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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
samedi 27 septembre 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1902-09-27, Collections de BAnQ.

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[" XXIVe Année\u2014No 46 Humoristique \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 Mustré REDIGÉ EN COLLABORATION H.BERYHELOT,,FONDATEUR Nos 1695-1597 Rue Ontario ._ La protection, c'est le vol légalisés; elle corrompt les + gouvernements et démoralise les nations.Il i faut en faire disparaître jusqu'aux derniers vertiges.(BVANGILE LIBÉRAL, SELON OART WRIGHT, : \u2018LA DERNIERE PAUTE DE NOTBE PREMIER.MINISTRE -L\u2019AROHANGE.DU PARTI.\u2014Pourquoi avez-vous mangé du fruit défendu ?\u2018LAURIER.\u2014C\u2019est la compagne que vous m'avez donnée qui m'a tenté.,_ | L'ARcHANGE.\u2014En punition:de votre désobéissance vous serez chassés du paradis du Pouvoir, vous enfanterez dans la douleur des projets qui avorteront, et vous gagnerez votre vie à la sueur de votre front.|| S1-VOUS TOUSSEZ PRENEZ LE BAUME RHUMAL ss LA BOUTEILLE; PARTOUT E b - » : L I, an Six meso MAURICE MONTEGUT* i ouAPITRE pride ) \" ov pus DES GENS £8 RENTON \u2018 TRENT QUI NE BE QUITTERONT \u201d \u2018 PLUS QUE DIFFICILEMENT Sur le quai éésert,le disque tourna, s\u2019abbattit avec un bruit sec: la sonnette tintait au télégraphe, puis un coup de cornet chanta dans les lointains sa note prolongée.Le train omnibus venant de Paris, était signalé.Aussitot, du buffet-hotel, situé dane dans la gare même, un garçon de restaurant, blêôme, maigre, avec des moustaches, \u2014un tablier blanc au ven- tre\u2014sortit en dandinant sa grâce provinciale, puis regarda vers la gauche, se faisant, d\u2019une serviette qu\u2019il tenait à la main, un abatjour improvisé contre les rayons rouge: d\u2019un soleil an déclin.Septembre finissait ; \u2018 il étaït sept heures du soir.Le convoi allait s'arrêter vingt mi- nates ; c\u2019était le moment du coup de feu, du dfner bâtif, des bonillons trop chauds et des plats longs À venir.\u2014Joseph | glapit une voix suraiga ë à l'intérieur.\u2014On y est, on y est, grogua le garcon en haussant les épanles.Un roulement sourd avançait sur l'horizon, d'abord iuvsaisissable, puis perceptible, continu, afli rmatif, ébranlant 1a terre; enfin, violent, il emplit l\u2019espace souverainement.- Un coup\u2019 de sifflet brasque, impérieux, coupa ce tonuerre, \u2014 eb crachant sa famée nots, la locomotive époumonnée déboucha du tunnel, tirant une file tortiieuse de wagons en- trainés.Les v'ià ! oria Josaph.Daus un halettement de re os mérité, 1a machine stoppait au qual ; les portes battirent ; et de trols voitures de classes différentes, \u2014secouant leur jambes engourdies, cinq voyageurs descendirent à la fois.C'était tout.\u2014 Quatre pelés ob \u201can tondu, murmurs Joseph, on n'aura pas besoin d'allonger les sauces.Pois d'un geste gracleux il indiqua 1e buffet à ces \u2018* Messieurs \u201d\u2019 et rentra derrière eux.va\u201d \u2014Mourlac! vingt minutes d\u2019arrét ! avertissait Une voix qui se faieait lointaine.0 \u2014Mourlac\u2019! vingt minates d'arrêt i Dans la salle du buffet, derrière : un espèce de comptoir en bols noir, sur- nionté de marbre blano, encom bré de vaisselle, d'argenterie et de flacons muticolores, trônait celle que quinze ans plos tôt, on appelait encora la belle madame Machu, et pour gui tous les commis voyageurs de Paris à Marseille étaient plus ou moins mort d'amour pendant vingt-cing années, Ve Dui .J ornés de flours artificlelles, de haunts jor : A compotiers chargés de ;ommes et Elle zestait imposante et sereine comme Îl convient aux ruines dans la mélancolie du passé.Plus loin, une immeuse table d'hôte de trente couverts .offrait, sans conviction, son éternelle décôr de vases d'orange 8, ot ses assiettes de biscuits poudrenx;symétriqnement empllés ; |les eucriers ide verre «2 groulllait, montait et descendäit; bourdonnante, affuirée, une armée de \"mouche en '| marande des plats de viandes froides veau, roabéaf et jambon, d\u2019une couleur douteuse et d\u2019an aspect lamentable\u2019; puis les bouteilles sans bouchons, les carsfes jaunies ; et tout cela si connu, si déjà vo,;sl gris de ton, qu'il fallait 'blen des appetits de dix houres de route pour n'être pas dé- conragé, écœurer rien qu\u2019au premier coup d'œil.