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Titre :
Journal des campagnes
Lié au Courrier du Canada, cet hebdomadaire publié à Québec couvrait les domaines d'intérêt des familles rurales en accordant une grande place à la religion.
Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1882-1901
Contenu spécifique :
jeudi 24 juin 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Courrier du Canada (Édition hebdomadaire)
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Journal des campagnes, 1886-06-24, Collections de BAnQ.

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[" L'industrie agricole doit toujour De SES VE Lt En VONNION CG >\u2014 Case \u2014 être nr de ae la ric JOURNAL | DES CAMPAGNES Paraissent tous les JEUDIS et contenant toutes les nouvelles de la semaine.Prix do l'abonnement :-UNE PIASTRE POUR LA FRANCE : 10 FRANOS .re er .a ; Strict Voir Fe Payable.dayannc.Imprimé et publié par LEGER BROUSSEAU, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE No 9, Rue Buade, H.V., Québec.FRANCE Paris, 25 mai.Le général Boulanger à l'instar de ses prédécesseurs, vient de faire part aux Frangais de son projet de loi a lui sur le recrutement.C'est de bon compte le cinquième projet de réforme militaire que la France voit paraître à l\u2019horizon depuis la République.Tout porte à croire que ce n\u2019est pas le dernier.Celui de M.Campenon, qui n\u2019était pas de M.Campenon puisqu'il émanait d'une poignée de républicains libres-penseurs, mais M.Campenon avait.fait sien en l'adoptant avec enthousiasme ne valait pas cher.Celui de M.le général Boulanger ne vaut pas mieur.Le projet cher à M.Campenon ne contenait de faveurs qu\u2019au profit de l'Université.Celui de M.Boulanger n\u2019épargne pas l'Université elle même.Tout le monde à la caserne ! et pour trois ans ! Cependant, M.Boulanger ne veut point la mort de l\u2019université.Certaines dispositions de son projet visent à établir parmi la Jeunesse universitaire une manière d'apprentissage militaire, \u2018 et ceux qui en profiteront pourront après un an de service seulement quitter la caserne.Et M.Boulanger évidemment ne limite pas là ses con- Cessions\u2019 vis-à-vis de l Université.Il à fait des ouvertures personnelles à son collègue M.Goblet.Aussi a-t-on .Été fort étonné d'apprendre par les révélations de quelques feuilles officieuses qu\u2019au conseil des mir «.tres, où M.Boulanger avait expliqué son projet'de loi, M.Goblet n\u2019avait point répondu aux avances de son collègue ni cherché à soustraire le personnel universitaire aux charges du service militaire.* Tont autre ministre aurait probablement laissé passer sans les relever ces prétendues indiccrétions de journaux.Mais M.(Hoblef n\u2019est | s point un Al ordinaire: Il \u201cn'est pas permis de toucher à sa gloire.Il a donc pris sa plume pour écrire au Temps \u2014une des feuilles indiscrètes \u2014une lettre rageuse où M.Goblet prétend qu'on est tout à fait mal renseigné sur ce qui s\u2019est passé au conseil des ministres, sur le rôle de M.Boulanger comme sur le sien.Cette protestation superbe ne nous avance\u201d malheureusement à rien.Elle semble vouloir dire sans donte que, malgré le bruit public, M.Boulanger n\u2019est point très tendre pour l'Université et que M.Goblet a vainement intercédé auprès du ministre de la guerre en faveur de son personnel.Mais rien ne le prouve et la lettre peut aussi bien signifier qu'entre les ministres, qu'entre MM.Goblet et Boulanger il n\u2019a pas été du tout question de l\u2019Université.Avant de quitter la loi Boulanger, je n'ai pas besoin de vous dire qu\u2019elle fait litière des droits et privilèges de l\u2019Eglise de France.Tous les sémina- Tistes passeront par la caserne.C'est le vieux rève des juifs.Et comme d\u2019un autre côté, au cours de la discussion de la loi sur l\u2019enseignement primaire, M.Goblet a déclaré que le personnel de l'enseignement libre ne jouirait d'aucun des privilèges de l\u2019Université, l\u2019école sera aussi menacée que le presbytère.Plus d'élèves dans Yes séminaires, plus de maîtres dans les Écoles catholi- ues.Voilà l'idéal vers lequel Moblet marche.La République en périra sans doute, mais les haines de M.Goblet et de ses amis seront satisfaites.Nos Chambres sont rentrées au- jourd\u2019hui et, la politique ne va pas tarder probablement a nous donner uelques surprises.On dit M.de reycinet assez inquiet de l'état d\u2019esprit qu'auccuse son entourage parlementaire, et le fait est que la gauche, d cn juger par la séance d\u2019au- 7 jaurdhui;-paraît \u2018fort eéficitable.:: À Propos-d?une indemnité qu\u2019ox \u201cofli: cite pour les héros et \u2018les victimès des journées de 1848, ily a \u2018eu 'ba-}- taille oratoire entre les' \u2018députés de auçhe:et des droites.On a \u2018rap la pel& le milliard des émigrés, les \u2018quarante millions restitués aux prin-'f ces d'Orléans, et comme les membres da Ja droite ne se \u201cdeclaraient.point convértis, \u2018uh \u2018membre de: la: gauche, M.le marquis de Roys, a jeté du haut de la tribune un réquisitoire véhément contre les légitimistes naguère odieusement perséeu- tés par Louis-Philippe en eux-mêmes et dans la famille et cependant ralliés aujourd\u2019hui à M.le comte de Paris.La gauche applaudissait furieusement ; la droite était un peu gênée.Celui qui aurait dans ce moment déposé une demande d'expulsion aurait considérablement embarrassé M.de Freycinet.Mais M de Roys lui-même aurait été fort gêné si on lui avait rappelé les faits et gestes de son ancêtre Hoche, le général révolutionnaire.\u2014 La question des princes Voici le compte rendu in extenso du Journal - officiel sur-les incidents que la question des princes a provoqué hier à la Chambre : M.le président.\u2014La parole est à M.le ministre de la justice pour la présentation d\u2019an projet de loi.(Mouvement d'attention.) M.Demôle, garde des sceaux, ministre de la justice \u2014 Messieurs, j'ai l'honneur de déposer sur le bureau de la Chambre un projet de loi relatif aux membres des familles qui ont régné en France.(Lisez ! Lisez !) MM.de Bandry d\u2019Asson et Paul de Cassagnac.\u2014Nous demandons la lecture: M.Maurice Faure.\u2014Nous la demandons aussi.M.de Baudry d\u2019Asson.\u2014Alors nous sommes tous d'accord.M.le président.\u2014Il n\u2019y a pas d'opposition à la lecture du projet de loi ?(Non ! non !) Un membre a droite.\u2014C\u2019est le gouvernement qui a l'air de reculer.M.le président.\u2014 N'interprétez : .\u2018 Ca wip \u2018 - wy \u201c - Sse .NAÎlONs, 1 1151257 5 I CL Tens epee 4 Let - No 24 pas\u2018les intentions, du gouvernement au moment où lé Président \u2018'senl prend la parole., M, Paul de Qassagnac.\u2014Elles sont phres, ses intentions.M.le comte Albert de Mun.\u2014 Elles sou connues.CL 1 'M.le président.\u2014 Monsieur le mi- \u2018nistye, veuillez donner lecture de.votre exposé des motifs.Co TE garde desSceanx; Mant .\u201c En permettant aux membres des familles qui ont régné en France de résider et de s'établir sur son terri-, toire, en leur reconnaissant les mêmes droits qu'aux autres citoyens, la république devait compter qu\u2019ils répondraient à cette politique de modération et de confiance par le respect du régime établi.\u201d (Bruit M.Gustave Adolphe Hubbart.\u2014 Ce n\u2019est pas la république, c\u2019est la majorité de l\u2019Assemblée réactionnaire de Versailles qui les a rappelés ! [ M.le garde des sceaux.\u2014 Cotte attente a été trompée\u2026 \u201d M.de Baudry d\u2019Asson.\u2014 Très bien ! très bien ! (Applandissements ironiques à gauche.) M.le président.\u2014 Monsieur de Baudry-d\u2019Asson, attendez la discussion du projet de loi pour le justifier.(On rit.) M.le gardes des sceaux.\u2014 \u201c Cette attente a été trompée.(Applaudissements à droite.\u2014 Bruit à gauche) \u2018\u201c Les hérétiers des anciennes dynasties ont rien abdiqué de leurs prétentions.Bien loin de les dissimuler, ils recherchent ouvertement toutes les occasions d'ébranler les institutions que le pays s\u2019est librement données.\u201d (Rires ironiques à droite.\u2014 Applaudissements à gauche.) Un membre à droite.\u2014Ce n\u2019est pas difficile ! M.dela Rochefoucauld, duc de Bisaccia.~Elles s\u2019ébranlent bien toutes seules ! M.Calés\u2014 Essayez donc de les ébranler ! Essayez ! (Bruit à droite ) M.de Baudry-d'Asson\u2014 Nous n'avons pas besoin d'essayer, vous le faites vous-mêmes ! M.le président.\u2014Essayez plutôt de garder le silence.(On rit.) Vous avez demandé ia lecture de 2 .JOURNAL DES CAMPAGNES Pexposé des motits : veuillez l\u2019écouter.M.le garde des sceaux.\u2014 \u201cIl ya quelques mois à peine, le gouvernement se refusait à prendre contre eux des mesures que réclamait une grande partie de l'opinion.\u201d (Rires ironiques à droite.) oo M.de Baudry-d\u2019Asson \u2014 L'opinion des.peureux ! (Mouvements divers.) J M.le président \u2014 Monsieur de Baudry-d\u2019Asson, je vous invite de nouveau a garder le silence.M.le garde des sceaux.\u2014\u2018\u2018 Cette attitude semble n'avoir eu d'autre effet que de les encourager a de nouvelles provocations.\u201d (Protestations a droite.\u2014Trés bien! trés bien!a gauche.) \u201c L'épreuve est donc complète et nous estimons que le moment est venu de mettre un terme à un état de choses qui.ne pourrait se continuer sans porter gravement atteinte à l\u2019autorité de la constitution \u2018et aux intérêts du \u2018pays.\u201d (Applaudissements à gauche ) \u201c Nous avons l\u2019honneur, en conséquence, de vous proposer d'adopter le projet de loi suivant : \u201c Art.1er \u2014Le gouvernement est autorisé à interdire le territoire de la République aux membres des familles ayant régné en France.\u201c L'interdiction est prononcée par un arrêté du ministre de l\u2019intérieur pris en conseil des ministres.\u201d M.Paul de Cassagnac.\u2014 Comme pour Mile de Sombrenil ! (Rires et applaudissements prolongés à droite.) M.de Baudry-d\u2019Asson\u2014 Bravo ! bravo ! M.le président\u2014Monsieur de Cassagnac, prenez garde à vos assimilations ! (Vifs applaudissements à gauche et au centre.) M.Paul de Cassagnac\u2014J'en pourrais faire d\u2019autres, si je voulais.(Rires à droite\u2014Bruit au centre.) Qu\u2019on ne m\u2019y force pas ! M.le président \u2014Vous aurez toute liberté pour faire connaître votre opinion quand la discussion sera ouverte ; mais en ce moment, vous devez garder le silence.M.dJe garde des sceaux \u2014 \u201c Art.2.\u2014Celui qui, en violation de l\u2019arrêté d'interdiction, sera trouvé en France, en Algérie ou dans les colonies, sera puni d\u2019un emprisonnement de deux à cinq ans.\u201c A l\u2019expiration de sa peine, il sera reconduit à la frontière.\u201d M.le marquis de Breteuil\u2014Alors que faisait M.Billot à Lisbonne ?M.le garde des sceaux\u2014 J'ai l\u2019hon- neUr de demander le renvoi de ce projet de loi aux bureaux, et je prie la Chambre de lui accorder la déclaration d'urgence.M.le président \u2014 M.le ministre demande la déclaration d'urgence.M.Calés\u2014 La discussion immédiate ! (Bruit).M.Clémenceau et plusieurs de ses collègnes.\u2014 Non ! non ! A droite \u2014 Si ! si! la discussion immédiate ! M.le président \u2014 Je consulte la Chambre sur \u2018a déclaration d'urgence demandée par M.le garde des sceaux.La Chambre, consultée, déclare l'urgence.de Baudry-d'Asson \u2014 On de- _Vrait voter la discussion immédiate puisqu'il y a danger pour la république ! M.le président \u2014 Le projet de loi sera imprimé, distribué et renvoyé aux bureaux.M.le comte de Maillé \u2014 Voilà l\u2019imbéclilité annoncée par M.Thiers (Très bien ! à droite.\u2014Exclamations à gauche.) M.le président \u2014 Monsieur de Maillé, je vous rappelle à l'ordre! M: de Baudry-d'Asson \u2014 J'en Voudrais bien autant dans la circons- **nce, monsieur le président.M.le président.\u2014 Prenez garde, monsieur de Baudry-d\u2019Asson, car si je vous appliquais le règlement dans toute sa rigueur, vous pourriez être frappé d'une peine plus sévère: (Bruit à droite.) 2° M.le marquis de Breteuil.\u2014L'expulsion ! - .M.le président.\u2014M.Basly ala parole pour déposer une proposition de loi.M.Basly.\u2014J'ai '\u2019honneur de dépo- | ger sur le bureau de la Chambre une proposition de loi sur la restitution à la nation des biens des familles ayant régné eur la France.[Exclamations et rires ironiques à droite.] Voix nombreuses à droite.\u2014La lecture ! la lecture ! (Bruit ) - M.le président \u2014 Messieurs, je vous prie de garder le silence: M.de Baudry-d'Asson- Nous avons le droit de demander la lecture.(Bruit à droite.! M.le président \u2014M.Basly a l'intention de demander l'urgence ; par conséquent, aux termes du règlement, il doit donner lecture de l'exposé des motifs de ca proposition.[Très bien ! très bien ! à droite.] M.Cunéo d'Ornano\u2014 C'est - une suite au projet du gouvernement- M.le prince de Léon\u2014Vous êtes d'accord sans doute avec le gouvernement ?LL, M.de Baudry-d\u2019Asson\u2014C'est un mariage républicain ! M.le président \u2014Messieurs, vpus avez demandé la lecture de l'exposé des motifs, veuillez écouter.Un membxw à gauche\u2014Consultez la Chambre, monsieur le président.M.le président\u2014J\u2019ai déjà eu l\u2019'honneur de dire que M.Basly voulait demander .l\u2019argence, le règlement l\u2019oblige à donner lecture de l'exposé des motifs de sa proposition.Après cette lecture, je consulterai la Chambre sur l\u2019urgence.