La Tribune, 3 septembre 1881, samedi 3 septembre 1881
[" VOL.I.\u2014No 46.LA TRIB L.QO a ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE l\u2019arait tous les samedis.Les abonnements datent du ler et du 15 de chaque mois.ABONNEMENT.Utn All .\u2026\u2026\u202600o0e s0oso0sos srvanocs \u2026\u2026.SIE IMOÏS cococsous ooorosses sovens s00000 Le numéro 2 Cents.PAYABLE D'AVANCE, W.F.DANIEL, ADMINISTRATEUR LA TRIBUNE MoNTRÉAL, 3 SEPTEMBRE 1881, \u2014\u2014 $1.00 $0.60 Les patriotes de 1837-38 (Site) XXVII DE LONDRES A QUEBEC.Le 13 juillet 1846, aprés un s6- jour de quatorze jours dans le sein de immense métropole du Royaume- Uni, je quittai les bassins de Londres, à bord de l'excollent navire Le Montréal, commandé par l'aimable autant qu\u2019habile marin, M.le capitaine Forbes.Un batcau à vapour nous donna la remorque jusqu\u2019en dehors de la Tamise ct nous lnissa à quelque distance des côtes de la Manche.À peine étions-nous arrivés :dans ce chenal qui sépare l'Angleterre du continent qu\u2019un vent tempêtueux s'éleva, lequel, avec des altornatives de calme et de redoublement de rage, nous retint trois semaines à louvoyor dans la Manche.Le Saint.George avait parcouru en doux jours l'espace quo nous mîmes environ dix- huit journées à franchir.On sait que la houle et In vague de ln Manche sont sans égales daus toute l'étendue des mers, pour Ja fatigue qu\u2019elles font endurer aux navires.Ces trois somaines de pénible navigation avaient tellement secoué la charpento du Montréal qu\u2019il so mit à faire de l\u2019eau: pendant toute la traverséo, l'équipage à son grand déplaisir souvent exprimé on termes de matelot anglais, cut à pomper plusiers heures chaque jour, Notre course à travers l'océan fut on ne peut plus heureuse.Le rel incident péniblé qui\"5e présenta fut la mort d'un petit enfant appartenant à uve fomille d'émigrés très respeoté! ble.La douleur de ces compagnons de passago excita les sympathies de tout le monde à bord.C'est si tristo que la mort et la sépulture qui la suit, sur mer ! Le 2 septombre, à sept heures du matin, oh ! je-m\u2019en souviens commo si c'était aujourd\u2019hui, nous aperçûmes, en montant sur lo pont, lea côtes du district de Gaspé, La patrie! Après plus de sept aus d\u2019exil! quelle émotion ! C'était quelque chose de si doux, de si eni.MONTREAL, SAMEDI 3 SEPTEMBRE 1881.U JOURNAL HEBDOMADAIRE.O.DAVID : RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.vrant que je me prenais à mo diro à moi-même :\u2014Après tout, de pareilles jouiseances ne sont pas trop cher achetécs! Si l\u2019on ressent tant de joic à revenir à la patrie terrestre, quel- los ne seront done pas les joies de ceux qui, après avoir mérité sur la terre, seront admis aux douccurs de la patrio céleste ?Et jo rêvais ainsi, regardant à m'en fatiguer et lc ciel et les caux et los terres de mou pays.Ma joie paraissait telle à tous mes compagnons de voyage qu\u2019ils en étaient émerveil- lès.Un passager, ancien major de l'armée anglaise, jouissait tellement de mon bonheur dans son bon cœur, qu'il m'invita à descendre dans la cabine où il avait, avec le capitaine, organisé une petite fête, On but à ma santé, au Canada tant aimé de ses enfants, et on mo félicita de mon retour au foyer de mes ancêtres, Ces émotions, si vives et si profondes, produisirent sur \u2018moi un effet singulier, que rien auparavant dans mu vie, si accidentée pendant les neuf années alors dernières, n'avait pu produire à ce point, je demourai plus de deux fois vingt-quatre heures sans dormir.De Gaspé, huit jours de naviga-, tion, cotre les deux superbes rives du plus beau fleuve du monde, nous amenèrent dans le port de Qüébec, où nous jetâmes l'ancre le 10 scptem- bre, qui était un dimancho, vers deux heures do l'après-midi, Je descendis à terre presqu\u2019immédiatement après notre arrivée, lnis- sant à bord ma malle, du reste fort peu considérable.Je pris une calà- che sur la place ct je me fis conduire à un hôtel canadien.Les plus petites choses ont leur signification dans de semblables situations : je ne saurais exprimer, par exemple, l'effet qu\u2019eut sur moi la vuo de cotte calèche et l'impression que je ressentis, quand j'entendis parler français autour de moi et-que je perçus, surtout, ces simples mots que le cocher adressa d son cheval :\u2014** Marche donc.\" Un éclair traversa ma penséo, ot l\u2019image dè Long Bottom s\u2019offrit à mon esprit comme contraste.Il me semblait entendre, en opposition aux mola de commandement que mon Cocher adressait À son cheval canadion, les mots si rudes à nes langues et à nos oreilles, que nous adressions à nos associés de travail, les bœufs australiens : \u2014 \u201c M / Dji 1\u201d C'est sinsi que pour nous confondre et nous humilier, sans doute, Dieu permet que ces idées triviales viennent sof: frir à notre pauvre cerveau, souvent dans les moments les plus solennels.Qui n'a pas éprouvé cela, plusienrs fois dans sa vie ?XXVIII LE PAYS ENFIN.Je ne sais pas qui répandit le bruit qu'un exilé \u2018canadien venait d'arriver des terres nustrales; mais À chaque instant, je recevais la visite de quelque citoyen de Québec (où je |\u2018 BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.ue connaissais à peu près personne) ni venait me féliciter de mon retour, me souhaiter la bieuvenue et we demander des nouvelles de nos compatriotes restés en exil.On ne savait que faire pour me plaire et me prouver combien On était leu- reux de me voir revenir sain et sauf, après tant de misère et une si longue absence, Plusieurs m'invitaient À mo rendre chez eux, ot m'offraient l'hospitalité de la famille; mais avant que j'eus répondu à parcillo invitation un autre visitour arrivait; alors je remerciuis, me défendant sur les devoirs que j'avais À remplir envers une population qui me recevait si cordialement \u2014Eh! bien, domain, me disait-on alors, Et pourquoi ne passcriez-vous pas quelques jours à Québec ?.Enfin, tout ce que l'intérêt le plus vif et la cordialité.In plus grando peuvent.aggérer.Mais, j'avais hâte \u2018is voir mes parents, dont même en ce moment j'i- @norais le sort.Je m\u2019empressai de rogler toutes mes affaires, le lendemain, et, dans l'après-midi même, je m'\u2019embarquai sur le bateau à vapeur de la ligne de Québec et Montréal.Je vions de dire que j'ignorais le sort de mes vieux parents, en effet,je ne savais pas s'ils vivaient oncorc, n'ayant pas requ de nouvelles d'eux à l'étranger, et n'ayant pu on avoir à Québec où ils n'étaient point connus, C'était donc le cœur plein d'une joie mêlée d'anxiété que je re montais le cours du Saint-Laurent, pour regagner le toit paternel | Je ne dormis pas de la nuit, que je passai à marcher sur le pont par un temps magnifique: des milliers d'étoiles brillaient au firmament et ln température était d\u2019une tiédeur délicieuse, En arrivant À