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Titre :
La Tribune
La Tribune continue le combat politique que son propriétaire-rédacteur, Laurent-Olivier David, avait mené dans L'Opinion publique et dans Le Bien public.
Éditeur :
  • Montréal,1880-1884
Contenu spécifique :
samedi 8 octobre 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Tribune, 1881-10-08, Collections de BAnQ.

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[" VOL.1.\u2014No 61.MONTRÉAL, SAMEDI 8 OCTOBRE 1881.LE No.2 CENTS, JOURNAL HEBDOMADAIRE.L O.DAVID: RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.BUREAUX : 25 Rue Ste-Thérèse.W.F.DANIEL : ADMINISTRATEUR, ADMINISTRATION.LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE l\u2019arait tous les samedis.Les abonnements datent du for ot du 15 de chaque mois, ABONNEMENT.Un ane.o osvuss 00 vos0su000000cee $1.00 SÎX MOÎS n\u2026\u2026.20vsenvovsoramercce 0er $O.50 Le numéro 2 Cents.AYABLE D'AVANCE.W.F.DANIEL, ADMINISTIATEUR LA TRIBUNE MonTnéaL, 8 Ocrosre 1881, Les hommes forts canadiens par M.Montpetit.J'emprunto à l\u2019Abeille de 1859, quelques notes historiques sur ce sujet, qui vont servir de cadro à uu petit tableau dont Gronon cst le principal personnage : « Lors de la prise du paya, en 1859, In baio Saint-Paul out sa grande part des malhours do la guerre.\u201d Lo capitaine Gorham, dit un mémoiro du tomps, revint le 15 août 1756, d'une excursion pour laquelle il était parti dès lo commencement du mois.Il avait en sous scs ordres 150 voltigours, un détachomont dos divers régiments des montagnards, des marins, formant on tout un corpa d'environ 300 hommos.Tis mon- tuiont un vaisseau armé ot trois wansports, Il avait aussi sous ses ordres un licutensnt dé marino ct quelques hommes de sorvice pour los nidor.Voici lo rapport qu'ils firont de cotto expédition.\u2014 Tls rucontont que lo 4 août ils se rendiront à la baie Saint-Paul, paroisse où ils trouvèront environ deux conts hommes qui se montrèrent très-netifs à détruiro los ombarcations anglaises, À trois lioures du matin, le capitaine Gorham avait pris terre, passant à travers deux de leurs gardes, d'environ 20 hommes chaque, qui avaiont fait sur los troupes anglai- tes un fou soutonu ;pondant quel.quo temps, mais environ déuz heures après on les avait forcés da quitter lours rotraitos; ils se rotirèrent dans los bois ct abandonnèrent totalomont leur village qui fût brûlé subséquemment.Ce village consistait on uno cinquantaine do bonnes maisons et de grangés.La plus grunde partio dn bétail avait été tuée.Lo parti rapportait do plus quo co jour-là, il n'avait pordu qu\u2019un soul homme, outro doux blossés, mais quo los français avait ou doux des lours tués ot\u2019 qu\u2019ils avaiont réussi à enlevor.\u2014Quo do \u2018là, il s'était rondu À la Malbaie, dix lieucs à l'ost \u2018mais sur là même rive du fleuvo où il avait détruit une autre bello paroisse, d'où il avait fait déloger les habitants avec lours bestiaux, sans perto aucune ; qu\u2019onfin il avait fait une desconto sur la rive sud, vis à-vis l\u2019Ilo aux- Coudros ct qu\u2019il avait détruit, en partio, los paroisses do Suint- Roch ct de Suinto-Anno, où il avait remarqué de bien belles mui- sons, de Lonnes fermes, qu'il avait chargé, en cet endroit, les vaisseaux, de gros bétail, ot qu'il était rovenn de cetto expédition, \u201d Voici, à présent, la tradition de la paroisse: lorsquo la flotte anglaise remonta io fleuve, elle mouilla à l'Élo- aux - Coudres lu voillo do l'Asconsion et ello remplit les habitants d'uno si grande fraycur que Ia plupart des fommes passéront à la Buie ot allèrent se encher dans les bois, avec los familles do cotte paroisse, qui no s'élevaiont pas alors 4 un cont.On sait d\u2019aillours quo le gouver noment frangais avait >onné ordro de fairo évacuer cotto ile ainsi quo colle d'Orléans.Ces fumilles res- tèront ainsi cachées jusqu'au com- mencomont do soptombre avec M.Chaumont.Los hommes seuls sortaient, le plus souvent la nuit, pour veiller À leurs travaux des champs ob élever des fortifications de sablo sur le rivage.Ou voit encore aujourd'hui ces fortifications quo l'on appelle les Canons, Lo capitaine Gorham dit, dans son rapport n'avoir ou qu'un sou) homme tué, mais on usure que plusiours curont lo mêmo sort et qu'on les jeta dans l'étang do lu la chapollo, près duquel plusiours coups do fusil furont échangés, à l'endroit appalé la Pointe d'Aulne Los Anglais firent deux priron- niors, Tromblay, dus Ebouloments ot Jean-Baptisto Grenon, natif do la Pointe-aux-Tremblos, ot le pro- mier de ce nom résidant à la Buio Saint-Paul, Ils les amendront tous doux À bord, les mains liées der- ridro lo dos.Tremblay était polit ot gréle, mais doué d'un grand courage: il rugissait do se voir airsi los mains liéoset livré aux insultes, aux raillerios d\u2019une troupo de soldats reudus furieux par los avaries quo four avaient causéos do pauvres diablos do paysans armés tout au plus, do quelques vioux fusils, Grenon, lui, marchait tranquillement, baissant le front sous son malheur ot racovant-sans sourciller les crachats qu\u2019on lui lançait au visage.Souloment, lorsqu'uno pointo de bayonnetto lui piquait trop rudement les reins, qu'il sentait son sang coulor sur son corps, il s'arrdtait pour regarder lo lâcho qui l'avait ainsi maltraité, et le plus souvent, ce soul regard mettait lo bourreau on faito ou lo laissait confondu.C'est que Gronon était un hom- mo d\u2019une force surkumaine, ot quo commo tous les hommes ainsi puissammont (rempés, il était froid, calme ot patient.Maudits habits rouges! démons d'enfer! brûlots du diuble ! tueurs de femmes! hurlait incessamment Tremblay, aux oreilles de wes tourmenteurs qui ne comprevaient pas ses paroles mais qui comprenaient bien sa colère et s'en amusnieat A gros rires.Mais il fallait À ces (rois cents braves, que vingt hommes mal armés avaient, de leur propre aveu, tenus en échec, pendant deux heures, il leur fallait, un plus ample divertissement.À pciuc ont-ils mis le pied sur leur navire, qu'ils s'emparent de Tremblay, le font asseoir sur de ces planchettes sur lesquelles les matelots so hissent au haut des mits pour les réparer ou les astiquer, suivant le besoin.Trop faible pour opposer aucune résistance, Tremblay se Inisse hisser ainsi jusqu'aux plus hautes vergues.Arrivé à cette hauteur, deux inatelots ge saisissent de lui et lo précipitent à la mer, au milieu des cris ot des Lanrrais foroénés de leurs compagnons restés sur lo pont.Grenon a vu son pauvre ami tournoyer dans l'air ct venir s'aplutir sur les vagues, un éclair do vengeance a passé dans ses yeux, On repécho à la liâte le malheureux Tremblay, on le remonte sur le pont, tout pantelant, tout brisé ct respirant à peine.Mais sans lui donner le temps de so remettre, on le hisse de nouveau, sur Ia planchetto et le même jeu va ro- commencer.\u2014Ârrêtez misérable! s\u2019écrie Grenon, vous allez tuer cot homme! Et d\u2019un brusque mouvement, il rompt les liens qui lui saisiesent les poi- gnets\u2014culbute cing à six soldats qui le séparent de son ami, ot leur dit à tous :\u2014\u201c Maintenant, venez lui toucher! 