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Titre :
La Croix.
La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Il s'en prend aux libéraux, aux francs-maçons, et particulièrement aux Juifs. [...]
La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

La Croix est fondée en 1903 à Montréal par Joseph Bégin, qui sera le principal artisan du journal jusqu'à la fin de sa publication en 1937. On connaît peu de collaborateurs au journal, qui reprend régulièrement des articles de journaux européens, dont des textes de Louis Veuillot.

La Croix est un journal de combat voué à la défense des intérêts conservateurs de l'Église catholique. Joseph Bégin, qui est gendre de Jules-Paul Tardivel, rédacteur virulent et dogmatique de La Vérité, s'en prendra sur un ton offensif non seulement aux libéraux, mais aussi aux francs-maçons, et surtout aux Juifs.

Ultramontain, le journal catholique défend la primauté du religieux sur le social et le politique. Papiste, il relaie parfois dans leur intégralité les encycliques et les lettres d'évêques québécois. La Croix impose avec intransigeance le respect de l'ordre catholique traditionnel. À son lectorat principalement constitué du petit clergé s'ajoutent des lecteurs dans les professions libérales.

Le journal s'intéresse aux problèmes économiques et aborde particulièrement la question de la crise structurelle du secteur agricole québécois. Il participe aux campagnes pour la tempérance.

Le tirage de La Croix atteint 3500 exemplaires en 1916.

REID, Philippe, « La Croix, 1923-1924 », dans Fernand DUMONT et autres (dir.), Idéologies au Canada français, 1900-1929, Québec, Presses de l'Université Laval, 1974, p. 45-85.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1903-
Contenu spécifique :
samedi 16 novembre 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Croix., 1907-11-16, Collections de BAnQ.

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[" IN HOC SIGNO VINCES La \u201cCroix\u201d JOURNAL CATHOLIQUE KT INDDÉPENDANT PUBLIÉ A MONTRÉAL 66 RUE NOTRE-DAME EST uelte de Poste 3175 Paraît le Samedi JOSEPH BEGIN \u2014 Directeur \u2014 Propriétaire \u2014 Téléphone : Bolt Est 2281 RELIGION, Ja QUESTIONS SOCIALES.SCIENCES, ARTS, LITTERATURE, gr Leo Samedi, 16 Novembre 1907\u2014Vel.V, No 32 oix 66, RUE NOTRE-DAME EBT, MONTREAL.Vis-R-viS DD PALAIS DR JOSTISS ECONOMIE POLITIQUE, AGRICULTURE, EVC, ABONXEMENTS REGUL EN VILLE (Par la Poste, 1 an $3; 6 mois, 81 ETATS-UNIS .ETRANGER\"(Union postale) 1 an, $3.35; 6 mois, 91.25 ABONNEMENTS de PFROPAGANDE Afin de faciliter ls de la Onoix nous avons établi des conditions spéciales en faveur de nouveaux a seulement : 3 abonnements de lan.\"sx PENSEE DU JOUR Un journal catholique dans une parois æ c'est une mission perpétuelle.LEON XIII, Un mot au citoyen Gompers Gompers, nos lecteurs le savent, est le président de la Confédération américaine du Travail, A ce titre, il pérore ici et là aux Etats-Unis ct mêmé au Canadall harangue les ouvriers, A sa manière, Ses principes, pour ne pas être nombreux, sont du inoins très discutables.Il passe par-dessus la loi de l'offre et de la demande, sous le prétexte qu\u2019elle cest surannée.Il regarde le capital et le travail comme deux frères ennemis, et se prononce naturellement pour le dernier, Et tous ses projets, ct toutes ses théories ne visent qu\u2019une chose : augmenter toujours et sans cesse le salaire de l\u2019ouvrier tout en diminuant les heures de travail que celui-ci doit donner.Etcela par tous les moyens possibles : grèves, menaces, incitations.Peu lui importe que les ouvriers égorgent le capital ; peu lui importe que les bons rapports qui doivent exister entre le patron et ses employés soient rompus, pourvu qu\u2019il atteigne son but.Un tel homme, fût-il bien intentionné, doit être considéré comme un révolutionnaire.ll bouleverse, en effet, les lois les plus sages de l\u2019économie sociale.II méconnait aussi celles de la divine charité et de la justice.Les Etats-Unis s'efforcent de passer aujourd'hui à travers une crise financière terrible.Le capital subit des désastres qui auront , hélas ! bientôt, leur contre-coup sur le travail.Si nvus devons honnir le capital fictif qui permet à quelques bandits de la finance de faire fortune en peu de temps, au détriment des honnêtes gens, nous devons, au contraire, protéger le capital vrai, sur lequel s'appuient l\u2019in- dusirie ct le commerce pour vivre et pour prospérer.Si, encore, nous devons donner la main au travail, une main loyale, pour l'aider à faire respecter ses droits, nous devons, au contraire, nous défier des meneurs \u2018 d'ouvriers, sans scrupule et sans principes.Tout bien-être, toute prospérité même matérielle, naît de l\u2019équité des rapports qui existent entre les patrons et les ouvriers et de la sagesse des lois qui régissent les differends qui peuvent surgir entre eux.Malheureusement, Gompers, qui vient encore de pérorer à Norfolk, en Virginie, ne s'inspire pas de ces principes.Il semble plutôt les ignorer.JOSEPH BEGIN.0: A PROPOS DE THEATRES Le juge Petit, siégeant à Chicago, devant lequel venatent de comparaître sept jeunes criminels pervertis par les mauvais théâtres, a instamment demandé aux citoyens de la reine des villes de l\u2019Ouest des Etats-Unis de réagir contre les effets désastreux des spectacles immoraux, Il a même fait venir devant son tribunal le gérant d\u2019un théâtre, qu\u2019il a fortement réprimandé après l'avoir obli- té à ne plus permettre l'entrée de son lieu d\u2019amusement à la jeunesse.Cet exemple ne pourrait-il pas être Suivi par nos juges à Montréal.Nos théâtres sont aussi mauvais, sinon plus, que ceux de Chicago.Ne pourrait-on pas organiser une sainte croisade contre ces boutiques de corruptions ?J.B.0: William Hensy \u2018Thorne, journaliste ca- tholi uv américain, vient do mourir, Il était un \u201c soctaire dans le bien \u201d.103 Los tempêtes ot les inondations séviseent duns touto \"Italie.Les voies ferrées ont 616 détruiten a plusieurs endroits.Les dé- Péches reçues des localités aifoctées annoncent quo bon nombre de maisons se sont écrouléus ot que plusivurs personnes ont péri.Instractions pontificales sur le Denier du culte Des instructions pontificales, signées du cardinal Merry del Val, mais directement émanées de Pie X, viennent d'être adressées aux évêques de France.Elles concernent l'ôrganisation du Denier du culte.Ces directions n'étaient d\u2019ailleurs pas destinées à être publiées.Une indiscrétion les a livrées à un reporter.Le document comprend trois parties dont voici résumées les idées essentielles : Le Saint-Père invite les évêques à ne pas fixer de cotisations minimum par personne, à ne pas appliquer de sanction à ceux qui ne fourniraient rien au Denier du culte, et, spécialement, à ne pas supprimer le culte dans les paroisses dont la cotisation serait jugée insuffisante.Le Souverain Pontife juge que c\u2019est une question de dignité pour la religion de ne pas s'abaisser à exiger une somme d'argent pour l'administration des sacrements, ce qui n\u2019empêchera d\u2019ailleurs pas la presse anticléricale de France de continuer insolemment à flétrir l\u2019intulérante dureté de Pie X.Ajoutons que la circulaire pontificale n\u2019a rien d\u2019impératif et qu\u2019elle laisse juges les évêques des exceptions qu'ils croiront devoir prononcer.Après le 5 Novembre Les élections du 5 novembre, aux Etats-Unis, se sont faites dans douze Etats seulement, et les résultats du scrutin ont été influencés par des considérations d'ordre purement local.On peut néanmoins en tirer certaines indications générales sur la situation des partis dans le pays.Ce qui frappe tout d\u2019abord, notamment dans les Etats de New-York et de New- Jersey, c'est l'absence d'enthousiasme parmi les républicains.Un très grand nombre d'entre eux ont manifesté leur mécontentement ou leur indifférence en s'abstenant de voter.Cela n\u2019est pas d\u2019un bon augure un an avant l\u2019élection présidentielle.* Tout bien considéré, dit à ce propos l\u2019Evening Post, nous croyons que le résultat du vote de mardi confirmera le président Roosevelt dans sa décision antérieure de refuser la candidature en 1908.\u201d D'une autre part, M.Roosevelt aurait dit à Washington, le lendemain des élections : \u2018\u2018tout est pour lé mieux dans le meilleur des mondes\".Sur quoi base-t-il cette satisfaction ?M.Roosevelt, dit un communiqué à la presse, a comparé les élections de 1907 avec celles de 1903.À la veille des élections présidentielles, il y a quatre ans, les républicains l'emportaient par une faible majorité dans le New-Jersey ; ils étaient battus dans le Rhode-Island et le Maryland.C\u2019est exactement ce qui vient de se produire encore, Mais, ajoute le communiqué, les républicains l'ont emporté, cette année, dans le Kentucky, ce qui n'était pas arrivé depuis 1900, et ils ont de très fortes majorités dans lè Massachusetts et la Pennsylvanie.Ce sont là, suivant M.Roosevelt, des indices encourageants, au point de vue de l'élection présidentielle de 1908.Quant au résultat du scrutin dans le Manhattan, d'apres M.Roosevelt, \u201c\u2018il est dû à des causes purement locales, ainsi que l\u2019attestent les succès décisifs obtenus par les républicains à Brooklyn, à Buffalo, À Albany et dans tout l'Etat de New-York\".Et voicila conclusion du président : \u201cEn somme, le résultat de la journée du 5 a été un progrès sur le résultat obtenu en 1903 et en 1809.\" Comme on le voit, l\u2019optimisme du président est sans limites.La situation politique est excellente au point de vue du parti républicain.La situation financière du pays l'est beaucoup moins, comme chacun le sait.\u2014\u2014 Une dépêche de Lincoln (Nebraska), nous apprend que William J.Bryan acceptera la candidature à la présidence des Etats Unis, en 1908.Conférence concluante Le 12 du courant, S.G.Mgr Bruchési présidait à une conférence, avec projections lumineuses, sur l'alcoolisme donnée À l\u2019église Saint-Vincent-de-Paul, par le R.P.Ladislas, franciscain, assisté de M.l'abbé Victor Geoffrion.L'église était plus que comble.Le Père Ladislas a démontié, statistiques en mains, que cent quarante-deux millions de dollars sont dépensés annuellement au Canada pour l'alcool.Quelle somme énorme au profit du diable ! Notre collaborateur, J.-B.Gardavou, avait- bien mille fois raison, il y a quelques semaines, de faire remarquer à nos compatriotes que la somme de leurs dons pour la Propagation de la Foi n\u2019était pour ainsi dire rien mise À côté de celle qu'ils consacraient aux boissons enivrantes.Hotes et Critiques Magistrat modèle C\u2019est à la Cour d'assises d\u2019une ville d\u2019Ecosse que la scène se passe.Les jurés sont là et le président n\u2019arrive pas.Quand il se présente enfin, on constate qu\u2019il a une demi-heure de retard.\u2014 Messieurs, dit-il aux jurés, je me déclare coupable.Vous savez que j'ai pour coutume de prendre très au sérieux les devoirs que nous avons à remplir, vous comme jurés, moi comme magistrat, et, aujourd\u2019hui, j'ai manqué à un de mes devoirs, en arrivant ici plus de trente minutes après l\u2019heure indiquée.I! faut un exemple.D'ailleurs, quand un juré se permet d'arriver ici avec plus de cing minutes de retard, je n\u2019admets pas ses excuses et je le condamne à une amende.Je vous invite donc à prononcer contre moi telle peine qui vous semblera juste, et j'accepte par avance votre décision, Les jurés se mirent aussitôt à délibérer : \u2018* J'ai, ditle magistrat, infligé la semaine dernière 10 schellings d'amende à un de vos collègues, mais il était moins coupable que moi, qui dois le bon exemple, et je mérite une condamnation plus sévère.\u201d Et comme il requérait contre lui avec acharnement, les jurés finirent par le frapper d\u2019une amende de 25 dollars.