Le Franco-canadien, 17 avril 1885, vendredi 17 avril 1885
[" pe VQL XXV.No 46 PUBLIE A ST.JEAN D1 Gabriel Marchand.Rédacteur-en-chet.PRIX DE I\u2019 ABONNENENT.» sL00 50 four douze mois.Vour six MOIB.0.\u2026.00.tavariallement payable d'avance.l'out semestre commencé se paie on entier, eb aucus refus de coutinuer l\u2019aboutement pe sers accoplé à moins que tous les arrérages aient été payés.war Toutes corresputdances, lettres chargées, commuilicalions, &e, de a sont être ad à 1.BOURGUIGNON, Prop.St, Jean d'Éberville FEUILLETON, \u2014\" 12 L'HOMME NEUF MILLIONS Par Pierre Kaoccene.DEUXIEME PARTIE.XI Puis an bout de quelques secondes : \u2014Hiy a quelqu'un dans le pare, dit elle à voix basse ol op) 3 \u2014Qui cela peul-il êvre Ÿ iuterroges Ma x.\u2014Renardin\u2026peut être ; ou Cox.-\u2014C'est ce.que nous allons vérier.Déjà Max avait fait quelques pas vers la porte ; Laura courut à lui et Je reunt.-\u2014Non |! non ! dit-elle d'un ton plein d'autorité, ue sortez pas / vous n'dles point armé, ils vous tueraient ! \u2014Laissez-moi! vos craintes sont puériles.i \u2014Par grâce, je vous en prie.\u2014Eh non !\u2014revenez à vons'\u2014il y aurait lâcheté à reculer.\u2014Max / Max / .Mais ce dernier s'était dégagé des bras de la jeune femme.Laura n'y tint plus.\u2014Eh bien, soil ! dit-elle en le suivant, puisque vous le voulez, j'irai les affronter avec vous.Et jetant un voiie sur ses cheveux, une mante sur ses épauies, alle passa ax et l'entraîns vers lp parc.1ls n\u2019allèrent pas loin ainsi, aient à peine fail quelques pas que Laura s'arrêta glacée d'effroi.Renardin et Cox leur barraient le passage.a ! misérables / cria la jeune femme, que voulez-vous Ÿ qui vous à donné le droit de pénétrer ici ?Pour toute réponse, Renardin l\u2019entoura de ses deux bras vigoureux, pendant que Cox se ruait sur Max en randissant un poignard.C'en était fail de ce dernier peut- être, et il était destiné à périr dans Cet odieux guet a-pe id un inci dent waitendu viut lout i coup changer la face des choses.C'était Anatole ! li acrivais par la grille qui donnait sur le Doulevard, el entendant du|7 bruit, il était accouru.D'un geste rapide et prompt, il arracha son poiguard à Cox et alla dégager Laura qui jela un cri de triom- \u20ac.\u2014Ah ! c'est bien cela | c'est bien | dit elie épardue ~Qu'y a-t-il donc, el à qui en veu- {vat ces honimes ?\u2014Demaundes-le 4 aux mémes Anatole, qui ne comprenait rien encore, s'était tourné vers Cox el vers Renardin ; mais ces derniers avaient Jugé prudent de ne point se prêter à un interrogutoire indiscret, et ils venaient de Cuir.Alors son regard chercha Max, of M tressaillit.Du premier coup d'œil, à la lueur d'un bec de gaz, il l'avait reconnu 1.\u2014Vous / dit-il.vous 1.ici.& celte heure.ah | vous allex m'expliquer.Mais Laura voulut lui prendre le bras, et I'entralner dans l'hôtel.\u2014Venez, venez.ta-Leile ; il faut que je vous parle.Ce que vous avez lail prouve que vous 1gnor l'odieux guei-apens que l'on préparé.Etquaud vous conoaltrez dans quel but cea deux misérables se s0at miroduits ici.Anatole résista à l'insistance de la jeune femme.La vue de Max l'avait rendu à loute su colère.C'était son rival /\u2026je flan cé préféré d'Edmée, et il sentait sa poitrine se soulever de fureur.ll abandonna le bras de Laura, et alla droit à Max.: \u2014Pardon, moneieur, dit il, en l\u2019en- traloant & quelque pas.C'est le hasard qui nous met aujourd'hui eu face l'un de l'autre, el vous ne trou verez pas mauvais que j'en profite pour obtenir de vous tne explication.