- Silencieux les cinq voyageurs s\u2019assirent au même bot de oetle table morne ; mais chacun s'isolait à dessein, laissait entreson voisin et lui- même un place vide, par cesentiment insitinotif de méfiance devant des inconnus, inhérent À l\u2019hnmaine patare, D'ailleurs ils étaient tous, cela frap pait le regard,disparates de manières, disparates d'habitudes, et semblaient pon accessibles à ces sympathies subites qui parfois, en voyage, sautent, sans crier gare.aux cœurs impres- slonnés des gens d\u2019un même monde.Ils s'étaient jetés sar les premiers plats servis et mangealent À la hâte, avec des gestes rapides; cependant par en-dessour, ils se considéraient, et des sourires moqueurs ajoutaient, par.instants, une grimacce de plus à leur mine renfrognée.5 Ohacan avait l\u2019air de se dire à part, lui: \u201c\u201c Mon Dieu ! quo je suis dono supérieur à tous ces êtres-là ?.Le premier qui éleva la voix appe.ale'gargon: \u2014Gaesonne, vôlez-vous dôner la carafe à moâ ?Les quatre autres braquèrent aussitôt sur lui des regards noirs, et tous poussèreut un petit grogrement qui signifiait sang nul doute : \u2014Âllons, bon ! un Englieh.\u2026.il y a donc partout de ces vilaines bôtes ! L'anglais ne parut point troublé, et les fourchettes retombant dans les plate recommencèrent leur musique acharnée.\u2014Messieurs, il n\u2019y a plus que cing minutes.prononga Joseph, en ver sant dans les tasses un café suspect, Tous se précipitaient aur les sucriers augrand émoi des monches, quand un employé de la gare entra dans la salle tenant & la main un\u201c papier blew.! * \u2014Une'dépôche pour M.Dubois.+; Alors,les voyageurs lâchèrent lenrs tasses, se retournèrent simultané ment, et tendirent \u2018tous la main, en disant d\u2019un ton de voix pareil : \u2014Donnez,\u2014c'est moi ! Ahurl, l'employé recula ; Joseph, stapéfait, laissa choir une assiette: et Mme Machu appuyant ses gros doigts \u2018d'aplomb sur le marbre] blancs de sa caisse, se leva pour mieux voir, Les cing, ia main tonjours tendué; ne contidéraient d'un œil stupide.\u2019 \u2018tait le télégramme, \u2014Monsieur Dabols ?répéts machinalement l'homme du télégraphé, \u2014Q'est mol § \u2014C'est mol ! \u2014O'est moi ! \u2014C\u2019est moi | \u2014O'eet moi ! .\u2014Tout 16 monde s'appelle donc Dubois, à présent ?\u2026.Arrangez-vous 1 Et l\u2019employé, prisde vertige, jeta la dépô:he au miliea dela table, et sortit en courant, les mains aux tempes.~Dame!il n\u2019y à pas qu\u2019un âne.ét cœtera / ricana \\rrévérenciouse- ment l'indépendant Joseph, qui s\u2019amusait un peu dans son service, pour la première fois de sa .monotone existence.Mais une main sournoise s\u2019avangait sur la table pour calsir la dépêche abandonnée ; aussitôt quatre autre: mains s\u2019abatirent à la môme place, dans un but semblable ; et tombée en arrêt, les pates en avant, encore une fois tous se contemplèrent eñ chiens de faïence.Enfin, l\u2019an deux formula : \u2014Alors, décidément, messieurs, nous nous appelons tous Monsieur Dbois ?\u2014Florimond Dabois.\u2014Antony Dubois.\u2014Saturnin Dubois.\u2014Rigobert Dubois.; \u2014Et Théodora Dubois, compléta celui qui venait d'intéroger.Or, iln\u2019ya pas de prénom inscrit sur la dépêche.\u2014QComment faire ?car, enfin, elle peut 8tre confidentielle.\u2014Assurément.\u2014Réfléchissons, \u2014Messieurs Dabois\u2026.il n\u2019y à plus que deux minutes, hurla Joseph, délirant.\u2014Diable ! \u2014PFichtre ! \u2014Bigre! \u2014Saprieti ! \u2014Nom d'un chien ! C'était VEnglish qui avait lâché : Nom d\u2019an chien!\u2014et d\u2019ame façon absolament parisiennes.Son voisin l\u2019interpella ; \u2014 Je croyais Anglais, vous ?\u2014Oh ! yes.quelquefoû, mais pas tonjoue.\u2026, : Cette réplique,inattendue et myeté- rieuse, augmente l'hébétude générale.Tout le monde devenait idiot.Joseph trouvait cela plus raide que de jouer au bouchon, Il regarda la pendule : \u2014Plus qu\u2019ane minute ! Les cinq sursautèrent :\u2014Tirons au sorta \u2014Accepté ! Le garçon jeta dans une soupière cinq cnre-dents de longueurs diffé.reutes.Théodore Dabols ent la main heu* reuse, et pêcha le plus long.Au dehors.sur le quai, la sonnette tintait farieuse.C\u2019est l\u2019heure, messieurs ?malgré tous le chugrin que j'éprouve à me séparer dé vous.c\u2019estl\u2019heure! |: Théodore Dubois, solennel ,àécache- - Dans un silence d'angoisse, il lut * Urgence.Attends-moi en gare de Mourlao.J'accours.Evénements graves.» \u201cSigné; Marie.\u2014Ma cousine | dit Rigobert.\u2014Ma tante ' cria Saturnin.\u2014Ma sœur ! clama Antony.\u2014Ma marraine ! sonpira Florimond- \u2014Ma bonne ! balbatia Théodore.-Votre bonne vous tutoie donc ?\u2014Par dépêches, oul, c'est moins long, donc moins cher.vous com prenez ?l\u2019ésonomie.