La Croix., 20 avril 1907, samedi 20 avril 1907
[" LA \u201cCROIX\u201d In &; \u2018Allo of Ausombloy, Lecture \"Ella tive _ «vw, jossPH BÉGIN Piroctour-Propriétaire Ps 07 aBONNBABNTS Payables d'avanoo) .ANADA ET ETATS-UNIS 1 an, $2: 6 mois, $1 EN VILLE (Par la Poste) 1 an, $3: 6 mois, $1 £TRANGER (Union postale) 1an, 2.50: 6 mois, 1.25 PENSÉE DU JOUR Un journal catholique dans une parois- æ c'est une mission perpétuelle.LEON XIII.LES SOCIALISTES A MONTREAL St Les socialistes de Montréal tiennent mordicus à parader, le 1er mai prochain, dans les rues de la ville, comme ils l'ont fait l\u2019année dernière, la Joque rouge au vent et l'insulte à la pouche contre nous catholiques et notre clergé.Mais nous espérons, pour l'honneur Je Montréal, que les autorités muni- cipules se feront un devoir d\u2019empé- cher cette démonstra\u201cion d\u2019avoir lieu, Honneui à l'échevin Médéric Martin qui à pris l\u2019initiative d\u2019une protestation à la Commission de Police! L'échevin Proulx croit qu'il est de l'intérêt de la ville de laisser parader ces agents de dissolution sociale, mais dc prendre des mesures contre les désordres publics qui pourraient arriver.Il est vraiment d\u2019une tendresse inconsidérée pour ces voyous.Nous nous permettrons de faire remarquer à l\u2019échevin Proulx qu\u2019au contraire il est du plus grand intérêt de Montréal d'assurer À ses citoyens pour aujourd\u2019hui et pour demain la paix sociale et le respect de leur foi religieuse.Si vous ouvrez la porte aux socialistes, vous verrez les honnêtes et paisibles Montréalais, c\u2019est-à-dire l'élite de la société, chercher la paix et la fortune ailleurs.On n'a jamais vu et on ne verra jamais la prospérité matérielle grandir là où les socialistes gouvernent et commandent.lls sont les avant-coureurs de toutes les miséres et Je tous les troubles sociaux.Derrière eux, tont cortège, la jalousie, la haine, la colère, l'ivrognerie et la pauvreté.Tousles jours ils attaquent avec lu dernière Apreté l\u2019organisation sociale actuelle, basée, disent-ils, \u2018\u2018 sur l\u2019égois- me et sur l\u2019iniquité, sur le capitalisme qui n\u2019est que l\u2019exploitation des pauvres par les riches et sur la propriété qui constitue un véritable vol.\u201d Que voyons-nous cependant ?\u2026.Ces implacables ennemis de la société s\u2019entendent parfaitement à exercer lesdroits qu\u2019elle leur garantit et à user des moyens d'action dont elle assure l\u2019usage.lls vivent, en un mot, de ce qu'ils voudraient détruire._ Ennemis du capital, ils se font eux- mêmes capitalistes, banquiers, assureurs, spéculateurs, fabricants, trafiquants, tout comme ces bourgeois dont ils accusent l\u2019insatiable rapacité.Ennemis de la propriété, ils pénètrent et s'élèvent de plus en plus haut dans la caste des propriétaires.Ce sont, en un mot, des révolutionnaires qui jettent dans la société de ferments de discordes afin de pouvoir mieux vivre aux dépens et sur les misères des autres.\u2018* Le résultat final de la politique so- Jialiste ,a dit avec raison un de nos confrères, n\u2019est pas bien difficile à apercevoir et à définit.Nulle partle socialisme n\u2019a été un instrumeut de pa- tification sociale et de véritable progrès économique.Comment s'en étonner d\u2019ailleurs ?\u2026 La paix ne peut se fonder que sur le rapprochement des classes, Or, le socialisme, de son Aveu, ne cherche qu'à les maintenir à Le Samedi, 30 Avril 1907\u2014Vol.VIS-A-VIS DU PALAIS DB JOSTICE Boite de Poste 2175 Journal Catholique et Indépendant publié à Montréal RELIGION, QUESTIONS SOCIALES, SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, EVC.ve.ON 66, RUE NOTRE-DAME-EST, MONTREAL.No 3 ABONNEMENTS DE PROPAGANDF Afio de faciliter la pre pagande de la OROIX nous avons établi des condi tions spéciales en faveur de nouveaux abonnés seu lement : 8abonnementsdel an $3 ¢ 4 \u201d\" 5 Téléphone : Bell Est 2281 l'état de guerre.Le développement de la richesse dérive de la coopération réciproque du capital et du travail.Or, le socialisme affirme en principe leur antagonisme nécessaire et leur irréductible incompatibilité.Une politique, orientée d'après de telles maximes, peut sans doute conduire à la notoriété, à la fortune, aux situations en vue les meneurs qui se posent en rédempteurs du prolétariat opprimé ; mais il est évident que le peuple lui-même, exploité par ceux qui prétendent le libérer de l\u2019exploitation, ne retirera jamais du socialisme des avantages quelconques.On fait aux ouvriers des promesses qu\u2019on sait fort bien ne pas pouvoir tenir et ainsi, de déceptions en déceptions, on remplit les Âmes d\u2019amertume et on leur rend plus difficiles le support des épreuves de la vie et l'acceptation d'inégalités sociales inévitables, La Gazette, de Montréal, essayait, le 11 avril, de justitier en quelque sorte les utopies criminelles des socialistes.\u201cNya, ditce journal, des socialistes à Montréal et quelques anarchistes.C\u2019est sans doute contre ceux- cique la question d\u2019entrave a été soulevée (à la Commission de Police), car les socialistes, excepté les extié- mistes, ne sont pas dangereux dans le sens de justifier l'intervention de la police pour empêcher leurs manifestations.Les anarchistes sont d'une autre mentalité ; mais même pour ceux-là il serait sage de les laisser promener leurs drapeaux rouges et exprimer leurs folies.Dans plusieurs capitales d\u2019Europe, ils sont considérés comme dangereux, toutefois à Londres où 1ls ont entière liberté de faire connaître le fond de leur pensée, ils ne fontrien de plus que parler.\u201d La Gazette per) évidemment peu la tête.Quand on est rendu à permettre à des révolutionnaires, à des ennemis de toute société, de parader librement, d'exprimer publiquement leurs folies dangereuses et leurs utopies criminelles, Jd'insulter 1es citoyens les plus respectables et les plus nombreux et, ainsi, d'engager les populations qui les voient et les écoutent à faire comme eux, à grossir leurs rangs, à devenir avec eux révolutionnaires et socialistes, on a, certes, perdu toute notion de ce qui peut faire le vrai bonheur, la paix et la prospérité de la société.un JOSEPH BEGIN.30: Un mot au * Canada\u201d, an sujet du **Nationaliste\u201d Le Canada d'hier annonce que M.Bourassa a l'intention de rendre le Nationaliste quotidien, avec le concours de MM.Olivar Asselin et Omer Héroux, comme rédacteurs.Le même journal ajoute qu\u2019il y aura ainsi rivalité entre la CROIX etle Nationaliste.Celui-ci séra sans doute un organe politique comme il l\u2019est maintenant, tandis que la CROIX est et sera un organe catholique.Nous ne combattons pas sur le même terrain et pour la méme cause.Nous n\u2019avons pas, en outre, la même conception du sens catholique et de sa défense.Il ne pourrait donc pas y avoir de rivalité proprement dite entre la CROIX et le journal de M.Bourassa.Cependant, si jamais celui-ci devient quotidien\u2014ce que nous ne croyons pas\u2014nous le jugerons comme nous l'avons fait jusqu'aujourd\u2019hui, c\u2019este à-dire d'après ses actes et non pas d\u2019après les belles enseignes qu\u2019il affiche pour attirer la clientèle.L'avenement de M.Héroux au WNationaliste ne changera guère les choses, puisque ce monsieur n\u2019a pas cessé d'être, ainsi que M.Asselin nous l'affirme catégoriquement, d\u2019esprit ét de cœur avec ce journal.JOSEPH BEGIN, UNE PROTESTATION L'Université McGill vient d\u2019être une seconde fois la proie du feu.Les bâtiments de la faculté de médecine ont été entièrement détruits.Nous déplorons ce malheur et nous offrons aux autorités de cette institution nos sympathies.Cependant, nous devons protester contre un passage de l\u2019article que le Canada du 17 avril consacrait à ce désastre.\u2018* Il n\u2019est guère de coin du Canada, ou des Etats-Unis, dit notre confrère de la rue Saint-Jacques, où l\u2019on ne trouve quelque médecin ayant pris ses grades à l\u2019Université McGill et qui, presque invariablement, est à la tête de la profession dans sa localité.