La tribune, 21 août 1959, Cahier 2
[" LaTribune VENDREDI, LE 2! AOUT 1959 Industrie unique dans la région par Marius K A C i COT 10 millions de biüques par année, voilà de quoi construire de nombreux édifices ! C\u2019est là la production moyenne annuelle de la East Angus Brick & Tile Reg\u2019d qui.depuis quelque trente ans, est en exploitation dans la ville du même nom.Guidé par M.Ernest Fortin, directeur-gérant de l\u2019entreprise, nous avons fait le tour de l\u2019exploitation pour le bénéfice de nos lecteurs.Tout le monde sait bien que la brique ordinaire est faite de glaise.A East Angus, cette glaise est extraite à découvert, après que les béliers mécaniques ont dégagé la surface sur une profondeur de cinq à dix pieds.Une fois à découvert, la glaise est extraite à l\u2019aide d\u2019une pelle mécanique.Déposée dans une benne, cette matière première est ensuite transportée par rail jusqu'à l\u2019usine où elle est basculée dans un malaxeur qui en brise les mottes tout en la dirigeant lentement vers une trémie où on lui additionne du sable dans une proportion de 20 pour cent.Il va sans dire que le sable, en provenance de Sherbrooke, doit être aussi propre que possible, c'est-à-dire, qu\u2019il doit être libre de terre et de pierres.Une fois bien à point, le mélange glaise-sable tombe sur deux rouleaux coniques tournant l\u2019un sur l'autre.La surface de l'un des rouleaux est lisse, tandis que celle de l\u2019autre est ondulée de façon à laisser passer les roches les plus menues.Les grosses pierres, ne pouvant passer, sont éliminées à l'extrémité des rouleaux.De là, nous arrivons a la fabrication proprement dite de la brique.Le mélange de glaise est amené dans la machine à briques où il est comprimé et pressé à travers un moule d'où il sortira comme un long et épais ruban gris-bleu pour être coupé en longueur par des fils d'acier assujettis à un tambour basculant.Dans l\u2019opération du coupage, le tambour doit suivre en même temps ce ruban de glaise puisque l\u2019opération est continue.TT-«r INDUSTRIE \u2014 Page 1 H.col.T~ M.Ernest FORTIN, directeur-gérant v wmm mwm- M ' - mmmm ; m - .* .?y.wj4 wn quartier, en apprenant cette nouvelle, les gens se sont dit : \"Oui, oui.nous nous souvenons de ce garçon.\" Ainsi tu es devenu pour eux une figure familière, presque une connaissance.Il y a quelques semaines à peine, au milieu des soldats de ton régiment, tu étudiais les tactiques militaires sans prévoir que tu serais appelé à fréquenter une famille royale.Habituellement, lorsqu\u2019un soldat part pour effectuer une mission, dans sa musette, il emporte des provisions ; sur son épaule, il place un fusil, sur ses lèvres, une chanson.Toi, au contraire, dans ta musette, tu as déposé 'es bouquins, sur ton ép;«nle, le poids «le cette importante mission, sur tes lèvres, tu as apporté la fraîcheur de ton pays.Hier, «lu haut d'un cap, tu contemplais un fleuve immense, majestueux, plein de soleil et de ciel bleu.Comme il était différent le spectacle offert au cours de la traversée : une mer tantôt inslomp-tée, tantôt plus calme qu'un lac à l'abri des vents, u sauras ainsi un coin de terre jadis inconnu et tu t'enrichiras de découvertes nouvelles.Hn présence de ce jeune Prince, tout en donnant des leçons de français, tu te souviendras du temps où tu étais écolier.Peut être deviendras-tu un peu nostalgique et envieras-tu le jeune âge «te ton élève.Tant que nous sommes, nous regrettons toujours, à quelque fnoment de notre vie, les jours d\u2019hier.Pour bien effectuer le grand voyage terrestre, il ne faut pas l'entreprendre les mains vides et sans idéal.Si «tans notre jeunesse on a gaspillé de précieuses richesses, notre vie d\u2019homme en sera d\u2019autant diminuée.Si le Prince te demandait de lui raconter une histoire, car lorsqu'on est enfant, on aime toujours les histoires, tu lui parleras d'un vaste pays couvert de forêts, sillonné de rivières, d\u2019un pays où s\u2019élèvent des villes débordantes d'activité et «le paisibles villages, l u lui diras que les habitants de ce pays ont gardé un coeur noble et sincère même si parfois, ils semblent avoir oublié la beauté de leur sol natal.Il est si facile de fermer ses yeux et «le se laisser attirer par des futilités.I ii lui diras aussi que dans ton pays, comme dans tous les pays du monvle, il existe des petits gar-ç«ms avides de contes, de soldats de plomb, de jouets de toutes sortes ,«le bonbons et de chocolats.Mais ces petits garçons ne seront jamais princes.C\u2019est pour cela que dans leur tête ils construisent des châteaux avec des ponts-levis et des «lonjons ; c\u2019est pour cela qu'armés d'un fusil en bois, ils montent ,1a garde «levant «le vieilles barricades.Mais il y a quelque chose d'impressionnant dans la vie de chaque homme ; réaliser l'importance «le sa vocation.Si tu es prince, tu ne peux plus jouer au prince, si tu es soldat, il est alors impossible d\u2019imiter les gestes des militaires.En veillissant, on réalise qu\u2019il n'y a plus de place pour les personnages fictifs et qu\u2019il nous faut aban-«lonner les jeux affectionnés dan« notre enfance.Jean, nous aussi, un jour, non-avons joué aux personnages.Comme nous prenions notre rôle au sérieux, comme nous étions fiers de nous savoir soldats, explorateurs, dompteurs de chevaux imaginaires.Puis les années ont passé, pas à pas, nous nous sommes avancés dans le sentier de la vie, petit à petit, nous avons f)é-nétré dans le monde des adultes.Nous avons alors compris le pourquoi de l\u2019école avec ses livres de grammaire, d'arithmétique, de géographie et d\u2019histoire, le pourquoi de la famille, de la religion et de la s«jciété.Pour devenir un homme, il fallait meubler son intelligence, pour devenir un homme, il fallait meubler son coeur au contact du monde.Pour ce jeune Prince, seras-tu uniquement un professeur de français ?Que servirait d\u2019apprendre à un enfant toutes les sciences, si on oubliait de lui montrer la chose essentielle : l\u2019amour des hommes.A quoi bon connaître toutes les langues, si nous ignorons Part «le jsénétrer dans le royaume invisible de nos frères.Ce jeune Prince, je le sais d'une grande bonté et d'un grand coeur.Celui qui est appelé à régner possède sûrement un coeur fait à la ose cette question : Vous, monsieur, vous aimeriez posséder un royaume ?Tu lui répondras : \u2018Oui, Prince, c'est mon seul désir.Chaque jour j\u2019amasse des matériaux et tranquillement j\u2019édifie un royaume invisible.Aux heures de ténèbres, je ne puis poser une seule pierre mais dès que la lumière pointe à l\u2019horizon, je me remets résolument au travail.Vous savez, monsieur, il serait si regrettable de se trouver sans abri quand le moment du départ arrivera.\u201d En effet, la presse et la radio ont signalé le départ d'un lieutenant mais ce qu'ils n'ont pas mentionné c\u2019est la vive joie «le tous ses parents et amis.Jean, il y a un sentiment plus fort que la distance et même que la mort : l'Amitié.Si aujourd'hui, dans le coeur de tes vieux copains fleurit une joie nouvelle, nous t'en sommes redevables.Demain, tu reviendras et, sur ton uniforme, tu jiorteras une décoration sans prix : l'amitié d'un jeune Prince.Dimanche, le V août courant «sait lieu au Petit lac St-François, à la colonie de vacamxs des Streurs de la Charité de Saint-I ouis un souper canadien organisé pour aider à l\u2019amélioration «le l'habitation des enfants orphelins.Comme par les années passées près de 50 enfants ont passe leurs \\ acances à la colonie.Sans cette oeuvre de bienfaisance, ces enfants auraient dû comme autrefois passer les vacances pensionnaires à l'Orphelinat.Ce souper était organisé par Monsieur l\u2019abbé Félix Painchaud, aumônier «le la colonie et du Couvent du Lac-Noir durant l\u2019année ainsi que par les membres de l'Association des propriétaires et locataires du petit lac Saint-François.Des jeux furent organisés durant la soirée.Plusieurs retournè- On peut ilater son origine ne l'arrivée du premier curé, le 1er octobre 1919.Les registres s'ouvrirent à la même date.Cette paroisse du comté «le Labelle et du diocèse de Mont-Laurier est un démembrement de celle de Ferme-Neuve, qui avait été taillée à même le territoire du canton de Moreau.EJIe est comprise dans la municipalité du I ac-Saint-P)' ,_c lac a porte plusieurs noms, puisqu\u2019on le désignait dans le passé sous le nom de Lac J-orman.On lui a aussi donné le nom de lac Moreau.Le canton de Moreau fut constitué et désigné ainsi le 19 mai 1900.Le nom honorait l\u2019ancien évêque du diocèse de aint - Hyacinthe, Monseigneur \u2022s-7.éphirin Moreau.2 Ui tklbUHl, ïncKUHwnc, ytNOREDI, 21 AOUT 1959 I « 11 f I hi ¦ > mm.' .