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Le droit
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  • Ottawa :[Le droit],1913-
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Le droit, 2005-11-19, Collections de BAnQ.

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[" LeDfoit Cahier écono weconomie brancnée, sur le* 1 Émonde 1\tËÈI 1\t?/Barbara ^ P ERSONNEL inc Votre entreprise et vos employés sont-ils importants pour vous F PERSONNEL inc Voir la sofution en page 11 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 ca/nerÉCONOMIQUE 2005 Sommaire page 3 2005: l\u2019atterrissage en douceur de l\u2019économie page 6 Ottawa-Gatineau : une région d\u2019exportateurs page 8 Le fédéral ralentit ses embauches et déménage des services page 10 La haute technologie: la reprise s\u2019enclenche enfin chez les technos page 11 L\u2019Outaouais peut exporter davantage page 14 Le commerce au détail : les consommateurs continuent de dépenser page 16 Construction résidentielle: un retour à la normale page 17 La «capitale» de l\u2019emploi page 18 Le tourisme: l\u2019impact du 11 septembre s\u2019estompe, les touristes reviennent page 20 Les Cèdres recyclés : une huile qui fait le tour du monde page 22 Le Casino du lac Leamy: la destination des touristes page 24 Les Cruchons J.U.G.S.: un contenant pour tous et pour tout page 25 Atlantic Braids : l\u2019avenir est dans les cordes page 27 L\u2019industrie forestière de l\u2019Outaouais en crise page 29 Papier Fraser face aux défis internationaux page 30 Bowater: du papier journal à travers le monde page 31 Papier Masson renverse la tendance et roule à plein régime page 34 et 35 : La fabrication du papier : des copeaux aux rouleaux page 38 Nortel : toujours leader malgré bien des tempêtes page 39 Provance veut jouer avec les grands page 42 CML: Faire appel à CML c\u2019est comme composer le 9-1-1 page 43 Cactus Commerce : se frotter à Cactus peut donner des fruits page 44 Solutions Antenne : des antennes pour entrepreneurs auprès des gouvernements page 46 Équipements lourds Papineau : loin d\u2019être prophète dans son pays Sur la route de Transport Robert page 48 La réalité quotidienne de J.R.Brisson page 50 Vallée de la Gatineau : la vallée aux mille et un projets page 51 Le Pontiac : un secret trop bien gardé page 52 La MRC des Collines : le charme de la campagne près de la ville page 54 La Petite-Nation : beaucoup plus que des forêts page 56 La Vallée de la Lièvre : une rivière, des villages et des projets page 57 Du Plateau Mont-Royal à la ferme.biologique page 59 Portrait économique des régions de Flawkesbury et Prescott et Russell page 60 InsuIFloor : Bernard Arsenault a gagné son pari page 63 Impressions Inc.: au service de l\u2019image de marque des PME page 65 Duportage Mercury-Lincoln : Dupont, Dupont et.Dupont page 66 Meubles Branchaud : le pont entre trois générations page 67 Idéal Revêtement de père en fils Kolégram: la «crise d\u2019adolescence» est terminée page 70 Fredal Solutions: la passion des affaires Séguin Fourrures : la fourrure dans la peau depuis 50 ans L'équipe du cahier Journalistes: Louis Lafortune, Charles Thériault et Dominique La Haye Collaborateurs: André Dumont, Yves Soucy, Pierre Allard, Michel Clermont et Dianne Paquette-Legault Photographes: Michel Lafleur et Étienne Morin Graphiste: Patrick Goulet Mise en page: Mario Boulianne De l'audace, de l'imagination, du savoir Un symbole n\u2019est jamais facile à porter et encore moins à défendre.Et lorsqu\u2019il est question de la grande région d\u2019Ottawa-Gatineau, visiteurs comme résidents songent immédiatement à son rôle de capitale canadienne.Un rôle auquel on y accroche immédiatement l\u2019épithète de « ville de fonctionnaires » sans jamais songer au dynamisme de ses acteurs économiques.Or, si la fonction publique demeure le pôle vital de l\u2019économie régionale, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019une foule de petites et de grandes entreprises de la région ont d\u2019ores et déjà amorcé une perçée sur les marchés pancanadiens et étrangers.Nos grandes compagnies papetières, à titre d\u2019exemple, occupent toujours le marché nord-américain et lorgnent de plus en plus celui d\u2019outre-mers.Globalisation de l\u2019économie oblige, plusieurs entreprises de production de biens et de services ont aussi investi à l\u2019extérieur de la région.En fait, on compte plus de 800 entreprises exportatrices dans la seule région d\u2019Ottawa-Gatineau.Le secteur de la haute technologie regroupe quelque 70000 emplois à lui seul, un nombre qui pourrait atteindre 100000 travailleurs au cours des prochaines années.Ces entreprises high tech exportent leur production partout sur la planète.Cet intérêt à sortir de nos frontières arrive à point nommé.Tous les analystes prédisent une baisse substantielle de l\u2019industrie locale de la construction résidentielle.Aucun grand projet de construction d\u2019édifices publics n\u2019est actuellement en chantier.L\u2019industrie forestière vit des moments plutôt sombres.Et rien à la fonction publique fédérale n\u2019indique à court terme une vague d\u2019embauche de fonctionnaires.Au contraire, certains élus veulent même arracher à la région des postes de fonctionnaires pour les attirer vers d\u2019autres grandes villes du pays.Autant de raisons qui militent en faveur d\u2019une économie d\u2019exportation et ce, au moment où s\u2019éveillent le géant asiatique et la remise en marche de l\u2019Europe des 25.Même s\u2019il apparaît incontournable pour les entreprises de la région d\u2019exporter leur production, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019elles pourraient faire affaire davantage avec l\u2019étranger.L\u2019expertise de notre main-d\u2019oeuvre, son savoir-faire et la qualité des produits et des services offerts par nos entreprises constituent une bonne carte de visite