L'Étendard, 17 mai 1884, samedi 17 mai 1884
[" | .ER sm ce ON © em wae ra \"2000 certe y mrvecee T mo See era Test a or aaa Carn at > A tT .Sar £0 opm NA - o - 2e - LR: ET à Vue 4 === GRAS TES ee Es = .qe CERPBNDARS Journal Quetidion, paraissent iwnsin oil, BUBEAUX: 87 RUE SF-JA0QLRS., nt TARIF DÉS ANNONCES: 2.§ br gs =, a a - vide ou 00.pape .10 : ABONNEMENT POUR LA VILLE Ds vd > UM AM.000 005000000000 OORO Lo Lal do sa bh do vesescseses 007 ° .AEE DORE.i {lave 6.8 0000 5 .: \u2018es 3 ; N do vue fois do es $ i ABONNEMENT, POUR, LA.CAMPAG (Es.Du ol, tous la Jours eves cuvensos 100 CUBAN Eee A EU 7 Trois moin do .lllil0LUNIN gop i.JP vp SEE IBOER cui ciires one n 0850 : nae r : Ta ols do ose vs occicocccc00e B:OU - .Ÿ By à = 0eme 000080 vote.ft 00 ABONNEMENTS A LIETRANGER 5; : Les annonces suivantes seront insérées pour 25 centira Pour iis de pie oe Lvs do ge == Avis de-Naissance, Mariage ou Dios, bry AAT métis que pour Je Cansde 8) : Demandes d'emploi, Co EDITION\" MADAIRE.Drmabdes do domestiques oa employe, le ey \u2014 À ; onces pour chambre où pensian, > anoNNENENT2:7:7772:2705.5- 077006.OL.00 par AADÉEs : Cn Gn Annonces pour objets perdus où trouvés, - Cette édition dé'huit arandes pages du matière À Hre \u2014ni pa AT ; fer is on fo 48 a de Feo senna TG FX A.TRUDEL, .Directeiir de la\u2018Redaction ] Ferre Houiges et Avis Spéciang, an favgar de Mansfastoros > Tout abounement eut payadle d\u2019avames.v WR 1 Co .Lee : Rison 36 Tet crating lu fe PETIauss.te.seront Insérés à ome ANNEE 1 ,_ MONTREAL, SAMEDI, 17 MAI 1884.; _ No.88 ee Le 3 eu.méricaine Do Marages a I (Nov 5) Une\u2019 demi-heure \u2018aprés, tous.deux, le curé ef Paul, roulaient côte à côte dans'la direction du village.Paul parlait; parlait, parlait! Sa mère n\u2019était plus là pour le calmer et pour le modérer.-Sa joie était débordante.1 | \u2014Non, voyez-vous, monsieur l'abbé, - vous\u201c ayez tort de prendre les choses au tragique.Tenez, regardez ina petite jument, comme elle trotte !'|.commê elle lave les pattes ! Vous ne la connaissez pas.- Bavez-vous ce que je l'ai päâyée ?Quatre: cents\u2018francs.Je lai dénichée, il*y à.qui soirs, dans\u2019lés brancards d\u2019une charrette de- \u2018marafcher.Une foi que c'est bien dans son train,-¢a' vous fail quatre lieues à l'heure, et on en à plein les mains, tout le temps.Regardez, regardez\u201c donc comme- elle tire ! comme o dou rime, Allons ! tôt LL) i] RA Rien ne Your presse, n'est'ce\u2019, pas, inon- sieur l'abhél, Vgnlez-vous fenteek.pat les.hols 2.Ca vous fera du bien de prendre un peu lair.Si vous saviez, monsieur l'abbé, commesj'ai de l'affection pour vous.£.et du respect:1:.x.Ja- n'ai» pas dit de bâtises, tout -Ad'éivare,» dé vaiit# vous 2 «Lestce dont je, serais si fâché ! \u2014Non;mon-enfant,je-n'ai rien -entendu-\u2014 -\u2014- -\u2014Alornous pranoh le.chemivides écoliers.int Après s'être jeté-à gauche, sous bois, Päaulyrevint: à salprentisré phbaéé\" Se oo CR \u201cJe vous disaïs donc, monsieur La , que vous avioz tort-dè: prendre ainsi les ghoges:tragiquement.Voulez-vous\u2018què-je-vous dise'cé que je pensé ?C'est.très heureux se qui vient eee Se \u2014Trés hourqyxs.5 SJ¥lMme niioux;les Scott & Lon:-7; eval ne les Galland.