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Titre :
Le Nord
Publié à Saint-Jérôme, Le Nord reflétait l'attachement de ses propriétaires à l'Église catholique et au Parti conservateur.
Contenu spécifique :
vendredi 24 juin 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Nord, 1892-06-24, Collections de BAnQ.

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[" QUATORZIEME ANNER VOL XIV No27 LE \"NORD.EMPARON La COMPAGNIE d'IMPHIMERIE ; DV NORD No 6 FHUILLETON UN MARIAGE \u2014 POUR \u2014 L'autre Monde L'homme la regarda; il parut soua peser le message come pour s'assurer que la conunisaion était payée ; mais voyant que le papier ne contenait rien que de l'écriture, il sapprocha de l\u2019étalage d\u2019un cufe- tier ambulant, froisga la lettre, la lettre, la présenta à Ja bouche du fourneau, et quand elle eut pris feuil s\u2019en servit pour allumer sa pipe Nous dirons que ce même jour, à Nantes, la hache du bourreau re tranchait de ce monde six gentil: - hommes rebelles condamnés par In chambre ardente.Au nombre der victimes était le vicomte de Montlouis, Avant de mourir il cria: \u2018Que ceux qui nous survivent se souviennent !\u201d Ces puroles furent religieusement recueillies par un jeune homme couvert d\u2019une rope de moine qui, placé à l'angle d\u2019ui mur, contemplait la sanglante exécution.Il murmura le nom d\u2019iIo- nore Fauvel.IV Transportens-nous maintenant au Havre-de-Grâce.Vers l'entrée de la ville, sur le porte même et sous le regard de ln tour crénelée de l\u2018rançois ler, a'épatait, ainsi qu\u2019un immense chan- pignon, une basse construction de planches, soigneusement fermée à l\u2019extérieur, et qui ne prenait jour que par la toiture.Cette façon de cirque forain tenait, par l'apparence et par sa destination, de la ménagerie et de la geôle ; car les deux portes uniques ouvertures par lesquelles le pavillon circulaire communiquât avec le dehors, étaient armées de guicheta.de verroux et de serrures couvenant aussi bien à former un pare d\u2019uni- maux sauvages qu'à tenir solide ment sous clé des hommes dunge- reux.Néanmoins, un signe visible tra- hisseait plutôt la prison que lu mé nagerie : c\u2019était la double guérite, en forme de poivrière dont chacune des deux portes était flanquée.Hommage rendu à In supériorité de l'homme eur les autres animaux; car ceux-ci, d'ordinaire, n\u2019ont pas l'honneur d\u2019être gardés pur des soldats.Les fonctionnaires qui prenaient à loyer, pour deux r'eures, ces guérites en plein vent, abris fort ealu- taires au temps des pluies, du froid et de la neige, les dédaignaient ce jour-là par la raison qu\u2019un radieux soleil d\u2019avril trônait dans l'azur du ciel, sans autres voisins que quelques nuages qui, pur intervalle, faisaient écran à su lumière.Les deux sentinelles, qui portrient J'uniforme des archers de moneei- gneur le lieutenent général de police, se promenaient gravement, lo mousquet sur l\u2019épaule, le sabre en bandoulière, échangeant un mot Ou 8e faisant la gracieuseté d'une prise de tabac qûand ils se rencou- traient dans le monotone va et vient de la faction.Plus loin, sur la place, au milieu de la population accorne en foule vers cet endroit, stationnaient, pêle- mêle, quantité de charrettes semblables celles que nous avons vu sortir de !n Salpétrière.Les chevaux détclés étaient reulement at tachés par un licou aux jantes des roues, nivel que cela se pratique dang les villages aux jours de marché, Les conducteurs bivouaquaient au soleil, les uns nonchalaminent encormis sur les brancards de leurs charrettes ; les uutres, la pipe à la bouche, &: couchés À terre ou sus des bottes de foin dont leurs che vaux e'évertuaient, du pied ou de la bouche, à tirer, quelques brins.Ce spectacle, tout incomplet qu\u2019il fut, alléchuit singulièrement la cu- rivsité «les tadanda,et faute de plus, Îla s'en faisuient un régal: car ail ne leur montrait pas grand chose, il leur laissait beaucoup à deviner.Des groupes avides de renscigne- ments cireulnient autour de ces charriots; ila les exuminaient en détait, et jau geant approximativement leur contenance, chneun sup putuit le nombre des femme qui avaient dû Ctre tronsportées de Purig au Havre par ces lourds véhicules.C'est durant la nuit que le convoi élait arrivé, après un voyage qui n\u2019avait pas duré moins de huit jours, selon les étapes fixées.Les gagne-deniers qui se trouvaient À cetle heure sur le port assuraient qu'à la lueur des turches ils avaient remarqué de fort jolies créature- parmi ces misérables filles qu'on allait embarquer.Les bourgeois se sontentaient de ces on-dit, ne pou- vaut en savuir ou en voir davantage ; puis suivait la foulz autour de la ruche de bois que garduient les archers, et quoiqu\u2019on fat maintenut à distance, on pouvait s'imagine quel tohubohu c'était lA dedans, tant on entendait bruire de loin le bourdonnement des caplifs.Jusqu'ici nous n'avons parlé que des feuses traquées et prises par la prolice de Paris ; mais vagabonds, le même que les coureuses de nuit, par le seul fait du vagabondage, étaient d'avance et sans jugement condunmés à Ju déportation.On avait fait régalement large capture de ces premier, si Lien que l\u2019espèce de grange construite à la porte du Hâvre, servait de remise aux vauriens des deux sexes ramnssés dun les coins du royaaue.Des vendeurs de cidre, habiles à mettre à proflit tout occasion du curiosité publique, 8'étaient établis, ceux-ci en plein vent, ceux-là sous des teutes,ot leurs comptoirs étaient assez lréquantés pour prouver qu'ils n'avaient pus fait une fausse spéculation.Les archers se promenaient ou s'asseyuient autour des tables avec des bourgeois.des campnguards, des pécheurs ct des matelots.Un devisait çà et là À propos du navire et des déportés.\u2014 Grunde nouvelle ! disait-on par ici, Sauvegrain, ce fameux bandit qui dégolait lu normandie, a été placé ! un va l'embarquer avec les autres.\u2014 Je au'étonne, uvbservait un bourgeois, qu'on n'ait pas plutôt sougé À le pendre; on aurait été plus sûr de lui qu\u2019en l'envoyant au Miesissipi.Mais i! paraît que le suélérat avait des protections, \u2014 Sa protection,c'était lui-môme, repartit un matelot ; il avait promis de se livrer pourvu qu'un lui fit la vie sauve, et comnie en le prenaut ça désorganisait sa bande, la pré vôté de Rouen a trouvé du bénéfice à accepter le marché.= Il fallait accopter et pendre ensuite, répliqua le bourgeois; il n'y a pas de probité a avoir avec un bandit pareil.\u2014 Bon; maie il en faut euvers soi-même, et quand on à donné sa manquer À une proniesse.Sauve: grain est affreux anisérable, il a commis bien des horreurs; mais enfin il s\u2019eat livré.la justice le déporte, les voilà quittes, \u2014 Ah en! monsieur le bourgeois.demanda tn étranger, êtes-vous Lien rQr que la frégate l\u2019Ameraudequi nous délivre de tous ces bri- gauds, va partir aujourd\u2019hui mâ- me?\u2014 Oui, monsieur, répôndit le bourgeois d'un nir capable; j'en suis certain, car l\u2019Æmeraude n ur- boré depuis ce matin son pavillon de partance.Et tandis qu'il parlait, un non- breux auditoire de curieux s\u2019étant groupé autour de lui, il continua de la sorte: \u2014 Ces fenimes qu\u2019on amène en- chatnées par demi-douzaines, duns ces charretles couvertes que vous voyez-là, on les marie ici avant de les embarquer ; ensuite, on les expédie en Amérique avec leurs époux fuire souche d'honnêtes gens Nous appelons ça des mariages pour l'autre monde, Voilà comme ça se pratique : d'u- bord, quand on a prise à la Sulpétrière.ou dans les autres renferme- ries, le contingent de femmes af.lecté à la cargaison d\u2019un navire, on Soceupe d'aller délivrer dans les prisons, les hôpitaux ou aux gu- lères, de braves gens de sac et de corde, voleurs, mendiants, incendiaires, et même assassins quand ça se trouve ; on les amène aussi au Havre, et on les parque dans cetle grange dont vous entendez le tu- maulte.L'intérieur de cette grande remise est divisé en deur compartiments qu'ou nomme les corbeilles de mariaye : côté des hommes, côté des dames.Uue cloison sépare les deux sexes qui ne peuvent se voir.Quand l\u2019heure de la cérémonie est arrivéé, on compte les hommes et les femmes ; on appelle ceci: appareiller.S'il y a excédant en hemumes, on met de côté les moins dangereux, pour les reconduire dans les prisons de la ville.Aiusi par exemple, vous imaginez bien que s\u2019il y avait trop d'hommes aujourd\u2019hui, ce n'est pas le chef de bande, le fameux Sauvegrain, qu\u2019on aurait l'imprudence de réintégrer en prison.Celui-là peut commendor gon repas de uoces, il sera marié tantôt.Si ce sont les femmes qui forment l\u2019excédant, on garde les plus aides, parce qu\u2019on n\u2019a pas peur qu\u2019elles se détériorent.Elles sont destinées à la fournée suivante; puis, quand on salt bien assuré qu\u2019il y a autant de têtes fe melles, on les fait mettre en ligne, chacun dans sa corbeille, et toujours saus qu\u2019ils se voient.On appelle ça l\u2019entrevue des accords.La manœuvre exécutée, on ouvre au fond des deux ealles une sortie double formée d\u2019une porte unique, dont les deux battants se joigneut et reposent sur lu cloison.Alors, des deux côtés, on fait Sortir un et une femme, suivant, leur rang dans la ligne, enfin comme ile viennent, et eans tricher.Le couple suit la cloison qui aboutit à un pavillon, uu rond-point, un ciel ouvert, tout ce que vous vouderez.Duns ce pavillon, les marins de l'équipage et une escouade d\u2019archers forment un cercle; au milieu de ce cercle est l\u2019aumônier du bord.Les futurs sont ainonés devant lui, ils se regardent, se reconnaissent et ne se reconnaiesent pas; ils se conviennent ou ils ee déplaisent, qu'importe ?L\u2019aumônier leur demande comn- ment ils se nomment : \u2014 Je n'up- pele Javuite.