La Justice, 12 juin 1889, mercredi 12 juin 1889
[" BB csotetsnnrcetasts srsarsensasnsssoncssessasse cie mois.EBIY 6X BEEDONADAIRS esr av comptant d'avance Rédacteurs on chef: REMI TREMBLAY et ERNEST CHOUINARD #e0e00000s00000c000s0000 ®s000s0 vrocscosaserene moscessstttta.voncs ®0csesosssesscrece ss.LS ems EDITION QUOTIDIENNE \u201d =, VE Joseph Morency, président, Godf Létourneau, Alfred Blouin, Joseph Blais, Auxil Girard, Jean Lavoie, Ferdinand Bacon, Honoré Careau, Magloire Larose, Hidule Potvin, George Dodridge, Félix Plante, M.Thom Chase Cusgrain, avocat, représentait, les propriétaires do l'Asile de Beauport, Salluste Roy, écuyer, étant nsser- monté sur les Saints Evangilos dépuso et it.¢ Je suis médecin interne de l'nailo des aliénés de Québoc ; le cadavre qui m'est montré i In Morgue est celui de Louis Jolivet.Le défunt était Agé do S0ans.Il a été admis dans le dit asile le 13 juin 1885.1] y a été trouvé mort daus le dortuir commun lo 5 juin courant, et co duns le département des hommes, C'était un cas do folio epi- loptique.11 était de la paroissc do Saint- Roch de Québeo, La veille de sa mort, j'ai passé dans In salle qu\u2019il occupait, Ia salle No.6, et neo l'ai Joa remarqué particulièrement, le gardien m'ayant dit qu'il n\u2019y avait pus do inalade duns sa salle ce jour-là Lo 5 do juin courant, M.l'assistant préfet Dioyène Talbot est venu mo dive ue Louis Jolivat avait été trouvé mort duns son lit.Jo m'y rendis nussitôt, et je constatai qu\u2019il était réellement mort.Le cadavre était encore un peu chaud.Il était couché sur le dus et dans une pu- sition naturelle ; il n\u2019était pus attaché.J'ai constaté qu\u2019il avait à la bouche un peu d'écume sunguinolonte.J'ui cons- tuté aussi que su chomise était déLou- tonnée de manière à lui permettre de respirer libremeunt,et iv ne mettre aucune entrave à la circulation de l'air.Je ne puis préciser combien do fois il avait des attaques d'épilepsio, c'était environ 5 ou 6 fois par mois, C'était un ancien cas d'épilepsio considérée comme incurable.Jo ne me rappelle pas particulièrement avoir prescrit des eahnants comme j'ui- coutume de le faire dans ces cas.J'ai appris depuis la mort du défunt, et ce parle gardien Ulric Petit, qu\u2019il avait ou une attaque d\u2019épilopsic la veille de son décès vers 4 heures du matin et une autro le suir vers 9 heures moins lo quart, Le cadavre a été niis dans un cercueil dans le courant de la matiuée et transporté dans un endroit âxolé en haut au quatrième étage.J'avertis moi-même le père du défunt ui est venu réclamer lo cadavre de sun fils le soir du même jour.Entre 7 ct 8 heures du matin j'ai ron- contré lo Dr Antoine Laruc, l'un des propriétaires do l'usile,et,sur ln demande que je lui ai faite, il m'a répondu qu'il ne croyait pas qu\u2019il y eut matière à eu- quête du corener.D'après les circonstances de In mort du défunt, je suis d\u2019opinion que sa mort à été amenée par une attaque d'épilep- sic.1l y avait G ou 7 malades daus le dortoir où est mort le défunt.C\u2019étnient des patients ; le gardien était couché à six ou sopt pieds de distance du lit du défunt dans une petite cellule dont la cloison a environ 6 pieds do haut, ello ne se prolonge pas par conséqueut juaqu\u2019au plafond.Lo défunt était un patient du gouvernement, Bien que je no mo rappelle pas parti- culitrement avoir prescrit des remèdes pour le défunt, j'ai probablement dû le faire ; car dans ces cus, lorsque les attaques d'épilepsie deviennent trop fréquentes et plus fortes qu'à l'ordinaire, j'ai pour hubitudo de prescrire à ces ma- ludes des bromures connme traitement paliatif, En réponse i M.Casgrain : À ma