Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 21 janvier 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Croix., 1905-01-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 12 Le Samedi, 21 Janvier 1905\u2014Vol, II, No 30 \u2026.; TY a.rte a se ON 31, 33, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.Boite de Poste 2175 Revue Catholique et Independante publiee a Montreal me RÉDIGÉE EN COLLABORATION JOSEPH BEGIN, directeur-propriétaire.ABONNEMENTS OANADA ET ETATS8-UNI8 : 1AN, $1, 8 mois, 50¢C EN VILLE, PAR LA POSTE : 1AN, $1; @ MOIS, 50C (anadiens et Francais M.Pierre Baudin, un savant sociologue se préocoupe de la dépopulation en France.L'auteur cherche la cause de cette déchéance.Sans nous arrêter à disséquer son article, un point nous intéresse particulièrement.\u201c La cause de cette insuffisance générique, dit Pierre Baudin, est elle d\u2019ordre physique! Non.Il suilit, pour s\u2019en rendre compte de regarder le sort des familles françaises transportées hors du sol natal.En Algérie, le chiffre des naissances chez les colons est très élevé.\u201c Les Canadiens français sont les plus prolifiques du monde.\u201cTlarrive assez souvent qu\u2019ils fêtent la nais- sanco de leur vingt-quatrième enfant.On l'appelle \u201cl'enfant du curé,\u201d uniquement d\u2019ailleurs parce qu\u2019il est adopté par la paroisse.\u201c L'appauvrissement de la race n\u2019est donc pas l'explication de notre dépeuplement.\u201d L'argument porte à faux.Il peut fort bien se faire que la race en.France soit appauvrie physiquement et qu\u2019au Canada elle soit vigoureuse et pleine de sève, De fait, ce sont deux races distinctes.La France a passé par les commotions ot le dé- lre de la l'évolution.Cette période d\u2019agitation efroyable de bouleversements et de sanglantes sxécutions a été suivie des campagnes napoléoniennes, La France durant ces guerres glorieuses mais terribles n\u2019eut guère le temps de se reposer.Puig les divers régimes, accompagnés de guerres siviles : restauration, 1830, monarchie de juillet, 1848, deuxième république, second empire, la Commune, la troisième république, ont rempli le dernier sièole de-tourmentes politiques.Que ces évènements aient agi sur le tempé\u201d \u2018ment national, il n'y a pas à en douter.Mobile et impressionnable, le Français est deve- .Wu tout le contraire du Canadien robuste, au wee riche, qui se possède dans le calme et la Orce, Ajoutez les querelles religieuses, les effets désastreux qu'elles ont eus sur les mœurs, la corruption opérée par le théâtre et le divorce, et vous vous expliquerez facilement comment il se fait que le Français contemporain ne ressemble plus niau Français du XVIIe, ni au Canadien du NXe siècle.Le tempérament canadien a évolué dans d\u2019autres circonstances.\u2018l'riés sur le volet, les coluns sont venus peu nombreux, mais religieux et vigoureux, Appliqués à la vie des champs, ils ont dû, bon gré mal gré, compter sur leur initiative.Lors de la Cession, ils sont restés agrioulteurs» empêchés qu\u2019ils étaient de participer à la gestion des affaires publiques.Séparés de In France depuis deux siècles, ile ont mené une vie calme, sobre, raisonnable, qui contraste avec l'existence agitée, mouvementée, nerveuse des cousins de France.De sorte qu'aujourd'hui, issus du même sang que les Français, ils forment une autre race, dont les caractères ethniques rappellent l\u2019identité d'origine, mais dont les contrastes accusent une différence d'évolution.Et voilà pourquoi, la race française épuisée physiquement est stérile systématiquement ou par impuissance et que la race canadienne, vigoureuse et saine, possède des foyers bien peuplés d\u2019enfants.ANDRE CHAUVEAU.Les pieds dans le plat Dimanche, réunion très \u201cselect,\u201d comme on dit en français, au Monument National ! On était venu entendre le juge Routhier.Pourquoi si peu de monde ?L'orateur avait du mérite, le sujet\u2014Crémazie\u2014était propre & intéresser.Peut être faute d'organisation ; peut-être par suite de l\u2019apathie des Montréalais pour tout ce qui ne touche pas à l'argent ; peut-être aussi à cause de la rare impopularité des membres du comité.M.Louis Fréchette présenta le conférencier.Comme les temps sont changés ! Quand \u201c Jean Piquefort\u201d lardait Louis-Honoré.M.Fréchette annonça son ami, le juge-en-chef | d\u2019un petit air négligé, aveo des phrases presque incorrectes.C'eût été si facile de seriner deux ou trois compliments finement tournés.Mais la grâce n\u2019est pas donnée à tout poète.De la conférence, je ne dirai que peu de mots.Elle était merveilleusement belle et nouvelle tout-a-fait.Le Canada\u2014lisez M.Godfroy Langlois\u2014qui ne perd jamais une occasion de vanter un copain, parle d'une brillante improvisation de M.Gonzalve Desaulniers.Oui, brillante improvisation péniblement récitée d\u2019une, mémoire titubante.Sans une diction empâtée et les a prononcés \u201c à l'habitant \u201d, c'eût été presque passable.Nous avons été regalés d\u2019une poésie que j'ai trouvée extravagante.Déclamation \u2014c'est le mot \u2014emphatique.Pas une intonation naturelle.Si l\u2019on compte sur les cabotins pour le progrès intellectuel de Montréal, il se fera À rebours.En somme c'était une pièce de mi-carême ou de mardi-gras.Enfin, l\u2019inévitable, l\u2019encombrant, le sempiternel harangueur officiel.En pédagogue, il a jugé conférence et conférencier.Il a mis les pieds dans le plat.Que les Canadiens quien ont la patience courbent l\u2019échine.te A quat\u2019pattes, les Canayens |.Aprés'vous, M.Fréchette ! - CRITIQUE.Le \u201c Canada \u201d Tl ne s\u2019agit pas ici du Canada, notre patrie, mais du Canada de Godfroy Langlois, journal fondé pour distiller à jet continu le poison du libéralisme, du socialisme, du \u2018radicalisme, du maçonnisme et de toutes les erreurs en tame.Sir Wilfrid ferait bien d\u2019y voir, non pour le convertir, ça ne se convertit pas, mais pour lui mettre une sourdine.Le zèle pour l\u2019errenr est compromettant.Le Canada est fonds, on le sait, pour l\u2019émancipation du peuple, et pour le débarrasser de ses préjugés.Il est l'avant-garde de l'émancipation.