Le Castor : journal politique, littéraire, des arts, de l'agriculture et du commerce, 28 mai 1844, mardi 28 mai 1844
[" LOMME 71e 2 2 MARDI 29 MAI 1944 Ce Journal imprimé et publié par N.AUBIN REDACTEUR ET PROPRIE TAIRE, Rue Couillard No.14, Paraît deux fois par semaine :\u2014 Le MARDI et le JEUDI.Le prix d'abonnement est de DIX chelings par année, payables par semestre d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pas pour moins do six mojs, Le Journal se vend sépurément 3 sous par emplaire double, 2 sous la demi feuille, TOR, JOURNAL POLITIQUE, ET LITTERAIRE, Deg Arts, De l'Agriculture, et DU Éonnnerce, VERRE SENS ear peter PREMIER VOLUME NO, 49.m0 rem Tin: offre une publicité très-étendue aux annonces commerce ct autres Le prix d\u2019insortion cst.le même que saroir.\u2014 ou Au-dessous de six lignes, première inséré tion 2s.Bd ; au dessous de dix ligrics, prè- mitre insertion 3s.44 ; au dessus de dix.ll- gnes, premièrs insertion 4d.par ligne.Chaque insertion aubséquente & un quar des prix ci-dessus.Un traite de grû À gré pour les anaonne® êtendues, Elles doivent être necompagée d\u2019un ordre par écrit sinon on les insèro jus qu\u2019à contrPordre.Les communications, ete.doivent ôtre \u2018nf.banchies et munies d\u2018tnc signature responu.les.LES BOTTES MAUDITES.LEGENDE JAPONAISE.Suite, A voir le propriétaire de ve splendide établissement ; jamais on ne Pent dit possesseur de tant de trésors.Petit, humble, timide, courbé, il enconrait le mépris général.Son visage sillonné de rides et d\u2019une couleur de pain d\u2019ôpi- ces était comme un livre de comptes fermé ct sccilé.Jas mais il ne s\u2019épanonissait dans un sourire.Ses yeux ternes el sans expression ressemblaient à ceux d\u2019un merlan bouil- ll.Is ne s\u2019allumaient, sous leurs épais sourcils, qu\u2019à la vue ou au son d'une pièce d\u2019or.Sur son crâne étroit et dur, des cheveux gris se dressaien( ça et là en mèches confuser qui poimardaient le ciel ; car, par une contravention insultante aux usages natiounaux, Tien-ki négligeait de se faire raser la tüte et de conserver seulement au milieu une longue naîte, comme c'est le devoir de tout homme comme il faut.En vain les barbiers ambulants venaient chaque jour à an porte demander s'il n\u2019avait pas besoin de leurs services, l\u2019avare était sourd à leur voix, insensible à leurs plaisanteries et à leurs injures.Sæ robe, d\u2019une grossière étofle de bure, juraitavec les vêtements de soie de ses concitoyens, Muis le triomphe de l\u2019avarice de Tien-ki éclatait dans sa chau sure, Les Japonais, ce peuple aux pieds mignons, semblent avoir mis toute leur coquetterie dans ces bahouches inimitables de grâce et de légèreté qui effleurent à peine le sol.Tien ki trouva que ces chaussu- tes, qui ont besoin d\u2019être renouvelées souvent, étaient trop dispendienses.Il voulut échapper à un usage aussi ruineux, et conçut l\u2019idée de se faire construire des bottes qui pussent lui servir toute sa £a vie, fût-ello longue comme celle du patriarche Fo-hi.Cefut un jour bien remarquable que celui où un pareil ouvrage vit la lumière.L\u2019ouvrier recu~ la époi.vanté devant le chef-d\u2019œuvre qu\u2019il venait de crér.- Ces bottes se composaient de trois semelles superposés ; la première était de bois dur doublé en dessuus d\u2019une lame de fer ; la seconde, de cuir épais revêtu de feuilies de plomb, etla troisième, de peau de requins.De lourds mordants deCiiivre partaient de ce plateau, donnant attache à des lanières qui formaient une sorte de jarret ère et jouaient le cothurne Lorsque Tien-ki les chaussa pour la première fois, il parut juché sur un piédestal.En marchant, elles faisaient un bruit retentissant sur le pavé des rues, composé de caile loux orrondis.Quand il sortit ainsi, les gamins s\u2019ameutèrent ; cé\u2018 fut un grand scandale par toute la ville.Bientôt la_renommée des bottes se propagea dans l\u2019empire entier.Elles servirent de mire indicative, et d\u2019étalon de comparaison.Rien n\u2019était plus comparé à la lourdeur des marbres, mais aux semelles de Tien-ki.On fitgrand nombre de caricatures à ce sujet ; et le portrait de Pavare, tel que nous venons de le crayonner, se voit encore sur quelques évantails et quelques services à thé.Tandis que les morimons ou palanquins du Japon, s\u2019urrêtaient sans cesse à la porte de ses magasins, et que les personnages qui en descendaient étaient reçus par des commis élégants etempressés, Tienki vivait solitairement dans une petite maison mal vernissée, quelques feuilles de thé commun coloraient à peine sa boisson ; et sur sa matte étroite il mangeait toujours seul, Une seule chose avait échappé à la lésinerie de Tien-ki, un recoin de son cœur n\u2019avait pu être envahi par un chiffre ; ce recoin était intégralement rompli de son amour pour sa fille.Télaire était grande, élancée, d\u2019une pureté de for-' ines irréprochable.Ce qu\u2019il y a de plus délicat, de plus essentiel chez les femmes, les extrémités, les mains et les pieds étaient d\u2019une rare petitesse.Elle avait une expression de visage régulière el douce ; ses yeux, tendus .de 016 suivant le type de la race mongole étaient petits, mais \u2018noirs et brillants, quand\u2019 sa bouche s'entr\u2019ouvrait comme | Une fleur de\u2019 grenade, on aporcevait deux rangées de peti- \u2018les\u2018perles émiaillées et luisantes.Ses cheveux noirs comme \u201cdu jais, relevés de chaque côté de la tête et frottes d\u2019une substance onclueuse, 'se\u2019partageaient au sommet en deux chignons éganx que traverssait une camesacki ou aiguille \"d'or, tandis qu\u2019une mèche fort longue venait se boucler dans \u201cle \u2018inilieu et sôrtir'd\u2019un- peigne d\u2019écaille.Télaïre était tou- \"Jours mise avec tirie somptuosité pleine de noïve Clégance \u2018el dé\u2018modestie coquetle ; sa robe de soie était - magnifique- \"ment brodée d\u2019äfgeñt:Ello-faisait