Le Quotidien, 29 octobre 1886, vendredi 29 octobre 1886
[" oy Ap VS AREFDES ANNONCES Mesure nenpereis Prise jasartion pes lignes.10 cout.PETITES ANNONCES Tolaphons No.13 PHUILLETON DU QUOTIDIEN 29 octubre 1886 SRE ESS ES es EEE SEE ES LE CRIME MORTEFONTAINE DEUXIÈUR PARTIE VIT Pais malgré la volonté patornelle, ne considérait-elle, pas Savinien comme élant inorslement son époux,niosi qu'il te lui avait écrit ?Les sormuats los plus sincères no los liniont ils pas l'un à l'autre ot pour jamais ?N'avait-ollo pas, enfin, asor déjà résister A la volonté paternolle, on dé- clatunt qu'elle n'uurait jamais d'autre époux que lui ?Engagée À ce point, quel incouvén i ent y avait il pour elle de causer, un instant, loin du tout regard ue redon- tant aucune indiscrétion, avec ce Savinien dont le cœur débordait d'u- mor et do chagrin ?Son père la surpreodrait ?th bien, elie était piêto à bravor ec courru1x et à on subir toutes les consdquu ices ; OU Verrail après, et, en tout cas, elle appartenait trop déjà a Savinica en perspective, pour ne pas cédor à a volonté.* La femme doit ubéissauco à son wari, Be courbant sous cotte loi si douce 4 suivro pour colle qui s'est unio à l\u2019hommo qu'elle aime, Balbioo sc dé cida ; mnais biettôt après, une terreur invincible s'empara d'elle.Descondre au jardin dans le milion de !a nuit presque, n'étuit'ce pas faire retentir son pas, même on l'éloffant le plus possible, dans la sonorité qui résulte, surtout à lu campagno du raud silonce de la nuit, où le calme o la nature est si complot qu'on croft parfuis entendre jusqu'd I'berbe Mais au bout d'un instant, il s'ar- 18ta ot revint vivement vers Plailly Son anxiété etait trop grande ; il voulait lécher de découvrir en to rap- hant de la maison du docteur, ua indice quelconque qui pût le tiror d'indécision.Bien lui en prit, oar Balbine hésitait encore un pou ef, n'aysot pas spew Bavinien sur Ia voitare de raucart, s'était dit qu'il ne reutresail que dans la soirée ct dopuis quolquus instant gguotioit On passage de su fenêtre, afin do pouvuir, tout au woits fai adraser un regad de consolation, Mais Savinion, des qu'il la vit eu- tre lee rideaux, rapidement la supplis emooro da gente on élevant vors elle scan mains j-intos et Balbine, vaiaous par sa tendro insistance Ini fit un wi.gno affirmatif et so retira aussitôt dass le fond de sa chambre.Celai-ci, après avoir dîner daus un restauraut du Quartier Lati avec ua jeune avocat de ncs ainis nommé Paul Roso, qui venait d'uteuir un grand succès Aux assises do la Seine, es après l'avoir lu iondemail svir pas ser chez lui quelques ours à Morte fontaine, reprit lo train do Luit hou.res quiaze À la gare du Norl, ot, à neuf heuros et quolques ol quelques minutes doscudait à Surviiliem.| La nuit était presque entièrement tombée et faisait Une opposition nai- aigsante au suloil dunt los reflets du couchant se rédandaient on couleurs tes qu'un juude urange gradué retro aux toutes azurèes ; du haut de lé voûte célestes la lune, de nes rayons urgeniés, dominant I'éclat dew étoilea Joot lo soientilloment diamanté imperceptible autour d'elle, ne reprenait on clarté vive quo daus les vouches ls moius élevées de l'hovi- son.Et la lumière, qui résultait de vette union de lueurw différentes inondail ln campagne au puint qu'ulle eût permis de lire sans offurt.L'atmosphère était lourde anuon- gant une journée orageuss pour le leudemain ; d'un pas lent, Suvinien 26 wit à gravir la côle qui tuèue À Sur vilicte, À V0 le alation ct dluignée d'un boo quart d houre de mrrche du village même, en ne livraut à des 16 fexions remplies d'anxiélé car ce terpe clair nu dovait pas engager Balbine à se ha-aidor à descoudre au fprdio ou elle pourrait être, ainsi que éricat, beaucoup plus fuciloemeat sur- ise qu'au cas où In lune « ût été voi- des nuages protecteurs.uot à coup un roulement se fit vn- teadro au loin, Le tuunerru grondait.Et eummme si enix mensgant «dt ouvert dans le ciol des purtes inviei- bles, des nuages parureut à l'hori- xos envahissnat la voûte azurée, si pure jusqu'alors.ou urage loiniain avait produit setts moditicatioui soudaive qui re- doana de l'espoir à Savinien.Li vonait de traverser Survilliers es allait arrivor dovant l'égrliso lors qu'une voiture à quatres pluce duns laquelle se (ronvait abrité, par la toi- de qui formait, au-dessus des banquet- \u2014.déesse same nana pre Be ms a = LE QU MERCIER & CIE, EviTRURS-PROPRIRTAIRES Les, un paraliélipipèédo ouvert du côté du cheval wn homme d'une\u2019 quaran.taino d'abtiéon à l'air souriant, à la barbe: noire, la rejoignit.\u2014 (Test vous, mousicur Péricat, dit-il vn ap: peovant Savipien vous revenez de Pariv?\u2014Oui Savouré.\u2014Voulez-vous monter jusqu'à Pisil ly?y \u2014Volontiers, répondit l'étudiant, Car, rAus avoir pourquoi il avait hA te do puwior devant lu maison de Mureay, comme si unindice uslconque eût pu l'y renseiguor sur co que fu- ruit Balbino quelquesheures après Savouré, lu voiturier de Plailly, s'ursêta, Péricat p.it place à ses côtés, où À la voix de sou maître le cheval ropar- tit au trot.Dovant le burcau de poste Saviniva mit le pied à terre.Quelques mioutœ après, il arrivait à la maison du docteur Moreau.Les voluls du rex-de-chauasée élaient formées mais, au travôrs de ceux gar- visant les fui.êtres du cabinet du pè ve de Balbine, lirait de la lumière indiquant quo le médecin y travail lait, sans doute.Ft, au dessus de relto piècs c'est-à- dire dans in chambre de Bulbine dont les rideaux étuient Llirés, on distia- uait na travers du ceux-ci, le globo \u2018uno lumpe allumé, accusant également la veillée à laquetlo se livrait de non côlé la jeune tille, Savinion le comstuta rapidement, et continus et routovers Mortefontaine on proie la prévecupation fort naturelle qui no l'avait plas quitté dopu's qu'il n'était demandé si malgré, los hé- nilations évidentes du Batbine elle oscrait mmottro lu petite porte au lu- puet eL doscendre au jariin apiès avoir tout éteint chez elle, ainsi qu'ol lo l'indiquait dune sa réponse.Pids des marvonnicrs qui\u201d urneat l'entrée de Mortofontaine.Péricat trouva la route cavahic par un troupeau de plusicars ceuinines de mou- tous que guidait ua berger qu'il no reconnut pas, d'abord, car lu ciel »'é- lait obacarti, à sa graode satis,action de puis qu'il aveit vuitté Is gare de Sarrilliers, et la lune, voilée en co moment, n'écluirait pas homme, qui le béton à ls main, marchuit à ia tête du combreux bétail dont la garde lai était contiés.Ile allaient se rejoiudre, loraqu'uno éclaireio ae fit au ciel, et, ne roove- nuiment immédiatement tous doux : \u2014 M.Savinion ! \u2014dJacquin ! firent ensemble l'étudiant «t l'incvanu, qui n'etait autre quo lu vuisinicr du ducteur Léonard\u2014 l'a os donv devenu borger ?de- mauda l\u2019éricat en ri nt.\u2014Jusqu'à domain seulemeat, 1non- sieur Saviniva, Sauvage 10'a doman- dé à le remplacer pour alles à Paris, ot js mone les moutons de M.Paront au patito do lu cote de Muumeilan où we tivave ls cabune.M.Leonard we l'a pormia.\u2014 Bien, mun brave Jacqu' , bonne nuit.\u2014Merci, Bonne nuit, monsieur Savinion hailo, pour quittor ls route : \u2014Mnuchoite, ele, Manchette ! cris Jacquin à la chienne intelligente ot fidèle qui avait ls mission do marn- tenir l\u2019ordre dans lo tronpona où s'en ucquittait à merveille.Lt tandis que Mnnchotie, ru,peléo uu devoir par sou maîtro d'un jour Que l'avait gratitiée d'une pâlée cx- coptionnolle an d'hoquérir rur elle l'autorité nécessaire à l'accomplinne- mont du sou court intérimal, d'uu élan circulaire vapide, fsisait rentror dans le rang los warnudours toison- née, Jacquin 1oprit \u2014Il y à ou du nouveau à lu maison ce malin.