Le fantasque, 26 novembre 1840, jeudi 26 novembre 1840
[" oa \u201c up = .\u2014 mme AUBIN R'dacteur j No.3, Rue Gront, St.Rech.LH.RONEN, Fmprimeur, } PROPRIÉTAIRES.à No.7, Ruodes Prairies, 51.Rosh.Ë n'obéis ni ne commande à personne, je vais ou je veux, je-fars ce qui me Pluit, je vis comme je peux et je meurs quand à le faut.Prix $ Deux Sous.Quebec, 26 Novembre, 1840.Ne.9.[Nous commençons avec le présent numéro notre publication semi-hebdoma- Miro à deux sous.Cette petite amélioration dans notre eutreprise ne sera que M récurgour d\u2019autres plus importantes que nous nous efforcerons d'introdwire aurei- Rk que possible si nous voyous contmuer ['a:croissement graduel dans I'encoura- lis ent que le public nous accorde.En attendant nous tâcherons de réunir danse Bie partie de la feuille des petits articies et autres matières plus directement à riégortee des classes humbles.Comine nous n'introduirons pas dans la demi Mile, de litterature étrangère, nous y condenserons les nouvelles les plus im- Mp@pntes.Nons rappellerons à nos ubonnés que d'après notre nouvel arrange- ceux qui ne paient point Dix chelins d'avance, seront censés s\u2019abonner au afp, ot auront à payer un chelin pour chacune de ces périodes.MA RÉSIGNATION ! AUX IMBÉCILES ESCLAVES ET POULES MOUILLERS ii QU'ON À LE TOUPET D'APPELER, BRES ET INDÉPENDANTS ÉLEC1EURS DE LA VILLE DE QUEBEC.Mpsieurs, ) J'ai eu la magnanime bonté de vous offrir mes impayables services r la représentation de vos intéréts dans la législature unie dont les membres seront toujours à Couteaux tirés, et cependant vous n\u2019avez pas l\u2019air de faire s de cas de ma genéro-ite que s\u2019il se füt agi d'un Symes 01 d\u2019uu James Stuart, 8 bum ! d'un Sir James Stuart aurais-je dû dire, puisque notre excellente reine R rendu noble à grands coups de parchemins pour le récompenser d\u2019avoir aidé poulet à nous mettre en cage.Jusqn'ici les juges\u2014en\u2014chef ont trouvé le poyen, grâces aux jolis gages que nous leur faisons, d\u2019avoir des poulets dane pur basse-cour ; aujouril\u2019hui c\u2019est un poulet qui garde des juges dans la sienne , \u2019est le monde, ou plutôt la volaille renversée.Murs il ne s\u2019agit point de cela et \u2019est une digression qui aurait dû trouver place ailleurs.Je reviens denc asx loges que j'ai à faire de moi-même, ce qui, par ricochet, vous donne un furieux p d'assommoir. Avant d'avoir au w\u2019il y avait aucune probabilité de gagner au parlement dix shellings par jour ; avant de savoir si Ins députes se verraient allouer deux shei- lings par lieue à faire, je Me suis ouvertement offert à vous, d\u2019où 11 s\u2019ensuivait que toutes ces dépenses allairnt me tomber surle dos.Or comme dans co ¥ siècle, lorsque le destin présida à la distribution des écus, il fit ma part étonnam- + ment petite, il aurait fallu me déimerer pour vivre d'industrie et arriver an siège ÿ du gouvernement par quelque moyen.Voici ce que je m\u2019etais proposé de faire : | \u201cJ'aurais confectionné une admirable petite lanterne magique que j'aurais transportée sur mon dos de ville en ville, de bourg en bourg, de'villaye en vi- Inge sans m'occuper le moindrement du qu\u2019en dira-t-on.A chaque place 10 LE FANTASQUE.- | blique, en tous les corrrfours je me serais arrêté pour y établir mon spectacle ambulant, autour duquel j\u2019evese appelé les curieux par le mwyen d\u2019une or hestre Br:syant que j'aurais composé à mei lout xeul comme suit: Sur ma tte aurait Eté placé un lorg chapeau couvert de clochettes et de grelots ; desrière mon dos un énorme tambour où grasse Cairse que j'aurais battue par le moyen de deux baguettes attachées à mes coudes ; devant ma bourhe eût été fixée une flûte de Pan ; entre mes genoux j'aurais battu deux cymbales, et au moyen de mes deux mains j'eusse joué du violon.Comme vous le Voyez pour mauœuvrer tous ces instruments it eût fallu me démener comme un possédé ; mais je vous Pai din,\u2019 pour vous servir j'etais decidé à faire le possible et l'impossible.Quand la fouls serait devenue assez considérable je me rerais débairarsé de mon hurmonievx! | accoulrement et après avo.r ouvert les panneaux de :na lanterne magique, voici à peu près comment j'aurais exphqué aux badeaux les tableaux que je leur au- Frais montres : Crac! je tre la ficelle.Aoprochez, approchez mersieurs et dames, arprochez! Mettez l'œil au tron.Ce que vous apeicovez-la de tout nor, tout noir, vous représente ° \u2018motra grrmrand gouverneur général.Il vous paraît de grandeur nate.