Les Débats, 17 mars 1901, dimanche 17 mars 1901
[" 2me ANNEE No 68 LA SCCIETE ANONTME DES DEBATS (INCORPORÉK) Directeur-Gérant ALEXANDRE DucLOSs Les manuscrits nuu :u0érés seront rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs res- pousa bles.ANNONCES, RECLAMES, FAITS-DIVERS S'ADRESSER DIRECTEMENT a l\u2019Administration des \u2018\u201c\u201c DBBATS \u201d \u2014 LES DESAVANTAGES D'UNE COLONIE M.Benjamin Sulte nous traçait un soir, au Château Ramezay le tableau du développement des colonies et il ous expliquait brièvement que lez Européens n'avaient pensé qu'à une chose, en s\u2019établissant dans les contrées du Nouveau Monde : exploiter les habitants et ruiner le pays.Ce désastieux procédé d\u2019administration s\u2019est continué en Espagne, au Portugal, en France et cn Angleterre jusqu'à ce que les colonies révoltées aient secoué définilivement le joug qui les opprimait | L'Espagne et le Poriugal, qui n\u2019ont pas voulu modifier leur système de colonisation, ont perdu toutes leurs possessions ; l'Angleterre satisfaite de la leçon que les Etats-Unis lui ont donnée, s'est era- pressée de réprimer les abus et la France l'a suivie de loin dans cetis nouvelle voie.Il était temps, car l'exemple «st pernicieux, quand il s\u2019agit de l\u2019affranchissement ou de la liberté des peuples.Le Canada a passé par une séric de vicissitudes, qui l'ont conduit à l\u2019état dans lequel il se trouve aujourd'hui, d'est-4-dire sur la limite extrême de l'indépendance absolue.Mais comme je le disais dimanche dernier, nous sommes encore, quoiqu'on en dise, une colonie ct non pas une nation.Or, est-il avantageux pour nous de rester dans cette situation et devons- nous vivre heureux et satisfaits, sans rêver de jours meilleurs.\u201c Protégés, comme on se plait à le répéter, par un grand peuple, avons nous un intérêt à demeurer jusqu'à la fin des siècles dans cet état de vassalité sans chercher à briser les derniers liens qui nous rattachent à l\u2019Angleterre ?| Je ne parle pas seulement ici.pour les Canadreus-Français, je m'as Ses à tous ceux qui sont établis suc note.solet plus particulièrement aux ro glais qui forment le.grande majorité des Canadiens.Quand une colonie en est encor à la période de l'enfance, quand elle a besoin des secours et de l'appui 12 a mere patrie, si celle ci n'abuse pas de sa force, il est de l'intérêt bien enter - du des colons de se presser autour ô 1 drapeau qui les protège.\u2018Mais qua-.d après des années, la colonie a grandi, lorsqu'elle peut se gouverner avec ses propres ressources, est-Ce un avantage pour les colons d'obtenir leur auto- nomic complete ct de former a levr: Est-il de l'intérêt .tour unc nation ?de la mère patrie de surveiller toujuurs la colonie, et de retarder indéfiniment l'époque de son affranchissement définitif ?L'histoire est là pour nous répondre.Partout où les colonies sont devenues indépendantes, le progrès a marché à pas de géant.Toutes les républiques américaines, anciens débris des royaumes d'Espagne ct de Portugal, ont amélioré leur situation ; quant aux Etats-Unis, il est inutile d'insister sur leur développement extraordinaire et sur le rang qu'occupe aujourd'hui cette nation dans lc monde.L'Angleterre, qui est certes Ie pays de toutes les libertés, a compris, il y a quelques années, que l'heue semblait acrivée, de donner à ses grandes colonies la liberté compiète.La question fut agitée au parlement, mais chose curicuse, l'enthousiasme manqua de la part des colons qui se montrèrent ef frayés de la perspective qu'on leur offrait.Les hommes d'Etat anglais regardaient alors les colonies comme un fardeau trop lourd pour le royaume ct ils songeaient & diminuer les dépenses que nécessite l'entretien d\u2019une flotte destiséc à surveiller les possessions lointaines.Bref, on laissr échapper l'occasion et les sentiments.sont aujourd'hui changés.On ne rêve plus, à l'heure actuelle, que d'impérialisme et de fédération générale des possessions anglaises.2 Nous ignorons\u201d ce que\u2018pourra pro- duir®limpérialisme, mais nous savons ce qu'a douné lu liberté absolue des peuples autrefois colons.Accroissement rapide de la population, exploitation des richesses du sol, abondance de capitaux, deygloppemeut considé- rabl®*des entrépri iona nb eprises natippales, tout a contribué a faire de ces Etats libres, des pays prospèrcs.Au Canada, nous avons besoin de bras ct d'argent.Quand l'Angleterre s'épuise momentanément, avec une guerre désastreuse, clle ne peut nous envoyer ai des hommes, ni des cApitaux.Au cenruire, clle nous demand: du secours et nos ministres sont tenus de lui voéir en encourageant le départ de nos volontaires, et en votant les ressources nécessaires à leur équipement.Tant que nous serors colonie anglaise, l'immigration sera lente et l'apport des capitauxTrès restreint.Les étrangers n\u2019aiment \u201cas à se fixer dans les colonies de l'Angleterre ; ils piéfé- rent se rendre dans les pays libres, aux Etats-Unis, au Mexique, au Bresil, dans la République Argentine, voire même au Chili, que de transporter leurs pénates au Canada.Les financiers français, allemands, belges pensent avec raison que dans unecolonie anglaise, il n'y a pas d'avenir pour eux.Ils croient que les meilleures occasions sont offertes aux An- Blais ct ils ne se donnent pas même la peine de faire étudier notre pays.Ce qui se passe chez nous au Canada, se répête en Aigéric une des plus belles colonies de la France.Les étrangers n\u2019y vont pas et les capitaux non plus, parce que c'est une colonie et que chacun pense qu'il y a assez de Français là-bas.Si nous étions une nation indépendante, un grand Etat américain, en moins de dix ans notre patric ferait plus de progrès qu'en soixante ans sous le régime actuel.Je ne peux pas, dans une colonne ou deux d'un journal, étudier tout au long cette question, mais je reviendrai sur le sujet et je m'efforcerai de prouver aux Anglais, eux-mêmes, qu'ils ont intérêt i faire du Canada unc nation complètement indépendante.Jean CADOT ECHOS Shocking !\u2014Tout finit parsesavoir avec le temps, Il parnît que les organisateur de In cérémonie d'ouverture du Parlement & Londres en ont fait une bolle.Quelques Sillets d'admission ert- voyés à de hautes et nobles dames portaient \u2018\u2018 qu'elles devaient ôtre en deuil et en Floris s' Ces tickets destinés à des Ecossais s'étaient égarés au moment do la mise sous enveloppe.Quant aux dames, cle ont 6té fort surprises des exigences du nouveau protocole et pendant la cérémonie elles s'attondaient dansles tribunes,à la visite d\u2019une inspectrice de la Cour qui serait venue constater si elles s'étuient conformées A Ia règlo imposée par Edouard VIL Les deputes Arlandais-\u2014La sc.maine dernière un groupe do députés irlandais ont été violeminent.expulsés de la Ohgmbre dea Communes, Ils profitentde leurs vacances forcdes pour se promener dans les comtés de l'Irlande.Le gouvernement constate qua depuis quelques joursl'effervescen- cé grandit dans la Verte Erin.Les orateurs populaires font appol à l\u2019insurrection et les autorités ne cachent pas leurs inquiétudes, Sarah Bernhardt.\u2014Quandlagran- de tragédienno cessera de s6 fuire deln réclame elle sera bien malade, Voici que les journaux des Etats-Unis nous vzcontent qu'elle-miêmo et Loule sa troupe viennent de se faire arrôter à Ohicago.On ne comprend pas trop bion pourquoi ; mais enfin cela fers un peu de tapage, les journaux en parlerait, et la trouve aura du succès dans la prochaine ville Très américaine Sarah Hypnotiseur dc taurcaux.