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Titre :
La Nation : journal canadien pour le peuple canadien
Héritière du journal Le Nord, La Nation en maintient les orientations et les traditions.
Éditeur :
  • Saint-Jérôme :Cie d'imprimerie de Saint-Jérôme,1901-1909
Contenu spécifique :
jeudi 1 août 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Nation : journal canadien pour le peuple canadien, 1901-08-01, Collections de BAnQ.

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[" 1ère Année.\u2014 No.3.(Eacdamtd 7 HEBDOMADAIRE.améro, 8 cis.LA NATION JOURNAL C CANADIEN 1\u2019'OUR LE PELULIMLE CANADIEN LA CIE.D'IMPRIMERIE DE SAINT-JERONE, Propriétaire Editeur.\u2014 De Mani Jérône : Rue Labelle.tre Dane oo A.Nantel, | SA IN T-JERCME, JEUDI, = A OUT 1901.| era ee Tiso en.AVIS Tout doit {tre adresse LA NATION Saint-Jérôsme, Ca, Terrebonne Canada, LA NATION sera adressée, jusqu'au S août inclusivement, à titre d'essai.à Don nombre de personnes qui n'étaient pas abonnées au Nord, Ces personnes.seront considérées comme abonnés réguliers si elles n'ont pas retourné le journal avant cette date du dS aot.Tous les manuserits doivent être alressés dine Gement à Saint-Jérômie et nous parvenir le lundi avant-midi.Pour divers «détails, voir annonce de Ja Na- TION, dernière colonne de la je page.> SOMMAIRE + Colonies, abaissez vos tarifs.Sarvez-vous, Messieurs les Anglais, Emigration et colonisation.En garde ! Une loi de milice.A l'hôtel-de-ville.Gare aux millions, Une mauvaise session, Aventure de Baptiste Odon.À l'He Ducharme, Le coût d'un protêt.Ste-Marguerite du Lac Masson.Calmez-vous, monsieur.La médecine pour tous.Ce qu'il en eût coûté pour bâtir un pont.Nouvelles de partont, Feuilleton : [rs JETONS MYsTÉRIEUX.MONTRÉAL, ter AOÛT 1901.A prochainement un programme adapté aux circonstances présentes ct un article sur \u201cLES VRAIS TORIES.\" Colonies, abaissez vos tarifs Monsieur Chamberlain, court, conunc on | ou Joe tout \u2018appelle en Angleterre.H'est pas inconnu du Canada, Dés 1887 il nous honorait-de sa visite et voulait nous éclairer de ses discours sur les «ra- Ves devoirs des colonies.Les devoirs des colonies envers l'Angleterre ! Cela nous fait rêver.Quels devoirs pouvons-nous bien avoir.à part celui de la loyauté que nous n'avons jamais marchandée à la métropole.Mais va-t-on exiger de nous, nom de devoir, sous le une politique d'enrichissement de l'Angleterre à nos dépens?Ne serait-ce pas, pour nous, petit fleuve sortant à peine de sa source, entretenir la prétention de grossir la mer de nos \u201caux.Nous nous devons à nous-mêmes, d'abord, et il est plus vrai des nations que des individus cet aphorisme qui dit : charité bien ordonnée commence à la maison, et.peut-on ajouter avec raison quand il s'agit du sort d'une jeune nation, te vas pas au-delà, Ce n\u2019est pas de cette orcille que l'en-' tend le Secrétaire des colonies.Pour lui les tarifs des colonies voilà l'ennemi par-\u2019 Ce qu'ils frappent la Grande-Bretagne, libre-échangiste.Et tout doit se rapporter à la fortune de l'Angleterre, calonies a Ls tte A meth Am hee oe | eo ei ee de comme le reste.quoique le rusé ministre auglais n'ignore pas que les tarifs de protection sont absolument indispensables aux grandes colonies.Indispensables pour deux raisons : la première c'est que les hauts tarifs ercent l'industrie nationale et la seconde c'est qu'ils défraient les dépenses des budgets coloniaux lesquels, faute des droits douaniers, ne pourraient se maintenir sans la taxe directe.Vos tarifs, disait M.Chamberlain.à Toronto.le 30 décembre 1887, sont beaucoup trop élevés, croyez-moi : tôt où tard il faudra renverser la muraille de chive que vous avez élevé entre vous et le commerce du monde et rétablir le vrai régime de bonne entente, In réciprocité sans limite entre tous les peuples de langue anglaise.Vous avez tort de nous traiter comme une nation étrangère et rivale.Pour mon compte, je refuse en Amé rique le titre d'étranger, et je partage l\u2019avis de ce diplomate qui, devant le prince de Galles, divisait le monde en trois chasses : les Anglais, les Américains et les étrangers.Je confesse ma stupéfaction d'entendre certains mots dans la bouche de gens qui vantent la pureté de leur descendance et de leur langue anglaise, et qui attribuent à la politique anglaise une méchanceté, une duplicité.un amour de l'arbitraire, n'existant que dans leur imagination maladive.\u2018 C'est sous cet exécrable régime bleu que Chamberlain faisait entendre ses jé- miades sur l'égoïsme des colonies envers I\" Angleterre.\u201d Aujourd'hui il parlerait sur un ton différent.La muraille de Chine a été renversée.Chamberlain a trouvé enfin un premier ministre suivant son cœur et accomimodant : Wilfrid Laurier.Voilà celui qui est ailé dépecer notre tarif national et en ofirir une tranche succulente a la fabrication anglaise, En cela, Chamberlain et Laurier s'entendaient comme larrons en foire pour faire avancer d'un pas.\u2014un pas de gréant, il est vrai, puisque c'est le premier pas qui coñte\u2014la marche du monde angglais\u2014 mère-patrie et colonies\u2014vers cet état de choses idéal que ces deux /ritisher fo the core.font miroiter à nos veux comine la dernière merveille du monde politique, social, industriel et commercial.Le plan de Chamberlain est donc tracé depuis longtemps et quoique Laurier l'ait combattu, dans le temps, il s'y est rallié.corps et âme, au jubilé victorien.