avec grace les lionneurs \"2 dés magasins, ét pouvait compter pour beapcoup parmi les \u201c motifs'qui attiralent une si\u2019 grande\u201d affluence -d\u2019acheteurs.Ses agréments physiques étaient rehaussés par ses qualités morales et ses talents; elle chantait à ravir et pinçait de la samsie ou guitgre à trois cordes, apis, bien que Ja meilleure Ghecho., Lorsque, couronnée de ses dix-huit ans et de !'as pudeur, elle ee promerait dass l'Elybiée d'Osalié, où ; H 5 = ela, Sabie ara Ir gn] ! Vis te et du regard, et se disaient: C\u2019est la fille de l\u2019avare.Oh ! qu\u2019elle est belle ! .IV Cependant le jeune Amien parcourait les longues rues d'Osnkka, de cette ville qui a la forme d\u2019une étoile ; et il se hâtait, et croignait pourtant d'arriver ; il avaitrelevé sa moustache noire et arrangé avec prétention à son côté son sabre gans fourreau.Il révait à la manière dont sa demande serait accueillie et faisait peu attention à la foule que les approches de la nuit rendaient encore plus bruyante et plus affairée.Des femmes qui passaient (car au Japon le sexe nest pas prisonnier comme en Chine) se le signalèrent en souriant de sa préocupation.II marcha sur le pied d\u2019un soldat qui lui chercha querelle ; À peine avait-il réussi à le calmer, qu\u2019il faillit être renversé par des porteurs de nori- mon ; plusloin, des marchands d\u2019eau qu\u2019il venait de heurter lui répandirent leurs denrées sur les jambes, et pour leur échapper il démolit presque l\u2019échoppe sous laquelle un vieillard vendait du riz bouilli aux pauvres gens ; enfin il arriva chez l\u2019avare.Il eut beaucoup de pcine à être introduit par celui-ci, qui ouvrit, en grommelant, deux portes soigneusement fermées.Sans jeter un regard sur le visi= teur, \u2018Tien-ki reprit le petit pinceau qu\u2019il tenait, le passa sur des tablettes d\u2019encre, et se mit à achever ses comptes de la journée.Lorsqu'il eut fini, il montra au jeune home ne une natie étrojite près de la sienne, et lui demanda quelles emplettes il désirait faire.\u2014Ce ne sont pas des affaires de commerce qui _m\u2019amènent, dit Amin avec hésitation, je viens vous entretenir de quelque chose de plus importantet qui vous touche de plus près.\u2018 -\u2014Hum ?.- .fit le vieillard, don air de doute ; etde sa main il éteignit une lampe de cuivre où brûlait un peu de naphte.\u2014 Pourquoi nous plonger ainsi dans les ténèbres ?dit le jeune homme avec un certain sentiment de terreur.\u2014Enfant, de quelle couleur sont donc tes paroles pour avoir besoin d\u2019être vues ?À quoi bon dépenser inutilement de la lumière?.Et d\u2019ailleurs il fait encore assez de Jour pour éclairer ton visage.Ainsi, parle, et parle promp- tément ; Tien-ki-veut bien te prêter son atiention, : quoique tu lui fasses perdre un temps plus précieux que .l\u2019or, pour des propos peut-être inutiles.Le'secret d\u2019A min devint alors si pesant sur son cœur, qu\u2019il se hâta de l\u2019en faire sortir en deux mots : \u2014J'aime Télaïre .\u2014\"T'oi! s\u2019écria le marchand, tu oses aimer ma fille ! \u2026 Voyez le beau seigneur ! .Vraiment, j'aurais élevé avec tant de soin cette enfant nnique, ln joie de ma vieillesse, ma consolation 3 j'aurais fait pour elle des dépenses incroyables qui m'ont ruiné ; car je suis pauvre, pauvre, quoi- qu\u2019on disc par envie que j'ai des fonnaux d\u2019or .» et tout cela pour m\u2019en séparer ; pour la donner à un homme de rien, h un rêveur, un inutile, un paresseux, un poëte qui n\u2019ex- erco pas la moindre industrie ; qui ne sait rien faire que perdre l\u2019imagination des jeunes filles par de molles chansons! Tandis que ma fille est recherchée par des banjos, par des officiers cle l\u2019empereur ; tandis que je pourrais la marier à un damio ; et lui donner un palais pour dot.\"Oh ! oh ! me prends\u2018tu pour un fou ?.Mais par Confu-tsé ! il est ivre .y il sort du ssiaya!.Ote-toi de ta, ccien ., tu sens le sukki ! Et, joignant le geste aux paroles, il prit un rotin ct se mit à poursuivre le pauvre amoureux jusqu\u2019à la porte ; ce- Ini-ci porte d\u2019abord _invalontairement la.main à la poignée dè son sabre minis il pensa à Télaïre, et son bras retomba, Arrivé sur le seuil, il se retourna, et vomit ur torront d\u2019im- précationy contre son hôte incivil : \u201cPiisse Amida se charger de ma vengeance !.Puisse son fils Ganon, de chacun de ses mille bras, laisser tomber.sur toi un malheur ! Puisse-t-il faire fuire de toi, comme une eau couranie, ces richesses qui te rendent si vain et dont tu profites si peu ! Puissont tes chaussures ridicules devenir l\u2019instrüment de ta perte et te conduire par un chemin de piorres et'd\u2019épines dans le gouffre toujours béant de la mi- gére!!! : ; \"\"__Hao?! koung hao! brave ! délicieux !s\u2019écria la foule qhi s\u2019atiroüpait devant Ih maison; A bas le vieux -lndre ! \u201cA bos Pégoiste à bas l\u2019usurier! à bas Pimpie.! a bas le.chien.\u2019 5 © \u2018Déjà les p\u2019erres sifflaient contre l\u2019avare, et sans doute on Vat/aürnit faif vin\u2018 misuvais partis si tout le monde ne s'était, \"disperdé soudain! à Pnspect d\u2019un oflona-ou commissaire de \u201cpolice qui piruten haut de [A rue.Pour.le jeune homme, \u2018il'olla-s\u2019agenouiller;: se prostemer la face contre terre de- vant la statue d'A mido;?lui demandantid« grands .cris sven.geance, vengeance! Puis il sortit précipitament d'Osakkn par une porte retirée, jurant qu\u2019il ne se présenterait de nouveau devant Télaïre que lorsqu'il serait dans tin état de splendeur capable de subjuguer l\u2019inflexible Tien-ki.Du haut de son trône sublime, Amida entendit la prière du puëte malheureux, etelle lui fut agréable.* Nous allons voir par quels moyens singuliers la divinité japonnaise accomplit le vœu d\u2019Amien et comment les bottes de l\u2019avarc le menèrent à sa perte.V.