\u2019 M.Langlois l\u2019a dit franchement et sans ambages dans le numéro du Canada du 24 décembre dernier, page 23e, colonne lère.Soyons sûrs qu\u2019il sera fidèle à son programme et que, pedibus unguibus et rostro, il poursuivra son but.Mettons donc nos catholiques en garde contre ses doctrines et ses nouvelles qu'il va puiser à des sources plus que suspectes.Inutile de se gêner et de prendre des gants.On n\u2019y gagne rien.Aù reste, quand il s'agit de défendre la bonne doc trine on joue cartes sur table.: Dans ce moment, il se fait en / France un ct réveil et il s'opère une réaotion que nous avons besoin de suivre avec intérêt, parce que son résultat, quel qu'il soit, sera une grande leçon pour nous.La France s'est laissée endormir et ses ennemis l'ont plongée dans un abime de maux.C'est à tel point que, tout en criant: vive la liberté ! \u2018jamais peuple au monde n\u2019a été plus ésclave, avec cette différence que les esclaves romains savaient qu\u2019ils étaient esclaves, tandis que le peuple français baise les chaînes qu\u2019une poignée de franc-maçons lui ont passé au cou.Hôpitaux, écoles, maisons de haute éducation, tout a sombré dans notre ancienne mère-patrie, sous le maillet de la Franc-Maçonnerie.Et le gouvernement français, non content des ruines qu\u2019il accumule dans son pays, voudrait nous faire partager le sort de nos frères de là-bas.Il envoie ici à Montréal et ailleurs des agents de sa politique infernale pour préparer les voies à l'éta- de ehoses qu'on nous destine.Soyons prudents ! Prenons garde de ne donner notre confiance à des hypoerites qui font mine de nous estimer ici et qui nous méprisent à Paris.Le gouvernement français qui depuis trois ans a destitué les officiers de l\u2019armée dont les femmes allaient à la messe et ne laisse en place que ceux qui font son œuvre en sous main, ne peut nous vouloir du bien.Donc ne hous en laissons pas imposer par de belles apparences.Avant de donner notre confiance aux étrangers qui nous arrivent, soyons certains qu\u2019ils la méritent.Depuis un certain nombre d'années nous avons été un peu gogos sous ce rapport.Gardons notre dignité et ne soyons pas trop prodigues de nos sympathies.Canadiens, nous avons des qualités qui nous posent à l\u2019égal des autres peuples ; notre défaut c'est de faire des courbettes trop facilement et d'offrir, à grands prix, des banquets, à des gens qui rient de nous ensuite.Ah ! si nous voulions tous entrer résolument dans la voie de l'honneur, comme nous serions forts contre nos ennemis.En lisant la Patrie du 16 janvier, jeme disais : Tiens ! voyez donc comme la Patrie dit de bonnes choses ce soir.La chronique de Madeleine\u2014je lui en fais mon compliment\u2014était admirable contre les théâtres immoraux.Pourquoi ce journal n\u2019adopterait-il pas une ligne de conduite toujours aussi honorable.Quand on peut guérir une jambe malade, pourquoi ne pas la guérir, et continuer à boiter ?- Quand on ne croit pas à l'autre vie,, je comprends qu'on puisse écrire des bêtises.Mais quand on sait que bientôt il faudra aller rendre compte à Dieu des talents qu'il nous a donnés pour travailler à es gloire, je ne m'explique plus comment on peut les laisser dormir, et ce qui est \u201c pis, les employer à fortifier de mauvaises causes.XX.Plus on a de passion, moins on a de raison.Mettens-nous du côté de la vertu contre notre humeur, et non pas du côté de l\u2019humeur contre la vertu.Arfaut se taire quand on voit que son silence vaut mieux que ce qu'on veut dif.13 =n : -| tous pays., LA CROIX En Allemagne Le vieux Bebel, socialiste allemand, ne veut pas de la guerre, et, il craint qu'elle n'éclate prochainement.Il reste persuadé que Russie et la France nourrissent toujours le noir dessein d'attaquer simultanément l'Allemagne, et avoue qu\u2019il se réjouit des désastres subis par la Russie dans ces deniers temps, justement parce que ces désastres ajourneront la guerre contre I' Allemagne.Voilà qui est bien.Mais\u2019comment Bebel peut-il concilier sou horreur de la guerre et les craintes qu'il manifeste des intentions russes avec les reproches qu\u2019il adresse au gouvernement impérial de chercher à se rapprocher de la'Russie ?Il y a, sem- ble-t-il, une double contradiction qui surprend chez un esprit généralement clair comme celui du socialiste.D'une part, si vraiment la Russie et l'Allemagne rivalisent de gracieusetds et de concessions, comme il le dit, la guerre qu\u2019il montre à l'horizon est un fantôme.D'autre part, si cet assaut de galanteries entre les deux empires n\u2019est pas un mythe, est-ce à un \u2018\u2018 pacifiste\u201d, à un internationaliste de les blâmer de saisir toutes les occasions que leur fournit la guerre d'Extrême- Orient pour fortifier et sceller publiquement une alliance dont Bebel soupçonie l\u2019existence secrète ?A cette objection, Bebel répondait que s\u2019il ne veut pas d\u2019une entente entre son pays et la Russie, c'est qu'elle a \u2018\u2018surtout le sens d\u2019une menace con - tre la \u2018\u2018 social-démocratie.\u201d Au Reichtag, il y a eu un grand débat entre M de Bülow et Babel au sujet des relations avec I' Angleterre.De ce côté encore, le vieux lutteur socialiste redoute la guerre.Et il a voulu amener le chancelier à répéter au Parlement les déclarations rassurantes qu\u2019il avait faites à un journaliste anglais.M.de Bülow lui a répondu fort catégoriquement, quoi qu\u2019en disent les organes d'eoxtrême-gauche de Qualifiant durement la campagne de presse anglaise qui tendait à troubler les rapports pacifiques entre les deux nations, campagne qui l'avait poussé, en attendant l\u2019ouverture du Parlement, à protester contre de faux bruits d\u2019hostilité, le chancelier a nettement démenti l'intervention de l\u2019Allemagne au Thibet et son attitude provocatrice \u2018dans l'affaire de Hull, et affirme que la politique navale de l'empire n\u2019était pas animée par le projet d'attaquer l'Angleterre.Aux applaudissements de la grande majorité du Reichstag, il a parfaitement démontré qu\u2019une guerre maritime avec cette puissance n\u2019entraînerait aucun résultat appréciable pour l\u2019empire même victorieux, mais, de toutes façons, minerait sa situation commerciale.Le comte de Bülow a conclu ainsi ; \u2018Je ne peux pas concevoir que l\u2019idée d\u2019une guerre anglo-allemande puisse être soutenue d\u2019une façon sérieuse par les hommes de bon sens dans les deux pays.* Ils considèreront avec calme les dommages énormes qu\u2019une guerre de ce genre, fût-elle des plus heureuses, aurait sur leur propre pays, et ils trouveront, tout calcul fait, que l'enjeu est trop élevé pour ne recueillir qu\u2019une perte certaine, \u2018Pour cette raison, Messieurs, quant à moi, je \u2018ne prends pas l'hostilité d\u2019une partie de la \u2018presse an- {glaise trop au tragique.+ J'espère que les destinées des deux pays seront toujours décidées par des têtes calmes qui savent peser les vrais intérêts de l'Allemagne et de I'An- ' gleterre, non seulement pour le woment présent mais aussi pour l'avenir, autant que l\u2019œil humain peut le discerner.\u201d \u2014PPR \u2014 ; Terrible spectacle que celui d\u2019un pécheur \u2018 mort dans le péché';on encense sen cgrpe'dens vel lise et son âme.est/déjà-dans les enfers.N° me \\ | 21 JANVIER 1905, Po Aux Communes L'ouverture des Chambres à Ottawa a eu lieu } au temps fixé, avec le cérémonial ordinaire, Le discours du Trône, comme c\u2019est l\u2019habitude d'ailleurs, n\u2019était pas très chargé.