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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 16 novembre 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1882-11-16, Collections de BAnQ.

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[" vier an + I 4 me L'industrie agricole doit toujours URNA RO UEX cri = EEE a % NZ LOMNSON 1] C0 ZH an = \u2014_\u2014\u2014 mm EE ET SR A r= SE Sr He Méntréal être la base de a richesse des nations.NET ETES lère ANNÉE JEUDI, 16 NOVEMBRE 1882 No 41 JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE, Paraissant tous les JEUDIS et c« ntenant tout les nouvelles de la somaine.Prix de 'abonnement :\u2014UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANCS © Sirictement payable d'avanice.; Imprimé et publié par LEGER BROUSSEAU, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE \u2018 No 9, Rue Buade, H.V., Québec.\u201c Conseils de Léon XIII Le discours que le Pâpe a adressé aux pèlerins français, est un \u2018modéle- de haute raison et de clairvoyance.Rien n\u2019est plus cher au Pontife \u2018que cette idée de l\u2019union de toutes \"les forces généreuses de l'Eglise, dans un faisceau uni et compact.Cette pensée répond à un besoin impérieux de notre époque.Jamais l'harmonie des volontés religieuses ne s'est imposée avec plus de force aux méditations de ceux qui président aux destinées de la société.Ce n'est pas en vain que Léon XIII cherche à rallier les ressources éparses du catholicisme autour des remparts -démantelés de l'ordre social, ce n'est pas en vain qu'il met une louable insistance à empêcher les jeunes générations d\u2019isoler et de rendre stériles leurs nobles efforts, dans le cadre étroit des anciennes organisations : l\u2019action de | fl l\u2019Eglise en dépend, cette action, qui enlace le monde, le guérit et le sauve.Cette insistance, nous applaudissons, car elle finira par creuser un sillon large et profond dans le vaste champ de l'Eglise.Nous distinguons deux idées maîtresses dans l\u2019allocution de Léon XIII ; la soumission respectueuse à la hiéraïchie divinement instituée, et la suprématie indéniable des grands intérêts de la Religion.Cette soumission semble avoir reçu çà etlà de graves atteintes.Une y | dans la hiérarchie des devoirs.démocratie de mauvais aloi commence à tout envahir, la Vie parlementaire, la magistrature, le gouvernement ; et, si le danger n'est pas conjuré, elle finira par s'installer dans le sanctuaire, en le profanant et en le dévastant.Ce * sentiment biérarchi- que\u2019 qui est une des forces de l'Eglise, \u2018cette piété filiale, sans laquelle le libre examen aura raison des résistances les plus énergiques, ce groupement et cette gradation des autorités établies, ces saintes choses \u2018qui devraient étre an-dessus de toutes les contestations, paraissent être quelquefois sérieusement compromises.Le vent de l\u2019insubordination soufle \u2018puissamment ; et l'émiettement de l'organisation cathoiique fait des progrès qu\u2019il appartient au Roi des consciences de dénoncer solennellement.Ce péril, Léon XIII l\u2019aentrevu.Ce qu'il sait, c'est.qu\u2019à toutes les époques, les mœurs politiques et sociales du dehors ont cherché:à faire irruption dans le temple.Car on ne vit pas en vain \u2018dans l'atmosphère de.son siècle.Léon XIII a l'intuition lumineuse de cette situation morale.C'est pourquoi il ne cesse de s'opposer de tout le poids de son .incontestable autorité à ce système de .démocratie à outrance, où le journalisme s\u2019établit souvent en maître, et intervertit les rôles qui eont- dispensés dans l'Eglise avec une juste et sage distribution.Cette subordination entraîne nécessairement l'union des volontés dans une action commune, et la charité des cœurs.De nos jours, des causes extrinsèques tendent à rendre cette harmonie difficile.Une seule chose saura neutraliser ces ficheuses in- uences, nous voulons dire la suprématie des intérêts religieux, la prédominance du dévouement à la Foi, Nous tenons à dissiper ici une équivoque.Il ne faudrait pas croire que cette union doive ralentir le mouvement des initiatives privées, et établir, dans la lutte pour la cause religieuse, une triste et plate uniformité.L'union n'est ni l'étroitesse d'horizon,ni l\u2019exclusivisme odieux ni la négation de la liberté d'allures et de mouvements.Dans la peneée de Léon XIII, elle comporte la \u201c variété \u2018des formes et des méthodes, \u201d dans la défense de la foi et dans la guerre à l\u2019erreur coupable ou involontaire.Jusqu'au XIXe siècle, cette union des cœurs dans la variété des efforts a dominé l\u2019action catholique : c\u2019est une loi de l\u2019apologétique chrétienne.Est-il besoin de rappeler la différence des méthodes et des points de vue, dans les premiers monuments de la pesée chrétienne, la pôlémique serrée et triomphante de Tertullien, le système de conciliation d'Origine, le parallélisme biblique et moral de St Justin ?S.Thomas, S.Bonaventure, Duns Scott, suivaient aussi des routes diverses, quoique parallèles, dans la lutte vigoureuse contre l\u2019invasion menaçante\u2019 de l'Averroïsme : et, quand,au 16esiècle,une Révolution à jamais regrettable brisa le lien de l\u2019anité religieuse, l\u2019apologétique des Bellarmin, des Suarez, et, plus tard, d'un Bossuet, d'un Fénelon, d'un Arnaud, d'un Pascal ete, revétait les formes les plus variées,et prenait les allures les plus'diverses.| C\u2019est ainsi que, dans le cours des siècles, l\u2019action chrétienne s'adaptant aux besoins multiples des âges, et s'inspirant de la personalité de chacun, a pris les caractères les plus divers, ef, sous la richesse de ses transformations l\u2019apologétique a su garder sa nature immuable et éternelle, dans la fermeté invariable des principes, et l\u2019infinité de leurs applications aux nécessités passagères des hommes.Pourquoi n'observerions nous pas cette même loi, cette même règle, qui doublent les forces et ne séparent pas les cœurs ?Pourquoi cette loi de l'ancienne apologétique ne serait-elle pas notre loi, la loi de l'action intellectuelle et sociale des catholiques d'aujourd'hui, la loi du journalisme, cette forme populaire de l'apologie Le \u2018| moderne, dunt l'importance est incontestable ?Compétitions passionnées, intempérance de zèle, reproches, acrimonies, toutes ces faiblesses dis- paraitraient comme par enchantement.* Si cette largeur de vues est la sauvegarde de l\u2019union, elle ne produit pas moins, dans l\u2019action pratique, d'heureux résultats.Celle unité dans la variété n'est pas seulement la condition de la beauté, elle est surtout le principe de la fécondité et de l\u2019efflorescence de l\u2019Eglise catholique.Elle permet d'utiliser toutes les forces, d'user de toutes les armes, de l'armure pesante du moyen-âge comme du chassepot moderne ; elle tient compte de la différence des Caractères, des nuances infinies des esprits et des tempéraments.Rien ne se perd, tout trouve une place dans le large rayon de la défense sincère et loyale des intérêts religieux.Comme des attaques de l'erreur sont de nature diverse, comme aussi, la guerre a éclaté dans tous les ordres, et que nos adversaires ne goùtent pas indifféremment la même nourriture intellectuelle, cette richesse d\u2019exposi: tion et cette variété de points de vue répondront aux besoins d'un plus grand nombre.Voilà, sauts contredit, ce qui est fécond, voilà ce qui donne du prestige, ce qui permet d'occuper toutes les positions du monde contemporain, de ce monde que nous devons attirer à nous, en le persuadent et en le subjuguant.Oui, il y a comme quelque chose de providentiel, \u2018à notre avis, dans .cat appel incessant de Léon XIII à la concorde des volontés et à la charité des cœurs.Quand l'Eglise a be: soin de l'épanouissement harmonieux de ces richesses et que le danger apparaît partout menaçant, qui voudrait ne pas subordonner toutes ses préférences personnelles, à l\u2019esprit d\u2019abnégation et de sacrifice, dans cette grande croisade contre les doctrines de l'erreur, le scepticisme insouciant et frivole, contre les hésitations des foules et les tenaces résistances de quelques esprits supé- rienrs ?\\ \u2014\u2014\u2014 >.Esclavage au Brésil A Rio-Janeiro, les hommes politiques n'ont pas laissé passer inaperçu le onzième anniversaire de la promulgation de la loi d'émanoipa- tion graduelle des esclaves, et les dépêches de cette capitale constatent que tous les journaux sont unanimes à signaler l'influence considérable et bienfaisante que cetto loi a euc surle développement matériel et moral du pays.n eflèt, la loi d'émancipation du 9 , JOURNAL DES CAMPAGNES Voiv 23 septembre 1871, due surtout au courage civique et à la persévérance du ministère Rio Branco, a été le premier conp porté à l'esclavage au Brésil : elle a sapé la hideuso institution parla base, en déclarant que désormais lout enfant né de parents esclaves serait libre ; que tout affranchi pouvait, comme tout autre citoyen, parvenir à toutes les dignités, el recevoir un mandat législatil ; de sorte qu\u2019au Brésil, l'esclave d'hier peut demain donner des lois au pays.Depuis onze ans, plus de GO 000 esclaves ont été aflranchis epontané- ment, par leurs maîtres et parfois sans indemnité ; tandis que l'Etat a douné la liberté à plus de 11 000 d'entre eux.Il convient d'ajouter que, durant cette même période, 280 000 hommes sont nés libres, en vertu de cette loi humaine, et que l'Etat a distribué surles sommes afférentes aux \u201c fonds d\u2019émancipalion, \u201d environ 8- 130 contos, soit à peu près 19 millions 800 000 francs, somme considérable pour un pays aussi jeune que le Brésil, L'Etat, les provinces, les associations privées, les propriétaires, tout le monde lutte à l'envi, afin de hâter le jour où il n\u2019y aura plus un seul esclave sur le vaste territoire de l\u2019empire brésilien.0 me a + 2 Pologne On lit dans une correspondance écrite de Cracovie à P Univers : \u201c Des considérations économiques puissantes \u2018ommandent en ce moment l'altitude de la Pologne vis-à- vis de la Russie.\u201c On sail que I'empire moscovite est séparé des marchés enropéens par une véritable muraille de la Chine Cette protection à outrance n\u2019a pas profité à l'industrie russe, qui.n\u2019existe réellement pas, et ne dispose pas du capital intellectuel financier dont elle aurait besoin pour se développer.En revanche, la protection des douanes russes a donné un élan extraordinaire à toutes les forces productives de la Pologne, nous parlons de l\u2019ancien royaume, abritant d\u2019un côté les manufactures polonaises contre la concurrence étrangère, leur ouvrant de l\u2019autre le marché sans limite de la Russie.Il en est résulté pour une grande partie de la Pologne annexée vne prospérité extraordinaire.Des villes entières sont sorties de terre comme aux Etats-Unis ; dans ces dernières années, l'industrie du sucre notamment a créé des fortunes: gigantesques.\u201c Les polonais apprécient les avantages de oetto résurrection économique, et ils ont droit d\u2019en atiendre des conséquences politiques.** On conçoit donc qu'ils ne soient pas portés à rompre gratuitement, pour passer des mains de la Russie à celles de l'Allemagne, une association dont ils tirent de tels bénéfices.\u2018* Le temps viendra, il est peut être déjà venu, où le dominateur moscovile se demandera s\u2019il a été bien prudent d'éteindre ainsi dans ses bras la nationalité polonaise, dans la pensée de j'étouffer.Tel est pris qui croyait prendre.\u201d \u201cra \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Serrurerie élémentair- On écrit de Londres : Les onze à douze cents forçats qui habitent, malgré ceux, le bagne de Dartmoor, ont en une idée qui na rien d'absolument incompréhensible.Ils ont pensé qu\u2019il n'y avait pas d'inconvénient à ce qu'ils rentrassent dus ln société ; seulement, ce qui est inexplicable, c'est qu\u2019ils s'en est fallu de peu qu\u2019ils né missent leur projet à * exécution.Leur plan était d'ailleurs excessivement simple.Sortir daus la nuit de leurs cellules, étrangler ou assommer leurs gardiens de veille, s'emparer des clefs des portes extérieures et gagner le large.Dans les prisons anglaises, le silence est de rigueur, néamoins la conspiration était parluitement organisée et n\u2019n été découverte que par un singulier hasard.Pendant l'heure de la promenade, trois détenus demandèrent à voir le docteur et furent conduits à l'infirmerie : la promenade précède le diner, qui est placé dans la cellule des condamnés, et que ceux-ci mangent en rentrant.Or, il arriva que les prisonniers malades, ramenés après la visite du médecin, t rouvèrent vides les gamelles apportées pleïnes dans les cellules, qui cependant avaient été scrupuleusement lermées.Il y avait là un problème dont on chercha la solution.On fouilla minutieusement toutes les cellules, ainsi que leurs locataires ; sur plusieurs de ces derniers on découvrit des clefs fabriqués avec des os,et ouvrant merveilleusement les serrures les plus compliqués.L'un des prisonniers, entrant dansla voie des aveux, offrit d'ouvrir toutes les cellules à volonté, et même sans instrüments.Il füt reconnu que le contenu des gamelles avait été pris par un de ces serruriers\u2019 d\u2019ufr nouveau genre, qui, comme notre mère Eve, avait été perdu par la gourmandise.Ces 1 200 malfaiteurs, une fois hors de leurs cellules, auraient eu facilement raison des deux gardiens de nuit, mais n\u2019est-il pas surprenant que ces hommes, astreints à un silence absolu, aient pu parvenir à s'entendre ; quant à la fabrica- des clefs en vs, elle rappelle cette histoire d\u2019un voleur émérite qui avait proposé d\u2019ouvrir un coffre-fort de sûreté, et auquel on avait apporté, pour l'aider dans son travail, une série de pinces et de crochets en fer ; notre homme repoussa dédaigneusement toute la ferraille, et demanda un simple cure-dents !.mm \u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014 +.Stanley et de Brazzn.L'explorateur Stanley, qui vient de traverser Paris pour se rendre à Bruxelles, revient cette lois un peu désappointé, paraît-il de son dernier voyage au Congo.Partout là-bas il a trouvé 12 drapeau français arboré sur les villages, et il a appris que les principaux chefs de tribus avaient signé avec M.P.Savorgnan de Brazza, représentant de la France, un traité par lequel ils nous cédaient leur territoire.Ce traité est maintenant entre les mains du gouvernement français, ct la question à laquelle il a trait, est assez importante pour motiver toute son attention, puisqu'il met entre nos mains le point de départ d\u2019un vaste ensemble de voies de communications intérieures navigables, drainant une immense contrée qui, par Ja lichesse naturelle de ses produits, la densité de sa population pacifique est fntalement appelée à un grand avenir, ct constitue le plus vaste débouché et le plus riche champ d'action que le commerce et l\u2019industrie françaises puissent désormais s'ouvrir cn Afrique sans contestations politiques'et sans déplacement de forces militaires.On prétend, dit à ce propos M.P.Savorgnan de Brazza, que nous manquons d'initiative, mais on oublie trop aisément les noms de ceux qui sont venus nous prouver le contraire ; cene sont pas les hommes qui nous manquent, mais l\u2019esprit de suite dans nos gouvernements, où l'esprit de parti et de personnalité a toujours réglé les questions les plus graves.Mais les leçons ne nous profitent guère ; par notre faute nous avons perdu le Canada, l'Inde, la Louisiane, refusé le Tonquin, que Francis Garnier nous donnait.Plus tard on se souvint de ce Tonquin auquel on avait renoncé d\u2019abord, et pour cette action tardive on a demandé à la Chambre des millions ét des hommes.Que le gouvernement se souvienne donc à temps aujourd'hui, et qu\u2019en ratifiant ce traité, il profite de la situation privilégiée qui est faite à notre pays pour favoriser notre développement commercial; et que plus tardJl ne vienne pas, dans un jour de crise économique déjà facile à prévoir, demander à la Chambre pour le Congo comme pour le Tonquin des millions et des hommes pour reconquérir, peut-être en so créant alors des complications tions politiques, ce qu'il aurait pu sans peine sauvegarder aujourd'hui.oo ap Le Clergé en Lovisinne Dans un numéro récent, l\u2019Abeille rendait compte d\u2019une brochure dernièrement publiée par M.le Vicomte d\u2019Abzac, Consul de France, et intitulée \u201c Excursions en Louisiane\u2014 Nous détachons de cette critique le passage suivant, quien est la conclusion: Ce \u201c\u2014Nous nous rangeons a l'avis de M.le vicomte d\u2019Abzac quand il cite l\u2019église catholique parmi les forces qui onf \u2018combattupotirlà\"taée Créole, pour lu Louisiane.Il cst bon, il est bien de le proclamer.\u201c Aux heures sombres, ce clergé n\u2019a pas fléchi.Son dévouement a, au contraire, puisé des forces plus résistantes av contact de nos malheurs, comme Antée en touchant la terre ; et le chef respecté de ce diocèse, Monseigneur Perché, fut de ceux qui prodiguèrent les témoignages éclatants, courageux, dangereux, de l\u2019amour voné au pays d'adoption.\u201c Ce clergé a aussi contribué et contribuera largement encore, à la diffusion, à la perpétuité de la langue frénçaise, qui, quoi\u2019 que présagent les pessimistes, ne disparaîtra ni en Louisiane, ni aux Etats-Unis, \u201c Nous n\u2019hésitons même point à affirmer qu\u2019elle fait chemin : qu'elle est en train de se propager plus rapidement que jamais dans nos grands centres.Les Américains sont un peuple pratique au plus haut degré, voyageur par nature et par intérêt ; et Paris, ce foyer lumineux qui les attire entre tous, Paris leur fait sentir la nécessité et le bienfait moral et matériel d'une-langue merveilleuse en elle-même, et parlée à tous les bouts du monde.\u201c Langue que manie en artiste le Vicomte d\u2019Abzac ; nous en avons eu plus d'une preuve sous les yeux.Qu'il poursuive donc ses Excursions en Louisiane, pour le charme de ses lecteurs, au premier rang desquels nous nous inscrivons.Nous pourrons parfois discuter ses appréciations ; mais, nous en sommes certain, du moins, elle seront toujours celles d\u2019un esprit éclairé, d\u2019une plume sincère, intelligente et amie.2.0 i ¥ AUTRICILE On lit dans la correspondance viennoise du Français : Dernièrement ont gomparu a Vienne, devant le tribunal, trois personnes poursuivies pour excitations dirigées contre les juifs ; l'une M.Zerboni.avait été condamnée déjà à six mois de prison pour faits de chantage.Oes trdis personnages étaient accusés d'avoir imprimé ou fait imprimer des vignettes avec ces mots : \u201c N'achetez que chez des marchands chrétiens, * ct autres inscriptions blessantes pour les juifs.Les jurés les out aequitlés.Dans ce proces, le président du tribunal avait essayé d'expliquer les causes du mouvement antisémitique.Il ë est exprimé ainsi: \u201c Deux tendances dirigent en ce moment la vie publique : la première, c'est le \" sentiment de nationalité, c'est-d- .dire Ja tendance de chaque nationa- .li a se séparer des anires et méme .a leur nuire ; la seconde, c'est la .haine sociale, on la haine des pau- \u201c vies contre les riches.Ces deux «ndances s'unissent pour provo- \u201c quer \u201c l\u2019antisémitisme, \u201d gr Ok l'avis d\u2019un juge de Vienne.» en effet, cette explicalion paraît être assez juste.Le sentiment national poussé à l\u2019exagération fait détester les juifs comme une race étrangère, et la haine de la populace appauvrie contre les juifs, qui ont amassé tant de richesses, fortifie le mouvement antisémitique.Il ne faut pas oublier cependant «que, sous ce dernier point de vue, les juifs ne cessent de provoquer la haine générale ; d\u2019abord en formant chez nous (en France et en Angletérre c\u2019est autre chose) une race distincte, qui ne se fond ni avec les Hongrois, ni avec les Polonais, ni axe, les Tchèques ; et puis en au gmentant leur fortune au détriment \u2018délä\u2018population \u2018chrétienne, par des moyens suspects.Si lon ajoute a tout ceci le ton vraiment provoquant et insolent que se-.permettent, les juifs, surtout dans la presse autrichienne, on s'explique facilement l\u2019aversion croissante qu'ils provoquent de jour en jour.\u2018Voici un exempié:'de léurlinso- lence.Dans l'aflaire de Tisza-Liszlar, le gouvernement hongrois a suivi une conduite très impartiale, mais ceci wa pas suffi aux juils.Ils auraient voulu que le gouvernement miît fin au procès intenté contre les inculpés de Tisza-Esslar.Le ministre de la justice, M.Pauler, s\u2019est refusé catégoriquement à céder à cette exigence.ll soutient les magistrats chargés de' l'instru- tion judiciaire, et il veut que la lumière soit faite.Eh bien ! toute la presse juive, non seulement de Pesth et de Vienne, mais encore la presse de Berlin, surtout le Berliner Tagblait, frère jumeau du Tagblait, qui se publie ici, ne demande rien moins que la démission de M.Pauler.Avec une insolence sans égale les juifsicroient donc pouvoir renverser le ministre d\u2019un grand royaume, parce qu\u2019il se refuse à obéir à leurs ordres ! De telles préilentions ne peuvent qu'aggraver la situation des juifs.Si je ne me trompe, c'est un rabbin allemand qui constatait, il y a quelques années, que la presse juive, par son manque de tact et par sa brutalité, a contribué tout particulièrement à provoquer le mouvement antisémitique.Nulle part cela \u2018n\u2019est plus vrai qu\u2019en Autriche-Hongrie.Laas eG <> Auménters militaires On-lit dans une \u2018lettre adressée d\u2019Alexandrie au Tablet, de Londres : Il importe de conñtater la.liberté religieuse dont jouissent-les catholiques dans l\u2019armée anglaise.En Egypte, ils ont six aumôniers.T] y en a un à Ramleh, pour un millier de soldats catholiques.Eh bien ! leur piété esti: telle qu'il ne suffisait pas à la besogne, et il a fallu appeler \u2018déux relixieux à son secours.Aux trois messes l\u2019église était toujours trop patito pour l'assistance des soldais et l\u2019alluence pour les confessions était telle, que ces trois prêtres n\u2019ont pas en un instant de libre dans leurs journées.En ces temps d\u2019'incroyance, c\u2019est une joie de voir servér l« messe par des ofli-iers en uniforme, de voir chaque \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I, JOURNAL DES CAMPAGNES | ARR samedi un colonel arriver à la porte de l'église, y déposer son épée, ct se mettre anx pieds du prêtre pour se .TORK UU Re ME LEE ee confesser.Jamsis un; aumônier ne s'adresse, en vain aux supérieurs, fussent-ils même des officiers protéstants) pour obtenir la permission nécessaire gux soldats qui veulent remplir \u201cléurs devoirs religieux.