\u2014Un torcro du nom de Tancredo Lopez, qui g'cst donnd le titre de ¢\u201c el rev del valor \u201d, autrement dit \u2018 le roi ue la bravoure\u201d, à inauguré unsyetème original de combattre le taureau.Vétu de blanc, en culotte courte, en- saque ot;bicorne posé sur In résillo il monte sur un piédestal peint en blanc d'uno bauteur do deux pieds environ, placé au centro dol\u2019ardne,et là, les bras croisés, dans une poso naturelle qui lo fait ressemiblor à s'y méprondre à uno statue de plâtre, il attend, sans sourcil- lou, la charge d\u2019un laureau lancé sur ui.On ne saurait dépoindre l'émotion indicible qui s\u2019emyare du public au moment où l'animal franchit la porte du toril et, s'avrêtant brusquement, fixe cet objet étrange.Généralement le quouo impatiente Lat les flancs do l'animal, les orcilles volues palpiteut on signe de défi et la brute fonce tâte Laissde.pour s'arrdter net, à quelques pas de la statue vivante dont la seule sau- \u201cvogarde réside dansl'immobilits la plus absolue.:- Tous ceux qui connaissent le naturel farouche du taureau espagnol ne man- ueront pas de trouver ce fait oxtraor- dinuire ot d'admirer le courage réellement surprenant de cet hommo dont lu vio peut dépendre Ar moindre mouvement,- .Te fait raconts à Guerita, le célèbrs * prima spado \u201d, lui parut tellement extraordinaire quo, l\u2019abord, il no voulut pas y croire.Il'paiin cepos- dant mille pesetas que Tancrodo Lopez n'attendrait pus l'élan d\u2019un taus-au Ge.Miura.Le célèbre matador perdit son pari.p de ces | pratique do la politique.JOURNAL INDÉPENDANT \u201c Il ost certain qu'un jour ou l\u2019autre ce roi de In bravoure\u201d pourruit bien perdre son trône et la vie dans son pé- ritleux exercice.Le futur pape.On arle plus que juunis dans les cercles du Vatican, du cardinal Gotti comme successeur probable de Léon XIII.Le général des carmes est persona graie aupeès du pape qui a des entretiens de plus en plus fréquents avec lui, Ses collègues du Sucré Collège ont pour lui\u201dla plus haute estime et le considèrent comme lo plus papubile de tous les cardinaux.Autre part, un diplomate très bien renseigné d'ordinaire sur les choses et les gens qui entourent le St Siège, déclarait que Ie pape imettait la dormère nun oun poéme latin et que les entre- Lieus de Léon XIII et du cardinal Gotti roulnient sur le chef d'œuvre que le Saint Péro se propose de publier très prochainement et que les lettrés attendent avec impatience.Le prix d\u2019ane vie.\u2014Combien vaut un enfant de sept ans?Que peuvent réclamer les parentsdont un garçon de cet fige a été écrasé pur une voiture ?Un arbitre du tribunal de la Seine, à Varis, vient de fixer à 76 piastres et cingunute centins lu réparation due au père de la jeune victime.La modicité du cette estimation est basée \u2018 sur l'a- léu que présente lu vie d'un garçonnet de cette âge et quine permet pas de comwpler sur lui pour aider sa famille duus les charges deln vie.\u201d Pour rendre ce jugement, digne de Salomon, l'arbitre à réclamé 850.En voilà un qui a eu de la chance de ne pas se lais- sur écraser à l'âge de sept ans ! Les photographies de Guillaume.\u2014L'empereur d\u2019Allemagne encou- ruge Ju photographie.Aucun monarque n'a autiait abusé de l\u2019ohjectif.Les journaux allemands nous font savoir gue depuis son retour d'Angleterre, juilluume n déjà posé vingt huit fois en uniforme britannique chez un photographe do Humbourges fils de Napoleon F.\u2014Un jour- nul de Londres, le Aforning leader, prétend avoir découvert une curieuse iintion illégitiine du grand empereur.Pendant sa captivité à Ste Hélène il aurait charmé ses loisirs non seulement par la rédaction du \u2018ameux Jfémorial, mais encore par quelques flirts avec unc.négresse.L\u2019eux enfants seraient nés de ces umourssous les tropiques, deux cufants mulâtres du sexe masculin, L'Aiglon cut-il jamais pour \u2018rèrcs des hiboux 7.U parnitrait.que oui si nous en croyons les renscignensients très précis donnés par notre confrère anglais.L'un serait mort assez riche, à lu tête d\u2019une 1unison de commerce.L'autre aurait émigré en Chine, serait devenu pirate, puis fonctiornaire de la douane chinoise.Ces doux fils de Napoléon auraient à leur tour une abondante progéniture ui vivrait dans une colonie anglaise.auteur ne dit pag si c'est au Canada.Nos maîtresses d'Ecoles.\u2014Le docteur De Grosbois, M.P.P.a demandé à l'hon M.Turgeon combien il y avait de maîtresses d'école dans la province qui recevaieut un traitement inférieur à $100 par an.- M.Turgeon a rdpondu que sur 5161 institutrices, 1460 touchaient unsalaire de moiys de $100.Nous répétons que ca traitement cst dérisoire.Les scr- vantes de maisons bourgeoises sont mieux payées et ce serait une honte pour notre province de ne pas amélic- rer immédiatement In situation des fenimes qui se dévouent à l'enscigne- ment.Coiime du temps des Romains.On 6e souvient du fameux cercle do Popilius.Le jeune roi de Serbie vientde renouveler le procédé pour dénouer la crise mirrtstérielle de son pays.Ayaut précipitument rappelé de Paris sou ministre plénipctentiaire M.Vuich, qui n'était pas très enclin à prendre un portefeuille, le roi s\u2019enfor- ma à double tour dans son cabinetavec ce récalcitrant, et lui dit d\u2019un ton très impératif : \u2014 Et inaintenant, Monsieur, vous ne sortirez pas de cette pièce sans n'avoir donaé votre consentement formel.M.Vuich dut donc prendre le iminis- tèro des affaires étrangères pour pouvoir prendre, la clef des champs.Les Magasins a rayons.\u2014La lutte estsérieusement entreprise parles marchands détailleurs contre l'inégalité de ln taxe des magasins départementanx.La législature de Québec vient.d\u2019être suisio par M.T.Coéhranc d\u2019un projet de loi qui donne satisfaction aux justes rovendications des petits marchands.Points noirs dans les Balkans\u2014 Au moment où l\u2019on parle de paix dans le sud do l'Afrique ct en Chine, quand les épées vont rentrer duns le fourreau et les canons dans les- arsenaux, lo sultan de Turquie et le prince de Bulgarie su préparent à se prendre auxchovoux., Â Constantinople, au Séraskierat, lo ministère de la guerre des Turus, on vient de donner l'ordre de mobiliser 50.000 hommes ct de les masser sur lu frontière bulgare.Heurousement quo ces pièces de l'échiquier cuvopéen ne se remuent pas anus In permission des grandes puissances.Ohaque année, au printemps on parle d'agitations en Macédoine ct tout finit par s'arranger sous la pression de l\u2019Autriche, de la Russic et de l\u2019Allemagneda FAVREAU \u2018 MOTS DE COMBAT 1 L'histoire contemporaine est l\u2019idée Louis HERBEITE, = Les ois se prétent A cont quand le, pouvoir en usc avec habileté.LAMENNAIS.x \u201c La 6 sérait un mot si l\u2019on gai\u201d dait désicn pola Erin go bragh ! Bméraudo, tu dors, dane l'écrin do feuillago, Marticuso dans l'ondo au chatoyant mirage.Erlande, cher pays de vaillanco et d'amour, Nous te saluons tous, volci vonir ton jour Grand, comme tes doulours ot beau comms ta gloire Orgucillouso Allon, vols blanchir Ia nuit noire, Driller la douce étoile, à la pâle clarté, Kclève ton front pur, tol ln vierge celtique, A genoux ! les bourreaux des martyrs de 'Afrique:\u2026 Garde ton noble sang, rançon de Hberté1 Marpes vibrezt Chantez lcs hors fils dG Connell t MUSETTE La Marine Anglaise L'amirauté anglaise vient de demander au parlement uno sommo de dix millions de piastres pour la construction de nouveaux navires de guerre durant l'ercice 1001-02, Le programme des constructions na- valus comprend trois cuirassés, six croiscurs blindés de premièro classe, dix vaisseaux Lorpilles-destructeurs, cing torpilleurs, deux corvettes eteing navires sous-marins, : Jusqu'à ces derniers temps les amiraux anglais affectaient de traiter avec un souverain mépris In question des sous-marins.Mais on voit qu'ils sont revenus de leurs illusions.Malgré les avantages évormes que constitue pour l'Angleterre en position insulaire, elle s\u2019est pourtant inquiétée des remarquables expériences qu'ont exécutées récemment les sous-marins francais et elle vient de inettre à l'étude la construction de hateaux analogues.nis l'amirauté anglaise, en dépit de tous scs ingénieurs si vantés, n'a pu réussir encore à trouver un modèle qui lui serait propre.Comme eile ne peut songer à se procurer les plans des admirables petits navires frangais, clle a chargé un de ses représentants de s'aboucher avec le famoux constructeur américain M.Holland pour obtenir de lui cinq navires sous-marins.Comme on le sait, le Holland ne eut pas séjourner longtemps sous eau ; il fan#* que le sominet de en tourelle reste ñ In surface.On se souviendra aussi que, pendaut la guerre hispano-américaine, son inventeur proposa au gouvernement de Washingtor de le transporter à ses frais jusqu'à lu baie de Santiago, où \u2018! s0 faisait fort de détruire en une heuru In flotte de l'amiral Cervera.Mais le gouvernement américain, qui r\u2019avint aucune ennflance dans l\u2019invension nouvelle, repou-su les offres de M: Holland.Jest ce méme sous-marin si défce- tueux que l'amirauté ang'rise se propose d'acheter ; il servirait do modèle la nouvelle flotteiqu\u2019elle veut construire.