À part la question de l'autonomie des ' ritoires, il n\u2019avait rien de notable, L'adresse en réponse au discours du Trône 4 été proposée par M.E.M.MacDonald, député de Pictou, et secondée par M.Georges Parent, député de Montmorency.L'un et l\u2019autre se sont, dit-on, acquittés de leur tâche à la satisfaution générale.M.Macdonald est un ancien député à la Législature de ln Nouvelle-Ecosse.C'est un politicien déjà rompu aux habitudes parlementaires, tandis que le député de Montmorency, arrive à la Chambre aveo V'inexpérience de ses jeunes ans, Cependant, M.Parent a été en somme très hey.reux.Et ses débuts aux Communes ne laissent aucune fâcheuse impression.La question de l'autonomie des T'erritoires lui a donné l'occasion de rappeler le premier travail de civilisation fait par nos missionnaires dans l\u2019Ouest, et d'exprimer l'espérance que l'œuvre catholique et française de ces pfonniers de l\u2019âge qui nous a précédé ne sera pas méconnue dans la nouvelle constitution des Territoires.L'hon.M.Foster est de fait le chef de l'Opposition.Il a répondu aux proposeurs et secondeurs de l'adresse en termes fort parlementaires et surtout fort à l'avantage du parti politique dont il prend la direction, à moins que Mrevienne sur sa décision.L'hon.Premier Ministre, avec son éluquence ordinaire, a brisé l'effet produit sur la Chambre par le discours du député de Toronto.Au Sénat, l\u2019hon.L.O.David à proposé l'adoption de l\u2019adresse en réponse au discours du Trône.À propos de l'autonomie des Territoires du Nord-Ouest, M.David dit que plusieurs conditions sont nécessaires pour que les sacrifices faits par les vieilles provinces au profit de l\u2019Ouest ne soient pas perdus.Il les énumère ainsi : \u201clo Le gouvernement devra, dans l'organisation de ces territoires en provinces, prévenir toute cause de discordes, de conflits religieux et nationaux.Les vents du Nord-Ouest sout violents, ils nous ont déjà apporté des tempêtes formidables qui ont puissamment secoué l'édifice de la Confédération.L'expérience est.la mère de la sagesse pour les hommes d\u2019Etat.\u201c 2o Toutes les sections, toutes les provinces qui composent la Confédération doivent s'aider mutuelloment et faire ce qui est mécessnire pour l\u2019exploitation de leurs ressources, de leurs richesses spéciales ; leur intérêt commun comme le patriotisme l\u2019exigent.\u201c Si, par exemple, nôus.donnons aux jeunes provinces de l\u2019Ouest les moyens de devenir le grenier de l'Europe, si nous faisons de si grands sacrifices pour leur procurer la population qui leur menque et les chemins de fer dont elles ont besoin pour.transporter leurs produits sur tous les marchés du monde, elles doivent, de leur côté, avoir assez de générosité pour mettre les vieilles Le + er.Borden \\ CLM on rN ai\u2018 JANVIER 1905, ) ve LA CROIX rues au es: 5 ys! ee Lael > vinces en état de leur fouruir les produits in- ls qui leur sont nécessaires.Il ne faut pas \" Jes sacrifices fits pour augmenter leur popu- a n ue servent qu'à enrichir les Etats-Unis en ho donnant des clients.La politique du patriotisme vaut mieux après tout, même au point de ment pratique, que la politique de l\u2019é- vue pure 4 Jo Les nations fortes sont celles où chaque état, chaque province, chaque ville, chaque individu sait fairo des sacrifices pour l\u2019intérêt commun, pour l'intérêt suprême de l\u2019Etat.\u201c39, On me permettra ici d'exprimer nne opi- pion sur une question qui n'est pas mentionnée dans le discours du trône, opinion qui, je le sais, n'est pas partagée par tous les honorables membres de cette chambre, mais qui est fortement enracinée dans mon esprit, c'est que pour donner aux provinces les moyens de pourvoir aux besoins les phua pressants de leur prospérité, le gouvernement devrait remanier les subsides fédéraux.Tl n'y a pas de doute que ces subsides ont été basés sur des hypothèses illusoires, sur des calouls erronés et que ln dispropoition entro les droits de douanes et d'uccise cédés par les provinces et ln compensation qu\u2019elles reçoivent, devient de plus en plus évidente.Les surplus ont beau s\u2019accumuler dans le trésor fédéral, la population a beau augmenter, la compensation reste toujours la même,et les provinces sont incapables de faire les choses les plus nécessaires à leur progrès.Elles me font l'effet de Lazare souffrant à la porte du riche, et pourtant, comme Lazare, elles se contenteraient bien des miettes de la table, des miettes qui sortent du trésor fédéral.Le gouvernement fédéral ne doit pas oublier que ce qu'il donnerait d'une main, il le retirerait de l\u2019autre, que c'est lui surtout qui profiterait de ce que les provinces icraient pour augmenter leur popula tion.\u201cdo.1l faut encore: que non seulement les provinces sachent concilier leurs intérêts maté- tiels avec l'intérêt commun du pays, niais encore que les diverses nationalités dont se compose la Confédération comprennent que l\u2019avenir et le bonheur du Canada dépendent de la paix et de l\u2019harmonie qui régneront entre elles.\u201d L'honorable sénateur, après avoir chaleureusement plaidé on faveur de la bonne harmonie entre les Anglais et les Canadiens français de ce Pays, qui doivent s'estimer et se respecter mutuellement, à terminé par ces paroles: \u201cÀ notre époque où les adorateurs du veau dor sont si nombreux, où le matérialième joue un rôle si dangoreux, prenons garde de briser les autels où des mains pieuses entretiennent le feu sucré du dévouement, du sacrifice.\u201c Si, comme je viens de le démontrer, c\u2019est par l'union et la fraternité que nos hommes d'Etat Ont pu accomplir de si grandes choses, c\u2019est par eles aussi que nous poiirrons oontinuer leur Œuvre, accomplir la glorieuse mission qui nous a êté confiée, et offrir un spectacle consolant à ceux Qui ne cessent de prêcher la paix et la concorde st de répéter les parolos sublimes qui salüèrent la naissance du Chiibt ; + Paik auk\"\"Honiflios do bonne volonté, » \u2019 \u201d Bañn, c\u2019est grâce-à ces sentiments d\u2019unidn We le Canada deviendra l\u2019un- des champs les plus remarquables de l\u2019activité humaine, une vé- ritable \u201c terre promise \u201d, où tous les peuples de la terre viendront chercher la paix, le bonheur et la prospérité, la liberté et le respect de leurs traditions religieuses et natiunales.