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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 27 août 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

La Tribune, 1881-08-27, Collections de BAnQ.

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[" VOL.I\u2014No 45.\u2014 MONTRÉAL, SAMEDI 27 AOUT 1881.JOURNAL HEBDOMADAIRE.L.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.LE No.2 CENTS, UNE W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR.ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Parait lous les samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.UN AM .\u2026\u2026\u2026000ve socoorses covaronce sauces SIX MOÏS 0e vecconacs sortes sunmve Le numéro 2 Cents.PAYABLE D'AVANCE, W.FP.DANIEL, ADMIRISTRATEUR $1.00 $0.50 LA TRIBUNE MonrnéAL, 27 Aour 1881, Les patriotes de 1837-38 (Suite) L'équipage de la chaloupe chorcha quelque temps, iuterrogcaut la sur- faco agitée de la mer, puis se dirigea du côté du navire, sur un signal de retour donné par l'ordre du capitaine.Jo me sentais la poitrine comme opprimée par un poids posant : maintenant je creignais pour le sort des cinq hommes qui montaient la fai- blo embarcation.Effectivement, ils curent beaucoup de peine à rovonir ; mais enfin, ils arrivèrent, Le navire continua sw marche, chacun reprit ses occupations à bord et, une houre uprès,personne ne se ft aporçu qu'un accideut venait de visiter l'équipage qui nous conduisait à travers les sentiers de l'océan.Il y en a tant de ces pauvres cufants d'Adam qui, chaque jour, à chaque houre, à chaque minute, passent du temps à l\u2019éternité, du jugement souvent si faux des hommes au jugement infaillible at redoutable de Dieu ! Chaque jour de marche nous éloi- nait desrégions froides du Sud et nous rapprochait des foux do la zone torride.Après deux moiset demi de voyage, nous fimes relâche au port de Pernambouc dans l'Amérique du Sud.La chaleur était grande; mais, en repassant sous ces latitudes, comme je goûtais avec délices la différence, qu'il y avait entre ma position, à bord du Saint-George, ot celle que Jj'occupais, à bord de l'inoubliable Buffalo.Bsclave alors, j'étais libre aujourd\u2019hui, méprisé alors, j'étais respecté aujourd'hui, marchant à l'exil alors, je revenais au pays maintenant 1.Et sous lo rapport physique, au lieu des salotés de la frégate, J'avais tout lo comfort dont on peut jouir à bord d'un navire, Lie capitaine avait affaire à torre, nous en profitimes\u2019 M, Mesnicr, sa femme, quelques passagers et moi, pour aller respirer un peu l'air des champs et des bosquets de Cette riche nature des pays chauds.Jo ne donno pas de description de Jn petite ville et du port de Pernambouc ; cette description ressemblerait à mille autres du mêmegenre ct n'aurait pas grand intérêt pour mes lecteurs.Descendu à terre vers onze heures de la wativée, \u2018nous ue reprimes le chemin du nuvire que sur les neut heures du soir.Huit de nous montions, pour le retour, une chaloupe conduito par des ru neurs indigènes : ils chuntaient en ramant une complainte ou cantique espagnol, dont l'air avait une grande douceur ct dont le refrain était \u2014 Santa Maria.Ils n'avaient pas répété deux fois ce rofrain, qui me faisait plaisir à entendre, que je me joignis au chœur qui le répouduit ; puis Madame ; | Mesnier se joignit à nous, puis tous les huit nous répétions le doux refrain: Sunte Maria ! Une fois sur le pont de notre navire, je m'accoudai sur le bord des pavois et j'y domeurai, m'énivrant dela mélodie touchante du chant desramcurs.jusqu'aux derniers Santu Maria, que mes oreilles charmées purent aller saisir davs le lointain et me rapporter avec les chaudes ct douces brises du vent du soir des tropiques.Le lendemain matin, sur les dix heures, nous reprîmes notre course vers les îles britanniques.Après six semaines, du jour de notre dépurt de Pernambouc, marquées tantôt par du calme, tantôt par un vent favorable, nous arrivimes dans les bassins de Londres, tous sains ot saufs et bien portants.Nous nous félicitions les uns les autres de notre heureuse traversée de quatre mois, qui nous permettait à tous de toucher lo lieu de notre destination,.Inoins notre malheureux matolot, à la mémoire duquel nous doonfimes quolques mots de souvenir.XXVI A LONDRES.Chacun s\u2019empressa de prendre terre, nous descendimes, mon protee- teur M.Mesnier, Madame Mesnier et moi, dans un hotel que mon géné- roux protecteur connaissait, Je me répandis cn remeroiments, offerts du plus profond de mon cœur, envors mon bicnfaiteur et sa noble compagne, ct leur offris de les servir à Londres si quelqu\u2019affaire pouvait leur rondre mes services désirables, M.Mesnier n'avait pas besoin de moi; mais j'avais encore plusieurs jours à jouir de lour aimable compagnie.Que Dieu les récompense de m'avoir rendu mon pays ct d\u2019avoir mis, dans cette œuvre de charité, des procédés si noble et si délicats.Je n\u2019cus rien do plus pressé, en ce qui me concernait, à mon arrivée à Londres, que de m'informer de l'endroit où je pourrais trouver lcs secours expédiés du Canada pour le retour des exilés politiques.Je ne srvais on aller, à qui parler, dans cette immenso confusion qui s\u2019appolle Londres, où chacun semble poursuivi par lo démon de la convoitise ot n'avoir pas une minuto à donner au prochain.Dans cette perplexité, je résolus de m'adresser à M.Rebuck l\u2019illustro membre des Communes d'Angleterre, dont lo zdle pour les intérêts canadiens m'était connu.J'\u2019allai done à son buroau; mais la personue qui en avait soin me dit que M.Roebuck était & Ham dans sa fumille; cependant, op Vattendait de jour en jour.On était au mercredi quand jallai, pour ln première fois, nu bureau do l'ami des cann- diens, j'y retournai de nouveau le lendemain, puis le vendredi, M.Roebuck n\u2019étant pas encore revenu le samodi, je pris le parti de lui éeri- re, pour lui demander les ronscigne- ments qui m'étaient cn ce moment si nécessaires, Dès le lundi matin jo reçus une réponse à ma lottre.M.Rocbuck tue donnait toutes les informations nécessaires ; puis mo faisait uno foule de questions, ploines de sympathie et de sollicitude pour mes compagnons d\u2019exil restés cn Australie.Je m\u2019empressai de répondre à sa bicnveillan- te lettre: je lui donnai le nombre des exilés canadiens retenus à Sydney, je lui fis connaître leur triste condition et la quasi impossibilité pour cux de revenir, de longtemps, par le moyen de leurs propres ressources, à raison de l'état des affuires dans la colonie ; eafin je fis de mor mieux pour aug menter, si possible, l'intérêt qu'il portait à mecs compagnons ct amis que j'avais laissés si tristes cn la