La tribune, 11 mai 1991, Cahier 2
[" ^Wlwwn.# JOURS SEULEMENT EULEMEIUT DES BONS PRIX 8SM hors-terre ROULEAU SOLAIRE à partir de : 189 s tig»*** ¦£»£« \u20226c0noero^ 43\"$ TOILE SOLAIRE à partir de : hors-terre 8999S rrniinïiiiiiTV CET ETE C'EST Kleiiriinoiit VISA Call Est L EXPÉRIENCE PAR EXCELLENCE 823-1100 yrvi r'0ïirS ïï*m SURPLUS DE PRODUCTION TREVI VOICI LES REDUCTIONS TREVI c-c MS III WM .-L' SIS jiÉë ISSlfl \u2022 «PS®®!®\u2019 > \u2022 K à « « \\ \u2022 \u2022 4.\u201d 6 \u2018 CAHIER Forum La Tribune Général Sherbrooke - sameai Frédéric TREMBLAY\tQuébec (PC) Conformément aux dispositions de la Convention de la Baie de James, le ministre de l\u2019Environnement, Pierre Paradis, a donné le feu vert au début des audiences publiques sur les infrastructures routières devant donner accès au complexe hydro-électrique Grande-Baleine.Les deux comités d\u2019examen environnementaux, COMEX (Cris) et KAT1V1K (Inuit), disposent de 90 jours pour effectuer cette consultation publique et se pencher sur l\u2019étude d\u2019impact présentée par Hydro-Québec.A la suite de cet exercice, les deux organismes feront part de leurs recommandations, que le ministre de l\u2019Environnement pourra accepter ou rejeter.Dans ce dernier cas, le ministre devrait consulter à nouveau les deux organisations, entraînant ainsi des délais supplémentaires.Au contraire, si le ministre et les comités d\u2019examen s\u2019entendent pour donner suite au projet, Pierre Paradis pourra alors émettre rapidement un certificat d\u2019autorisation.S\u2019il devait y avoir des conditions posées par les comités d\u2019examen environnementaux à l\u2019émission du certificat d\u2019autorisation, le conseil des ministres pourrait de son propre chef les modifier ou les éliminer, s\u2019il le juge à propos.D\u2019ailleurs, à tout moment, en vertu de l\u2019article 203 de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, le conseil des ministres peut délivrer un certificat d\u2019autorisation pour permettre aux travaux d\u2019infrastructure de débuter.Travaux en août Si tout se passe bien, c\u2019est donc dire que les travaux d\u2019infrastructure pour donner accès Grande-Baleine pourraient commencer en août.Spicer compte finir par un show télé Toronto (PC) La Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario a refusé, hier, d\u2019invalider la nomination de huit sénateurs, faite l\u2019automne dernier dans le but avoué de permettre l\u2019adoption de la taxe sur les produits et services.Un avocat des appelants a aussitôt fait savoir qu\u2019il demandera à la Cour suprême du Canada la permission d\u2019interjeter appel.La requête des 10 sénateurs libéraux et de l\u2019avocat T.Sher Singh avait déjà été rejetée en première instance par le juge Nicholson McRae.Mc Timothy Danson, l\u2019avocat de M.Singh, soutenait que les monarches britanniques avaient graduellement délégué leur autorité, au Canada, et que la reine n\u2019y jouait plus maintenant qu\u2019un rôle d\u2019apparat.Les juges de la Cour d\u2019appel ont cependant fait remarquer que l\u2019article 26 de la constitution de 1867, qui n\u2019a pas été annulé par la nouvelle constitution, ne limite pas le rôle de la reine en «prenant avis de ses ministres canadiens».Pour ce qui est de la nomination du sénateur John Buchanan au moment où il faisait l'objet d\u2019une enquête de la GRC, le tribunal répond qu\u2019il ne s\u2019agit encore que «d\u2019allégations non prouvées».rendues publiques au cours d\u2019une émission spéciale, diffusée à une heure de grande écoute à travers le pays.L\u2019équipe que dirige M.Keith Spicer vient de s\u2019atteler à la difficile tâche de dégager les grandes lignes des milliers de témoignages reçus pendant sa tournée nationale, pour en tirer un rapport à l\u2019intention du Parlement.Mais les Canadiens que rebuteraient la lecture de pages et de pages de textes sur les conclusions de la commission Spicer pourront peut-être y échapper si le projet d\u2019une émission spéciale voit le jour.Idéalement, l\u2019émission serait retransmise le jour de la Fête du Canada, a indiqué un des membres de la commission Spicer.11 s\u2019agirait d\u2019un résumé vidéo, qui viendrait compléter le rapport officiel de la commission, a expliqué M.Daniel Despins.«Beaucoup de gens regardent la télé et s\u2019ils veulent avoir une idée du contenu de notre rapport, ils pourront en prendre connaissance en regardant la télévision» \u2014 et se sauver la lecture d\u2019un épais document L\u2019idée d\u2019un «spécial télévisé» a apparemment pris naissance au début des délibérations du Forum.Les conditions d\u2019un appel d\u2019offres pour la production d\u2019une vidéo stipulaient que le contrat serait adjugé au soumissionnaire qui pouvait avoir une garantie de temps d\u2019antenne.Une entente de principe a été conclue pour la retransmission de la vidéo à une date possible entre le 1er et le 5 juillet, en période de grande écoute, a indiqué M.Despins.Le temps d\u2019antenne a été promis par le réseau Global au Canada anglais et TVA au Québec, et M.Despins a précisé que le Forum n\u2019aurait pas à payer pour cette émission spéciale, puisque les réseaux la diffuseront, «soit qu\u2019ils pensent que c\u2019est de la nouvelle, soit qu\u2019ils comptent vendre des périodes publicitaires autour de l\u2019émission».La commission Spicer doit remettre son rapport au plus tard le 1er juillet, mais elle le fera probablement un jour de semaine précédant le congé de la Fête du Canada, afin de s\u2019assurer une meilleure couverture médiatique, a expliqué M.Despins.Un bilan préliminaire des dépenses du Forum pourrait être divulgué au même moment, et M.Despins a laissé entendre qu'il pourrait être inférieur au budget de 27,4 millions $ prévu.