La tribune, 8 mai 1989, Cahier 2
[" FORUM [\tla tribune\tVIVRE ~ AGRO ALIMENTAIRE ~~ GÉNÉRAL^B\t) SHERBROOKE.LUNDI 8 MAI 1989\t\t\t **WMi tSBaSSIE! 2JJJ1Ü «rflûVtVitM* *»1 fHiW/MiHutM MM H*'**/WW ^CC *h rw* aJI^»uhiv4 par Bernard RACINE ¦ QUÉBEC (PC) \u2014 Les Etats qui possèdent des lois sur l\u2019affichage \u201430 pour cent des pays souverains\u2014 ont tous adopté ces lois pour se protéger d\u2019une langue qui les menace et jamais pour enlever des droits à la langue majoritaire.Le fait est souligné par Jacques Leclerc, linguiste et professeur au Cégep de Bois de Boulogne, à Montréal, dans une étude sur la langue d\u2019affichage qui lui permet de conclure que cette question n\u2019intéresse pas seulement les Québécois, mais aussi bien d\u2019autres peuples tels que les Catalans, les Basques, les Flamands, les Wallons et les Allemands du Sud-Tyrol.Intitulé «La guerre des langues dans l\u2019affichage», le livre contient plus de 400 pages d\u2019informations pertinentes et précises qui serviront à alimenter le débat sur la question au Québec.Échantillonnage L\u2019ouvrage recense la situation linguistique de 77 Etats souverains et de 181 Etats non souverains ou Etats régionaux.Comme il existe environ 180 Etats souverains dans le monde, l\u2019échantillonnage représente 42 pour cent des pays et 56 pour cent de la population, un échantillonnage fort valable.L\u2019auteur note cependant que deux de ces 77 pays, Porto Rico et le Groënland, ne sont qu\u2019à demi souverains.\u201cDe façon générale, on peut affirmer qu\u2019on réglemente ordinairement un domaine comme celui de l\u2019affichage afin de trouver une solution à un problème de préséance ou de conflit lingustique.Cela ne signifie pas que la non-intervention soit toujours le reflet d\u2019une absence de conflit linguistique; on doit simplement constater que, pour diverses raisons, l\u2019Etat n\u2019a pas cru bon d\u2019intervenir par voie législative ou par la Constitution\u201d, constate M.Leclerc.Rares sont les Etats qui ont légiféré sur la langue d\u2019affichage de façon à toucher à la fois les huit aspects de l\u2019affichage qui sont les inscriptions gouvernementales, la signalisation routière, la toponymie, les noms de rues, les enseignes commerciales, la publicité commerciale, les règlements ponctuels et les consignes relatives à la sécurité.Tendances L\u2019auteur a constaté un certain nombre de tendances dans la réglementation de l\u2019affichage.Usage des mots anglais en premier chez les concessionnaires ¦ MONTRÉAL (PC) - Une récente étude de l\u2019Office de la langue française (OLF), auprès de 480 personnes oeuvrant chez 20 gros concesionnai-res de la région de Montréal, révèle que l\u2019utilisation de l\u2019anglais, dans la terminologie, prédomine largement.D\u2019abord, parmi les Etats qui ont légiféré sur la langue de l\u2019affichage, seulement trois d\u2019entre eux imposent la langue officielle dans l\u2019affichage commercial sans recourir à l\u2019exclusivité: la principauté d\u2019Andorre avec le catalan, l\u2019Egypte avec l\u2019arabe et le canton du Tessin avec l\u2019italien, souligne M.Leclerc.Dans d\u2019autres pays, ce sont les municipalités qui réglementent l\u2019affichage.Ainsi, plusieurs municipalités émettent des arrêtés obligeant les commerces à utiliser la langue officielle, notamment en Israël, en Malaysia, au Maroc et en Tunisie.\u201cUn cas spécial: celui de la France.La loi française exige, en principe, que toute inscription publique soit obligatoirement rédigée en français.Les enseignes commerciales en langue étrangère ne sont pas interdites en France à la condition qu\u2019elles soient effectivement rédigées en langue étrangère et qu\u2019elles ne concernent pas la sécurité publique ou ne nuisent pas à la protection du consommateur\u201d.Sept Etats souverains exigent, semble-t-il, l\u2019usage exclusif de la langue officielle dans l\u2019affichage commercial: l'Algérie, la Birmanie, la Bulgarie, la Colombie, la Grèce, le Mexique et la Turquie.Difficile Il apparaît plus difficile de faire respecter les lois lorsqu\u2019elles portent sur l\u2019usage non officiel ou non commercial des langues.\u201cSi l\u2019on se réfère aux législations ayant des incidences sur l\u2019usage commercial des langues, force est de constater que l\u2019interdiction semble relativement efficace en ce domaine\u201d.Par exemple, la Bolivie et le Chili obligent les entreprises à adopter des raisons sociales uniquement en espagnol et ces dispositions du code civil sont respectées tout comme le sont les lois de Grèce, de Turquie et de Bulgarie qui interdisent la langue des pays voisins sur leur territoire.Après avoir expliqué les tentatives d\u2019imposer l\u2019unilinguisme menées en Algérie, au Maroc, en Egypte, en Californie et en Suisse, l\u2019auteur conclut: \u201cLe bilinguisme est demeuré plus important que prévu et on ne semble pas avoir réussi à contrer la langue concurrente, du moins comme il avait été apparemment planifié\u201d.M.Leclerc ajoute que, dans d\u2019autres Etats, c\u2019est le bilinguisme qui n\u2019a pas donné le résultat attendu.\u201cLe bilinguisme institutionnel n\u2019a généralement que peu d\u2019effet d\u2019entraînement au niveau commercial.L\u2019absence de législation dans le domaine commercial tend à favoriser le groupe linguistique le plus fort.Ce constat se vérifie dans plusieurs pays\u201d.Au cours d\u2019une interview, M.Leclerc a expliqué que c\u2019est en résumant, pour l\u2019Office de la langue française, les lois étrangères sur l\u2019affichage, qu\u2019il a constaté le peu de documentation sur la question et qu\u2019il a décidé de dresser un recueil des lois et règlements adoptés à l\u2019étranger sur la langue d\u2019affichage.Mais que ces concessionnaire possèdent ou non leur certificat de francisation, ne change rien à l\u2019affaire.