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Titre :
Le franc-parleur : journal hebdomadaire indépendant
Publié à Québec, Le Franc-parleur est un journal catholique, nationaliste et politiquement indépendant. Il reflète les opinions de son propriétaire, directeur et principal rédacteur, Raoul Renault.
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1915-
Contenu spécifique :
vendredi 13 octobre 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le franc-parleur : journal hebdomadaire indépendant, 1939-10-13, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014 -.VOL.XI\u2014No,-51 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 re ~~ quis oerome de Fe) eat i 9 .Bibi au Gouvernement \u2018 \u2018Qui bene amat, bene castigat :\u2014 - \u2014\"ORGANE D'ACTION NATIONALE RAOUL RENAULT Directeur ee \u2014 CE QUE VEUT DIRE L'AUTONOMIE PROVINCIALE RECLAMEE .PAR LE PREMIER MINISTRE M.Duplessis s\u2019est posé en champion de l\u2019autonomie -de la ; moire, le gouvernement de la Province de Québec, après avoir rap- province de Québec.Ses adversaires politiques et les libéraux d'Ottawa voudront donner à cette attitude tous les sens et toutes les équivoques possibles.Parceque le Premier Ministre de la province de Québec est resté fidèle à l'esprit même de la constitution canadienne, on voudra le présenter comme un antipatriote, comme un séparatiste et comme un anticanadien.Rien n'est plus faux, rien n\u2019est plus contraire aux faits, rien n\u2019est plus contraire à l\u2019attitude manifestée dans toute sa carrière politique de Premier Ministre de la Province, On dira que M.Duplessis fait de la politique fédérale et s'occupe plus du gouvernement d'Ottawa que du gouvernement de Québec; telle affirmation se contredit elle-même et ne peut être prise au sérieux par personne.M.Duplessis s\u2019est toujours défendu de faire de la politique fédérale; ils s\u2019en est défendu dans ses discours et, dans tous les actes de son gouvernement.On se rappelle encore sa déclaration précise à l\u2019occasion du Congrès Conservateur Fédéral de l'été de 1938, à Ottawa.\u201cJe ne peux que repéter ce que j'ai déjà dit souvent : mon mandat concerne exclusivement les affaires politiques du Québec et j'entends rester fidèle à ce mandat.Personne n\u2019est assez fort pour m\u2019amener dans l\u2019arène fédérale lorsque je ne veux pas faire de po- \u201cTitique fédérale\u201d.Les soucis et l'importance de la défense des droits de la Province de Québec à l\u2019intérieur de la Confédération Canadiehne sont assez importante pour accaparer toute l\u2019attention du gouvernement provincial.Et cette autonomie que défend encore une fois dans la présente lutte le Premier Ministre n\u2019est pas autre chose que le souci essentiel qui a toujours motivé et dicté sa politique.Son attitude est une attitude de loyauté à l\u2019égard de l\u2019esprit et de la lettre même de la Constitution Canadienne : \u201cQuant à nous, disait-il en ouvrant sa campagne, être loyal c\u2019est, d\u2019abord et surtout garantir le progrès et la prospérité du Canada en général et de la Province en particulier.\u201d Cette attitude est une attitude d'affirmation et de protection; le Premier Ministre affirme l\u2019existence de la Province de Québec et il affirme le respect dû à ses droits.Il exige le respect intégral des prérogatives et des attributions qui, depuis toujours, ont été ou auraient dû lui être reconnues comme aux autres Provinces du Dominion, \u201cL'opinion que l\u2019électorat de Québec pourra exprimer ajou- tait-il, fera comprendre à tous ceux qui l\u2019oublient et l\u2019ont oublié, que Québec entend conserver sa pleine autonomie et exige de l\u2019autorité fédérale, quelle quelle soit, le respect intégral des droits qui lui sont garantis par la Constitution\u201d.Cette attitude est aussi l'expression d\u2019une protection et d\u2019une défense légitime du gouvernement provincial contre l\u2019exclusivisme centralisateur du gouvernement fédéral : lorsque celui-ci en est rendu, sous le prétexte de mesures de guerre, à empiéter sur les droits des provinces