\u201d Le discours du sénateur David est à peu près ce qui s\u2019est dit de plus sensé aux Communes depuis que les chambres sont ouvertes.L'enseignement du Gatéchisme Son importance et sa nécessité (PAR LE R, P, L.IluwoN, S.J.) L'enseignement du catéchisme, nous n\u2019'hésitons pas à l\u2019affirmer, est le plus important et le plus nécessaire des apostolats.Nous pourrions ajouter, si notre cadre n'était pas si restreint, que c'est encore le plus efficace et le plus consolant.La nécessité absolue où se trouvent tous les fidèles de croire et de pratiquer leur religion pour être sauvés, entraîne après elle une égale nécessité de la connaître.On n\u2019adhère qu'à des vérités connues\u201d et dans la mesure qu'on les connaît.On n'observe une loi que si elle nous est connue et dans la mesure que la volonté s'y attache.in d'autres termes, pour bien vivre, il faut bien croire.Les croyances sont, en général, la règle des mœurs.On se conduit d\u2019après ses convictions.D'où \u201c\u2018 il est difficile, disait S.Augustin, que celui qui croit bien vive mal.\u201d Ce que Bossuet, tradui- suit ainsi : \u2018* Le bien croire n\u2019est-il pas le fondement du bien faire?\u201d Quand un jeune homme a acquis de solides convictions religieuses, il ne cède pas facilement à l'entraînement des passions.Il y a en lui une grande force de résistance : une droiture et une délicalitesse de conscience qui lui crient hautement le devoir, des motifs de foi puissants qui commandent le bon voulvir.Et si, par malheur, ce jeune homme vient à céder au mal, les leçons reçues jadis, et si profondément gravées dans son cœur, lui reviendront à la mémoire aux jours d\u2019apaisement et déterinineront sun retour à Dieu.Or, il n\u2019y a qu'une solide instruction religieuse qui opère de telles convictions.C'est l'œuvre du catéchisme.De plus, on ne conçoit pas, en dehors de cette œuvre soigneusement accomplie, une bonne éducation chrétienne.Rien ne eontribue antant que le catéohisme bien fait à inspirer la piété à la jeunesse.Orla piété, c\u2019est le tout de l'éducation, puisqu'elle est \u2018\u2018le tout de l'homme\u201d dit Bossuet.Car qu'est-ce que la piété?si ce n'est l'amour de Dieu et du prochain qui se traduit par des actes dans la pratique de Ia vie, Le catéchisme soigné, précisément parce qu\u2019il s'adresse surtout au jeune âge ouvert aux choses divines, lui parle le langage qu\u2019il comprend et lui présente les vérités de façon à toucher son cœur tout en éclairant son esprit, est l'enseignement le plus apte à produire en lui ces impressions profondes et ces fortes convictions sans lesquelles il ne peut y avoir qu\u2019une religion de convenance, une piété sentimentale, faite d\u2019impressions et d\u2019émotions passagères, qui s'évanouit au sortir du couvent ou du collège.Pourquoi tunt de catholiques sont-ils esclaves du respeot humain?Pourquoi leür vie, surtout leur vie sociale et publique est-elle en désaccord avec leur foi ?C'est d'ardinaire qu\u2019ils manquent de doctrine.Ils ont des notions très inexactes et très incomplètes sur les choses de la religion.C'est parfois une ignorance stupéfiante qui leur fait dire et faire des choses ineffables, inouïes.au- coup dé ces hones, pourtant, ont passé de lon- giies atindes sur les bancs de l\u2019école.\u2018 Aussi I'Eglise a toujours attaché une grande importance à l'œuvre du catéchisme, comme au mode d'évangéliser le plus simple et le plus fructueux.Le Concile de Trente a porté um déeret solennel enjoignant à tous les pasteurs de faire avec soin le catéchisme aux jours de dimanche et de fête.Un S.Augustin, un cardinal Bellarmin, un S$.Charles Borromée, un S.François de Sales, un S.Ignace, un S.François-Xavier, et combien d\u2019autres célébrités dans l'Eglise ! faisaient leurs délices de catéchiser.Toujours les bons prêtres l'ont considéré comme l'œuvre par excellence, le grand moyen d'apostolat.Léon XIII recommandait un jour aux curés de Rome de s\u2019y appliquer plus que jamais.Méditons encore cette parole de Pie X dans sa première enoyclique : \u201c\u2018 I! n'échappe à personne, puisque l\u2019homme a pour guide la raison et lu liberté, que le principal moyen de rendre à Dieu son empire sur les Ames, c'est l\u2019enseignement religieux.\" Lg Messager Canadien du Sacré-Cœur.L\u2019Ordre des Oblats aux \u201cEtats-Unis Le Vatican a créé récemment, aux Etats-Unis, une seconde province américaine de l'Ordre des Oblats, comprenant les quinze Etats de l'Ouest et du Sud, bornés par le Washington, l\u2019Orégon, la Louisiane et l\u2019Alabama.Sa juridiction s'étend aussi sur le Mexique.Le R.P.Constantineau qui a été longtemps attaché à l\u2019Université d\u2019Ottawa a été choisi comme premier provincial.Les RR.PP.Antoine, Martin, Quinn et Bugnard ont aussi quitté l\u2019Université d'Ottawa pour aller seconder le R.P.Constantineau dans l\u2019accomplissement de sa rude tâche.GOMMUNIGATION Quelques journaux de Montréal ayant dénaturé les malheureux incidents qui ont eu lieu à Bordeaux le jour des récentes élections municipales, le R.P., L M.Hamelin, desservant de Bordeaux, nous envoie la rectification suïvan- te, avec prière de la publier : Sr-Joserm DE BorDEAUX, 12 janvier 1905, Je crois devoir rectifier les faits en ce qui me concerne personnellement au sujet de l'élection municipale de Bordeaux.En effet, j'ai été voté pour les candidats de mon choix, comme c'était mon droit après avoir consulté mes supérieurs.Pour le reste, je dois dire que j'ai pu traverser la foule en allant et en revenant du poll sans difficulté et sans être insulté par personne ; quelques citoyens, il est vrai, en allant comme en revenant de donner mon vote ont tenté de m'arrêter-pour lier conversation ou entamer la discussion ; mais, vu que ce n\u2019était pas pour moi le temps ni le lieu de le faire, je leur dit tout simplement; que je n'étais pas venu pour disouter, mais pour voter.Et d'après ce que j'ai pu voir c'est au moment où un Pon-vieillard, fort exoité dans le moment, me mettait la main eur l'épaule pour attirer mon attention qu\u2019un policier d\u2019un zèle un peu trop ar- dent l\u2019aurait frappé au visage, c'est ce qui a été le signal de la bagarre.Quant au reste, je ne puis rien en dire, je n'étais plus sur les lieux.L.M.HAMELIN, desservant.\u2018 On peut le recommander On peut sans ciainte recommander le BAUME HUMAL à tous ceux qui toussent, comme étans le spécifique-le plus efficace contre les maladies de poitrine.On en prend à tous les âges et avec suc- p= rm == S0ree _ PROMOTION A LA CROIX 21 JANVIER 1905, Un mot au \u201c Nationaliste \u201d Nous avons lu dans le dernier numéro du Nationaliste les trois vers suivants de M.Albert Lozeau : * Rien ne sort d'attristor de plaintes son matin ; Comune le sage antique, allone, d'humour pnrcille, Sous la garde implacable ct sûre du DESTIN.Si nous demandions à M.Lozeau et à M.Asselin des.notions un peu justes sur la nature et les attributs de cet être qu\u2019ils appellent le Destin, ils seraient bien en peine de nous le dire.Le même Nationaliste : \u201c Le moyen le plus efficace de diminuer beaucoup le chiffre de la criminalité, c'est de vylgari- ser l'instruction ; c'est d\u2019instituer le plus tôt possible, dans la province de Québec, l\u2019enseignement gratuit et obligatoire pour tous les citoyens sans exception.