pour quiconque veut se lancer à l\u2019assaut du marché planétaire.Depuis longtemps, le modèle américain a attiré chez-lui les capitaux étrangers pour les redistribuer dans sa propre économie, créant ainsi la richesse avec de l\u2019argent neuf.Or, qui d\u2019autres que nos entreprises peuvent contribuer à redéfinir en partie notre économie.C\u2019est là le défi qui s\u2019offre à notre entrepreneurship régional.C\u2019est précisément cette audace, cette imagination et ce savoir-faire des gens de chez-nous que nous vous présentons dans ce Cahier économique 2005.Un Cahier économique résolument branché sur et vers le monde.Bonne lecture.André Larocque Rédacteur en chef ca/z^rÉCONOMIQUE 2005 2005: l'atterrissage en douceur de l'économie MICHEL LAFLEUR, Le Droit Mario Lefebvre, directeur des prévisions métropolitaines au Conference Board.Prom.Valour Drive Le rythme des coups de marteaux a ralenti.La haute technologie a repris vie.La vague d'embauche dans la fonction publique a pris fin, et le tourisme a encore du mal à se sortir du pétrin.Louis ; Lafortune j llafonune@ledrajt.cam Deux phrases qui riment et qui résument un peu le portrait économique de la grande région d\u2019Ottawa-Gatineau pour 2005.Tel qu\u2019anticipé, la construction résidentielle a ralenti, un recul qui devrait atteindre environ 30 % une fois l\u2019année terminée.Les années folles ne pouvaient pas durer éternellement et 2005 a marqué un «retour à la normale », disent les entrepreneurs et les observateurs de la construction.La haute technologie reprend enfin du mieux, avec comme preuve l\u2019ouverture de deux importants centres d\u2019appels de Dell et CNC Global qui créeront environ 1000 emplois.Nortel a fait le ménage dans ses finances et les emplois dans l\u2019industrie se sont maintenus.Le nombre d\u2019emplois chez les technos est à la hausse à 71000 et le nombre d\u2019entreprises a aussi augmenté.Le grand frère fédéral, lui, a vu ses emplois chuter loin du sommet de 2004.Mais ce que 2005 a encore démontré, c\u2019est qu\u2019Ottawa-Gati-neau a la chance de compter sur une économie à plusieurs leviers, affirme Gail Logan, présidente de la Chambre de commerce d\u2019Ottawa, qui regroupe 700 membres.«Nous sommes, à bien des Croissance économique Ottawa Gatineau 2003: 3,0 % 2004: 3,2 % 2005: 1,5 % 2006.' 3,1 % (Prévision) Nombres de travailleurs à Ottawa-Gatineau depuis 2003 2003:606 000 (+ 5,1 %, par rapport à 576 000, en 2002) 2004:610 000 (+ 0,6 %) 2005: 621 000 (+ 1,8 %) 2006: 636 000 (+ 2,4 %) *prévision égards, uniques au Canada.Je pense que nous sommes un peu à l\u2019abri des instabilités et des soubresauts de l\u2019économie contrairement à d\u2019autres régions qui comptent sur un secteur seulement.Nous avons plusieurs engins qui font rouler l\u2019économie et c\u2019est très important.Nous ne voulons pas avoir tous nos oeufs dans un même panier car nous serions vulnérables.La région peut compter sur la fonction publique, la haute technologie et le tourisme.» Les taux d\u2019intérêt se sont maintenus à de bas niveaux, un autre facteur qui aide l\u2019économie de la région, ajoute Gail Logan.Une croissance moins prononcée Dans son dernier bilan de santé des 18 grandes villes du Canada, le Conference Board du Canada a dressé un portrait stable de l\u2019économie d\u2019Ottawa-Gatineau.Une croissance moins prononcée de 1,5 % cette année, ce qui n\u2019est pas spectaculaire et bien en deçà des 3 % de 2004 et 2003.Ce 1,5 % place Ottawa-Gatineau au 15e rang des 20 villes étudiées par le Conferencre Board.Mario Lefebvre, directeur des prévisions métropolitaines au Conference Board, ne s\u2019inquiète pas cependant et prévoit une croissance plus soutenue de 2,9 % pour 2006.« Il y a eu une certaine correction cette année, mais rien de dramatique, dit-il.Nous repartirons l\u2019an prochain.» Pour Ottawa-Gatineau, le Conference Board prévoit que l\u2019emploi au fédéral reculera de 4,3 %.La construction résidentielle chutera d\u2019environ 27 %.La haute technologie montre des signes concrets de reprises.«Le gouvernement fédéral montre un recul de ses effectifs cette année au moment même où nous assistons à un beau retour de la haute technologie.La haute technologie est en train de se refaire une santé et démontre qu\u2019elle n\u2019est pas morte à Ottawa, loin de là», ajoute M.Lefebvre.«C\u2019est pourquoi, quand on additionne tous ces facteurs, le 1,5 % de croissance en 2005 ne me dérange pas trop.Il y avait un retour à la normale qui devait se faire, notamment au niveau de la construction.Mais il n\u2019y a pas eu d\u2019éclatement de bulle spéculative.Nous avons un marché qui s\u2019est juste rééquilibré.Dans l\u2019ensemble, la région a créé pas loin de 50000 emplois depuis quatre ans.C\u2019est beaucoup.» Bill Lawson, directeur adjoint du Sprott School of Business à l\u2019Université Carleton, affirme pour sa part qu\u2019il ne faut pas négliger le retour des Sénateurs d\u2019Ottawa après une année de lock-out dans la Ligue nationale de hockey « C\u2019est sûrement positif car le hockey représente des emplois, non seulement au centre Corel, mais aussi chez les fournisseurs et les restaurants et bars aux alentours.» Pour Ottawa, 2006 sera une année d\u2019élection municipale, mais probablement aussi un scrutin fédéral, rappelle de son côté Gail Logan, ce qui risque de créer un certain ralentissement de l\u2019activité économique.Elle souhaite qu\u2019un gouvernement majoritaire soit élu.«La pire choses pour le milieu des affaires, c\u2019est l\u2019incertitude.Une stabilité au niveau du fédéral sera bonne pour les affaires.Nous devons toutefois voir une fois pour toutes un allégement du fardeau fiscal pour les entreprises.» Le président du Regroupement des gens d\u2019affaires (RGA) de la capitale nationale, Michel Fame-ry, dresse pour sa part un bilan positif pour 2005, malgré le ralentissement dans la construction.Il rappelle que le projet de 600 millions $ pour l\u2019expansion de train léger a été confirmé, en plus de la deuxième phase d\u2019agrandissement de l\u2019aéroport d\u2019Ottawa, un projet de 95 millions $ qui doit être complété d\u2019ici 2008.