au point qu\u2019elles en sont privées de la libre administfation de leurs finances et de vouloir tarir le sang même de la vie économique et sociale des populations de ces provinces, il est grand temps de déclarer nos droits à la.vie, de déclarer le droit que nous avons toujours eu de vivre par nous-mêmes, selon les besoins de notre croissance.Cette attitude est non seulement une attitude logique au point de vue provincial, elle est non seulement une attitude logique au point, de vue canadien-français, elle est logique au point de vue canadien tout court; cette affirmation et cette protection des droits provinciaux sont inspirés\u2019par le texte même de l\u2019Acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord.Non M.Duplessis ne se pose pag en separatiste, ni en utopiste, ni en matamore opportuniste, comme le disent les libéraux fédéraux et tous les adversaires du gouvernement de l'Union Nationale.Ces affirmations elles-mémes sont parfaitement ridicules et elles sont, encore une fois, violemment contraires aux faite, Le Premier Ministre de la Province de Québec s\u2019est toujours déclaré prêt à collaborer, et de fait, son gouvernement a toujours collaboré, avec le pouvoir central lorsque celui-ci it ses erigagements et respectait en même temps les droits de la province.\u2019 Cette intention de collaboration a été magnifiquement expri- miée, entre autres occasions, dans le Mémoire que le gouvernement Québecois avait soutriis devarit:la commission Rowell; dans ce mé- « pelé : \u201cque chaque province du Canada dans la sphère qui lui est propre, constitue un état autonome jouissant de toute ses prérogatives d\u2019un, état souverain et nullement assujetti aux pouvoirs fédéraux,\u201d \u2014 après avoir expliqué la nature précise de son attitude dans l'esprit même du pacte confédératif vis-à-vis le gouvernement fédéral, concluait comme suit : \u201cEn définitive la province de Québec est disposée à collaborer à toute mesure d'intérêt général non incompatible avec les droits provinciaux; à fournir son assistance pour la mise en vigueur de toute reforme qui parait être juste et raisonnable dans le cadre de la constitution et à coopérer généralement avec les autorités fédérales et les autres autorités provinciales pour le bien-être de tous dans le respect des droits de chacun\u201d.Cette même offre de collaboration et de coopération est réitérée dans la déclaration faite par le Premier Ministre à l\u2019ouverture de la présente campagne électorale; \u2018\u201cLa Province de Québec, affirme-t-il, est prête à coopérer à toutes mesures progressives et raissonnables qui doivent être conformes à ses droits constitutionnels, à ses ressources financières et aux besoins de sa population, mais elle refuse et refusera ce qui tend à y nuire.\u201d Le gouvernement de l\u2019Union Nationale a travaillé sans cesse et travaillera toujours à des oeuvres de construction et de reconstruction, mais jamais à des oeuvres de destruction.\u201d En une autre occasion, à l\u2019été de 1988, le Premier Ministre de ln même façon avait déclaré sans équivoque : \u201cLa Province de Québec, quoique jalouse de son autonomie, n\u2019oublie pas quelle fait partie de la confédération et à ce titre elle est désireuse de faire entièrement son devoir à l\u2019égard de la Confédération.\u201d On voit avec clarté l\u2019intelligence de cette poltique provinciale .d\u2019une part l\u2019affirmation courageuse et réitérée des droits imprescriptibles de la province, d\u2019autre part l\u2019offre de collaboration eti de coopération avec un gouvernement fédéral d\u2019esprit intégralement canadien.Ces droits consentis non seulement à la province de Québec mais à toutes les provinces du Dominion par l\u2019Acte même de l\u2019Amérique Britannique du Nord, les libéraux semblent les avoir oubliés; ils seraient très étonnés de savoir qu\u2019ils ont oublié l\u2019histoire, eux qui ont oublié les discours mêmes et les doctrines de leur propre parti et de leurs grands hommes; ils seraient très étonnés de savoir que ces revendications provinciales ont déjà été proclamées