L'Étendard, 2 juillet 1892, samedi 2 juillet 1892
[" # IMPRESSIONS IETE IN DARD \u2014mrriud xr PUBLIS PAG BROCHAGES, __.CARON & CIE, REGLAFT 3 at EDITEURS-PROPRIETAIRES ' 4 b ! \u20ac > : .° Cas eas re, , Administration et Rédaclion px fo V\\Po.aTEs, 36 RUE ST JACQUES Exéeutés à L'ETENDARD, avec goût et MoNTnEAL apomptitude, i des rix défiant toute compétition Sous la direction dun Comité | a 10ème Année MONTREAL, SAMEDI, 2 JUILLET 1892 No 132 EN bé fai 3 .0 : ' N N 3 lus ordinaire qui afflige lo L quelles les donutions ont été faites Néanmoins, cetto demande « | ce propos des remarques tout à DE LANGUE ANGLAISE Le mal le p ° MONTREA originnirement, sans Une permis- | déj été faite, dans lo pussé, ot lo | fait grotesques, à sa manièro du 1801 1861 | Bone lla a ae, Lai 2 JUILLET 1892 .: , \u2019 A Colombie Angluise 06432 48.746 | vant nombre de familles de lour ap = ® s SAMEDI sion spéciale du gouverneur-géné- | rapport a étéproduit; mais le sen- | resto.Manitoba.141,404 GO0,U80 | el torturant ses victimes par les plus = > , ral en conseil ; aussi, lorsqu'il s\u2019est | timent public a été si justement \u2014 , N.-Brunswick.200,400 201,001 | Atroces douleurs.Aucun remède es ADWAY'S REET.3 agi do construire le collège | froissé d\u2019une telle mesure que la Lo Dr Pavlidès do la ruo Saint | Nouvelle-Ecosse .420.215 04.575 mieux Féuvsi à guérir Jromptoment ot N COUP canadien à Rome, bien que | demande no s\u2019est pus renouvelée.| Denis, récemment arrivé de Fran- Qutario, nar 2015 UE 1.8201 Huile St Jacob, Ce sont.les médecins READY RELIEF cet établissement oft unique- Pour exciter ln convoitise des | ce, avait demandé au Collège des Qu Shee.oun 207150 287440 gui le disent.Plusieurs d'entre eux en « DANS L'EAU Les journaux libéraux de vioille ot de nouvelle roche sont partis en guerre contre les congrégations religieuses et le \u2018clergé.1ls ne s\u2019écrient pas encore : \u201clo cléricalisme, \u2018voilà l'ennemi;\"\u201d munis ils insinuent timidement cette idée dans l'esprit de leurs lecteurs ; ils sapent sournoisement la conflance que nos populations ont toujours eue dans lenr clergé, en représentant leurs prôtres, leurs religieux et leurs religieuses comme d'avides accapureurs devenus un fardeau pour le pays.LL.C'est ninsi qu'après avoir dirigé vne attaque générale sur les communautés religieuses, après avoir demandé que l\u2019on soumette à l\u2019iimn- pôt églises, presbytères, collèges et couvents, ln Puirie s'attaquo directement à la société de Suint Sulpice.\u201cIndividuellement, dit-elle, les membres des communautés religieuses sont relativement pauvres, mais les collectivités sont très riches.Les Bulpiciens, por exemple, pos- stdent en espdces sonnuntes un capital disponible plus considérable que celui de ln Banque de Montréal, saus compter la riche seigneurie qui leur n été concédéa en 1003 par le roi de France à condition que le produit en serait employé à l'instruction des enfants français et sauvages.Oette condition du fidéi-commis n'a pas étéremplie.En vettu de l'acte constitutif passé en 1810 par le parle- went du Bus-Oanada 1a communauté devait en outre faire rapport de l\u2019emploi du revenu de la propriété aussi souvent qu\u2019elle en serait requise pas le gouvernetvent, Llle n\u2019u juimais fait de rapport et n'en fera probablement jamais, Pendant la dernière session, M.Turgeon a voulu avoir un raport au sujet de l'emploi des revenus de cette communauté; lo gouvernement de Boucherville n\u2019& pas voulu y consentir.La innison mère de In communauté ert en France, de sorte que c'est en dehors du paysque vont s\u2019eunfouirles fonds BRUVEHUUL des revenus qui devraient être appliqués à l'éducation de notre jeunesse canadienne.L'abolition des exemptions de taxo est devenue nécessaire.gouvernement de Boucherville aurnit dû com- rendre cela et, paisqu'il voulait nbao- ument taxer, l'occasion était belle pour fuire retomber une partie du fardeau sur ceux qui jusqu'ici ont beaucoup retiré de la caisse provinciale muis ne lui ont jamais rien fourni.