\u2018Toutes ses paroles, tous ses actes nous fout voir le but tracé, de main de maitre par Chamberlain, poursuivi depuis par Laurier et son gouvernement, le vieux Cartwright marchant en tête, comme porte-drapeau du vrai REGIME de BONNE ENTENTE, la RÉCIPROCITÉ SANS LIMITE ENTRE TOUS LES PEUPLES DE LANGUE ANGLAISE.Sir Wilfrid trouve lui aussi que nos tarifs sont trop élevés, puisqu'il les a abaissés, en faveur de l'Angleterre.Mais en agissant ainsi, il n\u2019a pas représenté le sentiment de la nation.Loin d\u2019abaisser ses tarifs, le Canada devra les élever s'il veut s'élever au rang de nation et repousser la production anglaise qui nous inondra aussitôt que cette production aura repris son activité affaildie par la guerre sud-africaine.grandement ' hommes et notre argent pour la défen-.Est-il besoin de rappeler les multiples déclarations de sir Wilfrid pour établir; qu'il marche la main dans la main avec Chamberlain et que ces deux hommes d'Etat ne font qu\u2019un dans la poursuite d'une idée unique : la fusion de toutes les colonies dans la panbritannisme.Par .4 i malheur, notre brouillon de secrétaire co- Jonial a trop escompté l'autorité de sir, Ww ilfrid.[1 est vrai que par un coup de théâtre il à arraché à notre bonasse premier ministre un acte d\u2019assentiment et de participation à la guerre sud-africaine, mais c'est là l'effet d'une surprise qui ne se répèterait pas.La nation canadienne est manifestement hostile aux projets de sir Wilfrid et de Joé Chamberlaintonniers de faire machine en arrière.Le second a pu s'en convainere lui-même par son échec de la conférence coloniale tenue à Londres pour réformer la section judiciaire du Conseil Privé, siégeant pour les colonies, Et c'est maintenant que va commencer la réaction, et contre Laurier, le Britisher, et contre Chamberlain, le réveur du Brand tout britannique, Servez-vous, messieurs les Anglais.| Nous lisous, dans La Presse du 26,' en prentier Montréal, l\u2019article qui suit : I i Ottawa 24 \u2014 1, \"Honorable Joseph Chamberlain a envoyé un câblegramme au gouvernement au sujet de la commission qui vient de faire une enquête au sujet cle ln question d'imirigration chi- Noise et japonaise.Le ciblegramme dit qu'en traitant de cette question, on doit avoir soin de ne rien faire Gui puisse troubler la bonne entente qui existe actuellement entre le Japon et la Grandeàretagne.Ja commission n'a pas ciicore fait rapport.Dans la Colombie-Anglaise, on est aussi indisposé contre les Japonais que contre les Chinois, Voici une nouvelle preuve que les colonies comptent peu devant les intérêts! politiques et diplomatiques de la Grande- Bretagne.La province la plus intéressée, : la Colombie Anglaise, se plaint amère- pent de l'invasion de son territoire par les Japonais.Ceux-ci, de fait, paraissent se rendre maîtres, entr'autres choses, de ses pêcheries.Les Colombiens veulent assimiler le traitement des Japonais à celui des Chinois.Or, voici ce que l'hon, © M.Chamberlain leur fait dire : Que le Canada compte pen en ue l'Angleterre compte absolument q g sur le bon vouloir du Canada, sous\u2019 Laurier, sur la dépendance de notre gouvernement pour ne pas dire sur son asservissement complet, cette proposition est pour le moins aussi juste que la première.Mais depuis quand cet amollissement de la volonté canadienne ?de-' puis le jour où Sir Wilfrid se proclamant dritisher to the core offrit nos\u2018 Le premier s'en, aperçoit déjà et il a commandé à ses nau- ; Ane! gleterre, la chose est indéniable.Mais: se des intérêts britanniques en dehors de nos frontières.Pourquoi Chamberlain n'aurait-il pas pris note de la déclaration suivante analogue À dix autres de la même nature, faéfes au cours des fêtes jubilaires de 1897 * Lord Lansdowne a parlé du jour où Empire pourrait être en danger.Cr OUR, ANNIVERSAIRE DE WATERLOO, mous rappelle que de tous temps I Angleterre a donné la preuve qu\u2019elle peut combattre ses propres combats, mais, si un jour, il faut qu'elle soit en danger, que le clairon sonne, que les signaux s'allument sur toutes les collines et dans toutes les colonies, nous ne pouvons peut | être pas beaucoup, Mais NOUS DONNK- IRONS TOUTE L'AIDE QUE NOUS POURRONS Joi Chamberlain aurait donc bien itort de se géner quand il peut compter sur un bon vouloir aussi spontané qu\u2019obligeant.Dans tous les conflits du genre de celui de la Colombie-Anglaise avec le Japon, la question n\u2019est pas d'étudier, (de savoir et de décider ce qui convient lan Canada ou non, mais ce qu\u2019il im- | porte de faire pour l'Angleterre et les nations qu'elle tient à obliger on à ! désobliger.Et sir Wilfrid, et M.Tarte, et beau- \u201ccoup d'autres endormeurs, nous parle- ;ront de la nation canadienne, le jour de la Saint-Jean-Baptiste.Vraiment drôle de nation que celle qui n'est pas maitresse chez elle, dans sa propre maison.Emigration et colonisation Les journaux ministériels gagés pour loner les gouvernements Laurier et Parent ont entrepris de démontrer que les Canadiens-français n'émigrent plus aux \u2018Etats-Unis, que s'ils émigrent ils ont bien tort vit que Je régime de merveilles \u2018sous lequel nous vivons, a pourvu à tous les besoins et distribue chaque matin aux fidèles une manne précieuse toute prête \u2018À se faire manger.| Hyadel'ouvrage partout, disent-ils, de l'argent en abondance ct s'il se trouve en- \u2018core des Canadiens qui laissent un pays \u2018 gouverné par Laurier et Parent c'est que ce sont des bleus qui ont juré de jouer des tours à ces deux membres de la sublime trinité, comme disait M.Jean Prévost, de St-Jérôme, le nouveau Galipeau- du parti ministériel.Done, plus d'émigration, Za Patrie et Le Sohil \\e disent, et ils ne peuvent errer.Nos compatriotes qui lisent cela doi- \u2018vent se prendre à rêver en face d\u2019une telle énormité.Qu'il y ait moins d'émigration, la chose se peut, l'état économique de nos voisins ayant, depuis une dizaine d'années, bouleversé complètement la situation du travail et des affaires en général, aux Etats-Unis, Mais que cela soitdû à la politique-dé Sir Wilfrid ou de M.Parent, voilà une prétention d'un ridicule achevé.En dchors des familles qui veulent se- faire colons, et, hélas ! le nombre en diminue chaque année, il y a toujours eu et il y aura toujours beaucoup de gens, à la campagne, qui