| \u201c eut-être aussi est-ce un moyen d'endormir la vigilance des autorités maritimes françaises.- L'Angloterre fera croire qu'elle est engagée dans ia construction de ses nouveaux sous- marins, tandis que son service d'espionnage redoublera d'offorts pour découvrir les mécanismes secrets des navires construits sur les plans du Zédé, du Goubet ct du Français, le dernier lancé et payé avec un souscription du journal Le Matin de Paris.Les autorités françaises ont signalé dernièrement in présence d'agents anglais dans les grands centres.de cous- tructions navales, mais toutes les précautions ont été prises ct l'invention des sous-marins, due à des ingénieurs français restera en France, malgré tout l\u2019or de l'Angleterre.: Oneslme MARTIN Profil d'Artistes Xx MADAME ALBAN] Depuis quelques jours le public Montréalais u une fois encore le plaisir d'applaudir une des étoiles les plus brillantes de son horizon artistique.Emumun Lajeunesse, connue dans la monde des Arts sous le non: d\u2019Albari, n'a pus été seulement une grande ar liste canadienne ; grâce à son talent ot aux dons qui lui venaiant de 14 na- \u201cture, elle s\u2019est fait une réputation universelle.Tout enfant, au Couvent du Sault au Recollet, chez les dames du Sacré- Cœur où elle fit ses études, elle montra pour l'art du chant des aptitudes pou communes.Avec une de ses compa- 8, Rosita del Vecchio, disparue a Bhar de l'âge, clle organienit toutes los fôtes du couvent et dans les repré- suntations donuées par les jeunes écolières on sentait comme un souille d'art qui passait sur la scène où l'Albani 1t ses premiers débuts.A sa sortie du couvent Mlle Emma Lajounesse, deviutavoir recours à son art, pour vivre, partit avec son père pour les Etats-Unis.C'est À Albany, qu'elle se fixa ct entra comme première chanteuse dans le chœur d\u2019une église.Bicntôk 3e8 rares qualités In flrent remarquer ot do riches citoyons de la potite ville américaine Ia priront'sous four protection.O'est lors qu\u2019un voyage co Europe-fut résola, voyngo qui décida à jamais de Pavenir de la jeuno artiste.Comme on le voit Emma Lajeunésse fut reconnaissante à ses amis d'Albany, car une fois au théâtre elle adopta le nnn de leur vilis et lerendit célèbre.O'est & Lamperti, ig,vieux profossetr de chant, lo cét.:ure metteur én scène, Gire Milo Lajounesse dut les bases fon- amentales de sa science du chant et du théâtre.Après deux ans d'études avec Lamperti, Al fit aes débuts à Messine dans la Soninanttela.Puis nous la ayons à-Fioxencé et enfin à Londres (1872).Cependant ses débuts an théâtre italien de Paris, n'eurent pas le succès auquel elle s'attendait.Uat échec au lieu de paralyser son énergie, lui donna uu contraire.une force nouvelle et la décldn à retourner à Milan auprès «de don vieux maitza Lamperti.Ses nouvelles 6M es termindes, Madamo Albani se rendit à Londres où son succès fut très grand.À Snint- MICHELET.Re 3 Péterabourg clio obtint un véritable triomphe, le plus beau peut être do toute sa carrière artistique, À travers tous ses succes, Albani n'avait pas oublié sa patrie et dons une grendioso tournée elle visita le Canada et les Etats-Unis.Je ne parlerai pas du triomphe quelle y remporta.cur quelquefois l\u2019enthousiasmio du public se change en délire, £n 1877 elle revint à Paris et cette fois y remporta un succès assez marquant.ous In voyons snccessive- ment sur los granties scènes de l\u2019Europe et on doit divo qu'à part quelques déceptions, elle n'eut pas à se plaindre de l\u2019accueil qui lui fut réservé.Comme chanteuse Mme Albani possède une voix d\u2019une ampleur et d'un mécanisme à toute épreuve.Oependant pour parler vrai, c\u2019est surtout une cuntatrice de concerts et d\u2019oratorios.Son habilité de virtuose ct son sentiment dramatique n\u2019égalont pas la beauté et la pureté de sa voix.Tolle est du moins l\u2019opinion des runds critiques curopdens, et jose ire que tel a toujours été mon itu- pression.J'ai entendu Mine Albani en maintes Occasions, au Oanada, à Londres, à Bruxolles où ello jouait dans le Méphistophélès de Boïto.\u2018Toujours elle a captivé le public par le charme de sa Voix ; cependant l\u2019élan{purement dramatique lui faisait souvent défaut.Mme Albani est l'idole de deux peuples.A Londres, elle cst la favorite non seulement du public, mais aussi des tâtes courunnées.Quant au Canada qu\u2019elle n\u2019a jamais cessé d'aimer, on à toujours eu pour elle des sentiments d'enthousiasme sans bornes.J'aime ces mouvements de joie et d'orgueil,cavils montrent que malgréle frossier positivisme de l'époque dans quelle nous vivons, il reste encore dans le cœur do tous, une place pour le talent et pour l'art vrais.Mme Albani va encore uno fois ajouter une fleur de plus À sa couronne do gloire.Cette fleur lui sera doublement chère, car elle aura été cucillie pour elle sur le sol béni do lu Patrie.On a beau dire, ln gloire et les sue- cès, n'enlèvent jamais aux cœurs nobles et élevés, l'amour du foyer.SELIN-PRUME Ombes de la Guerre Pour donner une idée des souffrances des familles dans l\u2019'Orange, jo vais raconter ici une entrevue, que j'avais le 23 novombredernier à Cape Town avec Mlle Elsie Cronje.Fille d'un riche fermier orangiste et parente du vaillant général, qui est ac- tuellemens à Sto Hélène, Mile Cronje n fait son éducation en Angleterre et en Allomagno et elle parle couramment plusieurs langues.\u201c Notre ferme Mooiricht,medit Mlle Gronje, est située à 3 h.nord-est de Winburg.Mon père ct mes quatre frères ont rejoint les commandos au mois d\u2019octolra 16\u20ac0 et le cinquième frore au mois de décembre suivant.- ¢ Mon frére aind, tomba malade, et revint à la ferme au bout de trois semaines ; deux autres ont été faits pri- sonnicrs, à Perrdeberg.Mon père nous a rendu visito la dernière fois, le 10 mai dernier et depuis nous sommes sans nouvelles d'aucun des hommes.** Depuis lo 10 inai, je suis restée à la fermie avec ma mère, uns institutrice do Winburg ct quelques domestiques cafres, Vers le 17 mai, le général Mucdonald campæ une nuit autour du In ferme, mais nous ne fumes pas déran- gdes, Le lendemain nous recevions du prévat martial de Winburg l'autorisation écrite de pouvoir rester dunsnotre ferme.Hult jours plus tard le général Colvillo campait tout près.Quelques soldats seulement venaient nous trouver our acheter des vivres.Le 6 juillet à force du général Brabant arrivaitet restait poudunt quelques jours dans les environ de notre ferme.lieutonant Morris, accompagué de ses hommes énétrait chez nous pour demander es vivres.Il payait premièrement, mais après l'arrivée d\u2019une autre patrouille le piliagé commença.Les soldats pénétraient de forcedans toutes les pièces, môme dansnos chani- bres & conchev.Ils cmportaiont des effets ct des ornements du salon, mal- ré l'avertissement du prévot de Winurg, qui défenduit aux militaires de de s'approprier le moindre objet mobilier, avertissement que nous avions affiché suv plusieurs portes.\u2018Du hangar, ils prenaient deuxfour- ons qu'ilsremplissaient de notre fourrage et de miellies; ils cnvoynient chercher seize bœufs À notre Kraal pur nos cafres et les fmenient atteler aux fourgons.* Comme je demandais un reçu du lieutenant Morris pour le tout, il mo dit qu\u2019il n'était pas autorisé de donner des reçus, mais qu\u2019il on envorrait un le môme jour ; naturellement il n\u2019est jamaie rien venu.Une autre force sous le général Macdonald nous arrivait au mois de septembre ; deux officiers ot une guarantaine do soldats ve- uaient ncheter des enfs, du beurre et du jnmbon.Ils payaient pour le tout ot se conduisaient très-bien.\u2018Peu après le général Macdonald mi- rivælui mêmo avec quelaues officiers ot sos ordonnnnces.\u201cTons se montrèrent,impolis et flrent main bnese, sur nos couvertures ct co qui nous restrit de consarves.\u201cLe général Macdonald,quise tenait do préférence dans la cuisine, ne cos- sail do mo faire des questions saugre- nuces, nie domandant par exemple, si nous travaillions nous-mômes, qui tuait les pores pour nous pendant quo mon pèry était absent, etc.\u2018Je faillis répondre à cet homme grossier, que nous n'avions pus besoin do erscnne pour les porcs, puisqu'il était Ë , mais force m'était de me contenir.