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Titre :
La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal
Édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, La Feuille d'érable est un journal conservateur qui bénéficie de l'appui du clergé. Vouée à l'agriculture, cette publication enrobe son message dans des articles variés et de lecture facile.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1880-1882
Contenu spécifique :
Supplément - feuilleton
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Feuille d'érable : édition hebdomadaire du Courrier de Montréal, 1882-02-25, Collections de BAnQ.

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[" ET ON TS NE FEUILLETON.40 LA TIGRESSE des FLANDRES, JPISODE DE LA DOMINATION ESPAGNOLE DANS LES lP\u2019Ays-Bas.(SUITE) XXXV.\u2014 Les apprêts du supplice Enfin, l'instant fatal était venu ! II était dix heures ct c'était à midi que devait commencer In procossion infà- mo à \u2018ravers la ville.Les préparatifs du supplice, aussi terribles,nussi émouvants que lo supplice même, se fai- sajont depuis le matin sous les yeux de Mme Roosendhal, qui avait vu le bourreau franchir le seuil do sa demeure, ot apporter chez elle la robe buro ct lo voile épais dont cllo devait être couverte, ct qui avaiont déjà servi à vent femmes perdues, Devant sa de- meuro, les deux aides du bourreau, vêtus do rougo des pieds à ln tête, causaient nonchalammeont étendus au soleil, etl'un d'eux jouait avec un fer dont In forme étrange étonnait et inquiétait Madeleine, qui s\u2019élait demandé vingt fois à quoi il pouvait servir.C'était le fer qui,dans deux houres, devait s'appliquer brûlant sur son épaule, Et pourtant, ce qui la préoceupait pardessus tout, ce n'étaient pas ces horribles détails : uno autre pensée l'absorbait tout entière, et la rendsit presque insousiblo à Ce qui oût dû la glacer d'horreur.Ellenttondait, avec une anxieuse impatience, lo comte Popoli, auquel ello avait romis la veille les dix milles ducats, en échange desquels il dovait lui rapporter Ja précieuse listo, la minute mémo où elle mettrait ie pied sur le bâtiment qui devait l'emporter.Voilà pourquoi Madeleine rostait clouée près de sa fonêtre, regardant à travers les rideaux tous les gens qui =o croisaient dans la rue, of se désespérant do no pas voir paraitre le comte Popoli.Tout à coup, son attention fut \u2018listraito par des cris étranges qui retentissaient au loin, mais qui se rapprochaient rapidement : c'était uno immonse clameur qu'on efit prise pour un chœur do démons, tant 1'expression en était féroce.Evidemment c'était uno foule considérable qui venait dans la direction de sa demeure ; mais cette foule où allait-ello ?et quelle pouvait être lu cause de la colère qui se trahissait dans ses oris ?C'est co quo Madeleine ne tarda pas à comprendre ; bientdt olle vit débor- dor In horde furiouse, et olle devint horribloment pâle à l'aspect du tableau qui s'offrit tout à coup à ses regards.La troupe se composait de quatre ou Cing Conts individus appartenant à la dernière classo du peuplo, couverts de haillous, les traits torturés par l\u2019habi- tudo does plus hontouses pussions, et rendus plus rapoussants encore par l\u2019éclat de féroco oxeltation où les avait mis l'ivresse ; il suivaiont, en les ne- cablant de huées et do grossières injures, une vingtaine de femmes couvertes du robcs ot de voiles exactement somblables à coux dont Madeloino allait être revêtue.Doux aides du bourreau habillés de rougo, marchaiont dovant cos malhou- reuses créatures, armés do fouets dont ils frappaient colles dont la marche était trop lente.* Oh ! mon Dieu ! murmura Made- - rove LA FEUILLE D'ERABLE leinc on cachant son visage dans ses doux mains, pour ne plus voir cet af- froux spectacle, voilà donc lo cortégo qui va m'accompagnor À travers les rues d\u2019Anvors ! Voilà donc les compagnes parmi lesquelles doivent s'écouler los jours qui me restent à vivre, les dernières parmi los filles perdues, l'écumo do l\u2019écumo.Oh ! c'ost affreux ! En co moment, Pepilo entra, tenant à Ja main uno lettre qu\u2019il remit à Madeleine.Ello était do Paolo et contenait ces mots : \u201c\u2018 Lo papier est entre mes main, et, au moment ot vous quittorez Anvers, Je tiendrai ma parole ; vous savez, au reste, qu\u2019il m'est impossible d'y manquer.\u201d Cetto dernière réflexion rassura Mmo Roosendhal, dont la ponséo se reports alors sit sa propre position.Elle remarqua, pour la pronnère fois, que des groupes nombroux s\u2019étaiont formés devant sa porte et devenaiont de plus en plus compacts, à mesure que l'heure de l'odicuso cérémonie se rapprochait.Dans ces groupes, ello distingua des figures qui lui étaient connues, el s'aporçut, on frémissant, que la plupart exprimaient plus de curiosité que do compassion.Son martyre était un spectacle pour eux et ils s'impatientaient de l\u2019attendre.\u201c Voilà douc co qu'il y a dans le cœur humain !\u201d murmura-t-elle avec une profonde amertune.La porte s'ouvrit de nouveau et Madeloine vit ontrer ses trois servantes ; olles étaient vétues de noir et leurs traits étaient si pâles, si profondément altérés par la douleur, pur les larmes qu'olles n'avaient cessé do répandre depuis la fatale catastrophe, qu\u2019on eût dit quo c'étaient elles-mêmes qui allient marcher au upplice.L'une d\u2019elles, Zora, se tenait derrière les doux autres et cachait un objet sous les plis de sa wants, \u201c Que caches-lu donc là avec tant de soin Zors, \u201d lui demanda Madoleine.Zora baissa les yovx et balbutia quelques paroles inintolligibles.Un douloureux sourire effleura les lèvres de Madeleine, \u201c Va, ma pauvre enfant, lui dit-elle, le bourreau n'y mettra p5e tant de mystèro tout à l'heure ; car c\u2019est lui qui, do ges mans souillés, doit me revêtir de l'hon:blo toile\u2018te que tu dissimule si bioz sons ta mage.La main du bourreau !\u2026 Oh ! cette ponséo me révolte.\u2014 Non, ce no sora ps iui, chère maîtresse, répondit Zore\u2014 C'est impossible ! dit Madelcino, éo détail so trouve dans l'arrêt.Oh ! \u2018ils n'ont rien oublié, \u2014- lit copondant, dit à son tour Périne, Zora a dit vrai : ¢\u2019est nous, nous, vos fidèlos sorvantes, qui accomplirons ce douloureux office.\u2014 Copendant, je lo répète, c'est le droit du bourreau.\u2014 Oui ; mais, Ce droit, il l'a vendu.\u2014 Qui donc le lui a achoté ?\u201d do- mand vivement Madeleino.Périne garda le silence.