\u2018 ,M.Basly\u2014\u201c Nous estimons qua la, , présence des prétendus princés sur}| © territoire français ne constitue aucun danger pour la République, qui est au-dessus des menées des partis.| \u201c En conséquence, nous repoussons toute loi d\u2019exception.Si les prétendus princes conspirent contrela République, nous demandons qu\u2019ils soient jugés comme de simples citoyens.D'un autre côté, les prétenndus princes détiennent des btens indûment acquis qui doivent faire retour à la nation.\u201c En conséquence, nous vous présentons, messieurs, la proposition suivante : \u201c Art.1er.\u2014Les biens, meubles et \u2018immeubles des familles ci-devant Toyale et impériale des Bourbons et des Bonapartes de toutes branches sont mis à la disposition de la nation.\u201c Art.2\u2014Ces biens meubles et immeubles constitueront une première dotation dë la caisse nationale de retraite pour la vieillesse.\u201c Signé : Basly, Camélinat, A.Boyer, Prudon, Planteau, Michelin.\u201d \u2019 M.Cunéo d\u2019Ornano \u2014 Les membres des anciennes familles régnantes pourront-ils prendre part eux- mêmes à ces retraites quand ils seront vieux ?(Rires à droite.) M.de Baudry-d\u2019Asson \u2014 Vous avez oublié les grévistes de Decazeville ! M.le président \u2014 Je consulte la Ohambre sur la déclazsation d'urgence.L'épreuve et la contre-épreuve ont lieu.) M.le président, après avoir consulté le bureau \u2014 L'urgence n\u2019est pas déclarée.| Sar divers bancs \u2014 On n\u2019a pas compris ! M.le président \u2014 Le bureau est unanime.Mais, puisqu'on se plaint de n'avoir pas compris, je consulte dlaration d\u2019urgeïce.: bre, - consultée, déglare de nouveau la Chambre sur la\u2019 dé- (La Char l'urgence \u2014 Applaudissements a droite.) =~ M.le président \u2014 En conséquen- ca, la proposition de loi sera imprimée, distribuée et renvoyée au bureaux.Co i : M.de Baudry-d\u2019Asson\u2014Voila une situation nette.c M.Micheliu \u2014 Je demande le renvoi des deux propositions à la même commission\u2019 M.Jolibois \u2014 C'est ce que nous demandons ! M.le président \u2014 M.Michelin demande qu\u2019une seule commission soit chargée d'examiner le projet du gouvernement et 1a proposition de loi de M.Basly.Co Je consulte la Chambre.(La.Chambre, consultée, décide que le projet et la proposition de ioi seront renvoyés à l'examen d'une seuleet même commission.) .M.Jolibois \u2014 Je constate que le gouvernement ne s'est pas opposé au renvoi à une même commission.M.Duagé de la Fauconnerie \u2014 Les deux projets se complètent l\u2019un par l'autre ce sera la loi Demôle-Basly.PERSE Remise du grand cordon de l'ordre de Pie IX à deux fils du schah de Perse.Les Missions catholiques de Lyon publient une intéressante lettre de M.Domergue, lazariste, missionnaire à Téhéran, datée du 10 mars et qui nous apprend que ce missionnaire a été chargé de remettre la décoration de Notre Saint-Père le Pape à Leurs Altesses les princes de Téhéran Naïb Saltaneh et Zel-el-Sultan, fils de Sa Majesté Impérialé le Schah de Perseette cérémonie, dit le missionnaire, m'a paru un jour de triomphe pour le catholicisme dans la capitale de la Perse.M.Souhart, chargé d'affaires de France, a bien voulu, avec une grâce et Une courtoisie parfaites, me servir d\u2019introducteur auprès de Leurs Altesses et me fournir l'appareil qu\u2019il fallait nécessairement déployer en cette solennelle circonstance.Nous avons d\u2019abord prévenu Son Altesse Naïk-Saltaneh, qui, en sa qualité de gouverneur de la ville de Téhéran et de ministre de la guerre, devait avoir la priorité, en le priant de fixer lui-même le jour où il pourrait nous recevoir.La réponse ne s\u2019est pas fait attendre et l'audience était accordée pour le surlendemain, 2 mars, à quatre heures de l\u2019après-midi.+ Donc ce jour, a l'heure fixée, M.Souhart, en grand uniforme d\u2019artillerie, accompagné de M.Le Rée, premier drogman de la légation de France, aussi en uniforme, vient me prendre à la mission avec sa voiture de gala, escorté d\u2019une compagnie de goulams (serviteurs) à cheval.Nous arrivons bientôt au palais du prince.La, grande affluence et grande animation, tout annonce une féte et un événement extraordinaires.Le long des trottoirs stationnaient plusieurs voitures et des chevaux magnifiquement caparagonnés, paraissant appartenir à de hauts personnages, venus sans doute pour offrir leurs félicitations au prince aussitôt après la cérémonie.L'heureuse nouvelle répandue dans la ville dès la veille, avait attiré un grand nombre de curieux aux physionomies diverses, qui se pres- salent sur notre passage, M.Souhart fait ralentir le pas des chevaux, et nous \u2019traversons lentement et*très solennellement cette foule qui nons garde passer avec une religieuse attention, nous considérant comme les envoyés extraordinaires d'un puissant souverain auprès de .| la plaque et la fixe sur sa Son Altesse.Les musulmans ébahis se disaient entre eux : \u201cIl faut que le alifet [chef] des chrétiens soit'bien grand, pour que nos princes s\u2019estiment si heureux d\u2019avoir sa décoration et lareçoivent.avec tant de solennité.*\u2019 Les catholiques radieux disaient avec uné légitime fierté : \u201c C\u2019est notre grand kalifét ! Arrivés àla porte du palais, un peloton de soldats, en grande tenue, nous présente les armes.Nous som- \u2018mes reçus parle premier aide de camp du prince et deux officiers supérieurs qui nous conduisent, en cérémonie, au milieu d'une double haie de soldats, à la salle de réception où Son Altesse nousattendait.Le prince, en grand uniforme militaire, nous a regus debout.Sur sa poitrine, où brillaient ses plus belles décorations, on remarquait une place et en particulier à la mission de Téhéran.] Son Altesse' m\u2019a remercié, ajoute le missionnaire, avec une expression de joie qui se traduisait sur toute sa physionomie, et a témoigné sa haute satisfaction de recevoir de Sa Sainteté cette insigne distinction.\u201c C\u2019est une décoration qui m'est très chèrs, a ajouté le prince, je l'ac- cepte-avec joie et je la porterai avec bonheur.\u201d Ouvrant en même temps l\u2019écrin qu'il tenait entre ses mains, il prend poitrine à la place réservée.\u201c Je suis très content, a-t-il répété à plusieurs reprises, je suis très content !\u2026 Faites le savoir au Souverain Pontife et distes-lui que je me ferai toujours un devoir de protéger les catholiques.Du reste, j\u2019écrirai moi- même à Sa Sainteté pour la remercier, ainsi qu\u2019à Mgr Thomas.\u201d Après la réception officielle, le - prince nous a fait aessoir, nous a offert un thé dans un magnifique service de Sévres qu'il venait de recevoir de France et nous a retenus encore plus d\u2019une demi-heure, pendant laquelle ils\u2019est montré d'une extrême amabilité.Dans le cours de la conversation, il aété question de Rome, de la France, de nos missions.Je lai ai fait remarquer que, par une heureuse coïncidence, la décoration du Saint-Père lui était remise la veille du jour anniversaire du couronnement de Sa Saintété.Il m\u2019a demandé quel était l\u2019âge de Léon XIII, s\u2019il était bien portant, depuis combien de temps il régnait : \u2018\u201c Si jamais je vais à Kome, at-il ajouté, je me ferai un devoir et an bonheur d\u2019aller visiter Sa Saintété: \u201d I s\u2019est enfin enquis de l\u2019état de notre mission et m\u2019a renouvelé l'assurance que nous pouvions compter sur sa protection.! Le prince Zel-el-Sultan, gouverneur de la province de Curdistan et de la ville d'Ispahan, sa résidence, se trouvant en ce moment à Téhéran, nous lui \u2018avons aussitôt fait demander audience.Il nous a reçus le 5 mars à midi, avec la même solennité, le même cérémonial et la mé- me satisfaction que son frère.La grande salle de réception de son palais ayant été, quelques jours auparavant, la proie des flammes, Son Altesse nous a reçus dans son petit salon particulier.Je remis la décoration au prince en lui adressant un discours analogue au précédent.Voici la traduction de la répouse du prince: , \u201c Awecla permission de Sa Ma- Jesté impériale le Schah, mon auguste père, j'accepte avec un vif plaisir la décoration qui m'est envoyée par Sa Sainteté le Pape.Je suis heureux de recevoir de Sa Sainteté cette marque d\u2019amitié et d'estime, \u201c Mon auguste père m\u2019a toujours \u2018a - JOURNAL DES CAMPAGNES 3 EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014(\u2014n mmandé de traiter avec une parfaite égalité tous les habitants des provinces qui me sont.confiées, sans distinction de religion ou de croyance, et d'étendre ma protection sur les chrétiens comme sur les musulmans.| oo \u201c Q'est ce que jo me suis efforcé de faire et je dois dire que cette tâche m\u2019a été facilitée \u2018par la conduite calme et laborieuse de ces populations, par leur soumission aux lois et par leur dévouement à Sa Majesté.\u201c Le R.P.Pascal est un homme sage ot bienfaisant etil a toujours rempli ses difficiles fonctions de manière 4 gagnerl'estime et 1'affection de tous.: \u201c Je regrette que Mgr Thomas ne soit pas présent en.cette circonstance.Je vous prie de faire connaitre mes sentiments à Sa Sainteté Léon XIII et de lui transmettre mes remerciements les plus sincères.\u201c Je remercie M.le chargé d'\u2019affaires de France d\u2019avoir bien voulu se joindre à vous ; sa présence a doublé le plaisir que j'ai éprouvé dans cette henreuse journée.\u201d - .Dans la conversation intime qui a en lieu aussi après la réception officielle, le prince s\u2019est montré également très affable et très aimable.Rome et la France ont été le principal sujet de la conversation.Son Altesse nous a dit,entre autres choses, qu\u2019elle aime la France et qu'elle estime beaucoup les prêtres catholiques, parce qu'ils sont les représentants et les ministres de Jésus-Christ, \u201c pour lequel j'ai, a-t-il ajouté en s\u2019inclinant, une aussi grande vénération que pour notre prophète et je serai toujours heureux de les protéger.\u201d La nouvelle legislation POLITICO-ECCLASIASTIQUE EN PRUSSE Les deux Chambres prussiennes ont voté les- nouvelles lois politico- ecclésiastiques, avec les amendements proposés à la Chambre haute par Mgr Yopp, évêque de Fulda.Ce double vote est regardé comme assurant la fin du culturkampf ; il a été salué comme tel par le monde catholique tout entier, et même si l\u2019on s\u2019en réfère à la déclaration du prince Radziwill, faite à la Chambre des seigneurs par les catholiques polonais prussiens, qui pourtant sont exclus des réparations de la nouvelle législation.Dans tous les diocèses les évêques, pour so conformer aux intentions du Saint-Siège, ont présenté des candi- .dats aux cures vacantes, et l'ère de la paix semble enfin approcher pour les catholiques allemands en général et ceux de Prusse en particulier.Une chose est à noter : la sanction royale n\u2019a pas encore été donnée à ces nouvelles lois ; cela peut surprendre, d'autant plus\u2019 que jadis les nouvelles lois politico-ecclésiastiques avaient été aussitôt sanctionnées et promulguées, que votées.La sanction royale n\u2019est en somme qu'une simple formalité ; après les déclarations faites par le prince de Bismark au Landtag prussien, on ne saurait douter de la sanction royale.Néanmoins, le retard de cette formalité inquiète à tort une partie de la presse catholique allemande.La Germania, par exemple, se demande avec -anxiété si Berlin ne veut pas encore avec ce retard \u201c décrocher\u201d quelque chose à Rome.Elle dit : \u201c* Nous ne sommes nullement surpris de ce retard, jamais nous ne nous sommes livrés à des illusions ; depuis des semaines nous avons assez souvent dit et fait entrevoir ce que l'on projette avec ces lois et au point de vue parlementaire et vi-à-vis de Rome.Rappelons ce que nous avons dit déjà il y a deux mois de ce jeu, qui vise échec et mat, et de la connexion de la nouvelle \u2018lé- glslation politico-ecclésiastique avec e projet d\u2019impôt sur les alcools et de la revision ultérieure de toute la législation.\u201d ous verrons bientét si les prévisions pessimistes de la Germania sont fondées ; en attendant, la situation est bien changée, et il convient de l\u2019établir.Prétendre se reconnaître dans tout ce qui a été fait, refait, défait, et ce qui est resté dans la législation politico-ecclésiastique de la Prusse, de l\u2019empire allemand et de plusieurs Etats confédérés, est chose presque impossible.I] faudrait le fil d\u2019Ariane pour se reconnaître dans le dédale des lois,-ordonnances, décrets et prescriptions qui régissent la matière.De cette vérité on est tellement convaincu en Allemagne que les journaux catholiques annoncent un ouvrage spécial, dû à M.Hoinghaus, où sont exposées toutes les innovations introduites de 1871 à 1886.Une revue, le Kulturkaempfer, d'Othon Glagau, s\u2019est également mise à l\u2019œuvre pour donner -un fil conducteur aax catholiques allemands, afin | de se reconnaître dans situation.Nons n\u2019avons pas la prétention de rappeler sous l'empire de quels pré- leur nouvelle jugés et avec quelle grossière igno- | rance Falck et ses compères ont voulu s'attaquer à l'organisation, à l\u2019esprit et aux dogmes de l'Eglise.Nous ne rappellerons pas non plus les allocations du Souverain-Pontife Pie IX, de sainte mémoire, les déclarations et protestations collectives de l\u2019épiscopat allemand et de l'épiscopat prussien, qui cherchaient à arrêter le gouvernement de Berlin dans la voie fatale où il s\u2019était engagé.La discipline extérieure et intérieure, le droit canon et le droit public, les dogmes, tout enfin aété attaqué par une législation autonome, partiale etunilatérale, sans que le Souve- rain-Pontife ou l\u2019épiscopat aient pui] faire écouter leur parole.Les grands et les petits séminaires ont êté fermés, et contrairement au Tridentinum, défense fut faite aux jeunes théologiens d\u2019entrer dans un séminaire, La loi sur la fameuse haute cour ecclésiastique abolissait la juridiction pontificale et le pouvoir disciplinaire de I'épiscopat.Vingt-huit, paragraphes de la même loi étaient contraires eux principes et à la procédure du droit canon, en introduisatt un appel à l\u2019Etat, alors que l'Eglise défend tout appel au pouvoir laïque.Une autre loi prétendait dépouiller de leurs fonctions les évêques et les prêtres.