connaissance la famille du défunt ne m'a manifesté aucun désir de faivo tenir une enquête sur le cadavre.Le Dr Antoine Laruo n'ust pas coroner.Ulric Petit étant dûmont assermonté dépose et dit : Ne suis un des employés à l'asile des aliénés de Québec.Vers quatre heures mardi matin, le défunt a eu une attaque d'épilepsio qui a duré cinq ou six minutes, Je suis le çardion de lu salle No 6.Le défunt ñn déjouné avec les autres patients.Il n dîné et soupé de même.Il a mangé du pain, du beurre et du grunu con souper.A 6h.30 p.m.j'ai pris mon souper et après uno absence d\u2019une couple d\u2019houres je suis revenu prendre mes devoirs vers Ÿ heures et quart.J'ai été au lit du malade, le défunt était couché sur le dos bien recouvert avoc ses couvertures.Il était bien couché, J'ai faut rapprocher le lit de son voisin pour l'empécher de tomber ontre les deux, au cas où il aurait une attaque d\u2019épilepsie.J'ai passé In nuit dans ma chambre qui cst à environ sept pieds du défunt.Je me suis couché vers dix heures et demie.Je n'ai entendu aucun bruit durant la nuit.A mon lover, vers, cinq heures moins vingt minutes, j'ai été au lit du défunt, c'était lo plus rapproché de ma chambre, et j'ai trouvé le défunt dans la môme position que je l'avais laissé la veille ; il était wort.\u2018ai do suito averti M.Diogène Talbot, l'assistant préfet,et comme moi il a constaté la mort.Tout avait été tranquille durant la nuit, pas de train du tout.En réponse à M.Casgrain.Quand je suis allé le matin au lit du défunt, ses cou- vortures n'étaient pas dérangées.Quand jo suis parti le soir du cinq, je n'étais pas en devoir, et j'ai été remplacé par assistant gardien, Siméon Paré.Le défunt avait des attaques parfois à chaque quinzaine, et parfois à chaque mois; plus elles s'éloignaient, plus elles étaient fortes.\u2014 L'attaque do mardi matin n\u2019a pas été bien forte ; il tombait pendant quatre à cinq jours générale- nent.Je ne sni£ pas s\u2019il était vivant quand j'ai été lo voir en arrivant vers neuf heures et quart, Comme il était couché bien naturellement, je n'ai pas cru qu'il était mort, et je n'ai pas voulu le déran- er.Je ne puis dire s'il était mort.Si \u2018avais cru qu'il était mort, ou même si j'avais ou un doute, j'aurais averti immédiatement les autorités de l'asile.Au coroner.\u2014-Le second gardien ne m'a pas dit que le dsfunt avait eu une atta- ue dans la soirée, et quand bien même il m'aurait averti, jo n'aurais pas pu faire plus que j'ai fait, Clément Vincelette, étant dûment as- scrmonté dépose et dit : Je suis le préfet do l'asile des aliénés de Québec.Le défunt était un des patients du ditasile.J'ai appris sa mort le matin vers sept heures et demie; je ne saurais dire qu m'en n informé, et j'ai averti la famille, le matin même.Je ne connais pas nnollement les causes dela mort.L'asile en question est situé dans le cointé et le district de Québec ct il est subventionné par le gouvernement de cette province.7 Dimanche seir dernier, j'ai appris l'in- huniation du corps du défant.Siméon Paré, étant dûment assermenté dépose et dit : Jc suis employé comme gardien de la salle No.6 de l'asile d'aliénés de Québec.