«Les agrandissements à l\u2019aéroport sont un des signes que la région va bien et qu\u2019elle attire des investissements», dit M.Famery II cite également les nombreux investissements dans les hôpitaux de la région, le prolongement de l\u2019autoroute 50 et Laramée-McConnell comme signes de vigueur économique.L'Outaouais Du côté de l\u2019Outaouais, le ralentissement dans la construction résidentielle s\u2019est aussi fait sentir.Le marché des condos a été comblé.«L\u2019activité dans la construction a baissé.Nous l\u2019avions prévu, affirme Franco Materazzi, expert-consultant qui suit l\u2019évolution de l\u2019économie de l\u2019Ou-taouais.Ce n\u2019est pas encore dramatique, mais ce qui peut le devenir, c\u2019est si les taux d\u2019intérêt continuent d\u2019augmenter.Il va falloir faire de la promotion pour mousser la région à attirer des gens de l\u2019Ontario.» La construction institutionnelle, qui comprend le secteur commercial, est encore faible, a par ailleurs noté M.Materazzi.Le Centre de recherche en technologie langagière, actuellement en construction à l\u2019Université du Québec en Outaouais, est un des rares gros chantiers ces derniers mois.Quant à la haute technologie, elle se maintient à Gatineau, oscillant autour d\u2019une quarantaine d\u2019entreprises et environ 3000 employés.«Nous n\u2019avons pas eu de grosse fermeture comme à Montréal.» L'industrie forestière en difficulté L\u2019ombre au tableau de l\u2019Ou-taouais, en 2005, c\u2019est le secteur névralgique de la forêt, qui représente en moyenne de 2,5 à 3 milliards $ et environ 6000 emplois.Les mises à pied dans ce secteur dépassent le cap des 300.«Du côté des pâtes et papier, ça va mal.Il n\u2019y a pas autant d\u2019approvisionnement forestier qu\u2019on voudrait.Il y a une consolidation de l\u2019industrie du sciage feuillu.Il y a des fermetures d\u2019usines à Maniwaki et dans le Pontiac.Il y a eu quelques faillites aussi», rappelle M.Materrazi.Les changements au niveau des produits forestiers sont structurels.« Il y a un 20 % de moins d\u2019approvisionnement qui sera disponible pour l\u2019industrie du sciage.Et celui qui sera disponible, sera de moindre qualité.» Malgré l\u2019«atterrissage» du secteur de la construction, et les dif-ficultés du secteur forestier, Franco Materrazi ne parle pas d\u2019un portrait pessimiste.«Nous avons une économie diversifiée.La haute technologie reprend pendant que le gouvernement se stabilise.C\u2019est quand même bon.Ce n\u2019est pas comme des régions qui dépendent d\u2019un secteur seulement.Au Saguenay, quand les alumineries arrêtent, tout arrête.Ici, nous avons plusieurs leviers économiques», conclut-iL___________________________ Taux de chômage Ottawa-Gatineau 2003: 6,8 % 2004: 6,6 % 2005: 6,7 % 2006: 6,7 % (Prévision) Revenu moyen per capita en 2004 Canada: 30 400 $ Ontario: 32 000 $ Ottawa-Gatineau: 34 500 $ B3 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 « La vérité.c'est que vous avez tout à gagner ! » B4 À l'achat d'une maison unifamiliale classique, choisissez une des 3 options suivantes sans débourser un sou de plus : 'owuwrie ae& Armoires en PVC ou en bois, bois franc et céramique au rez-de-chaussée, et: *\tFoyer *\tFrais de notaire *\tEntrée pavée D'AYLMER Loft (dans les modèles qui le permettent), et: *\tFoyer *\tFrais de notaire *\tEntrée pavée Sous-sol fini avec salle de bain, et: *\tFoyer *\tFrais de notaire *\tEntrée pavée Voici une offre concrète et bien réelle, s'appliquant à TOUS nos modèles unifamiliales classiques, sur les terrains présentement disponibles.\td,une durée Umitee-Hâtez- Les détails et les particularités de cette offre sont disponibles à notre bureau des ventes.Venez nous voir.IL Habitations Bouladier Bâtisseur de rêves AYLMER Boui.Lucerne PONT CHAMPLAIN R V ERE DES OUTAOUAS «C'est clair, c'est vrai, c'est Bouladier!» MAISONS MODELES A VISITER 819.684.0111 www.habitationsbouladier.com RBQ : 2817-3805-52 Un emplacement stratégique Un nouveau lotissement domiciliaire perché à flanc de colline boisée à seulement 15 minutes du centre-ville de Gatineau et Ottawa : \u2022\tPlus 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Centre des visiteurs et maisons-témoin Lundi au jeudi: 14 h à 19 h Sam./dim/jours fériés : 11 h à 17 h Vendredi sur rendez-vous.www.escarpement.ca (819) 561-1666 MAINTENANT GATINEAU LaVérendi m s.-jMIi m\t\t* ' J.\tI :i | if\tf .pif pfl \u2018J ' 1 S i l uB *\til!\t !|\tfs\tII' 'Iff-\t\t h.ri\tVf 1 :ir : i^pr\t\t:\ttK-Æ \t k\t \tJE ïi > tSs\t -\t f ' Æ\t \t W.L 'V ¦STÿ.-â\t t=|\t\t Ü L\u2014Ji s=\t ma\t* 'H' jga\t B5 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 B6 cahier ECONOMIQUE 2005 Une région d exportateurs MICHEL LAFLEUR, Le Droit Michel Villeneuve, de l'EDC, affirme que l'exportation est très dynamique dans la région, contrairement à ce que les gens peuvent penser.Ottawa-Gatineau : région de fonction publique, de haute technologie, de tourisme et.d'exportation.Louis Lafortune llafortune@ledroit.com Il est naturel de penser aux fonctionnaires quand on pense à Ottawa puisqu\u2019environ 30 % de la main-d\u2019oeuvre travaille dans le secteur public.Mais la capitale fédérale cache aussi des entreprises qui exportent leurs produits et leurs services, ou les deux.Deux secteurs viennent immédiatement à l\u2019esprit lorsqu\u2019on parle du secteur des exportations dans la région : les produits de la forêt, en Outaouais, et la haute technologie.