\u201cIl y a donc lieu de s\u2019interroger sur l\u2019impact du processus de francisation actuel sur la terminologie\u201d, écrit l\u2019auteur, André Martin.Il s\u2019agit d\u2019une question d\u2019attitude: pour quelque 70 pour cent des répondants, la terminologie anglaise est \u201cplus fonctionnelle\u201d et plus \u201cclaire\u201d que la terminologie française.Une légère majorité d\u2019employés (53 pour cent) déclarent qu\u2019il est \u201ctrès ou assez important\u201d pour eux-mêmes d\u2019utiliser les termes français.Mais au service d\u2019entretien, 55 pour cent répondent que ce n\u2019est \u201cpas ou pas du tout important\u201d, ni pour eux-mêmes, ni pour le Québec en général.On a aussi soumis aux 480 interviewés, dont 88 pour cent sont francophones, dix paires de termes, l\u2019un français, l\u2019autre anglais, parmi les plus utilisés: essuie-glace, tableau de bord, silencieux, capot, etc.A peine de 30 à 40 pour cent utilisent le terme français.Seul le mot \u201ccarosserie\u201d a la faveur d\u2019une légère majorité, et encore, à l\u2019écrit.A l\u2019oral, \u201cbody\u201d l\u2019emporte haut la main.La situation ne serait cependant pas statique: 58 pour cent disent utiliser davantage les termes français qu\u2019auparavant, mais (seulement 46 pour cent) dans les services d\u2019entretien.Par ailleurs, plus la langue de la documentation est généralisée, plus elle est française.Ainsi, 85 pour cent de l\u2019affichage interne se fait en français contre 68 pour cent des factures, 66 pour cent des bons de travail et 58 pour cent des évaluations.Par contre, plus de 70 pour cent des manuels d\u2019atelier, des cato-logues de pièces et des étiquettes sur les pièces sont en anglais ainsi qu\u2019environ 55 pour cent des listes de prix et des fiches techniques.Ici encore, la situation ne diffère pas selon que l\u2019entreprise est officiellement francisée ou pas.Mais l\u2019utilisation du français est plus forte au sein des services de vente et d\u2019administration.la cote du parti de Mulroney étU QUÉBEC (PC) - Le récent budget Wilson a fait mal au Parti progressiste-conservateur du premier ministre Brian Mulroney, qui a perdu neuf points au Québec durant les dernières semaines.Et la baisse semble se poursuivre.Un sondage réalisé par la firme Sorécom pour le compte du quotidien québécois Le Soleil et le poste de radio CKAC, de Montréal, accorde 44 pour cent des intentions de vote au Parti conservateur, 29 pour cent au Parti libéral du Canada et 25 pour cent au NPD.Avant répartition, il y avait 14 pour cent d\u2019indécis.Un mois plus tôt, les résultats étaient les suivants : PPC, 53 pour cent, PLC, 25 pour cent et NPD, 20 pour cent.Selon le sondage effectué auprès de 993 personnes entre les 21 et 30 avril derniers, le taux de satisfaction à l\u2019endroit du gouvernement du premier ministre conservateur Brian Mulroney a baissé dans les mêmes proportions de mars à avril, tombant de 55 à 49 pour cent.Effet du budget Le sondage ne permet pas de mesurer pleinement l\u2019effet du budget du ministre des Finances, Michael Wilson puisque la fuite spectaculaire dont le document a fait l\u2019objet est survenue le soir du 26 avril.En examinant les chiffres de plus près, il est cependant permis de croire que la tendance à la baisse enregistrée dans les jours qui ont précédé la fuite s\u2019est accélérée par la suite.La plus grande partie des entrevues, soit 744 sur 993, a été réalisée du 21 ou 25 avril.Déjà, la popularité des conservateurs avait chuté de sept points.Le PC recueillait 46 pour cent des intentions de vote, le PLC, 29 pour cent et le NPD, 23 pour cent.Selon les sondeurs de Sorécom, les compressions dans les dépenses et les hausses de taxes que les médias annonçaient déjà, avant que le contenu du budget ne soit connu, expliquent cette première baisse des conservateurs.Les 249 entrevues réalisées du 26 au 30 avril, donc une fois connus les détails du budget, ont quant à elles révélé une baisse additionnelle de sept points.Le PC ne recueillait plus que 39 pour cent des intentions de vote, le PLC, 30 pour cent et le NPD, 29 pour cent.La chute du taux de satisfaction envers le parti au pouvoir a été encore plus marquée après la fuite du budget.Jusqu'au 25 avril, la baisse n'avait été que de trois points par rapport à mars; du 26 au 30 avril, elle est tombée de 11 autres points.Le taux de satisfaction n\u2019était plus que de 41 pour cent.Les spécialistes de Sorécom recommandent toutefois de ne pas en tirer de conclusion trop définitive.Seulement la moitié des répondants de la région de Montréal, où les conservateurs sont généralement moins populaires que dans le reste du Quepec, ont été rejoints avant la fuite du budget.La baisse additionnelle qui a suivi le budget s'expliquerait donc en partie par la moindre popularité du Parti conservateur dans la métropole.Réaction Participant hier à l\u2019inauguration du Centre canadien d\u2019architecture, à Montréal, le premier ministre Brian Mulroney n\u2019a pas voulu commenter le dernier sondage Sorécom.Peu avant son départ, M.Mulroney s\u2019est contenté de dire qu\u2019il n\u2019avait pas pris connaissance des résultats du sondage.Le premier ministre Mulroney a refusé de commenter le sondage.Il y a maintenant unanimité entre Ottawa et les provinces sur l'idée d'élire les sénateurs au suffrage