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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 6 janvier 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1918-01-06, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XLI \u2014 No 10.- MONTREAL, 6 JANVIER 1918.À Cinq Centins | Humoristique \u2014 Satirique \u2014 Politique = Littéraire \u2014 Illustré \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague \u201d \u2014 BOISL'EAU.Rédigé en Collaboration.Administration: 105 à 109 rue Ontario Est LES \u201cPETITES ANNONCES\u201d DU GOUVERNEMENT ON DEMANDE 350.000 HOMMES QN DEMANDE POUR L'INDUSTRIE 150.000 ET LA CULTURE DE VOLONTAIRES LA TERRE /, I On demande des hommes pour la guerre et l\u2019ouest.À la guerre, nous enverrons les impérialiste: ; et Gans l\u2019ouest, ce sont tes nationalistes qui iront travailler.[Ç Si cela n'est pas du Solomon, nous renongons A faire de la politique économique. 2 LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.Vol.XLI\u2014 No 10.UN CONTE PAR SEMAINE Charité bien ordonnée Chez les Cotonnet-Dupuis, quartier du Bois.Petit hôtel.Un salon, qui n'est pas trop grand, mais, en revanche, si encombré de meubles qu\u2019on dirait un magasin d'objets saisis en douane.Les Co- tonnet-Dupuis ont acheté tout ce qu'ils trouvaient à vendre, et rangent leurs richesses toutes neuves en hauteur, quand ils ne peuvent plus les ranger sur le plan horizontal.Mme Cotonnet-Dupuis, Adèle (45 ans), vêtue avec la plus insolente simplicité (tailleur, perles), occupe au coin de la cheminée une ber- gère-marquise à dôme, du style Louis XVI le plus pur, mais de la fabrication la plus récente.Son attitude est celle de la femme du monde qui ne sait pas recevoir et qui reçoit.D'ailleurs, elle est seule.Un valet de chambre \u2014 neutre \u2014 d\u2019un moins bon style que Ja bergère, entre et dit: Le valet de chambre.\u2014 Madame, c\u2019est cette dame que madame attend qui est là.Adèle, \u2014 Son nom vous écorcherait les lèvres ?Le valet de chambre, \u2014 Mme de Sainte-Croix-aux-Mines.Adèle.\u2014 Elle n'a pas de titre, avec un nom de cette taille-là ?Le valet de chambre.\u2014 Madame sait aussi bien que moi qu\u2019elle est comtesse.Adèle.\u2014 Alors, dites-le: ça vaut la peine.Faites entrer la comtesse de Sainte-Croix-aux-Mines.Le valet de chambre, à la cantonade.\u2014 Voulez-vous entrer ?I.a comtesse entre.Elle est aussi richement habillée que n'importe quelle marchande à la toilette, Adèle, avant que le valet de chambre ne soit sorti \u2014 Excusez-le, ça n'est pas formé, ça n'a pas les habitudes françaises.On prend ce qui est sur le marché.11 est inouï que le ministre de la guerre refuse obstinément de démobiliser les quelques centaines d'hommes qui nous seraient indispensables pour assurer le service de nos grandes maisons.Mais ce sont là les bagatelles de la porte.Asseyez-vous, comtesse, sans cérémonie.Quand je dis \u201cgrandes maisons\u201d, ce n\u2019est pas le mot pour la mienne.Voyez donc cette bonbonnière ! Figurez-vous, comtesse, que nous n'avons pas déniché mieux, après enquête.Et Dieu sait si on n\u2019y regardait pas! Un hôtel de cocotte, sauf votre respect.Ce n\u2019est pas ce qui me gène.La caque ne sent plus le hareng dès que j'y suis.Mais j'y suis un peu les uns sur les autres, J'aime encore mieux ça, et cette sensation de chez-soi que procurent seuls les hôtels particuliers, Ma chère, il n'y a plus de relations possibles avec les concierges : les miens me traitaient de pair à compagnon.Mais je parle, je parle, je ne vous laisse pas placer un mot.La comtesse, légèrement précieuse.\u2014 Et je vous en sais gré, ma \u2026 toute belle.Je suis extrêmement timide, sans en avoir l\u2019air.Tout le long du chemin, dans mon auto, je ruminais: \u201cPar quel bout commiencerai- je?\u201d D'autant que je viens en solliciteuse, vous vous en doïttez un peu?Adèle, assez vaguement.\u2014 Oui, oui.La comtesse, sans transition.\u2014 Les petits hotels ont leurs incon: vénients, ils ont aussi leurs avantages.Vous serez peut-étre bien aise, l\u2019hiver prochain, de n\u2019avoir à chauffer qu\u2019un cube médiocre.Adèle.\u2014 Un cube?La comtesse.\u2014 Simple curiosité: vous avez le central ?Adèle.\u2014 Oui.La comtesse.\u2014 Combien vous faut-il de tonnes, anthracite anglais, natürellement ?> Adèle.\u2014 Si j'an ayais douze, je serais sauvée.La comtesse.\u2014 Ce n\u2019est rien! Douze tonnes, six mille francs.Adele, \u2014 Oh! le prix.La comtesse.\u2014 Comme je vous envie, ma petite! Savez-vous eom- bien j'use d\u2019anthracite par hiver, pour chauffer les locaux.les locaux immenses.de mon oeuvre?Adèle.\u2014 Je n\u2019ai pas idée.La comtesse.\u2014 Cent vingt tonnes.Calculez.J'y reviens.ou plutôt le hasard m\u2019y ramène.Adèle.\u2014 À quoi?La comtesse.\u2014 A mon oeuvre.Elle me passionne, Jét, puisque vous avez bien voulu me promettre de vous y intéresser.je vous lc répète, c\u2019est une solliciteuse qui vous rend une visite.une solliciteuse à qui vous avez déjà donné bon espoir.Adèle.\u2014 Mais certainement, comtesse.chèque avant de sortir.La comtesse.\u2014 Je ne le prendrai pas.Adèle, \u2014 Par exemple! La comtesse.\u2014 Je ne le prendrai pas avant de vous avoir exposé l\u2019idée première, l\u2019objet, l\u2019organisation, le fonctionnement de mon oeuvre, utile et charitable entre toutes.Adèle.\u2014 Est-ce bien nécessaire ?La comtesse.\u2014 Je veux que vous m'apportiez votre concours cu pleine connaissance de cause.Adèle, \u2014 Je suis parfaitement au courant, comtesse.La comtesse, avec attendrissement.\u2014 J'aime à en parler.Adèle.\u2014 Alors, je ne veux pas vous refuser ce plaisir.Mais vou: ne me refuserez pas non plus.La comtesse.\u2014 Quoi?Adèle.\u2014 Le chèque.Je veux vous le donner d'abord, vous ferez votre boniment ensuite.C\u2019est une fantaisie que j'ai comme ço.La comtesse.\u2014 Une fantaisie de grand seigneur! Vous m'ébranlez.Je cède.De combien est-il ?Adèle.\u2014 De cinq mille seulement.Mais voici mille francs que j'y ajoute sur ma cassette personnelle, de la main à la main.La comtesse, après avoir vérifié le chèque, et même le billet.\u2014 Ce l\u2019est pas la comtesse qui vous remercie, c\u2019est la présidente.(lle empoche.) Ah! on a bien du mal! (Elle soupire.) Adèle.\u2014 À qui le dites-vous?(Un silence.) Cent vingt tonnes! C\u2019est fabuleux ! La comtesse.\u2014 Depuis six mois, je n'en dormais plus.Ma chère, J'avais tellement peur de manquer, que j'ai ramassé à droite et à gauche tout ce qui se présentait.(Badinant.) Tes gens mal intentionnés pourraient me traiter d\u2019accapareuse.Adéle.\u2014 Ohl.Ia comtesse.\u2014 Parole!.Je vous le dis tout bas, à l'heure qu'il cst, j\u2019en ai trop Adéle.\u2014 Non?La comtesse.\u2014 Pas beaucoup trop: douze tonnes.(Qu'est-ce que douze tonnes de plus ou de moins, quand on en consomme cent vingt ?Adèle.\u2014 C\u2019est.c'est juste ce qu\u2019il me faut.La comtesse.\u2014 Ah! voilà une coïncidence extraordinaire! Ma petite, il me vient une idée.Vous m'avez fait unc offrande magnifique : je veux à mon tour vous faire un petit cadeau.Vous recevrez mes douze tonnes demain matin.Adèle.\u2014 Je ne sais si je dois.La comtesse.\u2014 Je me sauve, vous seriez capable de réfléchir.( Sortie brusquée.Adèle sonne.Le valet de chambre reparait.) Adèle, tranquillement.\u2014 Prosper, le charbon arrivera demain ma- ABEL HERMANT.Mon mari a signé le tin, Vol, XLI \u2014 No 10.LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.3 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 mr rer Une Page de Mots d\u2019Esprit LE PERMISSIONNAIRE DECU.Le poilu.\u2014 Sincèrement, quand j'ai reçu votre photo, je pensais que vous aviez dans les vingt ans.La marraine, qui accuse la cinquantaine.\u2014 Oui, cette photo est de l\u2019année dernière, j'ai beaucoup vieilli depuis./ + * * UTILE RECOMMANDATION.\u2014Je vous recommande surtout pour le curbillard, des roues caoutchoutées ; mon pauvre défunt était très sensible des reins.* * * UNE BONNE RAISON.\u2014Pourquoi Jeannot, ne veux-tu pas être un jour député: \u2014Parce que je n'aime pas m'occuper des affaires des autres! » * * ILA VIE CHÈRE.\u2014 Trois cents francs ce cochon ! vous n'y pensez pas.\u2014Et encore, j'y perds.il m'a mangé pour quatre cents francs de pommes de terre! : UNL FEMME ECONOME.\u2014Mon mari était officier d\u2019académic ct vient de recevoir la légion d'honneur.Pourriez-vous lui teindre en rouge ses anciens rubans violets?