\u201c Vous ne répondez pns, \u201d dit Madolcine en g'adressant particulièrement à Marthe.Marthe détourna la tête.* Que signifie co silonco ?demanda Madoloino étonnée.\u2014 Fh bien ! je vais vous le dire s\u2019écria Zora, Périne et Martho ont supplié lo bourreau de Jour céder le soin de cetto tristo toilotio ; ct, comme il refusait impitoyabiement, disant qu\u2019il risquorait de perdre son emploi, elles ont réuui tout ce qu'elles ont fait d'é- conomics depuis leur ontré chez vous et les lui ont donné ; alors, il a con- sonti.\u2014 Ft, dit vivement Périno, comme Zora n'avait pas d'économies, la pau- vro onfant, ot qu\u2019ello voulait aussi contribuer pour sa part au rachat de cot odioux droit du bourreau, elle lui a donné tout co qu'elle à reçu de vous ot do Mllo Sabino de Nuyter.Il y cut un moment de silence ; Madeleine rogardait les trois femmes ot ne pouvait parler.\u2018\u201c Oh ! mes enfants | murmura-t-elle enfin, les ysux humides, quel baume vous répandez sur los plaies do mon cœur ct quels souvenirs j'emporte avec moi ! \u201d Ello reprit bientôt après un moment | d\u2019hésitation : « Christian a-t-il encore demandé à me voir co matin ?\u201d Périne, à laquelle s'adressait cette question parut éprouver quelque embarras à répondre.\u201c Bien, ne réponds pas, j'ai compris, \u201d dit Madeleine avec un calme déchirant.Fille ajouta tout bas : \u201cIl ne doit plus rion à une mère telle que moi, c\u2019est justice, \u201d luis se tournant vers Marthe.\u201c Où est-il à cette heure.\u2014Hi est par la ville, ot il y a une houre environ, l'epito l'a vu sortir de choz la senora Uornelin.\u2014Oui, un dernier effort pour obtenir ma grâce, son devoir lui imposait cette demarche ; mais son cœur eût dû lui dire que j'avais besoin de le voir, de l'embrasser une fois encore avant de m'ensevelir daus cetto robe, dans ce linceul d\u2019infamie, et malgré mu défense, malgré mes ordres formels !.\u2026 Ah ! j'avone que j'avais espéré !\u2026 Il n\u2019y faut plus so.ger.Flle ajouta : \u201c Ft mon mari, que fait-il ?\u2014Ses préparatifs de départ.\u2014Déjà ! \u2014J]1 veut avoir quitté Anvers avec notre jeune maitre avant.Périne n'osa achever.\u201c Seule, murmura Madeleine, los regards fixés à terre, touto seule avec mon désespoir ; pas un &ro pour pleurer avec moi, et m'adresser un dernier adieu au moment où je quitterai le ri- vago.\u201d Puis, s'adressant à ses servantes : \u2018 Mais jo suis ingrate, et vous serez là toutes trois, n'est-ce pas ?\u2014 Jusqu'à la dernière heure, répondit Périne, jusqu'à co qu\u2019il ne reste plus trace du vaisseau qui vous emmènera loin de nous, \u2014 Merci, mes enfants, merci.\u2014 On frappe, dit Zora en se tournant vere la porte.\u2014 Lui ! peut-être, \u201d dit Madoleine avec un frisson qui traduisait toute sa pensée.\" Elle n'osait diro : lo bourreau ! \u201c Non, répliqua Zora, il n\u2019est pas encore l'heure et puison à frappé trop doucement.\u2014 Vas ouvrir, Zora, \u201d dit Madeleine.Zorn obéit et l'on vit entrer une jeu- no fille.C'était Sabine gui s\u2019élança vors Madelcine, le visage ruisselant do plours, ot so jeta dans sos bras en s\u2019écriant : « Ma mère ! \u2014- Votre mèro ! quo voulez-vous dire ma chère Sabine ?\u201d demanda Madeleine, un peu remise de l'émotion à laquollo cllo s'était laisséo aller.Alors, à travors los larmes et les sanglots qui ontrecoupaient son récit à chaque mot, Sabiue raconta à Mmo Roosendhal qu'après avoir tout tenté pour fléchir son pero, elle avait renoncé enfin à l'espoir de changer sa résolution, quand co matin, une lettre lui avait td rapportée, ot aprés 'avoir lue, il avait appris à Sabino stupéfaito, qu'il revenait sur sa détermination et consentait à son mariage avoc Christian.Ils étaient partis aussitôt pour se rendre chez messire Roosendhal, près duquel Sabine avait lnissé son père pour venir cmbrasser Madeleine, \u201c Mon Christian va donc être heu- roux ! s\u2019écria Madeleine les traits rayonnants ; oh ! maintenant, je suis forts contre la douleur, ou plutôt je ne la sentirai plus ! et c\u2019est avec joie quo je vais subir ma peine et partir pour mon exil, \u201d Puis, pressant Sabine dans ses bras : \u2018* Lt vous, chère enfant, lui dit elle, n\u2019abîmez pas ces beaux yeux qu'il contemple avec tant de bonheur ; ne pleurez pas sur moi, Car je ne suis plus à plaindre, car en songeant à vous deux, là-bas, je me représentorai mille tableaux charmants ; j'oublierai tout ce qui so passera autour de moi, pour vivre avec ma pensée, pour m'élancer vers vous et jouir avec ivrosse de votre félicité.C\u2019est tout à l'heure que j'étais malheureuse, mais maintenant j'emporte des rêves pour vingt années.\u201d Sabine voulut obéir à Madeleine et elle sourit à travers ses larmes.\u201c Noo, non ! s\u2019écria-t-elle aussitôt on so suspendant à son cou ; le bonheur ost impossible pour nous désormais, il sera toujours empoisonné par la pensée de co que vous souffrirez loin de nous.\u2014 Le temps effuce bien des chosos, ma chère Sabine, répliqua Madeleine en portant affectucusement sa main sur los cheveux de la jeune fille, \u2014 Oh ! vous savez bien que vous serez éternellement présente à la pensée de Christian, répondit Sabine et qu'il n'aura pas nue minute de bonheur tant que durera votre supplice, \" Popito vint prévenir Sabine que sou pèro la demandait.La jeune fille embrassa Madeleine avec transport, sanglota longtemps tx tête sur son épaule, et s\u2019arracha enfin de ses bras touto on larmes et suivi: Pepito.Quand le bohème l'eut conduito au salon où se tenaient son père et Guillaume Roosendhal, il s\u2019élança hors de ls maison et courut à la demeurs de Louis de Nistaël.C'était la dixièmo fois à peu près depuis lo matin.Et, pour la dixième fois, il lui fut répondu que de Ristaël n'était pas de retour de Bruxelles, \u201cOh ! malheur ! malheur ! s\u2019écria Pevito eu proie à la plus violente an- Xiété, il ue revient pas et l\u2019heure fatale approche, et bientôt il sera trop tard.Peut-être n\u2019a-t-il pu être admis immédiatement près do don Luiz do Requeseus ; peut-être lui est-il venu quelquo accident ; oh ! que ne suis-je parti moi-mêmo ! I\\ est vrai que ma présence était également indispensable ici.Mais s'il tarde encore deux heures, tout est perdu sans retour, Oh ! que faire ?quo faire § C'était dans la rue que Popito se livrait à ces réflexions, tout en marchant dovant lui au hazard et sans savoir ot il allait.Quand il chorcha à reconnal- tre quel chemin il suivait, il s'aperçut qu'il était à cinquante pas de l'hôtel du conseil des Troubles.Co hasard lui suggéra une idée.