par ceux mêmes de leur parti qui comprenaient, ce que veut dire la constitution canadienne, ce que veut dire le gouvernement fédéral et ce que veut dire le gouvernement provincial.S\u2019ils relisaient attentivement, par exemple, certains discours prononcés à la Chambre des Communes du Canada durant l\u2019historique session de 1918, ils pourraient voir que le parti libéral avait pris exactement la même attitude que prend aujourd\u2019hui M.Duplessis.Dans un discours célèbre Sir Wilfrid Laurier avait lumineusement précisé les droits conférés aux provinces canadiennes en vertu des articles 91 et 92 de la Constitution : \u201cJusqu'à présent, disait-il, on a interprété la constitution du Canada dans ce sens que les pouvoirs législatifs des provinces faisaient loi suprême dans les limites de leurs attributions et que ceux du gouvernement fédéral l\u2019emportaient, sur tous les autres dans la sphère d'action de l'administration centrale :.Je ne crois pas que la constitution accorde au pouvoir fédéral le droit d\u2019exproprier ce qui appartient à \u2018une province.\u201d En disant ceci Sir Wilfrid condamnait des mesures prises par le gouvernement fédéral qui sont exactement les mêmes prises à nouveau par le gouvernement fédéral actuel à la dernière session de septembre.Le gouvernement fédéral actuel a toujours cherché et vient de tenter avec une audace inouis, de s'accaparer des pouvoirs reconnus aux provinces, L'autonomie proclamée et défendue par M.Duplessis n\u2019est pas autre chose qu\u2019un cri de défense et qu\u2019un cri d\u2019affirmation contre ces accaparements et contre cette tentative impudente d\u2019assujettir les provinces canadiennes, \u201cNous avons une constitution, dit M.Duplessis; cette cons- titution-nous garantit des droits et des prérogatives, nous exigeons qu\u2019on les respecte.\u201d L\u2019autonomie dont il parle, c\u2019est le droit à la vie, c\u2019est le droit que possède tout homme libre de faire respecter sa personne; c\u2019est le droit que possède chaque - Province du Canada de vivre sank être étouffée ou Nigotée.Vendredi, 18 octobre 1989 Qui aime bien, châtie bien TR POINTES SEGHES Hitler Propose cyniquement, les Alliés disposent héroique- ment, \u2014\u2014 La semaine dernière Lazare Kaganovitch, haut officiel Juif de Russie, contemplait un plat de caviar avec von Ribbentrop, nazi anti-sémitique.\u2014{}p\u2014\u2014 Hitler, parlant aux troupes qui envahirent la Pologne, les félicita d\u2019avoir résisté à l\u2019attaque.Peut-on être plus cynique.\u2014-\u2014 On se demande si le rouleau à vapeur dont nous menace Hitler est bien un vrai rouleau ou simplement de la vapeur .qui s\u2019évadera.\u2014\u2014 La farine se vend, à Londres, a $3.96.Il serait profitable de l\u2019importer afin de couper les profits exorbitants que réalisent les meuniers canadiens.\u2014\u2014 Avant la derniére guerre nous avions trois chemins de fer, nous n\u2019en avons plus que deux.Combien en aurons-nous après la présente guerre ?Devinez\u2014 = Tout finira assez bien si nous persevérons jusqu\u2019à la fin.\u2014\u2014 C\u2019est curieux comme tout le monde se désintéresse du pauvre diable qui a besoin de secours.\u2014- Le premier baiser est souvent surprise, mais ceux qui suivent mènent à des accidents.\u2014-_\u2014 Les principaux chefs allemands, possèdent des millions qui sont placés aux Etats-Unis : Geortmg, Goebbell et autres.\u2014 Le meilleur endroit pour arrêter dans vos axcursions, c\u2019est aux traverses à niveau.\u2014} N\u2019oubliez pas que les affaires les plus difficiles à régler sont vos propres affaires.cr P\u2014\u2014 Le Canada ne peut se mettre les deux pieds dans la guerre.à moins que ses soldats n\u2019atent des bottes.\u2018 \u2014\u2014 Il vaut mieux de ne pas essayer l'impossible mais plutôt de coopérer avec l\u2019inévitable.\u2014}\u2014 Il n'est plus question de guerres, ou de rumeurs de guerre, mais de guerres et de rumeurs de paix.\u2014\u2014\u2014\u2014 On dit que les soldats de Hitler ou de Staline ne s\u2019endormiront pas parcequ\u2019ils ont trop mangé.