\u2014 Bien jugé ! s\u2019écria-t-il.Voilà un magistrat consciencieux.A ses yeux, toute perte de temps, quand il s\u2019agit des intérêts du publir, équivaut presque à un délit.Ce n'est pas avec lui, sans doute, qu\u2019on aurait à s\u2019élever contre la déplorable persistance des lenteurs judiciaires.eo.Tyrrell et Newman * Nos informations particulières de Londres, dit la Cosrispondenza romana, nous annonce d'excellente source que du groupe tyrrellien est parti le mot d'ordre d'affirmer que l'Encyclique condamne les doctrines sur le développement des dogmes de l\u2019inoubliabie cardinal Newman, qui apparaîtrait ainsi comme le chef de l\u2019école moderniste.\"* Après avoir rappelé que, de même, les jansénistes tÂchèrent de s\u2019abriter sous les enseignements de saint Augustin, la Corrispondença relève le Times qui a Jéjà lancé le mot d\u2019ordre en question, ct continue en disant que la véri:é pure et simple est que la doctrine de Newman sur le développement des dogmes n\u2019a rien À voir avec le modernisme condamné par l\u2019Encyclique Pascendi.Le célèbre apologiste, en tout l\u2019ensemble de ses écrits, se montre indiscutablement catholique orthodoxe, et aujourd'hui il serait le premier à souscrire à l\u2019Encyclique.e Le \u2018Petit Père du désert\u201d C\u2019est le titre d\u2019une pièce qui se.jouait récemment à londres sur la scène d'un théâtre très fréquenté.\u201cThe Little Father of the wilderness \u2014 Le Petit Père du désert.Et le \u2018Petit Pere\u201d dont il s\u2019agit est un religieux qui, après avoir évangélisé un grand territoire, s\u2019en va retrouver le roi de France et lui offre ce qu\u2019il avait rapporté des produits les plus rares de notre Amérique.Le roi s\u2019extasie devant les présents et exalte devant toute sa cour ce fameux missionnaire très bon apôtre et très bon Français.Mais voici qui est surtout intéressant : Ce religieux ainsi mis sur la scène d'un théâtre étranger n'est autre que le P.Marquette, le fameux Père Jésuite qui évangélisa, il y a deux siècles et demi les tribus sauvages du Canada et les habitants des pays arrosés par l\u2019Ohio, le Mississipi le Missouri et le Wisconsin, et qui on vient d\u2019élever un monument commémoratif à Chicago.Ii faut aller en Angleterre pour voir un Jésuite popularisé sur la scène d\u2019un grand théâtre.M.Pelletun aux catacombes On conte, à propos d\u2019un récent \u2018\u2018pèle- tinage\u201d\u2019 de M.Pelletan, ministre de la république de France, à Rome, une curieuse anecdote : Le Frère chargé de faire visiter les catacombes de Saint-Calixte, propriété des Trappistes, ne fut pas peu surpris, certain jour, de reconnaître dans un touriste français qui lui demandait de le guider, M.Pelletan, que son anticléricalisme farouche ne semblait pas précisément désigner pour rechercher ainsi les premiers vestiges du christianisme.Toutefois, sans faire d'observation, il tendit un cterge allumé à M.Camille Pelletan, et tous deux s\u2019enfoncèrent dans les profondeurs du labyrinthe.Chemin faisant, l\u2019ex-collaborateur de M.Combes, remargnant les ossements rangés le long des galeries, demanda quelques explications à son guide.\u2018Ce sont, lui répondit le Frère, les réstes des premiers chrétiens victimes des persécutions.Ils avaient, ajouta-t-il spirituellement, refusé, comme aujourd'hui en France, d'accepter la loi, et vous voyez le sort qu\u2019ils ont subi.\u2014 Oh ! dit M.Pelletan, nous, nous n'irons tout de même pas jasque-ld !\u2014C\u2019est fort henreux{\u2019\u2019 répliqua son interlocuteur.e + eo L\u2019oncle de l\u2019Europe L'arrivée en Angleterre du plus jeune petit-neveu du roi Edouard VII, le prince des Asturies, héritier du trône d\u2019Espagne, avec ses jeunes parents, le roi et la reine d'Espagne, rappelle les liens de parenté vraiment extraordinaires qui existent entre le roi d'Angleterre et les différents souverains d\u2019Europe actuels et à venir, En dehors du jeune prince espagnol, les nombreux petits-neveux du roi Edouard comprennent : le prince héritier d'Allemagne, le tsarevitch de Russie, les fils aînés des princes héritiers de Grèce et de Roumani et le fils du prince \u2018 Gus- tave-Adolphe de Suède, ces princes étant respectivement les futurs empereurs d'Allemagne et de Russie et les futurs rois de Grèce, de Roumanie et de Suède, Deux autres de ses petits-neveux, les princes héritiers de Saxe-Cobourg-Go- tha et de Hesse-Darmstadt deviendront, sirienne s\u2019y oppose, l\u2019un le duc de Saxe-Cobourg-Gotha, l\u2019autre le grand- duc de Hesse-Darmstadt, tandis que le petit prince Olaf, déjà si populaire en Norvège, dont il deviendra roi un jour, et qui se trouve actuellement en Angleterre avec sa mère, la reine Maud, est le petit-fils d\u2019Edouard VII.e « e Dédié aux hommes d\u2019Etat Dans une lettre que la feue reine Victoria écrivait, avant de monter sur le trône d'Angleterre, à son oncle le roi des Belges, elle s\u2019exprimait ainsi : \u2018\u2018 Vous m'avez dit déjà ce qu\u2019une reine ne devait pas être, il faut aujour- d\u2019hui que je vous demande ce qu'elle doit être.\u201d Et le roi Léopold 1er répondait : *¢ Choquez le moins possible l\u2019amour- propre du peuple, maintenez l'influence des principes conservateurs, protégez l\u2019Eglise, soyez franche et honnête, aimable avec tout le monde, at.par-dessus tout, soyez nationale ! °° C\u2019est suivant les nobles conseils du premier roi des Belges que la grande souveraine a porté son pays au plus haut point de grandeur et de prospérité.Soyez \u2018\u2018 nationaux \u2019, 6 vous qui nous gouvernez ! eee L Christ à l\u2019école Voici l\u2019énergique protestation que tous yes pères de famille de Launay-Villiers, (France), ont envoyée au préfet de la Mayenne : \u201c* Monsieur le préfet, Nous avons appris que vous aviez suspendu de ses fonctions notre maire, M.Jacques de Vaujuas-Laugan pour avoir remis le crucifix dans notre école.Comme électeurs et comme pères de famille, nous protestons contre cette suspension aussi injuste que vexatoire.En agissant ainsi, M.de Vaujuas n\u2019a fait que prévenir notre ferme volonté de garder le Christ dans notre école.Nous voulons que Dieu préside À l\u2019éducation de nos enfants, et si son emblème dispa- rait de nouveau, ce ne sera plus M.le maire seul quile remettra, nous irons tous le replacer nous-mêmes, Vous devriez, monsieur le préfet, savoir qu\u2019un homme qui se respecte, ne doit pas attenter aux convictions reli- gleuses de toute une commune.Veuillez agréer, monsieur le préfet, l'expression de notre considération.\u2019 Suivent les signatures de fous les pères de famille de la commune.La peine de mort et l\u2019opinion publique en France Le Petit Parisien publie le résultat d'un intéressant referendum sur le maintien ou la suppression de la peine capitale.Il a reçu 1 412 347 réponses.Partisans de la peine Je mort.1 083 655 Adversaires.328 692 Le résultat de ce referendum vient à l\u2019appui de la protestation des jurés, et prouve d\u2019une manière éclatante que les vœux qu\u2019ils ne cessent d'émettre, par toute la France, ne sont bien que l\u2019expression fidèle du sentiment de celle-ci.= trvesscensaccoces - La crise religieuse'en France Sous la rubrique, /a crise religieuse, les auméniers de lycées, la Croix, de Paris, publie un article très concluant dont nous détachons les passages suivants : ** Dans quelques jours va venir devant la Chambre, à l\u2019occasion de la discussion du budget de l\u2019instruction publique, la question si grave de la suppression des aumôniers.Si on veut bien se reporter au débat du 4 décembre de l\u2019année dernière on n'aura aucune incertitude sur l\u2019issue de cette discussion qui sera probablement la dernière.\u2018 Nous n\u2019entreprendrons pas ici de défendre la situation matérielle des aumôniers, leurs droits sont indiscutables et ne seront probablement pas niés.Nons jugeons aujourd'hui les choses de plus haut, Il s\u2019agit de défendre la liberté de conscience des familles catholiques qu\u2019on va outrageusement violer, de défendre l'âme de nos enfants qu\u2019on va une fois de plus essayer de flétrir.Sous les apparences d\u2019une misérable question d\u2019économie, se cache la haine du catholicisme, la haine du prêtre qu\u2019il faut à tout prix expulser de ce dernier refuge.Cependant, cette haine voudrait être clairvoyante, car suivant les paroles de M.Briand, il faut procéder avec modération afin de ne pas effrayer les familles, et de peur de mettre les établissements du gouvernement dans un état d\u2019infériorité vis-à-vis des maisons d'éducation reli, gieuse (séance du 4 décembre 1906).On supprimera donc l'aumônier, mais on demandera un prêtre, parce que la vue d'un prêtre qui monte à l'autel le dimanche est très nécessaire pour duper les familles chrétiennes et continuer plus à l\u2019aise l\u2019œuvre impie de la tranc-magon- nerie.Nous ne serons plus désormais dans les lycées que comme une enseigne aux paroles alléchantes placée à la porte d\u2019une maison de commerce pour attirer les chalands.\u201d* :0 : \u2014 On « célébré, le 9 novembre, dans tost l\u2019empire britanniques avec le pompe ordi- paire l'anniversaire du roi Eduvuard, né le 9 novembre 1849.Be mujorté à célébré l\u2019évécement à Sandrighem, où ce trouvent les rois et les reine d\u2019Espagne et de Norvège.A cette occasion, ou lui à offert le diemant Callisaa, le plus gros du monde, estimé à 9750,000, donné par l\u2019assomblée ligivative du Transvaal comme gage de loyalieme.Maconnisme, Satanisme m Les FF.d\u2019Italle Nous avons noté les aveux des démo- nolâtres du maçonnisme français et belge, passons maintenant à ceux d\u2019Italle et d\u2019Espagne : Le F.Lemmi (Adriano), apostat passé au judaïsme à Constantinople, banquier à Rome, a été condamné pour vol, à Marseille, le 22 mars 1844.Le texte photographique de ce jugement correctionnel a été publié in extenso par Domenico Margiotta dans son ouvrage célèbre, Adriano Lemmi (pp.287-292), d'aprés 'extrait manuscrit des registres du greffe du tribunal de première instance séant à Marseille, authentiqué par le greffier, signé des magistrats et enregistré à Marseille le 11 avril-1844.Après son élection au \u2018souverain pontificat\u201d\u201d maçonnique le 20 septembre 1893, le F.*.Lemmi déclarait ce qui suit dans un discours secret, de la même date, publié par le même D.Margiotta dans \u201c\u201cSouvenirs d'un trente-troisième\u2014 Adriano.Lemmi, chef suprême des francs-ma- ons\u201d (1): * Si je n\u2019étais italien, je voudrais être \u2018\u201c prussien.J'ai au cœur deux haines : \u2018* DIEU ET LA FRANCE.\u201d LA HAINE DE DIEU ! Voilà le cri d\u2019une âme vraiment satanique, au même titre que celles des Voltaire, Clemenceau, de Lannessan et autres.; L'ouvrage de Margiotta est précédé d\u2019une longue lettre adressée au susdit F.Lemmi où l\u2019ex-F.Margiotta dit entre autres choses : \u2026\u2026.\u2018* J'ai vu et je vois! Vous pouvez ** faire brûler mon nom entre les \u2018\u201cco- \u201c lonnes.\u201d\u2019 Vous pouvez me vouer à ** toutes les malédictions infernales.Trop * heureux je suis d\u2019avoir brisé les chal- ** nes que votre Grand Architecte impose.** Avec trop de joie j'ai à vous déclarer \u201c* que je suis plus que démissionnaire car ** j'ai renoncé au Palladisme (culte luci- ** férien) et me suis converti.« Chantez avec vos dignes collègues \u2018le Gennaith eMenngog (psaume ma- ** çonnique en l\u2019honneur de Satan, en *\u201c langue hébraïque) et l\u2019Aymne à Satan * (du F.italien Carducci, récemment ** décédé).Faites-moi rayer sur le livre \u2018 d\u2019or du \u2018\u2018grand directoire central de ** Naples\u2019 ; je n\u2019inspecterai plus jamais ** ni loges ni \u201c\u2018triangles\u201d\u2019 (loges supérieu- *¢ res sataniques).Comment, je me le de- ** mande, ai-je pu ne pas étre asphyxié \u2018 par les miasmes empoisonnés de\u201cces ** antres ténébreux.