11 y avait tant de fermeté dans son attitude, les soldats qu'il avait couchés par terre d\u2019un seul mouvement de ses bras avaient été tant rudoyés que le capitrine Gorhamadmirateur passionné de ln force physique\u2014s'empressa d'intervenir.\u201c Tnissez cet homme tranquille, dit-il à ses soldats, en désignant Tremblay, ct vous Grenon, vouoz avec moi.\u201d Grenon so calme, redevient doux, et livre de nouveau scs mains aux chaînes.Content d\u2019avoir aauvé son ami, il suit le capitaine dans sa cabine.Gorham lui offre un verre d\u2019cau- de-vie, cause avec lui de sn forco extraordinairo, palpe ses muscles de fer ct resto stupéfié en présence d\u2019une si belle machine humaine, Ce tdted-téte do Gorham ct de Grenon avait duré moins d\u2019un quart- d'heure, et lorque lo pauvre prisonnier revint sur le pont, son ami Tremblay avait disparu.Il s'avança tu pied du mât où il l\u2019a laissé à demi-mort, Los soldats qui s\u2019y trouvent réunis lui livrent passage, mais à peine eat-il auprès de la planchette que dix des plus résolus se précipitent sur lui.Il a les mins liées et bien liées cetto fois, il ne peut se servir de ses pieds tant on le presse de prés, il ne peut se défendre, mais il sent qu'il peut résister, dix autres viennent se joindre.Efforts inutiles! Grenon reste debout sous leur masse grouillante et cffrenée, immobile, inébranluble comme un rocher sur lequel se tordent vaine- nement les vagues.Le bruit de cette lutte arrive aux oreilles du capitaine, qui survient souduincment, ct fait licher prise aux assaillants.Greuon parait à peine ému, et le premier mot qui s'échappe de su bouche : \u201c Qu'\u2019out-ils fait de Tremblay, demanda-t-il au capitaine ?Où est l'autre prisonnier?dit alors Gorham, ou s\u2019adrossant à ses soldats ?\u2014Pas une réponse, pas un mot.Gorham qui a compris retourne encher =a honte dans sa cabine, Après l'intervention do Grenon, Tremblay avait été saisi de nouvoau, hissé sur la planchette et précipité à In wer.À la troisième passe de cé jeu de cannibales\u2014le pauvre Tremblay n'était plus qu'un eaduvre, qu\u2019on laissa à In mer le soin d\u2019eu- gloutir.Un Lomme de moins, un crime do plus, qu'était-ce pour cus intrépides et généroux soldats ?Dès que Grenon avait reparu on avait tenté de l'asscoir à son tour sur lu fatale planchette ; \u2014on a vu comment il y échappa.Cependant In protection de Gurham ne le défendait pas contro les railleries, les insultes ot les provocations de ses vaillants compagnons d'armes.ll résolut alors, pour le sauver, du le débarquer ct de l'envoyer au Sault-Montmorency.Là, un matelot robuste, prenait plaisir à donner, de temps en temps, des chiqueuaudes sur lo nez de Greuon qui en pleurait de colère, Colère du lion que la mouche à piqué.« Faites-moi délier les mains, dit- il au capitaine, donnez-moi une chance contre cet insolent.\"\u201d Lo capitaine acquiesen à sa demande, Grenon n les mains libres, L'imprudent matelot veut continuer sa farco; mal lui cn prend, car du revers de In main seulemont, Grenon l\u2019étend sur lc plancher où il expire quelques minutes après, .Gorham plein d\u2019admiartion remet son prisonnier cn liberté.On cite de ce Gronon, nombre d'autres faits prosqu'incroyables et sn réputation était telle qu'on dit unco- ro aujourd\u2019hui: \u2018\u2018 fort comme Grenon, \" LOIS CIVILES DU BAS- CANADA.Régime Hypothécaire.Suite, Lorsqu'on n passé In loi obligeant le créancier à faire faire les radin- tions partielles et définitives, a-t-on songé aux petites affaires à ln petite propriété, aux propriétaires de fonds do pou de valeur qui composent les trois quarts des habitants .du pays ?Je connnis/des paroisses cutières où on vend des terres depuis mille A deux, trois et quatre mille francs payables souvent par des vorscments de coul ct deux cents francs; quelle charge écrasante pour les petits propriétaires d'avoir à payer 82,00 à chaque accompte pour quittance ct radiation ?Pourquoi n'avoir point laissé cos pauvres propriétaires libres d\u2019affranchir leurs propriétés au Bureau, lorsqu'ils en auraient sonti le besoin?Dans le cours de ma pratique, je n'ai presquo jamais fait effectuer de r diation et mes clients n'ont jamais eu rien A souffrir ; d'ailleurs il cst suffisant de faire radier tout à la fois au dernier paictucnt, avec une seule quittance.Encore l'avantage de I'enrégistre- ment par sommaire ; quelle nécessité y a-til de faire cnrégistror en entier un contrat de mariage, un ucte de tutelle, Un jugement ct autres doeu- ments créant une hypothèque géné- raie, légale ou tacite, qui nécessite un avis; pourquoi doubler de suite les dépenses; la propriété est bien assez grevéo; qu'on rétablisse cette loi sage d\u2019enrégistrer par sommaire en duplica ot il n\u2019y aura qu\u2019à déclarer au sommaire que l\u2019hypothèque légale frappo tel fonds.Lo système du dépôt de l'avis ne peut être utile qu'au cas d'anciens cnrégistrements, le simple dépôt on devrait être suffisant avec la mention qui devrait âtro faite en marge de l'enrégistre- ment auquel il réfère, formalité qui pourrait être remplie pour vingt-cinq centins suivant l\u2019estimation qui cn a été faite par M.Crémazie, l'auteur d'un projet de loi présenté en Ohambro en 1865, par N.Cazault, pour touto espsce do certificat; il eût été à désirer que le ministère public fixant le traitement des Régistrateurs so fit aidé du tarif d'honoraire proposé par M.Orémazie, ct aussi eût lu un articla de M.Troplong, sur la transcription, p.482, no, 386, «le salaire alloué aux conserva- tours des hypothèques pour la transcription des actes de mutation a été réduit à 50 centimes par rôle de vingt-cinq lignes à la page do dix- huit syllabes à la ligne, » Le tarif des régietratours est ai bien fait dans lour intérôt qu\u2019ils no manquent point d'exiger pour l\u2019enré- gistremont du document le plus court 81 dont 50000 pour lc certifi- cat, ot si en mêmo tomps il s\u2019agit LA TRIBUNE \u2014 d'un acte d'acceptation, ratification, cautionnomont, notification ct enfin tout autre acte qui pour ls plupart ne contiennent point au-del de 150 à 200 mots ; encoro $1.00 pour co document dont moitié pour le cortificat; pourquoi ne point njouter douze sols pour chaquo cent mots de oct ncte additionnel, le même certificat devant com- prendro le tout sans autre charge.La radiation est une charge beaucoup plus forte qu'on ne le pense.Dernièrement ayant fait radier une hypothèque qui re trouvait répétée dans des notes de délégation cnrégis- trés, il en u coûté 83.00 pour Mrlo régistrateur seulement.C\u2019est une preuve que notre système d'enrégis- trement a grevé la propriété foncière surtout ln petite propriété, autant sinon plus que les droits seigneurinux.Cependant Troplong, transcription hypothécaire p.268 no.222, dit qu'une scule mention suffit pour le cas do la transcription.Je reçois à l'instant un titre du Shérif; qu'on m'explique, s'il cst possible, quel a été le but du lépisla- teur do charger ainsi la propriété de l'enrégistrement do co titre dans touto son étendue: formule impri- méo, style inutile A la publicité, ste, el encore du dépôt d\u2019un duplicata de eo même titre, ce qui coûte 81,00, outre des honoraires pour des radin- tions inutiles.Cependant dans le Ilaut-Canada on a trouvé le moyen de fairo enré- gistrer un titre de Shérif au moyen d'un certificat pour soixante-et-dix centine.Jo parlorai plus tard des lois d\u2019en- régistrement du ITaut-Canada ct surtout du traitement des régistrateurs qui n\u2019est pas fixé comme dans le Bas-Canada par lo ministère public, mais bien par une loi passée par les représentants du Haut-Canada qui, eux, surveillent les intérêts de leurs constituants.