\u201d\u201d Ceci est à peu près faux.Car, nous connaissons maintes localités du Canada, surtout des Cantons de l\u2019Est, où les médecins sortis de Laval de Québec ou de Montréal laissent loin derrière eux leurs confrères sortis de McGill.Nous ne faisons pas cette protestation sans raison ou seulement par amour de notre clocher.Ce sont des faits que nous avons constatés et qui aujourd'hui nous consolent bien des hibleries, comme celle du Canada, que nous sommes obligé d\u2019entendre, à moins de nous boucher les oreilles.JOSEPH BEGIN.LA \u201c CROIX \u201d QUOTIDIENNE Nous sommes heureux d'apprendre à nos lecteurs que nous recevrons bientôt d'Ottawa les iettres patentes incorporant légalement la Compagnie de publication de la ** CRO1X\"\" quotidienne.Nous avons déjà vendu un bon nombre des actions de cette Compagnie, bien que le temps\u2014qui nous manque souvent\u2014ne nous ait pas encore permis de faire part personnellement de notre projet à nos meiileurs amis, de leur exposer les détails de no tre organisation et les grandes espérances que nous avons de réussir enfin à donner à Montréal un quotidien catholique vraiment digne de ce nom et qui sera appelé, si nous ne nous trom pons pas, à faire beaucoup de bien.Car, Montréal est le centre du Ca nada, êt, comme c'est d'ici que partent pour être distribués partout le pays, les idées malsaines, les erreurs doctrinales, les sophismes, la littérature immorale, le mal en un mot, c'est d'ici donc aussi que doivent surtout partir la réfutation de ces erreurs et de ces sophismes, les idées saines, la bonne littérature, si l\u2019on veut qu\u2019elles soient effectivement un antidote donne a temps et aux personnes mémes qui ont absorbé du poison.Ne perdons pas de vue ce point important.LA DIRECTION es L'action sociale catholique A QUEBEC Nos lecteurs liront dans une autre page unt lettre pastorale de Sa Grandeur Mgr Bégin, sur l'action sociale catholique, qui a été lue dans toutes les églises du diocèse de Quêbec, dimanche dernier.C\u2019est un document d\u2019une haute valeur et d\u2019une considérable importance.SUJRTS DE MEDITATIONS POUR LA \u201c PRESSE\u201d \u2014 Nous livrons à la méditation de certains scribes Je la Presse les lignes suivantes extraites de l\u2019encvcliaue de Léon XII, Sapientiæ christianæ, et que Sa Grandeur Mg: Bégin cite dans sa mémorable lettre pastorale, sur l\u2019action sociale catholique, que nous publions plus loin : \u2018\u201cll en est, dit Léon XIII, qui pensent qu\u2019il n'est pas opportun de résister de front à l\u2019iniquité puissante et dominante, de peur que la lutte n\u2019exaspère davantage les méchants, De tels hommes sont-ils pour ou contre l'Eglise ?On ne saurait le dire, car, d\u2019une part, ils prétendent professer la doctrine catholique, mais, en même temps, ils voudraient que l'Eglise laissât libre cours à certaines théories qui lui sont contraires.lls gémisse.nt de la perte de la foi et de la pervers on des mœurs, mais, à de tels maux ils n\u2019ont souci d'apporter aucun remède, et méme il n\u2019est pas rare qu\u2019ils en augmentent l'intensité, soit par une indulgence excessive, soit par une pernicieuse dissimulation.Puisque nous sommes en train de donner à la Presse des sujets de méditation, pourquoi ne pas citer en outre quelques passages du bref que Pie IX a adressé le 14 août 1876 aux catholiques d\u2019Allemagne, réunis en congrès, à Munich : \u2018 Mais beaucoup cherchent leur satisfaction dans les biens de la terre ; c\u2019est pourquoi ils recherchent par trop la faveur des puissants, craignant leur colère et leur résistance, sans songer nullement que l'amitié de ce monde est l\u2019ennemie de Dieu, au point que quiconque reste attaché à l\u2019empire de cette faveur mondaine est un adversaire de Dieu.\u2018\u201c Et, bien qu'ils aperçoivent de leurs propres yeux qu\u2019aujourd\u2019hui la guerre est engagée pour ainsi dire à la vie et à la mort, entre la verité et l'erreur, entre le droit et la force, ils font néanmoins tous leurs efforts pour réconcilier des choses aussi contradictoi- comme s\u2019il res, pouvait y avoir communauté entre ja lumière et les ténèbres.\u2018* Aussitôt que cette sorte d'hommes remarquent dans les ennemis de l'Eglise fatigués par une longue et stérile lutte, un signe quelconque annonçant qu\u2019ils désireraient un compromis, alors ils se lèvent, aiguillonnés par la prudence de la chair, ils s'en prennent aux combattants catholiques, accusent leurs efforts d'imprudence et leur imposent silence, afin qu'il n'y ait pas d'obstacles à la fausse paix qu'ils recherchent ardemment.Quand même ilsont pu s'instruire parla nature méme des choses et par une longue expérience, ils ne veulent néanmoins pas voir que les paroles des ennemis de l\u2019Eglise sont des flèches, bien qu\u2019elles puissent paraître plus onctueuses que l'huile, et ils oublient que par celle manière d'agir ils prêtent secours et s'allient âceux qui haissent le Seigneur.** On ne peut rien imaginer de plus dangereux, de plus pernicieux que cette race d'hommes qui affectant extérieurement des apparences d'honnêtetë et de piélé, divisent et brisent intéricurement les forces de l'Eglise, accroissent l'audace des ennemisel excitent ceux-ci involontairement à une colère plus violente contre les vrais enfants de l'Eglise, *\u201c Si vous êtes en mesure d'avoir quelque influence sur eux, empressez- vous de leur faire comprendre une bonne fois quel grand dommage ils causent à l'Eglise, quelle faute ils commettent contre la religion, contre la patrie et contre leur propre salut, afin qu'ils reconnaissent la vérité et reviennent de leurs mauvaises voies.Si vous obtenez quelque succès dans cette entreprise extrêmement difficile, il aura plus d'importance que tout ce que vous obtiendrez par vos autres travaux, quelque nécessaires et utiles qu'ils puissent être.\u201d Encore un mot : La Presse est invitée à publier intégralement la lettre pastorale de S.G.Mgr Bégin, au lieu d\u2019en extraire, ainsi qu'elle l\u2019a fait, justement cinq lignes dont elle dénature absolument le sens, comme elle dénature d\u2019ailleurs la plupart des bonnes choses qui passent par ses bureaux de rédaction avant de paraître dans ses colonnes.Nous nous demandons si éellement,on a à la Presse,la volonté de faire lebien, ou si, plutôt, ce n'est pas l'intérêt et un certain concours de circonstances qui poussent cé journal à publier entre vingt sottises et vingt rapports trop détaillés d'histoires d'assassinat ou de meurtre, un bout d'article au sens catholique, afin de plaire à tout le monde et de faire ainside bonnes affaires ! En tout cas, son écrit du 16 avril, surla presse catholique, nous laisse bien croire que la dernière alternative est la plus vraisemblable.JOSEPH BEGIN.30: Nouvelles de Rome A PROPOS DES NOUVEAUX CARDINAUX, - UN ** SLYLABUS.\" Le Corriere della sera prétendait savoir que le choix des nouveaux cardinaux avait déterminè un vif mécontentement dans les milieux anglo-saxons, et qu'on s\u2019attendait, surtout aux Etats-Unis, à la nomination d'un cardinal américain : Mer Ireland.Au Vaticun, on n\u2019a pas eu le moin dre écho de ce mécontentement, On a reçu, au contraire, une dépêche du cardinal Gibbons, archevêque de Baltimore annonçant la prochaine réunion d\u2019une assemblée générale de l\u2019épiscopat américain, Entre autres sujets, on doit s\u2019occuper d\u2019arganicer un concours normal au denier de Saint- Pierre, qui donne actuellement $100,000, et qu\u2019on voudrait porter régulièrement à un million de dollars par an.C\u2019est un témoignage bien pratique d'attachement au Saint-Siège que l\u2019épiscopat américain a l'intention de donner.La publication d\u2019un nouveau Sy//a bus, que certains journaux donnent comme imminente, ne viendra pas de si tôt.La chargée de la rédiger.ne se réunira que dans quelques jours pour reprendre ses travaux.* xe LORDRB DEBS FRANCISCAINS.Le général des Franciscains a pré senté, ces jours-ci, au Pape, la statistique générale de l'ordre, Elle montre un progrès constant dans le nombre des inscrits.Les membres actuels, répandus dans les cinq parties du monde sont au nombre de 16,997, dont 3,135 sont laiques.Le tiers ordre qui se recrute, comme on sait, parmi les gens de toutes clas ses et dans toutes conditions est représenté par le chiffre d\u2019un million et 435,000 inscrits.Les maisons appartenantà l'ordre ne sont pas moins de 1,346.10: NOTE Pour 25 cents, nous enverrons la CROIX à tout nouvel abonné, durant trois mois.Commission de l'index, - Le TNL.TINERESR, - ax.+ LA OROI1s mr LETTRE PASTORALE s.6.Mér Bégin SUR L'ACTION SOCIALE CATHOLIQUE Lettre pastorale de Mer Louis- Nazaire Bégin, Archevêque de Québec, sur l\u2019action sociale catholique et en particulier sur l'œuvre de la presse catholique.Louis-Nazaire Bégin, par la grâ- de Dieu et du Siège apostolique, Archevéque de Québec.Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses et à tous les fidèles de l\u2019archidiocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.Nos \u2018Frès Chers Frères, Dans les belles et savantes encycliques que l'illustre Pontife Léon XIII a laissées, comme un héritage précieux, à l'Eglise de Jésus-Christ, rien n\u2019est plus souvent ni plus fortement affirmé que l'importance et la nécessité d'une action sociale catholique sagement organisée et fermement conduite.l'une de ces lettres pontificales, (1) est consacrée tout entière à définir \u2018\u2019les principaux devoirs civiques des chrétiens,\u201d et le pape, après avoir déploré l'inaction d\u2019un grand nombre de catholiques, leur manque de principes, leur fausse prudence, leur déplorable inertie, ajoute ces graves paroles : \u2018Les chrétiens sont nés pour |» combat, et plus ils y mettent d\u2019ardeur, plus, avec l\u2019aide de Dieu, ils sont certains de la victoire.\u201d (2) Notre bien-aimé pontife et père, Sa Sainteté Pie N, pour réaliser son sublime dessein de \u201c\u2018tout restaurer dans le Christ,\u201d veut, lui aussi, que l'action catholique s'organise tt s'exerce vigoureusement dans tous les pays.\u2018\u2018l\u2019action, dit-il dans sa première encvclique (3).l'action, voilà ce que réclament les temps présents; mais une action qui se porte sans réserve à l\u2019observation intégrale et scrupuleuse des lois divines et des prescriptions de l\u2019Eglise, à la profession ouverte et hardie de la religion, à l'exercice de la charité sous toutes ses formes, sans nul retour sur soi ni sur ses avantages terrestres.