* DOMENICO MARGIOTTA, (Ex-33e.Ex-insp., P.\".S.*.D.°.139¢).\"\u201d Ce dernier chiffre est celui qui servait à désigner le signataire dans la \u2018côrres- pondance maçonnique intéfnationale.Dans une autre lettre de démission adressée le 6 septembre 1894 au F.-, G.B.du 18e degré {Rose-Croix), premier surveillant de la loge \u2018\u201cGiordano Bruno\u201d, À Palmi, le même D.Margiotta dit : \u2026.** Je ne dois plus vous le cacher, * vous êtes sous un joug que vous ne \u2018* soupgonnez pas.Quelques hauts ma- \u201c çons affiliés à un rite suprême, vous ** dirigent en vous influençant à votre \u2018insu.Ne m'en veuillez pas d\u2019avoir agi ** ainsi souvent sur vous.Car je croyais \u201cten \u2018vial élu\u201d et \u2018parfait initié\" que ** c\u2019était l\u2019intérêt de notre institution.* Mais apprenez-le et mettez à profit'ce ** que vous déclare sur l'honneur un ami * qui s\u2019est converti et qui a eu la con.* naissance réservée des nombres imys- *\u201c térieux : 77 et 666, 5 \u201cLa n'est pas autre\u2018choss ** que la RELIGION:DE SATAN et c\u2019est lui ** que nous adorions sous la forme de * Grand Architecte de l'univers.\" Lemmi et Satan Voici ce que le F.\u2018.Lemmi, cité plus haut, faisait publier en 1883, dans sen Se .VER * arborent l\u2019étendard du Roi de l'Enfer\u201d, Le signataire de cet effroyable cri ** a dit le Pape (Léon XIII).Eh! bien, '* oui, oni, les drapeaux du Roi des Enfers ** s\u2019avancent et pas un homme ayant * conscience de son être, ayant l\u2019amour t* de la liberté (maçonnique), pas un qui ** ne vienne se ranger sous ces drapeaux, \u201c SOUS CES BANNIÈRES DE LA FRANC- ** MAÇONNERIE, symbolisant les forces ** vivantes de l\u2019humanité (\u2018libérée\u2019\" de ** Dieu), l'intelligence (satanique), en * opposition aux forces inertes de l\u2019Zr- \u2018\u2019uanité abrutie par la superstition ** (la religion chrétienne).Vexilla regis ** prodeunt inferni.Oui, oui, les dra- ** peaux du Roi des Enfers s\u2019avancent\u2026\u201d\u201d Quel est l\u2019homme, doué de raison, qui hésiterait un seul instant à croire au caractère satanique de la maçonnerie, en présence d'une pareille déclaration, deux fois répétée ct accentuée en quelques lignes,confirmant pleinement et sans réserve toutes les condamnations des Papes ! À cette époque le F.*.Lemmi était grand maître du Grand Orient d\u2019Italie dont la Rivista est l'organe.Ce même F.Lemmi, en sa qualité de \u201cdélégué souverain et de grand commandeur\u201d*, adressait de la \u2018Vallée du Tibre\u201d* (Rome), fe 10 octobre 1890, aux Vén.Maîtres, chefs des loges italiennes, une proclamation secrète publiée par le même D.Margiotta (3), où l\u2019on trouve notam:- ment des blasphèmes comme ceux-ci : ** L'édifice que les FF.-.du monde en- ** tier sont en train d'élever (le \u2018temple \u2018*de l'Humanité\u201d déifiée, sans Dieu, * contre Dieuet avec Satan) ne pourra ** pas être déclaré bien solidement cons- \u2018* truit, tant que les FF.d'Italie n\u2019au- \u201c* ront pas donné à l'humanité les décom- ** bres de l'Aistitution du GRAND ENNEMI: (l'Eglise catholique, la Papauté, l\u2019œuvre de Dieu, fondée par Jésus-Christ).\u201c* Nous allons appliquer le scalpel (sic ) \u201c au dernier refuge de la SUPERSTITION \u2018* (la Papauté, prisonnière de la révo'u- \u201c* tion maçonnique), et la fidélité du Frè- ** re 33e (Crispi, \u2018alors chef du gouver- \u2018* nement italien) qui est à la tête du \u2018\u201c pouvoir politique, nous est une sûre \u2018* garantie que /e Vatican tombera sous \u201c* notre marteau vivitiant (sic).Après ces déclarations incontestablement sataniques, puisque la maçonnerie s'y pose nettement en adversaire de Dieu et du Christ qualifié de \u2018Grand Ennemi\u2019\u2019, le F.\u2018.Lemmi ajoutait : \u201c* ll est indispensable qu'aux prochai- \u2018* nès élections politiques 400 F.*.au \u2018* moins entrent dans la chambre législa- \u2018tive.Dans la législature en cours les \u201c* FF.-.sont 300 ; ce nombre nc suffit pas \u201c* pour le travail futur, car il s'agit de \u2018* conduire à terme l\u2019œuvre de la déli- ** vrance de l\u2019humanité (déchristianisée \u2018\u201c et satanisée), et les derniers efforts \u2018* (des loges) rencontreront les plus \u2018 grands obstacles de la part du Chef \u2018* Prêtre (le Pape) et de ses laches escla- \u2018* ves (sic).Nos candidats sont comme \u2018\u2018un seul homme disposés à suivre le \u201c* Vén.Crispi qui à son tour se soumet et ** PREND LE MOT D'ORDRE à la loge du \u201c** Tibre, dépositaire de la volonté non \u201c* seulement des loges italiennes, mais *\u201c aussi étrangères.Le Grand Orient \u201c INNOQUE LE GÉNIE DE L'HUMANITÉ, \u2018* afin que tous les FF.travaillent au \u201cdernier effort afin de disperser les \u2018* pierres du Vatican pour construire \u2018* avec clles le Temple de la Raison ** émancipée.*¢ Donne au Grand Orient de la Vallée \u2018¢ du Tibre.\u2018\u201c ADRIANO LEMMI, 33e.\" Satan le Grand ! - Le F.\u2026 Serafini Quel est donc ce \u2018génie de l'humanité\u201d, ce \u2018\u2018grand arcnitecte\u201d\u201d sous lequel les FF.*.travaillent au temple de la raison émancipée (du joug de Dieu), temple qu\u2019il s\u2019agit, pour la maçonnerie universelle, J'élever sur les ruines mêmes du christianisme ?Ecoutez-en la définition maçonnique authentique : \u2018* Le génie de l'avenir, notre dieu à ** nous, porte en lui le germe de la \u201c\u201c nouvelle loi du bien (destinée à rempla- * cer la loi de Dieu).** Son dogme est de ne pasen avoir ** (sic).Son esprit est la fusion de ceux \u201c* d\u2019Epicure et d'Archimède, voués à la ** recherche du vrai (sic).\u2018* Son âme nie que le bien-être social \u201c se trouve à fuir l'animalité (textuel), \u201c* car il est réellement la conséquence de \u201c l'animalité humaine (sic).** L'édifice social qui s'écroule a be- ** soin d\u2019une pierre angulaire.C'est lui \u201c* (le \u2018\u201cgénie de l\u2019avenir\u2019\u2019) qui la posera \u201c* et cette pierre angulaire sera sur la ** terre et non pas dans les cieux.** Saluez le GÉNIE RÉNOVATEUR, vous \u2018* tous qui souffrez! Levez haut les \u201c fronts, raes FF., car il arrive, lui, ** SATAN-LE - GRAND.\u2019 (Rivista della Massoneria Italiana, vol.1879-1880, p.265, colonne I, lignes 37 et suivantes ; col.2, lignes 1 à 5).(3) AdrianoLemumi, pp.106 et suivantes.d'orgueil satanique est le F.G.G.Serafini du 33e degré de perfection maçonnique.Voilà donc le dieu de la maçonnerie enfin clairement et solennellement proclamé.Deus, ecce deus!!.,.Le F.\u2026 Cardueci (Giosué) Le Bulletin du Grand Orient d'ltalic, de son côté, publiait déjà, en 1869, dans son tome Il, à Ja page 330, sous la signature d'Enotrio Romano (pseudonyme de Carducci), une ode intitulée l'Esprit moderne, HYMNE A SATAN, et sc terminant par ces mots absolument concluants, devenus du reste tristement célèbres : ** Je te salue, à GRAND SATAN, 0 Rebellion, à Force invincible de la Raison ! Que vers toi montent les vœux et l'eu- ** cens Sacré ! (sic).SATAN, TU AS VAINCU \u201cLE JÉHOVAH DES PRETRES!\" ll faut demander pardon de reproduire de pareils vomissements, d'aussi monstrueux blasphèmes sortis de bouches ou- veites par Satan.,' Ces textes absolument authentiques sont nécessaires à la pleine démonstration documentaire du satanisme maçonnique.Ces cris de possédés en proie à l'esprit du mal, se passent du reste de tout commentaire.Leur éloquence est décisive, Le F.:.Giosu¢ Carducci, auteur de cet hymne maçonnique à Satan, vient de mourir on sait comment.Ce 33e fut candidat au siège de \u2018chef exécutif suprème\u201d* de la maçonnerie, mais moyennant la somme de plus de quatre millions, dit Margiotta, il se désista en faveur du F.*.Lemmi, élu en 1893.Les FF.d\u2019Espagne Les FF.espagnols ne sont pas en arrière.Le 14 juillet.1859, le F.A.Pike, le premier \u2018souverain pontife\u201d\u201d du maçon- nisme dit palladiste, celui qui inspire secrètement la maçonnerie universelle de tous rites et de toutes langues, lançait aux affiliées de cette maçonnerie mystérieuse dont Lucifer est le dieu, adversaire éternel d\u2019e[lonaï, une circulaire dite \u2018\u2018voûte d\u2019instruction \"\u2019, publiée pour la première fois en 1804, par Margiotta, dans l\u2019ouvrage déjà cité sur Lemmi (p.268).Cette circulaire dit notamment : ** D\u2019Espagne, on nous a fait l\u2019homma- \u201cge d\u2019une poésie signée par le FF.Bar- ** trina dont voici le texte (traduction) : \u2014 \u2018* Seul était Satan dans l\u2019enfer, \u2014 * depuis des siècles, quand entra Caïn.\u2014 * Tous deux jurèrent À Dieu une haine \u2018* éternelle \u2014 et ils jurèrent de mettre fin ** À son empire.\u2014 \u2018* Je suis la Révolution, par Dieu \u201c* maudite, \u2014chassée par Dieu, dit Satan.\u2018+ \u2014 Je suis le travail (!!) quia contre \u201c* lui Dieu irrité,\u2014 dit le terrible réjeton \u201c+ d'Adam.: \u2014 \u201c lls se regardèrent ; dans la lu- ** mière de leur regard \u2014 brilla un rayon ** de colère en tous deux.\u2014 Et la race ** J'Abel trembla, pleme de crainte \u2014 et ** jusque sur son trône Dieu frémit (sic).\u2014 \u2018* La malédiction divine, malgré son ** poids \u2014 nu les a pas écrasés.\u2014 RACE ** D'ABEL, ARRIERE ! \u2014 Pla:e au char \u2018\u201c triomphant du Progrès \u2014 que traine * Cain et que pousse Satan!\" ea 6 Impossible d'avouer plus ouvertement que la maçonnerie, symbolisée par le char triomphant du progrés'\u2019, a pour chef *I'homicide dis le commencement,\u201d le \u2018père du mensonge.\u201d\u201d Cette apothéose de Cain, le premier assassin, le premier fratricide, le premier \u2018frère \u2018\u2019 de Satan, est bien digne de la morale maçonnique qui met en honneur l'assassinat et tous les autres crimes contraires aux commandements de Dieu.J.-B.GARDAVOU.VOTES RELIGIEUSES Le vicarint apostolique de la Saskatchewan, par une décision du Souverain Pontife, vient d'être érigé en diorèse.see On annonce que Mge Bourne, l'illustre évêque de Westminster (Angleterre), sera fuit cardinal au prochain consistoire, S.G, Mgr l'Archevèque de Montréal publiera prochainement une cireulaire au sujet des tnariages mixtes.Le 10 novembre courant les paroiesiens de Saint-Henri de Montréal fêtalent le vingt- cinquième arniversaire de l'arrivée nu milieu d'eux de leur curé, M.Décarie le chnnoine M.R, Evans.de Templeton-Est, à abjuré le protestantisme pour se faire catholique.