\u201cEn voyant encore des fruits confits dans lo garde-manger, il me dit : * Il vaut mieux que je prenne ces choscs, utrement vous fo offririez aux Boars leur refour.nit par ma deman- dor si je pouyais lui donner une bonne raison pour l'empécher de brojer otre maison, je lui répliquai que Sela feral trés cruel, surtout pour ma mère, « Bah ! t-il en ricanant,que m'impor- to votre mare?Vous pourriez vivre avec les cafres dans leurs huttes,\u201d \u201cUn peu après il dit à ma mère, \u2018\u2019qu\u2019el- \u2018 lo out mieux fait de retonir son mari \u201con l'attachant par la barbe à la table, * alors tout Cela no ccrait pas arrivé, IP MARS fSOI LE NUMERO : $ SOUS AB NNEMBN'T'S 1 MONTREAL, (A domicile, par posts ou par messager) $1.50 CANADA BT ETATS-UNis ETRANGER pat an © es 1.00 1.50 REDACTION ET ADMINISTRATION 23, RUE SAINTJACQUES TRLEPHONE BELL : \u201c Nous étions les gens les plus four- ** bes et les plus méprisables du mon.*de.Vous envoyez les bonnes choses \u201c aux Boers, vous recevaez des lettres * de voire père ct de vos frères ot si je * viens vous demauder des nouvells té de vos hoinrues, vous pronez des airs \u2018\u201c innocents en disant, que vous no s1- * vez rien.\u201d Le galant (?) général se contenta de faire emporter encore deux chargements do fourrage, (toujours suns les payer, bien entendu) et nous fit dire pa un de ses officiers en nous quittant qu'il nous ferait savoir sa décision, quant à In destruction de notre ferme.Quelques jours après, le 12 septen- bre, arrivèrent des soldats du colonel White, chargés, disaient-ils de brûler la ferme.\u201cComme je demandnis pourquoi, ils répondirent, que les Boers étaient entrés chez nous ct que nous avions du les dénoncer.\u2014 \u2018C'est vrai, dis-je mris nous étions aussi impuirsants contre eux, que contre vous et nous ne pouvions pas plus demander leur noms que nous ne pouvions demander les votres.\" \u2018Ces explications et d'autres furent inutiles.Onnous intitna l'ordre de démié- nagor a qui nous restait d'elfetsperson- nels ct quelques meubles à notre choix, Nous avions à peine sorti le piano, une commode, un lit otquelques vêtements, que les soldats de la Reine inondaient les planchers de pétrole et y inettaient le feu.\u201cJugez de notre désolation, quand nous vies brûler cette maison si confortable où nous avions vécu si heureux \u2018Pendant que ma pauvre mère pleurait, les soldats se moquaient de nous.\u2018* C\u2019est bien fait ; les Boers n'avaient qu\u2019à 66e rendre après que nous avions occupé la plus grande partie de leur pays.\" Je demandai à l\u2019officier, qui venait de proférer ses paroles, si en pa- veil cas les Anglais se seraient rendus et ce qu'on auvaît pensé en Angleterre si, victorieux, nous avions ainef traité des pauvres femmes sans défense.\u201cIl Imlbutia quelques mots inintolli- ibles ct détourna la tête.fit pren- e ensuite lo restant de notre bétail.\u201cJe demandai de pouvoir garder au moins une vache \u2018* Non \u201d répondit-il durement, pas une.\u201d ~ \u2018Le même jour le colonel White fit brûler toutos les fermes des environs et dix-sept familles, chargées de noin- breux enfants se trouvèrent saus abri.Le lendemain un major vintnous chercher avec des fougons pour nous conduire & Winburg.\u201cDes cafres charitables nous avaient apporté à déjeuner dans notre cuisine dont l'incendie n'avuit respecté que les murs.\u201cTaudis que nous chargions les deux où trois meubles ut lesmuigres hardes, qui nous restaient, le minor mangea une partie de notre déjeuner etempor- ta lu resto.\u201cComme je remontais, il était honteux ; il disait qu'il n'avait pas eu un \u201c* squire ineal \u201d depuis des semaines et nous offrait quelques biscuits, \u201cNous alfimes à Winburg à pied sous un soleil ardent, et comme nous nous plaignions, le major répondit ; \u2018Allons \u2018* donc, un peuple de gens communs \u201c comme vous autres doit avoir l'habi- \u2018* tude des coups de scleil,\u201d \u201cDes notre arrivée à Vinburg, lecom- mandant militrire de cette plico nous fit savoir, que nous avions le choix d'étiv conduits à Bloemfoutein pour tre gardées comme prisonnidres jus- qua ln fin de la guerre ou d'aller dans la Colonie du Cap & nos frais.\u201cA Winburg on ne voyuit, oulre les soldats, que des femmes, des enfants et des invalides, mais tous duns le dénuement le plus absolu.\u201cUne feunne me déclara,qu'elle avait essayé de sauver del\u2019incenclio quelques effets d'enfants, mais que les soldats anglais les rojetèrent , méchamment duns les flammes.\u201cUne vicille femme, qui soignait doux jumeaux, dont la mère vonait de mou- vir do saisissement, se voyusit refuser du lail pour ces pauvr:s enfants.\u201cBref, conclut Mlle Cronje, nous ne sommes pas encore desyplusa plaindre.Nous avivns des ressources personnol- les dang diverses bunqueset nous avons pu venir au Oap à nos frais.Maia la misère des familles pauvres de l'Etat libre est vraiment indescriptible.4.WILLEMS Un siecle de Guerres Lo bilan de la guerre durant le xIxe siècle vient de paraître.Depuis cent nus, soixante millards de pinstres ont été cnglouties par les différentes guerres et quinze rnilllons d'hoummes ont péri sur les champs de Yataille.Ce qui fait une dépense moyenne annuelle de six cent mille pinstres ct une perte moyenne de 150.000 hommes par an, \u2014 la population d\u2019une grande ville.L\u2019Europe qui vit depuis trente ans sur un pied de guerre formidable, dépense chaque anuée deux milliards quatre cent millions de piastres pour ontre- tenir quatre millions d\u2019hommes sous les nrmes.Jamais, à aucune période de l\u2019histoi- ro de l'humanité, les nations n\u2019on on- glouti autant d'hommes et d'argent pour se massacre» ou s'arrachor un ambeau da territoire.Que d'établissements de secours et de Drive ance nurnfent pu êtro insli- tués parles gouvernements ; que de bonheur aurait pu être répandu sur la torre, en consacrant la moitié seulement de l'argent détruit par les guerres, à soulager lcs souffrances humaines ! On interroge, de toutes parte, les grands hommes pour savoir ce qu'ils pensent do l'avenir du xXe siècle.Mais si Fou,pouvait consulter les pouples,les ouvriers, les producteurs, je suis persuadé que l'immense majorité répondrait : lo XXe siècle doit abolir toutes les guerres et par suite toutes ley aps mdes permanentes, JULES GUENETIR Deux ronds-de-cuir de laCorporation doylsent choses et d'autrestout en\u2026 nigant les ongles.-\u2014 J'ambitionnerals bicn do faire de belles découvertes.-\u2014 Moi aussi.\u2019 ; \u2014 Par exemple, la direction des bal.ong.* + :-\u2014 Moi, je vuis plus modeste ; sontenterals de In sous-directinn j° me Montréal, P.Q.MAIN 23840 Parait le dimanche matin La Motion Bourassa Dans tout le parlement d'Ottawa, parmi ceux-là tuême qui pensent com- mo nous sur lu question bocr et qui, dans leur cœur, acclausent M.Bourassa, il ne s'est trouvé que deux députés Lssez courageux pour suivre lo vaillant chef du parti national indépendant.\u2014 C'est vous que nous saluuns, 1messieurs les représentants du peuple : Monet et Angers.Nous avons appris qu\u2019un député français de In province de Québec \u2014 dont.l'éloquence est toujours fort gof- tée \u2014 avait l'intention ce se jeter, lui parti national ; rnnis il hésite pour plusieurs raisons d'intérêt personnel.Il attendra, peut-être encore, pour n\u2019é- tre que purmi les braves de la onzième heure.N'importe, en attendant, les seuls trois mousquetaires ont jeté, dans l'hu- monde, pour la plus grande honte de I'Angletorre, 1! nous n été pénible de lire le discours do Sir Wilfrid Laurier qui, en un mouvement de belle éloguenee, ñ Joulu poser au champion de l'Empire Britannique.Il s\u2019est vanté d\u2019être l'u- ini politique du cynique Chamberlairapprouve les cruautés anglaises commises là-bas, et il applaudit à l\u2019injuste et impitoyable accaparementbri- tannique.Aux applaudissements de ses serviles partisans, il à galué sos maîtres de Londres.Et après celà, il ira redire par le monde, gue ** le Canada est une nation!