La Tribune, 30 juillet 1881, samedi 30 juillet 1881
[" VOL.L\u2014No 41.\u2014 MONTREAL, SAMEDI 30 JUILLET 1881.\u2014 JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.Le No.2 Cents, BUNE W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE l'arait tous les samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.$1.00 40.50 Un an\u2026 six MOIS 0er nas on ses nsave Le numéro 2 Cents.PAYABLE D'AVANCE, w.F.DANIEL, LA TRIBUNE MonTREAL, 30 JUlLLET 1881, Les patriotes de 1837-38 (Suite) En sommo nous en fâmos quittos pour la perte de notre temps et de .quolques centaines de luttes; mais c'était déjà quelque chose pour nous, sans compter la fatigue ct l'ennui de co Inbeur inattendu.Après avoir employé les heures favorables |\u2019 de la marée à recueillir nos lattes, nous nous occupîmes à les chargor dans la barge: ces diverses opérations ne furent terminées que le soir, Nons mîmes alors la barge en liou sûr pour la nuit.Le lendemain mation, de bonne heure, nous ramions du côté de Sydnay, ayant contre nous lo courant du montant.Il soufllait alors, en notre faveur, un do ces vents chauds qui, dans cotte endroit sont invariablement lo même jour remplacés par de gros vents froids venant du sud.Nous faisions forces do rames, pour arriver nu quai de Sydney avant le retour du vont de Sud.Déjà noun voyionss'ngiter los arbres, so soulever la poussière des routes, déjà nous sentions se rofroi- dir l'atmosphère sous l'effot des premières bouffées de ce vont malon- contreux; \u2014 nous n\u2019étions plus qu'à quolques arpents du débarcadère : nous rodoublons d'offorts, ln suour nous inondait! Poines inutiles, voilà lo vont Sur nous, nous reculons.Forco nous fut alors do virer do bord ct do nous Inissor remonter vors le lieu d\u2019où nous étions partis ; mais, cette fois-ci, sans ramor : nous n'avions qu'à gouverner notre om- barcation qui, chargée pardcssus les bords, offrait au vent beaucoup do prise.C'était encore uno journée de por- duo ot de nouveaux risques à courir.Nous regagnfmes le port d'om- barquemont, où nous jotmes l'ancre À sept houres du soir, le samedi.Nous reprîmes donc assez tristos lo chemin do la cabane ; car nous n\u2019avions plus de provisions.Dopuais plusieurs jours déjà nos camarades nous nourrissaiont ct nous avions bicn compté no revonir que le lundi, mais avec suffisamment d\u2019approvi sionnemonts pour rendre ce que nous leur devions ot nous nourrir pendant uno autre quinzaine au moins, Nous n\u2019en fûmes cependant pag plus mal reçus pour no rien apporter, ct le dimanche se passa, comme tous lcs autres que nous avons passés dans lo bois, nous partagefimes notre temps entre la prière, la lecture ct la conversation sur la patric absente, Le lundi nous repartimes pour Sydney, par le plus beau temps du monde.Notre cargaison, pour avoir bu l'eau de la rivière Paramata, subit une baisse de douze sous par mille, à laquelle il fallut bien se soumettre dans la vente que nous cn fimes le même jour.Le produit de notre cargaison nous mit en état de payer toutes nos redevances et d\u2019a- chcter des provisions pour seize à dix-huit jours; mais nous ne pâmes faire d'autres emplottes que celles de deux pantalons de bouragan, un pour mon associé, l'autre pour moi.Ainsi donc notre travail, si dur qu\u2019il fût, suffisait & nous nourrir, et voilà tout.Bientôt mon associé fut presque sans habits et ma garderobe ne valait guére micux que la sienne : cependant, je pouvnis encorc me montrer à Sydney dans mes hardes, tandis qu\u2019il y eut un temps où mon pauvre associé, lui, fut obligé d'emprunter de nos camarades, dont lo travail était plus lucratif, certains articles d'habillemont, entre autres une chemise; car, en toilette de chantier, il n'avait qu\u2019un juste au corps do laino et pour tout chapeau un petit bonnet de laine rouge, Il ne faut pas demander si la peau nous bronzait, aiusi exposés au soleil aus- tralicn.XXI COMMENT PAR ACOIDENT JE DEVINS FABRICANT DE OHANDELLES OU A PEU PRES, Il y avait un an que nous étions employés à la fabrication do nos lattes, lorsque vint fondre sur notro établissement uno calamité, qui pouvait avoir des suites terribles relativemement à notre situation ; car tout cst relatif dans co monde, Lo fou mis dans les bois, à quelques milles de notro cabane, s\u2019avan- gait vors nous poussé par le vent: lorsque nous en fâmes avertis il n'était plus qu\u2019à deux milles de notro chantior.Aussitôt que l'alarme nous fut donnée, nous courûâmes de suite à ln cabane: une partic de notre troupe s'occupa à sauver de In case les hardes et autres effets, provisions ct potites valeurs.Nous n'avions, mon nssoGié ot moi, en dchors des habits qui nous couvraiont et de nos lattes dont unc cargaison était prote à embarquer, que deux couvertures de laine.Coux qui s'étaient chargés des offets, mon associé était du nombre, coururont avec leurs charges vers une