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Titre :
Le Peuple : journal hebdomadaire
Né du besoin d'atteindre les populations rurales que La Patrie n'atteignait guère, Le Peuple est d'allégeance libérale mais adopte des positions modérées.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n .],1880-1887
Contenu spécifique :
samedi 14 juillet 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire: 1887)
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Références

Le Peuple : journal hebdomadaire, 1883-07-14, Collections de BAnQ.

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[" ite Eee 38 lutis celu no tag, disnite \u201ca port entro, Vagoidunt- obieo:: BR luopiné, MR ju'au bateau, + MB dit il en mie sorrank la, tai, Yerus outruvoir, le secret.EF ne dis-ju, Lu prochaincexpusition gl 1osition provinciale, cotto nmuéu,, Le M ot Uni autre pasteur do cette:secte, confrère, ll a décoré unttom- mentale sur - l'écriture ! sainte du litre, pour le moins trivial; de't-Boutous:-pour- les vocudotlss des croyantas* Lo yr werd btait.un opvrage d'un contre [es autotiquler vucsisl livre Lu nettoyour des lunet- tos dvangoligues.\u201d Un quaker publia contro le père Armand uy Jamphlet intitn 16 :* Une paire de lunettes pour rti, ln'semaine \u2018dernière, avoc fe aeputs de Beauce;iM, Boldu Au seizième ils\" étaient]: quelques ochantil-| mdme anteur sur l\u2019oraison do-| «Les luneues évangéliques a C , puis ant à rôtestant | ves mains, uit, porirevoix, sarie à.Ju contro- ein goziorz ba avis 1 Heat» le rôfuta.ot.intitlla kon frat du quatlier, touszes commeu-' pour la rivière Sainte-Anne, com |hommu d'esprit, ou publia un utre sous le titre du :* Un étui Dimanchs} pour les lunettes du père Ac- I Comment peut-on s'imaginer ' | urges sur la horge de la rivière, que estique lo Moutardier spirituel\u201d é- et généreux ! Du cùl soupronné assez escarpée et dont la base estitait un livre fort À lu mode -au py p {très rocailleuse.M.Paquet frah-{seizième sièele.\u2018Fous les ouvrages que nous venous, de, menfionner appartien- teut à relie époque.Ce qui prouve qu'il y a plusieurs môyeus P d'arriver à Ja postérité, -\u2014\u2014_.GRAPPILLAGES.De mémoire de grettier, N.est l'avocat le moins soigneux de sa personne et de ses habits equ\u2019on ait jamais vu an Lalaisn clerc d'huissier lui ayant demandé la main de sa fille, NX.s'est décidé âse commander un vetement neuf, en vue des réceptions auxquelles ils allait se trouver exposé.H s'est rendu chez un confee- tionneur de la rue du Temple, qui, tout en Ini prenant mesure, a demandé : \u2014 Monsieur désire-Lil que sa jaquelle soit bordée ?\u2014 Oui, à répondu X., mais, vous savez, un pelil liséré pas plus large que le nor d'un ou ele.Philosophie pirisienne : l\u2019oiyle et Alphonse descendent, i ta nuit tombante, le faubourg Montmartre, pour veiller à leurs alaires, Îls causent, Polyte.\u2014 Tune lis pas?dit lu daus une livraison à dix centi- wes, intitulé les * Ravolulions du globe céleste,\u201d que la mer gague tous les jours : * Alphonse.Etaprès ?© Polyte.\u2014 IL viendra un temps ot Paris sera sous l'eau.Alphonse.\u2014 Qu'èque «4 peut nous faire.Du passant : , N\u2026 quia un domestiqu> fort sot, lui met chaque matin par écrit co qu'il doit faire dans la journée.L'autre jour, allant à la cam.pren X.tombu dans un fossé.l'appelle au secours ! Mais I 1Ftste, au lie d'accourir, lui crie : \u2014 Atlendez que jo voie si cela esl sur mon memoire.Guibnllard fait nue promuna- de au Jardin d'acclimatation.5 Après avoir visié les chiens et l'aquarium, 31 s'arrèls longtemps devant les 2èbres, puis, inlerrogeant,on employé de l\u2019é- tabliseuwnt :., \u2014-Monsieur, dit-il, Auriez-vous l'obligeance de mo montrer s\u2019il existe encore ce fameux ztlre du l:han 2.Le vicomtt de M.vient de mourir, à l\u2019âge de quarante deux ans, qanssa propisèté des Tilleuts, Cu eté l'un des p'us baux hommes de sou lemnps, ot peu de femmios lui out résisté, laut aus co qu'on appelle le grand inonde que dans les coulisses 3 et dans les boudoirs tarifés.Le Gaulois rappelle un mot, ui, pour n'être pas neuf, n\u2019en est \u2018pas moins drole; il est de Duvert.Au cercle des ofliciers : , Ma manière de voir m'ahlige à quitter l'armée.; \u2014 Vous êtes reactionnatre ?Non, ja suis myope.- \u2014 Fragment de conversation en- tro magistrats, dans un restau- fantavoisitant y l\u2019alaisde-dus- tice: 1 a.ler: magistrat: \u2014 Dépéchonsnous, EL fit quo jo sèis & une heuro sûr'ihon siège.\u2026.Ze magistrat.\u2014 Vous prendrez bie durcafé?- net) ler magistrat \u2014\u2014'Jamais, Ça m'ompèthéerait de dormir! ray », Du charivari: ; = le \u2018Tonquin, déclare Calino, C'est uno couquête indispen- sutile.> Voyez comme les Anglais.eutrent \u2018dans les colonies.= Qui, ajoute.quelqu'un, - mais,eux savent.guolquefois: 8 reurer à l'anglaise.= ses magie > La det TT ud : t sFahbourg- Nontimartre, le co- -|cher des Pompes funèbres accro- fre; en passaut, un modeste flare et ant do* -dd'le ranverser.© {/antonidlib \u2018du ghd anmérots, sd dregso'fu et accable:d'injures lu smaladruits-s - Cepudunl, son-réparioire s'épui- + se, It: s'mierrowpt, pendant quel- | uus seconds,\u2019 puis, filsant de '.Pavillon.\u201d avs = * va donc oir Le.Lo comblo de l'hobilat6 en fait de tactique militaire.Couper une voie.de guéris son Sy ; J père, Armand.\u201d Cd dernier, TieUX, SUR.a0u, siège« \u2026 i\" \u201c0 Wye LE PEUPLE SAMEDI 14 JUILLET 1883 ee ___ ___ ____ LE PEUPLE MosTRÉAL, 14 JUILLET 1883 COURRIER.sident de Frausse t'sint, Louisiane, dont il était un des citayens les plus eatimén, s\u2019est pendu e qu'il eom- mençait à ressentir les attelntes d'infirmités qui l'auraient rende prochainement in- enpable de tout travail, et qu'il n'a pus voulu être à la charge de ses arsiéseepetits enfants, M.Blain de Saint-Aubin, dout nous nvons aunoncé la mort, hier, était l'un des|dans an programme est adopté par l\u2019un ou | Après avoir résumé traducteurs de ls Chambre des communes, [l'autre des pattis lorsque cela répond aux [il ajoute : M.Malu vuquit en Frauce et vint an Cunus, il y 0 au delà de viugt aus.Il était tien connu dans le monde des lettres canad ennes.Samedi dernier, La Patric publ l'une de ses chansous, Le comte de Chambord est toujours ex- trétmesuent faible, mais on n'aunonce au- ¢ ie complication nouvelle daus sou etat, James Carey le dénouciateur des assassins du Phivnix-f'ark vient d'être déclaré eu faillite.La commission parlementaire d'Augleterre vient de rejetur le bill pour la cous t'uction du tunnel sous Ia Manche, stopose d'imposer des droits de quinze pour cent aur les articles importés pour consommation et de huit & vingt pour cent sur les autres articles.La Turquie se j M.F, de Lesseps et l'Angleterre eu sont Aves à une convention qui pourvoit à ls la cousttuction d'un deuzième canal de Suez, parallèle au œual actuel.On mande de Constantinople que le con- sulde France en cette ville a été attaqué et iusulté dans vue des toes de Ja ville, Reparation a été demandée imimédiatemets:, On monde de Yarckton ( Dakota) qu'un orage de grilsa complètement detruit les récoltes sur une étendue de cing milles a:res, daus le comté de Ibutehimon.Luudi, la cour de révision siégeant à Québec, a iuvalideé l'élection de M, Luwoulin, député de \u2018Trois-Mivliteas À quand le bref d'élection 1 Khaudeel Îley, ancien préfet d'Alexandrie, trouvé coupable de icipation sux tnassacres qui ont ensanglantés cette ville, n été condainué À sept ans de prison aux travaux forces.Un Canadieu-Français nommé Bourdon, a enuvé, hier de se suicider à Toronto, en se precipitant du quoi de la sue Yonge, dans le lac.On a reussi à sauver cet infortune.Hier A;Damiette 49 personnes sont more tes du choléra et 101 à Mansourah.En cette dernière ville un certain nombre de Grecs ont forcé le cordon sanitaire «t se aout échappes.Une dépéelie de Batna (Algérie) annonce que M.Arsonneau, avoué en cette ville, » été tué dons un duel au pistolet per un ca- pitaive-adjudant-mujor au Je zousves, Ce duel était motivé pur une affaire privée, Le steamer Darcelona arrivé hier, à Québec, a eu tout son avant emporté à deux vieds au-dessus de In ligne de flottaison, à k suite d'oue rencontre avec une glace flottante à plusieurs milles à l\u2019est du détroit de Belle.lle, le 5 de ce mols.Le coutrut pour la construction du chemin de fer du lac St-Jean, avec H.Jmer à été signé hier à Québec.Cette nouvelle ligne devra être terminée en décembre 1886, M, Wallace, comervatenr, & été \u20acly, hier, député d'Albert, Nouveau: Brunswick.Sa majorité est d'environ 100.M, Wallace est l'ancien député.L'élection avait été iuvalidée.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014__ Un jeune homme de 14 avr nommé Pierre Gagné travaillant à la scierie de M.Eoche, à Québec, est tombé hier sur une scie circulaire et a eu toute la poitrine ouverte ct le poumon gauche mois à nu.Le journal la Turguie,!de Constantinople, dit que ls responsabilité\u2019 de l'importation du cholérm en Egypte retombe sur l'Angloterre qui, pour ne pas entraver ses relations| nvee les Indes, empécha, dis l'apparition du fléau, toutes les mesures prophylsctiques que commanduient les circonstauces, Le peidea) Crook a obtenu gain de cause à Washingtou « les ludiens Apaches faits prisonniers par lui Guy sa dernière campa- ue sur la frontière mexice américaine seront cantonnés sur 1a réserve de San Carlos, 11 parait wéwe que leurs armes leor sont sissées, Au couvent du Sacré-Cœur de Marie, à Sag Harbor, E.U, le jeune fils de Bernard ©, Rogers de cette ville est mort de la rage au milieu des plus atroces souffrances.Il avait été mordu par uu chieu en novembre dernier.Ce chiet: ne parajssait pas nttelut d'hydrophobie, Mine Maria Von Elener, connue dans le monde musical sous Je now de Marie Litta, wat déebdée, bier matin, dans la ville de Bloomington, Etats-Unis.£lle était née à Bloomington, le les juin 1856 ; elle à été élevée en Europe, et elle à chanté l'opéra duns les principales villes dAmérique, à Londres et à Paris.Elle à auccombé à une méningite aigcë.On mande de San-lrancisco que Jes as.tronômes français qui uvalent été envoyés aux Îles Carolines jour ÿ observer l'éclipse du soleil, sont de retour, Ils mopporsent avoir découvert ane étoile rouge.L'éclipse w duré cinq minutes et 25 necondes.Ils ont nusei «Jéronverts plusieurs nouveaux caractères de !s conronne, particulièrement urs proéminenes hlauche, qu\u2019ils supposent Eli de ls Vapeur ou des nuages blancs, Le Morning Post dit que M.Challemel Lacour « informé lord Lyons que les règle jo! sa \u2014 |noned de Un nouveau parti.nus du ! fois ila parlé avec chaleur de l'orga-|ne peut pas méconuaitre l'importance nisation d'un grand q lo dont nous traduisons les lignes nivantes : ll est évident qu'un nouveau parti surgit, Peut - être aurn-t-il le sort de l'ancien parti Canada first 1 dout les principes urent adoptés par Sir Jotin lorsqu'il inau- guia la politique nationale et poussa le cri de Canada pour les Canadiens! Daus tous len cas il eat certain que ce qui est pratique exigences den luttes de parti.Nos amis du \u201ctroisième parti\u2018 et len **indépendants peuveat être convaincus de cela.Ces reo ques sont inspiré le du \u201cparti de l\u2019avenis\u201d foru wit par le Noirs de Coruwall : par * fo Indépendance.Suffrage universe], Réforme du service civil.Impôt équitable sur le revenu.Réduction du nombre des députés.Impôt sar les objets de luxe.Election des principaux fonctionnaires, Abolition du sénat, ; On verra qu'il n'est puis nécessaire d'or- uiser un troisicme parti sous ce «drapeau.Le premier article est suffisant, Le reste west qu'accessoire.Un parti qui se pro- nonceralt cirrément en faveur de l\u2019indé- pendauce aurait des chances de succès.Hi aurait le droit d'être entendu, et si nes raisons étaient acceptables, l\u2019un où l'autre des sleux grauds partis les adopteraient et ra inion serait remplie.Une opinion.Veut-ou connaitre l'opinion exacte d'une certaine fraction du parti con- sorvateur sur ce que l'on a appelé le sénécalisme / Qu'on lise quelques li- snes de J Etendard, C'est au sujot d'un incident du voyage du Dr Gaboury à \u2018Saint Hyacinthe que notre confrère exprime toute sa penséo.Notre ami, M.Fontaine, qui présidait, sutuit prononcé les paroles suivantes : « Le Dr ne w\u2019eat jamais occupé de politique sur les hustings; il n'est jvrs orateur, comme vous ares pu le voir.Ll a gague l'estime de ses électeurs dans l'exercice de 81 profession.Il, À TRAVAILLE PEN- DANTVINGT ANS A PERFORER AVEC SON BISTOURI L'ABCES ET LE Bot.TON DU CONSERVATISME.