À propos de cette loi ordonnant l'enrégistroment des titres du Shérif 1862, ¢.11, 5.3, qu\u2019il me soit permis de m'élaver contre cetto loi immorale et inique.Comment lu législature a-telle pu consentir à spolier ainsi les droits lcs plus sacrés de la femme, de la veuve ct de l\u2019orphelin?Tous lcs peuples du mondo v'ont-ils pas repoussé l\u2019idée de donner un effet rétroactif à la loi ?On enit qu'avant cette loi le douni- ro non ouvert n\u2019était point payé par le décret, Combien do propriétés out été vendues à vil prix par le Shérif daus ln crainto do l\u2019éviction à cause du douaire; l'adjudicataire devenait propriétaire d\u2019un fonds au tiors ct au quart de sa valeur, mais arrivant l'ouverturo du dounire, il se trouvait obligé de lo payer à la veuve ou à ses onfants.Coci est arrivé À ma connaissance plusieurs fois, mais dans une circons- tanco surtout où tous les habitants du lieu connaissaient los faits, Un emplacement daus un beau village de ln valour do 81,000 a 82,000 affecté à un douaire préfix de $2,000 bien et dâmont conservé par Venré.Fistrement, à été vendu pour 8400.00 parce qu'on craignait l'éviction à cause du dounire.\u2018A ce compte on doit diro quo l'adjudicatnire garduit en ses mains le douairo, car lo prix payé équivaluit à poino à l'usufruit do la propriété qui lui était assurée durant la vio du mari, et encore il courait la chance quo le dounire n'eut point lieu, Maintenant considérons les dispositions révoltantes de cette loi, « Section 3 : chaque acte de vente « consenti par un shérif, ou chaque «a acte de vente consenti par un juge «uu commissaire en banqueroute, « jugement de ratification de titre, «rendu, ou adjudication judiciaire « par licitation forcée, faite avant la «mise en vigueur du présent acte « pourra être cnrégistré cte\u2026 à la « demande de toute personne que ce « soit et tel cnrégistrement sera ré- «puté un cnrégistrement de la « décharge ou estimation de toutes «les hypothèques, y compris toute « hypothéque enrégistréepour assurer « lo douaire préfixe sur telle propriété « qui est purgée par (elle vente par « shérif [décret] vonte en banque- « route, jugement de ratification ou t adjudication judiciaire par licita- u tion fureée ct telle décharge ou «extinction sers on Conséquence « entrée par le registrateur en regard « de l'entrée de chaque hypothèque « ainsi déchargée ou éteinte, » Les commissaires de notre Code, au T'itre 18e, de l'eurézistrement des droits réels, art.57, 58 ct 59 som- blont avoir trouvé inutile le dépôt du duplicata du titre et il ne parait pas uon plus qu'on ait voulu conserver l'effet rétroactif do la fameuse loi de 1862, A continuer, AVIS.M, Hardy n'est pas l'agent de lu Tribune aux Iitats Unis ct personne en dehors de lu province de Québec d'est autorisé À recevoir de l'argent pour nous, Ou no devrait jumais faire d'affaires avec des gens non autorisés.\u2014\u2014.La Retraite de M.Mercier, M.Mercier annonce qu\u2019il se retire de la politique.Sa retraite est un coup fatal porté au parti libéral et un malheur pour la province do Québec.ll se retire au moment où la province n le plus besoin des talents et de l'expérience de ges hommes politiques.Co que nous avions prévu arrive.M.Morcier s'aperçoit qu\u2019il use ses forces et «a sauté, ruine l'avenir de su fumille duus des luttes aussi sté- viles pour lu province que pour lui- même, Il a constaté qu\u2019il ne suff- Sail pas d'avoir de la bonne volonté, du patriotisme et de l'intelligonce pour réussir dans un paya où l\u2019os- prit public manque presque comple tement.Il était convaineu qu\u2019une coulition élait absolument nécessaire À lu pro\u201cince de Québec pour opérer les réformes que requiert sa situation financière; or, voyant que l'esprit de parti et l'intérêt personnel dominent en co moment tous les esprits, mettent À néant les meilleures intentions, il a cru devoir se retirer.Si on avait suivi nos consoils, si lui-mêmo avait moins craint de froisser certaines personnes, il travaillerait aujourd'hui, dans un mi- vistère fort et populaire, à Ia prospérité de In province de Québec et assurerait le suceds et le triomphe de ses idécs patriotiques.N'aurait-il pas plus rendu service À ton pays ct À son parti cn entrant dans un gouvornement qui accoptait on grande partic zon programmme, qu'en laissant lo champ libro à coux qu\u2019il redoute ?Couvaineu comme il l'était qu\u2019une coalition était nécessaire,il nurait dû la faire sans s'occuper des cris du fanatisme et de l\u2019esprit de parti, Nous apprécions les motifs qui l'ont fait agir ; soupçonné, il n'a pas voulu exposer su réputation à la colomuie, il n\u2019a pas nssez eu confiance daus le sentiment public.Mais inutile de reveuir sur le passé, Est il temps encore de retenir M.Mercier ?Peut être.Les premières paroles que M, Chapleau a prononcées à son retour d'Europe ont été des paroles de pnix ct de conciliation.Après la discussion brûlante provoquée pur nos révélations on s'attondait à ce qu\u2019il profiterait de la première occasion pour se diseulper aux yeux de quelqes- uns de ses amis, Mais non, M.Chapleau connait le sentiment public, il sait que ce qu'on lui reproche come un crime fera sa force dans les prochaines élections, T1 u de plus constaté en France que nos divisions nous faisaient du tort, il cst convaineu que nous pourrions faire do grandes choses si nous étions unis, Nous avons mis du temps à nous décider à l'uccepter comme premier ministre d'un gouvernement de coalition, mais, il ne peut et ne doit céder sn place à persoune avant d'avoir assuré le succès du mouvement français dout il est l'âme.11 ne pout donc pas être question de sa retraite dans l'intérêt mêmo de ln province; notre conclusion est que tous ceux qui sont cn faveur d\u2019une coulition doivent nécessairement accepter M, Chapleau comme premier winistre.Tous leurs efforts doivent tondre à l'entourer d'hommes forts ct possédant laconfiance publique, Si donc M.Chapleuu veut +incè- rement attacher son nom à l'œuvre patriotique de la récencilintion des partis, qu\u2019il fasse aux libéraux des propositions honorables et offre do travailler à l'exécution d'un programme pratique et national.Mais, va-t-on dire, n'avez.vous pas admis vous-même quo MM.Mercier ct Langelier ne voulaient pas faire partic