* * * PHILOSOPHIE D'AUTEUR.\u2014Dis donc, mon cher époux, il me semble qu'elle n'avance guère la chère comédie.\u2018lu en es encore à la première scène.\u2014Oui, mais les deux entr\u2019actes sont faits.* * * UN PEINTRE PREVOYANT.\u2014Est-ce que vous avez besoin d\u2019un modèle, M.Rapinaud : \u2014Merci, pendant la guerre je ne pcins que des natures mortes, comme ça je peux manger le modèle! * ORGUEIL D'ENFANT.Bob a du caractère ct ne veut jamais s'avouer embarrassé, L'autre jaur, à Trouville, comme un de ses petits camarades lui demandait de réciter la fable \u201cLe Loup et l\u2019Agncau\u201d, Bob s'arrête court au troisième vers: \u2014Tu ne sais pas la suite! lui dit d\u2019un ton moqueur une petite fille.\u2014Oh! si, je la sais.Mais je veux bien qu\u2019on me la dise tout de meme.* LE PRIX DES LOYERS.NX.est allé récemment visiter un appartement au quatrième étage sur une cour, dans une maison et dans tn de nos modestes quartiers.11 examine une à une les quatre petites pièces dont sc compose le logement et assigne à l'avance à chacune sa destination.puis enfin, croyant avoir trouvé ce qui lui convient, demande le prix au concierge.\u2014Deux mille francs, lui répond celui-ci d'une voix doucereuse.\u2014Ah! très bien!.On est nourri, n'est-ce pas?REÇU UNE LETTRE DU FRONT.\u201c,\u2026 Nous faisons continuellement de- tranchées, il faut toujours avoir la main à la pioche.\u201d LIL BOCHE VEXE, Dans un compartiment d'un train allant de Bruxelles à Anvers, un officier allemand est installé avec le sans-gêne qui caractérise les Boches de toute catégorie : assis, ou plutôt vautré dans un coin.il a allongé ses longues jambes et posé ses énormes pieds sur le coin d'en face.Une Bruxelloise monte dans le compartiment \u2014 faute de place autre part \u2014 et, considérant le grossier personnage, dit à sa voisine: \u2014Ï1 y a des gens qui abusent vraiment des mauvaises manières.\u2014C\u2019est pour moi que vous dites ça ?demande le \u2018I'euton.\u2014 Non, répond froidement la Bruxelloise, c'est seulement pour vos pieds.\u2014Je mets mes pieds où j'estime en avoir le droit.Si ça me plaisait, je les mettrais même dans le filet.\u2014(Ça, je vous en défie bien ! \u2014Et pourquoi?\u2014Parce que le filet n'est là que pour les petits bagages.* * * FOLDS LOURDS.La mer monte vite dans certaines plages étroites et encaissées.Une grosse Anglais2 était en train de pêcher des crevettes dans des rochers qui prolongent les falaises bretonnes de Ploërmel.Soudain elle s\u2019aperçoit que de tous côtés l\u2019eau l'a entourée ; la voilà isolée sur le dernier rocher que la mer laisse encore à découvert.Elle appelle son mari, un tout petit bonhomme malingre, qui accourt.Mais, constatant que l'effort serait vain, il renonce à toute tentative de sauvetage.= La brave femme est affolée ; et la voilà qui, de loin, fait une scène cpouvantable à son petit mari.\u2014 Si vôs étiez seulement la moitié de l\u2019homme que vès devez être, vous me tireriez de là! Mais le petit homme ne s\u2019émeut pas ct répond, très calme, avec tout le flegme britannique : \u2014Ma chère amie, si vôs étiez seulement la moitié de la femme que vos êtes, ce serait déjà fait ! so: JA CHARRUE DEVANT LES BOEUFS! Un écolier qui, dans une pièce de collège, avait un role de deux mots: \u2018\u201cSonnez, trompettes !\u201d s'écria dans son émotion : \u201c\u2019l'rompez, sonnettes !\u201d Citons encore ce comédien de profession, né pour moucher les chandelles, qui ayant à dire: \u201cC\u2019en est fait, il est mort\u201d.s\u2019écria avec componction : \u201cC\u2019en est mort, il est fait\u201d.Que cet autre, aux genoux de la belle, qui s'écrie avec enthousiasme: \"Un mou de veau\u201d, au lieu de: *Un mot de vous\u201d.Et cette actrice de province jouant Camille, qui dit à son frère et à son amant: \u201cQue l'un de vous me tue et que l'autre me mange\u201d (me venge).Et cette autre qui chargée du role d\u2019Agrippine, au lieu de: \u201cMit Claude dans mon lit et Rome à mes genoux\u201d, se trompa ainsi: \u201cMit Rome dans mon lit et Claude à mes genoux\u201d. 4 LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.Vol.XLI \u2014 No 10.\u2014\u2014 | LES MYSTERES DE MONTREAL Roman de Mœurs \u2014 Par feu Hector Berthelot, fondateur du \u201cCanard\u201d (Suite) It OU LE COMTE COMMENCE A AVOIR PEUR DE L'HOMME AU CHAPEAU DE CASTOR GRIS.Vers dix heures le soir du méme jour, une voiture de louage s'arrêta devant la résidence du comte de Bouctouche.Une dame enveloppée d'un chile, une servante portant un enfant daus ses bras ct le comte montèrent dans la voiture et baissèrent les stores.Le cocher fouetta ses chevaux qui se lancèrent au trot en montant la côte à Barron.Le comte ct la comtesse avaient pris toutes les précautions pour ne pas être reconnus sur la route.La servante qui portait le petit vicomte sur ses genoux n'était autre qu\u2019Ursule, l'amante de Bénoni.Ja voiure suivit les rues Sherbrooke et St-Laurent et passa à travers le village St-Jean-Baptiste.Le cocher ne ménageait pas les chevaux et leur faisait tenir un train de quatre lieues à l\u2019heurc.Une dizaine de minutes plus tard l'équipage du comte était sur le chemin du Sault.L\u2019équipage du comte de Bouctouche se lança ensuite sur la route de Ste-Rose.L\u2019atmosphére commençait à se vicier dans l\u2019intérieur de la voiture et le comte fit relever les stores ct baisser les glaces afin de donner accès à l\u2019air du dehors.Ursule qui était assise en face de la comtesse, le dos tourné au siège du cochcr, jeta un regard au dehors et vit au clair de la lune un nuage de poussière qui s'élevait sur la route à deux ou trois arpents en arrière de la voiture.Elle dit à la comtesse :\u2014Madame, je crois qu\u2019il y a une voiture par là-bas qui cherche à nous passer.Le comte sortit la tête de la voiture.Il vit un \u201cdog cart\u201d dans lequel était une seule personne.Cette dernière modérait l'allure de son cheval et semblait ne pas tenir à passer la voiture du comte ni à s\u2019en rapprocher de trop près.Le cocher, d\u2019après les ordres du comte, arrêta à la première hôtellerie de Ste-Rose et fit boire ses chevaux.Le dog-cart continua sa route un peu plus loin ct s'arrêta près du pont.La personne qui était dans cette petite voiture portait un feutre aux larges bords rabattus sur ses yeux.Sa bouche ct son menton disparaissaient sous une barbe épaisse et rousse.En passant près de l'hôtellerie où était entré le comte, l'inconnu ne tourna pas la tête et il continua sa route comme un voyageur qui connaissait parfaitement le district.Le comte paraissait très intrigué par l'arrivée de cet étrange personnage.Il s\u2019était placé dans l'embrasure d\u2019une fenêtre, et avait écarté discrètement un coin des rideaux en tapisserie qui masquaient le chassis.Il n\u2019avait jamais rencontré auparavant l\u2019homme qui était dans le dog-cart et ses traits lui étaient complètenient inconnus.Il se mordit pourtant la lèvre inférieure et frappa avec le manche de son fouet la tige d\u2019une de ses bottes à l\u2019écuyère.Si c'était an limier lancé sur sa piste par M, Caraquette.Enregistré conformément à l'acte du Parlement du Canada, en décembre, mil huit cent quatre-vingt dix-huit, par A.-P.Pigeon, au bureau du Ministre de l'Agriculture, à Ottawa.Le comte fit résonner un timbre sur une table au milieu de l'appartement.Le commis de bar parut et le comte lui demanda des rafraichisse- ments.La comtesse prit un verre de vin chaud et Ursule se contenta d'un peu de gin.Le comte prit un verre de citron avec un peu de siphonnette ct paya la consommation.En partant il demanda au propriétaire de l'hôtel s'il avait vu passer l\u2019homme dans le dog-cart.L'hôtelier dit que l'individu devait être un étranger dans ces parages, car c'était la première fois qu\u2019il le voyait.Le comte, la comtesse et Ursule avec l'enfant remontèrent dans la voiture dont les chevaux reprirent un train de quatre lieues à l\u2019heure.Il était alors minuit moins quatre minutes, En passant sur le pont de Ste-Rosc, l\u2019allure des chevaux fut tempérée.Les glaces de la voiture avaient été baissées et la brise du soir venant de la rivière rafraichissait sensiblement l\u2019intérieur du véhicule.Tout à coup, pendant que la lune était voilée par un nuage qui passait, les personnes qui étaient dans la voiture entendirent un bruit étrange et quelque chose de noir entra dans la voiture et tomba sur la figure du vicomte que était endormi sur les genoux d\u2019Ursule, La bonne mit la main sur cet objet étrange.Elle toucha quelque chose de froid, de velu et de visqueux.Elle poussa un cri déchirant.