\u201d Assurément, de tout temps, cette action catholique, ce zèle, cette coalition des intelligences ct des volontés désireuses d'affermir le règne de Jésus-Christ sur les sociétés comme sur les âmes, fut nécessaire ; et de tout temps aussi l'on a vu des hommes de bien, clercs et laïques, unir leurs généreux efforts pour faire pénétrer l\u2019esprit chrétien dans les mœurs publiques, dans les institutions et dans les lois.Mais à notre époque, où les questions sociales se posent plus nombreuses et plus complexes que jamais, où le peuple prend une plus large part à l'administration des affaires, où les ennemis du Christ voient, par là même, un champ plus vaste s\u2019ouvrir à l\u2019exploitation de la crédulité, des préjugés et des passions, et redoublent d\u2019acharnement contre la loi et contre l'Eglise, l\u2019action sociale catholique devient de plus en plus urgente.Comme le disait notre très saint Père Pie X, avec son intelligence si pratique des nécessités du temps présent(4), \u2018\u2018ce ne sont pas seulement les hommes revêtus du sacerdoce, mais tous les fidèles sans exception qui doivent se dévouer aux intérêts de Dieu et des âmes; non pas, certes, chacun au gré de ses vues et de ses tendances, mais toujours sous la direction et la volonté des évêques.\u201d Au reste, cette action peut prendre diverses formes et s'exercer soit dans le domaine des études sérieuses immédiatement préparatoires au rôle social, soit dans la sphère (1) Encycl.\u2018\u2018Sapientiæ Christiane,\u201d\u2019 10 janv.1890.(2) \u201cIbid.\u201d (3) Encycl.\u201cE supremi Apostolatus cathedra,\u201d 4 oct.1903.(4) \u201cIbid.\u201d ° Co ~\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = rr e\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014eaemomeemere ere rer \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 des œuvres multiples dont le but et le résultat sont d\u2019étendre, de faire partout rayonner l'influence de la loi morale et l'empire de la vérité religieuse.LES ŒUVRES DEJA FON- DEES Nous le constatons avec plaisir, Nous Très Chers Frères, dans plusieurs centres intellectuels de cette province, et en particulier dans notre ville de Québec, il s\u2019est produit depuis quelques années un noble et salutaire mouvement d\u2019initiation à l'action sociale catholique.Des hommes de talents et de savoir se sont concertés (5) et se réunissent fréquemment pour étudier, discuter, approfondir ensemble les problèmes d\u2019économie politique et so- viale qui importent le plus à la prospérité matérielle et morale de notre pays.Des jeunes gens à l'âme généreuse, dans des cercles d\u2019études (6) que nous ne saurions trop louer, s'appliquent à mieux connaître la sainte Eglise notre mère, à mieux comprendre la mission éminemment civilisatrice qu\u2019elle est appelée à remplir dans le monde, à mieux se pénétrer des principes de foi, de probité, d'intégrité morale et de fermeté doctrinale qui doivent régir la vie privée et publique de tout vrai chrétien.Dans l'ordre des faits, que d'institutions de charité et de bienfaisance, que d'œuvres de patronage, que d'entreprises d'utilité sociale naissent et se développent parmi nous! Nos hôpitaux, nos Hôtels- Dieu et nos hospices, la Société Saint-Vincent de Paul et ses nombreuses conférences, le Patronage de Québec et celui de Lévis, l\u2019Orphelinat agricole de St-Damien, la Maison de la Providence de Saint- Malo, et bien d'autres associations charitables sont des centres de vie et de dévouement où se réalise déjà sous des furmes variées le programme de l'Action catholique.Nous ne pouvons ict passer sous silence la Ligue anti-alcoolique, établie tout récemment dans notre ville épiscopale, (7) et dont les efforts contri- hucront largement, nous en sommes sûr, à enraver les progrès menaçants de l'intempérance.Ces institutions et ces œuvres, nous les bénissons, nous les encourageons.Elles rendent d'importants services aux classes populaires.A l\u2019action collective de ces associations vient se joindre l'action individuelle des membres de notre clergé et des laïques.Nous nous plaisons à reconnaître, en particulier, toutes les généreuses initiatives qui ont pour objet le bien des classes ouvrières.C\u2019est, du reste, le progrès moral et la prospérité matérielle de notre peuple qui est le terme de toutes nos sollicitudes.Nous voudrions surtout voir régner dans toutes les sphères de la société, la justice, la paix et l\u2019harmonie.Ce vif désir, qui remplit notre cœur d\u2019évêque, nous a pressé d'intervenir nous-même, il y a quelques années, dans un conflit regrettable qui menaçait à la fois les intérêts du travail et ceux du capital ; ct nulle autre ambition que d'être utile à tous nous a dicté cette sentence arbitrale, que l'on a bien voulu favorablement apprécier, même à l'étranger, et qui pourrait, croy- ons-nous, servir de base solide à l\u2019union des travailleurs et des patrons.Toutes ces œuvres et tous ces efforts que nous avons rappelés, ne peuvent manquer de servir, dans une forte mesure, à élever le niveau de la moralité et de la prospérité publiques.LA PRESSE CATHOLIQUE Mais, Nos Très Chers Frères, les besoins sociaux, dont le nombre et (5) \u2018\u201cLa Société d'économie sociale et politique \u2019\u2019 fondée à Québec le 13 avril 1905.(6) \u201cL'Association catholique de la jeunesse canadienne-française \u201d fondée à Montréal en 1904 compte dans l'archidiocèse de Québec plusieurs \u2018\u2018cercles\u2019\u2019 de jeunes gens qui lui sont affiliés.(7) \u201cLigue anti-alcoolique ** fondée à Québec en février 1907.la gravité augmentent singulièrement chaque jour, réclame davan: tage.Beaucoup d'idées fausses sont répandues dans les livres, circulent dans la presse, s'expriment dans les discours; mille voix les portent quotidiennement aux oreilles de tous.Que faisons-nous cependant pour nous défendre contre ces doctrines malsaines que la littérature contemporaine nous apporte sous des formes multiples, et qui tendent à ruiner les fondements mêmes de nos crovances et de nos mœurs?l'indifférence endort les tièdes ; la crainte paralyse les pusillanimes; le préjugé aveugle les ignorants; l'intérêt personnel fait mouvoir les égoïstes et les ambitieux : et toutes ces faiblesses réunies favorisent parmi nous les menées, sourdes encore, mais très actives de la franc-maçonnerie.Une longue et sérieuse étude de notre état de société nous a convain- vu que le grand moyen, après les cnseignements de l'Eglise et de ses pasteurs, de conjurer le péril qui nous menace, consiste dans l'œu- vre de la presse catholique.Cette œuvre, Dieu merci, n\u2019est pas entièrement inconnue parmi nous, Le diocèse de Québec est fier de posséder des publications hebdomadaires et mensuelles, qui sur le terrain des principes, en matière de morale, d'éducation de droit chrétien, font une lutte vraiment digne d'éloges.Mais ces journaux et ces revues s'adressent principalement à l'élite des fidèles et ne pénètrent guére dans le milieux populaires.Or, c'est le peuple surtout qu\u2019il faut atteindre, c'est le peuple qu\u2019il faut instruire de sa religion, renseigner sur les nombreuses questions sociales qui le préoccupent maintenant, et avertir de ses devoirs, puisque c'est lui surtout que les influences pernicieuses chercheront à séduire.Ft pour que la presse catholique exerce sur la multitude des lecteurs l'action bienfaisante et complète que nous souhaitons, il faut qu'elle-même multiplie ses œuvres, ses movens et ses ressources, Il faut que des publications populaires, et traitant de toutes les questions de morale, de controverse, d'histoire, d'apologétique, de doctrine religieuse et de doctrine sociale, puissent se répandre dans toutes les classes de la société, et porter à toutes, sur ces graves sujets, l\u2019enseignement de l'Eglise, TI faut que toutes ces publications attrayantes, substantielles et variées, ne cessent de distribuer à nos populations canadiennes des leçons qui soient conformes à leur esprit chrétien et à leurs traditions nationales.C'est pourquoi, l\u2019œuvre de la presse catholique ne pourrait ici se borner à la publication de journaux périodiques ou quotidiens.Le journal ne peut être qu'un article de son vaste programme.L'œuvre de la presse catholique comprend plutôt l'organisation de toute une campagne de propagande par le livre, par la revue, par le journal, par le bulletin, par la brochure, par le tract, par les publications de toutes sortes qui peuvent contribuer à la diffusion des connaissances utiles et des idées chrétiennes.Elle peut et elle devra encore avoir pour but de grouper dans des cercles d'études et de discussions bienveillantes, dans des associations catholiques, les jeunes gens et les écrivains qui veulent mettre leur esprit et leurs talents au service de l\u2019Eglise et de leur pays.Elle devra aussi s\u2019efforcer par tous moyens généreux de favoriser les aptitudes, la bonne volonté, l'ardeur de ceux qui voudraient dans la carrière des lettres, et plus particulièrement dans celle du journalisme, travailler