\u2014 Je m'appelle Lustucru.Le nom ne fuit rien à l'uffai- ST-JEROME, 24 JUIN 1892 S-NOUS DU SOL.ceux qu'on poursuit, on ne peut pas Levant une table, prend acte, aur | le régistre du port, du mariage de Juvotte aveu Lustucru; puis un axempt qui se prèa de l\u2019aumônier, lui présente une assiette remplie d'anneaux de cuivre.Le ministre en donne un au bandit, pour qu'il l'offre à sa f'urture, en lui diannt : \u2014 Acceptez-vous Javotte pour femme.Le bandit répond ce qu\u2019il veut.Javotty dit ce qu'il lui plait; l\u2019anneau n\u2019en passe pus moins des mains du voleur au doigt de la\u2026 de In demoiselle, et l'aumônier bé- uit leur mariage ; après quoi le capitaine crie:\u2014 \u201cA un autre!\u201d | pendant que les deux nouveaux époux saulent dans un canot et vont aborder le navire qui les attend.Comme le bourgeois finissait de parler, une cloche sonna du côté du part.\u2014 Voici l'instant, mes amis, dit- H; on va prononcer les mariages pour l\u2019autre monde, VII Pénétrons maintenant, dans cet étrange édifice, dont on nous a dévoilé le plun topographique, les usages et le cérémoniul.Ainsi que l'avait décrit le bourgeois, une cloison en planches, plus solide que Lien close, séparnit effec- tivementa le pavillon cireulaire en deux compartiments inimenses.C'était des deux côtés un péle-mêle, un tumulté, une poussière et une vapeur capables d\u2019assourdir et d\u2019asphyxier.En pénétrant dans le hangar, on se sentait saisi À la gorge et au cerveau par ces senteurs nausén- Lundes qui se dégagent de toute agglomération d\u2019housmes, milieu pestilentiel, surtout quand ces hom- mies sont au moral comme au physique ce qu\u2019il y a de plus impur dans la société.Au reste, dans chacune des deux galeries, on peut dire qu'il régnait une égalité: l\u2019air ambiant y était chargé des mêmes mianmes délétères, la physionomie générale avait le même aspect révoltant, et quand à la dose de mal-être, personne ne pouvait rien enver À personne ; la plus belle moité du genre humain n\u2019était pas mieux traitée que l'au- ire.Dans la galerie des femmes, comme dana celle des hommes, l\u2019ameublement se composait de bancs de bois et de paille.Les banes servait de lit, car c'était du même heu que les misérables destinés à la déportation faisaient leur dortoir, leur préau et leur réfectoire.Ce hangar du HAvre 1\u2019 était, il est vrai, pour eux qu'un séjour de, passage ; mais quelquefois cependant, l'affreuse station se prolongeait durant plusieurs jours, soit lorsque la mer était pas trop tourmentée, gois lorsqu\u2019un accident retardait en route le reste du contingent d\u2019hommes et de femines à fournir par les hospi: ces et les prisons.C'était douc là, au milieu de ce que le vice a de plus dégradant et ls misère de plus hideux, que Mauricette attendait l\u2019accomplissement de sa déplorable destinée.S'il y avait eu loin pour l\u2019élève des Bénédictines de la disvipline assez peu géuante du couvent, chaîne que la douce affection de sessupérieures et ls joyeuse amitié de ges compagues rendaient si légère; s\u2019il y avait loin de là, disons nous à la triste liberté dont elle jouissait dans la maison du juge de Nantes, à l'inces- sante sévérité de mon père envers Telle, combien il y avait plus loin {encore de son existence chez Hono- \u2018ré Fauvel aux horreurs de lu Sai- | pétrière, aux infamies de la grange parole, interrompit le matelot, À re, le consentement non plus.Alore' du Havremoine d'être aussi brigaud que|un officier public qui se trouve I, | Le œur de la jeune martyre ge soulevait au souvenir de ces derniers jours passés ; le moment présent lui était un affreux aupplice, et pourtant il lui semblait tolérable encoie, alors que dans son imagl- nation épouvantée elle le mettait en regard de l'avenir qui I'6pou.vantait.Aucun malheur ne lui semblait comparable à celui à ce qu'elle avait en perspective.À la honte indélébile qui lui était réservée, et que dans ce purgatoire, enfin, elle attendait conmme la victime attend le coup de masse du boucher.Xlle si sainte, si pure, ai timide, le sort allait la jeter en proie à la brutalité du premier venu; et encore ei c'eut été le premier venu, le hasard aurait pu la mettre aux mains d\u2019un honnête homme; mais dans ce grand concours de capables qui w'agitaient, qui parlaient si près-d\u2019elle, il n\u2019y avait pas de premier venu; tous cos gens-là avaient été choisis dans l'écume de la civilisation, dans la fange des cachots, Un seul être parmi les étranges habitués de Ia double chamble, semblait comprendre son infortune, sa dégradation : c'était Mauricette ; quant aux autres, ils étaient loin, vraiment, d\u2019en prendre souci.Les garnements des deux sexes confiés à la garde des archers, des fArgousins, paraissaient tous enchantés de leur sort.Il faut bien que l\u2019insonciance et la gaîté soit le fond du caractère français ; eur ces mauvais drôles, sous des haillons infects et sur cette paille hachée et fourmillante, trouvaient encore des rires étourdiseana et des rêves dorés si plaisamment imaginés à se ro conter l'un à autre, que leur extravagance parvenait souvent à dérider les figures ennuydes et austdres des gens do pollse préposés à leur garde.Par une singularité dign, de remarque, les hommes qui avaient mission de les surveiller et de leur imposer le respect par l\u2019intimidation, semblaient être beaucoup plus tristes que les misérables qui étaient soumis à leur brutale inquisition.Pour expliquer cette sorte de contradiction, on a besoin de se dire que, pour la plupart, ces futurs colons étaient passés à fleur de corde, el tout au moins, qu'ils avaient coudyé les galères, Quant aux femmes, n\u2019avaient-elles pas été enlevées à l\u2019atmosphère pestilentielle des prions, où plus d'une d\u2019entre elles se croyait condamnée à finir ses jours.Ce n'est pas, sans doute, le fructueux et plaisant vagabondage dans Paris qui leur était promis au sortir de la grange du IIâvre : mais, au delà des mères, ils allaient reconquérir une sorte de liberté qui, moins incrative à exploiter que la première, leur livrait cependant assez d'air et d'espace pour que leurs vices pussent y respirer à l'aise et pour donner carrière à leurs mauvais penchants, Aussi fallait-il voir et fallait-il entendre tout ce qui se passait là- dedans, et tout ce qui se criait de l\u2019une À l\u2019autre saile, à travers les interstices des planches de la cloison, où se croisaient les paroles, vù les regards pouvaient môme se glisser.La pauvre Mauricette, accroupie dans un coin, sù tenant à l\u2019écart du tumulte et du tourbillon de ses compagnes, malgré le temps qui écoulé depuis douze jours, ne comprenait rien encore À tout ce cynisme qui la révoltait: elle ne voyait qu\u2019un motif de larmes et d'\u2019affroi dans les étranges paroles qui soule- ; Rédacteur destination à la Salpétrière ; depuis que sa lettre, si inhumainement brûlée, lui avait enlevé l'espoir de faire entendre à son père ce long ori de douleur, que, du cœur, elle poussait vers lui, la maleureuse enfant avait refusé de prendre toute nourriture, et, pâle, affaiblie, elle appelait la mort, qui ne venait pas.Autour d'elle, cependant, c\u2019étalent des dances effrénées, des chants incroyables, et une confusion de luxe et de misère qui distrayait les yeux, mais qui attristait l'âme.Falbalas et fontanges, vieux tulles et dentelles en lambeaux, robes aouillées ou incomplètes, chapeaux à plumes éplorées, toutes ces guenilles sagitaient, tournoyaient là-dedans comme les haillons des sorcières dans une ronde du sabbat.La misère, chez les hommes, était