.Il consacra tous ses loisirs à lire et à écrire.Auteur d\u2019un livre intitulé \u201cOriginaux et aventuriers >, il avait un deuxième travail en préparation quand la mort le surprit.Il fut un des fondateurs de \u201cL'Echo du Bas St-Laurent et en garda la direction pendant dix ans.Depuis il collaborait régulièrement à nombre de journaux et revues.N.d.lL.R.:\u2014Nous avons connu M.J.-B.Côté, il y a un peu moins de 20 ans, alors que plusieurs activités (nationales, journalistiques et autres) nous eurent permis de rencontrer cet homme remarquablement doué et informé sur quantité de choses.Bilingue consommé du fait de son séjour parmi des Populations anglophones, il avait en outre appris l\u2019allemand au contact d'immigrés, les uns très cultivés, venus s'établir au Canada, dès les débuts de l\u2019ouest, \u2014peut-être même des espions, car plusieurs sont disparus à jamais, lors de la guerre de 1914.Son expérience pratique de trois langues vivantes en avait fait un philologue plutôt intéressant, chez-nous.Il connaissait l\u2019oeust canadien et américain sur le bout de ses doigts; et les longues années qu'il y avait vécu, ainsi que son expérience pratique de la vie en ces régions nouvelles et peuplés d'aventuriers assez originaux, en avaient fait un philosophe des hommes et des événements.Il avait un faible pour la géographie; et que de fois, dans sa bibliothèque bien garnie, ne nous a-t- il pas entreténu de ces sujets d'histoire et de géographie humaine qui le passionnaient?Il était un chrétien sincère et un patriote déterminé.Lorsque vers 1929, il vit ses nombreux enfants grandir et qu\u2019il entrevit la dispersion de sa famille dans le grand tout américain, (il était alors établi sur la côte du Pacifique).il vendit ses propriétés et s\u2019en revint au Canada, avec ses onze enfants.C'était en somme, à l'âge de cinquante ans, risquer le tout pour le tout, afin de conserver à sa famille les traditions religieuses et nationales.C'est très beau.Son livre \u201cOriginaux et Aventuriers\u201d fut un succès, tant en ce qui regarde la critique littéraire que la vente en librairie, Nous pouvons témoigner que ses \u2018Originaux et Aventuriers\u201d ne contiennent qu\u2019un partie de ses contes, au choix desquels nous avons eu la responsabilité de procéder, avant l'impression de cet ouvrage à nos propres ateliers, Ecrivant d'une plume alerte et enjouée, excellent humoriste à l\u2019occasion, Jean-Baptiste Côté a été, suivant la critique, un des rares auteurs canadiens qui ont mis du sourire dans leurs livres.Ce n\u2019est pas un mince mérite dans une littérature jeune \u2014 si jeune qu\u2019on dit même qu\u2019elle n'existe pas! \u2014 et qui est d\u2019un sérieux à éloigner \u2026hélas, tous les lecteurs qu\u2019elle n'a pas, pour son malheur et le nôtre.Travailleur acharné, très informé d'une foule de choses, Jean-Baptiste Côté a fait sa trouée par lui-même dans la vie, et il a réussi à laisser un nom honorable dans le journalisme et ln litté« rature de chez-nous.Il a été excellent père de famille et un citoyen en vue, La \u201cGazette des Campagnes\u201d, dont il a été le collaborateur à l'occasion, dépose sur sa tombe l'hommage de son respect, et prie Madame Côté et sa famille d'accepter ses plus vives condoléances, L GF 25 août 1949 GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamouraske).8 La dispute Tito-Staline.Les communistes ont tellement l'habitude des gros mots, et des mystifications diplomatiques que nous avons résisté longtemps à croire que la querelle Tito-Staline pouvait être autre chose que de la poudre aux yeux jetée aux yeux des alliés pour obtenir des emprunts, pénétrer certains secrets, et finalement les berner une fois de plus.Nous avons même écrit que lorsque Staline sera fatigué de Tito, et qu'il nuira plus à Moscou qu\u2019il ne l'aidera, il aura tôt fait de s\u2019en débarrasser.Des portes-paroleg de Moscou viennent de demander sa tête, ce qui n'est déjà pas mal.(façon de parler seulement).Mais il ne faut pas pour cela absoudre le maréchal Tito qui a encore Mgr Stepinac sur la conscience, et qui, s'il n\u2019est pas complice de Staline, ne saurait guère être mieux qu'un rival en communisme, en même communisme.On semble favoriser Tito un peu trop généreusement, croyons-nous, même si les communistes allemands viennent de lui donner officiellement leur appui.Ca fait dé- ja pas mal d\u2019appuis a Tito.\u2026qQui n\u2019est pas encore occis par Moscou.L.G.F.Trois nominations importantes.L\u2019honorable Joseph Jean, député de Montréal et Solliciteur Général du Canada, vient d'être nommé Juge de la Cour Supérieure à Montréal.L'honorable Jean est né à St-Philippe-de-Néri,- a fait ses études classiques au Collège de Sainte-Anne, et ses études légales à Laval.Il a toujours pratiqué le droit à Montréal où il a remporté les succès que l\u2019on sait, Il est le frère du Notaire Ph.Jean, de Québec, et de M.l\u2019abbé F.-X., Jean, ptre, Doyen de la Faculté d'Agriculture de Laval.Me Eugène Marquis, député de Kamouraska aux Communes depuis 1945, vient d'être nommé Juge de la Cour Supérieure, à Québec.L'honorable Juge Marquis est natif de St-Alexandre de Kamouraska, a étudié au Collège de Sainte-Anne, et a fait ses études légales à Laval.Il a toujours pratiqué le droit à Québec, où il a formé une étude importante.Une autre nomination, susceptible de ne pas laisser les citoyens de Kamouraska indifférents, est celle de l\u2019Honorable Hugues Lapointe dans le Ministère Fédéral; ce dernier est le fils de feu I'Honorable Ernest Lapointe, de regrettée mémoire, plusieurs années député de Kamouraska aux Communes, Les Honorables Juges Jean et Marquis ont tous deux conquis par leur travail acharné et leurs qualités personnellés la haute place qu\u2019ils occupent dans la société canadienne.L'Honorable Hugues Lapointe est bien un peu aussi l\u2019un des nôtres, étant né, si nous ne nous abusons pas, à la Rivière-du-Loup, où son père pratiquait le droit.Venu à la politique, après la mort de son célèbre père, il est comme les deux précédente le fils de ses propres oeuvres.A ces hommees de