\u201cNe L'avét-vous.pas eutes- u tout à l\u2019heure, M.de.Larnac, oser leur reprocher.de dépenser follement leur-argont?[1 08st jüniaïs fou de dépenser.son argent.\u2018Ce qui est fou, c'est} de le garder.Vos pauvres, \u2014car, j'en Suiäbien sûr, Cest surtguE À, vos pauvres que vous, penses \u2014eh bien! vos pauvres ont ifait aujourd'hui-:üne bonne.journée.Voild' mon opinion.La\u2019 reli i, 1 eligion'?.oui,\u2019 a religion.;» dls n'irdnt, pas à\u2018laméssdt/!.cela: vous fait du\u2019 cha, seule ?\u2026.Je t\u2018'emm 'n\"ped/ d'argent, e.L simplement du monde, et la moitié de sa vie appar- in, c'est tout naturel, mais-ils|.j Een eee A mes fi Ce lieutonant d\u2019artillorie s'appèlaït Jean néynduai C'était le fils du médecin d&cafpaRne qui re dans le cimetière de Longuevalstite cure; ün\u2018docteur Keynaud, le grand-père de eän,:étgit.installé dans™ib Yiante maisonette, sur la route de Souvigny, entre les deux chdWwiux de Longnôväl.et de Luvardens.120 \u2018Marcel, le Al8 du docteur.Reynaud, Lerminait à Paris, ses études de médéeime.C'etait un grand travallteur, d\u2019une rare distinction d'esprit.H fut reçu le prémier au concours d'agrégation.Il était résolu à rester à Paris, Ay tenths \u2018Ta Tortuite.o.et tout déjà lui promettait la plus heureuse et plus brillanto carrière, quand'if reçut, en -1851, la nou- vellè de la mort de son père, frappé d\u2019une attaque adorait son père.II passa un mois au- pits de sa piètre, jet, au boùt dé ce temps, parlu de Jénécossité à son ! 8 de son retour A'Paris.; _ zpÇest vrffi, lui dit-elle tristement, il faut que tu as\u201d 7 Zomment 1 ue je parte?\u2026 Que nous partions.Est-ce q de tu erd is que je vais le\u2019 laisser ici loule nd.\u201d ° \u2014AdIEr vivre à Paris 1.7% Quiltéice pays on_je suis née, ou lon peré a vécu, od il cst mort Lui.Jafiiis j9 Be Fodrrai, mon enfant, jamais! Pars seul} puisque ton avenir et ta vie sont la-bas.Je le connais.\u201d Je saig que tu\u2019 ne m'oublieras pas, que tu viendfas me voir souvent, très-souvent.\u2014Non, ma mère, répondit-il, je resterai.+ 11, xesta\u2026,.Sès espérances, ses ambitions, toul en Une mindte, s\u2019évanouit, disparut.Il ne vit qu'une chose& lé dévoir, qui était de ne pas abandonner sa mère âgée ct sodffrante.Dans ce devoir simplement acckpté et sitiplèment accompli, il trouvale bonhepr- D'ailleurs, au-bont\u2019 du*-compte, Cement guère qpe dans le déyoir que se trouve le ear.Marcel se lialde bonne grice et'do bon cœur à Bon éxisténde nduvelle.Il continua la vie de son père, reprenant le sillon à la place même où celui- ci l\u2019avail quitté\u2026 Il se donna tout entier sans re grèts'et sans arrière-pensée, à célte obscure prufes- sion de médecin dè village.Son père lui avait Inissé un péu de térre.Il vivait le plus tenait aux pauvres gens, de qui jamais il ne voulut recevoir un sou} C'était son seul\u2019 luxe.