\u2014O mon Dieu, madame! Une souris-chaude, une souris-chaude collée sur le visage du petit ! La comtesse poussa un soupir, pâlit et s\u2019évanouit.Le comte enleva l\u2019oiseau nocturne de la figure de son fils ct lc jeta hors de la voiture en disant : \u2014Voilà un sinistre présage ! * x Xx Vers une heure et demie du matin, le comte et la comtesse traversaient Ste-T'hérèse.Tout le monde y dormait, pas une lumière ne brillait dans le village.: Ils n\u2019entendirent pour tout bruit que les hurlements des chiens éveillés par les roulements du carrosse et alternant avec les notes graves des oua-ouarons chantant dans les marais.Les voyageurs passèrent inaperçus à Ste-Thérèse ct s\u2019engagèrent dans la route de St-Janvier.Rien n\u2019est plus monotone que le trajet entre Ste-Thérèse -et St Janvier.Une savane longue de six milles sépare les deux paroisses.La végétation y est sombre et triste, pas un colon n'a encorc construit son habitation sur cette route toujours déserte.Ce chemin s'appelle la Grande Ligne.Quelquefois les roues s\u2019enfonçaient jusqu'aux moyeux dans une terre forte désagrégée par les dernières pluies, quelquefois le carosse roulait sur un terrain plus sec et le sable sous le sabot des chevaux s\u2019élevait en épais nuages.La comtesse cognait des clous.Le comte sortit sa blague et chargea sa pipe d\u2019écume cernée avec laquelle il tira quelques touches pour opérer une diversion à l\u2019ennui de a route ll jeta un regard en arrière de la voiture et s\u2019aperçut qu'il était sui- Vol.XLI \u2014 No 10.vi par quelqu'un monté sur un buck beard.Ce ne pouvait pas étre M.Caraquette, car celui-ci conduisait un dog-cart, Le comte fut rassuré.Ursule s\u2019était laissé gagner par le sommeil, Lêlle paraissait en proie à un affreux cauchemar.Elle rêvait sans doute à Bénoni qui dormait sur les dures paillasses de la géole.N\u2019était-elle pas la cause de sa captivité ?Le petit vicomte râlait dans son sommeil ; il était facile de voir à son oppression que ses forces s\u2019épuisaient d'heure en heure.Vers trois heures du matin la voiture du comte s\u2019arrétait à la porte de l'hôtel Campeau à St-Jérôme.Cinq ou six coups de manche de fouet Lien appliqués sur la porte eurent pour effet d\u2019éveiller l\u2019hôtelier qui fit entrer les étrangers dans lc salon.Il assigna à chacun une chambre et sortit pour faire entrer les chevaux dans l'écurie.Le comte conduisit sa femme à sa chambre à coucher et cMescencit au salon où il fit appeler le propriétaire de l\u2019hôtellerie, Il demanda à l\u2019aubergiste s\u2019il y avait dans le village un cottage de première classe à louer.L\u2019hôtelier lui répondit que moyennant une dizaine de dollars par mois, il pourrait touer un véritable petit château de l\u2019autre côté de la rivière, construit sur un côteau commandant une vue de tout le village.Il y avait jardin, verger, écuries, avec criconstances et dépendances tenants et aboutissants.M.de Bouctouche dit qu'il irait voir la propriété dans la matinée ct il recommanda à l'aubergiste la plus grande discrétion sur Ia présence de la comtesse et de son enfant dans l'auberge.Le comte alors se retira dans son appartement.Ursule et la comtesse se déshabillèrent et quelques minutes après tout le monde dormait à l\u2019hôtel Campeau.(à suivre.) :0: Pourquoi il faut faire pipi dans son mouchoir à Montréal 11 est une anomalie chez les puritains qui ont imposé la fermeture des buvettes à 9 heures du soir, qui force les citadins et encore plus les \u201chabitants\u201d qui viennent visiter notre grande métropole, à être dans l\u2019obligation de se servir, passé 9 heures du soir, de leur mouchoir pour des fins que cet indispensable article de toilette n\u2019est pas usité de servir, triste dérision de la nature humaine, et il est vrai de dire ou plutôt de chanter: \u201cQu'\u2019ils sont heureux les chiens, ils font pipi dans la rue\u201d, ce dont j'aurais voulu être capable de faire si un des cerbères de Médéric Ter ne m\u2019en eût empêché.J'étais à ce moment au coin des rues St-Laurent ct Ontario cherchant de l'oeil un tout petit endroit assez caché qui m'aurait empêché de faire pipi dans mon mouchoir, quand au même instant un affreux roquet sale ct crotté faillit me faire tomber en me barrant les jambes, et cet animal, qui sans doute fait l\u2019adoration de plusieurs de nos vierges folles, s'arrête à quelque dix pieds de moi et s\u2019accroupit pour faire pire que ce que j'avais moi-même envie de faire, et ce sous l'oeil paternel du gros policeman qui fait la garde des coins Ontario et St-Laurent.Je le regardai et admirai ce regard plein de béatitude, de contentement et de soulagement même qui se dégagcait de ses gros yeux d'un rouge sale ct je concluai qu\u2019à Montréal la race canine a plus de privilèges ot de liberté que la race civilisée.Oh! civilisation ! Où nous mènes-tu ?JIBELE.LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.La Chanson des Trois Belles Filles C'était un beau régiment Passant par un village, Devant lui, superbement, \u2018Tambours faisaient tapage! Quand au seuil d\u2019un cabaret, Possédant treille et bosquet.Parurent, le nez au vent, Sous le grand soleil levant Trois filles Gentilles, Avec des yeux de velours, \u2018Où s'allumaient les amours ! Peste! dit un caporal Au galoubet sonore, Je trouve mon idéal, Dans ces yeux pleins d'aurore! Quand le chemin est poudreux, Îl tie faut pour être heureux, Au soldat, joyeux luron, Que vieux vin, jeune tendron ! Fillettes Coquettes, Baissez vos regards si doux, Vers l\u2019humble pousse-cailloux ! Cristi! fit un lieutenant En frisant sa moustache, Près d\u2019un minois ravissant Ton muscau ferait tache ! Il n\u2019est tel que les galons, Pour que Margots, Jeannetons, Lancent leurs bonnets mutins, Par-dessus les vieux moulins ! Mignonnes, Friponnes, Ces rustauds se tiendront cois.J'pi des baisers pour vous trois! Et le bon vieux colonel, Tortillant sa barbiche Lin chevauchant, solennel, Disait : Ventre de biche! Par ce beau jour de printemps, Je regrette mes vingt ans, Mon plumet de St-Cyprien Qui, jadis, m'allait si bien! Poulettes, Bien faites, Pour les antiques briscarts, Ne gardent que des brocards ! Soudain dolman et manteau, Tout couverts de poussière, Parut le porte-drapeau, Dressant sa hampe fière ! C'était un hardi garçon, Mais à son cou, sans façon, Se pendirent un instant, Les trois filles en chantant : Folie, Jolie, Dans ce fier sous-lieutenant Tmbrassons le régiment ! Auguste FAURE.CONCOURS S\u2019il n\u2019y avait plus de Papier rt QU\u2019ARRIVERAIT-IL ?se ., .Il s\u2019agit de répondre à cette question par un mot, une phrase ou un article comique, fantaisiste ou original.Pa N'écrire que sur un seul côté du feuillet et bien lisiblement.Nous publierons les bonnes réponses. 6 LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.Vol.XLI \u2014 No 10.INDISCRETIONS ET POTINS.\u2014 =] ECHOS MONDAINS M.Jos.À.St.(marchand de Montréal), à passé le Jour de l'An avec son amie, (une grosse blonde) daus un hôtel de Québec.Mme Jos.A.Sn'était pas de la partie, naturellement ! :0: LE MAITRE NATIONALISTE M.Bourassa a laissé tomber de ses lèvres tout récemment cet aphorisme : \u2014In n\u2019est jamais mieux lu que par soi-même, ° Ce serait un petit jeu de société de deviner où, en quelle circonstance, à propos de quelle lecture, ce mot a été prononcé, :0: PAILLE ET POUTRE Un petit garçon accourt auprès d'un sergent de ville et lui demande tout en pleurs: \u2014M'sieu l\u2019agent.venez vite arréter un méchant homme qui.de casser mon cerceau avce sa bicyclette.\u2014Vraiment?Où cst-il ?\u2014Vous l'attraperez facilement: il est Aans l'autre rue, chez le pharmacien où on l\u2019a porté avec la tête fendue, :0: MADEMOISELLE L.DE LA RUE ST-D.qui vient Mlle L.habite la rue St-D.Cette brune aux yeux incendiaires, se présentait tout dernièrement chez un de nos médecins les plus littéraires, bien connu pour ses études de psychophysiologie, le docteur M., et venait le prier de lui suggérer: 1° de voir sans répulsion un monsieur entre deux ages, obese et chauve, qu\u2019on a surnommé dans le monde industriel qui fait la fête le Gros; 2° de lui faire oublier l'élu de son coeur, qui est artiste connu.Un peu interloqué, le docteur M.n\u2019a pas cru devoir entreprendre cette cure singulière, ct avec cette courtoisie aristocratique qui lui est familière, il a gravement prié Mlle L.de s'adresser à un spécialiste des maladies du coeur.