\u201d Je suis l'assistant du témoin Ulric Petit, .Je suis entré en devoir mardi matin dernier, après mon déjeuner.Lo défunt a été sous mes soins touto la juur- née jusqu'à vors cing hours et demo, J\u2019avais, Je cruis, 5Bà 59 malades ce jour-lh.Vers nouf heures moins le quart, le dé- funta eu uno attaque d'épilepsio ; il était alors près de la porte, en doduns.J'en ai été averti par un malade ; il était toinbé à torre.Je suis allé à lui, il était dans son lit, quelques-uns des patients l'ayant placé, il n'avait pas ss counais- sanco, je ne l'ai y remarqué, jo ne sais pas s\u2019il était Bort, j'ai cru qu'il était en vie, il était dans le méme état quand le gardien Petit m'a remplacé.crs neuf heures et le quart, je suis parti sans avertir lo gardien que lo dé- fuut avait eu une attaque d'épitepsio.jai passé lo nuit dans ma chambre a \u2018asile.C'est lo gardien Petit qui m'a Appris lu inort du défunt le lendemain matin.Lo défunt avait mangé du pain, du bourre c: du gruñu à son souper.Cette attaque d'épilepsien duré 3 ou 4 minutes.oti et moi étions présents quand le défunt à soupé.Mardi matin quand j'ai pris mon devoir, le premier gardien Petit m'a dit que le défunt avait eu nine attaque d'épilepsie vers 4 heures le matin même, En réponse à M_ Cnsgrain.Mardi der- nior j'ai passé uno partie de la journée seul avoc mes, malades Mou premier gardien est venu pour lo diner, une Partie do l'après-inidi, et pour le souper.Dans lo dortoir où le défunt est mort il ÿ avait six ou sept patients ; l\u2019autre salle dont je parle est uno salle commune pour les patients ; l'autre est un dortoir.En réponse au coroner.\u2014I1 n'y avait pas d'autres épileptiques dans ce dorteir.Dans la salle, il y en avait un, un vieillard, mais il tombuit bien rarement.En réponso au Dr Bélanger.- Quand le prewier gardion est arrivé, j'étais sur le poiut de me coucher, il y avait à peu près dix minutes que j'avnis Inissé le dé- unt.J'avais été auprès de lui avant, deux minutes environ.Le matin de sa mort, je me suis aperçu que lo défunt avait eali son lit un peu.Dr Léonidas Larue, assermeunté.\u2014Jo suis président du Burvonu Médical des Asiles de Québee, du district de Quétrec.C'est le coroner qui,dimanc'e dernier,le du courant, m'a informé de la mort du défunt, et jo I'ni apprise depuis par le rapport hebdomadaire, hier, Charles Lintenu,nsscrnicnté.-\u201411 est à l\u2019emploi de M.Lépine,et dit que c'est lui qui a été cherché le cadavre, par ordre u coroner, au cimetière Saint-Charles, et que là il lui à été livré par lo gardien M.Parent.Dr Lemieux, sr.assermonté.\u2014J'ai ex- amindé le cadavre du défunt; il était dans un état do décumnpasition très-avancé, nu point qu'un examen interne n'eut amené aucun résultat.Quant à In causo do la mort, jo no puis me prononcer quo d'après les témoignages quo j'ai enton- dus dans le cours de l'enquête.Je suis d'opinion quo le défunt est mort des suites d'uro attaque d'épilupsic.Je n'ai presque pas de doute quo l'individu est mort le soir même du 4 courant, c'est-à- dire pondant l'attaque qu'il a cue vers 9 heures du même soir.Les étrangers so retirent et les jurés délibèrent sur leur verdict.Au bout de 10 minutes les jurés rendent le verdict suivant : \u2018* Que lo dit Louis Jolivet, le quatrième jour de juin courant, en la 52e année du règno du N.FT.D.la !tei- no, en l'asile d'aliénés de Québec, ost mort d\u2019épilepsie.De plus les jurés sont d'opinion qu\u2019il y a cu maugne do surveillance, le suir du dit 4e jour de juin, dans le dortuir où le défunt a été trouvé wort le matin du Be jour du dit mois, et que lo gardion Siméon Paré ne de- Vrait pas ctro continué daus l'emploi des propriétaires du dit asilu.\u201d Le et après LUNDI, trains partucnt de la station du Pacifique, Quibee, et arriveront conunc vuit, exce, té Is dimanches : DEPART DE QUEBEC 8.10 À.M.\u2014Express direct pour le Lac Saint-Jean le 10 JUIN 1589, les tous les Jaurs, arrivant A la Jonction Limon a 5.04 P.M,, ct i Roberval A 5.98 P.5.50 P.M.\u2014Express local pour St.Raymond, tous les jours, y ani-ant à 7.15 P.M.ARRIVEE A QUEBEC 6.50 A.M.