[IC Nous recommandons aux prières de nos lecteurs l\u2019âme do M.l'abbé Antonio Lobel, curé do North Stuckly, décédé le 12 du courant.LA OROIX L'éducation des jeunes filles Tl s'agit d'un nouvoau cours à introduire dans les maisons d'éducation, cours nuquel ln Presse ot Madoloine, de ln Patrie, n'u- vaiout nullement songé, et dont les cou- vonts feront bion de s'emparer, car nous no doutons pas que cos journaux no l'ouvront avant peu! Son objut est d'idéuliser la figure des jounos filles, \u2018* d'améliorer les jolios fem- incs ot du rondro jolies los Inidos ! \u201d On pout être convaineu que les élèves no manqueront pus ! Cela les mettra-t-il à même do pusser avce succès los oxamons spéciaux quo l\u2019on no manquera pas d'instituer ?Nous n'osorions l\u2019atfirmer ; muis l\u2019inîtiatrico, une dume, de Now.York, n'en doute pus.Au surplus qu'on en juge ; mais surtout quo l\u2019on nu pronuo pus lus choses par lour côté comique ! Cotto dumo,do New-York,poso on principe quo les traits du visage sont lo retlet do l'être intellectuel ot moral.Elle prescrit un genre do vie approprié et enlutuiro, assouplit les muscles do In face par des oxercices pradués, complite lo traitement physique par un traitement intellectuel ot moral ; ole muintient son dove dans un courant d'occupations ot d'idées torre-à terre et calmantes d'abord, puis successivement plus role- vies, éveillant enfin on elle des aspirations plus hautes, lesquelles dégagent les ncifs, aprisent l'expric, et, avec le temps, ramènent l'harmonie des traits, lo sourire untucel ot franc, effacent les rides prématurées et métamorphosent ln femme.En quoi consistent les cours! Ils sont nombioux.Il on est un pour lo regard ; In dame, de New-York, commence par exercer ses élèves à tirer bon parti do leurs yeux, à los mouvoir à droite, & gauche, en haut, eu bay, sans cffurts apparents, avec grice ct éloquence, à approprier leur regard à ce qu\u2019elles disent, ou à ce qu'on leur dit, à souligner la parole, à n'avoir qu'à propos des youx lungoureux ou timides, extatiques ou rdveurs, méluncoliques ou ricurs, D'aucuns s\u2019y trompent, paraitil, et ces solécisturs, comme les appollo la dame, de Now York, leur font grand tort, ** lour doununt lair bête \u201d ot produisant l'impression d'uue note fausse dans un concert.Voilà le progrès! Dans nos vieux pays, les mères chrétiennes s'occupent aussi des regards de leurs filles ; mnis aucuno no pense à leur diro à quels muments il faut avoir des youx langoureux ! Arviérées ! ur- riérées ! Mais, la ume, de New-York, ne s\u2019en tient prs A cole; olle enseigne uussi à ses élèves l\u2019art, car c'en est un et non des plus répandus, de dunner au nez une expression © adéquate,\u201d de lui imprimer un mouvement de vibration \u201cdes plus séduisants \", rans pour cela imiter les lapins, cu qui demande benucoup d'attention, de dilater vu de con tracter à propos les marines.Elle ne s'uc cupe pad encore du mouvement des oreil les ! Quant aux lèvres, il y faut un travail ussidu, et bien pou, paruit il, en possèdent le maniement parfait.On ne Pobtient qu'à la condition de s'astreindre à répéter, pendant des heures et nombre de jours, certaines phrases composées avec art, savamment modulées et dont la diction constante modifie la commissure défectueuse, contrae- tant les lèvres saillantos, épanvuissant les lèvres pincées.Les femmes nuxquelles ces dernières sont échues en partage ne sauraient trop s'exercer à répéter les mots prunes, prismes, potatois ; ces mots ayant la vertu imystérieuse de dilater les lèvres et de donner à In bouche \u201cune savoureuse up- parence \u2018\u201d.Une fuis l'élève experte en ces détails, In dame, de New York, l'admet à ron cours d'ensemble c'estä-dire d'expression géné- rule.La musique en fait les frais, ct trois compositeurs, entre autres, y joueut un rôle important qu\u2019ils n\u2019ont sans doute pas prévu.La dame, de New-York, à constaté, par des observations multiphées, que leur audition agit très différemment sur les yeux, lo nez et les lèvres des femmes ; que les rélo dies de Chopin, par exemple, illuminent et intellectualisent ces parties du visage et font valoir les blondes ; que la musique de Wagner est mieux appropriée aux brunes, surexcitant on elles, lu sensation artistiquo et exaltation trugique ; cvfin, que celle de Verdi convient aux unes ct aux autres, éveillant les émotions profondes et les aspirations à l'idéal, lesquelles, élarginant ot agrandiseant les yeux, donnent au regard un attrait plus vif ot co que ln dune, de New.Yort, appello « range, où portée de tir plus étendue.Co n\u2019est pas tout ; il est une série d\u2019exer cices spéciaux pour le cou, le menton et le front.Peu de gens soupçonnent ce qu\u2019il faut d'application pour obtenir un cou flexible, ondulant avec grace; un front tour à tour songeur, intellectuel st hautain ; un menton vibrant en harmonie avec les lèvres.Tl est uno nutre wérie de leçons, ot non moins importante, pour apprendre monter ou descendre de voiture, à marcher ot surtout à durmir, ote, ote, ete.Dans tout cola, il s'agit de singer la vortu ; mais do ln vertu 6lle-smême il n'est pas question.C'est l'éducation ultra-mo- durno dans Ha splendeur.Aux onfants on donne des leçons do dovuirs civiques, aux adolescentes on apprend à \u201c tirer bon parti de leurs yeux.\u201d Voilà un joli bagngo pour fuire le voyago do In vie, ot pour arriver à une fin heuteuso en travoesant in femne les embâchos de cotte valléo de tmisères ! \u2014\u2014{\u2014 Priez pour les ames souffrantes Les Fudulgences Nous croyons nu purgatoire, lieu inter- médiniro entro le cic] ot l'enfer, vù souffrent les âmes qui sont entachées de péchés vé- nicely ou qui ont uno peine temporelio à subir, Bien do souillé n\u2019entrern dans lo royaumo des cieux.Ceux qui meurent en état de péché mortel sont condumnés nux flunmes de l\u2019enfor, Ceux qui meurent avec des péchés vénicls sur In conscience ou qui ont des chitimonts temporols à subir doivent so purifier dans los tlhunmes du purgatoire avant d'entrer au ciel.C'est là quo l'âme acquiert la pureté et lu sninteté requises pour juuir dv Dieu.Voilà ce que l'Eglise unseigno depuis dix-neuf siècles.Mêmo avant la venue du Christ, les Juifs eroyniont au purgatoiro, ot prinient, comme ils lv font encore do nos jours, pour les âmes des trépussés.Nous lisons au second livre des Mucchabées que Judns, lo vaillant guer rier, fit une quêto et en cuvoya lo produit à Jérusalem afin d'offrir des sacrifices pour les soldats tués pendant ln bataille.TI disait : CC'est une sainte et snlutairo pensée de prier pour los morts, afin qu'ils puissont être purifiés de leurs péchés.\u201d Inutile de rappeler ici les histoires scan- dalouses inventées par des hommes impies et répandues parmi nos frères séparés, Un protestant qui ve re-pecto peut-il ajouter fui a cotte churge absurde que nos prêtres prè chent cotto doctrine relative au purgatoire, duns lu but d'extorquer do l'argent aux pauvres ot aux ignorants ) L'enseignement de l\u2019Eglise est basé sur lu doctrine des saintes 15 4 itures, ainsi que les Pères des premiers siècles le démontrent.Ils s\u2019on rapportent aux paroles de Notre- S-ignour dans saint Mathieu (V, 25-20), ot à le lère épitre de saint Paul aux Corinthiens (111, 11 15).Nous y ren voyons nous- mêmes tous ceux qui concovraiout le moin- \u2018re doute à co sujet.Notre-Seigneur a dit : © A celui qui perlo contro l'Esprit-Saint it ne sera fuit miséricorde ni en ce mondo ni en l'autre.\u201d (1) D'où suint Augustin con.c'at: \u201cTI n'aurait pas été vrai de dire : leur péché ne sera pardonné ni on ce monde ni on Pautre, s'il n\u2019était vrai que certains péchés sont remis dans le monde futur.\u201d Dosunt In tombe d'un être chéri uno prière quillit spoutunément do nos lèvres, en iLême temps que coulent nos larmes.Pour ne pas prier pour iui, il faudrait nous faire violence.Pourquoi cet élan naturel qui nous pousso à prier pour lui, +i nous ne pouvions le secourir ! et pourquoi lo secourir s'il ne souffre ?Nous ne pouvons pas nommer individuellement coux qui vont en purgatoire, mais il est certain que les âmes des morts sont soulagées pur la prière, le saint sacrifice de la messe ot l'aumône, L'Egiise universelle garde là-dissus lu tradition des saints Pères.En qui dote aurez-vous foil Dans le moine apostat du NVI+s nièele, ou dans l'Eglise universelle de Divu ?Suivez plutôt vod raisons ch vos sentiments chrétiens ; souvenez-vous de vos chers défunts et priez pour les ame: du purgntoire.Une des principales raisons invoquérs pour justifier l« soidisint Réforme était quo \u2019Eylixo cethotique faisait lo trafic des wed geuces, Une indulgence, c'est, dienit- on, le permis délivré à quelqu\u2019un de com mettre le péché.\u2014lRétuté mille fois, co meu- songs réussit encore de nos jours, Qu'est-ce qu'une indulgence, dans l'Eglise eetholique ! Une indulgence, c'est In rémis sion de lu peino temporello due nu péché, dont on a requ le pardon.Llindulgonce est accordée en dehors du sacrement de péni toneu, et la poino «st remise par l'application des mécites de Jésus Christ et de ses suints.Ces mérites sont confiés en dépôt à l'Eglise catholique.Les indulgences invitent ies péchours a se réconcilier avec Dieu.Elles sont un encou ception des sacrements et à la pratique des bonnes auvres, ragomont i lu vd Il peut se faire qu\u2019une des conditions requises pour saguer telle indulgence soit l'aumône d'uno certaine sonne d'argent ; nmin par ello: mème l'aumône ne remet pis lo péché, et lo manque d'argent n\u2019a jumaïis empêché un pauvre do gagner une indulgence.L'Ecriture nous parle des buns effets do l'aumône.L'Eglise aurait elle donc tort d'encourager par dos indulgencos, les dons on argont pour des fins charitables ou piouses 1 Le pnpo Léon N avait accordé uno indul- xeuco plénière au monde catholique.Une des conditions requises pour In gagner était une offrande destinés à lu construction de In busiliquo de Saint Pierre, a Romeo.Un do- 5 nin savant et 2616, Jenn Totzel, fut chargé de publier cette indulgence dans Jo nord de l'Allemagne.Ln conduite du \u2018l'etzol fut irréprochable ; colle de quolques uns de sus auxilinires, lour mnnicre de proposer et do vanter l'indulgence furent l'occasion do (J) Math.XII, 382, mr tr violentes attaques de In part do Luther ; il en profits pour combattro, à grands cris, non pas l'abus, mais la doctrine enfholique ello-même, Et pourtant c'est le méme Luther qui décinre, dans la Tle do rox the sos publiques: \u201c Quicouque parle contro In doctrine des indulgences papules, qu'il soit anathème !\u201d Les évidentes contradictions de ces thèses montrent bien l'ignorance complète de Luther en ce qui concerue lu naturo et Peffet des indulgences, Lui même confessait cotte ignorance, en écrivant, quelques au nées plus tard: \u201cSur mon âme, je ne suvnis pus plus, à cotte époque, co qu'é tait une indulgence, que ceux-là mêmes qui vennient me lo demander.\u201d Son adversaire, Joun Totzel, qui répondit aux attaques do Luthor, défendit avec clarté ot vigueur lu doctrine do l'I£glise sur co point Il disait avec raison: * Les indulgences no pardonnent pas lo péché, mois rementtent reule- ment la peine temporelle due au péché, à condition qu'on s'en suit repeuti sincèrement ut confossé.Les indulgences n\u2019enlèvent rien aux mérites du Christ, mais remplacent In peino sutisfactoiro duo nu péché, par les méritos satisfactoires do ln passion du Christ.\u201d Mioux nous comprendrons l'ensvignement.de l'Eglise, plus nous sorous désireux do gagner des indulgonces et d'amoindrir ainsi nus souffrances dans l'autre vio.Mau STANG, (Traduit librement par le Riv Pere Le Lulande, 8.J.) PHILOSOPHIE EN ACTION Voici une histoire \u2014 «lle date de 1750 \u2014 qui ne fit pas rire les philosophes, mais | mms beaucoup les honnêtes gens, ** {1 parait que l'auteur du Système de la nature et du Christianimne dévoilé, le vieux haron d\u2019Holbach, ne soutfrit jamuis chez lui qu'un domestique à la fois et le menuçait de sn colère quand il remplissait ses devoirs de chrétien.** Or, un valet de chambre qui avaitaceep- té dans leur plus large extension les principes de ce patriarche des incrédules, passa tout à coup de In théorie à Ia pratique, c'est.a-dire que le gaullard décampa sans en donner avis à personne, et en ayant soin d'emporter In bourse de son maitre.Elle conte- naît mille écus.On l'aventure en vers médiocres, mais le piquant de la chose raconte n'est pas dans ba rime : Un philosophe eut pour seul domestique Jean, frais venu d'un hameau près Riom, Lointuin séjour où, sur leur trône antique, Règnent les mœurs et In religion.Quand de ses monte abandonnant les cimes, De vers Paris Jean se tait en chemin, Elevé là dans nos vicilles maximes, It respectait la bourse du prochain, Maus son patron, qui traitait de chimeére Tout frein, tout rang, toute propriété, Par ce mystère avec art débité Troubla de Jean lu cervelle légère.Men advint que l'expiit fort, un soir, Rentrant, cherchant nu logis le jeune homme let onille écus serrés dans un tivoir, Frouva ces mots oh n'élait plus la some : © Longtemps pour tof, ton argent fat sacré : ** En tes discours a Ju fin je me fie, \u2018* Or, de ce trait tu Gols me savoir gré, C'est mon hommage & ta philosophie.