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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 28 mai 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune, 1881-05-28, Collections de BAnQ.

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[" VOL.1.\u2014No 82.MONTREAL, SAMEDI 28 MAI 1881.LE No 2 CENTS LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL H EBDOMADAIRE Paralt tous les samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque mois ABONNEMENT.WL BM aernenoes srsonesse sessasurnssesss SEX IMOÎÏS oox0000e srnessnsansensssnese Le numéro £ Cents.PAYABLE D'AVANCE, w.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR IA TRIBUNE $1.00 $0.50 MonTREAL, 28 Mar 1881.Les patriotes de 1837-38 (Suite) Voilà commont eurent à 8e tirer d'affaire, daus l\u2019étroit entrepont que je viens de décrire, pendant les longs mois d'une travorsée de plusieurs mille milles, des gens qui n'avaient jamais connu auparavant lo malheur et le besoin et qui, pour la plupart n'avaient jamais vu ls mer même de loin.On ue pouvait nous luissor jour ct nuit dans l'étroit capace de notre prison fottante sons risquer de nous voir périr tous en peu de temps, aussi avait-on organisé la promonade journalière des prisconiers comme suit : le matind neuf heures, la moitié d\u2019entro nous, c'est-à-dire soixante- douzc, étaient amenés sur lo premier pont et y demouraient en plain air Jusqu'à onze héures et demie (le tomps permettant) ; dans l'après midi l'autre moitié pronait ln même place, sur le gaillard d'avant, à deux hou res et y demcurait jusqu'à cinq heures et demie.Nous cOmes, au moins, pendant les promiors jours de notre traversée, lo dernier plaisir de contempler les rives nord du Saint-Laurent.Lors que nous montâmes sur le pont lo premier jour, sous étions un peu en bas do l\u2019Hle d'Orléanset Je bateau-à- vapeur, qui jusque-là avoit donué la remorque à notro frégate, venait de lâcher les amarres ; nous le regar- dfimes longtemps, aves envie, remontant le fleuve et se rapprochant de tous lesêtres chéris dont chaque mi- nue nous éloignait, nous malheureux exilés.Pendant cing jours la mer \u2018fut belle ot sc montra indulgente ; mais le cinquième jour elle devint houleuse, sous l'effet d'un gros vent ct, bientôt, le mal do mer commença à faire son apparition au milieu de nous, À mesure que la tompôto se faisait plus forto ct quo les vagues venaient battre avec plus de violence les flancs de notre triste frégate, le nombre des victimes de cet horrible mal augmentait.Le sixième jour après notre départ, on comptait cinquante neuf malades sur les soixante douze prisonniers logés de notre côté du navire, ct nous apprîmies, plus tard, que l'état des choses était À peu près le même, sinon pire, du côté des prisonniers du Haut Canada, occupant le couloir de babord.Ceux qut ont gouté au malde mer ou qui on ont pu voir les effets, ceux lA seuls pourraient se figurer dans Quel état nous nous trouvions, malades ou non malades, privés de lumière, mais d\u2019air surtout, d'air si nécessaire à ceux qui sont atteints du mal co question, cntassés dans un étroit espace avec défense d'occuper les lits, gi pauvres qu'ils fussont, pendant le jour.Les pauvres malades étaient sans cesse obligés de se cramponner à tout pour remonter sur lo banc étroit, d'où les soubressants du navire et la faiblesse les précipitaient sans cesse sur lo pont rendu humide, glissant et fétide par les vomissements, Treize seulement, j'étais du nombre, échappérent à ln maladie : pen- dunt huit jours, nous eûmes la douleur de voir nos compagnons en proie À ces tortures, que nous essayons à soulager de notre micux.La pluie, le vent et le roulis nous empéchèrent pendant tout ce temps, de profiter du la promenade des premicrs jours.L'odeur serait devenue suffocante sans la précaution qu'on eut de mettre une cuve dans Ventrepont qui se trouvait au dessous de nous, dans le voisinage des lieux d'aisance.| Lorsque le besoin de vomir se faisait sentir les plus forts allaient à la cuve, et, de ceux qui étaient en santé, six étaient constamment employés à nettoyer notre pavé (c'est le nom qu'il faut donuer à ce nt ), pour aller déposer les oaux fe hn dans cette même cuve, C'étaient des scènes à fairo bondir le cœur, et jo ne comprends pas comment nous avons pu résister à de pareilles souffrances de tous les genres.Ajoutez à tout ccJa les grossiéretés, les insultes, les brutalités même de quelques hommes de l'équipage, entre autres d'un jeune officier du nom de Nibbett ( J'écris Ce nom commo nous le pronongions ), qui n\u2019avait guèrode noms plus aimable à nous don ner que coux de son of a bitch, (enfant de chicune), de cut throat, (coupe- jarret) etc, etc.À la vuc do cette indigne conduite ct du traitement que uous subissions, nous âmes la penscé qu'on avait l'intention ou do ous fairo périr de misères et de souffrances dans ln traversée, ou bien do nous pousser À quelqu'acto de désespoir qui pât donnor l\u2019occasion do de nous décimer.On avouers quo de pareilles idées étaient parfaite- mont justifiées par la manière dont on nous traitait dans notro immense malheur.* Pendant huit jours, donc nos pauvres compagnons malades eurent à subir ces terribles épreuves du mal de mer et, pendant huit jours, nous leur prodiguâmes les soins en notre pouvoir, les nettoyant, les aidant à se relever quand ils tombaient, les introduisant dans leurs lits, le soir, les on retiraut; le matin, à l'heure fixé par le règlement.Enfin, le quatrième jour après notre départ, le Calme se fit ot le beau temps reparut : co jour là nous pâmes monter sur le haut pont, pour y respirer l'air pur et frais de la mer.Nos pauvres malades se sentirent de suite soulagés et, deux jours après, il no restait plus que cinq de nos compagnons qui conservassent cocore des traces du terrible mal.Mais une autre souffranco physique nous attendait Âce point de notre voyage.Les marins disent que l'air de la mer creuse l'estomac: ch! bien, oui, l'air de la mer et notre quasi abstinence «do huit jours venaient d'augmenter considérablement nos appétits ; mois il fallait cepondant sc contenter de ln quantité d'aliments voulue par le règlement, aussi la plupart d\u2019entre nous eurent-ils à souffrir affreusoment, pendant tout le passage, de l'insuffisance de nourriture.Jamsis d'autres que nous, mes compagnons d'exil et moi, ne sauront comprendro tout ce que nous avons enduré.