profonde ravine bordée de rochers nus ot au fond de laquelld coulait un ruisseau.Lo resto de notre tronpe resta pour tfâcher de sauver le bois manufaeturé, planches, pièces de charpente, bardeaux et lattes.Pour mui, je me dirigeai vers notre {ns de lattes ot mo mis do suite à nettoyer jusqu'à In terre, au tour du tas de toutes les feuilles de branchages scc, un grand espace cireulai- re.Dds que j'eus débarrassé co cercle de tout ce qui pouvait donner prise à l\u2019incendie, je mo preparai à mettre le feu aux amas de fouilles ct do branches accumulés par noi tout à l\u2019entour de mon cordon sanitaire, Je ne voulais mottre le feu qu'au moment d\u2019être atteint par lu confln- gration généralo de la forêt, afin de ne pas risquer do faire inutilement deux incondies au lieu d'un.Jo n'attendis pas longtemps : d'abord un bruit sourd, puis une fuméo épaisse m\u2019annoncèrent l'approche de l'élément destructeur.Au moment où los premières lueurs se montrèrent À moi à travers les interstices do In forêt, je mis le feu à plusieurs points de mes amas de feuilles sèches, En un instant, je fus environué do flammes qui couraient dans toutes les dirce- tions, mais cn s'éloignant de moi.Oc fou, allumé do mos mains, détruisit autour de mes lattes ct de ma personne, en peu d'instants, tout co qui pouvait donner prise à l\u2019incendic qui s'avançait.Je demeurai appuyé sur mon tas de lattes, d\u2019où je vis passer, dans toute sa majesté, ce per.sonpage qui a le nom le feu duns les bois.Il fallait voir les flammes fureter tous les coins de la forêt, pour dévorer tout ce qui s\u2019y rencontrait de feuilles séchées par le soleil et de petits débris de bois mort.Le feu 8'¢loignn aussi vite que nous I'avions vu s'approcher.Quand il fat passé, je regagnai In cabaue où, bientôt, nous fâmes réunis pour contempler les ruines de notre établissement, La ense était en cendres : à la vérité, co n'était pas unc grosso perte: en en deux jours cllo était remplacée par vue autre tout aussi grande ct tout aussi commode.Mais il y avait des pertes, unc grande partic du bois préparé par nos compagnons avait été brûlée ; ils avaient mêmo perdu quelques effets ct provisions, déposés dans une petite clairière, parceque la la distance de la cabane à la ravine était assez considérable; muis nos amis avaient fait des épargnes importantes ot ils purent supporter ce petit désastre.Pour nous, uous n'avions rien por- du: les seules choscs que nous avions à perdre, nos peaux, nos deux couvertures ct nos lattes étaient sauvées.J'oubliais de dire, ce que le lecteur au resto a dû deviner, qu'aucun de nous no fut atteint dans sa por- sonne: un soul ressentit une incommodité momentanée qui lui fit perdre connaissance, pour s'être trop exposé à la fumée et à là chaleur du travail de sauvetago du bois de charpente, Mon associé, dans le moment, se trouva tout à fait dégoûté de la vic des bois ct du métier de fabricant de lattes ; nous résolâmes donc de chercher une autre occupation.Notro dernier chargemout opéré, nous dimes adieu A nos compagnons, que, pour ma part, je laissais à grand regret, ct nous nous embarquftmes sur la rivière Paramata pour le marché aux lattes de Sydney.Le lendemain, après avoir, du produit de notre cargaison, payé nos redevances ct nos dettes, nous nous retrouviimes de nouveau sur le pavé do Syducy 4 chercher un nouvel emploi.La chose n'était pas pas plus facile que l\u2019annéb précédente; la détresse durait encore ct lo gouvernement était toujours dans l'obligation de nourrir un certain nombre d'immigrés sans moyens de gagner leur vie.Nous fâmos obligés, M.Ducharme ct moi, de nous séparer, pour chercher, chacun do son côté, avec plus de chances de sucess, Le cinquième jour de recherches infructucuscs, je rencontrai trois français nouvellement arrivés dans le pays, avec l'intention de s'y fixer comme industriels, avec des capitaux suffisants, me diront-ils.Ils s'étaient arrêtés à la fabrication des chandelles.Comme ils ne parlaicat pas un mot d'anglais, ils me prirent pour leur interprète et leur homme d'affaire, Je pouvais me fairo comprendre facilement dans cetto langue apprise en prison, ct dans l'exil; mais je ne m'engageai pas aux français comme puriste.Mes bourgeois établirent leur usine à huit milles de Sydnoy et à quatre milles de toute habitation; en sorte que je mo trouvai do nouveau dans le bois ot daus des édifices qui ressemblaient beaucoup à la cabane du chantier canadien.Je n'étais soumis, dans mon nouvel emploi, à aucun travail manuel: ma besogue consistait à faire l'achat du suif sur le marché do Sydney ct à opérer la verte de la chandelle sur la même place: dès qu\u2019on cut du suif à acheter ct do la chandelle à vendre; car nous mimes environ un mois à pré parer les choses.C'était In quatrième fois que jo changeais d'état, depuis mon départ de Long-Bottom ; j'avais été successivement