™ * On ne dit pas si le baron d'Holhach fut satisfait de cette application logigue, mais un peu vive, de ron Système de la nature, L'BVANGILE CHBZ LBS AFRICAINS Nous trouvons le récit suivant dans les Misstons d'Afriques, extrait d'une Jettre d'un missionnaire : A de In mission, je me trouve dans un gros village de Baziba (Afri gue).Le chef est wide nos amis sincères, et peine sorti je ne puis mieux faire que d'aller lui présen ter mes salutations.ID est absent 3 munis sitôt que l'on nn appris qu'un blanc de Bikiea est présent, je vois accourir vers moi de tous les côtés, une foule de jeunes gens, de feinmies et d'enfants au visage riant.Je donne à chacun une petite médaille leur demande où ils en sont dans l'étude et du catéchisme.\u2014 Moi, dit un jeune hourme, je sais tout le catéchisme depuis longtemps, \u2014 Qui done Ua instruit ?\u2014 Le livre.=- Tu wis lire L.Quelle deole as-tu fréquentée ?\u2014 J'ai appris À lire tout seul, I y a un an, tu me donnns un alphabet A Bikira et tu m'appris & épeler : tu y joignis un catéchisme.Aujourd'hui je suis lire tes livres et je les apprends à mes camarades.Ne trouvern-t-on pasle fait incroyable ?Un sauvage qui apprend à fire tout seu) ! Je sors émeerveillé de ton entretien avec ces Bazibn et je continue mn route vers le village oit je dois loger, Sue mon chemin, les Bazilu necourent en foule pour me sn luer et me demander des médailles Dans le pôle-môle de ces bons sauvages qui se précipitent sur moi commu de potits enfants sur leur père nu jour de sn fête, j'aperçois un 16 Novembre 1907 \u2014\u2014\u2014__ NC CE, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 groupe de jeunes femmes qui nttendent le silence pour m'adresser In parole, \u2014 Blune de Bikirn, disent-elles devant tout le monde, nous aussi, nous aimons le hon Dieu, mais nos mnris ne nons permet.Lent pus de prier, Nous venons teles dénoncer.Priez quand même, lour dis je, et cralgnez l'enfer plus que les coups de bâton.\u2014 Si lu pouvais nous épargner les deux ! ripostent-elles en rinnt, \u2014 Je ferai mon possible, Vous-mômes, persévérez dans vos bons sentiments et Dieu fera le reste, A PROPOS DU CARBME Venceslus, roi de Bohéme, se trouvant atteint d'une infimmité qui renduit nuisibles A sn santé les aliments de Carême, s'udressa, en 1207 à Toniface VIH, afin d'obtenir In Permission d'user de lu viande, Le pontife commit deux abbés de l'ordre te Citenux pour informer au sujot de l\u2019état réel dela santé du prince ; et sur leur rapport favorable, il accorda In dispense de- mundée, en y mettant toutefois les conditions suivantes : Que l'on s'assurernit si le roi ne serait pus enguggé par voeu à Jeter toute ga vie pendant le Caréme: que les vendredis, les stmedis et ln vigile de saint Mathins seraient exeptés de In dispense ; enfin que le roi mangeraiten particulier et le fevait sobrement.Etl'onse plaint des règles du carème d'aujourd'hui ! .a ELOQUENCE MILITRIRE Ln veille de lu bataille d\u2019Héliopolis, Kléber, s'adressant à Fourier, président de l'Institut d'Egypte : * L'affaire de demain est grave, nous avons affnire à forte partie ; je voudrais, en quelque sorte, pénétrer les troupes de In nécessité de déployer tout leur courage.\u201d Sur ce, le savant et le Hénéval se mirent à l'oeuvre et composèrent un discours, chef d'oeuvre d'éloquence militau- ve, très bien approprié à Ia circonstance.Kléber l'apprend par coeur, et, le lende- nuin, commence À le débiter aux premières troupes qu'il aborde : mas bientôt il perd lu mémoire et s'emsbrouille : * Ce n'est pas celn \u201d, s'écrin t-il en s'inter nnpant Ini-méme, ** Soldats, vous voyez ces hommes : ils sont 50000, nous JOHN; bi vous ne les battez pny, vous êtes tous f.\u2026.s et moi nussi.\u201d Des cris d'enthousiasme s'élévent de toutes parts, et le soir la France comp- Utit ane victoire de plus.se VILLE ET GCLADEL Henri Pille et Léon Cladel étaient amis intimes, Tous deux, on le saît, négligenient fort leur tenue : ln brosse, le raven et le peigne étaient pour eux des objuts de luxe, Un soir, dans une réunion d'artistes, Cladel dit en parlant de Pille : \u2014 Quelanimal, que ce Pille ! Est-il possible qu'une munis aussi sale que la sienne puisse faire de si beaux dessins ?Le propos fut rapporté à Pille qui eut cette riposte soulignée d'un hrussement d'épaules : \u2014 Elle est bonne, celle-là ! Cladel qui me trouve sale, lui gui fait des tache: aux vêtements lorsqu'il passe devant In vitrise d'un tailleur ! FORTE RÉPONSE Ceétait au temps où Napoléon 1er avait exilé les cardinaux fidèles à leur devoir et au Souverain Pontife Pie VII, Une dame charitable quétait un peu partout pour ces confesseurs de la foi.Fouché, duc d\u2019Otrante, ministre de la police, apprend la chose ; furieux, il fait venir la dame.\u2014 De quel droit, vous permetiez-vous de quéter pour les cardinaux, s\u2019écrie-t-il avec colère.\u2014 Parce qu\u2019ils crèvent de faim, Excellence, répond la quéteuse qui rompt aussitôt l\u2019entretien.H faut dire que la quéteuse, ta comtesse de Cordoue, était la petite-fille de l\u2019illustre Malesberbes.UNE CARICATURE DU PRESIDENT ROOSEVELT Un journal anglais publie une caricature qui dépeint admirablement l'opinion des Anglais sur la campagne que le président Roosevelt mène contré les trusts.L'artiste représente M.Roosevelt en train d'administrer ce qu\u2019il qualifie de cure de savon et d\u2019eau à l'aigle américain.Le malheureux oiseau, est maintenu au fond d\u2019une cave à lessive par son bourreau (M.Roosevelt) qui, manches retroussées, frictionne énergiquement ses plumes ébouriffées avec une brosse de chiendent enduite de savon.L'oiseau ne semble pas aimer ce traitement, car il se secoue piteusement, en faisant voler l\u2019eau etle savon dans toutes les directions.Tout en frictionnant, le président dit : ** Ainsi que je l'ai dit récemment à Nashville, pendant les seize derniers mois de mes fonctions,cette politique sera poursuivie sans mercl.\u2019\u201d 16 Novembre 190?CHARLES!!! Tong, innigre ot + jeune.6 c'était déjà nn squelotto avant de mourir.un squeletto avec doux yeux brillants encore, comme une dornière lueur vitreuse au fond dos orbites noirs.Sa femmo va, viont, emprossée, attentive, cangeaut les fotos inutiles dans ln potito chambre, s'usseyant un instant, regardant son mari ; puis, so rolovant par hosoin de ve remuer, de sembler faire quelque chose, au milieu docot immonso impuissanco de l\u2019homtno devant In mort, Lui attond.co qui doit venir.Ti l'attend, non pus comme le chrétien ; pis méme comme le paion antiquo qui croyait au Tartare ct aux Champs Elysées ; non pas commo le sauvage qui ospèro, après lu mort, les prairies immensos des chasses éternelles ; ton pas comme lo musulman fataliste, qui soupire après lo Paradis do Mahomet ; pas même commo l'homme, quet qu\u2019il soit\u2014pourvu qu\u2019il soit hommo.Ce cadavre de tout à l'heure n\u2019est pas un homme.Co squelette vivant est.rationalisto.Il a pesé, tout pesé, avec beaucoup do eslime et de sang froid : Dicu n'existo pas.Hi n'ynricn par delà la tombo: c'est entendu.fini.vissé! Aussi, quand sn fommo, cotto nuit, sentant monter In crise.la chargo suprême de la mort, pour jeter cette loguo hu- muino dans l'éternité, lui à dit avec des in- tonutions do voix qui nuraient adouci un tigre : \u2014Chor mi.veux tu mo Inisser appaler un prétro.1\u2014Non 1 n-til répondu entro ses lèvres exsungues.Pour me faire plaisir.?\u2014Tout, oxcupté cola.\u2014 Mais tu vus paraître dovant Dieu ! ! \u2014.71 u'y a pus do Dicu\u2014.Mais, enfin, tu peux to tromper !! Et ce serait épouvantable à co moment 1.\u2014Jo no mo trompe pas.je ne me trompe jumuis.- Ces mots furont dits lentemont, avec uno simplicité orgueilleuse, d'uno façon scan Jéo, uno zorto d'eau forto de langage.Et pourtant.s\u2019écrie la femimo qui so raccrocho à toutes les branches.?\u2014Pourtant.quoi.2?\u2014Sil y on avait un, tout do mime.de Dieu.?\u2014 Alors, fait le squolotte, o5 cherchant à avoir l'expression d\u2019une mèro qui condescend aux faihlesses d'uno poureuso enfant, ulors je reviendrai.to lo dire.Maintenant, jo ree quo Lu me luissos tranquille.Ce fut in dernière phraso.Très fatigué, lo moribond s'envoloppe de mulisme, cb suit attentivement le travail effrayant do dissolution qui s'opère on lui, Sur sn pauvre loque, In vie ot ln mort xe buttent.Dos suées horribles défendent la vig, ut cherchent à expulser, par toutes les portos do sortie, les éléments vainqueurs do destruction.Muis Le mort s'implanto, gagne, annonçant son arrivée par de longs frissons, qui secouent le corps comme lo vent d\u2019au- tomuo sccone, nu bout des branches, la feuille finie, pour lu lancer nu grand ronou veuu do ln terre.I! suit tout cela, le squelette.La gran de course va finir; la station suprême approche.\u2026 il ne doit plus y avoir que quel ques minutes avant s'icrémissiblo saut dans lo néaut.Et instinctivement, commo un ouvrier qui ramasse ses outils au soir do sa juurnée exténuante, lo squolotte so met à grattor ses draps, avec do longs doigts ossoux, ropliés en crochets nu bout de ln rigidité des bras.I grattæa une houro, d\u2019une façon réguliè- te, presque méthodique, commo pour ne pas Inisser ici-bns uno mietto de sa vio; puis, subitement, coup sur coup, poussa trois grands soupirs dans la nuit, commo quel qu'un qui avalo quelque chose, ot trop vite.C'était fini.Il était 2 heures du matin, Alors sa femme se précipito à genoux ; s'abîme dans uno longue prière entrocoupée do hoquets ; lui formo los youx ; ot, aidée de In Loune, fait ln toiletto suprême, pon- dunt quo lo mort est encoro un pou chaud.\u2014 Maintenant, ditelle À sa sorvante.allez vous coucher, Mario ; jo veillerai, moi.\u2014.Mndamo veut restor seulo ici.\u2014Oui.\u2014\u2014Mnis.\u2026 1 \u2014Ju vous appollorai si j'ai besoin do vous.Et, quand In bonno fut bion partie, et olle-méme bien scule dans cette chambre funèbre, la femme so ponche aur son mari, embrasse co front, derrière lequel la cor velle ent déjà toute froido : \u2018 Charles ! crie- telle duns la pièco ploino d'ombre, tu man dit quo tu roviondrais s'il y n un Dieu !.Charles 11 tu lo sais maintenant ; réponds moi ! Dans le lit, lo corps, déjà tout rigide, no bouger pas.\u2014Charles 1.répète la femme avec uno tffrayanto ténncité d'idéo.\u2014OCharles!.Y a-til un Dien?.Alors, chose effrayante.une paupidre du mort se lève\u2026 lentement, comme si elle | soulevait un fardeau sarhumain june paupière\u2026 puis une autre\u2026.Et quand elles furent Lien ouvertes toutes les deux.derrid- ve les yeux vitreux, une lueur sembla eallu- ner.grandir.rougeoyer., on eût dit deux soupiraux d'enfer.Cela dura quelques secondes \u2014 secondes horritles\u2014et enfin, tout s\u2019éteignit, es wwe Le Jendemnin, de très bonne heure, \u201cquand In bonne entra dans la chambre, elle heurts du pied sn mnitresse, torbée évanoute eu travers de In porte, In tôte sur le plancher, Elle appels uno voisine, puis un prêtre, qui, à la paroisse sé préparait à dire la pre- midre messv ; ot, à co prôtre, In femme ra- venuo & elle, raconta.co quo jo viens de raconter.Pinuxe r\u2019Ennrrr.La folie anti-cléricale Les *\u201c gnietés du sabre \u201d ont fait dans le temps là-bns les délices d\u2019un certain public et de certaing journaux acharnés contre l'armée qu\u2019it fallait démoraliser et dépopulu- riser.Aujourd'hui ce sont les * gaietés de ln neutralité scolaire \u201d qui s'imposent à l\u2019attention publique et qu'il est bon de signaler en Canada également, ne fut-ce que pour servir à notre instruction comme le spectacle de * l\u2019Hote ivre, \u201d Lemaire I.M,*, de Cosne, département de lu Nièvre, s'est demandé par quoi il pour- vait bien remplucer, dans les écoles, le crucifix qui ena été enlevé, Ma trouvé : c'est ane ailiche qui représente une gigantesque chauve-souris étreignant les tours de Notre-Dame, et qui porte pour devise: ** Voilà l'ennemi ?