À l'heure qu\u2019il est, quand j'y pense, c'est comme un rève dans lequel j'aime à wc sentir délivré do mes maux, où comme un cauchemar dont je chercho à me débarrasser, sclon la disposition d'esprit dans laquelle je me trouve.Il semblera au lecteur que notre situation était nssoz pénible pour ne pas inspirer autre chose, à un être humain, que do la pitié, que notre pénurie et notre misèro étaient assez grandes pour ne pas suggérer l'idée d'y ajoutor encore, qu\u2019il ne dût venir À la ponsée de personne de g0 faire une position meilleure aux dépens de mal heureux comme nous: ch! bion, il n\u2019en fut rien.Il se trouva, parmi les employés du bord, un homme qui crut pouvoir tirer parti, À son profit, de In triste impuissance dans laquelle nous nous trouvions de déjouer scs projets.Il y avait, & bord de la frégate, un individu du nom de Black, marchand banqueroutier du Haut-Conada, le quel avait obtenu le privilége d\u2019un passage gratuit aux terres australes, À la condition de nous sorvir de mai- tre d'hôtel pendant la traverséo ; c\u2019était lui qui faisait le partage des rations des prisonniers ct qui devait veiller à la propreté de notre logement.Ilvint À ln ponséo de 06 misé- rablo de se rendre important auprès des autorités du bord et probablement d'obtenir une récompense, on fabricant contre nous Ja plus noire comme la plus lâche de toutes les calomnics, Pour accomplir son infâme projet, il s'associa un dos prisonniers du Haut- Canada, lo nommé Tywell ou Towell, qui consentit, moyennant des\u2019promesses de bous traîtements ot do liborté ultérieure, à servir de compère à ce scélérat.Notre indigne maître d'hôtel alla donc trouver le commandaut de la frégato, dans la matinéo du quin.zièmo jour de notre vavigation, pour lui dire que les prisonniers canadiens ot américains (presque tous les pri- sonnicrs du Haut-Canuda étaient américains ) avaient formé le complot de se révolter contre l'équipago et de s'emparer du uavire.Black indiqua Tywell, lo prisonnier, commo étant co étatde donner tous les ron- soignements désirables.Co dernier, mandé devant le capitaine, corrobora tout ce qu'avait dit Black, comme nous le sûmes plus tard, ct désormais le commandant du navire, #'ilne fut pas effrayé d\u2019un complot qui out été de notre part un acte de folie confir- méc, n\u2019eut plus de doute du moins sur son existence.Nous n\u2019avions pas l\u2019ombre d'un soupçon de co qui se passait ainsi à propos de nous ; aussi on ne saurait décrire l'étonnemont que nous éprou- vêmes, lorsque, à deux heures de l\u2019après-midi de ce même quinzième jour, nous vimes arriver dans notre logement deux officiers accompagnés de forts détachements des marins de l'équipage, armés de pistolets et de coutelas comme s\u2019il se fût agi d'un aborduge, Nous reçumes l'ordre de nous diriger en silence vers l\u2019escalior qui conduisait À l\u2019cotrepont, où l'on nous logca sous clef, dans un compartiment d'environ vingt-quatre picds carrés situés à l'avant.Nous demcurfmes enfermés dans cet cudroit pondunt cnviron deux heures, sans savoir ce qu\u2019on voulait faire de nous, ni pouvoir comprendre le but de cotte conduite mystérieuse à notre égard.Au sortir de notre seconde prison, dont les abords étaient gardés par des hommes armés jusqu'aux dents, nous regimes de nouveau l'ordre do n'avoir aucune Communication d\u2019un côté à l'autre de nos logements et de garder, avec plus de rigueur que jamais, entre nous le silence.On nous avertit que los sentinelles avaient re- qu l'injonotien de faire feu sur lo premier qui laisserait an place sans en avoir préalablement obtenu la permission.Pendant notre internement de deux heures dans le coqueron dont je viens de vous parler, on avait ouvert toutes nos valises ct bouleversé tons nos lits, 1] va sans dire qu'on ne trouva rien do compromettant ; quelques canifs, des razoirs ct des pièces d\u2019or et d'argent, trouvés dans quelques valises farent confisqués sans pitié.Nous trouvfmes plusieurs valises brisées, nos effets bousculés et nos pauvres lits sens dessus dessous.Malgré la prouve de l'absence de tout complot, on redoubla de ri- guour contre nous et cela sans nous offrir \u2018 la : moindre.occasion de nous justifier.Nous ne pouvions doviner la cause des recherches ct de ces rigueurs : il était facile de voir \u2014prme nous avions été lu victime de quelque alomnie ; maïs nous ne pouvions im giner d'abord, sur quoi on avail pu fondor le soupçon d'un damend plot complot infernal) dont nous parlait sang explication ancune mais avec un crescendo d'iujures, l'officier Nibbett, Ce ne fut que quelque jous après que nous apprîmes le tout de la bien- veillhnce dun pauvro factionnaire, ému de pitié n la vuo de l'inquiétude dans laquelle nous jetait tout ce ma- nége.Pour ne pas compremettro ce brave homme, nous no dimes mot aux autorités de In révélation qu'il uous avait fuite, laquelle, du reste! ne faisait de mal à personne ; eur l\u2019idée d\u2019une révolte de notre part était d'uno ubsurdité tolle qu'elle ne pouvait manquer do frapper tout le monde après réflexion, Daus \u20ac moment, au lieu no nous eu Topo, co pan Jo ; e tribord pendant deux heures du matin ct ceux de ba- bord pendant deux heures l'après midi, on ne nous lit plus monter que par escouudes do douze ot pour une houro seulement ; ot alors nous étions obligés de nous touir on silence duns un coin, sous In surveillance d'une garde armée, Bientôt vint s'ajouter à toute nos souffrances, une misère qui prit bientôt des proportions atroces ; je veux parler de ln vermine ui, se trouvant en germe daus les effets de literie qu'on nous avait donnés, n'eut pas de peine à s0 développer et à se multiplier, daus les conditions toutes fy.vorables qui lui offrait notre pénible situation : nous cn fâmes bientôt couverts, Lo lecteur me*pardonnera ces dé, tails dégoutants ; mais je voux faire tomplo-, autant qu'un court récit pout le faire, le tableau des souffrances que nous avous endurées, Les eaux duns lesquelles on nous sorvait à manger étaient d\u2019une mul propreté incroyable ; nous ne pouvions guèro la constater, dans notre taudis obscur, que par l'odeur ; mais plusieurs fois nous pâmes l'établir du regard, sur le pont, cn étant témoins des sales procédés cmployés pour laver ces baquets après le repas.Que \u2018Dieu pardonne à ceux qui nous ont traité de In sorto comme je leur pardonne ; mais il est triste, pour lu pauvre humanité, d'avoir À signaler de pareilles infamics, Ah ! lecteurs do mon pays, habitants do nos campagnes ot de nos villes si chréticnnes, jamais vous ne pourrez ?concevoir co que nousavons souffert, ct tout mon étonnement, aujourd'hui, est que nousayons pu y survivre.C'est éton- naut comme l'homme peut endurer de souffrances morales et physiques, J'ai dit un mot de l'insuffisance de notre ration alimentaire ; mais que de fois no l'avons nous pas vu diminuée par les accidents du transport do la cuisine à notre étroit ct noir logis, surtout dans les jours do gros vent alors que lo roulis ct lo tanguage ren- LA TRIBUNE daient la marhe si difficile sur les ponts du navire.Une fois lu semaine, nous procédions au lavage de nos effets, pendant l\u2019heure qu\u2019il nous était do wé, a tour de role de passer sur le pont, Ce la vage se fuisuil & l'eau salée avec une brosse ot unc espèce de Lerre blanche qui tenait lieu de savon, lequel ne peut s'employer avec l\u2019eau de mer.Cette opération, importante pour nous, avait du reste le wérite de nous uffrir quelques distractions, et de tempérer uu peu l'ennui de notre affreux désœuvrement.