d'un ministère dont M.Chapleau serait le chef ?Oui, mais cet.c fois, nous croyons que tous les l'bé- raux qui comprennent la situation de lour parti ot do leur pays, que tous les hommes de bon sens exerceraient sur leurs chefs une pression suffisante pour les décider à necepter.Nous ne pouvons eroiro que MM, Mercier ct les autres\u2019 chefs du parti libéral refuscraient do se rendre à Ja volonté clairement exprimée de leurs meil- leues amis, des hommes les plus sages du parti libéral.Mais s'ils refusaient ! Si M.Mercior porsistait à vouloir se rotirer, que faudrait-il faire ?Nous répoudrons à cette question dans uu prochain numéro, On lisait, il y quelques jours, dans un journal français.M.CHARLES, Qui n'a été ctourdi par lo sinistre financier do cette semaine?Lan suspension des payements de la maison J.Chavillot a jeté un froid A ln Bourse; tout bas on parle de ban queroute.Les uns out dit : \u2014C'est un finaud ! D'autres : \u2014C'est un maladroit ! Le plus grand nombre a dit : \u2014C'est un fripon ! Tous sont également trompés, ct je veux vous prouver que Chavillot, le beau et brave garçon que nous il a craint d'être! \u2014 connaissons tous, n'est qu'un mal- houreux honnête homme.xx Jean Chavillot ne viut pas à Paris en sabots; il y vint pieds nus, ne- croupi sur le marche pied de la diligence de Mâcon ; il y fit son entrée comme un dieu do féerie duns un nuage.do poussière.Il avait pour protecteur dune la grande ville lo frotteur cemmissionnaire de la porte Saint-Eustache, son oncle, lequel, après l'avoir chaussé ct débarbouillé, le plaça comme nide- bulayeur dans In grande maison de banque Bernard, Avorteur ct CIE ; c'étuit en 1838, Jean avait alora nouf sos.En 1848, il etait comptable dans la maison; cu 1819, caissior; il héritait de son oncle: uno quaran- taino de mille francs.C'est en 1850 qu'il commença à fréquenter la Bourso; cn 1851 il jouait À son compte, assez heureusement pour ouvrir sa maison de banque en 1854.Jean, banquier, resta le même : rompu au travail depuis l'eufance ; c\u2019est en vain qu'il aurait voulu paresser, l\u2019habitude féroce l'éveillait à six heures du malin, il descendait duus ses bureaux, et c\u2019est en regardant vingt fois ra montre qu\u2019il attendait ses omployés | Aussi quelle maison, il n'y avait ni jour ni heure do paiement, les titres étaient toujours soldés à présentation; le papier de la twnaison Chavillot ne s\u2019escomptait pas, il se changeait.xt C'est À cette époque qu\u2019il épousa Marie du Houlet, unc adorable fille de viogt ans, qui Ini apporta en dot un peu d'anglais et de piano; il l'é- pouss malgré les offres brillantes, malgré les conseils, parce qu\u2019il se savait aimé, Pp Au reste, qui n\u2019aurait pas aimé Chavillot; joune, beau, distingué ct bon, .ct lui comme il adorait Marie | J'ai dit: une adorable jeune fille, jugezen: un air doux ct honnête avec un nez fin à narives roses; uno bouche petite à lèvres épaisses, des sourcils bruns et des cils noirs autour de grands yeux bleu-brun, le visage ovale-long, des oreilles comme des petites coquilles de nacre rosées, tout cela encadré de cheveux châtain- blond, fins et brillants comme la soic, Ils étaiont heureux et ils s'aimaient.Ah! ce fut un heureux ménage, que bien des gens regardèrent avec envie, * x Deux bebés viurent encore ajouter du bonheur A cette vie heureuso.ot Jean, tout entier à son intéricur, confin sa maison aux soins de Charles.M.Charles, lo cousin de Chavillot, un homme qu'il avait fait venir du pays, qu'il avait dressé, qu\u2019il traitait comme un frère, ct cn lequel, à justo titre, il plaçait toute sa confiance, M.Charles était un grand garçon bloud, au nez un pou Intgo\u2014nez de Savoyard\u2014bouche fine aux lèvres minces, à l\u2019œil doux sans couleur et sans flamme, teint frais.l'air timide et gauche.Souvent, le soîr, à table\u2014NM.Charles prenait sos ropas avec Chavillot, Marie plaisantait le panvro diable, \u2014Il nous aime tant, disuit Chavillot, pourquoi es-tu méchante avec lui ?M.Charles sourinit cb embrassait les bébés, * * * Sevens essrrtee eoseasenttrtnnvaraas.,,., La veille de la dernière liquidation, Chnvillot descendit à ses bureaux et constata que Charles était en retard.À neuf heures, le facteur lui remit une lettre dans laquelle M, Charles lai disait qu'indisposé il emploierait ln matinée à ge soigner, Chavillot tranquillisé prit brava, ment la cnisse, Un homme se présentant pour un remboursemont, Jean, qui avait une double clef du coffre, ouvrit pour solder, Blême, il fut forcé, car il allait tomber, du s'accrocher aux moulures de fer : la caisse béante était vide ! Il paya avec son argent de poche, Seul, il s\u2019enferma dans le bureau fouilla les livres, les tiroirs, l'argent rentré la veille pour la liquidation du lendemain avait été volé, La sucur lui mouillait le front, \u2018a fièvre le faisait trembler, il remonta chez lui; sa femme était absente.deux heures après seulement, elle rentra.Jean ragcant ot blasphémant lui conta tout.Marie se jeta dans ses bras.longtemps ils restèrent ninsi pleurant ct chorchant À paror l'affreuse catastrophe.C'est Marie qui, Ia première, parla de suicide.La mort cusemble, dans les bras de l'un de l'autre; Jean ne voulut pas du sacrifice ; l'épouse de l'homme perdu pouvait se tuer, la mère ne lo pouvait pas.Quelle résolution terrible fut prise dans cotte chambre ?Dieu le sait ! Le soir, Marie, éplorée, se rendait chez sa mère.*T% Soule, dans sa chambre, Jean pleu ra, disant tout bas: \u2014Qui voudrait y croire?.0n dira que j'ai fait une adroite spéculation, que Charles n\u2019ést pas un voleur, qu'il est mon complico.Allons.Et il tortillait dans ecs mains un petit paquet do poudre blanche.Lorsque ces yeux rencontrèrent les portraits de ses enfants ct de sa fem- te, il so rodressait, respirait bruyam- went et rilait \u2014Oh! non, non co serait un eri mo! Mais alors il lui semblait entendre ces mots de sa femme : \u2014J'aimo mieux, vouve, mourir de douleur que de d'entendre appeler banqueroutier, L'air manquait à ses poumons.Doc sa main fiévrouse il arracha col ct cravate, cssuys la sueur qui mouillait son front, puis vida toute la poudre blanche dans un grand verre d'eau.Cela fait, il appuya sa main sur sa poitrine dont les battements faisaient plus de bruit que le balancier de la pendule\u2026 ct, fermant les youx, il but.Une grande mi nute il resta debout, cfimyé de ce qu'il venait de faire, et luttant contre les hauts cœur \u2014 tout le paquet de poudre, Il sc diriges vors sa couche, Le malheureux, il croyait que la wort attendrait son sommeil pour le vonir prendre.xx Pauvre Jean! quelles souffrances, quels cris dans la chambre! Son do- meslique éveillé enfonça Ja porto et courut au médecin.Brof, Chuvillot s'éveilla le matin faible, brisé, rompn, mais sauvé.Au woins cing grammes d'argenic! le fou ! Avec ln faiblesse, la raison lui vint.Après tout, rion n\u2019est pordu encore; il ne lui fuilait que du temps, sa fortune poraonnelle ferait presque face au paiement.rien n\u2019était ébruité\u2026 