«C\u2019est ce que nous sommes autorisés à dépenser, mais nous ne le dépenserons peut-être pas en entier», a-t-il prévenu.Ottawa (PC) Québec (PC) Le Parti Egalité propose la création d\u2019un comité tripartite pour trouver des solutions à l\u2019exode croissant des anglophones du Québec.Les quatre députés de ce parti ont transmis une lettre à cette fin au premier ministre Robert Bourassa et au ministre Claude Ryan qui est responsable de l\u2019application de la Charte de la langue française.Les quatre députés, MM.Robert Libman (D\u2019Arcy-McGee), Richard Holden (Westmount), Gordon Atkinson (Notre-Dame-de-Grâce) et Neil Cameron (Jacques-Cartier), rappellent dans leur lettre que le premier ministre Bourassa et le ministre Ryan s\u2019étaient montrés ouverts le 30 avril dernier à la suggestion de créer un tel comité.M.Libman a dit favoriser l\u2019idée que ce comité compte des membres du parti gouvernemental, de l\u2019opposition péquiste et du parti Egalité «afin d\u2019en arriver à des solutions non partisanes».Selon M.Libman, la communauté anglo-québécoise ressent «un malaise profond relativement à sa participation et à sa présence au Québec».On sait que le président d\u2019Hydro-Québec, Richard Drouin, et la ministre de l\u2019Énergie et des Ressources, Lise Bacon, ont fréquemment déclaré qu\u2019il était urgent de mettre en branle ces travaux, chaque retard engendrant des coûts supplémentaires considérables.La dernière évaluation du coût du projet Grande-Baleine (mars dernier) s\u2019élève à 10,2 milliards S.Au nombre des tuiles qui pourraient encore tomber sur la tête du gouvernement du Québec et d\u2019Hy-dro-Québec, figure la possible intervention d\u2019Ottawa dans le dossier.Même si Québec prétend que le gouvernement fédéral n\u2019a pas à s\u2019immiscer dans le processus environnemental touchant les routes (travaux d\u2019infrastructure), Ottawa affirme le contraire, et se garde donc le droit d\u2019intervenir.A ce sujet, le nouveau ministre fédéral de l\u2019Environnement, Jean Cha-rest, doit prendre connaissance sous peu d\u2019une évaluation environnementale effectuée par le ministère fédéral des Pêches et des Océans sur les travaux d\u2019infrastructure de Grande-Baleine.En vertu des dispositions de la loi fédérale, Pêches et Océans peut récla- mer au ministre fédéral de l\u2019Environnement la tenue d\u2019audiences publiques, ce qui viendrait inévitablement ajouter aux délais liés au projet Grande-Baleine.Alors que les travaux d\u2019infrastructure de Grande-Baleine doivent débuter dans les plus brefs délais selon Québec, ceux du complexe hydroélectrique lui-même sont prévus pour s'amorcer en 1993.Les conclusions du rapport final du Forum des citoyens sur l\u2019avenir du Canada pourraient être Keith Spicer Libman veut un comité sur l'exode des anglophones \t\tÇ,\t j f -S*\t\tCT \t\tr ; v\t! \t\ti ss il | AUSuJ\t; de nv.\t\t|\t-tmwfg.|j\t \t\t\t Heures d'ouverture Lundi au vendredi, de 4 li à 21 h Samedi, de 8 h 30 à 17 h Ies articles photographiés ne représentent pas nécessairement ceux annoncés.27888 DEPUIS 19 ANS : TRÉVI FABRIQUE, VEND, INSTALLE.Feu vert aux audiences sur Grande-Baleine Les huit nominations au Sénat sont valides J «an-Guy Dubuc, Résident et Éditeur B 2\tLa Tribune, Sherbrooke, samedi li mai 1991 Forum ÉDITORIAL Pour la télé, le problème est loin d'être réglé Jean-Guy DUBUC Tous ceux qui sont mêlés de près ou de loin aux questions de télévision attendaient avec impatience le rapport de la commission Girard-Peters sur la situation économique de la télévision canadienne.En fait, quand on sait que les Québécois passent, en moyenne, 26 heures par semaine devant leur téléviseur, aussi bien dire que tout le monde devrait se préoccuper du sujet.Car, qu\u2019on le veuille ou non, c\u2019est chacun de nous qui payons, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, le spectacle qui nous est «gratuitement» offert.L\u2019industrie et le public seront-ils satisfaits du rapport?Ce serait surprenant, si l\u2019on se fie à la lecture des brefs résumés que l\u2019on a présentement en mains.Les recommandations principales ressemblent étrangement aux suggestions faites récemment par le ministre québécois des Commuications: par exemple, couper des minutes de publicité à Radio-Canada, ce qui paraît bien insuffisant à Télé-Métropole qui voudrait que la Société d\u2019Etat se retire complètement du champ commercial.On ne sait pas ce que le nouveau ministre Warren Beaty acceptera parmi ses 44 recommandations.Mais il est à peu près certain qu\u2019il sera empêché d\u2019appliquer celles qui ajouteraient des charges monétaires au gouvernement.Il faut donc retenir les solutions les plus réalistes et les plus économiques.Le rapport recommande un moratoire de trois ans sur toute nouvelle licence de télévision: excellent, même s\u2019il est bien tard.Réunion au sommet?D\u2019accord; mais il serait bien surprenant que les chaînes s\u2019entendent pour faire cesser la concurrence des prix.Imposer des tarifs plus élevés au Québec?Oui, si le marché peut les absorber; dans la conjoncture actuelle, ce serait surprenant.A moins qu\u2019on ne laisse la place qu\u2019aux sociétés étrangères ou nationales.Ce que nous, les consommateurs et les spectateurs, aimerions voir, c\u2019est une plus grande spécialisation des chaînes, avec des mandats mieux définis et mieux respectés.Il n\u2019est quand même pas normal que, présentement, Radio-Canada impose à tout le pays, tous les soirs de la semaine, des parties de hockey en provenance des Etats-Unis.Et que ces parties soient précédées, le samedi soir, d\u2019une émission débile qui ne peut amuser que les enfants qu\u2019on refuse d\u2019éduquer.A quoi sert le réseau des sports?Est-ce le prétexte de l\u2019unité nationale qui nous oblige à l\u2019inanité structurée?C\u2019est vrai que les impératifs économiques ne peuvent pas toujours coïncider avec les exigences culturelles d\u2019une société.Mais il est possible, parfois, d\u2019offrir des produits de qualité «vendables»: on en a souvent fait la preuve.Le problème, c\u2019est qu\u2019il en coûte aussi cher pour produire la bêtise que la qualité.L\u2019idéal serait que, maintenant, à partir des recommandations de la commission, une volonté populaire s\u2019exprime et oriente ce qui existe vers ce qui aurait dû toujours être: une télévision plus complémentaire et plus exigeante, pour parvenir à la qualité dans la variété.Ce qui devrait s\u2019avérer économiquement rentable et culturellement défendable.REVUE DE PRESSE Jean Chrétien et le débat constitutionnel Par Denis TREMBLAY Presse Canadienne Cf est l\u2019absence d\u2019une politique constitutionnelle bien définie au Parti libéral du Canada qui expliquerait, selon plusieurs éditorialistes québécois les dernières déclarations de M.Jean Chrétien.Les commentateurs constatent que le chef libéral continue tout simplement d\u2019improviser sur cette délicate question.M.Chrétien ne saurait énoncer clairement ce qu\u2019il conçoit mal, et dont il n\u2019est pas convaincu, écrit Lise Bis-sonnette, du Devoir.Tel est, selon elle, le marécage où se débat le Parti libéral qui a eu le malheur de choisir son chef avant de décider de ses convictions.Quoi qu\u2019on en dise et malgré les rétractations de l\u2019intéressé, l\u2019épisode de Québec n\u2019est pas une simple gaffe, précise Bissonnette.Le chef du Parti libéral n\u2019a pas encore décidé, une fois pour toutes, de ses convictions dans cette nouvelle «ronde» de débats dont on sent bien qu\u2019il les trouve superflus, qu\u2019on les lui impose.D\u2019instinct, il partage le diagnostic de son ancien chef M.Trudeau, selon lequel c\u2019est la réouverture du dossier, en 1985 par MM.Mulroney et