À continuer.Québec, 24 mai 1881.How cher ami, Tu me demandes de te dire ce qui se passe à Québee.Que puis-je dire que tu ne saches?Dopuis quelques Jours on ne parle que de ln question de l'Uuiversité, on ne rencontre que des gens excités par lu lutte qui se lait autour de cette institution.Lt pourquoi tout ce tapage Ÿ Pour empêcher l'Université Laval de répandre la science à Montréal en y établissant une succursale.Nous avons le droit d'avoir une uuiversité indépendante, disent les membres de l'Ecole de Médecine de Montréal ct ceux qui les supportent.Attendez, répoud l'université, que tous nous soyons un peu refait des immenses sacrifices que nous avons faits pour doter le pays d'une université avant d'en fonder une qui nous fern opposition.C'est bien justo, il nous semble.A-t-on eavie de faire relativement à l'université ce qu\u2019ot fuit à l'égard des instituts ?I y eut un temps à Montréal où pour faire opposition à un institut qui n'avait besoin que d'être réformé ou se mit & fonder à tous les coins des rues des instituts, des cercles littéraires, Le résultat est counu: nu bout de quelques années -il n\u2019en res tait plus un seul.\u2014Si encore, me disnit quelqu'un de Moutréal, nous étions nous-mêmes enpubles de faire les frais de l\u2019établissement d\u2019une université indépendante.Comment Mgr.Bourget a-t-il pu songer à cela dans un temps où il devait savoir que pour payer los dettes de l'évêché, il faudrait s'u- dresser À la charité publique?On devrait au moins faire mettre de vingt-cing à cent piastres à la suito des signatures qui couvrent les nombreuses requêtes envoyées à la Chambre contre le bill, Votre compatrioto a raison ct je ne puis comprendre que dans uve affaire où Rome et presque toutes les uutorités religieuses du pays so sont prononcées si clairement, ou déploie tant d'énergie pour si peu de chose, S'il sngissait eucore de sauvegarder quelque grand prineipo constitutionel de défendre, comme tu le disais, les droits politiques d\u2019une partio de la population, je comprondrais cela.Mais non, le seul résultat sera de fairo du mal à uno institution déjà établio et den fonder une autre qui végétera, dont on peut facilement se passor encore quelques années ct pour laquelle il faudra encore probablement suigner ln population, Non, au fond do l'opporition à l\u2019Université Laval, voici ce que io trouve, trois quarts d'intérêt personnel et de fanatisme roligioux, un demiZquart de jalousie contre Québce et un domiquart du motifs étroits mais honnêtes, de sentiments d'affee- tion ot do conservation chez un cer taiz nombre de médecins pour l'école où ils out étudié, C'est ussez amusant, mais l\u2019Université laval si spécialement protégée par Rome cst, comme le parti libéral, svupyonnée, accusée de libéralisme par les ultramoutés, Il faut vivre du Canada pour voir des choses semblables.Si jamais il y a un chisme dans le pays il sera fait par ceux qui auront le plus, daus un intérêt de parti, préché le respect à l'autorité religicuso, II s'est pnssé, Ces jours derniers, à Québec, une scène qui donne la note exacte de lu situation.Un prêtre bien connu pour la roudour de ses opinions et de son languge, disait devant Un cortain nowbre de per- sonoes : « Eh bien, c'est assez drôle, quaud on disait à M.Trudel et à ses amis que la Sncrée Congrégation était en faveur du bill de l'université, que tous les évêques moins un le demandaient, ça ne leur faisait rien: mais uu bon jour, on leur dit : « le juge Routhier vous désapprouve » Ce n\u2019est pas possible disent-ils, ct ils se mettent à pleurer, Lu lettre du sénateur Bellerose si injurieuse pour l'archevêque, n'a pas surpris ceux qui savent que, duns une certaine élection, parlant à la porto de l'église aprés la messe, il baisait l'évangile, à chaque assertion qu'il faisait pour prendre Dieu à témuiu de ce qu'il dignit.L\u2019homme le plus cn faveur du bill au Conseil législatif est M de Boucherville, il dit qu'il veut être du côté de l'autorité écclésiastique sous Mgr Fabre commo il l'était sous Mgr Bourget.Les gens sincères sont logiques.Le Conseiller législatif le plus opposé à Mgr Fabro ct à l'université est hon.J.L; Beaudry pour la raison contraire, parce qu\u2019il est naturellement opposéà l'autorité religieuse.Ou m'\u2019assnre qu'il a été jusqu\u2019à envoyer à Romc une dépêche pour avertir le Souverain Poutile que la religion était en danger.Il attend encore In réponse,.A Pavenir M.Beaudry devrait signer : J.L.Beuudrv, maire du Montréalet défenseur de lu foi, Une nutre dépêche amusante est celle envoyée à Rome par les chefs de la croisade contre l\u2019université pour demander au Souverain l\u2019on- tife s'il fallait voter pour établissement d\u2019uno suceursalo à Montréal au risque de briser le parti catholique.Ln répouse se fait encore attendre, elle viendra à Pâques ou à la Trinité.Ajoutez à ces extravagances celle du Dr Dorsonnens qui disait à Londres que lo but de l'Université Lavaen établissant une succursale A Montréal, était de fairela guorre au protestantisme pendant qu'on s'efforçait à Rome de prouver qu\u2019elle n'était pas nssez catholique, et on aura, en re uno fois In preuve que dans ce pays on met la roligion à toutos les sauces.Il n\u2019est pas étonnant quo les libéraux soiont victimes de tant d\u2019in- Justices quand toutjee mondo ld se tourue contre cux.Un homme qui a la purole rude, c'est M.Pagnuelo ; si on l'a choisi pour diro des choses désagréables à l\u2019université, À ses dircctours ct professeurs, on ne pouvait mioux choisir On dit qu'il est espagnol, je lo crois, car ses arguments ressemblent à des coups de couteau.M, Trudol s'est efforeé do ddmon- trer comme le Monde qu'on pouvait différer d'opinion avec les évêques, dans les matières qui se tiennent pas au dogme et être bon catholique.C\u2019est \u2014 \u2014 dommage qu\u2019il n'ait pas ajouté \u2014en litique surtout.Il n mis autant d'énergie à prouver qu'on doit respecter la loi et la constitution qu'il en avait mis daus l'affaire Guibord à démontrer qu\u2019elles doivent s\u2019ineliner devant la suprématie ecclésiastique dans les eas de conflit.M.l'abbé Ilamel, directeur de l\u2019u niversité, a été clair, concis, logique ; c'estle seul qui n'était pas avocat parmileeux qui ont plaidé pour ou contre l\u2019Université devant le comité des bills privés et vraiment c\u2019est colui qui s\u2019est montré le plus véritablement avocut, \u2014O'est dommage que le libéraux aient toujours quelqu\u2019ua pour les compromettre, mo disait, hier, un prêtre distingué, car je crois que ce qui sc passe eu ce moment va ouvrir les yeux à bien du monde.