Nouvelle-Galle-du-Sud.M.Rocbuck m'avait adressé à M.Graham, en m'indiquant avec précision où je pourrais rencontrer ce monsieur.Je pris une voiture ct, accompagné de M.Mesnier qui continuait à m'être utile, j'allai à la rue ct au numéro indiqués.M.Graham mo regut avec une bonté toute cordiale, m\u2019adressa des paroles de téli- citation sur mon heureux retour de l'exil et me fit, de suito, remise de ln sommo nécessaire pour payer mon passage j'usqu'À Montréal ot faire honneur aux frais de mon séjour à Londres.Do retour à mon hôtel, je trouvai une seconde lettre de M.Roebuck qui m'informait qu'il ne pouvait venir à Londres, pour raison de ma- ladic dans sa famille; il me faisait encoro des questions sur les circons- tauces dans lesquelles se trouvaient mes compatriotes exilés.Je répondis de suite à cette seconde lettre, ct lui exprimais l\u2019espoir de lo voir à Londres, avant mon départ, à l'ouverture alors prochaine du Parlement, lui disant que j'avais maintenant deux motifs de le désirer, celui du rétablissement do la santé dela porsonue malade chez lui ct celui qui avait pour objet le bonheur de le voir et de le remercier en personne, Ce vœu ne so réalisa pas, cependant, M.Roebuck ne vint pas à Londres avant mon départ; mais je reçus une troisième lettre de lui, deux heures avant mon départ pour le Canada, Il mo disait, dans cette dernière lettre, que la somme déposée on Angle- terre n'était pas suffisante pour effectuer le retour en Canada de tous les Canadiens restés en Australie.Il ne faut pas, disait-il, qu'un .seul d\u2019entre eux reste en exil faute des moyens pécuniaires nécessaires à son retour dans la patrie.El m'engagenit donc À faire connaître ce fait à mes compatriotes, à mon arrivée en Cannda, ot à solliciter uvc nouvelle souserip- tion.Immédiatement à ln suite de mon entrevue ave M, Graham, j'avais retenu mon passage à bord d'un navire qui dovait partir le 10 juillet; ce navire s'appeluit Le Montréal, Eutre tous les navires en partance pour le Canada, j'avais choisi Le Montréal, à cause de son nom : il me semblait que ce nom du pays devait me porter bonheur.Jo trouvai bien longs les quelques jours que j'eus à passer encore duns la sombre \u2018métropole de l'Angleterre, en attendant le départ du navire qui devait m\u2019emporter vers les bords du Saint-Laurent, dont les rives sem- blnient déjà me sourire.De toutes les distractions que j'essayai à me donner, une seule pour ainsi dire, m'ost restéo en mémoire : je veux parler \u2018de ma présence à une grande revue militaire, passée par le Duc de Wellington en honneur du Vice-Roi d'Egypte, alors on visite À la cour de Snint-James.Ce n\u2019était pas une revue aussi nombreuse qu'on en voit quelquefois on France ct dans d'autres contrées militaires de l'Europe ; mais c\u2019est ln plus considérable que j'ai jamais vue, et c'était un specta- clo des plus imposants et des plus magifiques.Je pus être témoin de l'enthousiasme | fanatique dont le peuple anglais était animé pour la personne du Duc; car il n'y avait pas besoin d'ajouter son nom de Wellington : il y avait, comme toujours, plusieurs ducs en Angloterre,à cette époque, mais lai c'était Lo Duc (The Duc).Les troupes étaient magnifiques, et tous les bourgeois de Londres, en voyant passer le duc de Wellington sur son superbe cheval, cntouré de son état-major, ne se gê- naicot pas de le mettre au-dessus d'Alexandre, de César et surtout do Napoléon.A Continuer, La Putaie dit quo M, Beaugrand n'a jamais consenti à suivre ses amis politiques #'ils jugeaient à propos d\u2019accopter un programme de coalition dont un consorvateur autre que M, Chapleau sorait premier ministre.La Patrie refuserait donc de suivre les chefs du parti dans cor.tains cas?Comment concilier cette déclaration avec les reproches gan- glants qu\u2019elle nous faisait, il y a quelque temps au sujet de notre manque do discipline?Il y a donc des circonstances où MM, Boaugrand ot Bienvenu prévoiont qu\u2019ils se révolte- raicnt contre la discipline ct refuse- raicnt do suivre leurs chefs et la grande majorité de leurs amis politi.ques, \u201c L'ELECTEUR \u201d ET LA COALITION.Autant nous trouvons les tirades do ln Patrie sur In coalition grossières et abaurdes nutant nous admirona l'article paru dans l'Ælerteur du 19 août, car on ÿ trouve ln modération ot la dignité unies à l'expérience et au patriotisme.L'auteur de cel article, qu'il est facile de roconuai- tre, vient de prendre sur cette question de coalition, qui nous a valu tant d'iojures, oxactement la position que nous avions prise avant la session, On s6 rappelle qu\u2019alors nous disions quo pour faire réussir la coalition il fullait que M.Chapleau s'effaçät, Lu plupart des libéraux qui voulaient une coalition cxigeaient que M.Chapleau cédat la place de promicr ministre à un autre conservateur.Nous comprenions que s'ils pou- vaieut obtenir cette concession ct avoir pour premier ministre un conservateur aussi bien disposé que M.Chapleau, c'était micux, ot nous publifimes dans la TRINUNE ce que nous croyions être dans le temps le programme des libéraux partisans de la fusion.Se rappelle-ton comme la Putrie s'est moquée de nous, avec quelle cmphase elle n affirmé que ce programme était simplement le fruit de notre imagination, Nous fimes obligé de ln laisser diro et d'attendre les événements.Il n'y a que quelques jours encore, M.Heaugrand croyant faire un coup d'état, niait avec indiguation avoir jamais consenti à suivre les amis dans le cas où ils jugoraient à propos do faire une coalition aves un premier ministre conservatour autre que M.Chapleau ct trouvait odieux tout projet de cette nature, Nous qui savions avoir exprimé l'opinion de presquo tous les chefs libéraux, nous trouvions étrange qu'ils nous laissassent injurier par un journal qu'ils ont accopté comme leur organe.Mais enfin nous sommes vongé : l'Electeur parlant, sans doute, au nom du parti libéral do Québec, cousidéro comme vraies nos allégations relativement à la coalition, admot que des pourparlers ont cu lieu, résume toutos les raisons que nous avons données dans le temps pour la faire triomphor, approuve M.Mercier d'être entré on négocin- tions aves M.Chapleau, mais croit qu'il a bien fait d'exigor l\u2019offacement do M.Chupleau comme premier ministre.Donc si M.Chapleau éut consenti à s'effacer, lo parti libéral de Québoc aurait probablement accepté la coalition dont nous avions fait à grands traits l'esquissc.Donc ce n'est pas nous qui avons menti en disant dons le temps que nous représentions le sentiment d'un grand nombre de libéraux, Dono la LA TRIBUNE.Patrie doit retirer toutes les injures qu'ello nous à adressées ou nous permettre de