\u2014p\u2014 La main de Hitler se.présente tendue.Mais elle n\u2019est pas pro- Pre\u2014e Grand\u2019maman n\u2019était jamais fatiguée.On ne la voyait pas, comme sa petite fille, s'asseoir pendant des heures dans un sa- lan de beauté. PAGE DEUX Monsieur Duplessis champion de l'autonomie provinciale Quoiqu\u2019en diront les adversaires politiques de M.Duplessis, celui-ci depuis qu'il est au pouvoir, s'est constamment présenté comme le champion et le défenseur intransigeant de l\u2019autonomie de la province de Québec, selon l'esprit le plus authentique de la constitution du Canada.Cette attitude franche et intelligente a été par lui exprimée sur tous les modes, en toutes les occasions et | avec toute la franchise nécessaire, soit dans les limites mêmes de la province, soit vis-à-vis le pouvoir central d\u2019Ottawa; et la présente campagne électorale elle-même, bien qu\u2019elle ait pu sembler étonnante pour plusieurs, n\u2019est pas autre chose qu\u2019une nouvelle manifestation éclatante et sans équivoque de cette même attitude a Doccasion d'une série d\u2019empiètements nouveaux du gouvernement fédéral sur les attributions provinciales.Le Premier Ministre, lui-même, l\u2019a déclaré sans ambiguité en annonçant la tenue des présentes élections provinciales.\u201cLe gouvernement de l\u2019Union Nationale, a-t-il dit, a formé une administration .qui a A coeur le respect de l\u2019autonomig provinciale à laquelle nous tenons comme a la prunelle de nos yeux .Toutes tentatives, d\u2019où qu\u2019elles viennent, dont l\u2019effet et les conséquences sont de priver les provinces des revenus dont elles ont besoin et qui leur appartiennent en justice et en vertu de la constitution, afin d'assurer le plein exercice de leurs droits et pour répondre aux besoins de la population.constitutent un attentat des plus repré- hensibles contre les prérogatives provinciales.L'opionion de l'électorat de Québec, dans un langage modéré, énergique et traditionnel, pourra exprimer au cours des prochaines élections fera comprendre à tous ct à chacun de ceux qui l\u2019oublient, ou\u201dFont oublié.que Québec entend conserver sa pleine autonomie êt exiger de l\u2019autorité fédérale, quelle qu\u2019elle soit, le respect intégral des droits qui lui sont garantis par la constitution,\u201d De nouveau, dans son grand discours de l\u2019extraordinaire assemblée de Trois-Rivières.le Premier Ministre a répété ce qui suit: \u201cOn voudrait .que la Province de Québec soit dirigée par Ottawa.Je demande au peuple de Québec de décider que la province n\u2019est pas le \u201ctrailer\u201d de la machine fédérale .Nous avons des droits ct nous entendons faire respecter nos droits.Le Parlement d'Ottawa veut tout centraliser et entamer l\u2019autonomie, lorsqu'il est rendu au point de vouloir administrer la province et (suite à la page 3) EE nS FRANC-PARLEUR, QUEBEC, VENDREDI, 18 OCT.1939 A 3% _S¥Eos da: 4 25 Ft 08 Ale h mid 1 = A Se sen glell fe A alls aan EEA Venez vivre à l'Hôtel WINDSOR cet automne et cet hiver .\u2026 Et reposez-vous des tracas de tenir maison.Plus de repas à préparer, plus de domestiques à surveiller, plus d\u2019ennuis au sujet des choses du ménage.La vie au foyer est parfois monotone et fatigante .mais un séjour à l\u2019Hôtel WINDSOR, c\u2019est le repos et la distraction pour toute la famille! A A - fate] Windsor Rue Peel, prés de la rue Ste-Catherine Face au Square DOMINION, Montréal Tél.PLateau 7181 LE ministère des Travaux publics recevra jusqu\u2019à midi le mardi 17 octobre 1939, des soumissions pour la construction d\u2019un prolongement au quai du Roi à Québec, P.Q., lesquelles soumissions devront étre cachetées, adressées au soussigne, et porter sur leur enveloppe, en sus de l\u2019adresse, les mots: \u201cSoumission pour prolongement au quai du Roi à Québec, P.Q.