\u2014 Vous dites cela, dans le moment parceque vous êtes mécontents contre les conservateurs, mais quand les élec tions arriveront, vous retournercz vos amoura politiques, \u2014TEh bien,non si les libéraux étaient aussi bien vus dans le diocèse do Montréal que duns le diocèse de Québec par le clergé ; vous vorriez qu\u2019ils n'auraient pas beaucoup À se plaindre à l'avenir.\u2014C'est possible, mais je ne crois pas car la religion est destinée à être pendant longtemps encore le principal instrument d'influence de ceux qui par fanatisme, ambition ou esprit de arti voudront agir sur le peuple ct c clergé.Sur ce je te tire ma révérence, x.LA SAINT JEAN-BAPTISTE Lie temps iles vaines démonstrations, des paroles inutiles ust passé ; Quand bien même noustproménerions encore pendant dix nns nos bannières et uos chars do triomphe À travers les rues de nos villes, ot que nousaffirme- tons que nous sommes le peuple le plus catholique ct le plus français du monde, nous n\u2019en serons pas plus respectés si nos actes ne confirment pas nos paroles.Nos chants do gloire et d'enthousiasme n'empêcheront pus nos compatriotes de déserter par milliers le sol natal.L\u2019éloge de nos prineipes ct de nos vertus fera rire ceux qui pensent que nous ne valons pas mieux que les autres, Le vingt-quatre juin passé, nous ne serons ni plus prospères, ni plus respectés qu'auparavant.Mais donnons à cetto grande fête, un caractère pratique, qu\u2019on s'occupe moins de ce qui passe que de ce qui restora ct co sora différent.Dépenser plusieurs centaines de piastres en bannières ot cn rubans, quand on n'a pas une sculo salle nationale, pas un institut, pas une bibliothèque, est un jeu d'enfants, On dirait quo tout notre patriotis- mo consiste à faire brillor nos colliors ct nos insignes au solcil, à jouer: live la Canadienne, Un peuple a besoin de fêtes, dit-on, il cst bon de lui rappeler, cn Famusant, lo souvenir des grandes choses accomplices par ses ancétres, C'est vrai, mais il est des époques où il faut plus agir quo parler où les les œuvres doiveut remplacer les paroles.Il faut que nous devenions Anglais sous le rapport des affaires pour rester Canadiens-français, La \u2018société Saint-Jenn-Baptiste doit montrer enfin quelle w'existe pas simplement pour organiser des processions, Il est temps qu'elle en- trepreune quelque chose d'utile, Elle a tout ce qu'il faut pour cela, clle peut, quand ello voudra, fuiré mouvoir les plus fortes influences.Qu'elle le fasse donc ! Uo dit que, cette année, grâce à une suggestion de l'entroprenant et infatigable apétre de ln colonisation ou célébreruit la Saint-Jean-Buptiste d Saint-Jérome et le produit de In fête serait consacré à la colonisation.Très bion ; voilk un but pratique, Qu'on fasse cela, celte année, et qu'après In fête le bureau de direction de la société so réunisse pour entreprendre ln coustruction d'uu édifice national, d'un institut digne de la pu- pulation Canadicnne-frangaise de ectto ville.Lorsque pour organiser la grande fête nativuale du 24 juin 1874, on u fait ameuder In constitution et les réglements de la société, on n'avait pas seulement l'intention de faire une fois une grande démonstration, mais de creér une association assez forte pour entreprendre ct faire do grandes choses, des œuvre utiles.Qu\u2019a fuit la société jusqu'à présent ?Do belles démonstrations, c\u2019est vrai, mais rien de pratique.Après lo vingt-quatre juin prochain une réunion générale des membres do la société Saint-Jean-Baptise devrait avoir lieu pour discuter le projet que nous avons cn vue et adopter des résolutions.Si personne n\u2019agit, si le burcau de direction ne juge pas à propos do prendre l'initiative, nous la pron- drons.Encorc un rêve, Va-t-on dire.Lorsqu'en 1874 nous avons fait les pre- Inières démarches pour l'orgunisation de la grande fête, on nous dirait In même chose, et cependant quel succès! Pourquoi ne forait-on pas pour une œuvre utile et durablece qu'on a fait pour la fête d\u2019un jour ?Un'y a pas assez d'esprit publie dit-on, pour entreprendre, à l'heure qu\u2019il est, quoiquece soit.On verra, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019UN.VERSITE.Le public suit avec intérêt In co- respondance qui s'échange depuis quelque temps entre l\u2019archevêque de Québec et Mgr Bourget.Les décisions de la Sacré Congré- Ention, les désirs bien connus du St Siègo ct l'opinion presqu\u2019unanime des évêques donne à su grandeur l'archevêque une force dont il sait profiter.Lo désir des évêques, prêtres ot laiques d'avoir une université indépendante est légitime, mais ce désir doit-il aller jusqu'à la révolte contre Ia volonté bien connuo de Rome et de presque tous les évêques du pays et do l'Ordinaire ?Est-co À ceux surtout qui ontfubusé du respect dû à l'autorité pour imposer leurs volontés dans des choses où nous étions beaucoup plus li bres, À donuer aujourd'hui l'exempe de la résistanec ?Et peut-on s\u2019atteudre quo coux qu\u2019ils ont tourmentés prese- quo\u201cdétruits au nom de co principe vont les supporter contre la grande majorité des évêques ct contre uno institution qui a ou Pesprit assez large pour reconnaitre lours droits de catholiques et de citoyens ?C'est toute la question?On pout fort bico atton- dro quelques années encore avant d'avoir unc université indépeadante ; la succursale no met pas la religion ct l\u2019état assez en danger pour qu'on ne puisse la tolérer- Sn grandeur l'archevêque de Qué- \u2014 raison de trouver étrangein position ceux (ui nous ont tant préché de des années lu suprématie de Elie sur l'Etat, cb tant denoncé ceux qu se permettaient de discuter l'opinion de leur évêque en matiè litiques.Nous remarquous dans la réplique de Mgr l'archevêque à Mgr Boureu le passage suivant : ; \u2018# Quoiqu'il en soit, n'est-ce pas un désordro et une cspèce de scandale de voir des prêtres siguer etrecommander de semblables requêtes contre la volug té bien connue de leur ordinaire ?Un jour on demandera si Votre Grandeur par ses écrits n\u2019a pas contribué à ce renversement de la discipline ?