abandonnent les travaux rudes des champs pour le travail en apparence moins pénible des cités.Ceuxlà émigrent et émigreront encore, soit dans nos villes, soit daus les villes américaines où durant très longtemps ils trouvaient des salaires doubles des uô- tres.Tmigrent aussi et émigreront encore, les pères de familles chargés d'enfants, qu'ils sont incapables d'établir dans la paroisse natale : les victimes de matheurs inévitables, de folles gestions, du luxe ou de l'ivroguerie.Montréal est peuplé de ces émigrés, car Montréal est à peu près la seule ville qui ait pu offrir de bons salaires à ces ouvriers de la journée.Quand il se faisait de la colonisation dans notre Province, les nouveaux cantons recneillaient les plus courageux d'entre ces naufragés de la vie : mais qui aura le courage de s'enfoncer dans la forêt avec les conditions arbitraires que l'ou impose au nouveau colon ?Il reste done les villes commie champ d'immigration rurale, comme réceptacles de toutes les jeunes ambitions, de toutes les infortunes et de tous les vices qui ruinent tant de nos braves familles.Où ira-t- on, dans les villes canadiennes ou à l'étranger ?Hélas ! la somme des attractions penche du côté américain.Il est clair qu'un pays de l'étendue, de la richesse publique et privée des Ktats- Unis, doté de climats variés, produisant en abondance tous les biens du sol ct du sous-sol, avec une population de 75.000,- ooo d hommes parti lesquels on compte bien vingt mille millionnaires, offre plus d'appâts au travail et à la recherche de la fortune, qu'au pays riche en ressources naturelles, sans doute.mais incapable encore de Intter contre les vainqueurs du vieux monde dans les combats gigantesques de l'industrie, de l'agriculture et du commerce.Un plan efficace de colonisation pourrait retenir grand nombre de familles rurales et en rayer jusqu'à un certain point I'émigration aux Etats-Unis, Mais il est bien inutile de songer à cela, la myopie politique de M.Parent l'empè- chant d'apercevoir les horizons lointains mais de salut pour l'avenir de notre province.Il faut done attendre tout, où peu s'en faut, du temps, ce graud médecin qui amènera nécessairement une évolution en notre faveur et guérira notre pays de cette maladie qui nous ronge depuis un demi-siècie saus que les changements de gouvernements y aient été pour grand chose.Mais dans quelle proportion souffrons- nous du mal de l'émigration aujour- d'hui ?Le recencement nous le fera savoir, si toutefois il plait au gouvernement de nous en divulguer le résultat.Pour le moment nous ne pouvons raisonner que par suppositions.Les quelques villes de progrès manufacturier que nous comptons, ont augmenté pendant que la plupart des territoires ruraux ont décru en population.Voilà le fait brutal autant que désolant qui ressortira des tableaux du recensement, L'accroissement normal de la population devrait être de 500,000 âmes dans la Province pour la dernière décade.On nous dit qu'elle ne sera que de 300,000, relevée dans certaines villes uniquement.Où est allé le reste du demi million?Un peu le jour à la cour de l\u2019Echiquier parce : un essai de législation militaire, beau-; LA NATION.\u2014rer AOÛT 1901.dans le Nord-Ouest, à Ontario, mais qu\u2019on n'a pas le courage de prendre ! coup plus anodin que celui de l'Ausprincipalement aux Etats-Unis.cette déperdition ne s'est fait sentir que \u2018de 1591 à 1896 et s'est arrêté court au seuil du régime Laurier-Marchand, ils auront gagné leur point.Autrement ils devront mettre au rancart leur encensoir et cesser de nous casser les oreilles de louanges non méritées parles hommes du pouvoir.EN CARDE! Le Sofcil, parlant d'autorité, nous fait part d\u2019une décision du cabinet fédéral qu'il tronie fort sage et que nous appronvons fort, dit le confrère : preuve évidente que l'écrit en question est inspiré et peut être considéré comme rendant l'opinion du gouvernement.Mais citons textuellement, la chose en vaut la peine : © Winnipeg.16 juillet.S'il faut et croire le premier ministre Roblin, la question des Lerrains scolaires de Manitoba serait à la veille d'entrer dans une nouvelle phase.** Parlant à Souris, l'autre jour, M.Roblin a déclaré que le gouvernement d'Ottawa en réponse à la demande de la législature du Manitoba, a fait savoir qu'il n'entendait pas verser à la province les St 10,000 qu\u2019elle réclame, mais que le gouvernement de Manitoba pouvait s'il le jugeait à propos référer la question à la cour du l'Echiquier du Canada, © Le premier Roblin a fait connaître son intention de suivre celte marche et d'en appeler à la cour.** La décision du gouvernement d'Ottawa nous semble FORT SAGE, ET NOUS L'APPROUVONS FORT, © Cleat en réalité le moyen le plus pratique.le seul pratique.de sortir des difficultés qui n'ont cessé de se dresser autour de cette question des terrains sco- lnires.© Les conservateurs tant aux Commutes qu'au Sénat ont toujours prétendu que le gouvernement fédéral n'avait pas le droit d'abandonner à la province de Manitoba le fidéicommis qu\u2019il a requ.On se souvient que le Sénat a mème rejeté la loi passée par les Communes, faisant droit aux réclamations du gou- vernetent Greenway.** En somme, toute politique à part, la question qui divise l'opinion est une question de droit, et il est naturel d'avoir recours à la cour de l'Echiquier pour résoudre cette difficulté juridique.** C'est le seul moyen de sortir de l'imbroglio actuel, en donnant satisfaction a tous.\u201d \u2026 Non, les conservateurs n'ont jamais , voulu que le gouvernement se dépossédât du fidei-commis qu'il avait en Mains et certes, après la conduite du gouvernement Greenway envers les ca- \u2018tholiques, ils avaient rudement raison.