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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 4 novembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1917-11-04, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XLI \u2014 No 1._ MONTREAL, 4 NOVEMBRE 1917.- Cinq Centins Humoristique \u2014 Satirique \u2014 Politique \u2014 Littéraire \u2014 Illustré \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague\u201d \u2014 BOISL\u2019EAU, Rédigé en Collaboration Administration: 105 à 109 rue Ontario Est.HECTOR BERTHEILOT FONDATEUR DU CANARD \u2018 / [I LS ll {2 Lire en huitième page la biographie d'Hector Berthelot, avocat, journaliste, caricaturiste, fondateur du \u201cCanard\u201d et auteur des MYSTERES DE MONTREAL 2 LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.Vol.XLI \u2014 No.1.| UN CONTE PAR SEMAINE LE CHAPEAU ROSE \u201cJ\u2019aurai un chapeau rose et me tiendrai, au Casino, entre la première et la seconde, à les compter de l'estrade des musiciens.Je serai tournée face à la mer.Venez, entre neuf heures et demie et dix heures, me prouver que vous ne m\u2019aurez pas sévèrement jugée de manquer aux convenances en vous écrivant.\u201d Ces lignes, le lieutenant Corrédaille les relisait pour la dixième fois peut-être, afin d\u2019exciter sa mémoire.Il n\u2019avait pas eu le courage de reprendre le début de la lettre anonyme et parfumée.On y étalait une âme blessée par la vie, éprise d\u2019idéal quand même et qui voulait guérir u \u201cdoute de l\u2019amour\u201d.Cela couvrait les trais quarts de la feuille de papier mauve.\u201cCette lettre va m\u2019embêter toute la journée\u201d, me.\u2019 Qu\u2019y aurait-il sous le chapeau rose?Laquelle des quatre saisons d\u2019une femme?De la beauté ou des restes?Une intrigante?Une malheureuse créature folle d\u2019ennui?Ou bien, ce chapeau rose ne couvri- rait-il qu\u2019une mystification ?Corrédaille se mordillait les lèvres, à l\u2019idée d\u2019yeux aux aguets de son embarras et qui le mitrailleraient de leur jeu- nessc moqueuse dès son entrée dans la salle du concert, vide à l'heure choisie pour le rendez-vous.Il n'avait remarqué aucun chapeau rose à l\u2019hôtel, depuis qu\u2019il y habitait, ni sur la digue aux moments d\u2019affluence, ni au théâtre.Chez l'une des modistes de la rue du Grand- Chic, il lui souvenait d\u2019avoir vu tune toque de velours corail, pendant que sa soeur examinait un béret de laine vert amande à grosse houppe que, d\u2019ailleurs, elle avait acheté.Il-courut à la vitrine.La toque y coiffait encore un champignon de l\u2019étalage.L'officier ne sut s\u2019il devait s\u2019en réjouir ou le déplorer.Ses vingt ans, qui en valaient trente au milieu de \u201cses hommes\u201d à tous les vents mauvais de la guerre, cussent demandé conseil & Chérubin, Au déjeuner, il interrogea de l'oeil les femmes assises autour des petites tables.Il n\u2019y avait, pour porter la couleur annoncée, qu\u2019une fillette de sept à huit ans aux joues rondes et hälées débordant les brides d\u2019un béguin.Comme on procédait au deuxième service, une grosse dame arriva en bolide, essouffiée, pourpre, sous une \u2018\u2019charlotte\u201d en broderie anglaise ct qui se débarrassa, aux mains d\u2019un maître d'hôtel, d\u2019un sac en papier dont elle recommanda le contenu à haute voix: \u201cTaites-y bien attention: c'est un chapeau!\u201d Corrédaille eut peur \u2014 une de ces peurs que l'arriére inflige aux combattants en permission! \u201cQu\u2019est-ce que tu as?\u2014Un trac fou! \u2014Pourquoi ?\u2014Pour ça.à cause de ça!\u201d dit-il, tendant à sa soeur la lettre au moyen de quoi, d\u2019un geste furtif, il montra la dame forte en chair et en âge.Mme Legroix, dès les premiers mots, pouffa dans \u2018sa serviette.\u201cPasse au dernier alinéa, lui recommanda son frère.\u2014Non, non: c\u2019est trop farce!\u201d dit-elle.Il la surveilla, qui lisait.En même temps, à la dérobée, il examinait les visages féminins aux tables voisines.\u201cVas-y, Lucien! Tu n\u2019en mourras toujours pas ! \u2014Ça peut être ridicule ?\u2014C\u2019est quelque fois ridicule pour commencer.Ça devient mieux, songea le jeune hom- après.Oh! ne crains pas la grosse dame: je jurerais de sa vertu actuelle !\u201d\u201d Sur un mouvement de Corrédaille pour la modérer, elle se reprit : \u201cIl y a tant de folles, aujourd'hui, que je m'avançais peut-être un peu.\u201d Elle ajouta: \u201cLe fait est que tu es très bien en uniforme.\u2014Oh! je suis comme les autres.Je crois à une blague qu'on me fait.Tu ne vois pas laquelle de tes amies pourrait se permettre?.A \u2014Il n\u2019y aurait cu que Louisette pour risquer une plaisanterie pareille.\u2026.\u2014J\u2019aurais reconnu son écriture! \u2014Gros malin! Et les femmes de chambre, crois-tu, pa r hasard, qu'elles ne servent qu\u2019à coudre et coiffer?.\u201d Protectrice, affable, elle conta une historiette et en amorça une autre, pour éclairer son cadet sur les libertés dont usent certaines gens lorsque leur plaisir est en jeu.Elle conclut, avec une saine franchise : \u201cTu n\u2019es plus un gamin!.Suis ton inspiration ! \u2014C'\u2019est que je n\u2019en ai pas!.A ma place, toi?\u2014Moi?.À ta place?.Mais, tu me ferais dire des horreurs, mon ami!.Je ne suis pas un homme ! \u2014Enfin, si tu l\u2019étais?\u2014J'irais!.Ou bien, je tirerais ma décision i pile ou face.\u2014C\u2019est une idée!.Face: je pousse une reconnaissance !\u201d La pièce montra son revers.Corrédaille le contempla d'un air de reproche.\u2014Vas-y tout de même, mon petit Lucien, lui concéda Mme Legroix animée d'un sentiment narquois et charitable, \u2014Non! Pas du tout: le sort a prononcé\u201d, dit le lieutenant, avec la fermeté d\u2019un jeune chef.Au thé, sous les douze marronniers qui dessèchent entre le soleil d\u2019en haut et la médisance d'en bas, Corrédaille dut montrer la lettre aux amies de sa soeur, en subir le caquet et justifier l\u2019abstention qu'il s\u2019était promise.Elle fut assez critiquée pour qu\u2019il y tint davantage.\u201cVous perdez votre temps.Je connais mon frère: il n'ira pas!\u201d trancha Mme Legroix, pour inviter à unc autre conversation.Au retour, le lieutenant, sous prétexte d\u2019aller se pourvoir de cigarettes, passa devant le magasin de modes: l\u2019exposition y avait été renouvelée.Ce la le taquina, sans qu\u2019il pût s\u2019expliquer pourquoi, par un motif plausible.Il manqua d\u2019appétit à diner.\u201cViens-tu faire un poker chez les Dumley?lui proposa sa soeur.\u2014J'irai t\u2019y prendre vers les onze heures, \u2014Alors, tu vas à ton rendez-vous ?\u2014T'u es folle! J'irai flâner le long de la mer, après t'avoir accompagnée.Par conséquent, tu verras bien.\u2014Mais, tu es libre, mon petit Lucien.\u2014Je n'irai pas!\u201d déclara-t-il.À neuf heures trente-cinq, pourtant, il entrait au Casino.Au lieu convenu, dans la salle du théâtre, sur la terrasse, au bar, il chercha en vain le chapeau de ralliement.Il pausa, entre les deux fenêtres indiquées, fort au delà du délai stipulé.Il arriva chez les Dumley assez tôt pour se convaincre, une fois de plus, de la rareté du carré d\u2019as dans une main de joueur, et des étourderies de la chance.Le surlendemain, il reçut une lettre de la même écriture que la pre- Vol.XLI\u2014 No 1.LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.3 ST Spéculateurs et profiteurs.URLU La famine est à nos portes.x 0% Et le Déficit qui s\u2019en vient ?.x * Faites ramonner vos cheminées.48 2 + > * James Morgan a fait \u201cpetaque\u2019.* Laurier c\u2019est la planche de salut.te M.Hanna n\u2019est pas que ridicule.* * C\u2019est l\u2019époque de la vache enragée.* *« * Le ministère ne tiendra pas debout.* * * On demande où est le grand Henri.xx Réforme municipale!?$.Vain mot.\u2014 * * * * M.le \u201ctrès\u201d honorable Sévigny est là.* * * Le Laurier refleurira avant le printemps.«*s , Mais où sont donc les Fils de la Liberté ?64 Martin vs Villeneuve.Un point, c'est tout.x * x .Il y a des Canadiens-\u201cfrançais\u201d à Ford City.* x * ER Borden a trouvé le moyen de se rendre célèbre.* * * Borden n\u2019est en somme qu\u2019un maquignon politique.= * * .Win the War\u2014yes\u2014but with Sir Wilfrid as Premier ! *% 3% w .Le \u201cBulletin\u201d est le seul journal franc libéral du dimanche.*.Ce M.Ainey n\u2019a pas voulu servir de marche-pied à Borden.\u201c*., Il y a 53,000,000 d'hommes sous les armes! Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.* x , M.Henri Bourassa se croit peut-être un Kerensky canayen?T'as ss : qu\u2019à voir! PINADES| &$ | Avec Borden les riches sont plus riches et les pauvres sont plus pauvres que jamais.» Lord Shaughnessy a dit il ya quelques mois: \u201cWe must go slow about recruiting\u201d.Depuls, il a fait un mauvais rêve.\u201c* \u201cL\u2019Evénement\u201d a les deux yeux bouchés par Edmond Chassé, Jr, et Albert Sévigny, Sr.* * * La taxe mobile est.immobile par le temps qui court.qui court comme une autor \u201cle.Th | Sir Sam Hughes d* 1e le Service National a été un colossal fias- ca qui a coûté très cher au pays.D'après un état fourni à la Chambre, les dépenses ont été d\u2019e .!:on $150,000.Pa Le gouvernement Borden a entrepris de blanchir ses sépulcres, mais en dépit de tous ses efforts, il ne peut empêcher que ce soient des sépulcres blanchis remplis de pourriture.La race supérieure ne parle qu\u2019une langue.Le Canayen, lui, sait se faire comprendre en français comme en anglais.Et même en latin, parfois.Le sentiment populaire qui se manifeste contre Borden ne doit tromper personne pas même les membres du ministère.C\u2019est la fin du gouvernement des exploiteurs | x\u2018 Le vote du peuple est l'arme contre laquelle il ne saurait y avoir de retranchements imprenables.Sachons nous en servir et la surprise sera pour nos adversaires et non pour nous à l\u2019élection prochaine.