\u2014Express direct part do Roberval AO P.M, tous les jours, (excepté le sa- mel} ur Québec, y arrivant à 8.40 A.M.\u2014Express local part de St-Raymond, 7.00 M, tous lus jours pour Quebec, y arrivant À 8.40 A M, 818 P.M.\u2014Train inixte part de In Rivière-à-Pierre, tor:s les jours, à 2.15 P.M., et ae S-unt- Raymond à 5,40 P.M.arrivant à Qué- A R25P.M, Commencant le 20 juin un train spécial partira de Quebec tous les sa-nedis à 0.15 P.M.arrivant à Roberval à 7 00 le tatin; suivant, et partira de Ro- Derval fous low Jundis A 9.00 A.M.arrivant A Québec Chars palais ** Monarch * atiachis A tous les trains express directs de jour.et chars dortoirs au trains dircots du soir.On peut réserver des sièges et des lits, ct se procurer des ldllcta ct des permis pour pecher la træite etla omananiehe.chez KR.Mtocking, vis-à-vis l'hôtel Bt-Louis, Le et après le 19 juin, Te bateau-à-vapeur Peribonca voysgers nar le lac St-Jean, comme puit : Partim de Tval, tous les mercredls, à 7.00 AM.pour St-Prime, St-Félicien ét Péribonca, et tous les samedis pour la Graude Décharge arrétant à Metabetchouan, St-Jé- rôme et St-Gidéon revenant à Roberval le imème soir.Le fret pour tcus les points des districts du lac, St.Jean et Saguenay, à l'est de la Jonction Charme bord, est en ré pour la Jonctfon Chambord, et pour Roberval et les endroîte à l'ouest enreyistré pour Roberval, 20 minutes pour prendre.le lunch au lac Edonand, La fret ne sera pas recu & Québec apris 5 h.P.M.Billets de retour de premitre classe aux taux d'un simple he de Québec & toutes les stations, Los directours do l'exposition l'avaient priée en vain do Jaissor au-moins sos produits à découvert si elle s'obstinait fotirer ses surveillants, Dimanche dernier les ouvriers français se sont amusés à déchirer lus toiles des vitrines et à arranger suivant leur goût les objots qu'on lour cachait.Avce tous los égards dus aux Etats.Unis, il serait bon qu'on rappolât aux exposants américains qui agissent de la mème façun, qu'il est honteux de profiter de l'hoapitalité de la nation française pour vendre pendaut la semaine les ob- Jets exposés ot priver ensuite leurs bion- faitours du plaisir d'examiner ces mèmes objets le jour où la vente n'est pas auto- riséo.La triple alliance Rome, 11.\u2014Au cours d\u2019un débat à Ia chambro des députés, sur le voto de con- sure proposé par un extrémiste contre le consul italion à Tricsto, Signor Carnoletti, qui a été condamné à mort en vertu du régime autrichion, a parlé en faveur de l'alliance de l'Italie aves I'Allemagne ot l\u2019Autriche.Il a dit que l'Italie devait observer fidèlement le traité conclu avcc l'Allemagne et l'autriche, parce que le jour viondrait où l'Italie combattrait côte à côte avec l'Autriche pour empôcher l'Adriatique de devenir une mer d'esclaves.Il aterminé en proposant un vote do confiance dans le gouvernement.i Leo premier ministro Crispi a déclaré que la paix do l'univers reposait sur le traité.S'il s'élève, dit-il des questions de nationnalité, l'Italie n\u2019aura rien à donner mais beaucoup à demander.Le vote do confiance dans le gouvernement a onsuito été voté à une grande majori- Nouvelles de Joknsfown Toronto, 11 juin\u2014OCinq survivants qui ont échappé aux inondations de Johnstown sont arrivés en cotte ville hier matin, Co sont Madame Seymour, fomme du professeur Seymour, phrenologiste bien connu en cette ville, sos trois enfants et une petite fille du nom de Lillie, Madame Seymour fait un récit navrant do la catastrophe de Johnstown.Le conseil do ville, à sa ~éance d'au- jourd'hui, a voté $3,000 pourles victimes de Johnstown, Washington, 11 juin\u2014Le médecin général Hamilton,de retour do Johnstown, dit quo