moins hideuse à voir; un manteau cache bien des choses, un chapeau n\u2019a pas besoiu d\u2019être porté sur ia tête, et les bottes peuvent avoir perdu leurs semilles et sauver encore les apparances.Ainsi étaientils pour le plus grand nombre les voisins de ces dames.Dece côté de ln grange on eût dit un bal masqué dont les costu mes eussent été empruntés à la fé- broque des revendeurs ont les chiffonniers de Paris alimentent le magasin.Toutes les modes, toutes sortes d'étoffes semblaient s'être donné rendez-vous en cet endroit bour hurler de se trouver ensemble.On y distinguait des velours luisants de graisse, des feutres déchi- qutés et d\u2019un bossué indercriptible, des grègues écartelées à cinq ou six ficelles, des manteaux d\u2019un satin dont les nuances ne ce trouversient pas dans les feuilles d\u2019une forét en automne.Il y avpit encore d\u2019infortunées crinières qui pendillaient, des franges de rideaux en guise de jarretières, des qottes qui fuyaient le pied, des haut-de-chausse qui fuyaient les hanches, et, suivant observation du poéte, une infinité de pourpoints: Montrant les dents à tout le monde, Non de fierté, mais de douleur De perdre matière et couleur, Eh bien ! malgré tout cela, quand la cloche reteutit et que ces bandits furent assurés que la cérémonie de leurs mariages approchait, ce fut un curieux spectacle que de les voir redresser leurs foutres, refriser leurs perruques, passer les doigts sur leurs moustaches aün de les lisser ; tous comme par un mouvement militaire, relevèrent leur harmais pour se présenter à leur promise de rencontre avec leurs avantages.De leur côté, les femmes paocé- daient à leur toilette de mariée avec toute sorte de joyeux propos ; une certaine émotion et des mines de coquettes, des fragments de miroirs, qu'elles sortaient de leurs poches, étaient consultés avec une plaisante gravité.On s'ajustait du mieux possible, on plisait les dentelles, on reformait les robes, on redressait les plumes, on soufflait eur la poussière des fleurs.De l\u2019une à l\u2019autre, on s\u2019empruntait manchettes, dentelles, épingles et ru- buns.L'une rentrait sous le pied une partie de la jambe de son bas, pour prraître plus coquettement chaussée : les quartiers de chaussons de bal étaient relevés.L'une de ces demoiselles demanda : \u2014 Qui veut me donner une paire de galoches, pour trois souliers de satin blanc, En ee cotisant, on finit par aps.rier los galoches; quant aux trois souliers ils trouvèrent leur place- vaient des rires interminables.ment ; il y avait là nue jambe de Depuis qu\u2019on lui avait signfé ga | bois! À suivre, a A 9\u201d \u201cLE NORD Jourual Hebdomadaire.Publié à St-Jérôme, comté Terrebonne, par La Cie d'inprineris de NORD, REDIGE EN COLLABORATION a $1.00 par année 50 ©, pour 8 vis \u201c Abonnement.\u2018 \u201c ANNUNCES Promidro 18artivi \u2026\u2026000+ 5015000 10 cts la ligne fasertions suhséquentes sos * Annonces à l'annee tarifisos par coulruls speciaux.\u2014 Toul ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être dross directement à Z.DRAPFAU, Pormier de I'imprimerio du Nord, Bi Jorome, Lo.Terrubunne, PQ.Lo EE LE NORD SAINT-JEROME 20 JUIN 1802.Le Q Juillet 1892.Nous avons snuoucé la semaine dernière que l'inauguration du chemin de fer de Montréal et Ocviden tal devait avoir lieu vendredi, le ler juillet.Cette cérémionie a élé remise au lendemain, samedi lo 2 juillet, A celte occasion il y aura uu train spécial qui partira de Moutréal à bonne heure, et arrivera à St Jérôme vers 9 heures du malin, moenant les personnes de Montréal et d'ailleurs qui devront prendre part à la fête, entre autres les hous.MM.Chapleau, Nautel, Haggart, Ouimet, les officiers du Pucilique, les divecteurs de la Compaguie, etc, ainsi que nous l'avons anvoucé lu semmnine dernière.Aprés un certain arrêtà SL Jérôme le train repartira pour le nord, ar- rêlant à toutes les slalivns le long da la ligne, Il ne se vendra pas de billets pour ce voyage.Les personnes qui auront des cartus d'invitation seront seule admises à bord.A Ste-Agathe aura lien d\u2019abord la bénédiction des travaux du chemin, puis la réception officielle du chemin de fer par l'honorable ministre des Chemins de fer d'Ulawa, l'hon.M.Baggart, el velui de Québec, l'honorable M, Nantel, Puts la compagnie du chemin du fer fera servir aux invités un diner cham- pôtre sur un des points pittoresques qui avoisinent le chemin de fer, Le train revieudra à StJérôme vers les 5 cu G heures de l'après- midi\u2014et c'est alors qu\u2019aura lieu l'inauguration officielle de noire Bureau de Poste par le ministre des Travaux Publics, l\u2019hon.M.Ouimet.Nous voyons avec plaisir que notre Conseil à décidé de faire dignement les honneurs de notre ville aux dislingués peisonnages qui visiteront St-Jérôme à celle occasion.Le maire présentera une adresse de bienvenue à ces mes sieurs, puis le Conseil leur offrira un diner, qui lerminera celle joyeuse journée.Nous nous permetions de sUggérer à M.le Maire «! aux Conseillers que ce sera là une bonne occasion d'obtenir des autorités du Pacifique et des ministres certaives améliorations qui sont devenues uécessaires, \u2014comme par exemple l\u2019agrandisse- meut de Ja station du chemin de fer, le nivellement du terrain vi le remplissage des marais qui avoisinent }a station, la plantation de nouveaux arbres sur la rue qui longe le ter rain de la compagnie, etc, etc.Voilà pour le Pacifique, \u2014 Maintenant pourquoi ne profiteait on pas de la circonstance pour demander au Minisire des Travaux Publics de faire faire, sur la devanture du terrain du Bureau de Poste, une palissade convenable qui serait un ornement pour la ville, en même temps que ces travaux fourniraient de l\u2019ouvrage à un certain nombie de nos ouvriers.x \u2014\u2014_- Les Coiperteurs 1 n'est pas étonnant de voir le commerce descendu si bus, loraqu'on pcuse au nombre de colporteurs qui fourmillent dans nos campagnes.Cos gens qui ne dépensenl rien presque pour vivre, se sont infiltrés dans les bases de toutes nos industries qu\u2019ile rongent plus sûrement qu\u2019aucune autre plaie.I y a pourtaut un moyeu bien simple de protéger nos commur- çauts: laxons les colporteurs.Ces derniers n\u2019ont presque pas de devoirs à l'égard du nos mmsnicipa- lites, el pourtant ils iouissent de tous lux droits de citoyens qui veulent faire fortune, A l'avis de tous les gens bien pensants, ce commerce de coipor- lage n'est rien autre chose qu'une coutrebande intérieure, IL faut sévit, wi l'ou veut empd cher le nombre de faillites qui est Jd en graude partie aux portes cau- sês aux marchands pris ces commer- cans mnbulauls, Part, Mauvaise foi liberale, li ect étonnant de constaler le désintéressement des libéraux pour toutes les choses du pouvoir depuis qu'ils on sout dôgringolés, Abolissez tout, rognez tout! s'c- crienl-ils, Et ce sout précisément les mestt- res qu'ils ont votées qu\u2019ils nous reprochent avec plus d'indignation de laisser subsigler, Qui à augmenté le salaire des do.pulés?Qui à augmenté le nombre des employés publics ?Mais que leur importe d'être illogiques en tout, pourvu qu'ils eoien en conformité avec leur désir effréne de retourner grager à la crèche du pouvoir.La Province est pauvre, succagée, ruinée.C'est leur faute.Il fault maintenant uv remède efficace\u2014- nou pas vu simulacre de temvide.\u2014 Personne ne le Cunteste.KL cepens daut on fait la guerre au gouvernes ment parce qu\u2019il veut imettre le main à l'œuvre et être couséqueut devant le prtiple.Sans doute les libéraux feraieul bien wieua les clioses s'ils étaient à notre place, mais «a coquin de vote populaire est alfreusement incrédul et il préfère les juger plulôl par cz raicnt envie de faire.ils qua cette Repablique française qu'ils admirent tant s\u2019est justement sauvée de la banqueroute, et mème enrichie par le système même de M, U.A.Droiet, uu libtral convaincu et éclairé, à éerit d'une main magistrale, les avantagrs de Ja taxe, semaines, Mais M.Drolek est un homme qui sait penser tou: en étaul partisan de l'opposition, Nul doute que le remède de l'im- pût, ditil, est amer à prendre, mais ses résultats sont st salulaires qu'on devrail Papp liquer.En etfet, si l'annexion qu'on nous à tant préchée sous loutes sortes du masques est le progrès quémandé aux étranger, lu Luxe cat la prospé- vrité engeudiée par notre propre esprit de sacrifice eb de nationalilé ; c'est le peuple disant à ses gouvernants : ** Messieurs, voici mou sang, \u201c prenez-le, servez-vous en pour \u201c mouvoir la graude roue du pro- « grès, Elablissez des usines, en- + couvagez nos instilulions afin que \u201c note industrie décuple ses pon- \u201c voirs d'action.Avec les moyens \u201cque je mets à votre disposition, \u201c éluvez dans le pays le niveau des * arts, du commerce, de l'agricul- \u201cture, afin que nous suyous en \u201c état, comme les autres pays du « monde, do faire des expositions \u201c universelles.