\u201c Allons, s\u2019écria-t-il, tout est perdu, nous ne pouvons nous sauver qu'à for- co d'audace, essayons.\u201d Et il s\u2019en fut trouver Cornelin.Elle était cn conférence avec Paolo.et le boliêmo trouva qu'ils avaient l'air radieux et triomphant.* Que viens-tu faire ici ?lui demanda Cornelin avec ce regard clair et glacial qui intimidait tant de gens.\u2014 Je venais vous faire une proposition, répondit Pepito d'un ton dégagé, mais à la mino satisfaite quo jo Wo justes droits.M, Casgmin, l'auteur du projet de loi en question a répliqué que le projot ost tout à fait conforme à la constitution.La discussion qui s'est faito en français n\u2019a pas été très longue.L'interpellation de M.Landry relativement au discours prononcé à Québec, en 1830, par le marquis de Lorne, a amené lo sourire sur les lèvres d\u2019un grand nombre de députés.M.Landry, lui-même, n'espérait pas obtenir une réponse affirmative, lorsqu'il a demandé si c'était l'intention du gouvernement de ss confurmer au désir exprimé par Son Excellence on cette occasion.Le marquis de Lorno s'était exprimé comme suit : \u2018* Le parlement britannique a conservé avec une espèce de culte les ** coutumes que les Normands, nos ** pères, lui ont lécuées, \u201c\u201c pas que la chose ait jamais été ob- \u201c servée au Canada, mais j'ai souvent \u2018* remarqué que dans lo parlement an- ** glais nous nous servous encore des ** vieilles formules employées par vos *\u201c ancêtres pour exprimer la sanction \u201c donnée aux lois par le souverain.* C'est ainsi que l\u2019on dit: La Reyne le veult ou Lv Reyne remercie ses * bons sujets, accepte leur bénévolence * et ainsi le veult, formules que je ** serais heureux de voir employées à \u2018 Ottawa comme marque de notre ori- \u201c gine commune, au lieu de ces for- ** mule: empruntées au frangais et i *\u201c l\u2019anglais modernes.\u201d Or M.Landry sait aussi bien que tout autre que l\u2019on est, au Canada, beaucoup plus Anglais que le marquis de Lorne, beaucoup plus Anglais que la Reine, beaucoup plus Anglais que le parlement d'Angleterre.Il s\u2019attendait à une réponse évasive et il l'a regue.Son but a du être de rappeler à ses collègues de langue anglaise un fait qu'un grand nombre d'entrs eux avaient peut être oublié.A co point de vue l'interpellation avait bien son à propos et pour ina part je suis bien aise qu'elle ait été faite, M.Landry a aussi interpellé le gouvernement au sujet de la Cour Suprême et il a reçu de l'honorable Sir Hector Langevin l'assurance quo le projet de loi promis par le gouver nement sera soumis sous peu.L'hono rable ministre des Travaux Publics a même exprimé l'espoir que M.Landry votera en faveur de la mesure ministérielle.M.Ives, député de Richmond et Wolie, a fait un discours très spirituel en demandent *\u2018 copies de toutes représentations faites depuis douze mois par quelqu\u2019une des sections du barrreau de la province de Québec, ou par des membres de ces sections au sujet des nomination judiciaires dans cette province.\u201d Il a d'abord préché pour son saint, ou en d'autres termes il a lait valoir les droits du Larreau du district de St François, établissant par des chiffres que le juge de ce district à fait plus de besogno qu'aucun des juges du district de Montréal, que ce distrit judiciaire est le troisième en importance de la province de Québec et qu'aucun des membres du barreau n'a jamais été promu à aucun tribunal judiciaire de juridiction supérieure.Puis il a tourné en ridicule les ; rétentions des membres anglais du barreau de Montréal qui out insisté pour que le pou- vernement fédéral choisit un juge parmi eux.T a décoché en passant Un trait aux membres français du barreau qui ont insisté de leur côté pour qu'un Canadien-français ft nommé, il a ri des prétentions du barreau de la ville LA FEUILLE D'ERABLE do Québec qui vout absolument fournir un jugo su district judiciaire de Gaspé, pour In raison que Gaspé cst plus rapproché de Québec que dos autres villes, Puis il à donné lecture d'une résolution du barreau de Montréal demandant lu nomination immédiate du septième jugo autorisé par Ia loi et menagant en cas do négligence de la part du gouvernement & se conformer à cette demande, de con- voguer une nouvelle assemblée du barreau.M, Ives s'est moutré très effmyé de cette menace et a rappelé À ce propos, que cette terriblo résolution a été adoptéeä peu près vers l'époque où des boites de dynamite ont été trou- vies pros du palais do justice.Naturelloment il n'a pas accusd les avocats, , ses confrères, d'être les auteurs de Jo ne sache ; cette tentative avortée, mais cette coincidence lui a somblé très mysté- riouse.11 & terminé co déclarant qu\u2019à son avis le gouvernement, en faisant ces nominations, ne devrait avoir on vue que la bonne administration de la justice sans tenir compte ni des préjugés, ni des questions do nationalité, ni de la proximité des districts.Après quelques mots d'explication par Sir Charles Tupper, la chambre s'est ajournée à six houres.Samedi dernier quelques personnes affirmaieut en cette ville que le syndicat du Pacifique avait acheté cette partie du chemin de fer du Nord qui relie Ottawa à Montréal.Le télégraphe a dû vous annoncer cette rumeur qui somble s'accréditer ici de plus en plus.D'après les on dits, le prix convenu serait de $3,600,000.La compagnie du pacifique aurait l'intention d'expédier les produits de l\u2019ouest par lalisne South Eastern depuis Montréal jusqu'à Maricville.De là le trafic irait à Sherbrooke via Magog, raccourcissant ainsi con sidérablement lu distance à parcourir ontre Montréal ot Sherbroeke.De cette dernière ville, il sa dirigerait vers la frontière américaine, par le chemin de fer Intercolonial, \u2018raverse- rait l'Etat du Maine, et, ce qui ne serait pas détourné au profit de Portland, prendrait la route do St, Jean N.B.eu de quelque autre port des provinces maritimes.Montréal y trouverait son profit,mais le l\u2019acifique cesserait d'être une route exclusivement canadienne.Je tiens Ces renseignements d'une personne qui passe pour être très bion \u2018enseignée, Il va sans dire que cotte vente, si alle a été conclue, est sujette à la ratification du Parlement de Québec et qu\u2019elle