\u201d : me Connues, vos opinions maçonniques, M.Asselin.Nous passerons outre la critique aussi tor, tueuse et sophistique que peu maligne que fait le Nationaliste de l\u2019article de M.l'abbé Piché sur Les mœurs à Montréal.\u201d Un de nos amis nous affirmait cette semaine que la formation intellectuelle et morale avait fait défaut au Directeur de ce journal.¢ Nous n\u2019avons pas de peine à le croire.NOTES RELIGIEUSES LE CONGRES EUCHARISTIQUE Ainsi que nous l\u2019avons déjà annoncé, le seizième Congrès eucharistique international aura lieu .4 Rome du 17 au 21 mai 1905.Il y aura vingt-cinq ans que cette œuvre est fondée.Ce fut en effet en 1881 qu'eut lieu a Lille _ le premier Congrès eucharistique international.\u2018On célèbrera donc dans la capitale du monde ca- \u201c tholique les noces d'argent des Congrès eucharis- , tiques.,.1 ville de Rome a été choisie pour le prochain a: Congrès sur le .désir formel de Pie X qui tient à ce quo les manifestations les plus solennelles donnent à ces fêtes eucharistiques un caractére d'exceptionnelle grandeur.* _ Des pèlerinages seront organisés en France, en + Belgique, on Espagne et dans d'autres pays.aux .conditions les plus avantageuses.Des comités se forment parmi les catlioliques des diverses na- 1 tions qui, toutes, tiendront à y être représentées._ Ce sera le triomphe du Christ Rédempteur dans Je Papauté et dans l\u2019Eucharistie: > + : ate «Monsieur le curé de la Cathédrale de Saint- \u2026.Hyacinthe, le révérend L.-A.Sénécal; a été fait: chancine:du chapitre de Saint-Hyacinthe.ua , AL.FETES RELIGIEUSES.- La bénédiction de la nouvelle église \u2018et l'anniversaire de is naissance de M.le chanoine Mo- \u2018rissètte, le 18 \u2018du\u2019 courant, ont donné lieu, à _ Trôie-Pistolés, à de joyeuses agapes religieuses.Monseigneur Blais présidait à la cérémonie de la bénédiction du temple.« À la grand'messe, célébrée pour la circonstance, le plain chant grégorien véhaussa la solennité de l'office divin.Peu à peu, nous l'espérons, le chant si pur et si solennel de saint Grégoire aura reconquis sa place dans nos églises canadiennes.La Franc-Maconneris et la maréchal Soult - IL L'un des historiens officiels de la Franc-Maçonnerie, le F*,* Bazot, secrétaire du Grand-Orient, (de France) a dit que l\u2019Empire fut l\u2019époque la plus brillante de la Maçonnerie.\u2018 Comment s'en étonner?Napoléon Ier éteit Franc-Maçon et Franc-Maçon avancé: (V.Ragon, Clavel, Bazot, Amant Neut, etc., etc.), il avait pris la Franc-Maçonnerie sous sa protection.Son frère aîné, Joseph Bonaparte, qui devint roi d'Espagne, était Grand Maître de l'Ordre : son ancien collègue du Consulat, Cambacérès, l\u2019ar- chichancelier de l'Empire, 8'occupait tout spécia- lernent de Maçonnerie ; il réunissait sur sa tête la dignité suprême de tous les rites et s'attachait aveo un grand zèle à rallier à la Franc-Maçonnerie tout ce qu\u2019il y avait en France d'hommes influents par leur position officielle, par leurs talents ou par leur fortune.(V, Clavet); il était premier Grand Maître adjoint de l'Ordre ; le beau-frère de Napoléon ler, Joachim Murat qui devint roi de Naples, était deuxième Grand Maitre adjoint.f QQuant au Grand-Orient de France, il était présidé par lillustre comte de Lacépède, qui pour officiers d'honneur avait les Maréchaux .Kellermann, duc de Valmy, Masséna, duc de Rivoli, prince d\u2019Essling, et SOULT, DUC DE DALMATIE.Certes, oui, la Franc-Maçonnerie était alors brillante.Elle se recrutait parmi les héros des champs de bataille ; elle repoussait du bout du pied aussi loin qu'elle le pouvait \u2018\u201c les glorieux ancêtres \", ces scélérats qui, pendant si longtemps, avaient déshonoré la France par leurs échafauds et par toutes sortes de crimes politiques ; elle semblait ne pas même souptonner qu\u2019elle pourrait de nouveau un jour par la force logique de ses doctrines, de ses rites et de ses serments, retomber, comme elle est, en effet, retombée aujour- d\u2019hui aux mains des gbrutis, des brutes, des imbéciles, des cuistres, des gueux, des espions, des délateurs, des incendiaires, des cambrioleurs, des\u2018 voleurs, des empoisonneurs et des assassins.Aussi le F*,* Bazot a-t-il pu nous livrer ces descriptions pompeuses : \u201cPrès de 1200 loges existaient dans l'empire français.À Paris, dans les départements, dans les colonies, dans les pays réunis, dans les armées, les plus hauts fonctionnaires publics, les maréchaux, les généraux, une foule d'officiers de tous grades, 1as magistrats, les savants, les artistes, le commerce, l\u2019industrie, presque toute la France dans ses notabilités, fraternisaient maçoniquement avec les maçons simples citoyens ; c'était comme \u2018une initiation générale.\u201d \u2018 Mais, précisément, le renouveau de la Frane- Maçonnerie, sous le légime impérial, et l\u2019éolat splendide de cette secte, avec l'immense légidn de tout ce qu'il y avait d\u2019illustre et de glorieux dans l'Etat, furent un grand malheur pour le pays ; car toute cette renaissance officielle, tout ce brillant, toute cette splendeur, toute cette lumière contribuèrent à éblouir et à tromper les ci teysns sur la valeur des doctrines exécrables qui, = la veillé, au XVIIIe siècle, s'étaient a ment affilrmées, et contribuèrent en 1 à faire oublier au public français que avait été précipitée dans.des ruines dents, dans des abîmes sanglants guerres civifes aussi lumentables fallait logiquement en faire remonter la cause à ces doctrines par lesquelles, si elles n\u2019ont aye a frein, tout doit fatalement sombrer dans l'État institutions politiques, organisme social et traditions religieuses.; M.le Maréchal Soult, duc de Dalmatie officier d'honneur du Président du Grand de France,\u2014instruit par son expérience perso nelle, n'ignorant rien des plans et des Projets i la Franc-Maçonnerie, sachant bien que ce : celle-ci poursuit c'est la révolution universelle |, république universelle, et, en même tetnps fixé sur l'audace et la fourberie des procédés de cette secte qui pour arriver à son but dépouille tout scrupule et tonte conscience,\u2014-n'hésita pas, quand il eut le pouvoir en mains, à prendre vis-à-vis q ses collègues, de ses subordonnés des camps de ses F*,* F*,* les mesures qu'il regardait comme nécessaires à la sécurité du Pays et à lu fur tectrice de l'armée.Si l'exemple courageux de M.1s Maréchal Soult duc de Dalmatie, avait été suivi par les ministres de la République