l\u2019approvisionnoment d'oau y ost pur et qu'elle est en quantité suflisante.Le docteur Hamilton dit quo le peuple charitable ne doit jrs cesser d'envoyer des contributions.La First National Bank a repris ses affaires.Il eat résulté beaucoup d'embarras de la difficultés dans laquello on s'ost trouvé d'obtenir de l\u2019'argont on cette ville.La Cambria Iron mpany sera on état de reprendre ses travaux dans tous ses départements daus doux semuii- nos, Lo moulin Gauthier ne manchera pas avant le mois d'octobre.Le révérend Père Trautman, de l\u2019égli- go de 'Immaculée Conception, rapporte uo sur 950 fidèles fréquentant cette lise, cent-treize ont péri dans les inondations, Chicago, 11 juin.\u2014Lo fonds de 8r- cours de Johnstown a été augmenté de $00,687 hier matin ot il n'élèvera à $L00,000.Ciclones Watertown, N.N., 11 juin.\u2014Une d4- nêche spéciale de Turin, comté de Turin, it qu\u2019un cyclone accompagné d'un orage de tonnerre cst passé sur la villo à midi avant-hier et n démoli des granges et-ronversé des arbres, Arkansas City, Ar., 11 juin.\u2014Un terrible cyclone a ravagé catte ville samedi soir.Los doux églises Baptistes et plu- siours résidences ont été renversées.Le toit de l'élévateur Arkansas dans lequol se trouve le dépôt du Missouri Pacitique a été emporté et mis hors de la voie, Milan ct Nathalie Belgrade, 11 juin.\u2014 Le métropolitain Michel accordors bientôt un décrot annulant le divorce obtenu par Milan contre Nathalie.L'ex-reine rotourncra ensuite en Sorvie.Manvaise recelte Londres, 11 juin.\u2014 L'apparonce do la récolte en Rusaio cat, dit-on, très mau- vaisc.Un violunt ouragan n aévi hier à l'entrée do In Tamise.Dos dornmagus considérables ont été caucés par les hautes cnux.Lo trafio est presque comnplète- ment arrdté, Congres agraire Paris, IT juin.\u2014Le congrès ngraire ost ouvert on cette villo hier.M.Saunders a été choisi comme secrétaire pour I'Amériquo.M.Homy (icorge a fait un discours dans lequel il a dit que les réformes agraives étaiont lo point do dépmt de toutes les réformes socinlox, \u2014\u2014 rer apr EE Rois de constru-tion Iln'y à pas grand choso de nouveau à rapporter dans le commerce du bois Les inarchands qui ent vendu à découvert en Angleterre ont peino à s0 procurer ici ce qu'il Jour faut, co qui maintient In formeté des prix ; en Angletorro In demnndo sc maintient active.11 ost arrivé dans Io port plusicurs radeaux do pin dont wn ou deux d'Ontario, quoique plupart sulent compasés de hétre, ctto année, los ecieries de Mantmorency no déhitent guère quo l'épinotto.Ajoutons que lus héritiors Vial ofitont eu vente colts grado propriéid, \u2019 Paris, 11 juin, \u2014Lo mauvais goût dont | à + VARIETES > L'hisioire do cingnante ms indulgents pour ceux qui -:oug- con Ja misère oud la tentation : quel est le Justo qui n'a pas été, au Moins uno fois, un tantinet tilou ?Et voici comment on peut y venir.La caisse ne payait quo le lendomain, Je cherchais doncau ün fond de ma bourse los noyens do passor los vingt- quatre heures qui me séparnions du bienheureux émargoment.J'étais sauvé! car une invitation cn ville me garantissait mon diner ot il me restait encore cinq francs pour déjeuner.Justement j'uvais trés faim ce matin- 1s, ot j'ullnis me rendre chez Brébant avec la forme iutention de dévorer mes cent sous jusqu'au dernier centiine, quand on frappe à ma porte.C'était un camarado qui ayant cru que le mois n'a- Vait quo trente jours, venait, la bourse vide, mo fuiro un appel de fonds.Nous partagelines fraternollement ms fortune.Ainsi écornée do cinquante sous, ms ièce ne me permettant plus le aplendide Brébant, jo we dirigeai dono mélancoliquement