\u201d Il y a dans ces quelques lignes iuspirées par la haine, le soupçon ot la jnlousie, un libelle diffamatoire bion caractérisé, et si les intéressés ne demandent pas à la justice In satisfaction à laquelle ils ont un droit évident, c\u2019est sans doute gu'ils dedaignent trop coux qui les calomnieut de la sorte.En effet.dive nux Sulpiciens : \u201cvous enfounissez en Franco les fonds provenant des revenus qui dovraient être appliqués à l'éducation de notro jeunesse canadienne,\u201d c'est leur dive à mots peu couvorts : vous êtes cles coquins et des escrocs.Vous volez le Canada an profit de vos mnisous de France et au mépris de vos obligations.Or, avous-nous besoin de le dive} Rien n'ost plus faux.On sait qu'au lendemnin de la conquête, tous coux qui restèrent Au pays furent contraints do so soumettre à la loi du vainqueur et de dovonir sujets anglais.Un grand nombre repasséreut lu Mer et de ce nombre, Leancoup des mombres de la société de St Sulpice; mais vingt-neuf d'entre eux restèrent, bien détorminés à no pas abandonner Jours colupa- iriotes que le sort des armes folie ainsi entre les bras de Angleterre.St sulpice de Paris, qui avait fait d'immonses sacrifices d'hommes et d'argent pour établir ses œuvres au Canada, aurait pu rofiter de In lHiborté que le vain- leur offrait à tous d'emporter tout cs qu'ils possédaient ici ; pals A la demande de ceux qui Tostuient, cette société en fit géné- feusemont le sacrifice.Coux-ci organisèrent à nouveau, ot adop- rent une nouvelle constitution qui los rendait absolument indépendants de leurs frères de France sous lo rapport du temporel, De co Jour, los Sulpiciens de Frauce n'eurent plus rien à voir ni de fait, ni de droit, avec l'admi- Distration des biens temporels des Sulpiciens du Canada.Jamais île f'ont touché un sou des revenus © ces biens, ot la Prlr-ia serait fort 5 peine de pronver ses avancéds Aux et mnliciousement libelloux f elle était mise on demeure do le aire.Quaud, do temps à autre, il ar- Five que nos Sulpiciens envoient Un sujet à Paris pour y compléter son éducation, ile Prient naturel- jemant sn pension, como ils lo fe- lent dans tout autre établisse- tong anger À lour société; c'est ce qui \u2018an otd jar \u201cenfoui \u201d à l\u2019étranger, Jutoals * on pur termes de deur charte, les a \u20188 de #:-Suipice no pou- vent distrnir- une partie de Sours revenu ins pour los- ment pour but le bien de lu religion au Canada ot que, par conséquent, il ne dérogeait en rien aux idées deg donateurs, les Sulpiciens demandérent et obtiurent cotto autorisation du gouverneur, afin de se mettre ainsi à l'abri de toute critique.Ce n'est pas sans poine et sans luttes, que nos Sulpiciens out cone servé les biens qu\u2019ils avaient apportés en co pays et ceux qui leur avaiont été donnés pour des œu- vres do religion et d'éducation.Après la conquête, les vainqueurs, mus de l'esprit qui anime encoro aujourd'hui les ennomis du clergé, vouluront confisquer ces biens.En vain, on lour présentait l'acte de cession qui rendait les Sulpiciens canadiens seuls propriétaires do cos biens et indépendants, au temporel, de leurs frèros de France, le gouvernement répon- duit : C'est là une cession fictive.Vous restoz Sulpicions, c'est-à-dire membres de la société dont la tête est on France; vous n'êtes qu\u2019un même corps; une cession no peut so faire validement du même au même ; vous êtes en contravention, et je confisque les propriétés.Si nos Sulpiciens