actuelle, si les ministres de la guerre, au cours des vingt-cinq dernières années avuient rappelé aux officiers de l\u2019armée, les cireu laires publiées en 184 et en 1815 par leur glorieux prédécesseur, le héros de Gênes et d'Austerlitz, la France n'en serait pas réduite aujourd'hui à contempler tristement les ravages honteux de divisions nouvelles, plus inquiétantes, certes, et plus périlleuses que toutes les divisions qui, depuis de longues années se creusent profondément au sein de la nation meurtrie et lassée.udacieuge.même temps Si ln nation Sans précé.et duns des Qu'héroiques, y uicien Orient ce pro.La Riposte, Les Zouaves Pontificaux de Québec et de Trois-Rivières Nous recevons d\u2019un cerrespondant à Trois Rivières, les quelques notes suivantes sur les Zouaves Pontificaux trifluviens et québecquois, qui ne manqueront pas d\u2019intéresser nos lecteurs : Le magnifique bataillon de Zouaves Pontificaux de Québec peut se glorifier à juste titre de l'idée qu'il a fait surgir\u2014lors de sa visite parmi nous en juin 1902\u2014de former dans notre bonne vieille cité, un bataillon semblable au sien.Tous les Trifluviens se rappellent encore l'enthousiasme qu\u2019il provoqua parmi nous : il semblait, en ce jour, que nos cœurs battaient à l\u2019unisson et que nous n\u2019avions tous qu'une seule el même pensée : \u201c Ah! si nous avions un tel ba taillon !\" Aussi, bientôt après, grâce au zèle de nos quel ques zouaves enthousiastes de 1870, uidés du solide appui de plusieurs de nos citoyens parmi les phe religieux et les plus patriotes, nous voyions notre désir pleinement satisfait.Les fondateurs rencontrèrent au début, il est vrai, de graves obstacles, mais rien ne put les arrêter.Et la meilleure preuve qu'on en puisse donner, c\u2019est qu'aujourd'hui, la belle * Association des Zouaves Pontificaux de Trois-Rivières\u201d compte au-delà de cent-dix (110) mombres, choisis parmi nos plus braves Trifluviens.Encore une fois, les-Zouaves de Québec peuvent se faive gloire de l\u2019exemple donné, et méritent là reconnaissance des nôtres qui, du reste, n'ont -manqué aucune occasion de leur en donuer des marques, en leur prétant leur généreux concour Dans une grande parade des deux bataillonsà - appel de l'Hlustre Prisonnier de Rome, par le re- _ trouverez dans toutesles pharmacies, ax [ - 12 pouces avec hañnpe en bois de 18 pes, 1 ANVIER 1995.TOR EAE ry de Beaupré, l'été dernier, ils firent deux si bonne con! enancé, qu'un \u201cdes hauts ous de lu milice canadienne, présent à ce pèle.Be ne put s'empêcher de s\u2019écrier : \u201cJe ne rd aucun régiment au Canada qui puisse alt rec ces zouaves.\u201d ; al donc, chers émules \u2018dès glorieux dé, sours de Pie IX, continuez à servir de modèle, fe vous, nobles Canadiens français des villes si A de Québec et de Trois-Rivières, enrô- .vous en grand nombre sous la bannière de ces es, et tenez-vous prêts à répondre au premier sainte-Anne frain si patrintique : * En avant, marchons, Youaves du Pape\u2014à l'avant garde ! \u201d to H.J.R.Note\u2014Dans quelques mois, nous verrons peut- être un beau régiment se former à Montréal, car les Jouaves québecquois et trifluviens sont fortement résolus de se préter main-forte pour faire naître.par une visite à Montréal, l'enthousiasme requis pour la création d\u2019un bataillon semblable, H.J.R.LA TREVE DE DIEU rn Les pacifistes doivent se réunir en Congres a Lausanne, à une date non encore fixée, et on annonce qu'à cette occasion on songerait à ériger sur la colline de Montriond un monument commémoratif à la T'rêve de Dieu.C'est, en effet, à Montriond,- que pour la pre- mitre fois fut conclue une Trôve de Dieu.En 1034 ou 1087, les seigneurs féodaux, convoqués au Crét de Montriond par l\u2019évêque Hugues de Lausanne, promirent à l\u2019Eglise de cesser entre eux les hostilités depuis le mercredi soir jusqu\u2019au lundi matin de chaque semaine.Ce monument rappellerait.donc à beaucoup de nos pacifistes, qui paraissent l'avoir trop oublié, que l'Eglise catholique a toujours rempli, même aux époques les plus troublées, sa mission de paix et de charité.The de Bœuf Bourbonniere se vend $8.00 la douzaine.$6.50 le galfon.Drapeaux du Sacré-Cœur EN VENTE AUX | Bureaux de la CROIX Nous sommes heureux d\u2019annoncer a nos lecteurs que nous pouvons maintenant vendre des drapeaux de fabrication canadienne aux prix suivants : 3 6 pieds long, l'unité $ 4.50 74 te Ge [14 6.75 9 \u201c « ce - 9.00 : 15 «6 #°.#- 1800.PETITS DRAPEAUX 9 - $t.0o la douz.\u201cbois.de.3 1.pes, $2.50.26 pouces avec hampe en \u201c+ 25 centins Le prix de 16 doses de BAUME RHUMAL n\u2019est quede 25 cents.Tous ceux qui sont atteints de fou, grippe, rhume, bronchite, se guérissent ra- icalement avec le BAUME RHUMAL.Vous/le «CRED 3 tte.(TN 00 Rater PPS HEBDONAD Pet) ATEN Erreur LA CROÏX Medailles es et Insign No.120 Catalogue envoyé sur demande Insignes des Dames de Sainte- Anne (émaillé) PRIX 20 ETS.d chers.Nous pouvons vous confectionner des Médailles et insignes en or, argent, bronze émaillés ou autrement à des prix plus bas, la qualité considérée, que c'est possible de faire faire à l\u2019Etranger.Et d'ailleurs, la ouane et les frais d'importations compris ils vous revien Nous sommes toujours prêts à vous fournir des dessins gratis et des prix pour toutes sortes de médailles, insignes, etc.draient plus TRAIT VERS Tr CN CARON 643, rue Craig, FRERES, Fabriquants de Bijouteries MONTREAL.Telephone Bell, Main 1725, v E-DOC-DVOC-+10000C-VOC-VOT-9 FOURRURES Assortiment considérable et complet de MANTEAUX, PARDESSUS, ETOLES, - BOAS, MANCHONS, etc., etc.Dans \u20ac FOUR C\u2019est le temps d'acheter, nos prix toujours des plus raisonnables et modérés.x pe), toutes les sortes de | RURES 8 NOUS SOMMES LA PLUS GRANDE MAISON DE FOURRURES ET LA Chas Desjardins & Cie 1531-1539, RUE STE-CATHERINE, Montreal.&>, MONTREAL Ye wh St : °° À {, BELC TELEPHONE : Ext 2040 be 5 Ne MARCH: 169 \" ° ; ae he .- a, \u201cqe Cloches, Lumières, * Hga Téléphones.| Vignobles Canadiens Comté d'Essex, Ontario y w lui en usage au Collège Ste.Marie.MONTREAL.|| The E.Girardot Win Co.Letd, AXE LE 5 4 Bas Cher Ml a a A AI a 5 esi SE Sed BRE) i datent de Via de lisves iot do table PA \u201c| *viN DE MESSE, approiivé par Mir 0\"-Connér, Wf \u2019 CANNER! | Ba | Mee MéRvay, ot JArcnidiootes de Montréal.Vin # 8.e table de premi .Satisfaction.garance LF C R a D i Te pfs .Nous expédions directement de nos caves.HEBDOMADAIRE priX'et'autres informiations, s'âdrester à Le Specialiste BEAUMIER MEDECIN et OPTICIEN | Gradué aux E.-U.-À, à l'Institut d'Optique i \"1824 Ste-Catherine coin otelde fille, | Examen des yeux: GRATIS Le meilleur de Moatréal caume Fabricantde Verres Optiques et Ajusteur de Lunetses Lor esoms ot Yeux Rrtiticisis, ote, b ordre, garantis pour bles voir de LOIN of de PRAS CL quérie n d'Yeuxmanche & 4 hrs p.m.