«%s Dans une assemblée tenue à Mascouche, un des vieux conservateurs de la place n\u2019a pas craint de dire sur les hustings qu\u2019il comparait Borden et ses collègues à des taureaux furieux qu\u2019il faut parquer.LE Le prestige de Laurier s'affirme et s\u2019accroit par la dignité et la sérénité même de son attitude dans les grandes questions qui se posent à l\u2019attention des gens.* Il n\u2019est pas un libéral, même conscriptionniste, qui voudra voter pour le parti coupable de la loi des élections en temps de guerre.Il n\u2019est pas un conservateur qui soit un honnête homme qui consente à voter pour ceux qui sont responsables de l'achat du Canadien Nord.Qui donc votera pour Borden ?mière ; mais plus brève, et lont l\u2019accent le troubla beaucoup : \u201cMonsieur, vous m\u2019avez si peinée par votre indiscrétion qu'au lieu de mon chapeau rose, j'en ai mis un gris, à la couleur de ma peine.Ne montrez plus jamais une lettre de femme à d\u2019autres femmes, comme vous l\u2019avez fait de la mienne.Elle était fort osée, je le sais.Elle était sincère, J'avais le plus vif désir de vous connaître.Ce n\u2019était peut-être pas le roman qu\u2019on vous a dit que j'attendais de ma démarche.Que ma retraite soit la punition de ma hardiesse! Pour le châtiment de votre indiscrétion, monsieur, sachez que je suis vraiment jolie, que vous êtes sûrement de quelques mois au moins mon aîné et que je vous souhaite autant de bonheur que je croyais pouvoir en partager avec vous.S'il y avait quelques petits mensonges dans ma lettre d\u2019avant-hier, il n\u2019y en a pas dans ce billet d\u2019adieu.\u201d C'était signé: \u201cle chapeau gris\u201d, avec un paraphe qui tombait tristement à la façon d\u2019une feuille de saule.L'officier respira le papier: il n\u2019était pas parfumé.À cause de cela, l'aventure gâchée lui sembla ane faute que la vie réparerait difficilement, s\u2019il survivait à la guerre.CHARLES-HENRY HIRSCH. 4 LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.Vol.XLI\u2014 No 1, INDISCRETIONS ET POTINS BALLANTYNE, M.Charles-C.Ballantyne, ex-Commissaire du Havre de Montréal, libéral en politique, impérialiste à tous crins, vient d'entrer dans le cabinet Borden, Il est bon de rappeler, à ce sujet, que M.Ballantyne est licutenant- colonel \u2014 honoraire, pardieu \u2014 et qu\u2019il est un de ceux qui, en 1915, voulait affamer les ouvriers pour les forcer à s\u2019enrôler.Pour le premier choix qui est fait, le ministère d\u2019 \u201cunion\u201d promet.Qui se ressemble se rassemble, , 0: BAL MASQUE.Voici l'automne, nos plages commencent i étre désertes et le \u201cCanard\u201d n\u2019a pas raconté la plus petite des aventures de l\u2019été.On a remarqué, cette année, que les tournois de tennis étaient moins nombreux.On a surtout organisé des bals masqués.La jeunesse éprouve le besoin de se cacher sous des masques.Elle a sans doute peur de la conscription.Bal masqué ici, bal masqué là, bal masqué dans l'Est, bal masqué dans l\u2019Ouest.Le dernier a eu lieu dans un de nos hôtels les plus fashionables du Nord et a donné lieu à un incident très cocasse : Un Américain très en vedette dans son pays \u2014 il a été secrétaire de la commission des hôpitaux militaires \u2014 ne connaissant pas les lois de notre province, s\u2019est payé la traite bien après 7 heures, si bien que lorsqu\u2019il est monté se coucher, il est entré dans la chambre d\u2019un ministre provincial, et il a fallu quatre garçons pour l\u2019en sortir.Scandale ! Le lendemain, on a mis l\u2019ex-secrétaire de la commission des hôpitaux militaires à la porte comme un.vulgaire ivrogne.:0: PAS DE DISCOURS ! M.A.D., un de nos rares avocats-millionnaires, a donné un diner mardi soir en ses somptueux appartements de Westmount.On y remarquait des avocats, des médecins, des hommes d\u2019affaires, un petit groupe de l\u2019élite montréalaise, quoi ! Lorsque vint l\u2019heure des discours, M.H.B., dont tout le monde connaît maintenant les légitimes ambitions politiques, se leva et voulut prendre la parole.Il n'avait pas dit trois mots que des cris sauvages se firent entendre.M.X., ex-député, dirigeait la bande des interrupteurs.Au bout d\u2019un quart-d\u2019heure, M.B.\u2026.dit: \u2014\u201cMessieurs, voulez-vous m\u2019écouter ?\u2014\u201cNon!\u201d hurlèrent ensemble les invités de M.D\u2014\u201cT'rés bien\u201d, dit M.B.\u201cmais il n\u2019y en a pas un de vous autres qui va parler\u201d.Et il abandonna la partie.M.B.assis, le calme se rétablit, mais, pas pour longtemps.Car M.B.tint parole et c\u2019est lui qui dirigea, jusqu\u2019à minuit les interruptions: Personne ne put parler.Vers dix heures, les dineurs étaient si bruyants que les voisins pensèrent que la Chambre des Députés étaient en session.VEAU, VACHE.Lu dans une nouvelle d\u2019un de nos grands journaux, qui racontait les malheurs successifs d\u2019une brave famille de cultivateurs : \u201cDimanche dernier, dans la soirée, son second fils âgé de six ans, eut l'imprudence de monter sur un tas de paille, fit une chute et se fractura le péroné, Il y a quelques jours seulement, son autre fils âgé de trois ans, s\u2019est laissé prendre dans une presse à foin, et dans le courant de la mème semaine elle a perdu une vache et un veau.\u201d Voir ses deux enfants à deux doigts de la mort, passe encore, mais perdre deux bestiaux dans la même semaine!.\u2026.:0: MONDANITES.Les journaux s'occupent beaucoup du monde.mondaines font fureur.Oh! pas toutes.\u2026.Ainsi, madame C.était furieuse il y a quelque temps de se voir gazettée près de Mlle Rose-Alba M.\u2026., fille de M.P.O.M., agent de police, dont on annonçait les fiançailles avec M.A.-J.L., fils de M.L.-A.L., ferblantier.Mais il y a des chroniques mondaines vraiment très soignées, Tout le monde les lit.même nos bons curés et celui du Bout-de-l'Ile a protesté l\u2019autre jour avec énergie : \u2014\"Je ne veux pas vous empêcher de vous amuser, mes chers frères\u201d, leur a-t-il dit, \u201cmais au lendemain de vos fêtes mondaines, si vous sentez le besoin de faire des confidences a quelqu\u2019un, venez donc au confessionnal plutôt que d\u2019aller dans les salles de rédaction des journaux.\u201d Ce brave curé a raison mais il n'empêchera pas les gens du monde \u2014 même ceux qui vont à confesse souvent \u2014 d\u2019aimer beaucoup les mondanités et surtou d'aimer à y trouver leurs noms.Quelle joie dans un foyer, quand, le soir, un des enfants s\u2019écrie\u2014 comme dans \u201cPerrichon\u201d ; \u2014\u201cMamtan, nous sommes dans le journal !\u201d Les chroniques :0: FABLE.On pourrait l\u2019appeler : l\u2019avocat, d'auto e* la jeune fille.Un jour, un avocat téléphone à une jeune fille : \u2014\u201cVenez-vous prendre le thé avec moi à cinq heures, au Viger ?\u2014\u201cTrès volontiers\u201d, répond la jolie personne.A quatre heures, l\u2019avocat arrive : \u2014\u201cPardonnez-moi si je suis en avance, mais voici: j' \"ai un client à .je suis en auto.Voulez-vous m\u2019accompagner ?\u201d L'avocat et la jeune fille partent.\u2014\u201cVous aimez l\u2019auto ?\u201d dit l\u2019avocat.\u2014\u201cBeaucoup.J'ai bien envie d'en acheter une.\u2014 \u201cMais c\u2019est lc temps.Le client que je vais voir est un marchand d'autos.\u201d Reridu chez le client, l\u2019avocat dit au commis : \u2014\u201cMonsieur, je vous présente Mlle X.qui a envie d\u2019une auto.\u201d Et il ajoute : \u2014\u201cÀ tout à l\u2019heure, mademoiselle.\u201d Et pendant que l'avocat causait avec son client, le commis vendait une auto à la jeune fille.Moralité : Quand vous aimez l'auto et que vous avez envie d\u2019en acheter une, allez voir un avocat.voir. Vol.XLI \u2014 No 1.LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.$ Nos Petits Sermons du Dimanche \u2014\u2014\u2014\u2014 | I \u201cEtrange tendance en écrivant, pensant à l'avance au mot suivant, de terminer le mot par la première ou une des lettres composantes de l\u2019autre mot\u201d, comme dong au lieu de dont par exemple lorsque le mot qui vient après est gond ou second (segond).Je fais une foule de fautes de cette sorte, lorsque je cours ainsi à l'avance après les mots qui viennent ensuite.\u201c* \u201cEnscignez à vos enfants la valeur d\u2019un centin\u201d \u2014 ct* qu\u2019on n\u2019a rien pour rien en ce monde, Ne leur donnez pas le centin, faites-le leur gagner quand ce ne serait qu\u2019à vous céder une croute de pain sur laquelle vous tentez.Faites cueillir les \u201cmouches à patates\u201d, à un centin la petite mesure, tuer les blattes, les escarbots ou autres insectes nuisibles, à tant la douzaine.Dans le temps de la mue des chevaux, épiler votre paletot, cn enlever les poils à tant le cent, vous aller quérir un verre d'eau, une chaise, etc.* \u201cPour activer chez vos enfants le désir d'apprendre\u201d, promettez- leur un centin pour chaque nom ou douzaine de noms de légumes, fruits, arbres, quadrupèdes, oiseaux, poissons, articles d'ameublement, comestibles, vêtements, etc., etc.x* Ce n'est pas tant pour faire punir un petit frère, qu\u2019un enfant dira à sa mère ce qu\u2019il a fait, que \u201cpour apprendre\u201d, par la manière dont maman accueillera la plainte, et la punition qui s\u2019en suivra, \u201cle degré de mal qu'il y avait à faire la chose, à dire le mot incriminé\u201d.*¥ x \u201cSi la valse vous est défendue\u201d, mais que vous n\u2019y ayez fait ou subi rien de répréhensible, alors accusez-vous au moins d'une désobéissance.* \u201c x L.À, respectable citoyen du faubourg, à ce que rapporte le père G., qui était apprenti chez lui dans le temps, passait des heures entières à la selle, à déclamer d\u2019imaginaires discours à ceux dont il convoitait les votes \u201cpour l\u2019élire au conseil de ville\u201d.