À quelques jours de Ia, un matin, Tien-ki se promenait seul, selon sa coutume, dans les jardins d\u2019Elysée.\u2018Les fleurs thuyas et des jasmins neigeaient doucement.Lair s'emplissait de chante, de bruit d'ailes ; et de temps à autre, on voyait voler un bel oiseau qui brillait dans un rayon furtif du soleil comme un rubis vivant.Les fêtes de la nature ne réjouissent pas le cœur de l\u2019avare.Au: milieu de ce luxe de végétation, de ces diamants de rosée pendus à toutes les feuilles, de celle mobilité de tous les êtres, «le celte exubérance de vie et d\u2019amour ; aù milieu de ces premiers rayons d\u2019auroro qui inspirent le génie do Par!\u201d tiste en éveillant dansson âme le pressentiment d\u2019une vic plus heureuse dans un meilleur monde; au milieu dé'tout cela, Tien-ki ne s\u2019occupnit que de misérables affaires dar.gent.II jetait un regard de méfiance sur les rares promeneurs qui tous lui semblaient s\u2019occuper de lui.Bientôi'les vons d\u2019une conque se firent entendre, annonçant l\u2019arrivée d\u2019une troupe de soldats, et presque en même temps on\u201d vit luire des lances, et flotter au vent Ja bannière où se peint l\u2019image du dragon lacré.La troupe approcha, et un écri- tea en gros caractères, que portait un soldat placé\u2018\u201dà là tête des autres, annonça qu\u2019il s'agissait de l\u2019exécution d\u2019un \u2018arrêt rendu par le Ghio-bou-no-sio, ou Conseil siprémo dans une affaire politique.POTTER Un ancien damino de la province de Cheng-hu;\u2019 charge qui répond à colle de nos préfets de départements, avait, de concert avec les autorités subordonnées, refusé d\u2019obéir à un édit de l\u2019empereur.En conséquence, il fut démi de son emploi, et condamné à la déportation \u2018dans\u2019 fil Fatsisio, redoutable récif, entouré d\u2019une ceinture de\" Fol chers à pic si escarpés, qu\u2019il n\u2019est possible qu\u2019anx \u2018grands oiseaux marins de la franchir, et qu\u2019on est oblige de Hissar à l\u2019aide d'une grue les malheureux qui doivent expirer:là le crime que souvent ils n\u2019ont pas commis ; car là \u2018dénonciation est en honneur au Jupon, et comme à Venise; les rapports mytérieux tombent dans Poreille du souverain.Avant son départ, le seigneur fut conduit au: Champ des larmes, pour y voir exécuter ses complices.Il y avait eu différents degrés de culpabilité ; et, par suite des sentences diverses, aux uns, on coupait la main ou-le pied avec une espèce de scie ; d\u2019autres étaient attachés à une claie par les extrémités ; quelques-uns étaient- agenouillés et baissaient la tête, que !e bourreau leur abattait par-Jerrière.À plusieurs, on avait enfoncé de, petits drapeaux dans la chair près des oreilles, et ,l\u2019exécutour, les chassnit devant Ini à coups de fouet, Ily en avait enfin qui subissaient tout bonnement le supplice de la cangue ; c\u2019est-à-dire que leur tête était passée, nu moyen d\u2019un trou, dans une énorme pièce de bois qui leur formait un collier pesant plusieurs centaines de livres\u2026 Ainsi affublés, ile étaient livrés à un gardien qui ne les quittait pas et les, tenait au bout d'une chaîne, comme des animaux féroces.Pendant ces exécutions, des musiciens fesaient un, tel tintamarre avec leurs cymbales, leurs clohettes, leurs; triane gles, et des sortes de tambours de basque,'qu\u2019il était impossible d\u2019entendre les gémissements des victimes on les, cris d'horreur, de ceux qui regardaient., Quant- on ent bien abreuvé le seigneur de la souffrance moralé que doit caneer, un tel spectacle, \u2018on le fit partir.pour 1¢ lieu\u201d de\u2018son, exil° Lorsque le prisonnier passa près de Tien-ki, il leva yeux pour voir s\u2019il ne rencontreraît pas \u2018un regard\u2019 ami ou compatissant.Les regards w\u2019arrêtèrent sur\u2019 le visage \u2018flétri de-l\u2019avare, et il se rappela, qu\u2019il avait autrefois fait \u2018avec lui des affaires très-avantageuses pour ce dernier.\u201d Un \u201céclair do joie passa sur sa physionomie, et il demanda hu Bango, ou officier, qui commandait son, escorte, Ja faveur d'éntre.tenir quelques instauts le marchand en particulier, Elle lui fut accordée, êtles, soldnts s\u2019éJoignérent de quelques pas, 1 \u201csans Je perdra de vue.\u201d Alors le seigneur fit souvenir Tienki de leurs relations antérieures et \u2018dé lafgent qu\u2019il fi dvait fait gagner ; ensuite il tira en cachette de'déscous sa robe un écrin renfermant des'diamanita dé la\u2019 plus'bélle eau, et lui proposa de les lui\" vendre,\" Tien-ki tressaillit\u2019s\u2019 1d \"vi \u2018tat 'dé'richesses concenirées'dank un\u2018ai petit eapach' mais, ze remettant promptément, il \u2018eût la lâchélé d\u2019abuser\"de la + : : PLGA rable ae GO ky Lm situntion, de cet homme, \u2018et de mnaraliaider vee di.\u2018Le Sree het) an nt LY un Te FEE Pe nl chy Gh de lang yp af Vo AE ee) eG vn ba TE aes beg HE 8% ne der enBee a LS 6 hover disley wai Lau 1 VE MS AU vois, ai MEL Le : ete yg coil ene Dough d\u2019affaires professionnelles, judicinir:s, - de dans les autres jouraux,,.TONER Padi ANNE vise 2 Shen RELA wR prey ER RE =n ee a, Vu \"sa circulation PER FCASTOR es e da.- = a aa seigneur, dont l\u2019escorte s'impatientait, en passa par tout ce que l\u2019autre voulut, et l\u2019avare obtint ainsi, pour une centaine de kobangs d\u2019or, ce qui en valait plusieurs miliers.Le prisonnier reprenait trislement la route de Pexil, et Tien-ki s'en revenait joyeux en pensant ou parti qu'il tirerait de cette acquisition, quand tout à coup il se ravise et réfléchit que puisqu'il a eu les diaments pour cent kobangs, il edt pu aussi bien les avoir pour cinguante, le prisonnier étant hora d\u2019état de disputer du prix.Aussitôt il fait volte-face et of\" met à courir après les soldats.Ceux-ci s\u2019arrêtent \u2018surpris; Tien-ki prétend avoir oublié quelque chose d\u2019essentiel, et supplie qu\u2019on le laisse parler de neuveau au prisonnier.