\u201d Aussitôt grand émoi dans la presae couservatrice, Ou se dit que le Di Gaboury est bien coupable s'il n joué le rôle que lui prête M.Fontaine, et Le Courrier de St-Uyacinthe ajuute : ss M, Gaboury à enteudu ces paroles et u's jas protesté.Par son silence, par rou- «quent, il a admis qu'il a fuit l'hypocrite pour détruire le conservatisme,\u201d L'Etendurd répoud au Courrier et en passant fuit uve peinture flat- touse du zenccalisme dans les lignes suivantes L'abord, où est la preuve de cela * Le Courrier n'y était pos: il n\u2019a pas enfenstu, Et sur quoi se basc-t-il pour dite que c'est bien là exactement ce qu'a dit M.Fontaine et que Je Dr Gaboury n entendu ces paroles ?Ensuite, le Dr Gaboury les ent-il vnten.dues et eut-il voulu protester, il faudrait savoir a'il en n eu J'occasion.D'ailleurs, cs paroles pouvaient parfaitement s'entendre dans un sens à ne requérir aucune protestation.Il nous pariit clair que l'orateur ne parluit pas du parti conservateur, mais seulement de cette pustule hideuse qui l'a affligé depuis tant d'années.En frappant au cœur l'ignoble et malhonnéte clique qui souille la province, le Lr n'a-t-il pas di ait donné là un excetlent coup de bistouri 1 Il n'est que trop vrai, hélas ! que «puis de longues années, le conservatinns cst malade d'une excroissance rancéreuse, sccrée tant la corruption, infectant tort la parti, le rongeant juqu'au cœur, 11 est bien modéré ce brave M.Fontaine de n'appeler cela qu'un simple bouton, un abeis | C'était chanere hideuz, qu'il fallait «tire, puisqu'il parlait du sencealisme, Le parti centralisateur.Lu Minerve se brû'e un peu d'en- ceus ; elle dit que tout le monde ad- wire son patriotisme et la regarde comme l'incarnalion des intérêts nu- tionaux, Oui, tout le monde s'extasic devant la pureté des motifs du jour.val bleu: témoins\u2014 L'Ætendard ot une fraction importante du parti conservateur qui font une guerre acharnée ) tout ce qui de près ou de loin touche & La Mine roc.C'est pour comparer sa conduite avce la nôtre quo La Minerve vante ainsi son patriotisme.Autant clle se imontrerait indépendante à l'égard du Mail antaut La Patrie se montrerait servile envers le Globe.Pour justifies ee reproche il fuu- droit au moins prouver que le (lobe professe des idéus identiques à celles du Vail sur la question de wntrali- sation.Le Globe se prononce eu 1u- veur de la décentralisation, il combat los tendances centralisatrices.La Minerve l'admet cn reproduisant sans répondre catégoriquemeut partic d'un prey de ets duns foquel nous aflirwons ce fait.Le Mail, lu, prend le parti contraire, I! prône la centralisation.Peut-on, dans des circonstances, nous reprocher de faire cause commune avec le Globe ?Mais Zu Minerve suit sa vicille tactique.Lorsqu'elle ne pout pas répondre à une objection clie la détour- nc.Elle ne souffle pas mot des opinions du Globe sur la décontralisa- tion\u2014le contraste avec l'attitude du 1| Mail seruit trop frappaut\u2014mais alle - [ressuscite une vicille rengaine et accu ments de la quarantaine seront appliqués|ge JA l\u2019ATRIE d'avoir oxcusé le Globe dans les ports français aux navires venant uvernewent anginis ue preud des précautions pour empêcher le choléra de peuétrer d'Egypte en Avgled'Angleterre, of le terra, Samedi, au J françaises, SA I\u2019 que ballon tricolore'sera lancé.Ce ballon, que M, Beaugran Organisateurs de lu fête, porters un reçu Paur un un d'abonnement à La PATRIE.L'henreux mortel, qui trouvera ce reçu et lo) 4 t à no + d\u2019 Atel tion, sera inscrit gratis pour un an sur la tiste de nus abonnés.ordre du jour approuvant fa politique ferme et prudente du gouvernement, a été par un vote de 371 voix contre 82.M.Paul de Dac ayant a violemment le ministère a été censuré puis expulsé de ta Chambre pour 15 jours.Au [vi cours de sen rem pique -nique des associations le de Grosbois, [un magnifi- dans uno guerre fraucophobo, Nous n'avons jawais eu à excuser le Globe dans une guerre de ce genre [pour la raison bion simple que jutuis 1 r poids de d concitoyens de Québes lorsqu'ils n'ont \u2014_\u2014 jamais trouvé un mot pour protester (la victoiro du Dr Guboury.[I s'est À ln Contmbro des députés, à Paris, un [vontre les distribes furibondes dos|présenté comme adversaire du cabinet pgistes d'Outario contre tout ce|Mousseuu.On l'a élu, et, fidèlo À son opté [qui de près ou de lois touche au Ca-[prograuime, il Fait ln guerre au mi- nistére.Qui peut le blâtmer ?Nous croyous saisir Ia seurôto pon-|dans ces bellos nuits d'6u oilles calomnies que /a Afinsrve|séo de notre confrère de Zu Minerve, |silencicusen, où soul le frisson sonore fe ves M.Challemel-[fara oublier la couduite uoti-natio-|L craint d'avoir dit lu vérité lorsqu'il [de lu fouille rompt la monotonie du ora da français, Uc n'est pas on réchauffant do Jacour a déclaré que l'expédition française |palo du Afail.Nous ne voulons pa-|u au Touquin était à la vellle de venger la commandant Rivière et de ses mort du ta masses patti national |d' ui arborerait Courageusement lo den-|S Elol Broussard, âgé de 94 aus, apparte-|peau de l'émancipation.Lundi, il ré-| es naut à une vieille famille d'Acadieus et té-|chauffait l'idée dans un excellent arti-{tion v d'Iberis, | 8 Re ple comine \\ ongeous que la province do Québee rt une minorité duus la contédéra- t que si les grite parlaient comme lo Muil, qui représente les tories, il n'y aurait aucun espoir de réforme coustitutionnelle.Nous sonunes heureux de reprodui re l'opinion du Canadien qui, tout en restänt dans les limites quo lu prudence commande entre amis politiques, it franchement au Mailsa peuxce.l'opivion du Mail Le devoir de ceux qui ont accepté le pacte fédéral ent de le faire respecter dans sa signification vraie, dans ses intentions certaines.Que notre confrère nous en crofe, a province de Québec tient tuortieus à l'indépendance qu'elle à voulu acquérir en votant pour la Confédération, et le jour où elle s'apercevrnit que les amis du Mail cherchent à falre brèche daus le pacte de 1367, elle aviserait aux moyens de conserver intacts ses droits par les moyens constitutionnels à sa disposition.En d'autres termes, les Tiens de parti nv sont rien en face d'intérêts aussi wajenrs que ceux-là, Nous espérons bien ne pas arriver à la uécessité «de rompre avec nos alliés de viville date.Mais esprit qui semble animer lo Sail dans cette question vitalo des droits des provinces eat de nature À inspirer de la défiance.L'aifaire des orangistes n\u2019a jas été très loin d'amener de sérieuses difficultés.Il nu faudrait pas prendre plaisir à frritez l'opinion publique.Assorément, nous ne faisons pas de menaces : loin de là.Nous tenons plutôt à avertir notre confrère des dangers nuxquels il expose le parti conservateur, afin qu\u2019il sache à quoi s'en tenir, et qu\u2019il ne puisse, le cas échraut, invoquer iguoranre de cause, Jucques-Cartier.M.Ze Rédacteur, Je vois, dans le prospectus du Temps, un compte-rendu d'une convention de libémux à la Pointe-Claire.On mentionne mon nom au nombre des délégués et on ajoute qu'il y a eu unanimité pour appuyer la candidature de M.Dexcarries, Ju dois protester contre cette assertion, Vans Ja convention j'ai refusé positivement de promettre mor anpui à M.Descarries, et j'ai demandé que mou nom ne fut inôlé à ancun mouvement tendant à une alliance avec les casturs, Jusqu'ici je ne me suis pas engage à ape puyer Une candidature ou l'autre.Bien à vous, L.B, Pruiron, ! Le Dr Gaboury.du Minerve n° évidemment sur le ewur la déconfiture de son parti à Laval ; elle en rêve toutes les nuits ot en parle tous les jours, Mier.deux articles sur le triomphe da Dr 6 1bou.ry.[lest clair que l'on cotretient des eraintes salutaires sur le sort du parti bleu à Taval et que l'on ne considère lus ce comté comme uue furteresse mprenable, Tout ce broubalis nous semble étrange après l'empressement que Le Minerve à mis À traduire un article de la Gusrtte qui justifiait le Dr Gaboury.lue journal anglais «izait que M.Gaboury avait fait à St-Eyacinthe Ja méme chose qu\u2019à Laval : des déela- blou comme M.Beaubien qui att D Tilo do ta perfection.Nous tenons Allo passé du député de Laval, maistd co que lo public juge les hommes ct| nous vous demandons quello différen-|lront sous Le Free Press d'Ottawa, l'un destles choses à leur justo valeur, Mais|ce il peut y avoir, dans les circonstan- % das sed ¢ urnaux libéraux les plus intéres-|lorsqu'une cause aussi chère À la pro-jces, au point de vue pratique, entre vieux foyer où elle passa de «i heu- recherche, J'ai été commissaire d'é- hi ays, cst un partisan pro-|vince de Québec que cello de l\u2019auto-juu rouge commo M, Gagnon par ox-jreux jours, ello entend ln voix béniv coles, conseiller municipal, maire dod hui, j iudépendance, l\u2019lusieurs|nomie provineislo vst sur lo tapis, onjetple qui combat lu ministère et un do la cloche do son village, le chant defmon village natal, préfet de mon] Viene-tu, r \u2018oixoau \u2018qui chantait À sa lenêire, la couté, Je suis aujourd hui député.une adhésion comme celle du Glube.|activement la politiquo ministérielle.viville ballado dont son aïeuto la bor-|Surai-je jamais ministre?Je no sais,| pouvait être bravéo, un batelier nous L'un et l'autre doivent su valoir au[çait, ello voit sn mère eachunt dausmnis Jo n'y tieus pas, frauchement.point du vue des iutérôts du ministère, |les plis du su robe ln tête blonde d'unejd'ai été marguiller, j'ui Fais partie du Atteudons des cireoustances nouvelles, | petite enfant qui fait à genoux sa|grand-jury, du petitjury, j'ai agild'une toivon d'or, mais d'une chove dos évènements qui fsssont surgir des|prière, et, quand ln réalité de va lroi-Juounue juge aux comices ngricoles;lluro souillée de funge.questions de principes, a'il cst néces-|du main secouo son épaule, elle verse [de locataire je suis devenu propriétai- saire, et alors on pourra peut-être de-|: wauder au député de Laval d'adopter une politique en harmonie avec ler vœux et les seutimonts de ses lee teurs, Pour le présent on ne lui de- wande que de coudamner le cabinet uel Mousseau, ctil'a raison de sg confor mer A cette demande, CAUSERIE.Un.soir, à 1s forme lo souper ost morne.Les petits frères, d'habitude La vords et querelleurs, picottont leur assiette sans soufller mot.ct souvent Hes sœurs, le père et la mère se regardent furtivement ob 56 parlont tout bis, avec des larmes duns la voix.Quelle cat douc lu raison de cette tristesse Ÿ Ah! c'est qu'il vient de tombes une fleur de la couronne maternelle, s'est qu'autour de .la table rustique il s'est fait un vide, c'est quo l'ainée dos filles à quitté Le logis pour aller demeurer à la ville.Bien avaut dans la nuit la mère prie pour la chère absente, ct, dès que l'aube paraît, le père va, en secret, baisor le chovet désert de cello dont les fulles chansons l'égayaient tant au réveil.Et la pauvrette, qui voulait voir du pays, contempler de plus larges horizons, que les miroitements dorés de la ville avaiont fuxinée, regrotte déjà d'avoir dit adieu nu village natal, ot, si l'orgueil ne la retenait, elle repreu- drait de suito le chewin du foyer, * \"ok La fille du fermior trouve à se pla cer comme bonne d'eufantschez une grande dame.Lille bubite un patais, boit daus des coupes d'argent, et s'enivre des mêmes parfums et des mêmes harmu- nies que sa maitresse, Cependant sou cœur n'est pas satis- lait, car olle est souvent obligée de se plier À des exigeners qui lui sont d'autant plus pénibles qu'elle ne tes conuaissait pas auparavant, La gazelle qu\u2019on uttacko à la erè- che dorée peut elle ne pas regretter La liberté du désert ?x*,* Mais au milieu de tant de luxe, de jouissances et de séductions, la jeune fille insenaiblement oublie lo nid pa- termed, et finit par rougir de son ori- sine, Elle, jusque là si sercine, ai soumise, si laborieuse, elle devient colère, ment cifrontément, et trouve que la somme de travail qu\u2019on lui impose est toujours nudessus de ses forces, Les prétextes ne lui manquent ju- mais pour demander à sortir, et, si sa tnîtresse l'écoutait, elle serait du ma rations nntipathiques au winistére, et que sa conduite était parlaîtemeut logique.Lu Minerve semble regret ter d'avoir approuvé tacitement cette! opinion et ello s'évertuo à démontrer que le Dr \u2018laboury s'est rendu coun.\u2019 ble de trahison cu portant Is parole à, St-llyaciothe, Ou cherche en vain la ruison de ectte tempête dans un verre d'eau: Quel est le crim: du De Gaboury ?D'avuir parlé contro le cabinet Mousseuu à côté de l'hon.M.Mercier.Mais n\u2019a-t-il pas fait la même chose i Laval?Est-il plus coupable que M.Beaubien, M, Bellerose, M, Bastion, qui tous, ont combattu cute à côte avec M.Mercier et les libéraux ?Un; discours excusable à St-Martin où à St-Vincent de Paul deviendrait-il une immoralité & St-1Tyacinthe ?Nous comprendrions l'ire de Lu Minerce si le Dr Gaboury avait trahi un parti on méme un groupe d'un parti.Mais il n'en est pas ainsi.Mtiaboury s'est pronoucé carrément contre la politique du jour; il a vu des conservateurs de vicille roche comme M, Bellerose ot M.Beaubien faire la même chose.Il a été élu com me adversaire prononcé du cabinet.Que pouten lui reprocher lorsqu'il porsiste, après la lutte, dans son ueti- tude d'opposition À la politique ministérielle ?Les conservateurs indépendauts pourraient blâmer M, Gaboury s'il suivait uno autre ligne de conduite.Quant aux conservateurs ministeriels ils peuvent déplorer la défaite de leur candidat à laval, mais ils n\u2019ont aucune raison de jeter la pierre au Dr Gaboury.Sa conduite n été loyalo et franche, et cu serait lu comble de l\u2019effronterie que de l'accuser d'a\u201coir es camoté son tuandat, Nous concevons qu'il soit amer pour La Minerve d'uvouer un échec duna uv cudroit qu'elle appolle le comté le plus conservateur de la province.Cela ne justifierait pas notre confrère de dénaturer les fuits et d'insinuer qu'il y a eu escamotage.Les libéraux plus franes ot moins grincheux que 1 tin qu soir sur lu rue, À la voir dans ses pimpautsatoars, ou la prendrait pour une fille de haute naissance, Elle-même se croit l'éule de ceux qui lui commindont, \u201cx File est jeune, ct elle a le malhour d\u2019être belle.Fille est À cet \u2018se où tout sous lo ciel chant: et sourit, où le eœur croit À l'éternité des roges, où l'âme de la femme s'ouvre aux souflles cnivrants de l'amour.Aussi elle uime quel.qu\u2019un dont le nom pour clle est unc mélodie, elle aime un jeune ouvrier, et celui-ci, le dimanche, la mène à la campagnes respirer les senteurs des vharmilles, cueillir des fruits, enten- dro chanter les fauvettes et gazouiller les ruisseaux.Elle aime, ct son esprit insoucient se b:rec aur l'aile des blondes chimères.