ne sera pas connue officiellement, d'ici à l'ouverture du parlement local, M.TALLLON On dit que M.TTaillon, M.P.L,, pour la division Est de Montréal, sera nommé président de l'Assemblée Législative de Québec.C\u2019est une excellente nomination qui sera, nous n\u2019en avons aucun doute, approuvée par toute la députation.M.Taillon est un homme qui me- rite cette honneur, tant à cause de ses conBaissances très étendues, que pour les services qu'il a rendus à son pays et à son parti.UN VIEUX SOLDAT.Dernièrement est mort à Vigo, en Espagne, l'un «es derniers débris do la garde impériale de Napoléon Ier, âgé do 103 ans ; voici quelques détails sur Ce centenaire : Il était d'origine italienne et s'appelait Nicolas Granada, fut incorporé dans l'arméo française et fit la campagne d'Allemagno, prenant part aux célôbres bataillos d\u2019Austorlitz, d'Iôna.Après avoir pris parb à la Campagno d'Espagne, il! resta À Madrid,sous lus ordres du\u2019 général comte Léopold- Sigisbert Hugo, pèro do notre illustre poète, ot ami du roi Joseph.Notre héros prit part à la campa- gue de Russiv avec los troupes envoyées d'Espagno, assista i la bataille de la Moskowa, à l'incendio de Moscou ot à la désastreuse retraite de Russie.À la bataille de Leipzig, il tua sopt Cosaques qui poursuivaient l\u2019ompe- reur, ot lut blessé au passage du pont.Ln 1815, il figura ontre los vétérans qui se joignivent i 'ompereur,au retour de l'ile d'Elbe, ot prit part à la bataille de \\Waterluo.1 était chevalier de la légion d'Honneur, et l'empereur Napoléon TILL lui offrit, à plusiours reprises.sur sa cassette, une pension de 110 francs par mois et l'entrée aux Invalides, mais le vieux soldat refusa, préteu- dant que ses afluires étaient assez prospères.Il a été marié trois fois ; il a cu vingt-huit enfants, dont la plupart sont déjà morts.UNE BONNE HISTOIRE.Un s\u2019eutretient à Tome d'une histoire de queue des plus amusantes, écrit un correspondant de cotto ville, à la date du 10 janvier.L\u2019étiquette de la \u2018our ordoune que les traines soient toutes de la uëme longueur.À la derniere réception diplomatique, la Marquiss do Monicreno, dame d'honneur de la reine, fit remarquer à Sa Majesté quo l'élégante robe de Mame Leguay, femmo du ministre de Delgique, robe parisienne s'il on fût, ne paraissait pas avoir la longueur désirable.Pour ce fait grave on en- voio Ia Laronne do Kendell en ambassade auprès do In charmante femme, qui sourit en priant M.de Keudell de la suivre daus un salon voisin.Elle demande des ciseaux et, relevant sa traine par un geste ra- vssant, coupe la queue maleucon- treuse puis la remet ontre les mains du baron.\u2014Cher baron, dit-olle, ayez donc la bonté de porter cela à la marquise de Montereno, olls pourra s'assurer ainsi que ma traine a bien la longueur exigée, Après ces mots, Mme Leguay dis- parait en laissant M.de Kendell fort embarrasso de ces flots do polucho, et: beaucoup plus en peine que s\u2019il so fût agi de contracter un traité politique.Cette scène à beaucoup divorti la cour.Depuis ce temps, m'\u2019assure-t- on, on n'appelle plus le baron quo M.de queue d'elle, Pardon, uno fois n\u2019est pas coutume, Un jeune homme trouve mort danny us hotel.Mercredi dernior, les courses commençaient à Beauharnois.Tout su passa pour le mieux, malgré le grand nombre d\u2019étrangers qu'il y avait das la ville, Sur les six heures, copendant, la nouvelle so répandait qu'un jeune homme de St.Louis do Gonzague, du nom do Joseph Marlonu, vensit do mourir dans uno des salles de l'hôtel Rapin.Nous sommes allé aussitôt aux informations et voici los détails Que nous avons recueillis d'un témoin oculaire.Sur les quatre lieures de l'après-midi, le jeune Marloau, en compagnio de \u201c Aucun messes 2 doux amis, ontrait à l\u2019hôtol Rapin ot pronait un verra do boisson ot un verre d'huitros avec sos compagnons, M.Edouard Langlois, de qui nous Lonons Ces rouseisnomonts, nous dit qu'il quitta alors l'hôtel : lo joune homme no paraissuit pus alors énivré.Une domic-houru plus tard, il retournait à l'hôtel Rapin, mais en entrant dans la Var, il tomba par terre, M.Napoléon Rapin, aidé do quolques por- sounes présontes, le transporta dans In petite salle voisine du tomptoir et il fut couché par terre, do ln manière la plus confortable possible.Comma ou savait que le jeuno homme était dpileptique, ou crut qu'il prendrait du eux sous peu, et M.Rapin ot lo commis étant très-occupés dans lo mo- mont, on le perdit de vuo.Plusieurs personnes ontrèrent dan- la salle où était éteudu Marloau, sans s'occuper de lui, car vu lo croyait indisposé, lorsque, sur les cinq heures et demie, M.Langlois, aidé d'une autre personne, lotrunsporta sur un bane qui se trouvait là.Sur les six houre-, M.Alfred Melocho étast ontrée dans la salle avec M.Ernest Rapin dit à M.Langlois qua ce jeune homme d- Vait être malade , ot co disant, il souleva nov de ses jambes croyant pouvoir I'dveiller, mais Marleau ne tit mouvement, On examina , alors plus attentivement, munis, mal- | heureusement, pour coustater que le jeune homme était mort.AM.le Dr Primeau fut mandé en toute hâte et put constater qu'en offet Marleau ne vivait plus.Lu coroner fut immédiatement notifié par dépè- che et l'enquête n dñ avoir lieu co matin.Lorsque nous avons vu Ju défunt, il était couché sur le los, sur le banc dont nous avons parlé, #1 cravate avait ét détachée ct sa figuin portait l'empreinte de la mort.It était très bien vétu eb nu portait aucune blessure à la figure.Lo défunt habite lo village du Saint-Louis de Gonzague depuis su jeunesse, où il demeurait avec sa mére qui est veuve : il faisait un petit commerce.Il es: âgé de 17 à 18 ans.11 était bien connu à Benauharnois, où il» été au service de M.John Kelly et de M.Octave Primeau.L'opivion générale, à Boauharnois, ost que le malheureux jeuno homme est mort des suites d'uns attaque d\u2019épilepsie.\u2014Progres de Valleyti- \u2018ft.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 Notes Commercinles.Du Moniteur du Crnmeree.x \u2014En deux jours, le chomin de fer Manitoba Sud-Ouest à posé 9,700 pieds de voio.\u2014Un envoi do bestiaux canadion= a été fait, à titre d'expérience, do Montréal aux Bermudes viñ New- York.; \u2014La ville de Lévis a fait application au Parlement pour obtenir 1'au- risation d'accorder un bonus de $10, 000 à une manufacture devant s'y établir sous pou.