à répandre parmi nous l\u2019influence des principes chrétiens et des doctrines sociales catholiques.Rechercher partout les talents, provoquer leur initiative et leur effort, centraliser toutes ces activités, et tout en laissant à chacun son originalité personnelle et sa légitime liberté d'appréciation dans des questions qui sont fatalement livrées à la dispute des hommes, orienter l'esprit de tous vers l\u2019idéal chrétien que tout écrivain catholique doit toujours proposer à ses lecteurs, voilà quel pourrait être encore parmi nous le résultat d\u2019une solide organisation de l'action sociale et de l\u2019œuvre de la presse catholique.Mais il nous semble, et nous croyons devoir insister sur ce point, que dans notre situation actuelle, ce qui peut le plus efficacement contribuer à une sérieuse formation de la conscience catholique, ce sont des journaux quotidiens hautement et exclusivement catholiques : catholiques dans leurs doctrines, catholiques dans leur esprit, catholiques dans leurs appréciations des hommes et des choses, catholiques dans la discussion de toutes les questions de religion et de morale, de nationalité et de langue, d'administration politique et d'économie sociale.Cette presse quotidienne, indépendante des partis politiques, ou des ambitions que suggère l\u2019inté- rét personnel, nous manque, et tous les bons esprits sont d'accord pour en reconnaître la grande nécessité.Il semble difficile en effet que les journaux politiques, même les mieux disposés à l'endroit de la religion, préuecupés surtout des intérêts matériels qu\u2019ils ont mission de défendre, exercent cette vigilance efficace qui sauvegarde toujours les droits de l\u2019Eglise, de la vérité et de la morale.Nous ne voulons, certes, pas exclure ces journaux de l\u2019action sociale catholique.Loin de là, nous les invitons à y prendre une part de plus en plus grande, et nous comptons bien sur leur concours pour le succès de l'œuvre que nous établissons aujourd'hui, Mais il est nécessaire que le peuple puisse lire aussi des journaux qui soient spécialement chargés de l\u2019instruire sur les questions religieuses et sociales que font surgir chaque jour le développement et le progrès de notre vie publique.L'influence du journal est aujourd'hui si considérable ! 11 est dans toutes les mains; il fournit au peuple des arguments pour toutes ses discussions et lui donne toutes les informations dont il est avide ; il dirige les esprits; il forme l'opinion: il prononce sur toutes choses des jugements que le lecteur confiant accepte, d'ordinaire, sans examen et sans résistance.Si le journal est bon, son influence pour le bien est immense; s\u2019il est mauvais, que de ravages n\u2019exerce-t-il pas dans les âmes! Aussi estimons- nous qu'à côté des journaux d'affaires et des journaux de partis politiques, il est opportun de fonder des journaux quotidiens, libres d\u2019attaches politiques, et qui n'aient d'autre préoccupation que de soutenir, avec les vrais intérêts de la patrie, la cause de Dieu, de la religion et des Ames.C'est le désir naguère exprimé par Léon XI (8) : \u201cIl serait dit-il, convenable et salutaire que chaque contrée possédât ses journaux particuliers, destinés à être les champions de l\u2019autel et du foyer, et organisés de façon à ne s\u2019écarter jamais du jugement de l\u2019évêque, avec lequel ils s'appliqueraient à marcher en communauté d'idées et de sentiments.Le clergé devrait les favoriser de sa bienveillance et leur apporter le secours de sa doctrine, et tous les vrais catholiques les tenir en haute estime et les aider suivant leurs moyens et leur influence,\" Par la fondation de ces journaux se trouverait aussi réalisé le vœu de notre illustre prédécesseur, S.Ele cardinal Taschereau, et de tous les Pères des Ve et VIIe Conciles de Québec (9).A plusieurs reprises, dans leurs Lettres pastorales, les évêques de cette province ont insisté sur les graves devoirs et sur les obligations du journaliste catholique.Nous ne pouvons nous-même que nous inspirer de cette sage tradition, et souhaiter vivement que les journaux catholiques soient tou- (8) Encycl.\u201cIn ipso,\u201d 3 mars 1891.(9) Voir deux Mandements de S.G.Mgr E.A.Taschereau, l\u2019un Promulguant les décrets du Ve Concile provincial de Québec (1875), l\u2019autre promulguant les décrets du VIIe Concile provincial de Québec (1889).20 Avril 1909 : : jours fidèles au programme leur impose leur haute mi ciale.Le journal catholique doit aborder les questions religieuses réfuter l'erreur et coopérer, fluence dont il dispose, à sion de la saine doctrine.faut donc, sans timidité, exposer la vérité chrétienne, les dogmes de la foi, les préceptes de la morale, les droits sacrés de l'Eglise, en prendre courageusement la défense et signaler tous les dangers sans réticence et sans fausse prudence, \u201cI en est, dit Léon XII, (io, qui pensent qu\u2019il n\u2019est pas opportun de résister de front à l'iniquité puissante et dominante, de peur que la lutte n\u2019exaspère davantage les méchants.De tels hommes sont-ils pour ou contre l'Eglise; On ne saurait le dire, Car, d'une part, ils prétendent professer la doctrine catholique, mais, en méme temps, ils voudraient que l'Eglise laissät libre cours à certaines théu- ries qui lui sont contraires, Ils ge.missent de la perte de la foi et de la perversion des mœurs mais à de tels maux ils n'ont souci d\u2019apporter aucun remède, et même il n'est pas rare qu\u2019ils en augmentent l'intensité, soit par une indulgence excessive, soit par une pernicieuse dissimulation,\"\" Certes, nous ne condamnons pas les journaux qui, dans les questions politiques, croient devoir suivre le drapeau d\u2019un parti, pourvu, sans doute, que leurs rédacteurs aient en vue les intérêts du pays et qu'ils © que SSION sy.pour par l\u2019in.la diffy.I lui combattent loyalement, honnêtement leurs adversaires.Mais le journal catholique n'accomplira, lui, sa haute mission qu\u2019en se plaçant au-dessus des partis qui divisent et en ne discutant les choses de la politique qu'avec une sage indépendance, préoccupé avant tout du triomphe de l\u2019idée religicu- se ei de la justice sociale.C'est par là qu\u2019il pourra contribuer à former des hommes assez désintc- ressés pour tout sacrifier aux exigences de leur foi et aux inspirations de leur conscience, assez fer- Mes et assez courageux pour proclamer et revendiquer toujours les droits de leurs compatriotes et de leurs coreligionnaires.Dans les questions politico-reli- gicuses que l\u2019on voudrait soustraire à la juridiction de l'Eglise, ce sera le devoir du journal catholique de mettre en vive lumière et de défendre de toutes ses forces les droits et les prérogatives de la société spirituelle essentiellement supérieure par sa fin et par ses moyens à la société civile.\u2018Dans la politique, c'est Léon XIII qui parle, (11) dans la politique inséparable des lois de la morale et des devoirs religieux, l'on doit toujours et en premier chef se préoccuper de servir le plus efficacement possible les intérêts du catholicisme.Dès qu'on les voit menacés, tout dissentiment doit cesser entre catholiques, afin que, unis dans les mêmes pensées, et les mêmes conseils, ils se portent au secours de la religion, bien général et suprême auquel tout le reste doit être rapporté.\u2019 Ces graves paroles constituent l\u2019un des principaux articles du programme d'un journal catholique.Mans ce programme rentrent encore et tout naturellement les questions d'économie sociale qui ont reçu de l'encyclique \u2018\u201cRerum no- varum \u2019\u2019 des solutions si lumineuses, les questions d'éducation et de littérature que certains écrivains traitent de façon si peu conforme aux principes chrétiens, les questions de langue et de race si intimement liées à la cause religieuse, les questions de charité, d'association et de bienfaisance sur lesquelles il importe que le public soit bien instruit et bien renseigné.les nouvelles dont le public est si avide, les renseignements sur toutes les matières utiles ne sauraient, à coup sûr, être bannis de ces journaux.Il est désirable, au contraire, que le journal catholi- (10) Encycltiane.\u201d\u2019 (11) Encyel.\u201c Sapientiæ chris- \u201c* Sapientiæ chris- tiane.\u201d 20 Avril 1907 SES que, en fait d'informations locales ot générales, ne le céde en rien aux autres publications, qu il tienne le lecteur au courant des faits reli- rieux et du mouvement social de notre pays, ainsi que des luttes de l'Eglise et des viscissitudes du catholicisme dans les diverses contrées du monde.Mais nous voulons aussi que toutes ces informations, celles surtout dont 1 origine peut paraître suspecte, soient soumises à un contrôle rigoureux, qu'on s'abstine de reproduire ces dépêches tendancieuses dont le but manifeste est de discréditer le Saint- Siège et les institutions les plus saintes.