- Les aumôniers catholiques sont tenus eñ haute estime par.tous les soldats, et malheur à celui qui leur manquerait de respect.Tout cela est admirable dans le temps où nous vivons.Le Français, après avoir\u2019 cité ce passage significatif, ajoute qu\u2019un au- monier catholique, du nom de James Bellord, a été blessé pendant la bataille de Tel-el-Kébir, \u2018et cité à l'ordre du jour de l\u2019armée.+.em JAPON Mgr Bernard Petiljean, évêque de Myriophyque et vicaire apostolique du Japon méridional, écrit de Nagasaki, le 29 janvier 1882, à un prêtre du diocèse d\u2019Autun : ; Le 17 décembre dernier, j'ai ordonné nos trois premiers diacres japonais; aussitôt après cette ordination, j'ai érigé sur notre propriété, à côté de l'église et en face de notre habitation, une belle croix dont le Christ est presque de grandeur naturelle.\"Elle est au milieu du petit cimetière de la mission ; tout à côté repose du dernier sommeil, depuis un an, notre regretlé M.Poirier.Nous avions, pour vénérer ce signe auguste de notre rédemption, les nombreux fidèles venus pour assister à l\u2019ordination.Depuis, chrétiens et païens \u2018qui entrent à notre église ne manquent jamais de se rendre auprès de cette croix : les premiers pour prier, les seconds pour admirer et interroger.Beaucoup de néophytes, autant d'hommes que de femmes, font la communion fréquente.A la dernière messe de minuit, nous avions environ deux mille personnes aux saints offices, et la destri- bution de la sainte communion a duré une bonne heure.Hier encore, on nous persécutait ici, el aujourd hui nous sommes plus libres que dans nolre.catholique France\u2014 rr \u2014\u2014 - FRANCE Le ÉGHAFAUD SANS DIEU A 2 uit .Ceci est:le comble des combles.Si abominables que soient les.criminels, il est établi qu\u2019en les condamnant 3 mort, en dressant pour eux l'écliafaud, lasociété ne se venge pas.Elle supprime un \u2018danger, voilà tout.\u2019 200 28.; Aussi s\u2019efforca-t-vlle d'odoncir pour eux la dernière \u2018heure.Elle a rappro- | ché:l'échataud-de la prison.Elle a abrôgé les formalités, Elle accorde à -iceux: qui vont mourir.les satisfactions matériolles qu\u2019ils demandent, et surtout les consolations divines.À Paris, l'abbé Crozes accompaguait le condamné jusqu\u2019au dernier.moment.Mais il parait, què cela est de trop.Aprèsavoir supprimé Dieu des écoles, on devait fatalement Je supprimer de l'échafaud, sur lequel on voudrait pent-être que les prêtres ne _montassent plus que pour leur compté.personnel.Certes, nous sommes bién loin d'avoir.la moindre sympathie pour Barbier; cet atroce garçon de ferme; qui tua les époux Durand à Poussauges.On l'a condamné à mort.On a bien fait.M.Grévy a permis son exécu-| tion.I! ne doit avoir aucun remords.Mais, jusqu'à ce jour, on facilitait au condamné le moyen.de se repentir.Les-hommes le laissaient à Dieu.Le préfet de Vendée ger tout cela, |.Cesta La Roche-sur-Yon qu'à eu lieu l'extéution de Bärbier, hE Le matin de l\u2019exécution, l\u2019aumônier de la prison de la ville, M.l'abbé Giraïd, voulut, à la demande du condamné, et selon la règle admise dans certaines prisons, dire la messe en présence ds'celui qui allait mourir.11 supplia, il implora.I] mit même dans ses réclamations une assez grande .Énergie.que l\u2019administration trouva excessive.Barbier, i qui l'on edt permis de fumer, de boire, de manger s'il l\u2019eût demandé, motirut sans assister à la messe, qu\u2019il souhaitait ardemment d'entendre, comme en fait foi le post- scriptum de la lettre suivante, qu\u2019il adressa à sa famille, et dont nous respectons le style : | * La Roche, le 22 sept.1882.\u201c Chère et bien aimée famille ! je \u201c vous quitte à grand regret: on \u201c* vient me détruire à 5 heures ! Ah! \u201c chers enfants ! vous autres que j'ai \u201c reçus si purs, et dont je flétris le \u201cberceau ! Mon pauvre Ernest, tu \u201c ne connaitras jamais ton père ! * Je vous demande pardon à tous.\u201cJe vais mourir faute d\u2019un pardon, * mais je vous attendrai au repos, et \u201c* il me restera l'éternité pour vous \u201c retrouver.\u201cCher frère, veille à mes petits * enfants ; car Louise est très vive, \u201c et moi aussi, et ces petits enfants * seront de même.( ** Cette chose ne maïiquera pas de \u201c leur être jetée aux jambes, et on * les punira encore.; .\u201c Avant de mourir, je vous em- * brasse tous de tout mon cœur, bien * tendrement, sur les deux joues.\u201c Ah! chère Louise, je t'attendrai ! \u201c N'importe où on me mettra.\u201c Adieu! et pardon ! pour tous \u201c ceux que j'ai offensés.- \u2018\u201c BARBIER, PIERRE.* Chère famille ! on m'ôte la vie \u201csans me donner le temps de rem- \u201cpliy mon devoir envers Dieu ! \u201c Mais ils \u201c n'auront pas honte de * voir courir mon sang dans la ville, \u201c et mes.enfants iront chercher du \u201cpain à la \u2018campagne! \u201d L'exécution de Barbier devait être suivie d'une autre.M.le préfet'de la Vendée ne pouvait, au temps où noûs vivons, permettre à un misérable prêtre d'élever la voix devant l'administration, de revendiquer les droits de la conscience, de votiloir dôriner le\u2018 pardon de Dieu, à qui n\u2019avait pas eù \u201ccelui de M.Grévy., * Après avoir, daris\u2019un discours pro- moncé au lycée de La Roche, quali \"fié d\u2019inconvenante la conduite de Ml\u2019abbé Girard, \u2018il \u2018vielit\"\u2018de lui faire \u2018part qu'il était révoqué de ses fénc- \u2018tions'd'aumônier dé La Roche.- rt a voulu chan- \u201cGuerre an clergé beige : Le ministre de -la-justice continue ja guerre qu'il a commencée, sans aucun motif raisonnable, coutre les étrangers coupables de remplir en Belgique les fonctions de prêtres catholiques.« L'Ami de l\u2019ordre \u201d annonce que le diocèse de Namur n'échappe pas aux spoliations libérales : plusieurs curés,parce qu'ils seraient originaires du grand-duché.de Luxembourg, viennent aussi d'être privés de leurs traitements.D'un autre côté, on nous télégraphie de Tournai que M.Bara vient de retirer, sans daigner donner au- .cune explication, tout traitement aux 26 prêtres allemands occupant des fonctions ccclésiastiques dans ce diocèse.Ces procédés odieux sont attentatoires à la fois au droit des gons et à la Constitution belge.En vertu du droit des gens, aucun \u2014 «C4 étranger ne peut: être molesté en Belgique pour cause de religion, ni surtout à raison de: ses, fonctions sa- £exdotables\u2026 En tution, \u2014les discussions du congrès en font foi,\u2014loe culte catholique a le droit de recruter ses ministres non seulement parmi les nationaux belges, ce qui est le cas pour l'immense majorité du clergé catholique, mais encore parmi les étrangers.Il a été nettement déclaré an Congrès, que la qualité d'étranger ne pourrait jamais exclure celle de ministre des cultes ayant droit au traitement garanti par l'art.117.Les actes de M.Bara sont la violation formelle de notre droit public ct de notre droit civil.Ce sont des procédés de barbares, et les mandarins de la Corée n'en emploicraient pas d'autres à l\u2019égard des missionnaires chrétiens.I A propos de cette perséeution, qui rappelle celles dont le gouvernement russe poursuivait jadis les fidèles et le clergé dela Pologne et de la Lithuanie, le \u201c Bien public \u201d fait les réflexions suivantes : Le gouvernement hollandais n\u2019est pas animé, à l\u2019endroit du clergé catholique, de sentiments d\u2019intolérance aussi étroits et aussi haineux que ceux qui caractérisent la politique du ministère belge.Il se pourrgit donc fort bien que les actes d'exclusion récemment posés par monsieur Bara contre divers ccclésiastiques hollandais, \u201c sous prétexte de leur nationalité, \u201d fissent l'objet d'un \u201c échange de vues \u201d diplomatique.Nous savons à merveille que Mle ministre de \u201c la justice \"\u2014il faut bien \u201c officiellement \u201d l'appeler comme cela '\u2014 aura une réponses très nette et très sincère à opposer aux réclamations éventuelles du cabinet de La Haye.TI dira, et avec beaucoup de raison, nous en sommes persuadé : \u201c Ce n\u2019est aux \u201c Hollandais \u201d que j'en veux, c'est aux Hollandais \u201c prêtres,\u201d et en raison de leur affiliation à \u2018\u201c l'Eglise catholique.\u201d Ce sera la vérité, mais il n'en sera pas moins intéressant de -voir constater \u201c officiellement \u201d et par voic \u201c diplomatique, \u201d que le cabinet de Bruxelles \u201c répudie le principe constitutionnel de la liberté des cultes, \u201d et qu'il se déclare \u201c ouvertement hostile \u201d à la religion professée par l'immense majorité des Belges,et par la Famille royale de \u2018Belgique elle: même.Less La foudre \"@; ot oN On lit dans l'Union de\u201d Charleroi (Belgique) : La soirée du miercradi 10 octobre a été marquée dañs notre tégion,;par nne suite d'oragés d'une violence extraordinaire.= © L'ouverture de cet cffraÿant éoncert \u201c des éléments en fureur.\u201d à cu;lieu .vets quatre heures ; la\u201c température était .étouffanté ; \u201cles\u201d gros rfülages jaunâtrés .qui couraient dans le ciel se crevèrent bientôt et se ,précipitèrent en pluie\u2018batfante, avec\u2018 accom- _pagnement d'Celats ct de coups de \u2018tonnerre.La foudre tomba en divers endroits, entre autres sur la ferme de M.Devillez, à Conillet, où elle a occasionné quelques dégâts peu -importants.\u2018 Vers 8 heures, l'orage reprit avec plus d'intensité ; ou plutôt trois ou uatre orages parurent s'avancer à la ois de diflérentes directions et venir se joindre au sud-est de notre\u201d ville, au-dessus de Montigny, Couillet et Marcinelle.Jes éclairs-nous n\u2019en avions jamuis vn d'aussi éclatants,- se succédaient presque sans interruption, et, tandis que la tempéte chassant horizontalement la pluie faisait craquer portes et fenêtres, on entendait un'*perpétuel roulement que coupait à tout instant le fracas du tonnerre.En vertu de ln Consti- ~~ Vue des endroits élevés, lorsque la pluie s'interrompait, toute la val- 1e de la Sambro offrait aux yeux, un- \u2018spectacle À In fois grandiose el terne ble.La clarté violacée des éclairs permettait de distinguer comme en plein jour : au centre de l'orage le feu du ciel ne faisait quo s'abaitre et remonter en décharges éblouissantes.D'après nos premiers renseignements de ce matin, la foudre est tombéc'en une foule d\u2019endroits.À Marcinelle, elle s'est notamment abattue sur la propriété de M.Castin : pénétrant par la cheminée, elle it Tencontré au passage une poutrelle qu'elle n suivie en l'émiettant d'un bout à l'autre en morceaux gros comme des allumettes.A Montigny-sar-Sambre plusiours- coups de foudre sont également signalés, aucun, que nous sachions, n'a eu des conséquences graves.Mais c'est principalement sur Couillet que l'orage a porté ses terrir bles coups.La le sol \u2018subissait de véritables trépidations, tant était forle l\u2019action des décharges électriques.Le paratonnerre de lu now velle église, dont la flèche domine de si haut toute la vallée, a été frappé à maintes reprises, \u201d La demeure de M; Hins à reçu ln visite de la fondre mais là encore, \u2018pas de \u2018dégûts très maïquants.\u2018Aux Piestaux, une maison habitée par un nommé Renard à été presque entièrement détruite.On n\u2019a jamais vu pareil effet de l'orage ; pas le moindre incendie ; néanmoins les huit habitants de cette demeure, qui par un bonheur providentiel n\u2019ont pas reçu la plus légère atteinte, so sont trouvés presque instantanément en plein air.Les cheminées ont été arrachées du haut en bas, et leurs débris jetés à l'intérieur : los fenêtres sont détruites, les meubles endommagés, une glace d'assez grande dimension réduite en mille petits morceaux et enfin, ceci quoique rigoureusement exact paraîtra invraisemblable, les murs ont été crevassés au point de se disioindre : de l\u2019intérieur on voit sans peine ce qui se passe au dehors ! Bref, c\u2019est une ruine, une ruine accomplie en trois secondes et sans que rien ait été préservé, à part ces huit personnes, dont deux enfants qui dormaient dans leur chambrette.\u201cOn a pu constater hier les effets produits par la foudre sur lo télé- phofle ; les sonneries se fnisaient entendre presque sans discontinuer.Cependant aucun accident qui se serait prodiqit de ce chef n\u2019est à notre \u2018connaissance.| fee apie \u2014 \u2014 Relnirage.des mines Une .importente nouvelle: nous nirive de la Suisse : le terrible feu grisou non seulement n été capté dans les mines de sel de Bex, mais on l'a forcé, comme un vulgaire bec de gaz, à éclairer ceux qu'il détruisail antrelois.\u2026.T a failn beaucoup de persévé- {rance et de courage pour arriver 'à ce résultat, qui ost un nouveau triomphe de la science.L En effet, çe n\u2019était pas un , travail agréable et sans danger que d'aller poser au fond des mines les tuyaux davaient conduire le grisou à l'endroit où l\u2019on peut, grâce à l'air atmosphérique, le faire brûler sans ateun péril pour les ouvriers.Exactement comme le gaz, le grisou a été reparti dans les mines susdites sur plusieurs becs en différents endroits, et sert à l'éclairage.Il a fallu pour:l'amenerjaux points voulus suspendre une grande quantité de tuyaux de fer et construire de nombreuses canalisations.Actuellemet, tout danger a disparu,les traveaux ont pu être repris dans les mines de Bex et les ouvriers sont parlhitement éclairés.\u2014__ eo JOURNAL DES CAMPAGNES MANDEMENT DE MONSEIGNEUR E.-4.TASCHEREAU, ARCHEVEQUE DE QUEBEC.Elzéar-Alexandre Taxehereau, Par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêgne de Québec, Assistant au Trône Pontifical, Au Cleryé Séculier et Régulier et à tous les Fidéles de UArchidiocise de Québec, Salut et Bénédiction en Notre-Seiyneur.Depuis longtempe, Nos TRÈS CHERS FRÈRES, l'on voit avec chagrin un certain nombre de familles canadien- nes-françaises quitter cette province pour aller s'établir dans les Etats- Unis, où trop souvent elles perdent leur foi et ne trouvent que déception et misère.Doux causes principales sont assignées à cet exil volontaire et funeste auquel se condamnent nes compatriotes.Les Pères de notre cinquième Concile (No 26, 22 mai 1873( les signalent dans leur pastorale commune : \u201c Une chose est certaine à \u201c nos yeux, disent-ils, c\u2019est que l\u2019émi- \u2018 gration n\u2019aurait plus de prétexte \u201cet s'arrêterait, si les parents em- \u201c ployaient à préparer pour leurs en- \u201c fants des établissements dans les \u201c terres nouvelles, l'argent qui se \u201c consume en pure perte pour le luxe \u201cet l'intempérance.\u201d Oui, N.T.C.F., dirons-nous avec ces mêmes Pères, \u201c C'est depuis \u201c qu'un luxe effréné a envahi nos \u201c campagnes, que cette émigration a \u2018 pris des proportions si alarmantes.\u201c On s'endette outre mesure pour se \u201c procurer des toilettes extravagan- \u201c tes, des amenhlements trop riches * pour les moyens dont on dispose, \u201c pour fêter des amis, pour paraître \u201c en public avec des équipages ma- \u201c gnifiques ; en un mot, l\u2019orgueil de \u201c la vie, comme l'appelle l\u2019apôtre S.\u201cJean (I.Ep.16.), entrant en cons- * piration infernale avec l« concupis- \u201c rence de la chair el la concupiscence \u201c des yeux, s'attaque avec acharne- \u201c ment à la fortune temporelle des * familles, pour arriver à la ruine * éternelle des âmes.\u201d \u201c L\u2019intempérance, ce vice dégra- \u201c dant, ce vice funeste à la fortune et * au repos des familles, à la santé et * à la vie de ses malheureuses victi- \u201c mes, ce vice enfin qu\u2019on peut appe- \u201cler avec vérité une des grandes \u201c portes de l'enfer, l'intempérance, \u201c disons-nous, en appauvrissant les \u201c familles, et en diminuant l'esprit \u201c de foi, pousse un certain nombre \u201cdenos compatriotes à aller aux * Btats-Unis, \u201d Voilà donc, N.T.C.F, trois grands maux qui désolent notre patrie, le luxe, l'intempérance et l'émigration.Or, aujourd'hai comme toujours, la veligion vient vous proposer un remède facile et efficace à tous ces maux à la fois.Nous établissons dans notre diocèse une société de colonisation, dont la direction sera confiée à un conseil composé d'hommes dont le zèle, le désintéressement et le patriotisme sont connus de tous.Aidé de leurs sages avis et de la connaissance parfaite qu'ils ont de tout le territoire de ce vaste diocèse, nous comptons, avec l'aide de Dieu, pouvoir donner à la colonisation un élan tout nouveau et dant les fruits abondants réjouiront les cœurs de tous ceux qui aiment notre patrie.Mais, N.T.C.F., pour réussir dans cette grande et belle entreprise, hous avons besoin de votre concours.1.Concours de votre zéle pour cette œuvre dont vous comprenez sans peine l'importance majeure et urgente.Notre nationalité, notre religion, et, par conséquent, l'avenir spirituel et temporel de vos enfants et de vos compatriotes, y sont profondément intéressés.Nous nommons pour zélateurs de l\u2019œuvre tous les curés et supérieurs de séminaires, collèges et communautés.Ils nommeront, chacun dans sa paroisse ou son établissement, des collecteurs et collectrices chargés de recueillir à domicile la contribution annuelle des membres et les nom3 do ceux qui veulent se faire inscrire.Que chacun se prête volontiers à rendre ce service à la religion et à la patrie.Faites connaître cette œuvre à ceux qui l\u2019ignorent ; excitez le zèle et la générosité de ceux qui ne paraissent pas assez portés en sa \u2018faveur ; donnez l'exemple, toujours plus efficace que les paroles.2.Concours de votre générosité, ou, pour employer une expression plus chrétienne et plus divine, concours de votre charité, la première, la plus excellente de toutes les vertus, sans laquelle, au témoignage de l'apôtre $.Paul (L Cor.XIII.1.) nous ne sonunes rien devant Dieu.Oui, N.T.C.F., concours de votre charité, cay il ne s'agit pas seulement d'aider à l'établissement d\u2019un certain nombre de vos enfants et de vos compatriotes, ce qui est déjà un grand acte de charité, une aumône corporelle très efficace, mais aussi de procurer la gloire de votre Dieu en conservant dans les sentiers de la foi un grand nombre de familles qui, sans cela, iraient ailleurs s'exposer au danger de perdre la foi et de périr éternellement.Nous vous demandons chaque année la petite aumône de dix centins par personne.Cette aumône vous donnera droit aux fruits d\u2019une messe qui sera célébrée chaque mois pour attirer les bénédictions spirituelles et temporelles sur tous les membres de l'association.Vous aurez donc lu bénédictions de la charité de Dieu, que vous glorifiez,et du prochain que vous aidez ; la bénédiction de la foi, dont vous conservez et augmentez le règne dans notre chère patrie ; la bénédiction de l'espérance, par la grâce et la miséricorde que Dieu répand sur ceux qui l'aiment et le servent, et par la gloire éternelle qui récompense même un verre d'eau donné pour l'amour de Dien.Fallutil pour cela sacrifier quelque petite dépanese, quelque plaisir,nous sommes certain que votre foi et votre patriotisme vous feront saisir avec bonheur une si belle occasion de bien mériter de l'un ot de l\u2019autre.3.Enfin, N.T.C.F., nous comptons sur le concours de tous les parents chrétiens, surtout des cultivateurs, afin que vous donniez vos enfants à la colonisation, ou plutôt à la patrie, à la religion, à Dieu même.Ori, N.T.C.I; ne vous contentez pas de donner à cette belle œuvre votre zèle, votre contribution annuelle ; donnez-y vos enfants, car c'est pour eux qu'elle est plus directement établie.Le plus souvent dans les familles tant soit peu nombreuses, l'héritage paternel une fois partagé se réduit presqu\u2019à rien.La colonisation vous offre un moyen facile pour assurer leur avenir.Vos fils iront dans la forêt arroser la terre d'une sueur qui la fécondera en feu d'années,et leur permettra de jeter bientôt les bases de nouvelles familles,où vos filles trouveront leur place à leur tour.Avec ce que vos fils auraient inutilement dépensé en voitures et en habillements de luxe, et pout-être, hélas !en débauches, votts pourrez facilement les aider à se créer en peu d'années un établisse- | ment où ils trouveront un bonheur et une aisance que l'oisiveté, le luxe el le plnisir ne leur donneront certainement jamais.L'expérience est là pour prouver que ces courageux colons, qui n'ont pas eu peur des épreuves auxquelles leur condition, comme - toutes les autres, est exposée, ont fini par se créer une position infiniment préférable sous tous les rapports à cet exil et à cet esclavage que certaines familles sont allées chercher dans les manufactures des Etats-Unis.Combien de ces pauvres exilés qui voudraient revenir au pays, et qui n'en ont ni les moyens, ni la force ! Combien de jeunes gens et de jeunes filles qui ont perdu la santé et même ia vie, dans l'air empesté de ces manufactures, où ils travaillent sans relâche comme des esclaves ! Et parmi ceux qui ont survécu, combien peu ont réussi à mettre leur vieillesse à l'abri de la misère ! Parcourez, au contraire, ces nouvelles colonies de défricheurs intrépides qui ont fondé des paroisses aujourd\u2019hui florissantes ; vous y voyez partout régner la santé, les joies de la famille, l\u2019aisance,et, ce qui est plus désirable, la foi et la religion.C'est un spectacle dont nous avons fréquemment été nous- même le témoin dans nos visites pastorales, et dont nous ne cessons de remercier Dieu- Donnez vos enfunts à la colonisation.La nouvelle société leur procurera les informations dont ils auront besoin ; elle les encouragera-et leur facilitera leur rude tâche.Comme une tendre mère, elle essuiera leurs larmes, et veillera surtout à ce que les secours et les consolations divines de la religion ne manquent point à ces chers enfants dont le salut vous est si justement à cœur.Profitant de l'expérience déjà acquise, la société laissera aux parents le soin de nourrir et d'entretenir leurs enfaats jusqu\u2019au moment où ceux-ci seront en état de se suffire à eux- mêmes ; car il est bien connu que les colons qui comptent pour cela sur d'autres ressources que sur celles de la famille, ne déploient pas toute l'énergie dont ils sont capables, et trop souvent consument dans l'oisiveté ou le plaisir, les secours qui leur viennent d\u2019ailleurs.Néanmoins, la société se feraun bonheur et un devoir de venir en aide à ceux que des circonstances extraordinaires, mais non pas leur paresse ou leur mauvaise conduite, auraient réduits à la misère.La gelée, la grèle, le feu, I'inondation, une maladie prolongée et autres accidents, seront pris en sérieuse considération, et les victimes seront enconragées et secourues autant que le permettront les ressources dont la société pourra disposer.Dans l\u2019ouverture ou la réparation des chemins dont le gouvernement est chargé, il se présente parfois des petites dépenses imprévues, et qui peuvent néanmoins servir beaucoup au progrès d'une nouvelle colonie ; l'association y pourvoira avec promptitude, sauf à obtenir compensation du gouvernement, si celui-ci le juge à propos.L'œuvre de la propagation de ia foi suffit déjà à peine pour construire des chapelles et soutenir des missionnaires dans les nouveaux établissements ; la société de colonisation viendra à son secours pour procurer de suite aux nouveaux colons les encouragements et les consolations d la religion.Voilà, N.T.C.F., tout le plan de cette organisation qui nous paraît à la fois simple et efficace, et qui, avec la grâce de Dieu et votre coopération, produira, nous l\u2019espérons, ses fruits de bénédiction pour le temps et pour l'éternité.Nous ne nous dissimulons par les difficultés qu'il y aura à surmonter, surtout dans les commencements ; toute œuvre chrétienne a besoin, pour réussir, d'être marquée du sceau de la croix, mais c\u2019est dans ce signe divin que réside la victoire.Vos prières et votre.concours on assureront le succès.