\u201d Voilà le noble langage qu'ont tenu à tous les gouvernabts les peuples qui ont voulu sortir des lauges de l'enfance où des chalues de la banqueroute Pour un peuple, il faut savoir se sacrifier À ses propres intérèls.Profitons done que nous avons à notre te des chefs forts et hou- ules, clean and strong men, selon l'expression intraduisible de la Guzette, pour opérer le Hus énergiquement que possible l'effacement du passé et la prospérité dans l'avenir.Et la prospérité dous l\u2019avenir, nous pourrous y rêver, lorsque tious serous en état de prouver par des expositions grandioses capables d'attirer ici les capitalistes étrangers, que notre pays est riche on richesses naturelles, mais que nous He malt quons que da l\u2019aide ot de la coopération des pays étranger, par I's.change de :08 produils contre les leurs, avec les promesses qu'il a [miter qu'ils ont fait que par ce qu'ils au- La taxe leur est odieuse, Oublientdans le Canadien d'il y à quelques LE NORD Pour cela, il nous faut un capital national, vt le plus str moyen de l'obtenir ost la taxe, vous quelque forme que la sagesse de nos gouvernants auront jugee lu meilleure et la plus convenable à nos intérêts en général.Parecmon.& sisTEME.Nous avous uu Kystètue cotimbilue tionnel qui se rapproche plus de lu perfection que celui de n'importe quet autre pays À part l'Angleterre Avil que nos lois soient unposées au peuple, elles duivent être tour & lout eximinées par une chambre composes 'liomuies ehioisis, wivies pur tue assemblée de ciloyeus Ages ul enfin sauctionnées pur un homme qui réunit eu même temps le talent, l\u2019âge et l\u2019iuspaztiahite, Nous avons les Chambres, le Gon seil Legistatil et Je Lieutenant Gouverneur, Cherchez une législation parmi les peuples antiques ou mo- devnes qui n'aiteu ces trois éléments comme principes constitutifs.Les lois sont souvent imperatives Elles restreiguent Prudividu et doivent guider loutes ses actions, tem: pèrer toutes ses liberles.Gomurs il faut qu\u2019elles scient faites avec Lac! ot prudence pour ne pas deveur injustes ! Prenez une chambre composée de députés qui sortent à peine d'unv lulte politique pour se jeter daus une nouvelle, de députés dont le plug grand souci est de plaire à telle où telle classe plutôt qu\u2019une autre, parce que c'est celle qui constitue l'élément p édominant de ses elec teurs; pourra-l-il s'empècher du coufectionner les lois de manière à favoriser celle classe paiticulivre, quant ce erail même au détriment dus autres classes de la suciète ?Un dépulé est porté et leur en chambre par des ouvriers, surveil- lera-t-il les intérêts des proprictaires et des pairons ?Un autre doit son élection aux aubergistes,\u2014ne va-t-il pas être tole vaut pour les licences d'hôtel- an risque de blesser la morale ?Et ainsi de suite.Prenons encore une assemblée de députés comme celle du régime Mercier.Le boodlage y domine daus toutes les transactions, On en est venu à uv point que l-s poches de tous les dépulés se gouflent d'or et de billets.Supprituez le Lieutenant-Gouver- neur ; failes disparaître l'ombre génante de l'Assemblée legislative.lus millions que l'on volera alors, ne tuineroutils pas la province, plutôt que les dépenses qu'occasionnent ces deux ciements de législa- ton ?Si la province, malgré l'assemblée législative et le Lieutevant-Gouver- neur était rongée de lettres de crédit ; vis deux puissances enlevées, wen aurait-elle pas été pourrie ?On nous dit souveut que l\u2019inuti- lite de lieutenanl-gouverneur et de l'arsemblée législative vient de ve que le parlement fédéral les rem- pluverait sulfisamment, Jest te erreur grotesque.Ce parlement fédéral pourrait-il juger aussi sainement de nos affaires provinciales ?Ou a vu quo toutes les fuis qu'on à mis en question le désaveu d'une loi provinciale, ces mêmes libsraux criaieut À la violation de la constitution avec le même acharnement qu\u2019ils réclament aujourd'hui l\u2019intervention de ce mème parlement fédéral, pour remplacer les pouvoirs de l'assemblée et du Figutenant-gouvernear, Oh! caudeur, voilà de tes coups ! Matick- mme 0 \u2014 \u2014 Le Montreal et Occidental, Lundi, le 20 juin courant, a eu lieu à Montréal, l'assemblée au- nuelle des actionnaires de la Gie du chemiu de fer Montreal et Oceidental, À cuite assemblée où à passé un veglewent pour réduire à sept le nomine des directeurs dlus par les aclioanatres, qui était de neuf au- paravaut, afin de faire place dans 10 bureau, à deux divecleurs qui devront être nounnés par le gouvernement de Québec, en vertu de la loi passée ou 1890.NOIR sage [4 Puis l'on procéda à l\u2019élection des directeurs, et les messieurs dont les noms suivent, onl été élus pour l'année couraule L'hou.d.A.Chapteau, Alpte Des jardins, M.A, HL 4, Beemer.Jacques Grenier, J, Danen Rollaud, F,J.Bremnaë, IW21.A, Brisson, Nous sulntites portés à c.oive que les directeurs nounnés parle gouvernement de Québee seront M.J.14, Leclair, arpeuteur, le Saint dérô:no, et le De, Wilfrid Grignon, de Ste- Advie, Derniere repouse, Colty sorresporulance aurait dû être s de numéro de ia semaine cest par un retard éprouve vf chemia qu'elle no nous cl parvenue que \u201cmel, Le dernier mot de M, Lauglois est bien le dernier mot de tout ce qu\u2019il y a de plus yoissard el de plus ime pudent, Cet énergumène à qui la pluie irait peut-être uieux sur le Jos qu'entre les doigtf vous insulle te bou sens el l'hustoire conume s'il waver besoin ni de l'uu, vi de l'autre pour faire du journalisme, Elu bien, avant de terminer, won leruier mot à ce brave pâté d'homme qui m'a toujours soutenu que le clergé avait eutravé l'éducation il y a ciuquante ans, cb tout simplement une phrase d'histoire.Moi je suis uu ignovant, alors pretious Chauvean, Gest le soul autenr dont l'autorité pu être confroutée avec celle de M.Langlois.Voici ce que Chauveau dit: * Les orages politiques de ce temps (de 1813, w'est-ä-dire d'il y a 49 aus, furent la cause que l'ecducation 11 pew de pros ques.\" Est-ce que cela accuse le clergé 09 le gouvernement de cette époque, qui etait je le répète, le système d'oli- parehie anglaise ?Celle etation me donne raison de tout ce que M, Langlois t'a lauce d'inqures; maintenant qu\u2019il continue j'ai fini, Ju crois avoir démontré jusqu'à l'évidence que la cause que je dé- feudais était celle de l'équité et de a justice, j'ai voulu rétablir les Faits, l'histoire en imaîns, sans Digoterie vonime suus préjugés, quoiqu'en dise M.Langlois: je sors de relle polémique avec la salisfuction d'avoir vu ma personne insullée et ms arguments respectés, Car M.Langlois n'a pas dit un traître mot\u201d de la question.Il a tout éludé.I Wy a qua le lire Four s'en convaincre, Il a été drôle, c'est tout ce qu'il a pu faire, çà le forçait déjà assez.Eur Deck, t+ ame\u2014_ L'avriere-pays de Montreal C'est le 2 juillet prochain que l\u2019arrière-pays de Montréal sera le théâtre d'un événement dont l'im- portanes échappe encore À l'attention de beaucoup de gens.Le chemin de fer que l\u2019on se propose d'inaugurer solennellement ce jour- la, est destiné à transformer une immense el uxcellente contrée, cette partie de la vallée de l'Oitawa qui nous semble se subdiviser en deux régions naturelles assez dislinetes : les Laurentides mitoyvnues et les talus du word, Lu remontant le cours de la fameuse rivière, les colons se sont déjà établis daus les cantons qui la bordent ainsi que le long de quelques-uns de ses tributaires, ondes transparentes qui réflètent les silhouettes de la forêt, cascades releaussantes.Mais ces établissemeuts n'ont guère dépassé \u2018abord le seuil de la contrée ; là le chemiu de fer va maintenant trans porter les pionniers au cœur mênn de cetle fertile région.La voie n\u2019est achevée encore que jusqu\u2019à Srinte- Agathe des Monts ; l\u2019année pra chaine on verra le prolongement juzqu'à SL Jovite, l'extrême paroisse du comté de Terrebonne ; Une autre année lui fera atlervdre les grasses altuvions de ta Lièvre, puis, de là, la Gatineau et enfin les bords du | grand Témiscamingue ; ce qui fera une ligne d'élapes s'écholonnant en plein interieur de la vallée el sur toute sa lungueur, Comment décrire ve superbe pays avec ses coteans, ses vallons, ses plateaus, sa waghni- tique plaine ultra-laurentienue qu'arroseut la Lièvre ella Gatineau, ses lorèis giLoyeuses, ses lacs puis- sonneux dont le nombre inculeu- lable forme des séties étagées ol dont les Mots descendent de l'un