\u2014Le Conseil de Ville d'Hocholaga, à finalemont décidé d'oxemptor de taxes pendant 20 ans la \u201c Compagnie de Fer et d'acier du Canada\" ot on annonce quie l'érection des usines sers très prochainement commencée, -\u2014La construction d'une fabrique du locomotives, dans la partie Est de Montréal, a été commencée par une compagnio nyant déjà un capital sous- : crit de 380,000.\u2014La banque d\u2019Hochelags annonce ln mise on vonte, par lo shérif, du chomin do fur Montréal, Portland et Boston.Lo socrétaire, M.Lonergan, x foit unoapplication pour arrêter les poureuitos.\u2014MM.Potor R.Lamb ot Cie, ont ujouté une branche nouvelle et importante à lour manufacture, celle de la fabrication du papier do verre of d'é- werk, C\u2019est, nous croyous, la première maison qui fabriquo Cos articles daus le pays.Un outillage considé- rablo e: des ouvriers expérimontés ont été amonés des Etats-Unis.* Déjà des ordres importauts ont été donnés par MM Lamb pour un papier spécial d'uno texture forte et résistante of nous appronons qu\u2019ils ont fubriqué une quantité de papier de sabio sili cioux brès-lemandé.Enfin ils sont à mêmo de fournir au commerce cana.«lien toutes variétés de papier.\u2014Le ministre des douaues à recu Wuo députation représentant les ver- \u2018icrs de Napanve, demandant que les drois sur les verres à vitres soient portes do 20 à 30 p.c., comme sur les autres articles en verre.La deputu- tion prétendait que cette industruio | n'est pas suffisamment protégée.Lo | winistre a promis quo la question serait prise en considération.\u2014La compagnie de Coton de Montreal à tenu son assemblée annuelle lo + courant, Le même bureau de di- rectours à étéréélu.lla été décidé d'augmenter presque du double, la capacité actuelle «do la fabrique de Valleytield.ue fois agrandie, la tabrique contiendra 70,000 broches, 10,000 seulement de moins que la juantité touctionnant dans les fabriques de la compagnie dé coton Hudon.\u2014 Le Great Western construit deux nguvenix wagons-salons pour la ligne entro Hamilton et Toronto.I! parait que lo gouvernement à saisi les chars précédommeont en usage sur cetto ligne pour les mêmes raisons qu'il à saisi ies chars Pullman du Grand Tronc.Pour éviter tout littige, le Great Weatorn à retourné les chars sux Unis o: en construit do très beaux dans ves ateliers.\u2014On fait des préparatifs pour ox- ploiter, cetto année, sur ute grando echelle, les mines de for du district \u2018le Bollevi!le.La mine de Sexsmith Marquette, qui n'a pas été travaillée l'année dernière, sera desséchéo ot miso on opération avec vigueur.On dit quo M.l\u2019ussey revient de Franco et d'Angleterre, après avoir réussi à formor dans cus deux contrées un syndicat qui exploiters les mines de Seymour ot plusicurs autres, y compris celles du canton do Snowdon.\u2014Les recottos do la douane do Montréal, pour je mois do janvier, out été do $703,902, ce qui donne uno augmentation de §165,421sur lo mois de janvier 1881.Les recettes du re- veuu de l'intérieur ont été de $94,070 «tant une augmentation de S4,649 sur - les rocettes de l'an dernier.\u2014Les mines do for ct de cuivre du lac Supérieur ont produit l'année dernière 34,174 tonnes do cuivre, valant $11,000,000 et assez de fer pour amenor lu valeur totale au chiffro $31,000.000.| Lorsque les mines si riches, de la partie nerd du lac, soront oxploitées, une richesse incalculable s'ajoutera aux ressources du pays, ; \u2014Une personne, s'intéressant au développoment du commerce cana- dion, a {ait uno enquêto Concernant l'industrio cotonnière av Canada at a trouvé que les manufactures suivantes étaient on activité ot avaient lo nombre de broches qui suit : Lybeter 12,000 broches, Dundas © LA FEUILLE D'ERABLE 17,000, Cornwall 25,000, I[udon 80,- 000, Valleyfold, 32,000, St John 15,- 000, Ilalifax 20,000, Moncton 10,000, Windsor 10,000, Calais 20,000, Coaticoke 12,000, Chambly 6,000, Saint Henri, 27,300, Stormont, 20,000, Hingston 10,000.Ifamilton (No 1) 6,000, (No 2) 2,000, Brantford 10,- 000.Les manufactures do Halifax, Moncton, Windsor, St Jenn, Calais, Coaticoke, Chambly, St Henri, Hamilton No 2 at Brantford ont été commencées depuis le changement de tarif.\u2014Lo stoamer Furuessia de la ligne \u2018* Anchar\u201d à déchargé lu semaine der- nièro 1,127 tonnes de pommes de torre.À l'oxception de quelques ton- nos de pomincs de terre irlundaises, le chargement provient d'Ecosse et a été mis & Glasgow.Lu cargaison était dans uno condition moyenne, et commo toutes importations de tubur- cules étrangères, elle était inférieure aux produits du pays ot s\u2019est vendue à bas prix.Pr POPULATION.Voici un compte-rendu du recensement de 1881, pour la proviuce do Québec : District No, 20, Montreal \u2014 Population : 140,747.Population.Quartier Sainte Anne.20,443 «Quest.sien sense 842 + Centre.casses cen 827 \u201c4 Fstccces case en, 2,856 oo Sainthows Lo.1.000 19,375 \u201c Suiut Jueques.25,398 «Sainte Marie .22,733 8 Saint Antoine.33,845 * Saint Loureut.14,318 Dotrict No, 91, ITochelaga \u2014 Population ! 40,078.l'opulstion.Village Saint Jean-Baptiste.5,874 Saint Louis du Mlle-Eud, villsge.1,527 Côte Saint Louis.1,571 Côte la Visitation.462 Hochelaga.\u2026.00.00000 000005 4,111 Saint Henri.eee ne, vo 8,415 Sainte Cunégonde., 00.000000 4,849 Saint Gabriel.a.4,506 Verdun.Les ne 0000006 278 Côto Snint Paul.,.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 949 Notre-Dame de Crice Ouest.\u2026.1,504 Côte Saint Antoine.$84 Côte des Neiges.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.988 Cite Saint Paul.\u201ceee 112 Lougue Pointe.\u2026.\u2026.1,114 Pointe aux Trembles.PRE 1,063 Rivières des Prairics.\u2026.\u2026.837 Sault aux Récollets,.2.588 Gutremont.co vive 02000.357 District No 79, Québec (ville )\u2014-Population du district, 62,446.Population Quartier Saint Roch.\u2026.\u2026.\u2026.8,055 Quartier Jacques-Cartier.8,313 Saint Roch, sud.12,846 Saint Roch, nord.2,686 Quartier du Palais.2,409 Quartier Saint Jean .7,880 Quartier Saint Louis.8,015 Quartier Montealm.8,718 Banlieue, centre.[SP 26 QuartierSuint Pierre.2,480 Quartier Champlain.