les faire retombor sur la tête de tous coux qui étaient prêts à accepter la coalition uux conditions proposées.Plus que cela, elle admettrait, si olle était! Franche, qu'après avoir combattu la coulition, elle se serait soumise au fuit accompli, ll yu une autre raison qui l'aurait envugée à suivre ses amis.M, Beaugrand u dit, un jour, duns un moment d'impatience, la véritable raison qui l\u2019empêchait de su rallier immédiatement à la coalition : «Mais, s'écria-t-il, que deviendrait ln J\u2019atrie?Comment voulez-vous que je favorise une com- binuison qui ferait disparaître ma raison d'être?» Nous uc nous permettrions pas de rapporter ces paroles si la l\u2019utrie n\u2019avait pas l'audaco de Faire de temps à autre les insinuations les plus malveillantes uu sujet des motifs qui nous ont fuit agir.L'Hlecteur vient de donner à la Patric une leçon qui devrait lui apprendre à vivre ct à parler, à ne pas nier À tort ct à travers et à no jamais s'imuginer qu'elle représente l\u2019opinion de la majorité du parti libéral, Si les libéraux de Montréal dont nous Avons exprimé l'opinion, n\u2019é- taicut pus aussi indifférents, ils protes- toraiout cux aussi contre des injures qui les atteignent autant que nous.Sans doute, il est plus commode ct moins dangereux de nous laisser seul au blane, mais ce n'est pas généreux.Pour que la Patric ne puisse pas dire que nous avons torturé le sous des paroles do l'Electeur, voici un extrait de son remarquable écrit : « Ce n'est que dans la pratique que les parts diffèrent, et cela dépend des hommes qu'ils, ont pour chefs, Ils sont done séparés par des «questions do personnes, non par des «questions de principes comme celles qui divisent en Franco les républi- cans ct Jes monarchistes.« Au point de vuo des affaires locn- les, notre province est donc dans lu position où il y n le moins d'objee- tions à une alliance de partis.« 11 faudraic pour faire face à ln situation un gouvernement énergique ct intelligent, assez fort pour faire adopter les mesures qu'il jugernit né- Cessuires à l'amélioration de notre position financière, et pour rénliser les économies qu\u2019il croirait possibles, Lo gouvernement actuel est à lu merci du caprice, de l'égoisme ou du mauvais vouloir de quelques-uns de ses partisans.Que quatre ou cinq seulement d'ontre eux s'entendent, ct ils peuvent contrcoarrer tous scs plans, Les prouvos de ce fait s\u2019accumulent sous notre plumo; nous nous contenterons d\u2019en citer une que tout le monde counait : M.Chapleau voulait vendre ou louer le Chomin de Fer Provincial pour alléger le \"P'résor, il a suffi de cing de sos amis pour l'en empéchor.« Une alliance des chefs des doux partis pormettrait In formation d\u2019un gouvernement assez fort pour avoir une politique et la fuiro adopter, qui ne serait pas le jouct de tous les spéculateurs, de tous les chorcheurs do places capables d\u2019intéresser cinq ou six députés ministériels à leurs spéculations ou A leurs incursions sur le trésor publio.« M, Morcier a donc été, suivant nous, parfaitement justifiable de prêter l'oreille aux propositions d\u2019al- linuco que lui faisait M.Chapleau.» N'est-ce pus exactement ce que nous écrivions avant la session ?Que va dire la Patrie ?Quelle robuffado! Ge ne sera pas la dernière.Mais l'Ælecteur approuve M.Mercier d'avoir refusé d'accepter M.Chapleau comme premier ministre ct nous blâme d'avoir été un peu trop loin.Soulement il trouve que la différcuce entre nous ct lui n'est pas assez grande pour qu\u2019il nous voue nux gémonics, En effet entre lo crime\u2014si c'est un crine\u2014de ceux qui s'abouchuient avec M.Chaplepu ct consentaient à ce qu\u2019il fût l'un dos ministres et le crime de ceux qui disaient : « essayons de trouver un autre conservateur, mais si on ne le trouve pas, acceptons même M.Chapleau comme premier ministre,» il n\u2019y a pas une distance infinie.Les geeus réfléchis ont dû remarquer que nous n'avons parlé de M.Chapleau comme premier ministre qu\u2019après la session, depuis que la coalition est manquée.On avoucra que co n'était pus le temps, dans notre intérêt personnel, do faire une pareille acceptation et que nos motifs, par conséquent, ont dû être néces- suirement honorables.Mais voici nos raisons D'abord, nous Fnous imaginions avoir contribué à lancer M.Chaplcau dans la voie de lu coalition, et à lui faire faire des démarches dangercu- ses; nous l\u2019avions trouvé très-libéral ot mieux disposé que tout autre conservateur à nous faire des concessions sérieuses.ll nous semblait peu généreux après lui avoir tout arraché, de lui dire: « c'esu bien, nous sommes préts, mais à la condition que vous vous en alliez.Nous savons que les raisons d'honneur ct de délicatesse sont puériles aux yeux d\u2019un grand nombre, muis elles ont une certaine valeur À nos yeux.Cependant, comme on nous disait que des révélations terribles seraient faites contre M.Chapleau, et qu\u2019il était peut-être possible de l'enguger à s'efficer, nous ne voulâmes rien faire pour empêcher nos amis d\u2019obtenir cette importante concession.Seulement nous leur disions privé- ment qus M.Chnplenu était seul capable de faire la coulition, et qu\u2019on ne trouverait pas un autre cOnservateur aussi près de nous que M.Chapleau, aussi disposé à nous fuire des concessions, qu'après avoir essayé de l'engager à n\u2019effacor, on devait l'accepter comme promier ministre, plutôt que de faire manquer ln coalition et do luisser partir la scule plaucho de sulut qui restait à la province et au parti libéral.M.Mercier et quelques-uns de ses amis en décidèrent autrement, et Ja coalition naturellemeut mangun, Le gouvernement ayant travorsé la session sans omcombre, et les révéln- tions promises n'ayant abouti À rien, nous crimes devoir dire que les suppositions qu'on av.it faites n\u2019auraient pas dil arrédter les libéraux, que les partisans d\u2019une coalition auraient dû accepter commo conséquence nécessaire le soul bomme capable de la faire.Des chefs de parti, des hommes importants étaient prêts à accopter M, Masson, Eh bicn, frauchement, les libéraux, dans la lutte que le nouveau parti aurait eu à subir de la part des programmistes, aurniontils pu compter autantsur M.Masson que sur M.Chapleau ?Ml est malheuroux que nous ne puissions pas donner publiquomont toutes los raisons qu'il y avait d'ac- copter M.Ohapleau comme dornière ressourco, pour empêcher l'insuccès d'une fusion qui aurait opéré une aussi hourousc révolution dans notre monde politique et aurait permis au parti libéral d'exercer une influence salutaire sur lo gouvernement du pays dams lequel il aurait été représenté par ses hommes les plus forts.L'Electeur