À ces causes, et le saint nom de Dieu invoqué, nous réglons et ordonnons ce qui suit : 207 1.Nous établissons une société de colonisation dans notre diocèse : le conseil d'administration seya composé de I'Archevéque, président ex-officio, et de quatre membres nommés par lui, dont deux laïques et deux prêtres.2.Pour être membre de l'association, il suffira de se faire inscrire par un zélateur, et de contribuer annuellement dix centins pour l'œuvre.3.Messieurs les curés et supérieures des séminaires, collèges et communautés, seront zélateurs ex- officio.Ils nommeront des collecteurs et collectrices, chargés de recueillir à domicile les noms et les contributions des membres.4.Tous les ans, au temps que chaque curé jugera plus opportun, une quête sera faite un dimanche ou fête d'obligation, dans toutes les églises de l\u2019archidiocèse, et le produit en sera immédiatement envoyé à \u2018l\u2019archevêché, pour y à la être disposition du conseil d'administration de la société.5.Chaque mois, une messe sera célébrée dans la Basilique de Québec pour attirer les bénédictions de Dieu sur tous les membres de l'association, et sur les colons qu'elle assiste directement ou indirectement.Les membres défunts y auront aussi leur part.Sera le présent mendement lu et publié au prône de toutes les églises et chapelles de paroisses et de missions où se fait l'office public, le premier dimanche après sa réception et plus tard, chaque année, le dimanche qui précèdera la quête ordonnée pour la société.Donné à Québec sous notre seing, le sceau de l\u2019archidiocèse et le contreseing de notre sesrétaire.le premier septembre mil huit cent quatre- vingt.+ E.-A.Arch.de Québec.Par Monseigneur, C.-A.COLLET, Ptre, Secrétaire- \u2014- \u2014-\u2014\u2014\u2014 + <>\u2014\u2014\u2014 Le distours ge 3.Landry M.P.Après un assez long préambule consacré à développer le but de l'Association conservatrice, M.Landry expose le précis de ses travaux futurs ; on doit mettre immédiatement à l\u2019étude diverses questions du domaine essentiellement politique.Voici les principales : lère question : Notre province estelle suffisamment représentée dans l'exécutif fédéral ?2e question : Etant donné le nombre de ministres\u2019qui forment actuellement partie du cabinet fédéral, et le fait qu'Ontario augmente sa représentation et conséquemment sa force dans le cabinet par l'addition de ministres sans portefeuille, n'est-il pas juste, nécessaire même, que Québec ait le même privilège ?Be question : Doit-on insister à ce que le Président de la Chambre des Communes comprenne les deux langues ?4e question : A-t-on le droit, pre nant en considération l'usage suivi par le parti conservateur jusqu\u2019à ce jour, d'exiger que l'un des déux, Présidents, celui du Sénat ou celui des Communes, soit un homme de race française ?5e question : Notre district est-il suffisamment représenté dans l'exécutif provincial ?Ge question : Est-il ou n\u2019est-il pas à propos de rétablir la position de sollicitenr général abolie pendant la derniére session ?Te question : Quelles sont les me- sures de législation, fédérale et locale, les plus propresà promouvoir les intérêts industriels, commerciaux êt agricoles du paysen général et de notre district en particalier?.Le Président de I'Association aborde ensuite le terrain \u2018commercial.Il s'élève avec raison contre les autorités de \u2018nos deux grandes voies ferrées de la rive sud, le Grand |, Trone et\u201cl'Intercelonial.Lo Grand | Tronc a \u2018construit 'à la basse ville une espéce \u2018de hangar qu'il est convenu d'appeler une gare.Il n\u2019est pas de petite ville dans Ontario -et dans les Etats-Unis qui ne possède des gares aussi peu confortables pour les voyageurs, et aussi: désagréables à l'œil.C\u2019est une mesquinerie inexcusable de la part d\u2019une compagnie qui a tant.reçu de faveurs du gouvernement.Quant a \u2018l\u2019Intercolonial, pas., plus de gare que sur la main.Il faut s\u2019astreindre à subir tous les caprices des messieurs du Grand Tronc, sans compter leur désobligeance, avant de mettre le pied sur le ponton où va accoster le bateau de l\u2019autre côté du fleuve.Ausci: que de déceptions, d\u2019ennuis de tous genres pour, ceux qui voyagent de Québec à Lévis ! Ces derniers ne sont pas les seuls à se plaindre, car les commerçants, ne sont pas mieux traités, et soit de ce côté-ci ou de l\u2019autre côté \u2018du fleuve, on -n\u2019entend que: plaintes sur la lenteur qu\u2019on apporte à délivrer les marchandises.Toujours en vertu de la règle surannée qui exige que le Grand Tronc soit maître, partout.Il faut - espérer que :le gouvernement fédéral \u2018 nous.délivrera une bonne fois de ce monopole qui nuit.au commerce et fait rager les voyageurs.\u201cEt, comme le dit M.Landry, dans uelques semaines commencera entre Québec et Lévis ce que l\u2019on est convenu d'appeler la traverse d'hiver.\u2018Si la | © compagnie qui dirige l'Arcticcontinue lés traditions de son passé, elle ne manquera .pas, cet hiver comme les hivers précédents, de se moquer du public.Elle forcera malles et passagers de I'Intercolonial à coucher à Lévis, refusant de traverser le soir, à la clarté de la lune, sur un fleuve libre de glaces, ou bien se hâtera d'abandonner le quai dès que le train de l'Intercolonial \u20ac est signalé.Cet hiver, comme \u2018les hivers précédents, le gouvernement patronieera cette compagnie, et, lorsqu\u2019arriveront les beaux jours du printemps, nous ferons alors entendre, à mi-voix, une tardive plainte qui s\u2019en ira, avec les places du fleuve, se perdre dans \u2018Atlantique.Quant aux travaux de la Commission du havre, il nous reste à espérer qu\u2019ils seront bientôt complétés, ajoute M.le Président, qui cite dans son discours la partic la plus saillante d'un rapport des Commissaires du Havre, qu\u2019il est bon de rappeler au- public : # Bien que l'eritréprise \u2018pour \u2018les u améliorations du havre soit vir- \u201ctellement et finalement terminée, \"j) reste beaucoup à faire pour com- \u201c pléter le bassin à flot et le bassin \u201c de marée, conformément au pre-.\u201c mier projet.Seule, la construction | 3, \u201c du mur transversal qui - reliera la \u201c rune Dalhousie aux constructions, \u201c coûtera deux cent cinquante mille \u201c piastres ($250,000.) Il faudra aussi \u201c* dépenser de fortes sommes pour \u201c compléter le remblai.6 Cest l'intention des Commissaiuai on- \u201c res de prolonger le mur du » jusqu'à l'usine à gaz, ce qui \u201c nera 250 pieds de front de plus et \u201c une surface de remblai de plusieurs \u201c mille pieds.** L'achèvement des améliorations \u201c actuelles du port, avec les additions iw projetées, cst dela plus grande \u201c importance, et il faut espérer que \u201cle goùvernement accueillera favo- \u201c \u201cab ement tontes les propositions ue pourront lui soumettre les \u201c sultat si désirable.\u201c\u2018 Pour en revenir à la question \u201c du mur transversal, je prendrai.la \u201c liberté de repéter ici, un des argu- \u201c ments que faisaient valoir les Com- \u201c missaires dans la pétition par la- \u201c quelle il est fait allusion dans le \u201c rapport de 1880 :\u2014Si le mur.en \u201c travers n\u2019est pas construit, la partie \u201cla plus importante des \u2018améliora- \u201c tions actuelles, c\u2019est-à-dire le quai \u201c s'étendant à l'ouest du bassin de \u201c marée, ei dont la longueur dépasse \u201cdeux mille pieds, sera \u2018 \u2018inutile \u201d * pour les navires tirant plus de huit \u201c à neuf pieds d\u2019eau.\u2018 M.Landry espère voir se réaliser les brillantes espérances de notre monde commercial, qui croit avec beaucoup de raison que Québec- sera plus tard le terminus naturel de plusieurs grandes voies ferrées, et la tête de la \u2018navigation océanique.Ces chemins de fer seront le \u2018Pacifique, l'Intercolonial, le Grand Tronc, le chemin de fer du lac St-Jean, le Québec-Central.Le commerce de bestiaux et les exportations augmenteront avec d'autant:plus de rapidité que les voiliers et les steamers {rou- veront ici un aliment.plus .considérable.\u2018 M.Landry s'élève fortement gentle le Grand Tronc qui à l'arrivée, des steamers chargés.d'immigrants s'empresse de les cabaner dans ses chars et de les conduire, moyennant ; finances, à leur destination.Si.on- avait à Québec de vastes édifices pour loger ce flot d'immigrants, qui; ne fera que s\u2019accroître avec le temps, -nous mettrions d\u2019abord fin à un, abus, et nous augmenterions de beaucoup.la, prospérité de Québec.M.Landry rappelle au Syndicat du chemin de la rive Nord les, Te.et, 12e clauses du contrat qui, se lisent.comme suit.\u201c To.Le syndicat 8 voblig © à faire et \u201cà à compléter les travaux 'd\u2019extension \u201crequis pour mettre les chemins \u201c qu\u2019il acquiert en communication \u201c directe avec le chemin de fer Inter- \u201c colonial et à faire et à construire au \u201c terminus, à Québec, les quais, engins, \u201c machines et autres ouvrages requis * pour l\u2019établissement de la traverse: \u201c dont il est question plus haut, et, * de plus à contribuer pour moitié * dans le coût et les frais des bateaux \u201c traversiers-qui seront requis.\u201c120.Le département es méca- \u201c niciens, le bureau des ingénieurs et \u201c les ateliers de construction et de \u201c réparation du dit chemin seront \u201c dans la cité de Québec.\u201d Il ne faut pas oublier non plus que le syndicat est tenu d'achever la rue St-André, et de prolonger la lignedu chemin de fer sur les quais du bassin- Louise, et de déplacbr la voie du chemin de fer de la rue du Prince- Edouard pour'la placer plus au nord.On dit que des plans ont été dressés afin de commiencer ces travaux aussitôt que possible.\u2018Il-ne faut\u2018pas non plus oublier la promesse des deux gouvernements en ce qui a\u2018trait aux bateaux passeurs.M.Landry insiste sur les avantages \u201c Commissaires pour attendre ce ré- JOURNAL DES- CAMPAGNES, - ANNETTE T TL XO SA NA n vy ; FEIT NO MPR PUN A SE YT CPN 4 IT, SLB 6 à 207 D que Québec retirera de la construc: tion de l'embranchement de la Pointe Claire, dont la construction nous a été garantie par une stipulation importante introduite dans le contrat passé entre le gouvernement de Québec et le syndicat du Pacifique.Cet embranchement, de 8 milles nous mettrait en communication directe avec le Grand Tronc, et les grandes lignes de l'Ouest.Le député de Montmagny demande que les citoyens de Québec s'unissent à ceux de Montréal pour demander un port libre.Cet avantage,commun aux deux plus grandes villes de la province, aurait \u2018le puissant effet d\u2019augmenter les relations commerciales en les rendant plus faciles.\u201cPuis M: Landry se plaçant à un point de vue patriotique s'étend longuement sur l'œuvre dela colonisation de l'immense et fertile vallée du lac St-Jean.Se basant sur notre système de représentation, il établit que plus nous coloniserons notre territoire provincial, plus notre population ira croissante, et moins la représentation des autres provinces sera nombreuse.La prolongation du chemin de fer du lac.St-Jean jusqu\u2019à la frontière .provinciale, et de là à la Baie James, est Un sujet important à étudier, puisque Sir Charles Tupper dans un discours a pris lu peine d'y toucher.Une autre mesure patriotique serait d'amener sur letapis-le projet d'annexion de cette lisière de terre enclavée entre la frontière et la rivière Bu-Jean qui nous a été enlevée par le fameux traité d\u2019Ashburton.M.Landry ne parle d'agriculture qu\u2019au point de vue :des expositions provinciales, l\u2019importance- pour Québec d\u2019avoir des édifices permanents, pour les expositions ; il demande un nouveau palais de justice, un bureau de poste pour Saint Roch, un grand hôtel, le parachèvement des édifices parlementaires, la conversion \u2018de la dette] municipale, l'amélioration du système d\u2019aqueduc.| Le discours de M.Landry.est tout à fait pratique.On aurait | pa éxiger un peu plus de détails sûr les questions qui touchent dè bien près le confort et aussi les intérêts des habitants de Québec.Mais on conçoit que dans un discours-programme on ne puisse entrer dans le vif de tous les sujets en les élaborant plus longuement et plus soigneusement.Cette restriction faite, ce discours d'inauguration portera d'excellents fruits, et fera ouvrir les yeux à plusieurs de nos concitoyens qui se contentent de gémir sur notre position peu enviable, mais qui jusqu\u2019à présent n\u2019ont fait ni un pas ni une démarche pour l'améliorer.Nous félicitons M.Landry de son travail, qui dénote chez son auteur de grandes connaissances politiques et commerciales.<> >\u2014 Excursion à St-Raymond Les directeurs du chemin de fer du lac St-Jean ont eu Yobligeance de mettre, jeudi,à la disposition des ministres provinciaux un convoi spécial pour leur procurer l\u2019avantage de visiter cette jolie région que traverse le chemin de fer, depuis Québec jusqu\u2019à la rivière Ste-Anne, | CALE TI LT RN DAT LT dans lap Paroisse, de St-Raymond, L'honorable M: Mousseau, etcles honorables MM.Dionne et Starnes ont seuls pris part à l'excursion,*les autres ministres en ayant été empé- chés, soit par absence on pour autres bonnes raisons.: Panni les excursionnistes, il y avait l'honorable M.Garneau, M.le maire Langelier, MM.W.Withall, Gaspard Drolet, J.L.Archambault, avocat, de Montréal, G.Baby, J.G.Scott, Cadman, ingéniear, P.V Valin, M.P., E.Beaudet, C.Lange; lier.La presse était représentée - par M.Provenchier, de la Minerve, Rouleau, du Canadien, Bouchard; \u2018du Journal de Québec, Levasseur, de I'Evénement, Pacaud, de I'Electenr; Rouillard, du Nonivelliste, Caty, du Telegraph, Béchard, du Sagueiay\u2019 et Dr Dionne, du Courrier du Canada.Le train a fait ses trente trois milles avec une vitesse prodigieuss ; 5 preuve que le chemin est sûr et bien fait.Le pont de la rivière Ste-Anne n'est pas encore terminé ; les piliers sont construits avec une grande solidité : et le granit qui entre dans leur confection nous a paru excellent.On devra terminer ce pont au commence- -ment de l'hiver.Comme pour celui qui traverse la rivière Jacques- Cartier, le pont de lu rivière Ste- Anne sera fait sans épargnes et de manière:à durer.longtemps.On y joindra aussi \u201cl'élégance à la soli- dite.Cn Après avoir visité les travaux laits, tous les invités furent conviés à un diner que les directeurs de la :compagnie avaient fait/préparer chez M.Plamondon,:en face de l\u2019église de St- Raymond.Des santés furent.pro- \u2018posées par M.le président Withall .a l'honorable M.Mousseau, an Maire de.Québec .et à l'honorable M.Garneau.L\u2019honorable M.Mousseau \u2018alaissé entendre que les gouverne- \u2018ments tendraient peut-être encore une main secourable à la Compagnie.Mais pour cela il-est évident que là corporotion doit avant tout se piquer d'honneur,puisque tout pivote autour d\u2019elle.M.Langelier n\u2019a nullement compromis la Corporation.M.Garneau a fait un excellent résumé historique du chemin de fer du lac St-Jean et a parsemé son discours de remarques justes et pratiques.En somme, cette excursion fait honneur aux directeurs ; les sacrifices qu'ils ont dû faire Jeu seront remboursés par les avantages qu'ils y trouveront plus tard.\u2014 + Pe<>\u2014- \u2014 .Les élections nux Etats-Unis Aux derniers relevés les démocrates avaient élu 177 candidats et.les républicains 146.Le général Butler, démocrate, est nommé gouverneur du Massachusetts, et M.Folger, le candidat des républicains purs ou sééltearts est vaineu par plus de 100,000 dans l'Etat de New-York.Il est fort possible, si l'opinion publique suit la même voie, que le prochain président soit un démiocrate et que le général Hancock aille habiter Ja maison blanche dont ila vainement demandé Pentrée en 1880.\u2014 <> << = aa - van +, La mémoire de MM.Namith ct @0'Donohue et }* \u201c Electeur \u201d L'Electeur ne manque aucune occasion de refaire la réputation religieuse du parti dont il est l\u2019or- vane à Québec.Pendant que les rédacteurs de la Patrie se font les apologistes et les docteurs du radicalisme, les écrivains de la feuille québecquoise, plus politiques, essayent de jeter un voile sar un passé compromettant, et de faire croire au public que le parti conservateur est aujourd'hui composé d'ennemis de l'Eglise.Le mémoire de MM.Smith et O'Donohue leur a paru de nature à les aider dans leur tâche ardue.Ils s'en sont emparés avec une joie uaïve et l'ont présenté à leurs lecteurs comme une preuve éclatante de l'esprit d\u2019irréligion et de révolte dont sont animés les chefs du parti conservateur.Voyons un peu ce que vaut cette preuve, et ce que comporte ce document.Nous avons lu attentivement, froidement, consciencieusement, et sans esprit de parti le mémoire dont il est question, et nous n\u2019y avons rien trouvé de ce que l'Electeur y a vu.MM.Smithet O'Donohue, catholiques tous deux, conservateurs tous deux, croient que Mgr Lynch dont ils reconnaissent la haute autorité et respectent le caractère, a peut-être mis trop d'ardeur à combattre leur parti et à soutenir le parti grit.Ils pensent que son intervention active dans les récentes élections d\u2019Ontario n\u2019était pas assez justifiée par les faits, ils déplorent cette intervention, et craignent qu\u2019elle ne produise des résultats non prévus par l\u2019éminent prélat.Animé de ces sentiments, que font-ils ?Traduisent-ils le vénérable archevèque devant l'opinion publique, discutent-ils dans la presse l'autorité à laquelle ils sont soumis, injurient-ils le chef spirituel qui s'est montré hostile à leur cause, lui dénient-ils même le droit d'élever la voix pour donuer aux fidèles une règle de conduite dans toute question qui tonche à l\u2019ordre politique ?Nullement ; ils en appellent à l'autorité elle-même ; ils vont s\u2019agenouiller devant leurs pères dans la foi, et, après avoir protesté de leur soumission et de leur respect, ils donnent des explications qu\u2019ils croient nécessaires pour éclaircir les malentendus.Mgr Lynch, suivant ceux, a des antipathies trop vives pour le parti conservateur.Ils s'adressentà tout l\u2019épiscopat d'Ontario ; ils lui représentent qu\u2019en fait, les catholiques, dans cette province, ont autant, sinon plus à attendre du parti conservateur que du parti grit.On jugera du ton de ce document par le début que voici : Nous soussignés, occupant, du con- sentemeont de nos concitoyens et par Je choix de la Couronne, des positions, l'un dans le gouvernement du Dominion, l'autre au Sénat, où nous représentons les catholiques d'Ontario, désirons soumettre à VV.GG.certaines explications ainsi que notre manière de voir sur la position des partis politiques du pays.; _, n premier lieu, nous désirons protester de notre pleine confiance dans la sagesse de VV.GG.comme gardiens de la foi catholique et de la morale ; et, dans la controverse qui se fait actuellement sur la nature des livres qu'on mel entre les mains de lu jeunesse dans les grands collèges et à l'Université, nous, nous \u2018soumettons à toute décision des autorités ecclésiastiques.+.Voilà les hommes qui veulent \u201c se substituer aux-évêques et gouverner à leur place.\u201d Leur seul but est de donner des explications, Deyant ce crime affreux, l'écrivain de l'Electeur se voile la face.Comment, des gens qui se prétendent lésés, et qui s'adressent respectueusement à l\u2019autorité légitime pour justifier leur position ! Quelle abomination ! Et comme il est bien clair que Sir Hector Langevin, '\u2019honorable M.Caron etc, sont des contempteurs du gouvernement épiscopal.