«Déjà le Sénat a empêché le gouvernement d'agir et de disposer, pour un\u2019 système d'écoles sectaire, du prix de , Mais par malheur, la ma- Ces terres.jorité conservatrice sera bientôt effacée à la Chambre Haute et l'on peut s\u2019attendre alors à voir cette injustice triompher avec bien d'autres iniquités.Le parti grit-rouge est dans son cs-! sence tvrannique envers les minorités, les faiblés et les désarmés : la spoliation, | ce trait caractéristique constitue la principale différence entre nos deux\u2019 partis politiques.Pendant que lun sa- \u2018crifie le pouvoir et l'avenir de sa jeunesse au triomphe de la justice, l\u2019autre ue néglige rien \u2014 nue fois au pouvoir.\u2014 pour régner longtemps par l'arbi-: traire et la spoliation publique ou pri- vee, Référer une question claire comme | \u2018ge un eme Eta - {une décision ministérielle, c'est à cela |tralie, s'est vu battu, Malgré son pres- Si la /trie et le Salei/ démontrent que | qu'en est arrivé Sir Wilfrid le grand [tige, égal, pour le moins, à celui de Sir Canadien-français, protecteur naturel | Wilfrid Laurier.Ilistoire peurrait des intérêts canadiens-français el ca-|bien se répéter.tholiques ! Voilà nne marque additionnelle de la ficrté qu'on vient de découvrir chez | | i \u201cnotre Premier-Ministre.! Nous savons comment est Composée, la cour d'Echiquier et d'avance chacun peut dire quel sera son arrêt.La question des terres scolaires est, une question politique que le gouvernement ne peut abandonner à régler à un autre pouvoir.Il ny a pas de: rave difficulté légale en jeu, et s'il s'en présente, il existe un ministre de la.justice et un solliciteur général pour; éclairer le cabinet.C'est reculer de- vaut la responsabilité ministérielle que d'en appeler à l'occasion judiciaire en ui semblabie Aa Mais c'est bien de justice'qu'il s'agit pour les ministres ! Is veulent se débarrasser d'une affaire génante pour l'élément fanatique du cabinet qui a juré de ne jauratis reconnaître les droits des catholiques et il est décreté qu'on va lâchement les abandonner au jugement d'un juge, quel qu'il soit, pourvu qu'il les condamue.Le revenu provenant de Li vente de Ces lerres est la dernière source où un gouvernement juste pourrait puiser pour venir en aide à nos corrcligion- mires de Manitoba ; c'est leur dernière planche de salut \u2014 et encore combien fragile ?\u2014 et Laurier le grand Canadicn-français se preppare à la briser\u2014! -\u2014\u2014- Une loi de milice Les Etats unis d'Australie viennent desc donner une li de milice qu'il est à propos de mentionner.L'armée de l'Australie sera classifide | en trois divisions parmi lesquelles se trouvent des corps de milice permanents.\u2019 Je Gouverneur-Général aura lé pouvoir d'appeler sous les armes n'importe quelle section des forces militaires pour la défense du Commonwealth, en : cas de besoin ; mais pendant que les.forces permanentes seront sujettes Al servir PEmpire en dehors de la confédération australienne, les forces ou i Hee i CHIENS DE FAIENCE NouveauplandelaRoyale Les Pères de la cité sont partis en vacance et ils ne se réuniront que vers la mi-août.C'est tant mieux pour eux et tant mieux pour les contribuables qui peuvent respirer à l'aise quand ils se sentent à couvert des entreprises louches et des conspirations contre la propriété, de ce groupe d'échevins remuants, tracassiers, toujours à l'affut de quelque surprise.à la recherche de quelque butin nouveau qu'els estiment, tont naturelle- mens, être la récompense de leurs inappréciables services publics.Les deux grands soumissionnaires la Rovale et la St Lawrence semblent au repus partait et ils se regardent comme des chiens de fajence.C'est à qui ne bougera pas, Mais wen pense pas moins, sans doute, et on se prépare sournoisement à la prise de corps décisive.on La galerie peut compter sur des coups de griffes et de molaires qui iront avant dans les chairs des deux puissants mâtins.NOUVEAU PLAN On devise encore, parmi les tenants à tout erin dela Rovale, des moyens de mettre de côté tous les prétendants nouveaux au contrat de la lumière électrique ct on su cretise la tête pour découvrir un plan queiconque capable d'arracher, quand même, un marché que le cri public répudie énergiquement.Un des agents de la Royale, appartenant au comité de l'éclairage, a découvert un true de haute portée morale.La Royale, pense-t-il.est installée, nous la connaissons.D'elle nous n'avons pas besoin d'exiger de garanties.Eh! bien, faisons en sorte que les garanties demandées aux autre compagnies par les nouvelles soumissions soient portées à un montant exhorbitant.Pourquoi n'exigerait-on pas un dépot en argent de $300,000, méme de $500,- milices civiles, ne pourront être appe-'000.Du coup on éloigne toutes les com- lées à ment.Le faire ce service que volontaire-! | Times de Londres dit à cé sujet : | bill pourvoit d'une façon très ! le H complète à l'organisation du peuple | pour sa défense, sans mettre à sa char- fardeau excessif.La mise en opération de cette mesure sera surveillée avec beaucoup d'intérêt.Si elle | pagnies secondaires qui peuvent facilement exécuter un contrat comme celui de l'éclairage, mais peuvent ne pas être prêtes à déposer un si fort montant d'argent.Mais si la St.Lawrence se rendait à | cette condition déraisonnable et dont l'objet est simplement de favoriser la Royale, celle-ci se trouverait encore Frus- ! dehors de leurs frontières.} \u2019 .: réussit autant que nous avons pleine- | trée de ce qu'elle croit tout bonnement, ment droit de tous y attendre de l'es-, pour l'avoir acheté à deniers sonnants ou prit publie australien, le nouvel Etat a parts bien et dument tranférées, de son \u2018aura donné une leçon expérimentale monopole : si la nouvelle compagnie dont qui pourra avoir des effets considéra- on se moquait tant allaiten passer par bles dans d'autres parties de 1 Empire.toutes les demandes, les plus invraisem- Dans cette remarque, dit le jar de (bles de la Royale par le comité \u2014 les Montréal, auquel nous empruntons ces | Jeux semblent ne faire qu'un \u2014 tout se- détails, nous, Canadiens, concourrons |\u201c CH* semblent ne tare q te de tout cœur.