eussent été de In trempe de ceux qui les décrient, ils eusseut cédé ot le Canada français eût été privé de ces ressources qui ont si puissamment aidé au relèvement et an maintien do notre nationalité distincte au milieu des vainqueurs tout puissants.Muis il y avait du caractère et do l'énergie au Séminaire de Montréal, et l\u2019on ne craiîgnit pas d'engager la lutte sur le torrain légal contre le gouvernement lui- méme.On conçoit sans peine les difficultés d\u2019une telle lutto.Pondunt quatre-vingts ans, ce fut uno bataille continuelle, un procès que l'on aurait pu croire interminable.Mais la persévérance est iuvin- cible.Au lendemain desitroublesdo 1887, l'Angleterre ouvrit enfin les yeux, reconnut la justice des revendications de St Sulpice et lour accorda la charto qui les régit encore.Leduc de Wollington, lui-même, prit la défenso de lour bon droit en parlement et sa parole porsua- sive gagua cet autre Waterloo, saus qu'il coût besoin du concours de Blücher et de la trahison de Grouchy.Aux termes de cotte charte, les donations des rois de France sont confirmées à la charge de pourvoir Aux œuvres énumérées dans la charte originale.Mais il a été depuis longtemps veconuu par les plus hautes autorités juridiques quo ces fins indiquées sont purement distributives, c\u2019est-à-dire que, du moment que les revenus sont affectés & l'une ou À quelques-nnes des œuvres mentionnées, les Sulpiciens sont dans la lettre et l'esprit do leur charte.Ainsl, supposez qu\u2019au lieu de cette vieille maison qu\u2019ils habitent au contre de Montréal, ces messieurs omploient leurs revenus à se construire un établissement somptueux ; supposez qu\u2019au lien de cos cellules nues et plus que simples où ils reçoivent leurs visi- tours, ils aient de grands salons et au lieu de vieux planchers raboteux, do moelleux tapis, supposez qu'au lieu de travailler gratis pro Deo, ils s'attribuont des honoraires convenables, personne n'aurait rien à y redire, l'entretien de leur personnel étant la première œuvre pour laquelle les donations ont été faites.Il est ridicule do soutenir qu\u2019à l'aide des revenus des propriétés qui leur ont été concédées, ces mossiours dovraient pourvoir à tous los frais du culte et de l\u2019éducation dans l'île de Montréal tout ontière.: La valeur de ces propriétés ne s'est pus accrue, à beaucoup près en proportion du progrès matériel qui s'est produit ici, depuis le temps où le revenu pouvait suftire à In desserto ot à l'éducntion des enfants et des sauvages.De fait, lo budjot de St Sulpice se solde presque tous les ans par dos déficits et quand ces messieurs entroprennent quelqu\u2019œuvre nouvelle importanve, conime l\u2019établissement du séminaire do philosophie, par exomple, ils so voient forcés de veudre quelqu\u2019une de leurs propriétés.S'ils no font pas de rapport annuel do leur administration, c\u2019est tout simplement qu\u2019on ne le leur demande pus, et l'on a raison ; car leurs œuvres et lours actes sont lo plus beau rapport qu\u2019ils puissent faira ot uno telle demande serait un acte do méflanco injustifiable, masses lesogneuses, La Patrie exagéro ridiculement la richesso de St Sulpice.En représentant cette muison comme plus richo \u201cen espèces sonnantes \u201d que la banque de Montiéal, ello débite tout simplement des paroles en l'air.Sur quoi se base-t-clle pour faire de pareilles assertions ?Sur rien évidemment, ot son attaque n\u2019est qu\u2019un coup d'épée daus l'eau ; mais cola sora cru de ses lecteurs, sans doute, et c\u2019est tout ce qu'elle demande.Faire mivoiter aux yeux des masses crédules les millions imagi- nnires du clergé et des communautés religicuses a toujours 6téd un des moyens favoris des révo- lutionnairoes.BULLETIN Politiguno amséricaine