dit que M.Chapleau restaut promior ministre, la politique aurait été ln Mais croit-on que M.Chupleau aurait pu refuser d'exéeuter le programme adopté comme base ct raison de la coalition ?Croit-on qu'il aurait pu se moquer de ses engagements dans un gouvernement supporté en grande partio par des libéraux ?Ne comprend-on pas que dans la réorganisation des partis qui aurait cu lieu, M.Chupleau aurait été obligé de s'appuyer sur les libéraux ?Les dungers de la conlition étaient bien faibles en compuraison du bien qu'elle aurait fuit au pays et au parti libéral.Nous pouvons résumer ce que nous avons dit sur ce sujet duns les propositions suivantes, La coalition aurait sauvé les restes du parti libéral et fait un bien considérable à la province.Elle était donc désirable.Qui vent la fin veut les moyous ; Or, le seul moyen d\u2019avoir la coalition était d'accepter M.Chapleau comme premier ministre, Donc il f Haït aller jusque là où ne point parler de coalition.Mais M.Chapleau, dit-on, est dangereux, peu scrupuleux, il est à ln merci do Sénécal.Eh bien, au lieu de Sénécal, c'est M.Mercier, M.Langelier, et deux ou trois autres qui auraient contrôlé M.Ohapleau, auraient détruit ce qu\u2019il y a de mauvais en lui et auraient fuit profiter lo pays de ce qu'il a de bon, de ses talents remarquables, surtout dans un moment où il est l\u2019îme du mouvement français, le plua'beau ct le plus utile qui ait eucore été fait dans le paye.Les libéraux admettent que sans conlition ils ne peuvent rien faire, rion empêcher.Mais uttendez, di- senl-ils, que nous soyons rendus à la taxe dircete et vous verrez que lo pays ruiné ouvrira les yeux.Cela veut dire que les conservateurs seront repoussés et que les libéraux arriveront au pouvoir.Mais cstce faire acte de bon citoyen que d'attendre cela ¥ Ne serait-il pas plus patriotique de chercher à éviter la ruine?N'\u2019aurait-l pas mieux valu s'unir à M, Chapleau et à ses amis pour forcer la main au gouvernement fédéral ou obtenir dos secours en France ?M.Chapleau aurait mieux réussi Avec nous, maïs est-il bicn sûr qu'il ne réussira pas sans nous ?Où scra le parti libéral alors ?Supposons maintenant qu\u2019il ne réussisse pas et qu\u2019il faille avoir recours à In taxo directe, cst-cc qu\u2019on croit que les conservatours réconciliés avec le clergé nc feront pas ne- cepter la taxe comme ils ont fait ac cepter In Confédération ?On compte sur lo succés du parti libéral à Ottawa ; on n'a pas l\u2019air de se douter quo ln province do Québoc empéchera le parti libéral d'arriver.Pourtant c\u2019est ce qui arrivera; qui vivra, verra.Même au point de vuo fédéral la coalition n'aurait pu que rendre moil- leure la situation du parti Hibéral.Enfin la lutte faite contre l\u2019université Laval et contre ceux qui l'ont supportée no dovait-elle pas achevor c'ouvrir ies yeux aux hommés modérés ut raisonnables des deux partis.\u2014 pme UN PROGRAMME du gouvernement même.Aujourd\u2019hui plus que jamais, il faut un programme au parti libéral.Les succès qu\u2019il pourra obtenir ne- soront que passagers aussi longtomp* qu'il ne fera pus connaître au pays d\u2019une manière claire et précise son but, ses projets, ses tendances, Un programme aujourd'hui est nécessaire, cur le clergé convainou de l'hypocrisie de la clique politico religieuse, convaincu de la mauvaise foi de tous ces marchands do religion désire connaître les vucsdu parti libéral afin de s'assurer davantage que leurs opinions n'ont rien de dangereux et qu'il peut sans danger pour la religion garder ln neutralité [a plus stricte, Assurément cette neutralité, le clergé aurait toujours dû l'observer, car nos principes no l\u2019attaquaient nullement, mais rappelons -nous quels étaient les hommes qui entouraiont lo clergé do notre province, Cotte coterie à force de ruses et d\u2019intrigues lui à fait croire à l'esprit auti-reli- gieux de notre parti et c\u2019est là le secret de ces luttes acharnées que tant de prêtres ontfaites à nos candidats.Le règne de ces intrigunnts est fini ct le clergé nous demande uno dernière preuve de notre sincérité.Donnons là lui et l'honnêteté lui fera un dovoir de demeurer neutre duns les luttes qui vont suivre.Les garanties que le clergé exige do vous, pour s'éloigner du champ do bataille, nous pouvons les lui donner.Notre programme étant un programme libéral ne saurait blesser la liberté de porsonne, encore moins empiéter sur les droits de l'Eglise.Notre population est essentiolle- ment catholique et il serait mauvais patriote celui qui cssaierait de détruire l'harmonie qui existo entre les fiddles et leurs supérieures ccclésiasti- ques, Le clergé a droit au respect de tous ct à l\u2019obéissance des catholiques.Les libéraux ne doivent point voir en lui un ennemi, à moins que le clergé no lui donne une preuve évidente et manifeste d'hostilité ct de haine contre notre purti.Il a existé et existe encore des prêtres à l\u2019esprit étroit et aux idées réaction- nairos que le mot soul de progrès fera tressaillir d'horreur: il existera toujours des hommes qui vénéreront ledes- potisme ot maudiront la liberté, mais en général lo clergé, quand des intri- guants ne feront pas à sca côtés pour l'aveugler se rungera avec lc parti libéral, ear lo libéralisme c\u2019est lo progrès, le progrés c'est la science.Et le clorgé a toujours, par ses journaux, déclaré qu'ilétait l'ami de Ja science, il doit être aussi l'ami du progrès, l\u2019ami du libéralisme.Le clergé, S'il n\u2019est pas avec nous, ne sera plus contre nous si la voix de nos chefs le rassure pleinement sur leurs intentions, sur leur programme.Un programme est aussi d\u2019une nécessité absolue pour ontrafner le peuple sous les étendards du parti libéral.Le peuple vous regardern avec indifférence si vous'n\u2019avez pas une idée à faire triompher,une fois au pouvoir.Le peuple ne se passionne pour un parti que lorsque ce parti représente uno idée, Oroyez-vous gagner les élections fédérales en 1883 en combattant uniquement ln politique des conser- vatour sans cn avoir.uns à faire triompher, oroyez-vous remporter la victoire en combattant la\u2019 protection ct en condumnant le contrat du pnoi- fique ?Non, vous ne pourrez même pas réchauffer lo zèle de vos partisans.Pourquoi ?Parce que co n'est pas là un programme digne d\u2019un parti, M er Les éleotaurs se demandent naturellement ce que feront les libéraux 8\u2019ils obtiennent In majorité à Ottawa.Blake leur répond : Rien; la presse laur répoud : rico, nous sommes contre la protection.Soyez litres échangistes, fort bien, mais Hoycz aussi autro chose.Que le libre échange ne soit pas pour vous uno idée fixe, hors de laquelle vous uo voyez