- Une bulle pontificale, adressée à l'épiscopat prussien, déclara urbi el orbi que ces lois étaient non valables, attendu qu'elles étaient essentiellement contraires à la divine ins- titation de l\u2019Eglise.La résistance, tant active que passive, fut unanime.L\u2019épiscopat, les chapitres, le clergé, le clercs, les séminaristes, les laïques agissaiant dans un parfoit accord.Les condamnations se multipliaient ; les\u2019 contraintes par corps furent innombrables, les archevêqueset les évêques furent emprisonnés, sept évêques furent destitués par la soi-disant haute cour ecclésiastique.Les prisons se remplissaient, mais tout le monde resta fidèle et inébranlable.Tous les chapitres se refusèrent à la \u201cnomination d\u2019un vicaire capitulaire, les fonds diocésains furent confisqués ou séquestrés, les patronats ne farent plus exercés, à l'exception de quelques patronats tombés, par suite des malheurs des temps, en Silésie et en Posnanie, dans des mains non catholiques.La secte vieille-catholique devait servir d'instrament, mais elle ne compta jamais, malgré le patronage officiel, en Prusse, que 17,000 individus sur une population catholique de près de 10 millions d\u2019âmes.Une autre loi, \u2018votée en 1874, se rapportait à la prétendue vacance des évêchés et des cures.L'année suivante, une loi supprimait les traitements de ceux des membres du clergé qui ne déclaraient pas préalablement, par écrit, vouloir obéir à toutes les lois de l'Etat ; pas un prêtre ne se soumit à cette obligation et tous les traitements furent supprimés.Nous ne mentionnons qu'en passant les lois de bannissement contre toutes les congrégations, religieuses.L'Etat continua à forger des armes jusqu\u2019en 1878.: Dès la fin de 1877, les deux tiers des sièges épiscopaux étaient privés de leurs pasteurs, exilés après un emprisonnement plus ou moins long.Sur les 4,600 cures, plus de 1,000 s'étaient vu enlever leurs pasteurs.y Dans le senl diocèse de Cologne i avait plus de 800 paroisses dans ce triste cas.Aussi l\u2019irréligion fit des progrès rapides, les colonnes socialiste se grossirent d\u2019une façon inquiétante.Tout à coup il y eut un brusque changement.Les attentats commis contre l\u2019empereur par les Hædel, les Nobiling prouvèrent que le gouvernement prussien avait ébranlé le tréne en voulant abattre l'autel.L'Etat finit par s\u2019apercevoir que toutes ses prétendues victoires étaient des défaites morales, et que l\u2019Eglise, au lieu d\u2019être affaiblie, avait êté fortifiée ; que les fidèles étaient devenus plus persévérants, et qae beaucoup de tièdes avaient été, par le culturkampf, rame- és dans le bercail du pasteur légitime.L'heure de la retraite avait sonné pour l'Etat.Il s\u2019y décida après de longues hésitations et des lenteurs Aero yables.La loi du 14 juillet 1880 marqua la première étape sur ce chemin de retraite qui aboutit à.Rome, au centre de la chrétienté.Les évêques furent dispensés du serment de fidélité aux lois existantes, et les traitements ecclésiastiques farent rétablis dans les diocèses dont les évêques n\u2019avaient pas été exilés.Les sièges devenus vacants par suite de lamort de leurs vénérés titulaires furent pourvus, et les prélats exilés, à l\u2019exception de NN.SS.les archevêques de Posen et de Gnesen, purent rentrer dans leurs diocèses.La deuxième étape fat formée par la loi du 81 mai 1882, qui abolit, du moins partiellement, les prescriptions en ce qui concernait lesexa- mens que l'Etat voulait imposer aux jeunes clercs.En juillet 1883, il y eut une nouvelle étape, et les liens les plus durs imposés au clergé furent brisés.Le service divin put ainsi être à peu près réorganisé dans les paroisses privées de leurs pasteurs.On s\u2019approchait de plus en plns de Rome.Le 15 février 1886, on était déjà en vue de la Ville éternelle.La chambre des seigneurs fat saisie d\u2019un projet de loi, portant réouverturedes grands et des petits séminaires et abolition de la fameuse haute cour ecclésiastique.Aux trois premières étapes, on usait des pouvoirs discrétionnaires pour donner à entendre que l'on pouvait encore rebrousser chemin.Mais à la dernière étape, on prit rê- soliment la voie de la revision.Aussi a-t-on fini par entrer à Rome, et des'négociations eurent lieu entre la cour du Vatican et celle de Berlin.Le chancelier, en entamant ces négociations, a reconnu que le pouvoir civil n\u2019est ni l\u2019unique ni la dernière source du droit.Le Saint-Pére a ré- I pondu par les concessions qu\u2019il.pou- Vait accorder.C'est maintenant au prince de Bismarck de rejeter au loin tout ce qui reste des armes forgées pour le kul- turkampf.En somme, l'Eglise est sortie victorieuse de la lutte, ce n\u2019est pas elle qui a combattu pro nihilo.L'Église en Allemagne est fortifiée et plus influente que jamais, et Rome a eu la satisfaction de voir poser par le prince de Bismarck un terrible point d'interrogation à la brèche de Porta Pia.La lettre du chancelier allemaud au Souverain-Pontife portait le titre de Sire, que l\u2019on n\u2019emploie qu\u2019envers les rois régnants.Le prince de Bismarck a, dans la \u2019 séancè du 12 avril dela Chambre des seigneurs, rendu un juste hommage à la haute sagesse souveraine du Pape Léon XIII.La pacification religieuse compléte de la Prusse ne peut tarder, celle de toute l\u2019Allemagne suivra.Déjà Mgr Spolverini est arrivé dans le grand duché de Bade ; la vacance du siège y prendra bieritôt fin, et conformément aux intentions du souverain de ce pays, une revision politico-ecclésiastique s\u2019y fera, comme dans le grand-duché de Hesse, où le siège de Mayence aura, après une vacance de dix aus, un digne successeur de Saint Boniface et Mgr Ketteler.: Puissent tous les hommes d\u2019Etat, et surtout ceux qui tiennent la France, répondre, à l\u2019imitation de ce qui s'est fait en Allemagne, aux appels du Saint-Père ! Ce sera la paix avec l\u2019Eglise, présage et garantie de la paix dans l'Etat.H.-G.FROMM.P.-S.\u2014La loi qui areeu la sanction royale le 21 mai, a paru dans le Reichsanzeiger.Mgr Le Breton \u201d- Un nouveau deuil vient affliger l'Eglise de France.Mgr Pierre-Marc Le Breton, évêque du Puy, est mort hier en sa ville épiscopale, à l\u2019âge de quatre-vingt-un ans, après une longue maladie qui faisait malheureusement prévoir ce douloureux événement.Il y a quelques années, lorsqu\u2019il sentait venir la fatigue avec les ans, Mgr Le Breton, qui avait,en véritable évêque, la sollicitude instante des intérêts religieux de son diocèse, avait souhaité d\u2019avoir un coadjuteur, pour laisser entre ses mains en toute confiance le fardeau de l'administration épiscopale en ces temps si particulièrement difficiles ; mais ce souhait ne put être exaucé, et, les fatigues du pieux évêque s\u2019en accrurent, si bien que dès lors il se préparait à la mort avec une admirable édification.Mgr Le Breton était né à Pléven (Côtes-du-Nord), le 25 avril 1805.De bonne heure il avait fait remarquer les qualités qui devaient l\u2019élever au rang des princes de l\u2019Eglise, et il était chanoine titulaire et vicaire général de Saint-Brieuc quand il fat choisi, en 1863, pour occuper le siège du Puy.On sait avec zèle il ajouta encore, pendant son administration, à l'éclat des fêtes qui témoignent de la dévotion des fidèles à Notre- Dame.C'est le même empressement qu'il apporta pour faciliter à plu- siqurs reprises la tenue, en sa ville épiscopale, du concile provincial, dont le dernier eut lieu sous la présidence du regretté archevêque de Bourges, Mgr de la Tour d\u2019Auverne.5 Ainsi ses œuvres le loueront, et nul doute que ses vertus n'\u2019obtiennent à son diocèse la grâce d'être gouverné, après lui, par un évêque selon le cœur de Dieu. JOURNAL D ES CAMPAGNES | .UN CLICHE L'Eleoteur d'avant-hier se posait la question suivante : Le:gouvernement Ross a-t-il amélioré la situation finan- ctère de la province ?Et il se répondait comme suit : Pour quiconque est quelque peu renseigné sur l\u2019état de nos finances, cette question est plus que simple, elle est naïve.,[ C\u2019est malheureusement, - en effet, qu\u2019un fait trop certain que le gouverge- ment Ross, loin de ralentir la marche de la province versla ruine et la banqueroute, l\u2019a, au contraire précipité avec violence.La démonstration en est facile.Pour faire cette démonstration l\u2019Electeur compare le chiffre de la dette nette en 1880 avec celui de la dette nette en 1886, et, constatant une augmentation de $4 218 057, il crie à la ruine financière.¢ Cette démonstration ne rangera pas son auteur parmi les Rothschild et les Baring.Ce n'est pas en étudiant uniquement\u2019 l\u2019augmentation de la + dette qu'on peut arriver à connaître |' la vraie situation financière d\u2019un pays.Dans le cas actuel, cetté augmentation a en pour cause des travaux et entreprises publiques d\u2019inté- Têt provincial.Et à cette augmentation \u2018a corrrespondu une augmentation de nos ressources.Pour constater si le gouvernement Ross a amélioré nos finances, il faut étudier les revenus et les dépenses dans leurs évolutions annuelles.Sur ce terrain voici des chiffres et des faits que nous défions l'Electeur d\u2019entamer ou de nier.Lé 30 juin 18883 les recettes ordinaires étaient de $2,752,438, et les dépenses ordinaires de $2,007,465, laissant un déficit de $255,02\"7.Le 30 juin 1884 les recettes ordinaires étaient de $2,885,081, et les dépenses ordinaires de $3,121,166, laissant un déficit de $236,195.Le 30 juin 1885 les recettes ordinaires étaient de $1,962,806, et les dépenses ordinaires de $2,937,856, laissant un SURPLUS DE $24,950, Le gouvernement Ross est arrivé au pouvoir en janvier 1884.Doncen deux ans d\u2019administration, il a transformé un déficit de près de $300,000 en un surplus de près de $25,000.Ces chiffres sont absolument inattaquables, et nous défions qui que ce soit de les contredire.Poursuivons cette étude.Le 30 juin 1888 les dépenses ordinaires étaient de $3,007,465.Le 80 juin 1885 elle n\u2019étaient que de $2,987,856, soit $70,000, en chiffres ronds, de DIMINUTION dans la dépense.Le 80 juin 1888 les recettes ordinaires étaient de $2,752,488.Le 30 juin 1885 elle s\u2019élevaient à $2.962,- 806, soit vne AUGMENTATION de $210,368 dans le revenu.Après tout cela,celui qui viendrait prétendre que nos finances sont moins prospères en 1886 qu\u2019en 1883, celui-là ne serait qu\u2019un imbécile ou un aveugle volontaire.Augmentation du revenu, diminution de la dépense, déficits changés en surplus, voilà les trois grands traits de la politique financière du cabinet Ross.On aura beau ergoter, manipuler les chiffres, torturer les Oomptes-Publics ; on n\u2019éphappera pas à ce résultat magnifique.Nous prions nos lecteurs de remarquer que la diminution de la dépense, de $70,000 seulement si l\u2019on compare l'exercice de 1884-85 avec celui de 1882-88,.est de $8184,047 si l\u2019on- compare cet exercice avec \u2018celui de 1888-84.Le tableau suivant est tiès élo- quent : Législation en 1883-84.$216,564.78 \u2018 1884-85.00000000 185,217.98 Diminution.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u20260.$ 31,646.80 Gouvernement civil en 1883-84.$202,820.80 \u201c 1884-85.187,874.12 Diminution.vverrnenn.$ 14,945.80 Administration de la justice en 1883-84 $385,908 5.00 Administration de la justice en 1884-85 \"356,646.48 \u2018Diminution.ru.$ 29,338-67 Inspection des bureaux publics en 1883-84.00 vivir iinet $ 9,539.59 Inspection des bureaux publics en 1884-B5.202 200000 ces one vec 00e 6,838.97 Diminution.00 $ 2,700.62 Immigration en 1883-84.4 $ 17,000.00 a 1884-85.0.00 2.9,868.24 Diminution.c.0000 $ 7,131.76 \u2018Travaux et édifices publicsen 1883-84.$126,220.80 Travaux et édifices publics en 1884-85.68,928,67 Diminution.\u2026.0.$ 57,292.19 Terres de la Couronne en 1883-84.$176,499.40 Terres de la Couronne en 1884-85.135,508.00 Diminution.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.