\u2018 Cette logique nous fait réver.Suivant I'Electeur, il est évident qu\u2019il suffit pour battre en brèche l'autorité d\u2019un tribunal, de soumettre respectueusement ses griefs à ce tribunal.Ce raisonnement est.trop fort pour notre faible intellect.\" Il est inutile d'insister sur la comédie d'indignation jouée par l\u2019Electeur.Elle est trop mal agencée pour que le public s\u2019ylaisse prendre, La feuille libérale cherche à donner le change à ses abonnés.Elle intitule un de ses articles : ** La croisade du parti conservateur contre le clergé.\u201d Qui ne croirait que Sir John McDonald à Oitawa, et M.Mousseau à Québec ont réédité le mot de M.Gambetta : le cléricalisme voilà l'ennemi ?Eh ! bien, qu\u2019on Je sache, il s\u2019agit tout simplement \u2018de MM.Smith et O'Donohue qui douneut humblement des explications à l\u2019épiscopat d'Ontario, et qui teutent d'atténuer auprès des collègues de Mgr Lynch l'effet produit par les attaques véhémentes de Sa Grandeur.Quant à l'incident Marmion, nous ne craignons pas de donner notre opinion.Le ministre de l'Instruction Publique a chrétiennement et sagement ogi en tenant compte de la protestation généreuse de Mgr Lynch Et le Mail a eu tort à tous les points de vue dans la campagne qu'il a entreprise à ce propos.Maintenant, ce seul incident suffisait-il pour faire ostraciser le parti conservateur \u2018d\u2019Ontario et exalter le parti prit ?C\u2019est là une question délicate \u2018qu\u2019il \u2018 nous serait impossible de trancher, et que l'Electeur, dont les lumières sont bornées, n\u2019est pas plus apte à résoudre que nous ne le sommes nous-méme.L'écrivain de la feuille libérale manque de bonne foi quand il prétend que M.M.Smith et O'Donohue disent à l\u2019épiscopat d'Ontario:\u201c Taisezvous,vous n\u2019avez pas le droit d'élever la voix, de protester contre ceux qui veulent mettre des.mauvais livres entre les mains de la jeunesse qui fréquente vos écoles.\u201d Les signataires du mémoire déclarent au contraire |- que : \u2018\u2018 dans la controverse qui se fait actuellement sur la nature des livres qu\u2019on met entre les mains de la jeunesse dans les grands collèges et à l\u2019Université,\u2019 ils se soumettent \u201c à toute décision des autorités ecclésiastiques.\u201d Le seul but des auteurs du mémoire est de justifier leur parti auprès de l\u2019épiscopat d\u2019Ontario, de démontrer qu'il n'est pas plus hostile JOURNAL: DES CAMPAGNES.à l\u2019église catholique que le parti grit, que, dans le passé, il s'est montré plus généreux et plus tolérant que celui-ci, et que les catholiques n'ont aucune raison de redouter, pour l\u2019avenir, l'arrivée au pouvoir de ses chefs accrédités MM, Smith et O'Donohue ont voulu en définitive, établir une distinction entre Ja secte orangiste et le parti consprvateur, quoi- qu'un grand nombre d'orangistes appartiennent a ce parti.Dans tout cela nous ne voyons rien d\u2019illégitime, d'outrecuidant, d\u2019irréligieux, de révolutionnaire.Nous croyons même que la ligne de conduite tenue par MM.Smith et O'Donohue, qui' s'adressent avec soumission à leur épiscopat, est une sévère leçon pour certains hommes politiques de notre province.C'est peut-être pour cette raison qu'on leur en veut tant à l\u2019Electeur.~~ me Le *¢ Globe \u201d Le Globe à des collaborateurs un peu partout.S'ils sont tous de la force de celui qu\u2019il possède à Québec il peut se vanter de fournir à ses électeurs.des renseignements très exacts, Son correspondant québec- quois, la rumeur va jusqu'à dire que c\u2019est un employé du gouvernement provincial, est ou malhonnête ou ignorant.Dans les deux cas il est inexcusable.Ainsi il affirme que la presse n\u2019a pas protesté contre la conduite des rédacteurs du Mail à propos de lincident Marmion.Le Mond: et le Courrier du Canada, pour ne citer que ces deux journaux, ont déclaré,en des termes assez explicites pour être compris, qu\u2019ils n\u2019approuvaient én aucune façon la conduite peu respectueuse du grand journal de Toronto a l'égard: de l\u2019Archevêque catholique.Tous deux ont même declaré.que l'insuccès des conservateurs dans les luttes récentes était dû surtout à ce manque de soumission à l'autorité religieuse.Hier encore, le Courrier a blâmé sévèrement le Mail d\u2019avoir agi imprudemment.Que faut-il ajouter à cela pour contenter ce correspondant ?Mais que faire s'il n\u2019est pas honnête ; il faut bien dire le mot, puisqu'il nous y force.+ \u2018Nous respectons l'autorité religieuse ; nous respectons aussi l\u2019autorité civile.Le correspondant du Globe pourrait à.son tour respecter la vérité, quand il met sa plume au service d\u2019un journal aussi largement répandu, et qui à cause de cela même peut faire beaucoup de mal par les informations malsaines qu'on lui fournit de droite et de gauche.\u2014\u2014\u2014< Noces de diamant de Monseigneur - Rourget.NOCES D'ARGENT DU CURÉ PRIMEAU, On lit dans le Courrier de Montréal d'hier : : Mercredi aprés-midi, Monseigneur Bourget, Archevéque de Martianapolis, se rendait à Boucherville pour y célébrer le soixantième anniversaire deson entrée dans le sacerdoce.La population a dignement fait les choses.Mgr fut reçu au quai par le Rév.M.Primeau, curé de Boucherville, dont, par une heureuse coincidence, les ouailles célébraient aussi ce jour-là le er vingt cinquième anniversaire de pré- trise.M.Primeau \u2018était accompagné.d\u2019un grand nombre de prêtres des paroisses environnantes, qui étaient venus pour prendre part à la fête.Le cortège se mit en marche et Sa Grandeur distribua sa bénédiction à la foule des fidèles pieusement agenouillée sur tout son passage.À quatre heures eut lieu l'office de l\u2019archiconfrérie avec sermon par Ml'abbé P.E.Lussier, curé de Contrecœur.10° -Il avait choisi pour -texte ces paroles du Magnificat : Fecit mihi magna qui potens.est.La bénédiction: solennelle du St.Sacrement, au salut, fut faite par Sa Grandeur, puis vint l'offrande des paroissiens de Boucheville pour l\u2019œuvre de la cathédrale.Le produit de la quête a dépassé #1,000 et com- pléte la somme de $3,320 que la paroisse de Boucherville donne pour cette œuvre.L'office terminé, Monseigneur se rendit au couvent des dames de la congrégation où eut lieu une brillante réception.Dans la soirée, magnifique illumination.On a surtout remarqué l'école des clercs St Viateur, le couvent des dames de la congrégation, le presbytère, les résidences de MM.Alfred Benoit, Chas B.de Boucherville, cap Mailhot, Maxime Piette, Desmarteau, Michel Desrochers, le maire Sicotte, le notaire Normandin, Constant Norman lin, pére, Dr Demers, Mme Lapointe, Louis Gauthier, capt Laforce, Pierre Bénard, I.Sicotte, Chs Racicot, W.Malo, capt Jodoin, Berthiaume, Dr Provost, Marc Larivée, M.Guimond, Lapointe, Lasonde, Jodoin, Huotte, Tremblay, Loiseau,- Quintal, Béland, etc.L'église dont nous omettons les décorations intérieures, \u2018était aussi illuminée à profusion.Sur la façade on lisait: \u201c Vivat Ignatius \u201d et les chiffres symboliques 25 et 60.Le feu d'artifice commença.vers sept heures et se continua jusqu'à neuf heures et demie.Les .pièces étaient très jolies et consistaient surtout eh fusées, soléils; chandelles romaines, bombes et bouquets multicolores.a Hier matin, Mgr Fabre accompagné d\u2019un grand nombre de prêtres, est venu se joindre à la fête.Sa Grandeur a chanté la*grand'messe et à prononcé le sermon.Après la messe, le Révd M.Blight, curé de Ste-Martine, présenta une adresse au nom du clergé du diocèse à Sa Grandeur l\u2019archevêque Bourget, etle Révd M.Champeau, curé de Berthier, lui en présenta une autre au nom du comité de l\u2019œuvre de l\u2019évêché dont il est le président.Sa Grandeur répondit avec beaucoup de bonheur à ces deux adresses, puis tous les invités se dirigèrent vers la nouvelle salle de la fabrique où lesdames de Boucherville offraient un splendide dîner aux hôtes distingués qui se trouvaient dans leur village.Cette nouvelle salle qu'on inaugure aujourd\u2019hui est un superbe édifice à deux étages en briques et destiné aux\u2018réunions publiques de la paroisse.La salle du banque; qui se trouve au second étage, est spacieuse et décorée avec un goût exquis.La table d'honneur est sur une estrade, at domine le reste de la salle.Il faut mentionner particulière ment que Mer Bourget à célébré hier matin la première messe dans la chapelle où se trouve le nouveau baptistaire.Ce baptistaire qui a été longtemps exposé dans une vitrine sur la rue Notre-Dame est un chef-d'œuvre dû au ciseau de M.Mary de Beaubarmois.Cette chapelle qui est entièrement détachée de l\u2019église est dédiée à St- Jean-Baptiste.On y conserve les anciennes archives de la paroisse Parmi lesquelles on voit un autographe du père Jacques Marquette, le découvreur du Mississipi, en date du 27 mai 1668, Ce précieux autographe est très bien conservé et c'est probablement le seul qui existe en Amérique- Pendant la-cérémonie qui eut lieu \u2018hier au Couvent, la famille du Révd M.Primeau, et quelques amis intimes, s'étaient réunis au presbytère, et à son arrivée le curé reçut de nombreux et riches cadeaux ; sa jeune nièce, Delle C.Faubert, loi présenta une \u2018jolie adresse.: Mgr Bourget est âgé de quatre- vingt-trois ans.Il est.né le 30 octobre 1799.Il fut ordonné prêtre en novembre 1821, et sacré évêque de Telmesse in partibus le 25 juillet 1837 comme coadjuteur de Mgr.Lartigue, qu\u2019il remplaça comme \u2018évêque de Montréal le 28 avril 1840.Durant son long et glorieux épiscopat, Mgr Bourget a présidé à la fondation de la plupärt des institutions religienses que posséde anjourd\u2019hui Montréal.Il a fait six voyages & Rome, et a été reçu par les papes Grégoire XVI, Pie IX et Léon XIII.: ol ou L Institut t Canadien L'Institut Canadien fut fondé le 2 décembre 1847 par plusieurs citoyens éminents dont: quelques uns habitent encore notre ville, entre autres : MM.Ulric J.Tessier, L.J.C.Fiset, N.Casault, J.Langlois, J.Lemoine, F.Evanturel, J.P.Rhéaume, P Garneau, E.Chinic, Abraham Hame), F.E.Juneau.Le but était d\u2019unir la jeunesse canadienne en un seul groupe, l'instruire au moyen de bonnes lectures, de discussions intéressantes ot de conférences choisies etc.\u2018Une bibliothèque fut bientôt formée ; des conférenciers distingués vinrent s\u2019y faire entendre.C'est alors _ que des jeunes hommes de talent et d\u2019aveniressayaient leurs forces devant un auditoire nombreux.C'étaient MM.Ë.Parent, l\u2019abbé Jean Langevin, le Dr Painchaud, l\u2019abbé Ferland, etc.L'association eut des époques critiques à passer.Heureusement des hommes de cœur surent se montrer énergiques devant les épreuves, ot sauvèrent l\u2019Institut d\u2019un naufrage considéré alors comme inévitable.À partir de 1874, surtout depuis qu\u2019il fait connaître au public le résultat de ses travaux, au moyen d\u2019un annuaire, l'Institut Canadien a pris une nouvelle vigueur.L'Institut occupa, jusqu\u2019en 1850.une des salles des édifices du Parle- L JOURNAL DES EEE EN ment, lieu qui servait autrefois de Bibliothèque à la Chambre d\u2019Assemblée.De 1850 à 1863, il fut installé dans la maison de M.G.H.Simard, à l'encoignure des rues Buade et Port- Dauphin, vis-à-vis le Presbytère.Depuis 1863, l'Institut occupait une grande salle au deuxième étage de la Caisse d'Economie, sur la rue Saint- Jean.La bibliothèque de l'Institut re = fermait déjà plus de 7,000 volumes et aussi une salle de lecture où l'on voyait étalés près de 60 journaux et revues canadiennes, européennes et américaines.Le président actuel de l'Institut est M.H.J.J, B.Chouinard, avocat distingué de cette ville, qui s\u2019est imposé déjà beaucoup de sacrifices pour l\u2019avancement de cette association.L\u2019honneur de la présidence lui était acquis depuis longtemps déjà.Aussi il a eu le rare privilège d'avoir été élu pour un second terme.Québec, entraîné par nous ne \u2018savons quel souffle nouveau, traverse à l'heure actuelle, une époque des plus fertiles en \u2018travaux littéraires, scientifiques et historiques.Un jour, il y à vingt ans de céla, la vieille cité de Champlain était sortie de cette torpeur engourdissante dont il était difficile, sinon impossible de prévoir le terme.\u201d Les Taché, les Ferland, les Parent, et d\u2019autres encore se mirent à la tête du mouvement littéraire.scientifique et historique, et lui donnèrent une poussée telle que nous les jeunes, en ressentons les bons effets.consolant de pouvoir assister plusieurs fois la semaine, à deux, trois et même quatre reprises à des cot\u2019 férences choisies, et applaudir -à des conférenciers aussi distingnés que les\u2019 Routhier, les Chapais, les Chouinard, les Bédard, les Laflamme, 1 les Jolicœur, etc.Québec possède dans son sein sun grand nombre de sociétés dont un des principaux objets est de travailler à l\u2019avancement de la littérature ca.|.nadienne française, à l\u2019encouragement: des travaux historiques en rapport |\u2019 avec le Canada.Ces sociétés sont : l\u2019Institut Canadien, la Société litté= raire et historique, le Cercle catholique, la Société de géographie, l'Union commerciale, l'Institut commercial St-Louis.Nos concitoyens d\u2019origine irlandaise ont fondé deux cercles littéraires, dont l\u2019un est connu sous le nom d'Institut littéraire de St- Patrice, et l'autre s'appelle Institut littéraire et catholique de Si-Patrice.Tous deux recrutent un grand nombre de membres et sont très florissants.Le Petit Séminaire de Québec ne se laisse pas devancer dans cette voie progressive ; les élèves tant externes qu'internes ont fondé plusieurs sociétés littéraires qui ont un caractère d'intimité, et dont les comptes-rendus des réunions ont été rendus publics an moyen de I\u2019 Abeille,petit journal très bien rédigé, mais qui malheureusement n'existe plus.Ces sociétés ont noms : Société Laval, Saint-François de Sales, Léonine, Si-Louis de Gonzaue.g Les élèves de l'Université-Laval ont aussi leur cercle littéraire : la Société-Casault.( En résumé, il y a donc dans tout Ainsi quel spectacle, CAMPAGNES Québec, douze à treize cercles qui s'occupent de littérature, d'histoire, de géographie, d'éloquence, de sciences, - d'arts, etc.Plusieurs d'entre eux ne font que de naître, et déjà les travaux qui s\u2019y font, les bibliothèques qu'ils ont créées, les hommes qu'ils ont formés, sont dignes de mention et font honneur à la vieille cité de Champlain.L'Institut Canadien est rendu chez lui.La propriété qu\u2019il possède actuellement est en tous points digne de son passé, et il fera dans l'avenir la gloire de ceux qui lui ont procuré l\u2019avantage d'une telle acquisition.La salle des séances publiques peut contenir au moins 500 personnes.On a pourvu à tout ; les effets d'acoustique ont été parfaitement mis à contribution.Nul doute qu'à la séance solennelle d'inauguration qui aura lieu jeudi de cette semaine, le Püblic lettré se portera en foule pour juger par lui-même de la prospérité matérielle et intellectuelle de l'Institut Canadien.Nous sommes heureux de pouvoir applaudir aux succès de cette association, qui a rendu tant de services à la société canadienne française.Ses progrès toujours croissants la mettront en état de se rendre encore plus utile.C\u2019est une ambition désirable ; et en notre qualité de membre de la Presse.nous ambitionnons pour I'Institat; qui fait l'orgueil de notre directeurs pourraient eux-mêmes en désirer.Le triomphe d\u2019une idée patriotique fait la gloire dé tous ceux qui travaillent ou combattent pour elle ; la presse 7 contribue, peut-être pour june large part ; mais ceux qui sont préposés a la direction de .ces sortes de sociétés ont le droit de revendiquer la grande somme de mérites, et leurs sacrifices de tous les jours s'imposent à la reconnaissance de leurs compatriotes.+ A 1?Electenr ?* M.Charles-François-Stanislas Langelier essaie d\u2019atténuer la gravité de sa conduite comme avocat des pétitionnaires dans certaine contestation électorale, en s'appuyant sur la plus haute autorité religieuse, celle de Rome.Il invoque en sa faveur les décisions romaines, et il cherche à atténuer ses torts indéniables, à l'égard du clergé de Charlevoix.Cette tactique est nsée jusqu'à la corde, et tous les membres du clergé de la présente génération ne pourront jamais avoir de sympathies pour M.l'avocat Langlier.Après avoir joué un rôle aussi peu enviable, cet homme vient au- jourd\u2019hui se poser en défenseur de l'autel, pour une raison purement politique.Ses alliés d'Ontario ont en maintes circonstances fait preuve- de la plus grande hostilité à l'égard des catholiques et du catholicisme en général.Il suffit de nommer le Globe \u2018et George Brown pour se convaincre du coup que nous avons raison de nous récrier contre cette manie dc nos adversaires de voir dans le Mail ct les autres journaux tories d'Ontario des ennomis de notre religion.Ceux-ci du moins n'ont littérature, autant de succès que ses |.7 jamais entrepris de campagne en règle, comme l\u2019a fait la feuille grite, contre la langue française.Ils ont pu avoir leurs heures de faiblesse sur les questions religieuses, mais jamais ils ne se sont montrés les ennemis de notre race.Nos alliés d'Ontario valent mieux que ceux de l'Electeur sous bien des rapports.L'opinion de catholiques éclairés d\u2019Ontario est que la religion catholique n\u2019aurait pas plus à souffrir sous un régime tory que sous l'administration d'hommes comme MM.Mowait, Fraser, Crooks et Pardee.On congoit aisément que le cabinet actuel a besoin du vote catholique pour se maintenir au pouvoir, mais si le sert l'en faisait descendre un bon jour, il se ruerait avec fureur contre ceux qu'il avait amadoués la veille, C'est l'histoire du Globe et de ses inspirateurs, qui ont insulté notre nationalité et notre religion quand nous leur faussions compagnie, et qui nons faisaient des niches, du moment qu'ils pouvaient espérer recruter une phalango dans les rangs de nos nationaux, Nous avons la mémoire des évènements passés.Et si l'Electeur n'est pas satisfait, nous lui raconterons un petit bout d'histoire bien propre à édifier sur le compte de ceux qu'il presse aujour- d'hui avec tant d'ardeur sur son sein.[ \u2018; Ce bon \u201c Globe \u201d On lit dans la.Minerve : L'hypocrisie du Globe, qui flagorne les Irlandais catholiques eu vue des prochaines élections locales, a soulevé un dégoût général dans le Haut- Canada.L'organe .grit \u2018va même jusqu'à accuser d'autres journaux de ne pas assez respecter les Irlandais catholiques.Le Citizen signale cette attitude du Globe comme le comble de l'impudence.Il compare le jeu de la feuille francophobe à celui de Satan éprouvant le péché.eNous avons sous les yeux, dit notre confrère d'Ottawa, des masses d\u2019extraits du Globe qui ne sauraient être surpassés en fait d\u2019insultes grossières aux catholiques.Il y a quelques années à poine, le Globe attaquait journellement, de la manière la plus brutale, les catholiques et les institutions catholiques, et ses sorties contre les Irlandais étaient du caractère le plus méprisable.En 1863,il se mit à attaquer sans relâche les chefs orangistes qui avaient voté pour les écoles séparées, tandis qu'il applaudissait aux libéraux comme M.Mowat, qui avaient refusé d'accorder les écoles séparées aux catholiques.Ainsi que nous l'avons déjà expliqué, le Globe a cessé de manger de l\u2019irlandais depuis quelques années, parce que son parti a besoin du vote irlandais ; mais il n\u2019en mange du français qu\u2019 rec plus d\u2019ardeur.Faux et lâche, tel est ce digne organe du parti de l\u2019Hypocrisie organisée.a Un télégramme arrivé de Rome annonce l'élévation du révérend Dr C.O'Brien, de Indian River, à la dignité d'archevéque du diocèse d\u2019Halifax, Nouvelle - Ecosse.Mar O'Brion succède à \u2018fen l\u2019archevêque Hannan. TRATES NIN 0 ok HIST a.A SY san som os Dans le pétrin Nous avons un peu négligé le citoyen chroniqueur de la PATRIE.Des soucis plus graves nous ont empêché, la semaine dernière,delui administrer sa correction hebdomadaire.Mais nous ne l\u2019avons pas oublié, et notre sollicitade pour lui est d'autant plus grande que, nous le voyons plus faible, plus abattu, plus humilié ! Hélag4 qu'est devenu le Cyprien que nous avons admiré dans sa fleur au commencement de juillet.11 était éclatant, pompeux, superbe, plein de promesses brillantes, et d'espérances fécondes comme le radieux été dont commençaient les trop courtes splendeurs.Et muintenant c'est l\u2019automne ; la bise impitoyable a souiflé ; l'éslat et la pompe des beaux jours se sont évanouis et Cyprien nous apparaît morne, terne, sans couleur et sans verve.Nous ne chargeons pas le tableau.Les observateurs qui ont suivi la chronique aitentivement, ont tous remarqué le changement de ton et se sont dit, d\u2019un commun accord : Cyprien baisse, il faiblit, il est battu.Au début de nos articles, il a posé d'abord pour l'homme qui n'entend pas.Puis, trouvant que le jeu se gâtait, il a daigné nous octroyer deux ou trois alinéas aigre-doux.Plus tard, lorsque nous l\u2019avons exposé, en.compagnie de ses bévues fameuses, à la risée publique, il a bondi sous Paiguillon et tenté une sorte de défense, tout en nous honorant de ses injures de choix : fumier, bétises, insanités, niaisertes, archi-programmi- légitimeux, etc.Nous avons reproduit tout cela avec ravissement.C'était une preuve que cela cuisait.Puis, tranquillement, nous sommes retourné sur nos pas pour rétablir tous les faits contre lesquels Cyprien regimbait : la donation de Pépin le Bref au pape Etienne III, l\u2019orthodoxie de Charlemagne, la légitimité de l'avénement de Hugues Capet, le caractère sans tache de Mesdames de Lafayette, de Maintenon et du Cayla, elc.,etc.Après avoir, sur tous ces points d'histoire, fortifié nos preuves par des citations décisives dont nous indiquions loyalement la vro- venance non suspecte, nous nous sommes permis de peser l\u2019érudition du chroniqueur, d\u2019établir qu\u2019il copie Larousse, et de lui demander poliment des nguvelles de.certaine phrase de Chateaubriand qui nous paraissait falsifiée, et que Cyprien a prise imprudemment, sans la vérifier, \u2018dans l'encyclopédie libre- penseuse.Enfin nous appuyant sur des extraits de sa chronique, nous l\u2019avons dénoncé, preuves on main, comme un calomniateur éhonté, un écrivain peu véridique, et un copiste de profession.A toutes nos accusations, hormis une seule dont nous reparlerons, Cyprien n\u2019a rien répondu dans ses deux dernières chroniques.Soyons juste toutefois.Ecrasé sous le poids de ses imprudences, de ses mensonges et de ses calomnies, il a tenté un suprême effort pour sortir de l'ornière.Mais il joue de malheur'; ce suprême effort est une suprême bévue, couronnement de toutes les autres.Torturé dans son orgueil immense, le chroniqueur-lau- réat a senti se rouvrir d'anciennes blessures.Il a cru reconnaître la main qui le corrigeait fraternellement, et s\u2019est rué sur Son ;Honneur le juge Routhier avec une rage qui fait nos délices.Bravo Cyprien, bravo, vous êtes charmant, délicieux, suave, et il est impossible de rencontrer un plus commode adversaire.Confondre Héraclite avec M.Routhier, voilà un honneur et une récompense que nous n\u2019attendions pas.Merci, noble chroniqueur ; vous exercez la vengeance chrétienne : rendre le bien pour le mal.Mais soyons sérieux Nos articles \u201cJOURNAL DES: CAMPAGNES vous ont donc blessé - bien -cruellesinon dans votre honneur.pour que vous les attribuiez à un adversaire de cette taille.Ah! citoyen Cyprien Fréchette, vous vous êtes trahi naïvement ; car vous seul, aveuglé par une vieille rancunè, pouviez commettre, au sujet du juge Routhier, une aussi colossale bévue.Eh ! bien, non, tenez-vous le pour dit, celui qui manque de respect à Votre majestueuse personne depuis \u2018près de deux mois, ce n\u2019est pas un maitre comme M.le juge Routhier.Ce n\u2019est qu'un trés humble.et trés jeune apprenti, dont la conscience s'est révoltée contre l'œuvre méchante et vilaine à laquelle vous vous êtes humblement consacré, et qui a cru que Ja probité et le vérité pouvaient tenir lieu de talent dans une lutte contre un bretteur de votre espèce.Il ne s\u2019est pas trompé, car, après un mois de polémique, vous'battez décidément la campagne.La seule accusation dont vous tentez encore de vous défendre, est.l'accusation de copier Larousse.Nous voulons reprodüite votre \u2018ineffable plaidoyer : \u201c \u201c Le pauvre Basile a fait une trouvaille impayable ; il a décotévert que je me sers du dictionnaire de Larousse.Il prend le public pour un tas d'idiots, faut croire.PL à Mais comment donc, mon cher Basile, 7e me sers de Larousse ef de bien d'autres écrivains encore, \u2018si cela vous fait plaisir de Je sa voir.J\u2019ai trois encyclopédies chez moi dunt je me, sers tous les jours, avec une bibliothèque où vous apprendriez quelque chose, probablement ; ce qui ne vous ferait pas de mal du tout, grand homme!