Montréal j'appris des nouvelles heureuses do mes parents : ils m\u2019attendaient de jour en jour, avertis qu'ils avaient été par M.Fabro qui, lui-même, avait regu une lettre de M.Rocbuck apportéo par le paquet de la malle d'Angleterrc à New-York, lequel nous avait dévancés de près de trois semaines, Désirant me rendre de suite dans ma paroisse, située à vingt licucs do Montréal, je me mis en frais de remplir un dovoir sacré pour moi, colui de demander au peuple canadien de pourvoir au rotour de mes compagnons restés cn exil.J'étais ocoupé à écrire uno communication sur le sujet, lorsque je reçus la visito de M, Duvernoy, propriétaire du journal ln Minerve.M.Duverney était accompagné de M.LePailleur, \u2018un de mes compagnons d\u2019exi] déjà au pays depuis près de deux ans.Nulle visite no pouvait être plus à propos; car on sait avec quel zèle ct quel dévouement M.Ludger Daverney a servi la cause des exilés do 1838.Jo lui fis part de suite du sujet de la communication que j'étais ocoupé à écrire, quand il était entré.A Continuer, Le Clergé et la Politique en France.S'il est des circonstances où le clergé peul prendre part zux luttes politiques et faire sentir sa puissante action, il semble qu\u2019il aurait pu le faire en France, dans les élections qui viennent d\u2019avoir lieu.On admettra qu\u2019aprés l'expulsion des religieux et les programmes plus ou moius menaçants des chefs républicains, les évêques ot les prêtres de Frauco auraient été excusablos d'agir sur les électeurs.Cependant ils so sont obstenus, car des ordres venus de Rome leur avaient enjoint defrester tranquilles.On lirn À ce sujet nvec intôrËt ce qu'un évêque de France publiait dans le Figaro quelques jours avant les élections, « Les instructions venues do Rome recommandent donc au clergé la plus extrême réverve.Cotto reserve n\u2019impliquo point V'ubstention: dans certains arrondissements où le candidat consorvateur n\u2019a absolument aucune chauce de succès, l\u2019évêque ct le clerge n'\u2019interviendront point dans la lutte officiellement, c'est-à- dire quo l'évêque n\u2019encouragera par auenn nete la participation au vote.Là où les candidats conservateurs, qui offrent de sérieuses garanties au point de vue des intérêts religieux, auront quelque probabilité de remporter ln victoire, l\u2019évêque pourra, en 80 plaçant sur le terrain strictement religioux, cogager ses diocésains à prendre ln défense des intérêts de leurs conscionces et de leur patrie, Par cette attitude digne et habile à la fois, le clergé restera on dehors et au-dessus des partis; il ne setrou- vera pas compromis dans une lutte, dont le résultät est malheureusement prévu.« Ces instructions ont été communi- Quéos sous différentes formes, ct clles répondent d'ailleurs à la pensée do pro-que tous les prélats français.Les évêques qui ont été ces temps der niers à Rome les ont reçues directement; d'autres communications ont été faites À la nonciature et à l'archevêché de Paris.«Il appartiendrait au ;çouverne- ment, désormais sûr de la victoire, de montrer dans la suite, qu\u2019il a eu apprécier la modération et les tendances pacifiques du Saint-Siége ; mais pour obtenir cet apaisement dont M.Barthelémy Saint-Hilaire à fait exprimer le désir à Rome, il ne suffit pas de prononcer à la tribune des paroles mielleuses À l'adresse du Vatican ; il faut prouver au Saint-Siége et aux catholiques français que le gouvernement est disposé à Jour épargner de nouvelles doulours, et à entrer siucè- rement dans la voie de la justice, de In réparation et de la vraie liberté, » Cette lottre fait voir que d'après les avis reçus de Rome et des évêques français les prêtres ne devaient pas dire aux électeurs de voter pour un parti ou pour l\u2019autre, pour un Jégitimiste, plutôt que pour un républicain, seulement dans certains cas, ils pouvaient engager leurs diocésains à prendre lu défense de leurs consciences et de leur patrie, \u2018Que serait-il arrivé si les prêtres après ces instructions avaient: ordonné aux électeurs de voter pour les candidats légitimistes eous peine de refus des sacrements et de la dam- LE No.2 CENTS EF \\ \\ W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR.nation Ÿ Croit-on que cos prêtres n'auraient pas été interdits itumé- diatement ?Inutile de dire que l'é- loction des candidats ainsi favorisés aurait été promptement annutée, Pourtant, encore uno fcisMlé derge frangais a bien ruison d'être \u2018 inquiet et il'aurait pu intervenir en croyant sauver lu religion ot la société.Combien À plus forte raison le clérgé devrait être prudent et réservé däns un pays où les doux partis, une fois au pouvoir, luttent de zèle pour lui être agrénbles et favoriser les intérêts religieux ?Tous les jours depuis quelque temps nous pourrions invoquer des faits ct des discours de la plus haute importauce en faveur de lu position (quo nous avons prise sur la question des rapports do I'Eglise ct de 1\u2019Etat et de intervention du clorgé duns les élections, Par exemple, il sera connu avant longtemps qu\u2019à Rome on gémib sur dès écarts comme ceux qui ont été commis dans le comté de Berthier.La question Laval a achevé d'ouvrir les yeux sur les dangers dont les exagérations roligieuses menacent ln ralrsion dans ce pays.**Quand on voit la modération dout Léon XITE fuit prouve onvers les gouvernements impies ou protestants, quand On voit jusqu\u2019où il va dans lu voio de la conciliation, on peut croire qu'il a une petite opinion de ceux qui voulent lui faire croire quo l'université Laval ct les libéraux menacent dans ce pays l'avenir de la religion.Ce qu'on pense de Rome est connu maintenant.On rit de nos difticul- tés, on nous considére comme de grands enfants et les eardinaux trou- vont quo nous leur donnons beaucoup de trouble pour peu do chose, Ils pourraient bien cottu fois garder commo Otages les délégués des adversaires de Laval pour avoir la paix à l'avenir, Ce serait une bonne idée, Les chartistes scraient furioux, mais ils n'irnient pas jusqu\u2019à prendre les armes pour délivrer leurs ambassa- dours.Appréolation de M.Laurler par un journal important d\u2019Halifax.« Son discoursn été un des plus brillants efforts oratoires que l'on ait jamais entendus, et captiva complète- l'auditoire.Mnis ce n\u2019était encoro là qu\u2019un avant goût de co qui s'en serait suivi, si l'orateur avait pu continuer sans interruption.Le désappointement apparaissait sur toutes les figures, d'abord parce que les paroles de M.Laurier ne pouvaicnt Être entendues par toute la foule, par suite de la pluie qui tombuit en abondanco, puis par suite de l'accident fâcheux qui força l\u2019orateur à abandonner complètement.Los paroles si vives et ai brûlantes d\u2019éloquence avec lesquelles il commença on discours, promottaient l\u2019une des harangues les plus brillantes qui aient jamais été prononcées sur le sol de ln Nouvelle-Ecosse.» LA TRIBUNE.