[alle aime, et elle ye se doute pas que l'aubépine en fleur cache des aiguillons, que parfois sous l'ondo calme et iaipide zrurmitient des reptiles sans nombre, Ville aime, of, un dimanche, pour prouver à son amant qu\u2019elle est capa- blo de toutes les immolations pour lui, elle arracho de son front le niwbe de la candour virginale, elle foule ay pied sa diguité, elle oublie sa mère, clle oyblic tout.x Dès lors gelui qui lui à tait le sor- ment de lui rester fidèle, de imourir plutôt quo de l'ubaudonner, celui auquel elle s'est dounée corpa ét âme, cesse do la revoir.Et la voild sculo aves sa douleur, goule uvec sa faute, soul avec sa honte, seule avec son remords, Entraînée par lu bras de la fatalité, elle va devant elle, l'œil hagard, à demi folle, 5e heurtant nux passants, Mepoussée partout où ello sollicite de l'emploi, il lui reste À choisir entre l\u2019hospice, lu morgue ct le mauvais fou.N'osant plus se tourner vers Diou, voulant mourir ct redoutant la mort, nos amis de Zee Minerve out fuit à Chacuo sa part (as la victoire de fa.val ; ils ont reconnu que les conser- o (ube u'a fait tolle guerre.Toute pularité du cabinet À cotte histoire est uuo atroco calomuic|aux questions abstraites d: principes nventée par M.Tussé, l'homme que|parsonue n'y a sougé.On u simple- da offert aux [808 propres omis ont traité de faussui- [mont combuttu les ministériels, ct il © et qui est vocore courbd sous lujest arrivé que conservateurs comme cette terrible accusation, luc [libéraux se ront trouvés d'accord pour do La Minerve out bien le|déclarer quo la politique ministérielle roit de poser en champions de leurs|Inissait à désirer, vateuss indépendants avaient contribué pour une large part au succès ot ils n'ont jarouis songé à luire de Javal un comté libéral.Ils ont seule- mont signalé la victoire du Dr Gas boury comme une prouve de l'impo- Mousseau.Quant u brisées, fait pas plus de bruit que le fétu dans elle fermo les yeux, étend ses bras éperdus, et se laisse choir sur lo flot unmoude où vont s'engloutir tant d'espérances déçues, tant d'existences File tombe, ct sa chute ne + cratère éteint, 2 Pour s'qublier elle-même, elle se laisse emporter par le tourbillon des farouches cnivrements, olle secuucjnc m'en coûte nullement de le dévoi- chaque fouille do l'arbre défendu, muis, quoi [qi vintanaut, qu\u2019elle fasso, le remords implacable j s'attache A ses pas comme son ombre {de savoir zi j'avais deviné juste, ramoau, éparpille chaque t lui tenaille-le cœur.Jit puis, pour ajouter à s24 douleurs, Voilà la véritable signification de £ affirmé que le Dr Gaboury uvait|sil devant ses youx leur fantôme moqueur, ans son tue, ct les rôves d'or qui l'a- Parfois, quand l'org onco, où In naturo lassée parlo à fairo do lu réclame pour le Globe ctjété toutasu vio d'un rouge plus ou[voix basse avoc lo oiul, lu péchorusac lMuls à treuto aus représenter nos alliés comme le com-[moins vif.Nous u'avous pus à soruter|s'uccoude à 8a fuuétre, uk l'ail psrdu 4 0 puis si longtemps, io fait trove, |uunc dimittis.d'ui toujours ou de été calmes ot l'ambition, urs lo va To poids des réverios, les torrents de larmes.= x Cependant elle vicillit, les regrets ciousent À son front des ridew, et la débaucheomporte sasanté,sa jeunesse.Comme l'honveur a des marches à uvonter, le vice a des dégrés à descendre, et bivntôt lu femme perdue pose sun pied sur lo dernier échelon de l'abaissement, | Elle n'ust plus alors qu'un objet de mépris et de dégoût, Malheureuse naulragéo longtemps bauue par tous les vents, olle meurt enfin, et l'océau du crime roule sur elle, sans que sa vague en garde la moindre trace, le plus faible souvenir.Etfle meurt, et La prison ou l'hôpital jette son cadavre aux tables de dissce- tion, où les étudinnts, après avoir fouillé jusque dans sen cœur, tirent au soit son squelette, Fa .; U jeunes paysannes qui ne connais s02 pas les mille enchantements de la ville, qui iguorez encore comme los hommes sont trompeurs, restez aux chnmpz où Vos aïaux sont morts ! Restez aux champs, 6 belles flours sauvages, car l'atmosphère énervante des cités vous ferait mourir, et le pas swt vous fol rit aux pieds.Restez aux champs, car, si le bonheur existe iei-bas, vous l'avez là dans les senteurs des foing ct des roses, dans le gazouillement aes caux, dans le muruuro des brises, dans le rayonnement des pelouses, dans l'ombre et le silenco des bois, ltestez aux chamy=, pour faire des heureux, pour peuplor les solitudes, pour cssuyer les sueurs de ceux qui avec la linche ouvrent le chemin de l'avenir, pour aider À fonder des vil- Is, \u2014que vous pourrez habiter, \u2014 à l'endroit même où vos maris iront abattre lo premier arbre do la forêt.altestez aux champs, et vous aurez utes les joies, ct vos jours seront couronués par une vicil- 9 lesse belle comme un coucher de soleil.Itestez aux champs, et, quand ii vous faudra, un jour, les quitter, vous fui- Tez ewsportées par les anges, Restez aux champs ! Un gibier peu recherche.* Un matin que je dormais comme un loir, je fus éveillé ca sursaut par un carillon d'enfer ; la sonnetto tin tait, le martean battait, une voix montait de la rue, 1 n'était pas cing heures, je rentrais d'un banquet politique scié jusqu'aux os ; pas besoin e vous dire que j'avais somtuell.Si c'était le feu ! Je conrus à In fenêtre, et je vis mon grand diable d'umi qui s'acharnnit à mottro le voisinazs en émai.[ea têtes se montraient aux luzarnos, minois chiffonnés de servantes ou faces rébarbatives de bourgeois atteints d'insomnie ; les jolies bouches murmuraient, les muscaux crachaient| des jurons \u2014VQuvre moi vite, cria l\u2018élix,\u2014c'é- taic le nom de mon ami.\u2014Me prends-tu pour une écaillère ?ui répondis-je, on volant un mot d'Augustine I3rohan.\u2014Vito! vite! je n'ai pas le temps de parlementer ; livre la place ou je n prends d'assaut, Viens m'aider, Pierre, dit-il à son domestique, \u201c toute la maison était sur pied.{1 fallait bien m'exécuter, mais je maugréai dur, \u2014Qu'asiu au corps, dis-moi douce, ce matin ?\u2014Le gibier est trouvé, mon cher, je suis où il est.Je l'eutuène le vair, en prendre possession avec moi ; c'est Pierre qui a fuit la découverto.Jlito tot, .\u2014lstant donné quo {u tombes chez moi comme une butube, n une beura indue, ct que je n'ai pas dormi, tu trouveras bon que je prenne mon temps pour w'habiller et que jo mo détire un peu.: ¢ Fordonnai à la servante d\u2019infuser du cal ct je pracédai tentement à ma toilette, lrélix rageait ; il arpon- tait impatiomment Ja salle à manger, il mordillait le pouymeau de aa canne, \u2014Mais avanco donc, me orinit-il, avance donc, tortue bipède ! Je t'en verrai à Barnuin, tu Verrus! A-tou jamais vu pareil lambin ?Nous primes uno tasse de bon martiniqus avee du giteau de Savoie, et nous parlimes, au grand soulagement de l'élix, qui ao mit À marcher comme s'il cut cu la police à ses trousses.\u201c Pierre battait ln marche, Nous avions à descendre la rue St Denis duna presquo toute sa longueur, puis ia rus Bonsecours jurqu'nu fleuve, \u2014Fcoute, me dit mon awi, je vais te diro où je to twène ct pourquoi.Vous ai-je assez longtemps iutrisués, toi, Ina teumne, nos bons amis 7 Vous m'avez pris pour fou ; ne nie pas, je m\u2019on suis bien aperçu, va } J'avais un projet, j'avais un but ; vous en faire part, c'était me livrer en ridi- eule À vous tous.Je ne me serais pas arrété, muis j'aurais constsmment rodouté du vous Voir Fourire, do vous entendre parler ; j'aurais tremblé, je me serais paut-êtro fâché sous vo.surcasmes, Aujourd\u2019hui que j'ai at.wint won Lut, si absurde qu'il rait, il ler, Ricz tant que vous voudrax, i Félix continua ainsi: Juverto du gibier i A ontonud mon tu le sais j'ai aimé la glo.iole ; Un souris de l'amour est plus doux à {viugt ans ; ia gloiro est her douca as 7 = lille aporçoit duus le lointain lejj peut être.j rer re \u2014 \u2018 e, elle laisse pencher son | Fontancs a raison.J'ai ou prosquer monde co qu\u2019 tous les honucurs, cb we semble quel mon ami do a'y rendro pour nider aux \"al attoint quasiment tout ce que l'on] recherches, jul souvent servi comme arbitre judi- viaire, comme syndic; je suis époux, père et colonel de milice; je viens d\u2019ê- tre nommé juge de paix et cowmissai- re des potices Causes; ma profession est honorable ct ma clientèle lucrativo.de suis à l'aise, méme riche, Je suis tuteur.~\u2014Diable! il ne te manque rien alors?\u2014Oui, mon ch r; il me manque une cl Tale vois j'ai rempli à peu près tous les devoirs d'un citoyen, mais jo ne sorai parfaitement loureux que ce soir, quaud j'aurai servi dans le jury du coroner, \u2014Ettevas y servir aujourd'hui ?comment anis-tu ecla ?\u2014C'est que le gibier découvert par Pierre est le cadavre d'uv noyé, 11 était tard quand il l'a vu hier; il l'a attaché au rivage, nous allons le chercher, nous le menons A la Morzuo, nous notions le fait an coroner, et tu comprends que je no puis mauquer d'être du jury.l\u2019eut-être même scrai je désiqué pour la présidence.l'ivrre sora témoin, moi juxe, Kt ee sera 8 ni; plus de courses nocturnes, plus d'excuraions du matin ; mon rêve rén- lisé, je redeviens un mari modèle et je ue sors plus de chez moi que pour aller au bureau.\u2026.etau club; vous ne direz plus que ja suis lou, j'espère.Qu'en dis tu ?\u201c Pour dire la vérité, cette volubilité, cot esprit de muito, eut ngence- ment logique des démarches, ct surtout cette inconcevable ténacité à réa- lisar un réve d'Hoffmaun ou d'Edgar l'ot, me jetérent dans lo plus complet étonnement.1' me fallait bien parler mais je no savais que dite où plutôt par où commencer, J'avais lo cœur à rire de ln manie, mais le faire sans peiner lo maniaque, \u2014 inoffensif du tests, \u2014et dont rien dans la conduite ct les rapports sociaux ne prêtait à la rieéo?C'était un poète agréable, qui no sollicitait pas Ja wuse ou wu pronait de force, muis qui écrivait sous sa dictée: il avait eu quelque suceès dans lu journalismo nu temps de sa cléricature ; il avait une carrière jusque IA bien remplie; c'était lo meilleur des amis ct rien dans son caractère ni sa vie publique ou privée ne donnait prise it la huutaine moqueric des wens qui se cruient supérieurs.\u201c J'étais en face d'un accident physiologique, voilà tout.Il cût eu un vice de conformation physiqua que j'aurais de la même manière fermé les youx dessus, sans cherclhi-r une explication, (Je voulus w'échapper par la tau- gente : comment répondre dircot:mont à un homme qui vous avoue un travers et vous demande votre opinion ?\u2014 Mais, lui dis-jo, as-tu suugé que tu as bien des fois risqué, mème on découvrant ton gibier, de voir ton rêve crever commu une bulle de savon ?\u2014Comtent cela ?\u2014 Si tu avais jeté le grappin sur un cadavre de noyé, tu aurais été appelé en témoignage, le devoir du coroner l\u2019eût empêché de t'assi juré.\u2014Je le sais bien; aussi j'aurais pris conseil des circonstances sur ce qu\u2019il aurait convenu do faire ; j'aurnis essayé de soustraire le cadavro aux regards, et volé quérir Pierre qui, Ini, l'aurait découvert oiiciellement, tout comme Colomb à découvert l'Amériquo officiellement fréquentée par des luropéous depuis au moins cing cents ans, ou Jacques Cartier, lo Canada visité longtemps auparavant par les navigateurs basques ou malouins, Au surplus, je n\u2019ui pus guetté que dos noyés, d'ui épié les accidents commo un reporter on quête de copie.Quand j'ai pu assister À la poso de ln croix chrétienne ou du coq gaulois sur les elochers de nos églises où sur la coupole de nos édifices publics, jo n'y ai pas mangud, de presscntais, à faux hourenscuent, des chutos de ces hinuts sommets ; je voyais des Claude IMrollo tournoyer dans lo vido ot se fracasser sur |» pavé, et je les suivais non pas avee le rire moqueur de Quasimodo mis ln prière aux lèvres, et de la pitié ploin le cœur et de l'horreur plein mon être.Dang Ia fouls qui savoure cos spectacles, on nurait trouvé des témoins du malheur, et j'aurais cu chance do sorvir ls société duns un uouvel emploi, « Nous étions arrivés au port.\u2018 Tl nous fut impossiblu de vou procurer une chaloupe, une bourras- quo effrayable pussait sur le fleuve avco de faux airs de cyclone; le vent atomisait In orête montonnante dos vagues ot nous lu jutait en poussière d'eau à lu figure.Aucun batelier ne voulut su risquer sur le fl>t furieux ; ct personne, pas même los patrons de bargos et au goulottes, ne voulut nous loucr une embareation, » Allons déjounor dit Félix, qui prit 5 avns doulo sur la solidité du câble qui retennit son gibior sur le rivage.