La tribune, 24 septembre 1982, Cahier 2
[" LA TRIBUNE.SHERBROOKE, VENDREDI 24 SEPTEMBRE 1982 (CAHIER Bl ü ¦ !'.C I Dome Petroleum sauvée de la faillite (p.3) J Forum Finance Informations générales ¦ ¦¦ Réal Courtois et Jean-Pierre Lessard, opérateurs de Sherbrooke Taxi.Un seul chauffeur par jour pour chaque véhicule Sherbrooke n r f* par Gilles Fisette SHERBROOKE -Après un printemps et un été jugés trop difficiles, la compagnie Sherbrooke Taxi a décidé de prendre le taureau par les cornes en sabrant dans son personnel et en adoptant de nouvelles règles.Ainsi, réunis en assemblée générale, hier soir, les 72 actionnaires de la compagnie ont adopté un nouveau règlement qui a pour effet de limiter à un seul chauffeur par jour le nombre de personnes avant droit de conduire l'un ou l'autre des 75 automobiles arborant le dôme de la seule compagnie à assurer le transport par taxi des Sherbrookois.Cette mesure entraînera donc des mises à pied que le président de la compagnie.M.Cyrille Leblanc, ne peut dénombrer mais que différentes sources d information estiment tantôt à une trentaine, tantôt à une centaine.Selon M Leblanc, il est difficile d évaluer le nombre de gens qui seront privés de travail puisque des propriétaires ne condui- sent pas leur véhicule ou en ont plus d'un sur la route et qu'ils embauchaient des chauffeurs à temps partiel.Présentement, les propriétaires de voitures taxi qui sont également actionnaires de la compagnie embauchaient des chauffeurs, faisant en sorte qu\u2019une automobile soit en service un nombre maximum d'heures par jour, seul moyen de maximiser le rendement de leur investissement.Par la nouvelle mesure qui a été adoptée par un vote majoritaire des actionnaires, on espère réduire le nom- bre d heures effectués par un taxi et assurer ainsi de l'ouvrage à tout le monde.Selon M.Leblanc, si l'hiver 1981-1982 a été intéressante pour l'industrie.le printemps et l'été qui ont suivi ont été catastrophique pour les chauffeurs de taxi.On accuse une baisse d'achalandage de plus de 25 pour cent.\"Nous n'avons pas pris cette décision sur une base de mauvaise foi.L'industrie du taxi est affectée par la crise comme tous les autres.Les gens préfèrent marcher ou prendre l'autobus plutôt que de prendre un taxi.Il ne faut pas oublier que les coûts augmentent sans cesse, essence.assurances, achat et réparation d'autos \", explique M.Leblanc.La décision des actionnaires.il va de soi.n'a pas été accueilli chaudement par les chauffeurs non propriétaires qui risquent ainsi de se retrouver au chômage ou par des propriétaires qui sont contre cette décision.C'est sans doute dans cet esprit que l'un ou plusieurs d'entre eux ont causé des dom-< mages à trois automobiles au sortir de l'assemblée.Les choix qui se présentent aux mécontents Demander une injonction ou créer une 2e compagnie SHERBROOKE (GF) \u2014 \u201cNous n\u2019avons que deux choix devant cette décision que nous appelons le Bill P.5 (l\u2019initiale de l'initiateur de cette décision et son numéro de voiture): demander une injonction ou former une deuxième compagnie.\u201d La décision de la compagnie Sherbrooke Taxi de limiter à un seul chauffeur par jour le nombre de conducteurs de chacune des 75 taxis sherbrookois.n'a pas l'heur de plaire à tous les actionnaires Si le vote a été de 41 contre 30.trois d'entre eux ne cachent pas qu'ils prendront tous les moyens afin d'éviter les mises à pied, les pertes de revenus pour d'autres et la baisse de la qualité du service à la clientèle qui ne manquera pas de s'ensuivre.