Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 3 août 1956, vendredi 3 août 1956
[" Antoine ROY, 2050, St- Soy il10, QUEBEC, B.C 1053 - va Gazette pes GamPAGNES Penser à 00 que l'on éerit Ecrire es que Fon pense Série I \u2014 Vol.15 \u2014 No 39 DIEU, PATRIE, FAMILLE Editowrs-Propriéteires: POLTIN & Fi S.I Diroeteur: L.-de-G.FU OTIN.Rainte-ANNE-de-la-POCATIERE, (Kamourasks) MAISON DIOCESAINE des RETRAITES fermées construite à à la POCATIERE Ste-Anne (D.N.C.) La Maison diocésaines de Retraites Fermées \u201cNotre-Dame du T.S, Rosaire\u201d dont la construction a débuté l\u2019an dernier à Ste-Anne-de-la-Pocatière, est maintenant terminée; il ne reste qu'à placer sur le clocher une statue de 13 pieds \u201cNotre- Dame de la Médaille Miraculeuse\u201d.L'édifice de trois cents pieds de longueur aura deux étages réservés aux soixante retraitants; trois étages pour les RR.PP.Oblats de Marie Immaculée: Samuel Côté, o.m.i, directeur; Patil-E.Laframboise, o.m.i, R.P.Marcel Hudon, R.P.Jean-Paul Jobin.Les RR.Soeurs Servantes du St-Coeur de Marie s'occuperont du service et verront à la confection des soutanes.La première retraite, une retraite sacerdotale de 30 jours, a débuté le 9 juillet.Dès le 15 septembi re, la Maison pourra recevoir les retraitants de toutes les catégories: hommes et Sainte-Anne-de-la-Pocatière honore sa patronne SS te-Anne (D.N.C.) Les paroissiens de Ste-Anne-de-la-Po- catiére ont célébré pieusement, jeudi dernier, la fête de leur sainte patronne, la bonne sain- te-Anne.Un grand triduum fut préché par le R.P.S.Baillargoon, C, ss.R.de Ste-Anne de upré.A chaque matin, il y avait, à la cathédrale, messe et instruction.Le soir, prédication, récitation du chapelet et salut du T.S, Sacrement.Jeudi, en la fête de la Bonne Sainte-Anne, une grand\u2019 messe fut célébrée à 9h.30 et le même soir, Excellence Mgr Bruno Desrochers, évêque du diocèse, y célébrait une messe pontificale.I] y avait comme prêtre assistant: Mgr Alphonse Fortin, P.D.du collège de Ste-Anne-de-la-Pocatiè- re; diacres: M.le Chan.J.-Au- rèle Hudon, curé de Ste-Anne et M.le Chan, Gérard Gariépy, chancelier du diocèse.Les diacres d'office étaient MM.les abbés Lionel Mercier, vicaire à Ste-Perpétue et Lionel Léveillé, professeur au collège classique.La cérémonie s'est terminée par la vénération de la relique.La dévotion à la Bonne Sain- femmes.Rappelons que l'architecte était M.Paul-Emile Mathieu, Québec; l'entrepreneur: Raymond Normand, l'Istradition des Canadiens-Fran- çais, est aussi particulièrement tenace; l'incendie qui a ravagé l\u2019église de Ste-Anne-de-la-Po- catiére, il y a quelques années et qui a détruit du même coup les ex-votos, n'a pas réussi à diminuer la belle habitude ancestrale de prier avec ferceur la Bonne Sainte-Anne.Au moment où toute l'église canadienne se prépare à fêter le troisième centenaire de la protection de la bonne Sainte-Anne sur notre pays canadien-fran- çais, il est très consolant de constater la dévotion à Ste-Anne va en croissant par tout le pays.Le patronage de la Bonne Sainte-Anne sur notre paroisse est un des plus anciens a- let; les travaux étaient sous la surveillance du R.Frère Alfred Desrochers, o.m.i.