\u2014No cruignez-vous pas, dixje à Pierre, quo lo veut ou la lame ne soit plus fort que lu corde ?-\u2014-Non monsieur.\u2014Mais quand il fera jour, quel- qu'un pourra vous Voler vutro décou- verto ?\u201c l\u2019elix devonait soucieux; l'iorro se hita do lo rassuror, \u201c Noua dtions convaincus quo In tanpite durerait bien encore quel- chez Félix.Celuici fut mausade, il était sous l'ompire d'uno forto préoc- -\u2014Mon cher j'ai bientôt quarante|cupation, peut étro d'un pressonti-|rants suffisaiont, il onvôle tous sos vieux souvenirs so réveillent [ans ; je suis à l'âge où l'ambition for-| ment Mesto, mente ; la wicone a cessé hier oir, A vaicnt si longtemps caremés étalont [Oui, quand Pierre m'a annoncé In dé.jlo faclour jeta dans lo portiquo une dis « uo je convoite dos[lettro à l'enveloppe do douil qu'unojser, l'ont-h-coup Lu porte s'ouvrit, et bervante apporta sur un platcau d\u2019ar- sont.5 \u201c Félix, visiblement troublé, Ia lug d\u2019un coup d'œil, et nous annovea gravement, presque solconollement, que son frère, qui habitait Prescott, n'avait pas paru chez lui dopuis cing jours, saus qu'on sût lo moins du offrit scs aorvices ot nous nous lançâ- re; j'ai des dettes, actives et passives ;| j'aurai ocoupé à pou près toutes les Ha visiterai jamais, agsez bravement son parti, comptant il était duvenu ; on prinit i ce soir, dit Félix ; aujour- de lu besogue do taillée, mo dit il ?\u201cLe vent avait moll, la vague wes hardiment à la conquête, non \u2014Oui, mo dit ven ami, ee soir charges que la vociété conti> À des citoyens lionorablos, \u2014lxcepté celle de Lourrean ! \u2014de te parle de citoyens hunora- bles, imbécile ! \u2014\"'u outlios que le bourreau est ln elel'du voûte do l'édifice sociale.De Maistre l\u2019a divinisé ; il est l'instrument de la sanction que Dien donne À ses lois, \u2014naturelles où positives, N'appar- ticus-tu plas i Véeole\u2014 Pas de scie, hein ?Le moment est trop grave pour badiner, \u201c Le moment était srave en effet, \u201c Nous ubordious.Pierre nous conduisit au eadavee solidement lié au tronc d'un arbre.Le soleil, maintenant radieux, froppait droit un visage glabre, à l'œil entrouvert, à 1x bouche remplie de gravier, les eh tumé- liées, les oreilles cb lo nez rejetant ua wing quo Ja tempête avait mal lavé, la chevelure emmêlée et pleino des déchets que la vague apporte, \u201cde n'ai pas vu la morgue, je ne \u201c Vélix wo pencha sur le cadavre et fuuille dans ses poches; il y trouva des papiers détrempés, les lut, pélit, regarda le noyé ct tomba À la renverse en criant : \u2014Mon frère ! \u201c Ce jour-là, l'élix ne fut pas juré, mis témoin, \u201c Je lui domandai à quelques jours de là s'il n'allait pas reprendre son rêve, \u2014J'avais oublié qu'il mme restait à être millionnaire \u2014j'y vais ossayer, wie répondit-il, Demain j'outro dans le commerce de bois, et ai je suis ni plus sot ni plus malheureux que les marchands de bois en gros do I'Ottawa, j'y parvieadrai d'ieu à dix uns.\u201c Puis il ajouta, eu Lésitant : \u2014Si quelqu'un de mes bâcherons mourt acuidentellement, et cela ne saurait man- uer, \u2014 j'aurai chauce \u2018être.juré du coroner, \u2014 Courrierde Paris, (Du Monte Illustré.) Paris 23 juin 1883, Nous v_i's aux distractions cham pêtres.Entendans-nous, Cas champêtre-là est tout de convention, car lo Parisien ue peut pas s'habituer À la vrais nature.Il lui suit d'aller jusqu'à Neuilly pour se croire en villégiature.Et c'est là qu\u2019il va en offet, appelé par les attraits, que quelques-uns trouvent irrésistibles, de lu fête annucllo, aux ébats counus, Cette fête de Nouilly cat devenue un rendez-vous de compagnie môlée et tapageuse, Ille soutient cuite annéo sa réputation, C'est toujours, sur deux longues files, l'alignement bariolé des boutiques où grince le tourniquet, où le tir lait détonuer ses pif-pat, où le jou des couteaux exerce l'adroase des a , taudis qu\u2019un pou plus loin les masgucres réjouissent d'inoffensifs Guillaume Tell visunt les poupées à la tête, A neuf heures comm nes Pasrivage do mondaïus et des mondaines.On vient en voiture découverte.On sta.tionue devant Jes baraques, dont la grosso caisse fait piaffer les chevaux unpatients, Cn met pied A torre pour aller consulter une somnambulo extralucide ; on gagne quelques poreclaines; on nchète un Tonkin en pain d'épice, l\u2019ais on regagne l\u2019uris en so juraut à soi-même qu'on x passé ung soirée charmante.I est aveu le plaisir des nccnnuo- dements, comme vous voyez, Rien, d'uillours, qu'on n'ait déjà vu vingt fois dans toutes les fêtes qui se suivent en se ressemblant avec wonutonle, Mais il est à la mode d'aller à Neuilly; on va à Neuilly.C'est la meilleure raison de toutes, parce quo c'est la moins raisonnaute, +++ Alles done dumander aussi pourquoi il est devenu traditionnel do s'en aller, à cette époquo-ci, fairo va carme aux Aonbassuileurs! Oh! mais IA vacarme A tout cassor, Lu direction, qui bénéficio de lu cho- ac, ne saurait se plainère ; mais c'est lo rôle des walhcureux chanteurs ot des infortunéos chanteuses qui me parait sacré, L'un d'eux parait, ou l\u2019une d'ollus: los vociférations com- menceut pour uc plus s'arrêter.l'out, dès lors, u Pair do se passer en panto- mimo, J'ai conté jadis l'histoirs authentique d'un Louiboui célèbre au quartier Latin.On l'appolait lo Z/œuf à l'huite, Un jour, à la suite d'une rixo en:re un én liant et le chef de l'établisso- mont, uno vendetta fut décidéo au quartier Latin On jura rolennolle-j ment de no plus permettre qu'on cn- tendit une soul note au rd à l'huile pendant tout lo cours des noiréos soi-disant musicales qui s'y don- naieut, Jas vermont fut bien tonu, par ma foi ! l'ous les soirs, du huit À onzo, cu fut un pinillement cifréué ut iniater-| tompu, ous croyez peut-êtru que lo onfu- tior s'en aifligea ?Nulloment.FI on aux Ambassadeur, cédé.chant non suivies d'offot ?Aves du siusplos gestes sur l'ostrado ot l'orphé- ou des vociférauts daus l'auditoire, ou somposerait un programme très suffisamment corsé, que ces soiréos-]à soieut l'idéal renouveler lo pro- À quoi bon des tontativos du - de no garantis pus, par exomple, d bon goût, ni qu'elles nttestont que le niveau intelleotuol uit boaucoup mon- W depuis quelquo temps, Mais jo n'ai pas pour mission de edtriger mes contemporaius Jo mo borne à les photographier sans retou- ele, LR Autre récréation, \u2014diutne cello-là, Fidèle à son labiude annuelle, le Jardin d'acclimntion vient d'enrôler uno nouvelle troupe d'oxotiques.\u2018Autrefois, le cal$ des Aveuglos «vait eon Sauvage en perntaneuco.Quand il so retirait do la sauvagerie, ou s'il vensit à mourir, on le rempla- ait par un autre, qui s'était fuit ins- erire d'avance pour cet emploi toujours recherché.De méme le Jardin d'acclimatation w ses sauvages.C'est do fondation maintenant, La baduuderie paraît y prendre un plaisir extrême, Pour quoi no la sorviruiton pas selon ses goûts ?Mais j'avoue, quant à moi, que je ais bien _médiverement charmé par cea exhibitions, qui me paraissent plus lamentables quo curieuses.Je Ne sais si vous vous rappulez les nrai- heureux être dont la rachitique ot hideuse nudité grelottait, l'aunéo dernière, sous les youx des visiteurs.Speulaclo sinistre s'il on fut, que la vue de ces phtisiques navrauts | Ils toussutaient un se pecroquillant sur cux-mêmes ; plongés duns un mélancolique hébétement, ils pensaient au pays lointain d'où les avait eulovés quelques barnum audacieux, cb sentaient venir ln mort, dont la nostalgic: accélérait le pas.Cola me donnait envie de mo sauver, cette doulour muotte ot languis- santo.M.Prudhomme, lui, paraissait ravi.[1 sara ravi encore, cute lvis, par le contamplation des Cinghalaie, qui suceddent aux Esquimaux, aux l'ué- giens, aux Nubicns et aux Gulibis, Les Cinghalais arrivent do Coying, le sont beaucoup moius primitifs que leurs prédécesseurs.11 y en à même un qui fait concurrence à [Bosco ct A Robert Houdim pour l'escamotago.Serait-ce un Ciughulais de Monttiartre 1 Alphonse Karr a dit que ce qu'il y a de weilleur duus l'homme, c'est le chien.Ce qu'il y a do plus curieux dane la Ciughalais, c'est l'éléphant.L'éléphant dreasé comme un chien, battant du tambour comme un lapin savant ct gichant au besoin lo plates pour les maçons, M.Prudhomme, qui n'est pas comme Joconde ot qui n'a pas parcou- rule monde dans tous les sens, so montre ahuri de cos exercices, qui nu sont rien à côté de tous ceux que cos intolligents pnchydermes exéoutent aux Indes, oi ils font office de bonnz d'enfants, vù ils péchont à ln tigne, ele, l\u2019lutsrque\u2014vous voyez quo cola remonte lou,\u2014racontait eu sou temps l'histoire d'uu éléphant savant que son cornao surprenait, la nuit, en train de réjéter tout seul le pas de pyerb®.que qu'il lui avait cuscigné dav la journée, J'ignore st los éléphants vin ghalais sout capables de ces exercices nocturnes.Comme le Jardin d'a.colimata- tion est fermé le soir, co werait du talent perdu, x , L'aunée est d'ailleurs aux excursionnistes, Ou nous annouce pour la fête du 14 juillet lu visite de cent Cerivains ou artistes hongrois, Cont\u2026 T'out autant\u2026 Lo chiffre est imposant, par ma fui! ot la provenance curieuse, Yo France nous aurions de lu poi- ved emoler cont volontaires du lu vluma et du crayon pour un voyage de co genre.Kst-on plus confraternel en Hongrie ?Gens de lettres ou artistes, chez nous, ont on généra, le goût du l'ap.er- to.On préfère wo déplacer isolémont que de caravaner ainsi, Il paraît que nos futurs hôtes sont d'ailleurs pleins du sentiments sympathiques pour nous.Cu dout nous los remerciuns vyrdinloment.On a méme contd A co propos une: histoire bien intcotionnée, mais d'une portée douteuse, , On a dit quo les cent.visitsurs, désireux do nous prouvor plus olaire- ment Jour Lon vouluir pour la France, uo voulaient.point, cn venant ioi, pav- SCF par un pays qui nous fit hostile, ln conséquence ils évitarout 1'Allounsno ct nous arriveront par.l'Itafie.° Diable! Sont-ils bien sûrs d'avoir gagné quelque chose au change ?Jit l'Italie, en co momont, a-t-olle pour nous uno tendrewse beaucoup plus ar.dento que In Prusse ?ll y n des scoptiques qui so per- wettrout d'en doutor.*¥x Surah Bernbinrdt for ever / Jun voilà en Norvège.Fille y fait déguler los glaciers, Digel par on- thousinsme.Et lu roi lui à attaché ra croix sue In poitrine, Pondant des litographieu des scènes do groguards déco- 34 pur le champ de bataillo par N+ polbon, La Norvège va ning i le problème de de vant dune décoration por\u201d qu : .dumes cst uue auda- Tout fo sontrorait ici bion dus raîl- SUR à bas elle n'ulfunss porsonno, 4 Jo vous cunlesse quo j'avais hite|ques heures, et nous allimes déjcuncr|tira parti, lui pas Loto, Katimant avco!- raison qu\u2019il était parfaitement ini du payer dos artistes ti où 9° diablos qui pour tout faire des gouton a\u201d, uo audiey, | Uruauor, À abayer, u U0 \u201cuo s'on aporgut qu\u2019un jour où, Pur hasard, \u2018lo tapago nyañt ceusé, fauto du tupageurs, lea races nunin- tants constatèrent avec surprise lime possibilité où la diva alors on ecdue était du pousser lo muindre sou.Si je rappolls cette épopée Lurlos- fue, oust qu'à la rigueur on pourrait, - wlio wo fligu- uv pauvres sous, venaieut « son cstrado, tan.lru continuait à glous- \u2018sunny Lind ct Nilsson, pour ne citer que dos illustrations do théâtre, wvaiont déjà été faites chovalidros vont Sarah: Bornharde, liens! nu fait, co serait très alléchant pour les lourdes futures, cotto formule : Le rôle de Fédoru sera joué par la chevalidre Sarah Bernhardt.O'ost à oxaminer.Ootto Norvége, du reste, so piquo d'originalité ex tovtu choso, EL tonox, pas plus tard qu'hior, je lisais un ré- oit du voyago on co psys\u2018aingulier en- loore.J'y trouvais uv détail de mœuvy très amuzaut.Ju transoris ; - LE PEUPLE, SAMEDI 14 JUILLET 16883 H trouva sur sa poitrine dans{ l'expédition française, qui au-|tes pour moi, j'ai formé le ro-|gemonts ?lo poche sccrite de son vête-[jourd'hui ou demain, wu plusjjet de me rendre avjourd'bui, \u2014 l\u2019ardonnez-moi, monsieur, \u2014 ment, tin assez volumineux por |'ard, mouillera en rade de lajloute alfaire cessante à leur habi-|j'en vois de très-importants, au | , » _ \\tefouille dont il s\u2019empara avec|Pointe-à-Pitra, servira-telle dejtion.Cela vous contrarieraitil,|contraire ; 1 parail que vous un vif monvemont de joie.prôtexte pour un soulèvement géjmon père ?(vous mutlez en ôtat de défense / n enfant, pourquoi * Par GUSTAVE Armand.\u2014_\u2014\u2014\u2014 I BUILLET ON.sira.Vous ne voulez pas prendra une seconde tasse de lait; \u2014 Non, jo vous remercie, je suis dôjà restée Llrop longtemes tci.Adieu.En parlant ainsi, donna d'un geste à vrir la jorle- \u2014 du lait à maman Suméra el, tout en buvant si vous tenez à êlre édifiée sur son compte , et bien vous l'inlerrogerez, c'est bien simple.\u2014 En eff -t, mais.\u2014 Tenez, on dirait, Dien me pardonne, que la vieille à fl airé notre piste et qu'elle nous aper- hauteur rupréme.Que voulez- vous me dire ?Me voici prête à vous entendre.XII \u2014Définitrvement Dieuest pour {néral des noirs\u2026 \u2014 Moi, po \u2014 Ahtah! vous avez récon- nous | C'est égal Dieu m'a trom-f \u2014 Croyez - vous donc, mon-|donc cola N'es-tu pas libre]nu cela tout de suite ; au fai aller et de venir à lon gré?Renée or pt; ou résumé, c'était nu vilain|sieur, que les choses en soiunt|d'al ¢ i vous êtes peut-être un vieux sol- 4 I'ais ta visite, chère Alerte, DE QUELLE MANIENE hENEE DE LA Flora d'ou- BRUNERIE CONTRAICNIT DÉLORES A LUI AYOUEN SON ANOUN \u2018(personnage ! Si je n'elnis pasjà ce point ?dat ?