$ 40,991.42 En tout, il est incontestable que le gouvernement Ross a fait des économies pour $184,047.08.N'est-ce pas là améliorer les finances de la province ?py > L'exposition Coloniale de Londres Monsieur le Rédactear, tains commerçants de Montréal - se plaignent de l'administration de l'Exposition Coloniale de Londres, On aurait retardé l'installation de leurs objets exposés, de manière à ne pas les faire rentrer dans les catalogues et à les soustraire à l'examen d'un grand nombre, si non de la majorité des visiteurs.Je suis loin de-les blâmer de leur mécontentement, mais je les trouve encore plus heureux que moi, car ce n\u2019est pas seulement un retard qu\u2019on apporte à l\u2019exposition des objets présentés par moi, mais un refus formel de les exposer.Voici comment les choses se sont passéss.Du moment que j'appris que l\u2019Hon.G.Ouimet avait été appointé Commissaire pour l\u2019Exposition, je fus le trouver et lui dis que je voulais exposer : lo.Une table botanique, renfermant toutes les essences ligneuses de la Province de Québec ; 20.Un insecte sculpté, la Cicindela purpurea, d\u2019environ + pouce de longueur à l\u2019état actuel, et sculptée en bois de la grosseur de 2 pieds et 9 pouces; œuvre de notre habile artiste M.L.Jobin ; 30.Un exemplaire de mes ouvrages.C'est très bien me dit M.Ouimet, aussitôt que ces objets seront prêts, envoyez -les ici au Département.Voici maintenant ce que m'écrit M.Ouimet de Londres, en date du 1 juin : \u201c Je dois vous dire que je ne puis assumer la responsabilité que vous m\u2019imposez ; 10.Je n\u2019ai.pas d'espace suffisants pour exposer mes propres objets, et je ne puis par conséquent en accepter d\u2019autres ; 20.Les objects que vous envoyez ne sont pas de ceux qui sont en usage dans les écoles ; 80.Je ne suis pas autorisé à faire des dépenses pour faire vitrer \u2018 Hl ™ Je vois par les journaux.quê cer-i|- rayons de bibliothèque, et enfin je ne puis exposer en vênte, dans le département \u2018qui m'est confié, des objets d\u2019aucune espèce.Je ferai mettre la caisse en sûreté ici, ou je la ferai déposer chez le libraire que vous m'indiquez.si vous y consentez.\u2019 Evidemment il y a défaut, et défaut ave dans le rouasge de l\u2019adminis- tion.Comment M.Oaimet peut-il accepter des objets à Québec, et les repousser une fois rendus a Londr.s ?Comment était-il autorisé à en payer le transport, s\u2019il ne l'est pas à lés étaler convenablement ?Commeut n'a-t-il pu voir que ces objets n'étaient pus de Ceux en usage dans ses éculrs, que lorsqu\u2019ils ont été rendus à Londres ?ou qu'après avoir reçu ma luttre lui annonçant leur départ de Québec ?Car les colis n\u2019étaient pas encore arrivés lorsque M.Ouimet m'\u2019écrivit.Ainsi donc, j'aurai fait travailler \u2018des ouviiers pendant des mois ; j'aurai mis à l'épreuve l\u2019habilité d'un statuaire des plus carables, qui a réussi de manière à étonner tous ceux qui ont vu son œuvre ; j'aurais pancaïtes et un catalogue des 74 espèces ligneuses que contient ma \u2018ces objets dans des Caisses jusqu\u2019à ouvrir ! Bel avantage aux ouvriers qui veulent montrer leur habilité, aux artistes qui veulent prouver que Part ne vous est pas tout-à-lait \u2018inconnu; à l'écrivain qui veut témoigner que la science a ici aussi des adeptes ! Evidemment il y a quelque \u2018pièce qui fait défaut dans ce mécanisme, et j'invite qui de droit à voir s\u2019il n\u2019y aurait pas possibilité d'y remédier.L'abbé PROVANCHER.Cap Rouge, 17 juin 1886.A Ste Anne de Beaupré GUERISON EXTRAORDINAIRE Parmi les événements qui feront époque dans les annales de la Société de St-Vincent de Paul-et que l\u2019on se rappellera toujours avec bonheur, on peut sans contredit placer au premier rang le pélérinage de dimanche dernier.Dès six heures du matin, on voyait déjà surle bateau Brothers plus de cinq centsdisciples du grand apôtre dela charité, accourus de toutes les parties dela ville pour prendre part an pélérinage annuel des membres à Ste-Anne de Beaupré.Grâce au zèle, à l'énergie, à l\u2019activité de l'organisateur, M.J.B.Thibaudeaut, président de la conférence N.-D.des Anges, tont avait été disposé d'avance, arrangé, prévu ; aussi les choses se sont-elles passées d'une manière splendide.- Outre le tribut d'hommage que les enfants de Saint-Vincent vont rendre solennellement chaque année à la digne mère de Marie, ils avaient de plus, cette fois, à installer dans son sanctuaire une magnifique statue de leur Saint et vénéré patron, c'est ce qui explique la grande affluence de pélerins.Vette pièce artistique a pour auteur M.Louis Jobin qui a été diri- & dans son travail par M.Rho dont a reputation d'artiste est déjà faite \u2018depuis longtemps.Au moment du départ M.le Grand-Vicaire C.Légaré a fait la\u2019 bénédiction de cet objet religieux au milieu des chants enthousiastes des assistants.Un chœur composé de plus de trente voix exercées, vibrantes et sonores, dirigé par M.C.Légaré maître chantre de la Basilique et par M.Moisan, a largement contribué à rehausser l'éclat de cette fête religieuse.M.Jules Verret a touché l\u2019harmonium à bord et l\u2019orgue à l\u2019église avec un talent qui lui fait hon- \u2018 des casiers, ou pour acheter des à la suite, puis venaient le ohœur et fait imprimer à grands frais des : gnifique.table ; tout cela pour faire promener: Londres et les ramener sans les neur.Pendant la traversée; aller et retour, lès'chants sacrés ont rempli la partie la plus intéressante du \u2018programme.;Ç c Arrivé au quai de Ste-Anne, on se rendit processionnellement à l\u2019église dans l\u2019ordre suivant, en chantant les litanies de la Sainte Vierge.Quarante enfaiits du Patronage portant chacun un étendard, ouvraient la marche sous la conduite de M.l\u2019Abbé Lasfargues chapelain de l'œuvre et de M.Tardé le directeur.Venait ensuite la Statue de St-Vincent de Paul portée par M: C, N.Hamel, président général dela Société, par M.F.E.Hudon, président du Conseil particulier de Québec et par deux présidents de conférences.Les autres présidents ayant à leur tête M.le\u2019Grand-Vicaire OC.Légaré, et M.l'abbé Têtu, marchaient tous les autres pélerins.La Statut À fat déposée dans le chœur surun Ÿ | piédestal, du côté de l\u2019évangile.M.l'abb& Têtu dit la messe basse des pèlerins et M.le Grand-Vicaire chanta la grand\u2019messe pendant laquelle les voix puissantes des chanteurs mélées aux accords harmonieux de l'orgue produisaient un effet ma- Après les exercices du matin, une grande partie des pélerins allèrent.prendre le diner au couvent \u2018des Dames de la charité dont l\u2019empressement pour procurer à leurs hôtes tout le confort possible est au dessus de tout éloge.La politesse, la prévenance, l\u2019urbanité de ces bonnes religieuses devraient engager les pèlerins d\u2019encourager leur établissement de préférence à tout autre, attendu que tout leur revenu est employé pour les fins de la charité.À une heure \u2018et demie, les cloches appelaient de nouveau les fidèles aux exercices de l'après midi.Il se passa alors une de ces scènes.touchantes qui ne s\u2019effacent jamais de la mémoire de ceux qui en ont été témoins, Une jeune malade de 22 ans, Mme Dr Anger, de Great Falls, N.H.fille de M.le notaire Magnan, de Joliette, était à Ste-Anne, et se faisait porter tous les jours au sanctuaire pour prier la Sainte de lui rendre la santé.Elle souffrait depuis dix-sept mois du rhumatisme articulaire, depuis un an elle avait perdu complètement l'usage de ses jambes.À chacune de ses visites à l\u2019église de Ste-Anne, elle avait prié avec ferveur et, samedi, elle \u2018avait réussi à se tenir debout et même à faire quel- qués pas dans la nef.Dimanche, à la vue de tout le monde, elle s\u2019est levée de nouveau et, au milieu de l'émotion générale, a proclamé sa guérison.Ce fut une scène de larmes pour tout le monde.Après la vénération des reliques et la bénédiction des objets de piété, le Révérend Père Debongnie fit le sermon de circonstance, où il s\u2019appliqua surtout à démontrer les avantan- ges qu\u2019il y a pour tout le monde, mais plus particulièrement pour les membres de St-Vincent, de prier et de visiter Ste-Anne ; elle visite, soit par des guérisons, soit par d\u2019autres grâces, ceux qui la prient et la\u2019 visitent.On doit la prier aussi parce qu'elle est la mère de la Sainte Vierge et que c'est par le canal de celle-ci que les grâces nous arrivent.A quatre heures, le Brothers se remettait en route pour Québec par un temps enchanteur.La montée fat employée au chant des vêpres et de cantiques pieux.Le Te Deum et le cantique : Nous vous invoquons tous, vinrent ensuite clore la série des exercices religieux de cette belle journée.; Somme toute, le pèlerinage des membres de la Société de St-Vincent de Paul a été un véritable succès.UN PÉLERIN. a LA RECEPTION DES.ZOUAVES PCR Les zouaves pontificaux ont été | reçus hier après-midi en audience privée par Son Eminence le cardinal Taschereau dans la salle du Trône du palais cardinalice.Ils étaient au nombre de dix-huit, ayant à leur tête le révérend M.Bélanger, curé de St- Roch et aumônier de la section: de Québec ; voici leurs noms : Lieutenant colonel Hughes, président-gé- néral de l'Union Allet, MM.les chevaliers Drolet, LaRocque, Vallée, MM.Trudelle, Rouleau Brunelle, M.Bourget, A.Bourget, Vohl, Lebel, Toussaint, Garneau E., Dumontier, Renaud, Roy, Bernier et Normandin.Son Eminence avaitses cotés le réverend M.Legaré, vicaire général, le réverend M.Paquet, curé de Ste-Pétronille, le réverend M.Marois, secrétaire,le révérend M.Têtu, aumônier, et le réverend M, Gagnon, assistant secrétaire.Les zouaves étaient tous en habits de ville, mais ils portaient sur leur poitrine les insignes de l'Union- Allet.Le président s\u2019avança au milieu de la salle, près du trônne, et donna lecture de l'adresse suivante présentée par le bureau de régie au nom de tous les zouaves : \u2018 A Son Eminence, \u2018Monseigneur Elzéar Alexandre Taschereau, Cardinal, Archevéque de Québec.EMINENCE, Permettez aux anciens soldats de: Pie TX de venir vous exprimer leur joie en apprenant qu\u2019il avait plu à Sa Sainteté Léon XIII d\u2019élever Votre l{minence à la dignité de Grand Electeur du Lieutenant de Dieu sur la terre.Le Canada tout entièr remercie le Saint-Père de sa munificence et se re- jouit de voir appeler Votre Eminence à faire partie de cette admirable aristocratie de la Cour Romaine, la première du monde.L'historien protestant Macaulay, le reconnaissait en écrivant: Les plus @A filères maisons royales ne datent que 48 d'hier comparées à cette succession de Pontifes, qui par une série non interrompue remonte du Pape qui a sacré #9 Napoléon dans le XIXème siècle au 389 Pape qui sacra.Pepin dans le VIILième et bien au délà.Nous sommes donc flers comme canadiens et comme anciens soldats du Pape, de voir l\u2019Eglise du Canada représentée par son prelat, le plus distingué, dans le grand État Major Général de la \u201c Portion de Dieu\u201d, et le Siége Episcopal de Québec, greffé sur le vieil arbre héraldique de l\u2019Eglise.M8 Cet évènement est une nouvelle M preuve de l\u2019universalité de l'Eglise ca- ÿ tholique qui traite avec la même ten- M dresse, la mêmie justice et avec la même faveur, un Evêque, simple colon de la # protestante Angleterre, en l\u2019élevant au même rang et en le revôtan.de la même pourpre que les Archevêques de Londres et de Pariset que les Primats des plus puissants Empires.Quel honneur, en effet, de voir le successeur des Laval, des Briand et des Plessis, élevé, à la grande joie non seulement de tous les fidèles, mais aussi du gouvernement anglais, à la même dignité que les Wiseman, que les New man et que les Mannig!C'est à l'influence bienfaisante de la religion que Bl notre jeune pays doit ses étonnantes ÿ conquêtes pacifiques, résultat de l\u2019heureuse alliance entre l'Eglise et l'Etat, - SON EMINENCE A CHARLES- b.BOURG Son Eminence le cardinal Taschereau est parti hier après-midi pour Charlesbourg, où Elle va continuer la visite pastorale commencée par Sa Grandeur Mgr Lorrain.LS À deux heures, les cloches de'la basilique annonçaient à toute volée le départ de Son Eminence, qui était accompagnée d\u2019un grand nombre de membres du clergé et de citoyens montés sur de superbes carosses tirés par deux chevaux.Le cortège se composait au moment du départ d'ane trentaine de somptueux équipages.Immédiatement après la voiture de Son Eminence \u2018venait celle du comte de Premio-Réal, consul d'Espagne, trainée par quatre magnifiques chevaux.