\u2018rait encore à reconmmencer ct on sait ce NT nt >.que cela veut dire.Avisons donc d'un Que ! NEN d'introtuire ce sy 5! autre plan, s'est dit le rusé compere.téme militaire chez nous, et l'on verra, Et voici ce qu'on est convenu de faire jusqu'où les Canadiens sont décidés À entre cet échevin membre du comité et aller, dans la défense de l'Empire, en \u2018le grand actionnaire de la Royale \u2014 par- \u2018don, de la Montreal Heat, Light & Power Sir Georges Etienne Cartier, pour | Company.Celle-ci laisserait trainer l'affaire, fe- rhertèés bide a matt LA NATICN.\u20141er AOÛT 1901.rait le mort et irait même jusqu\u2019à ne pas soumissionner en son nom, tout en ayant bien soin de tenir la main à la pâte au [on dirait qu'il y a quelque part, un grand moyen d'un obligeant comparse.Les [criminel et que l'être moral le plus dan- discussions se prolongeraient au comité, |yereux dans le moment.viendrait de qui ferait son rapport le plus tard possi- | faire apparition sous la forme de la Stble ; le conseil, peu pressé, à son tour, ! Lawrence Power Cuet cédant au charme des savantes disser- | pas la cause de ce grand émoi ?Eh bien ! tations de Lebeuf, des apostrophes subli- la voici : C'est parce que cette compa- mes de Jacques, des foudroyantes philip- | gnie arrive juste au bon moment du fes- sriques de Jamarche, verrait se succéder (tin, gâte la sauce au champagne et trou- Jes séances aux sénnces jusqu'aux élec- ble les appétits voraces de la Royale tions prochaines.Alors le puissant Mo-' Électriquenopole, se fendant de milliers de dollars, | sions de ces sages, à les entendre parler.le ¢ : C'est parce que la St-Lawrence Power se eréerait wr eonsal plus suivant son Co, plus jeune ot plus sobre se contente- cœur et battrait tout concurrent, CYNIQUeE- \u2018 rait de vouloir vivre et wager son pain, ment et aut fmin, comme il a fait À.comme le commun des mortels, par son Québec, travail et son économie, au lieu d'encais- Nous avertissons le Monopole qu'ils ser des profits scandaleux ct vivre en calcule à faux et que ce tour de passe-'pazha, Je comprendes que l'arrivée de passe est devenu impraticable.L'éveil cette compagnie sur la scène, troubie un est donné ct loin de gagner par le temps.) peu la fête, mais en hauts lieux, on saule Monopole ne færa que perdre du ter eg donner aux compagnies millionnaires, rain.je temps de faire jouer leurs millions, | corrompre les gangrenés et fermer méthodiquement les veux aux myopes., Oui, je comprends que c'est un voisin jour et que, tot ou tard, ectte compagnie malcommude, car pour reprendre ce fes- décline ses nouveaux nom et prénon tenants et aboutissants, dépendances.Elle ne peut, pour l'avenir, entrer! dans de nouveaux contrats sous le nom, de In Rovale: elle n'existe plus légalement, Son substitut c'est la Montreal Power, or la cité de Montréal pour son honneur, pour la sauvegarde de son intégrité territoriale, ne signera jamais un contrat aves le Monopole.triplement arrosé, de $17.000,000, à moins que le bill de la dernière session ne soit changé et ne rende à Montréal la propriété de ses rues.L'objection légale qui s\u2019y oppose est formidable et sur nombre d'avocats désintéressés que j'ai consultés, il ne s'en est pas (trouvé un seul qui ait pu soutenir qu\u2018avec 50 parts tenues en ses registres, CAR UN TABLES 11 faudra bien d'uilleurs que le jeu dissimulé de la Royale se montre au grand\u2019 circonstances \u20ac dra d\u2019abord éloigner cette compagnie qui s'appelle la St.Lawrence Power Co.ou, si elle résiste, l\u2019écraser sous le poids du métal jaune.Pour la galerie, il faut d'abord trouver cette malheureuse compagnie en défaut quelque part, il faut lui trouver une petite béte noire, comme on dit.c'est sa faute, la malheureuse.vient-elle faire dans cette bonne ville de Montréal, lorsque les boursicotiers, petits Aussi, maîtres ?électrique, qui dans les tramways, qui à la bourse, qui partout.Allons, MM.les conseillers, le veau d\u2019or est debout.! C\u2019est le dieu fascinateur et tout-puissant, la Rovale peut fonctionner : | .; ! | blir?Dites-moi, n'y a-t-il plus de place Tpour personne, pour aucune autre entreprise en dehors de ce cercle qui nous étouffe.les monopoles doivent-ils boire le sang du peuple, aussi vite qu'il peut couler de ses veines appauvries ?et n'est plus capable, légalement, que des actes de liquidation : liquidation volontaires, il est vrai, mais liquidation | tout de même qui l'empêche absolument de contracter à nouveau pour l'avenir.H n'en serait pas ainsi si la majorité.du stock de lu Royale n'avait pas été Cchangée contre des parts du Montreal lower : mais cet échange qui dispose absolument du stock de la Royale et disqualifie son bureau de direction, a cu lieu.au moins d'après M.R.Forget.et rien ne peut remédier à cette Houvelle, situation faite à l'état civil et légal de fa Royale, } La ville ne peut pas nettoyer ses rues convenablement, faute d'argent, ses trottoirs crient misère et malgré la liste des millions qui s\"allonge tous les ans, une dans ses finances sur un seul contrat vous trouverait froids ?Le peuple est bon garçon, mais son {cuil est fixé de ce côté et gare au réveil.Attendons les événements de pied fer- MM.les conseillers, vous qu'on voit si me et ayons les yeux ouverts sur les pro- | HÉNÉreux aux dépens du publie, vous trouverez que l'offre de la St Lawrence Power Co.est trop peu élevée et qu'elle court à sa rnine.Bonnes gens que vous êtes! ! J'espère bien que les pôts de vin, chains agissements de la clique qui est bien décidée de l'emporter, de gré ou de force.par surprise ou de haute lutte.G.A.NANTEL.Gare aux millions !! Une grave question s'agite en ce moment, devant le Conscil de Ville.Six compagnies de lumière électrique, toutes | doivent pas passer avant