\u2014 Nous sommee sur un vol - 77 MA pas volé ce qui | CSuite.) \u2014 Cela me fera le plus vif laisir ; mais croyez cn ma paro- for avaut nie minute vous serez mort d'une halle, 13 tenez, entre les deux yeux, si vous ne rolour- nez point sur vos pas.\u2014~ Vous dtes uu vantard, monsieur, je parierais \u2018presque que cela ne sera point.| \u2014Malheureusement monsieur, Vous ne pourrez vous en assurer que par le témoignage d'un tiers ; mais brisons-ià ; passez, sir Wilisam, Dieu veuille que pzt- dant le temps bien court- qui vous raste, vous rdfléchissiez ; vous n'aurez (u'd jeter vos pisto lets.; \u2014 Je vous enverrai les balles à la tête, monsieur.\u2014 A volre aise ; vous & tigre d'Hyrcame, Adieu, sir ham, je compte.Le chasseur s\u2019effaça alors pour laisser le passage libre à l\u2019Anglais ; celui - ci_recommença à gravir rapidement le sentier, espérant peut-être réussir à se moi Lre hors de portée avant la fin de la minute fatale, \u2014 Eh 1sir William ?cria le chasseur, soixante ! ÉL il mit en joue.\u2014 Musérable assassin ! hurla l'agent en faisant des enjambées onormes ; an secours 1.à l\u2019as- susstit 1.à moi! au meurtre! \u2014 Ne-criez pas taul sir Wiu- Ham, et defen lez - vous comme un-homme, si vous no voulez pas être-tué comme un chien.L'Anglais comprit la J.1stesse du raisounement du /chusseur ; ilflt brumquemenz volte-face \u2018el déchargea a la fois ses deux pis tolets sur son envemi,-dont le bonnet traversé d\u2019uno balle, fut eivporté dans ls precipice: \u2014 Bien tné! mal vist! s'Gcria le Chas-eur avec son éler nel ricanement À moi.11 ajusta une seconde et lacha la détente.L'Auglais poussa un horrible cri d'agonie, étendit le bras el prrouetta sur lui - mème, loinba conne une masse sur le visage et roula le Jong des pentes abruptes du :sentier en rebondissant de roclie'en roche jusqu\u2019à ce qu'il atteignit finalement la sava- ue.L'OBil Gris s'était rejeté prééi- pitamment de côté allu d'éviter tn choc qui eut été mortel.\u2014 Pauvre diable ?mürtmura-l- il avec tristosse lout en reprenant son éternel monologue, en core nn qui n'espionnera plos ; c'est lui qui l'a voulu, que Dieu ait son une ! Je crois qua muin- tenant je'ne ferai pas mai de détaler au pius vite; avant cinq minutes tous les vagabonds de là-haut scront à mes trousses ;ce n'est pas le moment de se faire tuer sottement dans une embuscade,comme un lidvre au glte.Tout en parlant ainsi avec lui- même, le chasseur avait rechar- géson fusil; celte précaution prise, 1! jeta un regard investi.gatour autour de lui, écouta un instant et se redressant tout à coup.\u2014 Les voilà ! murmura-t-il, lls n'ont point pardu de temps.En avant! Il silla ses chiens puis il com- menga à descendre lo sentier avec un adresse, une légèreté in imaginabls dè la part d\u2019un homme de cet âge.ln atteignant la savane,il aperçut lu cadavre de l'Anglais il se baissa sur lu et l'examina cn- rieusement.\u2014 Jusle chire les deux sour- \u2018cils murmurasl-i1 ; quel maiheur que ce pauvre sir William ne puisse pas s'assurer lui-même que j'ai gagné mou paris cela me mettrait bien dans son esprit.Bah 1 je Je lui avais promis ; après tout ce n\u2019est qu\u2019un Anglais de moins, et celui in, Yon suis str ui-est arivé c'atait un fler drôle ! Après celle singulière oraison funôbre prononcés de cot air moitié figue moitié\u2019 raisin, pertj- culier au chasseur, Jl laissa re tombur lo corps inerte du mal.houroux Anglais, Des pas nesèz rapprochés se faisaient'entandre.suivi de ses chiens, qui\u201d marchaient sur ses talons, il de- glis, sa comme un serpont au: miliou d\u2019un épais buisson.- Doux ou trois minutes plus tard arrivèrent le commandant Delgrès et ses ofliciers, Lo chasseur assista invisible & ce qui se \u2018passa devant lo cadavre.4 tes.un Wilchrétien, je lo laisscrais là, pour juc sa circasse soit dévorée par les oiseau de proie ; mais ce ne serait pas convenable, mieux va.t lui donner une sépulture.Il prit alors le cadavre par les pieds, et le traina jusqu'à un trou profond dans lequel 1 le je- la : \u2014 Noilà qui est fait; ouf! | était lourd ! Gouvrons-le, pauvre diable, je ne veux pas l> laisser devenir, aprèssa mort, la päture es animaux carnassiers.M entassa alors sur le cadavre du malheureux Anglais les pier- reset les débris qu\u2019il trouva à sa portée, jusqu'à ce que le trou fut comblé presque jusqu'au tiers.\u2014 Et maintenant reprit-il avec un sourire da sutisfaction, bou- soir! ju vais essayer de dormir deux ou trois heures, j» l'ai dieu gagné.HN juta un dernier regard sur le trou, puis il s'enfonca dans un disparaître.une chambre à coucher.XI COMMENT NENEE DE LA DRUNERIE ENCHA DANS L'AJOUPA DE MAMAN SUMERA ET CE QUI EN AOVINT Le matin qui suivit cette nuil si remplie d'evénements,vers onze heures, l'habitation de la Bru nurie était en pleine activité.dus nègres suus la toute puiz- ante dirction de M.David, le majordome, su livraient, avec cette nonchilance étudiée qui les distingue, à, leurs travaux ordi naires ; les uns guidaient des ca- brouets chargés de Cannes frai- chement coupées qu'ils conduisaient À la sucrerie ; les autres, allant et venant d\u2019un air alfairé, de côté et d'autre, sans pour cela travailler davantage, semblaient très-occupés ; à quoi ?nul n'au- raitsule dire, eux moins que personne ; ce qui était certaun c'est qu\u2019il se donnaient beaucoup de mouvement ; pouvai:-v à exiger d'uvantage ?d\u2019autres eu fin, au nombre d'une cinguan- tine, \u2014 mois ceux-là les pus vigoureux et les plus ac.ifs de l'habitation* \u2014 armeés de p=lles et de:pioches cl placés sous la di rectuon spéciale de M.de la Branerie, ouvrient des tranchées et creusaient la terre avee ard zur, Le marquis de la Brunerie, de gros souliers aux pieds, un large chapeau en paille de Panama surla tète cl en veste de toile blanche, tenait à la main une grande feuille de papier A dessin sur laquelle un plan était (tracé Alan sepia, faisait creuser sous ses yeux pir ses plus fldèles us- claves une enceinte bastionnée autour de son habitation, afin de lu mettra: le plus promptement possible à l'abri d'un coup de ain, au cas probable d'une révolte des nègres marrons, plus sérieuse el plus générale que celles, qui jusqu'alors avaient menacé la colonie.M.David parut en ce moment Accompognant une quinzaine de nègres conduisant les nombreux bestiaux de l'habitation dans un vaste enclos provisoire élevé à la hate non loin prinzipal corps de logis.\u2019 \u2014 Ah! ah} vous voilà, com mandeur, dit auncalement \u2018le planieur en répondant au salut du majordome.\u2014 Oui, monsieur répondit ce- \u2018uici; selon vos ordres je me suis empressé de faire rénuir tou- les nos bôles à cornes.\u2014 Ne serait-ce pas dommage ?reprit en riant le planteur, que nos magnifiques bwœufs à bosses, s1 élégants, et si haut montés sur jambes, que j'ai eu tant de peines À faire venir du Sénégal, soient voles et mangés par des scélérats de marrous ?\u2014 Et nos bœufs de Porto-Rico, monsieur, si forts si trapus si su.porbes, vous n\u2019en dites rien?\u2014- St, commandeur, car j'aime toutes ces nobles bdtes ; aussi je ne veux sous aucun prétexte les abandonner ; je crois qu\u2019elles se- ront-à leur aise dans lu nouvet enclos et qu\u2019elles n'auront rien à redouter des maraudeurs.: \u2014Ces braves animaux seront parfaitement, monsieur ; bien qu'ils sorent au nômbre de deux cents, ch qui est considérable, ils auront un espace suffisant, de l'herbe en abondrnce, de l'ombre plus qu'il ne lsur en faudra, tir du danger qui 1tons menace, sers do père, sur ses joues net duquel s'élevait en tourbil- I onnaut vers lo ciel, an épais pa- inch de fumée jaunÂtre ; le conseil provisoire m'a fuit aver- moi el les aulres planteurs, en rous recommandant de prendre matin avant de se rendre à la { A né ce plan à la hits § vous êtes à peu près ingénieur, vous, monsieur David 7?\u2014 Un com nandeur doit ètre bon à tout, monsieur, répondit eu riunt le majordome.\u2014 C'est vrai repritle plantenr la ligue par ces vous le voyez, il ne s'agit que d- creuser ; chargez vous, je vous épais taillis où ilne tarda pus àprie, de faire achever ce Lravail|vi joignez une centaine d'hommes \u2014 Ce sera fait, oui, monsieur \u2014 Bien ; vous connaissez nos toirs mieux que personne, vous choisirez ceux qui vous parai tront les plus fideles.\u2014 Le choix sera facile, mou- sieur, je le dis avec joie, tous vous soul dévouds; je sais de bonne source qu\u2019ils out à plusieurs reprises, repoussé les len talives d'embauchage faites près d'eux, cela de manière à décou rager ceux qui e-sayaient de Jes entrainer à la révolte.\u2014 Aiusi, vous êtes sir de nos noirs ?\u2014 de vous répouds de lous, mousieur.\u2014 Alors tout va bien; vous teur distribuerez des armes, cel- tenuit même nous commencerons à nous garder militairemeut vous n'accorderez de congé à au eun noir, afin que les mesurés que nous prenons te soient pus ehraitées.\u2014 Oui, imonsteur, je songeais eneffet & prendre cette pré:au tion.\u2014\"Très-bien.Aussitot que l\u2019enceinte sera t-rminèe, vo 15 fc rez construire sur lr terrasse de vant la maison, des ajoupas dans lesgaiels les noirs porteront leurs petits ménages et oû ils halite.ront pendant tout le temps des troubles.\u2014 G tte mesure leur sera très agréable, monsieur ; Vous savez combien ces pauvres gens tieu- nent au peu qu'ils possèdent.\u2014 Btls out raison commandeur ; en somo ce sont Mes eu.anis , Je dois veiller ser leur bien-être ; n'est-ce pas À leur travail que je dois ma riches- ?\u2014 Croyez, mousieur, que tous vous seront reconunaissants de ce Jue vous Faites pour eux.\u2014 de désire qu\u2019ils m'en sachent gré ; au résumé, ma cause est intimement liée à la lour ; en me défendant ils se défendent, Je vous Lusse libre de prendre telles dispositions quu vous ju gerez nécessaires ; je vous dun- te, en Un mot carte blanche, et vous nomme commandant de l'habitation, m\u2019en ra portaut en- ticrementdA vous pour lout ce qu\u2019il faudra faire \u2014 de ine montrerai digne de votre conflance.\u2014 Je le sais bien, mon ami ne vous ai-je pas vu naltre ?Maintenant que tout cela est entendu entre nous, ajouta-t-il eu riant, je me lave les mains de ce qui arrivera, je ne m'en occupe plus ; cel« vous regarde c'est vo tro affaire.\u2014 Allez, alloz, M.de la Brunerie, répondit sur le même ton le majordome, vous pouvez dire tranquille ; j'accepte avec joie la responsabilité que vous me con- fez.M.de la Brunorie serra chaleureusement la main de son commaudeur, lui remit le papier sur lequel le plan était tracé, et s'éloigna daus la diréction de la lerrasse, heureux comme un écolier en vacances.Au moment où il gravissait d'un pas un peu pesant, les de- grès du perron, il apercut sa fille qui sortait de la maison el s\u2019a- vangait belle et nonchalante, à su rencontre- \u2014 Bonjour, mon enfant, lui dit-il eu lui metlaut deux bai.De pôches M.de la Brunerie avait l'habi- \u2014 Ma vie à été bien lgngue can, et je ne parle pas, croyez-lellude assez singulière de combien, de la Soufrière, ujouta-t-il|mencer toujours n'importe quel- avec un sourire, on jetant un re-|le conversation avec sn fille sans gard sur lo haut piton du som [la tiftoyer, puis, pou à p.u, son a c À lux dire : tu, À pleine bouch= ce qui, parfois faisuit beaucoup ri Fointe-à-Pitre, mon parent,le casio ! ar ntaine du Chatenoy, m'a desu=|luitement t& maitresse, repritilft fl] mour paternel l'cmportait su cite étiquetle maleucontieuse qu'il simposnit, il ne tardait pa U tre ta folle jeune lille.\u2014 Que purlestu de permis |4 ion, wa mignonne ?I'u es par- vivement.À quelle hizure comp |g les-tu sorti\u201c?' \u2014 Vers une haure de l'après midi, mon père,afln d ètre de retour de bonne heure enfant que dans l'etat de Laulesur le même ton.J'ai fat Lracer|Vorsement OÙ se trouve la colo-j« noirs aiusi que nie, je nu voudrais pas ts voir|: prolonger trop tard la visite aux dames du Tillemont ; tu te sou- eas co qui est arrivé bier?\u2014 Oh !'ne me parlez pas de à l\u2019habitauon, je vous le promets.\u2014 Bent Mais qui lane vous weve lâ-bits ?dit-il en s'interrompant et regardant dans la di re:tou de l\u2019aveuu+ des l\u2019al- miers.\u2014 C'est le Chasseur de rate.mon père.\u2014 Cnnneat, tu i'as reconnu À cetls distance ?U rues yeux de vingt ans, où êles-vous ?\u2014 Le chasseur est très - facile à recounaitré pour les personnes accoutum?'s it le voir souvent ; regar Jez avec plus d'attention, père ?\u2014 En\u2018effet dit le planteur au bout d\u2019un instant.C:'brave amine pouvait mieux choisirson temps pour nous faire une visite.\u2014 N'eutil done pas tonjours cartain d\u2019être bien reçu A Paabition, mou pere! \u2014 Si, tu angnonne, loujours; d'ailleurs il est ton protege, et puis nous l\u2019aunons Lous\u2014 Avons-nous tort ?\u2014 Ju ne dis pas cela, a: contraire ; Nous lui avons mème de grandus obligations ; mars cependant il y.