* ¦ rr^ ¦> V r^s aüs Ü 'f .r* ^ ' m \" f »' w V-:\u2019* * -«pfrà m c Vf?v m > r.m L'Afrique se transforme rapidement, à la suite surtout de la création de réseaux routiers et aériens qui, en la sillonnant en tous sens, mettent en contact, non seulement le continent noir et les outres, mais les différents peuples africains entre eux, ce qui est au moins aussi important.Et un problème commun commence à naître, le problème africain.Les familles chrétiennes représentent une solution heureuse a ce problème : rencontrez donc Corneli (en arrière, à droite), qui est instituteur et dirige l'école secondaire du lieu (enfants de 5 à 8 ans); c'est un jeune marié, et sa femme est assise devant lui, à côté de sa mère; à gauche de Corneli nous voyons un autre \"notable\" de Miowo, également chrétien, Siridion, \"ascari à soutane\", c'est-à-dire policier local.Comme vous le voyez, ils sont habillés à l'européenne.Eux, et tous les jeunes Africains sont bien plus susceptibles de conversion que les vieilles générations; ils seront l\u2019élite noire de demain. Christo mm m - \" Sui le ploteou du film Twentieth Century-Fox.\u201cThe Glue Angel\", de gouche à droite, Claude Ficord, Curt Jurgens et notre correspondant Cuit Jurgens o Hollywood, Christo Christy.May Britt et Theodore Bikel sont les autres principaux interprètes de ce film.'Photo Twentieth Century Fox) Un autre Européen qui brille au firmament de Hollywood Si vous regardiez le document qui marque sa date de naissance, vous pourriez lire : Curt Gustaf André Gottlieb Jurgen Jurgens.En enlevant les quatre prénoms du centre, il reste son nom professionnel, connu avantageusement sur tous les continents.A 42 ans, il a dû acquérir 22 années de \"métier'' avant de briller au firmament de Hollywood.C etu ascension soudaine dans m carrv'e s'amorça en juillet 1957, quand il arriva d'Europe pour tire le partenaire \u201cennemi'1 de Kobert Mitchum dans le film Twentieth Century-Fox \u201cThe Enemy Below\u201d, une réalisation de Dick Powell, qui en fut également le metteur en scène.Curt lurgens a une stature imposante, puisqu'il mesure six pieds quatre pouces et son talent a également des proportions gigantesques.Sa vie conjugale au moment < ii j'écris ces lignes a connu la variété, car Curt Jurgens en est rendu à sa quatrième épouse.Il épousa d'abord I.ulu Basler.une Allemande, en deuxième place vient Judith Holzmeister.puis Es a Kaitok.Il était hier l'époux de Simone Bicheron, un mannequin de France.Curt lurgens est de nationalité autrichienne, de descendance irançaisc et allemande.En Europe il a quatre pied-à-terre.A Vienne, il est propriétaire d'un ancien château entouré de vignes.*sur la Riviera française il a une résidence d'été.Il possède une eabine pour la chasse en Bavière M un humble \u201cbungalow a Ca dix.en Espagne.A Hollywood, le lieu de sa residence porte également une certaine distinction.C'est la Villa Piedmonte avec piscine et tout Je confort moderne.C'est la ré sidence fashionable de Bcl-Air qui acquit une renommée universelle «lors que le Prince Rainier de Monaco courtisait la séduisante «etiiee américaine Grace Kelly.Curt Jurgens est un hôte pariait et c'est dans ce magnifique «t tichc décor qu'il reçoit avec pompe et générosité.Il est né a Munich, le 13 décembre 1915.Son père était un exportateur-impoitateiir dont le commerce le retenait souvent en Russie impériale C'est au château de St-Fetersbourg, (maintenant la cité de l.éniugiad) que Curt Jurgens senior fit la connaissance de la fas-« mante jeune Française Maria NToit.qui devint son épouse et conséquemment U mère de Curt I unior.l e jeune Curt d'alors fit la rencontre de Willy Forst, acteur et cinéaste autrichien.Monsieur Forst confia le rôle de l'Empereur François Joseph d'Autriche au jeune homme qui n'avait aucune expérience théâtrale.Ce fut le premier de 89 films et presque aillant de pièces théâtrales dont il fut la vedette.A l'occasion, il remplit le rôle de metteur en scène.Curt Jurgens est linguiste et il lui arrive souvent de faire la version d'un film anglais, soit en français, soit en allemand, ou \\ ice-versa.C'est sur le plateau du film Twentieth Century-Fox The Blue Angel\", que je rencontrais Curt Jurgens après une désagréable expérience à la compagnie Columbia pendant qu'il tournait Me and I he Colonel\u201d, avec Danny Kaye.Curt, cette fois, se montra parfaitement l'homme du monde qu\u2019il est en réalité et notre entretien, après la présentation d'usage, ne se déroula que dans la langue française.Ft je puis écrire cette fois que ma rencontre avec Curt lurgens fut des plus agréable.Après le debut de Curt Jurgens dans la carrière d'acteur, il faut dire qu'il devint le protège du regretté Emil Jannings qui sut le guider en lui permettant de prendre avantage île tous les dons qui étaient latents en lui.Aujourd'hui.Curt Jurgens s'attaque aussi bien a la comédie qu'au drame Pendant la Seconde Grande Guerre, il n eut pas à faire son service militaire puisqu il était le principal artiste du Théâtre Burg.de Vienne.Il décrocha plusieurs honneurs au cours de sa carrière.Principalement en 1955, au Festival de Venise, alors qu'on lui décerna le titre de meilleur acteur.I 'année suivante.Ciné-Revue lui accordait le même honneur.Et en 1957, il fut honoré par l'Académie du ( méma Fiançais.Grand voyageur devant l'éternel, la carrière de Curt Jurgens le con- duit dans plusieurs pays et en trois langues au moins; il n'a pas besoin de \u201cdubbing\" pour les versions de ces films.Présentement, ses engagements au cinéma, soit dans ce pays ou en Europe, le tiendront actif devant la caméra pour jusqu'à la fin de I960.C\u2019est avec plaisir qu'on se souvient de lui comme partenaire de Debbie Reynolds dans le film Universal - International :\t\u201cThis Happy Feeling '.Par la suite, avec un autre rôle léger, il était le camarade de Danny Kaye dans la production Columbia Me and The Colonel\u201d.Son plus récent film, celui qui nous fournit l\u2019occasion de faire sa connaissance, est la production Twentieth Century-Fox \"The Blue Angel\u201d, une reprise du premiet grand succès de Marlene Dietrich.May Britt s'attaque cette fois au rôle qui servit de lancement à la carrière fabuleuse de la belle Marlene Dietrich.C'est une réalisation Jack Cummings, dont la direction fut confiée à Edward Mmytryk.I.'excellent Theodore Bikel fait également partie de la distribution Pour revenir à Curt Jurgens, il convient de dire que tous les rôles que l'on confie à un acteur ne sont pas heureux, et c'est précisément ce qui se produisit avec \"The Inn of the Sixth Happiness\".Dans cette création d'un per-ionnage qui ne semblait pas tellement difficile, surtout aux côtés de la grande artiste qu'est Ingrid Bergman, Curt Jurgens, de toute évidence, n'était pas à l'aise, mais fort guindé et d une rigidité qui se projetait d'une façon peu avantageuse jusque dans la salle.11 y a des lacunes inexplicables dans la carrière d'un artiste, peu importe sa réelle valeur.Mais par contre, nous apprécions réellement le jeu sophistiqué d'un Curt Jurgens dans \"This Happy Feeling\u201d et \u201cMe and The Colonel\u201d.Nous avons l'assurance de» studios Twentieth Century-Fox que \"The Bine Angel \" est, pour Curt, un rôle taillé à la mesure de son grand talent.Pour ma part, je suis heureux d'avoir fait sa connaissance, car son affabilité dissipe entièrement l'opinion que je m'étais formée de lui sur un autre plateau, alors que.ce jour-là, il était inabordable.Les contretemps, sans doute, de la profession ardue.Christo CHRISTY.N.H.\u2014 Ct courrier est un service gratuit de La Tribune à ses lecteurs et lectrices.S.V.P.ne poser que trois questions par lettre en adressant directement vos demandes d'informations à Christo Christy.Madison-Plaza, 1025 Second Street, Appt \u201cA\u201d, Santa Monica.California.UNE LETTRE DE HARTFORD.CONNECTICUT, et c'est le défilé D HEUREUX SOUVENIRS DES BEAUX JOURS D ANTAN.Monsieur \u2014 Permettez-moi de vous féliciter du beau travail que vous faites dans \"La Tribune\u201d.Je suis sûre que tout le monde l'apprécie beaucoup.Voici pourquoi je vous écris.Je suis allée voir un film cette semaine: \"Tom Thumb\".J'aimerais savoir le nom du jeune acteur et comment se sont-ils pus pour faire ce film.Je connais l\u2019acteur qui est de grandeur normale et dans la main de son ami ou de «a mère, il parait de 4 à 5 pouces de haut.Serait-ce un jeu de miroir ?J'espère ne pas vous donner trop de trouble avec cette question Merci.\u2014 BRUNETTE DE HARTFORD Rép.