\u2014Que voulez-vous savoir P it Max, qui, de son côté, n'élait pas moins ému, ni moins irrilé peut-être.\u2014Vous êtes le fils du comie Roger?\u2014Oui monsieur.\u2014Et vous avez demandé à M.Parville la main de va fille \u2014Q \"il à bien voulu m'accorder.\u2014Vous u'ignorez pas cependant que mademoiselle Bdmée m'avait élé promise ! \u2014Je le savais, en effat, et l'on m'a- valt dit en môme temps que vous n'é- ties aimé 1 ~Monsieur ?\u2014N'est-ce pas la vérité ?\u2014Eh t qu'importe /.i je l'aime | «arsielle ne doit pas m'sppartenir, j'entends qu'elle n'appartienne & personne.Max s'inclina ironiquement.= \u2014Jene vois pas bien comment vous pourrez empêcher que celà boit, répondit-il, sur sen ton railleur.- n moyen.\u2014 ?\u2014 Bt au moins si le Bis du camie Roger a hérilé du courage de son père.\u2014Un duel | At Mas, l'œil sublle- ment traversé par vne lueur G'ecier.Mais il se contint.\u2014Boit, monsieur, ajouta Lil auvel- 101, d'une voix plus calme; soit! je suie tout disposé à vous édifer complètement sur ce point comme sur les autres.Detnain, vl vous voulez envoyer vos témoins à mon hôtel, vous pouvez être assuré du bon accueil qui leur sors réservé.Puis, ayant salué Laure, plus morte qua vive, il gagna sa voiture qui l'aitendait sur le boulevard.xu Une heure après celle seène le comte de Biaugy attendait seul, duns ce cabiuel somptueux, oh unus l'avons déjà vu.et il se promenait d» long ea large, le visuge altèré, les sourcils contractés, en proie à une agitation, à uve ipguiéluge qu'il n'essayail pas de dissiimuitr.Tout à coup, il suependit sa promenade heurtée, ei marcha vivement vers I'un des coins de lu chumbre.11 y avail 1A une porte ddrobse gui donna sur le jardin, et il venait d'y enlendre frapper.Il se pencha.; \u2014Est cui vous, Cox ?demanda-t-il, la voix étranglée, le corps friesonnant.\u2014C'est roi, Ouvres, répondit la voix de Cox.La porte w'ouvrit, et il entra.Li ôtart essoufilé\u2026la figure un pau pâle, les traits légèrement convulués.\u2014Bh bien ?interrogeu le comte, ne oser lu regarder en fac».\u2014Ralè 1.répondit Cox.\u2014Et quoi 1.ce Max.\u2014Aussi bien porianl que vous el moi / \u2014Uependant\u2026 \u2014Ah ! oui, cepeudant\u2026le coup était bien préparé.el ndant dix secondes, je l'ai tenu au bout de mon ignard.mais votra imbécile de Is est veun ss jeler en travers, el nous avons dû fuir.tole était là 1 il vous a vu.te eut un gesle d\u2019horreur.Cox haussa les épaules.Eh uon ! il ne sait rien, répliqua- el c'est là qu tout le mal; | avait été mie dans la confl- dence.peut 8ire qu'il nous aurait laissé faire.\u2014Lui | quelle odiense supposition.Cox tit entendre un ricanement cynique.\u2014La voilà bien avaucé maintenant lil aves impudence : il à sauvé le jeune Max, et ce sera à recommencer\u2026sans compter qu'il va avoir un bel et bon due) ane les bras.\u2014Qu\u2019en dites vons ?