\u2014Ah ! parfaitement ! \u2014Je reste et j'attends ! déclara Florimond.\u2014J'attends et jo reste! prononga Théodore.\u2014Moi ausei ! appuya Antony.Mol de même ! confirma Saturnin, \u2014Mol itou ! conclut Rigobert\u20140Ohé ! la coterie! Faites descendre les bagages !\u2026 Vos billets, vos bulletins messieurs, vite !\u2026 vooifé- rait Joseph, ravi de conserver plus longtemps d\u2019aussi surprenant voyageurs.Les malles précipitées à terre, la train-jeta son ori stident d'adieu, «t s'éloigna rapide, laiesant derrière l:.i les cing Monsieurs Dubois, perplexes et bouleversés.\u2014Et maintenant, gentilhommes,proposa cyniquement Joseph, si vous recommenoiez & diner?(A suivre) mre lfm: THEATRE NATIONAL FRANOQAIS \u201c LES VAMPIRES DE LONDRES \u201d On annonce pour la semaine du 22 septembre, un mélodrame à grand spectacle qui fera sensation an Théatre National Français : \u201cLes Vampires de Londres \u201d adaptation par M.Cazeveuve de la pièce célèbre,\u201c After Dark\u201d jouée avec un vif succè3 à l\u2019Académie et aux Etats-Unis.Les Vampires de Londres sont une association de bandits dont les hardis exploits font frémir.Leurs victimes, sir George Medherst, un fits de famille coupable de faux, sa fein- me, le pauvre Old Tom et le bon Ohumley, n\u2019échappent que miraculeusement aux pièges qui leur gout tendus, et finalement, les Vampires sont livrés à la justice.Oomme bien on pense la pièce est féconde en 6v.- nements émouvantess, telles que ia tentative du suicide d\u2019Elisa qui «6 je - te dans la Tamise et est repôchée pa.Old Tom, la tentative de meurtru contre Ohumbley qui, déposé sur la voie ferrée, est sauvé par son ami Old Tom, ce dernier ayant défoncé le caveau où on l\u2019avait enfermé pour secourir Ohumbley, et la descente de la police dans le Music Halln peut compter sur de très beaux tableaux dont les'plus remarquables seront, la maison du Sliiver Hall, la Tamise, la villa de jeu de \u2018sir George, le Music Hali Elyseum et lé chemin de fer souterrain.Dans l\u2019acte du Music Hall il y aura des numéros exceptiou- nels par des artistes de talent.Les principaux rôles seront inter- précés par MM, Oazeneuve, Hamel, oust, Viion, Nangy ; Godeau, ulier, eray, Leurs, Fioux, Tou- Mile Moret, Mile Audiot.Le mélodrame comprend 5 actes et 10 tableaux.: Les amateurs de mélodrames ne manqueront pas les re résentations tout haut ceci: - ! dos \u201cVampires de ndres,\u201d | LE CANARD - - 8 LE TRUC DE | MELIMELOT La très moderne et très élégante chambre à coucher de Mélimélot, le jeune et déjà célèbre dramaturge, auteur de cinq À six drames applaudis et d'autant de volume de ver, aussi connue\u2014de vue |.\u2014 que peu lus ; constatation quin'étonnera d'ail, leurs, personne, chaoun sachant du reste combien la poésie est un sport passé de mode, que seuls persistent encoreä encourager les épiciers, acheteurs enthosiastes et\u2026 au poids} de ces volumes.plqués des verz\u2014 sf j'ose ainsi m\u2019exprimer.A l'heure ou nous avons l\u2019indiscrétion de pénétrer chez Mélimélot built heures du matin\u2014il dort encore du sommeil agité de cauchemars de quel- qu\u2019an qui assista la veille à Une sen- aationnelle \u2018 première\u201d où triompha un ami intime.Qoup de sonnet violent, Mélimélot ge réveille en sursaut.\u2014Qui est là Ÿ Voix à la cantonade (c\u2019est derrière la porte-) -\u2014Ton vieux Folarpège.Mélimélot lâchant avec regret son \u201c plumard \u201d.\u2014Une minute.(3 part) me réveiller à huit heures du matin et pourquoi ?\u2026 pour Un tapage, sans doute\u2026 Toi , vieux, qu\u2019est-ce que tu Vas prendre pour ton rhame.Folarpège beau spécimen de bohème entrant le sourire aux lèvres.\u2014 Ce cher vieux Méli?.comment va ?Mélimélot, réfrigérant.\u2014Mal | Folarpége pas intimidé pour si peu.\u2014Oa n°colle pas ?Mélimélot hargneux.\u2014Assied-toi.Fume,lis, mais fiche-moi la paix pendant que je m\u2019habille.(A part).J'an- ral ainsi le temps de trouver un moyen pour éloigner ce rogsard\u2026.(Il se plonge la tête dans ane cuvette d\u2019eau), Folarpège s'absorbe dans la lecture d'un volame de vers signéa de son ami ; platitude interressée.Mélimélot, soudain, souriant À part.J'ai trouvé, je crois, un truc épatant !.(Haut) Alors vieux, tu venais pour.Folarpdge raséréné.\u2014 Oh ! pour une corvée ennuyeuse\u2026 mais que veux-tu.le besoin d'un pauvre thune fait faire bien des choses\u2026 or c\u2019est pour ça que je euis venu si matin.pour cing malheureux france qul.que.dont.Mélimélot.\u2014Ah ! sh! cinq francs?