confiseur, jardinicr, forestier ot je moe voyais en co moment commis- marchand, dans lo suif et la chandelle.Si les récettes n\u2019étaiont pas brillantes, la variété nc manquait pas au moins, Jo faisais, trois fois par semaines et à picd, lo trajet entre notre fabrique ct la ville de Sydnoy, ordinairement seul, quelquefois accompagné de l\u2019un des associée.Les choses n'allaient pas mioux ; la plus grande partic du capital de mes bourgeois consistait on\u2019illusions pour eux ot on belles proméssés pour \u2018les autres : îls n\u2019étaiout pag § mime au\u201c faié do l'industrie;qu\u2019ils avaient choisie, Prévoyant que l'établissement ne tiendrait pas et que je finirais par n'dtre pas payé, je résignai ma situn- tion au bout do quatre mois, ot bion m'en prit; car le résultat répondit à Mmes prédictions.XXIT SUCCESSIVEMENT GARGON DE FERME ET PETIT MAROHAND.Je mo vis done pour In cinquième fois sur le chemin à chercher une situation.J'étais connu de tout le monde sur la route de Sydney, j'arrêtai dans presque tous les établissements, le sac sur le dos ot le bâton à main, pour demander de l\u2019emploi.On me reçut partout avec politesse, mais la réponse invariablo était qu\u2019on avait autant de monde qu'on pouvait en payer.Jo ferai remarquer ici que l'opinion publique, si on peut donner le nom d'opinion aux préventions ct idées saugronues ct mal fondées qu'on impose si souvent au public, l'opinion publique avait subi ua revirement coipplet à l'égard dos exilés canadiens, dt voilà \u2018comment nous pouvions, malgré l\u2019extrême dureté des temps, trouver de l'emploi, tandis que le gouvernement était obligé de loger et do nourrir des centaines d'émigrés, ct que grand nombre de condamnés rctournaiont forcément aux établissements ponitentinires, Je savais que mon ami ol ancien associé duns l'exploitation du bois de lattes, M.Ducharme, était omployé sur los terres cn défrichoment d'un des hommes les plus à l'aise de Sydnoy, Ce citoyon était boucher, il avait amussé du bien dans le cours des années de prospérité do la colo- io: j'allai lo trouver pour lui demander de l'occupation : voyant quo j'étais canadien, il me répondit de suito qu\u2019il m'emploicrait volontiors, mais que malheureusement la seule besogne qu\u2019il pouvait m'offrir était de travailler sur sa forme, où travaillait déji un de mes compatriotes, Il n\u2019y avait pos l'ombarras du choix, je m'engageni dome et, le même jour, je me rendis à la fermo située dans le voisinage de Sydney, où je trouvat mon ami content de me voir le rejoindre.Nous travaillions sous la direction d'un chef do culture et de concert avec lui.M.Ducharmo, À mon arrivée sur ln terre, logcait scul dans une case assez somblable à notre cabanc du chantier; j'allai prondre logement aveo mon ami.Il y avait doux mois quo :nous travaillions eur cette forme, lorsque nous rencontrimer, lo dimanche à l'église, nos amis du chantior.cana- dicn 18 avaient abandonné leur exploitation de bois, parce que les ventes no # lopéraiont plus avec avantage; car, jusque là leur commerce do bois do charpente, de planches et do bardeaux leur avait été très profitable.A Continuer. LA TRIBUNE Mgr Lafleche et Ics Ecoles Normales, Mgr Luflèche guerroie en ce moment contre les écoles normales.I) veut établir que cos écoles tenues par des laïques cofitent plus cher et valent moins que les maisons d'éducation dirigées par des prêtres, des religieux.Lee fait est que si les idées de Mer Lafièche prévalaient, on ne sait pas co qui resteraït uux laïques dans notre société.Les laïques sont pourtant bous à quelque chose, et si on leur permet d'avoir des enfants il est assez juste, il nous semble, de leur lnisser les moyens de les élever.Les carrières ne sont pas assez nombreuses dans notre pays pour qu\u2019on puisse les diminuer sans danger.Si le prêtre, le religieux doit occuper le premier rang dans l\u2019enseignement, le laïque, le père de famille, « droit d'avoir une place à ses côtés,surtout à une époque où on n tant besoin d'instruction pratique.Nous sommes plein de respect pour le prêtre, pour la roligicuse qui se dévouent à l\u2019éducation de la jeunesse, mais nous n'en avons pas moins pour le père ou la mire de famille qui se consacreut à la mêmo œuvre ct ils ont pour le moins autaut de droit à notre sympathie.Ces principes posés, nous admettrons que les écoles normales coûtent trop cher pour les résultats qu'elles produisent.Le nombre de sujets qu'elles fournisseut à l'ensci- gnement est trop petit; lu plupart des jeunos geus qui sortent de ces ces éeoles entrent dans le commorce ou les professions libérales.Il ost donc vrai de dire que les écoles nor- wnlos n'atteignont pas complètement leur but, mais cst-Ce une raison do les abolir ?Non, olles zont nécessaires, elles sont dostinées à former les instituteurs dont nous avons besoin pour donner À nos enfants une instruction