\u2014 Est-il un coin de la Nouvelle-Angleterre qui soit plus beau l'été et l'automne surtout, que les montagnes Berkshire ?Votre lettre m'apporte les plus beaux souvenirs, car pendant plusieurs années, avec ma mère bien-aimée, je passais la saison estivale à Lime Rock, non loin de Hartford.Je connais votre ville et surtout ce magnifique jardin de roses, qui pendant les beaux jours, est un monument fleuri.11 y a déjà quelques années déjà que ce beau passé est entré dans l'ombre.Lime Rock était à ce moment-là, un petit village qui s'animait l\u2019été avec la présence de Newyorkais et qui, l'hiver, retombait dans une léthargie profonde.Nous habitions une maison de trois étages, dont la façade se dérobait à la vue alors que toute sa beauté était à l'arrière.avec ses trois terrasses escarpées.Nous avions un \u201cJiarmo-nium \" et chaque soir dans la pénombre ma mère jouait et chantait pour moi.Je donnerais volontiers 10 ans de ma vie pour l\u2019unique privilège de revivre ces beaux jours.Mais, revenons à la réalité en répondant à vos questions au sujet de \"Tom Thumb\".Premièrement, il s'agit de l'acteur RUSS FAMBI YN qui mesure 5 pieds 10 pouces et qui pèse 148 livres.Tout ce qui entourait Russ Tam-blyn dans ce film était construit d une laçon énorme, comme au moment de ia danse, afin de donner I impression qu'il ne mesurait que 5'i pouces.Il ne s'agit donc-pas d une illusion d'optique, ni d'un jeu de miroir.Quand on le voyait dans la main d'une personne.il s'agissait d'une marionnette et la scène ne se prolongeait pas plus qu il ne tant.Nous souvenez-vous de la casquette?Et bien, elle était haute d'environ 25 pi., donnant ainsi l'impression que \u201cTom Thumb\" était tout petit.Je répété donc, que tout ce qui entourait \"Tom Thumb\u201d était géant et que le trucage de ce film fut une parfaite réussite.D'ailleurs vous pouvez voir des cènes similaires dans le film \u201cThe 7th Voyage of Sinbad alors que Katrvn Grant (Mme Bing Crosby) n\u2019est pas plus haute que trois pomme'.J espère que ces renseignements vous sont clairs et que vous savez maintenant, comment on s'y prit pour réaliser ce film.1.automne prochain, quand vos montagnes seront éclatantes d'une beauté multicolore et quand vos yeux se poseront sur ce décor incomparable, ayez une pensée pour moi.car il est imposible qu'on oublie des jours aussi beaux et heu ¦eux.On n\u2019a qu'une mère et son souvenir dure toute la vie.Merci pour votre lettre.Merci pour ce retour vers un passé dont le ciel lut sans nuages Et n'oubliez pas que je demeure sincèrement à votre service, Christo Christy, Ma-«bson-Plaza, 1025 Second Street, Appt \"A\", Santa Monica, California.Christy répo \u201cMonsieur Christy : Je lis régulièrement vos reportages dans \u201cLa Tribune\" et je les trouve très intéressants.Je vous félicite du beau travail que vous faites.Garçon de 15 ans, je suis en 9e année et je réussis très bien.Je voudrais être cinéaste ou quelque chose du genre à Hollywood.Comme je ne sais pas très bien les metiers qu'on peut trouver au cinéma, voulez-vous m'en énumérer quelques-uns?Quelles sont les conditions requises pour être cinéaste et quel est le salaire ?(Vous seriez gentil de me répondre personnellement, mais si vous jugez mieux de faire la publication de ma lettre dans votre courrier, faites comme vous voulez).Je vous donne mes nom et adresse.Veillez ne pas mettre mon nom dans La Tribune si vous ne répondez pas personnellement.FIDELE LECTEUR Rep.\u2014 Cher fidèle lecteur : Je respecte votre désir forcément, car vous avez omis d\u2019inclure et votre nom et votre adresse.D'ailleurs il m\u2019est impossible de répondre personnellement aux lettres et votre demande d'informations est un sujet qui, j'en suis certain, intéressera plusieurs autres personnes.Je réalise que votre interprétation du mot \"cinéaste\" n'est pas une chose claire et précise pour vous.Je ferai de mon mieux pour vous éclairer.Etre \"cinéaste\", c'est en somme très simple si vous avez des milliers de dollars, car un cinéaste est le réalisateur et le \u201cproducer\" d'un film.C'est lui (le cinéaste) qui d'abord achète une oeuvre littéraire qu'il se propose de \"porter\u201d à l'écran, qui choisit un metteur en scène (directeur), détermine les vedettes, établit un budget, fixe le nombre de jours qu'il faudra pour la réalisation, etc., etc.Il n'y a donc pas de \u201csalaire\u201d pour le cinéaste : c'est le grand patron.Le cinéaste .c'est tout a fait le haut de l'échelle.Exemple : le regretté Cecil B.DeMILLE était un cinéaste.Le cinéaste encaissera tous les profits de son oeuvre cinémato- graphique, sachant que seront ses del penses, pour les ii leur en scène, décc je.Cependant, il y métiers qui entrer où profession et 1 sions qui s'y ratl ment sont nombr premier lieu, l'écri re des oeuvres or core le scénariste talion d'un roman théâtrale.Les grandes un caines donnent dei sés sur chacune d Je cite au hasard lions\u201d importantes nématographie (c compositeur de la le, le dessinateur! maquilleur, l\u2019ingé] & .\tI A H Plusieurs \u201ctechnit l'éclairage pour p Celui qui fait le cl ou montage du fi du dialogue c\u2019est-à ne qui surveille I artistes.Le coifft siers, électriciens \u201cemplois\u201d pourra davantage.CONCLUSION sont des \u201cspécialisj tie d'une \"unior ment, ce sont di més.Même le p\u2019a missionnaire\" dtn partie d'une \u201cUN Il y a sûremen sang nouveau au cain.Après les ret je vous donne, j\u2019d sera possible d\u2019emi \u201cspécialités\" requ j vous trouverez vq dans ce firmamen ville des illusions) \u2014 X Rép.\u2014 A \u201cUH votre courrier\u201d di «.'M- Le Pè»e Conroy (Bing Crosby) intervient qui que Tony (Robert Wogner) a l'intention d' 4 LÀ TkIBUNt, SHtRBkOOKl, VtNDHDI, 21 AOUT 19S9 Ca mur n\u2019« x» l'air biert M f«ut qu« Kt t«enne* oompt« que noue n'avons pas encore posé le papier * 8 23 t>9 tVMS Æ La pièce aux papotages ! ' Irma, as tu des Souris'* Non ce sont les gens à aô*é qui mangent du céleri \u2019 Pourquoi parles-tu si bas ?Les murs sont si minces qu ils ^ nous disons * Mme Mutt dit que les murs sont si minces qu'on entend tout se qui se dit c*î l'autre côté'! \"(( © |Je vais lui faire une surprise ! '5Lr^|- peuvent entendre tout ce q fl J ai une idée .|e vais mettre un mur par-dessus -V Jeff, qu'est-ce que vous aver fait?J\u2019ai remis un autre mur sur le veux pour que les gens d'à côté ne puisse pas vous -y\u2014entendre ' LL T\t.a** V i i //I Jà .-v ^.i Oui, mais comment vais-je pouvoir écouter ce qu'ils disent5 S Un vrai héros! donsoir, petite' Je te téléphonerai un de ces soirs TE Bonne nuit ' r^n *«\u2022 w.s.»-* w*.Penaet à tous \"««oeds qu il a brisés' Toutes les grandes figues de baseba'l et les équipes de teotbeW le veutenr' On *e I \u2019 arrache eKaqpe annee \\ Pfiou' C'est un égoïste de premier ordre !\tj\u2014 TT i ' V Oui, il est de la meilleure qualité ' m i N Le pauvre garçon est empesté par le^ gros bonnets d\u2019Hollywood qui veulent lui faire tourner un film Comment en sais-tu tant à son A Vous etes chanceuse de sortir avec lui' Sa mère est occupée toute la journée à repondre au téléphoné aux jeunes filles qui veulent sortir avec lui ! xlQ) v \u2022y ?Il me l'a dit tandis qu'il vous attendait! S! K\\ \\ i ) l >S»br Nf * Servi**, U TRIBUNE, SHERBROOKE, VENDREDI, 21 AOUT I9ff Le patron du co«A BAH I jCi NE LUI FERA RIEN Xr^rCi- ^BIEN- BÉN'SSEZ^N y je NE VOIS L a tari CE A PR-pARÉ y RIEN SUR LA SEMENT \u2022\u2022 NGEC0P,E4 TABLe J S^r-\u2014r\u2014v ^ vj \u2019T~allo, ma., ma HENRI, JE TE PRÉSENTE MA FEMME J LA VQILÀ.OH ! CHERIE.J'AIV AMENE UN AMI\tÿ ,IL N'Y A PAS C\u2019EST TRÈS PA-THETIOUE.JE ! I FERAIS,MIEUX\t1 DF LE LUI DEMANDER D'AUSSI BONNE CUISINIERE OUE v MARIE._ CHOMP-' ^ i SMACKS \\Jiyy POURQUOI PRÉ- ^ MON MÉDEtlNM\u2019A I TENDEZ VOUS AVOIR AVERTI QU\u2019UNE AGGRA UNE JOLIE FEMME I VATIQN ME TUERAIT.MONSIEUR7\tZ SI J\u2019ETAIS REELLEMENT _\tMARIE  UNE BEAUTfj î^l\tCOMME MARIE\trT ( rAUVRE HOMME, VENEZ CHEZ MOI MA SOEUR PRUNELLA SERA HEUREUSE D\u2019ACCUEI LIE DES INVITES SURPRISES ELLE M\u2019A LAISSÉ POUR AMENER UN INVITÉ SURPRISE.ALORS JE SUIS VENU PRÈS DE MOURIR.VOUS NE POUVEZ PAS ESSAYER CELÎ .MAIS.J\u2019AI TOUJOURS FAIM TRIBUNE, SHERBROOKE, VENDREDI, 2) AOUT 1959 MICHEL VA PASSE* UNE\tI SEMAINE AU LAC i HOULIHAN ET DUCAN AVEC CLANCY\u2019\t'SONT AVEC EUX ILS AVEC CLANCY\u2019\t.'SONT AVEC EUX ILS 'tMJNT PARTIS CE U r^-\u2014\tMATIN\ty-=* lumlP/érï w\\ «ttflUj\t] n«.\tf \t1 L\u2019AIR DE4 MONTAGNES EST REVI.IGORANT ^ ' NOUS ALLONS BIEN DORMIR 'ZZ-GLUK «3RT-BZZZ IR-RRRK ^ -Z27 à IL RONFLE COMME JW EL EF WANT C'EST UNE CHOSE OUE JE N'AI JAMAIS FAITE J \u201c SkwI mmmm II f/ANK 1 Bonard j ENCORE UN TOUR LA FEMME DE 7\t1\tDEMAIN'IAT NT?CLANCY N'EST PAS NON CAR ELLE EST '\tPOUR LA PFrrJ PARTI AVEC LUI\u2019 PARTIE i UNE CONVENTION F AÜT AL L E P NO U$ /.CES DAMES AUXILIAIRES\tCOUCHER r MICHEL A ÉTÉ CHANCEUX DE RECEVOIR UNE INVITATION DE CLANCY D'ALLER AU LAC *S H.S VONT REVENIR BIEN REPOSÉS / v J'AI SEULEMENT^ COUCHE SEUL DAN! TROIS CHAMHRFS VACHAMBRE ET i COUCHER IL 6\t/ J\u2019,p*1 AVEC DUGAN faudra en Loger ».deux dans une ^2,Z~8RwKjJ H ROr.F, CLUK.CLUK, 1 0NFL WACKEL SNORT-AKKK zzz 2ZZ-AWK JE VAIS COUCHER SUR LA GALERIE WHEEEZE GErRK Z2-ZT ./A' C J'AI TRIMÉ DUR POUR MONTER LE GARAGE, ET JE N'AI PAS V A coin a k.i r- r JUGE PAQUIN.MAIS JE ME DEMANDE SI JE ' POURRAI ME REMETTRE X FLOT.AVFC DES ! DOMMAGES POUR *10,000.\t/ D\u2019ASSURANCES.m m NE DITES PAS EN SUITE QUE J'AI JUGÉ BROWNING TROP SÉVÈREMENT' FUIS-JE T II I FMONER, BAR ALLEZ-Y, J'IL MARCHE ENCORE, MAIS ÇX Ml SURPRENDRAIT SI CE N ETAIT QU'UN VOL, MAIS IL C EST VRAIMENT Y A CET.TE DESTRUCTION INCOMPRÉHENSIBL COMPLETE!