(\"est du moins ce qui ressort des propos de MM.Jacques Desrochers, Bertrand Roy et Denis Paradis qui ont accepté de rencontrer La Tribune avant de voir avec leur avocat la possibilité d'obtenir une injonction contrecarrant la décision prise par l'assemblée des actionnnaires.M.Desrochers est propriétaire de trois taxis, cumule 22 ans d'expérience et emploie 12 chauffeurs dont seulement trois verront leur job sauvegarde M.Bertrand Roy est propriétaire de deux taxis, a 26 ans d'expérience et emploie huit chauffeurs dont seulement 2 pourront toujours travailler Enfin.M.Denis Paradis a un taxi dont il est propriétaire depuis six ans mais il est chauffeur depuis 1967.Présentement, il emploie 3 personnes mais un seulement pourra dorénavant travailler.Ces trois personnes se disent contre la décision parce que.tout d\u2019abord, cela privera 105 personnes de leur gagne-pain.De plus, ils disent que cette décision prise dans le but supposément de permettre à ceux qui restent de survivre à la crise, aura l\u2019effet contraire \"Durant l\u2019été, on fait moins d'argent.C\u2019est durant ce temps-là qu'on aurait pu réduire les ef-tectifs en permettant aux gens, par exemple, de prendre des vacances.Mais durant le reste de l'année, il v a assez d'ouvrages poui tout le monde \", de dire M.Roy qui souligne que la limitation du nombre de chauffeurs obligera ceux-ci à faire un nombre maximum d'heures par jour avec tout ce que cela comprend de risque d\u2019accidents 'La décision ne peut que plaire à des jeunes qui viennent d\u2019embarquer, qui sont endettés et qui se pensent capables de taire des 18 ou 20 heures par semaine.Pour nous autres, cela signifie que nos automobiles vont travailler durant seulement une dizaine d'heures puis vont dormir dans la cour le reste du temps, nous empêchant ainsi de rentabiliser nos investissements\", de rajouter M Paradis qui souligne qu'outre l'achat et la reparation des véhicules, le propriétaire doit assumer le coût de l'essence, le permis (35.000 St.les assurances (1.000 S et plus), les plaques d'immatriculation (350 S) et le 50 S par semaine pour recevoir les appels de la centrale.Avec cette mesure, les chauffeurs voudront travailler durant les heures les plus achalandées de sorte qu'il n'v aura pratiquement plus personne durant les temps morts.Le client qui voudra prendre un taxi durant ce temps-là, devra être obligé d'attendre une demi-heure, ou une heure avant de voir arriver son taxi\", de dire M.Desrochers.Bertrand Roy\tJ.Desrochers Les trois propriétaires disent egalement trouver injuste le fait qu'il pourra y avoir deux chauffeurs par voiture lorsqu'il s'agira du mari et de l'épouse.Par contre, le nouveau règlement ne permet pas à un propriétaire-chauffeur d'employer son fils.\"Il faudrait donc que je devienne polygamme.que je marie trois femmes si je vetix mettre deux chauffeurs sur chacun de mes trois taxis\", lance M.Desrochers.Enfin, il dénonce le fait qu'un chauffeur qui tombe malade au cours de la journée ne pourra pas se faire remplacer, de sorte que le taxi sera remisé pour le reste de la journée.\"Cette décision ne plait pas à 30 d'entre nous.Sur les 4L sept ont accepté parce que leur épouse travaille avec eux Si elles ne le pouvaient pas.ils seraient contre.Cette décision ne plaira pas au public qui sera moins bien servi.Non.nous n'avons pas le choix ou l'injonction ou la nouvelle compagnie même si ça coûte très cher\", concluent-ils.4 taxis ¦ SHERBROOKE tpsj) - Quatre véhicules appartenant à trois propriétaires de voiture-taxi ont subi des dommages dans la nuit de mercredi à jeudi, à Sherbrooke.D'abord, dans le parc de stationnement de Place Desormeaux, une femme qui revient de son travail, au milieu de la nuit, constate que la voiture-taxi de son mari a été lourdement endommagée: pneus crevés.peinture blanche déversée sur la carrosserie et le dôme lumineux indiquant la compagnie Sherbrooke Taxi arraché.Un peu plus tard, en patrouillant, les policiers remarquent dans une cour privée de la rue Chalifoux deux véhicules endommagés.Bilan de ce deuxième incident cinq pneus crevés, deux carrosseries barbouillées de peinture blanche.Les deux véhicules appartiennent encore là à un propriétaire de voiture-taxi.Enfin, dans une cour privée de la rue Westmount, les quatre pneus d'une voiture-taxi sont crevés.Les dommages pour ces trois méfaits dépassent sans aucun doute les 2,500 $ mais il restait, en rapport avec l'incident au cours duquel deux véhiculés ont été endommagés.