chez-nous, nous offrons l'hommage de notre respect.LG.F Nos réserves d'eau.Depuis quelques jours, les autorités compétentes recommandent aux citoyens de n\u2019utiliser l\u2019eau ue pour les fins les plus essentielles, car la sécheresse prolongée a diminué grandement le rendement des sources qui alimentent les réservoirs.Il reste toujours la réserve du Lac Bourgelas; mais il est sage de la ménager, elle aussi.se rappelle qu'il y a un mois, lors de l'incendie du hangar du Collège, on a dû puiser largement sur les réserves des citernes | Or, depuis ce temps-là, la sécheresse a battu son plein et il n'est pas venu de pluie capable de nous assurer pleine sécurité.On a cru, un instant, mardi, que nous aurions de la pluie, à cause du vent, de l\u2019humidité de l'air et de la température élevée.Tout cela s\u2019est matérialisée en une légère ondée, | Les feuilles des ands arbres sèchent, les champs sont jaunis, et les jardinages littéralement cuits, sauf aux endroits particulièrement bien servis par la nature.Soirée des Artisans \u2014 \u2019 \u201cLe Jeu de CELUI qui fut le PRECURSEUR\u201d Dimanche soir, la Société des Artisans donnait une séance dramatique et musicale, dans l\u2019amphithéâtre du Collège.Elle offrait, en deuxième représentation \u201cLe Jeu de celui qui fut le Précurseur\u2019\u2019, suite de tableaux évangéliques dus à la plume et à l'initiative de M.Albert Alarie, Ph.D., professeur à l'Ecole d'Agriculture.Dès le début de la veillée, M.Ls-de-G.Fortin, maître de cérémonies, fit une esquisse des évènements qui eurent leur conclusion dans la venue de saint Jean-Baptiste, et du Maître, Jésus.Il donna les grandes dates de l'histoire Sainte, et décrivit sommairement la grandeur et les misères du peuple qui devait recevoir, après l'avoir tant attendue, la promesse.M.l'abbé Armand Dubé aumônter de la Société des Artisans, dit quelques mots de celle-ci, puis il explique les six tableaux qui vont suivre; (car ce genre de représentation théâtrale à la mode mo- yenne-âgeuse sruprend toujours un peu nos esprits modernes).Pis défilent les tableaux: \u201cLa Prophétie à Zacharie\u201d; \u201cla naissance\u2019; \u201cLe prédicateur\u201d; \u201cle bap- Nous avons déjà publié une critique de cette représentation, et nous n\u2019y reviendrons pas, sauf pour, dire que nous corroborons \u2018tout ce qui en a été écrit, au lendemain du 24 juin Lecteur, M.Bertrand Forest; L'ange Gabriel, Mlle M.-Rose Morad; Zacharie, M.Roger Paquin;Elisabeth, Mme Blanche Vézina-Dumais; Jean-Baptiste, Albert Alarie; Jésus, Léonard Dubé; Hérode, Fernand Pauzé; Herodiade, Mlle Ghislaine Belzile; Salomé, Mlle Miguelle Lizotte: hommes d'armes: Robert Pelletier, Richard Gosselin, Paul Maurais et Robert Thériault; publicains: L.Marcoux, P.-E.Hudon, Chs-Aug.Langlois, Joseph Gosselin, A.Lizotte.Invités au festin et figurantes;Miles Muriel Couillard et M.-Louise Timmons.Du côté de la mise en scène, il faut signaler la part considérable de mérite qui revient au Collège; ce dernier avait mis à la disposition des acteurs non seulement la spacieuse scène et ses décors, mais aussi tout les jeux de lumière et les appareils sonores.Un finissant de 1949, M.Rhaoul Hunter, vint de St-Cyrille de l'Islet, pour maquiller les figurants.M.l'abbé Clément Leclerc était personnellement au contrôle des rhéostats et commandes, tandis que M.l'abbé Alphonse Fortin, surveillait l\u2019amplificateur qui diffusait la musique d'ambiance: £ celle-ci empruntée aux discothèques bien garnies de C.H.G.B., de quelques prêtres du collège, et de particuliers du village.tiste\u201d; \u201cle martyre \u2019; et \u201cle patron\u201d.Cette représentation a eu son mérite, non seulement dans l'intérêt historique et artistique qu\u2019elle a suscitée, mais aussi dans la démonstration qu\u2019à- vec de la coopération, il est possible de réaliser ici des représentations absolument remarquables.Les ressources dramatiques et musicales ne manquent pas\u2026 Qu'est-ce donc qui manque?La police de la mer Un véritable nid de pirates que cette île balayée par les tempêtes océaniques dans une région horriblement brumeuse, .Une couronne de sable autour d\u2019un lac, une ligne grise sans relief, un sol sans arbres, qui s'enfonce petit à petit sous les flots et se transforme en longues battures pleines de récifs au milieu de courants variables.Une île, ça?C'est plutôt la nature qui se déguise en braconnier pour tendre un piège, pour tendre mille et mille pièges aux marins! 11 était donc tout naturel que des corsaires s'y établissent! Et quand les navires à fleur d'eau, pas d'eux-mêmes contre les roches à fleur d\u2019eau, on les y attircit par des feux sur la grève, d'où plus de deux cents naufrages connus! Mais à combien se chiffrent-ils au total?On le saura sans doute jamais.Reste que dang l'argot de la mer, l'Île de Sable au large de la Nouvelle-Ecos- se, se dit Cimetière de l'Atlantique.Ah! mais c'était autrefois tout cela, puisque le repaire de jadis es.maintenant devenu un poste avancé de la navigation canadienne.Un phare qui brille dans la nuit une sirène qui mugit dans la brume, une TSF qui porte au loin ses messages, ont remplaçé les feux des pirates.Un phare varmi tant d'autres perchés comme des nids d'aigle à Pointe d Amour, à Cap Brûlé, à Cap Gaspé, à Cap Desrosiers ou ailleurs sur la longue route maritime qui sépare Montréal (le plus important port intérieur au monde) de Terreneuve et la mer.Ainsi.chaque printemps, les équipages de treize navires de la flotte canadienne ravitaillent ces postes, ancrent plus de 8,000 bouées que l'on enlèvera à l'automne avant que les glaces ne s'en chargent, veillent à l\u2019entretien de celles-ci, voient à ce qu\u2019elles fonctionnent selon l'horaire: bref, ils ont charge de la voirie de la mer, tout le long du Saint-Laurent et du Golfe.Du printemps à l'automne, sans cesse sur le qui-vive, sans cesse à l\u2019action! Mais aussi l\u2019hiver, alors que les glaces obstruent le chenal.Non pas évidemment que la route soit ouverte pendant douze mois jusquà Montréal, mais en empéchant la glace de bloquer devant Québec, par exemple, on permet à la navigation d'ouvrir de plus bonne heure, au printemps.