\u201d.; On peut prendre connaissance des plans, du blanc de contrat et du devis, et se procurer la formule de soumission aux bureaux de l\u2019Ingénieur en chef du ministère des Travaux publics, à Ottawa, et de l\u2019ingénieur régional, édifice du bureau de poste, Québec, P.Q.On ne tiendra compte que des soumissions qui seront faites sur la formule fournie par le ministère et en conformité des conditions qui y sont stipulées.Un chèque égal à 10 pour 100 du montant de la soumission, fait à l\u2019ordre du ministre des Travaux publics et visé par unebanque à charte canadienne, doit accompagner chaque souimission.On acceptera aussi comme cautionnement des bons au porteur du Dominion du Canada ou de la Cie du chemin de fer Canadien-National et de ses compagnies constituantes, garantis sans condition var le Dominion du Canada quant au principal et à l\u2019intérêt, ou les bons susdits pour une partie du cautionnement et un chèque visé pour la balance, REMARQUE.\u2014 Le ministère fournira les bleus et le devis de l\u2019ouvrage sur réception d\u2019un dépôt au montant de $20.00, sous forme d\u2019un chèque de banque visé fait payable à l\u2019ordre du ministre des Travaux publics.Ce dénôt sera remis au déposant dès que lesdits bleus et devis seront retournés au ministère, pourvu que la chose soit faite pas plus tard qu\u2019un mois après la date fixée pour la réception des soumissions.Si les bleus et le devis ne sont pas remis au ministère dans ce délai, le dépôt sera confisqué.Par ordre, J.M.SOMERVILLE, Secrétaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 2 octobre 1939.LE ministère des Travaux nublies recevra jusqu\u2019à midi le mardi 24 octobre, 1939, des soumissions pour la construction d\u2019un prolongement au quai de La Baie-des-Sables, comté de Matane, P.Q., lesquelles soumissions devront être cachetées, adressées au soussigné, et porter sur leur enveloppe, en sus de l\u2019adresse, les mots: \u2018Soumission pour prolongement au quai, Baie- des-Sables, P.QU.On ne tiendra compte que des soumissions qui seront faites sur la formule fournie par le ministère et en conformité des conditions qui y sont stipulées.Un chèque égal à 10 pour 100 du montant de la soumission, fait à l\u2019ordre du ministre des Travaux publics et visé par unebanque à charte canadienne, doit accompagner chaque souimission.On acceptera aussi comme cautionnement des bons au porteur du Dominion du Canada ou de la Cie du chemin de fer Canadien-National et de ses compagnies constituantes, garantis sans condition par le Dominion du Canada quant au principal et à l\u2019intérêt, ou les bons susdits pour une partie du cautionnement et un chèque visé pour la balance.REMARQUE.\u2014 Le ministére fournira les bleus et le devis de l\u2019ouvrage sur réception d\u2019un dépôt au montant de $20.00, sous forme d\u2019un chèque de banque visé fait payable à l\u2019ordre du ministre des \u2018Travaux publics.Ce dépôt era remis au déposant dès que lesdits bleus et devis seront retournés au ministère, pourvu que la chose soit faite pas plus tard ou\u2019un mois a- prés la date fixée pour la réception des soumissions.Si les bleus et le devis ne sont pas remis au ministère dans ce délai, le dépôt sera confisqué.Par ordre, J.M.SOMERVILLE, .Becrétaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 2 octobre 1939.FRANC-PARLEUR est publié par : POffice Québécois de Publicité ,60 rue St-Louis, à Québec, .ot imprimé par l'Imprimerie .Vallies, Québee.- vs FORT DE QUÉBEC, appelé Fort Saint-Louis FRANC-PARLEUR, QUEBEC, VENDREDI, 13 OCT.1939 fut érigé en 1620 par Samuel de Champlain.Sa position stratégique fut reconnue d\u2019une importance telle que le fondateur de Québec fit reconstruire le fort, très agrandi et perfectionné, six ans plus tard (1626).Ji A NB Rw pl RAYE BRU PEAR Yo À Sd, PA Ko Distillateurs, Rotterdam, Hollande.Maison fondée on 1695.Distillé et embouteillé au Canada sous la surveillance directe de JOHN de KUYPER & SON, 0 8 pes AL 40 onces $350 26 onces 10 onces $965 $715 LA QUALITE EST TOUJOURS AUSSI ELEVEE, LES PRIX SONT ENCORE MODIQUES,.LES CONNAISSEURS FONT LEUR PROVISION MAINTENANT UNE FORTE CAUSERIE DE .L'HON.CARIGNAN (Suite de la page 4) nous annonce honteusement qu\u2019il va tout lâcher, ses commettants et sa race, si ses commettants et sa race donnent leur confiance dans un domaine qui ne le regarde pas, à quelqu\u2019un qui n\u2019est