universel, signale le sénateur Lowell Murray.par Guy TAILLEFER ¦ OTTAWA (PC) - Les sénateurs libéraux perdront aux mains des conservateurs, d\u2019ici la fin du second mandat du gouvernement Mulroney, la majorité qu\u2019ils détiennent depuis près d\u2019un siècle au Sénat.Un renversement qui pourrait avoir d\u2019importantes répercussions politiques.L\u2019occasion donnée au premier ministre Brian Mulroney de façonner à son image le Sénat, comme il l\u2019a fait avec la Cour suprême, pourrait refroidir sa promesse de réformer la Chambre haute, une fois que l\u2019Accord du lac Meech aura été ratifié, si tant est qu\u2019il est ratifié.En 1992, M.Mulroney n\u2019aura mis que huit ans à défaire ce que son prédécesseur Pierre Elliott Trudeau avait mis 16 ans à consolider.L\u2019actuelle majorité libérale au Sénat remonte à 1901.Proportions Aux élections de 1984, les sénateurs libéraux étaient presque trois fois plus nombreux que les conservateurs.Quatre ans plus tard, la majorité libérale rétrécissait à 20 sièges, les libéraux en détenant 56, les conservateurs, 36.Une situation attribuable aux 17 nominations (toutes conservatrices) effectuées par M.Mulroney pendant son premier mandat.Douze sénateurs, dont sept sont libéraux, atteindront 75 ans, l\u2019âge obligatoire de la retraite au Sénat, d\u2019ici la tenue des prochaines élections.A ces sept départs libéraux, qui seront de toute évidence comblés par des conservateurs, s\u2019ajoutent sept autres sièges actuellement vacants.Si bien qu\u2019au bas mot, il y aura, à l\u2019été 1992, 50 conservateurs et 49 libéraux au Sénat, qui compte 104 sièges au total.Le calcul ne tient toutefois pas compte des cinq sénateurs qui siègent actuellement comme indépendants.La prédiction ne tient pas compte non plus des cinq sénateurs - deux libéraux et trois conservateurs - dont l\u2019âge varie entre 82 et 89 ans, mais qui échappent à la règle de la retraite à 75 ans parce que leur nomination a été faite avant 1965, année où la nouvelle réglementation entrait en vigueur.L\u2019arrivée des conservateurs au pouvoir commence déjà à porter ses fruits pour M.Mulroney au chapitre de la répartition des sénateurs par province.Les conservateurs sont majoritaires à Terre-Neuve et dans l\u2019Ile-du-Prince-Edouard.Ils sont à égalité avec les libéraux au Manitoba et au Québec.Renversement Il faudra toutefois que M.Mulroney attende la toute fin de son mandat avant que la majorité libérale ne soit renversée.Une situation dont il ne pourra vraiment profiter que si les conservateurs sont reportés au pouvoir dans quatre ans.Aucun sénateur ne prend sa retraite cette année, six la prendront en 1990, trois en 1991 et trois autres en 1992.Le renversement de la domination libérale sera une épine de moins au pied du gouvernement Mulroney.Le Sénat libéral ne s\u2019est pas géné, pendant le premier mandat conservateur, pour faire obstacle à des projets de loi majeurs.Les cas les plus spectaculaires ont été le projet C-22 sur les brevets pharmaceutiques et les projets C-84 et C-55 sur la réforme du processus de détermination du statut de réfugié.A quelques mois des dernières élections, le chef libéral John Turner allait même jusqu\u2019à demander aux sénateurs libéraux de bloquer la ratification du projet de loi de mise en vigueur du traité canado-américain de libre-échange.Il y a deux semaines, le ministre d\u2019Etat aux Relations fédéra-les-provinciales Lowell Murray déclarait qu\u2019il y avait à ce sujet entre Ottawa et les provinces consensus sur l\u2019idée d\u2019élire les sénateurs au suffrage universel, mais que tout restait encore à régler touchant les pouvoirs dont disposerait le Sénat dans ce nouveau contexte.W» t* fWiVt À chacun ses plans.et son prêt-rénovation Royal! 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l\u2019homme est généralement d\u2019une grande clarté et, contrairement à son chef, il semblait avoir des idées précises sur la question.Le ministre Ryan a décidé que ce sera «l\u2019impact visuel» de chaque message plutôt que des critères de mesures (centimètres) qui déterminera s\u2019il est conforme à la loi, c\u2019est-à-dire à la règle du deux pour un.M.Ryan affirme qu\u2019il s\u2019agit là de balises claires et pratiques qui permettront aux commerces concernés, ceux de 50 employés et moins, de respecter la loi dans «un climat d\u2019efficacité et de souplesse».Le ministre est trop optimiste.Ces règlements sont excessivement flous et ouvrent clairement la porte à d\u2019autres guérillas judiciaires; pour reprendre l\u2019expression d\u2019un membre de l\u2019Opposition, Québec vient de prendre un «beau billet» pour des années de contestation devant les tribunaux.Mais surtout, ils laisseront dans l\u2019insatisfaction et l\u2019incertitude tant les anglophones que les francophones.M.Ryan n\u2019a donc pas livré la marchandise.Mais il ne saurait en être personnellement tenu responsable car sa mission était impossible à toutes fins utiles.La loi 178 fut et demeure un compromis maladroit.On ne pouvait pas s\u2019attendre à ce qu\u2019un chef-d\u2019oeuvre soit taillé dans une matière première si médiocre.La solution Ryan n\u2019en est pas une, elle vient tout simplement colmater temporairement la politique linguistique du gouvernement Bourassa.Politique est un bien grand mot en vérité: on en cherche encore les contours exacts.En fait, il est devenu de plus en plus évident que le gouvernement du Québec devra se résoudre, non pas seulement à revenir intégralement à la loi 101, mais à examiner de fond en comble ce dont le Québec a maintenant besoin en matière de protection du français.En effet, la loi 101 a plus de dix ans et le débat sur l\u2019affichage nous porte à oublier que l\u2019intégration des immigrants, le français au travail et la détérioration de notre langue dans les écoles posent de grands défis auxquels il tarde de trouver des réponses.Aussi insatisfaisant qu\u2019il soit, le nouveau règlement sur l\u2019affichage n\u2019a rien de véritablement dramatique pour l\u2019avenir du français au Québec.C\u2019est l\u2019ambiguïté qu\u2019il traduit qui doit principalement nous inquiéter.La solution Ryan ne saurait tenir lieu de politique linguistique; il faut une vision d\u2019ensemble.Malheureusement, rien de tel ne semble être à l\u2019agenda libéral.Roch Bilodeau Rayons de soleil BILLET Vs\t.