* Un métier dur: un métier d'homme! Voyons plutôt le Saurel qui termine précisement une mission périlleuse, On met le cap sur Québec: \u201cEn route vers le foyer!\u201d On chante; on fête à bord; c'est la joie; c'est la fin du voyage.Puis, tout à coup.le crépitement de la TSF: \u2014 \"Ici, Pointe d'Amour.Ici, Pointe d'Amour.Message pour Sawurel.Dirigez-vous vers écueil Ste-Marie.50\" 10\" nord par 50 9\" ouest.Ramassez bouée de brume brisée par tempète.4 la dérive, sud par est.à travers chenat- -.Finie la féte.\u201cAu travail, les gars! Chacun a son poste!\u201d Ainsi l\u2019exige notre commerce international.Sous le titre Tour du Guet, les cinéastes de l'Office national du film ont réalisé un documentaire sur la route maritime du Saint-Laurent.Montés sur le Saurel, ils ont pris part à lune de ces longues excursions où chaque jour est une aventure nouvelle et qu\u2019ils nous racontent au- jourd'hui en images parlées dans un film de la série En Avant Canada.Trois de Québec = Les principaux animateurs de l\u2019émission \u2018TROIS de QUEB \u201d diffusée par le réseau Français de Radio-Canada, le samedi soir, de 8h.30 à 9 heures, sont (de gauche à droite): Paul Le Gendre, réali- Savary, romanciers.sateur, Roger Lemelin, André Giroux et Charlotte La formule impose à chacun des auteurs d'écrire un conte sur l'un des grands sujets qui ont retenu l'attention de tous les moralistes.mais ils le traitent en romanciers et ils nous en offrent une illustration vivante par la création de personnages et l'évocation d\u2019un milieu.Tous en s\u2019inspirant d\u2019un thème unique, (l'amitié, la confiance, la fidélité.ete).Charlotte Savary.André Giroux et Roger Lemelin nous racontent chaque samedi soir une histoire comique ou tragique au dénouement inattendu, GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, (Kamouraska).25 août 1949 A la Société Historique de Kamouraska.(Chanoine Victor Tremblay à Ste-Anne- de-la-Pocatière, 20 avril 1949.) Causerie donnée par M.le Chanoine Victor Tremblay, président de lh: Société Historique du Saguenay, au Coilège de Sainte-Anne-de-la-Poca- tière, le 20 avril 1949.J'ai plus d'une raison de me sentir heureux d'être ici ce soir; mais la principale, celle qui motive ma présence, c\u2019est de saluer la naissance de la Société Hist.de Kamouraska et de répondre à la demande qu'elle m\u2019a faite de vous dire l\u2019importance de son oeuvre et la manière dont vous pouvez y collaborer pour lui faire donner tout le rendement qu'on a le dicit d'en attendre.\u20141\u2014 L'utilité d'une société d'histoire régionale peut échapper à plusieurs.Ce n'est pas une chose d'une nécessité absolue, et on est généralement accoutumé de s\u2019en passer.Il y a beaucoup de choses comme cela, dont on est porté à mésestimer la valeur parce qu\u2019on a vécu sans les avoir.C\u2019est le cas de l'instruction, des études; notre malheureux pays a connu des générations d'illettrés à la suite de la conquête par l'Angleterre; mais il faut voir ce que cela a coûté et coûte encore aux destinées de notre peuple.C'est le cas de la science agricole; vous savez, vous.ce qui manque à ceux qui travaillent le sol sans le connaître, qui conduisent une exploitation agricole sans en contrôler les éléments, et qui recommencent sans cesse à leurs risques et dépens des expériences faites avant eux ou à côté d'eux.C\u2019est le cas de la coopération: cette technique de l'entr\u2019aide, de l'effort en commun,qui résout tant de problèmes que l\u2019individualisme regarde comme insolubles, et qui soulage de tant de misères.et évite tant d'échecs auxquels on a l'habitude de se résigner.L'utilité d'une société d'histoire régionale se mesure à l'importance du bien qu'elle peut faire, des services qu'elle peut rendre, de la lacune qui est comblée par l'oeuvre qu'elle réalise.Cette utilité ne frappe pas tout le monde parce que tout le monde ne se rend pas compte de l'importance de l'histoire.Le fait est que beaucoup de gens considèrent l'histoire comme une chose de fantaisie, dont on s'occupe par goût particulier ou comme honnête passe-temps.Ce serait déjà quelque chose d'être un passe- temps honnête Mais ce serait grand dommage si elle n'était que cela.Elle peut rendre de plus grands services que celdi de distraire.Savez-vous que l'électricité n'a été qu'un amusement pendant plus de 2000 ans?Depuis l'époque de Platon.quatre siècles avant Jésus- Christ, on s'est amusé avec les phénomènes électriques, produits par une peau de chat, de la laine, des cuisses de grenouille, de l\u2019ambre, etc.Des hommes ont fini par se pencher sur ce problème, par l'étudier méthodiquement, et, depuis que Gramme a inventé les dynamos, l'électricité a acquis une utilité que personne ne songe à discuter.I y a tout de même à peine un siècle qu'on se rend compte de cette utilité.La connaissance de l'histoire est une de ces choses qt on s'attarde trop longtemps à négliger.L'effet est à notre détriment; en certains domaines il à les proportions d'un désastre.Par exemple dans la politique.Que d'erreurs monumentales et de recommencements injustifiés ont à leur compte les braves gens qui ont à conduire les pays.