(Photo: Roland Martin) te à 1672, alors que Anne-Marie Juchereau, femme de Francois de la Pocatiére combinant son nom avec celui de son mari, eréa le nom de Sainte-An- ne-de-la-Pocatiére.Lo patronage de cette grande Sainte, qui s\u2019est exercé depuis ce temps, a.la fois sur la paroisse, sur le collège classique et qui maintenant rayonne sur tout le diocèse s'intensifiers de plus en plus à mesure que la dépotion à la Bonne Sainte-Anne ira croissante.L'année 1958 eur- tout amènera une recrudescence de la dévotion de notre grande et Sainte Patronne sur tout le pays et plus particulié- rement ici & Ste-Anne-de-la- Pocatière, qui est un des plus anciens fiefs de \u201cMadame Sain- te-Anne, qui est une vieilleprés Beaupré, puisqu'il remon-te-Anne\u201d, JUBILE d'ARGENT à à la POCATIERE Vendredi 3 août 1958 30 prêtres suivent la retraite de 30 jours à Ste-Anne Ste-Anne (D.N.C.) La Maison diocésaine de retraites Fermées \u201cNo- tre-Dame du T.S.Rosaire\u201d à Ste-Anne-de-la-Pocatiére, ao» ceuillait récemment trente retraitants pour une grande re traite sacerdotale de 30 jours, retraite préconisée par St Ignace de Loyola, Jésuite.Cetretraite est prêchée par le Rev.P.Joseph Ledit, S.J., de Montréal.Suivent cette retraite: Son E.Mgr Bruno Desrochers, évêque du diocèse; MM.les abbés Robert Rousseau et Léon Bélanger du Collège de Ste-Anne; M.le Chan.Arthur Beaudoin, Collège de Ste-Anne; Mle Chan, Wilfrid Bergeron, Nicolet; MM.les abbés Rosaire Bélanger, Ste-Anne; Bertrand Fournier, St-Siméon de Charlevoix; Donat-J.Boucher, Ste-Anne; Roger Laniel, Valleyfield; RR.PP.Léonce Jacob, Cornwall; André Dagenais, Cs.v., Rigaud; Léo Duval, Rigad; Jules \u2018Cornwall; Chs-Emile Claude, cs.v., Rigaud; Hector Côté, Cornwall; Gérard Jolivet, St-Jean; Florent Rhéaume, St-Jérdme; André-Marie Roy; St-Jean; Dominique Gosselin, Ste-Anne; Louis Dubé, Ste-Anne; Yves Normandeau, Montréal; Laurent Gagnon, Ste-Anne; Charles Dumais, Ste-Félicité de l'Islet; Paul-Emile Deschênes, Stæ- Anne; Aimé Talbot, Ste-Anne; Paul-Emile Raymond, Riviè- re-du-Loup; René Gagnon, Ste- Anne; Charles Doucet, Nicolet; Ovila Brabant, Montréal.1 famille à la salle municipale de Ste-Anne-de-la-Pocatière.Photo: Roland Martin).de fleurs à Madame Gagnon; chants, sketches.atc.Un goû- | ter termina cette belle fête de prenaient: lecture d'adresse, résentation de bourse au iu- Biaire: présentation de gerbes Parents Ste-Anne (DN.C.) et amis de M.et Mme Joseph- H.Gagnon se réunissaient à Ste-Anne-de-la-Pocatiére pour célébrer leur jubils d'argent di- I manahe dernier.Les fêtes com- Page 2 GAZETTE des CAMPAGNES, Sainte-Anne,\u201d Seren Loa a af ve IH a 7 (Kamoureska).Vendredi 3 août 1956 AGRONOMIE CANADIENNE-FRANÇAISE 13D COUP D\u2019OEIL SUR NOTRE PRODUCTION AGRICOLE Un \u2018rapport préliminaire\u201d Au congrès des Agronomes, à Montréal, fin juin, la Section d'Economie Rurale présidée par M.L.Descôteaux, agronome, a présenté une étude pré- prie par les experts du Service d'Economie Rurade la Province de Québec, et dont les porte-pa- roles, au congrès, ont été les agronomes Henri Dubord et R.Pichette La Division des Enquêtes et des Marchés, au Ministère de l'Agriculture, fait les remarques suivantes eur ce qu'elle appelle un \u2018rapport préliminaire\u201d (nous résumons) : a)\u2014I] n'existe pas de données complètes sur le commerce interprovincial, ni eur l\u2019origine des atocks en entrepôt, I] en est de même sur le plan régional.