\u201d Ainsi donc, le citoyen Cyprien Fréchette se sert de Larousse, voilà tout.Nous avons prouvé qu\u2019il copiait dans cette encyclopédie ses insultes à l'adresse d'une noble femme, qu\u2019il y copiait aussi les cita- tions-dont il se parait avec complaisance, et que l\u2019érudition dont il faisait étalage n\u2019était qu\u2019une érudition de dictionnaire.À cela il répond qu'il se ser£ de Larousse, comme de bien d'autres écrivains.On ne saurait être plus maladroit.Oui, nous savons que l'auteur du Retour de l\u2019Exilé se sert de Larousse, comme il s'est servi d'Elie Berthet, de Vast -Ricouard, comme il se sel actuellement de l'Histoire de France Tintamaresque, par Touchatout.Ce mot mérite de rester dans les fastes de la piraterie littéraire.Pillez hardiment à droite et à gauche ; et si l'on vous accuse d\u2019indélicatesse, vous aurez la ressource de vous indigner.\u2014Com- ment, moi, plagier, copier tel écrivain ! Jamais, je m'en sers, Voilà tout.\u2014Citoyen Cyprien Fréchette, vous êtes phénoménal.Mais nous croyons que vous feriez mieux de lire un peu moins Larousse et un peu plus votre Srammaire.Cela vous empêcherait d'écrire : \u201c J'ai trois encyclopédies chez moi dont je me sers,\u201d au lieu de : \u201cjai, chez moi, trois encyclo- -pédies dont \u201d etc, ce qui serait plus français et plus académique, monsieur le lauréat.Il nous faut, à regret nous séparer du chroniqueur.Mais avant de lui dire au revoir, nous lui demanderons un renseignement et lui ferons une proposition nouvelle.Où en est-il de ses recherches au sujet du fameux texte de Châteaubriand ?quand se propose-t-il de communiquer au public anxieux le résultat de ses fouilles laborieuses ?Le temps s'écoule, rien ne vient, et le parterre s'impatiente.Allons, monsieur l\u2019érudit, dépéchons - nous, où nous allons passer pour.ce que nous sommes, un ignorant et un faussaire.Voilà pour le renseignement.Quant à la proposition, la voici.Afin d'évi- ment dans votre vanité profonde, ter à l\u2019avenir des méprises mortifiantes comme celle qu'il vient de, commettre, que Cyprien supprime\u2019 son pseudonyme, et nous supprimerons le nôtre.Il nous semble que c\u2019est là pour le chroniqueur de la Pare un marché d'or.Il lui sera facile de nous injurier à son aise, et il peut être sûr que nous ne le mépriserons pas davantage.Céla vous vä-t-il, citoyen lauréat ?Quant à nous, nous sommes prêt.Ayez la suprême impudeur de signer .vos: articles, et nous aurons le-:facile .courage de signer les nôtres.HÉRACLITE.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014-< + > Rapatriement \u2014On lit dans le Courrier de Saint- Hyacinthe : a.\u201c Nous avons la satisfaction dé voir nos compatriotes revenir au pays par centaines.Durant les dernières semaines ce mouvement a pris des proportions si considérables que nous ne craignons pas d\u2019affirmer que maintenant le rapatriement compense l'émigration.C'est-à-dire que s'il part em- core des canadiens pour les Etats- Unis, il en revient autant et le temps n'est pas éloigné où la proportion de ceux qui reviennent sera plus forte que l'autre.\u201c L'émigration des canadiens a considérablement diminué durant les dernières années, et si l\u2019on tient compte que, sous le régime libéral, vingt-cinq mille de nos compatriotes quittaient le pays, chaque\u2019 année, on s'étonnera du grand changement qui s\u2019est opéré depuis.** M.Alvarés Robert, un canadien rapatrié, nous dit que dans le convoi «qui l'aramené au pays, il y avait deux cent cinquante canadiens qui, à peu d'exceptions près, revenaient pour y rester.Quelques jours auparavant, une autre personne nous affirmait que le convoi dans lequel elle était contenait plus de cent canadiens animés des mêmes intentions de se fixer en Canada.\u201c Il ne faut-pas penser que ces faits soient des cas isolés : toutes les semaines, tous les jours nos compatriotes reviennent en grand nombre.Si le pays n\u2019était pas prospère, est ce qu'il en serait ainsi ?certainement non.Si nous n'avions le régime protecteur qui sauve nôs produits agricoles et industriels de la concurrence étrangère sur notre propre marché, nous en serions à déplorer le.même état de choses qui a signalé le gouvernement Mackenzie, de stagnante mémoire.* Sans la protection la province de Québec serait loin d\u2019offrir autant d\u2019avantages sous bien des rapports que les Etats-Unis.Ainsi pour les travaux agricoles, durant la dernière saison les manœuvres se payaient $1.25 par jour à Fall-River.Dans les Cantons de l'Est les prix courants ont été $1.50 par jour et souvent les propriétaires étaient obligés de donner la nourriture en plus.\u201c* Aujourd\u2019hui, si nous voyons la réalisation de ce rêve de l'un de nos éminents hommes d'état : le Canada pour les Canadiens, nous le devons à la politique nationale.Nos adversaires mettent trop de mauvaise foi dans leur lutte pour que nous ne soyions pas obligé de le répéter souvent.\u201d Différend réglé Tout est bien qui finit bien ! Les conservateurs de Joliette qui ont eu maille à partir entre eux aux dernières élections ont réglé à l'amiable leur différend.On a d'abord abandonné la contestation qui trainait en langueur et dont le résultat \u2014 quel qu'il fut\u2014 aurait perpétué les dissensions exis- tant déjà parmi les conservateurs du district de Joliette.- Cette question réglée, les candidats à la dernière élection, MM.Guilbaut et McConville, ont confié à des délégués le soin de choisir un candidat au scrutin secret.Ç Ce candidat\u2019 ainsi \u2018choisi devra recevoir l'appui de tous-les\u2019 conservateurs\u2018de Joliette.+ : Les candidats et leurs amis ont souscrit à cet engagement.« Grâce à cette convention, Joliette pourra faire.maintenant une élection * Jin: par acclamation.\u2019 ~\" : \u201c(Le Nouvelliste) \u2014\u2014\u2014 Les incendies de (héâtres | \u201cNous.croyons devoir placer sous les yeux de nos lecteurs nn travail de statistique publié tout récemment à Vienne Felsch.; : \u2018De 1777 à 1880, M.Auguste Felsch enrégistré 252 incendies de théâtres, ayant amené la mort 4 370 personnes, et ayant occasionné des blessures graves a 3 399 autres personnes.Sur les 252 théâtres ci-dessus men- tionés, cinq ont \u201cbrûlé avant même leur inauguration; soixante-dix n'ont existé que cinq ans ; irente-huit ne sont pas parvenues à leur 10e année d'existence ; quarante-cing à leur vingtième ; vingt-sept à leur trentième ; douze à'leur qustantième; ving( à leur cinquantième ; dix-sept à leur soixantième.Sep! sont arrivés à 80 ans, et huit à 100 ans.Il n\u2019y en a que frois qui aient passé le siècle.Sur les 252 théâtres incendiés, trente-sept ont été brûlés deux fois ; huit des plus grands, trois fois ; quatre quatre fois ; et le Théâtre-Natio- nal de Washington, cinq fois.D\u2019après M.À Felsch, l'existence moyenne des théâtres est de vinge- deux ans.\u2018 Le nombre des victimes enregistrées dans ces sinistres est épouran- table.oo - En voici 'énumération.: En_ 1777, à Amsterdam, 18 personnes ;\u2014en 1777, à Saragosse, 137 personnes ;\u2014 en 1781, à Paris 81 personnes ;\u2014en 1782, à- Nantes, 7 personnes ;\u2014en 1794, à Capo-d'Istria (Italie), 1100 personnes ;-\u2014en 1811, à Richmond (Etats-Unis), 78 personnes ;-\u2014en 1886, à Saint-Pétersbourg, 800 personnes ; en 1838, a Ancône, 2 personnes ; \u2014en 1845, 4 Canton (Chine), 1760 morts et 1700 blessés :\u2014en 1846, à Québec (Canada), 200 morts ;\u2014en 1847, à Carlsruhe (Allemagne), 63 morts et 200 blessés ;\u2014en- 1853, à Moska (Italie), 11 morts ;\u2014en 1857, à Philadelphie, 13 morts et 16 blessés ; en 1872, à Tien-Tsin (Chine), 600 blessés ;\u2014en 1876, à- Broocking, 283 blessés ; \u2014et en 1877, à Montpellier, 400 blessés, Ces deux cent cinquante sinistres se répartissent comme suit, par période : Dans le XVIe siècle \u2018 deux ;\u2014 dans le XVIIe, seize ;\u2014dans le XVIIIe, cinquante-six ;\u2014dans le XIXe, de 1800 à 1810, seize ;\u2014de 1810 à 1820, quatorze ;\u2014de 1820 à 1880, trente-et- un ;\u2014de 1830 à 1840, trente-trois :\u2014 de 1840 à 1850, quarante-quatre ;\u2014 de 1850 à 1860, soixante-quatorze ;\u2014 de 1860 à 1870, quatre-vingl-dix-neuf ; \u2014et de 1870 à 1880, cent.(Autriche), par M.Auguste \u2014\u2014 Pres On nous fait part de la dépêche suivante, transmise hier de Paris.\u2018\u201c M.Jonathan Wurtele, \u201c Ministre des finances, \u201c Québec.\u201c Je suis heureux de vous annoncer que, sur ma proposition, M.le Président de la République vous a conféré la dignité d'officier de la Légiond'honneur.\u201c Mes meilleurs souhaits.\u2018 E, DucLEre.\u201d - ee Ton thre san a gricultüre 9 Taamse LABOUR D'AUTOMNE Voici les principaux avantages que l'or obtient\u2018par le labour d\u2019au- .tomne cr oo \u2018 \u201816, En aîitomne, l'attélage\u201d étant devenu endürci à l'ouvräge\u2018peñdant l'été, ést \u2018plus vigouréux et mieux.préparé au travail\u2018que dans le printemps et l\u2019autre ouvrage de ferme Presse moins, pour le témps, \u2018et_l'attention, que dans ce temps-là.Faites tous les labours qu'il vous est possible de faire en automne, car l'ouvra- e du printemps donnera beaucoup emploi au cultivateur et à ses atte- \u2018\u2019lages, à charroyer le fumier, labourer sur le travers, cultiver, herser.20.En automne les terres basses et \u2018humides sont généralement en meil- \u201cleure condition pour le labour que dans'le printemps.Nous disons généralement, pour cette raison, que les \u2026 terres basses et humides sont certainement humides, à présent.Néan- .moins, nous ne pouvons pas espérer un meilleur état très à bonne heure l'année prochaine, et si elles sont labourées comme elles doivent l'être, .les terres humides souffriront peu de l\u2019eau pendant l'hiver.| ~~ =: \u2026 , 80.Les sols tenaces et \u2018pesants, - labourés en automne, souffrent, par _ l'action de l\u2019eau et de la gelée, une\u2019 Plus grande décomposition, l'argile \u201cse pulvérise et s'émiette, et les terres grasses et le gazon ont le méme| avantage.: ' 4o.Les gazons pesants et compactes peuvent étre mieux défrichés en :labourant dans l'automne \u2014 leurs racines sont plus faciles à faire mourir, et bien moins sujettes à reprendre que quand elles sont labou- Tées dans le printemps.La tourbe est mieux préparée, par son état plus avancé de décomposition, pour l'usage des récoltes qui y sont semées.50.Le labour d'automne dérange les \u2018 arrangements d\u2019hiver \" des nombreux vers et insectes, et doit en _ détruire un grand nombre, ainsi que | - .leurs œufs et leurs larves.Ceci est un avantage mineur, mais il est bien digne de considération, surtout sur les terres infectées par les insectes de toutes sortes.Le Lu, \u2026 Les principales objections aulabour d'automne sont celles-ci: = 10.La perte de cet état friable, perméable à l'air et à l'humidité, et\u2019 la .consolidation du sol par une exposition au temps changeant et pluvieux.{Ceci sur des sols légers, est:une très - sérieuse objection: au.labour\u201d d\u2019au- .tomne.: \"20 La perte des.matières végétales - et de leurs gaz quand elles se décom- ,Posent, est un autre désavantage.Ce .dernier n\u2019est , qu\u2019une.perte .légère, si \u2026: l\u2019on fait l'ouvrage tard en automné, mais souvent, sûr les pentes de hauteurs, une grande partie de matière organique soluble est lavée et émpor- tée par les grosses pluies de l'hiver et du printemps.Le sol est aussi consolidé par les mêmes influences.Les gazons pesants ainsi situés souffrent : Moins de dommages que les gazons légers ou les chaumes.Les avantages et désavantages de cette pratique peuvent être à propos suivis par Qe courtes directions pour faire l'ouvrage.1o.Faites le de la- meilleure manière.ST 20.Mettez les terres basses en couches étroites, et faites des sillons et des fossés de travers suffisants pour emporter de suite l\u2019eau qu\u2019il y ad la surface, Ceci obvieraa ume grande objection av labour d'an- tomne.30.Labourez profondément et faites des sillons étroits \u2014 ceci assurera mieux l'action des influences améliorantes de la gelée sur le sol.Une surface grossière est meilleure qu\u2019une surface unie pour cette fin.AGRICULTURE.| Un des effeis du sel, lorsqu'on le répand sur la terre dans une juste proportion, est de donner une nouvelle vigneur aux plantes légumineuses et d'avancer leur croissance sans en altérer la saveur.C'est aussi .une des substances les plus efficaces qu'on puisse employer dans-un jardin pour la destruction des insectes.Pareillement on a trouvé que le sel est un- préservatif certain contre les ficheux effets de l'humidité si redoutable aux bestiaux.On le fait administrer avec succès aux chevaux dont les jambes se gonflent à la suite de randes fatigues.Donné aux vaches, È sel ote au lait et an beurre ce gout de navet qu'il contracte quelquefois quand on le nourrit avec cette plante.Le sel peut également étre employé très utilement pour la conservation des abeilles pendant l\u2019hiver ; il faut, pour cela, qu\u2019il soit mis en dissolution dans de l\u2019eau bien claire et mélég! avec un peu de melasse : dans cet état le sel est pour ces insectes un préservatif excellent contre la dys- senterie, maladie à laquelle ils sont sujets.' ; - i i DOSES DE sBL A ADMINISTRER AUX ANIMAUX.\u2014Comme\u2019 l'abus, \u2018di sel à considérée comme un aliment ou un poison, suivant l'usage.qu'on en fait, Al est bon\u2019 de connaître , les doses qu\u2019il est prudent d\u2019administrer à chaque animal.~~ \"Ty\" Aux chevaux : 13 once le matin et autant le soif ; aux vaches quand elles ont du lait : 2 onces le matin et autant le soir ; aux bœufs qu'on engraisse : 14 once le matin et autant le soir ; aux veaux : } once le matin et autant le soir ; aux moutons : 3 onces par semaine, partageant cette uantité pour leur en donner chaque our, matin et soir.MOYEN DE FAIRE RECONNAITRE LES AGNEAUX-PAR LEURS MÈRES \u201c On éprouve quelquefois de la diffi- \u2018par leurs mères : ce qui arrive souvent lorsqu'il y a des jumeaux.Ceux qui désirent élever leurs agneaux y trouveront avantage en répandant un peu de sel \u2018fin sur ceux que leurs mèrés ne reconnaissent point.Ce sel \u2018aura l'effet d'attirer la mère, et lorsqu\u2019elle aura \u2018commencé à lécher l'agneau elle ne l\u2019abandonnera.pas.L'application du sel ne fait aucun mal aux agneaux.>: i Lorsque les brebis sont sur le point de mettre bas, on ne devrait pas les \u2018transporter d\u2019une bergerie à l'autre ; il est important de les déranger le moins possible, vu.que ces arrangements, surtowt quand les brebis sont jeunes et sauvages, occasionnent assez souvent de leur part l\u2019abandon de leurs petits.\u2014(Gazétte des Campagnes.) Recettes POUX CHEZ LES MOUTONS Cette opération, comme beaucoup d'autres, est due généralement à la malpropreté.Les poux attaquent de préférence les agneaux, c\u2019est-à-dire les jeunes bêtes à laine, de deux ans.Le meilleur remède est le lavage complet après la tonte ; si cependant cela était insuffisant il faudrait employer la graisse dont nous donnons la composition suivante.Nous ne croyons pas qu\u2019il existe de moyen plus efficace pour la destruction de la vermine, que de faire usage de seize onces de vieille graisse de porc fondue et huit onces de beurre frais que vous pétrissez ensemble, jusqu\u2019à parfait mélange, en y ajoutant ensuite une once de poivre fin et une once de tabac en poudre.La quantité de graisse que nous JOURNAL DES CAMPAGNES administrer aux bestiaux a \u2018ses dan- | gers, et que cette substance peut être:| culté à faire reconnaître les agneaux.¢ i une douzaine de moutons.L'opération doit être faite deux fois.\u2018 _ : Le'lait de beurre additionné d\u2019un peu de poivre et de tabac'en.poudre, produit aussi de-bons résultats.Thi MORVE DY MOUTON \u2014 La morve:du mouton,(catarrhe) est une des maladies les plus dangereu- qu\u2019à la guérir, en s'attachant à la bonne tenue des bergeries, en garantissant les moutons de toute humidité en leur donnant une température\u2019 modérée, et en prévenent l'arrêt de la transpiration.Bien que le \u2018mouton se garantisse du froid par sa toison, lorsque le froid humide pénètre chez lui, la morve survient après de grandes souffrances.Les cultivateurs.qui ont l'habitude de laisser leurs \u2018moutons à- la -porte de la grange ou de \u2018la, bergerie, .pendant :l\u2019hiver, pour y prendre leur| nourriture, et qui les y font rester plus de trois ou quatre heures, dans le milieu du jour, rendent la maladie incurable.\u2014 re Notes agricoles et industrielles M.James'Caird dans nne lettre an Times, de : Londres, dit que pour la première fois depuis nombre d'années les récoltes ont été bonnes en Europe et en Amérique.Le résultat en ce qui concerne l'Angleterre sera une économie de £10 à 12,000,000 sur le prix du pain, C'est-à-dire que les importations seront diminuées et que les prix payés pour Jes quantités importées seront moins onéreux, conditions qui réunies laisseront dans la poche du peuple anglais la somme que nous indiquons.La totalité des grains nécessaires en plus de la production indigène sera de 15,000 000 de quarters, c'est-à-dire deux millions de moins que les importations | de 1881-82 et un million de moins ue celle des deux années précé- entes.- Parmi les: produits qui ont conquis un nom à l'étranger pour le Canada, on pent citer la pomme et la morue en première ligne.Rien ne s'oppose à ce que nous fassions profiter le monde entier de nos richesses, nous y trouverions méme beaucoup de bénéfice, mais par suite d'une disposition spéciale à notre caractère, nous nous laissons toujours devancer par nos voisins qui tirent, eux, un excellent profit de produits qui certes ne valent pas mieux'que les nôtres.Les Etats- Unis exportent annuellement 6,000,- 000 de livres de pommes évaporées en Enrope, et nous en envoient aussi une bonne quantité.T] nous semble que nonseulement nous pourrions évaporer nous-mêmes les pommes nécessaires à notre consommation, mais que nous pourrions tout aussi \u2018bien que les Etats-Unis approvison- {ner le marché européen.Ce n'est pas la\u2018première fois que nous parlons de | cette indusirie, nous avons déjà \u2018appelé l\u2019attention de nos lecteurs sur ce sujet en indiquant les procédés d'évaporation.Ces procédés viennent d'être appliqués à la morue destinée à l'Europe et surtout à l'exportation de ce poisson dans les contrées tropicales.Cette nouvelle industrie a été établie à New-York il y a environ six mois.La morue fraiche contient environ 90 p.c.de son poids d\u2019eau ; en évaporant cette ean on obtient une espèce de farine sèche qui représente pour ainsi dire l'essence de poisson.Les travaux de l'embranchement St-Charles de l'Intercolonial se poursuivent activement et on espère que pour le mois de juin les trains marcheront régulièrement sur la nou- velle voie et s\u2019arréteront à la gare,au \u2014 bc *< \"UTILITÉ DU SEL\u2018COMMUN'EN-\u2014\u2014l-venons- d'indiquer .peut-sulfire.pour.marché.de.Livis, en face de notre ville.MM.Qonuoily et Larkins qui ont le contrat pour les travaux du bassin Louise entouré par les nouveaux | docks situés à l\u2019embonchure,, de la -|-rivière St-Charles, ont commandé à MM.Carrier Lainé et.Cie, de Lévis, une dragne d\u2019une force \u2018considérable, qui doit\u2018leur être livrée au commen- | ses et les plus-difficiles à guérir.Il'tement/du-printemps prochain.faut plutôt chercher à la prévenir.