À ce dernier, il jurepar Amida qu\u2019il west trompé sut Je prix, que les diamants ne sont pas tels qu\u2019il avait cru les voir d\u2019abord ; en un mot, qu\u2019il lui est impossible de donner plus de cinquante kobangs, ce qui même le gênera beaucoup.Le seigneur haussa les épaules et rendit cinquante pièces d\u2019or.Mais la cupidité saurait-elle se rassasier jamais ?elle ressemble au gouffre d\u2019Ama-Wa, à l'extrémité orientalé de l'île d\u2019Ama-Su-Ki, lequel engloutit en une seconde, barques, navires, équipages, et par son bruissement épouvantable, semble demander sans cesse de nouvelles victimes.~~Imbécile! se dit l\u2019avare en se frappant le front ; mais si je n\u2019avais voulu donner que vingt-cinq kobangs, que vingt même, n\u2019eût il pas été forcé de les accepter également ?Et notre homme de vouloir encore une fois arrêter l\u2019escorte.Pour le coup, les soldats impatientés saisirent leurs sa bres et lui en appliquèrent du plat sur les épaules.Deux d\u2019entre eux même se détachérent et lui donnèrent la chasse pendant quelque temps.VI.\u2018Tout bien compté, le marchand venait de conclure une affaire magnifique.Dans des circonstances parcilles, c\u2019è- tait l\u2019asage à Osokka de donner des fêtes à ses voisins et à ses amis, de faire venir des musiciens et des ghecko, espèce de courtisans qui chantent en s\u2019accompsgnant de la samsie, et de distribuer quelques aumônes aux indigents.Toutes ces choses étaient aussi inconnues à Tien-ki que les romans de Paul de Kock.Néanmoins, il se mit en téte de faire de la dépense, des folies, de se plonger dans un océan de jouissances.Four tous les peuples l\u2019Asie, et en particulier pour lea Japonais, se baigner est un moyen.d\u2019ineflables délices.Outre les bains publics nom- et magnifiques, auxquels les femmes se rendent aussi bien que les hommes, chaque particulier un peu aisé, a sur le derrière de sa miaison, auprès de son jardin, une salle d\u2019étuves revêtue de porcelaine et abondamment pour « vue de tout ce qui peut chatouiller les eens.riches de ces étuves, il y a au milieu de la salle un bassin de marbre blanc, d\u2019où un jet d\u2019eau s\u2019élance et va frapper le dôme inerusté d'arabesques d\u2019or.Autour sont des coussins faits avec les plumes du ventre des goëlands cendrés.miroirs, les essences, les huiles parfumées, tous les objots de toiletle sont en.profusion, Le massage est en grand honneur comme curatif puissant des délibitations\u2019 d\u2019organ Ce sont les Japonais qui ont inventé ce singulier raffine- Trent qui consiste à souffrir que la langue d'un enfant, pé- Bétrant dessous vos paupières, vous nettoie le globe de Pail ; opération qui loin d\u2019être nuisible, répand dans tout Porbite une sensation de fraicheur aussi neuve que déli- cleuse.Tion-ki, n'avait pas plus d\u2019égard pour cette coutume Que pour les autres ; il avait fait arranger une éluve et un Jardin pour sa fille seule.: Dans cette occasion, il se résolut de se rendre su bain public ; et cel idée lui sembla tellement sublime, qu\u2019il cou- Tut en faire part à con voisin, débitant de sokki, où vin japonais, obtenu par la fermentation du riz.Le susdit \" voisin nommé Kaoka, regarda fixement l\u2019avare pendant \u2018\u2019deux où trois minutes.Lorsqu'il se fut assuré qu'il par- \u201cMit sérieusement il tui proposa de l'accompagner.Tien-ki \u201caccepta, avec l\u2019espoir secret que le marchand de eakki \u201c Paierait toule la dépense.Ils se mirent en roule sous le \u2018 même parasol, et à les voir ainsi cheminer, un Parisien \u2018es fût rappelé Îe tableau appendu devant un magasin de pb, et au bas duquel on lits Aur deux Ma- 1 .Dis qu'ils furent entrés dans la salle d'attente, où il est à de déposérsa chaussure, Tien-ki se mit en de- \u201cVoir \u2018ôter ses monstrueuses semelles.Son voisin, qui le _ \u201cVoyait aver et souffler à ce travail, ne put s\u2019empecher de \u201c.lui adresser quelques bienveillantes observations.De grâce, \u2018 .al in eh 4 ; pouve ; gs prune.i! » \u2014\u2014Comme vous voudrez reprit son =: Jamitié pour TL mri, 1 \u2014Riche ien-ki, lui dit-il, vos bottes sont la fable d'Oskka 3 elles vous rendent ridicule au dernier point.cher voisin, ne sauriez-vous mettre des brode- Quins plus convenables ?: À que voulez-vous Ÿ reparlit l\u2019avare, j'y tiens.Jaime ces boites, où mes pieds , -ebligé de renouveler sont à l\u2019aise, et que je ne serai pas souvent.Quant äceque les autres nf en penser, je m'en soucie \u2018comme \u2018un éléphant bus leon compagnon 5 je vous seulement dans votre, intérêt et parce que j'ai de por Du moment où vous paraisez con- Je reprendé mes obrervations.ils oe nirogt dans le bain, Tls y étaient depuis quelques ioais cela minutes 3 peice, lorsque \u201cdes valets perurnt tout-à\"coup et chassèrent les baigneurs Corne d'éertrfdras On parfums le bain des essences les o Dans les plus | : BE'CASTOR\u2014MAI, 1844, plus précieuses.Un banjo venait de passer devant la maison, etil lui avait pris fantaisie dy entrer.Les premiers domestiques qui avnient trouvé dans la salle d'attente les ignobles chaussures de l\u2019avare ; les avaient jetées au loin avec mépris ; aussi lorsque celui-ci revint, plein de mauvaise humeur d\u2019avoir été malhonnêtement dérangé, il eut beau chercher partout ses bottes, il ne trouva que les magnifiques brodequins du baujo.Il s\u2019imagina que c'était peut- être un don galant du vendeur de sakki.