\u2014J'ai donc le coeur malade?s'est-clle écriée, inquiète.\u2014Vous êtes une lithocardiaque: vous avez des petits calculs qui se forment dans les venteicules.Faites attention: votre coeur se changerait en pierre.Mite L.cst affolée.10: PRUDERIE Il y a quelques mois, dans une réunion artistico-mondaine, un groupe de jeunes femmes papotait avec animation, À nous ne savons quelle question, l\u2019une d'elles, femme du monde authentique, et qui, en cette qualité, ne recule pas devant certaines fibertés de langage, répondit pas un \u201cje m'en fiche\u201d retentissant.( Devant cette interjection assez inoffensive, une fort jolie personne, à la chevelure d'un blond rar, rectifia, d'un air offusqué; \u2014Vous voulez dire sans doute, madame, que la chose vous est indifférente.La j'm\u2019enfichiste accepta avec un sourire cette leçon de convenances, mais elle demanda à la maîtresse de maison le nom de la dame si facile à scandaliser et qu\u2019effarouchait un innocent verbe dès longtemps enregistré par Paris.\u2014Madame G.V.C., lui répondit-on d'un ton pénétré.Nos lecteurs scront-ils étonnés d'apprendre que Madame G.V.C.est la même dont il a été souvent question ces jours derniers à propos de cabale d'élections ?Titulaire d'un nom beaucoup moins ronflant, ex-employée de bureau ct fille d\u2019une femme de ménage de Québec, la \u201cpetite amie\u201d de M.X.avait lessivé dans l'eau du Saint-Laurent ses origines roturières.\u2026 Mais elle \u201cen mettait\u201d trop et tombait bien vite dans cette \u201cpruderie du langage\u201d que le bon poète Germain Beaulieu déclare \u201cmerveilleusement adéquate à l'entrée dans la vie sociale des agents d'immeubles enrichis et des ouvrières triomphantes\u201d.rr C'ETAUF LUI! Quand nos grands hommes voyagent en Lurope, il ne faudrait pas croire qu'ils n'ont pas leurs petites aventures.Qui ne se rappellent que M.S., un de nos braves restaurateurs de la rue Saint-Joseph, fit un jour un voyage à l\u2019aris dont il parlait à ses clients dix ans plus tard, comme s\u2019il en arrivait.\u2014\u201cJ'étais un jour au Louvre\u201d, racontait entre autres choses M, S., \u201cje regardais les beaux tableaux, quand tout à coup je vis passer un homme coiffé d'un grand chapeau, vêtu d'une blouse déchirée et d'un pantalon.en tire- bouchons.Je montrai l'individu au guide qui m'accompagnait, en lui disant: c'est tres beau ici mais on ne devrait pas laisser rentrer des gens aussi mal habillés.\u2014\u201cSavez-vous quel est cet lionnne que vous trouvez si mal habille:\u201d demanda le guide, \u2014\u201cNon\u201d, répondis-je.\u2014\u201cVous avez admiré les beaux tabteaux de Raphaël tout à l'heure\u201d, continua le guide, en me parlant tout Las\u2014\u201cOh oui!\u201d m\u2019écriais-je.\u2014\u201cEh bien, ce type mal vêtu, dit le guide, c\u2019est Raphaël!\u201d Et M.S.ajoutait emphatiquement : \u2014\"\u201cC'était Raphaël !\u201d me * ° =x M.Viau, le grand fabricant de biscuits, qui a donné son nom à une ville, était à Paris lui aussi, un jour.M.Viau était un brave bourgeois qui pesait bien près de 300 livres.Un soir, il flânait dans un café.Un autre très gros monsieur était assis près de lui.\u2014\u201cNous sommes obèses tous les deux\u201d, dit lc gros monsieur à M.Viau, \u201cSi vous voulez savoir ce que je fais.moi, je fais de la bicyclette.\u2014\u201cMoi\u201d, dit M.Viau, \u201cje fais des \u201ccrackers\u201d.Semaine Prochaine dans \u201cLe Canard\u201d \u201c\u201cTu Coucheras pas avec Moman !\u201d \u2014 OÙ \u2014\u2014 Bout de Bibi a de la Volonté Drame très dramatique en une seule scène unique et sans en- tr\u2019actes, par Alfred Machard.Cette étude d\u2019actualité est d\u2019une moralité spéciale, mais la \u201cSans Sûre\u201d, dans l'intérêt national des maris et de la patrie, a toléré la publication de chef-d'oeuvre de littérature croustillante.Donc, à Dimanche Prochain ! Vol.XLI \u2014 No 10.LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918, 32| MOTS D'ESPRIT ILLUSTRÉS | \u2014Pauvre ami, qui doit porter une si lourde charge de paquets, \u2014Je fumerai, madame, sans même vous en demander la permission.\u2014Cane fait rien, chérie, puisque mon portefeuille \u2014Mais, monsieur.\u2014Parce que je sais que les jeunes et jolies femmes sont habituées à l'odeur de notre affreux tabac.est devenu d'autant plus léger.> .\u2014Fumez, monsicur, fumez! HEA Te SA .[Ji Rs rs FE, y GEL 27 FU caf 8 2 , » A J cd ~ ,\u2014Pour I'amniversaire de notre petit Toto, je lui ai chet Jn tambour, pourvu qu\u2019il ne le crève pas.Qu'est-ce que tu comptes lui acheter, toi?us ., : : .\u201cta \u2014Réflexinn faite.ch bien, un petit couteau ! Tu vois, Jules, avec un nneud de cravate bien fait, on est tout de suite plus élégant.\u2014Vous avez de l'audace de venir mendier le soir si tard! .\u2014Excusez-moi, monsieur, j'ai beaucoup de un boucher?Le patient \u2014 Oh!.non pas! les bouchers tuent souléverai le monde\u201d! Le chirurgien \u2014 Vous devez me prendre pour \u2014On peut tout faire avec les chiens.Archimède wa-t-il pas dit: \u201cDonnez-mois un \u201clévrier\u201d et je clients à visiter, je suis obligé de faire des heures supplémentaires !.\u2026.avant d\u2019écorcher ! 8 LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.Vol.XLI \u2014 No 10.Le Canard EXTRA Nouvelles, Potins, Rumeurs, On-dits, Ragots, Racontars, Dépêches, S.O.S.par T.S.F.reçus C.O.D.par le \u201cCanard\u201d, après l\u2019impression des 108,000 premiers exemplaires de notre édition d\u2019aujour- d\u2019hui, et que nul autre journal en Amérique ne pourra, ne devra ou ne publiera après nous.Service exclusif à l\u2019usage exclusif de nos lecteurs qui ont confiance que le \u201cCanard\u201d ne publie pas de \u201cCanards\u201d.* | * Son Honneur le Maire Médéric Martin vient d'être l\u2019heureux père d'un projet de règlement à l\u2019effet de se faire proclamer candidat perpétuel du mouvement nationaliste mais pas perpétuel.(Sous toutes réserves.) * * * Le \u201cCanard\u201d est en mesure d'affimer que M.Crassepart Pety possède un graphophone aphone car Mary Kasque-pue-en-l\u2019air, dont l\u2019ouïe est potable les jours de pluie, n\u2019a pu en sentir l\u2019ozone, * = Au nom de la Province de Québec, Sir Varice Lenoir vient d\u2019envoyer i T'i-Georges ses souhaits de Nouvel An.» .«\u20ac Dans quatre semaines et sept jours la paix sera en voie d\u2019accouchement.* x * On nous informe que Sir Robert Borden ferait un bon moine avec Doherty comme complice.Demain le thermomètre marquera un degré nouveau dans le mercure.:0: CARNET D'UN BOCHE.LES CHIENS Notre contrôleur des vivres, l\u2019ami des Flavelle et de tous les trus- tards, qui a été nommé à ce poste, non pas pour soulager le peuple canadien, mais pour aider à l'Angleterre à s\u2019approvisionner, va faire un coup d\u2019éclat, Il va imposer une lourde taxe sur les chiens.| Il a déjà été question de les taxer de telle façon que seuls les fournisseurs de la guerre eussent pu s'offrir le luxe d\u2019un simple caniche.Depuis, le prix élevé du sucre a compromis le don bi-quotidien du \u201cpetit susticre au petit chienchien de sa mémère\u201d.Ët voici que des Brutus caniches s\u2019écrient : \u2014Mort aux cabots! Ces animaux mangent des pâtées qui diminuent notre stock de blé, des os qui sont prélevés sur notre cheptel national.Certaines levrettes portent des \u201cpanetots\u201d alors qu'il y a une crise de la laine et méme du coton! Le collier d\u2019un molosse exige au moins autant de cuir qu\u2019un talon Louis XV et il y a une crise de cuir! Les chiens sont des gueules inutiles.Saerifions-les sur l'autel de la patrie.\u201cSalus populi.