= x +# \u201cChacun a son prix\u201d, a dit Richelieu, Talleyrand ou un autre (peu impbrte) : celui qui s\u2019indignera à l\u2019endroit d\u2019une offre de $5, $10 ou $100, deviendrait peut-être tout aimable s\u2019il s'agissait de $1,000 ou de $10,000, suivant les circonstances, car dans les grosses transactions, l\u2019on se dit, \u201cavec l'intérêt de $50,000 à $100,000, on peut vivre avec confort, ct courir le risque, subir l\u2019affront de se faire traiter de vendu.* \u201cSi vous avez oublié votre mouchoir\u201d, attendez qu\u2019un passant vienne vous dérober à la vue du public, ou distraire son attention pendant votre projection à droite ou à gauche de ce dont vous avez à vous défaire.aka \u201cSi vous avez un mouchoir et voulez le ménager\u201d, portezvous-le au nez pour dissimuler l\u2019action, et afin que quiconque croira avoir entendu un bruit étrange, soit sous l'impression en voyant le mouchoir, qu\u2019il s\u2019est mépris et que de fait vous venez de faire la chose d\u2019une manière orthodoxe.Dieu a créé la femme pour l'homme, Oui.Mais lui a enjoint en même temps que ce n\u2019est qu\u2019 \u201c en mariage seulement\u201d.\u201c+ Que I\u2019 \u201chomme de profession\u201d vaille $3.00 l'heure, l'Ingénieur 5% sur ses travaux, cela n'empêche point que plutôt de ne rien faire, de rester oisif, il travaillera pour vous à un taux réduit; mais \u201cdans l\u2019absence de conditions conclues à l'avantage\u201d, il \u201caura plein droit au chiffre ordinaire de ses émoluments\u201d.* Si vous voulez que votre ouvrage se fasse à bon marché, faites-le par contrat sur un prix basé sur des soumissions reçues à cet effet ; ou \u201cque\u201d dans tous les cas, I\u2019 \u201chomme à qui vous voulez donner votre ouvrage, soit sous l'impression que vous demandez des prix à d'autres\u201d ou à au moins un autre, Craignant alors la compétition il soumissionnera au plus Las chiffre, x\u2018, \u201cPour que votre boucher, votre épicier ne vous volent point\u201d, faites peser devant vous ct même si vous ne prenez pas la chose en note, ayez l'air de le faire, en semblant écrire le poids en votre calepin.5 dites-lui une fois que pour essayer une paire de balances, vérifier une romaine, vous avez trouvé le poids entré au compte correct.11 croira toujours à la même précaution de votre part ct se gardera de vous en imposer.LE Une bonne dame à Ottawa, mais de ressources pécuniaires modestes, trouvait \u201cmoyen\u201d en se dépéchant, \u201cde faire 13 verres d\u2019une bouteille de bière\u201d.Elle la versait de haut pour la faire écumer et se hâtait de la servir avant que la mousse redescendue ne donnât à croire qu\u2019il y aurait eu place au verre pour une plus ample quantité.x * x \u201cIl n\u2019y a pas de mal qu\u2019on pense à prendre du sel avec le bout graisseux d'un couteau\u201d, du sucre avec une cuiller que vous venez de tirer de votre thé; car dans les deux cas, le sel, le sucre ne s\u2019en trouvent compromis d\u2019aucune maniére, puisque tout ce qui touche le couteau, la cuiller, s\u2019y attache, y adhère et est enlevé, emporté, l'opération ne pouvant en rien salir ou le sel ou le sucre.\u201c* \u201cSolution d\u2019un des grands problèmes du jour\u201d.Pour rendre au Pape son pouvoir temporel, que la chrétienté se cotise pour lui acheter Rome, avec une sortie sur la mer.\u2014On m'a dit que je suis bicn conservée, \u2014Dans quoi? 6 LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.Vol.XLI \u2014 No 1.LES SPORTS DU \u201cCANARD\u201d.LE HOCKEY La saison de hockey commencera bientôt.Les clubs devraient se rendre dans le Nord, à Dawson City par exemple, et là ils pourraient s\u2019entrainer tout comme les joueurs de bascball ; ça ferait du bluff, mais nos magnats ne sont pas des dépensiers.On dit que dans le but de faire des épargnes, nos \u201cproprio\u201d vont faire de grands changements : Les équipes se composeront à l\u2019avenir d\u2019un joueur, au lieu et place des 6 qui composaient les anciennes équipes.Ce joueur sera le gardien des buts.Il n\u2019y aura plus d\u2019arbitres ; les bouteilles se vendant trop cher; personne n\u2019aura de projectiles à lancer au referee.Les buts seuls scront éclairés à la lumière électrique; le reste du rond sera dans l\u2019obscurité.Le Canadien qui est actuellement à Chicoutimi commencera à pratiquer dès la semaine prochaine.Les soldats ne seront probablement pas représentés dans la ligue cette année.Dans le but de rendre la course plus intéressante, on jouera 4 séries ct à la fin de la saison on décidera de quelle manière le champion- :nat doit être accordé ; mais une chose certaine c'est que la vieille manière démodée, de donner le championnat au meilleur club, sera abandonnée.Lalonde continuera\u2019 d\u2019arbitrer les joutes tout en jouant pour le Canadien, Dans le cours de l\u2019hiver on fera un concours attendü depuis longtemps.De tout temps les amateurs du jeu de hockey, qui sont presque tous des amateurs de crosse, se sont demandé, sans jamais avoir de réponse : \u201cSi un joueur peut donner un meilleur coup sur la \u201cbolle\u201d avec un hockey ou une crosse\u201d.Dès qu\u2019on aura trouvé les sujets, vraiment sports, pour se prêter à ce concours (on ne prendra que des amateurs, et des \u201cgreens\u201d autant que possible) on fera l\u2019expérience et une fois pour toutes, cette question palpitante aura unc réponse.Il va sans dire que la saison sera remplie d'incidents dramatiques : le Canadien remportera le championnat; le Ottawa aura toujours de bonnes raisons pour expliquer ses défaites ; Lalonde et Jos.Hall se ren- .contreront; le Wanderer gagnera probablement une couple de parties et les \u201cBull Dogs\u201d représenteront la vieille capitale dans le circuit de Robinson.(non pas Crusoé).Les inspecteurs du bureau d'hygiène publique après avoir visité l\u2019Aréna, ont ordonné à la direction de faire poser des ventilateurs plus puissants que ceux en usage jusqu'ici.De son plein gré la même direction a fait blanchir le poulailler et poser du fil de fer barbelé.La bande autour de la surface de glace est maintenant en béton armé ; on espère ainsi que les joueurs qui s\u2019y frotteront n'auront pas le temps de trop souffrir, Enfin, on annonce que la fanfare jouera des airs de musique, chose que les amateurs auront de la peine à croire.Le Western de la Ligue des Dames ne fera pas partie de la N.H.À.cette année, telle que la chose avait été annoncée.La glace dont on se servira à Ottawa sera faite avec de l\u2019eau, cette année, JOE VILLA.Le Boche et la Mouche Dans un chemin montant, neigeux, glissant, glacé, Et par maints convois défoncé, Six forts mecklembourgeois tiraient un canon boche, Servants et conducteurs tout était descendu ; L'attelage soufflait, fumait, était rendu.Passe un major pansu qui, des chevaux s'approche, Prétend les animer par quelques \u201csacraments!\u201d Fouaille l\u2019un, pique l\u2019autre et croit à tous moments Remettre en marche la machine.En attendant qu\u2019elle chemine, Il grimpe lourdement, trône sur le caisson, Tel un adipeux Apollon En son char immobile, épandant sur la plaine Les nuages de sa pipe de porcelaine, #* A cinq cents pas de là, du bord d'un trou d\u2019obus, Un \u201cdiable au corps\u201d le prend pour but, Assure le canon de son arine, impassible Vous l'ajuste comme à la cible.C\u2019était un fin tireur, lauréat réputé Pour maint coup bien exécuté.Le poilu visa droit ; par le fond de l\u2019encoche Son rayon visuel, effleurant le guidon, Plaça la balle juste au centre du bedon.- Culbute, plongeon, rigodon, Et allez donc! #* Au ixe-unième bataillon On parlera longtemps de la mouche du Boche.BARTHO.SON TOUR.Le docteur passe la tête par la porte entrebâillée de son cabinet et demande aux personnes assises dans le salon d'attente : \u2014A qui le tour?Deux dames se lévent.Chacune d\u2019clles veut passer la premiére.Le docteur intervient: \u2014C\u2019est à la personne qui attend depuis le plus longtemps.\u2014Alors, c\u2019est à moi ! s\u2019écrie un monsieur assis dans un coin.Je suis votre tailleur et je vous ai livré deux complets il y a trois ans! HH A CHACUN SON DU.Il nous fait plaisir de donner crédit à \u201cl\u2019Avenir du Nord\u201d de St- Jérôme pour l\u2019article publié dans le \u201cCanard\u201d dernièrement, sous le ti- fre de \u201cAu Tribunal des Exemptions\u201d, sous la signature de Arsène Leroux.A chacun son dû. Las 221 em =a a 0 me el me rem We rt rr ae A © or on 0 A corel Vol.XLI\u2014 No 1.LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.es Noe et rae.\u2014 \u2014 \u2014 D\u2019ESPRIT ILLUSTRÉES , \u2014_Encore un secours! mais mon pauvre ami, voilà trois fois que vous venez cette semaine, l'administration ne peut vous nourrir à rien faire: faites comme moi, travaillez! \u2014Voyons, abrite-toi, ça pourrait te coûter cher.Et quand le miséreux fut parti, le brave fonctionnaire reprit consciencieusement son travail in- \u2014Moins cher que d\u2019avoir un chapeau neuf, terrompu.\u2014Alors, tu es sûr que l\u2019on progresse dans la direction de l'ennemi?\u2014Est-ce un garçon ou une fille?\u2014Alors tu vas quitter tes bourgcois?.\u2014Parfaitement!.\u2014C'est trois garçons.\u2014II le faut bien, ils sont d'une exigence.Crois- \u2014Ccpendant, les Français sont derrière nous?\u2014Bonté divine! Voilà ce que c'est quand on tu que monsieur veut qu\u2019on lui cire ses bottes Risien! On progresse dans la direction des épouse une fille dont le père était marchand de tous les jours, même quand il n\u2019a pas plu la veil- Usses, gros.cl C8 i.= \u2014Monsieur X., est-il chez lui?