\u2014Quoi duou ?demanda Savinieu.\u2014Une dumo à sppurté à M.14u- nard cont mille fiancs pour sus pauvres.\u2014Cunt mille francs ! répéta le juu- ue homme, \u2014Pas ua sou de moins, et elle n'a même pas voulu do regu ce qui fait que M.Léonard nous # appelés, Jean ct mol, pour nous diro la choso et en core, devant nous, les cents billets de banque clans son cotfre-fort, Mou père a du être unchanté Jd'va don semblable, qui va lui permottre do fuire ! eaucuup da bien.\u2014Ah ! oui | et nul ne pourra wen uequitter aussi digaomont que lui, Bonsvir, monsious Savinieu-\u2014 Bonsoir, Jucquia.\u2014-Ailons, Manchetie, roprit le ber r d'occasion ; et, Coutiuuant ra ruu- te à Ia tôte dedans la soncrité qui ré- sulie, surliout à la cam pagne du grand nilonce «to fu nuit, vù le calme «du la nature ost si complot QU'ON croit par fuis eatondie jusqu'a lwibe poussor N'était-ce pus devoir iraverser In chatubro de Catherine, sans lu réveiller malgré los'craquuments du paquet qui retealirsiens vertainemont à cha- oun de sos pas ?Kt comment arriver au jardin sans que touts ln maiswo ne womplit du bruit des marches vibrantes sous\u2019 le poids do son cerps large qu'il fal ?l\u2019lus ou cherche à étouffur le bruit qeu l\u2019un fait ou pareilles circoustan- ces, ot plus on l'augmeate.Userait-elle braver tous cee dangers?Ko Vignorait, u'Stait pas encore parvenuo À n\u2019y résoudre, et, sous lu a domination deu multiples craintes qui l'assailiniont, walgré colle.avait écrit à Savinion lo billet dost nous connaissons ls teneur.Pévicat n'ayaut plus rien à faire à Pluilly pour l'instant wo hêta de ragaguor Mortelontuinu [1 siviva bientot devaut ln grille qui clôturait to jurdin dont était eu- rourée ls compagne qu'habitail son père adoptif, lu pousses ob entra dans lu maison.Dix heures venaient do sonuor du puis quelques minuter, Savinien sllait mettre In main sur son bougeoir qui re (rouvait dans Uantichuinbro près d'une vuillouve, commo Loos los soirs, afin de gagner ua chambre Gu il se proposait dechan- ger de vôtemenls avant do retourner à Plailly, père du lialbino, lorsque la voix du doctenr se lit ontendro.\u2014 Eat co toi, Savinien ?\u2014Oui, père.\u2014Futre dans mon cabinet je lo pric.Lo bougecir à la main, Savivion obéit.Au même moment, Léonard sortit de la salio à maager par is porto qui dounail dans ln pièce où Périeat venait du pénétrer et d'un ton de re- qrot décclant les égarda dont il comblait Wwujours le jeune homme : \u2014J'ai du moude hi dit-il pardon ue-moi do uo pas Le faire entrer.\u2014Libre à vous, mou père, je vais monter dals ma chambre.\u2014Un iustant, reprit Léonard.Et se dirigeant vers le cuffee-fort, il poursuivit : -\u2014-Je vais Lo remclire cest mille francs quo m'a ap,xsiés nue dame uossi généreuse que riche\u2026 \u2014Je le sais.\u2014Cummeut ?reprit le docteur très ému.\u2014dJo vions de reocontrer Juequia, Qui m'a appris Ce qui n'est passé ici ce mntin, \u2014Alors tu sais que la plus géué- teuëu dus femmes a bien voulu me confier lo soin de faire lo biva pour elle; mais, afin de perpétuer son bientait dont tu distribueras un jour les lovouus à tea maladus pauvies.lorsque ta m'aurus suoc:dé, il faut que je place cat argent tout do suite.Eu parlant ainsi, le docteur avait ouvert le cuffre-fort, puis l'ava'6 ve- fermé à l'uido d'une clef dépeadante d'un trousseau quiil venait de wot tir de sa poche, après avoir pris daus le meublo du for los dix liasavs de dix billets de mille francs dont il état» d'épositaire.