Bou-rassa, qui a créé la crise.Il répète ici et là, comme il l\u2019a fait dimanche, que le problème avait été réglé en 1981-82, que le statu quo reste viable et qu\u2019il aime assez ce pays comme il est.André Préfontaine, du Droit d\u2019Ot-tawa-Hull, fait remarquer que plus le débat sur l\u2019avenir constitutionnel du pays progresse, plus Jean Chrétien démontre que ses positions n\u2019ont pas évolué depuis le repatriement unilatéral de la constitution en 1982.Ayant renoncé à reconquérir le Québec dans un avenir prévisible, dit-il, le chef libéral cherche maintenant à conquérir l\u2019électorat anglophone en démontrant tôt dans la partie, que le moment venu, il n\u2019hésitera pas à mettre le Québec à sa place.Se décrivant comme un homme pratique qui sait se montrer flexible, continue Préfontainc, M.Chrétien Jean Chrétien devrait se faire rassembleur.D\u2019abord, en amenant son parti à adopter une position constitutionnelle susceptible de se rallier l\u2019appui de tous.Par la suite, il devrait chercher à démontrer qu\u2019il constitue une alternative crédible au premier ministre Mulroney et que ses politiques uniront les Canadiens plutôt que les diviser.Pour Koch Bilodeau, de La Tribune de Sherbrooke, c\u2019est triste de voir que l\u2019opposition libérale ne parvient pas à articuler des projets de rechange valables pour la population canadienne.C\u2019est évident en matière constitutionnelle, mais aussi dans beaucoup d\u2019autres domaines.Cette faiblesse appauvrit le débat et donc la qualité de nos choix, ajoute-t-il.A part les adversaires partisans des libéraux, personne ne peut se réjouir d\u2019une apposition fédérale qui souffre d\u2019une confusion politique si patente, Bilodeau estime que rien ne sert d\u2019accabler constamment M.Chrétien lui-même.Apres tout, précise-t-il, les libéraux savaient très bien, ou devaient savoir, ce qu\u2019ils faisaient quand ils l\u2019on préféré à Sheila Coops et Paul Martin.Mais, jusqu\u2019à démonstration du contraire, on est bien forcé de constater que leur choix participe pleinement à ce que nous pouvons tous ressentir: la crise du leadership canadien.Claude Bruneau, du Nouvelliste de Trois-Rivières, écrit que la gaucherie de M.Chrétien laisse à penser qu\u2019il a perdu la touche, depuis qu\u2019il est de retour en politique.On croyait qu\u2019il allait surmonter l\u2019épreuve du retour qui a perdu complètement John Turner, note-t-il.Ce n\u2019est pas le cas.John Turner s\u2019était ruiné à faire oublier ses premiers cafouillages et les effets désastreux d\u2019une main baladeuse.Jean Chrétien se saborde à tous les trois mois et bientôt on ne comptera plus les discours importants qui devraient le relancer.Car, sur le fond, il n\u2019a rien trouvé de convaincant qui puisse faire oublier le poids de son passé, et sur la forme, il cherche encore le ton qui lui gagnerait l\u2019écoute, et la sûreté, qui ne garantirait des gaffes, précise Bruneau.Il n\u2019y a rien de réjouissant.Ni le Canada, ni le Québec n\u2019ont intérêt à ce que le gouvernement fédéral subisse une pareille crise de leadership, conclut-il.Pierre Gravel, de La Presse, estime que pour M.Chrétien, il n\u2019y a pas d\u2019impasse constitutionnelle au Canada.Et les Clark, Spicer, Beaudoin et autres prophètes d\u2019une bien inutile réconcilliation nationale devraient aller se rhabiller.Le Québec ne peut pas déciser seul de son avenir.C\u2019est l\u2019avis de la majorité canadienne qui doit prévaloir.Sa déclaration a au moins le mérite de dissiper les derniers doutes pouvant encore subsister quant à sa sensibilité québécoise, souligne Gravel.Ceux qui ont cru, grâce à lui, reconquérir le Québec en seront quittes pour leurs illusions.Si sa désespérante impopularité continue de les surprendre, c\u2019est qu\u2019ils ne comprennent rien, eux non plus, à ce qui se passe ici maintenant.Ceux qui se préoccupent de l\u2019avenir du Canada et du Québec savent bien, que le mythe du «p\u2019tit gars de Shawinigan» est aujourd\u2019hui dépassé.Et que si Jean Chrétien incarne encore une certaine vision de ce pays, c\u2019est celle qui prévalait hier, Jacques Pronovost, Rédacteur en chef Roch Bilodeau, Editorialiste-adjoint -Cf* \"'CH S üüi .¦¦¦ Sisi Le nom du Mexique évoque chez les Canadiens, des films western, la tequila, Zapata et ses indiens révolutionnaires, Pancho Villa et ses revolvers, les hommes moustachus, Acapulco et ses plages, les mariachis, le soleil et.«la cucaracha».Cependant, on ne peut plus en douter: le Mexique est devenu actuellement un grand pays qui est en train de constituer un partenaire commercial de premier ordre pour les Etats-Unis et le Canada.Ceci fait que le niveau de développement atteint par les structures politiques, économiques et sociales du Mexique, intéresse au plus haut point ses voisins de l\u2019Amérique du Nord.Mais, beaucoup de questions sont posées à cet égard.Au fond, les plus importantes pourraient se résumer ainsi: Est-ce que le Mexique est un pays développé ou sous-développé?Quel est le niveau de richesse économique et de développement atteint par le Mexique?Est-il un pays susceptible de faire des apports substantiels à l\u2019économie nord-américaine?Travailleurs et entrepreneurs Ils sont nombreux, les travailleurs et les entrepreneurs canadiens et américains qui pensent que le Mexique est un pays simplement sous-développé et que l\u2019apport économico-social qu\u2019il pourrait faire en Amérique du Nord serait vraiment négligeable.De ce fait, ils s\u2019interrogent sur le bien-fondé d\u2019une telle union économique tendant à convertir tout le territoire nord-américain en un seul espace économique.Ces questionnements sont basés sur deux axes fondamentaux: 1 \u2014 Les travailleurs américains et canadiens ont peur que les bas salaires payés à leurs confrères mexicains ne se répercutent aux Etats-Unis et ici même au Canada, sur leurs taux de rémunération et ce, dès que le nouveau traité de libre-échange deviendra opérationnel.2 \u2014 Les entrepreneurs s\u2019inquiètent à propos de l\u2019arrivée de nouveaux compétiteurs sur un marché qu\u2019ils estiment saturé.En effet, depuis la fin des années 1970, de puissants groupes financiers et industriels d\u2019origine asiatique et européenne ont obtenu des parties substantielles du marché nord-américain.Ainsi, d\u2019importants secteurs ayant apporté beaucoup de nouvelles technologies dans le domaine de la production tels que dans l\u2019informatique, l\u2019électronique, l\u2019automobile et les communications, de même que dans plusieurs sortes de services bancaires, de transport et autres, sont présentement contrôlés par des entreprises japonaises et allemandes, aux Etats-Unis et au Canada.C\u2019est le cas aussi de plusieurs pays industrialisés comme la France et le Royaume-Uni, ainsi que de nouveaux pays industrialisés ( N F31 ), tels que la Corée du Sud et Hong Kong qui se disputent des parts importantes de ce même marché.Alors, pourquoi les un pays dévelopi eloppé?