° Tes Por Ce qui se passe en ce moment pron.ve une chose : c'estque s\u2019iln'est pas un pays au mondo où on fait autant de zèle religieux que dans notre province à propos de tout et de rien, il n\u2019en est pas un où l'on applique sipeu ou si mal les principes dont on se pare, pas un ou l'on puisse aussi Fuciloment créer un schisme.Fmpire, les controverses relisieuse- nous font perdre la tête.Ces pauvres Grecs ils passuient leur ter comme nous à s'accuser réciproque- went d'hérésie pendant que les barbares étaient aux portes de leurs villes.Les accusations graves lancée contre l'administration du chemin de fer du nord, l'état affreux de no finances, tout cela n'est rien, La question seule de l'université parait mériter qu'on s'en occupe.Elle était réglée, du moins on pou vait a considérer comme telle; k croire, mais on s'eunuyait, on la res.suscitéo.Evidemment nous sommes de Grees duBas Empire, Québse, 24 mai 1881.Le gouvernement va-t-il se mainte nir?Comment va tourner l'affaire Pâquet?L'enquêto dans l'aduini: tration du chemin de fer du Nord va-telle révéler des faits graves?Quel va être le déficit ?Voilà les questions que se posent ceux qui ne sont pas complètement absorbés par la question de l'uviver- sité, À ces questions je répond comme suit : lo.Lo miniatdre va probablement se maintonir, quoiqu'il arrive, eur plutôt que de faire rovenir les libéraux au pouvoir, les députés conservateurs excuscront tout, les mécon- tonts gronderont mais n'oseront pu voter suivant leur désir.Combien y n-t-il dans les deux partis d\u2019hommes assez indépendants pour douner par principe un voi dangereux pour le gouvernement quand ils sont au pouvoir?Mais + los enquêtes révèlent quelque chose de grave, il y à une chance que le mécontents trouvout le prétexte assez bon pour so séparer du ministère dans l'espérance do faire partic du nouveau gouvornoment, I! y a des doux côtés des députés honnêtes, mais ils sont trop pauvres pour être indépendants quand ils sont nu pouvoir.O'est étonnant lo nombre de députés qui des doux côtés se croient esp bles d\u2019être ministres.Vous aviez raison de domandor, il y a quelque jours, une réduction du nombre des ministres, mais uno augmentation de leur salaire; ce serait lo seul moyeu d'avoir à ln têto de lu province des hommes supérieurs ot de faire taire les ambitions déplacées.Un mot do l'affairo Pâquet.constatera quo M, Pâquet' a reçt bec et les évêques de lu Province ont : prise duns lo diécèso de Montréal par § puis | Nous sommes des Grecsdu In à = gyre 20, L'enquête dans l'affairo Pâquet ; LA TRIBUNE.$14,000, mais prouvera-t-elle que c'était en considération de la charte et du privilège de cinquante ans ?T n'y a pas de doute que sans ce privi- lèse, les fondateurs du Crédit foncier n'auraient jamais consenti à promet tre et donner 856,000 aux quatre fondateurs Canadiens, Mais comment et par qui va-t-on prouver lu convention ?M.Püquet et ses amis, même ceux qui le condumuent, disent qu'il va établir qu'ayant commencé à s'occuper du Crédit Foncier avant qu'il fit ministre, on ne peut pus conclure rigoureusement que ce qu'il a reçu était pour les services rendus à ln Compagnie en sa qualité de ministre.Les trois capitalistes avec qui les arrangements ont dû être faits sont en France et M.Carrier est absent.Restent M.Paquet et M.Wurtele.M.Wurtele dira la vérité, mais con- naît-il personnellement ce qui s\u2019est passé entre les capitalistes français et les uégociateurs canadiens.M.Carrier est parti dans le bon temps.Lo comité sera-t-il obligé de clure l'enquête avant qu'il revienne ?Quant à l\u2019enquête relative nu chemin de fer du Nord, gi on prouve seulement le quart de ce qu\u2019on affirme on en aurait assez pour tuer dans wimporte quel pays du monde un gouvernement de la force de 1,000 chevaux, mais, dans notre pays, quand un gouvernement représente la reli- sion, ka question d\u2019honnêteté et d'honneur politiques joue un très petit rôle, Mais on va prouver de jolies choses si on sait chercher vu plutôt si on en u le temps.Eu somme vous devez voir que je suis de votre opinion : je ne crois plus qu'il soit possible de faire de la bonne politique à Québec sans une coalition, M.Joly lui même, malgré toute son hounéteté, no pourrait empêcher tous ces abus.ll y n dans les deux partis trop de gens qui out besoin, La seul différence entre les conserva- tours ct los libéraux, c'est que les libéraux cherchent à être honnêtes, quand ils sont au pouvoir, ot que les conservateurs ne l\u2019essaient même pas, Zn terminaut, je dois vous dire que votre ami Mercier déploie depuis le commencement de la session une grande vigueur, beaucoup d'habileté ct do force de raisonnement dans Ia discussion, P.S.Uc quo je vois ct entends me fait croire que pour éviter une enquête dans l'administration du chemin de fer du Nord, se débarasser de Ja question de l'université eb ne pas être obligé d'imposer des taxes maintenant, M, Chapleau a l'intention de dissoudre la Chambre et de faire des élections générales, On croit aussi qu'il a l'intention do faire sortir MM, Robertson et Paquet du cabinet.Quant à M, Lynch, il ne demande qu'à sortir.À lu somuine prochaine.Ffuix.NOUVELLES DIVERSES.M.Tremblay du Monde dit avoc raison quo lo moilleur moyon de détruire\u2019 l'ivrognorio est de prohiber la vente des alcools excepté sur certificats du médocin, ot d\u2019en- lover les droits sur los vins fran.coI8, C'est cola ; guerro à l'alcool mais respect nu vin, puis qu'il faut outro Fenn un brouvage à l'homme.Donnons à notré pulation les moyons do prondre du vin ot olle rononcera au gin et au whiskey.Cominont se fuit-il que dopuis cinq ans qu'on crie cela, lo gouvernomont n\u2019ait pas \\ encore ndopté\u2019co moyon si simple de diminuer l'ivrognerie ?Est-il autre choso que la roligion capuble de sauvor lu fommo qui, jeune encore ot belle, voit tous les Jours rovonir À sa maison son mari cnivré et brutal ?Estil autre choso quo la roli- gion capablo de fortifier l'homme qui connuigsant ses semblables, suchant qu'il n'a rien A attendro d'eux, travaillo copendant à leur bonheur terro-tre où éternel Ÿ ]1 est facile de reconnaître ln divinité de ln religion outholique quand cllo est onsuignéo ot prati- (uée par un hommo sincèro et in- tolligont.Mais combien elle est de- figurée