(Un temps).Tiens, pendant que tu es 1a, i1 faut que je te lise Un petit drame en cing actes et quinze tableaux, auquel je viens de mettre la dernière main.Je serais heureux d'avoir ton avis A ce sujet.Folarpège embêté.\u2014Oh ! mon avis 1 mon avis | Mélimélot Insistant.\u20148i! til Je te sais homme de goût et\u2026 Folarpège agréablement chatouillé.\u2014Tu me flattes! parole d\u2019nonneur, tu me flattes!.(A part) Fiez-vous DE F REROT A GRANDE SOEUR ee \u2014Et qu'est-ce qui le fait marcher, le bateau ?\u2014C'est la vapeur ! -Et qu'\u2019eet-ce qui la fait aller, la vapeur ?\u2014Le charbon ! Et qu\u2019eat-ce qui le fait aller, le charbon ?\u2014Ah | mais, tu sais, c'est toujours pas toi, espèce ! ! | donc aux aux apparences I.Quel changement !\u2026.Ah ! que je regrette de ne pas lui avoir demande dix francs il aurait aussi bien marhé.Mélimélot.\u2014 Le temps de manger un morceau et je suis à toi.(Une damie heure après.Installé dans un fauteuil, un manuscrit volumineux A la main le dramaturge scandant bien chaque syllabe com* mence la lecture de son drame).Mélimélot.\u2014Ecoute-moi ça vieux.et n\u2019épargne pas les oritiques!.Titre: \u2018La Vengeance du squelette.-ler acte; Au cimetière.\u2014ler tableau: La mort parle | .La scène se passe en 1725 à.(Midi sonne que la lecture eouvent intrrrompue du fameux drame n\u2019est pas terminée.Folarpège quel\u2019espoir depalper cinq francs tient seul éveillé fait des efforts inouis pour ne pas paraître s\u2019ennuyer et ponctue ia lécture,de \u201c Bravo ! \u201d \u2014 charmant ! \u201d\u2014\u201c Voilà une trouvaille ! *\u2014\u2018\u201c On c\u2019est parfait! \u201d.\u2026.et autres mensonges d'usages en pareil cas.Mélimélot, à part.\u2014Je ne le croyais pas aussi tenace 1.(Haut) Eh bien qu\u2019en dis-tu ?Folarpège.\u2014En toute sincérité, je dois avouer que tu &s rarement été aussi bien inspiré.(A part) Pourvu qu'il ne pousse pas le questionnaire trop loin!.(Haut) Tu n\u2019as rien fait de mieux depuis le jour oll tu publiais tes fameunx * Poadmes enclairdeluni- sés \u2019 que malhenreusement ne com: prit pas la vile multitude.1a sine no- mine vulgus, comme a dit, je ne eals plus lequel de tes confrères\u2026 Horace\u2026 à moins que cene sois Ovide! Mélimélot, décidé à ne pas prêté les cinq francs demandés, mais n'osant pas\u2014sa situation aisée étant trop con- nue\u2014 risquer que cela le gênerait dans ce moment \u201d, Folarpège de plus étant un trop vieil ami, auquel il ne peut refaser brutalement un aussi mince service \u2014Ecoute ami\u2026 entre nous\u2026 sans pose, sache que j'ai fait mieux encore.Tiens laisse-moi lire quelques extraits de mon prochain recueil.Folarpège résigné mais qui commence tont de môme à en avoir assez, -Mais\u2026 comment donc.avec plaisir ! (II baîlle).Melimélot.\u2014Tu vas m\u2019écouter ça! (A part) Il commence & bailler.ca val.Je crols gue jo vals toucher au but.(Il ouvre un cahier etcommen- TRIMOURTI! Sous 'excuse du Thug qui se cache en leg {Jungles, Et que poussent la haine ot 'nmour grand du flucre, Sivâ terrible aux yeux de diamant, aux [ongles Faits de lamelles d'or, au cœur plus qu\u2019au {sépulere Froid et formé; Skvâ qui sait pourquoi tu fiongles Avec les douleurs des., Folarpège, se levant.\u2014Ecoute mon vieux, c\u2019est sublime mais.Mélimélot, sans pitié.\u2014Eb ce n\u2019est rien 1.Ecoute la suite.Je.- Folarpege, qui aime mieux s\u2019en aller sans argent, se frappant le front \u2014Bi tu veux bien, ce sera pour un autre jour.Excuse moi.mais il me revient en mémoire que j'ai rendezvous avec un bon bourgeois dont j'ai faitle portrait il y a huit jours.et qui doit me le payer précisément.| Mélimélot,\u2014Velnard, va ! Folarpège,\u2014Oh ! ce n'est pas grand chose.cent francs, ni plus ni moins, (Un temps).Et moi qui oubliais ¢a I.Je n\u2019ai pourtant bu qu'une vingtaine de bocks hier avant de me coucher!.Cent france.et je viens te réveiller pour t'en emprêter cing 1.Non mais faut-il que j'en aie une couche! Adieu vieux.Mélimélot, qui jubile,\u2014Adieu vieux Et bien que le Pactole doive bientot rouler dans ta poche n\u2019oublie pas que si jamais tu as besoin de moi.(Avec culot) Tu sais, ma maison t'est ouverte.ma bourse aussi.fandrait pas te géner.Folarpège, à part.\u2014J'ai manqué de patience I.(Haut) Entendu !.Mélim£lot, seul dans sa chambre esquissant un pag de haute fantalsie- \u2014En voilà un qui ne me tapra plus! Que n\u2019ai-je pensé À ce truc plus tôt.Taper c'est bien: rarer c'est mieux (Un temps) Epatant mon truc! épatant ! épatant 7.(Malheureusement tous les tapeurs n\u2019ont pas le caractère bénévole et impatient de Folarpège et Mélimélot s\u2019en aperçut bientot.Comment ?