\u201c b)\u2014Les normes de consommation \u2018per capita\u201d utilisées sont celles du pays, et peuvent ne pas s appliquer à certaines régions.c)\u2014Un déficit de la production sur les besoins alimentaires ne doit pas toujours être interprété mme une déficience de notre agriculture, car il peut être plus économique d'importer certains produits.d)\u2014Il est possible que la procédure suivie dans cette étude ne soit pas la meilleure pour atteindre le résultat désiré.Et en honnêtes travailleurs, les auteurs du rapport sollicitent les observations en vue de la préparation d'un nouveau rapport.Notre remarque d'abord, puisqu'on la désire: pous avons en mains une étude faite en France pour des fins analogues, productions agricoles, mi- niéres, industrielles, etc., et les économistes français se sont servis d\u2019une méthode tout à fait semblable.Ceci dit, nous admettons volontiers que ce rapport n\u2019est pas complet, ni parfait.Mais il serait injuste pour notre agriculture que nous le passions sous silence, tout \u201cpréliminaire\u201d qu\u2019on le dise.Les valeurs dont fait état ce document se rapprochent beaucoup de la vérité statistique; et une correction n'apporterait que des changements mineurs de I'ordre de 5p.c., disons, soit en plus soit encore en moins.Dans l\u2019ensemble, il est bien possible que le rapport définitif en arrive au même point que le préliminaire.C'est un document de grande importance, comme il en est venu peu du Ministère de l'Agriculture de la Province.Et nous louons les autorités du ministère de n'avoir pas eu peur de la vérité et d'avoir mis le doigt sur les endroits sensibles de notre production agricole.Comme les renseignements qui suivront sont de source officielle, ils ont une valeur telle qu'il serait malheureux qu'ils soient pris à la légère.Production agricole et consommation.Nous voudrions bien pouvoir établir que notre production agricole, dans l'ensemble, pourvoit à 50, 60 80 p.c.etc.de notre consommation, dans la province.Mais les recherches n'en sont pas encore rendues là.Le document que nous utilisons a étudié chaque production animale, dans chacun des 11 districts agricoles de la province; il établit la consommation totale, fondée sur la consommation per capita et multipliée par le nombre de consommateurs; puis, il fait la différence entre les ressources produites sur place, et celles dont on a eu besoin.En passant, nous soulignerons les points forts comme les points faibles de chaque production, et dans chaque région intéressée; ceux qui voudront de plus amples détails n'auront qu'à demander au Service d'Economie Rurale de la Province, ce rapport qui s'intitule \u2018\u201cSurplus ou déficit des principaux produits agricoles de la Province de Québec\u201d, tt qui contient quantité de détails que nous devons passer sous silence, pour ne pas allonger indûment ces commentaires.Les bovins d'abattoir.La consommation per capita étant de 61.7 livres annuellement, elle exige que chaque année 538,300 têtes de bétail (au poids moyen de 503.2 livres) prennent le chemin de nos étals de bouchers.Or, les disponibilités ne sont que de 256,600 têtes, ou encore, de 48 p.c.des besoins.En d'autres termes, sur 100 bovins dont la viande est consommée dans la province, 52 proviennent de l'extérieur.Deux régions seulement ont des surplus: les Cantons de l'Est, avec 4,500 têtas, et le Sud-de- Montréal, avec 3,600, L'Outaouais ge suffit, ou à peu près, La Caspésie ne produit que 59 p.c.et le ns St-Laurent (notre propre région) que 74 p.c.de scs besoins, Par contre, la production de veau de boucherie offre 581,000 têtes pour une consommation de 338.000; elle