à commencer par le nôtre! Erreurs et recommencements qui auraient pu être évités si on avait bien connu les faits du passé.C'est difficile de garder toujours la bonne direction quand on ne sait pas d'où on vient; c'est difficile d'éviter les écueils quand ils n'ont pas été localisés auparavant ou qu'on n\u2019a pas soi-même la carte qui les indique; c'est difficile de continuer une oeuvre quand on ne sait pas pourquoi et dans quelles conditions elle a été entreprise.Telle est la situation dans laquelle manoeuvrent ceux qui ont en mains les destinées du pays et qui ne connaissent pas suffisamment le passé.Au Canada, cette ignorance da l'histoire devient un problème national.Chez l'élément anglais, on n\u2019enseigne pratiquement que ce qui s'est passé depuis la conquête, on ne comprend pas la présence et les exigences de ce peuple de langue fran- caise qui s\u2019entêt» à rester français et à ne pas s'en aller.Nos compatriotes de langue anglaise pour un grand nombre ont l'impression que nous sommes des traitres au pays parce que nous ne nous transformons pas en Canadiens de leur es- pice.Parce qu\u2019ils ignorent que nous sommes canadiens avant eux et vlus qu'eux, que nous avons découvert, colonisé et civilisé ce pays a vant qu'ils viennent s\u2019y installer; Jarce qu\u2019ils ignorent cela, ils sont incapables comprendre que nos revendications sont des droits et non pas des capricees, et ils maintiennent à notre égard une attitude offensante, une façon d'agir qui est souvent injuste et toujours nuisible à l\u2019unité nationale des Canadiens.Et chez-nous, l'élément français, le manque de connaisance suffisante de notre histoire a des conséquences plus graves encore, Notre peuple est privé d'orientation de la part de ses chefs qui en beaucoup de choses le dirigent au hasard, sans but déterminé; il est privé lui-même du meilleur moyen de prendre conscience de ce qu\u2019il est, de sa valeur, de sa mission; il n\u2019a pas ce qu\u2019il faut pour nourrir les convictions nationales qui font les hommes et pour cultiver la fierté qui protège contre l'assimilation et la déchéance.C\u2019est un fait que nous n'avons pas beaucoup d'hommes et que notre peuple est facilement prêt à imiter, à suivre, au lieu de transformer son voisinage et de s'imposer aux autres.Un Anglais qui n'est pas le premier venu, le directeur de l'édition anglaise des Annales de Sainte-Anne, me posait une fois cette question: \u201cPouvez-vous m'expliquer comment il se fait que les Canadiens-français sont si peu fiers d\u2019eux- mêmes et si insouciants de leur histoire?.Nous, Anglais, l\u2019histoire de notre pays nous inspire un sentiment de fierté qui fait dresser la tête.Sans doute nous y trouvons des taches humiliantes, des faits infiniment regrettables; mais nous y trouvons assez de grandes choses pour nous convaincre de notre haute valeur; la place que notre nation s'est faite dans l'univers exalte cette conviction à Ce point que, si nous n'y prenons pas garde, nous sommes déplaisants pour les autres.Si nous avions un passé comme le vôtre: une histoire tissée d'héroïsme et de sainteté! nous serions gonflés d'orgueil.\u2026\u201d Je n'ai pu que répondre: \u201cNotre histoire est admirable mais elle est ignorée; insoupgonnée par la masse, à peine connue par l'élite; elle produirait chez-nous son effet stimulant si elle était mieux enseignée.\u201d : Ces observations d'un étranger font entrevoir ce que nous perdons à trop ignorer notre histoire.\u2018Tout le monde connaît le mot cruel de Lord Durham: \u201cLes Canadiens ont un peuple sans histoire\u2019\u2019 et la conséquence qu'il en déduit: la possibilité de notre assimiliation par l'élément anglais.Il savait, ce politicien habile et studieux, qu'un peuple qui n\u2019a pas d'histoire \u2014 c'est-a- dire qui ignore son passé \u2014 on peut venir à bout de cela, on peut l\u2019assimiler.Il s\u2019est trompé, heureusement; mais rappelons-nous que pendant que sa plume écrivait notre sentence de mort, celle de François-Xavier Garneau écrivait notre histoire, ce qui amenait une autre conclusion.L'histoire.c'est l'expérience de la vie faite par les autres; on a bien tort de n\u2019en pas profiter et si on était conscient des risques qu'on prend en la négligeant, on serait parfois criminel.Le mot est dur; il est juste pourtant et je ne songe pas à l\u2019atténuer; je le restroms seulement dans son application à ceux que cela concerne.x x X Mais l'histoire est une science; elle exige l'étude, et cette étude est un travail trcp considérable pour que chacun puisse l\u2019entreprendre.Il en faut qui l'étudient pour l'apprendre aux autres.Et si on veut des résultats pratiques, cette étude doit être méthodique et organisée.Comme pour les grandes entreprises qui dépassent les moyens de l'individu, il faut un groupement des efforts: une société, en affaires, une compagnie.Il le faut aussi pour assurer la continuité de l'oeuvre: les individus disparaissent, \u2014 et pas seulement par la mort \u2014 , une société peut durer quand même et maintenir l'oeuvre.Celle-ci offre en plus l\u2019avantage d'apporter une activité plus étendus et une plus grande variété de talents, d'aptitudes, de moyens d'action.En formant une société, on crée donc une oeuvre solide, permanente, et qui donne droit d'escompter du rendement.Je crois que vous seriez heureux de voir s'installer chez-vous une iudustrie nouvelle qui mettrait à profit des ressources jusqu'ici improductives; vous applaudiriez à l'établissement d'une institution qui vo1s apporterait des services dont vous n'avez pas encore joui \u2014 comme vous approuves après coup la création de votre collège, faite autrefois, et celle plus récente de votre école d'agriculture.C'est dans cet esprit que vous devez saluer la fondation de votre Société Historique, qui va exploiter à votre profit un capital merveilleux, dont jusqu\u2019à présent on a tiré trop peu: votre histoire, votre passé à vous, ce passé que vous avez le devoir de faire fructifier pour préparer un meilleur avenir.L'histoire ne s'invente pas; elle doit réfléter exactoment ce qui s\u2019est passé, autrement, elle serait menteuse et nuisible.Elle vaut ce que vaut la documentation qui l\u2019alimente.lo\u2014L'oeuvre première de votre société historique est de ramasser et de conserver tout ce qui peut fournir des renseignements pour l'histoire: documents, souvenirs, informations de toute sorte, photographies, journaux, publications \u2014 même les annonces ont une valeur documentaire.Des choses très précieuses pour l'histoire: papiers de famille, correspondance.toutes les choses faites sans calcul et sans fard: de la vérité.Choses doublement intéressantes à conserver, parce qu'elles ne se dépensent pas: servant sans se diminuer (pas comme le chocolat ou le cigare).Bien que cette région soit beaucoup plus ancienne que notre pays du Saguenay pour ce qui concerne leg établissements, il y a lieu.je crois, de recueillir aussi les souvenirs personnels des vieillards et les faits transmis