\u201d Cette affiche rempluce aussi duns les salles du evllège municipal, à Cosne, le crucifix abhorré pur In loge.see Peur faire pendant à ce trait de génie \u2018\u2018anti-clévical\u201d qui pourrait si bien se retourner contre In loge méme, voici une historiette qui nous vient aussi de France, (département de l\u2019Ain).Cette fois-ci, il s'agit de musique: A Oyonnax, donc, des musiciens avaient organisé un concert, avec le concours d\u2019artistes de Genève et de Lyon.Par malheur, ces organisateurs étaient fortement entachés de \u2018cléricalisme\u201d.L'un était organiste, l'autre directeur d\u2019uno chorale religieuse.D'où fureur des libres-penseurs du erû.Mais ce fut bien autre chose lorsque parut le programme du concert.À côté d'Izendel, Bach, Beethoven, Chopin, Wagner, figurait le \u201cPrélude du Déluge,\u201d de Saint-Snins.Libres-penseurs, blocards, maçons de tout rade en tombérent de leur haut.lit leur journal, l'Æclaireur, de l'Ain, publia une note nienaçanite contre cette manifestation religieuse.On y lisait ce délicieux pussage : \u2018*.\u2026Mettons en garde les libres penseurs, s'il est temps encore ! Hs n'ont, d'uilieurs, qu'à jeter un coup d'œil sur le programme où figure le \u2018Prélude du Déluge\u201d de Suint- Snëns 1.\" Un saint! Ah { mais non ! On en rira longtemps là-bus et même ici.Le grand compositeur ne sera pas moins égayé par l'erreur des Homais pen avertis qui l'ont canonisé ! NOTES POLITIQUES Ln prochnine session de notre Législature s'ouvrira, dit-on, en février.ee ss Le 14 du courant, l'hon.Leblanc n fôté ses noces d'argent parlementaires.Nos télicita- tions à qui de droite oo L'élection d'un ddputs, & Ohnteauguny, nana lou qu'en janvier, alors que les chemins seront plus propices.e ©.ly a quelque temps le Soleil accusnit rhon.Tha Cha Casgrain d'avoir \u201c prostitué la justice,\u201d lorsqu'il était procureur général.Aussitôt, M.Oasgrain pourauivic en justi ce le journal quétwcois.Cette cause est vente cette semaine devant le juge Mathieu.Le Soleil plaida que l'accusation portée était vraie et qu\u2019elle avait été dite aussi nu Parletuent, dans les journaux ot eur les tribunes politiques.M.Oasgrain demanda nlors au juge Mathieu de forcer le Sofcilà préci quelles circonstances de lieu et do temps, coîte nccuration n été ainsi gortéo en public ot sn requâte fut accordée.En dq , cutte causé à été remise afin de permettre au Soleil ae faire droità la demande de Men Onsgrain.= 20: ; Nous prions instamment ceux de nos lecteurs dont l\u2019abormement est expiré de ne pas attendre plus longtemps pour en payer le re nouvellement.LA SSP EEE \u201cCS Les grands fils spirituels de Mahomet Dans in biographie du tristement célèbre Ali, pacha de Tébélen, qu'a donné il y a quelque temps, les Contemporains, on suit les transformations politiques que subirent, À la fln du XVHIEesiècle, lu Grèce et In Turquie, grâce à l'influence de cet aifreux bandit.Les crimes les plus atroces font la trame de cette vie Instructived plus d'un point de vue, A tent nus de distance.on verra que les procédés n\u2019ont pns beaucoup changé sur les rives du Bosphore et que leo Ma spivitucls de Mahomet ont, en somme, une morale par trop facile, Voici comment nrocédnit AI : * Une fois installé dans son pachalik de Teicala, av lieu d'imiter ses prédécesseurs, qui pillaient eans méthode et pendaient à tort et À travers, comme il le dit Ini-même, laura soin de ménager iviroitement ses ressources, et, surtout, il palern grassement des agents chargés de chanter ses lounnges à Constantinople, achètera les hauts personnages qui traversent son gouvernement et, \u201cdo temps en temps, enverra À Suunboul quelques Lêtes pour amuser le sultan et quelques snes d'argent pour s'attacher les ministres\u201d.Au lieu de soumettre directement toutes les familles influentes, il sème entre elles la discorde et les laisse se détruire réciproquement, sûiv que leurs dépouilles lui reviendront ensuite, * 11 a In charge de réduire les aranntoles ou seigneurs chrétiens, belliqueux et indisciplinés, mais il les prend secrètement à su solde, en sus des 1,000 hommes qu'il a le droit d\u2019entretenir, les paye avec les biens conflsquds à d'autres chrétiens et Jes lance sur le territoire de son collégue de Janinn, Puls, lorsque les désordres ct les brigandages ninsi provoqués il apprrnte comme un souverain justicier, sur le théâtre de Ju lutte, apaise tout en un clin d'œil et s'empare du paluis de Janinn (1789) où il s'installe à In place du pacha précédent accusé de lâcheté et de trahison.\u201d \u201c Al veut-il perdre quelqu'un et s'innocenter lui-méme des crimes les plus atroces et les mieux prouvés ?Voicisn méthode.11 fait appeler un Grec de ses anis et lui tiot & peu près ce discours : ** Je l'ai constamment chéri, Lu le sais, mais le moment est venu où je veux tndopter pour mon fils et faire ta fortune.Rends-moi en retourun petit service.Tu connais sans doute ce Délinl, arrivé dernièrement de Stambuul avec je ne sais quels papiers souscrits de mon sceau, Kh bien ! je n'entends pas qu'il en profite pour me tirer de l'argent ; je veux leréduire au silence sans bourse ddlier, Pour cela, {ni pensé, mon fils, qu\u2019il fallait Le rendre au tribunal et lis déclarer simplement que c\u2019est toi qui es l'auteur des legtres qu\u2019on m\u2019attribue el que Lu t'es servi saûs autorisation de mon sont à leur comble, enchet.\u201d * Livide, terrifiée, lu malheureuse victime restait muette et Ali plus pressant : * Que craîns-tu, mon Dbien-aimié ?Qui pourrais-tu redouter quand jo te protège ?L'officier du sultan a-t-il quelque autorité ?J'ai fait jeter vingt de ses pureile dans Je Inc.Osernit-il entreprendre quelque chose ici sans ina permission ?Si la conflunce que j'ui en ton dévouement he suffit pas à te rassurer, je te jure, au nom du proplidte, sur mn tote et celle du es fils, qu'il ne turivera aucun mal de la pret du capidgl.\u201d * Le malheureux Grec, sachant que sn Mmorl était nesucée, S'il refusast, consentit à se déclarercoupable.** 81 fit en effet ses faux aveux, \u20ac présence du cupidgi buchi, des juges musulmans et des primats orthodoxes.** C'était tout ce qu'avait entrevu All pacha, son maître, qui l'attendait dans la cour du tribunal eb de fit pendre À sasortie de I'nudience.* Le sedlérat alors monta l'escalier, se présenta devant ses juges et leur dit d'une voix assurée : * Le misérable n'est plus ; on vient dele pendre par mes ordres et sous mes yeux.Ainsi périssent tous les ennemis de notre glorieux maître, le sultan Sélim ! Peut-on être plus scélérat que ne lo sont les \u201cgrands fie spirituels\u201d de Muhômet ! 30: Le 19 novembre prochain l'hon.Devlin donnera, au Cercle Villa Marie une conference sur \u2018 l'Irlande \"\u201d Tout indique une prochaine guerre de tarifs entre In France et les Etats-Unis.Les négociations ouvertes l'été dernier pour un arrangement commercial ayant pour base une réduction de 20 p.c.sur les droits d\u2019entrée des vins français aux Etats-Unis, en échange d'un tarif différentiel sur une centaine d'articles américaine, comprenant les ) vs, outils, hi etc, n'ont jusqu'à présent donné nucun résultat, et ce fait ajouté à in promesse faite parle gouvernement fi is à la ission parlementaire des douanes do ne pas contracter de nouveaux accords commerciaux, jusqu\u2019à ce que le parlement se soit occupé de In revision du tarif 1812, semble dissiper tout espoir d'entente.e « + M.l'abbé Perrier continuera durant cetto saison hivornalo, à Université Laval, son cours du conférences sur le droit public.I parlera des libortés modernes.CROIX Prologue du drame de l'alcoolisme Avant d'engager la lutto à fond, lo démon préparo los opérations futures, en ivo- lant l'hommo do tout co qui pourrait dtre pour lui uns forco de résistanco.Il lui en- lèvo l'un après l'autre -tous les appuis na- turols ot surnaturols qui l\u2019aidaient à rester un honnête citoyen, un bon chrétien : l\u2019honneur, les affections de famille, l'usage de la Prière et des sacrements.En tacticion havilo, lo démon commence par lo dépouiller do ces sccours auxiliaires, avant de so prendro corps à corps avec lui, dans lo duel à mort do l\u2019intempérance.Honneur et réputation La plupart des passions qui dominent le cœur humain chorchent l\u2019ombro et craignent de xo montrer au grand jour.Quand un hommo ou'lio ses dovoirs, ou so laisse en- trainor à lu sensualité, il se cache, il fuit les témoins.Extéricurement du moins, il veut continuor d'avoir druit au respect do 4a famillo et do ses concitoyens.C'est uno forco qui aiders un jour au re lèvement moral.1{ on va autrement do l\u2019ivrognerio.L'ivroguo fuit publiquemeut parade de son déshonnour, sans mêmo on avoir conscience.Il perd tout respect do lui mdme, de sa situation, quelle qu'elle soit, des con- venunces socinley, il oxposo sa dégradation duns les rues de la ville sux youx de tous.Pour lui, plus d'honneur, plus de réputation.Quand il regagne son logis on titubant, les vêtements en désordre, le visage décomposé, hébété par ls boisson, les passants lo regardent avec mépris, et se disent l'un à l\u2019autro en le montrant du doigt : \u2014\" Encoro un tel qui ne tient plus debout ! C'est à poine s\u2019il pourra regagner sa maison ; comme je plains sa femme ot ses petits enfants ! \u201d Ello est à plaindre, en effet, la femme honorable qui so voit ainsi humilice aux youx du publie dans la personne de son mari ivrogue.Etlo cut à plaindre, la famitle dont la réputation est ainsi sacrifiée par celui-là mêmo qui avait mission de la maintenir.Affections de fumille Que devioudront les affections de famille en fuco do la passion de Vivrogneriv 1 Quand une femmo aura vu souvent son mari revenir à In maison en état d\u2019ivesse, qu\u2019elle l'aura entendu dire devant les en.funts des paroles incohérentes ou de naturo A les scundaliser, que, sp ice attristé mais impuissante de co drame de l* alcoolis- mo, allo verra cotto homme, malgré ses supplications ot ses larmes, courir à l\u2019abîme, entraînant avec lui sa femme ct ses enfunts, pourra-t-elle oncore lui gur- der l'affection des anciens jours, avoir avec lui des confidences intimes qui font le bon- hour du foyer domestique : on un mot, pour- ra-belle encore l\u2019aimer comme opouse et commo amio ?Couiparant les promesses du passé avec les tristes réalités du présent et les misères plus grandos encore qu\u2019elle entrevoit dans l\u2019avenir, cotto femme dira avec amertume ce que j'ai entendu plus d'une fois : * Oui, j'ai aimé cet homme, je l'ai aimé de tout mon cœur, j'étais prête à sacrifier ma vie entière à son bonlhour.mais aujourd'hui, c'est plus fort que moi, je ne le respecte plus, je ne l'aime plus, je lo méprise.\u201d Qui trouvèra co jugement trop sévère 1 Qui osora bliimer cotte fomme ?De toutes les épreuves qui peuvent at- teindro une femme, surtout une mère, Is plus cruelle et la plus désespérante est, à coup sûr, d'avoir pour mari un ivrogne.L'infortinée | elle devra porter une croix lourdo et pleine d\u2019humiliations, sans presque plus un sentiment de l'honneur fort développé.Or vn jour qu'il causait sur la rue avec un de ses jeunes amis, il voit de loin venir son père, mais en quel état! Le malheureux était ivre, les vôtements en désordre et souillés de boue.at les passants ricanaient en le voyant arpenter le trottoir d'un pas mai assuré.L'enfant pâlit à co spectacle : \u2018Viens, viens, dit-il à son ami, partons vite, j'ai le cœur brisé!