\u201d Nous ne parlerons pas d'un Borden, dout 1s fanatisme anglais crie d\u2019en bas que \u2018* M.Bouvnesa est coupable d'avoir fait perdre une journée à la Chambre en suscitant un débat que le député de Labelle savait devoir ôtre sans résul- ut\u201d.dans son compte-rendu de cotte fameuse séance: \u2018\u2018 À trois heures et trento minutes, devant dos galeries bondées ct devant une chambre où les députés canadiens-français étaient presque rares, M.Bournssa ouvre le débat sur la question sud-africaine, Où donc étaient tous nos froussards de députés ?Sans, doute, coux qui n'étaient pas pris de coliques devaient étre absorue ar d'importantes affaires les tonant oin de In Chambre, loin de leur devoir ?Qui-da ! il doit y er.avoir qui sc ressentent encore du chaud et froid pris à mettre le nez dans l'entre-baîlloment des portes pour entondre le discours de M.Bonrasem.et surtout pour savoir si lé vote était pris, tant ils cralgnaient d'être obligés par lours chefs du voter contre una motion que leur conscience leur commandait d\u2019uppuyer.Ab, certes ! toute leur admiration allait à M.Bourassa, et cependant.! \u2018Nousonavons assez, nous lorépétons, de cet aveuglement gui fait qu'on ne permet pas A un libéral ou & un conservateur de voter contre son chef, même s'il a tort, sans encourir la colère de tout un parti politique.Etre députd comme cela, c'est seulement être laquais de M.Laurier ou de M.Borden.Et ce rôle n'est pas très glorieux, je pense.Jean-Baptiste est partisan, par tradition,conimo les serfs et les serviteurs do jadis qui n\u2019osaients'alfranchir d\u2019une servilité pour laquelle ils se croyaient nés.Lo nls doit être nécessairement rouge prree quegson pére étaitirouge.Mais ne lui demandez pas lu dilférence qu'ily n entro les deux programmes politiques.Il ignore qu'il n'en existe aicude dans le fond.Tout ce qu'il sait,consiste dans sa conviction que le Dieu est presque-un ennemi.3, C8 sont les idées généralement répandues en Onnada, Et nous âsors porter atteinte à l'arche saiînto de pareilles convictions ! Nous ôsons blümer les députés-mou- tons, pour n'acclaimner que les vuillants qui s'en viennent dus flambeaux aux mains, Srthar GRAVEL CHRONIQUE Monsieur, mon correspondant Rasé, plaide avec chaleur et ceprit une fort mauvaise cause.Je demande, à In cour, la faveur de répondre aux arguments do mon savant confrère, par quelques considérations.** (\u2018a sent le tabac (les moustaches) Le moyen de Munger sa soupe proprement ?.\u2026 ça pique.Hélus ! Monsieur, dans ce monde borné, rien de parfait ; In goutte d\u2019ameortumo est au fond de Lous nos bonheurs.L'amour, les roses ont des épines, faut-il supprimer les rosiers, parce que le sang a rougi no- tro main, en cucillant Ia fleur, et fer- mner notre cœur, parce qu'ila souifort du mal divin ?- Victor Hugo a dit des choses exquises ct vraies sur les ** petits\u201d.\u2018Une maison sous enfants est une cage sans oiseau\u201d, qu\u2019il n'eut pus écrit peut-être à deux heures du matin, alors que le bon sommeil est interrompu par l« mélopée de Bebé, qui porco ses donts\u2026 On ln croit apai- eée, mais elle augmente d'intensité, recomumence : des cris de nsachine qui Vite.VR.jusqu'au bout de son ressort, ct so remonte toute seule.Tes reli ions out guidé les peuples dans leur ente ascension vers le progrès.Parceque des fanatiques ou des hypocrites en ont dénaturé l'esprit, s\u2019en suit-il quil faille détruire ies temples et_ pro.ance les autels?.Ni envelopper Loutes les moustaches dans un * massacre des innocents\u201d parce qu\u2019il on esb quelques-unes qui sentent le tabac ou l'alcool.Soyons radicaux modérés ; perfectionnons sans détruire.cest un moyen bicn simplo d'eu- pêcher les microDes do 50 faire un nid parfumé de nicotine.vez vos mons.£uches'Après chaque repas.Cost donc plus joli la isse qui ruis2lle sur un menton rasé, jusque surle pins- tron immaculé, que de Ia voir filtrer outte à goutte, Mans une barbe touf- ue 2.Jo n'ai pas dit, Monsieur, que I'hom- mo dit véstembler A un barbe!, Imitez le jardinier artisto qui snît tailler les ifs en cônes, en bouquets ct leur donner mille formes gracieuses.Si los forbls viergos ont Uno majestueuse grandeur, les bois clair-somés, janchés 6 broussailles de détritus de brunches mortes, cffrent l'Image du chaos.Le correspondant de la Patrie dit ' \u2019 aussi, dans la politique nouvelle du manité, un e«i qui sera entendu par le: Xe va en T K ù PA * \\ = \u2014- x 9 LES DEBATS, 17 MARS 1901 - i + ; J ; .Leder soncert de la saison, de 4 A ~~ Vi Done peer Tete tk | UN REGISTRATEUR [reigns sens | Deux CONCERTS SACRES| > Théatre = oo tones VAIN.& kn Gan: \u2018 1 attiré un fort buau publi, dans lu sale : \u2014 aneailc NE LE François I, i » iow u Windsor.i animés (sujets sacrés we botta, > |& ie 0 Snches - Fu saison qui vient, de se, torminer a avec merveilleux tableaux animés (suje ) 1462, RUE STE-CATHERINE of lui v i ! - \u2019 hestre m 10hiq uo un amostees cHébyumonmnesmacseenue9ens ne su ueue - i lui ; ez bien L'honoralle M, Archambault, procu- | eto pour Force re Symphoniq .qui lui convient et vous aurez ©: ; : shee | grauds succès artistique.Financière- $ rie, car nos pères | reur généraltio la province de Québec 1 9 Ç atout fers de teurs barbes non a reg une Jrution signée d'une cine pt pn ont peut-Otrg pasde mime, 1 + Marc C, ars Aujourd\u2019hui : MATINEE ET SOIREE is si ln couleur du poil | quantaine de notuires qui réclament en cua tity \u2019 to, ee Guouses Lan a dans les teintes vue dun de leurs collègues in fone ot continuera l'hiver prochain.l'après-midi à 8.80 hrs ; le soir à 8,00 hrs, 66 Montreal a la Cloche \u201d rous n'ayez d'autre al- | tion de Régistrateur en remplacomen * .i [ re die de vous, Twire une tête | M.Auger.«a Sorisres : MM.CLIBBON, ténor; À.MAY, basse; E.A.HILTON, de Judas.c'est une circonstance ps Nous nous chpressons d'appuyer Nie succès de A Faust | an Théatre organiste ; Mme TURNER, accompagnateur F4\" siete a rigneur prendra | cette justo requête ct nous sommes | National Francais a 444 si grand, la se- tnunnto qr ue loot e vous placer | persundés que le ministre fera droit à | naine dernière, et l'aifluence des spec- ADMISSION - 150 ET 28e.SEMAINE COMMENCANT LE 18 MARS 1901 duns 1e ciel avec les Ohinuis qui rasent ln demande des notajres.Sinous con- | tuteurs à été si considérable que l'on a 2h leurs chovelures.Dour nous, mesda- | sidérons que lus pinces de régistrateurs | décidé à In demande d\u2019une foule de per- eb R ve mes \u2014 formons une croisade \u2014 au cri | sont quelquefois données à des mede- | sonnes, de Inisser ectte pièce à l'affiche DU R N & de Dieu le veut ! contre le mauvais | cins où à des commerçants, on dépitdes | toute In semaine prochaine.Jamais : oût qui menace de nous envahir L.| titres que possèdent les hounimos de loi.| l\u2019œuvre de Morrison n\u2019a été montée o Comédie en 3 Actes de M,M.Ôrdonneau et Valabri-cee Encourageuns ** l'art \u201d, donnons | nous ne comprendrions pus que le gou- | avec plus de splendeur, certains ta- ; os : s chers barbus de | vernementsuiveces anciens errements | blenux sont féeriques.Le Broken, ou comme cadeaux à noi jolis peignes argentés, des brosses ar- tistemens fouillges, pour lissor leurs moustaches, de mignons pots de cos- Mmétiques on de pommades mecveilleu- ses pour en hitter la croissance, lescirer ot les parfumer.Un homme qui re sature d'iris, de peau d'Es mgue ou d'héliothrope, fi! que c\u2019est offéminé L.Maïs vous apprécierez, au jour do l\u2019an, à votre anniversaire le charme délicate- mont frôleur d'une moustache parfumée, qui n du inspirer ce mot d'une femme d'esprit \u2018\u201c un baiser sans moustache cst comme un œuf sans sel \u201d.« Si vous saviez foules les hidewrs que recouvrent ces poils noirs, jaunes, cle\u201d.C'est précisément un argument en faveur de ma thèse.Laissons le voile qui cache les chosee Inides.Toutes les réformes de l\u2019art et de ln mode ont tendu vers ce but : combler les cavités dissimuler les bosses, effacer les rides, tromper la calvitie.ITélas si l\u2019on pouvait également cacher le regard trouble, le sourire obséquieux et fourbe et toutes les hideurs morales, dont le masque est le miroir.Allons, monsieur Printemps, hâtez- vous à votre toilette !\u2026.La terre se lave duns les eaux baptismales de ses souillures.\u2026.| faites-vous pimpant.