\u2014Voyez-vous ce petit Kao-kn, se disait-il, comme il s\u2019y est pris adroilement pour me faire ce cadeau ! Me parler d\u2019abord de mes bottes.Je comprends maintenant.L\u2019excellent homme.I! faudra que lui offre une tasse de thé.Et tout en parlant, en admirant les brodequins, en les carressant ; il les altachait à ses pieds.Puis il continua à se dire : \u2014Puisque Koo-ka 0 élé si généreux, il ne voudra pas probablement que jo pnie ma part de la dépense.Il est homme à ne pas faire les choses à demi.En conséquence, il annonça ou bureau que son compagnon acquitterait les frais ; puis il sortit, fier comme un mandarin, sans se douter de l\u2019orage qui grondait derrrière lui.Comme tous les hommes blasés, pour qui la volupté West plus qu\u2019un dégoût, le banjo venait à peine d'entrer dans gon bain, qu\u2019il manifesta Penvie d\u2019en sortir.Aussitôt les valets courent chercher ses vêtements ; plusieurs se précipitent vera les babouches : o désappointement! plus de babouches garnies de perles! .Ils ne savaient que penser, lorsque Kao-ke, piqué de ce que son compagnon lui avait laissé toute la dépense, leur donna le mot de l\u2019énigme, et leslâcha à la poursuite de l\u2019avare.Il n\u2019était pas foin.Il fut bientôt rattrapé ; et, chaussé de son vol, on le ramena aubain.La, il fut d\u2019abord en butte aux railleries des valets ; on le menaça de le mettre à la du question.Le banjo, dès qu'il sut de quoi il s'agissait, lui fit appliquer un certain nombre de coups de bambou sous la plante des pieds, espèce de massage peu confortable après un bain chaud.Pour sortir de là, Tienki fut obligé de distribuer, en gémissunt, entre les valets.une vingtaine de kobangs qu\u2019il avait surlui, et de rechausser ses bottes immondes.Premier effet de la vengeance d\u2019A mida.J continuer.LE CASTOR.Aatebee, MARDI, 28 MAT, 1844, Les événements, comme dit le proverbe anglais,projettent leur ombre au.devant d'eux.Le ton de quelques journaux, les adresses do quelques loyaux, les réponses officielles du gouverneur, l\u2019air mystérieux des ministres britanniques lorsqu'ils parlent des affaires canadiennes,peuvent donner à croire qu\u2019il ge prépare pour le pays une crise autrement grave, autrement importante que la crise ministérielle, qui, loin de se calmer dure encore et ne promet pas de.se terminer sitôt.Par une portion de l\u2019adresee loynle des loyaux de Montréal que nous donnons plus loin et parla réponse de son Excellence que nous copions en entier de l\u2019Aurore on verra que lesaccusutions de déloyauté sont à l\u2019ordre du jour ; d'un autre côté l\u2019association de la réforme du Haut-Canada croît devoir, dans son adresse au peuple, se défendre sérieusement de songer à l\u2019émancipation du paye.Jusques-là tout était passable et l\u2019on était dès-long.tems familier avec le stigmate de rebelle que les partisans des abus, de Poligarchie, du pouvoir absolu, plus où moins agités, quoiqu\u2019on en dise, parl\u2019amour où l'envie des dépourlles, jettent de mémoire d'homme comme argument qui dispense de tout autreà ceux qu\u2019on ne sait de quel autre côté prendre, Mais voici que la Gazette de Québec, qui s\u2019était Jusqulici bornée à des restrictions \u2018plus ou moins ambigues, à des mots plus ou moins malins contre les ex-ministres et custre tous les partisans de la réforme qu\u2019elle désigne sous le nom d\u2019agitateurs, se livre à une tirade dans laquelle elle fait chorus avec les loyaux de Montréal, avec le gouverneur- général et rajeunit le cri de rebelle que l\u2019abus menaçait de faire vieillir: En voici quelques extraits :\u2014 \u201c En vérité si le grand princips du gouvernement responsable, comme les ex-ministres l\u2019entendent, était promulgué, nous aurions l'anarchie constituée, avec cetie différence que ceux qui ont les dépouilles auraient l\u2019avantage d\u2019une représentation inégale, des taxes permanentes, des allocations perpétuelles, sans le consentement du peuple et la perspective de vivre long.tems aux dépens du public sans aucune responsabilité quelconque, =# Il eat possible que les chefs de l\u2019association de la réforme soient sincères dans leurs aæurances de fidélité à la connexion anglaise.S'ils ne le sont pas ; s\u2019ils sont sincères envers le grand principe au point de ne plus accorder à a reine et à son représentant le pouvoir exécutif, dans la province, ils devraient, de suite, et comme des honnêtes gens adopter les actes du gouvernement responsable -du Rhode Island, du ler Mercredi de Mai 1776, deux mois avant ln déclaration d'indépendance, G6 ans avant de-se révolier de nouveau, mais sans succès cette fois, ( Le journal cite ensuite l\u2019acte en question qui en effet Pourrs servir de modèle à celui que passeront le sujets an- \u2018lais dyffiaut-Canada lorequ\u2019il leur prendra idée de suivre l'exemple des anciens sujels anglais, aujourd'hui les am é- ricains de l\u2019Union ; cet acte en rappelle un qui élait intitulé.« Jâcte pour ussurer l\u2019allégéance à sa Majesté de ses sujets dans cette colonie etc\u201d et pourvoit à la continuation du gouvernement en substituant dans les commissions: des cours de justices, des officiess civils et militaires le nom: du gouverneur de la colonie à celui du roi.) Le même journal continue et dit: \u2018 Siles Réformistes: de Toronnto n'ont pus en vue quelque chose de la sorte toute leur adresse tend à les mal représenter ou nous ne la comprenons pas bien.: Les ex-ministres en acceptant leurs charges sous Pacts de d'Union en ont sanctionné les dispositions iniques,\u201d « L'adresse réclame pour les ex-ministres du désintéressement vu qu\u2019ils ont abandonné leurs emplois.\u2014 Qui ne voit pas que d\u2019après le grand principe du geuvernement responsable comme ils le comprennent, leur démission n\u2019était qu\u2019un pas pour s\u2019assurer le pouvoir sans contrôle ni sans frein; le patronage et les émoluments pour lesquels.ils ont combattu, par le vote de ceux qui sont sous leur influence.\u201d \u201c Ce n\u2019est pas la première fois que ambition a sauté trop loin etc.