ÿ Tuer par pitié et par amour pour éviter des souffrances à un être cher?Du moins le prétend un homme qui a tué son enfant de 8 ans plongé dans un coma irréversible.Ca nous replonge au coeur du mystère de la vie.Et qui peut hors de tout doute conclure que la vie même la plus imperceptible ne vaut pas d\u2019être menée à terme?Est-ce que ce ne sont pas nos propres souffrances que nous abrégeons quand nous prônons l\u2019euthanasie ou quand nous en sommes réduits a des gestes aussi désespérés que celui de tuer son enfant?\u2014 O - L\u2019oiseau qui ne chante plus, sera bientôt mort.Il en est ainsi de l\u2019homme qui n\u2019espère plus.L\u2019espérance, c\u2019est le chant de l\u2019homme.\u2014 O \u2014 Cultiver, c\u2019est croire à la vie, c\u2019est un geste humain.Récolter, c\u2019est constater la vie, c\u2019est un geste mécanique.Sois de ceux qui sèment et cultivent, même si ce sont d\u2019autres qui récoltent et engrangent.N\u2019accroche pas tes diplômes trop haut dans ton bureau.A trop les contempler, tu regarderas peut-être au-dessus de la tête de tes clients, de tes étudiants ou de tes interlocuteurs.\u2014 O \u2014 Si tu ne reposes pas, repose au moins les autres.\u2014 O \u2014 Elève ton coeur plus souvent que tu élèves la voix.Sinon, tu deviendras impuissant à élever ton coeur.Albatros des mers \tSONDAGE GALLUP\t\t ^\u2014\t\t-J) 2 Canadiens sur 3 croient que la faim est un problème grave au pays 2 Canadiens sur 3 croient que la faim est une problème grave au Canada; 27 p.cent considèrent que c\u2019est un problème pas trop grave et 7 p.cent sont d\u2019avis que ce n\u2019est pas grave du tout.Il y a peu de divergence d\u2019opinion entre les différentes régions du pays.Gallup a aussi demandé aux Canadiens quel était le degré de responsabilité de différents groupes concernant le problème de la faim au pays.94 p.cent des Canadiens croient que le gouvernement a beaucoup (65 p.c.) de responsabilité ou une certaine part (29 p.c.).86 p.cent des Canadiens croient que le public en général et les organismes sociaux comme les banques de nourriture ont un rôle à jouer pour solutionner le problème de la faim au pays.82 p.cent considèrent que les organismes de charité sont partiellement responsables de régler la situation.81 p.cent croient que les personnes qui souffrent de la faim ont elles-mêmes un rôle important à jouer tandis que 73 p.cent mentionnent l\u2019industrie de l\u2019alimentation et 63 p.cent les entreprises privées.Le problème de la faim au Canada peut être associé au large nombre de citoyens vivant sous le seuil de la pauvreté.Les chiffres de Statistiques Canada révèlent que plus de 3,5 millions de Canadiens, une personne sur 7, ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté.Ceci inclut plus d\u2019un million d\u2019enfants de moins de 16 ans ou un enfant sur 6.Il est intéressant de noter que les Canadiens des deux sexes, de toutes catégories d\u2019âge, d\u2019instruction et de revenus sont portés à croire que la faim est un sérieux problème au pays.Les résultats de ce sondage sont fondés sur 1050 entrevues personnelles avec des adultes de 18 ans et plus, menées entre le 5 et le 8 avril.Un échantillon de cette taille comporte une marge d\u2019erreur de 4 p.cent, 19 fois sur 20.Les questions étaient: «En vous fondant sur ce que vous avez vu, lu ou entendu, dites-moi à quel point le problème de la faim chez les Canadiens est grave \u2014 diriez-vous que c\u2019est un problème très grave, assez grave, pas trop grave ou pas grave du tout?» «A chacun des groupes suivants, veuillez me dire le degré de responsabilité qu\u2019il devrait avoir pour résoudre le problème de la faim au Canada?» J'espère que vous êtes honoré d'être au front pour combattre le déficit!.f*a.« .V \\\t.\t.\t.\u2019SL.^4 P.r~\t\t !\tTRIBUNE LIBRE\tJ Elèves dans un hangar-entrepôt à St-Elie décision et attitude inacceptables M.Martial Carbonneau Commissaire à la CSCS St-Elie d\u2019Orford Dans La Tribune d\u2019aujourd\u2019hui (29 avril 1989), nous apprenons que, malgré nos recommandations contraires, vous avez pris la décision de relocaliser trois classes de sixième année dans un han-ar-entrepôt et cela, fort proba-lement pour un minimum de trois ans.Pour.vous, il y a quelques mécontents, sans plus.Je suis parmi ces mécontents.La population, et vous, avez le droit de connaître le pourquoi de mon opposition à cette décision: 1- par principe; 2- la nature de la décision elle-même; 3- les modalités de la décision.Par principe: Le code civil maintient une longue tradition à savoir la notion de «bon père de famille».Souvent, quand vient le temps d\u2019examiner la conduite de quelqu\u2019un, on se demande s\u2019il a respecté cette notion.Personnellement, je crois que la notion de bon père de famille s\u2019opposerait à la «solution du pire pour faire bouger le