\u2026.Otez votre cache-nez, fleurissez Jecollines, parfumez les prés.Hélas dans la nature, comme dans les gouvernements, une période de révolution précède et suit le grand calme.Les glaces s'umoncellent, les gihoulées luttent dans le ciel avec le soleil mutin.trop jeune encore et qui s'amuse à fni- re des niches.les murs suintent, les corniches pleurent sur nos plumes, nos bas de robes sont trempés comme des éponges, le nez coule comme une outtière\u2026 On entend do tous côlés l'eau, la neige faire ploc! ploe L.Parfois, c'est une grosse dame qui s'ef- fendre dans une mare traiîtreusement doublée de glace.Ploc ! ploc L.Le panier renversé, les patates, le chou qui s\u2019engoulfrent dans le tourbillon noir des renvois d'eau, le chapeau le mentable s\u2019en va à la dérive.Un vieux monsieursympathique s'inforine « Vous êtes-vous fait mal 7\u201d \u2014 Non, je me suis fait die bien, véplique ls bonne feunne en roulunt des yeux furi bonds.Flac L.Flac.Un cri d'aiseaueflu- rouchd ! Une jolie fillette s'est lnisse choir dans l\u2019eau, bien doucement, allez! Ving: bras sont tendus pour sauver lu naufragée., Elle tend ls nin avec son plus doux sourire à celui qui a Ia plus belle moustache.comme on s'accroche désespérément.Aux plantes aquatiques quise penchent sur le miroir des lacs.Dix mouchoirs s'agitent pouressuyerson nezretroussa, plein de malice.\u2014 Vous n'êtes pas blessée au moins.\u2014 Aie! aie! là, au pied L.\u2026.elle monte, 'ingénuc, une petite boltine .de Oendrillon\u2014 Permettez que je vous recondui- Be\u2014 C'est vrai, je ne puis faire un pas, seule.(elle n'a pas essayé, mais n'itn- porte) .\u2014 Appuyez-vous sur moi, vous souffrirez moins I.Ainsi enlacés, 11s vont doucement a petits pas.-\u2014\u2014 Le printemps moqueur, clignant de l\u2019œil.\u2014 Oh ! ces amoureux.j'ai beau me cacher, ils mme découvrent toujours !\u2026.MUSETTL Nouvelles de la Vieille France UN NOUVEAU SPORT Des Aunéricaines en villéginture à Menton, viennent de mettre 4 ln mode un nouveau sport gui pourrait bien avoir avant peu un joli groupe d\u2019adhérentes.Passant tout l'hiver sur lu côted'azur.pour rompre la monotonie des prome- \u2018nades en bicyclettes et en automobiles, ou des séjours dans les salles de jeux de Monte Carlo, de jeunes ninéri- caines ont inventé les asconsions en ballon.Un aéronaute, M.Santos Dumont.leur sert de guide et jusqu'à présent «ueun accident n'a été signalé.On nrefite du moment où le vent souffle dc la mer pour \u2018* ficher tout et l'on aborde à l'aventure dans l\u2019intérieur des terres.Ups des américaines, Miss Standard, vient d'annoncer ses fiançailles avec l'aéronaute M.S.Dumont ct l'on dit qu'elle désire consacrer une partie de s& fortune à encourager l'élu de son cœur dans les recherches pour ln découverte de la solution du problème de la direction des ballons, CAPRICE DE JOLIE FEMME Pendant que les Amdricaines trouvent dès maris dans les airs, une jeune veuve, la comtesse Louise de Mortane va chercher l\u2019oubli de sondéfuntépoux au soin des eaux.Elle vient de se con:- mander un bateau sous miarin spécial qui s'appellern \u2018\u2019 Le Mystère.\u201d L'aménagement intérieur de co nouveau Nautilus sera somptueux, Il comprendra un salon, deux chambres, une cuisine & I'élactricitd et une cabine pour l'équipage.Ce sous-marin pourra naviguer pendant trois jours sous l'eau., ans le cas où lu veuve se remarierait avart le lancement de son navire, il y aura de la place dans l'intérieur pour l'heureux époux.Une lune de Miel dans un sous-magin ce n'est pas trop banal.O'estce qu'on peut appo- ler ** du dernier bateau,\u201d LE MARI D'ANNA GOULD Lecomte Bonifacede Castellanevient J encore de faire parler do lui à Paris, Un rédacteurdu Figaroayant mêlé son nom à une question qui se débat nctu- ellement entre les deux exilés Déroulàde et Buffet, le bouillant Boniface a bondi chez le directeur, Sans vouloir écouter les explications de ce dernier, M.F.de Rodays, ii l'a frappé au visa- e.On eait qu'il y aen un duel, mais e directeur du Figaro qui jouit de l'estime généraleaurait bien di écouter ses amis qui lui conseillaient de porter l'affaire devaut les Lribnnnux.C'étnit lu .seule satisfuction que l'on pouvait ne- i.Sorder À Bunilacu.Ï .Jes.LABRECIE aux dépens d'une profession dont les memures méritent la plus grande considération.Lus notuires font les mêmes études que les avocats et Îls n'ont pus comme ces derniers, l'avriitage de pouvoir terminer leur carriére en obtenant un fauteuil de juge Qu'on leur réserve au moins lu place Ào régistrateur qu\u2019ils sont nneux appelés à remplir que les avocats, en raison même du travail de cette charge qui a beaucoup d'analogie avec leurs occupations journalières.Les huit cents notaires de la province de Québec sont tous en faveur de donner lu placo à l'un des leurs et le mouvement qui se prépare dans notre province, ne peut manquerd'avoir une influence sur ln décision que prendra l'honorable M.Archambault.Partni les cnudidats sur lesqueis pourra se porter lu choix du ministre 11 n'aura que l'embarras de lu préféven- ce Mnis nous croyons que la grande majorité des notaires verrait avec plaisir que M.le notaire Amédée Bouchard soit désigné pour occuper la place de M, Auger.> 1.AMÉDÉE BOUCHARD M.A.Bouchard est très estitné de de ses collègues et il jouit parmi eux d'une réputation d'honnêteté et de compétence qui le désigne au ehoix du ministre.11 a contribué pour beaucoup «donner à tn profession tout lo lustre et l'Importanes qu'elle possède dans notre province, C'est M, A.Bouchard qui a été l'organisateur d:s cercles de notaires et c'est, également lui qui a vuissiumment contribué à In création d\u2019une chaire Je notariat à l'Université Laval, D'autres que nous appureront la candidature de M.Amédée Bouchard, nul ue sera plug convaineu qu'il est digne à tons égards de remplir les importantes fonctions de Régistrateur, Paul MIGEON Notes d\u2019Art La seruaine qui vient de s'écouler à été bien remplie.Mme Albani a comme toujours obtenu un triomphe.Il est incontestable que cette artiste, possède deux grandes qualités qui lui garantissent chez nous, le succès, D'abord elle est canu- lienne, puis cllo a le prestige d\u2019une réputation presque universelle.l n\u2019est pas douteux que Mme Albani,n une tres bonne méthode vocale.Cependant, nous avons cru remarquer que s1 voix était légèrement fatiguée : c'était probablement dû aux suites du voyage, à l'éraotion do se retrouver au m lieu des siens où enfin au travail d'u re carrière bien reinplie.Mune Albani A chanté plusieurs mor- ceux de son répertuive, cependant & Ja demande du public elle à redit quelques u »e« des sempiternelles rengnines comme : Rendez moi ma Patrie etc, que nous serions aussi content de voir rester dés nanais duns les cartons.Les autres artistes du concert ont obtenu une grande part des applaudissements.= = x Mardi dernier, M.le Professeur J.J.Goulet à donné au Cercle Ville Marie une conférence sur ** le Violon,\u201d Le conférencier a fait une description technique et pratique du violon, puis en « raconté l'origine et l'évolution.Après ln conférence Mine Dubé, a « xécuté q welques niovceaux de pinno et des amateurs ont joud excelente opérette bouife d\u2019Offenbach Troml-al-Ca- ar.ee J'accuse réception d'un superbe volume de inélodies.Recucil du à In plu- 1ne savante et spirituelle de notre compositeur M.Ernest Lavigne.J'ai soigneusement étudié ce resucil et suis houreux de dire qu\u2019il contient de fort belles choses.On voit quo l\u2019autour n'a pas cherchd la note essentiellement savante, mais s\u2019est appliqué à rendre son œuvre simple et pugnlaire.La mélodie est, facile, le colori juste et bien nuancé.La mémoire peut sans difficulté retenir les phrases musicalne qui coulent légères et suaves.En somme M.Lavigne a chorché à produire une œuvre de famille, un recueil qui puisse le ecir se lire A la veillée.3 @ me hasarde après tant d'autres à le féliciter sincèrement et ad lo prier de ne pag en rester ia.M.E.Tavigne eut et doit nous donner une œuvre \"une plus haute envolée, TI à pensé avec raison A sescharman- tes filles, quisont déjà de vraies artistes; j'espère qu'il songera par la suite à la postérité.