+».5169 Quartior Montcalm.4,592 Banlieue, sud.viene vous 407 District No 80, Québec (comté)\u2014Popula.tion du district, 20,278.District No 77, Charlevoix,\u2014 population 17,901.District No 78 Montmorency \u2014 population, 12,322, District No 31, l\u2019ortueuf \u2014 population 25,175.District No 83, Champlain \u2014 population, 26,818.District No 83, Trois-Rivières \u2014 population, 9,200, District No S4, Saint-Maurice ~~ population, 12,956.District No §3, Maskiuongé~-population, 17,403.District No 84, Ierthier \u2014 population, 21,838.District No 87, Joliette -\u2014 Population, 21,088.District No 85, L'Assomption \u2014 popula- 01, 15,282, District No 39, Montcalm \u2014 l\u2019opulation, 12,966, District No 92, Jacques-Cartier \u2014 Population, 12,345.Jp ntrict No 08, Laval\u2014 Population, 9,- Distriet No 94, Terrebonne\u2014 Population, 21,802, District No 95, Deux-Montagnes\u2014 Population, 15,850.District No 96, Argentenil\u2014 Population, 16,062.aPistriet Nu 97, Ottawa\u2014Population, 49,- 432.District No 98, Pontinc \u2014 Population, 19,939, District No.38, Bonaventure\u2014Popula tion, 18,008.District No 39, Gaspé\u2014 Population, 25,- 001, District No 4u, llimouski\u2014Population, 33,791.District No 41, tion, 25,454.District No 12, Kämouraska-Populn- tion, 22,181.District No 43, 14,917.District No 44, Montmagny - Population, 15,268.District No 43, Bellechasse\u2014Population, 18,008, District No 48, Lévis\u2014Population, 27,- 050, District No 47, Dorchester\u2014 Population 18,710, Distriet No 48, Beauce- -Population, 32,- 020.District No 49, Lotbinière-Population, 20,857.District No 50, Mégantic \u2014 Population 19,056, District No 51, Nicolet\u2014l'opulation 24,- man District No 51, Drummond et Arthabaska \u2014 Population 37,360, District No 53, Richmond et Wolfe\u2014 Population 26,339, District No 54, Compton \u2014Population 19,581.District No 55, Sherbrooke \u2014 Population 12,221, District No 54, Stanstead\u2014 Population 15,550.District No 57, Vamaska\u2014Population, 17,091, strict No 58, Bagot\u2014 Population, 21,- 199, District No 5, Shefford\u2014 Population, 23,200.District No ÿ0, Brome\u2014 Population, 15,- $27.District No #1, Richelieu\u2014 Population, 20,218.District No 62, Saint-Hyaciuthe\u2014Popu- lation, 20,681.Distriet No 63, 18,547.District No 64, Iberville \u2014 Population, 14,458.District No 05, Missisquoi\u2014Population, 17,784.District No du, Verchères\u2014Popnlation, 12,449, District No 67, Chambly \u2014 Population, 10,858.District No 43, St Jean - Population, 15,265, District {No 49,} Laprairie\u2014 Population 11,436, District No 70 Napierville\u2014 Population, 10,611.District No 71, Chateauguay \u2014 Population 14,303.District No 72, Huutingdou\u2014 l\u2019opulation 15,495, District No 73, Beauharnois\u2014 Population 16,005, District\" No 74, Soulanges\u2014Population 10,220, District No 75, Vaudreuil \u2014Population, 11,485, Distriet No 76, Chicoutimi et Saguenay Témisconata\u2014Popula- L'Islet - Population, touville-Population, : \u2014Population, 32,409.EN IRLANDE.Le Globe de Londres publie le manifesto ci-après, qu\u2019il dit être répandu à un grand nombre d'exemplaires dans toute l'Irlande, tant parmi les tenanciors que parmi les propriétaires.Au peuple d'Irlande, \u201c Le gouvornement anglais a déclaré ln guerro au peuple irlandais, L'organisntion qui a protégé co dernier contre la rapacité du landlordis- mo a été déclarée \u201c illégale et crimi- nelle.\u201d Unrègne de terreur a commencé.Opposez à l\u2019action du gouvernement anglais uno résistance passive bien déterminée.Le drapeau \u201cPas do redevances\u201d a été levé, et il reste au milieu du peuple, afin qu'il puisse montrer s'il est composé de poltrons ou d'hommes,\u201d Ne payez aucune redavance ; ne vous adressez pas à In cour créée par lo Land Act.Tel est le programme auquel le pays doit se conformer.Si vous l\u2019adoptez, il vous procurera des terres libres et un heureux foyer.Si vous lo repoussez, l'esclavage et la dégradation seront votre sort.Ne payez pas de redevances.Celui qui en paio mérite la condamnation la plus sévère de l'ostracisme social.« Ne vous adressez pas à la cour du Land Act, Rejetez de votre société, comme des renégats à leur pays et à la cause do leurs concitoyens, tous ceux qui s'adressent à cette cour, Gardez les récoltes pour vous, tel est le mot d'ordre.Pour le fairo efficacement, convertissez-les autant que possible en monnaie sonnante.Vendez vos provisions, si par là vous ne gubissez pas do pertes trop sensibles.Arrungez-vous à l'amiable avec vos créanciers, pour ca qui concerne vcs intérêts dans les fermes.l'aites maintenant un offort court mais vigoureux et la plus vile oppression qui ait jamais affligé l'humanité sera balayéo sur la surface du pays.Pue de rede- rances, y Vos frères d'Amérique ont souscrit,et ils mettront à votre disposition, pendant la crise, des ressources illimitées à Condition que vous continuiez à garder votre attitude passive et que vous Le payiez pas de redevances.Pus we redecances, * Rappelez-vous les paroles de M.Nassan William, professeur d\u2019économie politique à l'Université \u2018 d\u2019Oxford: * Les tenanciers de l\u2019Irlande ont oujours à leur disposition une force formidable qui consiste à rester chez eux ct à ne pas payer de redevances.Je crois que s'ils voulaient se conliser on vue d\u2019une politique de résistance passive, qu\u2019à mon avis les landlords seraient impuissants à combattre, ils feraient naître nine des plus grandes révolutions qui se soient ja- wais produites on Irlande.\u201d \u201c D'un autre côté, le duc de Wellington, n dit auroi: \u201cJe n'expose pas à Votre Majesté une hypothèso réalisablo en assurant qu'il est possible (je pourrais même dire davantage) que les tenanciers du pays refuseront un jour les dimes et les redevances.Le clergé et les propriétaires pourront, dans co cas, avoir recours aux lois, mais comment fera-ton pour faire exécuter les décisions des tribunaux.\u201d \u2018 Comment pourra-ton opérer des saisies pour re-ouvrer les dimes et les rentes de millions de tonanciers.Lo très révérend docteur Nulty, évêque | de Meath, a dit récemment : \u2018\u2018 Les terres de n'importe quel pays sont ls propriété collective du peuple qui habite ce pays, parce que lo véritable propriétaire du sol, le Créateur, qui l'a formé, en a transmis la propriété aux habitants comme un don volontaire.\u201d Ne payez aucune redevance.\u201d Par ordre : P.Ecan, trésorier.Le (lobe dit en outre qu\u2019il tient de bonne source qu'une conspiration très étendue existe dans les comtés du centre de l'Irlande, Des armes sons ime portées.On exerco les hommes pendant ls nuit et des sommes considérables fournies par la Land league ont été mises à la disposition des chefs de la conspiration. 