l'intérêt public, lâchez donc le gâteau ct faites en sorte que la ville (c'est bien triste) ne paie que la stricte valeur de ce qu'elle achète, La St Lawrence Power Co.dites- vous n'est pas régulièrement constituée, les six parfaitement responsables, se dis- | ses chartes sont contestables, son entrée\u2019 putent l'honneur payant de nous éclairer.; dans la ville peut être discutée.L'or malfaisant s'apprête à faire son œu-! En voilà des objections sérieuses ! ! vre néfaste et déjà des bruits sinistres, | C'est donc un ennemi bien redoutable, | tout-puissants, tant à Québec qu'à Otta-! circulent par les rues.Le public qui peuse et qui paie, se demande avec anxiété, s'il sera toujours bafoué, pillé et berné par tous les Conseils de Ville.Quelle farce singulière se joue donc en | qui est à vos portes ; je vois tous les bou- repousser de nos murs.Propos de ce contrat ?lainsi que l'un reçoit des amis, ce sont Vous ne devinez 1 SCSI tin malheureusement interrompu, il fau- | pouvez-vous le regarder en face sans fai- économie de plus de 5500.000.600 à opérer \u2018 les commissions, les intérêts privés ne, mais pour une fois.ce n'est pas coutume, : 3 ce sont des sauveurs.les plus basses ; pour qui messieurs avez- vous peur?Est-ce parce que le pôt de Vin te serait pas assez rempli?Vous avez encore peur, mais pourquoi, est-ce parce que ça devra diminuer les gros dividendes de la Royale ?« Dites-moi, sans sourciller, quels sont vos intérêts dans cette compagnie, et que seront-ils après votre vote ?! Allons, allons, détournez vos regards: \u201cde ce vil métal et vous verrez ce que tout de monde peut voir.L'hydre des monopoles nous enserre déjà.ce vampire nous blesse et s'attache à nos flancs, avec plus d'acharnement de : jour en jour ; ln pauvreté, conséquence naturelle, est dans notre conseil, on se \u201ctue dans os rues, nos finances séparent \u2018partout.Pourquoi?Parce que la source de nos revenus est gaspillée, parce que fnotre meilleur sang coule partout, enfin, parce que nos plus gros contrats sont .~ .» 1 donnés à ceux qui savent le mieux corrompre.\"Voilà ce que l'on dit, et que ! dis-je autre chose.\u201d CONTRIBUABLE.Montréal, 10 juillet rgo1.© Une mauvaise session | | ( Suite ) De Za l'érité : Quoi qu\u2019en ait dit le So/ri/, à deux reprises, dans le cours du mois de mars, pas avec l'augmentation de la population.La subvention fédérale est basée, non \"sur le recensement de 1861, | d'Ottawa so és par tête de \u2018la population constatée par le recensement de mil huit cent soixante et un \u2019 ; ce sont les - mots mêmes de la loi organique de 1567.n'y est nullement question d'une aux- mentation progressive du suhside fédéral.Ce subside de So és par tête de la population reste stationnaire, tandis que la population augmente et, avec elle, les dépenses des gouvernements locaux.Cette disposition de la loi organique est tellement anormale, tellement injuste que M.Duffy, dans son exposé budgétaire, en a parlé dans les terties sni- vants : \u201c1 n'est pas mal À propos, cependant.de dire que nos dépenses, fussent-clles même les plus rigoureusement contrôlées accroissent toujours.L'augmentation de la population entraine avec elle un surcroît considérable dans les services de l'administration de la justice, des asiles d'aliénés, de la colonisation, de l'instruction publique, et due fait dans tous les services publics.Avant tout, nous avons à faire face à l'intérêt de la dette publique s\u2019élevant à plus de S1, 500,- oo» par année.D'un autre côté, autre revenu n'en \u2018est pas un qui puisse se développer, \u2018mais il reste à peu près fixe.© Pendant que la population s\u2019accroit ct que le commerce prend de l'expansion, \u201cnos subsides du Dominion restent toujours les mêmes.Il est : quelles que soient nos dispositions à l'é- conomic, le trésorier de la province n'en Voit pas moins se dresser devant lui le problème de l'augmentation durevenu.\u201d\u201d | Quoi qu'il en soit, les libéraux sont \u2018wa, et l'on a le droit d'exiger qu'ils fas- cliers levés et j'entends dans l'air le bruit sent disparaître l'œnomalie ruineuse pour ! J.A BEACLIED, LH.des armes que l'on est à forger pour le les provinces qu'eux-mêmes constatent : {et déplorent.Vous le pouvez.brisez done au plus| Des déclarations platoniques ne suffi- | tôt.ces murs de Chine, ouvrez les portes! sent pas : il faut une action vigoureuse, | ce moment dans les couloirs du Conseil | de la ville toute grandes, allez au-devant | particulièrement de la part d\u2019un gouver-| et dans les assemblées de ses comités, .à | d'eux, tendez-leur la main.Ce n'est pas| nement qui revendique le titre de gonter-! puseau à Satnt-Jérôme : «nement d'affaires.Vous avez encore peur des soumissions inutile de dissimuler que, .! .\u2019 * : À lire dans les journaux les discus- {des bienfaiteurs, ce sont des bienfaiteurs, Le bill légalisant la crémation est la plus mauvaise loi que notre législature ait voté pendant la session qui vient de se termimer, Mais comme législation cynique.c'est, sais aucun doute, le projet de ni de M.Charles Langelier, rcla- tif aux élections contestées, qui remporte la palme.Nous disons : le projet de loi de M.Charles Langelier.C'est lui, en effet, qui en a saisi officiellement 1° Assemblée légrislative : mais il serait injuste de lui faire porter la responsabilité d'avoir inventé, seul, cette abomination.Visiblement, ce projet de loi invraisemblable est le fruit d'une entente entre plusieurs législateurs, et non les moins importants.Dans une lettre adressée à la Presse, 30 mars, page 13.M.G.A.Nantel, ancien député conservateur de Terrebonne, ne craint pas d'affirmer qu'il y a eu entente entre certains chefs des deux partis, au sujet de ce bill.Voici ses propres paroles : © J'ai protesté contre l'adoption de cette législation que je tiens pour arbi- (traire, profondément injuste et_immora- Je