\t_^/BARTl lEmîm __ m A byers.PUIS-JE PARLER MME BROWNING\u2019 il est parti depuis inon, m.UNE HEURE' SAVEZ.BYERS ET VOUS OÛ IL PEUT JE SUIS ETRE\u2019\tINQUIETE.IL AVAIT L>IR I PREOCCUPE' ('\t\"3W*/ fC.L TU PENSAIS DONC QUE \\ ON N A F BART ÉTAIT UN AMI , FRED.,'.MEILLEUR _\ty OUE SOI-M V 7 JE CROYAIS OUF C\u2019ÉTAIT UN AVION I EN PANNE ZZZ ; KLACK-gukkk JZZ IL VA NOUS Aï, EMPÊCHER DE 'DORMIR TOU- A ^ TE LA SEMAI-j^ 5 n5-at'~~ ^ MICHEL EST DANS SON Lir> IL EST REVENU LA NUIT DERNIÈRE Far le TRAIN DE NUIT, IL NE PUT DORMIR t;raAvaR,l siEvoCsORE RU '\tMAU POUF vendales n'avaienty ou^Z cf TOUT BRISÉ'\tJOUE TU AS FAIT DE LA / PRISON ! AUTRE CHOSE, N| T EN FAIS PAS POUR LES QUESTIONS DE LA POUCE DEMAIN, ILS N'ONT RIEN ï TE REPROCHER DE PLUS EXCELLENT AVOCAT SERA X TA DISPOSITION\t.\t.ï TKIWNe.SH(*9KOOKe, VeHOMOl, u AOUT 1959 éfMA^Ë ce out\" a r aüT QUE je TROUVE un mOYIn 0 ÉLOIGNER CE nÉKUi MANQUE DE LavERnE Je mE OPmanDÊ CE QUE y ittf ATW.il va RkObaelEmEnT t avûIR^'/'/v LUCETTE EST EN TRAIN D'OR 'juuRS OE CESlDEESp\tmONDE Guê NOTRE GROUPE ' -GanISER POUR LE PiOuE.NIQUe^ORflMOAêvESJ^A REGaR0E LES GARÇONS ARRIVER'.SUR LA.PlACE Jam I\tj\tI\t^ LaCE.Ja-i I r0C '\u2019V^Î-iéC, j -r, REGARDE) IL » SE PEIGNENT Dans l E DOS' QUELLE SOIREE PO un 'MH PIOUE-NIOU Y .TESPÉRE QUE IC EST SEULEMENT Ide la peinture IA L'Eau.JACQUES! '\u2022x CHACUNE DOIT PEINDRE .ïy le nom CE son ami Dans son dos ainsi nous jacqués a céï le conjoint SauROy'S TOUS L ES noms jom DE JAN U ANS 11a Faut également PEinüRé (UN SIGNE Rappelant lé MC EST HUE CE PEINT Da:'S L PE'NT^^É 'COMME POUR 'JACQUES, IL FAU- draune balle DE BASEBALL - mun v ^3 C EST PEUT-ÊTRE PARCE I QU\u2019IL PARAIT MIEUX QUE I MOI PENSONS BIEN, r I PIT COYOTE EST ENCORE AMOUREUX OE LAVERNE, ACTRICE DE CINÉMA QUI TOURNE CHEZ ROUGE f- JE NE SAIS PaS COmmENT il si FaiT OU« JE NE SAIS r AS LU MM t N I IL St P Al ! «Ut J 'M.AYÉRNE SOIT SI ÉPRISE D# CETTE FaCI V D\u2019ÉCREVISE\tJ mmurn,, tbuTFILLE Si C* NE SE LAVE Pas.Jan C'EST \u2022Sur m' DEN /fU Vas AVOIR La .TOI LA Tl xi FR' X BOUTEILLE SUR LA / SUIVANTE' Tl PI E R' /\\T e iftini LÉS JUMELLES NE POURRONT NOUS JOUER DE TOURS f AIE' C'EST CE QUE Tu PENSES IDE CETTE Pau- / VREJaN\u2019 / TT s V JE N'AI JAMAIS PENSÉ qu elle était ainsi' ~-) !\u2014T^TlENS TOl //\t\u2018 TRANQUILLE ^C\u2019EST PEUT-ÊTRE PARCE iQU'Elle aime son Chant LfcET ses habits chics y JE VAIS LUI faire la lutte SUR SON PROPRE TERRAIN < r* g \\U Ff \u2014\t1\t.1 J'\u20acST-CI OUI Jf ne SUIS pas SÛRE, EST, JUMELLE» f.A|j CFLX RESSEMBLE QUOI\u2019 VITE UN HROir1 VITE V T EXITES PAS, FILLETTE' TU BOUGEAIS TELLEMENT QUE LORSQUE J\u2019AI VOULU ÉCRIRE JACOU J\u2019AI ÉCRIS JAN, ET EN VOULANT FAIREUNE POMME J\u2019AI FAIT UN PRUNEAU 'ET QUELQUES NOUVEAUX VETE 'MENT S\t-x CHERCHER DE LA COLLE POUR MA GUITARE OU VAi-Ju Ùl T t\t\u2022 pauvre lui, l'argent QU'IL A GAGNÉ BRÛLE SESJSOUSSETS l ^ \u2019«O';' .iii>.i»i HÉ HÉ tout est bon EN GUERRE ET EN AMOUR y BP ¦>; ;.wwAv.VAv.jy .rr \u2022.¦.\u2022.*rv^*.r.*.#.4r.«?P.T.r.\".-.-nr.Sauvé par un sifflet C\u2019était la saison des sifflets en bois de saule.Jacques Masson aiguisa son couteau de poche et se mit a fabriquer des sifflets.Il en fit quelques-uns dont le son ressemblait à un grincement et d\u2019autres qui réussissaient presque à imiter le sifflet des bateaux à sapeur du Mississipi.Il vendit ces derniers aux petits garçons du voisinage pour dix fions chacun.Finalement, sa mère lui dit : \"Javqiiot.je suis fatiguée de ces coups de sifflet continuels.Tu me rends sourde et tu affolles les voi-fiine l\"\u2019 \u2019Ah!\u201d, grogna Jacquot, \u201cjamais moyen de s'amuser ici !\u201d Il venait de fabriquer deux sifflets qu'il jugeait d'une qualité exceptionnelle ci il voulait les essayer immédiatement.ce, mais en vain.Il ne pouvait aonger à les démolir à coups de pieds, car il ne portait que des souliers de tennis.Des larmes de frayeur loulè-rent le long de ses joues pendant qu'il poursuivait ses inutiles efforts.Il cria et frappa sur la porte jusqu\u2019à ce que sa gorge tut à vif et qu\u2019il se sentît trop fatigué pour continuer à se tenir debout.Puis il s\u2019assit par terre dans la pièce vide et pleura de tout son coeur.De temps à autre, lorsque la voix lui revenait, il continuait d'appeler au secours.Finalement, il songea aux sifflets qu'il axait encore sur lui.il souffla dans l\u2019un, puis dans l\u2019autre.Ils avaient un son très perçant.Mais à chaque fois que Jacquot s\u2019arrêtait de siffler, le silence devenait plus effrayant.Per- Il tut donc une bonne idée.Pourquoi n'irait-il pas faire ses essais dans l'école abandonnée de la rue voisine?Bien des fois, lui et son ami Pierre avaient réussi à s'introduire dans le vieil immeuble.\u201cPersonne ne se plaindra jamais de moi si je m'enferme dans Tune des pièces les plus reculées\", se dit-il.Lorsque Jacquot eut atteint la pièce de son choix, il la trouva remplie d'une odeur de moisissure et très »omhre.Fn effet, elle n\u2019avait pas de fenêtres mais seulement deux petites lucarnes tout près di, plafond.Jacquot décida de laisser la porte entr'ouverte, mais au moment cii il tenait la poignée, un éternuement lui fit lâcher prise ci la porte se referma.Saisi de frayeur il essaya de l\u2019ouvrir \u2014 mais le mécanisme de la vieille serrure avait joué, et notre héros s'aperçut qu\u2019il était bel et bien prisonnier.Il \u2018tcoua la porte avec violen- sonne ne l'entendait.Il ouvrit son canif.I ien d'autres ilans cet art ¦dites profes-¦tent étroite-ftes.En tout In qui prépa- ¦\tales.oit en-li fait l'adap- ¦\td'une pièce frsttes amert-lours spécialités branche^ ¦ autres 'posi-K)isons la ci-¦eraman), le lame musicales décors, le lur du son.Ilywood, avec n'est pas nécessaire de faire la publication de votre lettre, n'est-ce-pas, puisque toutes vos questions se rattachent à Roger Moore et que le supplément du 5 juin dernier vous apportait tous les détails concernant la carrière et la vie privée de Roger Moore.Votre lettre porte la date du 18 mai et j'espère donc que vous lisiez le cusez-moi si je viens vous contredire, mais, vous disiez dans votre courrier de La Tribune du 15 mai 1959, à la réponse de Mademoiselle Gina: \"qu\u2019il n'y avait que Gina Lollobrigida de catholique dans la liste des John Derek, Richard Todd, Richard Greene, Marilyn Monroe et Jayne Mansfield.Je ne crois pas qu\u2019il n\u2019y ait que Gina Lollobrigida de catholique car Richard Green, le Robin Hood de la TV, porte une chaîne avec une petite croix au cou.Ce Christo Christy ' .-.,,.Christo.\u2014 Je voudrais avoir les adresses suivantes: Jayne Mansfield, Brigitte Bardot, Robert Mitchum.Je veux ces adresses parce qu\u2019ils sont mes acteurs et actrices préférés.J'aime le» voir jouer à la télévision ou au théâtre.Je vous remercie pour vos troubles.Suzanne.Cuaticook.Rép.\u2014 Jayne Mansfield, Twentieth Century-Fox Film Corporation, Box 900, Beverly Hills, California.Brigitte Bardot est en France et j'ignore son adresse, mais il n'y a qu'une B.B En a-dressant, Pariv, France, je crois bien que votre lettre se rendrait à destination.Robert Mitchum.United Artists Corporation, 1041 North Formosa, Hollywood 46.Cher Monsieur Christy -\u2014 Je viens à mon tour vous demander de parler d'un acteur dont j'apprécie beaucoup le talerjt.Il s'agit de Mickey Rooney; quels sont ses plus grands films?Merci à l\u2019avance.|ts\u201d : celui de S citer qu'un.Oupage (editor) %.Le directeur lire, la person-\"diction\u201d des f.Les menui-4 la liste des se prolonger tous ces gens îs\u201d faisant par-.Conséquem-\u201ccadres\" fer-humble \u201ccorn-un studio fait IN\u201d.place pour du cinéma ameri-eignements que père qu'il vous rasser l'une des !t et qu'un jour \u2022e propre niche glorieux de la admiratrice de Sherbrooke.11 qui veut dire qu'il est catholique.Qu'en pensez-vous ?Deuxièmement: pourriez-vous me donner des renseignements au sujet de Perry Como ?Est-il catholique, où est-il né, son âge ?Merci.John de Drummond Rep.\u2014 Une croix autour du cou, même avec une chaîne, ne signifie pas nécessairement qu'une personne soit catholique.Je ne suis pas le bon Dieu et il se peut que je me trompe comme tous les mortels, mais je n\u2019ai jamais su que Richard Greene soit catholique.Pat Boone porte une médaille qui ne le quitte jamais (à son cou) et il appartient à l\u2019église du Christ (Church of Christ).Et vous verrez des artistes célibataires portant des anneaux conjugaux pour les besoins d\u2019un rôle.La croix .n\u2019est pas exclusivement l\u2019emblème du catholicisme.Perry Como, lui, est catholique.Il est né en Pennsylvanie.Son âge, 46 ans.A bon entendeur, salut.\u2014 X \u2014 L1AN1LLA, MAGOG Rép.\u2014Vous avez du discernement dans le choix d'un bon artiste et je vous félicite.Mickey Rooney est né Joe Yule, Junior, à Brooklyn, N.Y., le 23 septembre 1920.Débuta au cinéma à l\u2019âge de 5 ans.Son premier grand succès: \u201cCaptains Courageous\u201d, il passa au rang de vedette dans la série de films \u201cAndy Hardy\u201d.Depuis ses débuts, il a tourné tout près de 90 films, alors H est passablement difficile de faire un choix judicieux.Selon mon humble opinion, ma préférence va à THE HUMAN COMEDY\u201d, mais généralement tout ce qu'il fait est bien et beau.Mickey en est à sa cinquième épouse.La première fut Ava Gardner.Il est aussi vedette compétente des clubs de nuit et tient souvent l'affiche à Las Vegas et à la télévision.C'est un grand petit bonhomme , Votre dévoué, CHRISTO CHRIS! Y i il opprend\tlui Holly (Debbie Reynolds) à Miami.Elle se tévolle imener avec\td\u2019abord, mois le triomphe sera pour le bon curé.