| Au pont Dorchester, Son Eminence fut reçue par la plus grande partie de la population de Charlesbourg, qui n\u2019a rien épargné pour faire une brillante démonstration au nouveau prince de l'Eglise.Sur tont le parcours du cortège, la voie disparaissait pour ainsi dire sous un amas de drapeaux et de banderoles.Les rues du Palais, St-Joseph et du Pont présentaient un coup d'œil vraiment enchanteur.La route de Charlesbourg était aussi richement pavoisée ; on avait érigé en différents endroits sept arcs de triomphe de verdure.: + À l\u2019arrivée do Son Eminence à la porte de l\u2019Eglise, la fanfare de la paroisse fit entendre ses accords les plus harmonieux, et la foule immense qui encombrait la grande place se précipita à genoux sous la main bénissante du vénérable membre du Sacré-Collège.Le spectacle était émouvant, et la paroisse de Charlesbourg n\u2019a jamais été témoin d\u2019une démonstration aussi imposante et aussi enthousiaste.La joie était à son comble.M.le maire présenta l'adresse suivante à Son Eminence, au nom de tous les citoyens de cette paroisse : A Son Eminence le Cardinal E A.Taschereau Archevéque de Québec.Eminence, Déja la paroisse de Charlesbourg a eu le bonheur d\u2019être visitée en tournée pastorale la première année de votre épiscopat.Combien est-elle plus fière et plus heureuse aujourd\u2019hui d'être en tête des paroisses que votre\u2019 Eminence doit visiter après sa promotion au rang sublime de Prince de l\u2019Eglise, et d\u2019être la première qui, dans cette touruée pas- tôrale, aura l'honneur de Lui présenter ses humbles mais vives et ardentes félicitations.D'autres pourront peut-être le faire en termes plus habilement exprimés, mais aucune ne participera, avec un sentiment plus vif, à la joie univer- selic, qu\u2019à causée cet honneur suprême, accordé à un fils du Canada par le Grand Pontif Léon XIII, heureusement régnant.Ce titre de Cardinal de la Sainte Eglise Romaire, peu connu jusqu\u2019à présent dans nos campagnes, a été bientôt el facilement compris par notre population rurale, si pleine de foi et comparativement si instruite de sa religion, grâce au zèle sacerdotal de notre clergé, Pour en faire apprécier toute l'importance il a suffi de dire que les Cardinaux sont'ces Princes de IF.glise à qui est confiée la sublime mis sion d\u2019élire le successeur de St Pierre, et ensuite, de l\u2019aider dans le gouvernement de l\u2019Eglise Universelle.La paroisse de Charlesbourg n'a donc .pas élé étonnée de l'immense retentis- -sement produit dans tout le pays par la npuvelle de votre élévation au Cardinalat ; et si elle à compris que cette promotion était un honneur qui srejaiilit sur tout le pays, de l'Océan Atlantique à l'Océan Pacifique, en ce que c\u2019est une reconnaissance de l'importance sociale du Canada tout entier, elle a aussi parfaitement compris quesc\u2019est une gloire spéciale pour le Canada francais d\u2019avoir fourni le premier titulaire de cette sublime dignité ; et elle sait bien, quels que soient ces titres généraux à l'hon- .neur que nous fait le Souverain Pontife, elle sait bien, dis-je, que Je choix de Sa Sainteté Léon XIII ne serait pas tombé sur la personne.de Votre Eminence, si ce juge compétent n\u2019eût trouvé en Élle les vertus et les autres qualités qui la distinguent et qui l'avaient déjà appelée au rang de chef de la hiérarchie catholique dans la Province de Québec.La promotion de Votre Eminence est donc tine récompense personnelle de ses travaux, de ses luttes et de ses - vertus en même temps qu\u2019un lustre extraordinaire reflété sur toute la Puissance, et c\u2019est pour cette raison surtout que les paroissiens de Charlesbourg sont heureux de vous prier d\u2019agréer leurs respectueux hommages.et l\u2019expression de leur \u2018bonheur d'aujour- d\u2019hui.to Nos enfants, lorsque nous aurons dis- para de - la scène de ce mopde, rappel- eront à leurs descendants la faveur que le Ciel leur aura accordée, d\u2019avoir reçu le sacrement de confirmation de la main du premier canadien devenu Prince de l\u2019Église.Puisse ce beau souvenir'être, pour ces chers enfants, un motif et un gage de persévérance.! Daigna le Dieu de toute bonté accorder à Votre Eminence une carrière cardinalice heureuse et une longue vie, ul nous permette de jouir bien des ols encore de la visite ct des bénédictions de Votre Eminence.Ce sont là les vœux que déposent, avec respect, aux pieds dé Votre Eminence les paroissiens de Charlesbourg.Le maire de Charlesbourg, Jacques LEFEBVRE.Charlesbourg, .21 juin 1886.La réponse de Son Eminence fut des plus touchantes, et les paroles tombèrent de sa bouche comme une rosée bienfaisante sur la foule innom- blable qui I'entourait.Son Eminence paraissait vivement émue et enchanté¢ de l\u2019ovation dont Elle était l\u2019objet en cette circonstance à jamais mémorable.: Hier soir, il y a eu illumination et feux de joie aans presque toute,la paroisse.De la ville, le.coup d'œil était charmant.On dit que les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.C\u2019est presque toujours vrai, mais le dicton populaire ne s\u2019est pas réalisé hier.Le lundi a bien suivi le dimanche, mais il lui a rassemblé : Même joie, même enthousiasme, même déploiement de drapeaux et d\u2019oriflammes, et même empressement à saluer le premier cardinal canadien.SE ESA EE Nous apprenons avec douleur la mort de Mllc'Lace Chapais, décédée dimanche, à la Rivière-Ouelle, à un âge très avancé.Son service et sa sépulture ont eu lien ce matin.Elle était la sœur de feu l'honorable M.Chapais, sénateur.Nous prions la famille d'accepter nos sentiments les plus sincères de condoléances.ÉCURIES ONE CNP SET JOURNAL DES- CAMPAGNES © ~ 11 * Undramne en mer Malheureux naufragé : § JOUR SANS MANGER » Londres, 21.\u2014 Le navire américain Frank Pendleton venant de San Francisco est arrivé à-Queenstown aujour- d\u2019hui, Il avait à son bord le contre- maitre de la barque britannique Arklow, capt Pye, partie de Mannille pour Montréal.Cette barque est .venue en abordage le 8 mai avec un navire de nom inconnu.Lo capitaine, sa femme, son enfant et 10 hommes de l\u2019équipage s'embarquérent dans une chaloupe de sauvetage.Le contremaître partit seul dans une petite chaloupe ouverte.On craint que les personnes qu\u2019il y avait dans la chaloupe de sauvetage soient perdues.Le contre-maître a eu beaucoup à souffrir.Il a été huit jours sans nourriture, sans eau et sans vêtements.Ce qu\u2019il avait emporté avec luia été perdu lorsque sa chaloupe a chaviré.Îlse cramponna à la quille et y demeura durant 26 heureset parvint enfin à la relever.| Il prit sa chemise et la tendit pour s\u2019en faire une voile.1l prit quelques poissons volants qu\u2019il mangea.11 continua dans cet état durant six jours, regardant toujours mais en vain pour voir s\u2019il n\u2019apercevrait pas une voile.A la fin il perdit connaissance.C'est alors que sa chaloupe fut vue par le Frank Pendleton, le 16.mai.On embarqua le contre-maitre a - bord et on lui donna les soins nécessaires.+.Politique Anglaise Londres, 21\u2014Le Standard attaque Chamberlain.Il dit gue le chef radical en a maintenant dit assez sur ses sacrifices personnels.Il y a des gens quine se vante pas mais qui ont fait plus de sacrifices que lui.M.Chamberlain ferait mieux de s\u2019en te- nirau principe home rule.M.MacDonald, landlord irlandais, a été choisi pour faire la lutte au frère de Chamberlain dans le comté de Islington Quoiqu'il soit aveugle de naissance c\u2019est un homme instruit et très bon orateur populaire.Le Times publie ce qu\u2019il appelle une circulaire spéciale privée envoyée dernièrement par le président du conseil suprême aux différents centres de la fraternité des irlandais républicains dans tout .l'empire et l'Irlande.Ce document est considérable etil expose que c\u2019est aux fé- niens que doit être attribuée l\u2019avantageuse position dans laquelle l'Irlande se trouve actuellement à l\u2019égard de sa prochaine indépendance.Tous les irlandais sont invités à aider Gladstone.Au bas de ce document on demande de\" le détruire aussitot aprés lecture.Le parlement sera dissout samedi.Lord Randolph Churchill dans le manifeste qu\u2019il a adressé à ses électeurs dit : \u201c La constitution devra être détruite, le parti libéral divisé et, tout cela, pour satisfaire l\u2019ambition du Vieillard (Gladstone).En un mot, quel catastrophe pour I'empire, uels malheurs sans nombre cet idole, ce-fétiche va causer.\u2019 -_\u2014\u2014 L\u2019anniversnaira de In reine Londres, 21 :\u2014\u2014 Le 49e anniversaire de l'accession au trône de la Reine Victoria a été célébré samedi soir par une série de représentations dramatiques L'auditoire était d'élite et des mieux choisis.On y voyait le Marquis de Lorne et la princesse.Louise, les principaux membres du barreau de Londres.Après que le chœur ent renduun certain nombre de morceaux, un rideau s2 tira et sur un trône temporaire était placé un buste de grandeur naturelle de la reine.Echos & nouvelles Accident Un cheval attelé sur une voiture de \u2018maître .est parti à l\u2019épouvante.hier aprés-midi, dans la rue Saint-Jean, intra muros.L'attelage emporté, suivant les rails des chars urbaine, est venu en collision avec ces derniers qui descendaient de Ja Haute-Ville, vis-à-vis l\u2019atelier de M.Vallée photographe.L\u2019arrière-train de la voiture s'est brisé dans la secousse ainsi que les \u2018brancards, et le cheval, sans aucune blessure, a pdursuivi sa course jusque dans la rue de la Fabrique, où l\u2019on est parvenu à l\u2019arrèter.Cet attelage appartenait à un M.Falardeau.Un conte D'après un conte tchéque, rappelé par le journal les Kvety, le diable, quand il fut précipité du ciel, se neurta contre la terre avec une telle violence que son corps se dispersa en lambeaux.La tête tomba en Espagne, le cœur en ltalie, le ventreen Allemagne, les mains en Turquie et en Tartarie et les pieds en France.C\u2019est pourqui les Français aiment la danse, les Turcs et les Tartares le pillage, les Allemands la table, les Italiens l\u2019amour et la trahiseu, les Espagnols les satisfactions de l\u2019orgueil.Aux Slaves échut la tablette que le diable tenait en main au moment de sa chute, afin qu\u2019ils pusseut y inscrire toutes les injustices dont ils sont victimes de temps immémorial : or, cette ablette n\u2019a plus une place vide.Cercle catholique de Québec Les officiers du Cercle cathelique élus pour l\u2019année 1886 sont : Président\u2014M.le Chevalier Vincelette, Vice-Président \u2014Dr N.E.Dionne.Secrétaire - archiviste.\u2014 Dr J.B.Boulet.Assistant-sec.-arch.\u2014M.P.E.Réaume.Secrétaire-correspondant.\u2014 M.A.C.Guilbault.\u2019 .Ssistant secr.-corr.\u2014M.P.E.Hamel.Trésorier.\u2014M.J.A.Langlais.Assistant-trés\u2014M.J.Allard.Bibliothécaire \u2014M.F.M.Lachaine.Assist-biblioth\u2014M.J.Dubé.Autres Directeurs : MM.A Robitaille et E.Turgeon.Solennité Les fètes données dans la semaine du' 18 juillet prochain, à l\u2019occasion de l\u2019in- \\tronisation de Monseigneur l\u2019archevé- que de Québec au rang de Cardinal, seront ouvertes par ude grande solennité artistique à laquelle doivent \u2018prendre part plusieurs célébrités étrangères.Cette démonstration si nous en croyons la rumeur, sera probablement la plus grandiose qu'on ait encore vue à Québec.Nomination M.Napoléon Lortie est nommé commissaire d\u2019écoles pour la municipalité de St-Roch-Nord; duns le comté de Québec.: Suspendu de ses fonctions Le pilote Brown, qui avait la charge de \u201c\u201cl\u2019Avlona\u201d lorsqu\u2019il s\u2019est échoué sur la Pointo St-Valier, a été suspendu mardi pour quatre mois et condamné à payer les frais.Il parait que M.Brown doit en appeler de ce jugement.Accident Un enfant de quatre ans, du nom de Fox est tombé hier midi d\u2019une fenêtre de la demeure de ses parents, au deuxième étage d\u2019une maison de la rue St-Jean, sur le trottoire, et s\u2019est fracturé une jambe.Le pauvre petit avait aussi la figure toute ensanglantée, et le Dr Morin qui a été appelé à lui donner \u2018des soins, pense qu'il existe des lésions internes.Suicide Un nommé Xavier Moreau, de St- Antoine de Tilly, a été trouvé pendu dans sa maison, mardi.Une enquête a élé tenue hier parle Dr.Moraud, de Lotbinière, député-coroner du district de Québec.Mortalité Daas un champ en bas du cimetière Belmont, sept vaches appartenant à plusieurs laitiers sont mortes lundi et -mardi.Le docteur Couturo, et le docteur Brophey ont émis l\u2019opinion que l\u2019égoût du cimetière, qui passe dans ce champ, pouvait bien être la cause de la mort de ces animaux.Une brillante démonstration Jeudi.après-midi, une démonstration, comme nous en avons rarement vu en cette ville, a eu lieu en l'honneur da nouveau prince de l'Eglise.Tous les enfants qui fréquentent les classes des Frères de la doctfine chrétienne à Québec, sont allés, accompagnés de leurs maitres, présenter une adresse de félicitations au cardinal Taschereau., Ces petits bonshommes, arrivant de Saint-Roch, Saint Jean, Saint-Sauveur, St-Patrice et N-D.de la Garde, se sont réunis au nombre d\u2019environ 3,000, portant bannières, drapeaux et insignes, sur l Esplanade, d\u2019où ils se sont rendus au Palais du Cardinal, précédés de la fanfare de l\u2019Uunion Musicale: Une délégation a été conduit: ala salle du trône où l\u2019adresse a éte lue à Son Eminence qui aété très émue de cette touchante démonstration et qui y à répondu en termes tout paternels.De là, l\u2019immense cortège s\u2019est dirigé vers la Basilique où il est entré et a pris place dans la nef qu'il a littéralement remplie.Son Eminence a alors officié à un salut solennel, pendant lequel les élèves des Frères ont chanté, accompagnés à l\u2019orgue par M.Gustave Gaguon.Après le salut, la procession s'est reformée et a repris, musique en tête, le chemin de la classe.