par la tradition.Négliger cette source serait grandement réduire l'exploitation de votre capital historique.Pour vous en convaincre, il suffit de porter votre attention sur ceci: de la vie et de l'activité de chacun de vous, quelle est la proportion qui est rapporté quelque part dans les écrits?Voyez ce qui manque à l'histoire quand elle n\u2019a que les documents, pour qu'elle puisse rendre compte exactement des faits, de leur caractère, des leçons d'expérience qu'ils comportent.La consultation des vieillards et des traditions comble en partie cette lacune, et de façon heureuse; car elle apporte du vécu, du détail qui traduit la vie réelle, deg jalons précieux pour comprendre les faits qui sont simplement constatés par la documentation.Sans doute, le rapport d'un ancien nest pas le dernier mot de l'histoire.mais c\u2019est un incomparable premier mot et c'est la clef de beaucoup de choses.Et dans un pays jeune comme le nôtre, où nous assistons à la création de tant de choses, il'y a un avantage immense à recueillir le rapport des témoins et des acteurs de ce qui s\u2019édifie partout.Ajoutons que c\u2019est là que se révèle le type humain de chez-nous, notre vrai peuple, dont l\u2019histoire n'a jamais été faite et a pourtant plus d'importance que celle de beaucoup de manoeuvres politiques ou celle des tremblements de terre.2o\u2014Votre Société va classer la documentation qu'elle conserve.C'est déjà beaucoup de sauver de la destruction ou de tirer de l'oubli tant de renseignements sur le passé de votre région; mais en en faisant une classification méthodique et complète, on va en doubler l\u2019utilité pratique, on va permettre de tirer profit de chaque détail de ce riche capital, Crest un travail énorme, qui demande beaucoup de compétence, de temps et de patience.mais qui est doublement intéressant par le fait qu\u2019on le fait une fois pour toute et pour tous et que la matière est permanente, \u2014 On ne mange qu\u2019une fois le chocolat, on ne brûle pas deux fois le mé- me cigare\u2026Les documents et les livres, quand vous avez utilisé leur contenu, le gardent tout entier pour le bénéfice des autres.3o\u2014a) Cette richesse accumulée, votre Société historique va l\u2019exploiter au bénéfice de tous: les particuliers et la collectivité.Chez-nous, actuellement, nous donnons en moyerine deux consultations par jour.De plus en plus le public s\u2019habitue à venir chez-nous tout droit pour les renseignements dont on a besoin.Les gens commencent à se rendre compte de l\u2019avantage d'avoir un dépôt d'archives où tout est conservé et immédiatement trouvé quand on en a besoin; bientôt ils constateront l'économie de temps et d'argent que comporte un service organisé où, au lieu de faire recommencer le même travail par tous les particuliers qui ont besoin d'un renseignement, il est fait une fois pour tous et fait à point comme il doit l'être.\u2014b) Le plus grand et le plus constant des services que va rendre votre Société historique, celui dont tout le monde va bénéficier, sans s'en douter peut-être, et qui, insensiblement, va agir en profondeur sur la population de votre région, c\u2019est de développer les sentiments qui font la force d\u2019un peuple: l'attachement au pays et a ses institutions, l\u2019union des esprits et des coeurs, l\u2019idéal de poursuivre et de perfectionner l'oeuvre des générations qui ont précédé.1\u2014La connaissance du vassé, surtout de ce passé dont les traces et les résultats nous touchent de près, est le plus puissant des moyens pour attacher au pays où l'on vit.Comment voulez-vous qu'on aime ce qu'on ne connaît pas?Quand, au contraire, les lieux que nous habitons, les gens que nous rencontrons, les choses qui sont associées à notre vie, ont une histoire qui nous les rendent intéressants, cela nous parle au coeur et nous attache irrésistiblement.Le viel habitant, à qui chaque motte de terre, chaque arbre, chaque coin de bâtisse, chaque , rappelle des souvenirs ne peut pas faire autrement qu'être attaché à son bien.Les choses qu'on connaît intimement ont \u201cune Ame qui s'attache à notre âme et la force d'aimer\u201d.Le phénomène est bien illustré dans cette page de Éivard qu'on aime à redire: \u201cLa patrie, c'est ça\u201d.(à suivre) 25 août 1949 GAZETTE des CAMPAGNES Sainte-Anne, (Kamouraska).5 Le coin des Curieux! = Un enfant à toutes les 39 secondes.D'après l'O.N.U., \u201cil naît un enfant toutes les 39 secondes\u201d.Chaque nouveau-né pèse six livres, et son coeur bat à 140 à la minute.Un bébé, après une semaine, pleure 113 minutes par jour.Il fait son premier sourire (l'O.N.U.dit inélé- gamment sa première \u2018\u2018grimace\u2019.) & quatre semaines; prononce son premier \u201ca\u201d quinze jours plus tard.; distingue les couleurs à trois mois; rit à quatre mois; s\u2019assied à six, marche à quatre pattes à dix, et debout à onze mois.Il ya 105 garçons pour 100 filles; mais les messieurs vivent moins vieux (58 ans en moyenne) que ces dames qui atteignent 64 années, d'où le fait assez curieux que \u2014les guerres aidant\u2014 il y ait plus de femmes vivantes que d'hommes.L'O.N.U., c\u2019est \u2018quelqu'un\u2019, comme dirait Gribouille.Mieux que les lampes de radio.On sait que plus l\u2019industrie des lampes d'éclairage ou de radio se perfectionne, et moins les lampes durent longtemps.Sans cela, où serait le bénéfice?On révèle qu\u2019une invention \u201cle Transitor\u201d, dû à des recherches de la Bell Telephone des Etats- \u201cUnis remplace efficacement ces dernières.C\u2019est une capsule métallique renfermant un cristal et deux chercheurs, mais n'étant pas pompée à vide comme les lampes de radio.Le transitor travaille instantanément, et ne consomme que le dixième d\u2019une lampe-éclair de poche.Il amplifie 100 fois.Il est tout indiqué alors pour les émetteurs-récep- teurs de petit format.On a déjà construit un récepteur sans lampe au- -cune, seulement avec des transitors.Ca fait au moins dix fois qu\u2019on invente des radios sans lampes.Mais, comme \u201cils nécessitent toujours de nouvelles recherches de laboratoire\u201d, on n'en voit jamais sur le marché.On n\u2019en verra pas de sitôt, non plus.Il faudrait être surpris de voir les manufacturiers de lampes se suicider pour donner place au transitor\u2026 On n'en est pas rendu à ce point de perfection humaine, Découvertes d'antiques souvenirs chrétiens.Nagasaki (SCNM).