« des jours où j- suis surlout content de ls voir, \u2014 Aujourd'aui est un de ces jours-là, mou.pure ?\u2014 Mu foi, oui, tna chérie ; j'ë ta\u2018s fort emburisé, j+ te l\u2019avoue pour te douter vu gardien fidèle pendant ta promena te; le commandeur ne peut s'ubsenter de l'habitation il à de la b>z0gne ar dessus la téte; vould mou lomme trouvé, il proudra uae dizaine'de noirs bien armés avec lui et j2 serat tranquidle.\u2014 Pourquoi done une si nom breuse escorte ?-\u2014 Parce que, ma chère enfant je sais qu'en ce moment les routes sont infestées de vagabouds de la pire espèce ; or, comme je ue veux pas l'exposer à une répétition de l'attaque d'hier au soir, je préfère prendre mes précautions, \u2014 Je ferai ce qu\u2019il vous plaira mon père.\u2014 Tu es channante, ma mi.3nonne.Tandis que le père et la Alle causaient ainsi, le chasseur s'approchait rapidement ; il marchait le dos un peu voûté, le fusil sur l\u2019épauls cl ses six ratiers sur les lalons.Après avoir monté les degrés du perron de Ia terrasse il s'avança vers le planteur, qui, de son côté alla à sa rencontre en compagnie de sa fille.Le vieillard salua son boanet, puis il voix sonore : \u2014 Je vous souhaite le bonjour et une -hieureuse journée, uionsieur do la Brunene, musi qu'à vous, ma chère demoiselle Renée.\u2014 Soyez le bienvenu à la Brunerie, répondit cordialement le planteur ; ju suis charmé de vous voir.Vous déjeunez avec nous, c'est convenu.Te \u2014 Mais, monsicur.\u2014 Je vous on pric, père, \u2018dit la jeune fillo do sa-voix la p ts cà- Nue et avec \u2018son plus gracieux sourire.} \u2014 J'accople, monsicur, répon dit'aussitôl le\u2019 chasseur en v'in-|.chinant, LC \u2014 Allons nous mettra i'lable, en otant dit de sa sers rolentissanis, deux vrais bai-|je tombe d'inanilion, Que savez-[la jeune négresse avec cet entêtement des enfants gâ'és vous de nouveau co matin 7 .- 16jà, monsieur ct les circonstan=- tes dats lesquelles je me suis trouvé, m'ont obligé À faire de chasteur évasivement.1 Mousteur, aujourd\u2019hui surlaut \u2014 Je vo 18 remercie, mon père, |daus {état «de touble où se trou au plus vite nos précautions, Ce[je proilterai de votre permissiun.|ve la cslonie où tte saurait trop moins, ghenicut Renée, b ou:breux 1éliers, répondit le \u2014 Que pensz-vous de ces réeaulions, vous qui ètes vu om :d'expérience ?| \u2014 de les trouve excellent s, p I u 3 r \u20ac mettresur res gardes.Tout en csusant ainsi, ils s'e vent dirige énétrerent dicus la ab'e-élait mis + Chacun prit sa place.Le repas fut tres ¢ galerie où lais | ui et trés-ju cordiul ; il dura pres dane licu- \u2014 Jo ue te cache pas, chère|e © .Pais, malemoizells de la Brus terie s: leva et se retica dans son ippartament, Liissant son pire Lon compagnon de table sop-{seml ait pus eopendant bien cour ir sur la lerrass: pour futher un leigare, Faire une visite à fa Guade= ; 3 4 | eels ère, j' is e : aiusi d'ailleurs que dans|t \u2018 cha robablement|à ceux qui piochont déjà, de fa |cela, mon père, j'en suis encure|loupe, aiusi | qu s (ss cherchait probableme gon i a que ochont dé soit ter-|toute tremblante.A quatre heu- {ies autres Antilles françaises, cefter ; bavez une tasse de fan, cel.minée d'iciau coucher du soleil.{res le plus tard, ja serai rentrée |n'est pas une mince affaire.Les dames rréoles jouissant nous ne dirons pas d'une certai ue vosition, \u2014 lous les blancs soul dans les colonies places sur le même échelzn de Pechelle vo ciale, qu'i.s soseut riches où pau vres,\u2014 uldis possé lant une cer.Laine fortune, ne sortent Juni seules de chez elles.Lorsqu'elle va en visite, une dame crevle est à ta tèle d'un véritable convoy, avec son esca-; dron de servasles, saus lequ:i elle ne sort jamais el qui ue lu quitte sii le jour mi la nut.C s coutumes etrançes tappe- laut les grands jours de la feo- dalité où les domestiques fai- sient partie de la famile, ont quelque chos: de touchant qu va droit au cœur.Lorsque Itenée de la Brumnerie quitta l'habitation vers une heure et demi-, douz: où quinze servantes l'arcompagnure t uve dizuite de noirs bien armés étaient étagés sur les flancs te la cavaleade, dont l'OSil Gris seul à pied, suivant son habitude tenait fa téte, marchant entre 1a jeun: fille et Flora, sx gentille demne Bientd:!a nombreuse troupe suldispru dans les méandres de la route et se trouva en plei- Ue sava oe, Sus tien dise à Renée, qui piraissals assez prÉVLCUPÉ 1 Jou pour mieux dure embarrassée, le chasseur, rous lu prétexte plus 03 moins plausible de raccourcir le chemin, {it tourner la ca valcade dans un sentier assez étroitet peu fréquenté coupant la savane eu ligne courb:, \u2014 l\u2019renez garde de nous égarer, vieux chasseur! dit l\u2019lora en rianl.\u2014 Moi, mamzelle Flora, vous égarer ! Dieu uen garde ! rè- pondit le vieillard sur ie mème ton ; vous voulez plaisanter ; ce chemin que nous avous pris, nous fait au moins gagnz2r une vingtaine de winutes, si cu n\u2019est lus.\u2014 De quel cô:é allons-nous donc par là ?demanda ltenée en relevant la tête et jelans uu regard autour d'elle.\u2014 Chère enfant, répmlit ans sitôt son guide avec uns feinte mdiférence, j'ai voulu vous (aire couper au court pour attendre l'habitation de Tilemont; après le léger détour que nous accomplissons, uous verrous l\u2019habitation ou, pour mieux dite, lé carbet de nuumau Suméra, devant lequel nous passerous, et \u2018un quart d'heure où viugt mi nutes plus lard nous serous rendus i Tillemont\u2014 Est-ce que maman Suméra demeuro lout près d'ici?demanda vivementla jeune (lle.\u2014 Très-p'ès, mon enfant, \u2014 Ah! fitelie en baissant la tate.\u2014 de la connais, moi, maman Suméra, dit Flora d'un petit air mulin.\u2014 Moi aussi, répondit laconi uomant le chasseur.\u2014 Elle est sorcière dit bravement la ménine.\u2014 Elle passe pour l'être du \u2014 Elle l\u2019estreprit nettement la flllette.\u2014.Taisez vous, folle ; dit sù- *\u2014 lêlle est sorcière, murmura aux le, qui nous regarde venir, riant.geurs.vers la ma-on 1l-|meut la vuæille + égtesst en fat vous buire Une Losse dde bou fant filette qua ; elle est sur ls pis.de su por- m \u2014 Oui, je la recounais, c\u2019est ian la sorcière ! s\u2019ucru Flora en Lv cavalcade ne se trouvait lus qua quebjues pas de Vajounode is vicilbe négresse ; Cosleà ainsi que l'avait anuo icé le litsseur, se teilait debout sur le enil do sa porte el regardail cu- leusement fr et wnver lus voy: \u2014 Bonjour L votre soc -wmamzede Fora te ropondit poli- aut d-{à va lez.ant quelques pris au ue à brillante cavaleade : le chèvre.\u2014 dele vens boa, men Sa.NE, 00 a asi Pespegle fa e \u2014 El leu! que faites vousir louv liora ! dit Ibvnee qui ne 8 rouvre, \u2014 Désdez vous su x chery ene faut, reprit ie chasseu + il est rop litrd vianlteuadt pour hes 1 t ' i c femme est ville et pauvre, \u2018sumone que vous lui ferez lun prolitera.\u2014 Urovez-vous que ce ne sera pas incouveuant de nous arrêter: tus dans Ce carbel, père ?demanda elle avec embarras.\u2014 Incunvenaut ?pourquoi co la, ma chère Renee ?Toutes les dames de l'ile vien nent boire du lat chez maman Sumèra ; c'est un but de p omenade.\u2014 Putsqu'il eu est auusi, je m'arrétorar seulement le tempsi de buire une tasse de Lut, mais pas plus lgugtemy =.\u2014 Counne 1 vous plaira, mon enfa it, Le chasseur aida Rene à mettre pied à terre,ct elle eutra dans l\u2019ajoupa d'utt atr assez peu reso- u.| rieuremnent ul: jiyeuse ; se figurait = naivement lonté arrêtez guide.echt il avail sou projet ; un soupgon avait gerne dans sou casur, ce soupcon il le voulait eclaireir.A peine Renée de la Brune rie enteglle, accompaguee de sa menine el prece jee par maman Sumera marchant res; cclueuse- ment devant elle, penetre dans l\u2019ajoupa, que lu chasseur Jit quelques mots a voix basse à un des noirs de l'escorte, qui lur 1ë- pondit par un geste aflirmoaltif ; tl ordonna à ses chiens de l'at- teudre, puis il s'éloigna à grands pas et s'enfonga dans les brous- sitilles, au milieu desquelles il fut bientôt caché à tous es yeux.Après cu minutes de mare che, le chasseur atteignit la base du rocher contre Je quel l'a joupa était appuyé ; il grimpa en s'aidants des pieds et des mans, jusqu'a une vingutine de metres le long «es parois,s'enfon(ua dans un épais taiilis de goyaviers sauvages poussant à l'aventure sur une étroite plate - forme, tourna une pointe de rocher et se trou.vaenfin devant vue ouverture que d'en bis 11 était impossible d'apercevoir.Apres avoir écarté avec précaution Jes broussatiles dont dtait encombree l'eutrée assez large de celte vuverture, le chas- same so plissa en se courbant dans l'intérieur ; mais bients la voûte s\u2019éleva, it pu redresser sa Lauté taille et if s'enfonc reso.lument dans cettsespèce de ga tere qui s'allongeait devant lui et descendail en pente douce.Bientôt il se trouva dans une espèce du cave ou plutôt de coi- lier, encombré de bocaux à su- cro vides et de coufles de latanier, jetées pèle - mèle les uues sur les autres : il LLavorsa celle save sans s'arrêter, OUVE(L une porte formée seulement au lo- suet, pris ane seconde 11 se trouva dans une pièce assez sombre dont la porte donnait daus les chambres mème de l\u2019ajoupa, Maman Sumësa = torsqu'elle avait Läti son carbet avait, en femmo avisée, creusé ou fait creuser le rocher afin d'agrandir son domaine; muis elle 1gno- rait.l'existence du passage sou - terrain par luguol le chasseur ve nait de s'introduire secrètement ol & son insu chez elle ; sans ce.sur la clavette, la porte fut poussée du dehorsel s'uuvrit lonte grande ; la jeunes négresse poussa un cri de surprise\u201d presque de blante jusqu'au milieu dant Delgrèsaprés avoir saiue mademoiselle de la Brunerie : telle epouvante en mu \u201cvoyant ?Craignez-vous donc que je veuille vous faire du mat?Brer detpière st Jeu we tn utres\u2014 v Delgrès en s'inchnaut de nou veau devant mademoiselle de Ja Brunerie, qui me procure I'hou- neur de vons voir, mademoise - le ; cetle heureuse reccoutre me prouve, à ma grande qaie, que vous ne vous ressentez plus dely vos Letrilles émusions de Lit nuit g La pauvre entint Ctait inté-[laquelle le chasseur était em- vile)busqué ; celur-\"1 avait prévu ce qu'elle)mouvement, il sétait vivement avait sétissi à derouter les sou;-jietiré de cé; lorsque la nè- EOL, Landis que, sans le savour [gresse fut en:rie en Luis-ant re- vite n'avait Tut ober ida vo-[tomber Li porte derrière etle, ii d'avance de son|li saisit à l'unproviste en lui po- Le chasseur ne faisut jamais jl'empècher de erfer et se pen.rien sans ÿ avoir longtemps ré-lehant d i-tre Pier-re, Unbrave,un ex- cel- lent gar - gon; La cré -a-ture \u20ac - tait à - droi-te, Et pour vous lancer un coup d'œil, > le re - gar - de comme un : Tan-tôt de gauche, tan- tôt de -f-5 Te \u2014 NTE TTT à = mai 5 \u2014 \u20145\u2014 : 9 = - > EW 7 \u2014\u2014 AA (T4 \u2014 : - diiten.a tempo \\ [i -_ fré - re droi - te, Aus- si > quette, a-vec de grands Et je lais - sa surprendre un beau soir ; > lui par - le sans fa -gonvi-ve qu'un \u20ac - cu-reuil Suivez yeux bleus, La plus bel - le Et la fl-lctte sa- mot -ra- cha d'u (À ce jeu - hi le «tempo Teall, - fil-le du mon-de é-taitelle Hie - rel pour en-dia Ah! ¢¢ -tai Suivez pau - vre - ne blon- de, Pier - re a = Der un a- mou tben ai - sé à reux.Moi qui ne fais rien à de - mi, Je m'en fus dire à mon a - mi: voir ! Puis l'on di- cn Mais il 3 Un jour au bord de la rivière, Tar un beau soleil de pr La fillette rencontra Pic Qui se dit : \u201cBen sir oli bon temps \u2014Ah ! bonjour, mad'moisel! \u2019l'hérèse, \u201d (C'était son now) * le temps est beau ; \u201cLe soleil, ça met l\u2019eœur à l'aise : \u201c On est-y ben au bord (Presque parlé.) La fillette, cn baissant les yeu\u2019, ; Lui dit : \u201cJe n'comprends pas.monsien\u201d\u201d \u201c Vir\u2019 de bord, «Mon ami Pierre, \u201cCar il en est temps encor.\u201d Mais il ne m'écouta guère : Vous verrez qu\u2019il eut grand tort.) est temps en - SAMEDI 14 J UILLET 1883 \u2014 ?} Vir de par là : Comment c'que va r\u2019virer tout aulvez Mais il ne m'Ë - cou - ta gue \u2014 \u2014o / ne m'é - cota gue - re \u2014 \u2014 a 23=8-2 \u2014$=5-8 4 \u2014Mad'moiscll, je voulais vous dire \u201cQue, depuis environ un an, .* Pour vos beaux yeux mon cœur soupire + Jit qu'e'lamour-là fait mon tourment ! * Si votre cœur daignait m'entendre, \u201cMi! sapristi! que j's'rais heureux ! * J'deviendrais l'époux le plus tendre, * Le vrai modël\u2019 des amoureux ! \u201d (Presque parlé.) «+ Ah! den, dit la fill, pour le cou\u2019, « Monsieu\u2019 Pierr\u2019, êt-vous dev'nu fou?\u201d intemps, rre de l'eau !\u201d bord'mon a -mi Pier - re, \u2014\u2014\u2014 .Vi re; .; \u2018 : Vousver - rez qu'il eut grand tort.\u2014 5 \u2014\u2018 Sachez donc ici, monsieur Picrre, \u201c Que j'aime Jean, votre cousin, \u201c Et que la noce va sc faire \u201c Dès qu\u2019on aura fini les foin\u2019.« Vous croyez qu\u2019à r'garder les filles, \u201c Ça leur donn\u2019 tout d'suit\u2019 de l'amour ; \u2018* Ces façons-là n'sont pas gentilles, « Et vous joucront queug' mauvais tour.(Presque parlé.) \u201c Maintnant, pour piquer au p'us court, Car il ver - rez qu\u2019ileut grand « Prenez c't avis-là, M.Pierre, et bonjour ! \" \u201cNip 1 bis.de Lord, \u201c Mon ami Pierre, \u201c Car il en est temps encor.