\u201d D\u2019après tout ce qui se dit, tout ce qui s\u2019écrit, des alar- inistes pourraient répandre de lugubres nouvelles et prophétiser malheur à la cause de la liberté.Néanmoins Pexemple du passé doit rassurer les amie de la réforme et les faire persévérer dans leurs efforts.La bonne cause marche à grands pas et n\u2019est arrêtée par les obstacles que pour les entraîner avec elle et reprendre un cours plus rapide.Ceux qui douteraient de ses progrès n\u2019ont qu\u2019à jeler un coup-d'œil autour d'eux et ils verront que ses ennemis même sont réduits aux expédients pour la combattre ; qu\u2019ils doivent prendre ses allures, son nom, sa bannière, C'est ainsi que les tories d'autrefois s'intitulaient constièu- tionalists ; ils voulaient la constitution d\u2019alors dont te peuple se plaignait.Le gouvernement responsable eût été pour leurs oreilles un cri de rebellion et d\u2019indépendance ; aujourd\u2019hui ces mêmes homumes veulent bien le gouvernement responsable ; le mot ne les effraic pas ; mais ils veulent que la chose ne soit accordée que comme l\u2019entend le gouverneur.Quand le pays, par l\u2019âge et par le cours des Évènements.sera conduit à son indépendance ils voudront de la domination britannique avec le gouvernement responsable tel que le veut aujourd\u2019hui le peuple de Ja province.Comme on voit il faut peu s\u2019embarrasser de cette caste dont la puissance décroit chaque jour, dont les efforts doivent désormais se borner à retarder le progrès.Que le peuple maintienne avec prudence, mais avec fermeté, la position qui lui convient ; qu\u2019il choisisse ses représentants parmi les hommes dont il est sûr ; qu\u2019il ne se laisse pos intimider par les accusations que Pon porte contre lui et tout ira bien ; Ia tyrannie a bien ses avantages pour ceux qui l\u2019exercent, mais on n découvert qu\u2019elle coûte trop cher.Par ce qui précède nous ne voulons par prédire qu\u2019il ne sera rien entrepris contre la liberté par les ennemis du pays mais du moins que leurs eforts seront à coup sûr'infructeux en définitive, EP [Voici la partie la plus importante de l\u2019adresse de quel\u2019 ques citsyens de Montréal, à laquelle nous faisons allusion ns un autre article.Nous les marchands soussignés, commerçants, artisans: et autres, habitants de la cité de Montréal, avons l\u2019hou- neur \u2019«pprocher respectueusement Votre Excellence, dans lu j:Ésente crise momentanée des affaires publiques de celte province ; pour vous offrir l\u2019assurance de notre at- tacher-.ent dévoué à la personne et au gouvernement de notre çracieuse Souveraine ; pour exprimer notre confiance inébrunlable dans la sagesse et la libéralité de l'adii- nistration du gouvernement de votre Excellence ; et pour enrégistrer notre protét solennel contre les atlentais insidieux du ci-devant conseil exécutif pour établir une,oligarchie oppressive sur les ruines de la prérogative de la couronne et des libertés du sujet.PS Nous osons aussi offrir humblement etsincèrement notre profonde reconnaissance pour lu fering résistance oferte par votre Excellence, aux demandes inconstitutionnelles du ci-devant conseil exécutif, gni, sielles.étaient accordées, Zuvraient, nous le croyons, se terminer par la séparation du Canada d\u2019avec Pempire britannique, et nous dépouilleraient des privilèges inestimables de sujets britanniques, que nous avons reçus de nos pères, et qu'il est en premier devoir de conserver intacts, et de léguer à nos notre fants.Quoique nous soyons entièrement d'accord, avec votre Excellence que le Canada ne peut être gouverné que d\u2019accord avec les désirs de la majorité du peuple, tels qu'exprimés parleurs représentants, et que le gouvernement, tel que défini dans les résolutions adoptées par la chambre d\u2019assemblée en septembre 1841, est le seul applicable à Pexirience sociale et à la condition politique de notre pays, nous tombons parfaitement d\u2019accord avec l\u2019inier- prétation donnée par votre Excellence sur ce systéme : de gouvernement et sur ces résolutions ; et nous nous engageons, de cœur et de tête, à soutenir votre Excellence dans la noble et patriotique détermination prise par votre Excéllence, pour la défense, égalemement, de la prérogative constitutionnelle de la couronne, et des.droits et li bertés du peuple.LE am 6 AY : > ho FE Aux Marchands, Commeérgants; Artisans et autres hiabi- tants de Montréal, qui ont signé\u2019 l\u2019Adresse \u2018dé cette If \u2014\u2014\u2014 < \u201c Je tous remercie sincérement, Pin SF x Wag * ville, \\ i ! ! _ civilisation w'entraident RN NA PA 3 A WADE Arta Se ey om tape = \u2014\u2014 rem eae - LE CASTOR,\u2014MAI, 1844, Se CT TE ey , loyalé et patriotique adresse, et pour l\u2019assurance de votre attachement dévoué à la personne et au gouvernement de notre gracieuse Souveraine.L'expression de votre confiance dans mes cfforis pour conduire l\u2018udministration'du gouvernement de ga majesté an cette province sur des principes sages et libéraux, et de voire approbation de l\u2019opposition qu\u2019il a été de mon devoir de faire à des demandes inconstitutionnelles, est des plus encouragéantés et confirme assurance que jai toujours reposée sur le bon sens du peuple ponr m'appuyer dans ces \u2018démarches qué je crois être non moins nécessaires à la conservation des libertésdu sujet qu\u2019au maintien de la prérogative royale qui, dans la constitution britannique, sont insépurablement unies l\u2019une à l\u2019autre, Je me réjouis de voir que vous concourez dans mes ardents désirs que le Canada soit gouverné d\u2019après les vœux «le la majorité du peuple tels qu\u2019exprimés par ses repré- ventants et d'après les résolutions de septembre 1841 ; ot J'espère sincèrement que la modération et les égards pour les vrais intérêts du payschez tous les partis, me met- rout en état de donner un plein et entier eflet à ces princis pes, et de promouvoir par là le bonheur et la prospérité de la province.Les vrais ennemis de ces principes sont les individus qui, non conlents de posséder tout ce qui cons- 4itue le gouvernement responsable, en refusant de mettre la main à l\u2019œuvre avec modération, et en