pas de ses amis.Quelle étrange conception! Quel sujet de scandale! Voici un juriste dont les connaissances théoriques de la constitution sont fortifiées d\u2019une longue pratique parlementaire.Il pose froidement un précédent, que rien ne justifie, pour assouvir une rancune de pure vanité; il déserte, il se sauve, détale, et formule à l\u2019adresse des siens un chantage dont l\u2019énormité saute aux yeux.PERISSE MA RACE, POURVU QUE MA HAINE SOIT CONTENTE ! Si vous n\u2019écrasez pas, dit-il, Duplessis qui me déplaît, je vous laisse tous sans défense à Ottawa.Périsse ma race pourvu que ma haine soit contente ! Je ne crois pas qu\u2019on ait encore vu, chez nous, pareil et aussi mauvais exemple.Si cela ne s\u2019appelle trahir son mandat, je me demande quel nom il lui faut donner.Dans un moment où nous avons, nous, Canadiens français, le plus grand besoin d\u2019être défendus, de faire accepter et respecter nos points de vue, notre chef fédéral est prêt à nous abandonner aux fauves.Et c\u2019est cet homme-là qui nous dit et nous fait dire par ses journaux que nous n\u2019avons pas à craindre la conscription parce parce qu\u2019il est là.La façon dont il somprend son mandat ne nous offre aucune garantie, pis encore : elle a tout pour nous alarmer au possible, Si nous n\u2019avons pour toute protection que la parole d\u2019un lâcheur, autant dire que nous n\u2019avons rien.IL JETTE DE LA DECONSIDE- RATION SUR LUI ET SUR NOUS M.Lapointe nous prouve, par son intervention dans cette élection prowinciale, qu\u2019il subordonne tout à l\u2019esprit de parti.S\u2019il agit de la sèrte aujourd\u2019hui, pourquoi ne le fera-t-il pas demain?Et quelle déconsidération il jette sur lui-même, sur ses,collègues, sur nous tous.J'entends d\u2019ici certains éléments qui ne nous aiment pas s\u2019écrier : \u201cVous voyez les hommes poltiques canadiens-fran- çais.Ils nous disent que l\u2019heure est grave pour.le pays.-Au mo ment où le gouvernement fédéral a besoin de se.retremper dans l'units, les Canadiens français là 316! = chent tout pour retourner à la politique la plus mesquine .\u201d\u201d \u2014 Si lon nous juge durement, nous le devrons à M.Lapointe.Si Ottawa nous messacre, nous le devrons à M.Lapointe.Si nous passons pour une race de rebelles, et si la calomnie nous accable, nous le devrons encore à M.Lapointe ! IL TISSE AVEC AMOUR LA CORDE QUI LE PENDRA Quand sa maladroite et dangereuse intervention dans la lutte provinciale l'aura forcé à démissionner \u2014 car nous gagnons cette élection, n\u2019en doutez pas, \u2014 et que son geste aura indisposé contre nous tous les fanatiques, il n\u2019y aura plus personne pour parler en notre nom et pour nous défendre au sein du cabinet King.M.Lapointe se doute-t-il qu\u2019il sonne le glas de son parti au fédéral comme au previncial, Lui et son journal, le Canada, passent leur temps à nous parler de conscription.Nous n\u2019avions pas dit un mot du sujet; aucun membre du gouvernement provincial n\u2019avait placé la conscription parmi les arguments de la présente lutte.C\u2019est M.Lapointe qui l\u2019a fait.Il sent sa position si peu sûre qu\u2019il éprouve le besoin de se défendre avant d\u2019être attaqué.Il nous ouvre toutes grandes les portes que nous entendions laisser fermées.Pareille naiveté est inconcevable de la part d\u2019un vieux politicien.Il tisse avec amour la corde qui le pendra.Car s\u2019il perd \u2014 et il va perdre \u2014 cela voudra dire qu\u2019on ne prend pas sa parole au sujet de la conscription.BLOC AUTOUR DE M.DUPLESSIS On pouvait jusqu\u2019ici discuter M.Duplessis Depuis l\u2019\u2018intervention de M.Lapointe, les gens sensés, les vrais patriotes se groupent autour de lui.Sa cause est la nôtre; il incarne la résistance à la centralisation, à la diminution du Québec dans la vie canadienne.Si un long séjour à Ottawa a faussé chez M.Lapointe le sens des valeurs, le peuple de la province n\u2019a pas cessé de voir juste.Les gens de la province de Québec ont décidé de faire bloc autour de M.Duplessis pour empé- cher les niveleurs, les assimilateurs les