\u2014Eb | pardieu\u2026tien que de logique.les deux jeunes gens ne s'ui ment pus : ils en veulent À la même femme, et quand il va deux cogs pour une poule, on joue volontiers des ergois.\u2014Uu duel 1 1épéta le père.mais ce n\u2019est là qu\u2019une supposition.ils ne se soul pas provoqués \u2014C\u2019est Reaardin gui a tout entendu.il est resté en arrière, et d'après ce qu\u2019il nca rapporté.je crois que ça eu! \u2014lls doivent se battre.\u2014Demain ou apres demain.-\u2014Ah 1 tout m'accable ! C'est horrible.qua \u2018aire ?blé sur un divan ; Cox se rappocha doucement de lui.\u2014Voy ! voyons! dil-il d'une voix insinuante, il ne faut pas se lais ser abatire ainsi, que diable | On est Homme, et tout u' s perdu.\u2014Qu\u2019espérez-vous donc encore ?fit le comte en regardant son interloeu teur avec élonvement.~\u201411 ne faut jamais désespérer.- Mais ce duet! \u2014Il aura lieu.\u2014Ekt s'il tue mon fils ?\u2014li ne le tuera pas 1 Cox eut un sourire énigmatique.\u2014Ça, dit il, c'est mon affaire !.marché tient Loujours, n\u2019est ce pas Et vous n'allez pes vous montrer sus- ceplible sur l'honnêteté des moyens.Vous avez raison ; laissez-moi agir, combiner, et, demain, je vous dirai se que j'aurai préparé.\u2026est-ce con venu ?\u2014Ah ! quand done verrai-je la fin de mes Lourinents ?\u2014Quand nous vous aurons débar rassé du jeune Roger de Kervenny ; h 4 moins que lv diable ne s'en mé ee.Eu parlant ainsi, Cox se dirigeait versia porte.\u2014Vous partez ?fit le comte.quand vous reverrai je ?\u2014Demain.\u2014Et vous me direz\u2026 \u2014dJe vous ferai connaître le résul lat de mes réflexions et de mes prépa- ratils.\u2014A demain, alors.\u2014A demain.Cox s\u2019éloigna.Cependant, à In suile de sa rencon tre avec Anatole, Max élait rentré a son hôtel, plus agilé et plus ému que ue le comportait la situation.C'élait sa première affaire, et de quelque courage que l'on soit doué, on perl pas loujours, en pareille uccasion, se défendre d\u2019une certaine appréhension.ax savait adusirablement manier vue épée, el ce n'élait pas la rencon tre er elle-même qu'il redoutait.Mais il y avuil Edmée, dout le cœur allait être déchiré, et 11 nie son- gesit pas rans trouble au chagrin \u2018elle éprouverait, si quelque propos indiscret lui donnait le soupçon du danger qu'il allait courir.L'amour v'alarme facilement; il craignit de ne pas asses bien lui ca: chet Liv méme ses préoccupatious.Aussi, résoiut-il de se faire excuser le lendemain auprès de la jolie en eb de ne reparaître devant elle, qu'a pring je duel aurait eu lieu.11 dormit mai celle nult-là, et le jour suivant ii ne sortit pas.H ne voulait voir Fra il avait compté mans Jonal Comme il achevait de déjeuner, il le vit accourir.\u2014Eh bien ! eh bien, fit I'Ameri calin: que se passe-t-il?Je sors de ches Parville, et j'y au apprie que vous éliez indisposé ; est-ce que vraiment yous dles souffrant ?\u2014Nullement, répondit Maz, avec un peu d'embarras.\u2014 Alors, pourquoi celle défaite ?\u2014Parce que je me bats demain.\u2014Vous / avec qui ?\u2014Avec Anatole de Blangy.Jonathan B¢ un mouvement.\u2014vous l'atés Le comte s'élait laissé tomber acca | 87 ~\u2014Oh 1 oh ! dit-il, voilà du nouveau, donc rencontré ?\u2014où \u2014 ANCO-CA -
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