quo du feu.A Québec au moins nuus avons un programme, peut-être pas assez défini; mais qui représente quelque chose de réel, de positif.Le Conseil lc Bislatif est une menace aux droits dy peuple, À l'autorité de ses députés ; cetto institution essentiellement con- servatrico opposée au gouvernement du peuplo, los libéraux en demandent l'abolition, Le pays croupit dans l'ignorance ct le corps électoral sait que I'houo.rable M.Mercier est cn faveur d'une réfoirmo dans nos lois sur l'éducation, Voilà un gujet, si on lui donnait eu- core plus d\u2019importante, propre à ouvrir les yeux des constituants, à sccouer leur apathie, À les entraîner à notre suito, Un programme donc, messicurs nos chefs, pour Ottawa et Québec; un programme aux idées larges libérales,un programme net ot vigoureux qui rassure le clergé et dissipe sea craiutes, Alors, seulement alors pou.vous-nous espérer le triomphe détini- tif.Le temps est arrivé de les pro.clumer bien haut ces principes pour lesquels nous avons réellement combattu jusqu\u2019à ce jour; lo temps est arrivé de proclamer chacune de tos idées car elles sont nobles et belles, ces idées qui, pondant vingt ans nous ont nidés à supporter les calomnies les plus hontsuses, et une hostilité que nous ne méritions pas.Pourquoi tarder ?Herminits.De tous les chefs et hounnes importants du parti libéral que nous avons nommés, il n\u2019en est qu\u2019un qui a cru devoir protester contre nos assertions.C'est l'Hon.M.Thibaudeau le patron de la Patrie et l\u2019anii de M.Bcaugrand.Voici sa lettre: \u201c M, le Rédacteur, « Je vois par le dernier numéro de «la TRIBUNE que M.L.O.David « me met personnellement en cause « au sujet des projets de coalition ct « mo fait prendre part aux pourpar- « lers ct aux négociations qui ont cu « lieu aux fins defsavoir s'il n'y avait « pas moyen de s'entendre.« M, David se trompe du tout au «tout.J'ai bien en effet assisté à « coitains pourparlers relativement à « ln coalition, mais c'était comme re- « présentant de lu masse du parti « libéral qui est opposée à la coalition, « non comme le dit M.David, pour « voir s'il n'y aurait pas moyen de « s'entendre, « Je suis aujourd\u2019hui, et j'ai tou- « été, comme le sait fort bien M.« David, opposé à {out projet de coa- « lition.» J, R.Tamsaupear.Montréal, 23 août 1881.Cette étrange lettre prouve deux ohoses: lo qu'il a été question zé- rieusoment do coalition ; 2o que M.Thibaudeau n\u2019a pris\u2018part aux négociations que pour les faire mauquer.Ainsi; quand M.Thibaudeau consentait à prendre part à des pour- parlers-qui avaient pour but de favoriser uac coalition, il n'avait d'autre intention cue de la faire échouer, ot cependant il laissait les chofs des deux partis croire qu\u2019il désirait un rapprochement.Il est un fait que M, Thibaudoau a oublié, un fait au moins aussi parco que ce n\u2019ost pas un prograiume du tout.a ! ll'étfauge que sa déclarätion. LA TRIBUNE Le soir de l'enterroment du regretté M.Holton, dans une réunion chez un ami, M.Mercier rendit compte de son entrevuc avec des chefs conservateurs et pria M.Thibaudeau de dire si son rapport était exact.M.Thibaudeau se rappelle- t-il qu'au lieu de protester, de dire qu'il avait pris part à ces négociations pour les faire manquer, il ap, prouva lo rapport de M.Mercier et consentit même à continuer ces négociations ?tier l'article de l'Ælreteur et eu approuve le fond ct Ia forme, M, Elzéar Paquin est mécontent de ce que nous nyons comparé son livre incomparable à Comédie Infernale de M.l'abbé Villeneuve.C\u2019est M.l'abbé qui nurait dû n'être pas conteut.M.Pâquiu est un ingrat, nous ne parlerons plus de ses chefs-d\u2019œuvres, M.Pquin insinue que nous n'avons pus l'esprit ussez la Se rappelle-t-il quo plein do zéle et d'ativité comme toujours, il consentit, le soir même\u2014vers minuit \u2014 à aller fixer avec l\u2019un des chefs cou- servateurs lo lieu et l'heure de la nouvelle entrevue ?Et M.Thibaudeau veut faire croiro qu'il n\u2019était pas sérieux, qu\u2019il jouait M.Mercier comme il jouait ceux qui agissaicot au nom du parti conservateur ! M.Thibaudeau ne croit-il pas que l'offense qu'il aurait commise alors serait plus grave que celle d'avoir voulu sincèrement faire une cuali- tion ?Maintenant nous croyons avoir fait notre preuve de manière à satisfaire toutes les personnes capables de dou- ner un jugement impartial, Notre affirmation était que des pourparlers sérieux avaient cu lieu centre les chefs des deux partis; il ue pout y avoir de doute sur ce point et l'on voudra bien se rappeler que nous n\u2019uvons donué les noms de quelques chefs libéraux, qui avaieut pris part à ces pourparlers, que pour répondre aux provocations réitéres ct malndroites de ln Patrie qui seule doitêtre tenue responsable des révélations qu'il nous a fallu faire.Ce journal qui nous a entraîné bien malgré nous dans cette polémique, dont nous reconnuissons les inconvénients, désire maintenant qu\u2019elle cesse, Nous n\u2019y avons pas d\u2019objection, mais nous tenions avant de In clore à prouver l'exactitude de nos assertions que la Putrée nvait où la maladresse de nier.Qu'on se taise ot uous nous tairons, wais si on parle nous parlerons encore.Nous remercions 1'Electeur dos bonnes paroles qui suivent.Elles nous vengeut des platitudes de la d\u2019atrie.\u201c M.David aurait bion changé s'il était aujourd\u2019hui d'opinion que les convictions doivent céder devant l'intérêt personnel, car ce n\u2019est pas ce qu'il a fait lui-même.En 1878, lorsque nos nmis sont sortis du pouvoir, il a abandonné une position de $1,800 pour garder son indépendance.Il aurait pu comme tant d\u2019employés conservateurs du temps des libéraux, garder sa place ct attaquer secrètement le gouvernement dont il était l'employé.Il a trouvé, avee raison, que cé n\u2019était ni digno ni hounéte, ot il a résigné son omploi pour se remettre dans ln presse, Combien y cn a-t-il qui abandonneraient unc position lucrative pour se remettro dans le journalisme au moment où leur parti tomberait dans l'opposition ?Ceux-là souls peuvent mettre en doute ln sincérité de M.David qui no croient au dé- sintéressoment de personne, et ils ne croient Au désintéressement de personne parcoqu'eux-mêmes n\u2019ont d'autre guide que l'intérêt ot we ven- druiont s'ils trouvaient un bon acheteur, \u201d L'Evtnement admire comme nous l'écrit de l'Efecteur, en publie un ex- tait et ajoute : \u201cOn voit qu'en somme la \u2018TRIBUNE triomphe de la Patrie ct quo M, David so trouve suffisamment vengé des injuresque lui ont values ses idées de modération, \" La Gazette de Sorel public on cn- profond pour approfondir son livre ; M.Pâquin au lieu