\u2014 ENCORE LA COALITION, Nous croyons devoir déclarer que dans les pourparlers qui out eu licu relativement à In coalition, nou- v'avons pus ugi comme négociateur, que nous n'avons eu les sccrots de personne ct que personne ne peut, par conséquent, nous accuser d'indiscrétion, Nous défions qui que ce soit de dire et de prouver le contraire.Nous aurions gardé le silence, pourtant, muis lorsque nous nous sommes vu en butte aux moquories quotidiennes des journaux inspirés et contrôlés par des gens qui avaieut pris part aux négociations ou s\u2019étaient prononcés ouvertemont en faveur de la coalition, nous n'avons pu resister au désir de montrer au public qu'on n\u2019avait pas raison de laisser croire que l\u2019histoire de lu coalition était unc invention ct qu'il n\u2019en avait jamais été question, Nous prions ceux qui n\u2019aîment pus à parler sans savoir de se rappeler que lu Petric ne cessuit de nous provoquer, disaut que nous nous étions laissé bercer par des rêves pendant des mois, que le parti de la conlition se composuit de nous soul ete, etc.Plusieurs journaux conservateurs nous traitaient de la même manière.Pourquoi coux qui connaissaient tou- ne les cmpéchaient- ils pas de parler ?Qu'est-ce qui nous obligenit à passer aux yeux du public pour un farcour, un manteur même?Qui avait lo droit de nous forcer à jouer encore vo rile de dupo ot de martyr?Nous défions toute personne impartiale et intolligente connaissant les faits d'exprimer l'opinion que nous dovions continuer à souffrir pu- tiemmont les sarcaemes dont nous étions l'objet.O'est pour le coup qu\u2019on aurait cu le droit do nous traiter de nuïf, Relalivement aux faits que nous avons lait connaître, il cn est un sur lequel nous croyons devoir revenir à 1a demande de quelques personnes, Nous avons dit que les conservateurs avaient consonti à l'abolition immédiate on graduelle du Conseil législatif.On nous assure quo nous nurion dû ajouter: ou à sa trans/ur- mation, Nous suvous qu'un bon nombre de libéraux sont d'opinion que si le Congeil était éleotif on pourrait l'endurer et il aurait son utilité.Il y avait plusieurs manières de rôglor cette question.On nous domando aussi de déclarer si nous tenons de M.Chapleau ce que nous avons dit.\u2014Non, pos un mot, Encore uno fois, personne ne peut nous accuser d'indiscrétion ou d'abus de confiance, UN DRAME, On lit dans le Monde : \u201c Yors le 20 \u201cseptembre, une des meilleures troupes de New-York, viendra jouor en anglais à Montréal un Dramo intitulé \u201c L'Indépondanco\u201d (américnino) et composé par notre concitoyen M.L.O.David, Cette troupo aura à sa tête l'ox-gérant de In troupe de Surah Bernhardt, \u201c Après uvois joué ici, clle fora le tour des Etats-Unis, jouant dans toutes les principales villes, \u201c Los doux principales figures de la pièce sont Madison ot l\u2019infortuné Major André pris comme espion par les Américains ot fusillé par eux.La Fayette joue aussi un rôle important.\u201c Nous n'avons pas encore été à même de juger du mérite de ln pièce, munis les Now-Yorkais qui ont formé ou aidé à former la troupe qui doit la jouer, la considérent tout ce qu\u2019il faut pour obtenir un succès éclatant, \u2018 L'Académie de Musique est déjà louée pour ces représentations, et des représentants de la troupe now yor kaisc sont À l'œuvre pour préparer tous les accessoires, décors de scène, ete, \u201d La nouvelle publiée par le Monde est bien fondée.Lo Courrier de Montréal publie la même nouvelle et semble regretter que Ja pièce ne soit pas jouée dabord en français.Nous espérons que notro confrère ue nous obligern pas de dounor toutes les raisons qui rendraient lu chose impossible.S'il connaissait toutes les tribulations que ce drame nous à causées, il évitorait avec toin de nus eu donner d'autres.Le Constitutionnel continue à vous dire des gros mots.T1 cher che maintenant à soulever la campagne contre nous, en faisant croire que nous avons parlé dédaigueusement de tous les journaux publiés cn dehors de Montréal et do Québec.Nous avons parlé do lui et du Sorelois, dans un momeut d'impatience bien légitime, ot encore ce n'est pas leur mort que nous voulons, mais leur conversion.Tous les journaux, quelque soit l\u2019endroit où ils sont publiés, peuvent faire beaucoup de bien en répandant avec le goût de In lecture des notions utiles sur une foule de choses, mais il faut pour cela qu\u2019ils soient dirigées autant que possible par des hommes capables de sc contrôler et d\u2019ompû- cher que ces journaux no donnent l\u2019exemple du mauvais lnngage et de l\u2019injure.Dans tous les cas, que le Sorclois, le Coustitutionnel ct quelques autres feuilles du même genre soient tranquilles, nous avons été six mois sans parler d'elles, elles pouvent sans danger nous harceler pendant encore aussi longtemps, si le cœur leur en dit.Mais nos confrères ont tort, qu'ils rogardent où sont tous ceux qui ont voulu faire leur chemin duns Ja presse par la violence.Ce n\u2019est pas à cause de nous que nous disons colu, car ils auront beau sc creuser la tâte ils ne pourront pus trouver pire que ce qui nous a été dit dopuis quinze aus, munis c'est duns leur intérêt et celui du journalisme.Dans un pays où on est exposé à sc trouver, un jour, enrelu.tions avec coux qu\u2019on à lo plus insultés ct même à avoir besoin d\u2019eux, on s'aperçoit, quand on a vicilli un pca, qu'on n bien tort de sc faire des conemis ivréconciliables, Il n\u2019y à pas loogtemps encore, uo jeune homme manquait d\u2019avoir une belle situation, parce qu\u2019il no pouvait et n'osuit s'adresser pour l'avoir à un homme qu'il avait insulté, Combien d\u2019autres cxcmples nous pourrions citer! Nous remercions l\u2019Hon.M.Starnes du courage qu'il a d'approuver notre politique de réconciliation.Chaque fois que le parti libéral est arrivé au pouvoir, M.Starnes a été un de coux qui ont le plus contribué à son succès.Son expérionce sa modération, ea porspicacité lui donnaient une influence et des sympathies préciouses pour un parti.Peu d'hommes connaissent aussi bien le sentiment public.On sait que sans lui, le gouvernement Joly aurait eu beaucoup de peine à se former et il est malheureux qu'on ne l'ait pus consulté lors des négociations qui ont eu lien relativement À la cosli- tion.\u2014\u2014\u2014 > ÉE Ep eemmmmametate CORRESPON DANCES, A PROPOS DE LAVAL.Mon cher Monsieur David, Dans la Trisune du treize vous nous dites que vous êtes étonné do voir les libéraux faire cause commune avec les ndversaires de l\u2019université Laval ot nous invitez à dire pourquoi.Dans le Nord, les libéraux combattent Laval pour les raisons sui.vautes : lo Le 27 Avril, 1852.sollicitant lo concours des évêques de la province de Québec, au service de l'octroi de In charte universitaire de Laval, Mgr l'archevêque Baillargeon écrivait : Le Séminaire de Québce ne pre- \u201c tend point accaparer le monopole *\u201c du hut enseignenient ; et son uni- \u201c que but est d\u2019obtenir le commen- \u201ccement d'une université, en s\u2019y \u2018 prenant do façon à obtenir une fois * ce qui pourra être obtenu par d'au \u201ctres maisons, plus tard.