\u2019 Kt les tendant A Savinien, \u2014Bion mon üls preud cela.De matin tu partitas à eue heures par la voiture ot lu iras à Paris pour charger uo agent de change d'scheter pour cent mille franos de tenie ou d'obligations, Tu lui diras que js veux placor cet argent eu v.leurs de tout repas et dounant la plus de re veuus possible.Qu'il fase pour le mieux., -Bien mon pore mais pourquoi me donuez-vous cette rOMMe Ce Ault, \u2014Parco quo domain ju partivai à ing hences le plua Land et qno je po veux pas to dérager.Cot argent sora tout aussi bica ce sGreld sous ton oroilive quo daus moa coffre-fort , du rere c'est pourques je whéate point à te le contlor dès à présent.Tächo d'être du retour à midi je sorai revenu égalomeat et nous léjrune 1084 ensemble, \u2014Jo ferai lo plus vito possible \u2014J'en suis sûr.À domain Savinier.\u2014À demain mon pèro.Sur ces mots lo ducteur vontra dans la salles à manger et Savinien ayant pris les bill 8: de bunque remonta dutis sa chambre.Daas lu sileuco complot do ls mai- sun và Mémo Ce qu ouestals le jeune homme uvee surprise te »0 faisail pas entendre le tic-lae du coucou dont Lévourd remontail lui-même des poids chaque jour au moment de su mettre à table pour diner avec ue soin qui témoiguait du \u2018prix excep- tivanol qu'it attachait à cetlo puaduio de buis souvenir précieux pour lui ao percovail plus que lo vague tnur- mare de la causerie qui avait liou co- tre le docteur et la personne dunt la présence l'avait ompéché exceptionnellement d\u2019y fairs entror soa fils adoptit conversation tout miracle ¢ eu juger par le ton élevé de coux qui s\u2019y livraivats .Comme jusque-là, malgré los péci- péties lo ses amoure avec Babine, Suviniea n'avait même jumnis prononcé lu num do la jeuno fille dovant ron pèie adoptif, tidèlo à lu loi die- crate qu'il s'était imposée, tous los projats qu'on avrivant il avail formes atiu de puuvvir ve trouver à Plailly vors winuii, ot de rejoindre la jeune tillo, sv trouverent moditiés.Ko runtrant à Mortoluntaine, Pévi- Cat complait puuser quelques instants aveo Léonard, qui, vrdinniremeut se oouchait vers dix heures of demie, puis regagner su chumbre en même tempa que son père adoptif remonte rait dans la sienne, et, uno beure aprés, alors que celui-ci serait endormi, reduscendre ot s'en retournor rapidement & Plailly.Waren UN VENDREDL 28 OCIOBRE 1886 ee L Mais la visite icutieuduo qu'uvait veguo Léonard pouva t prolongor va veillée, ot il u'irsit iro coucher peut- être qu\u2019auo houre plus lard, ot alors, il merait impossibjo à Savinien do vos- sortir rans quo lo doclezr s'en uper- çûr, et, duus ça cas, il ne verrait con- træiot du ini avouer lo motif de son départ à cette bouru indue, ce qu'il désirait éviter.D'un autre côté, nil ne romoatait chez lui Lévuasrd fut endormi.alluit d'uxpusét à no pas so trouver au res- dex-vous qu\u2019il avait emploré, à l'heu- ro oxacle que Balbine lui avait dési- guée, Micox valait donc fermer sn chain- bro comma il avait l\u2019'habitudo de le fuiro claque soir, ot descundre in mé- distoment, Itostait la question du dépôt qui lui avait été contié, Savinien ls trancha cn se disant, les cent millo france n'avaiout rien à craindeo dans la poche de son vestou ol que, los ayant sur soi, ai, Comme i, l'espérait, Balbite passuit une partie de lu nuit à causer avec, en quittant le jurdin de Moreau, à la pointe du Jour, il pourrait, sans revenir à Mortefontaine* gagnor directement Sarvis liers pour y prendre le premier train pour Paris, et qu'en tout cas, il était prudent de ne pas se séparer du celte SOMMU imposante, AUCURO A, l'exsion nocturne u'élant à Cisindro sus la route qu'il allait su.vre.Douce il serra suigneusement, aprés en avoir failo un purjuet, les dix lias- res de billets de banque dans la poche intérieure de non veston, dencen- dit doacement et gagna bientôt lu route.Quoique de nombreux nuages sil- louvas-ent le ciel, lo temps était resté sploudide, etlor-que la lune apparaissait.dans