saino ct pratique, elles ont déjà fait benucoup de bien ot voici pourquoi elles n\u2019en ont pas fait plus.Lorsqu'un jeune homme sort de ces écoles, qu\u2019a-t-on en général à lui offrir ?Des places de cent à cent.cinquante piastres! Est-il étonnant (que so sentant capable de pugner sa vie dans des carrières beaucoup moins pénibles ily entre ?Non, on devait s\u2019y attendre ct on aurnit dû prévoir le dungor ct y parer en forçant les municipalités scolaires à mieux payer leurs inati- tutours, On fuit de grands sacrifices pour former des instituteurs,on leur donne une instruction supérieure à celle des hommes de profession et on leur offre onsuite, dans quelque pauvre petito paroisse, un saluiro à peine suffisant pour leur permettre de ne pas crever de faim! Estil étonuant, encore une fois, qn'ils refusent ces offres brillantes ?Inutile de chercher midi A quutor- ze euros, il faut faire de l'onsciguo- ment une carrière honorable ct avan- taggeuso en donnant à ceux qui veulont s\u2019y livrer les moyens de vivre conve- nablemont ot d'éleverune famille s'ils voulent se marior, Autrement, nous l\u2019avouons, les écoles normales ne produiront jamais tout le bien désirnble ct manquoront on partie leur but.On a réussi à convaincre nos compatriotes de la nécessité d'envoyer leurs enfants à l\u2019école, il faut maintenant les habituer à payer l'instituteur raisonnablement, Il faut les y obliger même et c'est assez facile c'est une simple question do législn- tion, On voit do riches paroisses qui souscrivent des milliers de piustres pour des œuvres moins utiles quo l\u2019éducation, lésiner sur uue question de vingt-cinq à cinquante piustres, quand il s'agit du salaire d\u2019un instituteur.Done, formons des instituteurs, mais offrons leur une position convenable, quand ils sortiront de l\u2019école, afin que In nécessité no les jette pas dans d'autres carrières.Soyons généreux pour toutes les bonnes œuvres, mais n'oublions pas que la première des bonnes œuvres est l'éducation du peuple.Sous co rapport, comme sous tant d\u2019autres, imitons uos voisins les Américains qui ne se lassent point de faire des sacrifices pour l'instruction publique.Ne les aimons pas, refusons de nous annexer i eux, si c'est notre goût, mais prenons leur donc ce qu\u2019ils ont de bon, rien ne 8\u2019y oppose, La \u201c Patrie \u201d scandalisée.Notre urticle sur la coalition a natnrelloment scandalisé M.Bicnvenu l\u2019une des vertus les plus farouches du parti libéral et de la Patrie, Comme M.Bienvenu réclame hautement le mérite d'écrire tous les charmants articles que la Patrie public contre nous, nous n'avons pas de scrupule à le nommer.Il parait qu\u2019il a menacé de ge séparer de M.Beaugrand si on ne lui permettait pas do laisser échapper de temps cn temps la bile que nous lui faisions faire, et qu\u2019il ne pourrait garder sans danger pour sa santé.Ou assure que M.Bienvenu ferait explosion si on lui cnlevait cetle soupape de sureté, Nous cspérons qu'on la lui laissera, car que devicn- drait la Patrie sans M.Bienvenu ?Pour prouver au rédacteur en chof de M.Bexugrand que nous ne lui eu voulons pas, nous lui donncrons un conseil.Il ne devrait pas tant so forcer pour faire de l'esprit, un paroil effort pourrait lui être fatal; il ne faut jamais faire violence A sn nature.M.Bienvenu nous compare à un abbé qui pour un dîner aurait tout oublié, tout pardonné.M.Bionvenu,dont la corpulence atteste l'appétit, à tort de nous croire sensible à l'influence d\u2019un dîner; nous sommes loin d'avoir son estomac, hélas! Et le pauvre abbé dont il parle n\u2019en avait peut-être pas plus que nous.Non, M.Bienvenu qui connait tant d'histoires ot les raconte avec tant de grâce aurait pu trouver mieux que ecla.Nous n'avons qu\u2019un roproche sérieux à fairo à notre élégant confrère, Pourquoi au lieu de nous faire dire que M.Chapleau est un saint et quo nous étions prêt à acceptor Sénéeal et la taxo dirccte, n\u2019a-t-il pas reproduit tout notre articlo.Il sait bien quo ce qu'il affirme n'est pss vrai.Un si honnête homme ne dovrait pas sc permettre de pécher nussi gravement contre ln bonne foi.L\u2019absolution du frère Beaugrand suffit, sans douto, 4 la paix de sa conscience, mais nous aurions bien le droit d\u2019exi- gel unc réparation.LA FRANCE ET LE CANADA, Dans une conversation avec un reporter d'un journal anglais, M, Galt n prononcé les paroles suivantes: « Quant aux rolations de commerce entre la France ot le Canada, elles dépendent jusqu'à un certain point des relations commorciales ontre la France ot l\u2019Angleterr.Comme on le sait, dos négociations ont été enta- méos entre ces doux pays au sujot de leurs tarifs ct tout changement dans nos rapports de commerce avec lu franco dépend du résultat de ces négociations, Je auis d'avis, a ajouté sir A.I.Galt, que .ces négociations n\u2019aboutiront à rion.Dans ce cas, la question passera pro- bablemont par une autre phase.Nous espérons que In phase dont parle M.Galt sera celle de l\u2019honneur, de la dignité, de notro intérêt avant tout.S'il était vrui, constaté que nous ne pouvons faire avce la Franco des traités de commorco dont nous avons tunt besoin parce que nous sommes colonie, nous espérons qu'il y aurait assez d'énergie dans le Canada, dans ln province de Québee surtout, pour forcer l'Angleterre à so soumettro ou à sc démettre.Voilà sans doute la phase dont veut parler M.Galt qui ne peut avoir oublié ses anciennes professions de foi, les son- timents d'indépendance qu'il exprimait en 1870 et 1871.