\u2014Non, monsieur, il est parti au cimetière ce matin.; \u2014Et quand doit-il rentrer?\u2014Vous êtes tombé sur le front?\u2014=Il y est allé pour y rester.\u2014Non, sur le genou.0 8 LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.VoliiXLI'\u2014 Noel.Le Canard Ce numéro est le premier pas que le \u201cCanard\u201d fait dans sa quarante et unième année.Il le fait allègrement car depuis sa transformation notre journal a conquis la faveur populaire, et malgré que nous soyons sous un gouvernement bleu, en dépit du fait que Borden nous a inoculé le virus de la conscription, le peuple canayen aime à rire.Comme le \u201cCanard\u201d est le seul journal sérieux parmi les gens qui aiment à rire, de même qu\u2019il est le plus drôle organe des citoyens battus par le spleen et mangé de la neurasthénie, il a sa raison d\u2019être et c\u2019est pour ainsi dire une institution d'utilité publique.Pour rendre cette institution indispensable à la rate de nos contemporains, nous allons encore une fois apporter d'importantes améliorations au \u201cCanard\u201d sous formes de: \u201cNouvelles rubriques, nouvelle collaboration, plus d'actualité, plus de caricatures politiques, plus de potins, un meilleur service sous le rapport \u201cindiscrétions\u201d.Nous nous sommes assuré la collaboration de l\u2019auteur parisien bien connu: Auguste Faure, qui nous écrira (spécialement pour nous) un conte chaque semaine, Prochainement nous intitulerons trois grands concours qui feront fureur et épateront (pour une fois, savez-vous) les populations des deux mondes.À bientôt pour les détails.Nous tenons en ce jour solennel de notre 41ème anniversaire à remercier nos lecteurs, nos annonceurs, nos collaborateurs et tous nos amis de leur encouragement.La morale de tout ceci, c\u2019est que le \u201cCanard\u201d sera ce qu\u2019ils voudront bien qu\u2019il soit.Ne pas oublier que c\u2019est la semaine prochaine que oaraitra le premier chapitre des \u201cMystères de Montréal\u201d, le roman de notre vénéré fondateur Berthelot.Hector Berthelot AVOCAT, JOURNALISTE, CARICATURISTE, HUMORISTE, FONDATEUR DU \u201cCANARD\u201d et AUTEUR DES \u201cMYS- #TERES DE MONTREAL\".À l\u2019occasion du premier numéro de la quarante et unième année du \u201cCanard\u201d et de la réédition du fameux roman comique \u201cLes Mystères de Montréal\u201d, nous avons le plaisir d'offrir à nos lecteurs ce que nous qualifierons d'auto-biographie-interview, parue le 29 mars 1887 dans le journal \u201cLe Monde\u201d.Un reporter du \u201cMonde\u201d a rencontré ces jours derniers M.Hector Berthelot, rédacteur du \u201cViolon\u201d, et, au cours d\u2019une entrevue, il a pu glaner quelques mots sur sa carrière accidentée comme journaliste.Nous croyons intéresser nos lecteurs en leur donnant un compte-rendu de l\u2019entrevue.\u2014Vous n\u2019avez aucune objection, M.Berthelot, de me donner quelques informations sur votre vie et votre carrière de journaliste?\u2014Aucune ; seulement, je vous préviens que si vous voulez une biographie complète, le cadre de votre journal ne pourra pas la contenir.Quels détails voulez-vous ?\u2014Parlez-moi de votre âge, de vos années de collège, des divers incidents de votre carrière, où vous êtes né, etc.?\u2014Ma famille est divisée en deux branches : celle de Québec et celle de Saint-Eustache.Mon père appartient à la première.J'ai vu le \u201cjour\u201d pour la première fois dans la \u201cnuit\u201d du 4 mars 1842, à Trois-Rivières.J'ai commencé mes études à l\u2019ancien collège de Chambly qui était sous la direction de M.Lévesque.Dans cet établissement j'ai fait mes éléments français.C\u2019est le Rév.M.Mignault, le curé du village, qui m\u2019a préparé pour ma première communion.L'événement le plus remarquable qui s\u2019est passé pendant mon séjour dans ce collège a été le sacre de Mgr Larocque en 1853, je crois.Je me rappelle d'avoir figuré dans la cérémonie habillé çn ange.\u2019 O mes ailes! nies ailes! dire que plus tard elles devaient se changer en ailes de \u201cCanard\u201d.J'ai appris les éléments latins et la syntaxe en 1854-1855 au collège de Saint-Hyacinthe.Parmi les rhétoriciens et les philosophes de mon temps, j'ai connu Mgr Gravel, les juges Rainville et Bourgeois, le lieutenant-gouverneur Masson, I'hon.L.Beaubien, MM.Joseph Duhamel, A.A.Germain, Gustave Drolet, avocats, M.V.Gladu, M.P.P., et le Dr Roch Mignault, le candidat libéral 3 Yamaska.Pour des raisons de santé je quittai le collége de Saint-Hyacinthe pour celui des Jésuites, à Montréal, où je terminai mon cours classique.Parmi les élèves, à cette époque, il y avait les honorables MM.Royal et Larivière du Manitoba, l\u2019honorable M.Mercier, les chevaliers Larocque et DeBellefeuille.\u2014N'\u2019avez-vous pas été avocat ?\u2014Oui, à Québec, en 1865, le mème jour que Sir A.P.Caron, qui avait étudié dans le même bureau que moi, avec tout autant d\u2019assiduité.\u2014 Comment avez-vous débuté dans la presse ?\u2014J'ai débuté, en 1861, par quelques chroniques dans la \u201cGuèpe\u201d, qui était alors rédigé par M.P.O'Meara, l'ex-assistant Greffier de la Cité, Plus tard, j\u2019écrivis des correspondances parlementaires de Québec pour le \u201cCourrier\u201d de Saint-Hyacinthe, lorsque l\u2019honorable M.Mercier en était le directeur.Nous étions alors tous deux des conservateurs à tous crins.Plus tard, j'ai écrit de petites chroniques d\u2019Ottawa dans \u201cl'Ordre\u201d, un journal apprivoisé rédigé par M.Auguste Génaud.\u2014Vous avez été absent de Montréal pendant quelque temps, je crois ?\u2014Oui, je vécus à Québec de 1861 à 1865, et à Ottawa de 1865 à 1870.\u2014Quand avez-vous commencé votre carrière de reporter et à quels journaux avez-vous été employé ?\u2014En 1874 j\u2019entrai comme reporter au \u201cBien Public\u201d et à la chute du journal en 1876, M.Decelles m\u2019offrit la même position a la \u201cMinerve\u201d, Je restai attaché à la \u201cMinerve\u201d jusqu\u2019en 1879.J'avais alors fondé le \u201cCanard\u201d et le développement extraordinaire qu'avait pris la petite feuille m\u2019obligea de donner ma démission à la \u201cMinerve\u201d.\u2014N'\u2019avez-vous pas lancé d\u2019autres petits journaux ?\u2014Oui, en 1879 je publieai le \u201cVrai Canard\u201d, en 1881 le \u201cGrognard\u201d, et en 1886 le \u201cViolon\u201d.\u2014N\u2019avez-vous pas été au \u201cMonde\u201d?\u2014Oui, j'ai servi au \u201cMonde\u201d pendant une couple d\u2019années.Jai aussi agi comme reporter pour le \u201cCourrier de Montréal\u201d, \u201cl\u2019Etendard\u201d, le \u201cStar\u201d, la \u201cPatrie\u201d et la \u201cPresse\u201d.\u2014~Quelle mouche vous avait donc piqué lorsque vous eiites I'idée d\u2019entrer 3 \u201cI'Etendard\u201d?\u2014Je n\u2019étais plus un jeune homme.Je songeais à devenir sérieux dans la presse.Je savais que le journal était religieux et que je serais en contact journalier avec des espèces de saints.J'étais certain que mon âme mûrirait plus facilement pour le Ciel sous l'influence des saintes doctrines en matière de religion et de politique, Malheureusement après dix-huit mois de séjour parmi les Castors, je m'aperçüs que je m'étais trompé.Le directeur me reprochait de ne pas écrire dans l\u2019esprit de son journal et je me querellai avec lui à ce propos.Je lui avais dit-que je ne comprenais pas du tout ce qu'il voulait dire-par \u201cl\u2019esprit du jour- Vol.XLI \u2014 No 1.LE-CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.nal\u201d attendu que je ne trouvais pas d'esprit dans \u201cl\u2019Etendard\u201d.\u2014Y a-t-il indiscrétion de vous demander pourquoi vous êtes parti de \u201cl\u2019Etendard\u201d ?\u2014Pas du tout.Je finis par découvrir que le journal de M.Trudel n\u2019était pas approuvé par son Ordinaire et qu\u2019il s\u2019y publiait des doctrines sentant le fagot.\u2014N'\u2019êtes-vous pas allé à l\u2019Ecole Militaire ?\u2014Oui, à Québec, la première année de sa fondation.\u2014Aviez-vous donc l\u2019intention d\u2019embrasser la carrière des armes ?\u2014Pas le moins du monde! Ça payait $100.00 pour six semaines de drill.Je profitai de la première petite querelle pour envoyer ma démission à l\u2019administration.: \u2014Dans votre journal comique, vous ne laissez aucun répit au directeur de \u201cI'Etendard\u201d.Que feriez-vous au cas où il viendrait à disparaître de la vie publique ?\u2014Je chanterais le \u201cNunc dimittis\u201d et j'attendrais que les événe- ments fassent surgir une nouvelle tête de Turc pour l\u2019amusement de mes lecteurs.\u2014N'\u2019avez-vous pas écrit quelques oeuvres sérieuses ?\u2014J'\u2019ai publié dans la \u201cPatrie\u201d, il y a deux ans, une série d'articles intitulés: \u201cLe Bon Vieux Temps\u201d, et j\u2019eus les honneurs de la reproduction dans plusieurs journaux de la Province et des Etats-Unis.Un-des doyens de la magistrature et quelques citoyens octogénaires m\u2019avaient fourni les informations nécessaires à mon travail.A Québec, en 1863 et 1864, je traduisis pour le Colonel Suzor plusieurs ouvrages sur l\u2019art militaire, ouvrages adoptés par le gouvernement pour l'Ecole Militaire.\u2014N\u2019avez-vous pas été photographe pendant quelque temps?\u2014Oui, à Ottawa, je tenais un atelier de photographie, lorsque la concurrence dans cet art était à peu près nulle.\u2014Etes-vous marié?\u2014 Non, monsieur, je ne suis pas fait pour le mariage.Je préfère vivre garçon que de me marier \u201cin forma pauperis\u201d.x ¥ x Et le lendemain, 30 mars 1887, \u201cl\u2019Etendard\u201d disait : Le \u201cMonde\u201d, poursuivant le cours de ses publications artistiques, vient de publier la caricature de M.Hector Berthelot, l\u2019intelligent sous- officier-rapporteur que l\u2019on connait.M.Hector Berthelot est justement puni par où il a péché.M.Berthelot a été exécuté hier par le \u201cMonde\u201d.Cette fin d\u2019une carrière aventureuse est encore la plus cruelle que les dieux irrités aient pu inventer pour punir ses méfaits, Avoir tant caricaturé les autres et finir par être caricaturé: par qui?.par le \u201cMonde\u201d.