de nous insultor devrait nous prendre eu pitié de ne pouvoir apprécier son génie ct ses œuvres.Un chrétien comme lui qui no trouve pas les cardinaux, l'arche\u201d vêque de Québec ct même le Pape assez catholiques, devrait avoir plus de churité chrétienne.De tout temps il y a cu des hommes que leurs contemporains n'out pu comprendro; Bossuet et Pascal n'étaient pas compris de tout le monde, mais ils ne faisaient pas un crime aux gens de leur temps de leur infériorité intel- lectuclle, Pourquoi M.l\u2019Aquin est-il venu si vits au monde?Pourquoi n\u2019a-til pas attendu pour paraître sur a terre que l'esprit humuin fût plus avancé, Il nurait eu plus de chance d\u2019être compris, quoique ce soit diffi cile, Il y a des siècles qu'un cherche à expliquer l'apocalpse ct personne no la comprend encore.Le Courrier de Montréal a tort do reproduire les sottises du Constitutionnel, de preudre le ton de quelques petits journaux do campagoe qui font plus de mul que de bien à notre population.Le Courrier de Montréal peut faire mieux que celu.Sursum cords.Le Sorelois aurait-il la bonté de nous dire quand il va finir de vous dire des sottises.A-t-il absolument besoin de rous traiter ainsi pour vivre?Qu\u2019il le dise et nous lui par- donnorons.Un ministre disait, il y a quelque temps, en parlant de cortains jour- vaux grossiers : \u201cIls croient que c'est le meilleur moyen de sec rendro utiles et agréables.D'ailleurs ils ne sont pas capables de dire autre chose.\u201d Rien de plus vrai.Il est vraiment curieux do voir ln coalition qui s\u2019opère en ce moment entre le Canadien, la Patrie et le Journal des Trois-Rivières, entre les extrêmes des deux partis pour combattre ce qu'on nppelle nos projets de coalition, Nouvelles Diverses.\u2014M.EE.S.MANNY, de Beauharnois, vient do publier uno intéressante brochure illustrée, traitant de la culture du \u2018 Sonomo\u201d ot de la fu- brication du sirop et du sucre de cannes au Canada, \u2014Hartman, lo fameux Nihilisto ui vient de se faire recevoir citoyen méricain, afin do n'être pas arrêté ot livré aux autorités russes a publié, daus lo New-York Herald, uno partie de ses aventures ct l'histoire des embâches qu'on lui a tendues poor le fairo mettre cotre les mains du gouvernoment russe.Il y avait clique temps qu'il étuit à Lonres, lorsqu'il fit la connaissance d\u2019un nommé Tragham qui se donna com- mo nn riche boucher de New-York.Il s'était fait présenter à Hartman par un ami nihiliste ct comme il était né et avait vécu dans la Russio Allemande, il connaissait fort bion la politique russe et paraisenit sincère dans ses professions de foi en faveur du nibilismo.Dès la première en- trevuc avec Hartman, il offrit de souscrire $2,000 peur le journal nihiliste qu'on so proposait de fonder à Londres.Hartman finit par trouver que son nouvel ami lui était un peu trop attaché et le suivait do trop près.Un jour, M.Traghaim l\u2019invita à aller à Brighton voir les beautés de ln mer et prendre un bain.\u2018Je mo dis : c'est trop fort, et nu licu de me rendre à son invitation, je me rendis avec quelques amis près de l'endroit fixé pour voir ce qui se passait.Nous trouvâmes Brighton infesté d'espions russes et vimes un navire à la veille do partir.LI est évident que mon ami Traghain avait tout préparé pour uu enlèvement.Il m'invita uno autre fois à aller au bord de lu mer, mais il comprit qu'il perdait son temps, \u201d Hartmann raconte comment un Jour son ami Traghaim essaya de le mettre en possession de billets forgés afin de pouvoir l\u2019necuser d'un crime qui lui aurait permis d'obtenir son extradition.Jl Viovita À aller chez lui pour affuires importantes.Je m'y rendis et le trouvai dans vue grande excitation, \u201cImaginez-vous, me dit-il, que M.N.m'a traité de menteur et a ufirmé que je n'avais pas un sou pour coutribuer à lx fondation du nouveau journal.Je vais vous prouver que j'ai une centaine de mille piastres dont je puis disposer comme je voudrai, Il courut dans In pièce voisine ot rovint les mains ploines de biilets de banque et de pièces d'or et faisant semblant d\u2019être en colère, les jeta sur la table.Les billets de haa.que tombèrent À terre et sur mes ge- uoux ;j'en étais couvert, Il quitta subitement ln chambre, la forma à clef et me laissa seul avec les billets de banque ot les pièces d'or, Je restai stupéfait et m'aperçus que j'avais tort de vouvoir connaître tous ses plans.Je ravais quo je devais être observé.Je me levai ct me mettant dans la fenêtre je fis semblant de parler à des amis.Alors T'raghaim entra un peu embarrassé, mais comme je ne fis aucune remarque, il reprit son aplomb.Hartman établit ensuite que les deux winesde dyanamite nu sujet desquelles on a fait tant de bruit ono- tre les nihilistes furent préparées pur les espions russes uui crurent que ce serait un excellent moyen de fairechas- ser les nihilistes de Londres.Ayant écrit quelque chose, daus un jour- nul de Londres à ce sujet, il roçut des lettres duns lesquelles des amis le prévenaient que des espions russes avaient juré de l\u2019enlevor.Comme il sevail que le gouvernement russe avait déjà offert un demi million pour lo faire arrêter À Paris, il comprit le danger qui le monuçait ct fut sur ses gardes, Un jour, cependant il alla encore voir Traghaim pour tâcher de savoir quelque chose au sujet des minez de dynumite.Pendant la conversation, regardant partout il remarqua un cyliudre do verre, s\u2019on approcha et coustata qu\u2019il contenait de {la dynamite.Il vit ce qui se passait, saisit le cylindre ot l\u2019emporta dans une autre chambre.Lorsqu'il revint, il paraissait fatigué et se plai- goait d'être très indisposé.Je compris, dit Hartiman que ma présence lo fatigunit et je sortis.Quelques jours apres, Hartman disparaissait et personne ne savait ce qu\u2019il étuit devenu.ie AVIS.\u2014Nous croyons qu'il est de notre devoir do faire nssavoir à nos pratiques et au puglic en général ue notre IMPORTATION D'AUTOMNE est maintenant au complet.Il y a différentes raisons pour un marchand de vendre ses marchandises à bon marché.La compétition par exemple ; la présenco d'un voisin qui menace de ruiner ceux qui l\u2019environnent ; les achats de fonds de banqueroute ; ote., ote.11 y a aujourd'hui une toute autre raison que les précédentes do vendre nos marchandises à bas prix, La voici : C'est que nous avons acheté plus Que nous aurions dû, ct quo si nous n\u2019établissons pas do suite des prix assez bas pour fondre le STOCK promptement, nous aurons un gros surplus de marchandises d'automne quand importation du printemps arrivera, Lecteur, profitez-en.605, rue Ste-Cathorine, Montréal\u2014 \u2014 F.X.COCHUE MEMBRE de lu CORPORATION DES Agents d'Immeubles, Offre en vente des maisons et nues be priétés dans tous les quartiers de la Ville et de la Banlieu.BUREAU à la COMMISSION des IMMEUBLES, No 71, rue St-Jacques Montréal.27 noût 188).