«Je dirais que la moitié des exportations dans la région tournent autour du high tech à cause de ce que j\u2019appelle la semence Nortel entre autres.Il y a beaucoup d\u2019expertise qui s\u2019est bâtie dans la région», affirme Michel Villeneuve, directeur principal du développement des affaires pour la région de la capitale nationale à Exportation et développement Canada (EDC).Il y a toutefois plusieurs PME qui exportent des produits moins connus, sans compter tous les services dans une «économie du savoir» qui sont aussi vendus à l\u2019extérieur.«Moi, c\u2019est mon métier et je répète qu\u2019il y a plus d\u2019exportateurs dans notre région que les gens pensent, dit M.Villeneuve.L\u2019attention est continuellement tour- Principaux marchés des exportations (%)\t États-Unis\t84,7 % Europe\t6,1 % Asie-Pacifique\t3,8 % Japon\t2,2 % Chine\t1,6 % Mexique\t0,7 % Amérique du sud\t0,7 % Australie\t0,5% Moyen-Orient\t0,5 % Afrique\t0,4 % Amérique centrale 0,2 %\t Russie\t0,1 % Valeur annuelle des exportations \u2022 Près de 400 milliards $, en 2005, en hausse de 4 %, dont près de 66 milliards $ en services, ce qui représente 14 % du total des exportations.née vers l\u2019appareil gouvernemental.Ça occupe un tel espace au niveau de l\u2019emploi que la préoccupation est là.Mais si vous sortez de la forêt et que vous regardez les arbres, vous allez voir que dans le grand Ottawa, il y a des entreprises peu connues qui exportent.«Du côté industriel, je dirais qu\u2019à Ottawa, il y a un peu une perception que ce n\u2019est pas glorieux, ce qui fait que certains exportateurs produisent des produits complexes et on n\u2019en entend pas parler.» Michel Villeneuve donne quelques exemples : des équipements de scierie, de l\u2019équipement pour le nucléaire, des camions-incendie, des turbines, des échafaudages en acier pour la construction, des avions ultralégers, des cabines pour les tracteurs, des produits isolants etc.Il est évident qu\u2019Ottawa-Gati-neau n\u2019a pas le nombre d\u2019exportateurs que des régions comme Toronto ou Montréal ont.Mais il ne faut pas négliger ce secteur, selon M.Villeneuve.Il affirme qu\u2019Ottawa-Gatineau a beaucoup évolué au niveau des exportations au cours des 20 dernières années.Qui sont les exportateurs et combien y en a-t-il?«C\u2019est toujours la question que l\u2019on se pose et il n\u2019y a pas de liste parfaite qui existe pour la région, répond M.Villeneuve.Au Canada, nous estimons qu\u2019il y a 30000 exportateurs.Nous sommes un pays essentiellement exportateur.Environ 50 % de notre produit intérieur brut va à l\u2019exportation, ce qui est beaucoup plus élevé que n\u2019importe quel autre pays.» Étant un « petit pays » de 32 millions de population, le marché est plutôt limité et les entreprises qui cherchent la croissance doivent donc exporter, surtout aux États-Unis.Plus de 800 exportateurs Selon le décompte d\u2019EDC, Ottawa et Gatineau comptent 812 entreprises exportatrices, c\u2019est-à-dire celles qui font des transactions à l\u2019étranger.«Nous reconnaissons cependant la chaîne des exportateurs.Par exemple, si l\u2019entreprise A, de Gatineau, vend à l\u2019entreprise B, à Toronto, et que B incorpore cet élément pour une transaction finale en Chine ou aux États-Unis, l\u2019entreprise A est vue comme faisant partie de la chaîne d\u2019exportation.» Ce qui fait que dans la réalité, la région compte beaucoup plus que les 812 exportateurs, dit-il.Plusieurs de ces exportateurs gardent un profil bas, mais vendent beaucoup aux États-Unis.Michel Villeneuve donne aussi en exemple le secteur des services qui prend aussi beaucoup de place dans la région et qui n\u2019est pas toujours comptabilisé.« Ça peut être une vente de logiciel qui se fait via Internet, où l\u2019on donne les droits d\u2019utilisation.Il n\u2019y a donc pas une expédition de matériel.Ces choses-là échappent aux statistiques.L\u2019ensemble du marché des services est très important dans la région.À cause de tout cela, nous pensons que le nombre d\u2019exportateurs est souvent sous-estimé.Il y a plus de joueurs.» Les exportations sont un gage de succès en affaires, dit-il.« Si on fonde une entreprise, qu\u2019on pense avoir développé quelque chose d\u2019intéressant et qu\u2019on pense qu\u2019il y aura une demande, on ne peut pas se borner à vendre à sa ville, à sa région, à sa province.Il faut aller où le marché est.» Il n\u2019est pas facile de savoir quel est l\u2019impact économique des exportations sur la région d\u2019Ot-tawa-Gatineau.«Il y a des données par province, mais de l\u2019avoir pour une région, c\u2019est quasi-impossible», affirme Mike Darch, directeur général de la division Global Marketing au Centre de recherche et d\u2019innovation d\u2019Ottawa (OCRI).Pour en avoir une idée, M.Darch cite toutefois une estimation qui date d\u2019avant la chute des titres en haute technologie.«Au sommet du boom, au début de 2000, la Ville d\u2019Ottawa a estimé que l\u2019impact économique du secteur de la haute technologie était d\u2019environ 20 milliards $.Personne n\u2019a tenté de refaire une estimation depuis, mais ça démontre que le high tech et les exportations sont une part importante de notre économie.» Rentrée de capitaux Les exportations sont non seulement bonnes pour un pays, mais pour une région.Antoine Normand, chef de la direction de Cactus Commerce de Gatineau, rappelle qu\u2019expor-tations veut dire «argent frais».«Pour la région, il faut que notre stratégie de développement économique soit basée sur l\u2019exportation en général, donc sur l\u2019influx d\u2019argent frais dans la région.Soit en exportant des produits, comme Bois Francs Lau-zon, qui reçoit de l\u2019argent de l\u2019extérieur et qui créé des emplois ici, ou des services.» La viabilité à long terme d\u2019une région dépend en grande partie sur les exportations, dit de son côté Mike Darch.« Si vous ne faites pas rentrer du nouvel argent, les gens ne pourront la dépenser.» Qui dit exportations, dit aussi produits forestiers de l\u2019Ou-taouais.