| .R \"dar .; + , .Neh Te vous enverront dail'aggent, beacon; dlargents.4.Gy, joune Allo se trouva sur son chemin, sans et vous le prendrez, CL vous, aurez bien raison.Vous voyez bien que vous ne dites : Çaêtre une plüiè d\u2019or surtout le pays.Un moüvoe ment! un tapage ! désvoitüres -à-quâtre chéveaut; des postillons poudrés, des rallye papers, des\u2018 chasses à courre, des bals, des feux d'artifice.Et 13, dans ce bois, dans \u2018cette allée oit'nous sotnmes, jo retrouverai peut-êtré: Paris avänt qu\u2019il soit longtemps.Je reve di.les, eux amazones et- les deux petits groonmis dont\u201cje\u201d pärlais-lout à l\u2019houre: \u201cSi vous saviez;comme ellès\u2018sont gentilles à élieval; les deux sœurs! Un matin j'ai-fait, derrières, elles tout, le tour du bois de Boulogne, à Paris.Je les vois encore.Elles avaient des chäpeaux gris à haute, figure, et deux grandes amazones sans taille, avec\u2019 une seule couture qui suivait la ligne di *dos.et il faut- que les femmes \u2018 soient\u2019.fièremeuit: bien\u2018 faites pour porter des amazones comme gat; Parcoque, voyez-vous, monsieur l'abbé, aivéc.les; amnazo- nes sans : faille, il n'y 4 -pas de :tricherie :-posei- | sise! a : \u2019 ble.La curé; depuis aflélqüÿpe- instdints, HEHE ¥ plus aucune attenlion aux discours de «Paul.La: voiture élait'engagée dad\u2018 ak allée assez.\\ongue, et parfaitement- droite.-Au-bout-de-cette-allée e curd voyajt venit\"lid cavalier au galop.~~ 7 \u2014Régardez long, dit: le curé aiPaul,:regaides donc.\u201cVaDs avez de meilleurs: yeux quid, mor.Est ce que Cè-d'est pas Jean, là-bas?.+ $ Rata \u2014Mais oui, c'est Jean: !Je-reconnais: sa jument |- grise.de fe EE Paul aimait les .ghevaux: valie regarder lé , regardait\u201d c'était Jean ; et, en apercevant \u201cde loin=le-curé\u201d ek|:.\u2014Envoyez-moi Jean tous les matins, lui ditelle, Paul, il agita en Lair don -képi, qui portdit deux\u2019ga- | je vous lo.renvérrai.tous: les, soirs.Le précepteur tail lons d\u2019or.Jean é ieutenant\u2018œu régiment\u201d d'ar= tillerie en garnison à: Souv guy.- Quelques instants après, iljs'arrôtait près.de la Petite voiture, et, s'adressant'ati-vuré: ~,.\u2014dJe viens de.chez vous, mols pa rain, et:Pauline m'a dit'que vous étiez allé à Sodvi ny, pour 15-Ven- te.Eh bien ?qui*l\u2019a acheté, le ch tod.af T4 \u2014Une Amëritaine, madame Scott.\u2014Et Blanche-Conronna ?.i - \u2014La même madame-Séotts ; = la fords.toujours ome Seo Ae .\u20141Tu Yas dit, répliqua Pau).:;3Etje\u2019 1a connais; madame Sool here.61 00 Va § aniiset don a de te présenterai.;-8éuJement ca \u2018fait_de; la peine 3 M.P'abbé.parceique {c\u2019est une.Américainey.une protestante.\u20180201 1 04 \u2014Ah | c'est vrai, mon : pauvre -parrain\u2026.Enfin nous cauterons de tout.celà demain.\u201dFirai :âîner avec .vous, j'ai prévenu, Pauline, Je-n'ai pas-le temps de in'arrêler, je suis\u201dd6 semaine, \u201cOL iFfaut que-je sois au quartier à trois heures.eme \u2014Pour la botte ?dit Pa Mure obo we 2 \u2014-Oùi, four, la batte™} SAW FEVoI Bailing! A, demain, ION PAFTAIN |: ov 048 cc fie Sep anni anes ai Le lieutenant d\u2019ärtillerie.reprit le rendit la main à son tit cheval, - ean, dit Paul, quel brave garçon, - * \u2018-= - hou Pal que Dave gares; \u2014I n\u2019y à rien de meillëür aù monde que Jean ! \u2014Non, rien de mallledF1 \"7 14 se perdait 20e Estourna pour qoir encore Jean; qui déjà dans là profondeur 08, ~., \u2014Oh 1 si, iva vous toes vÉbbé 1 cit ane no Paso rhe vi , Eh: bien !* vou ez-voûd que je vous dise, mon sieur I'abbé ?il -n'y a rien de meilleur#au monde que zous Jeux, vous ét Joan.