\u201d Et depuis ce jour fatal, il pordit tout respect pour son pères rien ne fut capable d'effacer de sa mémoire un souvenir si triste et si humiliant.Dans ses moments lucides, le père se plaignait ensuite des marques d\u2019égards do son fils, mais ln blessure était inguérisrable, et Ini-même l\u2019avnit faite.e ©.Un médecin revenait souvent ivre à la maison.La femme surveillait avec soln le retour de son mari pour faire retirer les enfants et leur épargner ce scandale, jour pourtant, ea prévoyance fut en défaut, et l'homme complètement ivre surprit au salon son plus jeune file, Agé de quatre ans.A la vue de cet homme aux yeux injectés de sang.aux traits bouleversds par ln boisson, l'enfant prend pour, il ne reconnait pns son père et court se blottir duns un coin du salon.Le père l'appelle : \u2014 \u201c Viens, mon petit, viens embrasser ton père 1* L'enfant effrayé ne bouge pas.Le père redoublant ses appels s'avance pour prendre son file dans ses bras.Alors l'enfant, dans sa terreur, dit une parole bien brutale mais que je rapporterai textuellement : \u2014*\u201c Non, dit-il, je ne veux pns embrasser un cochon comme vous.Vons n\u2019ôtes pas mon père 1.\u201d Le\u2019 père s'arrête comme un homme qui vient de recevoir un coup en pleine poitrine, son ivresse se dissipe en un instant! \u201cMon Dieu! v'écrin-t-il, est-il possible d'entendre pareille parole de la bouches de mon enfant ?.Mais ila rai Je me comme un animal et non plus comme un horime.A partir de ce jour je jure de ne plus jamais prendre un reul verre de boisson.forte!\u201d Cet homme, qui vit encore, a tenu sn promesse.Sentiments religieux L'homme qui se prépare à devenir un ivrogne, est un chrétien qui a cessé de prier et de demander aux sacrewents In victoire sur ses passions.Tant qu'un homte reste noi à Dien, qu\u2019il se conf: et souvent, il ne saurait devenir la victime de l\u2019alcoolieme.11 résiste, il lutte, il montre de la bonne volonté: avec le secours de Dieu, il empéchers l'habitude de Ja boisson de s'enraciner en lui et de le dominer.Le démon le sait bien.Aussi fait-il tous ses tfforte pour détacher l'homme d'une alliance qui le protège efflencement contre ses attaques.Il faut que, par degrés, il fasse abandonner la prière et l'usage des sacrements, pour qu'il puisse enfin engager avec succès la lutte entre la passion et la volonté humaine.S'il y réussit sa victoire définitive acra certaine.Ainsi le démon n préparé avec soin le terrain de ses opérations futures.Isolement de l\u2019homme Il n peu à peu enlevé à l'homme tous les secours extérieurs, toutes les forces de résistance qu'il possédait - la réputation, l'affection de la famille, l'union avec le ciel.Désormais l'homme est isolé.Il est seul en face de la terrible passion qui va l'attaquer dans les facultés de son âme et dans les forces de son corps.Seul en présence du démon de l'ivrogne- TETE \u201c TRUC DE soir Voici unehistoire * ctoctument authes tique \u201d et qui démontre qu'en Asset; [ plus qu'ici, les descendants, d'Abrahas =.sont en odeur de sainteté : Siles Juife sont généralement détentés dans ln Haute-Alsace, c'est surtout dans les cantons de Cernay, Soults ot Thans qu'il sont en horreur, et on \u2018léwr \u2018.y joue souvent de bonnes farces.Dans une importante commune, le trompeur Woelflé avait acheté une vache chez Jean H., brave vigneron, pas assez méfiant des Juifs.En enlevant la bête, Woslfié devait encore 5 dollars, qu\u2019il promettait de solder le dimanche suivant.Le dimanche Paesa ainsi qu\u2019une cinquantaine d'autres etfs.mais d'argent, malgré maintes réclamations réitérées.Or, à l'époque des vendanges, Jean II, préparait son pressoir, ses tonneaux, etc.en compagnie de son neveu Jacques, solde gaillard rentré du service, \u201c* Prende ce gourdin et cache-toi derrière le grand tonneau ; voici te juif Woelfié mon débiteur, et ne bouge pas avant que je ne t'appelle.\u201d Notre Jud s'amdne et aborde Jean en di- saut : ** Mon Dieu, Hannes, j'ai encore oublié vos sous, \u2014 Cela ne fait rien ; j'ai dela pierre à vin À vendre, tu me payeras lo tout ensemble 3 seulement comme je suis vieux, tu entreras toi-môme dans le tonneau pourla détacher.\u2014 Oh ! je veux bien tout de suite.Wosifté ôte sa blouse et entre dans la foi-dre.Comme il s\u2019escrimait à détacher le plus de pierre qu'il se promettait d'avance de ne pae solder, Jean, muni de la porte de la trappe, lui dit : \u201c Eh! bien, Woelflé, tu as reconnu Lout à l'heure me devoir 25 francs sur une vache.\u2014 Oh ! mais oui Vettér Hannes, oh! cer tainement ! \u2014 Donc, mon vieux Schelm (brigand), tu ne sortira du tonneau qu'après avoir tout payé, intérêt et principal.\u201d Le juif, pris dans la souricière, jure par Abrah Isaac et Jacob qu'il n\u2019a pas un denier sur lui.** Silence, menteur, tu n'allais pas en route faire ta bedide gommerce sans ta bourse, Paye, ou tu ne sortiras pas, \u201d et en même temps, Jean visse la trappe.Le juif se démène de plus en plus, pele, supplie, mais inutilement.L'oncle Jean répond : ** Cela m'est égal, mais je vais mé- cher mon tonneau pnur que ta sale haleine de juif ne me le gâte pas \u201d ; et le brave homme plonge une mèche de soufre allumée dans Ja bonde, ** Atchem ! Atchem t éternue le juif.:Ouvrez moi, Jean ; ouvrez, voilà 10 Aeuare (francs) : je n'ai que cela, je vous le jure, \u2014 Ce n'est pas dix francs qu\u2019il me faut, mais 25 francs et 25 sous d'intérêt : 96 fr.95.Nouvelles protestations interrompues d'atchem du prisonnier, et comme Jean fait mine de recommencer, lerusé compère se décide enfin à payer; Jean lui ouvre la trappe.Wosiflé en sort après avoir payé et se précipite sur le pauvre Jean comme une furie ; mais, au même instant, une grêle de coups de bâton appliqués consciencieuss- ment par Jacques, sorti de ea cachette, fne- cent le Jud A se sauver én proférant les cris les plus lamentables qui rassemblent tout le quartier vite informé de co qui s'était passé.Le pauvre juif s\u2019esquiva par une ruelle au milieu des huées de la foule, jurant qu'on ne l'y prendrait plus.Notes diverses Les anarchistes de Rome ont l'habitude de parer, chaque année, le J1 novembre, rie, qui, d'une main p le et ire de l'exécution des anarchistes, aucun espoir d\u2019en être soulagée un jour.ruinera, l'une après l'autre, Ja tête, le coeur à Ohicago, en 1887.Jadis les anciens avaient imaginé un sup- | et le corps.Cette date coïncide avec l'anniversaire de plico effrayant pour le criminel coupable | Seulau p ic de J i implacable | la bai du roi VictorEmmanuel.: d'homicide.Ils l\u2019attachaient tout vi au | qui, ; sur Ik ln haine qu'il Cette année.les anarchistes ont demandé corps de su victimo et le laissaient ainsi pe rir dans une agonie épouvantable.Il #0 passe quelque chose de semblable dans le drame de l'alcool ; seulement, dans ce cas, c'est l'innocente qui devient la vice time do son bourreau.Une femme vertueuse et honorable voit son existence liée à celle d'un malheureux qui l\u2019entrafuera dans toutes les misères, jusqu'à la ruine la plus profonde.Encore uno fois, poutelle continuer d\u2019ai- mor quand môme l'homme qui la martyrise si cruellement dant son cœur et dans son corps Et les enfants ?Pourront-Ils encore respecter et aimer leur père, le chef de la maison ?Dans cet homme, abruti par l'ivresse, incapable de régler ses mouvements, ne sachant plus que dire des paroles insensées ou des blasphd trop ut môme éclat en injures 6u en menaces contre leur mère, reconnaltrout-ils celui qui a le droit de commander l'obéissance ?Un ivrogne occupant ure haute position sociale avait un fils âgé de quinse ane.Cet enfant, bon et affectueux pour ses parents, avait une nature très impressionnable et de porte à Dieu, prendra un plaisir infernal à le dégrader et à le conduire à l\u2019abime.; Ce travail de dissolution et de dégradation vera lent, presque imperceptible ; l'homme n'en aura pas conscience.Là précisément est le grand danger de l'alcoolisme, le secret de sa victoire fatale.Le buveur s'abrutit sans en avoir conscience.Autour de lui, tout le monde remarque cette décadence progressive ; lui ne la voit pus et persiste à la nier.Paveille à la phtisie qui fait chaque jour son oeuvre de mort, sans quels victime 6 rende compte du changement qui s'opère dans sa constitution, l'iVrognerie épuise peu à por la vie intellectuelle et physique de l\u2019homme, jusqu'à Que toute guérison devienne impossible et la catastrophe imminente.Cela prendra peut-être des années.Mais Qu'importe les années au démon de l'ivrognerie, pourvu qu'enfin il s'empare un jour de sa victime ! Loi aussi enit attendre, parce qu'il est immortal.+ Riv.Pinx HAMON, 8.J.:0: Le statue du premier évique de Québec destinée au monument Laval, à été expédiée de Paris récemment.à avoir une assemblée et une dans les rues de la ville, Cette requête à \u201cs' refusée par la police.Le 11 novembre, 1,500 soldate presalemt position.aux environs de l'édifice où les anarchistes devaient se réunir.On a arrêté cinquante individus, parmi lesquels ee trow- vent deux des agitateurs qui ont attaqué, ii 7, a quelque temps, Monseignear Mervy del e eo 0 Les lettres et papiers de 1a reine Victoria, qui viennent d\u2019être publiée à Londres, n'eus- brassent que l'époque comprise entre Tes cession de la reine au trône, en 1007.08 la mort du Prince, en 1881.mort & propos de laquelle le reine Victorias doris: \u201cIa vie heureuse et finie pour moi; lo mendes n'existe plus.\u201d Le deuil de le reine Victoria fat, en eilet, éternel.Quand, ea 1665, elle eo rend\u2019 Cobourg pour présider à l'inauguration \u2018dé Ta statue du prince Albert, tous les persem- mages qui l'approshèrent furent touchés.de «a pâleur et de va tristesse.or Ce fut le royale veuve qui, \u2018d'un\u2019 grat, tremblant, découvrit le otatue, \u2018: \u2018Male ea tes d'une voix forte qu'elle d'éari 4 La déchristianisation des écoles AU MANITOBA 11 ressort d'une étude publiée par M.Hacault, dans les Cloches de Saint-Boni- face, que, d'après une statistique scolaire officielle du Manitoba, pour l\u2019année 1906, les Dix Commandements de Dieu, qui constituent la base nécessaire de toute morale digne de ce nom, ne sont plus enseignés dans cette province, que dans 429 écoles sur 1847, pas même dans le quart des écoles.; Par contre, la prétendue fnsiruction morale, indépendante de toute religion, tend à dominer, puisqu'elle est donnée dans 1107 écoles sur 1847.La où cette instruction morale sécuhè- re est donnée pendant les heures de classe, on peut croire qu\u2019elle exclut les Dix Commandements de Dieu, Peut-être les Dix Commandements sont-ils enseignés concurremment dans un certain nombres d'écoles.Toujours est-il qu\u2019il résulterait de cette statistique scolaire que, sur 1847 écoles, il y en aurait 1107 où l'instruction morale neutre dominerait, 429 oli les Commandements de Dieu constitueraient l'instruction morale véritable, et 311 où il y aurait ni enseignement des Dix Commandements ni instruction morale quelconque.Il est très probable que l'enseignement religieux post scolaire n\u2019existe plus que dans les districts de la langue française et de religion catholique (110 écoles) et que dans l\u2019immense majorité des écoles des régions anglaises, tout enseignement religieux et tout enseignement des Dix Commandements de Dieu a presque disparu, en même temps que l'usage de la prière et de la Bible\u2026 L'irréligion scolaire L'enseignement public officiel du Manitoba devient donc de plus en plus neutre, c'est-à-dire non-chrétien.C\u2019est en toute réalité l\u2019irréligion scolaire qui s'affirme.Le phénomène le plus grand dans ce mouvement de déchristianisation des en- tants du peuple, par