\" Aujourd'hui, nous uvons la liberté of le droit indiscutable de ne pas admirer lu conduite des preux de Québce.Zo Laval n\u2019a jamais cru qu\u2019elle avi it, seule, le droit d'exister dans notre province, tel qu'il appert pur une lettre du recteur de l\u2019université, M.BE.A.Taschereau, en date du 4 juin 1859, duns laquelle on lit : « Mais l'établissement d'une seconde \u201c université, qui serait aujourd'hui, \u201c (E juin 1859) prématuré, devien- \u2018 dra avant bien des années utile et même nécessaire, d'autant plus que \u201cnous n\u2019avons pas l\u2019intontion de \u201cfaire de la nôtre le rendez-vous \u201c d\u2019une jeunesse bien nombreuse.\u2018 Nous savons trop ce qu'ont toujours é16 cos grandes réunions do \u201c jeunes gens, pour vouloir que le \u201c nombre des élèves dépasse de beau- \u201c coup la centaine.Un peu de pa- \u201c tionce donc, et le four de Montréal \u201c viendra, non seulement sans incon- \u201c vénient pour personne, mais pour \u201c le plus grand avantage de tous, etc.\u201d Fit les démarches qu\u2019elle a faites subséquemmient, nuprès'des autorités canadiennes, établissent la valeur des prétentions et lu bonno foi de ses nombreux adversaires, Et nous avons le droit de dire bien haut que lo tour de montréal est arrivé, non scule- ment sans inconvénient pour personue muis pour le plus grand avantage de tous, après une attente de vingt-deux aus; ot que la population catholique des diocèses de Montréal, des Trois- Rivières, de St Hyacinthe et partic de colui d'Ottawa, renferme au-delà de ln moitié do la population de la province de Québec, intéressée dans l'érection d'une université indépendante dans In métropole du Canada, 3o Les Anglais, la minorité, possèdent deux univorsités indépendantes au milieu de nous; et les Canadiens-français, la majorité, nc devraient avoir qu'une université, usque in @ternum, suivant les prétentions do Québec! En vertu de quelle règlo ?4o Lcs libéraux du Nord désirent ardemment, comme leurs frères eu Jésus-Dhrist, les conservateurs, no plus voir des princes de l'Eglise ot des lévites se jeter dans ln presse, ct dla tiche, des projectiles d'une orthodoxie fort discutable.Est-ce un désir qui doit être mis à l\u2019indéx ?5o Fidèles à nos principes politiques, nous combattons le monopole universitaire comme tout autre monopole désastroux, ct chantons un hosanna d'allégresse à Ia vuo de cet hommage do la part de nos énnemis politiques en faveur d'un graud principe préconisé sur lu terre libre d'Amérique ot cher à tous les libéraux ! Lo clergé, les libéraux et les conservateurs forment une imposante coulition, que vous désireriez voir à l'œuvre sur un champ plus vaste, en faveur de la liberté de l'enseigne- universitaire ! ! ! + ** £h les médecins combattent Laval pour la bonne, simple ct unique raison que colle-ci a dédaignousemet ropoussé l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, cn lui refusant l\u2019affiliation demandée, bona fide en 1860 ct 1862, et parcequ\u2019elle l'a odicusement maltraitée on face d'une affiliation projetée.Les élèves do l'Ecolo de Médecine n'oublicront jamais les éorits diffamatoires qu'a lancés ct qu'a fait lancer Laval contre leur Alma mater, notamment les pages nauséabondes écrites, en 1878, par un de ses uvocats fougueux ; ils se rappelcront aussi que Laval a poussé la générosité jusqu\u2019à tenter do priver l'Ecule de médecine de son allocation ordinairo, sous l'administration Joly.Et tout cela a-t-il été fait, ou mieux, commis dans l'intérêt du haut enseignement ?Quant à l\u2019accusation de libéralisme portée par le clergé contre Laval, nous n'y croyons rico ; c'est une ac- ousation frivole et vexatoire; et il est contre nature de penser un instant qu\u2019un libéral nurait pu signer un document aussi étrange et qui, d\u2019ailleurs, ne nous 4 jamais été présenté.Voilà ce que nous avons à dire à propos de notre attitude dans la question universitaire ; nous espérons maintenant que nos amis mottront moins d\u2019empressemeut à nous blimer de notre coalition.Dans l'espoir d\u2019étre compris, je termine avec le désir de dire davantage, en vous félicitant de votre courage et de votre fermeté dans l\u2019exposition des grosses vérités que vous dites aux adeptes de l'école politico- religieuse qui a juré notre anéant is- sement.Je vous sorre la main.Dr L, À.Fortier M, le Rédactour, Jo crois que vous n'avez pas remarqué que M.le Dr.Pâquin menaçait de vous disséquer.Je ne connais pas beaucoup la loi, mais il me somble qu\u2019on oblige les gons do donner caution qu\u2019ils garderont la paix pour dos monaces beaucoup moins graves.Si M.Pâquin veut descendre dans l'arène du juurnalis- me, il devrait au moins y combattre à Armes égalos, sans autre glaive que la plume; mais tenir dans une main la plume ot dans l'autre lo scalpol, c'est trop fort, ce n\u2019est pas juste, Il n'y a pas de doute que vous méritoz d'être puni pour tous vos crimes, surtout pour avoir voulu la coalition, mais on me peut approuver M.Pâquin de pousser la haine jusqu'à vouloir vous disséquer.Ht si vous connaissiez le scalpel du Dr, Pâquin vous auriez peur ; C'est une arme terrible cntro les mains d'un homme comme le savant docteur.Un au.ET On nous adresse des lettres d\u2019approbation avec permission de les publier, mais on nous défend d'y laisser la signature.À quoi bon alors de les publier?On dirais que c'est nous qui les écrivons.Que les gens s'accoutument donc à avoir du courage ! qu'on suive l\u2019exemple de M.Starnes | Nous recovons de l'Hon, M, Starnes, ex-membre du gouvernement Joly, la lettre suivante : « Cher Monsicur, « Comme vous m'avez nommé parmi ceux qui étaient en faveur « d\u2019une coalition, je crois devoir vous « dire quo je ne vous blâme pas, Je suis en effet en faveur d'un mouvement de réconciliation, parce que « c'est lo seul moyen d'avoir un gouvernement capable de faire ce qui «est nécessaire à la prospérité do « notre province.On ne m'a pas « consulté, lors des pourparlers qui « ont eu lieu à ce sujet, mais si on «l'avait fait, j'aurais certainement « conseillé À mes amis de travaillor à « ce quo j'appelle la réconciliation de « tous ceux qui veulent le bien de la « province et pensent au fond lu « même chose.« Continuez à répandre ces idées « de paix ct de réconciliation parmi « notre popnlation, car je crois com.