\u2019 oy e .Jeudi, aux Soirées de Famille, \u2018 Bataille de Dames * 1a délicieuse enmédio de Scribe et Labiche a obtenu un franc succès.La distribution était excellente ct nous a donné d'entendre Melle Calder, Mme Denis, MM.Deiagny, Éromanuel Tremblay, Denis ct Morin.La semaine prochaine nous aurons Madame la Marechale, qui est certainement le succes de la-saison,~: Le role principal sera tenu p~r Muio Chapdenine.265 ve En lever do rideau, ane _comédir.en T,yons qui so fera entendre dyulexient come violoniste.un acte *\u201c St bémol\u201d avec Melle Blincar le domaine de Satan, entre autres, avec ses fantastiques effets de Juwaitre éiec- trique, son éblouissante pluie do feu et In dunse des détnons, à soulevé de telles galves d\u2019applaudissements que l\u2019on à du relever le rideau un demwi- douzaine de fois, à chaque représontn- tion.Magnifiques sout aussi le Jardin de Marguerite, la placo de Nuronberg et lu Croix en fou, le duel électrique, l'apothéose, etc, etc.M.Paul Cazencuve, qui joue le rôle de Méphisto, est un artiste de premier ordre.On a surtoutadmiré l'étonnante mobilité de si physionomie, lu son- plesse et l'exactitude de son gestoct son admirable diction.Il a été superbe articulièrement dans ln statue de a Vierge et In scène deu l'enfer.M.J.Daoust (Faust) est doué de remarquables qualités dramatiques.Il a été excellent surtout dis ses scènes avec Marguerite.Toutes nos félicitationsà Melle Rhéa quia eu porter l\u2019émotion au plus haut degré chezles spectateurs; à M.Filion, un comique impayable, à M.Palmiéri, très pathétique dans le rôle de Valentin, à Mme Nozière, une excellente comimère, à Melle Bérangère, à M.Godean et à M.du Castel.Félicitons aussi l'orchestre qui u joué À lu perfection les principaux morceaux do * Faust,\u201d de Gounod, et conseillons À nos lecteurs de ne pas manquer d\u2019assister à l\u2019une des représentations de * Faust,\u201d x * x Aujourd'hui au Knarn Hall 2302, Ste - Catherine, séance très intéressante de d'ablcaux animés entremèélés d'un pro- grainmo Inusical fort bien choisi.Les sujets sont empruntés à des événe- ments d'histoire sacrée, Voir aux annonces, M.A, May qui possèda une superbe voix de basse ct M, GlbLon, un délicat ténor, feront entendro des morceaux choisis de leur répertcire.M.E.A.Hilton et Mme Turner tiendront l'orgue et le piano.C'est une belle occasion offerte à nos lecteurs de passer quelques heures agréables pour un pr:x modique.* * ® \u2014Le théâtre de la Renaissance fait sa réouverture aujourd'hu: sous le nom de Théâtre de lu Gniété Française.La scène et la sille sont remises à neuf, de nouveaux sièges ont été posés duns la galerie et un petit restaurant pour les rafraichissements a été adjoint au théâtre, Toutes les facilités sont mises à ln disposition des amateurs qui se rendront en foule à la Gaieté, La pièce à l'affiche est le Fergeron de Châtearedlien, drame en 5 actes par Léon Beauvallet.Les principaux artistes qui rempliront des rôles importauts dans la pièce sont MM.Meussot, Moran, Saunard, Villeray, Lrunkel, Mmes \u2018Petitjean, Rachel Louys, Verteuil, ie Bremont, M.Otto Zimmermaue, ex-chef d'orchestre au Her Majosty's est engagé à la Gaieté, comme chef d'orchestre.oe MM, Delville vont arrêter les représentations du Montréal à la Cluche en plein succes, on pout le dire, car il y a toujours foule et le public s'amuse de bon cœur comme si c\u2019étaient les pre- tpières représentations.C'est In première fois que nous voyons uno pièce qui puisse tenir quatre semaines au programme ; et le public no s'en est pas plnint, bien au contraire, puisque c\u2019est sur sa demande que l'on n donné et redonné 52 fois Montréal à la Cluche.M.C.Delville peut-être filer de son œuvre, car il pourra dite que sa pièce aura obtenttle plus grand succès de tout ce qui n été joué jusqu'à co_jour sur nos scènes Montréalnises.If est Vrai aussi que ses artistes ont contribué pour une bonne part au succès de la revue.M.F.Delville à été un parfait compère, et Mlle Santillane une ravissante commère, quant à MM.Cartal, Delaunay, C.Delville, Marion, Terdié, Miles Marcelle Ducas ct Saint- André, tous ont été parfaits dans leurs différents rôles et chants qui resteront populaires, \u2019our Ia semaine du 18 mars, Durand et Durand comédie en 3 actes composera une partie du programme, ainsi que ln Féte des Charcutiers bnutfonne- rie en un acte.Ces deux pièces seront montées avec bonucoup de soins, et nous garantissent encore do bonnes soirées à passer au Théâtre Delville.Le ler acte de Giroflé-Girofla à l'EI- dorado a eu lo plus grand succes.C'était du reste, bien mérité, car ce charmant opéra n été enlevé de main de maître par notre populaire troupe d'o- érette.Nous citerons d'abord MM.arey et Soulier dans leurs réles res- ectifs de Boléro ct de Mourzoukes deux excellents artistes avaient à luttor contre le souvenir redoutable de Giraud et de Portalier qui s'étaient fait une renommée bion méritée d'ailleurs dans ces doux rôles.Eh! bien, on peut le dire, à la louange de leurs successeurs 3 ils n'ont pas § souffrir dé la comparaison et Holéro-Darcy et Mourzouk-Soulier ont reçu ch que soir de véritables ovations, Madame Olara Dartigny est comme toujours charmante et impeccable dans lo role de Giroflé-Girofla ; elle détaillo avec une grics délicicuse secs couplets d'entrée et son dun avec Marasquin (Aramini) parfait dans son rôle d'amoureux gêné.Madame Jeanne Blonck a droit à tous nos éloges dans son rAle d\u2019Aurote qu\u2019elle Gent avec une grande autorité, bien dans la tradition, Nile Angèle D'Arcy (Paquita) chanta de façon ravissante la légende des Pirates et : Méry ne fait que paraitre et disparat- daus son rôle de Pedro, ce qui ne l'empêche pas d'ôtre très bon.A citer encore le sextuor nnal, toujours bissé et le chœur des pirates, La semaine prochaine, on donne Le Grand Bal du Grand Coq d'Argent, ièce à spectacle en 1 acte, ot le 2b acte le Giroflé-Girofla, avec une partie de concort choisie comprenant los noms nimés de Mllo Marthe Tréwmont; MN, Belval, etc.RE Succès A 'Eldorado, : : JEHIN-PRUMR Voyez à ce quo _tontes vos pend:les soient bien en ordre pour le temps des Fêtes, gi non portez-les chez A.M.VIL GNEJ,U, Horloger-Bifoutier, .rue Kotrte-Cftherino: * Elles seront priées : & domiol}é\u2019 saus:chargé.&x- | T à DRAME EN Les principaux rôles seront ten ETO.Hom St.AUJOURD'HUI Cette après-midi à 2 hrs et ce soir à 8 \u201cLe Marchand de Coco\u201d 5 ACTES us par Melles GERMAINE DUVERNAY, MODESTA LOUVIGNY, JEANNETTE de LISLE, JEAN MONTIZV AR, De ANGELO, EDHOUARDT, ROUSSEAU, GOYETTE ETC.À partir de demain soir, Lundi, le 8, et tous les soirs de la semaine, y compris le dimanche à 8 hrs [Vendredi _excepté] DEUX BELLES COMEDIES 9 Mile ELVINITA Parisian \u201d, se fera entendre ADMISSION : .\u201cMonsieur Mon L'omestique\u201d par les PRINCIPAUX ARTISTES de la troupe permanente.La Direction a engagé pour les ontr'actes des artistes renommés daus nos meilleurs tliéâtres.(Jeannette De l'Isle) surnommée aux Etats-Unis ¢ The Beautiful tous les soirs au St-Henri, 10c., 15c.et 25c.SOIREES it FAMILLE MONUMENT NATIONAL SOIREB DE GALA Jeudi, 31 mars 1961, a 8 h, P.M.\u201c Madame la Maréchale \u201d COMÉDIE EN 3 AOTES a.LEMONNIER à PERIGAUD FHRICEDER DR Î \u201cSI! BEMOL \u201d Comédie eu un acte par le Dr Jehin-Prume de Montréal et sñ dame.(Binnce-Lyons) qu: jouera un s0lo de vlolon.Billets en vente au Magasin de pianos Hurteau, 1650, rue Sainte-Catherine.PRIX POPULAIRES, 25, 35 sions, est bien ingrate mais n'enpl.te pus qu'ils lu remplis- sene aves un this n toute dpreuve.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 =} V'la is \u201czintemps ! Aussi notr- nopulaire chapelier a complèté suz rang \u2014ilique rspendre sa publication pendant une «maine.Le députés irlandais se proposent de créer des ennuis à M.Ghimnberlain, en l\u2019aceu vin\u2019, v,reckement d'avoir communiqué .ui mane a son organe favori, les proje».+.Gouvernement, +t Pr es ENUIPE UNE GREVE Nazeltee Len.17.\u2014Jes délégués à la convent on à.» mineurs unis ont nn- noncé qu'une give générale sera dé- claréo le 1er AX til, dimoius que les propriétaires \u20ac.nues decharbouanthra- cite ne fasse 3 al 4utres concessions, \u2014\u2014 nD, SE Drame iS Ju les discit partis Linton, - olurie An Cap, 17.\u2014Les Boers sont prc ud ici, avant hier- Ils ont pillé les wagasins, se sont emparés d'une grando -:vantité de fromage ct ont brulé es vs ne pouvaient cm- purter.) = ee 0e ee a em mee Pourquoi DeWet ne sera jamais pri sonnier de Kitchener Londres, 17,\u2014Quel que soit te résultat des négocintions engagées entre Kitehener et Bothn, il est certain quz DeWet ne consentira jammuis à déposer les armes, T.- bureau do Iv guerre préfèrerait d'ailleurs, voir De\\Yet tué sur le champ do bataille que de te voir prisonnier do Kitcliener.Un fone- tionuaire important du Bureau de la guerre disait hier, à un représentant de In Presse Associée : \u201c* Je ne vois vas comment Kitchener pourrait accepter la capitulation de DeWet, Si jamais la général en chef s'euxpare dit fameux Hoey, il sern obligé de lui faire subir un procès sous l'accusation j'avoir assassiné quelanus prisonniers et.f\\ n'est pas un tri, >; qui pourrais aire autrement ; prononcer la senterco de mor terre les populations d'Europe ct d'A! \u2018 mérique.On considère partout De-# raît souffrir de le voir trnité comme un vulgaire assassin Nous avons done raison de souhaftar que l\u2019encom- Lrant généra.soit Lué sur le champ de bataille ou ferté de gditter le paya.