\u201cDe Profundis.\u201d Requiescat in pace.> La semaine prochaine nous commencerons la publication (édition définitive) du roman de Berthelot: \u201cLes Mystères de Montréal\u201d, Ce feuilleton sera illustré de nombreuses vignettes et sera lu avec plaisir par la présente génération de même que les contemporains de Berthelot ne manqueront pas de le relire car ces pages évoqueront de lointains souvenirs, \u201cLes Mystères de Montréal\u201d est un roman de moeurs et le seul du genre.C\u2019est une primeur car il n\u2019est plus.en librairie.Afin de ne pas manquer cette occasion unique d\u2019avoir le roman complet du fondateur du \u201cCanard\u201d, retenez votre \u201cCanard\u201d d\u2019avance, car malgré un plus grand tirage le \u201cCanard\u201d s\u2019enlévera de bonne heure dimanche prochain au matin.:0: A-NOS COLLABORATEURS.M.Bruno Bërtrand.\u2014 Nous préférons-des dessins d\u2019actualité:politique.Cheval ou Cochon .Le \u201cStandard\u201d de Kingston ne perd jamais une occdsion de jeter l\u2019injure à la province de Québec.Lors du règlement adopté par le Conseil de Ville de Montréal, permettant lu vente de la viande de cheval, le \u201cStandard\u201d écrit ce qui suit: \u201cLa ville de Montréal vient d'adopter un règlement relatif à la vente de la viande de cheval.C\u2019est satisfaisant.L'alimentation, dit-on, affecte la mentalité des gens.S'ils mangeaient du cheval, les gens de Montréal pourraient peut-être avoir un peu plus de \u201chorse sense\u201d par rapport à la guerre et à l\u2019administration de leur ville, qui est pratiquement en banqueroute.\u201d Mais si l'alimentation affecte la mentalité des individus, nous croyons qu\u2019il est très importun de manger de la viande de cheval, le plus noble animal de la création, et sa consommation journalière ne peut faire qu\u2019améliorer le caractère et les aspirations des individus qui en font Un usage fréquent.Partant du même principe, ceux qui ont pour devise comme Jes Flavelle, les Hanna, tous les jaunes et jaunissants de l\u2019Ontario: \u201cPar ce cochon tu vaincras\u201d, et qui font une grande consommation de porc, et souvent de verrat, doivent ressentir dans leur mentalité les influences de la chair de pourceau, qui dégénère chez eux, par atavisme, en rage de sanglier, le cochon à l\u2019état sauvage.\\ À la lumière de l\u2019argumentation du \u201cStandard\u201d, on s\u2019expliquerait facilement les accès qui souvent s'emparent d\u2019une certaine catégorie de ces messieurs de la race supérieure.Les effets toxiques de la viande de porc les \u201ctransformeraient en porchers.Les Phrases à Prononciation difficile Ce petit jeu de société aide à passer les longues soirées.En même temps, il délie la langue et la rend plus habile, plus souple, Un chanteur enchanteur enchanté sur le champ, en chantant des chants touchants touchant les champs.La cavale au Valaque avala l\u2019eau du lac et l'eau du lac lava la cavale au Valaque.{Il a tant plu Qu'on ne sait plus Dans quel pays il a plus plu._ Mais au surplus, S'il eût moins plu, Ça m\u2019eût plus plu.Un pâtissier pâtissait chez un tapissier qui tapissait, Le tapissier qui tapissait dit au pâtissier qui pâtissait : ; \u2014 Pourquoi, pâtissier, viens-tu pâtisser chez un tapissier qui\u201ctapisse Le pâtissier qui pâtissait répondit au tapissier qui tapissait : \u2014Un pâtissier peut aussi bien pâtisser chez un tapissier qui-tapis- se, qu\u2019un tapissier tapisser chez un pâtissier qui pâtisse.Quand un cordier cordant veut accorder sa corde, Pour sa corde corder trois cordons il décorde, Mais si l\u2019un des cordons de la corde décorde, Le cordon décordé fait décorder la corde, Si six scies scient six cyprès, six cent six scies-scieront six cent six cyprès, Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien.Apert ian vie.rer AP 005 té «EE PS LES re pe a 1 eal 2 \u2014 JPRS me ee rnd and Vem oie ~ 10 LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.~ Vol.XLI \u2014 No 1.Le Concours du \u201cCanard\u201d REPONSES A \u201cQUELLE DIFFERENCE Y A-T-IL ENTRE MEDERIC MARTIN ET UNE TOMATE ?\u201d DIFFERENCE ET RESSEMBLANCE.Je lisais le \u201cCanard\u201d i mi-voix, et ma petite femme m\u2019entendit prononcer ces mots: \u201cQuelle différence entre Médéric et une tomate?.\u201d Elle s\u2019avance vers moi, me plante un retentissant baiser sur la joue gauche et me demande: \u201cEh! bien?.\u201d \u2014En! bien, chère, je n\u2019en vois qu\u2019une: c\u2019est que les tomates se font généralement \u201cencanner\u201d et que ce pauvre Médéric, lui, \u201cs\u2019encanaille\u201d toujours.\u2014Que t\u2019es bête, mon loup, me répond ma moitié chérie, y en a pas de différence, et tu t'es fait prendre: tu devrais ben savoir qu\u2019une tomate, dans toute la force du mot (sic), et la binette à Médéric, le maire, ça fait deux légumes, deux tomates.et pis la dernière n\u2019est pas la meilleure.\u201d et Juliette retourna à ses pâtés en grognant : \u201cLes hommes, ce que ça connaît!.Poauh!.\u201d JEAN BART.Québec, le 22 octobre 1917.* Montréal, 21 octobre 1917.Le \u201cCanard\u201d, 105 Ontario Est.Réponse.\u2014 La différence entre Médéric Martin, maire de Montréal, et une tomate, c\u2019est plus cher d\u2019acheter Médéric Ier qu\u2019une tomate.Veuillez me croire, UN LECTEUR DU \u201cCANARD\u201d.Collège Pointe-aux-Trembles, 25 octobre 1917, Cher Monsieur, > Voici une explication pour la devinette demandant de trouver la «différence entre Médéric Martin et une tomate: Une tomate, envieillissant, rougit, s\u2019attendrit.Médéric, en vieillissant, Se cautérise, s\u2019endurcit.La tomate, en vieillissant, s\u2019attendrit, rougit de ses actions, devient de plus en plus consciencieuse.Médéric, lui, loin de rougir de ses actes et de s\u2019attendrir, s\u2019endurcit (devient plus dur et plus vert).Votre tout dévoué, L.N.JARDINIER.FTTTYTTF COUACS & COUACS Le contrôleur des vivres en Angleterre dit: Le consommateur d\u2019abord.Le contrôleur des vivres au Canada dit: Le consommateur après.- =* Nous n\u2019avons rien à craindre du vote des soldats qui appartiennent à un district électoral\u2014mais les autres.\"x La conscription ne sera pas la mesure qui contribuera le plus à la défaite de Borden car les vrais patriotes, ceux-là même qui sont en faveur du service militaire obligatoire ne pardonneront jamais au ministère actuel d\u2019avoir permis à Allison, Flavelle, Hughes, Dertram, Carnegie et les autres d\u2019avoir volé ou fraudé l\u2019Empire Britannique.*.Monsieur le Maire Médéric Martin, le Meilleur des Matins Mauvais Maires de Montréal, Médite de nous Menacer d\u2019une Maudite assurance pour remplacer la taxe Mobile.Mais la Métropolitaine et autres compagnies Méritoires ne se laisseront pas Manger sans Mot dire.* .Au lieu de commander à la population de faire maigre deux jours par semaine, le contrôleur des vivres devrait forcer les accapareurs à mettre sur le marché les énormes quantités de vivres gardées dans les entrepôts en attendant des prix encore plus élevés, #* Jamais élection n\u2019aura été plus manipulée, plus corrompue, plus insincère que celle dont le chef du parti conservateur sc vante d\u2019avoir organisée.La tentative de vol est tellement apparente que les électeurs honnêtes ne manqueront pas de voter contre le gouvernement Borden- \u201c White-Flavelle.\" Le gouvernement Borden n\u2019a rien fait pour empêcher les trusts ct les monopoles de pressurer le peuple et de s'enrichir à ses dépens.M.Hanna, la dernière des trouvailles de sir Robert, admet lui-mé- me son impuissance, et il s\u2019en tire avec des mesures de bout de chandelles, qui restent sans effet sauf qu\u2019elles embêtent encore plus le consommateur.PR On continue de discuter à Londres de l\u2019achat des titres honorifiques et des abus criants auxquels il peut donner lieu.Chose bizarre! Cette discussion suit de près la nomination du baron Atholstan, né Graham, et dont la noblesse se mesure, non pas au nombre de ses aieux mais au nombre de colonnes que le \u201cStar\u201d à mises à la disposition des jingoes.* Sait-on pourquoi on a fixé à quinze ans l\u2019époque à partir de laquelle les citoyens naturalisés perdent leur droit de vote?Il n\u2019y avait pas d'immigration avant cette époque.C\u2019est en 1892 que Sir Wilfrid commença en Europe sa campagne intensive en faveur de l\u2019inmigra- tion ! VOCTTTVTU ES PEU - casse Vol.XLI \u2014 No 1.LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.11 Depuis qu\u2019il est directeur du Star, M.Geo.Legrand obtient des succès comme il en est habitué, Il faut ajouter qu\u2019il est admirablement secondé par Léopold dit Gosselin et Fred dit Nohcorse Avez-vous entendu le sermon \u201cExperience\u201d du Majesty ?- * = * On annonce une revue.dans un théâtre anglais pour la semaine du 5 novembre.150 personnes en scène ! .*s La Boston Opera Company sera à Montréal les 19, 20 et 21 novembre.On donnera Rigoletto, Madame Butterfly, Les Contes d\u2019Hoffman et Lucie.* Bientôt au Passe-Temps: Marguerite Gauthier.* * Robi se lance! (?) x» Miral est un homme grand et un jour on pourra dire de lui que c\u2019est un grand homme.+% Le I\u201d , ; individus Bientôt au théâtre Star une revue à sensation par deux individu nommés Legrand et Gosselin.°.2, + Ravennes (Paul pour les veuves) n\u2019est pas vache ! Serait-il par hasard un morceau de Flavelle ?.*.