\tpé UNE FENÊTRE SUR LE MONDE\t/ % sta- * élm par Julio Rodriguez\t Canadiens et Américains permettraient-ils que de nouveaux compétiteurs, provenant cette fois-ci du Mexique, se placent dans une position privilégiée?Un nouveau pays industriel (NPI) Le Mexique n\u2019est pas présentement un pays aussi industrialisé que le Canada.Il n\u2019est pas non plus un pays sous-développé au même titre que la plupart des pays latino-américains, africains et asiatiques.Le Mexique se trouve dans une situation intermédiaire et, du point de vue de sa croissance économique ainsi que de son développement, peut donc être caractérisé comme étant un Nouveau pays industrialisé (NPI) C, Mué mexiû»^ Le président du Mexique, Carlos Salinas de Gortari Cette catégorie socio-économique et politique, NPI, s\u2019applique ailleurs dans le cas de certains pays qui, à différents niveaux, ont entamé des démarches semblables de croissance économique et de développement comme c\u2019est le cas du Brésil, de l\u2019Inde, de Taïwan, de l\u2019Algérie et de plusieurs pays de l\u2019Est asiatique.Comptant sur 88 millions d\u2019habitants, le Mexique dépassera le cap de 100 millions de personnes, avant la fin de la présente décennie.Pays alphabétisé à 87,9%, il a réalisé des progrès considérables en matière d\u2019espérance de vie à la naissance (65,7 ans) tandis que le taux de mor- talité infantile a régressé, s\u2019établissant à moins de cinquante décès par mille habitants.La population mexicaine devient de plus en plus urbaine, mais l\u2019agriculture occupe encore une grande place à l\u2019intérieur de l\u2019économie de ce pays (37,6%).Les 19% de la population active sont absorbés par l\u2019industrie, celle-ci étant principalement axée sur le pétrole et ses dérivés.La balance commerciale mexicaine a été positive tout au long des années 1980.Cependant, la balance de paiements s\u2019est maintenue déficitaire, ceci à cause des transferts de devises que le Mexique doit effectuer à l\u2019étranger et ce, en vue de payer le service de sa dette extérieure et de faire face aux problèmes posés par la fuite des capitaux mexicains vers l\u2019espace économique nord-américain.Un pays moderne Le gouvernement de Carlos Salinas de Gortari qui est entré en fonctions en 1989, a essayé de moderniser l\u2019économie mexicaine et ce, en vue de conclure un pacte de libre échange avec ses voisins nord-américains.Ce pacte d\u2019union économique devra éloigner nécessairement le Mexique des positions tiers-mondistes et antiaméricaines qu\u2019il avait adoptées par le passé.En conséquence, sous l\u2019initiative gouvernementale, la déréglementation, la dérégulation et la privatisation des entreprises appartenant à l\u2019État mexicain sont des phénomènes nouveaux qui se trouvent actuellement à l\u2019ordre du jour.Mais ce sont les salariés mexicains qui ont supporté durement les conséquences du changement, ce qui a entraîné la chute libre du salaire réel des travailleurs et engendré de nouvelles tensions sociales.George Bush, le président des Etats-Unis, est évidemment décidé à réaliser ce traité de libre-échange nord-américain et ceci est aussi le point de vue du gouvernement de Brian Mulroney, au Canada.Dans la réalité, le Mexique, comptant sur un Produit National Brut (PNB) de plus de 200 milliards de dollars US et ayant des réserves pétrolières jugées stratégiques par les Etats-Unis, rencontre actuellement les conditions requises pour lui permettre de faire partie de cet énorme marché nord-américain qui est maintenant à la portée de la main pour les pays concernés, soit le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.Julio Rodriguez enseigne à l\u2019Université de Sherbrooke BILLET Ce bon vieux Thomas Ce bon vieux Thomas! Nous avons tous un faible pour lui.Son nom en grec signifie jumeau.Sans doute parce qu\u2019il ressemble à la plupart d\u2019entre nous à un moment ou l\u2019autre de notre existence, avec nos doutes et notre incrédulité.J\u2019admets cependant avoir quelquefois trouvé, malgré mon côté sceptique, qu\u2019il exagérait un peu.Quand même! Qu\u2019une quinzaine de personnes que nous connaissons bien nous rapportent le même événement qu\u2019elles ont vu de leurs yeux, il me semble qu\u2019on finit par se laisser convaincre.Lui pas.Il persiste dans son refus de croire.Et cet entêtement, je ne sais trop pourquoi, nous le rend encore plus sympathique.Peut-être parce qu\u2019il est l\u2019indice d\u2019un amour qui redoute plus que tout d\u2019être à nouveau déçu.A quoi bon croire si c\u2019est pour se voir encore une fois dépouillé de l\u2019espérance qu\u2019on avait investie dans un être unique?Croire, puis se rendre compte qu\u2019on a été berné par l\u2019illusion des autres ou par sa propre naïveté, non merci! Mais les doutes de Thomas, tout comme les nôtres d\u2019ailleurs, n\u2019ont pas qu\u2019un côté négatif.Certes ils auraient pu à la longue, ainsi qu\u2019il arrive pour certains croyants, miner sa foi au Christ jusqu\u2019à l\u2019anéantir tout à fait.Comme ils pouvaient également la purifier de scs scories et la rendre plus forte et plus vivante.N\u2019est-cc pas du plus profond de son doute, comme une lumière du fond des ténèbres, qu\u2019a surgi l\u2019un des plus véhéments actes de foi de l\u2019Évangile: «Mon Seigneur et mon Dieu».Ce ne serait là qu\u2019un autre des nombreux paradoxes dont est parsemé l\u2019Évangile: «Ne fallait-il pas que le Christ souffrit pour entrer dans sa gloire?» et ne lallaii-il pas que Thomas descendit au plus creux du doute pour parvenir à un tel cri de foi?Céline Roy La Tribune, Snetrocve, samea B 3 Forum Hommage à la super-femme des temps modernes Et quoi encore?Une boutade de féministe frustrée sans doute.L\u2019année dernière, à pareille date, se donnait en ville une conférence intitulée Mégère, Marâtre, Mauvaise, Maligne ou l\u2019archétype de la mère méchante: quel titre rebutant! Croyez-le ou non, l\u2019auditorium était plein ce soir-là, au Séminaire de Sherbrooke, et il fallut ajouter des places.Salle bondée de femmes en bonne partie, venues entendre la psychanaiiste Jan Bauer, au sujet de la nécessité vitale pour les femmes, de laisser place au côté «méchant» de leur personnalité, tant le rôle de la mère parfaite est souvent surévalué.C\u2019est particulièrement vrai en cette période de la Fête des Mères où l\u2019inflation verbale côté compliments bat son plein; des «Maman je t\u2019aime» à «Celle qui m\u2019a tout donné» ou encore «Pour une .maman unique» et