« Nos relations de commerce avee «ln France, dit M.Galt, dépendent « jusqu\u2019à un certain point des relati- « ons commerciales entre la France « et 1'Angleterre, » « Jusqu'à un certain point ! » Quel point ?Cela veut-il dire que si la France voulait nous accorder des avantages qu\u2019elle réfuserait à l'Angle terre, nous serions obligés d'y renoncer ?Sommes-nous tollement liés à l'Angleterre que si les nations de l'Europe se liguaient contre elle pour l\u2019affamer nous devrions subir son sort ?Il y a des milliers de voix dans In province d\u2019Ontario prêtes à crier « Oui,» car là le principe des principes est d\u2019être loyal avant tout, de tout souffrir plutôt que de s\u2019oxposer à être séparé de l\u2019Angloterre.Et comme dans la province de Québec on n\u2019aurait pas la force de dire « non » ct surtout d'agir avec énergie, lo pays sernit sacrifié, On enteudrait encore rctentir ce cri désespérant : « Que pouvons nous faire sans les Anglais ?» Mais qui sait?Les Anglais finiront pout-être par regimber, ils procèdent lentement, mais une fois décidés, ils vont loin.Quand ils seront fortement convaincus que la loyauté nuit à lours intérêts, entrave le développement de leur prospérité commerciale et industrielle, ils pour raient bicn affirmer énergiquement leurs droits.Les provinces maritimes sont déjà prêtes ct elles n\u2019hésiteraient pas à acclamer le chef politique qui se présenterait à elles avec lo drapoau de l\u2019indépondance commerciale À ln main.Celn prendrait mieux quo les discours do M.Blake sur la protection et le Pacifique, quoique cos disconrs soient bicn beaux, CORRESPONDANCES.L'UNION.Cher Mr.David.Votre article intitulé « La Coalition » que vous avez publié dans « LA TRIBUNE n de ce jour ct que Je viens do lire avec le plus grand intérêt, reflète le plus pur patriotisme ! Aussi, je ne puis résister au désir do venir vous cn féliciter, Mais si vous vouliez bien mo le permettre, je vous dirais en passant : pourquoi toujours laisser planer des soupçons sur l'hon, Mr.Chaplenu, en citant ou en répétant ce quo disent ct ont dit certains politiciens ?Les soupçonneux qui, avant la sessi- On, portaicnt maintes et mnintes accusations, ont-il réussi à prouver quelque chose ?Enfin, les accusateurs au longe cours valent ils récllement mieux que l'accusé, que celui auquel le peuple a conféré le titre honorable de Promicer, et qui représente non seulement l'autorité, mais encore In province de Québec à l'étranger comme ici ?\u2026 Avouons que ce triste métier de dénigrement nous fait beaucoup de wal! Il déconsidère dans les autres pays nos hommes publics comme il déconsidère la valeur et la moralité réelles du Canada français.Si nous voulons attirer, nous Canadien-sfrançais, la sympathie, les capitaux ct uno immigration bien choisie de la Frauce, il faut être plus sage à l'avenir et il ve faut pas nous suicider ou nous diro plus méchants que nous le sommes.Vous le savez, Mr, David, cette guerre de bas aloi n'est engendrée, ct nourrie que par l'esprit de parti, et la malheureuse ambition le posséder le pouvoir! Et il ne faut pas oublier que lorsque le combat est engagé, les plus sages ne regardent pasen arrière.II feront, s\u2019il le faut, une hécatombo de leurs compatriotes pourvu qu'ils remportent la victoire et quolle victoire, grand Dieu ?Celle d'une faction ot non celle du peuplel.Ayant déjà cu l'occasion de con- dammer énergiquement le fanatisme politique comme de conseiller torte.ment l\u2019union, je n\u2019y reviendrai pas pour le moment ; mais je vous sup- pliorai et je vous dirai, encore cette fois : continuez à prêcher l'union méme sans flatter et sans ménager vos amis persouncls, Votre honnêteté et votre patriotisme vous le commandent, ct vous aurez bien mérité de vos frères en origine qui veulent s'unir dans l'intérêt de la patric.Tous les {Canadiens-français ne devraient-ils pas gémir à la pensée que leurs folles divisions pourraisnt provoquer leur anéantissement comme race, sur Ce beau ct vaste continent que leurs pères ont arrosé, ont fécondé leurs sucurs et do leur sang I.Assez pour' aujourd'hui, Agréez cher monsieur, l'expression de ma sympathio pour l\u2019œuvre que vous poursuivez comme l\u2019assurance do ma