\u201d Mon pauvre Fritz \u2014 je l\u2019ai nommé ainsi bien avant la guerre, et si c\u2019était à recommencer je ne sais pas quel nom je lui donnerais, car il y en a tant de nos jours, que l\u2019on peut donner à un chien sans trop le déprécier \u2014 mon pauvre Fritz s\u2019est ému et il s\u2019est écrié : \u2014Chiens, mes amis, vous êtes en danger.C\u2019est le moment de vous défendre, de montrer les dents! Et en me léchant les mains, il me dit sérieusement : \u2014Je suis un chien inutile, mais faut-il tuer tous les êtres qui ne sont pas utiles à la guerre?S\u2019il en est ainsi, quel massacre! Au surplus, les chiens, mes frères, n\u2019ont-ils rendu aucun service à la patrie?N\u2019y at'il pas des chiens esquimaux qui traînent des mitrailleuses, d\u2019autres qui accompagnent les patrouilleurs, veillent aux côtés des sentinelles dans les postes d\u2019écoute, recherchent les blessés sur le champ de bataille ?Te parlerai-je, à mon maître, de tous ces chiens qui, dans les villes bombardées, sont restés à la maison et tiendront eux aussi jusqu\u2019au bout?As-tu pensé à ces chiens qui attendent le retour de leur maître parti depuis si longtemps et qui peut-être ne reviendra pas?Le pauvre clebs est- de la famille, lui aussi, et souvent, dans la lettre du poilu, il y à Un mot pour lui, un mot qu\u2019il comprend bien quand on le lui dit d\u2019une voix tremblante.O mon maître, tuer les chiens, alors qu\u2019il y a tant d\u2019aveugles! Et après cet effort oratoire Fritz fut soudain pris d\u2019aliénation mentale, et dans son délire des mots incohérents sortaient de sa bouche écumante: \u201cSévigny.meubles.apostasie.\u2026.\u201d TIBI QUESTION Lecteur caustique, veuille Me dire, mon ami, Ce que c\u2019est qu\u2019un mi- Nistre sans portefeuille.L'un, dit-on dans l'instant, Connaît bien son affaire.Et l\u2019autre pourrait faire, Peut-être, un président.Mais les uns et les autres, Réponds-moi, cher lecteur, Sont-ils à la hauteur Et sont-ils fiers apôtres ?On les dit très subtils Et purs de tout esclandre.C'est vrai.Mais, 3 tout prendre, A quoi nous servent-ils ?oO Ce ne sont pas des cuistres ; Mais quel est leur mandat?.Des ministres d\u2019État?Ou des tas de ministres ? Vol.XLI \u2014 No 10.LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.9 A quoi a servi Bourassa?* .8 J.H.Roberts a enlevé sa bougrine, xT L'Australie n'aime pas la conscription.«te Et, pourtant, Québec est la plus britannique des provinces, ag Dites : Lieutenant Caramel Blondin s.v.p.W.C.C.O.D.* + * Bientôt Médéric ne mangera plus que de la mar.garine.«%s Bravo! Francoeur, vous avez bien mérité de la patrie française.» .»# Il est député et il ne peut même pas me faire avoir une place du gouvernement, xx Par un temps pareil on ne dira pas que la glace va être rare en juillet, .ed .* 0 Ce n\u2019est certainement pas le bon moment pour crier avec à-propos : \u201cO z2'Hanna !\u201d \" Il ne faut pas dire le \u2018\u2018contrôleur des vivres\u201d ni le \u201cdictateur des vivres\u201d, Il faut dire: \u201cVive le farceur des vies!\u201d * * * - On cherche les unionistes qui sont réellement pour l\u2019Union et on.n\u2019en trouve pas.° \u201c = La devise que pourrait adopter (en bon père de famille) M.Ernest \u2018Tremblay : \u2014 Pardonnez, Ô vous, de qui je ris, je suis le premier à rire aussi de moi, = +.*« On dit que la race canadienne-française (côté unioniste) comprend certains anglifiés qui n\u2019ont peut-être dans les veines que le sang dont parlait le saltimbanque Harry Lauder.= » =» Publicité: Lu, à Trois-Rivières, à la devanture d\u2019un fabricant de gommes : \u201cJeunes filles avec tache, achetez la gomme L.La gomme Lefface tout !\u201d +s Les Américains se débrouillent en France: \u201cOh! the language ain\u2019t hard.As long as you remember a few phrases like \u201cJ'ai faim\u201d and \u201cEmbrassez-moi\u201d and \u201cSacré\u201d and \u201cJe vous aime\u201d, ye won't have no trouble.\u201d ** Dans l\u2019 \u201cEvénement\u201d : \u201c.Deux heures et demie se sont écoulées depuis notre départ.Cependant le moteur paraît haleter, Il fait des faux pas comme le coeur d\u2019un malade.Ses incohérences augmentent, puis il se tait.\u201d Malheureusement l\u2019auteur, lui, continue, Le \u201cCanard\u201d, se fichant de la \u201cSang Sûre\u201d, déclare hautement, au risque de se faire fouter à la géole, que le prix du beurre devra baisser à 45 degrés au-dessous de zéro; que les oeufs devront coûter moins cher que les poulets du printemps ; que le lait devrait se vendre 5 cents ct que les pains qu\u2019on recevra le seront gratuitement.* x De la \u201cTribune\u201d de St-Hyacinthe: \u201cIndisposition.\u2014 Nous apprenons avec regret que Mme Z., femme du commandant, est obligée de garder le lit.Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.\u201d Est-ce que tous les mois cette bonne dame s\u2019adonne à pareille publicité?* x x Le \u201cSoleil\u201d en prend d\u2019excessives avec la langue française.Il termine l\u2019histoire d\u2019une querelle de ménage suivie d\u2019un pugilat conjugal\u201d par ces mots: \u201cLa dame L.a le portrait légèrement démoli.\u201d On aimerait voir la \u201cbobine\u201d du rédacteur de ce journal si bien écrit.* Un collègue demandait à M.Cousineau ce qu\u2019il voudrait être s\u2019il était appelé à faire partie d\u2019une combinaison ministérielle, \u2014Vous connaissez ma paresse, dit Philémon, Eh ! bien, je voudrais être sous-secrétaire de ministre.Je crois que je n\u2019aurais pas à me donner d\u2019ampoules, * \u201d * Du \u201cSpectateur\u201d de Hull ; \u201cA l\u2019Odéon, \u201cLa Demoiselle dé Far-West\u201d, sketch américain deux fois millénaire.\u201d Ce sketch, qui date d'avant Jésus-Christ, est sans doute joué en costume du temps?.\u201c Il est peut-être trop tôt pour se poser une semblable question ; cependant, pour ceux qui ont suivi la campagne de presse anglaise d\u2019avant la lutte, et qui ont été à même de goûter à la prose orangiste depuis que la bataille est terminée, savent que le temps est arrivé de préparer, de suite, le terrain sur lequel nous devrons nous appuyer, nous surtout de la province de Québec, que l\u2019on menace des cent coups, * * * La question de la repopulation demeure la plus grave pour l\u2019avenir.On a proposé des quantités de choses généralement ridicules pour la favoriser: réduction d\u2019impôts de dix ou vingt dollars par an, Croix Victoria à la mère de douze enfants, etc.Pourquoi ne priverait-on pas des droits politiques les célibataires au-dessus de vingt-huit ans et les gens mariés au-dessus de trente qui n\u2019auraient pas d'enfants?Ni électeurs, ni éligibles.Prenez la liste des parlementaires et des ministres actuels, y compris Borden, et vous vous amuserez en constatant le déchet.C\u2019est un joli jeu de société qui peut se jouer au lit pendant les soirées sans charbon.es. 16 LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.Vol.XLI \u2014 No 10.LE THEATRE A NEW-YORK (Du correspondant new-yorkais du \u201cCanard\u201d.) Dans le monde artistique canadien-français de New-York, les fêtes se sont passées assez gaiement.Plusieurs cle nos artistes se sont absentés, c\u2019est ce qui fait que je n\u2019ai pas pu leur souhaiter une bonne nouvelle année et leur formuler mes voeux de succès pour 1918.Mais s\u2019il n\u2019est pas encore trop tard, voici les voeux que je fais à mes compatriotes new-yorkais: A Eva Gauthier, de continuer sa série de succès de l\u2019Aeolian et Carnegie Halls et de l\u2019Hippodrome.Eva Gauthier, la petite Canadienne remuante d'Ottawa, est certainement la compatriote qui nous fait le plus honneur en ce moment à New-York, A Emiliano Renaud, qui est allé passer le Jour de l'An à Montréal, je lui souhaite de mieux se peigner en 1918 qu\u2019en 1917.À Alfred Laliberté, de Carnegie Hall, de donner un peu de \u201cslack\u201d à Scriabine.A Albert Clerk-Jeannotte, de continuer d\u2019être digne; à son beau-frère, Wilfrid Pelletier, de continier à épater les artistes européens du Metropolitan.A Langevin, de ne pas fréquenter le studio de Suzanne si souvent: Anne p'tite chance aux amis, Orphée.* * * Je suis très sensible aux marques d'amitié et d'estime dont j'ai été l\u2019objet de la part de mes amis de la \u201cprofession\u201d, à l\u2019occasion du Nouvel An.Comme je ne puis pas leur écrire à tous, je tiens à les en remercier ici bien cordialement.A tous, je dis: Comme mes amis sont les vôtres, et comme le métier d\u2019acteur exige quelquefois des déplacements, des séjours dans des villes lointaines, etc., si vous le voulez bien, nous allons obvier à ces contretemps, en faisant une excursion dans mon courriér.De cette façon, vous aurez des nouvelles de mes autres amis qui sont aussi les vôtres, et nous passerons quelques minutes agréables ensemble.