|.: La compagnie de.lainage du Canada, donne de l'ouvrage à environ 155 personnes.Lorsque l'installation de tous les métiers sera finie, là compagnie emploiera deux fois plus .\u2014#kde- monde,.-æLa nouvelle- fabrique 1628 à d'amiante, de la rue Dalhousie, est maintenant en pleine activité.Le nombre de personnes employées est d'environ 60, des enfants pour la plus grande partie., Des exportations des produits de cette.fabrique ont déjà été faites pour les Etats-Unis.+ Indastrie Initière -_ La \u201c Société.d'Industrie Laitière, \u201d aura%sa première assemblée régulière le-28 novembre courant, à St-Hyacin- the.Nous invitons spécialement les fromagers et les crémiers, et les patrons de fromageries et de crémeries, à assister à cette assemblée.On nous informe que l'honorable commissaire de l'agriculture ou son représentant sera présent à cette assemblée.Quelques spécialistes traiteront de questions qui intéressent l\u2019industrie laitière.L'on procédera à l'élection des officiers et des directeurs de la société.Chaque district judiciaire doit avoir un directeur.Il est facile de se rendre compte des progrès et de l'émulation qu'excitera cette société : les officiers et les directeurs devront, d\u2019après le statut qui jette les bases de In société, \u2018 présenter à l'assemblée annuelle un \u201c un rapport détaillé des opérations \u201c de la société, indiquant:les noms de \u201ctous les membres de la société, \u201cle montant souscrit et payé par \u201c chacun d'eux, les noms des fabri- \u201c ques, des inventions, améliorations \u201c et produits qui méritent d'être si- « gnalés au public, et donneront tou.\u201c tes les informations qu'ils croiront \u201c atiles dans l\u2019intérét'dé l'industrie \u201claitière \"NE } i + : ol [Ontario et les Etals-Unis ont déjà tiré de\u201dgrands avantages d'associations semblables ; cette amélioration nous manquait ; mais, grâce à l\u2019esprit d'entreprise des soixante et \u2018quelques personnes qui n'ont pas craint de faire l'avance des fonds nécessaires pour créer la société, nous l'avons maintenant.Que tous les intéressés sachent en-profiter.Là a A Boston Dernièremient, M.Souvielle, de Paris, ex-aide chirurgien.de l'armée fran- .çaise a reçu les visites de plus de 2500 médecins et malades, qui.flrent usage de sa merveilleuse invention * le Spiromètre \u201d pour là guérison du Catarrhe, Surdité Catarrhale, Bronchite, Asthme, et toutes les maladies de la gorge et des poumons ;ceux qui ne peuvent se rendre à ses offices pourront être guéris en adressant par lettre M.Souvielle, ex-aide Chirurgien de l\u2019armée Française, 13, Carré Phillipe, Montréal, ou 173, Rue Church, Toronto, offices pour le Canada, où des spécialistes Français ot Anglais, sont à la disposition des malades.Détails complèts envoyés sur réception d'un timbre de poste., Les médecins et les malades sont invités à essayer.le Spiromètre gratis aux offices.13 juillet 1882-1an- \u2014 i \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PRIÈRES\u2014Mgr Fabre doit lancer un mandement ordonnant que des prières soient dites pour la conservation de la vie de l'archevêque Bourget.CER maa oR 10 JOURNAL DES CAMPAGNES ES Mort subite d\u2019un prêtre Une dépêche télégraphique de Lindsay, province d'Ontario nous annonce que le révérend M.Stafford, est mort subitement dimanche, vers midi.M.l'abbé Stafford était, il est vrai, légèrement indisposé depuis quelques jours, mais rien ne faisait prévoir une mort si prochaine.Il a succombé à une angine de poitrine affection nerveuse du cœur.Les funérailles auront lieu demain.r EUROPE \u2014 FRANCE Les Chambres se sont assemblées aujourd'hui.Il ya été fait lecture d'une déclaration du gouvernement ; le passage relatif aux troubles a été accueilli par les murmures de l\u2019ex- iréme gauche : ceux-ci visent à la revision de la Constitution.Une réunion socialiste s'est tenue à Lyon hier soir ; la police a été insuitée, et la séance s'est terminée par des désordres.L'ambassadeur anglais a remis au président du Conseil une note relative à l'Egypte.Dans un article publié au Journal des Débats par M.Beaulieu, l\u2019état financier de la France, quant aux impôts, au crédit, à la confiance, serait \u2018dans de mauvaises conditions.Paris, 10 novembre 1882.Les journaux républicains approuvent le discours de M.Duclerc sur la politique du gouvernement ; mais la presse radicale est mécontente.On annonce de Lyon que les socialistes continuent à déployer une grande activité, et l\u2019on redoute de nouveaux attentats.: La cour de cassation a renvoyé devant les assises de Puy-de-Déme, siégeant à Riom, le procès des émeutiers de Montceau-les-Mines.La Chambre de commerce de Paris engage le gouvernement à sanctionner le traité africain conclu par M.Ae Brazza.Paris, 12 novembre 1882.La police a saisi un gros paquet de proclamations révolutionnaires.L'après les conseils du préfet de police, la municipalité de Paris a fait enlever .des écoles les crucifix qui pouvaient encore s\u2019y trouver.La gauche radicale et l'Union démocratique s'opposeront à toute interpellation jusque après le vote du budget.M.Fallières,ministre de l'Intérieur et des Cultes, dit à la Chambre que le gouvernement s'oppose à toute proposition d\u2019abrogation du concordat.A la demande de réduction réclamée par la Gauche sur les fonds alloués aux Cultes, monscigneur Freppel rappelle que l\u2019Etat est tenu en justice de maintenir les allocations, à titre d\u2019indemnité de confiscation générale des biens d'église pendant la révolution.La grève des ouvriers ébénistes ou meubliers cst apaisée * le tarif accepté cst de 85 centimes, soit 17 sous ou centins, par heure.Paris, 13 novembre 1882.M.Decrais cst nommé embassa- deur en Italie, et M.Pascal Duprat, ministre au Chili.Des affiches anarchistes ont été placardées, sur les murs de l\u2019arsenal de Rochefort.Londres, 9 novembre.M.Bourke, député conservateur, annonce qu'il proposera une motion de regrets de ce que Arabi pacha ait Été remis par les anglais à un tribunal éeyptien.Le Freeman's Journal dit que M.Gladstone n'a jamais déclaré aussi clairement qu'il l\u2019a fait hier à la Chambre, son opinion sur la nécessité du \u201c Home-Rule \u201d en Irlande.Londres, 10 novembre.Sir Charles Dilke a dit à la Chambre des Communes que le gouvernement égyptien a proposé, mais non pas encore promulgué l'abolition du contrôle européen.La Chambre continue la discussion du règlement de clôture.Pendant le débat, cinq officiers des régiments indiens ayant paru dans les tribunes, ont été acclamés, et ont répondu par un salut.M.Mac-Gurk, prêtre catholique de Belleck (Irlande,) a été blessé sérieusement, mais par accident, et non par suite d'attaque.Une chaude discussion \u2018a eu lieu | aujourd\u2019hui à la corporation de Dublin, à propos des remerciements | proposés en l'honneur des régiments irlandais qui ont servi en Égypte ; par 27 voix contre 21, on a voté une motion de M.Sullivan, déclarant que l\u2019Irlande n\u2019a rien à gagner à la guerre, et qu\u2019il n\u2019en résulte qu\u2019une augmentation de taxes et une ruine pour les Irlandais.La Gazette proclame de nouveau l'offre d'une récompense pour la découverte des meurtriers de MM.Cavendish et Burke.Trente familles, comprenant 160 personnes, ont été expulsées des terres de M.Isidore Burke.Londres, 11 novembre.La Banque d\u2019épargnes de la Poste, dans le Royaume-Uni, a en dépôt 36 millions 200 mille livres sterling, appartenant à 2 millions 607 mille | déposants.M.Bradlaugh annonce qu\u2019il se présentera lundi pour occuper son siège à la Chambre des Communes.Le procès relatif à l'assassinat dela famille Joyce commence lundi à Dublin.\u2019 : Lot.Pendant que le juge Lawson passait dans la rue Clare, à Dublin, la police remarqua les mouvements suspects d\u2019un individu qui, se trouvant de l'antre côté de la rue, traversa en se dirigeant vers M.Lawson, et en mettant la main à sa poche ; à ce moment, l'individu fat terrassé par un agent, et trouvé porteur d\u2019un revolver à six coups.A la station, il à dit se nommer Corrigan ; mais on a reconnu que l\u2019homme a donné un faux nom, et que c'est un contre maitre charpentier.oo Londres, 13 novembre.A la Chambre des Communes, le président a lu une lettre par laquelle M.Bradlaugh demande à pouvoir se présenter pour établir son droit de siéger.M.Labouchère se dit prêt à appuyer la demande.M.Gladstone donne quelques assurances sur l\u2019action anglaise en Egypte.Îl est question ensuite d\u2019une enquête à propos d\u2019un traité qu\u2019on suppose vvoir été passé entre M.Gladstone et les députés irlandais qui avaient été emprisonnés à Kilmainham.Une collision s\u2019est produite en mer, du côté de l\u2019île de Wight, entre la \u201c Westphalia et un navire qu\u2019il a été impossible de reconnaître, par suite d\u2019un temps très sombre.Un canot portant un officier et six matelots a été envoyé vers le navire inconnu, et n'a pas reparu.oo La\u201c Westphalia \u201d a été tronée à l\u2019avant, et s\u2019est réfugiée à Portsmouth, sous un vent très fort, et recevant beaucoup d\u2019eau.Un bateau à vapeur a été envoyé à la recherche du canot et de l\u2019autre navire.\u2018 Le procès des assassins de la famille Joyce a lieu sous la présidence du juge Barry ; il y a grande affluence.On a fait nue autre arrestation.Le juge Lawson regoit de toutes parts des félicitations d\u2019avoir échappé à la tentative d'assassinat dirigée contre lui.Le revolver trouvé sur Delaney est une arme de luxe.- ITALIE .Rome, 9 novembre.La visite de l'empereur François- Joseph à Rome est remise indéfiniment.Rome, 18 nov.1882, Le chevalier Nigra passe de l\u2019ambassade de Saint-Pétersbourg à celle de Londres.La cour d'appel confirme une décision de première instance, déclarant que la juridiction des tribunaux italiens s'étend jusque dans l'enceinte du Vatican.AUTRICHE -Vienne, 9 novembre.Quelques-uns des hommes arrêtés ont avoué que des agitateurs ont distribué de l'argent et des cigares aux ouvriers.Vienne, 10 novembre.Des placards portant ces mots: \u201c À bas les Juifs ! \u201d\u2019 ont été collés sur les candélabres du gaz, et arrachés par la police, Vienne, 13 nov.1882, \"A propos des élections, il a en des troubles à Orad (Hongrie) ; pendant la charge, il y a eu ne vingtaine de personnes blessées.A Pesth, chez un nommé Howarth, on a trouvé 600 cartouches, beaucoup de grandes et autres pièces explosives.; Il y a à'Vienne un commencement de grève parmi les ouvriers compositeurs.- \"7-71 ESPAGNE » \u201cMadrid, 11 novvembre.On signale des divisions parmi les partisans de don Carlos.© Madrid, 13 nov.1882.La reine a donné le jour à une princesse, qui sera baptisée samedi, sous le nom d'Isabelle ; le Pape accepte le titre de parrain ;- l\u2019impératrice d'Autriche sera marraine.go DANEMARK 1 Copenhague, 20 nov.Une expédition est organisée pour la recherche du vaisseau danois qui était allé en exploration dans les régions arctiques.La nouvelle expédition est commencée par M.Larsen, Jun des hommes de la Jeannette.BELGIQUE Anvers, 13 novembre; Le navire à vapeur \u201c Harkaway, \u201d de l'expédition Stanley, est parti hier pour se rendre en Afrique, remonter le fleuve Zaïre ou Congo, établir des relations commerciales avec les chefs indigènes, et acclimater des moutons et des céréales d'Europe.M.Stanley, qui passe hiver à Nice pour rétablir sa santé, ira au Congo en 1888.\u2014\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014-\u2014> +.AFRIQUE ALGÉRIE \u2018 Constantine, 9 novembre.Dans un accident de chemin de fer il y a eu 10 personnes tuées et 86 blessés.Le Caire, 9 novembre.Le gouvernement, par un décret, a annoncé l'abolition du cortrôle financier européen.Le Caire, 14 novembre.1000 hommes, des troupes nouvellement réorganisées, viennent de partir pour le Soudan égyptien.Trois personnages accusés de complicité dans l'incendie et le pillage d'Alexandrie, ont été embarqués de l'île de Crête, sont arrivés à Alexanrie, et sont conduits an Caire.AFRIQUE EGYPTE Le Caire, 10 novembre., On croit que des pourparlers ont lieu entre le Sultan et le Khédive, en vue d'arrêter le procès d'Arabi.Beaucoup de soldats anglais sont malades ; du 1 au 9 novembré,il s\u2019y est produit 41 décès.Lord Dufferin a été fort bien accueilli, et n\u2019a nullement le dessin d'imposer ses vues.\u2014\u2014<>\u2014\u2014 Un martyre Une correspoddance de l'Indo- Chine nous rapporte de douloureux détails sur les sévices affreux exercés sur le père Conraux, devenu en Mandchourie propriétaire d'un terrain où il a installé un asile et une école : Le 15 juin, vers six heures du soir, M.l'abbé Conraux vit se diriger Vers sa maison une centaine de soldats chinois.Ils poussaient des cris do mort et braudissaient de long bâtons.M.Conraux rentra chez lui ; mais les bandits, faisant \u2018irruption dans sa chambre, le frappèrent à coups redoublés, brisant tout ce qui «e trouvait à leur portée.L'abbé put saisir son revolver et\u2019 faire feu.Un de ses assaillants tomba.Aussitôt, M.Conraux fut terrassé, désarmé, et, après avoir reçu les décharges de son propre revolver, il fat trainé la corde au cou, dans la cour de son logis.La tête tuméfiée, le cou et le bras droit porcés de deux balles, aveuglé par le sang qui coulait de plusieurs plaies au front, il fut hissé sur une charrette, ot ses assassin l\u2019attachèrent par la téte et par les pieds.Une autre victime vint prendre place à côté de lui : c'était un Chinois chrétien, maître d'école, \u2018qui, accourant pour prendre la défense du missionnaire, était'tomhé roué'de coups à ses côfés.\u201d P M.Contavx, escorté par les soldats et une foule immense, fat conduit au bord du fleuve, où il érut qu\u2019il allait être jeté ; de là, il: fut mené au champ des suppliciés, où, lui criait- on, il allait être décapité.Ce n\u2019était qu\u2019un jeu barbare de ses bourreaux, qui finirent par le conduire à l\u2019extrémité de la ville, où se trouve un tribunal.Co En entrant dans le prétoire, M.Conraux put reconnaitre un mandarin i bouton bleu qui fumait tranquillement sa pipe.Il aperçut encore autour de lui d\u2019autres mandarins à boutons, mais dont les traits lui étaient inconnus.Co Jusqu'à l\u2019arrivée des autorités chinoises, qui n\u2019eut lieu qu\u2019à minuit, le missionnaire et son compagnon souffrirent les plus horribles tortures.Mis à nu, on introduisit des pipes allumées dans leurs plaies ; on chercha à leur arracher les yeux ; leurs bouches furent remplies de cendres, de tabac, de salive et de boue.Après an examen sommaire des blessures, le tribunal, composé de huit mandarins à bouton bleu et d'un mandarin à bouton blanc, interrogea les victimes ; mais, hors d'état de répondre, elles restèrent silencieuses, inertes, sur leurs bancs, les mains toujours liées, soutenus par deux soldats.Ce n\u2019est qu'au lever du jour que cessa cette lngubre tragédie.M.Conraux et son compagnon\" furent replacés sur la charrette et reconduits à leur domicile.De la maison de M.Conraux, il ne restait que les murs.Tout avait été pillé par les soldats.M.Conraux est en voie de guérison.Le Père Boyer et un autre missionnaire sont aussitôt partis pour Pékin, afin d\u2019y faire entendre une protestation contre les mandarins de Hu- Lan, par l\u2019intermédiaire de notre.ministre. > ant Pay me ee ae) te Brièveté daus le discours DOUGEUR DANS LA MUSIQUE.Ou.a déjà dit que les discours les plus courts étaient les meilleurs et ceux qui faisaient le plus d'impression, de même que la musique la plus douce était la plus touchante.S'il y a quelque chose de vrai là dedans, les paroles de M.C.E.DeZouche, de DeZouche et cie marchands de pianos et d'orgues, 233 rue St-Jacques, Montréal, ont beaucou d'a propos et de vérité : L\u2019huile St-Jaco a été pour moi d'une valeur incalculable dans un cas de rhumatisme, car elle m'a donné une guérison immédiate.\u201d M.John C.Fleming, rédecteur du Post, de Montréal, écrit avec la mème brièveté.\u201c J'éprouve beaucoup de plaisir à dire que dans l\u2019huile St Jacob j'ai trouvé une excellente, et je crois la seule bonne médecine.\u201d \u2014\u2014\u2014.Rite grec à Albane L'Osservatore romano annonce que, le 27 septembre dernier, la célèbre abbaye de Grottaferrata, près d'Albano, à repris le rite grec, interrompu depuis des siècles.C\u2019est sur un ordre du Saint-Père que l'abbaye a été rendue au rite grec-dans toute sa pureté et dans toute son intégrité, rite qui, même chez les Grecs, a subi des altérations abusives.Le Pape espère que, de cette façon un petit noyau de moines occidentaux pourra servir de phare lumineux, indiquant à l'Orient le vrai port \u2018\u2018 où siège le successeur de saint Pierre.\u201d L'importance d\u2019une pareille entreprise a exigé un travail long et sérieux de la Sacrée Congrégation de la Propagande, et grâce à la coopération de personnes compétentes, on cat parvenu à reconstituer l'ancienne iturgie grecque.T1 été très nécessaire de rendre à l\u2019église de l\u2019abbaye la forme correspondante à ce rite ; il en.est résulté que le piédestal de la Sainte-Vierge, est devenu un \u201c inconostasio, \u201d c'est- a-dire qu'entre le sanctuaire et le | peuple on éleva une cloison ornée de saintes images exposées à la vénération des fidèles, en conformité avec la tradition qui appela cette cloison du nom \u201c d\u2019iconostasia, \u201d pour combattre l\u2019erreur des iconoclastes.Au dire des hommes les plus compétents, l'œuvre faite à Grottaferrata est d'une telle magnificence et d'une |\u2019 ue peu telle richesse de.mnarbres, d\u2019églises en Orient en possèdent une qui puisse lui être comparée.Les travaux terminés, on consacra | le nouvel autel dans l'intérieur du Vima ou sanctuaire, et le jour de l'anniversaire de la fête du grand fondateur, l\u2019abbé Pellegrini a en l'insigne honneur d\u2019y célébrer la première messe pontificale.L'importance de cette cérémonie était relevée par la présence de six cardinaux de la sainte Eglise, savoir: LL.Emm.Nina, protecteur ; Jacobini, secré- \" taire d'Etat de SaSainteté ; Hassoun, Parocchi, Randi, visiteur apostolique, et Jacobini Angelo, ainsi que par la présence de plusieurs évéques et prélats, parmi lesquels nous relevons Mgr Cretoni, secrétaire de la Propande pour les rites orientaux, et \u2018autres illustres personnages, entre < autres le commandeur de Rossi, qui, possédant une profonde connaissance de l'archéologie sacrée, n\u2019a pas eu une petite part dans la détermination des travaux de restauration du temple, travaux exécutés par le commandeur Busin.L'abbé pontifiant a été assisté par ses moines, le service a été fait par les élèves du collège de Saint-Athanase ; quelques élèves de 1a Propagande ont accompagné les chants.(Journal de Rome) \u2014\u2014e#e@w\u2014\u2014> Bon AJ grecrruthône po \"Nouvelles dw Manion Il est rumeur que la Législature Provinciale sera convoquée pour Je 21 de ce mois, et que la session sera de bien courte durée.Le Lieutenant-Gouverneur Dewdney est en ce moment à Winnipeg.Le terme d'office du Lieutenant- Gouverneur Cauchon expire le 2 décembre prochain et l'honorable J.C, Aikins sera assermenté ce jour-là pour le remplacer.a On dit que le Parlement Fédéral se réunira vers le 10 janvier prochain.On parle de l'établissement d\u2019une banque à St Boniface, le printemps prochain ; c\u2019est là une excellente idée qui, nous l'espérons, se réalisera.- (Le Manitoba.) \u2014\u2014\u2014 [HUILE S'JACQ MARR a.a RENE Fi es 10 POUR RHUMA\"ISME, La Névralgic, Sciatique, J« mbngo, le Mal de Reina, Douleurs de i'Estomac, la Goutte, l'Esquinancie, Inflammation du Gosier, Enflurca et Foulures, Brûlures, Echaudements, Douleurs générale - du Corps, et pour le Mal de: Dents, d'Oreilles, pour Pieds et Oreilles Glacés, et pour toutes autres Douleurs ct Maux.Aucune préparation sur la terre est égale à l\u2019Huile St.Jacob) comme remède externe sain, certain, simple \u2018ét bon marché, L'\u2019essai coûte peu, sculement la petite somme de 50 cents, ct tous ceux souffrants de douleurs peuvent avoir une preuve positif du mérite que cette médécine réclame.\u2018Les directions sont publiées dans onze langues différentes.\u2018 Vendue Par Tous Les Droguistes Xt Comber - ennts Do Medecines.|: >.- .\u2018A.VOGELER & OIE; Ce Ealtimare, Ma, U.8.A.1 ; a + * tem =o ry \u2014or>\u2014 \u2014\u2014 3 Petites nouvelles UNE NOUVELLE INVENTION.\u2014-Un M.Mayrand, autrefois de Nicolet et maintenant de Trois-Rivières, vient d'inventer une barrière automatique spécialement destinée aux chemins de (er.Mise à l\u2019endroit où la voie traverse le chemin\u2019 public, elle s'ouvre elle-même au passage du train pour se refermer ensuite.CHEMIN DE;FER A SHERBROOKE.\u2014Durant les derniers jours il y a eu beaucoup d\u2019excitation occasionnée par le vote d'un crédit de vingt mille piastres pour la construction du chemin de fer depuis Waterloo jusqu\u2019à Magog.M.Hencker est opposé à cette mesure el travaille à faire échouer le projet, mais la population semble être en grande majorité en faveur de l\u2019entreprise.ACCIDENT A RINOUSK.\u2014 Un nommé Jean-Baptiste Fortier, de Rimouski, employé comme cuisinier à bord du Contest, de la compagnie de navigation du St Laurent, est disparu depuis samedi, le 11 courant.On le croit noyé.Il a quitté le bateau vers G heures et demie ur aller aller chercher des provisions à peu de dissance du quai de Rimouski.Il n\u2019a pas été vu depuis.Comme le temps était sombre et qu\u2019il ventait très fort ce soir-là, on suppose qu\u2019il est tombé au bas du quai et que la marée baissant l'a entraînée vers le fleuve.Fortier est marié et père de 4 enfants.JOURNAL DES CAMPAGNES 4 d\u2019abord été arrêté mr RE TYP INCENDIE.