une écluircie la campagne se montsait radiouse dans son Jinpu sante quiétude nocturne, Rien ne prossait Savinien.L'important, pour lui, c'était qu'il élail eorti suns éveiller l'attention de Lévnard, et, comme il avait pris lo suin de fuite son lit avant de quitter +a chambre, personne de la maj:on ne pourrait se douter qu'il avait passé | la nuit debors, et, par conséquent, il ue serait point contraint de montir au sujet de l'emplui de son temps, car par amour et par respect pour Bal- Line, pour rien au monde il n\u2019eût vou- la avouer, à personne le motif de son absence, Hl gravitlonkement en fumant son cigare, lu édte qui va dela croix à l'hétei de la Providence.L'uôtelier Delorge, assis sur un banc, devant l'entrée de «ou établise- ment, fumait sa pip: en respirant l'air du voir.Dans l'ombre, on dimingasit sa ves te blanche et son bérek du toile de cuisinier, \u2014Bonroir monsicua Pécicat, dit-il On reconbaiseunt Savinien aux rayons de la lune.La vo x du restanratenr tira bra- quement le jeune hemmo do ta douce révoriv à laquelle il s'abandonnait en ce moment en savourant l'heureuse certitude do trouver Balbine ait cen- dez-voun, Malgre lui il tressaillit sous I'm.Pression du l& sur prise ol répondit, \u2014B oir Delorgel\u2019ais continus son chemin vive ment, altéré de solitude.(gouique la roule ful direcio, et la raveté des lumières éciairant low croisées ft comprendre que la plupart des Mortetoatainois étaieat cou- véva, Savinio, qui ne voulut pas se ( faire romaiquet dans Plaitly, par un rurer it de précautions qui lui pa ruissail indispensable pour l'honneur de Balbine, au lieu do poursuivre sun chomin droit devant lui, dès qu'il fut \u201cdevant la grille do l'ontise du shi.teau, doscendit lu tue qui mène à l'église.et arrivé au bas, s'engasçes sur la route gui conduità Charlepont, Li lasuivis jusqu'au lavoir, et IA s'assit aur ls rempo de buis qui la garnit en cotte oudruit bamant l'air frais de eutte belle nuit d'été dont la douceur était un véritable délice sui - tout pour ua amoureux doat le rève le plus cher on cet instant était de pouvoir biontol attendre le lever de l'aurore à a boile étuile ou compeVnie de son adurée, Il resta là, solitaire et pensif, row- lunt les plus délicieux projets d'sve- univ, c'est-à-dire De songeant qu'à Balbine et au bonheur qu'il pourrait goù- ter quand elle serait na fomme.L'horloge de l'éjgliso en sonnant ia dernie après onze heures, viat le Lrer de aon amoureuse méditation, IL était toinps de partir.Savinion re mit en route aunsilôt, passa devant In ferme, remonta, on contournant lu pépinière, juequ'à la route, ol arriva, Vingt minutes après A Philly.Longeaut dans sou ombre, ln mu- raillo de ls propriété qui faisait faco à la inuison du docteur, Pévicat leva les yeux sur celle-ci.ne obscurilé compile y régnait à l'intérieur, sauf In chambre de Balbino, où lu lampe, que Savinièe avait déjà remarquée lorsqu'il était passé, par là, qtibiques instant avant de rencontrer Jacquin, brûlait encore.= (4 continuer.) Hy gman ee RE, Er : FS ania PUPAE + Lie) \"2 | LE JOUR Publid à Fraserville, P.Y.FRUIT! FRUIT ! ! RECOLTE 1880 En ce moment en reception par les sleamers venant directement dè In Ne diterrannée 2,60 0B oites CONSISTANT EN : Demi et quarts de bultes de rising chuisis de (Morund; Valence Bails de Raisin de Corinthe (Zante 1 Caisses de Huisn de Curiuthe (Vostizen.Hoites, deuii et quarts de boîtes, Malaga Layers, London layers, Binck Basket, Une Couronne, Tevia Couronne a Ruisius Canada tout à fait fram, RECOLTE 1887 \u2014A VENDHE PAR\u2014 Whitehead & Turner 25 Octobre 186.\u2014 Lm.THE! THE | THE | RECOLTE Actucllement en \u2014PAR- Chemin de fer et Steamers Transatlantigucs 1887 recaption Demi-cnisses, bon, choix, et le plus bean choix de Lapsiog et + Eiglish Hreakfust Shouchoags.Iemi-caisses «t quart de caisses de Chin: wo, Sarqunes el Pakling l'ongou.Carsses de The der Indes et Assam.