« * \u2019 .Cette action si générale et si bien- jaisante de la presse catholique, nous voulons qu'elle soit vraiment fondée sur la charité, et qu'elle puisse éclairer les hommes sans les irciter ou les blesser.Propageons ct enscignons intégralement la vérité catholique, mais soyons toujours respectueux des personnes que nous voulons plutôt unir que diviser.Le champ qui s'ouvre au journaliste catholique est donc vaste, et fécondé par le travail d'ouvriers habiles et dévoués, il peut produire des fruits inappréciables pour le bien de l'Eglise et de la société; à la condition encore, toutefois, que ce travail s\u2019opère sous la haute direction de l'autorité ecclésiastique a laquelle toutes les œuvres catholiques sont juridiquement soumises, C'est dans cet espoir, Nos Très Chers Frères, que nous jugeuns le temps venu de créer dans ce diocèse, tn même temps que l'Action sociale catholique, l'Œ'uvre de la presse catholique, de les établir toutes deux sur des bases solides et de la recommander instamment à tous les fidèles.L'Œuvre de la Presse catholique existe déjà, vous ne l\u2019ignorez pas, dans d'autre pays où nos coreligionnaires ont à propager et à défendre contre des ennemis nombreux la foi et la morale chrétiennes, Certes, nous savons bien que dans ce pays, et surtout dans notre catholique province de Québec, la situation de l'Eglise ne ressemble pas à celle qui lui est faite chez ces peuples d'Europe.Grâce à Dieu, et bien que nous ayons dû signaler plus haut les influences dangereuses qui déjà s'exercent parmi nous, le Canadien a gardé sa foi, il respecte won clergé, et il reste attaché à ses traditions religieuses, Mais nous ne pensons pas qu\u2019il faille attendre que l'on monte violemment à l'assaut des esprits pour organiser ici les œuvres de défense.On a vivement regretté en certains pays, particulièrement en France, que les catholiques ne se soient pas assez tôt souciés d'organiser leurs .uvres de presse et d'action sociale.Celle que nous établissons ici aujourd\u2019hui sera sans doute et surtout une ceu- vie de préservation plutôt qu'une œuvre de combat, mais nous esti- Mons que c\u2019est quand même une œuvre utile et nécessaire.La presse est l'arme favorite et toute puissan- le que l'Etat met au service de ses intérêts; pourquoi l'Eglise, docile aux conseils de ses Papes, ne son- £erait-elle pas à s'en servir partout Pour ses conquêtes pacifiques, et Pour protéger contre tout danger l'esprit de ses enfants ?Il est donc opportun de créer dès Maintenant parmi nous ces œuvres de presse qui iront partout seconder l\u2019action de l'Eglise, fotifier les convictions, accroître l'esprit chré- ten, et préserver les âmes de toutes ls influences néfastes qui pour- Talent peu à peu les envelopper ct les pervertir, Mais pour exécuter un si grave ft un si vaste projet, pour assurer à l'œuvre une vitalité abondante, il aut que cette œuvre elle-même soit \u2018Ourageusement entreprise, et con- fée à des hommes qui y emploie- ont leur temps ct leur valeur.Il AUt aussi que quelqu'un puisse en tre l'âme dirigeante, veille à son \u201cge développement, y consacre Wules ses ressources de travail et de Prudente organisation.TI lui faut core et surtout la sympathie et 3ppui désintéressé de tous ceux Yu ont à cœur la prospérité de l\u2019E- 8iise canadienne.Tous ces concours ne feront pas défaut et, malgré les faiblesses inhérentes à toutes les œuvres humaines, nous avons confiance que l\u2019en- (reprise dont nous jetons aujour- d'hui les bases grandira rapidement et portera les plus heureux fruits.Nous en ferons, d\u2019ailleurs, qu\u2019ajou- ler une œuvre nouvelle à tant d\u2019autres, qui, depuis que le Vénérable Mgr de Laval fonda l'Eglise de la Nouvelle-France, ont ici marqué les étapes de l'histoire de l\u2019action sociale catholique.C\u2019est, en effet, jusqu'au berceau même de notre chère patrie qu\u2019il faut remonter pour découvrir les premières initiatives de la foi et de la charité canadiennes ; et le sang de nos martyrs a été p'us d'une fois répandu sur le champ de tous nos religieux et patriotiques dévouements.Daigne donc aujourd'hui le Dieu de toute sagesse nous éclairer dans nos voies, bénir les desseins que nous formons pour sa gloire, et donner à l'arbre que nous plantons sur cette terre catholique de Québec la croissance et la fécondité ! \\ ces causes, et le saint nom de Dieu invoqué, nous règlons et ordonnons ce qui suit : 1° \u201cL'Action sociale catholique \u2018* est établie dans le diocèse de Québee.Elle a pour objet d'unir d'a- hord dans un effort, commun les esprits et les volontés pour les faire travailler ensemble à la réalisation du progrès social catholique.Elle doit aussi grouper toutes les œu- vres sociales catholiques déjà existantes et se préoccuper d\u2019en créer de nouvelles selon que le pourront permettre l'occasion, les circonstan- Ces et ses ressources, Elle suscitera et encouragera toutes les œuvres de propagande, d'études, de conféren- Ces, de congrès et d'associations qui lui paraîtront utiles et aptes à développer et affermir dans nos populations canadiennes le sens de la vie catholique.2\" l\u2019our seconder \u2018l'Action sociale catholique '* et lui donner un moyen efficace de se propager et d'exercer partout son influence, l'Œuvre de la presse catholique est aussi créée dans ce diocèse, Elle devra surtout favoriser par les publications de tous genres d'écrits, dans les revues, journaux, opuscules, la diffusion d'une bonne et saine littérature populaire.3° Un comité permanent de \u201cl'Action sociale catholique,\u201d compost de prêtres et de laïques, nommés par l\u2019Ordinaire, et placé sous son autorité, sera chargé de surveiller le fonctionnement de l\u2019œu- vre.4 M, l'abbé Paul-Eugène Roy, curé de N.-D.de Jacques-Cartier, dont le zèle et l'éloquence ont déjà produit parmi nous tant de fruits précieux, et que nous nommons directeur, dans le diocèse, de l'Action sociale catholique et de l\u2019AZuvre de la Presse catholique, est pour nous chargé de faire connaître ces œuvres et d\u2019aviser, de concert avec les membres du Comité, aux moyens d'en assurer lc plein succès.5° Chaque année, le jour de la solennité de saint Michel Archangeque nous choisissons comme patron de \u2018\u201c\u201cl\u2019Action sociale catholique,\u201d à l'office du matin et à toutes les messes, sera faite dans toutes les églises du diocèse la quête du \u2018*Denier de la Presse catholique.\u201d Cette quête sera annoncée et recommandée le dimanche précédent et le produit sera envoyé à M.l'abbé Paul- Eugène Roy.Sera la présente Lettre pastorale luc et publiée au prône de toutes les églises ou chapelles paroissiales, et autres où se font les offices publics, et en chapitre dans les communautés religieuses, le premier dimanche après sa réception.Donné à Québec, sous notre seing, le sceau de l\u2019archidiocèse et le contre seing de notre secrétaire, le trente-et-un mars mil neuf cent sept.LOUIS-NAZAIRE, Arch.de Québec.Par Mandement de Monseigneur.LIONEL-ST-GEORGE LINDSAY, ptre.Secrétaire.LA OROIX LE DOSSIER MONTAGNINI Le Figaro, de Paris, a publié une analyse des pièces les plus importantes du dossier Montagnini, que le gouvernement, sans aucun droit, a, on le sait, brutalement saisies à la nonciature, à Paris.Plusieurs personnages, notamment M.Piou et Mgr Ammetta, coadjuteur du cardinal Richard, ont protesté contre l'inexactitude des pièces dont ils étaient l'objet.La Croix, de Paris, publie une longue dépêche de Rome sur la publication du dossier Montagnini.La publication du Figaro, dit-clle, appelle les remarques suivantes : \u201cCe qu'il est convenu d'appeler le \u201c\u201c dossier Montagnini \" se composait de deux parties de caractère essentiellement différent.La première consistait en documents reçus du Vatican par Mgr Montagnini ; la seconde en notes prises au courant de la plume sur des renscignements acquis ou des renseignements à contrôler et celle-ci constitue le carnet Montagnini.Or, jusqu'ici, on a négligé beaucoup la première série qui pourtant intéresse seule le peuple français.\u201cOn a donné une importance artificielle à la seconde, dont chaque note cependant appellerait un examen, des réserves, des commentaires, des explications et dont l'auteur même ne saurait assumer la responsabilité.Le souci de la correction diplomatique eût exigé que les docu, ments du Vatican, méme non cou- Verts par les immunités diplomatiques, ne fussent pas jetés au public.\u201cLe sentiment de l'honnéteté eût dû empêcher de livrer en pâture à la curiosité des notes personnelles QUI n\u2019ont pas un caractère qui permette de baser sur elles une argumentation valable, Ces réflexions faites, il restera acquis pour l'histoire que la perquisition inattendue aux locaux de l'ancienne nonciature fournit la démonstration éclatante du lovalisme du Saint-Siège vis-à- vis de la France et de son gouvernement.\u201cNul ne s'étonnera qu\u2019à l'heure où les élections se faisaient pour ou contre elle, l\u2019l£glise se soit souciée du moyen de s'assurer l'élection de députés antimaçonniques.Quant À l'intervention du cardinal Merry del Val touchant les Dames de lyon, elle consiste essentiellement à recommander à cette association d'envoyer son argent à l'association constitutionnelle de l'action libérale, de préférence aux candidats monarchistes.\u201cIt importe, dit encore le même journal, de ne point laisser déplacer la question.