* rele et ordinaire ; mais ce singulier effet est produit par le: moyen d'un excellent verre 2 grossir ; ear par lui méme il est fort petit.Regur dez ; obuervez bien.A le voir on tremble gue le vent ne vienue à l\u2019empcrter ; mais vous serez rassuré de suite sur cet accident si vous 1éfléchissez qu'il ae voin de bien garnir ses poches.Approchez, approchez on ne paie qu'un sou\" pour le voir.\u2014C'\u2019est trop cher ! C\u2019est trop cher !\u2014Ah c\u2019est rep cher.Eh bies je vais vous montrer par dessus le marché l\u2019immortel âne de Blr.Symes- Crac ! je tire Ia ficelle.\u2019 - BB Remarquez cet air fier qui le diatingue aujourd'hui et qu'il n'avait pas autre fois.On explique ce changement de deux façons.Les uns croient que To - guet! qui se peint sur sa physionomie provient de la joie que l\u2019asimal n ressenti; | de ss voir figurer sur le Fonfasque au méme rang que ron mitre.D'autres, sec- J -tateurs de Pytagore, prétendent que l'âme de feu lord Durham est allée se loge: M \u201cdens le corps de l\u2019intére-sant quedrupède.Ceci s'explique assez raisonnable: -tment, puisqu'il est fort naturel qu\u2019un fier Âne se métamorphose en âne fier.Crac ! je tire la ficelle.Approchez, approchez, messiours et dames, approchez.Mettez l'œil au tros \u201d Ce tableau vous représente une seance du conseil spécial.L'artiste à cru voir re dispenser de mettre les portraits des membres en détail ainsi que l'archi- BE tecture de la maison où ils tiennent leurs assemblees.11 a pensé que la ressen blance serait toujours assez frappante et assez bien comprise.C'est pourqus 1 LE FANTASQUE.11 v il s\u2019est contenté de peindre un grand bocal de cornichons.On paie deux sous ÿ pour voir ce ableau là ; mais on est prié de ne pas en approcher de trop près : car il ne manquerait pas de faire mal au cœur.à Crae! je tire la ficelle.« _ Approchez, approchez, messieurs, approchez.Mettez l'œil au trou.Les ; femmes et les enfants sont expressément requis de se reculer, car le tableau suivant représente l\u2019intérieur de la famille de notre poulet.D'un côté vous voyez sortir quelques personnes noblement irritées, Au côté opposé, vous en voyez entrer d'auires qui ont recouvert le rouge de la pudeur avec du blanc de plomb.Au milieu vous voyrz que vous ne voyez rien, parceque le peintre babile qui a esécuté ce morceau a recouvert la scène principale d\u2019un voile opportun, sens lequel la morale publique n'aurait rien à gagner chez celui qui devrait donner le | bon exemple.Je ne fais rien payer pour voir ce tableau.Au contraire je | donne trois «ous à ceux qui aurout le courage de le regarder sans dégoût.\u201d » Crac! je tire la ficelle.: _ Approchez, approchez, messieurs et dames approchez.Mais il serait inu- « tile, independants électeure, de vous détailler plus au long les tableaux curieux qu\u2019aurait contenus ma lanterne magique.Vous voyez st fframment par ces pre- + Tiers échatillons que je 1\u2019cusse point mançué de epectetesrs et que mon voyage | au siège du gouvernement +e sersit eccompli sans qu\u2019il en eût coûté un sol à no- fire bonne province, qui a bien assez de juifs errants à rétribuer sans payer encore les membres qui vont «voir à battre la campagne, à courir la galipofe pour a représenter.Uve foisenivé au lieu de rassemblement je me serais mis à Alœuvre pour gagner encore ma vie sans avoir à mendier votre aide.J'eusse cassé de la pierre, scié du bots, porté de l\u2019eau, en un mot fait mille métiers beau- up plus honorables que ceux de Juge-en-chef, de procureur-géneral, ce gou- erneur-général, de corseillers speciaux, Municipaux et o:peuux, que bien des ens n\u2019ont nulle honte d'exercer en plem cœur de minuit.Bref, indépendants élecieurs, vous voyez quels sacrifices d\u2019amour-propre j'é- is dispose à faire, et vous n\u2019avea pas nc anmoirs eu le hon sens de m'accueillir vec enthousiesme.Je n'ai pas reçu le pius mince dépuiation, pas la moindre diesse de félicitations ou de remerciments.Vreiment, je crains bien de res- embler en cela à notre poulet.Ai j'en étais sûr, Je me sviciderais de mort vio- ote.Mais non, j'agis plus sagement.Voyant que vous n\u2019avez pas plus d\u2019é- Jgerds pour mon dévouement je me retire