unitaires, d\u2019attaquer de front.nos institutions, nos droits, nos -privilèges, l'âme même.de notre survivance telle qu'elle.s\u2019in- + carne: dans l\u2019autonomie.provingia- PAGE TROIS Monsieur Duplessis champion .de l'autonomie provinciale (suite de la page 2) lorsqu\u2019il est rendu même au point de vouloir centraliser les voix\".Cette lutte électorale se posait comme une conséquence logique de cette attitude manifestée à plusieurs reprises.Cette doctrine: la sauvegarde de l'autonomie provinciale, fut la pensée et l'orientation constantes de la politique du gouvernement Duplessis.Qu\u2019on se rappelle les déclarations et les affirmations courageuses du Premier Ministre en des circonstances particulièrement importantes depuis trois ans, lorsqu'il défendit les droits -de la province au sujet, soit de la canalisation du St-Laurent, soit de l\u2019enquête de la Commission Rowell, soit du projet de l\u2019assurance chômage.On se souvient de la déclaration lumineuse faite par le Premier Ministre°à ce propos dans son discours du 3 mars 1938: \u201cAujourd\u2019hui se soulève à Ottawa la question de l\u2019assurance chômage, Nous sommes en faveur de cette assurance, mais, à condition que ce ne soit pas au détriment de notre autonomie et de la constitution .On nous demande d'accepter un amendement à la constitution, pour donner au gouvernement d\u2019Ottawa le droit de légiférer ct d\u2019être le seul à légiférer sur l\u2019assurance-chômage.La constitution est notre forteresse à nous de la province de Québec.Notre autonomie provinciale pour nous dans Québec, c\u2019est, notre âme.: Lorsque la Commission Rowell vint siéger à Québec, le gouvernement de la province sans comparaître officiellement devant cette commission et pour ne pas être lié en quelque façon que ce fût par les conclusions du rapport de cet organisme qui paraissait avoir été créé en vue d\u2019amender la constitution et même de l\u2019amender dans le sens de la centralisation législative, le gouvernement, cependant, présenta une déclaration qui réitérait, l\u2019expression de son attitude au sujet de l\u2019autonomie provinciale.Après avoir rappelé que c\u2019est du rapport des volontés des provinces que fut constitué en 1867 le gouvernement central du Canada, et rappelé les droits et les pouvoirs, les constitutions particulières qui furent laissées aux provinces du Dominion par la Constitution elle-même, le mémoire du Gouvernement ajoutait.entre autres choses: \u201cPour donner naissance à cette fédération canadienne, les provinces ont consenti à céder à l\u2019entité fédérative, une certaine partie de leurs pouvoirs, mais elles ont conservé, outre les pouvoirs législatifs non cédés, leur entité politique et leur constitution particulière, et elles sont ainsi demeurées, dans la sphère qui leur est propre, des états souverains.\u201d Oeci était pour rappeler ce qui n\u2019aurait jamais dû être oublié, à savoir: que l\u2019entrée de Québec dans la Confédération n\u2019avait été possible que lorsqu\u2019on eût garanti que toutes les sauvegardes de l\u2019autonomie des provinces seraient consacrées dans l\u2019Acte de l'Amérique Britannique du Nord.Si d\u2019autres régimes l\u2019ont oublié, par le passé, le gouvernement Duplessis s\u2019en \u2018est souvenu avec une ferveur nouvelle et nécessaire.L'ogre fédéral a senti son apétit augmenter et il a voulu petit à petit gruger insidieusement la part des provinces, les affaiblir, les paralyser, ou se substituer à elles; la province de Québec reste les yeux ouverts: la conduite des chefs qu\u2019elle s\u2019est donnés depuis trois ans lui est un gage et Une assurance que ses prérogatives et ses libertés seront constamment défendues.On connait la portée extraordinairement dangereuse pour les provinces, des actes que le gouvernement fédéral a posés durant la session d\u2019urgence de septembre.C'était, comme l\u2019a indiqué le Premier Ministre de la Province, une accentuation intolérable d\u2019une campagne d\u2019assimilation et de centralisation fédérales manifestée depuis plusieurs années.Au point de vue politique et économique, la situation pour les provinces canadiennes est devenue périlleuse: si le gouvernement fédéral oublie la signification de la constitution, il est temps ou jamais pour la province de Québec de la lui rappeler.Il faut mettre le hola et dire: \u2018Messieurs, c'est assez, nous ne consentirons pas à être étouffés, nous voulons vivre et au surplus vivre avec les libertés et les droits qui ont toujours été les nôtres.