\u2014fm.Bureau des Commissaires d'Ecoles Catholiques Romaines de la cité de Montréal.La réouverture des classes de l'Acncadémis Commerciale ot de l'Ecole Polytechnique de Montréal, et celle de toutes les nutros écoles sous lo contrôle de ce bureau, se fera lundi, le 29 aofit, Pour les particularités, s'adresser au Principal ou à la Dircetrice de chaque école, 20 noût 1881 e\u2014ins GRANDE EXPOSITION PROVINCIALE devant avoir lieu sur les TRRAINS de L\u2019EXPOSITION AVENUE MONT-ROYAL MONTREAL, Cette Exposition sera divisée en (rois départements : Département d'Agriculture, département Horticole et département Industriel, OUVERTURE MERCREDI 14 SEPTEMBRE À l'exposition des chevaux, «du bétail, sles moutons el des cochons qui arrivent doux jours pius tard, c'est-à-dire vendredi, le 16 Septembre.CLOTURE 28 SEPTEMBRE \u2014000\u2014 $25,000 $25,000 $25,000 offerts comme prix.=\u2014000\u2014 Les entrées dans tous les déparle- ments devront être faites aux bureaux des secrétaires, à Montréal, le ou avant le ler Septembre.On pieut so procurer des listes do prix et dus formules pour les entrées ou tout autre renseignement en s'adressant comme suit : à GEO.LECLERC, Scc.du Conseil d'Agriculture, S.C, STEVENSON, Sec.du Conseil des Arts ot Manufac, Montréal [3 Août 1881.Province de Québec, Distriet de Montréal J COUR SUPERIEURE.Dame Emilie Ducasse, alias Dugas, de la Cité et du District de Montréal, épouse de Alphonse Chartrand, Entre - preneur-Menuisier, du mème lieu, dû- ment autorisée à ester en justice, Demanderesse & Lu dit Alphonse Chartrand Défendeur.Une action en séparation de biens a élé inslituée on cette Cour.Montréal 19 Juillet 1881, J.C.LACOSTE, Avt.de la Défenderesse, Montréal, 23 juillet 1881_ \u201c 5 ins A.|.WATIER HORLOGER ET BIIOUTIER 27, RUE ST - LAURENT, (MONTREAL, ry disposition du public un choix a des prix trds-modérés, ront conflés, juillot 9 1881.a\u20141 Mr, A.WATIER a constamment à la rable de Diamants, de Montres, a'Horloges ot de Bijoutories de tout genre et Mr.Waticr apportera uno attention spéciale À tous tés travaux qui lui se- LIBRAIRIE (Payette § ourgoaut 250,-RUE ST, PAUL,-250 MONTREAL.Les ouvrages suivants sont en vente à cetto Librairie à 30e le vol in 12 HENRI CONSCIENCE L'Annéo des Merveilles 1 vol.\u2014 Anrélien, Ÿ vols.\u2014Batavia, | vol.\u2014Les Bourgeois de Darlingen, 1 vol.\u2014Le Bourgmostre de Liége.1 vol.\u2014Le chemin de la Fortune, 1 vol.\u2014Le Conscrit, | vol.\u2014 Le Coureur des Grèves, t vol.\u2014Lo Démon de l'argent, | vol.\u2014Le Démon du Jeu, 1 vol\u2014 Les Drames Flamands, 1 voi.\u2014La Fiancés du Maltre d'Ecole 1 vol\u2014Le Fiéau du Village, 1 vol \u2014Le Gant perdu, 1 vol.\u2014Le Gentilhommo Pauvre, 1 vol.\u2014La Guerre des Paysans, 1 vol.\u2014LeGuot Apons, 1 vol \u2014La Jeune Fomtme Pâle, | vol.\u2014Houres du Soir, 1 vol.\u2014Histoires de Deux Enfants d'Ouvriers, | vol.\u2014Lo Jeune Docteur, 1 vot.\u2014 Le Lion de Flandre, 2 vols.\u2014Maltre Valentin, | vol.\u2014Le Mal du Siècle, 1 vol.- La Mère Job, 1 vol\u2014Le Marchand d\u2019Anvers, 1 vol.\u2014 Le Martyrs d'une Mère, 1 vol\u2014L'Oncle et la sNièce, 1 vol \u2014L'Oncle Reimond, 1 vol \u2014L'Or- Phetine, 1 vol \u2014Le Pays de l'Or, L vol.- n Sacrifice, 1 vol\u2014Le Sang Humain, ! vol \u2014Scènes de lu Vie Flamandes, 2 vols.\u2014Souvenirs de lu Jounesee, 1 voi.- La \u2018Tombe de Fer, | vol \u2014Lo Tribun de Gand, ?vols.\u2014Les Voillées Flamundes, 1 vol.\u2014La Voleuse d\u2019Bulunt, ! vol- EMILE CHEVALIER Le Capitaine.| vol.\u2014Le Chasseur Nuir, 1 vol.\u2014Les Derniers Iroquois, 1 vol.\u2014La Fille des Indiens Rouges, 1 vol \u2014L'Ile de Sable, 1 vol \u2014La Huronn?, 1 vol.\u2014Les Nez Percés, | vol.\u2014 Peaux Rouges et Poaux Blanches, 1 vol \u2014Les pieds Noirs, } vol.\u2014Poignet d\u2019Acivr, | vol.\u2014La Tôte Plate, 1 vol, AUSSI ; 108 ouvrages complets de Paul lFô- val, Raoul \"de Navaroy, Alex.De Lamothe, etc , etc- Ces ouvrages sont envoyés par la malle sans charge extru, sur reception du prix.La Cité du Mal contre la Cité du Bien, question uuiversituire par Elzéar Paquin 25 cs, Hernarquez bion l'adresse, PAYETTE & BOURGFAULT, 250, RUE ST PAUL.Visaeisla rue St Vincent, Mmirbal, 23 octobro 1870, LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des rues rues Notre-Dame et St- Vincent, A.R.LONGPRE, L O.DAVID.Maison Notre-Dame.E.MATHIEU & FRÈRE Kpicerien, Vins, Liquenrs, Cigarca de In HAVANE, ete.Vin de Messe, une spécialité 77, RUE NOTRE - DAME, MONTREAL.En vous transmettant 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entondait ln fuite, cot acharné, sûr désormais du succès, jugou que co n'était plus pour lui qu'uno quostion de temps, Alfonso, devenant habile, glissait commo un roptile i travers les arbree, ne passant guère quo dans les branches los plus touiTues, D'une main il tonait son fusil, maintonant prêt à s'en servir contre lo tigre a face humaine qui le chassait, Tout à coup, Bagno, qui fuyait uusai par lo haut do Ia forét, pous.st mulgré lui un cri de désespoir.il était dovant uno cluivière, étroito à la vérité, mais il y avait solution de rapprochement ontre les arbres.Le seul moyen était do tourner l\u2019obstacle.Il prit à gaucho, se hâtant lo plus possible, lursqu\u2019il so trouva faco à face avec lo métis.Colui-ci était à vingt pus, debout, sur un tronc énorme, À l\u2019aspoct du condamné à mort, dont la tête apparut la première dans le fouillage, l'argontin poussa un éclut de riro sinistro qui ressemblait à un rugissomont Mais cotte joio féroce ne fut quo do courto durée, car, on voyunt Alfonso armé d'an fusil, co qu\u2019il no soupconnait pus, co drôle, qui avait dans son Aino Loutos los ignominies d\u2019un tonrmonteur, pitlit ot so prit & trombler.Dans sn hâto à poursuivre Bagao, il avait négligé de recharger son Arme, ot lo condamné était maintonant debont ; sur une bran- cho'taës-largo, adobsé du tronc ot couchant on jouo le métis.=.Co dernier fit uno prompte re- traito ot so blotlit dorrièro son arbre, Alfonso out un moment de générosité.\u2014Grogorio,'lui cria-til,rononco i mo poursuivro, Laisse-moi fuir, ot tu vivrag; mais si tu ne me donnes pans ici ta parolo d'hon- nour, si tu no jures pas par In Vierge que ta vas t'en rotournor à Salom, jo monte en uno minute sur lo haut de ce chône, ot do là je t'abattrni comme un perroquet nuseitge quo tu.sortirps do ta ro- traite! i Pt Il so fit un silonce.réfléchissait.