-\u2014Le-feu-a-détauit,la semaine dernière, la maison et le ménage de M.Jean Fiset, près de la station du chemin do fer à Saint-Basilé.La perte est évaluée à 82,000, sans un sou d'assurance.PILULES DE HOLLOWAY\u2014Les changements de température rendent malades: L'ès souvent les personnes qui prennent le plus de soin de leur santé.Ces pilules purgalives et légèrement correctives constituent le meilleur remède pour les organes digestifs ; elles augmentent l'appétit, renforcissent l'estomac, font disparaître la bile et éloignent tout ce qu'il y, a de nuisible dans le système.Les pilules de Holloway sont composées de matières balsamiques rares et conviennent très bien aux personnes faibles, jeunes et âgées.Cette médecine recherchée à acquis une grande réputation qu\u2019elle est en voie de conserver par ses nombreuses qualités.Elle ne peut jamais faire de mal.NoyÉ.\u2014 Lundi soir, MM.Hypolite Lavoie, père, el Joseph luavoie, tous deux de la Baie St Paul, s\u2019en retournaient à leur goélette attachée au quai du Palais, quand tous deux marchant au bord-du quai, tombèrent à l'eau.Le père, âgé de cinquante, se noya el le fils fut sauvé par M.Joseph Vézina, navigateur, et le capitaine Boulanger.Un verdict de \u201c noyé accidentellement \u201d a été rendu à l\u2019enquête.ENCORE UN NOYÉ.\u2014Des journaliers\u2019 qui travaillaient à des radeaux de bois ont trouvé, hier après-midi, le corps d\u2019un inconnu tombé à l\u2019eau, près du quai de la Commission.Une enquête a eu lieu à la morgue ce matin,sur le cadavre qui porte une blessure a la joue et au menton.D'après l\u2019autopsie le défunt était atteint d\u2019une maladie de cœur et peut être tombé du quai à l\u2019eau pendant une attaque de cette maladie.La blessure à la joue paraît être une morsure faite par les rats.Personne n\u2019a encore reconau le noyé.On croit que c\u2019est un habitant des campagnes voisines venu à la ville sur les ateaux ou goélettes qui sont au Palais.\u2018On a trouvé dans ses poches de pantalons des cartes d'affaires de MM.Breton marchand et épicier, et de M.Marier, barbier.\"CHEMIN DU LAC ST-JEAN\u2014On travaille avec activité à la \u2018construction de ce chemin.Le pont sur la rivière Ste-Anne est en voie de construction, et on pose les rails au delà de la rivière Ste-Anne à raison d\u2019un demi mille par jour.On veut se rendre au lac Cimon cet automne.' \u2018 MEURTRE~Le Père J.B.Q'Donoghue, pasteur de l'Eglise catholique \u2018de Mor- \u2018suites d'un coup de marteau que lui avait administré mardi dernier un Timothy Green.Celui-ci, qui avait our coups ct blessures et remis en liberté sous caution, a maintenant été arrêté sous l\u2019incülpa- tion.de meurtre au premier degré.ENFANT TROUVÉ-\u2014Dans\u201d la soirée de samedi, où a'trouvé dans un banc, à l'église.St-Roch un enfant nouveau-né.1 était entortillé dans'des Janges.Lorsque le paquet fut développé, on s'aperçut que l'enfant était mort, e coroner fait \u2018d'hui.ACCIDENT FATAL\u2014Le samedi, 11 nov.courant, à neuf heures et demie du soir, après le départ du steamer Etoile, du quai Nord de Deschambeault, un accident est venu plonger dans le deuil une des plus estimables familles de cette paroisse.M.Joseph Pâquel, cultivateur, avaitle malheur de voir son flis M.Octave Pâquet, âgé de 34 ans, se noyer en dépit tous les secours que son père et quelques assistants purent lui offrir.Son Corps n'a pu être retrouvé que quelques heures après.Il laisse pour déplorer sa perte ses vénérables père et mêre, un frère, qui est le Capt.Päquet du steamer Etoile, deux sœurs inconsolubles, et aussi tous ceux qui ont eu l'honneur de pouvoir apprécier son affabilité.On peut dire que Deschambault perd en lui un citoyen Qui a su gagner l\u2019estime de tous ceux qui le connaissaient.\u2014Dans lu même paroisse, le huit courant,un cultivateur nommé Edouard Julien, a eu une main arrachée par sa row, Ohio, est mort hier malin des: employé de chemin de \u2018fer nommé | -une enquête aujour- 11 machine.à battre, MM.les docteurs Mayrand ie fait\u201d l'amputation as Ta\" Main.sun ne Ca ACCIDENTS MARITIMES.\u2014 Le navire \u2018* Vietory \" en quittant les estacades Blais a êté joe sur la batture.A marée haute, on l\u2019a remis à flot et à présent il est ancré dans la rade.Le maître du port l'examinera avant qu\u2019il fasse voile pour l'Europe.\u2014Pendant que la barque \u201c Gibson Craig, \u201d chargée de bois de construction, était à l\u2019ancre près de l'anse aux Sauvages, plusieurs voies d\u2019eau se sont déclarées et le bâtiment s'est rempli.On l\u2019a remorqué aux chantiers de M.Davic où il sera examiné.Quelques personnes prétendent que cette barque n\u2019est pas propre àlamer., Lorsque les ouvriers \u2019ont chargée, la quantité d\u2019eau qu\u2019il y avait alors dans la.cale faisait faire toutes sortes de conjectures.On avait des doutes sur la solidité du bâtiment PENDU.\u2014Un nommé Richards, trouvé coupable du meurtre de Joseph Jackson, dans le township de Sutton, province de Québec, le 20 Juillet 1881, sera pendu le 24 novembre prochain.On a demandé, sans pouvoir l\u2019obtenir, une commutation de peine.L'ANT DE NENDIER EN SIX bRÇONS.\u2014 à la chasse.Comme la*nuit aryivaitet que le chasseur ne revenait pas;on-partit à sa recherche, mais on: revint.le; lende- main-sähs avoir découvert aucune trace du malheureux jeune homme.La mère en entrant dans la maison aperçut le cadavre de son\u2018fils dans sa propre chambre.Le crine était fracture, et la figure ainsi que le reste di corps portait plusieurs autres blessures.On croit |\u2019 qu\u2019après avoir été battu il \u2018aurai été laissé mourant par ses\u2019 assassins, mais | qu'il aurait rassemblé assez de force pour se trainer jusque chez lui.db, gr \"> NOUVEAUX BILLRTS:\u2014LE nouveau, billet de 84 émis par les autorités -fédérales-| - vient d'être mis en circulation: : On remiarque au centre le:portrait de.Son Excellence le gouverneur général taés bien exécuté ; à la droite-de la gravure, le chiffre 4 sur.champ vert avec |' l'inscription : \u201c Payezau porteur quatre: dollars.\u201d.À la droite'du billet se trouve le grand sceau du'Caïïada péint en rouge avec l\u2019adresse et la date en lettres noires.Le dos de ce nouveau billet est un dessin d'un trayail accompli.L\u2019ART DE PRISER\u2014 Saviez-vous qu'il: existät une règle pour priser ?1.Prenez la tabatière de la main droite.': ' 2.Passez la tabatière dans la main gauche.! \u201c1.3.Frappez sur la labatière.4.Ouvrez la tabatière.5.Présentez la tabatière à la compa- nie.6.Retirez à vous la tabatière.7.Rassemblez le tabac dans la tabatière, en frappant la tabatière du côté.8.Pincez le tabac de la main droite.9.Tenez quelque temps le tabac dans les doigts, avant de le porter au nez.10.Portez le tabac au nez.11.Reniflez avec juslesse des deux narines, et sans grimace.' 12.Fermez la tabatière.Co ÉTRANGE \u2014IL est étrange de voir autant de gens préférer souffrir pendant longtemps sous les soins des médecins dans l'espérance d'une guérison qui ne vient pas, plutôt que de, \u2014dans le cas du rhumatisme, par exemple\u2014recourir à l\u2019huile St Jacob pour obtenir une guérison prompte.Pour nous nous servons de ce remède et suivons cette dernière manière de voir; nous Voyons aussi que le Révérend Bishop Gilmour ap- \u2018prouve ce remède.\u201cGHEMIN DE FER DU _NORD.-On dit que le cheniin de fer du Nord sera \u2018vendu au syndicat du Pacifique, à la réunion des directeurs de ces denx compagnies qui doit avoir lieu lundi New-York.L'aQuEpuc.\u2014A la prochaine séance du conseil de ville, les contribuables seront informés du progrès des travaux du comité de l'aqueduc relativement à l\u2019approvisionnement d\u2019eau de la ville, Il s'agit ou de poser un deuxième tuyau ou de construire un immense réservoir sur les Butles à Neveu.Un antre projet a été soumis aussi, celui d'utiliser l\u2019eau de la rivière Saint-Charles pour le faubourg Saint-Roch et la basse-ville.On sait de plus qu'une compagnie a offert d'administrer le département de l\u2019aqueduc.Ce sont autant de questions importantes que le public aimerait à voir prendre en considération immédiatement.ACCIDENT FATAL\u2014Un serrefrein.du nom de Joseph Bates, de Québec, a été lué mercredi soir à la Pointe du Lac, district des Trois-Rivières, en tombant entre deux wagons de freight.Le train entier lui a passé sur le corps.ACCIDENT.\u2014Un accident sérieux est arrivé mercredi soir, sur le chemin de fer Maine Central, près de Lincoln (Etats- Unis).Le train allant à St-Jean (N: B.) est venu en collision avec.l\u2019express.de Bangor.Dix ou douze passagers ont élé blessés très grièvement entre autres.M.Ducker, le surintendant de la ligue.: MARCHES DE QUEBEC.prochain à Farine.et Grains.} \u201c Québec, !3'novembre 1882: tarine.\u2014sup.extra, baril, 196.55 59.0 7.50 Le l EXUFE noovus prscossre s+so00 530 @ 5,40 Forte pour boulanger.5.60 à 7.00 Extra du printemrs.5.10 @ \u2018 5,25 Supertine No, 2.480 a 500 Hine .eeeee.« 4.30 a 4.40 Ecrinet-en poches, de 100 260 a 2.75 +, «deseigle en quart\u2026 0.00 a 0.00 \"* Maïs ou blé d'Inde blanc, .:.par 200 livres.4.30 a .4,40 .Mais ou Llé d'Inde , 0, Pur 200 livres.4.20 @ 4.30 Grate \u2014Bl4 de semence (rouge) _ par 60 livres 0.03 à .0,00 \u201cinrges = Pois ou 1.100a 1,10 1 - Fêves le minot : 2.00 a : 2,50 AVoine 32 livres .042 a 043 : *-Son par 100 livres \u2026 0.95 a 1.00 pa; y» +Gruau par 200 livre 575 a 6.00 3 Féin par 100 hottes.10.50 a 10.50 oY Piille par 100 bott 6.00 a 6.00 - *)rge par minot\u2026\u2026.,.0.70 a 0.75 iy \u201cut, Provisions, Etc, Etc.sa \"1; > 1 Québec, 13 novembre 1882, Beurre frais: par livre\u2026 22 @ 0.2 oogale, ew 0.20 ¢ 0.22 [Patates par minot.\u2018a: 0:60 bus par douz\u2026.\u2026\u2026.a 2% Sucre d'érable par hivse.a 0.10 Éromage, par Jivr@ ss + a \u20180.15 Dignons par EN a 2,80 2, © Bœufs, Moutons; Etc: ' \"\u201d .Québec, 13 novembre 1882.geal 1ére qualitsi\u2019par 100 livres.$ 19 4:10.00 \u20182ème e.06 a 9.00 « Sème \u2026« « \u201c 7.00 a 8.00 Bœuf par HVr@.\u2026\u2026\u2026reessrercservoess 0.06 à ° 0.45 Mouton par livre.0.10a 011 \u2018Veau, 4: \u201cnressessrsrorse soon 00.0 & 0.00 Larde, Jàämbons, Etc, Etehe Québec, 9 novembre 1882.Lard frais par 100 Jivres.$10.00 & 10.50 \u201cfrais par liVr@.\u2026.serccouvmuem 0127 0.13 ve salé #66 reese 0.13 @ 0.13 Jambons frais par livre.sie 010.0: 0.12 \u201cumes seme 0.14 G7-0,14 Lard Mess, 200 livres.28.00 4 28.00 \u201c Mince, wou, 2500 a 26.00 \" Prime Mess, « + \u2026 21:00 ¢ 21.50 » Engl.P.Mess,.+ .« \u2026 21.00:a 22.50 oe Extra Prime, # © .19.00 \u2018a 19.00 Saindoux en SCOBU o\u2026.resseemc sommes 3.15 4 3.15 Poissons.Québec, 9 novembre 1882.t\u2019otuenus\u2014Séché le quintal.$6.08 \u2018a: 6.50 \u201c+ Morueverte le baril .5,76'a $6.00 Saumon No.1, baril.|.de 200 iivres.<\u2026.\u2026.20.00 à 21.00 ; .Saumon N.},lelivie.0.13 a 00.14 ~ * -\u2019Barengdu Labrador.4,50 a 5.00 \" Volailles.Québec, 3 novembre 1882.Dindes par couple.$200 a 4.0 Volailles .03a 1.0 Oies \u2018 1.00 a\u2019 1.5 Perdrix \u2018 0.00 a 0.0 Canards \u2018 Lota 12 \"pe Euphém ie Bosse, veuve de V.LaRue, âg'e de 68 ans, décédée hier a Champlain, Le \u2018dix du courant, à i3âge de 39 ans, Marie, Louise, Alida Laparre, épouse de Côme À, Morisset, de la cils «de Québec, é:r., avocat, JOURNAL DES CAMPAGNES 13 Feuilleton du Journal des Campagne Québec, 16 novembre 1882\u2014No 10 BELLAH.(Suite).Il y était à peine, qu\u2019il vit Bellah s'approcher avec une apparence souriante et distraite, en lançant quelques mots derrière elle aux personnes voisines ; puis, changeant de ton et de visage dès qu\u2019elle fut tout près de lui : \u2014 Hervé, que venez-vous faire ici ?dit-elle rapidement et à demi- voix.\u2014Dieu m'est témoin, répondit le jeune homme, que j'aurais souffert la mort la plus ignominieuse plutôt que d\u2019y mettre les pieds, si j'avais pu soupçonner ce que j'y devais voir, ce que j'y devais entendre.\u2014C'est une énigme, monsieur de Pelven ?demanda Bellah avec cette hanteur tranquille qui était une de ses grâces.\u2014J\u2019étaie, il y a une heure, dans le bois de sapins, Bellah.\u2014Dans le bois de sapins ?répéta mademoiselle de Kergant en répon dant au coup d'œil accusateur de Hervé, par un regard d'une limpidité virginale.La voix de son père qui l\u2019appelait coupa court à cette explication ; la jeune fille haussa légèrement les épaules, leva ses beaux yeux vers le ciel, et s'éloigna d\u2019un air pensif.Quand on s'étonne de la facilité avec laquelle un homme d'esprit se laisse tromper par la femme qu\u2019il aime, on oublie le penchant naturel de notre cœur à l'espérance, La perspective du malheureux est pleine d\u2019illusions ; il est le complice empressé des ruses dans lesquelles on l'enveloppe : ce sont nos faibles - mains qui présentent à une femme le voile dont elle nous aveugle.Un seul mot,un geste de surprise avaient suffi pour combattre et pour vaincre à demi dans l'esprit de Hervé des témoignages qui, l'instant d\u2019anpara- vant, lui semblaient irréecusables, Il se rappelait l'âme fière et innocente de sa sœur d'adoption, il voyait encore briller la pure lumière de ses yeux, il oubliait la perfection d\u2019hypocrisie qui peut ceindre un front pervers de cette auréole décevante, et il se reprochait déjà d\u2019avoir ontragé, sur de vagues soupçons, une créature digne de son respect.Cependant cette scène du bois de sapins était bien réelle.Au moment où ce souvenir plongeait Hervé dans'de nouvelles anxiétés, une femme frôla en passant le rideau derrière lequel il était à moitié caché ; il leva la tête et reconnut la figure pâle et énergique d\u2019Alix.Quelque invraisemblable que pût être l'idée qu\u2019éveilla soudain cette vision dans l'esprit du jeune homme, il ne laissa pas de l\u2019accueillir comme un renfort pour ses doutes et pour ses espérances ; mais, en reportant son attention vers un groupe animé où figuraient Bellah et Fleur- de-Lis, Hervé put se convaincre que le jeune héros royaliste, s\u2019il n'avait pas encore à sa haine tous les titres qu\u2019il lui avait supposés, ne négligeait rien du moins pour les obtenir.On voyait que la présence de Bellah l\u2019élovait au-dessus de lui-même et w'il prétendait lui plaire ; c'était à le que ses yeux dédiaient chacune de ses paroles ; il faisait étinceler devant elle toutes ses richesses, il l'environnait de tous ses prestiges, comme d\u2019un cercle magique.Bellah, quelle que fût la profondeur de ses impressions, était évidemment sous le charme de cette fascination ; Hervé ptit même lire dans les yeux de la jeune fille une sorte d'admiration passionnée, qui fit aussitôt renaître \" tous ses doutes et toute sa colère.Se rappelant le but véritable de son voyage à Kergant, il s'accusa de n'être pas encore sorti de son rôle emprunté, et de garder son masque plus longtemps qu\u2019il n'était nécessaire.Il se rapprocha sans affectation de son edoutable rival, et, saisissant un moment où celui-ci cessait de parler : \u2014 Monsieur, lui dit-il, me serait-il permis de vous entretenir un instant avant de me lier pour jamais à lu cause que vous représentez si bién ?Je ne suis pas, assurément, dans une situation à mettre un prix à mes services, mais mon caractère, parmi vous, a besoim d'être clairement défini, pour votre satisfaction comme pour la mienne, j'ajoute pour mon honneur.Je ne crois pas me tromper, Monsieur,en vous attribuant toute l\u2019autorité qu\u2019il faut pour prononcer sans appel dans tout ce qui me regarde.L'œil perçant du jeune royaliste n'avait pas cessé, pendant ces paroles, d'étudier attentivement le visage de celui qui les prononçait ; un sourire d'une expression singulière apparut sur ses lèvres quand il répondit : \u2014 Je suis tout à vos ordres, monsieur de Pelven, et vous ne faites que prévenir mes vœux.La soirée est belle, je crois.une promenade au jardin vous agrée-t-elle ?.Nous causerons là tout à notre aise.\u2014 Hervé s\u2019inclina.\u2014 Mais, mon Dieu, mon cher hôte, reprit Fleur-de-Lis en s'adressant au marquis de Kergant, est-ce que nous traitons M.de Pelven en prisonnier ?Je remarque qu\u2019il n'a point d'épée : c\u2019est, pour un brave militaire comme lui, une mortification bien imméritée, qui ne se prolongera pas une minute de plus, si vousavez un peu d'égard à ma prière.\u2014Vous me faites souvenir, monsieur le duc, dit le marquis, que le moment est venu de restituer à Hervé une partie de son héritage, dont je l'ai frustré jusqu'ici.\u2014 Tout en parlent, le marquis s'était approché d'une console ; il prit une épée qui reposait sur un carreau de velours et la présenta à Hervé : \u2014 Mon cher enfant, reprit-il, ceci est à vous ; l'épée de votre père ne pouvait armer qu\u2019une main fidèle.Je vous la remets avec la confiance qu\u2019elle ne sera jamais tournée contre notre croix sainte ni contre nos saintes fleurs de lis.A ces mots, le jeune.duc sourit encore.\u2014 Je me porte garant pour M.de Pelven, dit-il, que cette confiance est bien placée.et qu'elle vient fort à point, ajouta-t-il plus bas, en tournant sur ses talons et en se dirigeant vers la porte.Pelven ceignit l'épée, en remerciant M.de Kergant avec cette réserve un peu froide qui avait marqué.depuis son arrivée toute sa conduite vis-à-vis du gentilhomme, et que çelui-ci expliquait par l\u2019embarres naturel de ce retour obligé.Puis il suivit Fleur- de-Lis hors du salon.: Les deux jeunes gens traversérent un vestibule pavoisé de vieilles armures, passèrent un pont jeté sur les fossés et se trouvèrent bientôt dans le jardin du château.Par un accord tacite, ils continuèrent de marcher rapidement, comme s'ils ne trouvaient pas de lien assez solitaire pour l'explication qui se préparait, et dont chacun d\u2019eux semblait également avoir mesuré la portée.Comme ils approchaient du bois de sapins, un bruit de pas précipités se fit entendre derrière eux.Ils s'arrêtèrent ; l'instant d'après, mademoiselle de Kergant les rejoignit.\u2014 Pardon, messieurs, dit-elle d\u2019une voix haletanté ; monsieur Hervé, il faut que je vons parle.Hervé ne put réprimer un geste de violent dépit.\u2014 Mademoiselle, veuillez m'excuser, dit-il ; mais vous avez entendu la requête que j'ai adressée à monsieur.à monsieur le duc ; il a bien voulu me l\u2019accorder, et il serait en droit d'accuser ma courtoisie, si je différais.\u2014Monsieur le due, interrompit Bellah avec vivacité, est trop courtois lui-même pour ne pas me céder son tour d'audience.\u2014Assurément, dit Fleur-de-Lis sur un ton contraint qui ne lui était pas ordinaire, mademoisélle de Kergant ne peut attendre de moi qu\u2019une absolue soumission à ses moimdres vœux et désirs ; mais monsieur de Pelven serait injuste envers moi s\u2019il croyait être le seul qus ce délai afllige.\u2014 S'inclinant profondément sur ces paroles, le jeune chef quitta la place et reparut dans l'épaisseur du bois.Mademoiselle de Kergant remonta quelques pas dans le jardin, jusqu'à ce qu'elle füt certaine de n'être entendue que de celui à qui elle en s'adressait : \u2014Hervé,dit-eile alors s'arrétant et lui touchant le bras, cela ne sera pas.cela ne peut pas être ! \u2014Que voulez-vous dire ?répliqua Hervé ; vous vous méprenez certainement sur mes desseins.\u2014Pas plus qu'il ne s'y est trompé lui-même : mais cela ne sera pas, non ! quand je devrais aller chercher mon père et lui dire tout Hervé, ne me réduisez pas à cette extrémité horrible, je vous en supplie.\u2014Cette extrémité est bien inutile, puisqu'il vous suffit d\u2019un mot pour m'ôter tout désir et tout prétexte raisonnable de pousser plus loin cette affaire ; mais écoutez-moi bien : si vous refusez de dire ce mot, il ne vous restera, je vous le jure, qu\u2019à me livrer de vos propres mains à la mort, car vous connaissez voire père.\u2014 Bellah, la femme que j'ai vue, il y a une heure, près d\u2019ici,.au bras de ce jeune homme.cette femme, voyons, parlez ! Mademoiselle de Kergant chancela ; elle vint s'appuyer contre le piédestal d'une statue et demeura quelque temps la tête baissée sans répondre ; sarespiration était pressée et douloureuse ; enfin, elle parla sans lever les yeux.\u2014 Cette femme, dit-elle, d'un accent étouffé, c'était moi.: \u2014Vous! vous! puissance du ciel! s'écria Hervé en reculant de deux pas avec une sorte d\u2019épouvante.\u2014 Ainsi, reprit-il après un court silence.-oui, je veux encore cet aveu de vos lèvres\u2026 ainsi, vous l'aimez-?Bellah, dont l'attitude était brisée, cacha sa téte dans ses deux mains, et sa voix, \u2018faible comme un - souffle, murmura : \u2014 Oui, je l'aime ! \u2014C'est bien.Adieu, dit Hervé.\u2014Où allez-vous ?reprit mademoiselle de Kergant en saisissant par un geste d\u2019égarement la main d\u2019Hervé ; qu'allez-vous devenir ?\u2026que voulez- vous ?\u2026que vais-je dire à mon père ?\u2014Dites-lui que j'étais venu ici comme espion, chargez-moi des noms les plus vils, peu m'importe : votre bouche ne peut plus flétrir p ersonne Adieu.En achevant ces mots, Hervé secona doucement la main qui s\u2019attachait à la sienne et s\u2019éloigna d'un pas rapide, tandis que la jeune fille éperdue tombait à genoux devant le piédestal, les cheveux épars et la poitrine agitée de sanglots, image d'une suppliante au pied d'un autel antique.XI Vous m'tles, en dormant, un peu triste apparu ; J'ai craînt qu'il ne fût vrai ; je suis vite accouru.