M.E.Q.» Comment pourrait-on permettre de prendre en otages 90 enfants, sur une période de trois ans, de les foutre dans un hangar pendant 180 jours par année pour qu\u2019il serve de viande à négociation?Je vous en prie, expliquez-nous clairement le sens de votre décision.Pendant ce même temps, l\u2019on décrie le refus de subventionner un agrandissement aux locaux de l\u2019administration générale pour ranger les dossiers: est-ce qu\u2019un dossier aplus d\u2019importance qu\u2019un enfant?Franchement.Pourtant, ce sont les mêmes décideurs qui envoient nos enfants dans un hangar-entrepôt, qui se préparent à fêter le Gala de la fierté.De quoi êtes-vous fiers?De votre décision du 25 avril dernier?Franchement.La nature de la décision: M.Carbonneau, avant que ne se prenne cette décision, est-ce que vous avez remis à vos confrères décideurs, un plan exact du hangar?Leur avez-vous dit, par exemple, que ces espaces transformés n\u2019auront pas huit pieds de haut, que vous nous avez dit qu\u2019il n\u2019y aurait qu\u2019un escalier, qu\u2019une des sorties de secours va directement dans un autre atelier?Les avez-vous informés du nombre de pouces cubes d\u2019air à respirer pour chacun de ces enfants par comparaison au nombre de verges cubes d\u2019air à respirer dont jouissent les décideurs?Les avez-vous informés du nombre d\u2019enfants qui jadis avaient vécu des malaises parce qu\u2019ils respiraient de l\u2019air vicié?Les avez-vous informés du nom- bre de mètres carrés de cours de récréation de ces enfants, quels seront les nombreux jeux qu\u2019ils auront à leur disposition à part l\u2019oisiveté, que ce ne sera probablement pas vous qui irez les animer, que ces enfants avaient droit à une cafétéria, qu\u2019ils se voient maintenant condamnés à la boîte à lunch?Et j\u2019en passe.Les modalités de la décision: «Pas de consultation - Pour le commissaire de St-Elie, M.Martial Carbonneau, il ne sert à rien de convoquer les parents pour leur faire accroire qu\u2019ils seront consultés, puisque, dit-il, «nous n\u2019avons d\u2019autre choix à leur proposer».M.Carbonneau, le Larousse suggère deux définitions fort différentes entre le verbe vouloir et le verbe pouvoir.Là encore, quand des gens qui oeuvrent dans le secteur public veulent, soit construire, soit réparer, soit louer, il existe une longue tradition québécoise qui consiste à préparer un petit cahier de charge et à procéder à une petite soumission publique.Tous les jours, vous pouvez constater l\u2019utilisation de ce procédé démocratique qui donne une chance égale à tout soumissionnaire.et, comme par hasard, les demandeurs trouvent ce qu\u2019ils cherchent.Ici, je parle de ceux qui s\u2019éloignent des prétextes «Pas l\u2019temps», «Trop compliqué», «Trop d\u2019trouble», etc.Quand vous affirmez que «nous n\u2019avons pas d\u2019autres choix à leur proposer», qui pensez-vous convaincre à part vous-même?Il y a une difference entre chercner avec les moyens modernes de communications et marmonner un quelconque désir derrière un tuyau de poêle d\u2019une assemblée M.Robert Bourassa Premier ministre Nous sommes des infirmières Travaillant dans un CLSC Ce n\u2019est pas d\u2019hier Que nos conditions de travail Se sont détériorées! Ce message que nous vous adressons Est pour appuyer nos négociations! Sachez que nous sommes décidées à agir.Des solutions, il faut en obtenir! Eliminer les emplois précaires, C\u2019est nécessaire! de cuisine comme dans les temps d\u2019avant-guerre.Malgré tout cela, il s\u2019est trouvé au moins un citoyen pour présenter un projet décent.que vous vous seriez empressé de rejeter car il ne permettrait pas le stationnement de onze autobus.Non, mais pour qui nous prenez-vous?Avant de prendre cette décision, avez-vous prévenu, consulté les autorités du M.E.Q., non pas sur la nécessité de louer mais sur la façon dont vous voulez traduire cette nécessité?Après tout, il serait peut-être de bonne guerre de les informer de vos projets puisque le M.E.Q.les subventionnera pour au moins 400 000 $ par année (c.f.liste du 30 septembre, valeur locative et autres barêmes).Nos députés et notre ministre ont le droit de savoir de quelle façon vous utilisez les fonds publics.Le reste vient de la taxation scolaire pour une valeur approximative de 10 p.c.Cela n\u2019en demeure pas moins nos argents.«Par contre, le commissaire n\u2019a pas l\u2019impression que le choix du site pour loger les classes de 6e année indispose beaucoup de parents.Il y a quelques mécontents sans plus».Ces quelques lighes ne font que souligner partiellement lé sens de mon opposition.Mais beaucoup d\u2019autres questions demeurent, M.Carbonneau.Par exemple, pourquoi ce refus de la consultation sur le fond et non pas sur les grenailles?Pourquoi les parents des enfants des 4e année et des 3e année n\u2019ont pas été consultés, même pas informés?Tout à coup que le nombre de mécontents soit plus grand que votre estimé?Pourquoi tout cet arbitraire?Charles Thériault Pour contrer les fardeaux de tâches, Soyez de bonne grâce! Comme mieux vaut prévenir que guérir Plusieurs préfèrent déguerpir! Alors, la pénurie.Voyez-y! C\u2019est le temps des négociations Et les infirmières se prennent en main.Notre mobilisation C\u2019est.pour être là demain! Les infirmières et infirmiers duCLSCSOC Par Lise DesRosiers, inf.Infirmières décidées à agir Le problème de la faim au CANADA National\tTrès grave 24%\tAssez grave 41%\tPas trop 27%\tPas du tout 7%\tIndécis 1% Régions; Maritimes\t27%\t35%\t33%\t5%\t1% Québec\t23%\t40%\t28%\t9%\t0% Ontario\t27%\t41%\t25%\t6%\t1% Prairies\t22%\t46%\t24%\t5%\t3% C.