j\u2019en passe.Papa le mérite-t-il?Saviez-vous que la Fête des Mères représente une journée record pour les restaurants, (immédiatement après la St-Valentin): faut voir les petites familles en file d\u2019attente, ces di-manche-là, inutile d\u2019espérer obtenir une bonne table à une heure raisonnable! Fêter la maman au restaurant, est devenu presqu\u2019un absolu, alors que la Fête des Pères, elle, se fête surtout à la maison, dans l\u2019intimité, après une bonne partie de golf, me confie le gérant d\u2019un gros restaurant de fruits de mer en ville: la question est: le mérite-t-il?Est-ce que papa se démène assez pendant l\u2019année, à la maison pour que maman'ait envie de lui payer la traite au restaurant le jour de la Fête des Pères?Au dodo maman Féministes agressives?Non, pas vraiment, des femmes bien fatiguées plutôt.Une sociologue américaine du nom de Arlie Hochschild a passé 10 années de sa vie à scruter de près le quotidien des familles où père et mère travaillent tous les deux et ont charge de jeunes enfants! Elle en a ; fait un livre fascinant à tous les plans.Par exemple, les mères y parlent en long et en large de leur sommeil, de celui des enfants (lequel autorise le leur évidemment); des 8 heures dont elles ont malheureusement besoin \u2014 elles s\u2019en excusent, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une mauvaise habitude! \u2014 des trucs pour ne pas se réveiller tout à fait lorsqu\u2019en pleine nuit un enfant les appelle à son chevet, etc.l\u2019incontournable dodo de maman.Mais le plus fascinant de ce livre, c\u2019est lorsque Mme Hochschild décrit quelques uns des mythes présents dans les familles pour «accomoder» la réalité; autrement dit des histoires que chacun se raconte pour éliminer les heurts et les frustrations trop difficiles à vivre autrement.Par exemple, elle raconte l\u2019histoire d\u2019un couple où il est entendu, finalement, que le mari s\u2019occupe du sous-sol (downstairs) et la femme, du rez-de-chaussée (upstairs).Merveilleux! le mari s\u2019occupe de la voiture, des réparations, du ménage du sous-sol et.du chien.La mère, car il y a un enfant dans tout ça, voit au reste: cuisine, ménage, achats, éducation de l\u2019enfant etc.En apparence, c\u2019est partagé également, upstairs, downstairs.Cherchez l\u2019erreur.Dans une autre famille où le père gagne un meilleur salaire que sa conjointe, il est justifié de la sorte d\u2019en faire moins à la maison; mais dans une autre famille où cette fois, c\u2019est la mère qui gagne davantage, elle en fait plus cette fois pour se déculpabiliser.En calculant le temps supplémentaire que les femmes consacrent à l\u2019entretien ménager et au soin des enfants, Mme Hochschild en arrive à des chiffres pour le moins surprenants: c\u2019est 1 mois de plus par année (en comptant des journées de 24 heures), que les mères mettent de plus que les pères; au bout de 12 ans, ça fait exactement 1 année de plus (toujours avec des journées de 24 heures) Le mari s'occupe du sous-sol, la femme du rez-de-chaussée.Merveilleux! Les ongles du bébé Un collègue à moi anime des soirées de rencontres avec des jeunes parents: on y aborde divers sujets, tels l\u2019éducation des enfants, la sexualité, le partage des tâches, etc.11 me confiait que les soirées consacrées au partage des tâches sont les plus «chaudes», il a même fallu qu\u2019il modère les esprits car l\u2019atmosphère était comme explosive: c\u2019est que quand on se met à détailler le partage des tâches, ça va loin, bien au-delà des traditionnels ménages et popote: il y a les ongles du bébé à couper, les cartes d\u2019anniversaire à envoyer; les impôts à faire, les cadeaux de fête à acheter pour les petits amis des enfants, etc, etc.: la liste est interminable et devinez qui voit tout, entend tout et se rappelle de tout?Quand tout cela s\u2019ajoute à une journée de travail déjà bien remplie, les mères deviennent tout simplement débordées.Et pourtant, il y a un bonheur profond et simple en ces temps troublés à bercer un bébé ou consoler un enfant de sa peine: j\u2019en sais quelque chose pour le faire moi-même à tous les jours, c\u2019est pas «ça» le problème: Bonne Fête des Mères à moi et à toutes les autres (quand même)! Louise Chaput Psychologue pour le Comité Action Famille Sherbrooke Le président et chef de la direction du groupe comptable Raymond, Chabot, Martin, Paré, M.Serge Saucier adressait une allocution aux membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke mercredi dernier.La Tribune reproduit ici les passages les plus importants de cette causerie.Est-il nécessaire de faire à nouveau la démonstration que le Canada est un pays qui vit au-dessus de ses moyens depuis trop longtemps?En connaissez-vous des gens qui dépensent systématiquement plus qu\u2019ils ne gagnent année après année?Des gens qui consacrent le tiers de leur revenu pour payer les intérêts sur leurs dettes accumulées.Bien sûr me direz-vous, la comparaison est boiteuse.Un pays ne peut être jugé sur le même pied qu\u2019un individu ou un ménage.C\u2019est vrai.Le problème, c\u2019est que la performance du Canada n\u2019est guère plus reluisante quand on la compare à celle de ses partenaires économiques.La progression du taux d\u2019endettement canadien, en tenant compte de la richesse du pays, surpasse celle de tous les autres grands pays industrialisés depuis 1975.Le Canada s\u2019endette à un rythme trois fois plus rapide que ses partenaires du Groupe des Sept.Avec cette dette accumulée de 400 milliards de dollars, le Canada est donc, toutes proportions gardées, le pays industrialisé le plus endetté du monde, exception faite de l\u2019Italie.Et encore, au moins leur situation s\u2019améliore.La nôtre empire.Cette crise a été en bonne partie le résultat de stériles et improductifs dédoublements de programmes gouvernementaux.Il y a une dizaine d\u2019années, deux chercheurs de l\u2019ENAP ont conclu que sur l\u2019ensemble des 465 programmes fédéraux et provinciaux recensés à l\u2019époque, 60% étaient en chevauchement direct ou indirect.Selon les experts, le coût de ces chevauchements est de l\u2019ordre de 5 à 10 milliards de dollars par année! Pas étonnant dans ces conditions que l\u2019on assiste à une dispersion des ressources et à une absence de direction nette dans la gestion des affaires de l\u2019État.Pas étonnant que le gouvernement fédéral n\u2019ait pratiquement plus de marge de manoeuvre financière et que sa légitimité soit minée par ses erreurs successives dans plusieurs dossiers d\u2019intérêt national.Pas étonnant non plus que des programmes aussi vitaux que les soins de santé et l\u2019aide aux universités soient menacés dans leur intégralité.Le problème s\u2019est amplifié depuis quelques années mais nous devons reconnaître qu\u2019il n\u2019est pas seulement le résultat des actions posées par le présent gouvernement.