\u2014 Voilà ce que vous saurez d'ici peu).HENRY (GRUNER, L\u2019a P>tit Windsor, 101,rue St Laurent n\u2019est fréquente que par deux sortes de gens, ceux qui s'occupent de politique, et ceux qui ne s'en occupent pas.Quant à Joe Poitras, le propriltaire de cet établissement unique en son genre, sa politique consiste À plaire à tout le monde, à satisfaire tous les goûts, à donner ce qu'il y ade mieux à des prix excessivement bas.Le P'tit Windsor est ouvert jour et nuit et ceux qui ne l'ont pas visité ne sont pas dignes de vivre à Montreal.DESSIN _ PHOTO Gravures sur Bois L.À.D.MORRISSETTE 1630 Notre-Dame, Montreal SO YEARS\u2019 EXPERIENCE Tract Marks ; Desicns CopyriGHTS &C.Anyone sending n sketch and description may quickly ascertain our opinion froo whether an invention ts probably patentable.Communica tions Juric) confidentlal.Handbook on Patents sent free.(dest agency for securing patents.Patents takon t recoive rough Munn & special notice, without charge, in the Scientific American, omely tllustrated weckly.T.argest cir.hn of y aciontifie fournal.Terms, $3 a year; four months, $1.Sold by all newsdealera, Hranok Ofca.625 F St.Washinet MUNN À Ca, 20rrnce New York Pour les Rhumes obstinés, le Croupe, l'Asthme, la Grippe, etc, etc, donnez le BAUME RHUMAL 25 cts la bouteille dans toute \u2018 les Pharmacies et Eplceries \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ _\u2014_\u2014_ _\u2014æ\u2014mæÆäA-\u2014\u2014s LE CANARD Journal Humoristique Hebdomadaire \u2018 Publié par A.P.PIGEON, .1595-1597 RUE ONTARIO, Coin Avenue Hôtel-de-Ville, Tél Bell, Est rxar.ABONNEMENT Un an (pourtout le Canada et Etots-Unis) gocts.Strictement payable d'avance.Les tiinbres américains et canadiens de 1 et 2 cts seulement sont acceptés.Adressez toute Correspondance eu envoi l'argent, timbres, etc, LE CANARD, Montréal, Canada.Ce Journal est vendu aux agents 8 cts la dousaine, payable tous les mois.Les manuscrits, ainsi que les dessins et croquis non insérés ne seront pas rendus.MONTREAL, 27 SEPT.1902 Gravures et Commantaires La politique qui avait chômé pendant les vacances vient de se réveiller avec une ardeur qui lasse présager qu\u2019il y a encore de beaux jours pour les Canadiens, La guerre a éclaté entre les Bleus dela;veille\u2014la Presse =\u2014etles Bleus de demain \u2014 le Journal \u2014 et elle se poursuit avec une vigueur de langage qui rappelle les homériques coups de torchons que se flanguaient le bouillant Achille et l'impétueux Hector \u201csous les murs de Troie.Espérons que l\u2019enguelade, pardon, le combat, ne durera pas moins longtemps, pour le plus grand amusement de là galerie,c'est-à-dire, de tous ceux qui, comme nous, considèrent la politique comme une immen- 6e blague inventée pour permettre à l\u2019homme d\u2019attendre sa fin dernière sans trop s\u2019en appercevoir.Pendant que le camp conservateur est ainsi occupé à cette lessive del|- linge sale en publio, le camp libéral ne s'ennuie pas.Dans une série de discours retentissante, prononcés au quatre coins du pays, le ministre des Travaux-publics, M.Tarte, a entrepris de prouver à ses collègues du - cabinet qu'ils sont tous des cretins ou des imbéciles.Naturellement, les collègues se fâchent et repliguent quesi M.Tarte ne se plaît pas en leur compagnie il n'a qu\u2019à retourner 1à d\u2019où il vient.A votre aise, messieurs, retorque le ministre des Travaux-publics, mais je vous préviens que si jo démenage j'amène avec moi la majorité des \u201célecteurs.À ce moment de la conversation, M.Sifcon entre en scène et avec un laconisme imité de l'an- clen député de Joliette, -lance son fameux \u2018\u2018\u2019T\u2019as menti.\u2018\u2019 Il n\u2019en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres.Aussitôt, la Palrie \u2014 chose extraordi- nalre \u2014 prend fait et cause pour le ministre des \u2018Travaux-publics et le Globe qui se rappelle avoir déjà mangé du canayen vient À la rescousse des ministres anglais.C'est le signal d\u2019une mêlée géné- ,zale : le Chronicle d'Halifax, le Herald de Montréal, le Free-Press de Wionipeg,et tout le menu fretin emboitent \u2026 1e pas derrière leur chef de fil.Seul \u201c1e\u2018Boleil'à Ernest Pacaud reste calme, \u2018\u2019Pérclié eur la clôture,il compte les .LE CANARD coups et reproduit avec impartialité tout ce que les journaux anglais disent de désagréable au ministre des Travaux-Publios.Oomment tout cela finira-t-il ?Laurier lui-même n\u2019en sait rien.