(Photo Tveniitth CfnturyPt») ««yiiiiiï-xà p! |ü Wg .' Cr.< mmà WMm wmmsmm *»:' ->o âwBmf- fÿV- Y-** LES PROUESSES DE LA CAMERA \u2014 Pour cette scène du film Twentieth Century-Fox, \"The Man Who Understood Women\", on constate de quelle façon le coméroman s'est installé, alors qu'il peut d'abord prendre \"un gros plan\" et ensuite l'ensemble de cette scène agréable.C'est Leslie Caron que l'on voit devant l'appareil.Henry Fonda est son partenaire dons ce film 'Photo Twentieth Century Fou) Say One for Me réunit quatre des meilleurs interprètes Twentieth Century-Fox présente en CinémaScope et Couleurs île Luxe Bing Crosby, Debbie Reynolds, Robert Wagner dans \"Say One For Me\u201d, avec les covedettes Ray Walston, Les Tre-mayen, Connie Gilchrist, Frank McHugh.Réalisation et direction: Frank Tashlin.Histoire originale pour le cinéma due à la plume de Robert O\u2019Brien.Chansons par Sammy Cahn et James Van Heu-en.Choréographie : Alex Romero.Directeur de la photographie: Leo Tover, A.S.C.Durée du film: 119 minutes.Tout d'abord un mol au sujet de l'auteur, Robert O'Bnen, qui est catholique et le fils d\u2019ar'istes du vaudeville et qui commença a écrire pour la radio à l\u2019âge de 19 ans.Il fut à l'emploi d\u2019Edgar Bergen, Jack Benny.Bing Crosby, Eddie Cantor.Après quoi il devint scénariste pour Paramount et Warner Brothers.Pour Doris Day, il écrivit \u201cBy The Light of the Silvery Moon \" et \"1 ucky Me\u201d.Pour Bob Llope \u201cFancy Pants Il écrivait pour Eddie Fisher et son émission télévisée quand Twentieth Century-Fox l\u2019engagea pour faire l'adaptation cinématographique de son histoire originale.Histoire originale qu'il avait soumise à Frank Tashin alors que ce dernier tournait \u201cThe Geisha Boy ' avec Jerry Lewis.En même temps fashin lui recommanda de faire lire son manuscrit par Bing Crosby qui aima l\u2019idée.L\u2019intention première était d\u2019avoir Bing Crosby et Frank Sinatra, comme pro-lagonistes.Mais Sinatra n'était pas libre et Frank Tashin qui devait diriger un autre film pour Iwentieth Century-Fox -,e présenta auprès de Buddly Adler avec le travail de Robert O'Brien en -uggérant que,ce soit Robert Wagner qui interprète le rôle qu'on destinait à Frank Sinatra Après que Bing eut signé son contrat, c'est lui-même qui suggéra Debbie Reynolds pour le peisonn.>iv de Holly.Le denouement de \"Say One For Me\" Bing Crosby est le curé d'une aioisse catholique à New York, dors que la majorité de ses ouailles sont des gens de la profession théâtrale II officie même une messe à 2 heures du matin pour eux.M le curé est quelque peu bouleversé quand Debbie Reynolds accepte du travail dans un >lub de nuit afin de subvenu aux besomii de son père noalade.C'est que le directeur et la vedette du spectacle, Robert Wagner, a une réputation dévastatrice quand il vagit des femmes.Ce qui suit est une lutte entre M.le curé et Wagner : le premier cherche à retenir la pureté de son âme; le second bataille pour gagner la belle.Bing ramènera dans le bon chemin le pianiste-accompagnateur de Wagner qui est an alcoolique avéré .mais la tâche sera plus difficile avec le jeune directeur de la troupe tie danseuses.Et tout finira bien dans le mei! leur des mondes.I .es interprètes Ding Crosby \u2014 Il y avait deux ans exactement que Bing n'avait pas tourné de films et c'est la troisième fois qu il personnifie in prêtre.Il y eut Going My Way .et \u201cThe Bells of St.Mary's\u201d.Bing remarqua lui-même, sur le plateau de ce film, qu\u2019il est difficile aujourd'hui de lui trouver un rôle convenable, ajoutant : \"Je suis trop vieux pour être romantique et cependant, trop égoïste pour céder l'héroïne â un plus jeune\".Si ma mémoire est bonne, u crois que Bing fut malade quelque temps avant d entreprendre ia realisation de ce film.Il a visiblement maigri et, à son age.a sveltesse ajoute sans pitié des années de plus à l'apparence d'un homme.C'est ce que nous regrettions le plus en visionnant 'Sa.One For Me\".Si dans le cas qui nous intéresse, notre bon Cure avait été \u201crondelet\", il est indéniable qu'il aurait paru plus jeune.ou tout au plus de son âge Mais cette maigreur ajoute je ne sais combien d\u2019années à l'apparence de cet artiste que nous aimons et admirons sans réserve Cependant, sa voix n'a rien perdu de sa résonance d'autrefois.Sur ce point, il est en meilleure forme que jamais.On a donc l'impression qu'il ne cessera jamais dt chanter et nous en sommes heureux.Quant à ses qualités Facteur, rien n'a changé.Il est tou lours sincère, sobre et d'un natu rtl qui réussit parfois à englou lit sa propre personnalité en nous laisasnt croire à l'authenticité le son personnage.C'est un nouveau laurier à sa couronne de gloin et d'accomplissements.Dchtiie Reynolds \u2014 Eclatants de jeunesse, elle interpiètc ici un réde fait sur mesure pour ses talents de danseuse et de chanteuse.Elle u4 ''kaisc\u201d e-t sût pas be- soin de \"sophistication\" pour poursuivre sa carrière au cinéma.C'est la petite fille simple, dépourvue de tous les artifices.Ses nombreux admirateurs et admiratrices seront enchantés de la revoir dans ' Say One For Me\u201d.Robert Wagner \u2014 Débonnaire, fantasque et certain de lui-même avec toutes les femmes (et les jeunes filles surtout).Il se révèle un chanteur d'un certain mérite, mais par-dessus tout un danseur plein de promesses (au pluriel).Si on ne comprend pas son ré»le dès le début et la peau du personnage qu\u2019il endosse volontiers, il apparaîtra d\u2019abord peut sympathique.En ce cas, il sufit de se rendre compte que c\u2019est un excellent acteur et qu\u2019il donne â l ony Vincent tout l\u2019aplomb qu\u2019exige un tel libertin.Robert Wagner établit définitivement l'intensité de sa versatilité.Ray Walston \u2014 Il sait atteindre une certaine perfection dans son bonhomme alcoolique qui firiira par subir l\u2019heureuse influence de Monsieur le curé.Signalons que Ray Walston a été le \"Luther Billis\u201d de \"South Pacific\u201d et le «liable dans \u201cDamn Yankees\u201d.Il poursuit sa carrière entre Hollywood et le Broadway, et vice versa.Ray Walston est un artiste aux «Ions illimités.Sa scene du lendemain matin après une véritable \"brosse\u201d est quelque chose de classique.D\\ V urs, il fut tellement impressionné lui-même qu'il admet ne pas avoir pris un \u201cverre\u201d depuis.\"Say One For Me\" n'est pas un film parfait, d'ailleurs ils sont rares, mais je n'hésite pas a vous faire une recommandation personnelle, en vous disant de le voir, principalement â cause des quatre interprètes principaux Ici et là.le suis anxieux de voir le film 1 HE BEST OF EVERY I HING\u201d la plus récente production de Jerry Wald que dirigea Jean Negu-lesco.Dans le communiqué que j'ai reçu, la distribution se lit comme suit: Louis Jourdan, Hope I ange, Stephen Boyd, Suzy Parker, Martha Hyer, Diane Baker, Robert Evans, Donald Marron, Brian Ahernc et Joan Crawford.Généralement Joan Crawford est la première vedette d\u2019un film où elle apparaît .\t.et c\u2019est pourquoi je suis anxieux de voir si il y **-ia rectification.LA ThieuNt, SHIRBROOKI.VINDRtDI, 21 AOUT 195f 13 Souvenirs d'une époque pittoresque le plus célèbre par André de la CHEVROTIERE Tous sont d\u2019accord pour reconnaître en la personne du grand champion Sullivan le plus dur cogneur de tous les temps.L\u2019on sait aussi que ce fameux boxeur américain fut le premier à conquérir le championnat mondial de la boxe en suivant les règles modernes de ce sport telles qu'établies par le marquis de Queensbury.boxeur: John L.Sullivan Æ?mâ 'y m m UHViis wooim r* WJm- ¦mi.? ¦ «: MÈÈÊÈi - w ¦ \u2022\u2022 *W$y mm .