par coux qui s'on sorvont au liou do la servir, \u2014CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE, Dimanche prochain un des plus Vénérablos Prètres du Séminaire de St-Sulpice, célèbre à l\u2019Ielixo Notre-Dame lo cinquantième anniversaire de son Sacordoce ot de sa promièro Messe, Cinquante années passées à travailler humbloment dans la pra.tiquo do toutes les vortus à ln gloiro de Dicu ct au bion do ses semblables, voilà le résumé de volto vie sacordotalo ! Co Prêtro comblé do grâcos pan dant ces cinquante ans, sont lo besoin d'en témoigner solonnello- ment sa reconnaissance à Diou, voilà pourquoi, il chantora, Dimancho, la Grand Messe à Notre- Dama, et pourquoi aussi l| désire (uo los Paroissiens ot amis viennent l\u2019aider à rendre ce dovoir.Ce Prôtre, quo nous aimons ot vénérone tour est M.Louis Rogourd.Monscigneur l'Evêque do Montréal tient à honorer cotte fèto de sn présenco, ct il y assistorn, tu trône; on dit que M.Colin, le nouveau Supérieur du Séminaire doit donner lo sormon.Tout annonce uno bolle fit, \u2014Un correspondant écrit dans un journal américain: lendant mon séjour à New-York, il y n quelques aunées, je pensionnais chez un médecin.Un jour, une femmo vint toute effaréo chercher le docteur pour sn petite fille qui venait de se renverser sur lo corps une marmite d'eau bouil lante.Le docteur courut à la maison de notre voisine ct j'y allai avee lui.La pauvre enfant faisait entendre des cris déchirants.Je remarquai au pied du lit où celle était couchée, un gros chien qui regardait tristoment tout ce que nous faisions, et qui se wit A agiter la queue et À manifester sa joie de différentes manières, lorsque la petite fille, grâce aux médicaments ue lui administra le médecin, cessn de crier et s\u2019endormit.Le lon- demain, je vis le chien que j'avais remarqué se diriger de notre côté ; il ratta aksez à la porte pour se la aire ouvrir, entra ct aporcovant le docteur, se mit à lui lècher les mains en le regardant de la manière la plus affectucuse.Le docteur qui ne savait d\u2019abord que pensor, vit bien que ce chion intelligent venait le remercier d'avoir sauvé sa petito nmie ct mai- tresse.\u2014Unc jeune femme s\u2019endormit, un soir, pendant qu\u2019elle lisait près d\u2019un fou de cheminée.Le fou prit autour d'elle ct se communiqua à ses hardes.Se sentant tirer par les cheveux, cllo se révoilla et cut juste le temps de se sauver.Mais qui lui avait tiré les cheveux ?\u2014 Son chat qui voyant le danger, avait cru que lo meilleur moyen de sauver sa maitresse était do lui monter dans le dos et de ln tirer par les cheveux.Les femmes sans enfants et les viclles filles ont peut.être raison aprés tout d'aimer les chats.Bourrean denfunts.\u2014Oun ne peut lire sans la plus profonde indignation les notes do cruautés commis par unc fille en France sur trois pauvres petits cufants ; Fille était bonne ct chargée pur ses maîtres \u2014 retenus par leur travail hors de lu muison \u2014 do voiller sur leurs trois bébés.Cette fille avait à poine vingt ans.C'est l'âge où l'on est encore naïf ot bon.C'était une sœur ninée, une amie que les pauvres parents croyaient donner aux enfants.Ils tombaient bien ! Eugénie Lefin débuta par rouer de coups les trois petits, afin de leur donner unc crainte salutaire, Puis, certaine qu'ils ne diraïent rien, elle comtnença ses amuscments\u2026 Ses amusements, c'était de torturer le petit André, le plus jeune des trois enfants.Elle en voulait particulièrement à André.Pourquoi ?Elle ne le savait pas elle-même.C'est peut- être parce qu\u2019il était le plus petit, lo plus faible, le plus craintif.Elle ne lui dounait A manger gue des erofites très vicilles et très dures, que wes dents naissantes ne pouvaient broyer et qui lui déchiraient les gencives.Elle le jetuit à terre, le traînait par les pieds et lui cognait lu tête contre les murs, ou la lui serrait entre ses jambes comme dans un étau, Elle lui fourrait dans le nez du poivre et de la moutarde, Enfin, elle imagina certaines tortures, incroyables de la part d'une fille de cet âge et que, par res- pret pour mes lectrices, je ne décrirai pus ici.Le poivre et la moutarde déterminèrent une dartre dans les fosses nasales.Le médecin appelé par les parents preserivit des cataplasmes émollicuts.Mais, comme Eugénie était là, au lieu de remèdes indiqués, ellecontinua ses sévices et le pauvre martyr alla de mal en pis, Bientôt une méningite se déclara.Soustrait pour quelques jours aux soins de sn «bonne» le petit André quérit.Mais il resta aveugle ct Eugénie cut de nouveau toute autorité sur lui.Alors elle varia ses plaisirs, Faisaut rougir au feu les pincettes, elle dessina au fer rouge des arabesques sur le corps de son souffre-douleur, Pais, tomme il poussait des cris terribles, elle feignit de le panser ct arrosa ses blessures avec de l'eau bouillante.La peau se détachnit par lambeaux.Eugénie s\u2019amusait énormément, Les parents ne purent faire autrement que de s\u2019apercevoir du fuit.Dans sa rage, lu misérable avait dépassé lu mesure.On mit Eugénie à la porte\u2026 C\u2019est alors que, délivrés de ln torreur qui posit sur eux, les enfants parlèrent.Eugénie fut traduito devant les tribunaux.Elle a été condamnée à six mois de prison.Et le petit André est anémique, estropié, aveugle 1.Eugéuie doit trouver que c'est pour rico.Elle s'est amusée peudant plus longtemps que cela, A sa sortie de prison, elle recommencera certainement dans la famille qui lui accordera su confiance.UNE COSIDÉRATION.\u2014 Lorsque la maison Dupuis frère s'ouvrit sur ln rue Ste, Catherine Quartier Est de In ville, presque personne, duns le commerce de marchandises sèches du moins, ne faisait d'annonces, Voyant cette maison prospérer nvec un systô- we d'annonces sages ct véridiques, toutes les autres l'imitèrent bientôt, et nujourd'hui presque tous les marchands annoncent assez largement, Rien de plus facile à faire.La question est do savoir si tous sont cn état de répondre aux énoncés do leurs annnonces.Dans tous les cas on ferait bien de se méfier des hâbleurs, Quant à nous, nous ne craignons pas d'inviter les Dames à venir voir nos étoffes à robes nouvelles, nos soics noires, nos demi-parapluies, (on-tout- cas) ct nos parosols doublés et garnis on dentelle, Le tout, nous no craignons pas non plus do l\u2019affirmer, à 25 par cent do moins qu'ailleurs.Nous venons de recevoir par le steamer le Purisien plusieurs caisses d'autres marchandises Européennes, DUPUIS FRERES, 605 rue Ste.Catherine coin de la ruc Amherst, Montréal, \u2014Un chien s'introduisit un soir dans un théâtré à Cincinnati