\u201d Mais il ne m'écouta guère, Vous verrez qu'il cut grand tort.\u201c Car } bis, Mais il ne m'éconta guère : Vous voyez qu\u2019il eut grand tort.\u201c Vir\u2019 de bord, \u201c Mon ami Pierre, il en cst temps encor.\u201d } dis.se ; on leur proposerait de choisir entre eux qu\u2019elles ne le sauraient pas ; sans être dévergou- dées, ailes se considèrent comme revenant de droit aux hommes blancs, ou noirs, sous lu toit desquelles elles vivent- Une nôgresse africaine est à qui veul la prendre, une négresse créole à quielle veut bien se donner, ou, pour être plus vrai, se vendre.Ce n\u2019est ni le fouet, ni l'esprit, ni la beauté qui domptent les belles esclaves, c'est l'or-; toute mystérieuse estimpossidle avec les négresses : si elles consentent à être aîmées argent comptant, elles veulent avanture disciète, avant tout qu'on le sache.Tous les crcisements de race proviennent donc d'unious clan- destiues, d'amours plusou moins cachés entre blancs et noires mais vous le répétons, jamais entre blanches et noirs ; de plus les blancs n'épousent jamais les né- gresse-, ce qui se comprend facilement, aux colonies surtout, où toutes les femmes de couleurs, ou du moins la plus grande partie aujourd\u2019hui, ont jadis été es- clavas, La race des mnlâtres est-donc originairement formée d'enfants naturels et considérée romine ex- tra-morale et extra-légale.Si grande que soit leurin'elligence, Ils ne peuveut, aux coloures, «f- facer cette lache, stigmale indélébile qui les rejette au dehors de la société organist duns laquelle on leur à refusé une place ussignée se foudaut sur ce que leurs enfants eux-mêmes ne leur ressemblent pas et ne sont joint de leur couleur ; produils paruu capricu du la nature, ils sont seuls et demeureut seu's.Heurcusements, ceci = n\u2019est qu\u2019on prejugé destiné à s\u2019elfacer.Dans \u2018es colonies française, où toutes les familles blanches sont considéraules, | très-distingué-s généralement par leur éducation, mais imbues du préjugés étroits à l'endroit des liosmimies de coul -ur, les mulâtres sont inprioyable- ment Jepoussés ; en ui Incl, ces malheureux, si vaste que sozent leurs capacilés persounelles, st grandes que soient leurs qualités, sont, jar une fatalité conte la quelle ils essayersient vainement desc débatire, en butle au me- pris des blancs etä la hime des noirs ; Ces pauvres parias du lu société colanisle ont tellement conscience de leur, inluriorité, qu\u2019ils se caurbent haminement el, à quelque degré d'huuneur, de considération vu de fortune qu\u2019ils appartiennent, ils demeurent lovjours en dehors des nu- tres classes privilégiées, blanches OU nuits, seuts tenter jamais de francuir la ligne de demvarcaion qui jes en répare.Ev maintenant nous fermerons calle longue parenthèse, CL nous ropromdrons 1 vire recit où nous l'avoits lais:é, ea revenant à l'a- Joupa de mraman Sutiéia où le comumai.daut \u2018Delgrés et tmade- moiscilo Renés de la Bruveriu se F trouvaient en présence.Il y ent un silence assez long.Le mulâtre, que, malgré son grade supérieur, la hautaine jeune fille n'avait pas autorisé à préndre un siège, se tenait de= bout devant elle, le chapeau à la main.Bien qu'il conserviat les apparences l+s plus respectueuses ut presque ls plus humbles en fa ce de Renée de la Bruncerie, Cependant un observateur aurait compris, en voyant ses sourcils froncés, les tressaillements ner- verx des muscles de sa face, qu\u2019une tempête terrible grou dait sourdement dans le cœur de cet homme, et qu\u2019il lui fallait [Une puissance de volonté immense pour refouler ainst le sentiment de sa dignité outrag \u2014 d'alteuds, monsieur, dit enfin la jeune fille d'une voix breve en lui jetant un regard presque dédaigneux.Au son de cette voix, le mudi.tre tressailli, 1\\ redressa sa hauts taille, re jeta sa tele en arrière par uv mouvement plein de noblesse, une expression de volonté éaer gique et de résolution implacable éclata sur son visage subitement transiiguré mais ce ne ful qu'un éclair; presque aussitôl ut sourire douloureux plissa les comumissures du ses lèvres, un soupir ressemblant à un saugloi s'échappa de sa poitrine hale tante, et se courDant respeckueu- sement devant la jeune fille : \u2014 Vous êtes bien czuelle, ma- dernoiselle, dit-il d'une voix douce presque plaintive, pour un home qui jamais ne vous a oflunste, mi par ses paroles, ni par ses acitons, ni még par ses regards.\u2014 Moi, monsieur ! fl'-alle avec surprise j'ai élé cruelle envers vous?Veuillez, je vous prie m'expliquer ce que vous euten- dez par ces paroles que je ne puis et ue veux comprendre.\u2014 Mademoiselle\u2014 Mousiëur, reprit elle avec impatience, vous exigez cel entretien auquel moi, je ne voulais pas consentir ; vaincue par vos ubsessious j'ai cédé, de guerre se, à votre voloutt, El bien, marutenant c'est Moi qui exige, c\u2019est moi qui ordounu ; parlez Je le veux ! \u2014 Madu\u2026.u et.\u2014 las de grands mots, de la frauchi vj dites- mn une fois pour loiiles ce que vous prêten- dez avoir à m'\u2019upprendre.\u2014 Oui, répouurt Delgiès avec amertuine ; Hinssons-en, n'est-ce pag, madame ?.\u2014 Quy, certs, woasteur, Îluissons-en, car tout ceci me fali- gue.Que peutsil y avoir de com- nun, sl vous plaitentre le com: mandant Delgiès et mddeor~ selle de ln Brunerie ?Esl-ce le service que par Busard vous m'avez sendu, qui suflit pour établir celle communaute à laquelle vouz préieudez ?Je vous vO5 dis reine dt ne devais le\u2019fière ; cela ne suf- fit-a1 pas ?l\u2019arlez, monsieur, je suis riche, combien vous dois-je encore ?Ues paroles de mademoiselle de la Brunerie étaient cruelles ; men dans l'attitude de la jeune fille n'en diminuait le côté péni- bre.\u2014 Uh! mademoiselle ! un tel outrage à moi!\u2026 s'écria Delgrès les dente sèrrées par les efforts qu'il faisait pour sa contenir.\u2014 De quel outrage parlez-vous monsieur ?reprit elle ironiquement; toute peine mérite salaire toute bone action, récompense on paye COMME ON pent; mais cette récompense, ajouta-l - elle en scandant ses mots, ne doit, duns ancun cas dépasser la valeur du service rendu.Faites vite, monsteur, qu'avez vous i Ine demander ?.\u2014 Rien, mademoiselle, répondit sèchement Deilgrès ; vous êtes libre de vous retirer: La jeune fille fit un mouvement pour se lever, mais après une courte hésitation, elle reprit son siège et, regardant fixement le mulitre avec une expression de dédain, de hauteur et de pitié impossible à rendre : \u2014 lZcoutez moi, monsieur, lui dit elle,car si vous yrenoncez,j'ai moi, maintenant 4 vous entretenir ; puisque nous voici face à et que vous l'avez voulu, vous connaitrez ma pensée toute entière, \u2014 Je vous écoute avecle plus profoud respect, mademoiselle, répondit l\u2019oflicier en s'inclinant, \u2014 1 sérait à souhaiter que vos paroles fussent moms alambiquées, monsieur, vos manières moins respectueuses en àpparen- ce et que vos actes le fussent davantage en réalité.\u2014 de ne vois comprends js, mademoiselle.\u2014 Vous allez me comprendre, monsieur, je m\u2019expliquerau frav- chemeut, loyalement, franchement ; js Liens à ce que vous sai- siss\u2018ez Lien lesens dunes paroles, car cette fois est la dernière sans doute que nous nous trouvons face à face.\u2014 Peut être mademoiselle, trè- pondit Lelgrès d'une voix sourde.\u2014 llen serace qu\u2019il plaira à Dieu, monsieur ; mais jamais par .ulde ma volonlé, vous ne vous retrouverez coms aujour- d\u2019hur dévant moi.Renee da la Bruneric da négligemment sur l'angle de ia table près de laquelle elle était assise,se pencha légèrement de côté, tonrna en lu rolevant,la tête de trois quarts, et, les yeux demu-clos, la bouche dédaigneuse, \u2014 Monsieur le commandant Delgrès, il ne convient pas, je le sais, aux femmes de s'occuper de politique ; vous me pernietlez, cependant, livelle avec une cex- taine amertume, de vous un di- ro un mol, mais un seul, Jl a s'accou- ai remercié, plus poul être que rs mt 7 mora] rt EL pa EE tionale emportée par la flèvre de liberté qui l\u2019enivrait.de décréter l'emancipation des noirs, mesure dont il ne me saurait convenir de discuter avec vous l'op rortunité ; mais en décrétant la liberté des esclaves la convention nationale n'a pas, que je sache ordonné en mêtne temps l\u2019esclavage des blancs, et livré ceux ci en jâture aux caprices Ou AUX folles prétentions qui pourraient incontinent germer daus le cer- veail exalté de certains des nouveaux affranchns.\u2014 Madame !.\u2014 Laissez - moi parler, monsieur, vous me répondrez st bon vous semble.Les esclaves une fois libres, justica entière plus qu\u2019entière, leur êté faite ; par suite d'un engouementqui n\u2019a point produit les résultats qu'on en attendait on a rendu accessibles aux nouveaux affranchis les plus hauts emplols,civils, les grades militaires les ptus élevés dans les colonies et en Europe ; en Europe quest il advenu de cea?jo Iighore, mais dans les colonies le coup a été terrible.Après s\u2019ètre emparés de presjue loutes les positions administratives OÙ IN1- litaires, les noirs, loin de recon naitre les bienf ots dont on les comblait, ont préteudus être à leur tour, les seuls maitres, eb prouver leur reconnaissance à ceux qui les avaient [ait hoimmes et libres eu organisant contre eux lu révolte , le pillage et le Massacre ; en tn mot, leur cerveau trop faible pour ce nouveau breuvage, s'est grisé ; quelques uns plus audacic ux que les autres, enorgueillis outre mesure par les changements presque subis opérés comme par mica- cle dans leur position, ont ou- bhié leur origuie.\u2026 : \u2014 Madame s\u2019évria le comman- daut Delgrès d'une voix trem blante.\u2014 Je ne cile aveun nom,mon- sicur, reprit-clle avec dédain, ju reprends : peu s\u2019en est failu me.mu qu\u2019ils se flgurassent qu\u2019ils avaient changé de couleur eu devenant libres, et qu\u2019ils étaient devenus aussi blancs que leurs ancien walres ; 1ls out poussé si lom cele illusion qu\u2019ils ont Osé lever les yeux sur sus Îllles du ceux dout iis avaient 616 les esclaves : qu\u2019ils les ont convoitées et qu\u2019ils n\u2019out pus craint de prétendre s'allier avec elles.Cea prélentious sont aussi ridicules quo criminelles, monsieur, les noirs seront loujours tioirs, quelle que soit la teinte plus ou moius foucé : de lour visage ; cette dernière ligne du démarcation qui les sépare des blancs, jamais 18 nu réussirout à Ja franchir, les dunes créoles Ont trop de respect d'elles-mémes, elles savent Lrop cu qu'elles doivent à olles ot À leurs familles, pour céder aux protestations ot aux menuces de vengeance que Cus étranges té ducieurs c:mploient tour à tour pour les couvaiycre.plu un jour, à la Convenyon nar = \"marqué vos tortueuses manmu- les cruelles peuvent-elles s'ad res- ser à moi ?\u2014 Ah! fit mademoiselle de la Bruncrie avec un rire nerveux vous avez donc compris enfinque ces derniers mots étaient à votre adresse, monsieur ?Eh bien, so\u2019t ; c'est de \u2018vous que je parle me croyez-vous donc aveugle ?Supposez-vous que je n'ai pas re- vres ; l\u2019acharnement qua vous que vous metlez à me suivre en tous lieux et à vous trouver sur mon passage?Vous m'aimez, mousieur, je le sais depuis longtemps.Osez me démentir ?\u2014 Eh bien! non madame, je ne vous démentirai pas ; oui, Je vous aime \u2014 Enfin, vous vous déimas- quez ?Vous l'avouez donc ?\u2014 Pourquoi le nierais-je puisque cela est vrai, et, vous me contraignez à vous le dire ?répondit Delgrès en sû redressant et, pour la première fois fixant sur la jeunegfille un regard dont elle fut contrainte de détourner le sien.\u2014 Monsieur, vous m'insultez ! s'écria t elle frémissanted'urgueil etde honte.\u2014 Nou, madame, je vous ré pouds ; vous méme n'y avez in vité.lExigez-vous que je me Lise soit je ne prononcerai plus mot; mais vous qui m'avez abreuvé de taut d'outrages uminérilés, vous qui vous êtes montrés impitoyable pour la race malheureuse à à laquelle j'appartiens, me refu serez-vous le droit de la défendre ?\u2014 Non, monsieur, parlez : je suis vraiment curieuse d\u2019entendre celte justification.