à évaluer les conséquences du barbouillage à la peinture Selon les informations recueillies, on ne peut s'empêcher de relier ces méfaits à une assemblée regroupant les chauffeurs de taxi, le 22 septembre et au cours de laquelle.on a du procéder à plusieurs dizaines de mises à pied Pour la même raison, les membres de la division des enquêtes criminelles de la Police municipale s'apprêtaient, dès hier, à entrer en communication avec quelque suspect possible.\u2019\u2019Wi Une présentation de La Tribune Le Nouvel Observateur \u201cUN CHEF D\u2019OEUVRE\u201d -Point de mire \u201cIL REUSSIT UN MAGNIFIQUE TOUR DE PRESTIDIGITATION METAPHYSIQUE\u201d \u2019-L\u2019Express \u201cAVOIR ABSOLUMENT\u201d -Le Point UN HUIS CLOS FASCINANT QUI RESSEMBLE AUX FILMS LES PLUS HALETANTS DE HITCHCOCK.'\t________ -Nim Uk \u201cUN SUPERBE REALISATEUR NOUS EST CONFIRME! DU GR AND ART\u2019\u2019 GARDE A VUE LINO VENTURA ROMY SCHNEIDER MICHEL SERRAULT K1NÉART 82513 26, 27, 28 et 29 SEPTEMBRE à 19h30 et 21h30 2 LA TRIBUNfc, SHERBHOOKE, VENDREDI 24 SEPTEMBRE 1982 [la tribune J YVON DUBE Editeur Ottawa doit s'engager Et voilà, c\u2019est reparti! Jusqu\u2019à ce que la justice ait statué une fois pour toutes sur la constitutionnalité des articles 72 et 73 de la loi 101, Québec et Ottawa continueront de se lancer des roches sur le terrain poussiéreux de l\u2019implantation du centre de cartographie à Sherbrooke.C\u2019est la faute à Québec, répète le gouvernement fédéral; la loi 101 est une mauvaise excuse, assure le gouvernement provincial, c\u2019est la faute à Ottawa.Mais le public, lui, ne veut plus savoir qu\u2019une chose: Sherbrooke a-t-elle des chances réelles de voir un jour un département de cartographie s\u2019installer dans ses limites?On ne peut pas, en effet, se contenter des vagues affirmations du gouvernement fédéral et des timides professions de foi des députés fédéraux de la région en les intentions d\u2019Ottawa.La région ne veut pas se faire dire que les études quant à l\u2019implantation du centre de cartographie reprendront si la loi 101 est remaniée.Elle ne se contentera de rien de moins que d\u2019une promesse formelle que le projet se matérialisera un jour X qui précédera ou non la confirmation ou non du jugement Deschênes, mais ne saurait dépasser cette échance ultime.La région veut un engagement ferme qui ne souf- frirait aucune excuse.C\u2019est simple, le contexte économique pourra avoir varié au moment venu d\u2019appliquer la promesse fédérale, il ne faudra, sous aucune considération, que la résolution du gouvernement tombe.Bien sûr, le député de Sherbrooke Irénée Pelletier s\u2019est hasardé cette semaine à affirmer que \u201cle jugement (Deschênes) aurait permis l\u2019implantation immédiate du département de cartographie\u201d.Il a beau jeu d\u2019être aussi catégorique, puisque le jugement Deschênes est non applicable, du moins dans l\u2019immédiat.Mais est-ce que son application immédiate aurait véritablement fait avancer ce dossier stagnant?Il ne faudrait pas que le Fédéral, coupable de manquer de vigueur dans ses affirmations relatives à ce dossier, tienne rigueur à qui que ce soit d\u2019en douter un brin ou, à tout le moins, de poser la question de façon très inquiète.Dites, M.Pelletier, est-ce que le gouvernement que vous représentez s\u2019engage formellement à implanter à Sherbrooke le centre de cartographie dont une promesse trop longtemps différée avait garanti l\u2019installation?Oui ou non, M.Pelletier?Jacques Lafontaine Propos insolents et insolites Serge Savard dit qu\u2019il a encore du plaisir à jouer au hockey, le problème c'est que le public en a moins, lui, à le voir jouer.-\tO - Pauvres fonctionnaires: si les exigences du gouvernement sont appliquées, ce n\u2019est maintenant qu'après deux ans qu\u2019ils pourront commencer à arrêter de travailler au bureau.-\tO - Dans certains districts, il pourrait y avoir plus de candidats à l'échevinage que de votants lors des prochaines élections municipales.