poussant leurs prétentions au-delà de toutes extrémités, en entravent l\u2019o- Pération et lo rendent impraticable, et qui, lorsque tous les actes du gouvernement de sa Majesté vis-à-vis de la colonie sont une preuve de son désir ardent d\u2019en avancer la prospérité, d'assurer ses libertés, de cousulter ses sentiments et de promouvoir son bonheur, cherchent en retour à fouler aux pieds la couronne, à réduire l\u2019autorité de sa Majesté au dernier degré d\u2019avilisement ct à détruire ainsi la constitution.Conserver cette constitution inviolable; protéger les droits et les libertés du peuple ; ndministrer le gouvernement avec justice égale pour tous ; éviter la domination exclusive d'aucun parti ; maintenir intacte l\u2019intégrité de l'empire et l'union entre le Canada et la mère-patrie, se- Tont les objets constantsde mes efforts continuels ; et si \u2018avec l\u2019aide du peuple jo réussis à accomplir ces résultats, mes dernières années seron! bénies du plus parfait bonheur dant je puisse jouir de ce côté-ci de la tombe.Les vœux aflectionnés que vous m'avez exprimés exigent de moi la plus grande reconnaissance.\u201cÇa été la source d\u2019un profond.regret pour moi que d\u2019apprendre au-delà de tout doute que la dernière élection dans votre ville a élé troublée par des scènes de violence sub- veraives des droits des électeurs.On doit avoir le plu grand respect pour la chambre d\u2019assemblée composée de représentan's du peuple ; maie si l\u2019on renverse la liberté.e Ta franchise élective, ils cesseront d\u2019être les représentants du peuple qui sera dépouillé d\u2019une de ses prérogatives les plus importantes.L\u2019outrage et le mépris des lois sont les avant-coureurs ordinaires du despotisme.L'ordre est le suppôt de la liberté.Je m\u2019abstiens de faire aucune remarque sur les circonstances particulières ou sur ler individus quisfurent.concernés dans les événements disgracieux auxquels j'ai fait allusion ; mais je ne puis m'empêcher de sentir que toute la violation de la franchise élective porte un rude coup principalement aux prérogatives les plus chères, aux droits etaux libertés du peuple, aussi bien qu\u2019à l\u2019easemble de la constitution en général.Les journaux ont annoncé que Mr.le Juge Flotcher du district do St.François se retirait à demi salaire, que Mr.McCord juge à Montréal le remplaçait et était lui-même remplacé par Mr.Barnard.La raison de la nomination de ce dernier Monsieur serait selon quelques uns Pembarras où se trouve administration qui lui aurait presque promis la charge de Sollicitenr-générel et n\u2019oscrait la lui donner à cause de opinion publique qui s\u2019est vivement prononcée contre un tel choix.Nous i\u2019avons déja dit, nous ne con- naiasons ni Mr.Barnard ni wa capacité ; mais si la presse ne s'est pas trompée, si la raison de son élévation au bance est celle que l\u2019on donne, nous ne connaissons rien d e plus ridicule pour le pouvoir ni de plus injurieux pour le pays.Quoi donc! Sa majesté croirait-elle pouvoir confier impunément la décision des intététs les plus chers de ses sujets à celui qu\u2019elle ne jugerait point capable de défendre les siens ?Ÿ Elle dirait à un homme:\u2014Vous n\u2019avez point les connaissances nécessaires pour être mon avocat ;.mais \u201cveus serez le juge de tous ces braves gens quo voilà.\u201c On nous prie d\u2019annoncer que la publication du Menestrel commencera vers le milieu de Juin prochain.Elle a été tetardée par la non arrivée du matériel nécessaire pour l\u2019im- \u201cpression de sa parie musicale.: Le vent PEt qui nous amène depuis quelques jours la pluie et le froid u poussé aussi dans notre port près de deux | cents vaisseaux d'outre-mer.L'entrée de la rade ofrait, -Aimanche dernier, le spectacle le plus beau, le plus pitto- :resque qui se puisse imaginer, epectacle qui recréait l\u2019âme | de l'homme d'affaires et du poète ; l\u2019un voyait l'activité.renaître, la spéculation s'agiter, l\u2019or et l\u2019argent circuler ; ce- Juieci s'extasiait eur la majesté-de-notre fleuve animé d\u2019u- ;ne multitude de- voiles qui se groupaient sous mille formes diverses et se détachaient en blanc sur son eau bleue et paisible.Heureuse et belle centrée que celle où la nature et la \u2018 satisfaire les goûts domi- activité industrielle etla\u201d poésie nants de l\u2019esprit humaih;! contemplative !' Son Excellence Sir Charles Metcalfe avec sa libéralité ordinaire n fait à la Société Canadienne d'Etudes Liltérai- '| res et Scientifiques le don généreux d\u2019une somme de £ 10 accompagnée d\u2019une lettre très-flatteuse pour ceux qui (ont partie de cette jeune institution.an Comme nos nbonnés doivent présumer que nous n\u2019avons pag à notre disposition de fortes avances pour les frais considérables que nécessite lu publication de nos journaux, nous pensons qu\u2019ils n\u2019auront pas do répugnance à se conformer aux conditions de paiement de la souscription.Nous les prions en couséquence de vouloir bien payer le comple que nous leur enverrons prochainement pour le se.mesire courant ; pour chacun deux c\u2019est un déboursé pres- qu'indifférent tandis que la réunion de ces pelits montants forme une somme que nousne saurions trouver ailleurs.Nos lecteurs de la campagne voudront bicn, au compte que nous leur transmettrons, ojouter ce qu\u2019ils penseront consclencieusement nous devoir pour arrérages.NOUVELLES LOCALES, La corporation de Québec dans sa dernière séance a reçu un rapport du Comité des chemins qui propose de consacrer la somme de £ 3752 à des améliorations réparties cumme suit :\u2014Dans les quartiers St.Louis et du Palais £795 ; dans le quartier Si.Pierre £ 493 ; Champlain, £290; St.Roch £ 395 ; St.Jean L 299; et £ 1300 comme dépenses pénérales pour trottoirs,nottoyage de rues eu y luclus £ 100 pour faire exécuter un plan de la ie.Sen honneur le Maire a reçu l\u2019autorisation de nommer une personne compétente à l\u2019emploi de collecteur des taxes etc avec un salnire de £ 100, La Seigneurie de Beauport a été adjugée par le Shérif à P.PATTERSoN EcR.pour la somme de £ 8300.Un corps nombreux de journaliers et douvriers armés et équippés pour le séjour dans la forêt est parti hier pour aller travailler au chemin militaire de la frontière.Le corps d\u2019un jeune homme du nom de George Hamman fils de Madame Hamman du Neptune Inn a élé trouvé noyé dans la rivière St.Charles, hier matin ; il avait disparu depuis 15 jours, mt rer FAITS DIVERS.