\u201c.; Les musiciens du théâtre F.le sont-ils même le dimanche?* * * * .Harry Lauder chantera ses scotch songs à Montréal entre le 22 et le 24 novembre.* \" .Sarah Bernhardt viendra a Montréal (au Majesty) dans la semaine du 26 novembre, * * Le Princess ouvrira bientot ses portes.* La .Les amateurs prennent la place des professionnels au Read-6-scopsss , .M.Boosambra, gouverneur d'un théatre de I'Est, est un monsieur.C\u2019est lui qui affirme cet anachronisme, .* s « .Mlle Julia Villiers, la plus soprano des soprani, est bien cotée dans le monde théatral et musical.Ora pro nobis, sss .Le \u201cfun\u201d a commencé à l'Association Dramatique Garnier, * - \u201c * On ne jouait plus depuis le 25 avril 1917.x x + Que sera \u201cLe Masque Noir\u201d?.» * XK .MM.Guimond et Trudeau joueront les premiers roles.\u201c*.oo M.LeBret tirera des coups de feu, oh oui!.il tirera! gare au \u201cCoup du Fou\u201d! * .\".M.Contant est content, il joue un rôle comique.Potins, On-dits, Notes, Nouvelles et\u2026 Canards.Au Firmament Artistique \u2014 ET \u2014 Chez les Amateurs \u2014 M, R.Lalonde est toujours apprenti-millionnaire, * M.A.Bouchard apprend son rôle consciencieusement.x * * On s\u2019est fait photographier dimanche.Tout l'monde avait la bouche \u201couvarte\u201d | « * On vient d'organiser une troupe d'amateurs distingués sous le haut patronage de M.Bert.ancien.(?) En préparation : deux pièces.* Les répétitions vont bon train, mais si ça ne marche pas.c\u2019est la faute à Peters.= * * Qui jouera Marthe?.Est-ce Monsieur.?.Le she ris ; Le Monsieur qui prétend avoir joué Molière est venu nous voir.* .M.LeBret jouera, mais.- * On demande des jeunes filles.oui, en masse! \u2014_l L'HEUREUX MENAGE.La femme la plus élégante d\u2019Amérique, de l'opinion des Américains, qui ont à ce sujet des idées très particulières, mais après tout sont meilleurs juges en ce qui les concerne, c\u2019est Mme Vern.n-C.stle.Les Américains aiment qu\u2019un monument soit \u201cle plus haut dans le monde\u201d, une hache de silex \u201csupposée être la plus ancienne du monde\u201d.Et c\u2019est ainsi que Mme Vern.n-C.stle est la femme la plus élégante \u201cdans les Etats\u201d.Car ils ne disent jamais: en Amérique; ils disent : dans les Etats, \u201cin the States.\u201d Elle a une beauté assez étrange.C\u2019est une personne dégingandée, d\u2019une sveltesse à la Ida Rubenstein ; bien faite, d'ailleurs, avec des jambes fines, une souplesse inouïe ; elle a l\u2019air d\u2019un petit chat-tigre.Nous l'avons connue autrefois.Nous l'avons vue.à l'Olympia.Car c\u2019est une danseuse de music-hall ; mais elle se borne aux danses dites \u201cmondaines\u201d.Ce sont des one-step invraisemblables et des rouli-rouli vertigineux, d\u2019ailleurs, qu\u2019elle danse avec un petit air calme ; mais enfin des danses mondaines, et cela lui permet de régner sur les salons de New- York, et de remplir auprès de l\u2019aristocratie des dollars tous les rôles de tous les professeurs de M.Jourdain : elle enseigne la danse, d\u2019où le maintien et la tenue, d\u2019où l'élégance et l\u2019art de s\u2019habiller.Son influence est extraordinaire.On paye un prix fou pour suivre ses cours, et les grosses dames copient les robes faites pour pendre négligemment sur son petit corps souple, ct elle lance ombrelles, bottines, sacs de voyage, chapeaux, raquettes de tennis.Bien avant la déclaration de guerre américaine, elle se promenait fièrement avec une canne, selon l'élégance anglaise, dont le pommeau était un bouton de la Garde Prussienne.Car Irène C.stle a de bonnes raisons d\u2019être pro-alliée.Son mari, Vern.n, qui dansait avec elle autrefois, est maintenant officier aviateur dans l\u2019armée anglaise.Le bouton de la Garde, c\u2019est lui qui l\u2019avait envoyé.Et quand ce glorieux époux eut une permission, il n\u2019y eut pas de couple plus élégant et plus entouré sur les plages à la mode que cet heureux ménage: l\u2019aviateur anglais, long garçon au visage glabre, et \u2018la femme la plus élégante d\u2019Amérique\u201d, son étonnant petit chat-tigre de femme, surmontée d\u2019un chapeau étourdissant \u2014 qui le soir, après diner, à l'hôtel, dansaient le \u201cfoxtrot\u201d un peu mieux que des amateurs. 12 LE CANARD, Montréal;-4 Novembre 1917, Vol.XLI \u2014 No-i.UN DELICAT Il n\u2019était ni prince, ni duc, mais tout simplement Torchu, Philémon, ct pourtant, dès les premières heures de son existence, il éberlua les populations par son souci de la correction et son goût de l'élégance.Sa nourrice, qui est une vicille amie à moi, me racontait, hier encore, comment, à l'âge de six mois, il avait \u201cpris\u201d des convulsions parce qu\u2019on l\u2019avait emmaillotté dans des langes qui ne portaient pas son chiffre.Il consentit à apprendre à lire, mais on eut toutes les peines du monde à lui apprendre à écrire.Pendant longtemps il refusa, en effet, de tremper une plume dans l\u2019encre pour ne pas la salir, Devenu lycéen, sa vie fut un perpétuel martyre.Une année, en troisième, il maigrit de cinq kilos par la faute du \u201cprof\u201d d\u2019histoire, qui avait toujours les ongles en deuil.En seconde, il manqua de trépasser, à cause des cravates ridicules du \u201cprof\u201d de mathématiques, et le jour du bachot, une crise de nerfs le saisit à la vue d\u2019un vieil examinateur saupoudré de pellicules.Alors, sa famille, qui en avait \u2014 sauf votre respect \u2014 plein le dos d'héberger un pareil phénomène, n\u2019eût de cesse qu\u2019il ne fut marié.Le mariage est une manière de \u201ctour\u201d pour garçons et filles adultes.Quand les enfants vous embêtent, on les marie.L\u2019élue semblait assez banale.Sans doute Philémon était-il fatigué de choisir, A la mairie, avant le \u201coui\u201d sacramentel, il raccourcit, d\u2019un coup de ciscau preste, la traîne de la robe de sa fiancée, pour des raisons supérieures d'esthétique.À l'église, il exigea une chaise en velours bleu, sous prétexte que le rouge ne lui allait pas au teint.La cérérAonie terminée, les époux disparurent, On les attendit vainement pour le repas de noces.Philémon professait, en effet, que manger est une besogne laide qu\u2019il est du dernier mauvais ton d\u2019accomplir en public.Il emmena donc sa jeune femme déjeuner chez un bistro obscur et où ne s\u2019aventurait jamais aucun client.Je ne vous dirai pas ce que fut, après de telles prémices, le ménage de Philémon : Homère ressuscité y perdrait sa lyre, Le certain, c\u2019est que la toute neuve Mme \u2019Torchu, au bout de six semaines de conjungo, envisageait déjà comme une délivrance d\u2019entrer aux Carmélites.Survint la mobilisation.Ça leur changea les idées à tous les deux.Philémon, métamorphosé, se déclara prêt, par patriotisme, à endurer mille et une miséres, Chez sa femme, l\u2019évolution fut un peu moins radicale: au lieu de désirer le couvent, elle se contenta de souhaiter que Philémon trouvât quelque bonne affectation, pas dangereuse, à Carpentras ou à Plougastel, aussi loin que possible de Paris.Dans la guerre commengante, la petite égoïste ne voyait qu\u2019une occasion inespérée d'obtenir.la tranquillité.Cependant, des affiches péremptoires invitèrent les exemptés à subir un examen médical, qui déciderait de leur sort.Philémon, respectueux des lois, se rendit à la date fixée, dans une mairie, où, sous l\u2019oeil sévère d\u2019un médecin, il fut examiné.\u2014Eh! là, l\u2019homme! s\u2019écria tout à coup un municipal, en voyant l\u2019exempté Torchu chanceler et s\u2019écrouler sur le plancher.\u2014Emmenez-le.Maintenu exempté, prononce le Président de la Commission.Mme Torchu attendait avec une impatience fébrile le retour de son mari.\u2014Eh bien?questionna-t-elle, anxieuse, tandis qu\u2019il n\u2019en finissait pas, selon son habitude, de s\u2019essuyer les pieds sur le paillasson.\u2014Eh bien, je ne suis pas pris.\u2014Ah! fit Mme Torchu, désappointée, pourquoi ?\u2014J'ai eu une syncope.\u2026.\u2014La peur, parbleu ! \u2014Non, ma chère, dit Philémon très digne, pis que cela : après avoir enlevé mes bottines, je me suis aperçu, tout à coup, que j'avais une chaussette percée! Pierre THIBAUT.:0: LA FO-ORME.Dans un ministère, une dame yenue pour faire une démarche demande à un employé subalterne l'autorisation d\u2019user du téléphone de l\u2019administration pour une communication urgente.\u2014Très volontiers, madame.La conversation finie, la dame pose une c pièce de dix centimes sur le pupitre de l'employé.\u2014Mais, madame, vous n'avez rien à payer.\u2014Je sais.mais c\u2019est pour vous remercier de votre obligeance.\u2014Merci beaucoup, madame, mais je n'accepte rien.Songez que je n\u2019ai pas le droit de recevoir un pourboire.Cet argent devient donc la propriété de l\u2019Etat.Il faut alors que je fasse un rapport au chef de bureau, avec un bon de versement en double exemplaire pour le Trésor, un acquit pour la vérification, un autre pour le contrôle ; un avis au Trésosier payeur central.plus une dizaine de formalités de visa, signatures ct autres fariboles.- \u2014Grands dieux! \u2014Reprenez donc vos deux sous, madame, c'est ce qu'il y a de mieux à faire.\u2014 Merci, monsieur, vous êtes bien aimable, \u2014Non, je suis paresseux, tout simplement.:0: BELGE ET BOCHE.Æn pays envahi, les Allemands ne se font pas seulement haïr pour leur cruauté, mais aussi à cause de la rigueur de leurs mesquines réglementations, On aura une idée du ridicule que peuvent, parfois, atteindre ces réglementations, quand on saura, par exemple, que les paysans qui viennent au marché de certaine ville belge, doivent, en entrant dans la cité, donner non seulement leur nom à la sentinelle, mais aussi celui de Pane ou du cheval qui traine leur charrette.Le nom décliné est gravement inscrit sur un registre spécial par le soldat germanique.Or, l\u2019esprit pétillant des Belges a souvent raison de la balourdise teutonne, ainsi qu\u2019on le verra par le trait suivant.