\u2018Par quelle raison M, Clemenveau prétendait-il justifier les perquisitions à l'ancienne nonciature et la violation du droit des gens et des lois françaises ?11 avait cru de son devoir de démasquer un complot «t d'en découvrir les agents.Or, les perquisitions furent faites dans des conditions d'une brutalité extraordinaire.Toutes les précautions furent prises pour que rien n'échappât.\u201cDe fait, M.Clemenceau a dans les mains des documents sur toute action du Saint-Siège en France depuis le départ de Mgr [orenzelli.11 possède non seulement les notes privées de l\u2019ancien secrétaire de la nonciature, mais même des documents que celui-ci, par ordre de ses supérieurs, devait détruire après les avoir reçus.Jamais peut-être ne fut faite une enquête aussi complète sur les agissements de conspirateurs présumés.\u201cSi donc le Saint-Siège avait eu seulement la velléité d'un complot, le gouvernement en pourrait étaler des preuves éclatantes; mais non seulement il n\u2019a pas de preuves, il n'a pas même la moindre trace.Bien plus, il a la démonstration éclatante que, pour les intérêts français internationaux, tel le protectorat, le Saint-Siège s'obstine à conserver tout ce que le gouvernement français ne détruit pas de ses propres mains.\u2014 \u201cMais alors que reste-t-il des accusations de M.Clemenceau?Le fracas de cette divulgation a pour but de procurer des diversions qui distraient le public de la question fondamentale.Le gouvernement tâche de troubler et d'agiter l\u2019opinion, de répandre parmi les catholiques l\u2019aigreur et la division.\u201cH importe que personne ne se laisse prendre à ce piège.La sérénité des catholiques trompera ce calcul.M.Clemenceau doit rester en face de la terrible simplicité de la situation: Vous avez violé tous les droits pour défendre l\u2019Etat contre des complots étrangers.Vous êtes contraint d'avouer vous-même votre extrème légèreté, puisque de ce complot vous ne trouvez aucune trace.\u201d :0: Vérités non déguisées sur les catholiques français Sous cette rubrique, la Croix, de Paris, reproduit un article de l'Algemeine Rundschau (revue universelle), de Mu; nich, Nous en donnons un résumé suc cint.Ces vérités, ajoute notre coufrère parisien, émanent d'un catholique alle wand uni dansla confraternité do la prière avec ses fréres de France.Nous citons : \u201c Lorsque, l'an dernier, la France fut toute secouée par l'émotion des inventaires, les optimistes \u2014 ils sont nombreux ceux qui voient tout en rose \u2014 crurent que cette tempête serait le prélude d'un printemps nouveau qui devait fleurir daus la France catholique.Hélas ! leur ussurance fut vaine, lamentablement.\u2026 Les vents d'hiver coutinuèrent à souffler, chaxsant le rêve de ces optimistes et leur enthousiasme de résistance, cependant qu\u2019au 6 mar dernier, le * bloc \" enregistrait une victoire indeniaule et complète.* Pour l'étranger qui connsit l'état d'indisciphue et d'indépendance vis à-vis les uns des autres des catholiques frau- n'eut rien de sur prenant.À la majorité blocarde connaissant sou but ot les moyens propres d'agir sur le peuple, en vue de ce but à attsiu- dre, la mujotité catholique yais, Cet événement l'avait à opposer que se8 divisions et sun abstnue de plans ou plutôt.sa suraburJdance de pans.Car, les chefs ue tuanquent pas, ils sont trop! \u2018 Autaut de tètes, autaut d\u2019idécs\u2026 \u201d Chacun des catholiques français croit trouver chez iui l\u2019étoffe d\u2019un clhuf ; ses plans, peuse til en Frauce, en lui-même, sont les incilleurs, les plus assurés du succes, et i combat avec la passion de sa race lun personnes qui out, sur différents points, tes idées politiques différentes des siennes propres ; tout coin, c'est le cercle étroit où le ca holique frauçais se debat, au lieu de chercher à s'unir à d'autres pour \u2018ravailler eu vue du bien commun.\u2018* Qu'il est douloureux de voir de si nobles volontés, Un tel éiau vers l'idéal nêtre qu\u2019un feu de paille! Qu'il est triste do constater que les catholiques frauçais dissipent à tous les vents leurs munitions de guerre ! \u201cTrop d\u2019idéalisme et pourtant trop peu, à notre seus, car à ce sacrifice idéal qui consiste a oublier s& personnalité en vue de In cause, à cette dépendance sous un chef qui n\u2019a pas ses préférences, au sacrifice silencisusement accepté, obscur, lo Français ne comprend rien, ou pas axgez.J'ai vu des gens qui fnissiont merveillo de leurs cannes et des chnises d'églises à l'époquo des inventaires et qui, un mois plus tard, s'abstenaient de voter, parco que lo candidat qu'on leur présentait, quoique bien pensant, n'avait pas leur personnelle sympathie.\u201cBien que, présentement, les députés ot sénatours catholiques ou amis de l'Eglise ne soient pas nombreux, ils le sont assez néanmoins pour être divisés entre eux.Le fossé qui sépare les royalistes des bonapartistes ou des nationalistes esc trop large et trop profond pour que l'on puisso rêver que l\u2019Eglise fera ce miracle de le combler pour la défense commune du catholicisme.Lorsque la désunion règne à l'intérieur, on ne peut rien À l\u2019extérieur ! Le vers do Schiller demeure vrai et vécu: 3 Quel ost colui quidompto los Uons, abat 1c6 géants Qui courbe sous son joug les forta ct los vaillants \u201cC'est celui qui sait se vaincre lui.même, c\u2019est-à-dire eelui qui sait obéir lorsque lo besoin se fait impérieusement sentir.\u201c* Le mauque d\u2019une cortaine générosité qui consiste à savoir se sacrifier porson nellement, voilà pour une part la cause de la faiblesse ot de l'impuissance des catholiques français.A cette cause, il s'en joint malheureusement une autre, c'est.lu fui qui devient étrangère aux Français de plus en plus.\u2018* Le catholicisme, en France, est trop de surface.1! ya trop de pompes, de manifestations oxtérieures ob de petites dévotions, pas assez peut étre, & mon intérieur.L'Ame populaire frauçaise n'est pas assez pétrio dulevain de lu vraie croyance pour que maintenant, i cotte époque de persécution, elle puisso être remuée dans ees profoudeurs les plus intimes.** Mais co n'est pus le peuple seul qui porte le poids dela faute:le clergé français doit également se frapper la poitrine.Lo clergé français, très intelli- geut, très digue, très ivatruit, n\u2019est pas toujours à lu hauteur de ss nouveaux devoirs.Car, à quoi lui servent toutes ces brillantes qualités qu\u2019il possèdo, s\u2019il les emprisonne dans la sucristie ! \u201c« Môlez-vous done au peuple! Malheureusement l'appel impérieux : * Allez au peuple! \u201cn'a trouvé pendant trop longtemps chez los prêtres français aucun écho.Notre époque appartient au pou.ple, au travailleur.avis, de catholicisme Co dernier, qui tra- vaillo sans trève, oublie souvent, dans les puinoz et les soucis de 83 vie materiel- le, les préocupations de sa vie morale et religieuse, et le prétce frangais est devenn un étranger, presqu\u2019un cnnemi,aux jeux du ia grande masse des travailleurs.Pourquoi cela I Parco qu'il n'a pas su comprendre à temps les intérêts du peuple qu\u2019il aurait dû fairo siens.Aussi maintenant, voyons- nous le lien brisé entre leclergé et les travailleurs.Plus quo quiconque cependant, le prêtre doit ètre de son temps, connaître les nécessités de l'heure et les aspirations du moment ; il duit être un apôtre do l\u2019action sociale.Sur ce terrain, le clergé français fut, jusqu'à présent, bieu arriéré ; muis, grâco à Dieu, voici que, de toutes parts, on arrive à compren- die peu à peu l\u2019action sociale.* Un peuple moins ** moderne\u201d ot un clerge qui lo serait beaucoup plus, serait, Ju crois, une excollente recette pour guérir la France catholique.** Méwo au point de vue des choses de l'esprit et do lu science, le clergé français s'est Jusqu'ici trop tenu à l'écart.Oui, ls piété, doit cto on honneur chez lo prêtre, surtout la piété, mais elle ne doit pas être uu obstacle à un progies raisonnable, car toute seulo elle ne scrait d'aucune action effective et.sérieuse à otre époque de scepticisme ot de critique.Avec la piété seule, la piété pour soi, on ne résout aucun problème moderne et uno grande partie des esprits cultivés se tient aussi à l'écart de l'Eglise, pour cetto raison, * La 1dsistanco aux inventaires et les récentes démonserations à l'occasion de ls fermuture des évêchés et des séminaires u'out pas touché lo fond de l'Ame populaire, ot Briand, le 21 décembre, a pu Jeter co cri de triomphe à la Chambre : \u201c Voyez, le pays est tranquille.\u201d Il faut donc que les catholiques français n'atten.deut rien des pouvuirs, -rien de leurs mandataires ; il faut que les prêtres travaillent à réformer l'âme populaire.\u201d «0: Règle générale : on parle benucoup de liberte quand on rêve la tyrannie : d'équi té quand on veut la domination : de lu- mitre quand on fait les ténèbres : de régénération quand on va À la mort; de progrès quand on marche à la décadence et de fraternité quand on rôve le fratricide.R.P.*ELIX (Conférences de 1850), 10: NOTE Qu'on n'oublie pas Que, pour 25 conts nous enverrons la Crorx à tout nouvel abonné, durant trois mois.TORT LA : À Lh 4 \u2014 POLITIQUE NÉFASTE INFLUENCE INDUE!.Monsieur le Rédacteur, On me demande ce que je pense de nos grands \u2018\u2018 quotidiens\u2019.Pas grand\u201d chose, ou plutôt, je pense qu'il faudrait les regarder non seulement comme nuisibles, mais comme dangereux.Tromper le peuple par leurs faux exposés, le corrompre par des nouvelles à sensation, des annonces de théâtres des feuilletons plus ou moins moraux : voilà le principal rôle de la plupart d'entre eux.