volonté toujours ferme, d'être avant tout, UN UNIONIsTE.St.Eustache, 23 Juillet 1881, M.le Rédacteur, Lo Courrier de Montréal m\u2019injurie parce que j'ai mis le public en garde contre les tendauces dangereuses de Sir Hector.Il me fait un crime de signaler les dangors qui menacent la patrie.Scraitil par hasard dans le complot et voudrait-il favoriser les projets ambitieux do Sir Hector ?Tous les bons citoyens, tous les amis de la liberté ct de la constitution ont le droit de s'inquiéter, à ln vue des moyens que Sir Hector emploic depuis quelque temps pour augmenter sa popularité, M y cn a qui eroient qu'il veut être simplement promier ministre ou gouvernour, mais moi je dis qu'il doit viser plus haut que cela ct qu\u2019il aspire commo Gambotte à jouer le rôle do dictateur.On dit que déjà il a une ospèce de cour et qu\u2019il entretient des rélations secrètes avec des personnes dangereuses.Bientôt DM.Ohapleau pourrait bien avoir le droit do lui dire comme autrefois Ciceron à Catilina : quousque tandem Hector abuteris patientiû nostrd 7 Mais que les amis de la li berté soient tranquilles, s\u2019il faut un autre Brutus, je le serai, Brutus, \u2014\u2014\u2014 QD Gr rer 11 paruit que nous avons fait preu- vo de radicalisme on disant que le parti libéral sernit obligé de lutter contre lesforces réunies de la religion, de l'argont et du pouvoir.Il ne s0rait pas même permis de constator lo fait que le clergé cst opposé aux libéraux et qu'ils ne peuvent par conséquent faire de ln politique sans être en lutte avec le clergé.Comment faudrait-il done dire cela pour no pas êtro cxposé à cetto stupide accusation de radicalisme que le Journal des Trois-Rivières à moins le droit que tout autre de lancer contre des gens qui compronnent micux que lui leurs devoirs envers la religion ct la société.Les rédactours de co journal n'ont plus le droit, après la guerre de corsaires qu\u2019ils vienuent de faire à l'archevêque de Québec ct à Rome elle-même, de prêcher aux autres des principes qu\u2019ils ne pratiquent pas, Sil y a encore dans le pays des geus assez nigauds pour se laisser influencer par leurs dénonciations, ils doivent être en bien petit nombre ou le pays est à plaindre, Nous croyons devoir publier la correspondance patriotique de St- Eustache, mais nous no partageons pus Ja confiance de notre ami dans le gouvernement local tel que composé et contrôlé, Nous nccepterions M.Chapleau et quelques-uns de ses collègues dans uv ministère de coalition, parcequ\u2019ils seraicot bien obligés d'exécuter lo programme qui serait tracé et adopté, mais pas autrement.tr rt Le nombre des femmes cn Angleterro l'emporte d'un demi-million sur cului des hommes.Est-il possible alors que toutes les femmes sc ma- rent cn Angleterre?Le mariage dans un parcil pays n\u2019est plus qu\u2019une loterie où une femme sur dix a une chance d\u2019avoir un bon numéro ; si toutefois on peut appeler cela une chance.Dans tous les cas, cette disproportion inquiète les hommes publics et on veut y rémedier en faisant uno émigration en masse d\u2019Auglaises, Notre avis est qu'il y a assez de fommes dans notro pays pour le bonheur des hommes et que nos veuves et nos nfilles devraient demander au nom de la protection qu\u2019on empêche une importation qui leur nuirait considérablement.Leurs chances de mariage no sont pas déjà trop bonnes pour qu\u2019on Jes diminue encore.Uno nouvelle comète se dirige de noto côté; elle viont faire visite à notre planète, mais nous n\u2019avons pas besoin d\u2019en avoir pear, car ello se tiendra à une distance respoctablo de la terre, à quelques millions de lieues, et s\u2019éloignera comme l\u2019autre après nous avoir lancé un regard.Qui sait si les comètes ne sont pas des mondos habités par dos gens curieux qui viennent regarder do temps À nutro Co que nous faisons ou si elles ne remplacent pas dans le monde des astres les navires ct les locomotives dont on s0 sort sur la terre pour voyager ?8'il cut vrai qu\u2019elles font sans se forcer 100,000 lieues par jour, on ne peut désirer avoir un mode do locomotion plus rapide.Uno personne des Trois-Rivières nous pose la question suivante : | L'agent d'un journal se présontait, cos jours dorniers, chez un jounc avocat de cetto ville pour sollicitor sou obonnoment.Le jeune avocat, rate LA TRIBUNÉ.aprè de longs pourparlere, consentit à laisser inscrire sou nom sur le livre de l\u2019agont.Celui-ci partit ct lnissa son livre sur le bureau du jeune avocat; quand il revint pour lo prendre, il regarda dedans et trouva que le jeune avocat avait effacé son nom parmi les souscripteurs.\u2014Que faut-il peuser de la conduite de ce jeune avocat ?