\u2014Jo n'ai pas & me justifiar, madade, puisque je ne sas pas coupable.Nous sommes des affranchis, esclaves et fils d'esclaves, c'est vrai; mais qu'esl-ce que cela prouve ?Que nous appartenons, non pas à une race wferieure, ainsi que vous le prêtendez, mais À uue raco mal- frenreuse, opprimée, 'déshéritée entre toutes.Quel crime avons nous commis qui nous rende passibles d\u2019un châtiment si terrible ! Nous sommes noirs el vous êtes bliunes ; vous êtes forts el nous somines fuibles ; vous êles civilisés et nous sauvages.Cela constituet-il un droit?Mais l'histoire de l'esclavage Lraverse Loules les périodes du l'histoire du genre bumain depuis $011 commencenenl jusqu'à ce jour.Chez les anciens, il y a cu des esclaves, el ces esclaves étaient des blancs ; les blancs se sont _relevis, de celle dure condition, pourauoi waurions- nous pas le droit de suivre leur exemple ot de les inuler ?La parole du Christ, cette parole sublime prononcés il y a dix-huit siècle déjà : * Il n\u2019y aura plus mi premier, ni dernier; désormais vous serez tous égaux, \u201d demeu- fera-telle donc éternellement une letire de morte ?En récla- maat la liberté universelle, le \u2014 Ma ame, dû: quoi ces paso: Christ N\u2019a-t-il donc point purlé pour nous comme pour vous ?Ne sommes-nous donc pas, comme vous, issus de la souche commune ?Adam n\u2019est! pas notre aïeul comme il est le vôtre ?Ob! madame, ne creusons pas celte ornière où il y a du sang et de la boue! Le hasard vous a [aitnaitre blancs, le temps vous à fait libres ; j tés par les caprices du co même hasard dans des pays où les conditions d'existence se trouvaient tellement précaires que lu vie y devenait impossible, à moins d'une lutte de toutes les heures, de toutes les secondes, qui teuait votre esprit sans cesse en éveil, faisait fermenter voire cerveau el vous inoculait, pour ainsi dire, par la nécessité de vivre, l'obligation de Ja civilisation et du progrès, vous (tes de venus puissants ; el alors, nous, plarés dans des condition plus douces, sous un ciel plus clement qui nous laissait paisiblement vivre t=Is que Dieu nous avaient créés, vous ¢les venus, vous nous avez séduits, trompés, vaincus ; vous tous avez achetés comme des bêtes de somme, et, nous considérant comme des animaux à peine plus intelligents que ceux de vos fordts vous nous avez refusé vue Ame et vous nous avez assimilés aux brutes ! \u2014Monsieur, ces déclamalions théütrales, qui saus doute produr- vaient beaucoup d'effet dans un club égalitaire, sont il me semble hors de saison, et n'ont rien à voir ici \u2014Il vous semble mal, madame ; co ne sont pas des déclamations, mais des faits irrécusables ; le serpent sur la queue.duquel on marche se redresse ct se vengo ; l'homme que Pon outrage a le droit de se défendre ; car, bien que vous en disiez, madame, uous sommes des hommes, braves, forts, intelligents,\u2018autant ot peut-être plus que la majorité de vous autres blancs, troupeau servile qui obétt saus murinures aux caprices les plus exagérés d'une espèce de fétiche viola ble qui transniel à ses descoridints sit puissance; Hous, au contraire, malgré l'abrutissement daus lequel on à voulu nous plonger, nous avons grandi, nous a7ons senti, daus l'esclavage, au cou- tret de votre civilisation, noire intelligence so dovolopper ; quand iusonne enfin l'heure de la liberté, elle nous a (rouvés prèls ; uous «vous ainplemment prouvés depuis di x ans co dout nous sommes capabies ; el cela estsi vr, madame, que vous vous êtes Cpouvantés du réveil torrinle de ce bôtail humain quo vous supposiez compiétement idiolisé; 6L aujourd'hui vous tremblez, vous avez peur de nous, vous voulez nous replonger dats cet esclavage dont l'initiative d'une assom- Llèe généreuse nous à failsortr.\u2014 Oli ! monsieur, pouvez-vous ajouter fui à du teis mensonges?Liu haine vous aveugle-t - vlic ce point ?\u2014 Ju suis certhin de ce que 2 mourrons tous avant de consentir i nous courber de nouveau sos le joug infamant qu\u2019on pré- leud Hous imposer! Mais, pardon madame, je me perds dans des considérations qui n'ont rien à faire ici ; je reviens à ce qui me regarde, ou plutôt regarde la malheureuse race à l*-juetle j'ap- parlions : aboliton d: l\u2019esclavage signifie liberté pleine, entière, sous limites autres que celles posées par les lois; droits et devoirs Caux devant Dieu et devant les lommes.Si vous nous avez reconnus aptes à remplir des emplois honorables, à occuper des grades militaires 1mpor tauts, sù devant les tribunaux Une justice égale Nous est accordée,poyrquoi « ommettrious-nous un crimeen voulant nous assimiler complétement d vous ?en essayaut de fondre notre race duus la vôtre ?en un mot en prenant pour épouses les femmes dout les pères s'allient depuis les siècles a nous?Pourquoi, enfin n'aurions - nous pas droit au mariage légal, lorsque depuis si longtemps on nous à imposé la Hhoute cachée 7 \u2014Monsieur\u2026 \u2014 Oh ! ne vous récriez point, madame, je ne vous insulls pas, Dieu m'en garde ! je constate un fail ; j'ai élevé dans mon cœur un autel dont vous êles-la divinité respeclueusement adorée ; je recounais le p-emier l'impossi- lité de ce rêve que, malgré moi, hélas ! mon cœur caresse foile- ment.Le prôjugé, à défaut de la juslice, élève entre nous une in- franchissab® barrière ; nous ne sommes à vos yeux que de misérables esclaves à peinu affranchis, ul vous ne songez pus, dans votre implacable orgueil, que ces esclaves, ¢'est vous qui les avez fails conlro toutes lois divines et humaines; vous nous haissez, nous que vous avez civilisés, el ai nous nous rodressons, s1 nous usous protester, vous nous Jetez conime un outrage notre couleur à la face.Oh ! madame ! ajouta Delgrès d'une voix qui d'abord llère et prosque menugçante, s\u2019attendrissait de plus en plus, vous Aes jeune, vous êles bonne, vous êtes bolle, ol! radieusement balle ! ju vous en suppliv, vous la lille de nos bourreaux, soyez clè= mente, pla gnez tous, ne nous méprisez pas ! ; Ist, au fur et à maosdre qu\u2019il parlait, il s'inclinait devant dee vant cetle jeune fille, fibre et im.saute comme une reine, ol, orsqu\u2019il se tut, il s¢ Liduva un genou eu turre devant elle, Ilse pa-sa alors uno chose étrange ; les traita si rigidement conlracies de mademaiselle do la\u201cBrunoric se detendirent pou à pou, son visage, dont l\u2018oxpres siou était si llère et si hautaino, s\u2019adoucit graduellement, prit presque À son Însu une expression du Aoutaur ol du buntt Lou chau:e,oL deux perles se posèren, tremblotantes, à l'extrémité d ses longs cils; vilo se penc vors col homme si humblomeat [Javauce, madame ; mais nous agenouillé devant elle, et lui tendit la main.\u2014ltelevez-vous, monsieur, lui dit-elle d'une voix suave et pure comme un soupir de harpe éolienne.\u2014Madame, répondit avcc émotion le mulitre, en touchant presque = cramtivement = celle main, vous avez eu pitié de moi soyez bénie ! Ces deux larmes que vous avez laissé couler sont sombées sur mon cœur comme un haume divin, je suis heureux; vous avez compris tout ce qu'il y à do respecl, d\u2019admiration et de dévouement pour vous dans l\u2019âme de ce pauvre mu'âtre, qui, croyez lo bieh, saura.quoi qu\u2019il arrive, demonrer digne du vous ct de Ini.Vous êtes un ange et los angus, ON les prie, on les invoque à l\u2019égal du Dieu qui les a donnés aux hommes pour appren dre & souffrir et dse va.ncre.Oubliez, je vous en conjure, tout ce que j'ai osé vous dire, quand, dans un moment de folie, mon cœur débordait malgré moi, el ne voyez plus en moi, à l'avenir, que lo plus hnmble le plus dévoué et le plus respectueuxdë- vos*esclaves.\u2014NMonsieur, ja me suis montrée bion.injuste, bien cruelle peut-èire envers vous qui m'n- vez rendu de si éminents services, répondit Renée avec un sourire ; mais yen suis heureuse, mainienant quo celle cruauté m'a permis de vous juger tel que vous devez l'âtre, et de récou- niittre Lout ce qu\u2019il y à de grandeur véritable dans votre âme généreuse et réellement noble Tout nous sépare, rien ne ponr-, ra jamais nous rounir ; mais soy- tre sentiment vous avez MON estime touts entière, \u2014de vous remercie mille fois, madame, ponr ces touchantes paroles, Votre estime .c'est plus que dans mes rêves j'aurais ja ug ose espérer, Oh! jo lo su.vais bien, moi que vous êles aussi bonne aussi pitoyable quu vous ôtes belle, En co moment la porto du fond s'ouvrib brusquement, ot FOE] Gris entra résotkment dans la chambre.LesZdeux acteurs do colle stù- ne, surpris du celle appdrition imprévue Iressaillirent inipercap- livlemoul ; mais tous deux\u201cils bénurent dans Jour for intérigor, celle wterruption providentielle ; leur position on face l\u2019un do l'autre vomsengçait, ils ne pou.vuieut su le dissimuler, & deve mir Irès-diflicise, \u2018 \u2014 Commundunt Dolgrès, dit lu nouvel acrivant, jo vous présente -mes hommages; made- moisellu do la Bruscrie il se fait tard, il est tomps de partir.\u2018> Déjà | s'écria vivement lu jeuha.fille sans gonger probable mont À ce qu'ul à disu t.(A coutinuer) / Îvf terre ons-an convaineu, à defaut d'au-\u2014.~~ ¢ } ~~, \u2018eut Lobities continues, entra cle et M.LE PEUPLE, SAMEDI 14 JUILLET 1883 \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 ot \u201c Los paysans arrivent en longnes| files de traîneaux chargés de planches le.Dès qu'ile les ont livrés nux inapocteurs, coux-ci leur font sur lo dos, aveo do lu craio, des marques ct dos signes qui dési- nent leur droit de propriété, l'en- hes, la quantité qu'ils en ont apportée, Il cat singulier du voir lu paysan, portant sur, son dos cette lottre do change d'un genre origiual, courir à toutes ptoir du négociant dans qu'ils apportent à la vi droit d'où viennont leurs planci jambes au com le quartal.\u201cJe moindre délai une affaire quelconque, pourrait faire courir à lu Tuarque inscrite sur son habit le ris- quo de disparaître : alors il perdrait irrévoculdement le titre dota créance.Arrivé devant le caissier, il n\u2019a pus besoin de dire up mot; il présente lo dos, il est payd sans observation : In brave brosse que lo esissier pro- mine sur sou habit lui dome quittance,\u201d Voilà ce qu\u2019on peut appcler une fa- çou uouvelle d\u2019endus, HX Jo revions à Sarah.Nous avons en encoro de ses nouvelles sous une autre façon.Sous lu furme télégraphique.; .[ly neu échange d'électricité, à © William Busnach.Sarah Bernhardt vise évidomment à éclipser Napoléon Jo Grand, qui passa pour avoir lo don d\u2019ubiquité mentale ot qui, par coquet- rie, duta de Moscou-los-llammes le décret qui réorganisuit la Comédie française, De n.ême ls graude tragédienne, sans sc laisser absorber par les multi- : Plos soucis de ses pérégrinations, osti- É me que rien de ce qui intérosse l'art * no doit lui rester étrauger.Ju journal avait annoncé, eu doux lignes perdues dans les menus faits, que Wiiliam Busnasch se proposait de tirer uno pièce d'un autre roman de M.Zola, .Cela passa inaperçu pour beaucoup de Pavisiens très boulevardiers ot en pleine possession do leur bitume, Mais Saralu veillait là-bas, lA-bas, Rien ne lui échappe, Elle vit, clle fut frappée, ello télézraphin vite un point d'interrogation A longue portée: \u2014Vous tirez pièce roman Zola, Lequel ?.La réponse ue se lit pas attendre.Tleureusoment.Car l'employé qui avait expédié la demande devait être dans une angoisso!\u2026 Il n\u2019en maugeait plus.Heureusement il cessa vite d'être angoissé.\u2018 Lia riposte électriyuo disait : \u2014Oui, Travail commenced.Le roman est Pot-bonilic, Imwédiatemont cette sépligue étonnante : \u2014Mauvaise idéo! Mais preudrai tout de même pour Ambigu.Et voilà connpeut se bâclent les affaires quand on n le feu sacré.Lin xeule chose qui m'\u2019intrigue, c'est de ravoir pourquoi si Sarah Bernhardt trouve déraisonuable de mettre J'ut- bouille A la suène (2e qui cst nussi mou très humble avis), pourquoi elle to précipite d'avazco avee cette uvi- dité direetoriale sur une wuvre dont cle augure si mal.Après cola, il y a dans Lot-bouille une attraction : l\u2019indécence, Si seulement on pouvait mettre cn haut des affiches ces simples mots: $ Les dames rougiront.\" at Décidément le sport pour bipddes veut s\u2019ucclimater chez nous ct les courses d'hommes se multiplient.lstimant que rien de ce qui inté- 1esso la Vic parisienne, surtout en ex- ventricités, ne duit rester étranger au chroniqueur, jai cu la curiosité d\u2019assister à une des représentations données chaque dimanche dans les com- mung des environs.J'ai choisi celui des champions qui passe pour avoir distancé tous ses ri- Bvaux : Iomme-Cheval, Iounue-Lo- comotive, Homme-Kxpress, ete, Celui-ci, c\u2019est l'Iommo-Relair qui, dimanche, avait adressé un défi nux plus fortac ureurs du mondo, y compris nn cheval au trot, qu'il ge chargeait de mettre hora do combat, Je no regrette pas le voyage, car vraiment j'ai vu la un spectacle curieux ot pittoresquement populaire.Lo champ do course était un nf- freux sol à moitié Inbouré, avoisinant les fortifications de Vaugirard.On no peut imaginer rieu do plus cruel pour les pieds d\u2019un coureur que co terrain rabotoux, tantôt raviné pir dea erovasaos, tantôt hérissé de touffes de Vieux gazon mort.Lo Conservatoire des cutorses.Avec cela, uno ponto très accentuée qui doit doubler In fatiguo ct'uu soleil torride qui promot des npoplexics, N'importe ! l'Iomme-Eclair ost , beau du résolution, sous son maillot bleu de cicl.Gusiman ne connaît pas d\u2019obstacle.Lo terrain et cntonré du piquets autour desquols s'onroulont dos toiles qui pourraient bien Gtre d'anciens draps de lit, On ontond les accords d'uno musiquo\u2026 locale, installée sur des planches Lboiteuses, Doux où trois autres courcurs, dans don maillots flasques et do nuances étranges, sont là pour corsar In lutte, Ou appelle l\u2019un d'eux l'Anglais, Diou lui-mêtio no zaura jamais pourquoi, car il parlo le plus pur mon.rougion.Muis l'afliche l'a donné commo lo dé- 186 do Londres, histoire de se donner dos airs do Grand Prix do Paris ct de surexaiter ln fibre nationale.Plus loiu, ur écuyer à bottes et à culotte blancho \u201c grand stylo\u201d so tient en selle, prôt à fuiro trottor lo bidot qui n accepté lo défi, \u2019 T1 agit do faire quatre - vingts tours d\u2019encointe, vingt huit kilomètres environ, en soixante Cinq minutes, La fouls paipite.Jill finit même par s'impatientar un brin, Il y a de quoi,
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