vers un Bouillon Duval.Je touchnais déjà la porte, quand je me sentis embrussé tout à coup par doux bras,cn mime tomps qu\u2019une voix joysuse s'écrinit * \u2014Ah! voilà une houreuse roncon- tre ! Et je reconnus un bon ot aimable Danois dont j'avais fais In connaissance à Copenhague, où il m'avait choyé, fêté, hébergé, otc., enfin une généreuse hospitalité que je m'étais bien promis de lui rendre à Paris, lorn de son premier voyage.Lo moment était venu ! oui, n'avais que cinquante sous ! \u2014Je lui aurais bien dit que je me rendais à une audience très pressée du ministre, mais il m'avait malhoureusement surpris la inain aur le bouton de porte de l'établissemont Duval.\u2014Tions, vous entricz là ?me dit-il Vous comprenez le frisson do crainto et l'hypocrisie du sourire aveo lesquels je répliqual : \u2014Suis je assoz on chance pour que vous n\u2019ayez pas oncore déjeuné 1 \u2014Malheureusoment je sors do table.J'ai déjeuné.Et amplement déjeuné, je vous lo jure.A cetto réponse, mon cœur so dilata.\u2014J'entre avce vous, ajouta-t-il, nous causerous pendant votre repas.Plein de confiance, je l'introduisis dans la sallo.Il me parla de Copenhaue assez longuement pour que mon Éifteck cût le temps d'être cuit et servi devant moi par la fille de salle.Je mo pouchais déjà pour le couper, quand tout à cuv\u201d : \u2014Hé ! bé! £u mon homme, mais ça m'a l'air appétissant ! J'eus froid dans lo dus ! Oh 1 cher lecteur, je vous l'affirime, je n'eus pas besoin de relever la tite pour liro la convoitise dans los yeux du Danois ; au son de 53 voix j'avais deviné tout de suite qu'il allait compléter s% phrase r: \u2014J'en mangorais bien un ! \u2014C'est un pou lourd après votre dé- jeuncr, lui objectai-je.\u2014Bah ! je digèro mieux que l'autruche.-\u2014.Et un peu dur.\u2014Je micho du fer, njouta-t-il avec un sourire qui découvrit des dents si larges, si solides, ot surtout si profondément plantées, quo c'était i croiro qu\u2019il s\u2019usse- yait sur l\u2019extrémité des racines, Pondant qu'il donnait ses ordres à la servante, je faisais mentalement @s calcul rapide : deux biftecks, 24.et 8 de vin, V2.et 6 de pain, 38 ! Do 38 à 50, j'avais encore 12 sous de marge.Î Aussi quand il so retourna, il me vit suuriant et, ma bouteille à In main, inclinant le goulot sur son vorre pour lui fairo partager mon vin.Il m'srréta vivement la main, \u2014 Non, me dit-il, je no bois jamais de vin à mon déjeuner.J'eus un instant le fol espoir qu\u2019il préférait l\u2019eau.\u2014J'hime mieux la bière, déclara-t-il.Il demandait à peine sa choye à la servante, que je m'étais déja dit tout bas : 38 et 7 do bière font 45 ! Jd'étnis encore au-dessus de mes affai- ros, mais une vague iuquiétude m'agitait : je n\u2019cnvisageais pas précisément l'avenir avec netto sévéuité d'âmo de l'hommo qui a cont millo livres de ron- tes.Jo mangeais lontecment, lentormnent, lentement, dans l'espérance de voir mon convivo s'impationter ot prendre som chapeau car depuis longtemps son bifteck avait disparu comme uno simple pas- tillle, La fatalité fit que, sans qu'on lui eût rion demandé, ls fille do salle, une zélée maladraite ! viut placer sur Ia table un triangle de fromage de Brie.Dans la révision d\u2019un malhour, je voulus d'abord résister, mais j'avais trop faim, jo vous l'ai dit ; de \u2018plus, ma bourse me consoillait tout bas : \u2018* 45 ct 3 de brio, 48 ; tu peux cncore y aller !,,.\u201d Et puis, lo Danois paraissait si occupé par son récit de voynge que toutes ces tonta- tions aidant, j'attirai fort doucettement l'assiette devant moi, en rogardant bien mon homme dans les ysux pour ne pas détourner son rayon visuel de son ussiette.Hélns?j'avais compté sans l'arome du brie qui monte aux narines de mon tor- rible convive 11 abaissa aussitôt son rogard sur In table .