\u2014 Le moins que l'on puisse dire, c\u2019est que si sa conduite cst légalo elle n\u2019est certainomont pas loyale.Le dernier numéro du Monde usted de Paris contient le portrait de M, Chopleau et quelques notes biographiques où on fait l'éloge do son talent oratoiro.Le dernier numéro de la Concorde contenait une excellente correspondance do Montréal.Cette correspondance est bien écrite mais injuste pour nous.Nous eupportons facilement toutes les injures qu\u2019on peut nous adrerser à ce sujet, mais nous ne comprenons pas qu\u2019on puisse soup- conner nos motifs.Qu\u2019est-ce qu\u2019il faut done faire pour être à l'abri de de cereproche ?Si notre seul mérite politique est d\u2019être sincère, ainsi qu'on l'affirme quelque fois, on dovrait nous le laisser, Quelqu'un nous écrit pour nous dire que nous ne prenons pas les moyens de réussir en politique en prêchant avec laut de persistance cn faveur de Ju coalition ct en nous mettant À dos les deux partis.Nous le savons bien.\u2014\u2014\u2014\u2014 = NOUVELLES DIVERSES.\u2014Un professeur allemand vient d'émettre l'opinion que lo siége de l'âme est dans le vez.Voilà une théoric qui va faire plaisir à ceux qui ont le nez gros, car ils pourront sans doute prétendre que plus le nez cst gros, plus l'âme doit être grande.Mais que vont penser ceux qui n\u2019ont pas de nez?La première chose qu'on devra faire à l\u2019avenir quand un enfant viendra nu monde, ce sera de le regarder au nez afin de voir s'il n une me, Le nez n\u2019a pas évidemment jusqu'à présent joué un rôle digne de son Importance.Il était reservé aux Allomanda de lui rendre son rang et sa place dans le monde, \u201499 causes étaient inserites au rôle du terme de juin de la cour d'Appel, à Montréal.Combien de ces causes ont été plaidées ?\u2014Quarante cinq ?Moins que ça.\u2014Trente ?Moins que ça.\u2014Vingt-trois ?Moins que ça.\u2014J'y suis, dix-huit | Moins que ça.\u2014Treize ?Oui, treize, lo nombre fatidique ! \u2014Qui doit-on blâmer d'un paroil état de choses ?Personne.\u2014Qui en est responsable ?Tout le monde.JEAN-BAPTISTE DU SABLE , \u2014\u2014Dans un collége des Etat-Unis ily avait, il y a plusiours années, deux élèves qui s'aimaient d'une amitié sincère.L'un était riche, l'autre pauvre, Le premier en sortant du collége dovint l'associé de son pèro qui était marchand et fit entror son ami dans la maison com- mo commis.Les deux jounes gons continudrent d\u2019être amis, maïs les circonstances voulurent qu\u2019un jour Îls furent obligés de s'avoucr qu\u2019ils aimnient la même flle.Lo plus Pauvre des deux comprit qu\u2019il devait faire son sacrifice; Il no dit rien ct partit pour la Californie, La fortune lui fut longtemps rebelle, mais il finit par la dompter ctso croyant, un jour, assez riche, il se décida à revenir à Chicago sa ville natale.À la station de Wilton daus l'Tova, il remarqua une femme qui entra dans les chars et essayu de tourner l'un des siéges, Comme clle n'y parvenait pas, notre mineur, en galant homme, alla à son secours ct poussaut une exclamation en la voyant de près, il lui demunde qui elle était.C'était la femme de son ami, celle qu'il avait aimée ; clle avait quarante aus, mais clle était encore très belle On renouvella connaissance, la conversation fat des plus animées, les vieilles amours se réveillèrent ct pour ne pas perdre de temps, ils se marièreut à lu station voisine.\u2014Uno jeune fille de quinze ans a jeté daus un puits l\u2019un des enfants dont elle avait soin et elle n étoufté l'autre, un bebé de six mois.Un jeune garçon de onze ans a tué sa petite sœur d'un coup de pistolet parecqu'elle s'était moquée de ui, \u2014On sit qu'il n'y a pas longtemps «que les Anglais ne vendeut pas leurs fommes, On a vu nutrefois un fer- micr anglais venir au marché avec sa femme, des veaux et des agncuux, et retourner seul à ln maisn; il avait tout vendu en bloc.Dernièrement un Anglais de Shefficld poursuivi pour avoir refusé de nourrir sa femme, déclura qu'il vivait avec une autre femme qu\u2019un.ami lui avait cédée pour un baril de bière, \u2014Le géant Galbura transporté de l'Arabie à Rome sous l'empereur Claude avait près de dix picds, Funman qui vécut plus tard avait 11% pieds.Le chevalier Sporg dans son voyage au pic du Ténérife trouva dans l'une des cavernes do cette montagne une mâchoire d'homme qui avait 80 dents et il constata que le géant à qui elle avait appartenu devait mesurer 15 pieds.Le géant Ferragus tué par Arlando, neveu de Charlemagne, nvait 18 pieds.En 1614 près de St.-Germain,en France, on trouva ln tombe du géant Isoret ; elle avait vingt pieds.Le géant Buart avait 22 pieds.En Ttalic, on a trouvé trois squelettes dont deux mesuraient 30 pieds, et l\u2019autre 33 pieds, Chacune des dents de l\u2019un de ces squelettes pesait cine onces, et il mesurait dix pieds aux épaules.