\u2014Comment s'appelle votre âne?demandait Fritz à une maraîchère.La brave femme, embarrassée, se gratta la tête : \u2014Mon âne?.Mais il n\u2019a pas de nom! \u2014Alors, répondit le Boche avec un gros rire, appclez-le Albert.\u2014Ça, jamais! ce serait insulter mon roi.\u2014En ce cas, appelez-le Guillaume! \u2014Al! mais non.ce serait insulter mon âne! RAF Mt Len 08 Jil 3 == C _\u2014\u2014 res._ Vol.XLI \u2014 No 1.LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.13 Courrier des Trois-Rivières (Conune d'habitude au \u201cCoin Flambant\u201d.) Vous tous qui cherchez à savoir qui je suis, et qui malgré mon indisposition, m'a empêché d'être parmi vous cette semaine, aurez l'obligeance de me pardonner, si je ne puis être long avec vous cette semaine, mais malgré tout, j'ai pu réussir à passer une.soirée avec vous, ct vous m'excuserez si je me permets quelques petites remarques dont je n'ai jamais l'habitude de faire.Et vous, mes chères demoiselles, n'allez pas croire que je vous ai oubliées.Oh! non, je pense à vous toutes continuellement, je vous aime toutes.J\u2019espère que vous ne m'en voudrez pas trop si je me permets de passer quelques remarques, mais je m\u2019efforcerai autant que possible de me rendre aimable envers vous ; surtout tâchez de vous montrer supérieures aux garçons du \u201ccoin flambant\u201d qui n\u2019ont pas encore réussi à m\u2019identifier malgré leurs actives recherches, je veux bien croire, mes chères demoiselles, que plusieurs d'entre vous ont des amis qui se tiennent au \u201ccoin flambant\u201d et qui cherchent peut-être à m\u2019identifier, tà- chez de coopérer avec eux ce qui peut-être faciliterait beaucoup à résoudre ce problème, qui intrigue beaucoup les jeunes gens du \u201ccoin\u201d, on dit toujours que : deux têtes valent mieux qu\u2019une, donc, le mieux que je puis faire pour vous, c\u2019est de vous souhaiter bonne chance.Maintenant, c\u2019est avec regret que je vous quitte, mais ne pleurez pas mon absence qui sera d\u2019une courte durée, car moi aussi, j'ai bien hâte d\u2019être avec vous la semaine prochaine, comme ami, je vous con- scillerais d\u2019acheter vos \u201cCanards\u201d de bonne heure samedi, car à mon point de vue, mes deux nigauds de Lamothe et Hébert ne semblent pas concevoir que je me donne tout ce trouble-là pour leur aider, ils manquent toujours d'exemplaires du \u201cCanard\u201d, c\u2019est pourquoi je vous con- scille de l\u2019acheter dès samedi matin.x x # Une maison importante de cette ville, surnommée le \u201cCoin Flambant\u201d et \u201cNotre-Dame du Coin\u201d, se compose de deux associés qui à mon point de vue s\u2019accorde très bien ct voient à leurs affaires de près; mais je suis enclin de croire qu\u2019ils sont en marché d'ouvrir une suceur- sale à Montréal, ayant leur bureau principal aux \u2018Trois-Rivières, comme de raison je dois avouer que cela n'est pas officiel, mais ce qui me porte à croire cela, c\u2019est que les deux associés voyagent très souvent dans cette direction, quand le petit Joseph n\u2019est pas à Montréal, c\u2019est Georges qui y est, ct, chose remarquable, quand on en parle au petit Joseph, il ne veut rien dire, et Georges, lui, rit, mais n\u2019en dit pas plus.Je comprends que les affaires sont bonnes de ce temps-ci, et l\u2019idée d'ouvrir cette succursale afin d'étendre leur commerce est très bonne à Mon point de vue, mais peut-être pas autant pour d\u2019autres, mais conso- lez-vous, cela ne durera pas longtemps, car d'après ce que j'ai su, c'est qu\u2019ils appointeront un gérant à cette succursale, alors l\u2019un des deux ira faire \"audition des.?unc fois tous les deux mois, c\u2019est raisonnable, n'est-ce pas?Coucou, mes aspics.* - *¥ x Hébert est allé se rapporter à Montréal au Consul.Ah! Ah! 10 #*a Joseph est allé acheter des pipes la semaine dernière, et il en a eu un beau choix.xT x Mon cher Docteur, on t\u2019accuse d\u2019être le correspondant du \u201cCanard\u201d, pour toi ce sont les jeunes filles qui t\u2019accusent mais c\u2019est agréable, n\u2019est-ce pas ?LE Ecoutez, les amis, donnons-nous donc la main et aidons à chercher une montre qui a été perdue il y a trois semaines, L'ami en question ne veut pas d\u2019enquête, espérons qu'il la retrouvera là où il l\u2019asperdue.Bonhomme (Antanio), tu ris quand tu lis le \u201cCanard\u201d, et il est vrai que tu es exempt de la conscription, mais non pas de paraître sur le \u201cCanard\u201d.a 10: CONCERT LANGLOIS.Le fameux concert Langlois, qui devait avoir lieu mardi, le 30 octobre, s'est complètement éclipsé, faute d'argent et d\u2019une grève de la part des artistes qui réclamaient une grosse augmentation de salaire.Ce pauvre Conrad avec ses augmentations de salaire et les prix exorbitants qu'on lui demandait pour la location des salles de concert, a été forcé d'abandonner son projet.Il avait jusqu'à date trois billets de vendus (c'étaient des billets de galerie à $0.15-chacun), l'organisation financière de ce concert était certainement partie sur de bonnes bases, comme nous avons pu le constater par la vente des billets.Nous avons reçu avis que tous ies actionnaires ne recevraient pas de dividende cette année, mais de ne pas désespérer car les plus grands efforts seraient encore intentés.Nous connaissons bien les capacités de l'organisateur, car nous en avons déjà eu la preuve par le concert qui a eu lieu l\u2019an dernier dans la cave du nouveau Bureau de Poste qui n\u2019était pas fini et qui ne l'est pas encore (espérons qu'il le sera), aussi du voyage en \u201cFord\u201d a Montréal où il a fallu beaucoup de courage pour organiser ce voyage et l'aimcner à bonne fin comme il l\u2019a fait (bien compris les difficultés qu\u2019il lui a fallu surmonter pour se procurer une pinte de gasoline), non, mes chers amis et amies, le courage et l\u2019agilité ne lui manquent pas, joi- gnons-nous donc à lui pour lui aider à mener ce concert à bonne fin et espérons que cette fois celui-ci sera un succès aussi artistique que financier.\" Ceux qui ont acheté des billets pour le concert voudront bien attendre quelques mois pour se faire rembourser car les fonds manquent de ce temps-ci, vous voudrez bien aussi laisser votre nom au bureau privé de l'organisateur.\u2018 LA DIRECTION.:0: DERNIÈRES NOUVELLES.Le rouleau à vapeur de la corporation a enfoncé au coin des rues Notre-Dame et Alexandre (le coin flambant), ce n\u2019est pas surprenant.Hébert est revenu de Montréal, îl a acheté beaucoup de beaux romans, oui, des romans.oui.oui.des romans.\u2019 ** x Joseph devait aller se faire examiner, il a peur comme tout, il ne peut même pas se lever le matin, nous sommes à faire faire un palant pour le descendre de son lit.\u201c* On accuse ce cher docteur d\u2019être correspondant dans l'affaire du \u201cCanard\u201d, et cela vient de la part des demoiselles surtout, lui, c'est son \u201ctype\u201d qui-le trahit.x\" Frisé est tracassé de ce temps-ci, nous ne savons pas au juste pourquoi, mais nous nous en doutons bien.*.\u2019 Chez Lamothe et Hébert (le \u201ccoin flambant\u201d) ont manqué de \u201cCanards\u201d samedi et dimanche.Achetez-en donc, bande de \u201cpeignes\u201d.«*s Les chars électriques (tramways) marchent toujours.Nos félicitations à la compagnie pour les nouvelles \u201cboites a savon\u201d.* \u201c+ Il pleuvait mardi à Trois-Rivières, chose qui n\u2019arrive pas souvent ; profitez-en tandis que la manne passe.x * * N\u2019oubliez pas le \u201cCanard\u201d la semaine prochaine, il sera très intéressant. 14 LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917, Vol, XLI \u2014 No 1.DANS NOS THEATRES THEATRE NATIONAL FRANÇAIS.Le Théâtre National annonce pour la semaine du 5 novembre, la première représentation de \u201cLa File de Madame Angot\u201d, opérette en trois actes de Lecocq.Tous ceux qui ont entendu cette charmante opérette il y a quelques années, seront heureux de la revoir à l\u2019affiche du Théâtre National, car c'est certainement une des opérettes qui soit des plus populaires et qui est toujours revue avec le plus grand plaisir, même par ceux qui se sont divertis plusieurs fois en la voyant.Il est inutile de rappeler le sujet du livret; il est de la plus grande gaicté et l'esprit y a été répandu à profusion.L'auteur a voulu tout en y mettant l'intérêt le plus complet pour le sujet, permettre au metteur en scène de pouvoir réaliser un spectacle aussi attrayant pour les yeux qu\u2019à entendre et nous pouvons assurer que \u201cLa Fille de Madame Angot\u201d sera montée d\u2019une façon très luxueuse au Théâtre National Fdançais.Comme on pourra en juger par la distribution, l'interprétation sera tout à fait bien.Madame Jeanne Maubourg y remplira le rôle de Mademoiselle Lange ; ce rôle lui siéra à merveille; elle aura l'occasion d\u2019y faire apprécier non seulement sa jolie voix mais aussi ses excellentes qualités de comédienne; elle va certes y remporter un gros succès.Madame Rivière dans le rôle de Clairette trouvera un rôle tout à fait adapté pour clle; le restant de la distribution a été entouré des memes soins, M.Roberval, le sympathique régisseur de la maison, a voulu que la pièce soit jouée dans toute son originalité; ce qui n'avait jamais été fait à Montréal car les circonstances avaient toujours exigé certaines coupures, soit dans la musique, soit dans la mise en scène; la semaine prochaine, \u201cLa Fille de Madame Angot\u201d sera jouée comme elle l'a été à la création ,et cela va certes ajouter beaucoup de curiosité au charme et au plaisir qu\u2019on aura de revoir cette opérette