ot se coucha sous le sidge de son maître.Tout à coup 1l partit, se mit à courir ici ct là, descendit par un cscalier dans l\u2019une des chambres du rez-de- chaussé et revint en aboyant furicu- sement.Comme on sentait on même temps l'odeur de la fuméo, on se diriggon vers l'endroit d\u2019où venait le chien et on s'apergut que le théâtre était cn fou.Grâce au chien ou eut le temps de sortir.On aurait dû donner à co chien une loge dans ce théâtre pour lo reste de ges jours.Le semeur brevolé de Mann qu'on attuche à des râteaux trainés par des chevaux sème toutes sortes de grains et ensemence parfaitement bien de six à huit crus de terro dans une Heure.11 pout ôtro attaché à toutes sortes de ra- teaux mais surtout au ratouu Cossitt, Guranti parfuit, sèmu Je lu graine de lin comme tout iv resto avec la plus grande uniformilé depuis cing livres pur dero ot plus, Prix seulement $25\u2014 Semeur et râteau réunis $50 \u2014 Faites demutrler des circuluires el fuites un essui sur votre terre.R.J.LATIMER 81 Rue McGill.Montréal 30 avril Tapisseries & bon marché \u2014Nous tenons à porter à votre connaissance, (Jue nous avons constamment en mains le plus bol assortiment de tapisseries qu'il soit possible de trouver à Montréal, à partir de 5 cts.à 85.00 le rouleau.Nous vous invitons à venir et surtout à n'acheter qu\u2019en autant que vous trouverez ce que vous voulez.Avant tout satisfaction à nos clients.Nous accordons des remises de 10, 15, 20 et 25 par cent sur tous les papiers peints importés antérieurement au ler Janvier 1881, exception faite des papiers fouds uni, 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C\u2019est vous, mon ami, vous qui n'avez le premier donné, par votre talent musical, quel- \u2018jues moments heureux dans ce séjour sinistre.Comment pourrais je assez vous en remercier Ÿa Je laissai tomber la main qu'elle me présentait, ot je lui parlui de l'étrange émotion que j'avais ressentie le jour de mon arrivée dans le château, Lu baronne me regarda fixement tandis que je lui dépcignais lu singulière construction de cet édifice, les ornements de lu salle de justice ct les ombres de la nuit.L'expression de ma voix annonçait peut-être des impressions plus grandes que celles dont je venais de parler et, lorsque je me tus, la baronne s'écria vivement : «Ah! il vous est arrivé quelque chose d'affreux dans cette salle où je n'entre pas sans terreur.Je vous en prie, dites-moi tout.» Son visage était pâle comme la mort ; je vis qu\u2019il valait mieux lui raconter fidèlement tout ce que je savais, que de livrer son imagination À de vagues et fantusmagoriques tlées, plus cffrayantes encore que velles qui m'avaiont occupé.Elle m\u2019écouta avec une agitation toujours croissante.Lorsque j'en vius à parler du gruttement qui retentissait sur les murs, elle s\u2019écrin : « C'est affreux ! Oui, oui, il ya dans ces murs un épouvantable mystère fn Lorsque je lui dis ensuite comment mon oncle avait banni le fantôme, elle poussa un profond soupir, comme si elle sentait sa poitrine délivrée d'ua lourd fardeau, ot resta un instant penchéo sur son fauteuil, les deux mains sur son visage.Je remurquai alors qu\u2019Adélnide nous avait quittés.Mon récit étuit achevé depuis quelque tomps, Séraphine gardait toujours le silence.Je me lovai doucoment, ct, m\u2019approchant du pinno, j'essayai de rappeler par mes accords l'esprit de Séraphine des sombres régions où mon récit l'avait jetée, J\u2019entonvai avec autont de délicatesse que possible unc des cantates sacrées de l'abbé Stephaui.Aux sons pluintifs qui accompa- Ennient ces mots :Occhi perche pian.gete, Séraphiac parut se réveillor d'un rêve sombro, et m'écouta en souriant, tandis que des larmes brillaient comme des perles dans ses youx.La baronne fit quelques pas vers la feuêtro, puis se retourna; et, me regardant avec une sorte do fiorté \u201cque je no lui avais pas encore vuc, elle mo dit : «Votre oncle est le plus digno vieillard que je connaisse ; c'est l'ange protecteur de notre famille; puisse-t-il mêler mon nom à ses prie- res!» Ln baronne me tendit la main, et me dit avec une doucour inoxprima- lo : «Adieu, mon chor ami, adieu.Croyez que personne n'a mieux com- Pris quo moi votre musique.Les mélodies'que vous m'avez fait enton- dre résonneront longtomps dans mon CCOUr.» Je m'offorgai de prononcer je ne suis quelles paroles embarrassées ot décousues, et je m'enfuis dans ma chambre.CHAPITREX, Mon oncle était déjà dopuis longtemps dans son lit.Je restai dans Ja walle, jo tombai à genoux, jo pleurai, \u2014 \u2014 je répétai à hauto voix le nom de ma bien-aimée : bref, je m\u2019abandonnai à toutes les folies d'un extravagaut amoureux, et je no revins à la raison qu'en entendant la voix du vieillard, «Ncveu, me disait-il, est-tu fou, ou attaques-tu encore un loup ?Tâche, je t'en prie, de te coucher ct de dormir.» Je me mis au lit avcc lu ferme intention de ne rêver qu'à Séraphine.11 était environ minuit, et je n\u2019avais pu parvenir encore À m'endormir, lorsque j'enteudis le bruit confus de plusieurs voix éloignées, des gens qui couraient ça ct là, des portes qu\u2019on ouvrait ct qu\u2019on refermait.J'écoute, jo distingue des pas retentissants dans le corridor ; ln salle s'ouvre ; bientôt on frappe à la porte de notre chambre.«Qui cst là ?» m'écrini-je.Une voix du dehors répond : « Monsieur le justicier monsieur le justicier, levez-vous ! levez-vous ! » Je reconnais la voix de François.Je lui demande si le feu estau château, Mon oncle se réveille à cos mots, ct dit: « Est-lo feu, ou bien le diable est-il cucore déchainé ?\u2014Levez-vous, monsieurle justicer, répète I'rangois; M.le baron veut vous parler.\u2014Que me veut le baron à cette heure ?ne saît-il pas que les affaires de justice sont au lit aveelejusticer, ct doivent dormir aussi bien que lui?\u2014Hélas répliqua François d'un ton lamentable, madame la baroune est mortellement malade.\u201d Je mclèveeu poussant un eri de terreur.\u201cOuvre lu porteà François,\" me dit mon oncle.Je me précipite avec une sorto d'égarement dans la chambre, et je ne puis trouver ni lu porte ni la sor- rure.Mon oncle vient m'aider.François apparaît, lc visago pâle et décomposé, ct allume nos bougies.À peine achevions-nous de nous habiller, que nous entendons dans la sallo voisine le baron qui s'écrie : \u201c Puis-je vous parler, mon cher avocat ?\u2014 Pourquoi t'est-tu habillé, neveu ?me dit mon oncle; le baron ne demaude que moi, \u2014 II faut que je descende, que je la voie ct que je meure.