«me vous qu'il faudra tôt ou « tard unir vos forces si nous voulons « que notre province occupe une pu- « sition honorable au milieu des « autres provinces de Ju Confédéra- « tion, «Je crois devoir ajouter que la « grande majorité des électeurs, dans «mon opinion, est en faveur d\u2019une « politique qui aurait pour effet de « mettre fin À nos querelles stériles « et de restaurer l'état financier de « notre province.» = Votre ete, H, STannes.Nous sommes heureux de voir que M, le Dr Fortier reconnaît qu'aveun libéral n\u2019a pu ct n\u2019a dû signer la supplique adressée au Saint Siére par un certain nombre de citoyens.Nous aurions curieux de voir les noms de ceux qui l'ont signée.Quant aux déclarations des direc- tours do l'université Laval qui ad- mottraient, qu\u2019un jour viendrait où Montréal devrait avoir son univerei- té, nous ne voyons pas qu'elles puix- sent nuire à ln cause do Laval.Etant constaté que l'établissement d'une université à Montréal serait funesto à celle de Québec ct que nous n\u2019avons pas les moyens à Montréal de l\u2019établir à moins d\u2019avoir ro- cours encore à la charité publique, Nous Nc voyons pas pourquoi nous ne nous contenterions pas d'une suceur- sale, vi surtout les intentions et lus désirs bien connus de Rome ct de nos évêques.ET Lo triomphe des républicains en France durant les dernières élections a été complet: point de discussion sur ce point, Mais ces élections assu- rent-elles le triomphe de l'élément modéré du parti républicain ?Les dépêches ct les correspondances qui arrivent de France nous font croire que non.On verra, dès la prochaine session des Chambres françaises, qu'il faudra à la majorité des hommes ct un programme plus avancés que ceux du momont, et C'est co qui fait que le résultat dos élections n\u2019est peut-être pas aussi rassurant qu'on lo dit.La Gazette do Montréal annonçait, il y a quelques jours, que Sa Graudour Mgr Fabre s'¢tait onfin déeidé À montrer aux prêtres de son diocèse réunis à l'évêché pour faire leur retraite, qu\u2019il était évêque de Montréal.Il n\u2019y a pas do doute qu\u2019il s'est plaint amèremont de la manière dont ou le traitait ct qu\u2019il a promis do faire respecter son autorité à l'avenir. \u2014\u2014 LA TRIBUNE Les Chartistes ou anti-Lavalistes ont tort de se creusor la tête pour démontrer qu'on peut différer d'opi- pion avec les prêtres et les évêques sur un grand nombre de questions sans être dammé.Ils trouveront dans le Bien Public de 1875 ct duns la PrIBUNE nssez d'articles sur ce sujet pour remplir leurs journaux pendant plusieurs semaiues.Seulement ils voudrout bien dire qu\u2019ils ont eu tort de condamuer autrefois ces écrits et leurs auteurs au feu de l'enfer.== EE VARIETES.Un homme d'esprit se tait avec les sots, comme un riche refuso l'aumône à un mendiaut; il n\u2019a point de mon- nae.L'amour est je no sais quoi qui vient de je ne sais où et finit je ne sais comment.L'eanui tue, il v'engraisse que les =ots.Eh bien, mon vieux Timoléon, ton maitre est revenu de voyage, Il parait qu'il n\u2019est pas mort en route?\u2014Je ne sos pas monsieur; on tous cas, je ne l'ai pas entendu dire.La base du mariage est l'amour, et pour qu'il y ait amour, il faut l'accord des cœurs, des esprits et des volontés.Le mariage doit donc ètre libre.Bébé ost allé à l'église avec sn bonne, pour assister à une messe de musique, ct on l'a mené visiter les orgues.De retour À lu maison il ost interrogé par su mère qui lui demnude ce qu'il a vu : \u2014Oh 1.maman j'ai vu quelque chose de fort drôle.j'ai vu un vieux monsieur qui était assis devant un grand buffet et qui pompait de la musique, \u2018Nouvelles Diverses.\u2014Une cireulaire du général Farre permet aux officiers français qui wont pns de commissions de sc marier pourvu que lu femme leur apporte en se mariunt un petit capital de 5,000 francs ou un revenu de 250 francs.Homicide \u2014 D'uprès des personnes dignes de foi, un meurtre aurait été conunis ces jours derniers à St Laurent, Tlo d'Orjéans.Un nommé Blouin, boucher de profession, aurait lancé à la tête d\u2019un enfant qui taquinnit son cheval, au nmilicur du chémin, une lourde pierre et l'enfant auruit été tué du coup.\u2014La princesses Maud, la plus jeune des filles de ls princesse de Galles, à un talent prononcé pour la musique et une très belle voix.Elle cultive son talent avec une ardeur qu'on est obligé de modérer.Des hommes compétents disent que sa voix deviendra extraordinaire.Lu petite princesse n'a que douze ans.\u2014Une jeune fille en France avait des rendez-vous avec un homme beaucoup plus âgé qu\u2019elle qui lui faisait croire qu\u2019il n'était pas marié et l'épouserait.Son père avait eu vain cherché À empêcher ses relations avec cet homme, Ub jour ayant trouvé l'individu dans la chambre de 8a fille, il prit son fusil et envoya une balle dans le cœur du malheu- reus, Une jolie Léte\u2014On a découvert dernièrement en Sibérie les restes d'un rhinocéros anti-diluvien, qui peuvent donner uno idée des dimensions des animaux qui ont habité la terre à une époque difficile à fixor, Ce rhinocéros a six ou sept pieds de plus que l\u2019animal de même espèce vivant de nos jours.On a constaté qu\u2019il devait avoir une énorme fouru- re capable do lui faire supporter le froid le plus intenso, de vivre uu milieu des glaciers, \u2018 Il y cut un temps où le nord de l\u2019Europe était peuplé de bêtes, d'oi- sceaux et de roptiles monstrueux.On a trouvé dans la Nouvelle-Zélande log restes d'un oiseau qui avait trente pieds de la tête aux griffes, \u2014Un résidant d'Orange, N.Y., M.Edward O'Connor, s'est rafraichi, il y à quelques jours dans le dépit de liqueurs de Thomas Herson, coin des rues Newark et Warren, ot le moment de régler venu,il ne s'est pas trouvé tout à fait In somme qui lui était réclamée.l'urieux de perdre quelques ceuts, le cabaretier a assené un coup de casse-tête à son client et l\u2019a brutalement poussé dans une salle du fond, dont il a refermé la porte sur lui, le Inissant en tête à tête avec un boule-dogue féroce.Malgré les cris déchirants de M, O'Counor, Herson ne s\u2019est décidé à lui rouvrir et à le débarrasser du chien que quand il n'avait plus un lambeau de vêtements sur lo corps.11 a été porté à l'hôpi tal, couvert de plus de vingt morsures et la jambe droite tellement rongée qu\u2019il faudra probablement l'amputer.\u2014Un vicil anglais excentrique est si convaincu de l\u2019approche de la fin du monde qu'il a fait construire un énorme ballon dans lequel il se propose de monter dans les airs pour assister sans danger à ce qui va arriver, Il a fait remplir plusieurs caisses de provisions, de brandy et de viu pour vivre nu moius trois ans, Il est d'opi- wion qu'en prenant son temps, il trouvera bien après le cataclysme un coin de terre où il pourru mottre le picd ot passer le reste de ses jours.T1! ue se propose de fuire embarquer avec lui qu\u2019un ami, un homme âgé de 52 ans, mais il l\u2019a bien nverti que si dans trois ans les provisions sont épuisées, il s'arrangera comme il pourra ; cur, comme il ne prévoit pas qu\u2019à son âge, il puisse vivre plus de trois aus, il ne prend des précautions que pour ce temps-là et ne vout pus charger le ballon plus qu\u2019il no faut.