[lemi-caisses et quart de caisses de thé du Japon, coloré, «8 noû coluré, moyen.bon, trey bon et ie meilleur, Demi-caisses extra bua, Movune, en grain et Hyauns.Quart de caisses en fouille, lmpérial en grain.RECOLTE 188; A VENDRE PAR Whitehead & Turner 25 Octobre 1586.\u2014 Im.POISSON Harengs Labrador.Quaris et demi Quarts; Harcogas Ile de la Madele'ne, Quart et demi Quarts EXTRA LARGE MUORITE Noy.NO 2 SAUMON Not No?Nas FPRUIIt Ne1 N 7 MORURSECHE Haile Loup Marin dr toniere qualit:s: Mule Morar £ vendre par GRO.TANGU 4 Y Mar baad de Fleur, Lard et fas:e- Valle Québec et le meilleur Z>ahtobre 1% -r1 av ES AVIS AUX E\\TREPARNEURS Ou socevra à ce Bureau jusqu'à Vendred.le 11 No vembre prochain, ds soutsissions cachetées et adressée.an soussicné avec la bre.P.M, la vénuce est eus- pondue, puis reprise à 6} PF.M.Læ prucès subit na dernière phase ; le jujçu récapitule les fnits et n'efforce de forme l'opinion des jurés.Le jury étant mixto, il cet forcé de s'exprimer en anglais, puis en française, © qui eat tout un travail pour l'honorable juge, \u2014 war oA ER aa we WEA CU EE SARL.macho aa « YY \u2026Ç'ent, tout de même uu moment Dies sulonuel pour l'accusé, que velui où les jurés, représontauts de la so- elété, ue retire de la salle d'audience, hors la vee du public, pour décider du vort d'un homme.Les issea par losquelles paseo cot homme, les a vxiélée qu\u2019il subit, lea sensations qu'il éprouve, soot un sujet de dissertations et d'analyeo qu'ont oublié Pos et Hoffmau.Un seul mot do ces douze hommes déci- dora du sort de l'un de leurs wem- biables, A 8 hos les jurés se retirent, A dix heures le jury reviest en cour ob déclare no pus pouvoir s'accorder.Ka coasdquonco los Juréretournent à leur salle de délibers tion jusqu'à co matia à dix heures, Au momest où nous mottons sous , les jurés, dacs le procès de ortier, ne s'accordent pas encore.lis ont 616 renvoyés pour délibérer, ot la cour ent ujournée à trois heures cotte après midi.Tous purte à troive que les jurés We w'acoordel ont pas.ogee ANSINEEN On nous communique ce qui suit: New-Carlisle, 26 octobre 1886.Les étmeutiors qui out pris part aux troubles de l\u2019uspébiac durant l'hiver dersier.troubles qui ont ou pour ré- sultut le pilingo dos magasins des masons Robin et Leboutillier, out subi lour procds devant la cour Crimicelle qui a viégé ici depuis le 20 ve- U.bre courant.L'Hon.Juge Larue présidait la cœar et M.C.Darveau avocat, du barreau du (québec, ropié- wontait ls Couronne.M.D'Anjou, défuodait los ncousés dout les noms sout Narcisse Albort, Abel Chapailos, Édouard Delarosbille, Kliséo Delaroabillo, James Blais ot Solomon Doslsrasbille.Après un procès qui a duré (rois jorrs, lue accusés out été (rouvés cou dovant le potit jury, et out été coulumnés, les quatre premiers À doux ans de péniter.cier, Jumes Blais, à six Mois d'emprisonnement et Salomoo Lealarusbille à deux moir, aves travaux forcée.Cetlo soatonce & paru produire une improssioo profonde sur [a nombreuse usmistance présoute en cour, oar ri cette populution de péobeurs, Eabituée à lu vie du le mer, il n'y \u20ac pas de plus grande punition que velle qui les prive de leur liberté.Des accusations de vol avaient égu- lement été portées par la Couronue coulre les prisonniers, Mais la cour sur ve point a susponda et 1éservé ra sebinnoe, ll y a tout lieu de croire que le résultat obtenu par cette cCoudamnalion sera exosllent au milieu de cette popu- tion, ot qu'il prévieudra le retour d'actes et de wènen dont les citoyeus de Paspébiac ont été les témoius du- raut le cours do l'hiver dernier.\u2014_\u2014 \u2014\" e
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