\u201d oon \u2014\u2014\u2014§ CE § GI \u2014\u2014\u2014\u2014 EDL\u2019 Cette rlevnture eat auf chaane balte des vrales ol SP OMO-QUININE, «A nes.fait subir l'eau qui ne cesso de pleu- + -l>cu LAJjuur.ns be Uai\u201d ; AN tel verdict \u201cvuleverait contre Pnglo.i ATRIIEE DE MARDRE ET GRANIT Wot comme an héros et on ne Fours: Dr R.A.BRAUI } is\u201d aEuature 24, W.Grow: sur chaaue Lotte.Ï A er\u2019 Notaire et Commissaire \"> Chiruzglon-Denstste x Ca Ba, & M.de Rodays blesse a la cuisse 15, Saint-Jacques et 990, St-Laurent (le soir ANG:gN BUREAU OU or re tw #38, ruo BAINT- NE TN E E dans soi duel avec Boni de 01¢ St-Lambert Toi.Bell Mnis 2039, MONTREAL Tel.Bell, E fy Houresdo Buse: JURY Cas ellane - ARGENT À PRATER SUR HYPOTHEQUE \u2019 * de 9 à 6 heures\u201d we Paris, 17,\u2014Le duel au pistolet on- 5 12 l'ile Craig i 1 F tre le comte Boni do Castellane et M.\u2019 WVWVAAAN AAV WW AAA AAA © dg \u2019 A do Reker Lété Most d'in eus Vie de Rcdays a less na cuisse eat .; hn EERE ER mac, 1 @ Chapleaw & Bills; été arrété immédiatement.M.de | Huiîtres fraîches et s.lade 35\u20ac ea Sas , Rodays a perdu beaucoup de sang.| same d 25\u20ac 2 NERO w ras SE & Sof mais si blessure n\u2019est pus grave.Te trème PI : ; hands d ü 2 uel s'est passé nvec la plus grande | Sirop d'érable > play 14 roel correction do part et d'nusre.; F p > À la crême Oka, importés ess Manufactus Jaïs et Ma shands de 2 Lo secret do la rencontre avait été | Fromages À Ja créme Oka, importes.7 Eg fart bien gardé ot pouls les bémoins Viandes et Epiceries de hautes qualités.| @ i ; oh connaissnient l'emplacement où les ad- ee.Tent \u2018 ; ; f - versaires devatont Otro.mis cn présen- | PRIMEURS : Fraises, Cocombres, etc.Assortiment Considerable | Coîtres- orts et Tn «9.; Livraison à travers la ville et la i ca Le duel s'est passé au Pare des Prin- campagne EE eens ° \u201c3 ces, près du bois de Boulogue.; ampagne.Toutes Dimensions ! : Les armes apportées \u2018uns des boiles ; 0e es eli Cer.> scellées furent tirées au sort.Lo ° reese rr) : À «mnte de Dion fit connaître les règles 1 ! .> \u2018a tir i pistolet pa conmandements 0 i Ë c Rufio ; - vendant que les adversuires relevaien ; dans les Communautés Re igieuses le col du leur habit attendant le signal S t { d HH AES A >, dans le calme le plus ahsolu.Goitt Gote St-Cambert - on en Sd! 6 les Banques, les Bureaux de chefs- do ThiLen-vous prôts demanda le comte ct Graig lieux, les Hôtels de Vilie, les bureaux des Gouvernements, \u2014Oui répondirent les adversaires., les Presbytères, les magasins, les Prisons, etc, etc.feu! un, deux, trois Entre lo ne ] ; tt rts orenneens \u201cannee comenmemenner reset ententes * na: t t deux, M.de Ro- FE .pays décharges son mme Poux! LE CLAVIGRAPHE UNDERWOOD Styles et Grandeurs particulicres Fabriques sur Commandes avait à peine été prononcé que le pis- _ ; ee nn nen resin tolet du comte Boni partait et M.de PRES SPECIALITE : Reparation des Poeles en Acier de MM.Laporte & Fils PREAH Vi Rodays frappait sa main contre si au Pie as ee Ce béccecrameaseneansiiuee vrrsrriennts cosnnrenniennennn ons certes ni eerie nn, cuisse droite et s\u2019écriuit: \u2018Je suis Ai rm = ee : blessé!\u201d Les témoins se précipitèrent MES NTRS) a x 2 1 By PR 03 BE ST-= LA 0 KR ENT 3 sur lui et le portèreut sur le côté de la Nova Od ON Sr ee 9 ?4 ut les chirurgie \u2018ent si A EAN oH, ! - \u2018 route où les chirurgiens pansèrent si à Ja D, (IR pe Tel.Bell Est 1139.Tes.Marchands 190.: Le comte Boni s'approcha et lui de- LE : Hs: th ails A \u20ac manda: M.de Rodays soullvez vous ?CLR AA on EAN AAAAAAAAAAAAAAAANAAAAAAAA AS PAR 2 \u2014 Pas trop ! fut la réponse.Le comte pa D qe Sol a tendit lu main à son udversaire qui NÉE RSS, =e l'accepti.AN (UE ATT NEE) «6 A Le docteur Blum espère que la halle A= = (A pourra être extraite après deux ou E gd ge trois jours.THE VHDERWOQD Lans la soirée, le comte fit prendre | Permettant à l'opérateur de voir l\u2019é- des nouvelles do son adversaire, par criture Br HB fa B son secrétaire.On lui répondit que : en q - = 5 l'état du blessé était satisfitisant.Augmente de 25070 la rapidité.a nr \u2014_\u2014 F.mpêche les crreuis.ha Et rend l'exécution des factures pra- A VY I S ticable.; M.L.E.Grondin, 233 rue St-Jc- Creelman Bros Typewriter Co., scph à Québec est notre agent géné- 47 RUE ST-FRANCOIS-XANIER \u2019Accart! ral depuis le 10 février.ll est seul | phone Matn 2005.De l'Assortiment Complet de autorisi à faire les recouvrements pour le journal les Departs.L'ADMINISTRATION Dr J.G AGNON Si Ré 1 225, Avenue Laval > ÿ >1 Démo ; Avenue L [ \u2014 TEL.BELL EST 1932, Jeu li coeur ais, les Soircesde Fam il- | = lee peront uno Hue comdédio de gen- | REE RR RE men ap actu, Si Beamol, écrite par | [4 à \u2019 a notre esvellent ami et collaborateur | 4 GLOR| La meiileure § Juices Jehin-Prume, \u2018gH MM PERTH À Sous acuma assisté à une répétition :R La meilleure Lumière 5 de .ciin piese ct nous devons dire, en In pluséconomique pour gaz G 4 toute franclise, qu\u2019elle nous a charms | E Braleur Nol .1 ; ; \"Rs pa son \u2014riginalité et par la sinplicitc © ff Posée sur le bec à Gaz, prote à [A 1 I 1 \u201ca de l;staigue, C'est uno délicate étude | KA servir, Nouveaux manteaux,zuc, À | | vu mieux un parallèle qaire l'amour § Tour nos manteaux portent estampé le mot : ! | = | | ox tel «qu'il est compris parles Américai | Bf SLOREL, twat îce mois ul solos Ives ani flivtent A putrance etl'emualte- | Ë plé-feurs mudèles.a\" Gr uiess vius naturel des Français.| 4 : se I : sm i.a son action Joouvementde, jes i The United Incandescent Light Co.5 TA = = \u2018lr nsitions de gnité et de larmes, ln £ri- | {dd : 4 \u2019 >.; 4 \u2014 ve °t< et la tendresse, cette piècese rat- LA Tél.D=11 Maln 10624.\u2026SACRIFIES D ICI AU.LC write à l'école du théatre moderne.= C'tec In première fois quo les Soirées à sa ; de urcilles nous donneront un spec- Ahad Ad add AA AKA Abd hae + 2h Adhd AAA Lhe 8024 ha Ad AbbAd - au | tacee do ce genre qui sern gofité, nous El E .% 2 l'es: \u201crons, par notre public si amateur TABLES DE BILLARD * \"Ras BA de in les choss d'art.t votre disposition.J = gr Lesréles Gi 2ceux personnages, Frantz È $ ., .Te Pitot, iciontste ct Miss Maud HOTEL COMMEROIAL t Date à laquelle le magasin doit être libre.gw\u201d esta.un® Aindricaine, son élève, son Coin d ve Notre-Dame et Saiut-Gabric] E i - .3 at vaut ue Ha por M.Jules Je- os nih A a ee È Chance exceptionnelle pour se pro- BEL bin #v Miss Bianea Lyons,qui joucra un REPAS À LA CARTE : curer un ameublement de BT suverbesolo de violon.3 F.X.SAUVIAT, FROP.E Lo Cmmo on le gait, Miss Bianca Lyons [3 0 © erreek | + Eu est \u201clève du Joachim, lillustre violo- yvve - \u20ac > nirté de Berlin, de fou Jehin Prume et t \\ | = accællemant d'AIF.De Sève.Les Pilules de GINSENG k i ) I AUS J DOREMI Gt me mm « Sont puirsintes contro ; > .in constipation, In tmi- y \u201c x Si voas voulez toujours avoir l'heure \u201craîue, les Manx de ! | : : < ju\u2018 ae ce UALITÉS QU'ON LUI ATTRIBUE.ao .EF .J: J.BRUNET 2 E a i \u2018 sanufaoturlor et Importateur de Monu- : Û LE - v ÿ: ments funéraires, ouvrage do bâti t i ipati i i ati ee É ae rie, le ets deb Findon, to me £ IT EN Di .Estima > i i ia i 3 ; \\ Eonndes aux demande Propmations fe e, \u20ac es rdres prd-enapt de la mauvaise digestion ct de In vie irrégulière + \\g jères do Granit rouge, Fose où gris, I est saps égal.Cette préparation ct retdinmAhdée par les médecins et par 4.3 Venez decimandernos prix ava ; \u2019 A rial = ee ; pos Simian aderne = ntdop tu _, Un grand nombre de personues qui I'ont essayée ct qui en font régulidrenmicut usage.2 ° BAN PF Gote- ès- el MONT By.reat A - Lt .= IXELIRN 3 es, \u2014 .des 2 ee eee HF $17 those Bu © 1466.ge, >, .Arr ne « Us .% > rave ction Gratuite pour Montébal), = On pamphlet expliquant les uombreiix Wafges oof 38quels cette préparation pest servir, sera prix) E RHUME EN UN i: valli Jak + "]
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