«Les produits du bois, c\u2019est très important.Juste en Outaouais, c\u2019est de 2 à 3 milliards $.Les scieries exportent à 80 %.Donc, nous sommes quand même une région d\u2019exportation à la base», explique Franco Materazzi, expert-consultant à Gatineau.La quarantaine d\u2019entreprises de haute technologie de l\u2019Outaouais exporte aussi en grande partie leurs produits et services, surtout aux États-Unis, rappelle-t-il.En Outaouais, le nombre d\u2019exportateurs est en baisse, selon les données du ministère du Développement économique, de l\u2019Innovation et de l\u2019Exportation (MDEIE) du Québec.Les entreprises exportatrices sont passées de 73 à 63, entre 1998 et 2002, mais la valeur des exportations a augmenté de 561,3 mil- lions $ à 878,5 millions $.Fait intéressant: le tourisme est aussi considéré comme une exportation.Par exemple, un forfait voyage est vendu en France et les Français viennent ici.«Tu fais entrer des devises de l\u2019extérieur.La théorie de l\u2019exportation, c\u2019est une activité qui fait entrer du nouvel argent», souligne M.Materazzi.Mike Darch d\u2019OCRI rappelle enfin que l\u2019économie canadienne a été bâtie en grande partie sur les exportations.«Nos exportations étaient surtout sous forme de matières premières.Aujourd\u2019hui, nous exportons encore nos ressources naturelles, mais aussi des produits à valeur ajoutée, des services et des connaissances.» Survie et diversité Louis Lafortune llafortune@ledroit.com Les compressions budgétaires du gouvernement fédéral survenues au milieu des années 1990 ont été un point tournant pour la région, qui a découvert qu\u2019elle pouvait aussi compter sur d\u2019autres secteurs de l\u2019économie, notamment les exportations, affirme Mike Darch, directeur général de la division Global Marketing au Centre de recherche et d\u2019innovation d\u2019Ottawa (OCRI).«Jusqu\u2019au début des années 1990, nous étions extrêmement dépendants du gouvernement comme employeur.Quand Paul Martin, alors ministre fédéral des Finances, a commencé à parler du déficit zéro et des compressions dans la fonction publique, les gens de la région pensaient que c\u2019était la fin, que l\u2019économie s\u2019effondrerait.» Les mises à pied de 45 000 fonctionnaires, dont 15000 à Ottawa, ont fait de 1995 un point tournant, selon M.Darch.«Le pire scénario que les gens appréhendaient s\u2019est produit : des milliers de pertes d\u2019emplois au fédéral.«Mais le ciel ne nous est pas tombé sur la tête et les gens ont réalisé que l\u2019économie de notre région était plus diversifiée qu\u2019on le pensait.Pour la première fois, les gens ont vu qu\u2019on pouvait encaisser un coup dur.Et ce que 1995 a surtout démontré, c\u2019est qu\u2019il y a un secteur privé vibrant à Ottawa, une économie exportatrice importante avec l\u2019avènement de la haute technologie.Environ 92 % des produits technologiques sont exportés.«L\u2019autre chose qui s\u2019est produite, c\u2019est qu\u2019auparavant, les fonctionnaires et les travailleurs du secteur privé était vraiment séparés.Les grandes compressions entre 1995 et 1998 ont changé tout cela.Pour la première fois, il y a eu du mouvement entre ces deux secteurs.L\u2019entreprise de haute technologie Newbridge était en expansion s\u2019est mise à embaucher des spécialistes des ressources humaines du gouvernement.Des employés des Affaires étrangères au fédéral sont allés travailler dans le marketing en haute technologie.» Mike Darch y voit là des signes encourageants.L\u2019économie d\u2019Ottawa-Gatineau a démontré qu\u2019elle peut compter sur plusieurs leviers.Michel Villeneuve, d\u2019EDC, estime que la grande dépendance au fédéral dans la région n\u2019a pas créé un aussi grand esprit d\u2019entrepreneurship que dans d\u2019autres régions qui ne dépendent pas du gouvernement, comme l\u2019Estrie ou la Beauce, au Québec.«Ici, on est gâté d\u2019avoir un employeur stable.» BBliSEÜÜÜHli MlÉÉtdMwÉa inerence ju offrezrvous du solide! BOULET CONSTRUCTION Vv r £3§SS ;v ^ C\u2019EST Chaque projet domiciliaire développé par le Groupe Brigil construction a fait L OBJET D UNE PLANIFICATION MINUTIEUSE INTEGRANT LE RESPECT DE L ENVIRONNEMENT ET LES BESOINS DE LA VIE FAMILIALE, SOCIALE ET PROFESSIONNELLE DES CONSOMMATEURS Il en résulte la création de véritables COMMUNAUTES QUI OFFRENT UNE QUALITE DE VIE SUPERIEURE GROUPE \u2019 5î CONSTRUCTION '\u2022\u2022WrK « Fier de bâtir une qualité de vie » WWW.BRIGIL.COM RBQ : 8007-6490-04 3 ' r 7- - 4L \u2022.\t\tj\\' ^1\tX*'\tS8SS!\tj-JC ; '¦ \tÜ\t\t\t.-1 1 ** 1\t\tJ \t|\t! l\t\t \\WÆ,\t\t Wæ\t; 'H If -\t¦\t\t ' : \u2022\u2022\t\t \t\t \t\t\tjar.jt?>\t55- ^ w \t\t\tip^iC\u2014*?TrS *_ ¦ \u2014J\tpi \t\t'iK\t\t \ti* ; y i r ,^-J\t\t\tfi la 1\tB*\t*\t,\tT \u2014\tj Bfu \u2014t.Bi 1 ' i5I t\t¦ ,y \t \t \tS®$4 cahier ECONOMIQUE 2005 : Papier Fraser face aux défis internationaux YVES SOUCY, Collaboration spéciale Pâtes Thurso, Jean-Pierre Benoît Le directeur de l'usine Papier Fraser \u2014 canadien».C\u2019est pourquoi la fluctuation du dollar canadien par rapport à la devise américaine est le facteur qui a le plus d\u2019influence sur la rentabilité de l\u2019entreprise.Pour chaque cent d\u2019augmentation de la valeur du dollar canadien, l\u2019impact sur le chiffre d\u2019af-faires annuel de l\u2019usine de Thurso est de 1,5 million $ ou 20 emplois à temps plein.Pour tenter de contrer cette situation, l\u2019entreprise a dû procéder l\u2019an dernier à une restructuration de ses opérations afin de réduire ses coûts d\u2019exploitation.Résultat: l\u2019abolition d\u2019une cinquantaine de postes.Ce plan d\u2019action sera efficace en autant que la valeur du dollar canadien ne franchi pas la barre des 0,90$.Sinon, il faudra refaire l\u2019exercice à nouveau et ça risque d\u2019être pénible.Comme toutes les entreprises, elle doit faire face à un autre facteur incontrôlable, celui de la flambée des coûts énergétiques.Comme les usines de pâtes et papiers sont des grands consommateurs d\u2019énergie, l\u2019impact est majeur.Les dirigeants de l\u2019usine de Thurso préparent un plan d\u2019attaque visant à transformer cet inconvénient en avantage de façon à assurer la compétitivité à long terme.