\u2014Tu as raison.C\u2019est bien.En pronouçant ces mots, mon oncle ferme violemment la porte sur moi et tire le verrou.Dansle premier mouvement de ma colère, je voulnis briser cette porte \u2018 mais je réfléchis qu\u2019uu tel éclat pourrait avoir les suites les plus funcetes, Je résolus d'attendre le- retour du vieillard.Je l'entendis causer très-vivement avec lo baron.Mon nom fut prononcé plusicurs fois ; jo ne distinguai rien de plus.À chaque minute, jo sentais s'nccroître l\u2019horreur de ma situation.Enfin j'eutendis appeler le baron, ot il s\u2019éloigna aussitôt, Mon oncle rentra dans sa chambre.Elle cst morte ?,,m\u2019écrini-jojon courant au-devant de lui.\u2014Et toi, tu es fou, me dit-il d\u2019uno voix caliue, en me prenant par le bras et en me faisant asscoir.\u2014TI faut que je descende, que je la voie, dût-il m\u2019en coûter la vie, \u2014Eh bien, va ! » répliqua mon oncle, en fermant la porte et en mottant In olof dans sa\u2018 poche.Alors ma fureur no counut plus de bornes.Jc pris un fusil chargé ct m'écriai : « Je me\"lance à vos yeux cette balle dans la tite, si vous ne wm'ouvroz A instant Ia porte, » Le vicillard se plaça debout devant moi, ct me dit en mojregardant fixe \u2014 ment : « Crois-tu donc, enfant, que tu puisses m'offrayer par tes misérables menaces ?Crois-tu que ta vie ait pour moi quelque prix, si tu poux la briser comme un vain jouct dans ta sotte folie ?Quel rapport y a-til entre toi et la femme du baron Ÿ Quel droit as-tu de te jeter comme un fut importun dans des affaires qui ne te regardent point, c& où on ne réclame pas ta présence ?Veux-tu jouer, à l'heure solenuelle de ta mort, le rile d'un berger langourcux ?» Je rotombai anéanti sur mon fauteuil.Un instant après, mon oncle me dit d\u2019un tou plus doux : « Sache que le prétendu danger de la baronne n'est rien.Mademoiselle Adélaïde est hors d\u2019elle- même dès qu\u2019une goutte d'eau lui tombe sur le nez, et s'écrie: Quel effroyable orage ! Par malheur, l\u2019alarme est arrivée jusqu'aux vicilles tantes, qui sont accourues aussitôt en pleurant, avec un arsenal d\u2019élixirs, de drogues, et Dicu sait quoi.Ce n'était qu'un Évauouissement.» Mon oncle s'arrêta ct put voir à quelle lutte intérieure j'étais encore livré.Il se promena dans ln chambre ; puis, revenant vers moi en poussant un éclat de rire : n Neveu, neveu, me dit-il, quelle folie fais-tu donc ?,Allons le sort en est jeté ; le dinble joue ici toute sorte de tours.Tu cs tombé entre ses griffes ct tu dances avec lui.» Il fit encore quelques pas, puis reprit: « Adieu lo sommeil! je pense que nous ferions bien de fumer une pipe et de passer ainsi les reste de la nuit.» À ces mots, il détacha de la muraille une longue pipe de terre, la romplit soigneusement de tabac co chantant unc petite chanson, chercha purmi ses papiers une feuille qu'il roulu en forme d'allumette, et huma à longs traits la fumée de en pipe, en murmurant entre ses dents : « Allons ! neveu, raconte-moi encore l'histoire du loup.» Le calme de mon oncle produisit sur moi une singulière impression.Il me semblait que je n'étais plus à Her., que je me trouvais très loin de ln baronnc, et que mes pensées seules arrivaient j'usqu\u2019à elle, La dernière question de mon oncle me chagrinait pourtaut.« Qu\u2019y a-t-il donc, lui dis-je, dans mon aventure de chasse qui vous semble si comique ?\u2014Ricn, cher noveu ; mais tu ne te figures pas quelle singulière figure fait dans le monde un blanc-bee comme toi, et quelle plaisante attitude il preud quand le bon Dieu daigne l'honorer d'un rôle qui n\u2019est point dans sa nature, J'avais à l'Université un ami qui était un homme doux et réfléchi.Le hasard le lança dans une afinire d'honneur ; et cet homme, que l'on regardait commo un faible athlète, so conduisit avec un courago ct une résolution qui furent très admirés, Dès ce jour il changea complètement.À la place de l\u2019étudiant paisible et laborieux, nous vimes apparaître un matamore insupportable, Il se jeta dans les partie los plus bruyantes, commit toute sorte de sottises, tant ct tant qu\u2019à ln fin le chef d'un cercie d'étudiants qu'il avait insulté do la façon In plus grossière le tua on duel.Je te raconte cette historiette ; tu cn penseras ce que tu voudras, » Dans ce moment on cntendit résonner des pas dans la salle, et je crus distingnor un gémissement plaintif, uw Cost elle! mo dis-je ; et je me sontis comme frappé d'un coup de foudro, Mon oncle se lova ot appels : François François ! À continuer.TRENTE ANNEES DE SUCCES.PRSCRIPTION DU DR.N LSON Infaillible dans le traitement des BRONCHITES, RHUMES, ASTHME, ENROUEMENT, ETC.Prix: 25 cts, la boutoille.En vente choz LAVIOLETTE kT NELSON, 29, Itue Notre-Dame, et duns toutes les Pharmacies, 3 octobre 1880, aa\u20141 Payette @ Fourgeautt LIBRAIRES 250,-AUE ST.PAUL,-250 NOUYKAUX OUVRAGKS CLASSIQUES PAR E, ROBERT, Clerc de St, Viateur, Approuvés par le Conseil de I Instruction Publique, \u2014\u2014\u2014\u2014 ol Exorcices.cr $3.75 Grammaire \u201c Elémentaire partie de [l'élève] dz 1,50 [partie du Ex.dela Gram.Elém.maitro[Ex 0.60 l'élève, dz 2,40 Grammaire complète.\u2026 \u2026 dz 3.00 Exorcices de la Grammaire complète [Partie de l'élève].dz 3.00 Exercices de la Grammaire com- pidte, [Partie du malitre),.Ex 0.55 Diclées Graduées et Raisonnées, [lore anneo].c.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Ex 0.38 Méthode do Style ot de Composition.Livre de l'Elève, (1ère année) dz $3.60 du Maitre, \u201c Ex 0.75 de I\u2019Eldve, 3me « dz 3-60 s, du Maitre, \u201c Ex 2,70 Montréal 23 octobre 1880 UNE INDUSTRIE NATIONALE.VIGNOBLE BEASCONFIELD Raisin Canadien cultivé à Beasconfield (Pointe-Claire) près de Montréal.Pro-luit canadien incomparable.Les commencementsremarquables d'une industrie qui a fait la fortune de la France, Expériences failes par des centaines de personnes de la culture de lu Vigne Beascontield.RAISIN BEASCONFIELD Demandé partout.Visites au Vignoble Beascontield sollicitées par les propriétaires, mat.Menzies & Cie, étant toujours heureux de faire voir los résultats extraordinaires qu\u2019ils ont oblenus, el de donner tous les renseignements désirés.11 y a toujours quel qu'un sur les lieux pour recevoir les visi- teurs- S'adresser par lettre a MM, MENZIES & CIE, Vign oble Beasconlield BEASCONFIELD ( Pointe Claire Au bureau à Montréal, No.15 ruo Ste.Thérèse.Montréal 23 Oct, 1880.aa\u2014l VICTORIA WIE WORKS A.DECARIE & Cie.568 & 570 RUE CRAIG, MONTREAL, _ Manufactuiters ae toile en fll de cui.vro ot de ler pour ies moulins à battre, ainsi que pour les moulins à papier, aussi de toile de fi! 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