\u2014En Angleterre ct dans le pays de Galles, il mourt par année 50, 000 personnes attequées de consomption.\u2014A Londres une dume riche qui a sa voiture à quatre chevaux et fréquente la cour a été condamnéo à six mois de travaux forcés pour avoir volé une paire de gants duns une boutique.Ux REPUBLICAIN.\u2014Le Général Acao qui exerce tant d'inlluen- ce sur les nègres de St.Domingue ne se pare d\u2019aucun uniforme sin porte ordinairement une veste et des culottes faites du l'étoffe bar- Tée cn usage parmi les habitans des pays chauds, avec un vieux chapeau de paille ct va nu-pieds.Il attache sculement à scs pieds nuds une grosse poire d\u2018éperons.Parmi ses actes d'autorité et d'indépendance on cits l'arrestation et l\u2019emprisonnement pour cause d\u2018insubordination, de deux généraux inférieurs ses anciens en- marades d\u2018insurrection.UN SINOULIER JURY, A Gloucester un marchand de liqueurs avait fait poursuivre et condamner un voleur.Yarmi les effets reconnus comme lui appartenant était une bouteille e\u2018eau-de-vic.Quand les jurés eurent rendu leur verdict de culpabilité, l\u2018aubergiste voulut ramasser les articles qu'il avait retrouvés ; il lui manquait ls bouteille d\u2018eau-de-vio 5 après bien des recherches et sur l\u2018indication d\u2018un spectateur on fouille un des jurés sur qui objet deux fois olés fut enfin découvert.Si pareille choso se passait en Canada il se trouverait assez de journaux pour crier que le peuple de ce pays n'est pas fait pour jouir d\u2019unc telle prérogative et demander qu'on la lui retire.Aunonces., _ GRANDE VENTE DE MEUBLES.J'ASSORTIMENT cousidérable de meubles formant le fonds de l\u2018atelior d\u2019ébénisterie et de meublorie des soussignés sera vendu à l\u2019enchère à leur magasin N°.27 Nue des Fossès, Fanbourg St.Roch.MARDI PROCHAIN 4 JUIN.Les particuliers et les marchands dans cotte ligne feront bien do profiter de cette occasion vu Jue tout sera vendu sans réserve, TERRE & Francors DROUIN.\u2018 Meubliers-Ebénirtes.Québec 28 mai 1844.THE QUEBEC DIRECTORY AND STANGERS\u2019 GUIDE, (Almanac des sÉdresses et Guide de l'étranger à Québec.) 1844-5\u2014Prix., 7s.6d.: Oo\" iuforme respectueusement ceux qui désirernient souscrire à cet ouvrage que des listes sont ouvertes pour recevoir lours si- signatures Ala Bourse DE QuEsec, chez MM.FT.Canr & Co.MM.Cowan \u20ac fils, et M.J.B.FRECHETTR père.Le compilateur: sera trèe-obligé à ceux qui voudront bien l\u2019informer de leur changement de bureau ou de domicile.Ceux qui voudraient faire insérer des annonces dens l'ouvrage sont priés d\u2019en donner avis sans délai; Soe \u2018 vi.ALFRED HAWKINS; | Quotes BBéwrl 1B4G ES ES à À 1 e Galerie Xllustrations Canadiennes, i+ TÆE soussigné se propose de publier par liv:aisons une sé- rio de portraits lithographiés des hommes dont la réputation honore le pays ou dont le nom se rattache à son histoire, Chaque livraison consistera en un portrait d\u2019un format commode à encadrer ou à conserver en cahier et d\u2019une notice biographique imprimée avec soins et dont la collection formera uu ouvrage précieux.Vu la difficulté do se procurer les documents nécessaires pour cette publication dans leur ordre chronologique, chaque livraison paraîtra & mesure qu\u2019un portrait pourra être prêt, Ceux qui auraient à leur portée le portroit peint, dessiné ou gravé de quelque personnage dont le souvenir serait cher au pays sont priés d'en donner communication au sousigné dont Pobjet principal est de fournir aux bibliothèques canadiennes un recueil qui leur manque, qu\u2019on ne saurait atlen dre du dehors et qui deviendra d'autant plus diflicile à compléter qu\u2019on tardera davantage à Pentreprendre.Toute personne qui prêtera un moëèle aura droit à quatre exemplai-e res.Chaque portrait sera frappé sur beau papier pour les souscripteurs eculement.\u2014Prix de la livraison : 30 sous, payables à la réception.On souscrit à ce bureau.N.B.Le premier numôro qui so composera du portrait de MoNsIGNEUR DE LAVAL, premier évêque de Québec fondatenr du collège de cette ville et de plusieurs autres institutions, sera livré très-prochainement.N.AUBIN Québec 21 Mai 1844.\u2014\u2014 LA Ht \u201cQuébec, 13 Mai 1844: et les ventes du jour commenceront à 3 3 DEUX heures et DEMIE le-JEUDI de chaque semaine.PAR Do WV9IDO Do ES ventes du soir seront'continuées les LUNDIS xr JEUDIS de chagne semaine, rites voir les affiches.= , \u2018 çant à SEPT heures chaque soir, VENTES DU SOIR ET DU JOUR.MARCHANDISES SECHES DE FANTAISIE ET DE FONDS commen Coutelleies, Rapeteries, Hardes, Etc.Eic, Tous les articles mis en vente seront vendus sans réserve pour argent comptant.N.B.\u2014Pour les particula : * HOTEL DU GLOBE); N°.11 Rue St.Louis.+ [(C1-DEVAN TTENU PAR Mn, Scuxve.] L'an forme repstupuement ls balan de Guébes yageurs en général qu'il a lou ment ci-dessus où ilespère par ses attentions mériter une portion de la faveur publique.\u2018 N.B.Vins, liqueurs, bière de la meîlleure qualité, sirope.: da wnter etc.Col ations servies sous Îc plus eu py Poo] D.S.CHRI o Québec 21 Mai 1844.TOTMAS : Co AN ' ant Lo Me on @® AUX MARCHANDS DE CAMPAGNE.FAIONCE! FAINNONHI!Ï FAIBNCEH!!! A plus bas prix que Pannée dérnière, \u2026 Rue Se, Jean, Hautélay Québes 23;arril, 1844.E Vil >
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