à l'autre en f'auchissant pue d'un puissant gar ?Qui peut entrevoir, sinon prédire te bnallant avenir réservé À ces can tons de l'Ouest ?Nulle autre contree de les surpasse en source situpides et en jÂturages, Cel ancien paradis terrestre des dais at des ogous deviendra un pays d'élevage par excellence.11 est déjà renommé pour sus richesses minérales et c'est de là que l'exploitation forestière tire encore ses plus beanx revenus.Bientôt nous allous y voir re déve lopper des paroisses nouvelles at s'élever des clochers on-hrageant de frais et coquels villages, Aussi, le % juillet prochain, esbes par une immense elameur d'allé, ss que les hommes du aud aceneiberout des gennssenents ihe la locomotive! C> sera le siguai d'une ère nouvrlle pour les canton: de l'Ouest, cetle dem province qui, une fois colonisée eb raisonnable ment exploitée, devieudra peut-être, pour les produits de l'industrie montrealaise, le meilleur, le plus profitable des marches, Oui, saur aucun doute, la création d'un réseau de paroisses et d'une centaine du villages ot de pelites villes dans la valiée de l'Oltawa vaudra à la cite de Montréal l'extension de sou com merce, l'agrandissement de ses usines, l'établissement de Houv Hes industries, de nouvelles rues el des quartiers nouveaux.Oliservons dune ce qui s'opère chaque jour aux Litats.Unis.À quelle autre cause les citées américaines doivent-etles leur merveilleux développement si ce west à la colonisation ropide des territoires qui les euvironnent ?Quand on y 1éflechit sérieuse ment, on s'étonne que le chemin ve fer vil question n'iut été construit vis gt aus plus tôt.Li ne le serait pas encore saus les efforts et les miracles d'habiteté d'un très petit nombre d'hommes qui ont vu et compris l\u2019insportance de cetle « utréprise, luttant sang cesse contre l\u2019indilférence des uns et le mauvais vouloir des autres, ayant à surmonter mille obstacles, {rauce e atleudant d'en bénéficier, ViaTon.-\u2014e- CORRESPONDANCE D'OTTAWA Orrawa, 19 juin, 1892.Monsieur Maxime de F Echo, Avez-vous lu l'avaut-dernier numéro de l'Echo ?Peut-être que sion.Eh bien, il y à, paraît-il, Un monsieur Maxime qui est très prodigue de ses épithètes ronflantez.Ce M.Maxime donc a été très froissé en lissut nu article, bien humble en soi-même et qui dépeignait fort imparfaitement l'ardeur, le travail que déployait honorable M, Ghapleau.Comme lous les lib.raux, le but de Maxime est de jeler du discrédet sur la reputation de fon.ministre.Coruntent s\u2019y preud- til, par des moycus obliques: il calonmie, 11 injure, il lance des ac eusations pernicieuses.De quoi parle-Lil ce M, Maxime ?de la san glante tragédie des orangeries, d\u2019une autre encore bien plus senglante, de celle du chemin de fer du Nord.Après?it effleure l'ailaire Senécal ; ensuite il ébauche le fait que Mgrbabslle avait abandonné M, Cha pleau pour aller se jeter À corps perdu dans les bras de M, Mercier, l'homme aux belles promesses, qui consentait à accorder bout ce qu\u2019on lui demanderait, Maintenant, où est la vérité daus cus accusations que porle le correspondant de FEcho, pour tenter obs cureir la gloire el la réputation politique du l'hon.M.Chapleau.Quant À la sanglante tragédie des orangeries, je serais curieux de savoir si Maxime y à assisté, si jadis ello neté représentée ?où bien, a-Lil séjourné dans ces purages tointaits ou l'acte sanguinaire s'est perpétré ?ciel 1 est-il le témoiu oculaire d'un si horrible crime.Singu, son aceu- sation n'est foudee que sur des ren seignements puérils ct lombe delle mème, Mais, aujourd'hui que la persévé- t l'énergie ont vaincu toute résistance, nous n'avous pius qu'à nous réjouir du fall accompli, eu M.Maxime vient ensuite vous représenter la scène de la veute du chemin de fer du Nord.Mais vous savons lrés bien que dans bi seconde wine comme dois la première, le grand tragique à manqué son but parce que sou action eat lcinte, Dans ne élan de sublineité ii vient jusqu\u2019à nous d.ve que M, Chapleau u fait signer la province, Gomme ça M.Maxie vous avez jouis du spectacle de Lous ces grands crimes doul vous êtes le témoin, Maint-vaut prouvez- tous, not par des suppositions chi.méroques mais par des preuves irré- tutables, que l\u2019'hon, M.Chapleau s'est comprottis dans lu susdite transaction.H est bien beau de faire de grands mots pleins de sarcasme, mais il est loujours préférable de prouver ce qU'où à avauvé.Quant à Mgr Labelle, Maxime nr l'air deu parler sans Lrop en cou- naître encore, Vous dites que ce vespectabile prélat à abandonné M.Uhrapleæu pour se joindre à M, Mure vier de qui il croyait tout avoir, Mais eu réalité qu'est-il arrivé?Mgr Läbelle, ce regrelié apôtre de là volonisalion, possédait une très grande influence dans toule la province de Quebee.M.Mercier, qui voyaiten lui un instrument à deux trauchants pour combattre ses enne- Mis el parvenir au falle de ses ambitions, sût l'atirer dans sez pièges, Il fit miroiter aux yeux eu digne prêtre les plus belles espe.rances, I! conunença d'abord par le eréer député-ministre de l'agrieul- ture afin de l\u2019avoir sous sa domination; par ce moyeu oblenaat un puissaut aidu pour (errusser ses cnnemis.Mgr Labelle d\u2019ailleurs ne voulait Lutter conlie aucun gouver- nemeul, Sou amitié à l'égard de l'hon.M.Chapléau avail toujours ête très grande, et ce dernier au- jourd'hui peut montrer au-dessus de DOU correzpoudances des plus anne cales, qui sont qu gage ue la grande vslime qu'avait Mgr Labelle pour l'hon, Ministae.Le regretté apôtre ne pouvant rien pour lu colonisation sais le concours du gouvernement fut ainsi lorcé d'entrer dans le régime honteux de M.Mercier dout la main de fer n'éparguait ni l'homme ni l'or.Mème si j'ai souvenance un jour que Mgr Labelle avait un chèque de très peu d'importance à faire signer il fut contraint de chercher et d\u2019attendre l\u2019ancien comte déchu.Mgr Labelie, cetle perle précieuse ajcu- tee à l\u2019auréole de gloire de nos grads hommes était foreé de recevoir les ordres de celui qui éblouissait l'Europe par sou faste déréglé.Le patriousme éclairé et la conse tale abucgation du digue prètre n\u2019étaieut que de vaines choses pour M, Mercier qui traitait, non d\u2019égal à égal, mais comme vu lyran avec sou valet, Ou a compris parfaile- went la tactique de l'ancien premier ministre à l'égard de Mgr Labelle.Heureusement aujourd hui que le saint prelat n'ait pas à déplorer ces duperies.Car it est fort probable qu\u2019il serait très affecté d'avsir relevé si haute la puissance de celui qui, aujourd'hui causerait son déshonneur, Le correspondaut de l'£cho à parlé de l'affaire Senécal.Mais là encore quelles preuves intrinsëques et ex:rinsèques peut il fourrir pour accuser la culpabilité de l\u2019hou, M.Chapleau.M.Senécal s'est permis d'enfreindre la loi en faisant l'achat du matériel de l'imprimerie nationale, On à prouvé à Senécal, où du moins si fuite à provvé amplement qu'it avait faillit à son poste, Mais est-ce que la culpabilité de Senécal naplique nécessairement celle de Phon.ministre des douanes.Comme on le voit toutes les insultes de Maxime n\u2019ont aucuue raison d'être, IL diraut pleine vérité si portant son esprit d'un autre côté intégre, il jugait un ancien premier ministre qui, naguère éleve juss qu'aux astres, tombé d'hier, aujour- d'hui trainé de tribunaux eu tribunaux comme le plus vil criminel.Comme le pense Maxime, la réputation de Phon.M.Chapleau n'a aucun besoin d'être relevé, jamais il w'eu à terui la beauté.Voyez, les travaux du département des douanes ont nombreux ob énormes.L'hot.ministre malgré la délicatesse de #8 sunlé se devoue À son poste.Bouvent ou le voit à minuit à son bureau EE RE \u2014m \u2014\u2014_ + encore occupé à vésoudre des problèmes donut la valure eu cat tres compliqué, Ou compaund que le résutlat d'un travail st ardsappot- vera d'excellentes réformes das le cymmerce, eb pat couség eut une nouvelle ère de progrés runsemers davantage là prospérité de uote pays.ge Cetle année le coutnerve de bois est excellent.Os embarque tous les jours sur les chars une très grande quantité de bois de construction pour le marché american, Par la genie ligne du Canada Atlantique ou envoie en mwuyeaue 70 chars de Loir par jour, Le remvrqueur Hivem kus- tou s'est is en route avec trois bar ges contenant 525 GOU pieds de bois de la meilleure qualité pour le miu ché anglais.ur Nous sommes hettreux d'iunronerr que Sa Grâce Monseigneur Dubie] \u2018archevêque d'Ouawa, est de retour de sou voyage de lu Colsinbie Auglaise, L'excellente compagnie qui su composait de plusieurs évêques, et d\u2019autres, avait pour guide le Rvd, Pere Lacombe, missionnaires an Nord-Ouest.Le Rvd, Père Blais, dout les efforts pour vepaltier les Cauadiens-lrançais dans là Saskatchewan sont courronnes de grands succès, était du parti.Wirso D, \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2018.