M.Duplessis, M.Plante, avertis comme moi, an dernier moment, en ont fait autant, mais la décision arrêtée par les chers des deux partis était irrévocable fet la Législature de Québec n consommé une iniquité comme il ne s\u2019en trouve pas dans les lois d'aucun pays civilisé.; Ce langage est très fort, mais nous le 'croyons parfaitement justifié.Ft, pourtant, on le sait, le directeur de la Vérité n'a aucune raison d'être préjugé en fa- Que les revenus des provinces n'augmentent Veur de M.Nantel ! Voici de quoi il s'agit : fa loi des élections contestées, 52 Vieet grands, flucts et dodus, règnent c1 car chaque recensement décennal.mais toria, chapitre 11, disait : La provin-! + ; .PS 1 .oy a .Qui dans le gaz, qui dans la lumière ce de Québec reçoit du gouvernement lection doit être commencée dans les six ** L'instruction de toute pétition d\u2019émois de Ja date à laquelle elle a été présentée : .et pour le commencement de cette instruction, comme susdit, le temps occupé par une session de la Iégislature n\u2019est pas compté.En vertu de l'ancienne loi, ceux qui contestaient une élection avaient donc\u2019 six mois pour commencer l'instruction! de l'aîfaire.Et, de plus, le temps oceu- pé par une session n\u2019était pas compté dans les six mois.Ceux qui contestaient l'élection du certains députés provinciaux proclamés élus le 7 décembre dernier, avaient done amplement le tenips de commencer l'ins- trnction du procès, en vertu de l\u2019ancien- te loi.Or que dit la loi Fangelierbicn : Lisez 1, Ja loi 52 Victoria, chapitre 11, est abrogée.2.L'article suivant est ajouté après l'article 576 des Statuts Refondus : \u2018* 376u, L'instruction au mérite de fonte pétition d'élection maintenant pendante, où qui le sera à l'avenir, devra avoir été ; commencée dans les trois mois qui ont suivi la publication, en vertu de l'article ; 213 de Ia Loi électorale de Québec 1895, dans la Gazette Officielle de Québec, de l'avis de l'élection du député par le greffier de la Couronne en Chancellerie, si- tion, la pétition sera absolument éteinte, périmée, nulle et de nul effet.\u2018 Or.au moment même où l'on votait cette loi Langelier, LES TROIS MOIS ÉTAIENT EXPIRÉS DANS TOUTES AFFAIRES D'ÉLECTIONS MAINTENANT PEN- ; DANTES.(1 suivre) I i Hox, GLA, NANTEL, CR.Tel.Main 3250.Nantel & Beaulieu AVOCATS Huseau à Montrlal : | Plog Parent, Edifice La Presse, 4 Aventure de Baptiste Odon (Pour LA NATION) Nombre de gais chroniqueurs et de joyeux compères ont raconté l'histoire que ie vais dire.Mais ce n'est pas une raison pour que je ne la rapporte pas à mon tour.Au contraire, quand le sentier est battu, on a le pied bon.Il y avait une fois un ivrogne appelé Baptiste Odon, qui faisait les délices de la ville de Tourcoing où il demeurait, et, par contre, le tourment de sa femme, Chrysoline Duboquet.Ce n'était pas un méchant homme que Baptiste Odon : bien loin de Ii, quand il était à jeun.c'était la bonté même : et quand il avait bu, il était meilleur encore.Peu d'ouvriers gagnaient autant que lui, quand il travaillait.Mais, par exemple, lorsqu'il était au cabaret, il éclipsait tous ses rivaux.Non seulement il absorbait un nombre invraisemblable de pintes de bière ou de verres de genièvre, mais il avait l'esprit fait ce telle sorte que plus il était ivre, plus il était divertissant, Les bons mots, les réflexions bouffonnes ne tarissaient pas sur ses lèvres : aussi faisait-on cercle autour de lui.En vain Chrysoline Duboquet, sa tendre épouse, avait tout mis en œuvre pour amener Baptiste à tenir me meilleure conduite, Le lendemain de la pluie, il promettait le beau temps, sauf à retomber dans son intempérance, à la première occasion.Ce qui affiigeait le plus cette pauvre madame Odon, comme disait plaisamment Baptiste, ce n'était pas de voir les économies du ménage sacrifices, ni mnème la réputation de la famille compromise.Commie elle était fort pieuse et craignant Dicu.le salut éternel de son mari qu'elle aimait malgré ses torts, la préoceupait avant tout.On racontait tout bas que dans son vif désir de convertir Baptiste, Chrysoline n'avait reculé devant aucun moyen, et qu'à diverses reprises, elle lui avait infligé elle-même de rudes et salutaires disciplines.Mais le malheureux prenait sous le fouet une attitude si humiliée, il faisait des contorsions si comiques et disait des mots si drôles.qu'il faisait tomber les armes des mains conjugales et changeait en éclats de rire les reproches les plus amers et les mieux mérités.x # Baptiste Odon avait fini par conquérir le droit de boire sans être inquiété, et il en usait largement.C'est une loi de la vie morale sur cette terre que nous ne pouvons rester stationnaires ni dans le bien ni dans le mal.\u2018> Celui qui n'avance pas recule \u201d* ; dit l'Ecriture.Baptiste Odon en fit la tiste expérien- se.Nese sentant pas le courage de monter la côte abrupte et desséchée de la so- : briété, il se laissa glisser peu à peu dans le hideux mérécage de la gourmandise.Uni soir, des passants attardés le trouvèrent gisant ivre mort dans le ruisseau.Ils le reconnurent aisément et résolurent de s'amuser à ses dépens.T1 y avait alors à Tourcoing un couvent de Pères Capucins, plus peuplé, disait-on qu'édifiant.On venait d'y envoyer un nouveau prieur, avec la mission de travailler à la réforme et de rétablir dans toute sa rigueur l'antique \u2018observance.Le premier soin du zélé religieux avait été de remplacer par des hommes sûrs tous ceux qui remplissaient quelque fonction générale dans le monas- tere.Portier.hôtelier, infirmier étaient done conne le prieur lui-même, investis depuis peu de leur charge, quand Baptiste Odon vint tomber non loin du couvent dans l'état où nous venons de le voir, Les bons compagnons qui relevèrent Baptiste, connaissant les circonstances, conçurent le projet de l'introduire chez { aussitôt les yeux.fort qu'il risque de se désarticuler les\u2019 LA NATION.