* * * Allumons une pipe, ouvrons le tiroir, trillons dans le tas, et tapons le typewriter: Voici une carte d\u2019Aramini, qui m\u2019écrit ae Philadelphie, où il triomphe avec le célèbre acteur David Warfield.Bravo, ami, nous vous admirons tous.Bégin me dit que vous étiez à Montréal en même temps que moi, en promenade forcée, pour voir votre vieux père, qui était malade.Je regrette que nous ne nous soyons pas rencontrés.x x * Voici, en partie, une lettre que m\u2019écrit de Cincinnati, Ohio, ce bon Guy Faviéres: \u201cJe vous remercie infiniment pour les articles que vous m\u2019avez envoyés.J'aurais voulu le faire plus tôt quand j'ai reçu votre premier envoi, c\u2019est-à-dire l\u2019article sur \u201cHamilton\u201d: Je n\u2019avais pas votre adresse.Pour moi, tout continue d'aller très Lien et je n\u2019ai qu\u2019à me louer de l'attitude bicnveillante et du public et de George Arliss, véritablement exquis, et aussi de tous mes camarades actuels.\u201d ss & * D'une charmante actrice franco-américaine, qui a laissé d'excellents souvenirs à Montréal: \u201cNew-York, le 31 décembre, 1917.\u2014Mon cher M.Bourgeois: Merci bien pour votre bonne lettre, et I'exemplaire de la \u201cPresse\u201d contenant votre intéressant article à propos des artistes franco-américaines.Je suis bien contente que vous ayez aimé notre pièce.Elle est bien amusante, n'est-ce pas?Avec toutes les félicitations de la saison.Bien à vous, LOTTA LINTHICUM.\u201d (Cohan & Harris Theatre).Ç Tan = Du: directeur du Salon des Annales aux Etats-Unis: \u201cCher Monsieur.\u2014Pour des raisons que nous vous expliquerons, nous ne sommes pas allés au Canada à Noël.Nous aurions grand plaisir à vous voir à notre matinée du 2.Nous allons commencer le 10, une série de causeries en anglais, comme vous le verrez par ce programme.Bonne et fieureuse année \u2014EMILE VILLEMIN.\u201d * Tiens, une autre lettre de Philadelphie.C\u2019est de la sémillante Théne Bordini, qui n\u2019engendre pas la mélancolie: (28 décembre 1917).\u201cMon cher Monsieur Bourgeois\u2014Bien reçu les journaux.Je vous remercie infiniment de votre aimable attention.J'ai toujours, je peux l'avouer un grand plaisir à lire un article dans Un journal concernant ma petite personnalité, surtout aussi élogieux que le vôtre, Le rôle de la cocotte, hélas! est bien cffacé, et je préfère, \u201cà mon goût\u201d, mon rôle de fiancée.\u2018Triomphe ici pour \u201cHitchy-Koo,\u201d recettes formidables : Hitchcock et Léon Errol sont tellement merveilleux.Encore mille fois merci.\u201d - * oy + Voici une aimable invitation de Karl K.Kirchen, l\u2019humoriste du \u201cNew York World,\u201d directeur de la publicité pour les entreprises théà- trales Hitchcock & Goetz, les directeurs de Mlle Bordinj: (Dec.24th) \u201cDear Mr.Bourgeois \u2014T'he new revue \u201cWords & Music\u201d has its pre- miére to-night.You will be welcome any time.Of course, New Year\u2019s eve is always a big night in the theatres and I would suggest that you select another evening for your visit.Drop me a line at the Fulton Theatre.\u201d * * 3k De Pit Palmiéri.\u201cMontréal, 27 décembre.Mon cher Jos.Un mot à la hâte.Je suis toujours pressé comme un fou.J'ai reçu hier la visite de notre amie Mignon de Nancey, arrivant du Vieux Colombier de New-York.Elle était accompognée de Rose.(Censuré).Je leur ai fait une cordiale réception.(re-censuré).J'espère que tu es toujours en bonne santé et heureux de vivre.Ici c\u2019est assez tranquille et tout le monde est triste et morne depuis la défaite du Vieux Coq.\u201d *,* Je serais un ingrat si je ne remerciais pas ici, ma bonne tante Léa, qui m\u2019a envoyé, pour mes étrennes, une petite image de mon saint patron.Encore un bon garçon qui en a arraché dans sa jeunesse.TIZOUTE.:0: Le Gouvernement Borden veut chausser le peuple d\u2019Ontario Le prix des chaussures augmentant chaque jour, le gouvernement s\u2019est décidé, parait-il, à créer une chaussure nationale-unioniste qui rendra les plus grands services aux gens peu fortunés d'Ontario (naturellement)» On avait songé tout d'abord à adopter tout simplement la chaussure chinoise, mais dans notre Haut-Canada froid, il n\u2019y faut pas songer.On s\u2019est donc avisé de renforcer le cuir naturel en répandant dans toutes les classes de la société l\u2019usage des bains de pieds à l\u2019acide chromique.Le cuir du pied une fois chromé acquiert une résistance parfaite et une jolie teinte jaune qui imite à s\u2019y méprendre les faces des jin- goes de Toronto-la-Bleue, :0; AUX CORRESPONDANTS M.ROY.\u2014 Vos articles seront les bienvenus, mais il faut que \u20ac cela soit d'intérêt général.LUCIEN T.\u2014 Prenez garde aux personnalités.DORE NAVENT'.\u2014 Impossible de publier. Vol.XLI \u2014 No 10.LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.11 es pe - as = Fo > EE DB A 2 4 y ie ol 5 rR pi 5 (E \u2014\u2014\u2014 Au Firmament Artistique \u2014_ ET \u2014\u2014\u2014 Chez les Amateurs Potins, On-dits, Notes, Nouvelles et.Canards.Mauger fait ses affaires depuis deux semaines.» .* * \u2018Titi a le bonjour des dindes.* * * Yvette est en cage.* * Camille est plus que jamais à son pélerinage.+ * .+ Marino se console vite, * * * Napoléon est applaudi à la Feuille d'Erable.* Le vieux Parker est décidément un peintre de décors.Nous en connaissons des masses qui seraient heureux de passer pour son élève.- * * Mme Louise Carter est une artiste.- ° Dis donc, T'izoute, où sont donc les aventures extraordinaires de votre ami le Dr J.P.?C\u2019est le temps, ce roman pourrait passer après \u201cLes Mystères de Montréal\u201d.* * Cazeneuve est en train de changer sa guigne en luck.x * A Mlle Alice Magnan est une nouvelle étoile qui brillera bientôt d\u2019un éclat au firmament lyrique.* * * M.Gustave Comte est toujours un peu là quand il s\u2019agit de critique musicale.\u2018 x» a Bientot, sur 'écran: \u201cLa Tosca\u2019.= * + Ça change de poils au Familyx * ., Et cette grande actrice qui se permet de se faire voler des baisers en pleine rue et en pleine joue ?* * Quel est le meilleur voleur ?\u201cChi lo sa\u201d.* * * Le froid n\u2019empêche pas la Scheler au Cânadien de réchauffer les amateurs de tragédie, * On demande qui est Iéo No.?* .a *, * Bientôt \u201cRevue\u201d par M.C.in, * * LS N L\u2019Electra fait maintenant partie des théâtres de premier plan.* .ë * x « Cauvin, pourquoi ne pas entrflntr votre \u201cbull\u201d à sauter à la gorge des jeunes premiers?Vivit sub pectore vulnus, * .9 .* + .M.Gury, dit-on, a l\u2019intention d'aller jouer sur une plus grande scène qu\u2019à Montréal.D\u2019'aucun prétende qu\u2019avec ses idées avancées il ferait très bonne figure aux côtés de Lenine, le fameux bolshevikiste.= * * M.Pierre Christe n\u2019est pas Rip, de même que le revuiste Rip ne peut prétendre à-être un Christ.* Yvette Guilbert est au Théâtre da Vieux Colombier à New-York, La Griffe, Miral, La Griffe ! - .M.Duquesne ne fera pas pétaque dans St-Henri.* * M.Raymond Faure n\u2019est nécessairement pas celui qui a découvert les pilules du Dr Coderre.* * = Les toilettes de Mme D.ont beaucoup de talent.* * * Willy est un m\u2019as-tu vu comme on en voit rarement.* LC Fi » * * .- \u201c The Truant Soul\u201d est un film en huit parties, dà à la plume de Victor Rousseau, un auteur québecois actuellement dans le corps des ambulanciers.* * \u201cLe Mari de Ginette\u201d, opérette en trois actes de M.Félix I'our- drain, le maestra si avantageusement connu à Québec, sera représenté prochainement à Montréal.M.Fernand Dhavrol fera la mise en scène.* * s Au Ouimetoscope on se tape sur les billets de présence, * * On demande un correspondant de potins de théâtres pour le Nord de la villes * += Le cinéma Passe-Temps est un rival du St-Denis.* * * Canadiens, mes frères, encouragez les théâtres français.Cela vous paiera à la fin.\u20180: SUR LA SCENE DU C.P.ST-JEAN BERCHMANS.Moise, avance ta berlock de trois heures, tu pourras étre a une heure le dimanche.* * =» Il a changé sa job de machiniste pour celle de retardataire.I am achame of you! *.T'élesphore s\u2019est déclaré boxeur professionnel aux jeunes membres dinCercle.xk Clément, le petit bull-dog du Cercle, et Midgin ont manqué d\u2019en venir aux prises, * \u201c + Adélard, mon cher, as-tu fini de nous emplir ?* * » Albert, quand vas-tu apporter ta pelle pour faire le rond a patiner?On a hite que tu remplisses tes fonctions.* Emile, Aimé et Adélard se sont choqués tout rouge à la dernière assemblée.