\u2014 Grâce à l'initiative d'un professeur non chrétien de Hirado, spécialisé dans l\u2019histoire du Christianisme au Japon, des souvenirs chrétiens vieux de plus de 3 siècles viennent d'être découverts dans l'île de Ikitsuki, au sur du Japon.\u2018Plus de 12,000 habitants de cette ile sont des \u201cHanare\u201d ou \u2018\u2018Séparés\u201d.On appelle de ce nom les chrétiens qui, en 1865, refusérent de reconnaitre les missionnaires, lorsque ceux-ci, revenus depuis peu au Japon, découvrirent 4 Nagasaki les descendants des catholiques du 17ème siècle, qui malgré deux siècles et demi de persécution et l'ab- gence de tout prétre, étaient demeurés fidéles a eur foi.Ayant appris qu'une famille de \u201cSéparés\u201d possédait une petite boîte qui n'avait jamais été ouverte depuis l'époque des persécutions, le professeur de Hirado parvint à persuader ses détenteurs de l\u2019ouvrir à l'occasion du 4ème centenaire de l\u2019arrivée de saint François Xavier au Japon, Dans la boîte on découvrit une statuette de bronze de la Vierge, un chapelet avec une médaille portant l\u2019inscription, \u201cBenedictum sit Sanctissimum Sacramentum (Béni soit le Très Saint Sacrement), un cru- a et une seconde médaille portant le millésime On peut espérer que l'inscription concernant le Saint Sacrement fera comprendre aux \u201cSéparés\u201d, privés aujourd\u2019hui de l'Eucharistie, que leur foi n'est pas celle pour laquelle leurs pères ont jadis tant souffert.La date de 1630 est également intéressante au point de vue historique.Elle démontre, en effet, de façon irrécusable que, malgré la fermeture du Japon aux Missionnaires étran- ers, depuis 1613, certains apôtres, dont on ignore sort, n'hésitèrent pas, même après 1630 à pénétrer secrètement et au péril de leur vie dans \u201cI'Tle interdite\u201d.N'attendez pas! Il est plus facile de triompher d\u2019un grand nombre des ennemis mortels de l'humanité quand lon s'aperçoit de leur présence dès le début et que l'on peut se prémunir contre eux avant qu\u2019ils se soient établis fermement.C'est souvent vrai du cancer et de la tuberculose.Le dépistage et le traitement précoces de ces affections améliorent énormément les chances de guérison complète.Ne vous laissez pas dominer par la crainte.Si vous avez des doutes, consultez immédiatement un médecin.Cette précaution peut vous sauver la vie.Soyez prévoyants! Les dentistes nous disent que le meilleur moyen d\u2019avoir les dents saines, c'est de toujours prévenir la carie dentaire.Pour cela, il n'y a rien de mieux à faire que de visiter le dentiste régulièrement: deux fois par an, c\u2019est raisonnable.Le dentiste soignera vos cavités avant qu\u2019elles soient trop grandes et vous épargnera des souffrances pour l'avenir.C'est une bonne habitude que de se brosser les dents, mais cela ne suffit pas à prévenir la carie dentaire, La grande fête du Mérite Agricole à l\u2019Exposition La fête du Mérite Agricole, qui aura lieu cette année le mercredi 7 septembre, à l'Exposition Provinciale de Québec, est d'un intérêt spécial pour les classes rurales de la province.Chaque année, à cette occasion, le Parc de l'Exposition voit une affluence d'intéressés en provenance de toutes les régions du Québec, Le concours du Mérite Agricole, le soixantième qui se tient depuis la fondation de l'Ordre de la Noblesse rurale par feu Honoré Mercier, se tient cette année dans la cinquième région du Québec.Cette région s'étend de I'Abitibi aux Iles de la Madeleine en passant par le Lac St- Jean le Saguenay et la péninsule de Gaspé.Cette année, sur 86 concurrents inscrits aux diverses sections du concours, 15 aspirent à la Médaille d'Or et à l'honneur tant convoité du titre de Commandeur du Mérite Agricole, Qui sortira vainqueur de l'épreuve?Cest le secret que dévoilera l'honorable ministre de I'Agriculture lors des Fêtes du Mérite Agricole, à l\u2019Exposition Provinciale, le 7 septembre.Il y aura des commendeurs, des officiers et des chevaliers.Le Mérite Agricole marquera donc le triomphe de l'Agriculture, et nous donnons ci-après, les grandes lignes du programme qui a été élaboré pour cette circonstance.De 9 heures à 2 heures, Inscription des lauréats au bureau du Mérite Agricole.De 9 à 4 heures: Visite de l'Exposition par les lauréats, anciens et nouveaux, accompagnés de leurs agronomes.A 4 heures: Distribubution des décorations aux nouveaux commandeurs, officiers et chevaliers, sous la présidence du ministre de l'Agriculture.Discours de bienvenue de l'honorable ministre de l'Agriculture.Allocution par les autorités civiles et religieuses.Lecture du palmarès (cultivateurs) et distribution des médailles et prix.Allocution par l'honorable ministre de la Conolnisation.Lecture du palmarès (colons) et distribution des médailles et prix.A 6 heures et demie: Banquet en I'honneur des lauréats, au Palais Central.Chants du terroir.Santé des nouveaux commandeurs, officiers et chevaliers de l'Ordre du Mérite Agricole par l'honorable ministre de l'Agriculture.Réponse de quelques décorés.Discours de quelques invités d'honneur.Le Mérite Agricole sera donc le \u201cgrand jour\u201d de la classe rurale, marquant le triomphe de l\u2019Agriculture et une journée exceptionnellement attrayante pour les visiteurs de l'Exposition Provinciale.L'Exposition, comme on le sait, s'ouvrira le 2 septembre, et demeurera en pleine activité jusqu\u2019au 11 septembre, inclusivement.Des taux réduits seront en vigueur pour le public voyageur sur tous les chemins de fer de la province, pour toute la période de l'Exposition.Concert de \u201cLa Faluche\u201d Dans la journéee même où devait se donner le concert de \u201cLa Faluche\u201d n'était parvenue des succès remportés dans les maritimes, et dans quelques villes du Bas-St-Laurent.Cela se comprend, parce que la troupe donne ses performances quotidiennes dans une région où il n\u2019y a que des journaux hebdomadaires, dont aucun n'est parvenu depuis le début de la tournée.Le midi, du 2p, cependant, une lettre reçue de Rimouski nous disait: \u201cNe manquez pas d'aller voir et entendre \u201cLa Faluche\u201d.Cela vaut la peine.Ici on a eu (.) personnes.S'ils revenaient, on remplirait la salle.