* Chasse à l\u2019Ours Un jeune chasseur, fils de M.Jean Sangster, a tué lundi dernier à Brûlé, Lac Beau port, un Ours qui enlevait des moutons ;a \u2018la ferme depuis quelques jours.La peau de l\u2019Ours à été vendue $12.00 Accident d\u2019armes à feu Napoléon Joncas, de Ste-Louise, comté de I'[let, est mort mercredi des suites d'un accident qui lui est arrivé dimanche dernier.Il était allé à la chasse aux ours, et pendant qu\u2019il était appuyé sur une souche tenant son fusil au côté, il fit partir la détente par accident et le coup lui porta dans le côté droit, la balle \u2018coupa es côtes et alla se loger dans l'épaule.Le Dr Gosselin, médecin de Saint Roch des Aulnaies, appelé immédiatement, déclara de suite que Joncas était frappé à mort.Faux billets de $10 Il circule à Montréal actuellement de faux billets de $10 de la Banque des Marchands.Les gravures sont photographiées, mais la teinte verte sur la face et le dos du billet, au lieu d\u2019être produite par de fines lignes vertes sur le papier blanc, est peinte à la main sur un patron imprimé en couleur sombre.Cette teinte sombre et le ton plus jaune du vert, sont le meilleur moyen de reconnaître le faux.Profession religieuse Ce matin, au monastère des Ursulines de Québec, Mile Theresa Harrison, d\u2019A lexandria, province d\u2019Ontario, a prononcé ses derniers vœux : son nom en religion est Sœur Marie du Rosaire ; aussi Mile Marie-Louise Mathieu, de St-Arsène, sœur converse ; sous le nom de Sr St-Alban.Le Rév.P.Saché a donné le sermon, et monsieur le Grand-vicaire Cyr Légaré présidait'à la cérémonie.Les fraises Samedi des cultivateurs des paroisses voisines, offraient en vente des fraises des champs, \u2018sur le marché Jacques- Cartier.Une bonne innovation La lampe électrique de MM.Bernard & Allaire, coin des rues st-Stanislas et S-Jean, a été placée au milieu de la rue au moyen d\u2019une forte armature en fer.L\u2019étroit couloir de la rue St-Jean se trouvera ainsi éclairé d\u2019enfilade dans presque toute sa longueur.@\u2014 Dans nul autre remède pour le sang, les résultats des progrès de la scieuce n\u2019ont été si constamment utilisés, que dans la Salsepareille d\u2019Ayer véjérinaire, |' Rectification ,( Dans notre compte-rendu au sujet de l'inauguration de l'orgue de Notre-Dame de Lourdes, nous avons attribué le devis de ce magnifique instrnment à M.Déry.On nous informe qu'y y a rrreur ; c\u2019est M.Ernest Gagnon qui est l\u2019auteur du devis.Honor cui honor.Mort subite M.Octave Déry,de l\u2019Ancienne Lorette, est mort subitement ce matin.M.le coroner Belleau est parti pour tenir une enquéte sur cette triste fia.Pénible accident Un jeune homme de 13 à 14 ans, du nom d\u2019Étienne Tremblay, dont les parents résidentà Saint-Sauveur, s\u2019est fait prendre hier une main dans une machine à fendre le cuir, à ll m nufactu- re de chaussures de M.Botterril.L\u2019infortuné jeune homme a reçu des blessures tellement graves que l\u2019amputation a été jugée nécessaire.Mort subite Nous apprenons qu'un charretier du nom de Richard est mort subitement ce matin, au moment où il se préparait à faire un voyage à Lorette.Il y aura enquête.\u2014Les pires maladies du sang sont guéries par la Salsepareille d\u2019Ayer.Les effets en sont immédiats.Onguent et Pilules Holloway Ramède infaillible pour les Maux de .| Jambes et toute espèce de Blessures\u2014La vente extraordinaire de ces précieuses Médecines, dans chaque partie du monde civilisé, est une preuve des plus convaincantes de leur efficacité.Elles guérissent promptement les maux de jambes, les vieilles blessures, les scrofules et les maladie de la peau.Des milliers de personnes souffrantes de ces terribles maladies ont été guéries, après que tout autre remède avait échoué ; il est un faitindubitable, qu\u2019il n\u2019y a point de cas, quelqu\u2019obstiné ou enraciné qu\u2019il soit, que ces merveilleuses Médecines ne soulagent promptéMment et ne guérissent ensuite.Leur action combinée est irrésistible.Jl est inutile d\u2019en dire davantage en faveur de ces célèbres Pilules.Que ceux qui doutent de leurs suprêmes qualités en fassent l\u2019essai.Ebouillantée Une jeune fille d\u2019une quinzaine d\u2019'années, Mlle! Poméla Couture, dont le ère est professeur à l'école des Frères Je St-Sauveur, s\u2019est brûlé assez gravement une jambe et un bras, samedi, en laissant échapper un chaudron d\u2019eau bouillante qu'elle sortait du poêle.\u2014\u2014e tl Atl yt.Avis aux mères Le \u2018\u2018syrop calmant de Mme Winslow \u201d devrait toujours être employé pour ls dentition des enfants.Il calme l\u2019enfant, adoucit les gencives, apaise toutes les douleurs, érit la colique, et est le meilleur remède pour la diarrhée.Vingt cinq cents la bou- teuille.Québec, 18 mai 1886\u20141 an 410 Aux nouveaux Abonnés ! CONDITION : $1.00\u2014 Pour une\u2014$ È.0 vous recevrez le Journal pendant un an, ainsi que les trois.volumes mentionnés plus bas qui sont d\u2019une grande utilité.Ne manquez pas de vous abonner \"au Journal des Campagnes qui se publie tous les JEUDES, contenant 16 pages de matière 4 lire.En outre, nous donnons comme - rime aux nouveaux abonnés TROIS MA EMIFIQUES VOLUMES consistant en : Le Petit Mois du Sacré-Cœur, Le Recueil des Rccettes et le Mé.; decin à In Maison, Le traité sur le cheval et ses maladies.S'ADRESSER A ELZEAR BEDARL Agent du Journal des Campagnes.No 9, RUE BUADE, QUEBEC 6F- Seul autorisé à donner les cadeaux, dget du Prêtre\u2014Budget du - Budget du er 50 © (De l'Univers) Monsieur le rédacteur, _ Je me permets de vous liyrer quelques réflexions dont vous ferez l\u2019usa- \u2018ge que bon vous semblera.,Ç Je crois qu\u2019il serait utile de faire connaître les ressources du: clergé, et voilà pourquoi je soumets à votre haute appréciation les lignes suivantes : LES TROIS BUDGETS La guerre acharnée faite au clergé, le vol scandaleux appelé suppression de traitement, demandent une explication claire et sincère.I) faut, en un mot, exposer la -situation ; terrible pour le vicaire, navrante pour le curé, odieuse pour le spoliateur.Et cette triple situation je vais la mettre sous les yeux dans toute ta Vérité en faisant ressortir ce qui peut empêcher un prêtre -de mourir de faim etun ministre de rougir de honte.L\u2014Le budget du, vicaire En quittant le séminaire, le jeune prêtre emporte une malle contenant ses vêtements et ses livres, plus le souvenir d\u2019une dette de 1,000 à 1,200 fr.pour frais de nourriture et d'entretien pendant un séjour \u2018de don 5 ans.Lorsqu'il prend possession du modeste vicariat que luiconfie son évêque, le prêtre reçoit de l'Etat une pension de 460 fr, la fabrique on la commune donus Un supplément de 300 fr.; les messes [quand on peut s'en procurer] procurent vne moyenne de 500 fr.; plus le fameux casuel, tant prôné par les républicains, et dont le chiffre moyen est de 50 fr.ce qui constitue un budget de 1,800fr.Mais sur ce chiffre de 1,300 francs, il faut déduire la pension que le vicaire paye à son curé pour la nourriture, 500 francs ; l\u2019éclairage, 40 fr.le chauffage, 60 francs ; ce qui ramène le total à '700 francs, \u2018soit 1 fr, 90 par jour.Or, c'est avec le chiffre de 700 francs que le vicaire sera tenu de se vêtir, faire ses aumônes, payer sa dette du séminaire, et souvent hélas subvenir aux besoins de parents âgés et peu riches.C'est avec 700\" francs que le vicaire, pendant les quatre ou cinq ans qu\u2019il restera avec son curé, devra monter son ménage, acheter lit, table chaises, linge et vaisselle ! C\u2019est avec '700 francs qu\u2019il devra pourvoir au soulagement des malades indigents et des bonnes œuvres dans la paroisse ! C'est avec unsi maigre budget que le vicaire sera tenu de payer les dettes du passé, faire honneur à celles du présent, et éviter celles de l\u2019avenir ! N'est-ce pas là un état voisin de la misère ?Si les messes font défaut !.\u2026si une maladie longue et coûteuse vient le clouer sur son lit !.si les parents ont besoin de l'assistance de leur fils !.quelle terrible situation ! Il est impossible au malheureux prétre de faire face aux nécessités du moment, et alors, c'est la soutane râpée, couvert de pièces ; le feu de la cheminée remplacé par la couverture grossière du lit et enveloppant les jambes pour y donner un peu de chaleur [je pourrais citer des faits] : les sabots à gros clous, afin d\u2019épargner l'achat d\u2019une seconde paire de souliers ! oo Et cependant cela ne suffit pas, car le traitement est trop maigre et la vie trop coûteuse pour arriver a mettre bout a bout.Le vicariat va finir ; il faut emprunter pour monter son ménage ; c\u2019est, an bas mat 2,000 fr.d\u2019emprant ?ce ww.Ce .ax .non entièrement soldée, grève pour la vie le peu fortuné prêtre.Ah ! messieurs les républicains qui croyez aux richesses dun clergé ! Heureuses victimes du 2 Décem re qui palpez sans\u2019 peine et sans travail les 1,000 fr.que v bh vant an titre plus ou moins honorable, bsez donc comparer votre situation à celle du vicaire de campagne, ét dites-moi si le plus inintelligent des apprentis manœuvres voudrait.se contenter d'un si pitoyable budget ! IT.\u2014.Le budget du curé.Les dettes se sont accumulées.et les quelques milliers de francs, indispensables pour l'acquisition d\u2019un ménage, ontfait du vicaire, nommé curé, un prêtre désormais sañs fortune et sans économies.Si les charges du vicariat sont \u2018difficiles à supporter, celles de la cure sont navrantes.L'Etat, qui augmente sans cesse ceux qu'il paye, donne aujourd\u2019hui au clergé ce qu\u2019il accordait il y a 50 ans, quoique tout ait triplé de prix.Le curé touche 900 fr.\u201d du gouvernement ; s\u2019il peutse procurer des messes, l'augmentation peut aller jusqu\u2019à 500 fr.; ajoutez à cela 100 fr.de casuel, ce qui fait un budget annuel de 1,500 fr.Je donne là des chiffres muximum, car il est rare que les messes donnent 500 fr.et ie casuel 100 fr.Mais il faut une domestique ; en la payant un prix ordinaire, c\u2019est 200 fr, plusla nourriture 400 fr.à | retrancher de 1,500.; reste \u2018 900 fr.- | Avecces 900 fr.le vicaire endetté, devenu desservant, devra pourvoir à tous les besoins du ménage.\u201c Il faudra renouveler de temps en temps le linge de l'armoire, là garde- robe bien usée : le bûcher de la cuisine et entretenir le jardin potager.Avecces 900 fr, le curé devra s'attendre à voir son presbytère asiégé par -une foule innombrable d'ouvriers sans ouvrage, dont le passage dans le cours de l'année diminue certainement le budget d\u2019une somme de 50 à 80 fr.Avec ces 900 fr, il y a surtout les pauvres de la paroisse, dont les besoins sont aussi multiples que journaliers ; car, ; tantôt c\u2019est une famille dont le père est malade, vite du bouillon et de la viande.Tantôt c\u2019est une pauvre veuve avec trois petits enfants, vite une paire de so- bots, quelques mètres de toile.Tantôt encore, c'est une vocation à soutenir, des malheureux qui n\u2019ont plus de bois pour l'hiver, des indigents dont il faut payer loyer: Est-ce que toutes les misères, les infortunes et les souffrancs ne se donnent pas rendez-vous a la porte du presbytare ?Alors, le bon curé se souvient qu\u2019il est le père des pauvres ; il s'ingénie à porter des soutanes râpées, un chapeau rapiécé, des bas racommodés par des mains charitables, des souliers fait de mauvais cuir.Ce prêtre peut être Agé, et dans sa | à vieillesse son estomac débile a besoin d'aliments plus solides ; mais il ñ°y a que 900 fr, des pauvres et des dettes! Heureusement, le jardin lui fournit le repas du soir, et le lendemain la domestique devra se montrer assez habile pour allonger la sauce avec quelques pommes de terre.J\u2019en connais de ces bons charitables vieillards qui, dans le Limousin, ne vivent que de châtaignes et de légumes ! La vie est chère etle traitement fourni par l\u2019Etat n\u2019est que l\u2019aumône qui empêche de mourir de faim.C'est la misère, il est vrai, et le dénûment est complet ; mais, si vous ajoutez à cet état, voisin de la mendicité, un père paralytique, une mère infirme, un frère, une sœur sans asile, que sera-ce donc que la \u201c \u2018Tie-du cutéde campagne ?Dieu senl connaît alors les -privations héroïques, les souffrances physiques et morales du - presbytère, devenu l'asile'de la séuffranée et de la pauvreté.LT t.ces hommes respéctables, \u2018ces vieillards à cheveux'blañcs, \u2018Ées tyrs du devoir et de la résignstion, on les insulte impunément en leur jetant à la.face le titre de salarié ! On leur enlève, au mépris détoôut droit et de toute justice, ce morceau de pain que l'on décore du nom pompeux d'allocation ! - To Bt l\u2019homme qui fait cela \u2018puisé a pleines mains dans le tfésor de l\u2019Etat ! C\u2019est un ministre payé 5,000 francs par mois, qui fait da clergé français un clergé mendiant ! C'est un ministre konnéle \u2018homme dont les doigts palpent chaque année 60,000 francs, et qui trouve que les 900 francs du prêtre constituent un traitement scandaleux! |\" \"© Comparons doné maintenant la situation d'un Goblet \u2018quelconque avec celle du desservant\u201d = * $ IIT\u2014Le budget du ministre - Un ministre républicain, qu'il soit préposé ou non à la garde des sceaux, de la justice et des \u2018cultes, perçoit, sans crainte de les vaqir supprimer, 60,000 fr.\" eg : Vous pouvez ajouter à.ce modeste \u2018chiffre le riche mobilier de l'hôtel, le linge fin de la table somptuensement servie ; la vaisselle émaillée, l\u2019éclaira- e des nombreuses\u2018 chèminées, les gens de service payés \u2018par l'Etat, -les fonds secrets dont on ne parle point, et alors, sans crainte, doublez la som- mme, soit 120,000 fr.