encore les mains nettes de la scène politique, et si je regreite une chore, c'est de m'en retrrer les mains vuides, 4 D'après lee raisons ci-dessue Étumerées, vois voyez que je ne avis plus d\u2019humeur à me tourmenter pour vos beaux yeux ; mais comme j'ai votre avantage ' lus à cœur que le mien propre, je veux que ma iésiguation soit elie-méme un fait, Comme je vois que les qualités que je réunissais ne vous ont point séduits .cela me sugère l'idée de vous indiquer un représentant qui possédera au plus baut degré, les .verlus contraires.Je vous prie donc d'appeler à ma place le très- honorable Sir John Caldwell, Au moins vors aurez en lui, un représentent qui \u2018Mirera tous les bénéfices de son côte et qui laisecra le reste aux autres.Je ne doute point que ce chevalier de la belle industrie ne rcunisse tous les sullrages, S'il était canadien, et qu\u2019il n\u2019ait dû que quelques centaines de louis au public, ce serait un monstre digne de Ja hart et qu\u2019on enfernierait pour inspirer une sainie tetreur, mais un noble gentihomme anglais, qui détourne des centaines de mille prove cn gaa 12 LE FANTASQUE.louis; gol ha cala devient respectable et digne d\u2019auvis.Monsieur Tonson et monsieur Caldw2!l méritent d'être attelé+ an même char de l'état.Les deux foat la pairs.| Mrrsour Cu'Iw:li réu tira, comm- j- te dissis to15 le 6 suffrages.Tl a ven d'a>ord l'a p vi du z0 iverne Dent, parsequ'avac Lai les officiers publics ront s'entendre con ne larrms en foire.I! auea celui du Mercury varceque caîte Alection sentira le roast-hesf et les boos diners, choses qui valent un aseor- timent de consciences.M'étant ainsi débarrissé de In mission difficile que j'avais ru 1a folie de vouloir m'imposer, je désire bien, messieurs les électeurs, Ge saints Nitouche vous ait en sa digne garde, et après cela que Sir James Macdonell vous emporte.Avec lequel je suis votre serviteur, FLANEUR- Notre gracieuse reine convre de titr«s de noblesse messieurs Stuart et Thom son.Nous pensions d'abord qua c'était une petite fantaisie satirique à laquells s'était livrée notrs puissante souveraine .Nous excusions même la folie eu égard Asa position critique.Muis, ayant pris de: informations en haut lies, nous avons ie plaisir de déclarer que notre exvellente reine n\u2019agit en cela que per un pur motif da charité, et que lorsgnr'elle comble d'honneur messieurs Thomsos et Stuart elle prétend simplement donner anx pauvres.On lit dans na journal américrin, q l\u2019une demoiselle est morte subitement à Bostoa pour s'être trop serrée.Cela me fait trembler pour les jours de quelq jounes personnes que je ranconire souvent, mais que je ne nommerai pas.Nous avons vu le premier numéro de Coms pu Feu, recueil de lectures ins éructives el amnsaules que publient les propriétaires du Canadien, I! serait to talement saperflu de recommander celte publication dont le pays doit se véritablement le besoin.Si les meilleurs morceaux de la presse frangai choisis et classés par une personne d'autant de savoir, d'expérien-e et de di memant que cella qui va dirige: la nouvelle publication, ne fout point fortune i il fwutra renoncer pour longte:ns à y rien entreprendre pour l'amusement l'éducation du peuple et coafesser que Ins gans de goùt sont rares.LOTERIE DE LIVRES FRANÇAIS, PAMPHLETS, JOURNAUX, GRAVURES, BTC.Nous appelons l\u2019aitention des amateurs sur le tirage au sort que nous annonç à la fin de cette feuille.Parmi les oavrages il en est de très-rares et très- vieux.Com ne chique billet gagne quelque chose nous pensons que la li sera bientôt couverte.TIRAGE AU SORT DE LIVRES, LITHOGRAPHIES, JOURNAUX, ete, etc.TL, vera fait wn tirage au sort de livres et autres objets, chez monsieur JOHN GRACI Conbeeur, tol j vur q 11 sera désigné plas tard et aussitôt que la liste sera remplie.La leterie se c» npos°ra d> 150 billets.tous gagnants.L-= lots valent de | \u201chelin, jusqu'à TROIS L Us.Le prix du billet est de cya chains payables avant le jour de la loterie.On tirera pout abosats; mais ceux qui n'auraient print payéau moment du tirage perdront leur billet qui seven lu.Un: liste sera colportés prar recueillir des sonsoriplions.On regoit aussi des noms ches B J.Girass et nu barsau du Fantasque.Le prapriétairs srascre DEUX LOUIS on reffcal chissements, le jour du tirage."]
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