À partir de la vapeur produite par l\u2019usine et des résidus forestiers, on envisage générer de l\u2019électricité qui serait en partie consommée sur place et les surplus vendus à une tierce partie.« On réduirait de façon très significative toute notre consommation de mazout à l\u2019usine.Nous serions ainsi presque immunisés face à la fluctuation du prix du pétrole, et d\u2019un autre côté, on vendrait de l\u2019électricité à valeur ajoutée.Donc, on réduit nos coûts et on augmente nos revenus en même temps», explique M.Benoît.Même si le projet demande des investissements majeurs, Papier Fraser est prêt à faire le pas car il s\u2019agit d\u2019un élément majeur de son plan d\u2019affaires qui permettrait d\u2019assurer la survie à long terme de l\u2019usine de Thurso.Il reste maintenant à trouver un client pour l\u2019électricité.Pour faire face à la concurrence, Papier Fraser- Pâtes Thurso espère également que l\u2019industrie des pâtes et papiers de même que les gouvernements accepteront d\u2019investir pour mettre sur pied un centre de recherche sur les feuillus.« Si l\u2019Amérique du Sud a pu développer un type d\u2019eucalyptus qui vient changer tout le marché mondial de la pâte kraft, c\u2019est à cause des efforts qu\u2019ils ont consacrés à la recherche.Au Canada, il n\u2019y a aucune recherche qui se fait pour développer des types d\u2019érable plus performants.Depuis trois ans, nous tentons de mettre sur pied, à Thurso, un centre de recherche sur les feuillus, mais on n\u2019a pas encore réussi à convaincre le politique », souligne M.Benoît.Face à la rumeur que certains font circuler, à l\u2019effet que l\u2019usine de Thurso est sur le respirateur artificiel, M.Benoit concède qu\u2019il y a des défis importants à relever.«Mais on a des solutions et je suis confiant qu\u2019à moyen et long terme, on va réussir à modifier notre plan d\u2019affaires pour surmonter les défis et réussir», conclut le directeur de l\u2019usine Papier Fraser- Pâtes Thurso.Sans l'exportation, l'usine de fabrication de pâtes kraft Papier Fraser- Pâtes Thurso n'existerait tout simplement pas.Yves Soucv Correspondant régional \u2014 MRC PAPINEAU ysoucy@ledroit.com Avec un chiffre d\u2019affaires annuel de 125 millions $ US et un carnet de commande d\u2019environ 75 clients majeurs, 80 % des 250000 tonnes métriques de pâte kraft spécialisée pour les papiers fins que l\u2019usine produit à Thurso sont destinées au marché américain de même qu\u2019en Europe et en Asie de l\u2019Est.«C\u2019est comme si nous fournissions des produits sans nom qui se vendent à l\u2019épicerie.Kodak est un exemple.Elle a fermé son usine de Rochester et ne fabrique plus de papier photographique depuis mai dernier.Alors nous fournissons des intermédiaires qui produisent le papier avec le nom Kodak», fait remarquer Jean-Pierre Benoît, directeur de l\u2019usine thurso-lienne.À partir de bois de feuillus composé à 60 % d\u2019érable et de hêtre provenant des forêts de l\u2019Outaouais, de l\u2019Ontario et même des États-Unis, l\u2019usine produit huit différents types de pâtes kraft employés notam- ment pour la fabrication du papier photographique ou pour les papiers imprimés décoratifs qui donnent entre autres un fini d\u2019imitation de mélamine à un comptoir de cuisine.Au Canada, la vaisselle de carton Royal Chi-net est faite à 100 % de pâte kraft provenant de Thurso.L\u2019industrie de la pâte kraft au Canada et en Amérique du Nord vit présentement des moments difficiles, en raison de la concurrence mondiale féroce provenant de l\u2019Amérique du Sud, de la valeur du dollar canadien qui s\u2019apprécie, et des usines qui consomment beaucoup d\u2019énergie.L\u2019eucalyptus produit principalement au Brésil est la bête noire du marché mondial.Grâce aux investissements dans la recherche, cet arbre prend 7 ans pour arriver à maturité, plutôt que 75 ans comme l\u2019érable.Il permet donc aux usines brésiliennes de réduire de 30 % leurs coûts d\u2019exploitation, comparativement aux installations de Thurso.De plus, au cours des dernières années, une nouvelle usine voit le jour à chaque année au Brésil et ce sont des mégas installations qui produisent annuellement plus de 1 million de tonnes métriques de pâte kraft \u2014 quatre fois plus que celle de Thurso.Cela représente 2,5 % de la consommation mon- diale annuelle de 40 millions de tonnes de pâte kraft, alors que la croissance annuelle du marché est d\u2019environ 1,6 %.On comprend donc pourquoi, tant d\u2019usines sont en difficulté.Comme la fibre d\u2019eucalyptus ne peut pas être utilisée pour tous les types de papiers spécialisés, le défi de l\u2019usine de Thurso est d\u2019arriver à trouver plusieurs différents types de pâtes qui permettront de répondre aux besoins spécifiques de leurs clients.«Il y a deux ans, nous avions six différents types de produits à offrir.Nous en avons maintenant huit et nous visons les augmenter à 10 ou 12 dans les prochaines années.Notre façon de vendre est également différente.Une équipe technique accompagne maintenant nos vendeurs pour démontrer au client comment notre produit peut lui permettre de réaliser une économie important même si parfois ils doivent modifier leur procédé de fabrication », fait remarquer M.Benoît.La Chine La Chine est également un gros joueur qui influence le marché.Même si ce n\u2019est pas un marché cible pour Thurso, la croissance phénoménale qu\u2019elle connaît fait débouler tout monde.«Les entreprises d\u2019Europe, de la Russie et de l\u2019Indonésie vendent plus en Chine.Par conséquent, ils vendent moins en Italie et en France et nous, ça nous ouvre des portes», affirme le directeur de l\u2019usine de Thurso.