Charles, parti do l'avaut- \u2014 LA TRIBUNE veille, devait être bien loin ; il n\u2019y comptait plus, H envoya chercher Marie [.une houre après, on vint lui dire qu'elle n,avait pas paru chez sa mère.Ah ! le pauvre homme, commo il tremblu, Si Mavic s'était tuée ?xx 11 fut cing jours sans nouvelles.Le sixième, il reçut de la police ces mots : \u201c Une femme répondant au signalement sourni s\u2019est embarquée à bord du translantique l'Æurope ; elle accompagne un jeune homme de trente ans, blond, air timide et doux.Ils sont inscrits: M.Charles Meulan et sa dame ; ils ont deux enfants.Jean resta quelques minutes ané anti après avoir lu; puis, riant et criant, il sortit parlant tout haut, marchant sans but.On no l\u2019a plus revu ! est-il vivant, ou mort ?Le Star.un journal anglais qui sait en général de quel côté soufile le vent de l'opinion publique, vient de publier un article on faveur d'une conlition des partis.Ou vorra par les extraits qui suivent que les idées de ce journal concordent parfaite- meut avoc les nôtres, \u201c Où repèto sur tous les tons, dit- il, que la province est en banqueroute, Il est vrai que sa situation n'est pas florissante, mais elle n\u2019est pas aussi mauvaise qu'on le dit.Notre dette s'élève, il est vrai, à environ 817,000,000, mais nous avons comme actif notre chemin de fer ct cc qui cst dQ par les municipalités, \u201c Vendons le chemin de fer, faisons payer les municipalités et il nous restera uno dette d\u2019environ 6,000,000, \u201c Une grande partic/de nos revenus étant absorbée par le paiement des intérêts que nous sommes obligés de payer sur les emprunts faits pour construire le chemin de fer du Nord, la vente de co chemin dégreverait considérablement notre budjet.Et même dans le cas où on le garderait la coalition en nous donnant un gouvernement fort nous permettrait de lui faire produire quatre à cinq cent mille piastres.\u201c Maintenant quo de reductions et de retranchements ne pourrait pas faire un gouvernement assez fort pour opérer des réformes sérieuses et nécessaires ?\u201c* Nous dépenses pourraient fuci- lement être réduites de quatre à cinq cent mille piastres par un ministère qui noeraindrait pas de mottre hache en bois, \u201c Voilà pourquoi nous demandons {ue les hommas gages des deux partis se donnent la main pour restaurer l'état financier do notre province, Lorsque ce résuliat aura été altoint, ils pourront alors, s'ils le voulent, se Lattre autant qu\u2019ils le voudront, * Un rapporteur du Star est allé demander à M, Mercier son opinion sur ln situation financière de la province, Nous résumons ce que M.Mercier a répondu : Voici en quelques mots, dit-il, la situation de la province.Nous avons une dette de 817,000,000 dont l'intérêt et le fond d'amortissement a\u2019élèvent à un million par année.Pour rémédier à cette déplorable situation Je sugigère de vendre le chemin de fer du Nord qui ne paiera jamais eatre les mains du gouvernement.Bieu adwinistré il pourrait rapporter quatro A cing cont mille pinstres par année.Je crois qu\u2019on n\u2019aurait pas de peine à le vendre huit millions qui à 5 par cent donncraient 8400,000.Je crois aussi que dans notre province commo dans Ontario les municipalités devraient payer leur part des frais de l'administration de la justice qui sont de $170,000 plus élevés ici que là.Il y n dons une économie d\u2019environ 170,000 à réaliser dars co département, Il y à maïntenant nos nombreuses maisons de charité qui nous coûtent 8270,000 par année.C'est une question délicate,mais vl les circonstances, cclles de ces institutions qui ont de la fortune feraient, sans doute, des sacrifices pour sauver la province, Ilya encore moyen d'économiser une centuine de mille piastres en rognant dans tous les départements les dépenses inutiles.Voilà les moyens par lequel on réussirait à éteindre les déficits qui menacent l'avenir de notre province.e\u2014_\u2014____.\u2014 \u2014\u2014 1837 - 38.Nous nous proposons do torminer en quelques semaines l'histoire des hommes et des événements de 1837 38.Nous invitons encore uno fois coux qui pourraient nous envoyer des documents et des renseignements à nous les faire parvenir.On sait que Garficld était ennemi juré des Mormons ct qu\u2019il se proposait de détruire cetto secte ridicule.Quelques jours avant sa mort, le Président a reçu du chef des Mormons l'adresse suivante : « Pendant que tu te tords sur le « lit de douleur, songe bien nu mal « que tu nous a fait ct cesse do nous « être hostile.Cela ne manquera « pas d'amener du bon sang daus tes « veines.Si tu étais un des nôtres, « combien de mains de femmes fidèles « viendraient to soigner.Ton épouse « n'aurait pas à rester toujours seule «à ton chevet et aurait eu avcc qui « partager ses angoisses, D'autres « cœurs dévoués eussent pris part à « tes souffrances.Sois juste, et tu « guériras.Un homme équitable ne « meurt jamais.C'est le Seigneur a qui l\u2019a dit, » Le Courrier de Montréal n tort d'attribuer à M.Morcier le pro gramme que nous avons publié dans la Tribune, mais nous croyons qu'il à raison du penser que ce programme représente et contient même quel ques unes des idées de notre ami, Nous regrettons de ne pouvoir, cette semaine, reproduire l\u2019intéressant article quo le Courrier a publié à propos de ce programme, Nouvelles Diverses.\u2014Quand on voit les folies, les cruautés, les abominations, los extravagances, l'ignorance ct la dégrado- tion do la moitié do l'univers on sa demande si on a le droit d'être si fier de l\u2019humauité.On verra par ce qui suit qu\u2019on peut être dinde ou dindon et avoir du bon.Une dinde ayant chassé une poule do-son nid, prit sa place et se mit A couver; quelque temps après elle avait quatre petits poulots qu'ello soignait avoc Ja sollicitude la plus paternelle.Un petit cnfant de deux ans appartenant à un M.Drinkwater, près de New-York, jouait dans la rue, Le chien de la maison l'apercevant courut à lui et chercha à le tirer hors du chemin; et ne pouvant y réussir il s'étondit sur lui, le couvrant complètement jusqu'à ce que la voiture qui arrivait fit passée.