Les corcles politiques & Washington s'occupent beaucoup de la convention du parti du peuple, qui s'ouvrira à Omaha le 4 juillet.Il est généralement admis que ce parti obticndra un grand nombre de votes aux élections de l\u2019automne prochain et même que dans plusieurs états il aura In majorité.Des efforts sont fuits depuis longtemps par les chefs de ce troisième parti pour engager le juge Gresham, de Chicago, d accepter In candidature de ce parti, Le juge Gresham est un ancien républicain qui, en 1883, a obtenu un grand nombre de voix dans la convention républicaine, pour In candidature à la présidence.C\u2019est un homme d\u2019un grand talent, qui a une réputation d'intégrité et de dévouement au peuple bien établie.Dans le cas où le juge Gresham refuserait absolument d'accepter la nomination, il scrait question du sénateur Stewart, du Novada, millionnaire et Lomme très influent jusqu'ici dans les conseils du parti républicain ; mais il serait cependant si pou satisfait de ln politique du parti républicain sur lo monnayage do l'argent, qu'il songerait à changer d'ullégeance politique.Les promoteurs du parti du peuple, calculent qu\u2019avec l'un ou l'autro do ces candidats, il remporterait le Nevada, le Montana, le Colorado, l'Idaho, le Dakota du Sud, le Kansas, le Nebraska, le Minnesota et peut-être l\u2019Iows, la Georgie, l'Alabama ot la Caroline du Sud.Oecci aurait pour cifet d'em- pôcher M.Cleveland et M.larrison d'avoir une majorité absolue dans le collège électoral.On pense qu'alors les républicains membres de ce collège préfèreraient voter pour le candidat du parti du peuple et assuror eon élection, que co laisser venir l'élection devant Ia cham- bro des roprésentants, qui sera certainement composée en majorité de détno- crates qui ne manqueraient pas d'dlire M.Cleveland.M.Springer, membre du Congrès, n'admet pas que les républicains consentent jamais à voter pour un autro que leur candidat, mais il a dit qu\u2019il était très probablo que le parti du pouplo élirait assez d'électeurs présidentiels, pour empêcher l\u2019un ou l'autre des anciens partis d'obtenir une majorité absolue.Sous un autre rapport l\u2019action du parti du peuple, peut aussi avoir un résultat important.Ainsi dans la Pennsylvanie, qui est un état foncidroment républicain, une centaine de mille chevaliers du travail voteront pour le nouveau parti et comme ce sont en grande majorité des républicains, il peut se faire quo les démocrates remportont cet état.La question du libre monnayage de l'argent, sera le grand cheval de bataille du nouveau parti.ECHOS LA TEMPERATURE Toronto, 1\u201411 p.m.La pression ntmosphériquo est comparativement haute sur la partie est du continent.Il a plu hier en bas du fleuve St Laurent ot dans les provinces maritimes ; ailleurs il a fait généralement beau temps.Température minimum et maximum \u2014Oalgary, 66-58; Qu'Appelle, 48-70 ; Winnipeg, 48-80 ; Toronto, 41-60; Montréal, Cho; Québec, 52-68; Halifax, 60-74.Probabilités pour les prochaines vingt quatre heures .Lncs\u2014Vents Sud et Est ; généralement beau temps suivis d'orages on différents endroit.St Laurent \u2014 Qdénéralement beau ; stationnaire où température un peu plus haute.A MONTREAL C'est un fait bien connu que cette aunée a été jusqu'ici romar- quable par ses nombreux accidents, s0s inondations, ses cyclo- nos, ote.Or hier nous faisions des vœux pour que le resto de l\u2019année soit plus favorable on général.Le Canadien de co matin fait à médecins sn licence, mais on la lui a refusée.Lä-dessus, lo docteur prit un meendamus, C'est aujour- d'hui quo doit se plaider ce procès intéressant qui a presque uno portée intoruationale.Enfin la longue périoge de pluie qui désolait les agriculteurs semn- Lie arrivée à son