«Notre façon de vendre nos produits est différente» Jean-Pierre Benoît, directeur de Papier Fraser, Thurso YVES SOUCY, Collaboration spéciale Le directeur de l'usine Papier Fraser \u2014 Pâtes Thurso, Jean-Pierre Benoît, s'assure avec les opérateurs de la salle de contrôle des pâtes que tout le processus de production fonctionne.Prix de vente Le prix de base de la pâte varie en fonction du prix mondial qui est affiché à la bourse, comme le pétrole.À partir du prix de base, la pâte se vend plus ou moins cher selon sa qualité de spécialité et sa rareté.« Comme nous produisons une pâte de spécialité, son prix de vente commande une prime additionnelle », souligne M.Benoît.La production se transige en argent américain, même pour les clients canadiens.Donc tous nos revenus sont en argent américain alors que les coûts de production sont en argent B29 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 cahier ECONOMIQUE 2005 B30 ÉTIENNE MORIN, Le Droit A _J Du papier journal à travers le monde Le vice-président de Bowater Gatineau, Patrice Cayouette, affirme que son entreprise tente de diversifier sa clientèle afin de moins dépendre des États-Unis.Du Canada aux États-Unis, en passant par l'Asie et l'Europe, on retrouve des milliers d'exemplaires de journaux, dont le papier a entièrement été produit à l'usine Bowater de Gatineau.Dominiquf La have dlahaye@ledroit.com La compagnie de pâtes et papiers, présente dans le paysage de l\u2019Outaouais depuis bientôt 80 ans et anciennement connue sous le nom d\u2019Avenor, appartient depuis 1998 au groupe Bowater Incorporated, dont le siège social est établi en Caroline du Sud.La société possède 12 usines de fabrication de pâtes et papiers, dont cinq se trouvent au Canada.La division de Gatineau compte à elle seule 300 clients, dont le Wall Street Journal et le New York Post, qui sont répartis un peu partout sur le globe.Les exportations sont surtout dirigées vers les États-Unis, mais également en France, en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Italie, de même qu\u2019en Israël, à Taïwan et à Hong Kong.Depuis une dizaine d\u2019années, l\u2019usine gatinoise perce le marché asiatique qui connaît une croissance fulgurante.«C\u2019est un marché intéressant, on constate une augmentation du volume d\u2019exportation du papier journal dans cette région-là, la demande est forte, entre autres à Taïwan et à Hong Kong», explique le vice-président de Bowater Gatineau, Patrice Cayouette.Les principaux clients de l\u2019usine de Gatineau demeurent toutefois nos voisins du Sud, où 68 % des exportations sont dirigées, ce qui correspond à plus de 306 000 tonnes métriques de papiers par année.En comparaison, la proportion de papier journal vendue au Canada s\u2019élève annuellement à 40000 tonnes métriques, ce qui constitue pour Bowater Gatineau une «goûte d\u2019encre» dans l\u2019océan.M.Cayouette précise toutefois que l\u2019entreprise tente de plus en plus de diversifier sa clientèle pour moins dépendre des États-Unis.Selon le vice-président, l\u2019augmentation du prix de l\u2019essence et la hausse de la valeur du dollar canadien ont récemment affecté la demande des clients américains.«La demande de papier journal aux États-Unis connaît une baisse, alors on fait une transition progressive vers l\u2019exportation outre-mer pour demeurer compétitif.La hausse du dollar canadien nous affecte puisque nos produits sont vendus en dollars américains, alors que nos dépenses liées aux coûts de production sont en dollars canadiens.» Pour demeurer dans la course, la division de Bowater Gatineau, à l\u2019image du groupe Bowater Inc., s\u2019est entre autres donné pour mission de réduire les coûts de production.La société a établi à cette fin un programme de 80 millions $ qui sera mis en œuvre d\u2019ici la fin de 2006.«Notre industrie est très compétitive, on doit donc réduire constamment les coûts d\u2019opération.Depuis quelques années, on a établi un programme de réduction des coûts pour faire face à la concurrence.On fait entre autres des sessions remue-méninges avec les employés de l\u2019usine pour voir comment on peut économiser l\u2019énergie.» Projet de génératrice Pour l\u2019usine de Gatineau, cette réduction des coûts passe notamment par l\u2019installation au printemps prochain d\u2019une génératrice qui pourra produire environ 20 mégawatts d\u2019électricité.Cet ajout permettra à Bowater, d\u2019une part, de réduire son approvisionnement en énergie chez Hydro-Québec et, d\u2019autre part, de diminuer les pertes de vapeur servant à fabriquer la pâte à papier.Le système permettra de produire deux types d\u2019énergie distincts, soit la vapeur et l\u2019électricité.L\u2019usine de Gatineau se spécialise entre autres dans la produc- tion de papier journal, avec une production de 451000 tonnes métriques par année.Elle produit aussi annuellement 24 000 tonnes de papier spécialisé servant, par exemple, à fabriquer des livres de poche.Pour cela, elle compte sur ses 550 employés \u2014 dont la nouvelle convention collective a été adoptée en juillet dernier après d\u2019intenses négociations \u2014 qui font rouler l\u2019usine continuellement.Cela représente une masse salariale de 50 millions $ et un chiffre d\u2019affaires qui tourne autour de 300 millions $.Depuis 1993, la pâte produite à Gatineau est composée à la fois de papiers recyclés et de pâte thermomécanique.L\u2019usine s\u2019est ainsi dotée d\u2019une machine à désencrage dans laquelle les vieux magazines et journaux sont plongés et lavés, afin de se départir de l\u2019encre.