\u201d La présente campagne politique provinciale sera peut-être célèbre: elle est inspirée par des motifs intelligemment patriotiques et qui ressuscite le sens profond de l\u2019histoire canadienne française.HOT Pa MARCHAND DE CHARBON 22.RUE e°T- ROCH TtLEPHONE 2-08 95 = =\u201cADELARD & GUSTAVE LEPINE ENRG.EMBAUMEURS DIPLOMES et DIRECTEURS DE FUNERAILLES 5 42, Chemin Ste-Foy, Tél.: 2-2656 La Maison de Confiance TEINTURE -\u2014 PRESSAGE \u2014 NETTOYAGE | La Teinturerie Française .565 rue Saint-Jean S\u2019INITIER AU COMMERCE Tl s\u2019agit d\u2019édutier les formules, d\u2019en prendre une connaissance élémentaire mais scientifique.Formules : art de l'étalage, psychologie du consommateur, connaissance de la marchandise et du stock, rapport exact entre la qualité de la marchandise et son prix, art d\u2019acheter et de suivre la mode pour un chef de rayon, art de mesurer entre le rendement du stock (Turnover) et les bénéfices.Cette phase élémentaire de connaissances techniques nécessaire à nos employés du commerce suffit au départ.Combien facilement, cette expérience s\u2019enrichit de la réflexion qui prête à l'étude psychologique des ventes antérieures.Des risques entrepris par des jeunes commis d\u2019un magasin, avec l\u2019approbation du chef, ont de quoi ravir le jeune homme avide de donner et de se prouver par sa compétence.De plus, tels risques au départ hardis et insoupçonnés du patron ont mérité à leurs employés une recommandation de salaires.Toute la valeur des suggestions s\u2019ouvre au zèle du commis et au profit de son patron.Nos concurrents (ne nous plaignons pas d\u2019eux).I s\u2019agit non pas de les copier, ce qui serait une singulière manière de nous diminuer et de nous trahir.Il s\u2019agit de prendre de leurs méthodes tout leur heureux rendement et d\u2019y ajouter une modalité d\u2019ordre psychologique et économique qui convient à notre tempérament.Se grandir dans le monde du commerce par la compétence, la technique et par la poursuite d\u2019un risque : tel est l\u2019idéal généreux et vivant qui hante la vie de nos jeunes employés dans nos maisons de commerce.Mais les patrons prendront bien soin de fournir à ce risque le moyen de se développer, comme d\u2019assurer au succès et au labeur de ce Tisque une rénumération tangible.Le commerce canadien-français est aux mains des jeunes.\u201cTant que j'aurai un souffle de vie l'autonomie du Québec demeurera intangible.\u201d Duplessis.\u201cL\u2019autonomie est le fondement de tous nos droits.J'aime mieux Québec administré par Québec et pour Québec, que Québec administré par Ottawa et pour Ottawa.\u201d Duplessis.\u201cLa Province de Québec a le respect des lois, mais elle ne se soumettra ni au Hitler d\u2019Allemagne, ni aux Hitler du Canada.\u201d Duplessis.\u201cOn voudra peut-être, jusqu\u2019au 25 octobre, empêcher nos orateurs de parler à la radio; mais on ne baillonnera pas la population le jour du scrutin.\u201d Duplessis.L'art de bien voyager Monsieur Larue est un grand voyageur devant Dieu: et'devant les hommes.Il passe l'hiver en Floride ou en Californie, l'automne en Suisse, le printemps en Ecosse .: .mais c\u2019est notre belle province de Québec qu'il préfère pour ses vacances d'été.Et savez-vous que de tous les hôtels qu'il a visités et habités, c'est encore le WINDSOR qu'il affectionne le plus, pour le confort moderne, le service, la table et I'ambiance.De fait, cette grande hôtellerie de Montréal ne le cède à aucune autre du même genre, dans le monde entier.Vous udmettrez cela facilement, surtout si vous y êtes allé, depuis sa récente transformation.Le WINDSOR, nuuvellement dé-
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