(rouvre Jour pages de BREEN, Réparations, otc.otc.SWAVIS Proenex eo! Pas d'agent sur le chemin pour notre maison Responsable.Le Terminal et tous les Potite Ghare arrétent à le porte._ \u2018 Cette annonce rapportée, vaut.15 ote par piastres sur Lou achat en lunetterie.> - Tout le monde en prend Tout le monde en prend aujourd'hüi du BAUME .RHUMAL pour le traitement du_rhume, de It grippe, de la toux et de la broncliite.O'ost le re mède le plus sûr et le plus efficace qui existe.YIP 1 x] 3 THE E: GIRARDOT WINE O, L'td.SANDWION, er .BDOMADAIRE - t | 9 JANVIER 1906.ptus à la mode ne me sont pas plus envia- ue les qualités en renom et en popularité.Il bes deux surtout auxquelles on est en train de Foie désolante réputation : c'est la sagesse et ai ohne dont on raffole consiste à n'avoir pas La oes, ou, ce qui revient au-même, à tou- dep les oublier quand la conscience voudrait en es applique.Le type du sage aujourd'hui, w t le dieu-borne ou le roi-soliveau.it charité telle qu'on la veut et la préconise, ce st point cette vertu généreuse faite de zèle pr la gloire de Dieu et de tendresse et de dé- qouement pour tous ceux qu\u2019il aime ; c'est une sympathie naturelle pour l'erreur et le vice, qui va de ménagements que pour les scélérats et les sts, et de sévérités que pour les honnêtes gens.Dieu sait ce que cette sagesse et cette charité ont fait de bien À ses affaires dans le monde en- Les ve Pen chrétien s'en plaignait un jour à un prélat deses amis quelque peu diplomate, et lui deman- dsit en plaisantant si quelque nouveau décret ne permettrait pas bientôt d'ajouter à toutes les sup- lieations des litanies des saints contre les fléaux quidésolent I'Eglise et le monde : * De la sagesse humaine et de la faussa charité, délivrez-nous, Seigneur 1 \"\u2014I1 y à longtemps.repartit le prélat, que l'Eglise a prévenu votre désir.Cette supplication vous l'avez faite bien des fois sans vous en douter si vous avez récité ou chanté avec elle les litanies des saints : Ab insidiis diaboli, libera nos Domine.\u201d VANILLE ESSENCE Jules Bourbonniere 1.00 la Ib.Bell Est 1122.- LE MOIS LITTERAIRE ET PITTORESQUE SOMMAIRE DU MOIS DE JANVIER Dernier coup de siffiet, nouvelle, par JEAN ERE, avec 2 compositions de TEMPESTINL\u2014 lacapitulation de Paris en 1815, par HENRY HouBsave, de I'Acrdémie francaise, avec 3 reproductions, 1 plans et 4 portraits.\u2014 Marcellin Desboutin, par R.D'ULMÈs, avec 9 reproductions.\u2014 Plus que Bus-Bleu, par EMILE FAGUET, de l'Académie française.\u2014 Métamorphose, poésie, pur |.PIERRE Bennisser.\u2014Noel blane, poésie, par ARSÈNE VERMENOUZE, Avec 2 compositions de Bury.~Le roman d\u2019une laide, romance, par EAN RaMEAU, avec 4 componsitions de LEcouUL- TRE~La France il y a cent ans (1805), par GEo¥- ox DE GRANDMAISON, aveo 20 illustrations.\u2014 1 Journée d'un étudiant d'Oxford, par TRISTAN, hee 17 photographies.\u2014 Causerie littéraire : Sernardin de Saint-Pierre en ménage, par Ga- RIEL AUBRAY.\u2014 Pages oubliées : hymne des ua pat saint EPHREM D'EDESSE ; Le triomphe 9 emps, par PÉTRARQUE ; Eve et Marie, par (ERRM CORNEILLE.\u2014 Portraits : René Bazin, pr J.A.avec 1 portrait, \u2014 Variétés scientifiques : 1 Question de l'heure, par l'abbé Tu.MOREUX, pet 10 iMnstrations.~ La carte de visite, croquis, mnt OT: Annexes et supplément : Album us, i Mois\u201d ; Sourire ivin, paroles et que (inédil) de FRAGEROLES : Petite Berceuse, a Concours de Genre et d\u2019Esprit, Mode, etc.aque livraison mensuelk :l - .Tent : un an, 12 fr.Etranges : it tr o.=-Abonne \u2014\u2014\" HEBDOMADAIRE LA CROIX _ Dans un grand verre, vin d BRANDY RICHARD et un peu de glace, Remplissez le verre avec du bon lait, mèlez bien et coulez dans un autre verre, ajoutez un petit peu de muscade, Pris le matin, c\u2019est un mettez une cuillérée à thé de sucre, \u2018Un œuf frais, un verre a fortifiant sans con à > VENTILATEUR > \u2019 > > , 5 LESSARD & HARRIS, 7, RUE STE-ELISABETH, Montrealsm NOTRE VENTILATEUR \u201c ACOLIEN \u201d après une épreuve des plus sévères a été choisi par la Compagnie du Pacifique Canadien pour In Ventilation de leurs gares et de leurs usines à Montréal et à Winnipeg.Plus de 600 Ventilateurs de 24 pouces de diamètre ont été posés sur les usines à Montréal et à peu près 150 à Winnipeg.Nous publions ci-dessous le certificat de l'Ingénieur en Chef de la sus-dite Compagnie.Messieurs LEsSsARD & HARRIS, Montréal.Chers messieurs :\u2014J'ai votre lettre du 21 courant, demandant mon appréciation sur votre Ventilateur \u2018\u201c\u201c Aéolien \u201d dont cette Compagnie a fait usage depuis une couple d\u2019années.Je dois dire en réponse que votre Ventilateur ¢* Aéolien \u201d nous donne In plus grande satisfaction que nous ayons encore obtenue d'aucun autre, à la gare Windsor surtout, où je puis constater tous les jours ces bons résultats, nous en recevons des louanges par tous nos employés.Votre tout dévoué, P.Alex.Peterson, Ingénieur en chel Catalogues fournis sur\u2019 demande. Eve et Marie Homme, qui que tu sois, regarde Eve et Marie, Et comparant ta mère à celle du Sauveur, Vois laquelle des deux est la plus chérie, Et du Père éternel gagne mieux la faveur.L'une à peine respire et la voilà rebelle, L'autrê en obéissance est sans comparaison ; L'une nous fait bannir et l'autre nous rappelle ; L'une apporte le mal, l'autre la guérison.L'une attire sur nous la nuit et la tempéte, Et l\u2019autre rend le calme et le jour aux mortels ; L\u2019une cède au serpent, l'autre brise sa tête, Met à bas son empire et détruit ses autels, L'une a toute sa race au démon asservie, L'autre rompt l'esclavage où furent nos aïeux ; Par l\u2019une vint la mort et par l'autre la vie, L'une ouvre les enfers et l'autre ouvre les cieux.Cette ÊËve cependant qui nousengage aux flammes, Au point qu'elle est formée est suns corruption, Et la Vierge \u201c bénie entre toutes les femmes \u201d Serait elle moins pure en sa conception ?Non, non, n'en croyez rien, et tous tant que nous (sommes Publions le contraire à toute heure, en tout lieu ; Ce que Dieu donne bien à la mère des hommes, Ne le refusons pas à la Mère de Dieu.PIERRE CORNEILLE.Monseigneur Racicot Evêque de Pogla ¢ in partibus infidelium \u201d .\u2014 Nos lecteurs savent déjà la bonne nouvelle : Mgr Zotique Racicot, P.A.et Vicaire-Général de l'arehidiocèse de Montréal,à la demande de S.G.Monseignear Bruchési, a été nommé par Se Saïnteté Pie X, évêque auxiliaire du diecèse de Montréal et évêque titulaire de Pogla, \u201c in par- tibus infidelium.\u201d Monseigneur Racicot est né au Sault-au- N Récollet.