si populaire.Semaine du 12 novembre: \u201cLa Mascotte\u201d, opérette en 3 actes de Audran.Semaine du 19 novembre: \u201cLa Belle de New-York\u201d, opérette à grand spectacle.THEATRE CANADIEN-FRANÇAIS (Représentation de l\u2019Alliance Artistique) \u201cLa Préférée\u201d, pièce en 3 actes par M.Lucien Descaves M.Charlier, haut fonctionnaire de 52 ans, vit parfaitement heureux entre\u2019 sa femme Thérèse, bonne, dévouée, un peu mélancolique, et ses deux filles, Isabelle et Cécile.Isabelle qui a vingt ans est fiancée.La cadette eut une première enfance si maladive, causa de si vives inquiétudes à ses parents, qu\u2019on la surnomme Souci; mais c\u2019est aujourd'hui une grande fille de dix-sept ans, à la fois cspitgle et pleine de coeur, adorant son père, surtout adorée de lui.Et soudain, le bonheur de ces braves gens s'effondre sur le coup d\u2019une révélation scandaleuse.Une dame Girod vient apporter à Charlier deux lettres qui établissent de façon irréfutable que dix-huit années auparavant la pauvre Thérèse eut une heure de vertige, commit une faute, que Souci en fut le résultat, et que par conséquent, elle n\u2019est pas la fille de Charlier, Le malheureux,\u2018 dans un premier accès de colère, accable sa femme de reproches, puis, désespéré, quitte le domicile conjugal.Ils divorceront.En attendant, sous prétexte de voyage, de villégiature, ils vivent séparés.Isabelle avec son père, Souci avec Mme Charlier.Et tous sont tristes profondément.\u2018Thérèse souffre du mal qu\u2019elle cause à tous les siens; Isabelle, qu\u2019un hasard a instruite des événements et qui est un peu personnelle, pense surtout que son mariage va manquer; Souci, à laquelle on a fait accroire qu\u2019une question d\u2019intérêt cause la mésintelligence de ses parents, se désole de ne plus voir son père; et Charlier, lui, constate avec désespoir qu\u2019il ne pourra jamais se passer de Souci, sa préférée.Après tout, n\u2019est-on père que de ceux que l\u2019on a vraiment engendrés?.Quand on a veillé, pleuré près d'un berceau, quand on a élevé un enfant, quand \u2018on l\u2019a formé à son image, tout cela ne crie-t-il pas une autre paternité, aussi douce, aussi forte que l'autre?.\u2026 Eclairé par les bons conseils de l\u2019avoué Monestier, ému par les confidences de Santonnet, l\u2019excellent parrain de Souci, qui a essayé du divorce, et n'y a point trouvé le bonheur, succombant surtout aux assauts de tendresse que lui livre sa préférée, Charlier finit par accorder le pardon à Thérèse.Ces époux ne se sépareront pas.Cette comédie sentimentale fait vivre aux spectateurs les angoisses d'un délicat problème: il l'émeut: il contient de délicieuses trouvailles, et des mots vrais, il présente une situation neuve et réunit ainsi un très remarquable ensemble de belles qualités dramatiques.La distribution de cette pièce est confiée à Mesdames Dionne, Demons, Robert, Devoyod, Berthv.et 3 MM.Scheler, Filion, Gury, Girardin, Pelletier, Coutlée, etc.La mise en scène seta une fidèle reproduction de celle de la création au Théâtre de l\u2019Odéon de Paris.THEATRE FAMILY La revue qui sera fouée au Théâtre Family, la semaine prochaine, sera certainement l\u2019une des plus jolies et des plus gaies de la saison.L'interprétation de la pièce sera excellente car tous les artistes qui font partie de la troupe du Family sont tous étoiles de revues.La distribution de \u201cBaptiste en Balloon\u201d est parfaite.La \u201cCommère\u201d, c\u2019est Madame Laviolette; \u201cSir Wilfrid Laurier\u201d, c\u2019est M.Julien Daoust; \u201cBaptiste\u201d a été confié à M.Léo, et \u201cFritz von Tirpithenzollern\u201d à M.Darcy; \u201cSanta Claus\u201d sera joué par M.Dubuisson, et M.Germain chantera la chanson de la conscription; MM.Edmond Daoust, Wilbrod, Lefrançois et Leurion font aussi partie de la distribution côté des hommes.Les rôles féminins sont remplis avec talent et élégance par Mesdames Lussier, D'Albret, Darclès, Duval et Tebrun.Les tableaux princips4x sont: L'aéroplane, la Marine, les Sports, ln Cour du Recorder, le Réveillon ie Noël, etc.Par conséquent, \u201cBaptiste en Balloon\u201d sera un gros succès, THEATRE CHANTECLERC.A la demande généra's, le grand drame sensationnel: \u201cMére et Martyre\u201d, magnifique pièce en six tableaux qui a toujours remporté un très grand succès partout où elle a été jouée.C'est un mélodrame rempli de scènes des plus dransatiques et des plus comiques; l\u2019action qui s'y déroule est toujours pour le spectateur du plus haut intérêt.Le rôle de la \u201cMère Martyre\u201d sera joué par Mme Bella Ouellette, dans lequel elle a remporté jadis au Canadien- Français, un de nos plus beaux triomphes.La troupe au grand complet fera partie de la distribution; on a engagé spécialement pour la circonstance la Petite Carita, qui jouera le rôle de l'enfant volée; c\u2019est unc gentille enfant dont le talent pour la scène est vraiment remarquable.Enfin, rien n'a été épargné afin de donner à cette pièce tout l'éclat et le succès possible, et si nous avons un bon conseil à donner, c\u2019est de retenir vos billets d'avance, car il y aura certainement foule au Chanteclerc la semaine prochaine.ELECTRA La direction de ce théâtre ne néglige rien pour continuer la brillante série de merveilleux films qu\u2019elle a inauguré il y a déjà plusieurs mois.Ainsi, au- jourd'hui et demain nous assisteront aux débuts cinématographiques de Julia Sanderson, l\u2019élégante actrice qui interprétera le role écrasaut de la Fugitive dans une vue en six parties qui porte ce titre.Il y a en plus de ce \u201cfeature\u201d, deux mirobolantes comédies de Jocker et Vitagraphe.Et d\u2019un! Lundi et mardi, autre gros programme composé de la dernière grande nouveauté de la Compagnie Universal.C'est un \u201cblue bird\u201d de la meilleure marque intitulé : \u201cThe Desire of the Moth\u201d.Et de deux! Mercredi, jeudi ct vendredi, nous aurons l'occasion d'admirer, dans la \u201cDame aux Camélias\u201d, Clara Kimball Young, qui interprète le rôle de Marguerite Gauthier avec tout le talent qu\u2019on lui connaît.Nous devons ajouter que cette version (la véritable) de Camille, est la meilleure, c'est-à-dire, celle qui a été montée et mis à la scène par Albert Capellani.Et de trois ! 2 \u20140; CANADIENS ET CANADIENNES Collaborez au \u201cCanard\u201d.Envoyez-nous des articles, des dessins, des bons mots.Posez-nous des questions! Faites-nous des suggestions! Le \u201cCanard\u201d est votre journal favori, aidez-nous À le rendre plus intérescant.\u201d Tous les articles, dessins, etc., doivent porter les noms et adresse de l'expéditeur.Une enveloppe affranchie et adressée doit Lccompagner \u201claque envoi. Vol.XLI\u2014 No 1.LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917.EDMOND DESMARTEAU, Dir Pro SEMAINE DU & Novembre 1017 Mme Verteuil dans \u2018La Femme X\".Bataille\".TH E A TR E A RC A D E Coin Ste-Catherine et Maisonneuvex ILFRID VILLERAIE, LA FEMME X = Facies, a Bisson DIV ANCHE, 4 NOVEMBRE\u20148100.en cadeaux de $10., $5.et i.10 numéros de Vaudeville Amateurs.Oscar Valade dans les plus belles chansons du r Hyland dans \u201cSa t62me Femme'\u2019.Charlie Chaplin dans ses comédies.12èmc Episode de \u2018\u201cL'Anneau Fatale\u2019, avec Mlle Pearl White dans le 1er rôle.8ème Episode du \u201csentier dela DIMANCHE, ADMISSION CENERALK 15 CENTS SEMAINE DU 12 NOVEMBRE \u201cFAUST\u201d Tél.EST 293.LEON PETITJEAN, Dir.-Artistique.Régisseur.Léry dans Raymondertoire francais.Peggy em \u2014 La Mondragon.L'Enfant Volée.Théâtre Chanteclerc SEMAINE DU 8 NOVEMBRE \u201cMERE ET MARTYRE\u201d Grand drame en 6 tableaux de D'Aigremont et d'Ornay.PRINOIPAUX TABLEAUX L'Empoisonneuse.Conscience du Prêtre, Mme Bella Ouellette dans la Mère Martyre, son plus beau triomphe.DRAME SENSATIONEL, PATHETIQUE, COMIQUE.1274 St.Denis.Tél, St-Louis 727 Che.Farhood & bo, Props 4 H.Palmléri, Dir.Pauvre Martyre.Devant les Juges.15 1x SIROP GAUVIN %* RHUME | Est composé des meilleurs remèdes pour les maladies de la orge, des bronches et des poymons.Prenez-en au premier symptôme du mal, car un RHÛME, si léger qu'il vous paraisse, prépare le terrain aux germes de la CONROMPTION Qu'il s'agisse d'une affection récente ou ancienne, vous vous guérirez a rec le SIROP GAUVIN pour le RHUME.Prix : 25e la bouteille.Le Sirop d\u2019Anis Gauvin Les Cachets Gauvin pour les Enfants pour le Mal de Tête soulagent et guérissent Soulage coliques, douleurs de la promptement dentition, indigestion, diarrhée, et Maux de Tête, Migraines, assure au bébé un sommeil naturel, et Névraigies e PRIX: 2% cents la bouteille.PRIX: 25 cents la boite.SEMAINE DU 6 NOVEMBRE \u201cBAPTISTE EN Vendredi: Soirse d'Amateurs.DIMANCHE : GRAND 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Montréal.Téléphone Bell: Est 1121, Un an (pour le Canada), $2.00; Six mois (pour le Canada), $1.25.Un an (pour les Etats-Unis), $2.50; Six mois (pour les Etats-Unis), $1.50.Strittement payable d'avance.TARIF DES ANNONCES.\u2014Contrat pour un an: 5,000 lignes, sc la ligne; 2,000 ou 3,000 lignes, 3%c la ligne; 4,000 ou 5,000 lignes, 3c la ligne; 10,000 lignes, 2c la ligne.] .Annonces à court terme: Première insertion, 10c la ligne, subséquentes, sc la ligne, , \u201cLE CANARD\u201d cest vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables, Adressez toute correspondance ou envoi d'argent À Montréal, P.Q.insertions \u201cTe Canard\u201d, yo 8 16 Tr yn N \\ == pr Aen oo \u2014_ | - ee ss A ILIA SX \\ A 7 aw Borpey SN WE 8 Ni A 2 4 AVEC LA AN AN x A « Za N C\u2019est la taxe a by ON | PR 4 Na \\ 7 CRON a 4 a I rash ste A À SN NS 8 1m 2 ) 2 h => \\ \\ : N 2 \u2014 Al > = Whe, > A A = LE CANARD, Montréal, 4 Novembre 1917 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