\u2014Tions ! que mangez-vous donc là ?\u2014Du brie, un fromage du pays.\u2014Est-co Lon ?\u2014Pouh ! pouh ! fis-je avco\u2018une fointe grimace de dégofit, \u2014Ma foi ! tant pis ! on voyage afin do s'instruire.Plus prompt que l'éclair, je lui tondis l'assiotto pour un partage.Le misérable avait bon cœur ! \u2014Non, dit-il, jo ne veux pas vous priver ; hola ! sarvante, une nouvelle portion ! Cet ordre me retontit au cerveau, ma vue a'obacurcit ot, à mes oroillos qui tintaient, d'entondis la voix d\u2019uno sévère arithmétique qui me siMuit ; \u201c48 ec 3 font 51 ! * Un | c'est-à-dire l'affront qui m'attendait au comptoir ! Un ! le sourire ironique do cotta fillo de salle ! Un ! l'avou o ma misèro devint mon hôte ! Vingt fois on doux secondes, dans ma corvolle on fou, je refis mon compte sans pouvoir me débarrasser de ce \u201cUn\u201d qui revonait menaçant, Copendant les clionts, qui arrivaiont en foule, réolamaiunt des places, servante, pour obtonir notre tablo, n\u2019attendit pas ma demande do l\u2019aldition.C'est de cu jour quo j'ai cru A la se- cundle vue, car en co moment, sans tourner la této, jo sentis cetto fille ra'arriver sluns le dus, avoc son papier reduuté à ln uni.Jo formuai les youx puur no pns voir l'afreux, le redoutable \u2018\u201c Un \u201d qui ox- cédait ma fortune.Mais jugoz do mn stupéfaction, quand j'entendis mon convivo s'écrier ; mais je \u2014Tiens ! qraranto-quatro sous, ce west pus chor : SULKY@ omer vr TORE Æ VOITURES A BUGGIES, WAGONS, ete, etc.\u201c= Instruments d'agriculture de toutes sortes ©.RATEAUX MOISONNEUSES ANCHES = Quarante - quatre ! je bondis aur lo uet.Ah ! locteur, on à bion raison do dire qu'il est une Providence miséricordicuso pour les hounétos gous ! Us avaiout oublié de comptor ln bière ! Aussi, je lo répète, soyons indulgents pour ceux qui succombent à la misère ou In tentation : quel est lo juste qui n'a pas été, au moins une fois, un pou flou ! TUGENE CHAVETTE.ren Bulletin maritime Ligne Altan Le stoamer Norwogian est arrivé do Montréal hior à 4 p.m.et à continué pour Glasgow a 6.30, Le steamor Siberian, parti de Glasgow aveo Ÿ passagers de chambre, 70 intermédiaires ot 250 d'entrepont, est arrivé dans notre port hier à 10 p.m.of a amarré au quai du G - 8 Lévis q rand-Trono, à Ligne Beaver Le Lake Winnipeg, parti de Liverpool le 81 mai avec 9 passagors de chambre, 25 intermédiairos et 264 d'entrepont, est arrivé duns notre port ce matin.ll s\u2019est rendu à la jetée Louise pour y débarquer six passagers de salon et 40 d'entrepont, Parmi les passagors so trouvent 100 enfants vonaut de Birmingham, Angleterre.Le capitaine rapporte que le stcamer à été retardé aix hourcs par la brume.Le stenmor Lake superior est parti do Montréal hior, mais il a jeté l'ancre vis- à-vis Trois Rivière pour y pnssor ln nuit dernière ; il sera duns notre port au- jourd'hui, Le steamer Toxas venant do Bristol est passé à la Pointo au Père à 8.40 p.m.hier.Lo steamor Miramichi cest arrivé de Montréal, hier, et après avoir pris ses passagers ct za cargnison a continué pour Pictou a 2, p.m.Un télégramme reçu, hier, de Philadelplile par M.Maguire & Cie, mande quo lu barque Beatrice, on destination de Marseilles, cat dans lo port ; la bur- quo Knato Hnsding, de Québec, est au les Parbades.Les steamers Nicorinn ot ITarbinger ont été nolisés pour faire io conimerce du cluarbon entre Sydnoy ot Québce.La barque Canova cst partio pour la mor, lier, remorquée par le Flora jusqu'à l\u2019Anse des Sauvages.Le yacht