l\u2019école publique non séparée, non confessionmelle, c\u2019est l'espèce de proscription dont sont frappés les Dix Commaniements de Dieu.Or les Dix Commandements de Dieu sont essentiels à la formation morale des masses par l'éducation primaire.Ils sont essentiels parce qu'ils sont seuls munis d\u2019une sanction divine, supérieure aux lois humaines.Ils sont au-dessus des caprices, des passions, des appétits.Leur origine ne dépend pas du jeu des intérêts ni des variations politiques ou sociales.Elle s'impose à tous parce qu\u2019elle émane de Dieu même.Les Dix Commandements dominent tellement la législation que tout le code critninel canadien s\u2019en inspire et en sanctionne pour ainsi dire les dispositions morales.Les Dix Commantements de Dieu constituent la vraie loi morale universelle, la loi du bien et du mal, la loi des consciences non religieuses chez un grand nombre.Si l\u2019on veut inculquer aux masses une moralité indépendante des Dis Commandements de Dieu on doit fatalement aboutir à l\u2019immoralité.11 est impossible de tonder une morale véritable en dehors de cette base immuable qu'aucune volonté humaine ne peut détruire, si elle peut la violer.Tel est l'aboutissant fatal et prédit de la neutralité tant vantée.Pareil résultat devrait suffire, aux yeux des gens senses pour faire condamner le système de la neutralité scolaire.Un peuple éleré «!) en dehors des Commandements de Dieus'élèrerait contre les Commandements de Dieu\u2014c'est-à-dire qu\u2019il s\u2019abaisserait vers l'anarchie, vers tous les vices et tous les crimes.Est-ce que cela n'est pas de nature à faire réfléchir très fortement non seulement les pères de famille en général et les commissaires d'écoles en particuller mais aussi les magistrats, les hommes d'Etat qui ont conservé quelque sentiment de conservation sociale \u2014 abstraction faite de leur culte religieux ?De quel œil peuvent-ils envisager l'avenir, en présence de cette guerre scolaire faite aux Diz commandements de Dieu > Quelles générations sortiront d'un pareil régime d'éducation publique ?Est-ce que le mépris des Commandements de Dieu n\u2019engendre pas, tout naturellement, le mépris des commandements de l'Homme ?Quel respect aura pour les lois humaines, pour l'autorité civile, un peuple qui aura appris, dans les écoles publiques, à ne pas tenir compte des lois divines et de l\u2019autorité religieuse ?Veut-on préparer des générations d'anarchistes et de criminels ?Je crois, ajoute M.Hacault, devoir jeter ce cri d'alarme non seriement au point de vue chrétien, mais aussi au point de vue civil et zatriotique.II est temps de mettec fin à l'hypocrite régime des lois ce 1890.ll y a plus de quinze ans qu'il dure.Et en voilà les fruits ! Des progrès effrayants de l'irréligion scolaire et de cette guerre aux Commandements de Dieu, qui sont commun à toutes les confessions religieuses\u2014catho- lique, protestantes, juive, etc, \u2014 résultent des chiffres de la statistique comparée de 1893 ct de 1904, chiffres officiels cités au sénat, en 1905, par l\u2019hon.M.Bernier et, en 1906, à Winnipeg, par Son Honneur le juge Prud\u2019homme : Statistique Scolaire 1893 \u2014 1906 Nombre d\u2019écoles : 715 \u2014 1219 Ecoles avec exercice religieux post-scolaire : 431 \u2014 260 Ecoles se terminant par une prière : 407 \u2014 209 Ecoles où la Bible était en usage : 339\u2014 302 Ecoles où les \u201cDic Comman- Jements étaient enseignés: 343 \u2014 305 Ecoles où l'on donnait une instruction morale neutre : 350 \u2014 1039 Caveant consules ! On voit que de 1593 a 1906 la neutra- fté.c\u2019est-à-dire la décbristianisation, n\u2019a vesse de progresser d\u2019une façon continue et que la proscription des Commundements de Dieu s'est accentuée d'une façon effrayante.Il faut enrayer ce mouvement qui menace l'avenir social du pays.L'affaire de l'Abditii Lai Commission Rovale, composée des juges Langelier et Chatbonneau, et nommée par le gouvernement de Québee, pour présider À une enquête sur l'aftaire de l'Abbitibi, a eu plusieurs séances cette semaine.M.NK.Laflamme est le premier témoin entendu, [1 n'a eu aucune connaissance personnelle des négociations qui auraient eu leu au sujet deln prétendue contribution par le syndieai belge d'une certaine somme À un certain fonds électoral.En réponse à M.Armand Lavergne, il dit qu'il n'a pas porté lui-même des accusations contre le gouvernement, mais qu\u2019il n discuté les actes de celui-ci comme c'était son droit.L'hon.FE.Leblanc est le deuxième téuoin entendu, IL lit la motion suivante : ** Altendu que cette honorable commission est chargée de faire enquête sur des nc- cwations de ln plus hante gravité contre certains tuinistres du gouvernement de la province de Québec res-ortant de In preuve faite pendant lu cause du Roi vs Asselin, devant Is cour du banc du Roi slégeant en matières criminelles dans lu cité de Québec, «u printemps de 1907 ; ** Attendu que ces accusations portent sur des matières faisant partie des devoirs los plus élémentiuires du gouvernement exécutif de cette province et relevant de lu déugise latte et notamment de l'assemblée législn- tive de Québec dont les ministres fout partie : * Attendu qu\u2019il y va de l'honneur du gouvernement et de celui de cette province de prendre toutes les mesures nécessaires pour que cette enquête Offre au public toutes les Estanties voulues pour en asaurer l'efficacité: \u201c Attendu que ledit gouvernement et lesdits ministres ont jugé à propos de se faire représenter devant cette honorable commission par Mtre J.N, Greenshields, avocat et conseiller du Roi, dont ils ont vetenu services aux frais de Ia province : ** Attendu que l'intérêt public de cette province exige que cette enquête soit fuite contra lictoirement et qu\u2019il importe de faire représenter l'intérêt de In province en oppo sition à celui dudit gouvernement et desdits ministres en be minière décrite et voulue par lu présente motion : ** Attendu qu\u2019à ces flns il «st désirabile que Mtre François Joseph Hisaillon, avocat et conseiller du Roi, residant en la cité de Montréal, soit nommé procareur chargé de représenter, tel que dit ci-dessus, l'intéret de la province devant cette honorable commission aux frais du gouvernement de cette province: les * Ledit Pierre Evariste Leblanc, sans préjudice à son droit d'en discuter en temps et lieu la constitution, prie cette honorable commission de vouloir bien demander au KOUVeTNEMeNt + xécutif de la province de Québec de nowmer ledit Mure Frauçois Joseph Bisaillon pour agir comme procureur en la matière et pour les fins susdites devant cette honorable commission.* EV.LEBLANC * Quebire, e ZE novembre 1907.M Gouin, gui est présent à ln lecture de cette motion, dit qu'ilne peut accéder à la (Signe) demande de M, Leblanc parce que tout le mor de pourrait faire la même demande et que, tout en étant noninés par le gouvernement, MM, Gréenshields et Lane sont là pour représenter l'intérét public.Interrogé, M.Leblane répond qu'il n\u2019a pas eu cornaîssance personuellement de Ia transaction qui «st l'objet de l'enquête, Le sénateur Landry fait la même décinra- tion.Mais il ajoute qu'il n° des pièces qui ont rapport À cette transaction.Ce sont les lettres de Lhon, M.Targeon au biron de Lepine et de celui-ci au Ministre des Terres, qui ont déjà été produites pendant te procès Prévost Asselin.[linet ces pièces entre les mains des Commissaires qui anront À s'ussu- rer de leur authenticité et de leur valeur, Les Commissaires ont ujourné ensuite leurs délibérations à ramnedi prochain.Ils seront peut-être obligés d'alleren Belgique pour y recevoir les témoignages de plusieurs membres du -yndicat h-lge.PIERRE BAYARD tO: Nous avons le regret d'annoncer à nos lecteurs la mort de M.l'abbé E.E.Hudon, curé de Saint Alexau-iro de Kemouraske.LA CROIX Choses scientifiques L\u2019énergie électrique transportée sans fil L'Express de Lyon anvouce que M.Guercin, lo jeune iogénieur lyonnais qui n découvert le moyen de transporter l\u2019énergie électrique à grande distance sans fil, vient do procéder à de très intéressantes expé riences.M.Guercin a pu faire marcher un tramway do Marseille sur un tronçon de ligne sans éveiller la curiosité.Lo F'etit Marseillais complète ces reusei- gucmenty : M.Guercin prit ses brevets au mois d'août et, peu après, dans un endroit parti eulièrement bien caché, dans les montagnes des Sauvages, au château d'Amplepuis, chez M Auguste Villy, grand fabricant lyvnnais, devant Une ussistance d'élite, cumposée d'ingénieurs et de techniciens, il faisait ses premiers essais, qui furent des plus vatis- fuisauts.À l'aide d\u2019un poste établi au château, il fit fonctionner un tramway miniature à lu satisfaction de tous.Devant ces résultats, un syndicat fut aussitôt formé et la mise «n exploitation du système décidée.À Marseille, une première installation fut faite au boulevard National, chez M.Z., vù l'énergie est fournie.On plaça un poste transinetteur et on installa un double poste, récepteur et tran-metteur, à la villa de ln Corniche.L'\u2019évergie fut envoyée et reçue dans des conditions normales, puisque, du port du Prophète, il y a quelques jours, par le transport de l'énergie, on put faire naviguer une chaloupe sur plusieurs kilomètres.Certes, M.Guercin est avare de détails et ce ne rera point par Ini qu'on pourra avoir des renseignements précis ; cependant, Niuus Croyons savoir que son invention est basée, comme pour la télégraphie sans fil, sur les courants de haute fréquence ; mais, contrairement aux données jusqu'ici en cours, «on énergie, partant d\u2019un poste quel couque, arrive à celui visé avec ube force plus grande en voltage et en ampérage C'est ainsi que, a titre d'exemple, une énergie de 2 volts et 4 ampères partant de l'usine génératrice du boulevard National, parcourra les 7 kilomètres environ qui séparent cette usine de la station de la Corniche, en accaparant les forces éparses dans l'atmmo-phère et arrivera, selon le temps et les conditions de Yair, avec un voltage et un ampérage qu\u2019ov ne peut définir qu\u2019approximativement.Ainsi, dans e« but, les appareils actuels, marchant sur un voltage connu, ont dû être revus et corrigés, afin d'être en état de recevoir toute l'énergie, si additionnée soit- elle, qui parviendra au poste.e e e L\u2019électricité en horticulture Parlant au cours de ln réunion d'une Société d'horticulture, M.Thivaite, Vinge pieur anglais ben connu, à duané quelques détaiis sur l'utilité de l'électricité daus ia culture des plantes.Différentes expériences \u2014 entre autres celles faites au jardin botanique de Londres \u2014 ont déji déterminé l'action de la lumière dans la croissance des végétaux, tnaïs c'est surtous l\u2019utilisation commerciale de ces résultats que M.Thivaite à étudiée.À ce point de vue, il est d'avis que les frais ne sauraient beaucoup dépa-ser la dépense ordinairement causée par le chauffage d\u2019une serre.De plus, l'emploi de lampes à arc peut permettre aux plantes de se passer do la lumière du soleil indéfiniment.M.Newman et le professeur Lematreiv, qui se sont livrés ainsi à ds nombreuses expériences ont obtenu des résultats fort remarquable, au point de vue de l'augmentation du pro iuit des récoltes, Pour les fraises il yaen plus value de 36 à 37 p.\u20ac, pour les concombres 17 p.\u20ac, pour les poimtnes de terre 50 p.c.pour les betteraves 35 p.c., et un accroissement notable de ia tencur en sucre Quant à l'avoine In récolte s'est accrue de plus de 40 p.c.et pour le seigle de 19.5 p.c.Les fruits ainsi traités ront parfaits à tous les points de vue.e e Un nouveau scrum antituberculeux Un médecin russe, le De Neporojni, vient de présenter à In Société médicale de Paris un rapport fort intéres
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