\u2014 \u2014 INE AUTRE TAXE oeatu, les notaires, arpenteurs, ete, devrontpagyer Le gouvernement local a decide, paraiteil, de se procurer des fonds dune autre source.3 y pourvoit au moyeu de la résolution suivante : Attendu qu\u2019il est nécessaire de prélever un revenu additionnel daus le but de se procurer les fonds requis pour faire face aux obligations du gouvernement de ta province ct aux exigences du service pub'ic, ilesten conséquente : Résolu 1.Que Lous les membres des professions suivaules, savoirs : les avocals, les notaires, les méde- cits, les arpoutenrs, les ingénieurs civils et les hitectes pritiquant leur profession respective dans les linuites de la province, paieron' une luxe directe comme suit, savoir : 1, Ceux qui résident dans les cités de Quebec et de Montréal, une somme annuelle de cing piastres ; 2.Ceux qui résiilent dans les autres cités et villes incorporées de la province une somme annuelle de quatre piastres chacun ; 3.Geux qui résident dans les antres municipalités de la province, une somme annuelle de deux piastres chacun.Résolu 2.Que tous les membres du conseil exécutif de la province, les membres du service civil, les tmployés el les actionnaires publics, recevant un Lailemont fixe, paicront Unie taxe directe de sleux et demi par cent sur leur Lraitement respeclil tu-dessus de quatre cents piasires, Résolu 3.Que la taxe ci-haut men- tiounée, imposée sur les membres des différentes professions sus men- tionnôes, sera payable, tous les aus, le premier juridique de juillet, an percepteur du revenu de la province pour le district daus lequel ils résident, Résolu 4.Que tout membre d\u2019une profession libérale qui négligera de payer la dile taxe à l'époque indi- (née, sera par là même privé du droit de pratiquer.Résolu 5, Que la taxe imposée sur les membres du conseil exécutif de la province et sur les membres du service civil, lonclionuaires et em- Ployés publics, ci-baut mentionnés, sera retenue chaque mois sur le traitement, \u2014\u2014- - LA FEMME La femme n'est pas vieille tant Well: inspire de l'amour \u2014D'ailleurs qu'est-ce qu'être vieille ?Ce West pas avoir dépensé un cer Hombre d'unubes du nombre smaylé Tleux qui nous à été donné à chacun.Etre vicille c'est n'avoir plus ni beauté ni charme,\u2014Si uue femme attraits de la jeuzesse, elle serait plus jeune qu'aue fennue de viugt aus qui les aurial perdus, C'est une lle ces vérite- qui ne ss disent pus, mars qui se chantent >ux l'air connu de M, de la Palisse, Eh bison cepous dant, ello ust sr lun w'axoir cours dans la pratique ; «, si l'ou sourit de la naïvele d'or homie qui dirait: * d'aime mieux une vieille lemne qui scrail jeune qu'une j une femme qui seri vicitle, \"on viva tout à fait si ou le voit meltie celle thévrne en Usage, Alok, Kann.POE Notes lLocules.~ Mardi le cing juillet il y aura de grandes courses à New-Glasgow sur le rond Goudman\u2014 11 se fait beaucoup d'ouvrage cette semaine dans les rue où doit passer la l'rocession dimanche prochain, specia- lement en face des magasins du bloc Richard, chez E.Cibault, Samuel Mantha et au coin du chemin qui con duit a la manufacture Rolland.\u2014Les paroissiens de de St- Jerome se font un devoir d'assister en grand nombre tous les suirs aux exercices du mois du Sacré-Cœur, \u2014M.Joseph Boisseau, étudiant en droit, remplace FL.X.St-Michel com me Gretfier de la cour des Commuissaires.\u2014Lundi soir, dans la grande salle des Rwdes Sœurs Grises, les élèves de l'Ecole des Commissaires, donneront une représentation très intéressante, \u2014Les membres de lo fanfare de cette ville ont fait construire un grand now: bre de sièges cn face de leur estrade sur le terrain Dorion, \u2014Il est maintenant certain que le C.P, R, prendra possessiun du chemin de fer d'ici à Ste-Agathe dès les premiers jours de juillet prochain et mettra un train régulier matin et soir.\u2014Le jeu de croquet est très répandu dans la ville de S:-Jérôme, les mil leurs joueurs jusqu'a aujourd'hui sont MM, H.E.Caron et Dolphis Gray.-À l'occasion de la sortie dus élèves, les Révérendes Sœurs Grises donnent une grande séance aujourd'hui, \u2014M, C, LE.Laflamme a expédié cette semaine deux chars de marchandises sur la ligne Montréal et Occidental jusqu\u2019à une distance de 28 milles d\u2019ici, \u2014Lundi soir un nommé Daignault, employé sur le chemin de fer Montréal & Occidental, a reçu en arrivant ici un télégramme lui annonçant la mort subite de sa femme qui demeurait à Montréal, \u2014 La procession de la Fête-Dieu qui n\u2019a pas eu lieu Dimanche d:rnier à cause du mauvais temps est remise à Dimanche prochain, \u2014M.Louis Deschambault, commis de cette ville, conduisait à l'Autel lundi dernier Mademoiselle Sanderson.Aussitôt après le mariage ils ont laissé St Jérôme pour un voyage de quelques jours, nos meilleurs souhaits les accompagnent, \u2014Le Dr Philias Vannier vient de partir de St-Jérôme pour l'Europe, le Docteur sc propose de visiter les principaux hopitaux d'Angleterre, d'Irlande et de Paris, Son Voyage durera environ dix mois, À son retour ce jeune médecin doit se fixer en cette ville pour excereer sa profession, \u2014Le Rev.A.Nantel, Supérieure du Semtmaire de Ste-Thérèse était eu visite chez sa 1rère, Mardi de cette semaine.\u2014Le nombre de Brefs d'assignations pris au Creffe de la Cour de Comté de Terrebonne, à beaucoup diminué cette année.\u2014MM.Henri Prévost & J.I.Boi vin ont entrepris l'élevage des serins sur une grande échelle, ils réussissent assez bien, \u2014Un cultivateur riche de cette pa- toisse doit être arrêélé d'ici à quelques jours, il est accusé de parjuse ; il prétend qu'il n'est pas coupable ct que c'est une vengeance qu'un ancien dé biteur veut encore contre lui.\u2014Les élèves des différents collèges ârrivent en graud nombre.\u2014Edouard lef.de Bellefeuille, avocat de Montréal passera l\u2019été dans cet te ville avec sa famille, \u2014M, Brennan paie maître pour la compagnie du chemin de fer du Nord est passé ici mercredi en route pour Ste-Agathe et ler autres paroisses en arrière.Saus aucun doute qu\u2019il a été Cousexvait jusqu'à cent ans tous les) reçu à bras ouverts, LE NORD \u2014Un grand nombre d'enfants de la paroisse et de la ville, se préparent à vcevvoir le Sacrement de Confirmation, lors de la visite de I'Archevique, dans le wois de Juillet prochain, \u2014Le Notaire Malo de St-Sauveur est venu nous rendre Visite mardi der- uler, il nous a annoncé que les travaux du chemin de fer de Montfort devaient être repris d'ici à quelques jours avec JHus d'ardeur que jamais.\u2014l'endaut le grand vent de la semaine dernière la grange et l'étable de M.Napoléon Lajeunesse, une batisse de M, Eugène Taillon et une grange de M Ansehne Guenctte ont été comple.tement détruites La pluie abondante que nous avons eue depuis plusieurs jours a causé de grands donnuage surtout chez certains cultivateurs qui n'ont pas de fossés assez profonds pour égouter parfaitement leurs terres, \u2014La Compagnie de Papier Rolland est à batir une allonge considérable à sa manufacture ; les affaires augmentent tous les jours.\u2014 M.L.Corbeil, hôtelier de cette ville a eu la douleur de voir mourir son frère Jose; h, à Ste-Scholasti-que le 19 Courant, \u2014L'inauguration du chemin de fer entre St-Jérôme et Ste- Agathe qui devait se faire le premier juillet est remise au lendemain.\u2014-Mardi soir au Falais de justice de cette ville avait lieu uue grande assem: blée des cultivateurs de cette paroisse, pour attendre M, Dallaire, chargé par le Gouvernement de donner des conférences sur l'Agriculture dans toutes les paroisses de la l'rovince.Dallaire a expliqué aux caltiva teurs l'avantage qu'il y a pour eux de former des cercles agricoles ; que partout où gens sont très satisfaits.Le Dr W.Grignon de Ste- Adèle qui s'occupe besucuup d'agriculture et qui est le fondateur de la socièt: d\u2019Agricuiture No 2 du Comté de \u2018lerre- bonne était dans l\u2019assemblée, à la demande d'un grand nombre il a adressé la parole.Il a démontré en quelques mots les avantages importants que les cultivateurs peuvent retirés de la formation d'un cercle agricole.Dans la paroisse de Ste-Adéle le cercle Agricole compte aujourd'hui cent cinquante membres, et toutes ces personnes sont agréablement surprises des bons résultats obtenus dans cette paroisse.Après l'assemblée on a vrocédé à former un Cercle Agricole.NOTES COMMERCIALES \u2014Nuus annoncons à nos lecteurs, dans Une autre colonne, l'ouverture d'un nou.veut magasin de Marchandises S'uhes, Hardes faites ete, à des prix ridicuivment dus, tenu par MM, Winestein & Co.