-Britannique\t21%\t43%\t27%\t9%\t0% Age: 18 à 29 ans\t21%\t47%\t24%\t8%\t0% 30 à 39 ans\t26%\t40%\t28%\t5%\t0% 40 à 49 ans\t21%\t46%\t25%\t7%\t1% 50 à 64 ans\t28%\t36%\t27%\t7%\t2% 65 ans et plus\t30%\t32%\t31%\t6%\t2% Sexe Hommes\t21%\t38%'\t32%\t8%\t1% Femmes\t28%\t44%\t22%\t6%\t1% Matériel en anglais: des explications.M.Jean-Marie Dubois St-Elie d\u2019Orford C\u2019est avec consternation que j\u2019ai lu votre lettre adressée à Monsieur James H.Smith, président de Domtar Inc.parue au journal La Tribune le 15 avril 1989.Brault, Guy, O\u2019Brien Inc., en affaire depuis 1933, oeuvre au service des Québécois depuis ses succursales de Montréal, Québec, Trois-Rivières, Hull, Laval et So-rel.B.G.O.a donc des racines profondément québécoises et comprend votre désarroi.Je ne peux qu\u2019expliquer les circonstances; la Loi sur les Sociétés Commerciales Canadiennes oblige toute société publique à envoyer un avis de convocation à l\u2019assemblée annuelle, sollicitation de vote et rapport annuel à tous ses actionnaires enregistrés au plus tard 21 jours avant la date de rassemblée.Dû à une sous-estimation par Domtar Inc., du nombre de rapports francophones à être imprimés, quelques actionnaires francophones (sur plusieurs milliers), ont reçu un rapport rédigé en langue anglaise (de manière à se conformer aux délais prescrits par la loi).Le nombre restreint de jours re- courrier à tous les actionnaii nous a forcés à utiliser les stoc de matériel rédigés en langue s glaise en attendant de recevoir documentation française.Je vous fais donc parvenir i rapport complet rédigé en fra çais et vous prie de nous faire p; venir votre vote par poste prio taire, à nos frais, au plus tard 25 avril 1989, 15h00.Espérant avoir obtenu vot doléance, agréez M.Dubois, m salutations distinguées.Brault, Guy, O\u2019Brien II Benoît Bergeron, c.Viee-préside ! la tribune] 1950, ru* Roy, 8h*rbrooke, Qué., Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petit** annonce*: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnement*: 564-5466 ADMINISTRATION YVON DUBÉ Président et Éditeur JEAN-GUY FARAH Ad|omt au président (adm ) et Secrétaire trésorier LIONEL DALPÉ Adjoint au président (prod ) et Editeur adjoint \"r RÉDACTION JEAN VIGNEAULT Rédacteur en chef JEAN ROY Directeur de I information PIERRE YVON BÉGIN Chef des nouvelles ROCH BILODEAU Chef éditorialiste adjoint JEAN-PASCAL BEAUPRÉ Chef de pupitre DENIS MESSIER Directeur dos pages sportives PUBLICITÉ FRANCOIS VAILLANCOURT Directeur de la publicité J.BERTIN ST-AMAND Adjoint au directeur JEAN FRANÇOIS ROULEAU Adjoint au directeur PAUL ALLARD Chef de bureau PRODUCTION JEAN PIERRE ROBITAILLE Directeur de la production J.JACQUES DELORME Chet des operations GÉRARD PÉPIN Adjoint GASTON GRENIER Adjoint BENOiT CÔTÉ Chef pressier COMPTABILITÉ ANDRÉ CORRIVEAU Chef comptable JULIENNE POULIN Gérante du crédit EXPÉDITION MICHEL DOYON Gérant BÂTISSE ANDRÉ JACÔUES Responsable TIRAGE GASTON GAGNÉ\tANDRÉ CUSTEAU Directeur au tirage\tAdiornt au directeur Gérants de district: PIERRE-ALAIN DION CLAUDE OUELLET JACQUES FAUCHER JEAN-MARC PÉPIN MICHELE FOURNIER GASTON PINARD MICHEL LAVOIE\tJEAN-CHARLES POULIN SERGE NADEAU » * LA TRIBUNE, SHERBROOKE, LUNOI 8 MAI 1989 B 3 VIVRE Toutes les 90 secondes, un jeune Américain tente de se suicider et un sur 60 réussit Périple unique pour des jeunes de cet âge Élèves de 5e et 6e année de Sherbrooke en visite une semaine à l'autre bout du pays par Dominique SCHROEDER WASHINGTON (AFP) \u2014 Toutes les 90 secondes, un jeune Américain tente de se donner la mort, et un sur 60 y parvient, selon des chiffres rendus publics récemment par un chercheur américain, spécialiste du suicide des adolescents.Le suicide n\u2019est pas un phénomène nouveau chez les jeunes Américains mais il ne cesse de s\u2019aggraver depuis les années 50 et fait désormais des ravages qui laissent parents et éducateurs désemparés.Il frappe souvent selon la loi des séries: il arrive que plusieurs écoliers d\u2019un même établissement scolaire se tuent à quelques semaines ou mois d\u2019intervalle.L\u2019opinion américaine n\u2019a pas oublié la vague de suicides survenue en mars 1987, dans l\u2019Illinois.Huit adolescents s\u2019étaient tués en s\u2019asphyxiant avec les gaz d\u2019échappement de leurs voitures, une semaine après le suicide collectif de quatre étudiants dans le New Jersey.Outre les suicides en série, les morts d\u2019adolescents dans le cadre de rites ésotériques défraient assez souvent la chronique.Les pactes-suicides ne sont pas rares aux Etats-Unis.La mort, fin 88, de deux adolescentes de 13 ans qui s\u2019étaient tuées dans la banlieue de Washington, dans un pacte suicidaire, pour découvrir Satan, a particulièrement choqué les Américains, à cause de son lien avec le satanisme et parce que les deux jeunes filles qui avaient toutes deux des problèmes, avaient annoncé leur intention de se tuer.Deuxième cause de mortalité En 1950, le taux de suicide des Américains âgés de 15 à 24 ans était de 4.5 pour 100 000.Il n\u2019a cessé de s\u2019élever depuis, pour atteindre 13 pour 100 000 en 1986, selon des statistiques officielles.Au total, environ 30 000 person-es meurent tous les ans aux tats-Unis par suicide, parmi les-uelles environ 5 000 jeunes âgés e 15 à 24 ans.Les tentatives de suicides de jeunes sont généralement estimées à 100 000 par an.Le taux de suicide des adolescents âgés de 15 à 19 ans a doublé ces vingt dernières années, selon des chiffres officiels.Près de 1900 adolescents \u2014 pour la plupart des garçons blancs \u2014 se tuent désormais tous les ans.Devant la gravité du problème \u2014 le suicide est devenu la deuxième cause de mortalité pour les jeunes de 15 à 24 ans, après les accidents de la route \u2014 colloques et études d\u2019experts en \u201csuicidolo-gie\u201d se multiplient pour tenter d\u2019en déterminer les causes.Les spéculations sur les causes des suicides d\u2019adolescents sont nombreuses mais les recherches sont relativement limitées.Les jeunes perdent de plus en plus confiance en eux-mêmes car \u201cils subissent une quantité d\u2019aliénations\u201d, estime le Pr Stefan Pasternak, de l\u2019Université Georgetown, à Washington.