\u2014 pm \u2014 Notes pour servir à la discussion entre la Presse et le Journal .Le pauvre folliculaire n'aurait jamais os6 raconter cette histoire, sl ceux qui en gardaient le secret la lui avalentHaissé ignorer plus longtemps.n° St-Gabriel de Brandon, 20 Septembre 1902, .» Le généreux banquier offre à ceux qui viennent frapper à la porte de son bon cœur,une large hospitalité écossaise, comme on sait la pratiquer chez les peuples orientaux.os .Le valet de Berthiaume parlait de la feuille voisineavec mépris,comme si elle n'eut pas exister.oe .Les deux journaux se haïssaient ; mais, hablles l'un et l\u2019autre à dissimuler leur haine, ils se donnaient des baisers de Judas et des poignées de mains de vipère.°° ++.De ua plume acerbe Beauchesne frappe ses adversaires sans relâche, comme d'une massue à deux tranchants.ue Le \u2018\u2019boss\u2019\u2019 à toujours tellement soif que ses traits eux-mêmes en sont altérés.\u2014\u2014\u2014o a e\u2014\u2014eremee Chez le razeur La conversation suivante a eu lieu dernièrement dans la boutique d\u2019un barbier,au grand amusement de ceux qui attendaient leur tour.Le barbier, à au victime sur la chaie se.\u2014 Nous avez les choveux bien fins, monsieur, La victime.\u2014 Oui, je sais ; je leur ai fait prendre de l\u2019anti-gras, dernièrement, je n'aime lesgros cheveux.Le barbier.\u2014Ils grisonnent.La victime.\u2014Oela fait bien mon affuire, jo suis en demi-deuil, dans le moment, Le barbier\u2014Vous devriez mettre quelque chose deseus tous les matins.La vlotime.\u2014O'est ce que je fais: Le barbier.\u2014Que mettez-vous ?La victime.\u2014Mon chapeau ! (SIlence.) RIEN A NEGLIGER.Souvent les malsdies les plus graves résultent de petites affections négligées, :Le rhume le plus endurci doit être soigné par le BAUME -RHUMAL; * É- Paris-Revue TOUT A LA LAIQUE.Par auité d\u2019un système de projections panoramiques spécial, la scène représente le décor dont on a bosoin au moment où le compère parle.Actuellement, elle représente un salon du Palais de l\u2019Elyaée.Le compère Loubet se prépare à partiren phaéton; en attendant, il s'exerce à- saluer, dans la glace, à l\u2019aide da chapeau de paille que le protocole l'a autorisé à porter.Prè3 de lui, l\u2019abbé Oombes, radieux achève de dévorer une nonnetle\u2026 en pain d'épice.\u2018Dans la coulisse, on entend en sourdine le chœur de l\u2019Apaisement.OHŒUR DE L'APAISEMENT La Oalotte ! Boum Boum! La Calotte ! Boum Boum! L'ABBÉ COMBES, \u2014 Voilà, parblen, dela belle musique !\u2026 de la vraie musique française !.qui repose de vos épouvantables cantiques et de votre Wagner! LE COMPÈRE LOUBET.\u2014 Pardon, l'abb6, Wagner ne m\u2019enthousinsme pas, Sije prie Mme Loubet de m'en jouer an peu tous les coirs, croyez blen que ce n\u2019est pas pour m\u2019endormir, mais pour m\u2019y habituer,lorsque j'irai à B-rlin, sur l\u2019invitation de cet excellent Guillaume.L'ABBÉ COMBES.\u2014 Que celui qui n'existe pas me pardonne! ce n\u2019est pas encore fait.LE COMPÈRE LOUBET, \u2014 Hé ! hé! Nicolas m\u2019a pressenti l\u2019autre jour à Peterabourg.L\u2019ABBÉ COMBES.\u2014 Vraiment ?LE COMPÈRE LOUBET.\u2014 Il m'a même fait essayer un uniforme de cuirassier blanc.J'étals épatant, mon cher: ce blanc, avec cet or, et les paremeuts rouges, et les décorations vertes, bleues.Al ! si ce pauvre Félix Faure m'avait vu.Voyez-vous, l'abbé, j'étais fait pour conduire des armées., comme André.Lui au moins,sa beauté plaît aux femmes, (I fait un geste de déoou- ragement.) Et puls, comment voulez- vous que j\u2019aie V'alr sérieux ?Vous me faites signer un tas de blagues a propos des congrégations.CHŒUR DE L'APAISSEMENT La Calotte | Boum Boum | La Oalotte ! Boum Boum ! L'ABBË COMBES.\u2014 Oompère, écoutez la voix du peuple.LE COMPÈRE LOUBET, finaud, \u2014 La voix du peuple ?.Oombien ça vous coûte-t-il ?L'ABBÉ COMBES, involon/airement,\u2014 2 francs par jours les baritons, 1 fr, 60 les ténors.LE COMPÈRE LOUBET, = O?e3t encore cher pour ce que ça vous rapporte.Entre nous, est-ce que ça va durer encore longtemps, ces histoires de moines et; de scours qu'on balade ?- #1) ABBEICOMBES, \u2014 Je touche au but re re rer mem j'ai fait mettrepartout des souricières pour prendre les rats d'églises, semé de lu poudreinsecticide pour détruire les punaises de saoristie.LE COMPÈRE LOUBET.\u2014 Avez-vous pensé à vous procurer une cage ?L'ABBÉ COMBES.\u2014 Pourquoi faire ?LE COMPÈRE LOUBET.\u2014Pour y enfermer le singe en baptiste, L'ABBÉ COMBES.\u2014 Mieux que ça: je supprime dans le dictionnaire tout ce qui touche à I» religion.À ce moment le fils Combes entre parle 2e plan à droite; après s'être incliné respectueusement devant le gompère, il s\u2019adresee à l'abbé Oom- LE FILS COMBES.