À l\u2019évidence, le palier fédéral se trouve dans une situation précaire.Mais est-ce mieux au provincial?Les provinces dans de beaux draps Aux prises avec des déficits hors de tout contrôle, le fédéral refile une part de la facture aux provinces.On l\u2019a vu déjà dans plusieurs dossiers.Signalons à titre d\u2019exemple le plafonnement des transferts financiers fédéraux dans le domaine de la santé.Le manque à gagner du Québec s\u2019élevait à 1,3 milliard de dollars pour l\u2019exercice 1990-91 et atteindra près de 2,0 milliards pour l\u2019exercice 1991-92.Avant cette année, le Québec avait réussi, à force de coupures et de resserrement dans un contexte d\u2019austérité budgétaire, à contenir tant bien que mal son déséquilibre financier.C\u2019est moins vrai aujourd\u2019hui quand on sait que le gouvernement du Québec prévoit un déficit de 3,5 milliards de dollars cette année, le second plus important de l\u2019histoire des finances publiques au Québec.Heureusement, monsieur Le\\esque prévoit des déficits de 2,5 et 1,5 milliards pour les deux prochains exercices.Souhaitons qu\u2019il ne se trompe pas trop.Mais jusqu\u2019à maintenant le ministre des finances du Québec s\u2019est avère assez juste dans ses prévisions.Quoiqu\u2019il en soit, en termes absolus, le Québec demeure la province la plus endettée du Canada.Celle qui consacre la plus forte proportion de ses revenus au service de la dette.Il ne faut pas oublier que le problème est sérieux car profondément structurel.Année après année, la progression des dépenses du gouvernement du Québec dépasse celle de ses revenus de plus de 700 millions de dollars, indépendamment de la conjoncture.De plus en plus coincé sur le plan financier, le Québec refile une part de la facture aux municipalités.Des municipalités en meilleure santé financière Cette décentralisation n\u2019a rien de mauvais en soi.Au contraire, la crise constitutionnelle et financière canadienne ne pourra être résolue que par la voie de la décentralisation.Plus les autorités gouvernementales sont loin des citoyens, moins elles arrivent à répondre adéquatement et à faible coût aux besoins exprimés par la population, avec les effets désastreux que cela peut avoir sur les coûts des services de même que sur l\u2019imputabilité des dirigeants publics.Le gouvernement du Québec a déjà proposé ce qu\u2019il appelle des ajustements nécessaires et une plus grande participation des municipalités au financement du transport en commun, de la voirie locale, des services de police, de l\u2019environnement.Et ces propositions ne sont qu\u2019un début.Qu\u2019on mette de l\u2019ordre dans les finances publiques et dans le partage des responsabilités, personne ne s\u2019y oppose.C\u2019est même un geste souhaitable du moment qu\u2019on ne crée pas une structure d\u2019imposition nuisible au développement du Québec, qui affecterait la capacité concurrentielle de nos entreprises.En raison de certaines contraintes légales, de leur capacité d\u2019emprunt limitée et de leur volonté d\u2019équilibrer leur budget, les municipalités sont en général en meilleure situation financière.Mais cet équilibre reste précaire.En effet, avec la croissance des dépenses qu\u2019a connu le palier municipal au cours des dernières années, l\u2019équilibre se paye au prix de hauts niveaux de taxe, avec des augmentations particulièrement fortes récemment.Nos taxes augmentent mais les services, eux, suivent-ils la même tendance?Ce n\u2019est pas mon impression.Au fédéral: de profonds changements sont nécessaires Au palier fédéral, il serait suicidaire de continuer sur la voie du passé.La position des gens d\u2019affaires du Québec a été clairement exprimée lors des audiences de la Commission Bélanger-Campeau.Nous nous sommes opposés au statu quo économique et constitutionnel.Nous avons affiché notre préférence pour de vraies solutions, radicales s\u2019il le faut, mais susceptibles de résoudre les problèmes qui affectent notre force concurrentielle.En matière économique, nous ne voulons plus d\u2019une politique monétaire inapte à tenir compte des différents intérêts régionaux du pays.Les Est-il trop tard?M.Serge Saucier A m ^ / politiques fédérales de redistribution de richesses doivent être repensées, à la lumière de la situation financière dans laquelle s\u2019est enlisée le gouvernement.Il n\u2019y a pas de recette miracle pour mieux gérer les affaires de l\u2019État.11 faut, je crois, s\u2019inspirer du modèle créé par les entreprises dans leurs relations avec la clientèle.On ne pourra atteindre une meilleure efficacité dans la gestion des fonds publics qu\u2019en rapprochant l\u2019État du citoyen.Des changements profonds s\u2019imposent donc à tous les niveaux de l'État fédéral.Un nouveau partage des pouvoirs est requis, avec transfert massif de pouvoirs vers les provinces, mieux outillées pour répondre aux besoins des citoyens.Au provincial: de nouvelles formules s\u2019imposent Le transfert de responsabilités vers les provinces ne pourra résoudre entièrement la crise des finances publiques, ni éliminer les problèmes structuraux qui minent le fonctionnement des administrations provinciales.Il importe en parallèle de revoir le mode de livraison et de financement des services publics.La tarification des services demeure une source de revenus sous-utilisée au Québec.Ce mode de contribution présente un avantage important dans les cas où les bénéficiaires des services gouvernementaux peuvent être bien identifiés.Son principal mérite n\u2019est pas d\u2019augmenter les revenus de l\u2019État mais de rationaliser la consommation des services publics.Il n\u2019y a pas grand chose de gratuit dans ce bas monde.La tarification nous le rappelle dans le cas de certains services gouvernementaux, ce qui a pour conséquence de réduire la consommation abusive.Voilà certes un pas dans la bonne direction.Par ailleurs, plusieurs mesures ont été prises ces dernières années.Dégel des frais de scolarité après vingt ans, remboursement de subventions versées aux entreprises, augmentation des frais de services socio-culturels désormais plus proches des vrais coûts qu\u2019il faut défrayer pour offrir ces services au public.Mais plus de gestes semblables devront être posés si l\u2019on veut s\u2019assurer que nos services publics soient conformes aux besoins, que nos dépenses soient plus compatibles avec nos revenus.