laisse donc un surplus disponible net de 239,200 unités ou un surplus de 72 p.c.Le ids moyen de chaque venu est calculé à 105.2 ivres, et la consommation per capita de 8.1 livres.Et la production porcine?Avant d'aller plus loin, cher lecteur, posez-vous la question suivante: produisons-nous un surplus de porcs pour notre marché, et quel est l\u2019ordre de ce surplus?Répondez;.et puis, lisez.La Gaspésie est déficitaire dans sa production de 22 p.c.; en d'autres termes, il lui manque 17,000 porcs de 134.3 livres pour satisfaire à une consommation individuelle et annuelle de 57.3 livres de produits porcins.L'Abitibi-Témiscamingue ne produit que 67 p.c.de ses besoins et achète 1'équivalent de 21,400 porcs, chaque année pour consommation locale.' Par contre, la région du Bas St-Laurent expédie 64,300 porcs soit 75 p.c.de plus que ses besoins; celle de Québec, 168,700 têtes, ou 63 p.c.; les Cantons de l'Est, 109,500, ou 78 p.c.; et le Richelieu, 89,400 ou 60 p.c.de plus que leur consommation régionale.Dans l'ensemble de la province, la production porcine s'avére insuffisante de 6 p.c.La consommation exige 1,873,400 tétes; or, nous n\u2019en produisons que 1,579,900, soit 243,200 porcs de moins que nos besoins.Données à corriger?Peut-être; mais n'oublions pas que la correction peut aussi bien élever cette insuffisance de 6 p.c.à 10 ou 12 p.c.que la descendre à 2 p.c.ou à zéro.Il faut ajouter, à Ce tableau, que nous importons encore un certain nombre de sujets délevage; en exportons-nous?La production ovine.Nous ne sommes pas des amateurs de viande de mouton, car notre consommation per capita ne dépasse pas 2.2 pour le Canada; peut-être moins encore pour la Province de Québec.Alors, nous produirions assez de moutons pour nous qui n'aimons pas cette viande?Pas davantage.Notre marché absorbe chaque année, au ébec, 224,600 tétes ovine au poids moyen de livres; mais nous n'en livrons que 168,000 tétes, donc 56,600 de moins que nécessaire.Tout le sud-Ouest de la province est déficitaire en production ovine.Ca s'explique par le fait qu'on y pratique beaucoup de cultures pour la vente en nature; l'industrie ovine n'est pratiquée qu\u2019aux extrémités de la province, là où l'éloignement des marchés et des manufactures de conserves prohibent les cultures spéciales, C\u2019est ainsi que la Gaspésie produit un surplus de 13,800 têtes (ou 152 p.c.de ce qu'il lui faut); le Bas St-Laurent, (23,600 ou 229 p.c.); et la région de Québec, une disponibilité de 8,500 têtes (ou 26 p.c.) de plus que nécessaire.La production avicole.Il n\u2019est question ici que d'oeufs, d\u2019une part; et de poules, poulets et coqs, d'autre part.On n\u2019a pas fait de rapport pour la production des dindons, des oies, canards, etc.a)\u2014Les oeufs.Au pays, chaque personne consomme, en un an, 23.1 douzaines d'oeufs.D'autre part, la ponte moyenne par poule, au Québec, est comptée à 15.3 douzaines annuellement.Deux régions seulement produisent plus d'oeufs qu'il ne s\u2019en consomme dans leurs propres limites; le Richelieu, avec un surplus de 1,869,000 douzaines (19 p.c.en plus); et le Sud-de-Montréal, avec 292,000 douzaines (ou 14 p.c.).La Gaspésie importe 992,000 douzaines, soit 24 p.c.; et le Bas- St-Laurent (notre propre région) 795,000 douzaines, (ou 17 p.c.de ses besoins.) Pour toute la province, donc, sur 100 douzaines d\u2019oeufs consomm
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