\u2022>: : mm ttS ieâss* s;v;., - John L.Sullivan tel qu'on le représentait au\tfit une fortune colossale qu'il dépensa allè- sommet de sa fructueuse carrière.Pendant\tgrement.10 ans, il régna sur le monde du pugilat et Peu de personnes savent cependant que ce grand champion a;i cour-, d'une tournée d\u2019exhibition de boxe qu'il avait donnée à Montréal, a un jour été mis hors de combat par un jeune avocat montréalais.A cette époque Sullivan, encore champion, brillait dans toute sa gloire et cette raclée fit grande sensation dans ce temps, en tout premier lieu sur le gaillard qui l'administra, et surtout la défaite inattendue du fameux champion qui, 20 ans plus tard, se plaisait à raconter cet incident, qu'il n oublia jamais, disait-il.C\u2019est en juillet 1892 que le roi de la boxe connut cet incident, a bord d'un train qui lê conduisit à Montréal.Et le vainqueur de rette rencontre inattendue fut l\u2019avocat Arthur Smith, originaire de Montréal, mais qui venait de s\u2019installer à Lawrence, (Mass).Ce dernier aimait la boxe en amateur et venait visiter ses parents dans la métropole canadienne, car celai: un Eranco-Américain.Comme le train venait de stopper pour quelques instants à Acton Vale une dispute éclata dans le wagon pullman entre Sullivan et le jeune avocat.Mais le tempérament bouillant du champion si bien connu suscita la bataille qui dura toutefois à peine quelques minutes.D'un solide coup de poing.Ic jeune Smith, qui était dans la vingtaine, envoya rouler le champion sur le parquet du wagon, le mettant complètement hors de combat.On devine l\u2019émoi à bord du train et même à Montréal, où la nouvelle se répandit rapidement, car Sullivan se rendait précisément dans la métropole pour donner une semaine d\u2019exhibitions au théâtre (burlesque) Royal, rue Côté.Cette mise hors de com! at memorable de l'ancien as américain de la boxe nous a été signalée par M.Raphaël Ouimet, 78 ans, journaliste, et ancien arbitre de la rencontre Louis Cyr Vs Hector Décarie, en 1906 au parc Sohmer à Montréal, ainsi que par Me Victor Morin, n.p., 88 ans, \u2014 encore bien portant \u2014 maintenant président du \u201cChâteau Ramezay \", à Montréal, et qui en 1892, tenait une étude de notaire à Acton-vale, (Qué).En arrivant à Montréal, Sullivan s'empressa de faire nettoyer et presser son \u201csmoking\u201d \u2014 car lorsqu'il était champion il portait toujours l'habit \u2014 puis il se rendit a l'hôtel Saint-Lawrence-Hall, rue Saint-Jacques, angle de la rue Saint-François-Xavier, où sa troupe de vaudeville avait établi ses quartiers généraux.Le lendemain il commençait ses exhibitions de boxe qui consistaient à livrer un combat de quelques rondes contre tout boxeur qui acceptait son défi.11 expliquait aussi ses tactiques et sa technique employées alors qu il remporta son premier championnat américain des boxeurs poids lourd, en 1882, contre Paddy Ryan.Le dernier soir de ses représentations, Sullivan eut comme adversaire Pierre Cyr \u2014 frère de l\u2019homme fort Louis Cyr \u2014 le combat se termina a l\u2019avantage du champion.A cette époque, Pierre Cyr était reconnu comme étant le meilleur boxeur de la Métropole \u2014 ce dernier mourut â Montréal il y a 3 ans à l'âge de 79 ans.Louis Cyr assista au combat.C\u2019était un ami personnel de Sullivan, car tous deux avaient passé toute une saison ensemble dans la troupe du cirque Ringling Bros and Barnum and Bailey.Après la représentation.John L.\u2022t Louis Cyr, tous deux en habit et en \u201ctuyau de castor\", se rendirent â 1 Hôtel St.Lawrence Hall, pour célébrer et se rappeler des souvenirs du passé.Mes souvenirs personnels de Sullivan remontent â l\u2019année 18-92 alors que, dans ma plus tendre enfance, j\u2019allais passer l'été a Notre-Dame du Portage, chez mon oncle, M.l'abbé Georges de Cha-vigny de la Chevrotière, qui était curé de l\u2019endroit.Or, tandis qu\u2019il était champion.Sullivan passait la belle saison â l'hôtel Manoir, à Cacouna, soit à 5 milles à l'est de N.-D.du Portage.J\u2019avais l'occasion de voir souvent le roi de la boxe qui, à cette époque, se transportait en vélocipède, cette sorte de bicyclette munie d'une grande roue suivie d'une toute petite.Sullivan, étant irlandais catholique, venait généralement passer le dimanche à la plage du Portage.Après la grande messe, il se tendait saluer le curé, et tous deux causaient amicalemem.tout en badinant sur la galerie du presbytère donnant sur la mer.Cars fort de Boston John Lawrence Sullivan fut Tune des personnalités les plus pittoresques de l\u2019histoire de la boxe.11 était né le 15 octobre 1858.Il hérita de sa haute stature de sa mère qui mesurait 5 pieds 9 pouces et pesait 185 livres.A un an, John donnait â son petit frère un oeil noir, d'un solide coup de droite.Ses parents espéraient que John deviendrai prêtre, mais, des l\u2019âge de 16 ans.il commença a lever des poids, des barils de bière et des pianos.Il devint alors apprenti plombier et, un jour, il perdit son emploi pour avoir battu un compagnon de travail.11 obtint vite le surnom de \u2018Gars fort de Boston\".Sullivan s\u2019adonna uux>j au baseball, évoluant au 1er but et au champ gauche.11 reçut même d'alléchantes offres de plusieurs clubs; le club de Cincinnati lui oilrit un salaire de $1,300 \u2014 très élevé â cette époque \u2014 Mais John rêvait plutôt à la boxe.Or, un soir dans un théâtre de Boston, le boxeur local Scannel, qui jouissait d'une grande reputation, avait iancé un défi à tout autre rival.John L.releva le défi.En un clin d\u2019oeil le jeune Hercule, encore inconnu comme boxeur, décocha un seul coup de poing à Scannell qui prit la fuite, se tenant la mâchoire.Le jeune pugiliste déclara alors â l\u2019auditoire; \"Mon nom est John L.Sullivan et je peux vaincre n'importe quel homme au monde.Si quelqu un en doute, qu'il vienne; \u2019 Un des auditeurs s approcha de lui, mais un magistral coup de poing le relança dans l\u2019auditoire.Parents et amis comprirent alors que John se destinait à devenir boxeur plutôt que prêtre, joueur de baseball, plombier ou ferblantier.Jusqu'en 1877, Sullivan s'en-iraîna sérieusement.Un jour, a Boston, un lutteur de réputation mondiale nommé Willam Muldoon présentait un programme de variétés dans un théâtre, où il y avait des exhibitions de boxe données par l'ancien champion an glais Jos Goss.Sullivan obtint un match avec ce dernier.Le premier round fut nul.Au 2e, John ne donna qu'un seul coup de poing qui termina le combat.Goss déclara que Sullivan frappait aussi fort qu\u2019une ruade de mule.Sullivan remporta alors des victoires successives sur Cockey Woods en 1878; Dan Dwyer, champion du Massachusetts en 18-79.Mike Donovan et John Donald-son, à Cincinnati en 1880.En ce temp-lâ, les combats de boxe se déroulaient selon les règles du \u201cLondon Prize Ring\", soit à poings nus et sur la terre battue.Un round se terminait automatiquement quand un des deux rivaux était envoyé au sol.Le-boxeurs pouvaient employer des trucs de lutte, tel que des clous â la semelle de leurs souliers, du tabac à priser pour lancer dan-les yeux de l\u2019adversaire, etc.Le 9 décembre 1880 le jeun; boxeur Sullivan lança un défi dans les journaux de Cincinnati, qui se lisait comme suit; \u201cJe suis prêt à rencontrer n'im-poite quel pugiliste pour une somme de $1,000 à $10,000.Cî défi vise spécialement Pady Ryan (le champion régnant) et demeurera en vigueur durant un mois s\u2019il daigne l\u2019accepter\".Respectueusement à vous.John L.Sullivan.Le champion Ryan rétorqua a-avec fanfaronnade par la voie de-jeurnaux: \u201cDitcs-lui qu'il aille se faire tine \u201créputation\u2019.John L.prit cette dernière remarque au sérieux .L ne suite de victoires En mars 1881, il commença â annoncer sa fameuse tournée dans laquelle il offrit $50 â n'importe quel pugiliste qui pourrait lui résister quatre rondes.L\u2019annonce de chicanes féroces se- dressa devant iui.A Philadelphia.un théâtre burlesque l'engagea à raison de $150 par semaine pour faire face à tous venants, et il les défit tous.11 en fut ainsi a Chicago et au Madison Square Garden à New York.Le champion Paddy Ryan ne pouvant refuser plus longtemps, ils se rencontrèrent donc le 7 février 1882 pour une bourse de $5,000 et un enjeu de $1,000 sur la terre battue en la ville de Mis-sissipt City, Miss.Après neufs rondes de combat à poings nus employant toutes les tactiques possibles, telles que morsures.coups de pied dans le ventre, tabacs à priser dans les yeux de l\u2019adversaire, etc., Ryan fut si cruellement battu qu\u2019il fut laissé presque mourant, ce qui laissa le champ libre â John L., avec le titre de champion mondial durant 10 ans.\u201cQuand Sullivan m a frappé au 9e round\", déclara par la suite Ryan, \u201cj'ai cru recevoir un coup de poteau de télégraphe\u201d.il va sans dire qu à son retour à Boston.John fut reçu en triomphe Sullivan a vaincu successivement Herbert Blade, de Nouvelle-Zélande, le 6 août 1882, à New York, où il obtint la ceinture de $3, 000 de la Police Gazette; et défit le boxeur anglais Charlie Mitchell, le 14 mai 1883 et le 30 juin 1884.En un an, Sullivan mit hors de combat'59 adversaires.11 était au sommet de la gloire et, le 5 août 1887, il reçut à Boston une magnifique ceinture de championnat d\u2019une valeur de $10,000 sertie de 387 diamants.Et le 27 octobre 1887, John partait pour l'Europe afin de défendre son titre contre le champion d\u2019Europe.Le combat eut lieu le 10 mars 1888, à Chantilly, France.La décision fut nulle au bout de 3 heures, après 39 rounds.L\u2019agile jeu de pieds de Mitchell qui dansait avec une grande souplesse tout le temps du match autour de Tarènc essouffle beaucoup Sullivan et, par ce moyen, Mitchell é-\\ ita une mise hors de combat Ses derniers combats Sullivan livra son dernier combat à poing nus le 8 juillet 1889, contre Jake Kilrain, à Ricbburg, (Mississippi), par une chaleur de 120 degrés et pour une bourse de $10,000.John L.gagna aux points 'Voir Sullivan page 15, col.1) 14 LA TRIBUHl, SHERBROOKE, VENOREOI, il AOUT 1959 Les sports dans nos cantons La ligue Junior de Sherbrooke a entrepris sa dernière partie de la saison avant les séries élimina* toires.Les quatre premières équipes du circuit se sont mérité le droit de participer à une courte série en vue du trophée La Tribune.Le circuit Marie-Louis Fortier a connu une très bonne saison tant au point de vue financier que sportif.De très bonnes joutes de baseball, de calibre ju-ni^- ont été présentées aux amateurs de la région.Si nous nous reportons à une chronique du début de la saison, nous avions écrit que le Fuller serait de nouveau favori pour remporter le championnat.Les joueurs du président Maurice Mercier n\u2019ont connu aucune difficulté à l\u2019emporter cette saison.Emilien Hamel a réussi à combler la faiblesse au marbre en convertissant le lanceur Laurier Gauthier en receveur.Laurier a d\u2019ailleurs très bien fait derrière le marbre.Gérald Ménard, qui n\u2019avait pas de poste régulier avant la saison, s\u2019en est mérité un par sa brillante tenue au bâton.