À mon humble avis, ce sont des machines au service de faiseurs d'argent pour qui tous les moyens sont bons, pourvu que leur goussét se gonfle et qu\u2019on ne donne pas trop prise aux susceptibilités légitimes des gardiens de la foiet des mœurs ; plantes parasites, malfaisantes qui ne craignent pas d'exploiter leurs semblables dès qu'ils v trouvent bon compte.Depuis quelques années, je suis un des lecteurs assidus du \u2018* Soleil.\u201d\u2019 Plus je le lis, plus je le trouve insipide, détestable ; car plus ie me convaincs que je ne puis trouver, sur cette feuille, la vérité que je cherche.Il faut que je sache ce que font nos gouvernants, nos représentants, ceux à qui nous avons confié nos intérêts, or, d\u2019après le ** Soleil \u2019\u2019, tout est pour le mieux, tout est bien, tout est admirable chez ces messieurs ; jamais un mot de biâme, ou de critique ; si quel- qu'un ose leur toucher, ou plutôt, s\u2019ils se sont salis peu ou beaucoup, vite le baume, vite l'epoussette, vite le for- lion.Ce journal fait tant et si bien qu\u2019à l'en croire tous ces messieurs sont blancs, blancs comme de la neige bien hlanche ! C\u2019est pitoyable ! Le * So- \"\u201d nous croit-il assez benêts pour ous persuader que les gouvernants que nous avons, soit à Ottawa, soit à Québec sont tous indemnes en tout et partout : croit-il que, parce qu\u2019ils sont affublés du titre d'honorables, ils sont fous pour cela vraiment honorables, que les passions chez eux sont éteintes, que le pécule n'a plus d'\u2019attrait !! Non.non, je ne croirai jamais que tous les braves gens, que tous les gens intègres, intelligents ne se rencontrent que du côté des ministériels; et que les malotrus, les incapables sont de l\u2019autre côté des lignes ou parmi ceux qu, fidèles aux données de leur conscience, désavouent certains actes de ces fétiches.Croit-il aussi que cette nuée de politiciens dont bon nombre ont été élus à ** coups de verres\u2019\u2019, sont venus br\u2018guer nos suffrages par pur dévouement, uniquement pour le bonheur de leurs électeurs?De cet admirable dévouement, ils nous en ont donné un échantillon en augmentant leur indemnité parlementaire immédiatement après avoir lâchement sacrifié les droits scolaires de nos frères de l'Ouest ! Dites-nous la vérité, messieurs du ** Soleil \u2019\u2019, du \u2018\u201c Canada \u2018\u2019et autres.Un journaliste qui n\u2019est pas de cette province me disait il y a quelques jours : La Patrie reçoit du gouvernement plusieurs milliers de piastres par année, le Canada encore plus ; sans doute, le Soleil, autre enfant gité, en reçoit autant, et la Presse a aussi son gâteau ; c'est peut-être ce qui explique pourquoi certains journaux soi-disant indépendants le sont si peu : n\u2019auraient-ils pas été muselés par une courroie d\u2019or ! Un jour, deux de mes amis faisaient antichambre au bureau de M Pacaud, ancien rédacteur de l\u2019Elecleur.M.Pacaud arpentait son bureau tout soucieux et à pas précipités ; tout à coup, il laissa échapper cette exclamation : ¢ Maudite politique, quand donc en serai-je débarrassé ! \u201d\u2019 Oui,disons avec M.Pacaud, mais avec une variante .Néfaste politique, quand donc en serons-nous délivrés ! Néfaste politique qui fait commettre tant d\u2019injustices, qui brise tant de carrières, qui laisse dans l\u2019ombre tant d'hommes intègres et intelligents qui pourraient ren.re de grands et précieux services au pays alors que des nullités qui n\u2019ont d\u2019au tres mérites que d'être peintes d\u2019une Certaine couleur,et habiles à l\u2019intrigue occupent leur place ! Politique détesta ble qui ruine l\u2019union, la charité, le pays, au profit de quelques ambitieux, d'une coterie dont le principal souci est de se maintenir au pouvoir.Politique ridicule, insensée, absurde qui refuse aux prêtres, aux évêques mé- me le droit de faire connaître ouvertement leur opinion,leurs préférences ; de porter un jugement sur le candidat qui brigue le suffrage populaire, et qui permet aux intrigants, aux buveurs, aux goujats, aux imbéciles de cabaler et de dire à leur aisé tout ce qui leur passe par la tête.Oui, à ceux-là tout est permis ; au clergé, seul capable d\u2019éclairer, seul vraiment désintéressé, gare !.** Influence indue ! \"\u2019 Ohlpolitique néfaste ! Oh ! journaux malfaisants qui entretiennent et fomentent par leurs articles échevelés et sournois cet esprit de division et Jd\u2019injustice ; journaux infâmes qui crachent sur ce qu'il y a de plus respectable pour le bénéfice de leur bourse et celui de leurs idoles rouges ou bleues.J.-A.NADEAU, libéral libre :0: \u201c CONCORDIA SALUS * Au Rédacteur de la \u2018 Croix, Vous savez qu\u2019un quotidien de Montréal a mis au concours une poésie pour chant populaire, sur ce thème : Concordia Salus.Sans songer à concourir le moins du monde, j'ai fait sur ces deux mots latins la strophe suivante, pour un refrain, et deux autres strophes, pour solos : REFRAIN A QUATRE VOIX Soyons unis, murchons comme nos pères, Cœur contre cœur et la main dans lu main * C\u2019est le salut de nos fils, de nos frères, Suyons unis, 6 peuple canadien ! (bis) SOLU \u2014 BassE Loyal sujet de la noble Angleterre, A mon pays je réserve l'amour, A lui mon bras, mon coeur,ma vie entière, Pour le servir jusqu'à mon dernier jour.SOLO \u2014 BARYTON O sol béni défriché par nos pères Puissent tes fils te posséder toujours, Et dans la paix couler des jours prospères, O Canada, mon pays, mes amours ! Paroles et musique de K.R.(0 \u2014m | Caetlä \u2014 PELERINAGB HONGROIS ET LA SŒUR D6 M.ROOSBVELT.AU VATICAN.Le Souverain-Pontife a reçu, le 3 avril, un pèlerinage de deux cents Hongrois, venant de Budapest.lis étaient accompagnés par deux des évêques de leur nation.Quelques, minutes avant, Pie X avait reçu, en audience privée, Mme Robinson, sœur du président Roose- \u2018velt, accompagnée par son mari.Le Pape l\u2019a priée de présenter à M.Roosevelt ses remerciements pour sa bienveillance à l'égard des catholiques.»°= ABRORME DES SEMINAIRES ITALIENS.lly aun an, Pie X nommait une commission extraordinaire, présidée par le cardinal Ferrata, avec la mission de se renseigner sur l'état des séminaires ecclésiastiques dans les différentes provinces d'Italie, et de proposer des mesures nécessaires à leur développement.Les informations recueillies par la commission ont permis de constater l'état d\u2019infériorité dans lequel se trouvent les séminaires du Midi vis-à- vis de ceux du Nord de l'Italie.Maintenant, Pie X vieui de nommer dix délégués apostoliques chargés de visiter les séminaires des provinces méridionales et de proposer aux évêques respectifs les réformes qu\u2019ils LA CROIX estimeront nécessaires.Ils ont l\u2019autorisation de déclarer la dissolution des séminaires qui, ne pouvant se suffire à eux-mêmes, par la pauvreté de leurs ressources, peuvent se fondre avec d\u2019autres mieux dotés.Des réunions des évêques de chaque province ont été convoquées pour réaliser rapidement les réformes que les délégués jugeront bon de leur proposer.- ee UNB CROSSE D'EVBQUE CHBZ LE BROCANTEUR La crosse pastorale de Mgr de Neirac qui occupa le siège de T'arbes, en France pendant dix ans (1823-33) sern mise en vente par l'administration des domaines publics.Les souvenirs et le caractère que les catholiques reconnaissent à In crosse d\u2019un évêque n'ont pas le don d'être compris des agents du gouvernement français, La crosse de Mgr de Neirac va tomber entre les mains de brocanteurs qui ne savent distinguer entre un objet volé et un objet librement vendu.Hsrappellent tous ensemble, ces soldats qui jouaient aux dés la tunique de Notre- Seigneur au moment du crucifiement.«++ UN FAIT MIRACULBUX Un rédacteur du Messager (Allemand), de Cincinnati nous rapporte le fait miraculeux suivant : \u201c L'ère des Cette conviction, je lai acquise lors du tremblement de Franciscomiracles n\u2019est pas close, terre de San Comme une = sentinelle au tnilieu des ruines, un couvent se dres 82 intact et sert de point de repère à ceux qui, avec la permission de l'autorité militaire, explorent cette ville brûlée et affreusement désolée.La maison se trouve dans In rue Franklin et porte le numé ro 925, Vingt-deux religieuses, sous la direction de la Révérende Mère Gorman.y dirigeaieut un pensionnat de jeunes tilles.\u201c* Lorsque se firent sentir les premières secousses, Ce fut un afiolement général : on s'échappait des maisons pour ne pus être écrasé, et l'on s'entussait dans les rues ou sur les places.Conflantes dans le Sacré-( \u2018wur, les religieuses se réunirent à la chapelle et le conjurèrent de les protéger.Tandis qu'au dehors retentissnient les cris de detresse des femmes et des enfants, les Sœurs, à genoux devant l'autel, récitaient de toute leur ime les litanies du Sacré-Cœur.Les flammes de l'incendie des maisons voisines battaient violemment les murs du pensionnat : hientôt elles l\u2019enveloppèrent, se rejoignant par-dessus le tuit.Plusieurs heures durant, it disparut dans le feu et lu fumée, et tous étaient persua dés qu'il allait s'écrouler, écrasant les pauvres religieuses, Quelle ne fut pas lu stupéfaction, l'incendie éteint, de consta ter que toutes les maisons d'alentour étaient brûlées ou en ruines, et que seul le feu qui avait calciné tous les murs voi- Bins avait À peine lnissé quelques traces sur le couvent.