\u2014Si vous \u2018lérirez vous acheler une chaussure élégante, laile solide el dans les derniers goûts, alle chez 4, 0} Forage, rue SL roar: il vient de recevoir le plus bel assortiment de nouveauté de la saison en fait de chau-sures.Bôllines boutrnnees electriques pour danies, Routiers procède frança,s, Balmorales (rès fines pour mes- sieurg, Cotigresse avee lastiques Hubgore anties pour un an et demi pour hommes.On recevra à ce Burean des soumissions cuchetees, adressées au soussigné, avec la suscription \u2018* Soumission pour le lurcau de postu, ete., de Stilyacinthe, PQ.\" jus qu\u2019à lundi, 4 juillet, pour l'execution des travaux du bureau de poste, cle , à \u2018st-Hy- acinthe.- On pourra voir les devis au département \u2018les travaux publics, Ullawa, ainss qu\u2019au Hmreau de M.J.0.Divn, agent géneral à St-lyacinthe, après lundi le 20 juin, L'on te prendra eu consideration que les soumissions faites sur les imprimés fournis et siguèes de la main des sotimissionnaures, Chaque soumission dovra être nccotspa- gnée d'un chèque de banque neceplé, égal À cinq pour cent du montant qui y sera tnserat, et payaole à l'ordre de l'honorable ministre des travaux publics.Co chèqua sera contisqué si le soumissionnaire refuse de signer ls contrat, après Rotillention, ou s'il ne l'exècute pas intégralement ; il sera remis si la soumission n'est pas acceptées Le Ministère ne s'engage pas à accepter ni le plus basse, ni aucune des svuinis- sions.Par ordre, Dépt des Travaux Publics, Ouawa, 13 juin 1892 A toujours en mains un assorliment com- piet de MoNTRES DE PUIS, DIRES DE TOUFES SORTES, VERRES FOUR PHESBYTES, ANSEAUX DK MARIAGE ET DK FIANÇAILLES, LE FANTAISIE KT JOUETS, ., KTU., KT; Exveule les réparations avec garantie speciale.Agence de loteries ST-IJBROM 13, RUE DU PUNT DE FER ces cercles sont établis les?FIED FACIAS DE BONIS ET TERRIN Cour Supérieure, dans et pour le district de Terrebonne.SAMUEL TO CHETTE .culuvalouede la ville de Hull, distriet d'Ottawa, Deuvatdeur; contre OUSIDAS LEFEBVRE, hotelier, de celte partie de la paroisse de Stde qui se Louve dates le cuite des Deax-Vontitenes destiet de Terrebonne, of ANTINME JOLY, ewithatenr, de dt arabs de Ste-Monlque, disteich susdit, Vfeudotts savoir L'innmeuhl + appartenant au detendeur, Gusvlux Letobvre: mplacement situé en la paroisse de 5, district de Terrebonne, connu ne aux plan el livre de reuvoi vili- ciele pour le comte des Deus-Montignes, dil district, sous Jo numero quarante ol un tit{)\u2014avec les bilissos dessus vrigees.District de l'errebonn® Ble-Sehecustique, à savoir: Nu, 127 Pour être vendu à la porte de l'eglire de la paronsne de See en la ville oo Bt.Jerome, de DEL XTEME jour de JUILLET prochain, à ONZE lienres de Favant-midi Le dit bref vappariable le vingticme jour de juillet prochain.(Signes, LAPOINTE & PREVOST, Sherif, Busvau du Shérif, Seholastique, 26 avril 1892 Exposition Universelle de Chicago, 1893, Le gouvernement de la Puissance du Cate l'invitalion du guuverne- ment des Etats-Unis, de prendre part à l'exposition universetle qui sma teaue À Ghicago, du Ir MAT au di OCTOBRE 1893 Gone il est important qu\u2019une exposition très complète des produits canadiens soil fitite, à celte occasion, utte tation gên- Pale est adresse producteurs taux manulicturiers canadiens, en agriculture, Horticulture, produits de la forêt, pécheres, \u2018hrnergux, muchineres, manufactures, arts, te, pour aider à former un total de pro- dunts inlustrieis el des cussources du Canuda, dout l'exposition sera un bienfait pour le pays.Lu commissaire exécutif pour le Canada, à ete nomtne, qui aurse be reillanee géné- rate des produits el la disposition de espa ce, et les gouvernements provineiaux ont ote invites ay cooperer atin de reudre notre exhibilion aux te nt aussi salis- Laisante que possible, lar gouvernement de fa Puissance du Canada payeca be transport des exhibits, gller el retour, ob pour le puiement «les articles envoyés, Les entrées nr doivent pas être failes plus taril que le 31 JUILLET.Lu réception des giticl s aux bälisses de l'exposition, commencera le fer NOVEMBRE 1892, el tous les exhibits, excepté le brtail, devront are disposes le ler A VuiL 1893 Dos formules d'application pour espace et informætions genvrales, peuvent être obtenues on s'alressant par loitres, frane \u201cle port, au soussigne, WM.SAUNDERS, Commissaire exécutlf pour le Canada.Dépt, de l'Agriculture, Ottawa, 26 avril 1892, ALLEZ AU Nouveau Magasin BLOC SIMARD sortiment complet de MARCHAND EGIES, CHAPLAUX LALDES FAL pour homies ol en- i, une grande varicte de Chausses, ele, ete.Pour dire vendus Vous trotve N'oubli«z pas de venir oxaminer mes marchandises avant d'aller ailleurs.Pantalons pour hommes, $1 OÙ la paire, Habillegnents do 5.00 Chaussures do LOY Souliers pour Dates 0.75 Bretelles de 10v.à 20e, Belles Eloffes à Hubes, seulement I8c.la verge.L, WINESTEIN & Co.BLOC SIMARD, ST-JEROME.Montreal & Western Ry.NOTICE.Commencing Monasy, May 23rd, and until further notice, trains wit) leave Ste.Aditte Station every MONDAY, WEDNESDAY aud SATURDAY, at about 6.30 pan and return from St.Jerémo shortly after the arrival of the GP, It Express from Montedal dus at 7,00 pam.For froivlit rates, cars, and other intorm- ations address H, 8, Cwnon, 8t, Jirome, and the Agent at Ste.Adèle, G.H.GANDEN, Chief Engineer, ste, Adèle, June Sth, IN Chem, de fer Montreal & Occidental AVIs.A commencer Lundi, le 23 mai «l josqu'à avis contraire, les trains laisseront la «la- tion «le Ste&-Adèle tons les LUNDIS, MRtt- CREDIS et SAMEDIS, vers 6 30 p.1.et retourneront de Stsférôme aîss.lôt après l'arrivée du train express du Prcilie canu- dien veuaut de Montreal, à 7.10 pm Pour tuux du fret, chats et autres infor mations, s'adresser à ILE.CanGs, à Stderôme, où à l\u2019agont à Ble-Adèle.G.II, GARDEN, Ingén.en Chefhpi ole od Lang tin hee 1 D PE ANT CBS ay 1 =.IMINION UMINIC TRS SOWNANVILLE ONT 7 Mestuilles et Diplomés aux\u201d principiiles E as \u2018 xpositions Universelles PHILADELPEHNS, 1876\u2014Medaillo Lnternationale ot Inpiôme d'Honneur, LONDRES, 1876\u2014Premier Prix, AUSTRALIE, 1877\u2014Premior Prix, PARIS, 1875\u2014Médaille Luternationsle et Diplôme d'Honneur MONTREAL, 1886\u2014Premivr Prix et deux Unptômes d'Honneur, ANVEUS, 1855\u2014Grund Diplôme d'ilou- neur.100 PREMIERS PRIX Aux Expositions daus differontes partios du monde, Si vous désirez vous procurer un instrument de première qualite, à va prix tmode- Ie, ne manquez pas de venir cxaminer ces inst uments où d'ecvire pour imtormaltions.Gomme je n\u2019ui pus d'agouts, veuillez vous adresser directement au magasin atiu d'acheter à metileur marche, FHPRATT 1676 Notre Dame Montreal Seul importaleur des Pianos HAZEUTON FISHER et DOMINION, et des Orgues FOLIIKNNIS, AVIS Madame Vvo À.tsarsalo informe lo pu- Dlic voyageur qu\u2019elle Liendra pour le temps «le la belle saison des pensionnaires prives à la semaine ou au mois, à des conditions très raisonnables.\u2018Table de Ire classe et chambres très confortablss.A VENDRE OÙ À LOUER M.Aveliné, propiélaire du magnifique hotel du village d'en bas, à SteAdéle, l'offru en vente à des condilions tres avun.tagouses.Cet hôtel ost le 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semez 4 de minot de l'arpent; recouvrez à la charrue double, à 4 pouces de profondour ; ron.Jes.Il est utile de herser avaut la levée du blé-d'Inde, Toutes les herses un peu légères couviendront à cette époque.Quelques jours après, selon la rapidité de la végétation, herses avec in licrse à dunts couchées, (dents rondos, d'un demi pouce, en acier, horse dite smoothing harrow) que vous pouvez vous pracurer à l'institution des Sourds et Mucts, Mile-End, près Montréal, Cette hersa excellente a 12 pieds de lar ur, Avec cette lierse, hese en fons et en large.jusqu'à ce que le Lié-d'Inde ait atteint 5 à 6 pouces de longueur; après cela, failes veage de la houe à cheval, et tenez la récolte parfaitement nette jusqu\u2019à ce qu'elle ombarge le soi complétement, Pid tres une ou deux fuis.On peut se provurer des semoirs qui sément fe blé-d'Inde et aistri- buent l'engrais artificiel en même temps, ce qui dispensent de l'usage de la charrue double, Récolte Aussitôt que le grain sera & sa grosseur sur la tige el avant que la gelée ne commence à blanchir l\u2019extrémité supérieure da la plante, con- pes voire Wed tude À ta faucille, at tachant par bottines, si vous le pré- féres, puis ie portant tenmédiatement ai coupo-pri le pour ls trancher en tougueur d'un quart ou d\u2019un demi pouce, et le confiant au silo, L'usage du coupe-paille est