\u201d Aussitôt C.H.G.B, redoubla les annonces, et un haut-parleur alla diffuser la bonne nouvelle dans les paroisses environnantes.Ainsi, le soir, il y avait au Collège un auditoire convenablement nombreux, formé d'auditeurs locaux et des paroisses voisines, Dès les premiers instanta de la représentation, on se trouvait en plein nouveau, en inattendu.Et l'on sentit qu\u2019il y aurait le souffle voulu pour que ça dure jusqu'à la fin.La performance de \u201cLa Faluche\u201d fut aussi instructive que captivante, car le directeur, M.Louis Liébard, est non seulement un musicien consommé, mais aussi un metteur en scène qui sait son métier sur le bout de son doigt.Tout se suit, s'enchaine dans une variété continuelle et du meilleur goût.La plupart des chanteurs et chanteuses sont venus, chacun son tour, présenter un numéro, ce qui faisait comme disparaître l impression d'immobilité qui est plutôt génante en ces sortes de concerts, autant pour les artistes que pour les auditeurs.Et c'est ainsi que du début à la fin, rien ne languit, rien ne laisse peser le temps.Une délicieuse chanson mimée, \u201cMariez-vous\u201d, exécutée par un groupe de six étudiantes vint faire une diversion très gracieuse à une performance qui ne manquait pourtant pas de grâce.Pour tout auditeur qui lit le texte et la partition (plutôt secs), de \u201cMariez-vous\u201d.et qui se rappelle ce qu\u2019il a vu et en, tendu, la question est réglée: il y a un travail considérable non eulement au point de vue vocal, mais aussi théâtral, Il en fut ainsi, lorsque six chanteurs vinrent se poser en ligne à l'avant acène, et commencèrent à chanter, à la mode populaire \u2014à pleine voix et à bouche que veux-tu\u2014 une parodie du XVIIIe siècle où l'on épelle, répète et module sans cesse ces trois seuls mots \u201cVenerabilis Barba Capuciorum\u2019.Les efforts que chacun parait faire pour chanter fort deviennent d\u2019un comique irrésistible.Mais remarquez bien que le chant, à trois parties, est fort bien exécuté, tout de même, étant d'ailleurs très bien fait dans le style choral.On n'en finirait plus.Mais je m'en voudrais de ne pas signaler spécialement \u2018Ma douce Annette\u2019\u2019, cette chanson de Bretagne qu\u2019un soliste a rendue d'une façon remarquable et que nous aurions réentendue tout de suite avec infiniment de plaisir.\u201cAloha He\u2019 qui terminait le concert a dû être bissé.Et pourtant, il serait injuste de ne pas mentionner les arrangements par M.Liébard, d'airs canadiens tels que: \u2018\u201cEnvoyons d'l'vant\u201d.\u2018\u2019Tique-taque\u2019\u201d \u201cV'la I'bon vent\u2019, etc.qui ont pris à un traitement nouveau une saveur nouvelle, et dont la version probablement acceptée d'emblée par nos sociétés chorales., Le passage de \u201cLa Faluche\u201d chez-nous fera la démonstration bien nette qu\u2019une société chorale n'a pas besoin d'être constitué par de futurs chanteurs d'opéra.C'est du reste ce que nous avait appris le concert des élèves du Collège St-Jean, d'Edmonton, Alta.Mais il y a le travail d'ensemble, les exercices répétés, etc\u2026 Il serait peut- être bon de savoir qu'avant le concert du 22, dans l\u2019après-midi, on a répété pendant une heure et demie, pour un concert de deux heures.Voilà le secret, où du moins, une grande partie du secret.Le directeur choisit d'abord des pièces convenables pour son groupe, (où les élabore, au besoin, comme c'est le cas de M, Liébard qui est compositeur et harmoniste de premiére valeur); et puis, le reste, ce sont les choristes qui le font d'abord en apprenant le solfège, puis en travaillant ensemble, puisqu'ils doivent chanter ensemble.Et, dans un semblable travail, il faut que chacun s'oublie \u2014s\u2019il n\u2019est pas le soliste\u2014 pour n'obéir qu'à la direction et ne faire que sa part\u2014 pas plus, mais pas moins aussi! Voilà pourquoi \u201cLa Faluche\u201d, qui mérite d'être entendue et vue, est arrivée à donner des concerts de cette qualité.Il nous semble, en outre, que M.Louis Liébard est le deus ex machina de tout ce succès et que s\u2019il n'était pas là, ce pourrait être une chorale intéressante, mais pas \u201cLa Faluche™.Lorsqu'ils reviendront, nous remplirons la ealle.LG.F. 6 GAZETTE des CAMPAGNES, | Sainte-Anne, | (Kamouraska).25 août 1949 Nouvelles de \u2018chez nous.\u201d em Exposition du Cercle des Fermières Mardi, le 23 s\u2019ouvrait l'exposition annuelle du Cercle des Fermières de Sainte-Anne.Comme par les années passées, elle eut lieu dans une salle de l'Ecole d'Agriculture.Les exhibits ne furent pas aussi nombreux que par les années passées, mais les connaisseuses disent qu'ils ont été de très bonne qualité.On sait que cette exposition locale est en réalité un concours annuel où sont choisis les pièces qui entreront dans le grand concours inter-cercles de l'Exposition Provinciale.Depuis nombre d'années, le cercle de Ste-Anne, ceux de Kamouraska, Témiscouata, Rivière-du- Loup, Rimouski et l'Islet ont conquis une très forte proportion des lauriers.Nous leur souhaitons même succès pour 1949, Les exhibits furent jugés par Mlle Bourgeoid, de la Section des Arts Ménagers, au ministère de l'Agriculture de Québec.Dans la soirée, il y eut allocution par la présidente, Mme Charles Gagné, par Mlle Bourgeois, et part M.l\u2019abbé Joseph Diament, directeur de l\u2019Ecole d'Agriculture.Mlle Lucienne Dion, secrétaire.a fait le rapport du classement de l\u2019exposition, Mlle Gertrude Gagné et M.Joseph Gosselin mimèrent la chanson de Botrel, \u201cLe Rouet\u201d.Sur le chantier de l\u2019église.La semaine dernière, nous disions qu'on devait commencer à faire le béton du plancher supérieur, à l'arrière de l\u2019église.C'était vrai; mais une pièce importante de la charpente n'étant pas arrivée comme promise