\u2014Un paysan davs lu Bohême ayant perdu une action qu\u2019il avait intentée contre sa femme pour divorce, devint si furieux qu'il mit le fou à sa maison, Or, comms il faisait un fort veut, le feu se communiqua aux maisons voisines ot tout le village y passa, Les gens de l'endroit cxas- pérés voulaient à tout prix pendre le malheureux.Une dume de Jersoy City fut éveilléo, In semaine dernière, à deux houres après minuit par son chat.Elle se leva et aperçut un voleur qui cherchait à allumer une allumette, Elle snisit son chat et lui jota dans la figure.La voleur dévoré par le chat qui lui lubourait le visage do ses griffes se hâto de décamper et eut toutes les pciues du monde à se débarrasser du chat.Un individu du Texns traversait un lac, ayant dans son Cnnot un quartier de bœuf.Il fut tout à coup poursuivi ot attaqué par une douzaine d'alligators qui firent tout ce qu'ils pureut pour faite chavirer le canot, Heureusomeut qu'il put se rendre à un arbre duns lequel ol monta.Mais les alligators se ran- Bérent autour de l'arbre ct parurent bien décidés à faire bonne garde, Le pauvre homme cria si fort qu\u2019on vint à son secours ct le délivra, Un renard entra dans l'étable d'un nommé Chs.Bosheu de Troy, il y a quelques jours, ct en enleva une belle poule qu\u2019il alla dévorer dans le bois, La poule avait une douzaine de poulets.Le lendemain matin les petits poulets n'ayant plus de mère étrient tristes.Un jeune coq voyant ca ani se pussait s'upprochu des petits poulets ct se mit à leur chercher de lu nourriture ct dopuis ce temps 11 remplit auprès des pauvres petits toutes les fonctions d'une mère, \u2014l y a tout lieu de croire que c\u2019est lu main des malfaiteurs qui a mis le fou aux usines de papier que M.Silfrid Delisle avait élevées à grands frais à St Jérôme, Les habitants de cette jeune ville, avec l'intelligence et l'esprit d'entreprise qui les caractérisent,se sont réunis, dimanche dernier, à leur hôtel de-ville sous Ju présidence de leur patriotique curé, M.l\u2019ubbé Labelle, ont unanimement résolu de pétitionner le conseilde leur ville aux fins do lui faire voter un subside de 81,000 pour aider à lu reconstruction des édifices incendiés.Les hubitants de la paroisse s\u2019agitaient dans le même but.Espérons que le malheur qui a frappé notre iu- dnstrieux concitoyen, M.Delisle, sera bientôt cffacé grâce à sou activité ot à l'aide des généroux habitants de St-Jérôme.PREMIÈRES ARMES.\u2014Julius Hucfner et John Locscher, figés respectivement de 14 et 13 ans ct habitant à côté l'un de l\u2019autre, dans Dominiek sttect, ont été bons camarades jusqu\u2019au jour\u2014au commencement de la semaine dernière\u2014où, ayant acheté dos poires cn commun, ils ont ou une violento discussion quand il s\u2019est agi de les partager, chacun d'eux ac- eusant l'autre d'être uv tricheur et de preudre plus que sa part.Ils se pont séparés très aigris, ct chaquo fois qu'ils so sont revus depuis cette dispnte ils ont échangé des injures, des crachats et des coups de poing.Samedi soir, les deux cx-amis se sout rencontrés dans Dominick Street; Hnefner n\u2019était pas disposé à se battre; il vouluit passer son chemin tranquillement, mais Loescher l\u2019a provoqué avec uno insistance extraordinaire et forcé à la lutte.Dès les premiers coups, Hnefner est tombé sur le trottoir, qui a été immédiatement rougi du sung coulant à flot de 8u poitrine, peudant qus Locscher 50 suuvait à toutes jambos®dans la wni- son paternelle, Le blessé à été porté à la station, où il a expiré avant l\u2019arrivée de l'ambulanco requise pour le transférer à l'hôpital.L'examen du corpsu révélé que la pentricule inférieure du cœur avait été perforée.Quelques instants après, Joho Loescher à été arrêté sur le perron de la résidence de sa famille.La première choso qu'il n dite à l'officier de police est qu\u2019 il avait agi en état do légitimo défense.En apprenant ln mert de Huefner il n° bouucoup pleuré ct exprimé do profonds regrets, tout en répetant fréquemment qu\u2019il n\u2019était pas resposable de ce malhour, que c'était lu fauto de son stempéraimuient ».Lo couteau n'ayant pas ête retrouvé sur lui, on lui a domandé ce qu'il eu avait fait et il a expliqué sa disparition par diverses circonstances qui Ont été reconnues mensongères.Il n'u pasété possible d'obtenir de lui lu verité à cet égard et l'instrument du meurlre est resté introuvable.Loescher somble penser \u2018qu\u2019en l'absenco de ectto pièce de conviction on ne pourra pas le condamner.Après que le jeune meurtrier n été conduit à lu station, il y n reçu la visit: de son père, qui lui a dit: « Je donnerais 810,000 pour que vous soyez étendu mort dans la chambre au-dessus, au lieu de votre victime.» Jolm a répondu en pleurant qu\u2019il ne l'avait pas fait avee intention, Posséricurement, des reporters sont allés le voir; il avait repris possession de lui-mêmo, ct en réponse à lours questious il a déclaré, comme aurait pu le faire un criminel de profes.ion, qu'il ne dirait pas un mot avant de s'être concerté avec son conseil.Lo père du précoce meurtrier est entrepreneur de constructions et passe pour avoir de la fortune.Le petit Garçon tué appartenait à une famille moins bien partagée sous le rapport de la richesso ; sou père est coupeur chez des drapiers, et lui-même était eimployé daus le cabinet d'un homme de loi.L'EXPOSITION,\u2014 La maison DUPUIS FRERES vient d'acheter en black, tous les Tweeds mis cetto anuéo à l'Exposition par Gault Bros., de Montréal qui ont remporté pour ces Twceds une MEDAILLE D'OR.Ces Tweeds ont été manufacturés exprès pour l'Exposition, ot il cat toujours juste du croiro qu\u2019ils ont été faits de la plus belle laine et avec lo plus de soin possible.Oui, ils sont beaux! Mais cotte raison dit-elle que pour cola ils ont êté payés bien cher et qu\u2019ils seront veudus bion cher ?Non! ! D'abord ayant été achetés en bloc sur le torraiu de l'Exposition, les propriétaires out préféré les laisser aller à bon marché plutôt que de faire les frais de transport, à leurs voutes pour les vendre ensuite par petits lots.Ensuite fla Maison DUPUIS FRERES les a mis immédiatement au taux de ses autres Marchandises c'est-à dire à 26 p.c.de REDUCTION.De sorte qu'on peut se procurer ces Superbes Tweeds aux prix ordinaires, c'est-à-dire depuis 50 cents jusqu'à $1.75 In vorgo CHEZ DUPUIS FRERES, 605, rue Ste-Cathorine, Montréal LONGPRE & DAVID AVOCATS, Coin des rues rues Notre-Dame et St- Vincent, A.R.LONGPRE, L O, DAVID, Maison Notre-Dame.E.MATHIEU & FRERE Epiceries, Vins, Liquours, Cigares de ln HAVANE, cte.Vin de Messe, une spécialité 77, RUE NOTRE- DAME, MONTREAL.En vous transmettant notre carle d'affaires nous \u201cavons l'honneur de soliciter vos commandes que nous renplirons avec empressement, Vous trouverez chez nous un assortiment complet de premier choix, des prix uniformes et modérés, Vos obéissants serviteurs, E.Mathicu & Frère.PROVINCE, OE QUEBEC } Cour de Circuit Ne, 4823, Le vingt-huitième jour de Septembre mil huit cent quatre-vingt-un.Présent l'hon.juge Rainville, Los Syadics do lu Paroisse de St-Vin- cent de Paul de Mo tréal, corps politique et dâment incorporé, ayant son principal bureau d'affaires on la Cité de Montréal, Défondeursvs Miss Rose Ann McC osky, Miss Susan B.McClosky el Miss Ellen McClos- ky, loutas filles majeures et usamt do teurs droits de la Cité de Montréal, Jane McClosky épouse séparée de lions de George Il.Kindall mantfacturier de la Cité de Montréal, et le dit Georgy H.Kmdall, en autant que besoin est pour autoriser sa dite épouse aux fins, des présentes, Bridget hotia McCloscy épouse du Frank H, Dresser, marchand- tai leur, de lu Ville de Chicago, dans l\u2019Etat de l'Hlinois l\u2019un des Etats-Unis d'Amérique, et la dit l\u2018rank 6.Dr sser en autant que besoin est pour autoriser sn (lite épouse à l'offut des prdsentes; William McClosky, commis, do la ville du Kingston dans la Province d'Ontario et, Archibald McClosy maitre chevalior, de