\u20141er AOÛT \u201con le mit sur une rivière et on se présen- \u2018ta à la porte du monastère.xx \u2014Ce n'est pas possible, Frère, avez- vous bien vu ! \u2014Je n'ai que trop vu, mon Révérend Père.Et c'est un vieux encore.« \u2014Mon Jésus, miséricorde ! Ceux qui : devraient donner l'exemple de la régularité .Et vous dites qu'il est ivre ?\u2014Ivre-mort, mon Révérend Père.\u2014Scigneur, mon Dieu ! Sainte bonne Vierge Marie quel grand malheur ! gnel scandale ! Ainsi parlaient le père prieur et le \u2018frère portier du couvent des Capucins, tandis que Baptiste Odon, dormant toujours sur sa civière, attendait inconscient, sous le porche, qu'on voulât bien l\u2019admettre dans sa nouvelle résidence.Ceux qui l'avait apporté, après avoir expliqué comment ils avaient trouvé un religieux en cet état sur la voie publique, s'étaient retirés aussitôt, laissant le frère portier daus un singulier embarras.Celui-ci s'étiiit déterminé à aller réveiller son supérieur pour lui demander des ordres.Le malheureux prieur continua encore quelques instants de pousser de profonds soupirs et d'invoquer à son aide Dieu et tous les saints du paradis.Les maux qu'il était obligé de guérir lui apparaissaient, dans ce seul fait.plus graves encore qu'il ne le croyait.Le frère portier.après avoir quelque temps respecté la douleur et le silence de son supérieur, le rappela au côté pratique de la question, en lui demandant : \u2014Qu'en faut-il faire, mon révérend père ?\u2014Ah ! oui, qu'en faut-il faire ?répondit le prieur au comble de l'anxiété.Puis, après une nouvelle pause : \u2014 Allez, dit-il, réveiller le frère infirmier, et, avec son nide, portez le misérable sur un lit à l'infirmerie.Demain matin, quand il aura cuvé son vin, j'irai lui faire la semonce qu'il mérite.Quelques instants après, Baptiste Odon, sans avoir fait de noviciat, dormait au rang des Moines, au couvent des Capueinis de Tourcoing.À la pointe du jour.le père prieur est auprès du grabat où le nouveau frère repose tout habillé.Le prenant par le bras, il le secoue rudement.Baptiste Odon se réveille péniblement.Plusieurs fois, sa tête alourdie retombe sur sa couchette.Sa langue empâtée tourne avec peine dans sa bouche, cherchant & humecter ses lèvres desséchées.Vingt fois il ouvre à demi ct referme Il s'étire et bâille si mandibules et les bras.Enfin, il s'assied sur son séant et regarde droit devant Ini, sans rien voir, dans l'attitude d'un hom- ue qui n'est éveillé qu'à moitié et qui va se rendormir encore.Le prieur le tira de \u2018sa torpeur en le secouant de nouveau et en lui disant d\u2019une voix courroucée : \u2014Malheureux ! qu'avez-vous fait ?Baptiste, dans le trouble du réveil, se figure avoir affaire à son bourreau accoutumé.\u2014Ah ! cette pauvre madame Odon, dit-il en regardant le père prieur d'un œil attendri.Celui-ci est dans une stupéfaction que l'on conçoit.+ \u2014Infortuné père, dit-il combien votre sort m'inspire d'horreur et de compassion ! Vous avez tant btt que vous n'êtes pas dégrisé encore, ou peut-être Dieu permet-il, pour votre châtiment, que vous perdiez la raison.Où donc êtes- vous allé vous enivrer ainsi ?\u2014Läà-dessus, répond aussitôt Baptiste, iln'yaren à me reprocher.J'ai été comme d'habitude au l'ert-Galant, au Perroquet, à Saint-linould et au Conton-! Bleu.Je suis Ce que je suis, et jamais je ne bois que dans d'honnêtes maisons, Le père prieur se convainé de plus en plus que son interlocuteur est devenu fou.L'attitude du moine improvisé contribue singulièrement à lui en donner l'assurance.En effet, bien que le jour \u2018fut à peine venu, Baptiste Odon n'avait pas tardé à s'apercevoir du singulier ac- 1901.REVUE HEBDOMADAIRE LA NATION %- Journal canadien pour le peuple canadien Rédigée par l'Honorable M.NANTEL, ancien Ministre des Travaux Publics de la Province de Québec, et un comité de collaboration choisi tant de Montréal que de Saint-Jérôme.IMPRIMEE A SAINT-JEROME Bureau a Montréal: 1610 rue Notre-Dame.Bureau & Saint-Jérome: rue Labelle.- - - i =c0\u2014 JOURNAL FIRANCIHIEMENT CANADIEN GF FFEFIIIIIIEIRINI tout projet de fédération impériale, entre le Canada et la Grande-Bretagne, contre toute EF vue de l'indépendance politique du Canada LA NATION lutte ouvertement contre tendance impérialiste, qu'il s'agisse (en dehors du Canada).d'opérations militaires, de tarifs douaniers où de changements de la constitution en rapport avec la représent que où judiciaire du Canada, en Angleterre, ation politi- JA NATION demande aussi la Revision de la Constitution du Canada de façon que les l'rovinces assurent davantage leur état d'autonomie par l'augmentation du subside fédéral et la suppression de la Cour Suprême, comme tribunal siégeant en appel des jugements rendus sur les questions de propriété et de droit civil.Une vigoureuse politique de colonisation pour garder chez nous notre population, agrandir : notre territoire habité : d'agriculture pour l'enrichir et d'instruction pratique et nationale, pour l'éclairer, voilà ce qu'elle poursuit dans les sphères provinciales.Elle a des correspondants sur tous les points en cours de colonisation, Our s'ahbonne à Montréal No 1610 rue Notrede Poste.Severe U.Laviolette, President De F.P.Vanier, Vice-President Chs.Elie Laftamme.Trésorier R.Aimé Tison, Secrétaire et Gérant HON.G.A.NANTEL, Directeurs : W.B.Nantel, C, R dhrectorer de tt rédaction \u2014 TELEPHONE BELL NC 12 Dam: à Saint Jérôme ct dans tous les bureaui J.C.L.de Martign ÿ Avocat J.E, Parent, Notaire E.Donat Cudon, Marchand La Compagnie \"Imprimerie De Datut-Ferrome EDITEUR-PROPRIETAIRE DE LA NATION .HEBECOMADAIRE.\u2014 cs.U:2u Sopuuttonzat e>sannsnatèe-on prover ler procure: crenvssalicen Bureau de Moutréal © 16:9 rue Notre-Dame, | Abonnement $1.00 | Bureau de saint-Jérome .rue Labelle, -\u2014\".+:-023800000-4
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