force fut de mettre les ouvriers à d'autres travaux.On n'a pas chômé pour cela.On achève de poser depuis une semaine l'acier des poutres et du plancher de la future église.Il y en a 135,000 livres qu'on achève de placer, \u2014ce qui n\u2019est pas parfois un petit problème\u2014, de lier solidement en place rien, que pour les poutres et le plancher.I y a 16 longues tiges d'acier de un pouce et quart de diamètre dans chaque poutre; sans compter quelques menues tiges.Et puis, à tous les quatre ou cinq pouces, il y a un cercle transversal qui relie toutes ces pièces disposées en longueur.La presque totalité de l'armeture se trouve donc en haut et en bas de la poutre sur la longueur; et tout autour, sur l\u2019épaisseur.Le milieu sera fait de béton fin.Il le faut bien, car il serait impossible de remplir ces poutres.de béton grossier, tant l'armature de fer est tressée drue.Cela ne ressemble guère aux poutres que l'on faisait il y a un certain nombre d'années; le système actuel semble n'attribuer au béton que son rôle de matériau incompressible, emprisonné dans une vrai carapace d'acier; ce qui est la logique même, Dès que la température le permettra, on bétonnera le portique qui est prêt pour cette opération.Il est à prévoir que, samedi soir, tout le fer de l'immense plancher sera en place.En d'autres termes, on ne verra plus d'acier classé, sur le parterre.Et cela, non seulement pour la raison qu\u2019on le dispose en place, mais qu\u2019il faut aussi libérer le matériau de remplissage.Nivellement des abords.Les formes sont démontées jusqu'au point où l'on commencera à poser la pierre; on a goudronné\u2018le béton par l'extérieur.Ce sont de beaux murs qui vont bientôt disparaître sous terre.Car dans quelques jours au plus, la nivele(se rendra le remplissage à même les stocks -déposés dans les entourages, et qui sont considérables.Les drains de fond sont en place et recouverts.Tout est prêt pour cette opération qui modifiera considérablement les abords du chantier, et faire entrevoir ce que sera plus tard l\u2019édifice et ses alentours.On s'attend que le bétonnage ne durera plus qu\u2019une semaine.Mais lorsqu'on sait que chaque poutre transversale pèsera environ 15 tonnes chacune, on a une idée du matériel qui devra être manipulé avant que le plancher soit terminé.Ce travail de posage du fer a avancé avec rapidité, bien que très compliqué et fatiguant.Il suffit de voir l\u2019armeture d\u2019un poutre et l'étudier pour se rendre compte que c'est une opération éxigent beaucoup de méthode, de précision également.- La rapidité des travaux, si elle est due à une bonne: direction, est redevable également au travail consciencieux et compétent de nos ouvriers, à qui il nous fait toujours plaisir de rendre justice.Mgr Albini Leblanc au Quai de la Rivière-Ouelle Ste-Anne-de-la-Pocatiére AD.N.CY.Son Excellence Mgr Albini Leblanc, évéque de Gaspé, a béni, dimanche dernier, les belles statues de la Chapelle du Quai de la Riviére- Ouelle.Cette cérémonie s\u2019est déroulée en présence de plusieurs villégilaturistes, citoyens de Rivière-Ouelle et de nombreux membres du clergé.Monsieur l'abbé Louis Pelletieer, économe au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, et desservant de la Chapelle durant la saison estivale assistait' Son Excellence Mgr Albini Lblanc.Au nombre des dignitaires ecclésiastiques, on remarquait: Mgr Wilfrid Lebon, P.D, M.le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur du Collège de Ste- Anne, M.l\u2019abbé Antoine Drapeau, et plusieurs autres.Monsieur le Chanoine Alphonse Fortin, supérieur du Collège de Ste-Anne a officié au Salut solennel du T.S.Sacrement, immédiatement après la bénédiction.La chorale, formée des résidents, fit les frais du chant.: Le Cinquantenaire du Couvent des Soeurs de la Charité, à Saint-Alphonse-de-Thetford, sera célébré le 16 octobre.A cette occasion, les Religieuses ainsi que les Dames du Comité d'organisation invitent très cordialement tous les anciens et anciennes élèves de cette Institution, Couvent et Externat, à prendre part au grand ralliement jubilaire qui commémorera la fondation de leur Alma Mater.Comme on ne voudrait oublier personne, elles prient instamment les Anciens et Anciennes qui ne sont pas encore inscrits au nombre des Amicalistes de faire parvenir au plus tôt leur nom et Adresse au Couvent de Saint-Alphonse.S'il vous plaît, adresser toute communication à: Le Comité du Cinquantenaire Couvent de Saint-Alphonse Thetford-les-Mines, P.Q.A VENDRE Boutique de forge très bien située à Ste- Adèle, Comté de Terrebonne.Très bon outillage.Soudure à gaz et électricité.Logement 6 apts au dessus et garage.Prix d\u2019aubaine.P.-A.LAMBERT, Tel: Ste-Adéle 3432 N\u2019OUBLIEZ PAS.\u2019 \u2019 Que c'est dimanche le 28 août, sur le terrain de la Chambre de Commerce des Jeunes de Ste- Anne-de-la-Pocatière, que sera disputée la Ze partie de balle au camp de la serie semi-finale entre le St-Pacôme et le Ste-Anne\u2026 Comme on le sait le Ste-Anne a remporté le première partie à St-Pacôme, par un pointage de 16 à 6.Au monticule évoluera pour le Ste-Anne, Lefty Godin, le meilleur lanceur de la Ligue Intermédiaire de la Rive Sud.Lefty a à son crédit 18 retraits au bâton, lors de la 1ère partie de la seimi- finale entre le St-Pacôme et le Ste-Anne.Donc en foule dimanche le 28 août.G.G.\u201cAU MARTINET \u201d Restaurant MODERNE ouvert jour et nuit Repas complets et légers Service de gazoline Impérial .Stationnement gratuit.Propriété: HUDON & FRERES Ste-ANNE-de-la-POCATIERE, .A VENDRE MOBILIER COMPLET de SALLE à MANGER 9 pièces \u2014 Très belle apparence \u2014 Prix d'aubaine \u2014 Téléphonez au No 12 Ste-ANNE-de-la-POCATIERE J.C.DUBEAU ASSURANCES - GENERALES VIE \u2014 FEU \u2014 AUTOMOBILE ACCIDENT \u2014 MALADIE \u2014 FIDELITE Ete.- Ete Rue Poirs | - Téléphone: 83 Sainte - ANNE - de - la - POCATIERE A VENDRE Boutique à bois sur route nationale à Ste- Adèle, Comté de Terrebonne.Outillage complet garanti, 35 x 24 à 2 étages, bien construit.Très bien située pour manufacture de portes et chassis, 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