la ditô Cité de Montréal, Défendeurs, 11 est ordonné, sur la motion des Demandours par leurs Avocats MM, Beijue ul McGown en autant qu'il appert par lo rapport de Ludger Crozo, un dig Huissiers de la Cour Supd.ieuro du Bas-Canada exerçant dans lu District de Montréal, écrit sur le bref de Somma.Ulen émané en cotte cause par les Défundeurs 13 idget DéliajMcClosky, Frank B, Dresser et Willian McClosky ont laissé leur domicile, ot la Province de Québec ; que les dits Défondeurs Bridget Délia MeClosky.Frank B Dresser et William MeClosky CG.B, G, G, CG, par un avertissement à ètre deux fuis inséré en langue française dans le papier-nouvel- tos de la Cité appelé \u201c Za Tribune\u201d ot doux fuis en langue anglaise dans le pupter-nouva'le appelé « The Star \"* no- tiflés de comparaître devant cutte Cour, et là de répondre à la demande des dits Demandeurs sous deux mois après la dernière insecsion de tel avertissement el sur le défaut des dits Défandeurs BridgetDelia McClosky, Frank B.Drosser ¢lWilliam McClosky C.B, G.C.C, do piraitro el de répondre à telle demande duns le délai ; il sera permis aux dits Demandours de procédur à le preuve et Jugement comme dans uno cause par défaut, (Par la Cour ) CHS.BONACINA, Déupté G, C.C, Montréal 1 Oct, 1831.\u2014 Bayatte § Peurgeauht 250,-RUE ST.PAUL,-250 MONTREAL.Les ouvrages suivants sont en vento à cette Librairie à 30c le vol in 12 HENRI CONSCIENCE L'Annéo des crveilles | vol.- Anrélien, 2 vols.\u2014Batavia, | vol.\u2014!.es Bourgrois de Darlingen, 1 vol.\u2014Le Bourgmastre de Liège, 1 vol \u2014Le chemin de la Fortune, 1 vol,\u2014Le Conscrit, | vol.\u2014 Le Coureur des Graves, | vol.\u2014Lo Démon de l\u2019argont, | vol.\u2014Le Démon du Jou, 1 vol \u2014 Les Drames Flamands, 1 vol.\u2014La Fiancée du Maître d'Ecole 1 vol.\u2014Lo Fléau du Village, 1 vol \u2014Le Gant perdu, 1 vol,\u2014Le Gentithomme Pauvre, 1 vol.\u2014La Guerre dus Paysens, 1 vol.\u2014LeGuct Apens, | vol \u2014La Jeune Femme Pâlo, 1 vol.\u2014Tienres du Soir, 1 vol.\u2014Histoires de Deux Enfants d'Ouvriers, | vol \u2014LeJeuno Docteur, 1 vol.\u2014 Le Lion de Flandre, 2 vols \u2014Maltre Valentin, ! vol.\u2014Le Mal du Siècle, £ voi.- 1 dre Job, 1 vol.\u2014Le archand I\"\\nvars, | vol.=\u2014 Ly ariyre d'une Mère, 1 vol.\u2014L'Oncle el la ;Nidce, 1 vol \u2014L'Oncle Reimond, 1 vol \u2014L'Urphsline, 1 vol \u2014Le Pays de l'Or, 1 vol,- Un Sacrifice, 1 vol\u2014Ls Sang Humain, ! vol \u2014Scènes de la Vie Flamandes, 2 vols.\u2014Souvenirs de la Jeunesee, 1 vol - La Tombe de For, | vol \u2014Le Tribun de Gani, 2 vols \u2014Les Veillées Flamandes, 1 vol \u2014La Volouse d'Enfant, | vol \u2014000=\u2014 Les ouvrages compluls de Paul Féval, Ruoul de Navarey, Alex.Da Lamothe, etc, elec: Ces ouvrages sont envoyés par la malle sans charge extra, aur récoption du prix.La Cité da Mal contre la Cité du Bien, question uuviversitaire par Elzéar Paquin 25 cs.Remarquez bien l'adresse, PAYETTE & BOURGEAULT 250, RUE ST PAUL.Vitdvisla rue St incent, Mmiréal.23 octobre 1870. LA TRIBUNE FOUILLETON DE \"LA TRIBUNE * UNEORGIE DANS LES TENEBRES, ( Suite.) \u2014Messicurs, je tiens plus que personne à l'honneur de mon steam bout.Si vous tuez mon mécanicien, qui dirigera le service des machines?Qu'on ne le moleste en aucune façon, «t je vous donne pour lu seconde fois mn parole d'honneur que nous serons amarrés au wharf de San-Francisco deux heures au moins avant notre concurrent.Vous pou- Vez Vous en reposer sur moi.Lu confiance absolue avec laquelle cot homme avait dit ces quelques mots cn imposa aux plus furieux, c\u2019est-à-diro aux plus ivres, et chneun recommença à crier et à boire, comme si les paroles du capitaine cussent été paroles d'Ilvangile, 1v Oceupons-nous cependant, ne Tt ce qu'un instant, do nos deux connaissances Gcorges Larrhey et François Paulaire.Le premier avait fini par prendre peur.l\u2019our l'autre, son épouvante n'avait fait que croître, jusqu\u2019au moment où le eraquement sinistre dont j'ai parlé se fit entendre.11 tomba alors en syncope pendant quelques minutes.Réfugié à l'ur- rière du navire depuis le commencement de la scène, il avait Ôté ses bottes ct son paletot, persuadé que In chaudière éclaterait d'un moment à l\u2019autre, et si cela n'arrivait pas, que le bateau serait incendié avant une heure.Mais ce qui le désolait le plus dans tout culu, c\u2019est que «a ceinture de cuir, soutenue par des bretelles, .contenait quarante mille fraucs, bien durement gagnés, et que, s\u2019il fallait se jeter à la nago, il serait obligé d'abandonner au fleuve son lourd trésor, pour pouvoir sc sauver lui- même.Une fois, sa terrour prit de telles proportions, qu\u2019il conçut l'idée de sauter par-dessus le bord ct de se sauver ainsi, Mais une pensée l'arrêta: le /'ucific qui s'avançait derrière avoc une cffroyable vitesso le broierait peut-être sous les palottos|.de res roues, et il renonga à son projet., Alors un besoin horriblo de blas- phiémer contre les brutes qui lui causalent ces atroces émotions s'empara de lui.Il cût voulu les écraser sous ses injures.Mnis la peur d'une querelle, l'effroi que lui inspirait le coûteau américain, la torreur d'un pistolut, le clondient sur place et lui glagaiont In langue.Copendant il so sentait envahi par des mouvoments nerveux qu'il ne s\u2019expliquait pas, On filait maintenant près de vingt nœuds À l'heure.La nuit était Plus noire que jamais, et les deux cheminées de tole avaient pris cette Couleur d\u2019un rouge blauc qui est le paroxysme du fou.Cette lueur éclnirait les doux navires d'un bout à l'autre, L'avario que le Sacramento nvait éprouvée était insignifiante, et d'ail- Jours, celn regardait les assureurs.Mais le Pacific 86 rapprochait.Sur les deux ponts, l'orgie était arrivée à son npogée.La lutte allait done devenir plus formidable que jamnis, Les doux chaudières éclateraient peut-être ensemble pour le pluisir des yeux ; ç'allait être un désastre incomparable, un carnage parfait, une catastrophe aussi améri- caiue que possible.Quand on à devant les yeux un pareil spectacle, On se demande si tous ces gens-là n'ont pus de fumille?C'est vraiment à le croire.Malgré son courage ct son sung.froid, Georges Larrhey avait sonti son cœur battre un pou plus forl que de coutume.Comme son compagnon, il avait ôté ges chaussures, il s'était débarrassé des plus lourds de ses vêtements ct attendait, L'orgic à ce moment venait de prendre des proportions bestinles, On avait fait porter sur le pont doux tonneaux d'alcool, et tout lo monde y puisait à plein verre, Les plus intrépides buveurs tenaient encorc tête à l'ivresse,et conti- nuziont à transporter le bois, Mais le plus grand nombro titubait en poussant d\u2019nne voix enroute des hourras éteints.Quelques-uns même avalent fini par tomber sur le pont, complètement inanimés.Du pied, on les avait poussés le long des sabords, pour qu'ils no génassent pas le sorvice, ct les hurlements conti- nunient.Autour du mécanicien l'on volti- guait toujours.Les cartes avaient roparu.Deux Kentukiens, assis chacun sur des passagers ivres-morts, jouaient une partie sur le ventre d'un trosième placé entre eux, Mais ce qui était lo plus affreux, c\u2019était une vingtaine d'individus qui psalmodiaient tristo- ment un chant bachiquo en essayaut unc danse épileptique, lente, sans entrain, qui fuisait mal à voir, Sur le Pucifie, In joie ln plus absolue régunit.On était maintenant sûr de la victoire, sans aucun doute, car des lambeaux de phrases empreintes de commisération parve- miicnt aux orcilles du timonier du Sacramento, qui souriait hébété, Un phénomène étrange se passait dans l'esprit de Larrhey.