160 avait redoutés, était éperduo de joie.\u2018 Oh ! rentrons, rontrons vito, ma mère, lui dit Christian, tu no saurais oroire qu'elle fête je me fais de mo retrouver avec toi, dans notre demeure, après ces cruelles émotions.\u2014 Oh ! ton impatience n'dgale pas | la mieuno, répondit Mme Roosondhal ; mis le bonbour ne doit pas nous ron- dro ingrats, ot il y a lh une pauvre femme, une noble créature qui vient ds rachoter uno Vio d'erreurs par una action sublime ; si nous sommes heureux, c'est à elle que nous le dovons, je veux qu\u2019elle sache que nous ne l\u2019oublierons jamais.Ello s6 dirigea aussitôt vers le bâtiment, gravit l\u2019escalier de bois qui conduisait au pont, et là, aux yeux du peuple, dont plus quo jamais elle était devenue l'héroiue, et qui suivait tous ses mouvements avec intérêt, clle se jeta dans les bras de Regina, qui l'embrassa en pleurant.(À continuer.) \u2014 Les eaves de Ia banque de France.Des ateliers de la binque, on so rend dans les caves.Ces caves ont leur entrée défendue par une série de portes à l'épreuve do la hache, contre lesquelles les plus habiles crocheteurS useraient inutilo- ment tous leurs rossignols, sans pouvoir Jes ouvrir.La première porte est en acier et est ornée d'une serrure à trois clefs distinctes, ct qui sont individuellement impuissantes à l'ouvrir.Une de ces clefs est entro les mains du gouverneur, une autre ne quitte jmmais le caissier en chef, la troisième est confiée au censeur de service.Lo concours de Cestrois personnages est loncindispensable pour pénétrer dans cet antre de Plutus, Cetto porte, une fois ouverte, on aparçoit la caisse du service ordinaire, qui suffit pour les opérations courantes de chaque jour.Cette caisse est un meuble terrible.Tout y est matière à secret, et si vous n'êtes pas au courant de son mécanisme, il suflit que vous la touchiez pour «ntendro tont un carillon de sonneries étourdissantes, carillon qui est dé- chainé également dans différentes parties du palais, notamment dans la salle des gardes de nuit, chez le gouverneur, chez le concierge, etc.Enfin, toutes les précautions Sont.prises pour dénoncer immédiatement le voleur qui serait asssez Osé pour pénétrer jusque là.Dans une des parois de cette première salle, on aperçoit une autre porte en fer, à peu près semblable à la première.Cette porte donne entrée dans uno seconde cave semi-cirgulaire, que l'on uppelle la serre.Pour pénétrer dans la serre, la con- \u201cours des trois Lersonnages dont nous avons parlé tout à l'heure est encore indispensable, ainsi que celui de trois nouvelles clefs différentes.La serre renferme dos richesses in- commonsurables, sous forme de titres divers, traités, pierres précieuses.etc, dont on confie la garde à la Banque de France.Tout autour de c¢ tte salle, ce ne sont que des portes, des caisse en fer, dont chacune a sa clef of son secret différente.Après la serre Viennent onfin les caves ; la porte qui y donne accés est absolument invisible tant'elle est bien dissimulée dans la muraille, dont olle a l'aspoct.Comme pour ouvrir les précédentes LA FEUILLE D'EHABLE il faut les trois porsonuages ès noms ct qualités.Son parement vu étant on pierros de taille, ct blindé d'acior par derrière, cette porto est excessivement lourde, ot il oût été impossible de la faire tourner sur sos gonds ; ausi pivoto-t- elle sur olle-maino, comme les portes italionno .Cette porto étant onverto, on so trouvo devant une sorte d'oscalier en spirale, très étroit et praticable soulo- ment pour une personne d'un embor- point modéré, Constatons que cet escalier est lui- mêtne séparé on quatre compartiments, par trois portes de fer, formées chacune de trois clefs, et ne s'ouvrant par conséquent qu'en présence du corbère pfficiel.Cet escalier a quarante-trois marches ot conduit auprès d\u2019une dorniére porte, tout aussi blindéo quo les au- ; tres, fermée de trois clefs, et ne s\u2019ouvrant.etc., comme dessus, Nous voici arrivé dans la cave proprement dite, dont les galeries ont un développement ds 420 mêtres de longueur (462 vergos).Tout le long de ces galeries ot de chaque côté sont de hautes boîtes de fes, dont le couvercle a des anses ot se trouve doublé de plomb.Cette doublure de plomb est encore un 1affinement do précaution ; au besoin, elle peut servir à sceller les boîtes rapido- ment.Les caisses portent des inscriptions relatives à toutes les indications von.ceruant les valeurs qu'elles contiennent ot en déterminent exactement les détails ; sur l\u2019une d\u2019elies on lit par exemple : \u2018 Pièces de vingt francs.monnaie de Paris, 1844, ?millions.\u201d puis une sério de chiffres ct de lettres qui ont pour but de reporter facile ment le caissier aux parties de la comptabilité qui concernent ces pièces.L'employé chargé de retirer et de déposer les rouleaux et les lingots monte à l\u2019aide d'une échelle, à la surface des boîtes, et plonse et replon- go ses mains dans ces boîtes, dont chacune contient un trésor dont la possession ferait mourir d\u2019aise l\u2019avare le plus attaché aux biens do ce monde, En outre des sept portes et des vingt-et-une clefs dont nous venous de parler, les trésors de la Banque sont encore protégés par des dispositions dont on n\u2019userait qu'à la dernière extrémité, et que l'on n'a pas cru devoir employer vendant la Commune.Les caves peuvent dtre inondées en un instant.Tout est préçaré pour qu\u2019en un moment l'escalier puisse être comblé avec un mélange de ciment, de plâtre et cailloux, dout le durcissement ins- sautané garantirait la sécurité des cais- tes de la cave pendant quarante-huit heures au moins, Enfin, dans le cas ott l\u2019on manquerait d'eau, ou bien si l\u2019on n'avait pas lo temps de combler l'escalier, des fils électriques soigneusement cachés permettent d'allumer dans les caves des foyors pestilentiels dont les vapeurs asphyxieraient infailliblement quiconque cssaierait de pénétrer même dans l'ascalier, Lors de la récente visite aux caves, le grand-duc Wladimir de Russie, interrogé sur ce qu\u2019il pensait de Ge luxe de précautions, répondit que s\u2019il avait à prendre les caves de forco, il y arriverait par des galeries souterraines, TI oubliait l'eau méphitique ; mais n'efit-il pas à lutlor contre ces puis- santa défonseurs, qu'il trouverait un obstaclo presque insurmontable.En effet, les Caves sont encore défendues