* * * Une bombe, non pas allemande mais artistique amateur, vient d\u2019éclater en notre ville.Merrill, notre petit Gaston, après avoir laissé la régie du Cercle Lefebvre pour former une troupe dont il était le sympathique directeur, a renvoyé tous ses artistes, même son secrétaire et gérant qui n\u2019y comprenait rien.Il laisse définitivement, dit-il, la scène théâtrale. 12 LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.Vol.XLI \u2014 No 10.T\u2019y Pleuvoir ?À bord du W.C.de la Cote St-Panl De la fenêtre où je suis, on voit un morceau de ciel ; dans ce ciel il y a une tête d\u2019arbre, et sur I'arbre des oiseaux.Ce sont des moineaux.Comme s'ils étaient inquiets, ils se promènent, grimpent le long des branches, les parcourant de haut en bas, de bas en haut, par petits sauts, en silence, Ils doivent se demander s\u2019il va pleuvoir ! Ce matin, sortis de bonne heure.À peine dchors, frôlé un ami qui m'a dit: t\u2019y pleuvoir?J'ai répondu : sais pas! Un arpent plus loin, rencontre inopinée dun tel; serrement de mains.Comment ça va?\u2014 Et toi?\u2014 Et puis.?\u2014 Et encore.?Un tel fait un bout avec moi, un petit bout à est pressé.\u2014 : Bonjour! \u2014 Au revoir}! Il est à dix pas; il se retourne: Penses-tu qu\u2019il va mouiller?\u2014Sais pas!!! Dix verges plus loin, troisiéme numéro: \u2014How\u2019d\u2019 do! va-t-y pleuvoir?\u2014Sais pas!! Scigneur! Sais pas! Et je me retrouve, nez à nez avec une grosse face rouge, encore endormie: \u2014L'temps l'air bête.ge.Je ne dis rien, je m\u2019arrête (politesse!) J'écoute.L'autre bâille, légèrement.Il a rattrapé ses sens : \u2014Pas d\u2019farce! \u2014 va certainement neiger.Qu\u2019en penses-tu?L\u2019temps est noir.\u2014Ce que j'en pense?J\u2019pense pas! j\u2019pense pas le moins du monde! A demain! Et je file.Je regarde autour de moi.C'est pourtant si vrai que le ciel est noir ! S\u2019il pleuvait ! ABD 060 00 ec 80 PO oa 00 00 900 0% 0 50 O00 WE 0 06 66 9+ 6 80 80 Be ve Et maintenant, ça tombe.II pleut, il mouille, Sur l'arbre, plus d\u2019oiseaux ; envolés, les moineaux, comme les rêves (poétique ça, mademoiselle.et du neuf ?) Il pleut, il pleut.Ils avaient tous raison, les bandits! La pluie tombe, par larges gouttes, lentement, tristement, dignement.sans se presser, et décidée à nous arroser jusqu\u2019à demain.Et vous verrez s\u2019il ne neige pas demain, et s\u2019il ne grêle pas après demain, et s'il ne tonne pas! Je me console à demi à la pensée qu\u2019on m\u2019épargnera pendant quelque temps l\u2019humiliation de me prendre pour un baromètre.mais.j'avais compté sans les beaux jours, dont on attend le retour !\u2014 \u2014T'\u201dy faire beau ?surpris.n'aurait d'la nei- pas.pas.Roger RAYMOND.18 novembre 1917.:0: Entre New-Port et Montréal, sur le Pacitique Soldats Canadiens et Américains : \u2014Toi aussi, tu te prépare pour le front, donc nous passerons de l'autre bord.D.\u2014Que feras-tu, Canadien, si tu as le plaisir d\u2019aller en Germany?R.\u2014Moi je planterais des érables, D.\u2014Et toi, \u2019Américain, que feras-tu?R.\u2014Moi, je décrocherais les étoiles pour mettre sur notre dra- Celui que nous allons manquer le plus à bord sera sûrement lc Stewart Lionel B.Que de bonnes \u201cFabillots\u201d et de bons \u201cFirtz\u201d\u201d nous servait de temps à autre en nous disant : \u201cMessieurs, au succès de notre carrière et surtout à la mienne !\u201d Oui, Stewart, vous avez été l\u2019un des principaux dirigeants de cette frèle embarcation qui a toujours bien achevé ses voyages à l'exception de l\u2019aventure qui est arrivé au Janitor Paul R., le 25 novembre passé.Celui-ci cherchait partout dans les coins du steamboat W.C., quand on lui demanda ce qu'il faisait.Il nous répondit : \u2014\u201cJe cherche ma chaudière et ma mop et si je les trouve, les non- brûles, je vais les scmlofunnizer si bien qu\u2019elles vont dratfirtzer pendant un joli quart d'heure et alors je pourrai m'en servir pour gue- zouker le bateau afin qu'il ait une belle firtzation !\u201d Notre Janitor a le don des langues, steamboat cosmopolitain.On ne peut jamais en savoir assez.Ironie cruelle des choses! Peut-on imaginer où il trouva ses articles perdus?Eh bien, ce fut dans le coffre-fort de l'Hôtel de Ville qu\u2019il les dénicha.Pardon, messieurs les enfants de la mère Concordia.Nous ne voulons pas dire que votre tirelire était vide, loin de nous cette idée ; il y avait encore des flis d'araignées ! Le pilote Léopold R.est sûrement le plus grand pilote de son temps, car tout en pilotant le Cercle À.et L.de M., il occupe le même grade a bord du Steamboat W.C.C'est dire qu\u2019il est très fort puis- qu'il a la tête en deux endroits différents en même temps.Quel chanceux! Chose curieuse, il a la manie des \u201cB.\u201d Il y a quelque temps, il courtisait une demoiselle Anita \u201cB.\u201d Depuis une couple de mois, il a découvert un autre \u201cB.\u201d Sa nouvelle amie ayant nom Rhéa \u201cB.\u201d Parmi ses amis et parents on compte beaucoup de \u201cB.\u201d Il aime les \u201cBeans\u201d à la folie et hait de toute son ame les \u201cBlondin\u201d, les \u201cBallantyne\u201d, les \u201cBorden\u201d et tous les \u201cBandits\u201d du chantier de \u201cBytown\u201d! SPHINX.C'est très commode pour un peau.D.\u2014Et le Belge, que fera-t-il ?R.\u2014IIl fera de la dentelle de Bruxelles, contre le goalier \u201cmade in Germagny.\u201d D.\u2014Et le Français, que fera-t-il ?R\u2014Lui, plantera la vigne, qui donne ce vin généreux ct humanitaire, contre la bière boche, qui rend barbare et sauv age.D\u2014L'Anglais, que fera-t-il ?R\u2014Lui, bien simple, il creusera les fleuves et rivières, afin de faire la police intérieure avec sa flotte, pour que les boches ne puissent renouveler le viol des neutres, D \u2014Et l'Italien, lui aussi fera ?R.\u2014II plantera du macaroni en place de la choucroute.D.\u2014Et le Russe?R\u2014Lui, restera chez lui pour garder les ours, CHS.LEVEQUE.IAA Vol.XLI \u2014 No 10.LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918.13 Chronique Trifluvienne (Coin Ffambant !) Je ne sais vraiment, mon cher \u201cCanard\u201d, de quoi vous entretenir cette semaine.La fête de Noël a éparpillé un peu nos amis, et par conséquent aussi mes chances de vous intéresser.Cela viendra plus tard, En tout cas, un groupe considérable du \u201cSet\u201d devait aller épater de leur présence épatante les braves gens du Cap Au moment où je vous écris je ne sais pas encore toute la profondeur de l\u2019émotion qu'ont dû éprouver les habitants de la paroisse voisine, à la vue de cette troupe de hurons et huronnes, qui n'étaient rien autre chose que notre \u201cS t\u201d, notre fameux \u201cSet\u201d, inspiré et dirigé et même fondé par les demoiselles en crise de rencontrer des amis.Une autre partie considérable de mes amis en costume de raquetteurs s'en furent à Ste-Cécile pour voir si l'Enfant Jésus arriverait, là aussi! Cette troupe devait partir du Cercle Laviolette, À onze heures et demie le signal du départ est donné.Le président Conrad met immédiatement ses deux cents livres de suif en mouvement ct les autres membres suivent, Les tambours et les tam-tam Lattent aux champs.D\u2019autres de nos amis, encore des raquetteurs, sous la conduite de notre ami John B., s\u2019en furent ailleurs.Je n'ai pas le temps ni l\u2019espace de retracer les incidents drôlatiques qui se sont passés duns tous ces endroits où nos amis ont été en cette nuit de Noël.J'aurais voulu aujourd'hui, mon cher \u201cCanard\u201d dans cette chronique, vous parler un peu de ce quest notre société trifluvienne; vous ne perdrez rien pour attendre ct vous en screz édifié pour longtemps.J'aimerais à donner, par votre entremise, un petit conseil à mes amis de la classe B et C et \u201cfree for all\u201d de notre société.C\u2019est ln mode, cette année dans notre monde, de pratiquer la raquettc'ou Ie patin, et de danser dans les réunions.Or, toutes ces choses font transpirer beaucoup.L'an dernier, en dansant, je constatais que les jeunes filles du \u201cSet\u201d sentaient beaucoup les dessous de bras, et que les jeunes garçons transpiraient beaucoup des pieds.Dc grâce, messieurs et mesdemoiselles, à votre amabilité joignez donc tissi un peu de savon et d\u2019eau de senteur.x *x SILHOUETTES TRIFLUVIENNES C.J.H.\u2014 Depuis que le \u201cCanard\u201d a parlé de lui, i.nous regarde du haut de sa grandeur.Il n\u2019y pas de quoi pourtant.Tous les journalistes sont bons compagnons, pourquoi le directeur du \u201cCorrespondant\u201d ne le serait-il pas?Ii lui prend des airs de président du C.P.R.! Il est vrai qu\u2019il est né pour être président de quelque chose.Eddie O.