\u201cLes Cardinals et les Canadiens se feront une chaude lutte pour ia seconde place,\u2019\u2019 avions-nous écrit dans le troisième paragraphe.Au moment d\u2019écrire la présenté chronique, les Cardinals et les Canadiens sont sur un pied d\u2019égaliié en deuxième place du circuit.Les Cardinals ont été faibles au bâton mais leurs lanceurs et ieur jeu défensif leur ont permis de demeurer dans la lutte.Les Canadiens ont, au contraire, été très puissants au bâton mais assez faibles sur la défensive.Coaticook a également manqué des talents d\u2019un bor, instructeur durant la saison.Le Kist terminera en quatrième place mais il s\u2019en fallut de peu pour que les Indiens causent une surprise en s\u2019emparant de la dernière position des éliminatoires.Le Kist a connu des difficultés d\u2019organisation.Les jeunes joueurs de Claude Ruel n\u2019ont pas été très réguliers et ont manqué d\u2019assurance dans certaine joute.Les Indiens ont présenté une excellente édition cette saison et auraient pu terminer en deuxième place du circuit.Le jeune joueur d\u2019arrêt-court, Guy Des-rochers, a été la meilleure recrue du circuit cette saison.Les Indiens oiu cependant tout perdu en alignant un joueur trop vieux.Ils ont aussi manqué de cohésion.Un bon instructeur aurait également été très utile dans cette équine qui possédait beaucoup de talents.En plus tie Gérald Ménard, \u201cMario\u201d Gervais était hospitalisé cette semaine à l\u2019Hôtel-Dieu.L\u2019arbitre du circuit junior s\u2019est déplacé un disque et suit des traitements dans cette institution.Ménard a pour sa part été opéré pour l\u2019appendicite.Claude Richer a fait ses débuts comme arbitre dans la ligue Junior mardi soir.Claude, qui s\u2019est signalé déjà comme gérant de nageur, instructeur de hockey et qui a même fondé le circuit Junior, a très bien fait à son premier essai.Claude est aussi devenu amateur de courses sous harnais.Les Wings de Jacques Besré ont cumulé tous les honneurs, cette saison, dans la ligue P.O.N.Y.Ce circuit a traversé de dures épreuves durant la saison régulière pendant successivement deux présidences.Roiand Gingues ei Roland Dupuis ont fait du très beau travail pour ce circuit.Les directeurs voient grand pour l\u2019an prochain.Robert Bédard a ajouté un autre fleuron à sa couronne en remporiant le championnat provincial.Robert a défait les mêmes joueurs qui l\u2019avaient éliminé lors des championnats canadiens.SUII IVAN l Suite de lu pauc 141 .tprès 75 rounds.H livra son dernier combat comme champion, le 7 s.plcmbre 1892, au Club Athlétique de la Nouvelle-Orléans contre Jim Corbett, de San-Francisco, Cal., Sullivan fut vaincu a-près 21 rounds.Corbett triompha par K.O.en se servant de la tactique que lui avait tracée Charlie Mitchell lorsque ce dernier avail tenu ète à Sullivan grâce a -jeu de pieds.Sullivan prit sa défaite a co .et ne tenta pas de retourner .an l'arène.La veille de son combat.Jo.tu 1 .avait beaucoup trop bu; il élan un adepte de la boutdllc, tandis que son adversaire, Corb.tt, ob servait la tempérance.Sullivan après cette défaite ou il perdit $25,000 ainsi qu'un enjeu de $10,000 se trouva presque sans le sou, et l\u2019on organisa pour lui une soirée-bénéfice au Madison Square Garden de New Vor! Sullivan déclara un iour vait gagne $2.000,000 dan< lare ne et qu'il en avait dépensé 11 000,000 à payer des censomm.lions à ses admirateurs.C\u2019est alors que John L.décid.de faire du théâtre.Il composa même quelques pièces et fit uns tournée en Australie.11 donna aussi quelques exhibitions de boxt pour se faire un peu d\u2019argent.En novembre 1902.Sullivan était en banqueroute complète et.en 1905 il cessa complètement d« boire pour devenir chef d\u2019un vaste mou vement de tempérance, seconde par l\u2019abbé O'Flaherty, de Boston Sullivan sc fit conférencier et pat-courut de nombreuses villes de la Nouvelle-Angleterre en particulier Lui qui pesait 300 livres vers la cinquantaine, il avait été fofus que en recevant une lettre lui an nonçant qu'il était élu membre du 'Club des hommes gras de la Nouvelle- Angleterre \" John L.Sullivan qui fut k plus célèbre boxeur de l'histoire, mourut le 2 février 1918, à West \\bington.(Mass), â l\u2019âge de 60 ns.Photo de la semaine ¦ ¦ Mickey Mantle, le cuamp centre ues > amvccs,\tchomp gouene des Red Sox de Boston, o loci- icgarde monter la balle qu'il vient de frapper.\tlement attrapé son coup.Malheureusement pour lui, Gene Stephens,\tiTéléphoto UPI) ->\u2022 veioo/ mm ¦ * i nini fc.\u2022\t¦ ¦\t\u2022 PB, s * : ., fiob St-Cloir (79) des 49ers de Son\tFrancisco\tballon à son coéquipier Mike Sommer (21).s'apprête à plaquer Eddie LeBaron\t(14) des\tCe dernier n'a réussi qu'à gagner deux verges.Redskins de Washington alors qu'il\tlonce le\tSon Francisco l'emporta par 27-24 (Telephoto (/Pt' LA TRIBUNT.SHfRbKow.vi, rcHURLDI, 21 AOL/1 1959 15 La glaise est déchargée dans le malaxeur l'est la première d'une série d'opérations qui en feront de la brique.»?\u2022r ' » INDUSTRIE (Suite de la première paeel cuivre, de zinc, ou autres qui lui brique sera de couleur rouge.Pour varier la couleur, on passera la brique nouvellement moulue dans une machine spéciale qui la soumet à un jet de sable de 100 livres de pression.Ce sable contient un oxyde soit de cuivre, de zinc, ouautres qui lui donnera la teinte désirée oii' l'action de la chaleur.Séchoirs et fours A la sortie de cettë dernière opération, les briques moulées sont déposées dans des chariots et dirigées vers les séchoirs pour un séjour de 36 heures après quoi elles seront assez durcies pour être empilées et mises au foui pour la cuisson.A l'entrée du séchoir, la tem- pcratuic varie\tde\t75 à 100\tde- Blés: tandis qu\u2019à\t\tla sortie\tcile est de l\u2019ordre\tde\t250 à 300\tde- grés.\t\t\t La cuisson\tde\tla brique\tP'fi- nant environ\tune\tdizaine\tde jours.il faut donc à une briqueterie un minimum de neuf fours pour assurer une rotation no'-inale à raison d'une fournée par jour.La brique séchée est donc empilée dans le four préalablement vide.Ce four en forme de meule est fait de trois pieds de brique' ordinaires et revêtu à l\u2019intérieur, de neuf pouces de briques à feu.La paroi du four est percée de dix bouches à feu qui seront allumées une fois le four rempli de 55.000 briques et après que les ventilateurs seront bouchés.Durant les premières 24 heures, le-, briques sont chauffées au bois afin d'assécher l\u2019intérieur du four et prévenir autant que possible le phénomène de l\u2019efflorescence: coii'-t'\" 1 \u2022 sel b\u2019'\" apparaît assez souvent sur les murs nouvellement construits.Le reste de la cuisson est faite au charbon mou.charbon importé spécialement de la Virginie qui se distingue par sa basse teneur de soufre et de cendre par contt e son indice calorifique élevé.A ce stade, le four est chauffé a 1825 degré- F., et ce, pour toute la durée de la cuisson.Les neuf fours de la compagnie East Brick &.Tile sont reliés entre eus par des ouras (conduit- d'air) souterrains de sorte que la fumée dégagée par les feus passe a l'air libre par une -eule cheminée centrale.A l'aide de soupape- spéciales.le four que les ouvriers vident durant le jour communique sa chaleur aus séchoirs par l'entremise d'un énorme éventail de dix pieds de diamètre.I < chaleur est ainsi récupérée.La cuisson terminée, lu brique est sortie sur des chariots à plate-formes o elle est mise en entreposage.A cause de lao-tion inégale de la chaleur des fours qui chauffent naturellement plus vers le haut que vers le bas, les briques doivent être classées par grandeurs xelles des rangées du haut ayant davantage rétréci Celles des rangs supérieurs onr 7\t7s\" de longueur tandis que celles des rangs inférieurs non! jusqu\u2019à 8Vi\u201d et ser-viiont au remplisage.c\u2019est-à-dire à l\u2019intérieur des murs.La