\u2014 I] est bon de donner de temps à autre à l'homme des preuves de sn folie, afin de diminuer son orgueil, Le shah de Perce avait une dent creuse qui le faisait horriblement souffrir.Pendant trois semaines, les Sachem et les Mnilah, ses chapelains ordinaires, s'étaient opposés à l'extraction do l'auguste molaire, sous prétexte que les présages n'étaient pas favorables à cette grave ontreprise.Enfin, un beau matin les augures \u2014qui ne rient que quand ils se re gardent \u2014déclarèrent très gravement que le ciel permettait de procéder à lu délicate opération.Le shah fit appeler le dentiste de la cour, un Américain fort habile, puis après avoir fait ses oraisons, il prit place sur le trône d'or, entouré de tous ses courtisans en grand costume de gala.Le dentiste opéra avec beaucoup de dextérité, Le shah poussa un cri.perçant, mais au bout d'une seconde, son visage se rasséréna ; il était guéri.Bientôt après il envoya à tous les fonctionnaires un ennuque chargé de leur présenter solennellement le petit morceau d'ivoire avarié.Ces messieurs se rendirent au pa- cais, félicitèrent le shah et lui offrirent de iungnifiques présents à l\u2019occasion de cet heureux événement.Ce n\u2019est pus tout: on vu frapper une médaille commémorative et élever une colonne à Téhéran, qui s'appellera la Dent du shah, On ne dit pas si l\u2019on élevera aussi une statuo au dentiste, Une étrange histoire \u2014Ne sachant comment cxpliquor l\u2019assassinat de Garfield par Guitenau, certaines personnes affirment que Guitoau a été l'inetrament de véritables bandits qui, exerçant le métier de prophètes ont voulu prouver, après avoir annoncé la mort de Garfield, qu\u2019ils avaient bien prédit.Dans le mois de mars dernier, un diseur de bonne aventure de New-York parlant du Président, adit: « Il y a de mauvais signes pour le commencement de l\u2019été, Saturne s'étant trouvé dircetement en opposition à Mars, quand il est né, il y aura du trouble vers le vingt wai, On sait que Guiteau 4 commencé à guetter le Président le vingt mai.En novembre dernier, une feiume astrologue dit à une do ses amies que le prochain Présidont serait tué, parce qu'une société de discurs de onne aventuro s'était formée et em- loierait un assassin pour exécuter es projets infimes de ces scélérats; Qu'il y avait des sommes d'argent énormes à gagner et que plusieurs hommes éminents subiraient le même sort que Garfield.On so rappelle que lu première personne qui a voulu voir Guiteau à lu prison a été une diseuse de bonne aventuro qui lui apportait un panier plein de douceurs Trois autres femmes sont allées le voir quelques jours plus tard, et l'une d'elles était une femme de l\u2019IMinois, diseuse de bonne aventure et très riche.On ajoute que Guiteau lui- même est une espèce d'illuminé qui 8 fuit Un livre sur la seconde venue du Christ, Lu personne qui publie ces renseignements dit qu\u2019elle est prête à dou- ner tous les noms de ceux dout elle parle ct elle affirme que Guiteau a assassiné Giurfield pour avoir l'argeut promis par ces prophètes ou diseurs de bonne aventure.Cette histoire parait bioo absurde ot cependant elle peut être vraie, car eu présence d\u2019un ecélérat écerve- 16 comme Guiteau on peut tout sep- poser.Prêtres attaqués à Puris\u2014Le 7 juin dernier, deux Lazaristes, les PP.Dubois et Lebouchez, passaient rue Poliveau, daus le quartier du Jardin des Plantes, vers cing heures du soir, quand un homme sortit brusquement d'un cabaret, un verre à la muin.C'était Buchenot.Le joli monsieur laissa les doux rêtres faire quelques pus, puis il auça de toute sa force son verre sur le P.Dubois, qui tomba couvert de sang, grièvement atteint au-dessous de l'oreille gauche.Il fullut transporter le pauvre prêtre duns uuo pharmacie, et aujour- d'hui le P.Dubois n'est pas encore quéri.Quant à Buchonot, les agents qui voulurent l'arrêter après cetto inqua- liflable agression, curent à combattre une sorte d'émeute.T'outes les drôlesses du quartier prirent fait ot cause pour leur tendre ami, ot uno fille Laturelle tomba sur eux à coups de bâton et à coups de pierres, pendant ue Buchenot so roulait par terre, istribuant à droite et à gauche force coups de pied.Hier, à laudience, Buchenot se noie dans les larmes.Le R, P.Dubois, encore malude, n\u2019a pu se rendre À l'audience, mais son ami, le P, Lebouchez, est venn déposer des faits.M.le substitut Lasserre a soutenu la prévention.La fille Laturelle, poursuivie pour coups aux agents, et l'aimablo Buchenot, pouesuivi pour coups à un prêtre, out été condamnés, collc-là à un mois de prison, celui-ci à trois mois.Ce n\u2019est pas trop cher ! \u2014Autre procès du même genre.Cette fois il s'agit d'un scandale dans une égliso.Le 24 juin, vers huit houres du soir, un nommé Huard pénétrait dans l'église Saint-Ambroise pendant la procession du Saint-Sacrement ct, se précipitant vers le dais, bousoulait le curé de la paroisse qui portait l\u2019ostensoir ct lui Inuçait un coup de ing.Le curé put se reculer à temps, mais l\u2019ostensoir roula à terre et la croix qui le surmontait fut brisée.Hier, 4 Paudionce, Huard a demandé humblement pardon, et M.le docteur Legrand du Saulle ayant certifié que son état mental était peu solide, le profanateur s'on ost tiré avec 100 fr.d'amende.\u2014 Les ouvriers menuisicrs of autres de Winnipeg cxigent et reçoi- vont maintenant trois piastres par jour.AVIS.\u2014Nous croyous qu'il est do notre devoir do fairo assavoir À Dos pratiques et au puqlie on général ue notre IMPORTATION D'AUTOMNE est maintenant au complet.Il y a différentes raisons pour un marchand de vendre sos marchandi- ses à bon marché, La compétition par exemple ; la présence d'un voisin qui menace de ruiner coux qui l'environnent ; les achats de fonds de banqueroute ; cte., etc, ll y a aujourd'hui uno toute autre raison que les précédentes de vendre nos marchandises à bas prix.La voici : C'est que nous uvons acheté plus que nous aurions dû, ct que si nous n'établissons pas do suite des prix assez bas pour fondre le STOCK promptenicnt, nous aurons un gros surplus de marchandises d'automne quand l'importation du printemps arrivera.Lectour, profitez-en.DUPUIS FRERES, 605, rue Ste-Cathorine, \u2018Montréal.F.X.COCHUE MEMBRE dels CORPORATION DES Agents d\u2019'Immeubles, Offre en vente des maisons et nues propriétés dans tous les quartiers de la Ville et de la Banlieu, BUREAU à la COMMISSION des IMMEUBLES, No 71, rue St-Jacques Montréal.27 août 1581.