\u2014 Mon père.L'ABBÉ COMBES, impatienté.\u2014 Je t'ai déjà dit qu t'ai dé) que cette formule cléri- LE FILS COMBES.\u2014 Pardon |.mon cher papa, j'ai à te confesser\u2026 L'ABBÉ COMBES.\u2014 Encore ?- LE FILS COMBES.\u2014 J'ai A t'avouer.que j'ai été touch6 par la grâce.L'ABBÉ COMBES.\u2014 diatom\u201d Malhenreux ! que LE FILS COMBES.\u2014 Par la grâce d\u2019une jeune fille.L'ABBE COMBES, \u2014 Ah | LE FILS COMBES.\u2014 Je l\u2019ai vue an café où chaque jour je vaig prendre une chartreuse.Non | je veux dire.une bénédictine.O\u2019eat-i-dire une.une liqueur.L\u2019ABBÉ COMBES.\u2014 Tu veux dire une chartreuse laïcisée ?LE FILS COMBES, \u2014 (Vest cela |.Gaite jeune fille a un regard angé- L'ABBÉ COMBES, \u2014 An doit être affreux.piquer Ce LE FILS COMBEs.\u2014Je n\u2019en finirals pas de te dévider le chapelet.,.L'ABBÉ COMBES, /urieur.\u2014 Je vais te flanquer à la porte ! LB FILS COMBES.\u2014 Je.la suite.de ses perfections.Bref.AL'ABBÉ COMBEs.\u2014 On ne dit pas bref.c\u2019est un terme papiate.LE FILS COMBES.\u2014 Donc.elle est d'excellente famille et je viens te demander sa main.Je connais son frère.Elle est la sœur de.L'ABBÉ COMBEs.\u2014 La sœur de [A Ta veux épouser unesœur?.Bravo.Ta entres tout À fait dans mes projets.Epouse, mon flls, épouse ! Seulement, tâche qae ce soit la supérieure ; ces gens-là ont l\u2019esprit de discipline, ça décidera peut-être le restant de la communauté à convoler, LE FILS COMBES.\u2014 Mais, Papa.L'ABBÉ COOMBES, s'oxbliané, \u2014 Apprends que pour un fils les discours d'an père sont d\u2019Evadglle, nb toujours paroles LE COMPÈRE LOUBET, de même ! ~Nous ne répétons pas deux fois la messe pour les sourds.(Rideau) TABOUCHE.AVIS AUX SPORTSMEN Les règles de \u201c L'assoclation nationale des Courses au trot\u201d, traduites 3n français et reliesen un petit volume l\u2019un format très commode.En vente Shez M.A.P.Pigeon, 1595, rue Onæ@rio, Montréal.Prix de l\u2019eremplai- «e, 25ote.Oonditions spéciales pour «\u20ac commerce. LE CANARD Apes 4 on CTR ES ET ET ue A eu) i) | LR À RSA RR TTR Ai = fn in (GE BATAILLE DE FLEURS \u2014Attrape ça, fleur de vertu ! \\ \u2014Voilà pour to \u2014 i, essence de violette ! LS era BY irs \\) are / COVAC M.J.O.Labrecque écrit à la Presse qu'il n\u2019y & pas de charbon mou sans famée.Il aurait pu ajouter qu\u2019il D\u2019y a pas de charbon dur sans argent.M.Tarte répète à tout propos qu\u2019il ne oraint pas dire sa \u2018\u2018fagon de penser\u201d.Pour beaucoup da libéraux la pensée suffirait et M.Tarte pourrait leur faire grâce de la façon.Marguerite d'Arbelly, des Nouveautés, est la perle des maftrerses\u2026 de maison, Elle rèussit à garder la même bonne pendant cing.actes.A Montréal, il faut en trouver une nouvelle tous les semaines.Il est vrai qu\u2019elles ne sont pas des Nanines.Depuls quinsè jours, c\u2019est-à-dire; depuis la reprise des cours de Laval, le coin Ste Catherine et Si Denis est redevenn le coin flambant, L'effet du bérdt sur les fillettes semble irrésistible.Silo Globe de Toronto.etle Ohronicle d\u2019Halifax ne cessent pas leurs attaques contre le ministre des Travaux-publio, ils pourraieut bien se faire expulser du parti, à l\u2019arrivée de Sir Wilfrid Laurler.Le ministre des finances qui devait nous revenir ces jours-ci, & retardé son départ d'Angleterre de plusieur semaines, pour attendre Sir Wilfrid Laurier.Oraint-il de 66 rencontrer, seul A seul, avec M, Tarte ?Nous raplrons charitablemeut à À M.Hugues Le Roux que sou cousin À la mode de Bretagne est maintenant attaché à la rédaction d\u2019un journal radical, et qu\u2019il pourrait lui causer des embarras en contindant à l'appeler M.de Sauvalle.L'individu eur lequel un homme de police & tiré du revolver il ya un mois, n\u2019a été aftrappé la semaine dernière, Voilà une arme à grande portée, où nous ne nous y connaissons pas.O'est un membre de la police de Montréal, le conetable Desmarteau, qui a obtenu le premier prix à New- York, pour lancer des poids.On ne dit pas quel rang les hommes du chef Legault ont obtenu pour le tir au pistolet.Malgré la convention des médecins qui a siègé à Montréal la semaine dernière, le taux de la mortalité n'a pas augmenté.- Mais nous ne pouvons pas dire que la convention des dentistes n\u2019a pas grossi le chiffre des mensonges qui se sont débités dans les journaux, à lHôtel-de-Ville, à la commission du port, à la Chambre de commerce et un peu partout.