compagnie emploie présentement 55 ouvriers qui travaillent depuis avril jusqu\u2019à la fin de décembre intervalle qui peut varier selon la température et le rythme de la construction.Toutefois, les chemins étant fermé' en avril, les expéditions ne commencent ordinairement qu'en .iiiul u'tiisloîre .a compagnie fut fondée en 1927 par M.Isidore üuquet'.e de Mégantic qui en fut le pnu-cipal promoteur.Elle portait a-ors le nom de Eastern Township Brick & Tile.Les opérations ont débute en 1929.mais à partir de 1930 avec la crise, l\u2019entreprise n'ope-ruit qu'à temps partiel D'ailleurs, jusqu\u2019en 1940 les affaire?ont marché plus au moins au ralenti à cause de la carence compréhensible des commande' Ln 1943, M.Duquette vendait l'entreprise à M Hormisdas Rousseau et à M.Octave Raquette, tous deux de Shcrbiooke, qui changèrent le nom de la compagnie en celui de East Angus Brick S.Tile Reg'd, nom quelle porte encore.Plus tard, soit en 1945, M.Raquette vendait .ses actions à M.Louis-Philippe Rheault, é-gaiement de Sherbrooke.Durant le même temps, M.Erne?! Fo:-tin.le gérant actuel de l'entreprise, se portait acquéieu' d'une partie des parts de MM Rou-seau et Rheault.La direction n'a pas changé depuis.Construction' La briqueterie d'East Angus expédie ses produits jusqu'à Quebec, Montréal et même Toronto Dans la région, c'est elle qui a fourni la brique pom la construction de la nouvelle aile du séminaire St-C haïtes Borromée.rue Frontenac à Sherbiooke et autres institutions du genre D,m-la seule ville de Québec, la compagnie a fourni la brique pom la construction de quatie école' l'an dernier.Voilà une industrie bien pji -ticulière qui participe dans un: bonne mesure, à la prospérité Ue notre région.Le wagon qa«\tau transport de la glaise, CURE (Suite\tde\tla\tpage\t3) piste, qui, à ta saison des pluies, se\ttransforme\taussitôt\ten\tfon- drière\u2019\u2019.\u2019\u2019Voilà pourquoi, dernièrement, j\u2019ai\tmis 5\theures\tpour\tfranchir 10\tmilles\u2019\u2019.\u201cEt pensez que sur cette moto, je dois emporter tout ce dont je peux avoir besoin pendant une ou deux semaines : de quoi nie coucher, dont un lit de camp; de quoi me nourrir, et aussi, bien sûr.de quoi dire la messe, une chapelle portative\u201d.Ni forêt vierge, ni savane ni brousse ! \u201cVoyez-vous, le pays où j\u2019ai été appelé à exercer ma mission ne ressemble pas trop à l\u2019image familière de l\u2019Afrique : une végétation tropicale, la forêt vierge avec ses ténèbres inquiétantes, ou la savane aux herbes ondoyantes, ou encore la brousse avec son herbe maigre, ses bouquets d\u2019arbres isolés et sa broussaille\u201d.\u201cAutour de Mlowo, rien de tout cela: des hauts plateaux ondulés, à 5,000 pieds d\u2019altitude, avec un climat salubre, tempéré et sec la plus grande partie de l\u2019année, et une végétation rarement abondante, et, en tout cas.jamais luxuriante\u201d.Et les animaux ?'Ça, il y en a: des antilopes, des lions, des éléphants, des crocodiles, sans parler des insectes: tiques, ma-ringouins, poux, fourmis blanches et noires, ni des rats qui se manifestent comme des épidémies\u201d.\u201cLes éléphants sont protégés, sans cela ils auraient depuis longtemps disparu: quand il s\u2019en montre à proximité de villages et qu\u2019ils causent des dommages, on fait venir des chasseurs spécialistes, autorisés\u201d.\u201cSi on laissait faire les indigènes, sans armes à feu, iis ne feraient qu\u2019empirer la situation: vous savez qu\u2019un éléphant blessé eM plus dangereux que tout autre\u201d.Mangés par des crocodiles \"Les crocodiles eux aussi sont une plaie, mais ils ne jouissent d\u2019aucune protection, et ils sont actuellement en voie de disparition\u201d.\u2014 Mangent-ils encore des hommes?demandons-nous au Père blanc.\"Oui, j\u2019ai eu connaissance de cas de ce genre encore récemment.et mot-même j'ai échappé, sans le savoir, à un danger mortel en traversant une rivière qui en était infestée: on me l'a dit après, et j\u2019ai frémi rétrospectivement.croyez-le bien, en remerciant la Providence \".\\ éviter: le serpent \"swala\u201d \"J'ai eu sujet de la remercier en d'autres occasions, comme la fois où je cherchais quelque chose sur une tablette fixée plus haut que moi, un serpent swala s'est aussitôt montré au-dessus de ma tête, et j'ai eu juste le temps de retirer ma main et de reculer :\tsans cela je ne serais pas ici pour vous le raconter car la morsure de cet animal procure la mort en que! ques minutes\u201d.l ouriiiis blanches Et puis, il y a les insectes, sur lesquels le Père a bien des choses à dire, en particulier sur les terribles fourmis blanches qui mangent tout, par en-dessous, de sorte que si vous voulez un malin saisir une chaussure que vous avez sous les yeux, là où vous l'avez laissée la veille, elle paraît -eulement assez poussiéreuse; mais Je?que vous la touchez, elle se volatise sous vos yeux: plus rien qu'un tas de poussière terreuse\u201d Que s\u2019est-il passé ?\u201cCes singuliers animaux ont mangé la chaussure par en-dedans, mais en recouvrant d'abord Lob jet de terre poudreuse qui lui ton serve sa forme extérieure\u201d.La population humaine La Mission dont le R.P.Perron a eu la charge cette année, avant de venir au Canada, com prend donc 88,000 âmes, donl actuellement 350 sont catholiques *t 2.000 sont en vole tfe te devenir.Elle dépend du diocèse correspondant à la Province des Hault plateaux méridonnaux du Protectorat du Tanganyika.\u201cC'est un diocèse confié à notie Société qui, depuis le transfert du Tangun>ika de la propriété allemande au régime du protectorat britannique.> a fait venir surtout des piètres hollandais et canadiens\".Bilinguisme et trilinguisme Les Noirs qui habitent cette \u201cparoisse\u201d appartiennent à la tribu Wanyika, qui est bantoue : outre leur dialecte particulier, ils parlent le \"kiswahili\u201d, ou \u201clangue de la côte\u201d, qui est une langue internationale dont se servent tous les Nojrs de l\u2019Est de l\u2019Afrique Centrale, depuis la côte du Tanganyika (swahili: côte) Mais dans les villes, observe le Pere, on parle aussi l\u2019anglais, de sorte qu'on pratique couramment, là-bas, le bilinguisme, et même le trilinguisme.Quand deux Bantous s'abordent en kiswahili.voici ce qu\u2019on entend : \u2014 Hui^mbo ?(Comment vont les affaires ?) \u2014 Siiambo 1 (Elles vont bien, les affaires).Puis vient la question rituelle, s'ils ne se connaissent pas : \u2014- \"Jina lako\u201d (Ton nom?) puis : \u2014 \"Baba yako, hufanya nini ?(Ton père que fait-il ?).On retrouve ces mots \u201cjina lake\u201d dans le Pater kiswahili (texte adopté dans le Tanganyika), dont voici la première strophe (traduction littérale en parenthèses) : \u201cBaba yetu mbinguni, (notre père qui est au ciel), \u201cJina lako litukuzwe, (ton nom, qu'il soit sanctifié), Ufalme wako ufike\u201d, (ton règne, qu'il arrive), \u201cUtakalo lifannyike duniani ka-ma mbinguni\u201d, (ta volonté, qu\u2019elle soit faite sur terre comme au ciel).Des gens frustres et réservés Le?Wanyika (\u201cgens des marécages\") sont des Bantous de mentalité \u201cplutôt rustique, peu expansifs, et même craintifs\u201d.Comme la plupart des Africains des districts ruraux, ils ont conservé des habitudes d\u2019un esprit que des sociologues hâtifs ou partiaux ont qualifié de \u201cpré-logique\u201d, \u201cEn tait, observe le R.P.Perron, ils sont surtout supertitieux et croient à des puissances maléfiques résidant dans les choses ou les êtres vivants, et qu\u2019il faut amadouer, ou laisser faire\u201d.Aussi leur conversion n\u2019est-elle pas facile, bien qu\u2019ils n'y mettent aucune mauvaise volonté.Dca bâtisseurs Quelles sont les perspectives de christianisation?avons-nous demandé au R.P.Perron.\u201cElles ne sont pas mauvaises du tout, du bon travail se fait, et surtout auprès des jeunes, qui fréquentent de plus en plus nos éco- ICvN .\u201cA dire le vrai, nous comptons peu sur les générations précédentes, trop obsédées par les superstitions\u201d.\u201cUn des problèmes pratiques posé' par notre travail, c\u2019est celui de la construction.J\u2019ai dû moi-même mettre la main à la pâte, parce que les besoins sont immenses, une église, une menuiserie, une demeure pour le maître d\u2019école, voila un petit bilan de quelques mois\u201d.I a Mission est un Voyage Un missionnaire est toujours en marche.Cesi que là-bas, c\u2019est au prêtre et au reli eux a aller chercher les lideles ou le cathécumène, et non l'inverse, comme dans les pays de tradition chrétienne.Et le travail se fera au cours dos voyages.La mission, conclut le R.P.Renaud Perron, progresse dans la mesure où le missionnaire voyage.Le cathéchiste noir fait le reste.L'Afrique est un monde nouveau, qui nous attend, comme il pourrait attendre le communisme, si nous taisions défaut.Voilà pourquoi il faut de plus en plu' connaître, aimer et soutenir les missions du Continent noii.U LÀ TRIBUNE, SHERBROOKE, VENüREOI, 21 AOUT 1959 "]
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