\u2014fm.Bureau des Commissaires d'Ecoles Catholiques Romaines de la cité de Montréal.La réouverture des classes de I'Acacadéwie Commerciale et de l'Ecole Polytechnique de Montréal, et celle de toutes les autres écoles sous le contrôle de ce bureau, se fera lundi, le 29 août, Pour les particularités, s'adresser au Principal ou à la Directrice de chaque école, 20 août 18S1 e\u2014ins GRANDE EXPOSITION PROVINCIALE devant avoir lieu sur les T RRAINS ve L\u2019EXPOSITION AVENUE MONT-ROYAL MONTHEAL.Cette Exposition sera «divisée on trois départements : Département d'Agriculture, département Horticole et département Industriel, OUVERTURE MERCREDI 14 SEPTEMBRE A l\u2019exposition des chevaux, du bétail, \u2018les moutons et dus cochons qui arrivent deux jours plus tard, c'ost-d-dire vondredi, le 16 Septembre.CLOTURE 23 SEPTEMBRE \u2014000\u2014 $25,000 $25,000 $25,000 offerts comme prix.\u2014000-\u2014 Les entrées dans tous les départements devront être faites aux bureaux des secrétaires, à Montréal, le ou avant le ter Septombre.On peut se procurer des listes de prix et dus formulos pour les entrées ou tout autre renseignement en s'adressant comme suit : à GEO, LECLERC, Scc.du Consoii d'Agriculture, S.C.STEVENSON, Sec.du Conseil des Arts et Manufac, Montréal 13 Août 1881.A.|.WATIER HORLOGER ET BIJOUTIER 27, RUE ST - LAURENT, MONTREAL.Mr, A.WATIER a constamment à la disposition du public un choix considérable do Diamants, de Montres, a'Horloges et de Bijouteries de Lout genre et à des prix très-modérés, Mr, Waticr apportera uno attention spéciale à tous les travaux qui lui seront conflés, juillet 9 1881 al \u2014 LIBRAIRIE Paroite @ Bourgeautt 250,-RUE ST.PAUL,-250 MONTREAL.Les ouvrages suivants sont en vente à cette Librairie à 30e le vol in 12 HENRL CONSCIENCE L'Année «es Merveilles 1 vol.\u2014 Anrélien, 2 vols.\u2014Batavia, | vol.\u2014Les Bour- Beois de Darlingen, 3 vol.\u2014Le Bourgmestre de Liège, 1 vol\u2014Lu chemin de la Fortune, | vol.\u2014Le Conscrit, ! vol.\u2014 Le Coureur des Grèves, | vol.\u2014Lo Démon de l'argent, | vol\u2014Le Démon du Jeu, 1 vol\u2014 Les Drames Flamands, 1 vol.\u2014La Fiancée du Maltre d'Ecole t vol.\u2014Le Fiéau du Village, 1 vol \u2014Le Gant perdu, 1 vol,\u2014Lo Gentilhomme Pauvre, | vol.\u2014La Guerre des l\u2019aysans, 1 vol.\u2014Le Guet Apens, 1 vol.\u2014La Jeune Femme Pâle, 1 vol.\u2014lleures du Soir, 1 vol.\u2014Histolres de Deux Enfants d'Ouveiers, 1 vol.\u2014LeJeune Docteur, {| vol.\u2014 Le Lion de Flandre, 2 vols, \u2014Maitre Valentin, | vol.\u2014le Mal du Siècle, 1 vol = La Mere Job, 1 vol.\u2014Le Marchand d'Anvers, | vol\u2014 Le Martyre d'une Mère, 1 vol.\u2014L'Uncis et lu \u2018Nièce, 1 vol \u2014L'Oncle Îteimond, L vol \u2014L'OÜr- Mheline, | vol \u2014Le Pays de l'Or, 1 vol.\u2014 n Sacrifice, ! vol\u2014Lu Sang Humain, 1 vol \u2014Scènes de la Vie Flamuudes, ?vols \u2014Souvenirs de la Jeunosee, 1 vol \u2014 La Tombe de Fer, | vol \u2014Le Tribun de Gand, ?vols.\u2014Les Vuillées Finmundes, t vol\u2014Lu Voleuse d'Enfant, | vol EMILE CHEVALIER Lo Capitaine.1 vol\u2014Le Chasseur Noir, 1 vol \u2014Les Derniers Lroguois, 1 vol.\u2014La Fille des ludieus Houges, | vol,\u2014L'lle de Sable, 1 vol.\u2014La Hurenn?, 1 vol.\u2014les Nez Porcés, 1 vol.\u2014 Pouux Itouges et Poanx Blanches, | vol.\u2014Les pieds Noirs, | vol.\u2014Poignet d*Acior, | vol.\u2014La Tew Plate, 1 vol, AUSSI 1 Les ouvrages complels de Paul Füval, Raoul do Navarsy, Alex.De Lamothe, vtc., ele: Ces ouvrages sont envoyés pur ln malle sans charge extra, sur réception du prix.La Cité du Mal contre la Cité du Bien, question uuiversitaire par Elzéar l\u2019a uin 25 c:s.Remarquez bien l'adresse.PAYETTE & DBOURGFAULT, 250, RUE ST PAUL.Visdvista rue St C'incent, Montréal.23 octobre 187 LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des rues rues Notre-Dame et St- Vincent, A.R.LONGPRE, L.O.DAVID.Maison Notre-Dame.E.MATHIEU & FRÈRE Epiceries, Vins, Liqueurs, Cigares de la HAVANt, cte.Vin de Messe, une apécinlité 77, RUE NOTRE- DAME, MONTREAL.En vous transmettant notre carte d\u2019'affaires nous avons l'honneur de soliciter vos commandes que nous renplirons avec empressement.Vous trouverez chez nous un assortiment complet «le premier choix, des prix uniformes et modérés, Vos obéissants serviteurs, E.Mathieu & Frère.11 juin\u201412 ms.GLACIERE BARIL Pour empêcher les viandes de suer, Premier prix à exposition de la Puissance, Conserve les viandes pendant les plus grandes chaleurs.En usage chez tous les bouchers et dans un grand nombre de communautés et de maisons privées.S'adresser à J, E.BARIL, No, 177, rue Laval, Montréal.1 juin.\u20143ms. LA TRIBUNE.FEUILLETON DE * LA TRIBUNE 7: L\u2019ILE DE FEU.C Suite.) De son côté, le métis, croyant qu'Alfonso nttendait une éclaircie pour l\u2019abattre, profita de l\u2019obscurité ct se sauva duns une direction opposée, Dix minutes après, quoique les nuages fussent encore plus noirs et plus opaques, les deux adversaires auraient pu continuer leur terrible duel, car les décharges électriques se succédaient avec une telle rapidité (que des lueurs sangiantes et insupportables remplaçaient sans cesse In lumière du soleil, Nos orages ouropéons sont de pid- tres accidents À côté de ces ouragans de l'équateur.On entendait comme un roulement perpétuel d'artillerie accompagné d'éclairs qui se croisaient, qui se renforçuient, qui se décuplaient À chuque nouvello socon- de, C'était d'autant plus dangoreux (jue tous ces nunges pussaient rapi- demont au-dessus des arbres sans crevor, ct que ls foudre tombait dix fois par minute sur les eddres les plus élevés, Le métis, agile comme un jaguar, fuynit avec touto lu vitesse dont il était capable.Son expérience des ouragans lui disait qu\u2019en un clin d'œil cette forêt pouvait s'ombraser, TI savait aussi, et c'était là ce qui soutenait son courage, que les tempêtes aussi furicuses que celle qui grondait sur sa têto n'étaicot pas de longue durée, Pourtant les éeluirs so succédaicnt avee plus de rage que jamais.Parfois on cntonduit un éclat dout le bruit assourdissaït ; puis c'était un autre rouloment plus épouvantablo, et un autre cncore, ct toujours! De toutes parts, de formidables étincelles électriques so précipitaient en cette mer de verdure aveo des craguements dans le ciel.La nature somblait être sous lo coup d'un écroulement immense, Autour dos f'ugitifs, les fauves, les serpents s'agitaiont et cherchaient leur salut dans la fuite.vil Gregorio commençait à perdre courage.Un écureuil foudroyé ve- nuit do tomber à deux pas de lui, ct pas une goutte de pluie.Pou à peu, pourtant, les décharges réitérées du tonnerre semblèrent moins accumulées, Le ciel commença à paraître moins noir.Los éclairs devinrent moins fréquonts.L'orage diminuait.Lo métis respira Un nunge vint à crever enfin sur la forêt.Une nappe d\u2019eau sc répandit comme dans un déluge.Mais cela ne dura que quelques instants, puis le soleil reparut, I pouvait ôtre trois heures de l'après-midi.Un instant le