\u2014Juroy-tu?s\u2019écria d'uno voix tromblanto le condamné à mort.\u2014Jo lo jure! répondit le métis.\u2014Sur ton honnear ?\u2014Sur mon honneur ! \u2014Et pur la Viorgo ?\u2014Et par la Viorge! \u2014C'est bion, va-t'on, dit Alfonso d'un ton calme ot comme s\u2019il eût été complètement rassuré par ce _dérnigr sorment, loquol ost rure- mont faussé par les brésiliens du pouplo.L'argontin alors sortit de sa ca- fat 1! Lo métis LA TRIBUNE.chotte, et se montra À découvert devant Alfonso, dans la parolo duquel il savait qu'on pouvait avoir confiance.Cos doux hommes so regadérent curiousemont sans rion dire.el dans toutautro moment uursient ou de la peine à s6 reconnaîtro, La faco où los mains déchirées par les ronces, les vêtements en lumbonux, les youx brillants d'une fièvre atroce, ils etaient hidoux.Alfonso se trouvait presque nu ; on voyait sur su poit-ino des gout- telottes do sang qui perlaiont à chaque place où uno épine s'était enfoncéo.D'horribles moustiques jaunes et rouges, long comme lo petit doigt, bourdonnaient autour do lui et g0 collaient sur sos pluies vivos dont ils décuplaient In souffrance, Sous lours pigâres, lu peau enflait torriblemoni, ot ils no quittaiont In figure du malheureux quo pour s\u2019abattre sur ses mains ou sur ses jambes endolories, Ses pieds presque nus, ubsolument couverts d'insectes, no formaient qu'un onfluro sanglante, Lo métis n\u2019était guère mioux partagé quo lui.Cepondant l'Argentin, qui visiblement avait davantage Phabitude des grunds bois, puraissuit moins onsanglanté.\u2014Va-t'on! répéta le fugitif.Vat'on donc! insista-t-il on épaulant no nouveau son fusil, Grogorio se décida enfin: \u2014J'oxécutais les ordres du sous- gouvernour, lui dit-il; mais j'ai juré, tu poux être tranquille ; je pars.Et il commonçu à s\u2019éloignor.\u2014No to cache pas, surtout, lui eria Baçao ; j'ai Losoin do te voir lo plus loin possiblo, Le métis obéit.11 opéra su retraite, se montranttoujours et sc _retournant de temps à autre pour jeter sur Alphonso un regard de panthère, Enfiu il disparut dans ln profondeur du bois, Jusqu'à ce moment, le condamné À mort, surexcité par la pour, par l\u2019indicible émotion do cotto chasse dont il était le gibier, n'avait pas senti l'horrible souffrance de ses blessures ot des piquûâres de moustiques.Mais lorsqu\u2019il so retrouva seul, quand il tomba ruisselant do sucur ot do saug sur l'énorme branche d'où il avait menacé Grogorio, ln faim, la soif, une lassitude insurmontable et l'épouvantable cuisson qui dévorait tout son corps dovinrent un supplico si affreux, qu'il so repentit de n'avoir pas suivi le métis pour aller mourir à Salem, ot même qu\u2019il fut tenté de le rappeler pour se livrer à lui.VI Ajoutez à cela qu'il était onze heures.La chalour insupportable de ces climats était précisément ce jour-là, 21 septembro, plus étouffante que jamais.Baçao sentait monter à lui des bouffées de vent littéralement embrasé, Il pensa qu\u2019il allait mourir.Unc dernière gorgée d'enu-de-vie restait encore dans sa gourde ; avi- demont il y porta sca lèvres.Cela le remit un instant, ot il songon à man- gor.Mais ses blessures, sous cotto chaleur, devennient à chaque iustant plus brûlantes.De l'œil il chercha un citronier.Au pied de arbre sur lequol il se trouvait il crut cn apor- covoir un et doscondit.Hélas! c'était uno illusion, Pondant \u2018plus de cent mètres, le malheuroux fut obligé de fonillor le bois de oôté et d'autre, sc mourtrissant cucore, sans trouver cot arbuste si commun sous ces latitudes, Enfin, au pied d'un acajou, un bouquet d'orangers et de citronnier l'attira par les parfums des fleurs, par l'éclat des fruits.Il mordit à pleines dents uno orange, puis deux, puis trois, tant eu si bien qu'il finit par se désultéror.C'était le plus pressé.Alors seulement il exprima du jus de citron sur sa poitrine, sur ses pieds, ses mains et en figure.Ce fut pour lui comme un bain, Il se sontit revenir à la vie, Ainsi quo la veille, des œufs enlevés aux nids de perruches lui fournirent son déjeuner, ct il 80 préparait à dormir un peu sous les oran- gors, lorsqu\u2019il entendit un craquement au-dessus de sa tête C'était le métis qui revenait mystéricusement, L'intention de ce monstre, en jurant do s\u2019en retourner à Salem, était de gagner le temps nécesssaire à charger son fusil tout à son aise.Cola fait, il s'était remis à In poursuite d'Alfonso.Ce que le Brésilion sentit s'umasser de colère duns sa tête à l'aspeet de Gregorio est inexprimable, Il ramus- sa son arme, se glissé silencieusment dans les buissons sans perdre de vue son ennemi, ct entreprit l\u2019ascension d\u2019un cèdre, de façon à se trouver cette fois et pour la dernière en face du métis.Il fallait en finir, Cependant la chaleur dovenait à chaque minute plus terrible et plus lourde.D'épais nuagos noirs rasaient la cimo des grands arbres et obscurcissaient la forêt, à ce point qu\u2019on aurait pu croire à uno nuit subite.Puis le soleil reparaiseait un instant après, plus brûlant, Sur les épaules de ces deux hommes, l'atmosphère s'appesantissnit parfois comme uu fardeau de plomb.Alfonso, suant à grosses gouttes, arrive au sommet de son cèdre sans être aperçu du métis, qui fouillait de Vail tous les arbres voisins, \u2014Gregorio,lui crin-t-il, je suis ici, ne cherche plus.Ta cs un parjure et un lâche.L'un de nous deux va mourir.A cette voix, le sous-officier se gara prudemment.Il étaient done là l'un ot l'autre, à dix pas do distance, protégés par un tronc d'arbre, ct uttondaut une imprudence pour faire feu.Lo condamné à mort avait hâte d'être seul.Il prit son chapeau de paille, en coiffa le canon do son fusil, ot, tâchant d'imitor los mouvements d'une tête prudente, il le fit doucement émerger d\u2019une touffe de feuillage, pendant qu\u2019il restait, parfaitement à l\u2019abri.lui, Gregorio s\u2019y trompa, Il épaula prestement son fusil, ct il fit feu.Le chapeau: percé d\u2019une balle, tomba, Un cri de triomphe sortit du gosier de ce monstre, et il se mit à découvert.Alfonso apparut et lui dit : \u2014Cettc fois, tu vas mourir, fais ta prière.Un coup de tonnerre d\u2019une violence inouïe retentit au-dessus de leur téte, et ébranla toute la forêt.Les nuages s'amoncclèrent en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ct l'orage éclata avec une fureur incon- covable.La forêt était retombéo dans la nuit.Alfonso comprit que lc plus pressé était de fuir, ct, sans chercher à accomplir un meurtre de plus, il abandonna le métis pour se diriger le plus rapidement possible vers le grand fleuve, qui ne pouvait pts être bien-loin: A Continuer: ENCORE BIEN ASSORTI! 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