\u2014Un cultivateur du Haut Canada vient d'être dévoré par un ours, Il avait placé une trappe à une potite distance de sa maison ct fut surpris, un jour, du voir la chaîne cassée et Ja trappo partie.Il se mit à chercher sa trappe ct pénétra nvec son petit garçon qui l\u2019accompagnait dans le bois, Tout à coup, on voulant pas- ger par dessus un arbre tombé, il sauta sur uno bête ct vit que cette bête était un ours énormo ct que cet ours avait l\u2019une do ses pattes prise dans la trappe disparue L'\u2019ours, qui était de fort mauvaise humour, saisit le pauvre homme ct se mit à le dévorer.Te malheureux cut juste le temps de crier À son petit garçon de courir à la mnison et d\u2019avertir les voisins.Le petit garçon ne perdit pas de temps, mais quand les gens arrivèrent, l'ours achevait de dévorer le pauvre homme.Unc femme qui commet un faux en France pour suuver son mari, \u2014 Le mari de, l'accusé était renvoyé ur faux devant la cour d'assise de a Seine, ct il écrivait à sn femme que s\u2019il trouvait quelqu'un qui consentit à se porter caution, vis-à-vis de sa vie- time, du montant de la somme qu'il avait extorquée, lo jury pourrait bien prendre eu considération cotto restitution ct prononcer son acquittement, Que fait l'épouse ?Elle court chez un ami et lui demande sn signaturo; mais l\u2019ami refuso formellement de g'engagor ainsi.Cependant, le jour où l'affaire est appcléc, elle ge pré- sento à l'audience et produit la pièce demandée.Voilà donc le plaignant désintéressé, ct, lo préjudice ayant disparu, le jury rend un verdiet négatif.Tout allait donc pour le mieux, lorsque l'ami, sommé de verser la somme dont il avait garanti le paye- ment, déclara qu\u2019il avait refusé la exution eteue la signature apposée au bas de cet engagement était fausse.L\u2019épouse avait sauvé son mari, mais elle avait À répondre À son tour devant le jury d'un faux cu écriture privée.M, Léon, son délensour, a su attendrir le jury, qui, aprés avoir rendu l'époux à l'épouse, a encore reudu l'épouse à l'époux, \u2014Un jeune américain de 23 aus, matelot à bord d'un navire en route our le Brésil, étant tombé à l'eau, les geus de l'équipage lui jetèrent une corde, mais au moment où le pauvre garçon saisissait la corde,un immense requin s'élanga sur lui et l'entraînu au fond de la mer.Les conséquences d'une première faute \u2014 La cour d'assises de la Charente Intérieure ( France ) condamnait par contumuce, il y a huit :uns, un caissier qui avait pris Ia fuite en emportant 10,000 francs pris dans lu caisse de son patron.Le malheureux s'était réfugié à Anvers ; sa mèro, sa fennno, son fils, sa fille étaient venus bientôt l'y rejoindro.Mais comment vivre ct faire vivre cette famille dans un pays étranger 7 Pendant trois ans, ect homme, qui avait regu une bello éducation, habitué à un travail de bureau ct qui avait vécu dans une aisance relative, on fut réduit, pour s6 procurer seulement le pain nécessaire, à travailler comme journalier sur le port, accomplissant les tâches les plus pénibles par tous les temps, sous la pluie, sous la neige, dans In glace.Puis il parvint uv jour à ontrer comme correcteur duns une imprimerie.Lo directeur d'un journal remarqua son aptitude ct l\u2019employa dans dos conditions qui peu à peu amdlioréront sa situation, Sn conduite exomplaire lui avait valu l\u2019estime de tous; on s'intéressait À lui ot à la famille dont il était le soutien.Ænfin, en 1880, il gagnuit onvi- ron 3,000 francs; il vivait sinon beuroux, du moins paisible, lorsqu'il fut rencontré, reconnu, dénoncé par un délateur, arrête ct reconduit en France pour y purger sa contumace, Quel écroulement ! Dovant lu Cour, à peine a-t-il pu étouffaient sa voix; sa mère, sa femme, ses enfants pleuraient silenci- euscment à son côté M.le rédacteur en chef du journal d'Anvers, I'Opinion, appelé comme témoin, a rotracé toutes les misères, toutes les douleurs, toutes les efforts dufugitif.C'était, a-t-il dit, l'homme du devoir ; il mottait à part tont ce qu'il pouvait économiser sur ses modiques ressources pour désintéresser ses créanciers.Après cotte chaleureuso apologie ot après une défense non moins émou- vaote, I'nequittement 8 Gté prononcé ct les correspondances nous disent qu'il a été accueilli par lo public avec enthousiasme, LA MAISON DUPUIS FRERES, 605 RUE STE-CATIERINE.\u2014Soe voit forcée de réduire d\u2019un tiers le prix de toutes ses marchandises- Malgré que les nffaires nient été splendides, il lui reste un si grand suroroit de marchandises qu'il lui faut vendre i tout prix afin de faire place à l'importation d'automne que l'acheteur de la maison, Louis N, Dupuis, est en ce moment à choisir sur les marchés d'Europe, ct qui va commencer à nrriver daus le mois prochain.Ainsi quiconque ira acheter chez DUPUIS FRERES d'ici au vinar JUILLET prochain ssuvera cortaine- ment 35 cents par piastre, O'est au public d\u2019en profiter | Allez donc tout droit chez, DUPUIS FRERES, 605 ruc Ste.Catherine, coin de ln rue Amherst, Montréal.Mercier, Beausoleil & Martinoau, Avocats, No.55, RUE ST-JACQUES MONTREAL.\u2014
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