\u201cLa Joi, la vérité ! i200 ! lenez; le bon terrain pour\u2018tfotter1*Jé'väis liaser\u2019 mlfokier .Niniohet 70% T à appelés Nine Shee :galop;* Paul SITY gama wy yg Loa eb 210 Py Tre Paul de\u2018la pointe-de son-fouet, cäréssa.le flanc de, pas non.Ca.va |- :mèro et assista en -dvpetit-fils.red .A force de se rencontrer au ,¢hevet\u2019 a8\" celix qui devoir: Jean G Fi z7-Rien à, > Niniche, qui se mit à\"\u201ctrottér d'i d'à\u2019 PER PE enn Paul lout Tovoupis 4 dpotiat dun, pratd d Soin Sn gm et OAS GrlinRy À ES TL \u2014Mais regardez donc commo e116 \"lave 16s, pala] « oh ivent Leta Bont aD) monsieur\u201d bbe rogardez dong comme ello lève pes FEET HE bore am ay les re 131 régulitrot.Ung Araie.méca- | .CE sai : A enches-yous - pour vd ot nie Nail ive ae.2 gone ; J'abbé,- \u2018faire = qe A wp -duig oJ I Sh peu pour voir Mae Dlaiaiv à Paul; ser penche ri crime fortune, ch nte et seule au monde.Il l'épousd.\u2018Cela :sè passait on-:1855, et l\u2019anjiée .suivanie réseryait au docteur Reynaud une grande douleur et une grande joie : la mort, de sa vieillb mère et la naissance de sou fils Jean.PET A six semaines d\u2019intervalle, 'abbé Constantin: ré-.cila les prières des morts sur la tombe de Ta grand} qualité de parrain; au\u2019 baptême souffraient et dé \u2018teux ° qui\u201d \u2018mouraient, \u2018le.prêtre'et lu médecin, du\u201cmême\u2018cœur \u2018et du même mouvement, avaient été attirés et portés l'un vers foririe, de PBS.voilés'noiré bien \u2018plaqués sui la l'autre.Ils s'étaient sentis\u2019de la même famillé,, de la méme race, le la rac des bienfaisants; \u2018> Ga i Les années succédèrent aux années, calmes, douces, dans les pleines satisfactions du tiuyail et dh prandissait.2.\u201cTl prit avec sort pèré, eçons d\u2019orthographe, avec le curé ses 2 des tendres, dés-justes et D'un ct ses premièrés abprieux ;il-fit dé tèls\u2018 progrès que\u2019les déux pro- esseurs,-\u2014le curé \u2019surtôut,\u2014 seitrouvèrent, at bout \"de quelques années,:un \u2018peu embañrassés\u2026 Lour télève devenait beaucoup trop fort pour eux.à Ce moment que la comtesse, après la mort de son C'est mari, vint s'établir à Lavardens._ ; Ol Elle-amenait un précepteur pour son flls Paul, \u2018loquel 6tait très-gentil É } quel maïs\u201ctrès\\paresseux petit hômine.Les déux enfants étaient: dil; mdme Age; Madame de: Lavardens ai tions: - -.- { à \u201cbu \u2018de Paul\u2019est un jeune homme tres distingué ; il ferh thavdiller nos'deux enfants.Vous me rendrez service,\u2018Jean donnera le -bon exemple a Paul.} en'effet, au petit\u2018geritilhomme 'd\u2019excel- \u2018 de travailot, d'application,:.mais ces exemples.ne furent t'suivis ; ! \u2018\u2019La: guerre éclata.Le 12 noyembre, geois donna, ents exemplos : a i À sept houres \u201cJ-du'imatin.les mobilisés de Souvigay se réunissaient sir Ii grande place de là ville ; ls avaient pour aumônier l'abbé Constantin, pour chirurgien-major le docteur Reynaud, +.Loaf mémio\u2018idée leur était venue e temps à\u2018tous les deux ;:Je prêtre avait soixante deùx-ans,et le médecin cinquaute.! verguit Longueval et qui passait devant la rnaison du-docteur.Madame Reynaud et Jean attendaient surile bord-du chemin.
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