-\tO - Après avoir fui le rideau de fer, les Stastny aimeraient s\u2019acheter des rideaux d'argent.\u2014 O - Les opposants au maire sortant de Montréal auront bientôt le drapeau en berne.-\tO - Une rumeur veut que les fonctionnaires et les enseignants soient de moins en moins favorables au parti québécois.On ignore encore pourquoi.-\tO - La tâche de diriger un pays est si ingrate qu\u2019à l'avenir ce sont les perdants de l'élection qui pourraient être forcés d'administrer les affaires de l\u2019état.Epaminondas L\u2019OPINION DES AUTRES ?La page Ryan est tournée (.) Pour l\u2019instant, les libéraux n'ont qu'un seul article à leur programme: combattre le gouvernement.Un seul objectif: prendre le pouvoir.Mais ils devront bien choisir un guide, et surtout fournir un peu de précisions sur l'usage qu'ils entendent faire de ce pouvoir tant convoité.Pour l'heure, ils se réfugient dans de confortables généralités.Par exemple.ils prêchent le renforcement du secteur économique privé.Tous les partis politiques tiennent ce langage présentement, surtout quand les caisses de l'Etat sont vides.Ils réclament aussi le freinage de la bureaucratie, une sourdine à la réglementation, une meilleure coordination avec le gouvernement fédéral.Ils rêvent de paix sociale.Personne ne les chicanera d'entretenir de si généreux espoirs, bien qu'ils sachent mieux que quiconque, après douze ans d'exercice du pouvoir depuis I960, que rien n'est plus difficile que d'atteindre ces objectifs en période de prospérité, et à plus forte raison en période d'austérité.Tant que le Parti libéral n\u2019aura pas choisi un nouveau chef - ou confirmé le leadership de M.Lévesque - l\u2019Opposition ne pourra se commettre sur des questions controversées, de crainte d\u2019emprisonner le futur chef dans une voie qu\u2019il pourrait souhaiter différente.Les résolutions adoptées en fin de semaine permettront donc au successeur de M Ryan une grande latitude, puisque aucune n\u2019a fait l\u2019objet de divergences profondes parmi les délégués, comme ce fut le cas lors de con- grès précédents, où les rapports avec le gouvernement central ou encore la politique linguistique donnaient lieu à de vives controverses.Bref, le Parti libéral est bien équipé pour affronter sans trop de risques de division la période qui sépare ce congrès du congrès de leadership Les députés acceptent de bonne grâce, certains avec enthousiasme, le leadership du chef intérimaire.Les délégués demandent à ce dernier de tout simplement combattre le gouvernement, sans se préoccuper de réformer la pensée du parti.Ses éventuels adversaires.pour l\u2019instant encore discrets, sont condamnés à jouer le jeu de la déférence et à ne s'activer qu\u2019en coulisse, pour ne pas déplaire aux militants qui ne veulent surtout pas de nouvelles querelles internes.Cette piqûre d'optimisme sera fort utile aux députés, qui ne manquent pas de reproches à adresser au gouvernement par les temps qui courent.Mais cette euphorie risque d\u2019être brève.si le public tarde à percevoir où les libéraux veulent conduire le Québec.Là-dessus, le congrès qui vient de se terminer ne sera pas d'un grand secours au futur chef.En termes très généraux, on rêve de repeindre le Québec en rose, tout en sachant bien que ce ne sera pas aisé.Il fallait tourner la page Ryan.C\u2019est fait.Mais il faut maintenant écrire une autre page.Comment sortir de la récession?A cette question pourtant sur toutes les lèvres, la réponse n\u2019est jamais venue Marcel Pépin Le Soleil LIONEL DALPE JEAN VIGNEAULT\tSERGE GOSSELIN CHRISTIAN BELLAVANCE Editeur Adjoint\tRédacteur-en-chef\tDirecteur de l\u2019information\tChef des nouvelles JACQUES LAFONTAINE Chef Editorialiste Adjoint Avec un peu de chance ils ne nous verront pas.||||||||||| O*: ï-FfrS'- [A/ ' ' /- \u2022AWWx, .-V- i-s 1 BSfc'À \\V*Y k.'«J I MÊI «' »ÿ ,ÿ.\\V \\ * N'
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.