terme.La pluie a Cessé ot le temps s\u2019est enfin remis au beau.Nous devons eu remercier la Providence et espérer encore avoir uno magnifique récolte, Los quatrains colebres D'un anonyme sur les trois statues qui décorent In nouvelle fu- çade du palais de justice (1788) : Pour orner lo Painis, Un artisto famoux À travaillé.Quelle e-txa molileure statuo ?Las prudonco oat fort blon, Ja Force ost encor (mieux, Muls Ju Justioo ok mal rendue.A L'ETRANGER Les Américains se préparent à fêter avec beaucoup d\u2019éc'at l'anni- versiire de leur indépendauce, lundi prochain, 4 juillet.Une dépêche de Londres annonce un \u201clockout\u201d formidable.L'union dos manufacturiers de chaussures de Leicester, par suite de difticul- tés sur In question du travail des enfants, a résolu de faire un \u201clockout\u201d.La fermeture des mn- nufactures va jeter sur lo pavé 90,000 hommes, On s'accorde à dire que la ré- cote, au Manitoba, sera plus ha- tive que l\u2019année derniére.Les apparences sont magnifiques, ot il n'y a aucun doute que la récolto des légumes sera In plus belle que l'ouest ait encore produite.Le gouvernement de Manitoba n déeidé d'établir une école d'n- griculture, et il soumettrn cetto question à l\u2019attontion des membres de l\u2019A-somblée législativo do cetto province, afin d'obtenir l'argent nécessnire à cette institution agricole.L'osvrit d'autrefois Scanderberg gagna vingt-deux batailles, ot fit paraître une force si oxtraordinaire qu'on attribua a son sabre une vertu surnaturelle.Mahomet IT le lui ayant demandé, il le lui envoya.Le Sultan, aprés l'avoir examiné, le lui fit rendre en disant qu\u2019il ne concevait pas qu'il coût fait tant de choses nvec ce sabre-là, et qu'il en avait de meilleurs.\u2014Je lo crois, répondit Seander- Lberg, mais, en lui envoyant mon sabre, je no lui ni pas envoyé mon bras: Uno princesse s'étant montrée curicuse de savoir de Clément XIV s\u2019il ne craignait rion de l'indiscrétion do ses secrétaires : \u2014Non, madame, répondit lo Pape; j'en nai copendant trois, \u2014 ce qu'il dit en montrant les trois doigts dont il so servait pour écrire.Canadiens français ou anglais Lo bulletin No 11 du recensement vient de paraitre.Il traite de la population au point de vue des origines et de la langue.Voici comment se répartissent ceux qui sont nés au Canada : 1801, 1881.Colombie anglaise.56,201 84,057 Manitoba .108017 48,902 Nouv.-Brunswick .200.151 280,005 Nouvelle-Ecosse.423,800 412,589 Ontario \u2026.\u2026.1,710,703 1,403,600 llodu P.-Eouard.102,652 09,968 Québec.\u2026.\u2026.1,408,514 Ter, du N.-Ouost.47,788 Totaux.4,155,004 NÉS A L'ETRANGER 8,085,543 Territoiresdu N.-O.65,250 22,852 Ainsi, d'après ces chiffres, les Canadiens-français composaient 30.1 pour cent de ln population,eu 1881 et ils ne sont plus que 29.1 pour cent on 1891.C'est surtout nu Manitoba et dans les Tervitoires du Nord-Ouest, que cette di- mination proportionnelle s'est fuit sentir.Dans le cours des dix dornières années notre population de langue française, dans la province de Québec s\u2019est accruo de 125.705, on dépit de l'imigration constante et toujours croissante de nos concitoyens, Il est donc faux do dire.comme le crient les journaux libéraux, dans leurs élucubrations anti-pa- triotiques, que notre province se dépeuple.Malgré l'énormo déperdition que nous déplorons, notre population canadienne-française, dans la province de Québee a encore aug- monté, dans In décade, dans une proportion normale do près de 12 pour cent.Les différentes nationalités étrangères out augmenté comme suit : 1881 1891 France.\u2026.\u2026.4,381 6,377 Allcmagne.2,628 27,711 Italie, Espagne, +.002 2,951 Portugal, Russes, } Polonais, f\u2018+-
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