à vapeur do l'hon.J.J.C.Abbott, Dahinda ost parti hier matin pour une excursion do pêche dans le Suguenay.Le steumer Michigan.capitaine Cameron, parti de Montréal, pour Londres avec une cargaison de madriers, s'est échoué à Pointe Acone avant-hior soir, par un brume épaisse.Ce steamer avait un piloted bord.Heureusement le Michigau s'est échoué faiblement ct au montant postérieur à l\u2019échoucment on l'en arotiréetil a continué sa course pour Syduey-Nord.Les vaisseaux suivants ont été remorqués dans notre port hier : les barques Sir John Lawrence, ct Bothnia.L'agent rapporte que les barques Edmondton, Osmo, Syrings, Louise, Aladdin ct deux Larques blanches muntent le fleuve cu bas de Ia Pointe au Pire.Le steamer Zambési, venant de Liverpool cst arrivé dans notre port hier 4,30 ct n continué pour Montréal.En chargement 11 juin, \u2014Sverre, 405, Oporto, Dobell, Bockett et Cie, ostacadus Bowon.\u2014Napoléon III, 742, West Hartleford, John Burstall et Cie, estacades Hall, \u2014Borkloy Castle, 1,197, Plymouth, Smith Wade ot Cie, New Liverpool Cove, \u2014Thokla, 1,480, W.ITartlopool, Smith, Wade ot Cie, New Liverpool Cove.\u2014Asia, 1,166, Greenock, Smith Wade ot Cio, New Liverpool Cuve.\u2014Nowman Hall, 1528, Liverpool.\u2014Courant, 1,135, Greenock.\u2014Tvwilight, 775, Londonderry.\u2014Drowning, Sophie, 573, Aberdeen, Smith, Wade et Cio, New Liverpool ovo.\u2014 Acquiltés 11 juin.Sr Miramichi, Baquot, Pictou.\u2014Bratsbore, Nielson, Sydnoy, O.B.Carbray, Routh ot Cie.Barque Canova, Johnsen, Plymouth, Smith, Wado et Cie.\u2014Maud, Linklator, Nowcastle, Smith Wado ct Cie, \u2014Merour, Larsen, Cork, Prico eb frère.\u2014Tasninnian, Thompson, Greenock,Jolih Burstall ot Cie.\u2019 DOUANE Le montant perçu au bureau de Ia douuno de Québdoc, le 11 juin est de 83,- 542.28, .HEURES DB LA MALER UAUTB A QUERRO N.B.Le comant continue à monter 45 minutes après ls marée haute.Phases de la lune Pleine lune, jeudi lo 13, à 9.192.m.juin matin soir Lundi 10 an 3.41 Mardi 11 14.18 4.31! Mercredi 13 \"444 5.09 Jeudi 13 33 6.00 Vendredi 14 6.23 6.51 Samedi - 1B 7.15 7.40 Dimanche 16 8.08 8.81 Pn PT TEÉGARÉ wun 197, RUE SAINT-PAUL, QUEBEC.= oo.Undeperd DEUX DE TROUVES BONNE NOUVELLE Aux messtenrsamateurs BEL ALETTE TAIL = .UROPERN Arrivant muni «es meilleures preuves de compétence, à nous adressé par uno dos plus grandes maisons de commerce Allemondes avec laquelle nous faisons afluire, Inutile de faire de longs commentaires pour arriver à faire de notro départo- ment de tailleur le meilleur à Québec, hous n'avons reculé deviut aucun sacri- ce.VE.E ORG, Artiste tailicur Allemand que nous avons le plaisir de présoutor au public est appelé à jouer le rôle de véno- vateur de la mode au Canada, ot pour faire do notre département do toilettes pour hommes le rondez-vous des amateurs, NOS PRIX soront pour les premiers trois mois les plus bas de la ville, au public d'en profiter pour les fêtes d'été.SYNDICAT àe QUEBEC 207 Rue St-Joseph Aux propriétaires d'hotels, maisons de pension privée, etc, etc.Tous les propriétaires d'hôtels, maisons do pension privée, otc, de Québec ot Levis, qui seront en position de recovoir ct loger des visiteurs étrangers pendant les fètes de la Saint-Jcan-Baptiste, les 23, 24 ot 25 juin ccurant sont priés de ino transmettre lours adresses ot wo fuire savoir en même temps quel nombre do personnes ils pcurront accommoder.L.A.BERGEVIN, Président du Comité de réception.11 juin\u2014XK J 6 fs.bt >= sw 8 3 Ë 8 >, 23 J 2 nif 32 ow - ,, £%z ZH - 2 $a 8 £3 a BP gad q 8 pe *o5eët fel 218 Eg =o | BB n S3glz2Z 2 gr 88° 20% @ EF Ea 20 e
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.