recommandé surlout parce que, par son moyen, les différentes parties de la plante sont mélangées, cetles qui contiennent le moins d'aliments bénéficiant de celles qui en contienne le plus.vous n'avez pas de cotip+paille, couchez le blé-d'iude parallèlement et avoc soin dans le silo ; mais nous ne saurious recommander ce dernier système.Hi est de beaucoup préférable de faire usage du coupe-pailie, ui, d'ailleurs, est à assez bou mai ché, maintenant, Vous pouvez récolter à la pluie ou au beau Lemps ; il n'est pas nécessaire de laisser deineurer sur le champ après l'avoir ceuiilie.Gopendant le blé.d\u2019Inde peut ainsi s'alié- r du quart de sou poids total ut aire d'excellent eusilage pourvu Qu'il ne soit pas trop avasicé, Ensilage.Construction du silo.Le silo économique doit dire on bois, aussi profond que possible, avec une charpente solide, parce que la pression latérale est consulerabile, Le fond et les côlés doivent être à l'épreuve de l'eau et de d'air.we ie fond soit done placé sur un sol battu el bien égoulié et que Lee cotés soient rechaussés de six à huit pouces, de manière à ce que l'ait ne puisse s'introduire par le nte soit doublée in- bas, met a charpe verdrement de denx épaisseurs de hois d'un pouce, embourelé avec papier entr- deux.alssez quelques rtes du haut en bas, de 2} pieds de hauteur, lesquelles ou obsiruera par dégré, à mesure que la conserve sera accumulé dans le silo.Ou peal welliv le silo dans ia grange lout à coté de la batterie, On peut construire Je stlo en deliors, urvu qu'on le prologe June toi.ure.Placez 1a conserve par couchn do 3) pieds, et laissez la larmeuter jusqu'à 125 ou 150 dégrès Farenhit, Si elle ne chauffe pas ascez rapidement, À votre gré, vous pouvez l'arioser pour activer sa fermentation.Quand une couche aurs atleint au moins 115 dégrés, remetiez une autre couche te mème profondeur, excepté dans les slot de moyenne grandeur ou les petits, dans lesquels il faut absolument fouler lis côtés où sur tout les coins, e J \" \u201c o © { i t consommer jusqu'à ce qu parce que la déloriabon commence du moment qu'il est ouvert.I en qu de parti moyen mure froide, juqu'à ce que le lait de beure soit tout sorti ; Une fois je silo rempli, mettes deux rangées de planches indépendantes les unes des autres, de mani- vre à couper le joint du premier rang de planches, légèrement char- des do lerre, afin d' \u2018arriver à l'ensitage.Ouveriure du silo et sa consommation empêcher l'air Vous pourrez ouvrir le silo un 1ots après qu'il aura êlé fermé.Enloves la terre el les planches, les quelles peuveul être placés dans un oin pour l'aunée suivante, Puis en- lavez l\u2019ensilage sur loule ls surface u sito également, de manière À re- ouveler ta surface A chaque prise.Du moment qu'un silo est ouvert remy bb Saul Guten Lanitlaug © \u2018il soit vide, s4 Aivui des pols de conserves, Vous pouvez donner à vos vaches i De soul pasen lait des rations trois parties de conserva el d'une ille hachée, mais il see de bo : all plus économique de ne douner du 30 a 40 lbs.d'ensilage et d'ajoutsy au mélange environ 10 lbe de trèfle jar jour par vache.Aux vaches À lait, donnez 50 Ibsd'ensitage, dix livres de foin haché si pousibls et indo 24 heures d'avan- © à l'ensilage, et une bouelle com posée de grains moulus, son, gruau de cotou ete, ele.selon le prix du marcha de ces articles.Prenez vos mesures pour avoir assez de conserve pour conduire vos ênes d'un pâturage à l'autre à travers I\" hiver, el vous ferez du beurre Liver comme été Avec ce système de ta culture du mais en vert et de l'ensilage, on di- nuqpura de beaucoup les travaux de la ferme.Ou pourra éteindre la ou- perficie laissée eu pâturage, celle par conséquent qui coûte le moins, at réduire celle cousscrés aux céréales, ul elle qui coûte le plus, Bien que l'on puisse cusiler vn grand nombre de plantes, l'expérien- re à prouvé que c'est le mais ou blé d'Inde qui est le plus rémunératif pour cel usage, partout ou le bié- d'Inde réussit À former son grain complètement sur la tige.Cu peut ensiler avec avantage les sarazing que la gelee vient de surprendre vit les avoines qui n'ont pas lu bri, le tridle, les gros foins de groves el tous lus fourrages gros siers; lesquels deviennent plus appétissants par l\u2019ensilage.(à continuer) FABRICATION DU MEILLEUR REUMRE Toute personne propre et soigneuse peut faire du beurre de prémière qualils, même avec le lait d'une seule vache, en se servant d\u2019ua bon hermomètre et en pratiquant les règles qui suivent : 10.Conserver l'animal en bonne santé, par de bons coins ; 20.Une propreté scrupuleuse, commençant par les soirs à douner à la vache et continuant dans toutes los opérations nécessaires, jusqu'à ce que le beurre soit vendu ou cou.sonimé ; Jo.LA où l\u2019écrémage n'a pas lieu muédiatement, il faut refroidir le ait le plus 102 possible après, au moyen d'eau froide, de manière que à crème monte bien et ne reste pas en partie dans le lait sûr ; 40, Ecrèmer avant que le lait ne soit sûr et conserver la crdmne sans sûrir, au moyen d'eau froide jus qu'au barattage : 5o.Mettre la crème dans la baratte à la température voulue (550 à #80 Fahrentieit en été, et de Glo & Udo en hiver) et baratter tranquitlk- ment cb régulièrement jusqu'à ce que lvs grains degheurre se séparent du lait, et jamais plus longtemps ; Go.Laver le beurre en graine, au d'eau froide et de san- To, Sie beurre west pas con- some frais, il faut le conserver en grains, dans la saumure trbs-forte, Jusqu'à ce qu'on eu ait assez pour remplir complètement un pot ou une tinette ; to.Presser où éponger le beurre de manière à l\u2019ansécher suffisamment tous en le travailiant ie motue possi ble ; So.Saler le beurre selon le goût de l'acheteur avec d'excelient sel nn; 10, Si le beurre doit êtr conservé, faut l'empaqueter solidement dans ne jarre ou linelle parfaitement nette save odeur et sans goût ; Ou recommande de ne jamais employer des tinettrs qui ont déjà servi.Ti faudra donc empaqueter ie beurre dans des tinelles neuves.Ces dercières doiveut être préparées en- virga deux jours d'avance, eo les | Wiiliam Gauthier, près du merché.remplissant de lorie eaumure bouillante que l'on peut faire dans la tl- netle môme, puis rincer convenable ment, à l\u2019eau froide.avant d'y mettre le bourre.flo.La tinetle où jarre étant bien remplie et pressée jusqu'à un demi pouce du bord, il faudra couvrir le tout d'un linge bien blaue, puis remplir complètement de beau sol fin, puis enfin ajuster le couvercle solidement, On peut faire d'excellent beurre avec la crème fraiche qui n'es: pas sûre du tout, C'est lo beurre le plus détient, parait ii} Mode it Pant enelnnt plaire au goût de l'acheteur, on fera du beurre goût d'ain -1de en faisant sûrir trés légérement la crème euvi- ron 12 heures avant le baraltige ; ou bien eu employer 10ogo du lait de beurre de la veille daus ia crime fraiche.HOTEL RIENDEAU 56 et 60, PLACE JACQUES-CARTIER MONTREAL.Cl hôtel de première clanse que etait eutrefois au Na.64 rue S/-Gabriel, vient d'être Lrensporis au Nu.60 Place Jacques- Cartier.Prix trés mode és, cuisine Françeisa FF 4.RIFNDEAU, Propriétaire HOTEL AVELINE Ste- Adele (Gi-devant Hotel J.H.Vanier) AU PUBLIC VOYAGEUR.\u2018 Le soussigné prévient le publie eu général qu'ayant fait l'acquisition # magnifique hôtel autrefois tenue par d.4.Vanier, il pera À or dig.position pour leur donner tout le comfort possible.Tuble da ire classe, et cuisine américaine.Bounes chambres, bou- ues écuries, GREGOIRE; AVELINE, Propriciaire 8 ui a q \u2014 FABRIQUE U les Meubles et de Rouets aT P.LY.VEZINA (Ba face de I'lloks) Barsalou) Sideboards, Tables, Canapés, Chaises, Buts de salon, Sets de chambre, etc.ele, Rouets, Moulins à laver, e.g, elc.Hux STJtuoux STJÉRONE Toujours en jmains.Bois p:t; aré jour billisses, tels que Moulures et douraage, Imooupage, l'iainage, Fixtures, ol se chiar.#era aussi de Lous ouvrages quel y armpris monuiserie de maisons nt d'aglise, ©.Achats de bots de loulss sortes, soil suds ou «x billois, au plus haul pris, Ancien Moulin de MG.LAVIOLETTE, Voisin do M.Pepinni JOS.E.PARENT NOTAIRE | NOTARY COMMISSAIRE DE Li COUR SUPERIEURE RUE ST -GEORGES ST-1ERCME.ATTENTION spéoiale donate aux (NK- VENTAIRES, au règlement et à l'atminis- ralion des RUGUKSSIONS et prompte reidition de complies.Vente wt aclist de propriétés sur commission, Annences gra- Us.Towours des TER.(ER, EMPLACEMENTS ot MAISUNS A VENDEK ou a LOUER.Argent à prêter sur bi.leta et obligations hypothèques.M.PARENT ci-fevant jans la maison Villemure, à transports depuis le ler mal sa résidence el ae burvaux dans la me- nillque propriété qu'il à aoguise de Jeme ENON! 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