\"Les changements sociaux, la rupture des liens familiaux, les abus sexuels subis pendant leur enfance, la pression pour le succès scolaire, qui les pousse à considérer tout échec ou toute erreur comme inacceptable, et la possibilité d\u2019avoir accès à des drogues qui les rendent encore plus vulnérables, contribuent à donner aux adolescents le sentiment que leur vie est sans espoir\u201d, estime-t-il.Pas de loi Il n\u2019existe pour l\u2019instant aucune loi fédérale spécifique sur le suicide.Mais certains états particulièrement touchés, comme la Californie, se sont dotés d\u2019une législation destinée à favoriser sa prévention.Et la justice condamne ceux qui poussent autrui à se donner la mort.Ainsi, une femme de 41 ans, Theresa Jackson, a été condamnée en octobre 1987 en Floride, à un an de prison et à trois ans de mise à l\u2019épreuve pour avoir conduit sa fille à se suicider en la forçant à danser nue dans des clubs de nuit.De leur côté, parents et éducateurs s\u2019efforcent d\u2019agir sur le terrain, essentiellement à l\u2019école.Des programmes de prévention du suicide ont été mis en place dans de nombreuses écoles dans 23 états, y compris dans une école du Montana dont .11 élèves s\u2019étaient tués en 17 mois, a indiqué David Capuzzi, un spécialiste de la prévention du suicide de l\u2019Université de Portland (Oregon), lors d\u2019un récent séminaire sur la question, à Boston.Dans le cadre de ces programmes, parents et éducateurs sont formés à reconnaître d\u2019éventuels signes de tendances suicidaires chez les adolescents.Selon M.Capuzzi, cette formation devrait être étendue à tous les adultes en contact avec les jeunes, du chauffeur de d\u2019autobus scolaire au serveur de la cafétéria de l\u2019école.Cependant, pour tous, experts et enseignants, la prévention du suicide des jeunes reste un défi.Comme de nombreux autres éducateurs, Rhonda Chambers, conseillère scolaire à Bâton Rouge (Louisiane), avoue être parfois complètement désemparée et renoncer alors à tous les discours pour leur dire simplement \u201cJe vous aime.\u201d par Christian CARON SHERBROOKE - Les voyages forment la jeunesse, dit-on.Si tel est vraiment le cas les élèves de 5e et 6e année de l\u2019école primaire Notre-Dame-du-Ro-saire de Sherbrooke, ont appris bien des choses lors d\u2019un récent séjour d\u2019une semaine en Colombie Britannique.Un groupe de vingt jeunes de cette école, accompagnés de trois professeurs, ont effectivement eu l\u2019opportunité, dans le cadre d\u2019un programme d\u2019échange étudiant, de s\u2019envoler vers cette province où ils ont visité Vancouver, avant de passer quelques jours à Kamloops, principale destination de ce voyage qui se voulait un complément à la formation académique.Le projet a d\u2019abord été présenté au comité de parents de l\u2019institution, très tôt à l\u2019automne.La permission d\u2019effectuer le voyage a été acquise mais à la condition que le groupe assume une bonne partie des frais.Originalité «Les jeunes étaient déterminés à réaliser ce voyage et ils se sont grandement impliqués», de faire remarquer Michel Lemieux, professeur et instigateur du projet qui tire son originalité du fait qu\u2019il est plutôt rare que des jeunes de cet âge puissent se déplacer aussi loin.Enthousiasmés par la perspective de prendre l\u2019avion, les élèves ont alors mis en branle plusieurs activités de financement.Ainsi, trois ventes de pain \u2014 2700 pains ont été vendus en tout \u2014 ont mobilisé bien des énergies au cours des mois qui ont précédé le départ.Les jeunes ont également mis sur pied une loterie étudiante dont les prix étaient commandités par des marchands du milieu.L\u2019école et le club Optimiste de Fleurimont ont aussi contribué un certain montant d\u2019argent de sorte qu\u2019il n\u2019en a coûté que 135 $ par élève pour passer une semaine à l\u2019autre bout du pays.Michel Lemieux s\u2019empresse toutefois de préciser que les jeunes de Kamloops, qui agissaient en tant qu\u2019hôtes, ont aussi amassé une somme de 2,800 $ afin de bien recevoir leurs homologues sherbrookois avec qui ils correspondaient depuis le mois d\u2019octobre.«En fait, ce fut un voyage peu dispendieux et qui rencontrait très bien les objectifs académiques du cadre scolaire», devait indiquer Michel Lemieux en parlant des objectifs relatifs à l\u2019anglais, au français et à la géogra-hie.«Sans oublier l\u2019aspect dé-rouillardise qui entre en ligne de compte.Rien que le fait de se retrouver loin de leurs parents, pendant une semaine, a contribué à accroître la maturité des jeunes participants», estime-t-il en outre.1 \u2014.En bref os (Photo La Tribune par Stéphane Lemire) Geneviève Drapeau et Joël Morissette sont deux des jeunes qui ont eu l'opportunité de réaliser un voyage en Colombie Britannique.Ils sont ici en compagnie de Michel Lemieux, professeur et instigateur du projet.A l'arrière, on aperçoit le drapeau de la province visitée.Pourquoi Kamloops Si Michel Lemieux et son groupe d\u2019élèves ont opté pour cette destination, c\u2019est que les possibilités de planifier le périple se présentaient au mieux.Le beau-frère de M.Lemieux est en effet professeur à l\u2019école primaire Arthur Hatton de Kamloops.Ce dernier est cantonné à cet endroit pour un an.Les formalités d\u2019échanges ont pu rapidement se conclure.Il va sans dire que les élèves sont tous enchantés de leur séjour.