\u2014\u2014 ret LA CHOSE EST PROUVÉE.Les affections de la gorge et des poumons seront guéries parle BAUME RHUMAL, le remède par excellence, PARC SOHMER TOUS LES DIMANCHES (Après-Midi à 8 heures; soir 8 heures) La musique du Parc au grand complet Attractions nouvelles toutes les semaines \u2019 Admission - - 10 cents THEATRE NATIONA (EN FRANÇAIS) Rues Sainte-Catherine et Beaudry Gzo0.GauvREaU, Prop.SEMAINE DU 22 SEPT.1902 LES VAMPIRES DE LONDRES (AFTER DARK) .Mélodrame à sensation PAUL CAZENEUVE dans \u201cOld Tom \u201d HENRIETTE MORET dans ¢ Eliza \u201d HENRI NANGIS dans * Georges *\u2019 ELZ.HAMEL dans * Chandos\u201d MARGUERITE AUDIOT dans \u2018Rose\u2019 \u2019 Voyez La Tamise, le Chemin de fer souterrain et la maison de jeu Silver Hall.Tous les jeudis, soirées de Çala.Matinées tousles jours.Prix : Soirées, 103, 84 80 et 400, Matirsges, 105, 150, 300 ot 250.Theatre des Nouveautes Coin Cadieux et Ste-Catherine SEMAINE DU 22 SEPTEMBRE Matinée Samedi NOS INTIMES Comédie en 4 actes de V.Sardou.Prix des places : 15, 25, 50 et 75c.Loges, 7sc et $1.00.Roirde de Gala : Mercredi- Théâtre de la Gait é 1054 Rue Ste-Catherine.Mons.G.REY, Directeur-Arlistiq ue, SEMAINE DU 22 SEPT.1902.Roger la Honte Drame en 5 actes et 7 tableaux, Tous lës Jeudis, soirée de Gala, Matinées tous les jours.Prix des Places : Soirées : 10, 20, 25 et 30c.Loge.50c Matinées : 10, 15 et 20c.Loge, 30c, Theatre du Palais Royal Coin St Laurent et Ste-Catherine Æ, LEPAGE, Direcleur-Gérant, R.HARMANT, Directeur-Artistique, Téléphone Bell, Est 2067, \u2018| SEMAINE DU 22 SEPTEMBRE Les Trois Chapeaux Comédie on 3 actes de M.Alfred Hennnequin NUMA BLES et LUCIEN BOYER, les chan* sonniers populaires, chanteront leurs œuvres ainel que celles de Delmet, Dominique Bonnéau, Jean Varney, Ferny, Théodore Botrel, etc, eto.: Mlle JARRIE ohantera aux soirées de gala, Représentations tous les soirs à 8.15.Matinées le joud! ot 16 samedi à 2,15 ES Prix des places : Soir, 15, 25, 85, b0c.Matinée, Prix spéciaux pour les dames, 10 et 20, : CHARLES GAY M@JINGENIEUR.\"+ ELECTRICIEN.(20 Enseignes électriques de toutes desorlptions.Elève de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Paris.Installations et réparations électriques en général.- Bureau } 568 Rue Saint-Laurent, et Atelier Montréal - Tel: Eat, 1579 - + HN Le TET Terie a SAD Sv Cri DE ver 8 _ Correspondances \u2018Trois-Rivières, 18 Sept.1902.Mon cher CANARD.Je m'adresse à toi, pour reparer une injustice et empêcher de tomber dans l'oubli un nom prêt à y sombrer.M.Elisée Panneton, ex-protonotaire ex-agent d'assorance, ex-agent de banque, ex-maire,ex-cellent citoyen, et anjourd'hai banquier avec un tout petit peu d'intérêt financier dans l'exposition soi-disante agricole de Trole-Rividres, dont on n'entend plue parler depuis en trop famouee et impopulaire candidature fédérale, a décidé de se retirer entièrement de la vie publique.En prenant cette décision, il dit qu'il ne regrette rien, si ce n'estses vacances désiutéressées aux très-indépendants électeurs de Trois-Rivières et St-Maurice.En 80 faisant ermite.il sera regretté par ses fidèles champions, Thomas Bourninal, Sévère Panneton,et le petit Borromée Bt-Plerre.\u2018Ce dernier, partisan féroce de Sir A.P.Oaron, s'était rallié à la candidature de M.Pauneton, au dernier moment, mais tout son poids et tonte son influence n\u2019ont pas suffit à contrebalancer l'impopnlarité du grand financier, Dans sa- retraite, où nos vœux l'accompagnent, M.Panneton pourra se livrer à des reflexions sur la nature éphémère dea grandeurs et illui restera encore assez de loisirs pour compter les sous : qu\u2019il a inutilement dépansés dans cette désastreuse campague.* Requiescal in pace.Tout à lui et À toi, FRANCO-BELGE, Québec, 18 Sept.1902 Mon cher Canard.Je t\u2019avais promis des nouvelles d\u2019un peigne et d'une peignesse qui font leurs fanfarons dans le Fanbourg St Eoch depuis quelque temps.Elle, c'est une jolie noiraude et lui, je ne puis dire au juste de quelle couleur 11 est, mais je t'assure que ça fait un beau couple.Samedi soir je les al rencontrés qui se promeunient bras dessus bras dessous et tiraient des plans à propos de leur prochain mariage, Lui demeur® dans la rue du Roi etjelle, dans la rue St-Valier ; comme il plenvait à sciau et qu\u2019ils prenalent la rue Dorchester, Je les ai suivis et quel ne fut pas mon * étonnement de {es voir entrer dans un établissement de Chinois.Je ne sais pas s\u2019ils sont restés à coucher, \u201c mais vrai comme t'es là, je ne les ai pas vus sortir.La semainé prochaine j'espère pouvoir te donner plus de nouvelles, Blenätoi Oyrille.\u2014D;e
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