\u2018 (La Fontaine, Les deux Amis.) Pelven franchit la brèche du talus qui séparait le jardin de la prairie voisine, et rentra dans la sombre avenue par la barriére a laquelle son cheval était encore attaché.Le pauvre animal, oublié au milieu de tant de préoccupations, fit entendre un fuible hennissement en reconnaissant son maître et allongea ra tête fatiguée pour implorer une caresse.Il n\u2019y a pas d\u2019 homme dont la vie compte une de ces heures marquées par la trahison et l'ingratitude, où un témoignage d'attachement de la part de l'être le plus humble n+ nous pénétre l'âme et ne nous rende plus vive l\u2019idée de notre abandon.Quand notre cœur est plein, il faut peu de chose pour le fnire déborder.Hervé, murmuran quelques mots confus, flatta de | main son vieux compagnon de périls et du batailles, puis il s\u2019assit sur le revers de In haie, et deux larmes tombèrent de ses yeux.Après quelques minutes données à d'amères inéditations, le jeune homme se leva et redressn le front avec énergie, comme pour faire face à la destinée.Ilya du moins cela de bon dans la certitude d\u2019un malheur, qu'elle ôte tout prétexte à ces alternatives de crainte et d'espoir qui énervent I'Ame.De quelque côté que Hervé tournât su pensée, elle ne rencontrait que des douleurs, des obstacles,et une sorte d'impossibilité de vivre.En même temps que le passé, l'avenir manquait sous ses pieds : les rêves de noble activité, de services rendus, de gloire acquise, toutes les mâles consolations auxquelles un homme peut demander l'oubli d'une faiblesse inutile et le repos d\u2019un cœur dédaigné, tout lui était refusé.Contre toute prévision, sa fulle entreprise n'avait sauvé ni son amour ni son honneur, et elle lui laissait la vie.Seul, dans ce pays ennemi, quel espoir Ini restait-il maintenant de reconquérir par une action d'éclat l'estime des siens ?Où irait-il, également suspect aux deux partis, traître aux yeux de l'un et de l'autre ?Sous quelle tente ou sous quelle chaumière abriter, pour une nuit, sa tête, dévouée aux vengeances des deux camps ?Perdu dans ses réflexions sans issue, le jeans homme était arrivé, dans sa promenade distraite, à l'ax- trémité de l'avenue la plus éloignée du château, quand son oreille fut frappée soudain par le bruit mesuré d\u2019une marche militaire ; avant qu\u2019il eut pu se mettre sur ses gardes il se vit entouré de baïonnettes et sentit la pointe d'un sabre sur sa poitrine : \u2014 Rends-toi, qui que tu sois, dit une voix brève et Impérieuse.\u2014Francis ! s\u2019écria Pelven.\u2014Hervé ! répondit le petit licute- nant en abaissant son sabre et en saisissant la main de son ami, Hervé ! que Dieu soit loué ! Je n'espérais pas vous revoir vivant ! \u2014Francis! répéta Hervé au comble de la surprise, que signifie cela ?D'où venez-vous ?\u2026 Comment avez- vous pu ?\u2026 qui avez-vous là ?\u2014C'est nous autres, dit une voix rauque, les Sans-peur, dit Colibri, et moi, qui venons chercher notre commandant ou la mort, à cause de l'effet moral.\u2014Ah ! mon vieux Bruidoux ! reprit Hervé, tu ne crois donc pas que j'ai trahi, toi ?a \u2014Allons donc, mon commandant ! est-ce que nous n'avons pas tous avalé la couleuvre de l\u2019Ecossaise ?Il n\u2019y a que Colibri, qui a un nez étonnant pour son ge.\u2014Mais, au nom du ciel, Francis, interrompit Hervé, comment avez- Vous pu me suivre si promptement et\u2019 parvenir jusqu'ici 2.Où est l\u2019armée ?\u2026 où est le général ?\u2014Un peu plus loin que je ne voudrais, commandant.Mais avant tout, dites-moi où vous en êtes de l'aventure ; êtes-vous entré au château ?\u2014J'y suis entré et j'y ai trouvé tous ceux que j'y cherchais.Pourlg reste, j'ai échoué complètement et cruellement.No m'en demandez pas davantage.Maintenant mettez-moi au courant de ce qui s\u2019est passé, car je ne sais encore si je dois me féliciter de cette rencontre, 14 Francis, ayant alors emmené le a oon 3 commandant un peu à.l'écart, ui A ot agree conia que, dans la nuit même qui avait suivi son départ, l\u2019armée républicaine avait quitté ses quartiers : lo corps principal était déjà à Ploërmel ; trois butuillons, parmi lesquels se Lrouvait celui de JLervé, avaient même poussé une reconnaissance jusqu\u2019à la petite ville déserte que Pelven avait traversée le matin.Le bruit courail que les forces des blancs étaient concentrées un peu plus vers le nord, à Pontivy.Le général, inquiet du sort de Jlervé, avait recommandé à Francis de faire, pour le salut de leur ami commun, si l'oceu- sion s'en présentait, tout ce qui pourrait être tenté enns une trop forte imprudence.francis, se voyant à trois petites lieues de Kergant, avait résolu de s'avancer jusque là par une marche de nuit : il s'était l'ail accompagner d'une soixantaine d'hommes, parmi lesquels avaient été admis, sur leur demande expresse, tous ceux qui avaient figuré dans l\u2019escorle des émigrés.An wilieu d'un pays qui paraissait complètement abandonné, la petite troupe, protégée d'ailleurs par l'obscurité, n\u2019avait rencontré aucun obstacle.Francis demanda ensuite au jeune commandant si le château avait une garnison nombreuse,et s'ils ne risquaient pas d\u2019être enveloppés.Ilervé lui répondit qu\u2019il n'avait vu trace de gurnison ni dans le château ni aux environs, qu'on ne semblait pas s\u2019y douter encore de l\u2019approche de l'armée républicaine,et qu\u2019une quinzaine d'officiers royalistes v venaient de souper fort tranquillement.Il ajouta quelques détails sur la personne de Fleur-de-Lis, dont il ne croyait pas que le véritable nom justifiât toutes les appréhensions du général en chel.\u2014Lt que comptez- vous [wire maintenant ?poursuivit Herve.\u2014Muis, en vérité, s\u2019il en est ainsi, commandant, nous ne puuvons nous dispenser de mettre la main sur cette nichée de \u2018rebelles.La capture de Fleur-de-Lis, vaut une victoire.\u2014Cela est impossible ! dit vivement Hervé.\u2014Impossible ?pourquoi ?Rien n\u2019est plus simple, au contraire,d\u2019après les renseignements que vous venez de me donner vous-même ; et, si je ne m'abuse, ce serait manquer à tous nos devoirs que de n\u2019en \u2018pas profiter.\u2014 Est-ce vous qui prétendez m\u2019apprendre mes devoirs, monsieur ?s'écria Pelven\u2014 Monsieur - Heryé ! dit le jeune lieutenant sur le ton d'une \u2018pénible surprise.Co \u2014Bh bien,\u2018 oui.oui.j'ai tort, j'ai tort mille lois,cela est vrai, réprit Tervé dont l'agitation était excessive ! le devoir ici, est, en effet, évident, incontestable ;.mais comment voulez-vous que moi, moi, je prête les mains à cette violence, sanglante peut-être, contre qui ?contre l'ami de mon père, contre le protecteur de mon cnfance ?que j'aille prendre ce vieillard au collet dans sa propre maison, dans la maison même où il m'a traité si longtemps comme un fils ?C\u2019est impossible, Francis ! Et ces femmes, vais-je les arrêter aussi ?Et ce jeune homme lui-même, quel qu\u2019il soit, est-ce à moi de le livrer ?Non, tout celn est odieux, impossible, impossible, je vous le répète\u2026 et, au péril de ma \u201ctête, jè ne le ferai ni ne le souflrirai.\u201c \u2014Pespère, commandant, répliqua Francis, vous faire envisager avec moins de répugnance in nécessité où nous nous tronvons.Le général a prévu qu\u2019elle pourrait se présentor, , si je vous rencontrais à Kergant ; ses instructions vont au-devant de vos scrupules, ll m'a prescrit d\u2019abord de n\u2019arrêter aucune femme : pour Mde Kergant, comme son nom n'est pas encore ouvertement compromis dans les actes hostiles qui ont brisé JOURNAL DES CAMPAGNES libre de passer en Angleterre.Vous a Fat 4 TERME Re EMA WAL aye Wass nd) ign voyez qu'en usant de l\u2019ivantage cansidérable que la fortune nous livre, loin de nuire réellement à Mde Kergant, nous l'empéchons de consomuser sa ruine ; car cette gueire désespérée ne peut que l\u2019engloutir un jour au l'autre, lui et les siens.\u2014 Hervé fit un signe d'assentiment.\u2014 Lt quant à Tleur-de-Lis, reprit Francis, ce n'est pas un Bourbon, dites-vous ?\u2014J\u2019en suis convaineu.\u2014En ce cas, quel qu\u2019il puisse être, il rentre dans la classe des autres prisonniers que nous pourrons faire.Le général s'engage à les traiter comme s'ils s'étaient rendus volon- lairement : ils seront simplement détenus jusqu\u2019à la fin de la guerre.\u2014Je ne puis que vous croire, I'rancis, dit Hervé, et, cela étant, je dois souhaiter votre succès dans l\u2019intérêt de ceux que j'ai tant aimés, Allez donc, et faites ; mais, dans la situation où je suis, je n\u2019ai aucun droit de commander à vos hommes, quand même je le voudrais.Faites votre devoir, vous dis-je ; quant à moi, que je fasse le mien ou non, je ne vons suivrai pas.Francis, quoique évidemment contrarié de cette résolution, craignit que de nouvelles objections ne parussent lui être dictées par une arrière- pensée indigne de lui, et, sans ajouter un mot, il fit reprendre les rangs à ses soldats ; mais Hervé changea tout à coup d'avis: il lui sembla qu\u2019en s'abstenant de prendre un rôle dans le drame qui se préparait, il obéissait à un sentiment de faiblesse plutôt qu'à un véritable point d'honneur.Sa présence pouvait au moins adoucir les effets d\u2019une catastrophe devenue inévitable ; son âge etison rang inspireraient une confiance qui pourrait être refusée au jeune lieutenant ; peut-être dépendait-il de lui d'em- les traités, le général - le ; laissera pêcher que des scènes de sang ne désolassent cette demeure .presque paternelle, l'asile de sa sœur.Faisant part à Francis de ces réflexions, Hervé lui déclara qu\u2019il l\u2019accompagnerait, mais qu'il lui laissait le commandement et toute la direction de l'entreprise, voulant se borner \u2018lui- même à n'être pas absent.La petite troupe se remit alors \u2018en marche.Elle fit une courte halte devant la barrière latérale qui marquait le milieu de l\u2019avenue : grâce \u2018aux confidences amicales de Pelven, le jeune lieutenant avait dès: longtemps dans l\u2019esprit ar plan détaillé de Kerganit ; \u2018il ordonna à \u2018Bruidoux de \u2018traverser\u2019 la\u2019 prairie avec vingt grenadicrs, .d'escalader lé jardin par Ja brèché\u2018et d'occuper de\u201c\u201ccë\u2019 côté ment, entouré d'eau dé'toutés parts, le dehors que'les deux ponts\u2018remplaçant des ponts-levis, dont l\u2019un \u201cdonnait \u2018accès \u2018sur le jardin et l\u2019avtre dans la cour.Tout moyen d'évasion était donc fermé dès ce moment au marquis et à\u2019ses hôtes.Pendant ce temps, Pelven avait débarrassé son cheval de la selle et de la bride, et l\u2019avait laissé en liberté dans la prairie.Réduite à une cinquantaine d'hommes, la colonne républicaine continua de s'avancer avec précaution vers le château.Le bruit des pas était étouffé.Par intervalles, le nom de Fleur-de-Lis était prononcé à voix basse dans les rangs.Pendant le reste du trajet, les deux jeunes officiers n\u2019échangèrent pas une parole ; tous deux étaient émus et tristes : les devoirs du soldat ont besoin de l'éblouissement du danger.Hervé surtout éprouvait, avec une sorte d'étonnement, que son cœur n'avait pas encore usé toutes les angoisses.Jamais l'horreur des guerres civiles et les combinaisons domlon- l'entrée du\u2018châtean.\u2018Le vieux bâti- |: \u2018n\u2019avait d\u2019autres communications avec.reuses qu'elles -enfantent ne lui Étaierit appartes sous \u2018uv\u2019 jour aussi \u2018Itgubre; c'était'en\u201crriñ\"qu\u2019il'appelait ça raison au secours de ses l'appui de sa ferineté défaillante, sa conscience et sa loyauté irréprochables.Quand il aperçut'les tourélles du vieux manoir, quand il mit le pied dans l'enceinte de la cour, il ne put retenir un gémissement,, et, saisissant d'un geste convulsif le bras de son ami : Francis, dit-il d\u2019uye voix sourde, voilà un moment terrible.\u2014 Le jeune lieutenant lui serra la main sans répondre, et fit hâter le pas à sa troupe.\u2018Telle était la sécurité où s'endormaient les habitants du château, que le détachement républicain parvint à l\u2019entrée du pont sans avoir été aperçu.La porte élait ouverte ; une dizaine de degrés intérieurs conduisaient du seuil dans le vestibule.Francis, laissant la moitié de ses hommes dans la cour, gravit.l\u2019escalier à la hâte, accompagné de Pelven et suivi par le reste des grenadiers.Deux ou trois doinestiques qui se trouvaient dans le vestibule, frappés de stupeur par cette invasion subite, n\u2019essayèrent point de faire résistance.Francis, s'étant assuré que Bruidoux occupait le poste qui lui avait été assigné, recommanda de n\u2019exercer aucune violence, mais de\u2019 ne laisser Sortir personne ; il s'engagea ensuite, escorté de quelques soldats, dans les pièces qui précédaient le salon, dont il avait remarqué du dehors les fenêtres éclairées.Le jeune lieutenant, par un scrupule qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire d'expliquer, prenait ces mesures sans adresser une seule question à Hervé : celui-ci continuait de marcher à ses côtés, parcil à une ombre.Dans la grande salle où avait eu lieu le souper, ils rencontrèrent le garde-chasse Kado, qui, à la vue des baïonnettes, demeura comme pétrifié, les lèvres béantes et muelites.\u2014XKado, dit Hervé, sortant alors du silence morne qu\u2019il \u2018avait - gardé jusque là, ct contenant sa voix, point de bruit, pas de lutte inatile.On est maître du château.CL \u2014Seigneur! murmura Kado, est-ce possible, monsieur\u2019 Hervé ! vous ! c\u2019est vous qui.( Te \u2014Silence - !\u201d joignez-vous: à- moi pour'prévenir\u2018de plus\u201d grands désastres.Tout'le\u2019monde äûrà la vie sauve.Qui avons-nous-là\u2018?\u2014 Hervé indiquait le salon voisin, = ° c \u2014 Toutes les- dames, \u2018les \u201cpauvres dames.et M.le marquis.\u2018 \u2014Les autres ?ete, ut :}\u2014Tous sont partis\u2026,: excepté:.M.George -et::.* Seigneur, Hervé, est-ce possible !:1:s :\u2026.- + \u2014Et Fleur-de-Lis ?dit: Hervé.\u2014 désespoir.J porte du salon.Près du -seuil, il sur le cercle des femmes effrayées, Les bleus ! dit-il.: À ce mot répondit an faible cri de de Hervé : c'était la voix plaintive d\u2019Andrée.Les autres femmes comprimèrent l'épouvante qui avait pâli leurs visages.Fleur-de-Lis et George, qui étaient, en effet, les seuls con- précipitation la main à leur poitrine.posé dans l'angle de la cheminée, instincts révoltés, qu\u2019il invoquait à | monsieur Le garde-chasse tordit sesmainsavec 2.LL In.2 lieutenant:le permet/reprit.Hervé, Kado va nous -précédèr,;- par.égard pour de malheureuses femmes.\u2014Entrez, Kado, répondit Francis., Kado parut hésiter ; puis, -sur \u2018un signe expressif de Hervé, il:ouvrit las'arrêta, promenant ses yeux vagues comme s'il ne trouvait point .de paroles ; enfin, de la voix d\u2019un juge qui prononce un arrêt de mort : \u2014 tetreur; qui-wint retentir dans l\u2019âme vives encore présents, portèrent avec M.de Kergant, saisissant son sabre s\u2019élança en avant ; mais déjà la porte était murée par un rempart de sol- EE dats, et les deux officiers républicains, le eabre au fourreau et la tête découverte; \u201cétaient- entrés - dans le salon.\u2014Messieurs, dit Francis, le château est cerné.Vous êtes, mes prisonniers.\u2014 Un moment de silence suivit cette déclaration, Andrée,Fen apercevant son frère, avait étendu les bras avec'une expression déchirante : sa tête décolorée se pencha sur son épaule ; puis l\u2019innocente victime s\u2019affaissa doucement comme une fleur que la faux a brisé dans le pied.Hervé accourut pour la soutenir ; -mais Bellah le prévint : avec l'aide d'Alix, elle avait reçu dans un fauteuil le corps inanimé de sa sœur adoptive, et elle I'approcha d'une fenétre qu\u2019elle entronvrit.Pelven se retournant alors vers le marquis : \u2014 Monsieur, lui dit-i), ce malheur n\u2019est pas mon œuvre ; Je n\u2019ai pu ni le prévoir ni l\u2019empêcher.Je n'espère pas que vous puissiez rendre justice au sentiment qui m'\u2019a fait affronter les épreuves poignantes auxquelles je m'attendais.Je veux vous dire seulement que je n\u2019ai aucun pouvoir, aucun droit ici que celui de la prière.Je vous supplie, monsieur, de ne pas aggraver, par une résistance impossible, le coup qui vous frappe.Comptez sur la parole de ce jeune officier, qui a toute la confiance du général en chef.\u2014Et qui m'assurera de votre parole, à vous, qui m'\u2019assurez -de la sienne ?dit le marquis.: \u2014Parlez, monsieur Francis, dit Herré, et respectez surtout ceux qui ne peuvent répondre à un outrage.\u2014 Pelven alors se retira à l'écart, et se tint immobile appuyé contre la muraille, comme résolu de ne plus prendre aucune part.à ce qui se passait.ae -\u2014Messieurs, dit à son tour Francis après avoir fait signe aux- soldats de quitter le salon, j'aurais hésité à me charger de cette mission, si la générosité du général en chef ne m\u2019en avait -allégé le fardeau: Voici les.conditions qu\u2019il m'a permis de vous offrir.\u2014 Le jeuné lieutenant informa alors les chefs royalistes, qui ne l'écoutèrent point sans témoigner quelque surprise, des égards qui lui avaient été recommandés yis-à-vis des femmes, et de la modération avec laquelle Hoche prétendait traiter ses prisonniers.Le : \u2014Cependant, .messieuys, ajouta Erancis, je dois yous ,prévenir que notre général n\u2019a: pas :les poûvoirs nécessaires pour -disposer à son.gré dun.membre de -la.famille royale déchue : si cette restriction; \u2018menace lan de;vous,, yous, seuls pouvez le SAVOIE.1 Ru MA fy rte à 1 Francis ayant.cessé.de parler, Je ,marquis.commencça à voix basse.avec ses deux hotes.une, conférence qui fut courte.Ce fut Fleur-dé-Lis qui itépondit ensuite a l'officier républicain: \u2014 De la parfide, votre général, monsieur, aucun traitjmagnanime ne peut surprendre.,Ses engagements valent des faits, nous le, sAVONS.Par malheur nous.savons aussi qu\u2019il y a au-dessus de lui une puissance.qui peut lui faire ouvrir les mains, quoique liées par sa parole, et lui 'arracher ses captifs.Or c\u2019est une chance - que ces messieurs et moi :nous refusons décidément de courir.À nous, Kado ! \u2014 Le garde-chasse, se rendant .a cet appel, vint se placer près de son maître.\u2018 \u2014Dois-je cothprendre, monsieur, dit Francis, que vous.avez la folle ponsée\u2026 \u2014De nous défendre, oui, monsieur ! Le lutte est inégale, nous le savons ; mais aussi des soldats privés de'lenrs chefs font de triste besogne.En parlant ainsi, Fleur-de-Lis mit posément son épée nue sous son bras gauche, tira de son sein gon pistolet, qu'il arma.Ses trois compagnons 3 adda EY % r JOURNAL DES CAMPAGNES - cmd \u2014\u2014\u2014\u2014 SS \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 T Tere Toa tly : l'imitèrent aussitôt.À co mouvement menaçant, mademoiselle de Kergant et la fille du garde-chasse tombèrent à genoux près du fauteuil où reposait Andrée toujours évanouie.Francis recula d\u2019un pas, en saisissant un des pistolets qui étaient passés dans sa ceinture ; un pli\u2019 de sombre inquiétude contracta son front, et il jeta un regard furtif sur Hervé : mais celui-ci, adossé au mur, les bras croisés sur la poitrine, conservait son attitude calme et comme indifférente.Cependant les grenadiers, qui étaient dans la salle voisine, attirés par le bruit de l'acier, avaient de nouveau encombré la porte.\u2014Rangez-vous, mon licutenant, cria un des soldats, vous nous empêcherez de tirer.\u2014Messieurs, reprit Francis d\u2019une voix altérée, je wous conjure encore une fois, si vous avez quelque humanité, quelque sentiment de pitié pour ces femmes inlertunées\u2026 \u2014 George, interrompit Fleur-de-Lis avec une vivacité terrible, Vous allez répondre à monsieur !\u2014 Puis, se postant brusquement en face de Hervé : \u2014 Commandant Pelven ! poursuivit-il, gardez-vous, au nom de Dieu ! Hervé secoua lentement la tête; et te bougea point.Fleur-de-Lis s\u2019écarta alors de quelques pas ; un « protege wr membrunes enflammées du contact be 1° ir En vente seulsus- #1 au out -2ats fC COLARIEE DP- AH | | i Him Ars ç i I tt, CM FOURNEAUX | Que-buc, 35 mors 1280, BREVETS ! 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\u2018Washingtonville, Ohio, 17 Juin 1880.Dr J.B.KENDALL & Cie, Messieurs :\u2014Après avoir Ju l'annonce que vous avez publiée dans le Turf, Field and Farm du Kendall\u2019s Spavin Cure, ayant un cheval de course du valeur, qui a été boiteux pendant dix-buit mois, par suite d'un éparvin, je vous en ai domandé par l'express une bouteille.qui a fait disparaître toute boiterie el toute tumeur, ainsi qu'un gros suros qu\u2019avait uu autre cheval, el les deux chevaux sont aujour d'hui aussi sains que des poulains.La bouteille m\u2019a valu cent dollars, Respectueusement, H A.BERTOLETT, M, D.« KENDALL'S SPAVIN CURE.\u201d Frémont, Ohio, 25 janvier 1881.Dr.B.J.Kendall & tie.Messiours \u2014Je crois qu'il vst de mon devoir de vous offrir mes remerciements pour le bénéfice et le protit que j'ai retiré de l\u2019usage de votre inestimable et céldbre ¢ Kendall's bpavin Cure.\u201d Mon cousin et moi avions un mgnifique étalon, valant $4,000, qui avait un très mauvais éparvin, et que quatre chirurgions-vétérinaires éminents avaient déclaré inguérissable, el fini pour toujours.En dernier ressort, j» conseillai à mon cousin d'essayer une bouteille de ¢ Kendall's Spavin Cure.\u201d Il eut un effet merveilleux ; la troisième bouteille l'a guéri, et le cheval est maintenant aussi bien que jamais.Le Dr, Dick, l'éminent chirurgien-vétérinaire d'Edinburgh, était mon oncle, et je prends un grand intérêt dans le succès de sa profession.Sincèrement, So JAMES A WILSON, Ingénieur Civil, KENDALL'S SPAVIN CURE.SUR LA CHAIR HUMAINE Il a été employé dans des milliers de cas sur j la chair humaine, avec un succès toujours si merveilleux, que uous sommes certain qu'il est le moilleur lininient découvert jusqu'à ce jour, Il 8 la force pour pénétrer où n'ont pu atteindre d'autres remèdes, et guérir les maux les plus difficiles, sans causer jamais aucune éruption 0 autre altération de la peau, ni produire aucune douleur, Prix .$1.00 la boutoille, ou six bouteilles pour $5.00, Tous les Pharmaciens l'ont en mains, ou pourront vous le procurer , ou bien il sera encore envoyé à n'importe quelle adresse sur réception du prix par les propriétaires Dr B.J.KENDALL & CIE, Enosburgh, Falls, VL.En vente chez tous les Pharmaciens.LYMAN, FILS & CIE, Montréal P.Q., Agents généraux.Québec, 28 février 1882\u2014tan.468 CONDITIONS DU JOURNAL DES CAMPAGNES EDITION HEBDOMADAIRE Paraissant tous les JEUDIS et contenant toute les nouvelles de Ja semaine, Prix de l'abonnement :\u2014UNE PIASTRE.POUR LA FRANCE :=10 FRANC Strictement payable d'avance.Imprimé et publié par Léger Brousseau, EDITEUR-PROPRIETAIRE Rue Buade, No 9.Imprimé et publié par Léger Brousseau, EDITEUR-PROPRIÉTAIRE No 9, rue Buade, Québec."]
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