«Nous avons visité Stanley Park et l\u2019Aquarium de Vancouver en plus ae passer deux jours dans une base de plein air au Lac McQueen», raconte Geneviève Drapeau, une élève de 6e année.Son confrère Joël Morissette n\u2019est pas prêt lui non plus d\u2019oublier cette semaine en Colombie Britannique.«J\u2019ai bien aimé l\u2019accueil que nous avons reçu dans les familles là-bas», de commenter le jeune homme.\\iiiir» ni coiin ci ii Di.sinrnoi r Elle et Lui PROMOTION \"FÊTE DES MÈRES\" \"Pour une tête pleine d'allure\".À chaque maman qui prendra un service en coiffure, nous offrirons un manucure GRATUITEMENT, les Pour mettre un terme à cette expérience, les élèves profiteront d\u2019un colloque qui se tiendra à l\u2019école pour présenter un vidéo et des diapositives de leur périple à l\u2019extrémité ouest du pays.Et vive les voyages.vendredi 12 mai et samedi 13 mai.Pour rendez vous: 821-2824 50697x | ^^^1 CiNTftf COMMIRCMI relies 3025 Tue King Ouest.Sherbrooke A la recherche de gardiens et gardiennes \u2014 Le Centre local de services communautaires du val St-François qui désire constituer une banque de gardiens et de gardiennes, invite les adolescents et les adultes de Bromptonville, du Canton de Brompton et de St-Denis-de-Brompton qui aimeraient garder des enfants, à communiquer, avant le 1er juin, avec Mariette Guay, Carmen Hamel ou Ginette Fortier.283 emplois d'été \u2014 Le gouvernement fédéral versera, cette année, des subventions de l\u2019ordre de 372 432 $ à 183 groupements et organismes du comté de Brôme-Missisquoi et permettra par le fait même la création de 283 emplois d\u2019été pour étudiants.Cette aide financière est consentie dans le cadre du programme d\u2019emplois pour étudiants, communément appelé Défi.Ateliers du Centre de jour de l'Escale \u2014 Aux femmes qui vivent une rupture et qui veulent reprendre leur vie en main, le Centre de jour de l\u2019Escale offre, à compter du 15 mai, les ateliers suivants: Changer, ça s\u2019peut-tu ?(lundi à 13h30); Vaincre mes peurs (mardi 13h30); Gérer ma solitude (mercredi 13h30) et J\u2019me sens coupable (jeudi 19h).Les rencontres ont lieu au 307 de la rue Frontenac.Nouveaux Horizons Plus qu'un corps, plus qu'une émotion, plus qu'un esprit -vous êtes une Ame! ECKANKAR propose des exercices spirituels simples et clairs pour vous aider à expérimenter votre moi supérieur.Laissez le meilleur de vous-même s'exprimer dans votre vie physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.Le Centre ECKANKAR de Sherbrooke présente des conférences avec période de questions tous les mardis à 20h.9 mai Apprendre à s'abandonner: un art! 16 mai Culpabilité, qui es-tu?23 mai Le pouvoir de l'amour \u2014 vs -L'amour du pouvoir.30 mai Etes-vous nés sous une bonne étoile?6 juin Le respect de l'espace physique.13 juin Est-ce que fais le voyage de l'âme?CEGEP de Sherbrooke 475, rue Parc Pavillon 2 \u2014 Amphithéâtre #2-55-353 ENTRÉE 2 $\tBIENVENUE A TOUS Le Centre ECKANKAR de Sherbrooke, 6, Wellington Sud, porte 206, Sherbrooke (Qc) J1H 5C7, Tél.: (819) 563 1664 Copyright 1988 ECKANKAR.Tout droits réservés.ECKANKAR P O.Box 27300, Minneapolis.MN55427, USA Les termes ECKANKAR, ECK, EK, VOYAGE DE LAME, SOUL TRAVEL et VAIRAGI, parmi d'autres sont des marques déposées d'ECKANKAR.51615* Discrimination dans le logement \u2014 Plus d\u2019une femme locataire sur deux est touchée par la discrimination dans le domaine du logement.Un logement lui est refusé soit parce qu\u2019elle a des enfants, ou qu\u2019elle est assistée sociale ou bien parce qu\u2019elle n\u2019a pas de mari (pourvoyeur) ou qu\u2019elle est pauvre, âgée ou étudiante.ou simplement parce qu\u2019elle est femme.Même si la discrimination est condamnée par la loi, on entretient encore aujourd\u2019hui de nombreux préjugés à l\u2019égard des femmes.Les conséquences de la discrimination sont une atteinte à la dignité, un accès limité au logement.Un recours légal existe à la Commission des droits de la personne du Québec (CDPQ).Qn y reçoit les plaintes de discrimination basée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l\u2019orientation sexuelle, la condition sociale, etc.PROMOTION PRINTEMPS TISSUS ^ DRAPERIES RECOUVREMENTS RÉDUCTION le mètre sur commande COUVRE-LITS RÉDUCTION l'unité Lucie Girard et Francine Dufresne \u2022\tCOLLECTIONS ORIGINALES \u2022\tREPRODUCTIONS \u2022\tENCADREMENTS \u2022\tLAMINAGES\t, SUR COMMANDE % SUR MARCHANDISE EN MAGASIN Linda Adam 49950x 567-2226 , RUE LOMAS, SHERBROOKE cliniques minceur OFFRE D\u2019INTRODUCTION 3 SEMAINES DE SERVICE Æ pour seulement\t9 APPELEZ DÈS AUJOURD'HUI POUR UNE CONSULTATION GRATUITE SANS OBLIGATION 823-7000 SHERBROOKE * L\u2019offre spéciale comprend 3 semaines de service.Exclut les aliments Nutri-Système.les manuels et le programme de maintien.Pour les nouveaux clients seulement.51161 Le programme comprend: ¦\trepas savoureux à basse teneur calorique ¦\tsupervision professionnelle ¦\tpas de calories à compter ¦\tattention individuelle Yvette Robinson 65 ib itte Robinson avant NutrilSystème Yvette Robinson après Nutri-Systèma B 4 LA TRIBUNE.SHERBROOKE, LUNDI 8 MAI 1989 DE TOUT.ET DE TOUS -.''\"I W\u2019WjWBB
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