sauvage Gregorio se mit à réfléchir pour agiter dans son fimo s'il roprondrait la poursuito d\u2019 Alfonso, Mais cette fois In chose était presque impraticable, tant ils avaiont dû s'éloigner l\u2019un de l'autre pendant l'orage.Il y renonça et roprit la route de Salem, Mais il n'avait pas marché dix minutes qu\u2019il entondit un grand bruit au-dessous de lui, C\u2019étaient doux jaguars qui fuysicot do conserve, aveo des hurlements plaintifs, Gregorio n\u2019y prit pas garde.Il continua sa routo, rampant au travers dos ronces ot des arbustes grimpants, 50 suspendant aux branches flexibles pour franchir l\u2019espace, II \u2014 était là dans son élément, et recon.naissaît parfaitement son chemin.Cependant, une bande de chats- tigres, sautant d'arbre en arbre, arriva comme une trombo do son côté.Il se crut pordu.Les félins poussaient des cris effroyables, des miaulements de terreur.Vers lo sol de la forêt, les hautes herbes, les arbustes rabougris s'agi- taiont maintenant d'une inquiétante façon.C'était un remue-ménage hideux.Les bons gigantesques montraient par instants leurs croupes lui- suntes et viqueuses, puis disparais- rniont vers l'est.D'énormes lézards fuyaient dans la même direction ; les oiseaux passaient par nuées au- dessus do ln forêt, Tl n'y avait pas jusqu'aux fourmis énormes de ces puruges qui ne prissent la même dircetion.C'était à croire que tous cos monstres se renduient à quelque horrible sabbat.Gregorio commençait A 8'inquiéter, Les chats-tigres, erinnt toujours, passèrent affolés nu-dessus de sa tôte sans le voir ou sans daignor faire attention lui.C'était étrange.D'autre part, l'émigration des reptiles ct de tout co qui vivait dovenait plus compacte.Les herbes s'affaissaient sur le passage de tant d'individus, et l\u2019on distinguuit maintenant les serpents glissants par troupe, avec des sifllo- ments, vers le fleuve ; de formidables crapauds, troublés dans leur philosophique apathio, sc hitaicnt lentement du même côté.Puis ce furent des cerfs, des sangliers, des ours, des tapirs, Une interminable caravane de quadrupèdes, Décidément il y avait quelque chose.Etait-ce uve inondation ?Car on commençait à entendre un bruit sourd venant du nordi Un crocodile, pressé, fit une trouée dans les branches d'un buisson épinoux, ot passa rapido- mont.Co no pouvait être uno inondation.Grogorio monta au fuito d'un urbro, n\u2019osant pas so dire encore : C'est un incondio | Il n\u2019out pas besoin de grimpor sur les plus hautes branches pour distinguer uno flammo immense qui s\u2019elovait au nord où à l'ouest.La forêt brulait tout entière.En tombant cinq fois pout-être la foudre avait mis le feu aux branches sèches ot aux arbustes résinoux.L'incendio s'était propagé en pou de temps, ot maintonant c'était un cerclo onflammé qui allait so rétrécissant toujours, commo pour lo cernor et l\u2019anéantir.Grogorio blasphèma ot prit son parti.Il suivit los tigres, les oiscaux, los reptilos, ot s\u2019élança vers l'ost, no quittant pas un instant Ja direction qu'avait priso les hôtos dos forêts, car il savait bien que leur instinct les guidait infail- liblomont vors lo fleuvo des Amazonos.Mais on ne pouvait se hfter.Lo fou, nvant d'éclater et do tor- dro sous ses étrointes les grands arbres, avangnit rapidemont par le sol do la forêt, où los fouillos mortes, los arbustes inflamablos prenaiont commo par onchante- mont; on sorto qu'avant d'avoir l\u2019incondie à craindro, avant do courir lo risquo d'dtre brûlé vif, on était monacé d'asphyxie, car la fuméo sc répandait déjà pres- quo sous los piods du sous-officier, ot montait opaquo vors la voûte du bois.Grogorio fou de pour, bondis- sait do branchp en branche sans 80 soucior des déchirures, dos pi- qâres horribles, ot laissait à chaque pas un lamboau de sos vôte- ments ou de su chair.Uno bande desingesaffulés pas- su auprès de lni on jotant dos cris do torrour ot on fuisant les grima- cex Jon plus affreuses.Pendant plus d'un quart d\u2019heure, il lutte d'agilité avoc les quadrumancs, ct fit autant de chomin qu\u2019eux.Quelle journée! Ti fallait que cot homme efit uno constitution do fer pour trouver oncoro lu force do fuir après les incalculablos fatigues qu\u2019il avait éprouvées depuis douze heures.Enfin il sontit un peu do frai- chour duns l'atmosphère : le flou- vo no pouvait pas être loin.En ce moment, cet homme, sanglant, couvort de moustiques do la téte aux pieds, totalemont nu, était affreux, Il eût été difficilo au plus export dos naturalistes do décidor si c\u2019étuit un homme plutôt qu\u2019un singe.Et cepondant il franchissait toujours los obstacles commo si la fatigue {lui \u2018out oté inconnue.Ses bras et sos jambos s0 détendaïiont ccmmo s\u2019il oùt ou pour muscles des resorts d'acier.Enfin un dernior chène se trou- vu devant lui, et il aperçut l'im- monso flouve dont le terrible courant ontraînait déjà mille animaux fuyards se dirigeant vers l\u2019autre rive.A sos pieds, uno placo sa- blonneuso do vingt mètres do largo ot s'étendant assez loin de l\u2019un et do l'autro côté.Mais sur cotto plage, rounis comme pour une nouvelle arche do Noé, tous los animaux do cos latitudes, affolés bondissant, se déchirant les uns los autros, hur- lunt d\u2019uno façon lamontable, grattant le sol do lcurs griffes, et mottant lo noz au vent pour aspirer los symptômes d'incondio.C'était épouvantablo ! Doscondre là, afin de sautor dans lo fleuvo, aurait été do la folie.Entro les pattos dos ja guars, des singos, de tous cos tros voués à In mort, on voyait rampor ane multitude innombrable de roptiles, depuis le sorpent-liane, fin comme uno baguette d'osior, jusqu'a I'énormo constrictor.Tout colu grouillait, so Lordait, sifllait, puait, et par intorvalles, pouasé par la musse des nouveaux arrivants autant que par l\u2019instinet do la conservation, tout cola sc jotait à corps pordu dans le flouvo, où los crocodilos faisaient bonne chasse.Gregorio tromblait do tous sos membres.Autour de lui, los som- mots dos arbres étaient peuplés de singes, d\u2019écurouils,do scorpions,do sorponts et d'oiseaux.Ces der- riors, rondus furioux par l'odeur do ln fuméo qui parvonait déjà jusque-là, fuisnient un magnifique massncro do reptiles.Et tout autour Uno nuéo do moustiques, s'épaississait à chaque instant davantage, monngait d'intorceptor la lumidre du soleil.Tout à coup les hurloments ro- doublôrent, ios sifllemonts devinrent plus aigus, un ébranlomont out lieu dans toute cotto masse : les écurouile s'élancèront dans l\u2019os- paco eans but, les serponts bondiront do cote ot d\u2019autre, los cisoaux s'onvoldront, ot la nuée de moustiques s\u2019avanga vers le miliou du flluvo.La place était nette, Il n\u2019y avait plus sur Ia plage quo les cadftvros des victimes do cot hor- riblo sabbat.À Continuer.ENCORE BIEN ASSORTI! 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