(Ces chiffres sont réels).De plus, vous n'ignorez pas que, les Voyages en lre classe sont aussi fréquents que gratuits, puisque -la circulation \u2018se fait toujours aux frais des contribuables.Cependant, soyons juste, car le desservant, lui aussi, possède certains privilèges: Ainsi, le prêtre de Dieu et le ministre de la république sont logés gratuitement ; mais quelle différence de luxe et de confortable ! S\u2019il faut remplacer quelques tuiles au toit du presbytère, souvent hümide et malsain, la fabrique sans ressources risque fort des dettes pour empêcher le.curé d'attraper des rhumatismes.L'hôtel garni de M.le ministre est, au contraire, l'objet des réparations les plus délicates.Meublé aux frais du peuple souverain, rien n\u2019y manque : fauteuils de velours, tapis précieux, étoffes de soie, candélabres luxueux, etc, etc.; tôut cela embellit les superbes appartements de celui qui se dévoue pour la chose publique.Le prêtre et le ministre jouissent encore du privilège de voir leurs portes assaillies par une foule de solliciteurs ; et, tandis que l\u2019un fouille dans son porte-monnaie pour y chercher quelques adoucissements une misère noire, l\u2019autre se sert des traitements ecclésiastiques pour contenter la honteuse cohue de mendiants galonnés.Tandis que vicaire et curé s\u2019efforcent, toujours inutilement, d\u2019équilibrer un budget de 900 francs, le ministre se fait voter par les chambres des fonds secrets pour faire honneur à sa haute et peu enviable stuation.Le ministre ! voilà l\u2019homme des banquets et des fêtes, et qui trouve ue l'allocation du clergé français est plus que suffisante pour vivre ! Le ministre ! voilà l\u2019homme de la justice [dit-on] et des cultes qui, chaque année, rogne l\u2019umble morceau de pain du prêtre catholique ! Le ministre ! voila 1'austére républicain voyageant aux quatre coins de la France, buvant champagne, bordeaux et madère dans des coupes + JOURNAL DES CAMPAGNES | EEE EEE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 qui, ajoutés à la detté dù \u2018séminaire, go de tous les appartements, le chauf- 5 de.cristal ;dinant dans de l& vaisselle \u2018cisellée, se faisant héberger aux frais des munigipalités de province ettrouvant que le petit cidre et le vin claret du prétre sont choses de luxe à une table de presbytère ! Lerministre ! voilà l\u2019homme.que nous payons 60,000 fr, sins compter le reste, pour ss mettre an déssus des lois, afin de frapper sans honte et sans faiblesse des malheureux \u2018auxquels on n'offre; même pas la ressource dlunstribunal peur: écouter leurs laintes légitimes et \u2018faire \u2018droit à Jeurs justès demandes ! Le franc-maçen qui, chaque jour, met à la mendicité des vieillards infimes, des curés sans fortune et des vicaifes sans position, ose s'intituler ministre de la justice ! Et cet homme, doxt la main confisque impunémetit le traitement'du prétre, fait condamner par ses tribu- maux l\u2019indigent coupable d'avoir pris-quelques sous pour apaiser sa - N\u2019ai>je \u2018pds raïson dé dire \u2018que ce contraste scandaled entre le traitement du ministre et celui de l\u2019ecclésiastique est de toûtes les injustices la plus criante et la moins rationelle?Que sera-ce-dont, si \u2018le plus fort, abusant de la situation Qu'il s\u2019est créé, fait disparaître la maigfe ration de 450 on 900 francs ?>\" *- Que sera-ce dbnc,' \u2018si-le' plus fort \u2018défend aux juges\u2018 de soûtenir les droits de l'innocentë et - à\u201cla\u2018 victime dese plaindre 2° \"'v + *.Que sera-ce donc;'erlin, si le curé \u2018spolié, \u2018voulant réclamer sa créance, se.voit dénoncé comme d\u2019 bus à un tribunal soigneusement pure 7.4s cof ali DHT Cependant contre la force.il y a la protestation de la consciente outragée ; en face des voleurs, sûrs de l'impunité, se dresse la'victime indignement volée.: Le temps passe ; la république:devient odieuse par:ses rapines \u2018et: ses délations, mais elle passe.Goblet le spoliateur peut palper un gros traitement et déponiller le clergé ; qu\u2019il jouisse, s'amuse et empoche ; lui aussi passera, le visage cinglé par le fouet vengeur de tous ceux qui ont encore de l'honneur et de la conscience ! il \u2018passera, le petit homme rageur, et l\u2019histoire ne l'oubliera pas an pilori des malfaiteurs politiques ; il'passera, l'homme de Châteauvillain ; il passera, le fabricant de circulaires insolentes, mais ce serg pour rendre compte à Dicu d\u2019une vie employée à torturer la religion: et spolier le clergé.Veuillez agréer, monsieur le-rédac- teur, l'hommage de mies sentiments: respectueux.UN DE vos LECTEURS, prêtre du diocèse de Mans- RECETTES LES VERS DANS LES CHOUX On peut détruire les vers gui s'attaquent aux choux en en ôtant une des larges feuilles de dessous vers le soleil couchant,et en la mettant sur le dessus du légume sans dessus dessous.Otez cette feuille de bonne heure le matin et vous y trouverez alors la plus grande partie des vers qui se trouvaient sur le chou, et vous pourrez facilement les détruire.Moyetr d'empécher les ravages des insectes dans un champ de pots Arrosez avec une solution d\u2019aloës.Monière de detruire les vers qui tourmentent les bestiaux » \u2018 Faites foudre dans de l'eau chaude autant de sel que la quantité d\u2019eau peut en contenir, lavez-les en souvent.On peut également se servir de l\u2019esprit- de térébenthine. / JOURNAL DES CAMPAGNES RE \\ \\ 13 SR .TE : .Cw 4e Feuilleton Au Journal des Campagnes \u2018 ._ ; \u2018 \\ ._ Québeé, 24 Tüin/1886.\u2014N6 9 Zz.= nl SU 25 >» 4 Cb qui [CER eas) tie 35 007 NOIR.\u201d +.I; EFC ; hot Alt, ©.CHLIBATATRES.E (Suite) Elle rougit, heureuse d\u2019avance de la joie dont elle va être témoin\u2026 Qui pourrait l'intimider parmi ces paysans qui lachérissent, ces-amis dont elle est le vivant somrire 2.8i un étranger, enveloppé dans d'épaisse fourrures, s\u2019est glissé derrière la foule et la regarde avidement à travers les groupes, elle.ne le voit pas, et elle s'avance à la porte-fenêtre avec sa grâce tranquille et attrayante.\u201cMes amis, \u201d dit-elle simplement, \u201cgi notre bon recteur avait bien voulu prendre la parole à ma place, il vous aurait dit qu'il n\u2019ést pas de fête qui ne doive être sanctifiée par un élan vers Dieu.Je vous demande une prière ;.elle sera bien courte, mais contiendra beaucoup d\u2019actions de grâce, et aussi beaucoup de demandes.D\u2019abord pour tous ceux qui vous aiment et vous font du bien.Cenx qui sontici, près de moi, et.(sa voix faiblit un .pen ) et celui qui est loin de nous en ce moment, celui qui est le bienfaiteur de ce village et qui m\u2019a amenée dans ce pays, moi qui n'ai plus de patrie .C'est à ses dons que vous devez la joie aujourd\u2019hui.Vous prierez pour les voyageurs, pèur ceux qui s\u2019éloi- ~ gnent et pour ceux qui reviennent.Vous savez que M.de Kerouez attend son fils : demandons qu\u2019il arrive sans périls parmi neus\u2026 Et-n\u2019oubliez que dans la chère province où je suis née, une province qui ressemble à la vôtre par la fidélité inébranlable, des milliers de cœurs demandent au divin Enfant de les réunir à notre commune patrie\u2026 Priez pour.les Alsaciens.\u201d : Sa voix s\u2019éteignit dans un sanglot, tandis qu\u2019un \u2014vigoureuk paysan, agitant son chapeau, criait de toutes ses forces : \u201c Vive l'Alsace! \u2014Et vivent Kerouez et Kermanac\u2019h ! ?\u2019 crièrent d\u2019autres voix.Le défilé commença dans la grande salle à manger.Chaque enfant détacha, d\u2019une \u2018main tremblante de plaisir, l'un des \u2018fruits merveilleux du sapin brillant de lnmières, tandis que les mères emportaient un vêtement.Alix avait été appelée au dehors\u2026 Elle rentra tout-à-coup, pâle de joie et d'émotion, © t s'approcha de son pére.KElle était messagère d\u2019une nouvelle heureuse entre toutes : René de Keronez venait enfin, après quatre longues années, de franchir le seuil paternel.XXIII René de Kerouez à Gérard Aubly \u201c Kerouez, 15 février 1876._\u201c Mon bien cher Gérard, les lettres que Je vous ai écrites jusqu'à ce jour ne comptent guère ; c'étaient des ulleting bons tout au plus à vous assurer de mon affection, mais ne contenant apoun des détails que je Yous avais promis.Ne croyez pas; cependant, que je vous oublie au milieu de ces joies de famille et de patrie presque \u2018nouvelles pour moi, tant il y avait d'années que j'en n\u20196- tais privé.Il n\u2019est peut-être pas une heure où môn cœur ne se tourne vers vous, vous qui m'ayez sauvé.de la honte \u2018et du suicide, vous qui m\u2019'avez mis.entre les mains les moyens,de payer- mes dettes, de me réhabiliter, au \u201cyeux de mon père, vous, enfin, à qui e dois d\u2019avoir gompris: ce\u2018que vaut! \"* « Que vous dirai-je de cette existence bénie que je mène depuis mon retour ?Retrouver ma \u2018chère vieille rand\u2019mère, c'était déjà um immense bonheur ; revoir mon père affectueux comme je ne l'avais jamais connu, c\u2019est vne joie ineffable.Cette raideur, cette inflexibilité qui me repoussaient presque de lui, se sont assouplies ; nous avons maintenant bles, et je sens que je suis pour lui ce qu'était mon pauvre frère Philippe,un ami.Ce changement est-il l'œuvre des années, des chagrins, du dévouement si tendre d\u2019Alix, ou est-il dû à l'influence -merveilleuse de la petite fée dont-nous vous devons la présence parmi nous, comme nous vous devons, jecrois, tous nos bonheurs ?CL \u201c Ah! mon ami, vous ne m'aviez pas assez dit quel trésor de grâce abritait cette vieille et-chère demeure ! Je l'ai vue pour la première fois près d\u2019un arbre de Noël, coiffée de ce- nœud de raban que tout Français vénère aujourd\u2019hui presques à l\u2019égal d\u2019ane relique, relique d\u2019un lambeau de la patrie qui fait battre nos cœurs comme un drapeau.Élle demandait à la foule qui l\u2019entourait de prier pour son pays, et pour les voÿageurs pour vous et pour moi\u2026moi qu\u2019elle ne connaissait pas encore.\u201c* Vous avez été le lien qui nous a rapprochés.Je venais de vous voir, je parlais de vous sans me lasser, je racontais tout ce que je vous dois.Nous sommes vite devenus amis\u2026 Mon cher Gérard, vous l'avez déjà deviné, n\u2019est-ce pas ?.je I'aime.\u201c N'est-ce qu'un rêve ?se, et mon père oubliera-t-il qu\u2019elle ne porte pas un nom aristocratique ?Il l\u2019aime comme une autre fille, elle est la joie de ses yeux, le rayon de soleil de son cœur\u2026 Parfois je crois qu'il pense à nous unir.\u201c Avant de lui parler, avant de le supplier de m'accorder cette chère créature, avant aussi d'interroger ce cœur de jeune fille, je veux vous la demander, à vous qui avez été pour elle un ami si tendre.Me trouverez-vous digne d'elle ?Vous ai-je fait oublier mes fautes ?Oroirez-vous fermement que je me sois retrempé \u2018dans ma foi reconquise ?Aurez-vous assez de confiance en moi, enfin, pour me confier ce trésor ?.Je vous le promets au nom de la reconnaissance profonde que je vous ai vouée !.\u2018\u201c Une crainte me vient.Je suis pauvre ; les Kerouez sont une famille ruinée\u2026 Ah ! dites-moi que faire, je travaillerai ; j'attendrai le temps qu'il vous plaira, je m'\u2019expatrierai une seconde foi, s'il le faut, pour acheter tant de bonheur ! \u201c Mais, mon ami, je ne vous parle que de moi\u2026 Les travaux de Kermanach, que je surveille, selon votre demande, sont l\u2019œuvre d'un grand esprit et d\u2019un grand cœur.Doter son pays de deux mille hectares de terres autrefois improductives, enrichir tout un village, y faire naître l\u2019industrie sans y appeler les étrangers, uvent dangereux, il y a là de quoi rendre fier, et votre existence est noblement remplie.Je me suis établi à Kermanac'h\u2026.Mon ami, je réverais pour vous une maison plus joyeuse, moins vide surtout.Votre vieille servante me tient compagnie, et me parle sans cesse de ce que faisait la chère petite \u201d avant que \u201c ceux du château \u201d vous l\u2019eussent enlevée.~ \u2018 Hâtez-vous de terminer vos affaires.Si Vons me demandez de retour- \u2018la vie et Ce que peu le travail.; | des points de contact jadis introuva- | Pourra-t-; elle un jour me rendre cette tendres- | ner là-bas, je n'ai rien à vous refuser .,.Oependant j'aimerais à faire, à Kerouez, sur une .petite échelle, ce: que vous faites à Kermanac'h, car je ne peux plus désormais rester oisif ; mais tant de liens - m\u2019enchaînent à \u2018mon pays retrouvé ! Quand je vous aurai revu, tous mes vœux seroht comblés\u2026ou près de l'être, j'espère ! \u201cJe ne vous ai pas parlé d\u2019Alix.Egoiste que je suis, je fais ce qu'elle ne cesse de faire pour elle-même : je l\u2019oublie ! Quelle abnégation que la ge, ri tendre, un peu ferme à qui ne sait en forcer l'entrée, \u2018et cependant si avide de 4 15 et elle\u2018tourna vers lui son visage émû.\u201cJe pense à tout ce que vous avez fait de grand et de bon,\u201d dit- elle, les larmes aux yeux.\u201c Ce pays fertilisé et enrichi, cette école agrandie, cet hôpital fondé \u2026 Et pour nous \u2018L.Notre famille.sauvée du denil et de la ruine, Rosel élevée par vos soins, notre antique Kerouez relevé par sa dot splendide.Et ma vie, à moi, ramenée de l\u2019ombre au soleil.Oh! Gérard, je suis trop heureuse ! .