\u2018* Le Sacré-Oœur défend bien ceux qui I'honarent et le font conuaftre, Ajoutons que, lorsqu'il éprouveou châtie.c'est pour sauver les Ames, -_\u2014 0 L'ewploi des mots litertd, égalité, pro gris civilisation, science, esprit moderne, et des autres expressions dont abuse la phraséologie révolutionnaire.témoigne calhique jour de l\u2019intolérence actuelle des Français.L'habitude de remplacer les idées par des mots vides de sens corrompt À la fois l'esprit public et la langue de Descartes.Chez les orateurs qui exploitent les passions des musses égarées, cette corruption devrait être appelée l'imbécilité pure si l'on n\u2019y voyait point l'adresse, couronnée par le succès.Malheureusement, ce succès des flatteurs du peuple est plus onéreux pour le pays que ne l'était celui des courtisans de Ja monarchie en décadence.FR, LEPLAY (Itéforme sociale.) 20: AUX PRIERES M, l'abbé André Delahnie, décédé à I'Assomption.Le parlement anglais et le suffrage des femmes Le bill du député Dickinson, aux Communes d'Angleterre, sur le suffrage des femmes, qui vient d'être rejeté ou plutôt renvoyé aux calendes grecques, ne contenait que deux articles : 10 en matière électorale, tout ce qui, jusqu'ici, s'appliquait aux hommés seulement, s'appliquera désormais également aux femmes ; 20 l\u2019état de mariage ne sera pas un obstacle à l'exercice du droit de vote.S'il ne manquait pas de simplicité, le bill avait d\u2019autres défauts, entre autres, celui de conférer le droit de suffrage à peu près exclusivement aux femmes des classes supérieures.Celles-ci sont presque toutes conservatrices, et leurs sympathies sont avec les tories.Pour cette raison, il n\u2019est pas improbable que st la Chambre des Communes avait voté le projet, la Chambre des Lords ne l'aurait pas repoussé.Dans ce cas, sur l'initiative d'un membre privé, le Parlement d'Angleterre aurait adopté une mesure législative qui bouleversait la constitution du pays et dont aucune nation européenne n\u2019avait encore fait l\u2019expérience En présence de cette situation, le président de la Chambre des Communes prit sur lui d\u2019user du pouvoir discrétionnaire et même despotique qu\u2019il a de diriger les débats.il fallait à tout prix empêcher le scrutin ; il y avait quatre cents dé putes qui s\u2019étaient engagés à voter en faveur du droit de suffrage pour les femmes, Ce sont de ces engagements qu\u2019on prend par galanterie, et quand arrive le quart d'heure de Rabelais, on ne sait comment faire Four s\u2019y soustraire.Trois tois M.Dickinson pria le président de la Chambre d\u2019'ordonner la clôture afin qu\u2019on pût aller aux voix, trois fois il refusa.Soudain, l'aiguille de l'horloge marqua cing heures.On a, dit-on, vingt-quatre heures pour maudire ses juges.Les *\u2018\u2018 suffragettes \u2018\u2019 n\u2019en demandèrent pas tant.Le jour méme, à 8 heures, c\u2019est- à-dire trois heures après la levée de la séance, qui avait vu sombrer leurs espérances, elles tinrent un \u2018\u2018 meeting d\u2019indignation ' dans l'Exeter Hall.C\u2019est manquer peut-être de galanterie, mais il faut rendre hommage à la vérité en déclarant que le meilleur discours en cette circonstance fut prononcé par un simple homme, M.Zangwill, un romancier juif qui ne manque pas d'esprit.Les orateurs féminins, toutefois, se distinguèrent par leur enthousiasme.\u201c Nest-ce pas, s\u2019écria miss Pankhurst, que chacune de nous serait heureuse de mourir pour cette cause ?\u2019\u201d Mourir pour le droit de suffrage ! Croyez-vous, Mademoiselle, que le jeu en vaille la chandelle ?Ces dames ont organisé une ligue dans laquelle elles font entrer jusqu\u2019à des petites filles.Une jeune suffragette de 8 ans } écrit à la présidente de la ligue une lettre pleine d'enthousiasme qui se termine par ces mots: ** Je vous promets que si jamais l\u2019on me donne une boite de bonbons de chocolat, je ne les mangerai pas ; je vous les apporterai et vous pourrez les vendre.\u2019\u2019 Petite bécasse, va ! mange donc tes bonbons ! :0: \u201c\u201c MANUEL DES SCIENCES USUBLLES \" \u2014 Tel est le titre d'un ouvrage publié récemment À Québec, en cellaboration, par MM.les abbés V.-A.Huard, le distingué continuateur des œuvres de notre Linné canadien, et A.Simard, l\u2019é- Mminent professeur de sciences à l'Université Laval de Québec; M.Huard traitant de la zoologie.de Ia Botanique et de la Minéralogie : et M.Simard, de la Physique, de la Oosmographie et de l'Industrie.Elégant volume in-12, de près de 400 pages, orné de 236 gravures 20 Avril 1907 A ee fort bien édité.Nous avons lu cet ouvrage avec le plus vif intérôt et In plus complète sulisfac.tion.Impossible d'exposer les éléments des Sciences usuelles avec plus de cone.sion, de clarté et d\u2019exuctitude.C'est tout Au plus si l'on pourrait mettre en doute la théorie émise à lu page 71, au sujet des images renversées au fond de l'oeil sur la rétine, que ** c'est le cerveny qui, par l'habitude ou le jugement, rétablit l\u2019objet duns la position qu\u2019il à réelle ment.\u201d Si la vision, pour être corrects, dépendait du sujet, ne serait-elle pas dans un état précaire et sujette à erreur?Il nous semble plus rationel de dire que le redressement des images est dû tout simplement nux rayons réflexes qui vont de la rétine aux objets, en sens cuntraire de ls première Opération ; ve qui rend le redressement absolument tomatique, nécessaire, infaillible, © fait l'œuvre non plus du sujet m an ten , is du Créateur : carce n'est pas Fitnnge sur sa rétine que l'œil regarde, mai l'objet par le moyen de l'image.bien § Cette rdserve fuite,\u2014pour ce qu.li vaut,\u2014 hatons-uous de dire que Fouviage de M M.les abbés Muard et Simard Nous paraît parfsitement adapté au but d.ces Messieurs, quin été de rendre pratr- ques et réalisables les dispositions actue) les de nos lois sur l'éducation, obligeant les instituteurs et iustitutrices à donner, oralement, à leurs élèves des leçons 0: entretiens scientifiques, de façon a leur faire acquérir, en les intéressant, jo.principales notions élémentaires que t\u2026.: le monde aujourd'hui devrait possede plus ou wins, soit en zoologie, Notun, que, Minéralogie, soit en Indust B Physique et Cosmographieétait donc Un lu: loo PB instituteurs et institulrices püssent da M spécial nécessaire ou bord, s'instruire eux-mêmes pour inatti re envuité leurs élèves ; ELil vade sn qu'un tel livre devait être purtée, c'est-à-dire ne contenir que deb Usa leur chuses pouvant être comprises à la simple lecture, même par des personnes encore non nitides aux choses de la science.Nous croyons sincèrement que les autvuts ont atteint leur but.A la clurte de paroles se joint constamment lu lumivie des illustrations.Il nous semble que toute personne étudiant ce livre avec une cer taine application, ne peut manquer de comprendre cequi lui est propose, En tout cas, il nous parait bien impossibie, pour vulgariser la science, de faire uu livre supérieur à celui-là, nous voulons dire : plus clair et plus intelligible, Cv donc à hon droit qu'il est dit : * Itéligd conformément au programme d'étude des écoles primaires catholiques de la Province de Quebec.\u201d Le livre à pour but, et il aura certainement pour effet \u2018d'u der le corps enseignant des écoles n dut ner l'instruction scientifique élément di exigée par le nouveau programme d'étu des, \"\u2014 programme qui est devenu obli gutoire en 1906, avec une section specia le dite : Des sciences naturelles.Cependant, pour être juste envers le auteurs, il convient d'ajouter gue leu Manuel, tout en étant fait spécialement pour les instituteurs et institutrices, of de nature à intéresser, À inytruire tout | monde.Que do personnes, dans tout 18 classes de Ia socidte, regrettent inc samwent de savoivsi peu de chose en fait de sciences naturelles.Vuici le livre pour ces personnes, le livre qui lear don nera des conuuissances pratiques dont elles auront à se servir tous les jours soit pour comprendre ce qu'on lit et ce qu'on entend partout, soit pour admires les merveilles de la création, soit pous tirer parti des ressources de In natuæ Môme les gens instruits, ayant fait a collége des cours de physique, de chif mie, dv cosmographie, pourront fair leurs délices de cet ouvrage, s'ils sitnen à rafraîchic leur mémoire sur une foul de notions importantes plus ou mon oubliées, et à se tenir au courant d merveilleux progrès de la science cos temporaine.Ils seront surpris, comm nous l'avons été nous-même, de trouve dans cet ouvrage élémentaire, tan de choses savantes.Oe livre sera donc populaire.Telle est no-.ea ferns con viction.L'abbé l\u201d.-X.BurqUEA (1) En vente chez les libraires, à &C l'exemplaire."]
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