Évidemment, une telle modification visant la tarification des services doit protéger l\u2019accessibilité et promouvoir l\u2019équité.Dans le dossier des frais de scolarité, il faut travailler à la bonification du regime des prêts et bourses de telle sorte que l\u2019accès à la formation ne soit pas freiné.Dans le domaine de la santé, il faut également protéger les moins nantis.Les municipalités appelées à jouer un rôle prédominant En ce qui a trait aux services à caractère local, aucun doute que les municipalités seront appelées à jouer un plus grand rôle dans le nouveau contexte politique et économique qui s\u2019annonce.Parce qu\u2019elles sont proches du citoyen, parce qu\u2019elles peuvent plus aisément sentir le pouls de la population, parce qu\u2019elles sont en mesure de .vérifier rapidement le succès ou l\u2019échec de certaines mesures sur le terrain.L.es principes de base de la réforme Ryan sont donc bons et souhaitables.C\u2019est l\u2019application de ces principes qui est plus discutable.Mais nous avons appris il y a quelques jours qu\u2019une partie de la taxe sur l\u2019essence servirait possiblement au financement du transport en commun.Ça, c\u2019est un autre pas dans la bonne direction et je m\u2019en réjouis.Mais ne crions pas victoire trop tôt! Il reste encore beaucoup de travail à faire.Du travail important car l\u2019avenir du Québec passe par le développement du plein potentiel économique de ses régions.Faut-il rappeler que les municipalités constituent le chaînon-clé dans ce processus de mise en valeur de nos richesses économiques et humaines.Des cures d\u2019amaigrissement pour nos finances publiques Nos administrations publiques au Québec (fédérale, provinciale et municipale) nous coûteront cette année la rondelette somme de 75 milliards de dollars! C\u2019est beaucoup d\u2019argent.ÀÂvrai dire, c\u2019est presque la moitié de notre production nationale du Québec.Le gros problème avec les administrations publiques, c\u2019est qu\u2019elles vivent en dehors du système de l\u2019offre et de la demande.Elles augmentent leurs dépenses à un rythme supérieur à celui de l\u2019inflation et il n\u2019y a rien pour les arrêter.Cette situation ne peut évidemment plus durer.Est-il trop tard?Je ne le crois pas, mais mon Dieu qu\u2019il est tard! La solution n\u2019est bien sûr pas facile.Le gouvernement fédéral souffre d\u2019embonpoint et le régime se doit d\u2019être drastique! À court terme, le fédéral doit perdre le quart de son poids actuel, qui a atteint 159 milliards de dollars dans le dernier budget.Évidemment, cela se traduira par le retrait du fédéral de programmes qui font double emploi avec ceux des provinces.Tant pis si cela nuit à la sacro-sainte unité nationale et au nivellement des inégalités régionales.Ce sont des luxes que plus personne ne peut se permettre.Tout un bouquet d'aubaines ! CHAMBRE, CUISINE, SALON, TELECOULEUR, VIDEO .é-ü 3 UNITES MURALES 359 Choix de couleurs HITACHI à partir de 359* 439* 28\"\t799$ TÉLÉCOULEUR APPAREILS MÉNAGERS GENERAL ELECTRIC INGLIS, JENN AIR WOOD, ADMIRAL CHOIX - QUALITE SATISFACTION GARANTIE FAUTEUIL ET TABOURET EN CUIR VÉRITABLE ¦\u2022V Venez vider nos entrepôts! PROFITEZ D'ÉCONOMIES LAVEUSE SECHEUSE\t-7nn< A partir de #yy*\tCUISINIÈRE 30 POUCES\ti À partir de J\t>19\t$ RÉFRIGÉRATEUR 14 PI eu.\tcons A partir de Doy9\tLAVE-VAISSELLE ENCASTRÉ\t* A partir de «\t179\t$ G I L L E S ¦ROISVERT E U BLES .M* 231, ouest, rue King Sherbrooke 563-4743 ¦4;hiiiiiimii:ii:n GILLES 645019999999999 JEAN CLIENT 28055 B 4 La Tribune, Sherbrooke, samedi 11 mai 1991 Collège de Sherbrooke Les récipiendaires des prix d'excellence scolaire Sciences de la santé Manon Boudreau Sciences pures et appliquées Fabrice Colin Sciences humaines Anouk Ravenelle Sciences humaines avec math.Vicky Coupai Sciences de l\u2019administration Nathalie Lépine Musique François-Olivier Fortin Arts plastiques Caroline Beauchesne Lettres Julie Jodoin Méiynda Normandeau Techniques de laboratoire médical Annie Le may Techniques d'inhalothérapie et d'anesthésie Anny Morin Techniques de réadaptation Patrick Deslandes Techniques d'écologie appliquée Ch an taie Perron Techniques de santé animale France Champagne Soins infirmiers Suzeiie Lepage Soins infirmiers (recyclage) Carole Laporte Technologie du génie civil Patrick Garand Techniques de génie mécanique Pascal La grandeur Électrotechnique Stéphane Monty Technologie de systèmes ordinés Alain Jean Techniques policières Steeve Guay Techniques d'éducation en services de garde Manon Paquet Techniques d\u2019éducation spécialisée Marie-France Paul Techniques de travail social Sonya Paquet Techniques administratives Nathalie Dubois Techniques de bureau Sonia Lemay Informatique Manon Lemelin Graphisme Yves Turcotte PRIX DU MÉRITE ÉTUDIANT 1991 Je suis heureux, au nom du Conseil d'administration de féliciter chaleureusement tous les finissants et les lauréats du Collège de Sherbrooke.Je les invite à continuer à viser l'excellence, à en assumer les efforts au quotidien et à tracer leur avenir à la mesure de leurs aspirations.JEAN-GUY OUELLET Président Les récipiendaires des prix d'excellence globale Secteur de la formation générale Érika Charron Secteur de la formation professionnelle Nathalie Dubois Les récipiendaires des prix de la personnalité désignée Sciences de la santé Nicole Van Rossum Sciences pures et appliquées Bruno Binet Erika Charron Sciences humaines Chantal Bouchard Sciences humaines avec math.Kelly Lynn Cunnington Sciences de l'administration Karine Lessard Musique Sandra Brassard Arts plastiques Christine Giguère Lettres Alexandre Vigneault Techniques de laboratoire médical Isabelle Doyon Techniques d'inhalothérapie et d\u2019anesthésie Nancy Ann Adams Techniques de réadaptation Brigitte Lemay Techniques d'écologie appliquée Carole Tremblay Techniques de santé animale Lise Paquet Soins infirmiers Serge Robert Soins infirmiers (recyclage) Chantal Arès Technologie du génie civil Richard Desgens Techniques de génie mécanique Serge Ouellet Électrotechnique Pascal Beauregard Technologie de systèmes ordinés Cari Rompré Techniques policières Sylvain Arès Techniques d'éducation en services de garde Caroline Laflamme Techniques d'éducation spécialisée Nancy Houle Techniques de travail social Philippe Poisson Techniques administratives Réjean Galvin Techniques de bureau Marco Thériault Informatique Sylvain Carignan Graphisme Daniel Brown Les récipiendaires des prix d'excellence scolaire à l'éducation des adultes Secteur de la formation professionnelle Mario Beaubien Serge Côté Acoustique Grenier et Bernard inc.Beaudin réfrigération Biblairie G.G.C.Itée Bijouterie André Viger inc.Boutique Maître sports Centre de gestion de projets C.S.Brooks (Canada) inc.Cerapro inc.Corporation professionnelle des comptable licenciés du Québec Corporation des technologistes médicaux du Québec Décoration King inc.Docteur Louis Dubé Fréchette communication inc.Gagné et Roy inc.G.C.M.Itée