\u2014 Toujours faraud, les dents toujours blanches, les habits à la dernière mode; mais à quoi bon tout cela si Eva est indifférente ct le repousse toujours! : J.-B.L.\u2014 Il étrenne une belle paire de guêtre dont il paraît très fier, voudrait avoir de nombreux succès auprès des jeunes filles.Sa voix est tellement flûtée que ses amis ont l'intention de le faire examiner.Anatole D.\u2014 Un des plus beaux petits garçons de la ville, blond comme un chérubin, fin comme une petite mouche jaune, des belles petites joues roses, des petits cheveux bouclés, patine admirablement, danse divinement, est aimé par toutes les filles.De ce temps-ci, il est accroché par Marguerite.Cré Anatole, dire qu'il aime le \u201cpâté à la viande\u201d.I ne sait pas encore s\u2019il doit se donner à la patrie ou à son frère.Philippe P.\u2014 Voudrait bien passer pour original.Réfléchit sérieusement sur J'instabilité des institutions constitutionnelles, ct sur la dégénérescence graisseuse de l'opinion publique.Marguerite D.\u2014 Aime beaucoup Anatole.Elle a une figure un peu \u201cfull moon\u201d, et paraît très convaincue de ce qu\u2019elle n\u2019est pas.Léda.\u2014 Je ne sais pas si elle va kicker cette année.C\u2019est dangereux, et Paul ne sera peut-être pas là, et aussi galant que sur la patinoire.\u2018 Bella.\u2014 Adore Léopold en qui son amour lui fait voir le futur premier- ministre de la province de Québec!!! En attendant, fait des façons à tout le monde pour paraître populaire.Sa voix prend souvent des tons de chat à qui l'on écrase la queue, Je renvoie mes lecteurs au prochain numéro et leur souhaite bonne année.G.RASE.30: COURRIER DES TROIS-RIVIERES NOS PIOUPIOUS Chers amis, Il est bon d'en dire assez sur votre compte, mais pas trop, car ça pourrait mettre dans la gêne ceux dont vous ne voudriez pas que l\u2019on froisse, en éclaircissant la plus mystérieuse petite fredaine qu'ils ou qu\u2019elles auront pu faire.Mais tout en prenant beaucoup d'attention, nous pouvons vous laisser lire ceci : Il existe dans notre belle petite ville une autre bande de ni plus ni moins \u201cSans Travail\u201d qui ont pour but que de se distraire par de simples drôleries, telles que quand ils entrent dans cette salle très connue, on remarque qu'ils emploient le piton électrique qui, posé à l'entrée de la porte comme un \u201cpunch\u201d que se servent les ouvriers dans les manufactures, Du succès au \u201cSans Travail\u201d.* * * Et puis maintenant, ceux que je préfère le plus: Depuis quelque temps dans un théâtre trifluvien de notre ville, il s\u2019y pratique un autre amusement sportif, de boxe et de lutte, qui rend M.W.B.ct sa \u201ctroupe\u201d plus \u201csteady\u201d à leur siège qui est si précicusement réservé, ct cn avant, s'il-pous-plait, coûte que coûte ! - * * * Ainsi que pour Tibi.je ne peux pas en dire beaucoup plus long, car ça occasionnerait un gros rhume à sa blonde.* Après avoir tirer quelques farces personnellement sur tous ces jeunes-là, qui sont tous de mes amis, je voudrais laisser comprendre à ceux qui, parmi eux, faisaient partie du si joli petit club de base-ball le \u201cCastor\u201d, qui faisait tant d'hélà! mais sans saccès toujours, et surtout dans la saison passée, Du succès pour la prochaine saison aux amateurs.QUAND J'VA.* \u201c A TU LU! \u201cAux gérants et rédacteurs\u201d T.T.\u2014 Des circulaires annonçant la vente de chaussures pour dames en cuir, des chaussures pour hommes en cuir et aussi pour des hommes boutonnés, Rien de plus drôle que cette vente nouvelle.Voyons, voyons, les rédacteurs ct correcteurs, ne laissez plus pour dames pointues, je vous en prie! JE LE VU.ECHOS DE SAINT-HYACINTHE A l'occasion de cette nouvelle année qui se lève à l'horizon, je viens serrer la patte à mes bons amis du \u201cCanard\u201d, et leur offrir mes meilleurs souhaits de bonheur ct de prospérité.x * Raymond décroche le championnat pour manger des \u201cbeans\u201d! * * ¥ .Tit Gene fait un cadeau a Mlle R.sent-il unc tempéte?x + Nous n\u2019entendions que la g.de Finemond au Tlréâtre Corona, dimanche \u201c soir.%* +\" k Louis reçoit ses amis à l'occasion du Jour de l'An! * * Lo Que tout le monde achète le \u201cCanard\u201d la semaine prochaine, il y aura des choses à faire rire les plus incrédules.TIT GUST.:0: ECHOS DE DRUMMONDVILLE Grande course entre !es chevaux d'Arthur et G.E.N.Quel match ! * .\u2019 .* * .8 Charles est indépendant ; il couche seul quand il veut.Demandez 3 Borden! .* * 6° Quoi qu'on en dise, Jos.s'en fiche, même de la conscription ! x Os dit que le secrétaire des Amis de Coeur doit accompagner la mariée pour une quinzaine, vers la mi-janvier.Quel chanceux de Charles-Emile, il va pouvoir prendre son bain et se lever quand il lui plaicra sans qu'il soit là pour le surveiller et fe publier.* Il faut plus que battre Nobert pour faire changer les yeux de Sévère, n'est- ce pas les amis?* kx .Ernest a besoin de repos; la colonisation est dur, hein! Paul?Paul (regar- lant chez son voisin pour la 125ème fois) Oui, mot dit.\u201c ok Laurent est certainement populaire.Demandez au Cercle StL.\u201c_.Vincent persiste touiours pour le 8.Quel deuil pour la haute ville.Cossole-toi, haute ville, console-toi; pense tant soit peu au jour de congé, if est à la d \u2018 i visi .mode, il fera ues visites RECIPROQUE. 8 14 LE CANARD, Montréal, 6 JANVIER 1918, DANS NOS THEATRES , THEATRE NATIONAL FRANÇAIS (Troupe Becman) Si nous en jugeuns par le programme que nous présente le Théatre National Français pour la semaine du 7 janvier, elle ne le cèdera en rien aux précédentes qui toutes ont obtenu le plus grand des succès.L'année 1918 s'ouvre donc sous les plus brillants auspices et nous espérons avoir plusieurs séries de ces représentations tout à fait choisies et de plus grand intéret, Lundi, mardi, mercredi, on donnera \u2018Le Feu du Voisin\u201d ; c'est unc superbe primeur pour Montréal et nous sommes certains que cette pièce trouvera le même succès qu\u2019 Paris; il n\u2019y a qu'à citer le nom de l'auteur: M.Francis de Croisset, pour prédire à la pièce le meilleur accueil, M.Edgar Becman donnera également les trois premiers jours de la semaine \u201cLes Deux Gloires\u201d, le fameux sketch de guerre de M.Pierre Wolf que toute la presse française a accueilli avec les plus flatteuses appréciations ct pour lequel il a obtenu de l'auteur le privilège spécial de le représenter en Amérique.em .Pour la seconde partie de la semaine, \u201cLa Dame aux Camélias\u201d, qui avait dû être remise au grand désappointement des fidèles habitués du Théâtre National ect qui va être jouée avec une distribution comme il n\u2019en a jamais ête donné à Montréal.Madame Gilda Darthy dans le rôle de Marguerite Gautieret M.Edgar Beeman dans celui du fils Duval, Pour Quiconque connaît la superbe pièce de Dumas, l\u2019on peut s'imaginer quel intérêt il y aura à voir ces deux artistes interpréter les scènes émouvantes qui sont contenues dans cette oeuvre si populaire.Voilà donc les spectacles superbes qui vont nous êtres offerts par M.Edgar Becman ct sa brillante compagnie pendant cette semaine; le très nombreux public qui vient régulièrement au Théâtre, National apprécie à sa juste valeur le travail ct les soins immenses qui sont nécessités pour pouvoir arriver à dos- ner dans une seule semaine deux spectacles de tout premier ordre, interprétés de la façon que l'on sait et montés avec un luxe de décors et de toilettes inconnu À ce jour.C\u2019est une précieuse aubaine que de posséder de tels artistes et il est À esnérer que nous aurons le très grand plaisir de les posséder encore quelque temps au Théâtre National Français.La confirmation de cette nouvelle serait accueillie très heureusement, ; ; Pour la semaine du 1.4 janvier, les spectacles probables sont: lundi, mardi, à la demande générale, une reprise de Coeur Dispose, mercredi, jeudi.vendredi et samedi: Marquis de Priola.Semaine du 21 janvier, rentrée de Madame Blanche David.CL Les billets retenus {i = I LA = > (7 (+ eu qe N/ 5 A 6, PS A) N > » f; 77 7 Z, > À a, ) Æ A S Rem ¥ ™ | ë 3 0 ~~ - & st MN \u2014 {/ [ 0 / | i (ul 5 | | i | / Û / | pre A A { LADEBAUCHE.= Ma chère demoiselle, si mon âge me dispense d'aller au front, il ne m'empêche pas de.vous étre agréable.aussi je suis a votre disposition pour faire.du sport."]
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