\u2018 Successivement, vicaire à Saint-Rémi, aumônier du couvent du Bon-Pasteur, à Montréal, supérieur ecclésiastique de cette communauté et procureur à l'archevêché de Montréal, ij remplit toutes ces fonctions avec tact et habileté.En 1891, il était nommé chanoine de la cathédrale ; en 1895, vice-recteur de l\u2019Université Laval, à Montréal ; en 1897, vicaire-général de Varchidiocése et président de la commission des écoles catholiques de Montréal ; et en 1900, il tüt'élevé par Léon XIII à là dignité de proto.notaire apostolique.A Monseigneur de Pogls, la Croix présente ses humbles hommages et ses plus sincères félicitations.° - = =: CONDITIONS SPECIALES D'ABONNEMENT ~ 5 ABONNEMENTS DE l AN POUR - - $3.00 10 ABONNEMENTS DE 1 AN POUR - - 5100 LA CROIX GOMBES ET ROUVIER Les dernières dépêches reçues de France nous annoncent que le ministère Combes a présenté sa démission au président Loubet qui l'a acceptée.M.Rouvier aurait été appelé à former un nouveau ministère.Si Combes disparaît, la Franç-Maçonnerie ne disparaît pas.Combes n\u2019était que l\u2019agent de cette dernière.Rouvier mènera-t-il la France dans la voie dau.gereuse où l\u2019a traînée, dix-huit mois durant, le bloc combiste.Nous n\u2019en savons encore rien.Les ministères français, depuis quelque vingt ans, nous ont tous ménagé des surprises.Le nouveau président du conseil fera passer pout-être la France par d'autres mauvais jours.Une chose qui est certaine, c\u2019est que pour se maintenir au pouvoir, il devra compter avec les parcis de l'extrême-gauche qui vont chercher leurs mots d'ordre au Grand-Orient de France.Dong, c\u2019est notre avis que la France continuera encore à subir la persécution religieuse.Notes critiques LA ** PRESSE\" BT LBS GOGOS La Presse, par une circulaire adressée a chacun des députés de la Province, a demandé 4 ces messieurs d'exprimer dans ses colonnes leur opinion sur le ministère Parent.Quand la Presse s\u2019adresse à des gogos elle obtient ce qu\u2019elle désir, elle les exploite à son goût : ces bonnes gens ne s\u2019en aperçoivent pas, Mais quand la feuille à MM.Graham et Russel] s'adresse à des intelligents, son impertance est mesurée à sa juste valeur, et l\u2019on ne s'en occupe pas.Ses lettres ciroulaires comme tout ce qui vient d'elle va au panier aux vieux papiers.Des soixante quatorze députés de la Province, cing seulement jusqu'ici ont répondu à la demande tout à fait indiscrète de cette fouille.Le derniée en date, M.Auguste Tessier, de Rimoyeki, répond à la Presse : \u2018 \u201c Cette demande de votre part parle hautement en faveur de votre esprit d\u2019entreprise, mais un peu moins en faveur de votre esprit de discrétion.La discrétion d\u2019ailleurs n\u2019est guère de mise dans certains jeurnaux à nouvelles et n\u2019y serait peut-être pas appréciée.\u201d Très bien dit.Mais si M.Tessier n\u2019avait pas répondu du tout,comme le très grand nombre de ses confrères l'ont fait, son mépris pour - cette feuille aurait été encore plus prononcé et mieux apprécié.Co .ot M.PARENT La Patrie dit qu\u2019il \u201cn'est pas plus question aujourd\u2019hui de la retraite de M.Parent que de Sir Wilfrid Laurier\u201d Alors ce sont MM.Legris, Choquette et Monet qui ont retraité.Crimgue.Notre cœur est semblable à la mer, sujet bien des agitations ; comme les apôtres, prions J.-0.: de la calmer et d'apaiser la tenipôte.= | établie.» \u2026.\u2026 21 JANVIER 1805 Ca et la LA MISERE À LONDRES Dans le seul district de West-Ham \u2014faybgy, de l\u2019Est en dehors de l\u2019agglomération london nienne,\u2014 il y a 30,000 hommes sans emploi, ; autorités sont aux abois.Les A) municipalités constituent la ville de Londres proprement ont, à l\u2019instigation de M.Walter Long, l'énergique ministre qui préside le Local Gorcrnment Board, pris l'initiative de quelques mesures pour venir en aide aux malbeureux.Tout d'abord, le lord-maire a ouvert une souscription, puis on à formé un Comité central composé de l'eprésen.tants des municipalités et des membres des différentes suciétés de bienfaisance.Celui-ci a réussi à trouver de l'emploi à quelques centaines de gens Qui n\u2019en avaient pas, mais c\u2019est une goutte d'eau dans l\u2019Océan.Un seul fait donnera une idée de la rapidité effrayante avec laquelle la misère augmente.Dans le courant de la semaine expirée le 31 décembre dernier, le bureau de bienfaisance de West-Ham avait distribué des secours à 17,490 indigents.La semaine suivante, ce nombre s\u2019était élevé à 25,378.Les qui dite x A BAS LES PERSECUTEURS.Mgr Ricard, évêque d'Angoulôme, a comparu devant la 1re Chambre de la Cour d'appel de Bordeaux, jugeant correctionnellement, sous ln prévention d\u2019avoir loué une maison lui appartenant à des religieuses sécularisées, qui tenaient une école libre à Segonzac, France.En memo temps \u201cque I'évique d'Angoulime, étaient pouYsuivis : le curé de Segonzac, In directrice de l\u2019école et trois institutrices, anciennes religieuses de la Congrégation de Sainte-Marthe, \u2018dont la maison-mère est À Angoulême, Mgr\u201cRicard s\u2019est présenté devant la Cour cn soutane violette et manteau de cérémonie, accompagné par de: nombreux membres du clergé.Mtre \u2018Gougeon, du barreau d'Angoulême, a présenté sa défense : M.Bréjon, ancien bâtonnier de l'Ordre -des avocats du barreau de Bordeaux, essistnit les \u2018autres prévenus.Au cours de l'interrogatoire, Mgr Ricard a sou- \u2018tenu avoir sincèrement sécularisé les religieuses, .et, par conséquent avoir bien créé une école#bre mais jaïque.Puis, après cette démonstration très claire, il a fait une magnifique déclaration d\u2019une dignité émouvante et d\u2019une force incontestable dans laquelle il a dit que le jour où ses bulles épiscopales entérinées par lo Conseil d\u2019Etat lui ont été remises, il a regu, et de I'liglise et du gouvernement de son pays, le devoir de donner À son troupeau l'é ducation chrétienne, Ce devoir, il l\u2019a accompli et il l'accomplira toujours._ Cette superbe déclaration, très courtoise mais d\u2019une haute élévation, a produit une protonde sensation dans ln salle.| Le procureur général a requis ensuite contre Sa Grandeur, demandant une simple amende, sous prétexte que sa bonne \u2018foi jéritique n'était pas Mtre Bréjon ot Mtre Georgeon ont prononcé une magnifique plaidoirie, mettant-la Cour au défi de suspecter la\u2018 Bonne foi d\u2019un évêque français qui a lui-même signé les dotuments de sécularisation.L'arrêt sera rendu le 16 du courant.A la sortie de la Cour, une foule énorme à accueilli l'évêque et ses co-prévenus par de vifs ap: plaudissements et des -vivats, et les a salués de * Vive la liberté ! A bas les persécuteurs !' jx bert ples les pers we ® LoS Le cœûr 5 bili apaédon né à Djeh, est le mieux garde, ee IG mûr 7 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.