À force de voir ces hommes hurler, courir, tournoyer, boire, parler ot jouer, il sentit ses nerfs qui se tendaient.Ce fut pour lui comme un impérieux besoin de courir, de sauter, de se démener ainsi que les autres, ne fit.ce qu'une minute.Lu folie de ces forconés devenait contagieuse ; ce fut en vain.L'agitation de ces fous au milicu de ces téudbres ot sons la lueur que projetait In tête rougie de la cheminée, l'agitation de ces hommes épi loptiques l\u2019envahissait.Son cerveau s'emplissait de Vapeurs, ses jambes sc mouvaient presque d'elles-mêmes, Ju danso du Saint-Guy était déjà dans ses mains, dans les muscles do son visage.Il étouffa duns su gorge quatre ou cing cris, quatre ou cing rugissements, pour micux dire.T1 regarda François Paulaire.Colui-ci, les yeux ouverts, semblait suivre avec intérêt les progrès de l'orgie, ct n'avait plus peur.Cet état épouvanta Georges, Promptement, 11 emplit un verre d'eau-de-vie, en but une gorgée, s\u2019imbiba lo front, les tempes, la pau- mo des mains avec lo reste.Cola le calma.; Le Pacific était depuis un moment en ligne avec le Sucramento.Sur ce dernier, il no restait peut-être plus que trente passagers qui s'intor- ressussent à lu lutto : on sentit Lientôt que lo succès do cétto nuit allait so décider, Le l\u2019acific, en effet, fit un cffort \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 énorme et finit par prendre les devants, aux éclats de rire, aux cris de victoire de ses passagers.Sur le Sacramento, quarante poitrines trou.vêrent un rugissement de colère, muis ce fut horrible à épouvanter les fauves.\u2014Par tous les tonnnerres du pot- au-noir ! beugla en anglois une voix felapissante,nous allons être rossés par cette gabare ! Gcorges Larrhey se retourna stu- péfuit.C'était son compagnon, c'était François Paulaire lui-même, qui, cédant à la surexcitation ner- vouse dont Georges nvait triomphé, venait de remettre ses bottes, ct sc jetait au milieu de la mêlée, en pleine orgie, sans savoir certainement ce qu'il faisait, sans se douter même qu\u2019il était sous l'empire d\u2019un acces de folie, Etl'on vit le poltron s\u2019¢lancer vers la machine pour faire honte au mécanicien, A ses reproches, dix ou quinze voix répondirent par \u2018des malédictions, des jurons de désespoir, au milieu desquels François Paulaire erut comprendre que la provision de bois était épuisée.TI était trois heures du matin, les deux bâtiments filaient côte à côte, bord à bord, le Pacific avait trois ou quatre mètres d'avance.Il n\u2019y avait pas plus d'une demi-portée de rovol- ver entre les deux concurrents; les injures, les provocations, les puris, les menaces s'échangeaient de l'un à l'autre avec des vociférations.La tôlo des cheminées avait ét, tellement surmenée, que plusieurs plaques, légèrement oxydées, se déta chèrent du tuyau et tombèrent sur le pont avec un bruit nffroux, en s'enfonçant dans le plaucher qui fumait.Comment ces plaques s\u2019é- teignireut-elles sans mettre lo feu ?Personne ne pourra le dire, personne, hors le dicu qui protégo les inceusés, Si François Puulaire cût entendu dire quo l'on manquait de bois, dix minutes avant son accès de bravoure furieuse, il se serait mis à genoux, les mains jointes, pour remercier Dieu de ce salut inespéré.Mais à présent, il était trop tard.Son état norveux, les cris des passagors du d'u cific, les horribles trépignements de l\u2019orgie qui bouillonnait autour de lui, l'avaient ggrivé.Il était désormais sous l\u2019empire d'une idée fixe: le triomphe du Sacramento.Et, chose inouïe! on allait lui devoir de continuer la lutte et de la soutenir dignemont, sinon jusqu'au bout, du moins lo plus longtemps possible.\u2014 Plus de bois! vociféra Frangois l\u2019aulaire en s\u2019armant d'une hache, Et follement il se jeta sur le roufle du navire, qu'il dépéça, frappant à coups redoublés, C'était, il faut l'avouer, une idée ingénieuse, cxcel- lente, impayable, et clle fut trouvée telle, car on pensa à porter cn triomphe lo petit Français, Mais on n'avait pas le temps.Chacun s'empara do l'outil qu'il avait sous la main et se mit À aider François.En moins de cing minutes, l'emplacement du pont où avait été le rouflle se trouva uni comme un parquet, ct tous les débris avaient servi à alimenter lo feu, Mais que dovaient faire ces quelques planches pour In vitesse du monstre ?Il fal- Init encore du bois, et du bois à tout prix.C'était un curieux spectacle que de voir Paulaire se démener avec ra hacho au milieu de ces ivrognes, lui qui n'avait pas bu une goutte de champagne ct qui paraissait plus ivre qu\u2019eux, À coutinuer, F.X.COCHUE MEMBRE de ln CORPORATION DES Agents d\u2019Immeubles, Offre en vente des maisons et nues propriétés dans tous les quartiers de la Ville et de la Banlieu.BUREAU Ala COMI SSION des IMMEUBLES, No 71, rue St-Jacques Montréal.27 août 1881,\u2014fm, A.|.WATIER HORLOGER ET BIJOUTIER 27, RUE ST - LAURENT, MONTREAL.Mr.A.WATIER à constamment à la disposition du public un choix considérable de Diamants, de Montres, a'Horloges et de Bijouteries de tout genre et à des prix très-modérés, Mr, Watier apportera une attention spéciale à tous ies travaux qui lui seront conflés, juillet 9 1881 JOIN C.MCLAREN Manufacturier de Matériel de chemins de fer et de moulins, cuir, caoutchouc et toile, courroies et boy Pièces d'emballage en Onoutchouo SACS DE CONDUCTEURS POUR ARGENT OU LETLRES EN MAGASIN 00 FAITSAORDRE Salles de vento et de fabricalion au No.10 RUE BONAVENTURE, No.10 MONTREAL.al MAISON D'EPICERIES CANADIENNE OLIVIER DEMERS No 6 COIN DES RUES INSPECTEUR ET ST-ANTOINE Assortiment complet de ce qu'il y a de mieux à bon marché Thé, Café, Beurre, Sucre d'Erable, Sirop d'Erable, Fromage anglais ct Fromage de Gruyère, Puis français, Fèves et Fruits en boîtes, Sardines, Poissons de toutes sortes De la meilleure qualité, Les Vinsde M.Demers tels que Clarets, Vins Blancs, Vins de Messe, ctc, sont renommés et recommandés par tous ceux qui cn font usage.Le public est invité à venir visiter l'établissement de M.Demers qui ne- quérit tous les jours de la popularité.Montréal 19 mars 1881.a POUDRE CORYZINE LAVIOLETTE ET NELSON, MONTREAL.Pour la guérison rapide da Rhume de cerveau, Cotte poudre enlève immédiatement l\u2019acuité du mal, rend la liberté de la respiration et prévient le rhume de poitrine, suite naturelle du coryza, On aspire celle poudre par le nez comme du tabac; 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