sur toutes lours faces par un système do construction où lo for, la pierre de taille ot le ciment sont si habilemont omployés qu\u2019ils forment une cuirasse presque impénétrablo, mêmo à la mine.En effet, In mine qui serait capablo de rompro cette cuirasso sorait assez puissanto pour faire sautor la Banque toute entière.La peche à ra baleine Nous trouvons dans lo compte rendu des communications sciontifiques do l'institut do trés curieux détails rapportés par M.le docteur Pouchet, sur la pêche de co gigantesque céta- céo : La baleino est chassé par de potits navires à hélice, armés sur l'avant d\u2019un cauon qui doit lancer le harpon-obus, Dès qu'on aperçoit au loin les jets do buée que projette l\u2019animal à chaque respiration avec un bruit qui s'entend à plus d\u2019un millo de distance, le naviro approcho doucement.Lo harponneur est à son poste, prêt à braquer lo canon.La baleine no s'inquiète point et continue ses joux, se montrant à la surface, plongeant apparaissant de nouveau.Quant eilo vient à portée,c'est-à-dire à uno trentaine de mêtres tout au plus on tire ; le projectile, entraînant une grosse ligne, pénètre dans le corps de l'animal où il éclate.Quand le coup a été bon, la malheu- seuso bête ert tuée raide ct tombe à pic au fond de l\u2019eau.Iln\u2019y a plusaujourd\u2019huiou presque plus, de baleines \u2018\u201c franches ,\u201d c'est-à- dire qui eurnagont mortes.Les baleines do beaucoup moindre rapport qu\u2019on chasse maintenant sont dites * foncières, \u201d parce qu'elle coulent immédiatement.Il y a quelques années, lo roi do Suède et de Norvège avait voulu assis- tor au spectacle do cette péche émouvante, Le harponneur avait ajusté, tiré puis tout avait disparu ; la lisue, filant à pic,semblait entraînée par le pois soul du harpon-obus.Le roi témoigna le regret qua le coup eût manqué.\u2014 Votre Majesté fait orreur, lui répondit M.Foyn, la baleine cst là, sous le bateau, Encffet lo treuil remontoit bientôt l'animal, qui avait été tué raide.Quelquesfois il arrive cependant que l\u2019ubus n'éclate pas, ou quo le cou à été mal ajusté.Do ln rive, M.Pouchet n été Lémoin d'un accident do ce genre.Dans ce Cas, après avoir laisser filer la ligne autant que l\u2019on pout, le navire n'a que l'alternative de perdre uno proie qui roprésente six ou sept mille francs, ou do 66 lnisser entraîner par elle.C\u2019est à cette dernière extrémité qu'il se décide erdinairement, On voit alors le chasseur, ln morci de sn proie, fendre l\u2019espace plus vite qu'avec la plus puissante machine.De tomps n autre le redoutable remorqueur monte à lasurface pour respirer, se soulève en quelque sorto tout entier au-dessus de l\u2019eau, of retombe do tout son poids dans un flot d'écume En Irlande S'il n'ya pas do soulèvement à craindre on 1rlando, il\u2019n\u2019en règno pas moius dans touto l'îlo un état de trouble et d\u2019agitation contre lequel dos baïonnettes sont impuissantes, ot dont les sociétés secrètes profitent pour accomplir, en dépit dos avortissement du clorgé, leurs exploits habituels, Dans un état bion réglé, un pou de- police, avec l'appui des honnêtes gons aurait vite raison dos malfaiteurs, dos sociétés sccrètos.Dans co pays boulo- versé, où le gonvornement emprison- no los honnôtes gens dont le patriotis- mo li déplatt, mais dont le Concours lui serait nécessaire,la polico ost fnsof- fisanto à réprimer les ngissements do cos sociétés secrètes, Deux documonts graves, que publient les journaux d'Irlande, joltont sur colte situation uno lumière particulière.Lo promier est uno lettre pus torale de Mgr MacCabe, archovéque de Dublin ; l'autre est un discours de Mgr Croke, archevêque de Cashel, Mgr MacCabe, qui ne passe pas pour un alversaire du pouvernement anglais, n'a jamais paru avoir rando idée du parti dit national irliudai- dont Sa Grandeur traite les projot- home rulers \u201c d'espérances oxtrava- sautes.\u201d Sa Grandeur constate don les tristes côtés qu'offre In situation actuello de l'irlande, mais colle cons tate aussi que cette situation a été amenée par des lois assez mauvaises ct nssez cruelles, pour quo n'importe quel espoir de soulagement soit accueilli par une population désospérée.La discours de Mgr Croko est plus consolant.Sa Grandeur trouve que In situation, sans être bonno, est pourtant moilleure qu'autrefois, et na les Irlandais ont réalisé d'immenses progrès.Pour Sa Grandeur, l'Irlan ie, ne deviendra propères que quand une législation nouvelle arrêtera los flots de l'émigration qui enlève à l'Irlando une si grande part de ss imoilleure po- pulasion, On écrit de lruxelles à la Gazette de Lièye : La passion du jeu cuntinuo à sévir de plis belle dans notre société, se- ment la ruine et la désolation.On cite un jeune marié qui, en une nuit, \u2014les malheureux atteints de cette folie passont douze houres autour d'une table de jeu,\u2014a perdu plus do deux cont cinquante mille francs.Lo père est un des hommes les plus on vue, les pins considérés du inundo finan- cior, où il occupe une très haute position, qu'il n gagné par une vio de travail, La dame de ce joueur appartiont Au grand monde anversois.On jouo d\u2019ailleurs avec fièvre, avec frénésie, dans toutes les classes du la société.La petite bourgeoisio sc donne rendoz-vous dans des tripots érigés dans des caves-cstaminets, Los domestiques s\u2019en mêlent, et eux aussi ont leurs clubs où l'on joue des pièce du cont sous, C'est un délire général.Triste phénomène à constater, des jeunes gons de familles roligiouses se laissent entrainer.ll n\u2019y à trop sou- vont plus do distinction à faire, sous ce rapport, entre catholique et libé- Taux, C'est à la presso à réagir vigoureusement contro co mal qui entruine tant de maux, tant de désordre à sa suite, Des dames du plus grand monde, do jeunes demoiselles à poine outrées dans le monde, s6 livront également A la passion du jeu, N'est ce pus scandaleux ?L'histoire nous apprend que co vice, car lo joux ainsi entendu cst un vice, apparaît à toutes les épo ques de décadence, Les romains do l'Empire ont Connu Cus misères, mais elles n'auraient jumais été pires qu\u2019u la fin du dix-huitièmo siècle, si lo notre ne les voyait à l'œuvro, Un luxe offrénié accompagne lo jeu.Il faut jouir vite ct fort, et gagnor de l'argent sans travailler.Co qui vient do la flûte retourne au tambour.L'argent nu jou brûle les Uoigls."]
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