\u2014Si j'ai fait quelqus bien, *\u2019 ré- pondit-il gravement, laissant errer son regard sur la riante perspective qui s'étendait au-dessous de lui, \u201cn\u2019en aije pas été récompensé au centuple ?Dans mon cœur aride a énétré la foi, et dans cette maison désolée, dans le sombre Manoir des Célibataires, le bonheur est entré sous vos traits si doux.Alix, ma bijen- aimée, René et Rosel ne sont pas pins heureux que nous.FIN Le Revolver.Si le mot \u201d revolver \" est américain, l'invention cst toute francaise, et qui, plus est, parisienne.Elle remonte au commencement de ce siècle.Cependant on trouve dans quelques musées des fusils à plusieurs coups a barillet qui datent du XVIIe siè- ole ; mais ils ne furent évidemment pas reconnus comme comme pratiques.C\u2019est en 1815, que Lenormand, armurier de Paris, inventa le pistolet a cing coups.Il se composait d'un canon unique et de cinq tubes groupés autour d'un tambour auquel le mécanisme communiquait un mouvement de rotation sur lui-même, Il n'eut pas de succès.Quelque temps après l\u2019armurier Devisme inventa un revolver à sept coups qui ne fut ni plus ni moins apprécié que le pistolet Lenormand.Puis, un armurier de Liège, Herman, construisit un revolver qui, bien qu\u2019il fut moins imparfait que les précédents, n\u2019eut pas plus de vogue.Prenant le contre- pied des systèmes déjà connus, l'armurier Mariette produisit un pistolet composé de canons assemblés ; en.pressant la détente le faiseceau tour- ÿ nait, et chaque canon venait tour à tour se placer davant le marteau percuteur.C'était une arme lourde, massive et qui ne pouvait avoir d'effet qn\u2019à bout portant.En 1885, Samuel Colt, colonel aux Etat-Unis, perfectionna le revolver qui, en 1887, joua un réle si important dans la-guerre contre les Peaux- Rouges, dans la Floride.Oe revolver était à 6 coups ; il n\u2019avait qu\u2019un canon ; le tambour ou cylindre à 6 chambres présentait sucessivement chacune d\u2019elles devant le canon unique.Employant à volonté la balle sphérique ou la balle cylindro-coni- que, le revolver Oolt était fabriqué sur 5 modèles.Le plus gros pesait 2 kil.260, et le plus petit 800 grammes.Malgré plusieurs imperfections dans l'arme,Samuel Colt fit une fortane immense.Les revolvers commencèrent à être perféctionnés après la grande Exposition Universélle de 1867.Les Américains ont, les premiers, valgari- sé l\u2019emploi de cette arme d'origine française, comme tant d\u2019autres inventions.L'armurerie anglaise avait déjà, en 1888, une fabrication de revol- Vers très-importante et aussi très-re- nommée.La première, elle utilisa les cartouches à inflammation centrale ; la première, elle construisit des armes solides, homogènes, foncièrement pratiques ; mais elle ne put néanmoins - parvenir à créer la véritable arme de guerre.On fabriquait, on n'inventait pas.Aujourd'hai, il existe tellement de systèmes différents de revolver, qu\u2019il est Impossible de les signaler daus un journal, faute d\u2019espace.i» -La lumière se fait La lumière se fait sur les scènes sanglantes de Okâteauvillain, ou plutôt de La Combe, et le rôle du | ministre Goblet, étant mieux connu, devient anssi plus odieux.Le grand coupable, c\u2019est lui.Le sous-préfst-a été incapable-et violent ; les gendarmes, du moins deux ou trois d'entre eux, ont montré une fureur de brutes ; mais c'est le ministre Qui, par ses ordres, les avait armés.Tout autre à sa placeeût évité le conflit ; lui, il l'a cherché.Cela résulte manifestement des taits.Pourquoi M.Goblet a-t-il voulu que la chapelle fût fermée ?Est-ce par respect pour la loi ?Non ; il ne peut invoquer la loi qu\u2019en usant de subterfuge.Est-ce pour mettre fin à quelque abus ?pour faire droit à quelque plainte légitime ?Non encore.La chapelle existait depuis 48 ans, et tout le monde-s'en trouvait bien.Par conséquent, même si la légalité avait quelques chose à reprendre, il n\u2019y avait aûcune nécessité de se hater.C\u2019était une question à soumettre au conseil d'Etat.Mais M.Goblet avait une vengeance a exercer.D'après des renseignements qui paraissent sûrs, le curé de ChâteauviMain, privé de son traitement par l'arbitraire da ministre, disait la messe à la châpelle au lieu de la dire à l\u2019église.Or M.Gtoblet n\u2019entend pas que le prêtre contre lequel il juge bon de sévir se permette, avec l\u2019autorisation de son évêque.de célébrer le saint sacrifice ailleurs qu\u2019à la paroisse.Le cas du curé était donc à ses yeux une rébellion, et, pour en avoir raison, il voulut fermer à tout prix la chapelle de l\u2019usine.i Qu\u2019importait le droit, qu\u2019importaient aussi les sentiments de la population ?M.Goblet se croyait bravé, et M.Goblet ne veut pas qu\u2019on le brave ! Cependant il y a des lois, il y a une Jurisprudencence, et il avait en outre des engagements pris au nom de l'autorité envers M.Fischer.Qu'importe encore tout cela quand l'amour-propre deM.Goblet est en cause ?On cédera tout de suite, ou une exécution militaire, poussée, au besoin, jusqu\u2019à la tuerie, prouvera que des cléricaux n\u2019ont pas à discuter quand le ministre Goblet a ordonné.Et c'est ainsi qu\u2019il a procédé.Tranchant à lui seul et selon sa pessiou les questions de légalité et d\u2019opportunité, dédaignant de prendre l'avis de son collègue de l\u2019intérieur, man- \u2018quant à la parole donnée par le commissaire de police, il a dû répéter au sous-préfet le mot de Napoléon III à Cavour, lors du crime des Romagnes : \u201c Allez, et faites vite!\u201d Que tout cela dénonce bien le foutriquet grimpé au pouvoir par suite de l\u2019abaissement général, et voulant qu'on le craigne parce qu\u2019on l'âbais- sement généraé, et voulant qu\u2019on le craigne parce qu\u2019on l'a sifflé ! Toute cette conduite resterait coupable, même si l\u2019on pouvait étblir que le ministre avait incontestablement pour lui la loi.User de la loi t jusqu'à la violence, c\u2019est la fausser et la trahir.Mais M.Goblet ne peut même pas se retrancher légitimement derrière la loi.Quel esprit juste et droit voudrait soutenir en conscience que la chapelle de l'usine de La Combe, autorisée il y a quarante-trois ans, ne l'était plus, parce que, depuis quelques années ou quelques mois, le premier édifice, devenu trop étroit, avait été remplacé par un édifice plus vaste ?La chapolle n\u2019avait-elle pas toujours le même objet ?n\u2019était- elle pas toujours dans la même propriété, close de murs ?Que le ministre Goblet, par étroitesse d\u2019esprit, pauvreté de caractère et haine du catholicisme, ait va matière à-chicane administrative.dans Ie déplacement de la - chapelle, \u2018cela, e sa part, se conçoit : mais si le fait nouvelles lui fourniseait le moyen d'instruire un procès, il ne lui donnait certes pas le droit de violer, à main armée, un domicile privé.Non seulement il a prescrit cette violation de domicile ; mais, de plus; il avait évidemment donné des ordres impitoyables.Ses agents ont vu dans ses instructions le droit de tuer s\u2019il y avait l'ombre:de résistance, et ils ont tué.Avant le coup de OChâteauvillain, le petit ministre Goblet n\u2019était encore qu'un faquin rageur, pariant de la religion en homme qui ignore les bien-séances et écrivant d\u2019un pauvre style de méchantes circulaires.Aujourd'hui il a du sang de chétien sur les mains.Prétendrait-on l\u2019excuser par l'ineptie du sous-préfet et la brutalité des gendarmes ?Ceserait peine perdue.Il est responsable de la conduite de ses agents.Nul doute, d\u2019ailleurs, que ceux-ci n\u2019eussent agi moins cruellement s'ils n'avaient pas été convaincus que, plus ils seraient violents, mieux ils répondraient aux intentions du ministre, leur chef.En se ruant le revolver an poing sur des femmes, car il n\u2019y avait là que des femmes, et on le savait, les délégués du ministre Goblet ont exécuté ses ordres, à leur manière, traduit en actes ses enseignements.Lui, efficiel- lement en pleine tribune, il avait dénoncé dans les pratiques et les dogmes de l'Eglise un ridicule, une daperie, un danger ; eux, ils ont jugé opportun de traiter sans merci es catholiques qu\u2019ils avaient sous la main.EUGÈNE VEUILLOT.i} \u2018Arabi Pacha en exil Un voyageur distingué, M.Robert de Bonnières, revenant de l\u2019Inde anglaise,'s\u2019est arrêté à Ceylan et il est allé voir Arabi Pacha ; l\u2019ancien chef de l'insurrection militaire égyptienne de 1882.Il habite le village de Mourhri, aux environs de Colombo.Le voyageur arrive devant un verger de cocotiers entouré d'un haut mur de terre rouge.Après avoir franchi une barrière de bois, il aperçoit, au bout d'un chemin montant, une petite maison basse ; c'est la demeure d\u2019Arabi.+ Arabi, raconte M.de Bonnières, nous fait asseoir sous la vérandah.Il est vêtu d\u2019une longue robe blanche nouée à la ceinture par une écharpe brochée de soie d\u2019or, coiffé d\u2019une calotte carrée faite au crochet, et il porte des bas blancs avec des souliers de garçon de café.L'homme est grand et commence à prendre du ventre ; les traits un peu épaissis, sont fins dans leurs lignes générales ; la peau est blanche ; sa barbe grise bien taillée lui donne un faux air de Gounod ; il caresse nonchalamment sa barbe par un geste de main continuel ; la main ornée d\u2019une double bague d'argent, est extrêmement soignée ; le bras est tatoué au dessous du poignèt : un cercle blen renfermant trois points disposés on triangle.Ses yeux clairs et languissants, se portent souvent vers le ciel l\u2019ensemble de son air, de ses gestes, de ses regards, a de cette noblesse et de cette lenteur qu\u2019on rencontre \u2018communément chez les Orientaux.Arabi se plaint de tout le monde, du Mahdi, du khédive, du sultan, des Anglais.Il a le découragement et l\u2019amertume de l'homme qui n\u2019a pas réussi.C'est un grand diseur de chapelet, tonjours en prière les yeux tournés vers la Mecque.Les Anglais lui allbuent un subside d'une livre sterling par jour, ce qui lai parait mince.den soit indifférent, des constructions | W L\u2019expulsion des princes i Paris, 17,\u2014Sile Sénat adopte \u2018le projet d\u2019expulsion des princes, Maddington se démettra de sa charge d\u2019ambassadeur-français à Londres.D'autres ampassadeurs fraçais - imiteront son es > Les Cardinaux Français Paris, 17 \u2014 Le président Grévy a accompli les cérémonies d'usage en remettant les barrettes rouges aux trois cardinaux français créés au dernier Consistoire.Le cardinal Bernadou a répondu au nom de ces collègues.Il a dit que la dignité qui venait de leur être conférée donnait un caractère plus sacré que jamais aux obligetions de la France envers l\u2019église.\u201c Comme cardinaux français, ajoutait-il, nous ne cesserons de prier Dien pour la France.Comme représentants du Christ sur la terre, nous enseignerons l'obéissance aux lois divines et humaines et le respect à l\u2019antorité établie.\u201d Le président Grévy dans sa réponse a remercié les cardinaux des sentiments exprimés par eux.Il a dit qu\u2019ils étaient de nature à concilier les intérêts de l'Eglise et de la France.Preuves de Ia folle du défant roi Louis Munich, 18\u2014Partmi les documents qui ont été soumis à la Diète pour prouver l\u2019insanité du défunt roi Louis.Il se trouve un décret condamnant les ministres à mort.Des copies de cet arrêt avaient été adressées à tous les membres du gouvernement.Il y a un autre décret condamnant un certain nombre de ministres à être bannis de la Bavière et transportés en Amérique.Il y a les affidavits de 30 personnes établissant que le roi les avait blessées en leur lançant des couteaux et des Verres.Plusieurs personnes ont été arrêtées pour avoir distribué des pamphlets contenant des attaques contre le ministère.\u2014 Le Congrès de Toulouse Paris, 17\u2014M.Goblet, ministre de l\u2019instruction publique, a prohibé le cohgrés catholique qui devait se réunir à Toulouse.L'archevêque de cette dernière ville dit que ce devait être un congrès de dévotion et non de délibérations.Il prétend que le département de l'instruction publique n\u2019a pas le droit de défendre cette convention catholique.L'archevêque dit que la convention sera tenue même contre les ordres de Goblet.Les élections eu Hollande Loddres, 17.\u2014 Les élections en Hollande ont donné le résultat suivant : 47 libéraux ont été élus et 89 anti-libéraux.L'ancienne chambre se composait de 43 députés de chacun de ces deux partis.Les tronpes anglaises Le Caire, 17.\u2014On rapporte que la mortalité parmi les troupes anglaises à Assouan est effrayante.Depuis deux mois 106 hommes du régiment Dorset sont morts.Sur 500 invalides se rendant à Chypre, 10 sont morts de chaleur dimanche dernier.rer rer rer Le prince Napoléon Paris, 17\u2014Le prince Victor Napoléon a été victime d'un accident en cette ville aujourd'hui.Il se promenait à cheval dans le Bois de Boulogne quand son cheval prit l\u2019épou- Vante et le renversa à terre.Le prince s'est gravement blessé à la tête et s\u2019est infligé plusieurs égratignures à la figure. we JOURNAL DÉS CAMPAGNES | 1 .\u201cJe viens de recevoir à l\u2019occasion des fêtes LE PLUS GRAND ASSORTIMENT | ° \u2019 | .+ .=.; 1g.° NC de De beaux instruments qu'él y ait en Canada, consistant en pranos à queue ( tous les formats), pfanos droits (nouveaux modèles), planos \u2018carrés et .e gues de chapelles et de salons.- 2 7 me \u201c : Be \u20ac Bo a ET LES OUS instruments de choix, Jde nouveaux styles uniques dans leur genre, of ne se trouvant nulle part ailleurs, ; .Les personnes désirant un instrument de choi mon assortiment si possible, ou écrire pour catalogues illustrés.L.E.N.PRATTE, No 1676, rne Quâbec, 24 décembre 1885\u201415 nov 83\u20141an 2fps.- pu LARUE, HERSES, | ETC, Toutes sortes Do Buggies (coud\u2019 Instruments KX uy a CX] verts et autres).Aratoires A) | 1D nn Phateons, Express de - did aA ld A) > Manufactures Americaines et Canadiennes.Matériaux choisis, Supérieurs.Venez examiner notre assortiment et comparez nos prix.P.T.LEGARÉ, 401 rue St-Valier, St-Sauveur, Québec, ou R.G.LATIMER, 81 rue McGill, Montréal.~ Québec, 31 mars*1886\u20143m =TC.,, ETC, Bars es Toate ss (es ra oem ASE EE x à un prix raisonnable devraient venir visiter Notre-Dame, Montréal.EHOIRS.ROULEAUX de Très Bas Prix, | Conditions Faciles.379 SANTÉ POUR TOUS! ! 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