L'Association des gestionnaires en ressources humaines de l'Estrie L'Ordre des technologues des sciences appliquées du Québec La Caisse populaire Sherbrooke-Est La compagnie Esso La compagnie Kruger inc.La compagnie Marconi Canada La Fédération des caisses populaires Desjardins de l'Estrie La Fondation Cristiane-Morel La Société d\u2019ingénierie CIMA-LNR La Tribune Les Électroniques Inpro inc.Les entreprises Cimaise inc.Les imprimeries Magog-Orford inc.Les produits American Biltrite Itée Luc inc.Précigrafik inc.Professeur du Collège de Sherbrooke Raymond, Chabot, Martin, Paré Service de sécurité de l'Estrie Studio Alternance Tardif, Laberge, Montambault, architectes VECEM inc.Les récipiendaires des prix d'excellence dans le secteur des activités parascolaires Vie culturelle Isabelle Audit Marise Nault Sports Sylvain Auclair Karine St-Amant La récipiendaire du prix d'excellence en Français (La Tribune) Myriam Demers Les récipiendaires des prix du progrès scolaire (Docteur-Louis-Dubé) Jean-François Laverdière Julie Rochefort (CIMA-LNR) Christian Arnold Yvon Carrier La récipiendaire de la médaille du mérite scolaire du gouverneur général Vicky Coupai Les récipiendaires de divers prix d'excellence Prix Cristiane-Morel (Mathématiques) Fabrice Colin Prix de l'Association mathématique du Québec (A.M.Q.) Mathieu Gagnon Prix de la Corporation professionnelle] des comptables généraux licenciés du Québec (Techniques administratives, option finance) Nathalie Dubois Prix de l'Association des gestionnaires en ressources humaines de l\u2019Estrie (Techniques administratives, option personnel) Hélène Chrétien Prix de l'Association canadienne de physique Fabrice Colin Prix du Festival-concours de musique de Sherbrooke et de la région de l\u2019Estrie Hélène-Andrée Brochu Sylvie Cardinal Pier Carlo Liva Francis Perron Prix d'expression musicale Élise Béchard ¦HMHHHHHMHMIMl Un laboratoire de PCP démantelé en Beauce La Tribun», Sherbrooke, someai \" mai 1991 Ste-Claire (PC) La Gendarmerie royale du Canada a annoncé hier le démantèlement d\u2019un laboratoire de PCP (phencyclidine) installé dans un chalet de Ste-Claire de Dorchester, au sud de Québec.Les policiers ont révélé avoir saisi, au cours d\u2019une perquisition effectuée jeudi soir, quelque 300 grammes du produit à l\u2019état pur.Selon eux, les produits récupérés dans le laboratoire auraient pu servir à fabriquer quelque 180 kilos de PCP d\u2019une valeur de plus de un millions sur le marché noir.Trois individus ont été arrêtés et ont comparu hier au palais de justice de St-Joseph-de-Beauce sous des ac cusations de trafic de stupéfiants et de possession dans un but de trafic.11 s\u2019agit d\u2019Eric Vachon, 22 ans de St-Léon-de-Standon, Yves Chouinard, 26 ans, de Charlesbourg, et Jean Thi bodeau, 36 ans, de St-Michel-de-Bel léchasse.Selon les enquêteurs, une perqui sition au domicile de Chouinard a en outre permis de saisir des produits présumément destinés à un deuxième laboratoire qui aurait eu la capacité de produire 36 kilos de PCP.FLEURISTE Bouto ¦ ¦ m OUVERT 7 JOURS.COMMANDE PAR TÉLÉPHONE ACCEPTÉE LIVRAISON pour la Fête d6S *£ offrons nous vous ou des rabais et des cadeaux surprit Æ ri j|/ sur tout achat au comptoir, sur 1 1 |\"/n Présentation du coupon.¦\t\u201d Limite: 1 par client DE RABAIS Validé jusqu'au 13 mai 1991.2670, Rue King Est, Fleurimont £\t820-2454 APPEL À L'AIDE POUR LE BANGLADESH W > v - , \" \"y ?s UN TYPHON FRAPPE: 125 000 morts et plus La population du Bangladesh, parmi les plus pauvre de la terre, a été récemment victime d'un cataclysme majeur.Dévasté par un cyclone et un raz de marée, ce pays compte maintenant par millions les survivants ayant besoin d'eau potable, de nourriture et de soins médicaux.Des milliers de sans-abri risquent de mourir de faim ou de froid.De plus, les autorités appréhendent les épidémies possibles dans de telles conditions.IL FAUT AGIR VITE! Envoyez vos dons à: & Caritas Sherbrooke C.P.1235 Sherbrooke (Québec) J1H 5L7 Les dons offerts seront envoyés rapidement et intégralement via Caritas Internationale qui participe déjà à l\u2019organisation des secours d'urgence.Reçus émis pour fins d\u2019impôt.Cette publication est rendue possible grâce à la contribution d'un généreux donateur.\t2873B LEVEE DE FONDS DE LA FONDATION DU SHERBROOKE HOSPITAL technologie de pointe Wfojf « MEILLEURS SOINS r Minimally Invasive MESSAGE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL L'installation de notre appareil à mammographie, projet majeur de la Campagne de financement de 1989,\ta été complétée à l'automne dernier.Depuis plusieurs mois maintenant, le C.H.de Sherbrooke est en mesure de procurer aux patientes la technologie de pointe pour la détection précoce du cancer du sein.En 1990, notre Campagne de financement, ciblait l'acquisition de technologie thérapeutique, afin d'aider nos patients à recouvrer plus rapidement et ainsi promouvoir un meilleur et prompt rétablissement.A l'hiver de 1990, une recherche intensive déterminait le type exact d'appareil et les commandes étaient faites.L'installation de ces équipements, surtout les bains tourbillons, sera effectuée à l'été de 1991.La campagne de financement de 1990,\ta été un grand succès que nous tenterons de répéter cette année.Encore une fois, cette année, notre campagne de financement cible l\u2019acquisition de technologie de pointe.L\u2019objectif primaire est l\u2019acquisition d'un cho-lédocho-laparoscope et des fournitures nécessaires, téléviseur, etc.Grâce à cette instrumentation, la chirurgie abdominale pour la vésicule biliaire peut être effectuée via un cathéter inséré à travers la paroi abdominale.Tous les patients nécessitant ce genre de chirurgie ne sont pas nécessairement candidats à cette technique, mais nous croyons que 50% des cholécystectomies pourront être effectuées selon ce procédé.Le séjour de ces patients est réduit à un ou deux jours, comparativement à sept ou huit, et ils peuvent reprendre leurs activités la deuxième semaine après l'opération, au lieu de six à huit semaines, selon la technique conventionnelle.En plus de l\u2019appareil précité, la campagne va centrer ses efforts sur le perfectionnement du personnel infirmier, à nos unités de soins palliatifs et de soins prolongés.Plusieurs autres pièces d'équipement de haute technologie à la fois pour les unités de soins et le laboratoire seront également achetées.Des membres du personnel médical et infirmier seront disponibles pour répondre de façon plus détaillée à vos questions.D.A.Mackenzie Faites parvenir vos dons à ta En collaboration avec ?FONDATION DU SHERBROOKE HOSPITAL 461, rue Argyle, Sherbrooke, Québec J1J 3H4 (819) 569-3661 LaTribune O CH1T65AM
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