«En 2000, nous avons par la suite fait des ajustements pour augmenter la capacité de matières recyclées dans le papier, ce qui fait que le papier journal qui sort de l\u2019usine est composé à moitié de papier recyclé.» Répartition des exportations États-Unis: 68% Europe (France,Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne et Italie): 14% Canada: 9% Asie et Moyen-Orient (Hong Kong, Taïwan et Israël) : 9% Bowater en bref \u2022\tPlus de 300 clients (Canada, États-Unis, Europe et Asie) \u2022\tProduction quotidienne de papier journal : 1300 tonnes métriques \u2022\tProduction annuelle de papier journal : 451 000 tonnes métriques \u2022550 employés \u2022\tMasse salariale: 50 millions $ \u2022\tChiffre d'affaires: 300 millions $ «On fait des sessions de remue-méninges avec les employés pour voir comment économiser.» Patrice Cayouette, v-p de Bowater Gatineau ctf/nerECONOMIQUE 2005 Papier Masson renverse la tendance et roule à plein régime Depuis que la compagnie Papier Masson, appartenant anciennement aux Industries James Maclaren, est passée entre les mains d'un groupe d'investisseurs en 1998, les affaires ont recommencé à tourner rondement pour l'usine gatinoise qui assure une forte présence sur le marché américain.Dominique La have dlahaye@ledroit.com Les rouleaux de papiers journaux de l\u2019usine voyagent aujourd\u2019hui vers une centaine de destinations, dont les trois quarts sont vendus aux Américains.En comparaison, le marché canadien ne compte que pour un quart de la production de l\u2019usine.Seul un million des 11 millions de tonnes métriques de papier journal produits annuellement par Papier Masson est vendu au Canada.Chaque jour, en moyenne, 650 tonnes métriques de papier prennent la route vers différentes imprimeries, où sont mis sous presse de nombreux quotidiens, tels que le Ottawa Citizen, la Gazette de Montréal, le Buffalo News et le Providence Journal, ainsi que des hebdomadaires et des revues du groupe Transcontinental.Augmenter la production Au cours des cinq prochaines années, l\u2019usine souhaite voir augmenter sa production de 50 à 100 tonnes métriques de papier journal de plus par jour.«Des investissements de capitaux seront nécessaires, mais on croit pouvoir réaliser cet objectif en gardant le même nombre d\u2019employés», explique le président et chef de la direction de Papier Masson, André Legault.Si l\u2019usine roule actuellement à plein régime, cela n\u2019était pas le cas avant qu\u2019elle ne soit vendue il y a sept ans.C\u2019est plutôt la menace de fermeture qui la guettait à l\u2019époque.Les 158 millions $ investis depuis dans la construction du projet de pâte thermomécanique (PTM), de même que la suppression d\u2019emplois qui a fait chuter la main-d\u2019œuvre de 470 à 287 employés, ont donné un second souffle à l\u2019entreprise.«La vente de Papier Masson a changé les choses de façon dramatique, car soit l\u2019usine fermait ses portes, soit elle modernisait son équipement.C\u2019est la seconde option qui a été retenue.» Aujourd\u2019hui, l\u2019usine exporte son papier journal principalement en Nouvelle-Angleterre, ainsi qu\u2019en Ontario et au Québec et son chiffre d\u2019affaires dépasse les 100 millions $.m m m î ÉTIENNE MORIN, Le Droit André Legault, pdg de Papier Masson, explique que l'entreprise a mis en place une stratégie de réduction des coûts afin de rester compétitif sur un marché très difficile.Marché en baisse Malgré cela, le marché des pâtes et papiers traverse de façon générale une période difficile, ce qui n\u2019est pas sans affecter Papier Masson.Cette tendance s\u2019observe tant aux États-Unis qu\u2019au Canada, depuis 2000, où la vente du papier journal diminue constamment.M.Legault ne s\u2019en cache pas, malgré les investissements majeurs réalisés chez Papier Masson, l\u2019usine a vu sa production annuelle passer de 13 tonnes métriques, il y a deux ans, à 11 tonnes métriques.Ce dernier précise d\u2019ailleurs que cette pente descendante se poursuit de mois en mois.Celle-ci a, selon lui, débuté il y a une vingtaine d\u2019années avec l\u2019arrivée d\u2019Internet et la popularité des médias électroniques.«Depuis 20 ans, à chaque année, le nombre de lecteurs de journaux est en constante diminution.Plusieurs facteurs jouent contre nous, dont la popularité que connaît Internet et les médias électroniques.» M.Legault explique aussi que la santé de l\u2019industrie des pâtes et papiers est grandement liée à la situation économique de la société.Lorsqu\u2019elle se porte bien, les journaux contiennent davantage de publicités dans leurs pages, ce qui accroît le volume des ventes chez Papier Masson.Un autre facteur qui contribue à diminuer le volume de production de l\u2019usine réside dans la tendance prise par les journaux à imprimer sur des formats de papier étroit, afin de réduire leurs coûts.«J Depuis 20 ans, chaque année, les lecteurs de journaux sont en baisse.» André Legault, pdg de Papier Masson Papier Masson en bref \u2022\t75 % de ses exportations de papier journal sont dirigées vers les États-Unis (Nouvelle-Angleterre) et 25 % au Canada (Ontario et Québec).\u2022\tPapier Masson produit 11 millions de tonnes métriques de papier journal par année et en moyenne 650 tonnes métriques par jour.\u2022\t287 employés \u2022\tUn chiffre d'affaires de plus de 100 millions $.«Les rouleaux produits sont donc moins pesants, même si les clients impriment autant d\u2019exemplaires de journaux, ce qui fait en sorte que le volume de papier que l\u2019usine produit est moindre.» Le dollar canadien L\u2019augmentation récente de la valeur du dollar canadien a aussi un impact négatif sur la rentabilité des entre-prises canadiennes qui font affaires avec des clients des États-Unis, constate M.Legault.«Nous sommes payés en dollars américains, mais nos dépenses demeurent en dollars canadiens.» Pour contrer tous ces facteurs, l\u2019usine Papier Masson a mis en place une stratégie de réduction des coûts de production, dont l\u2019objectif est de produire davantage de tonnes métriques de papier journal quotidiennement et ce, en augmentant la productivité de la main-d\u2019œuvre.«Les coûts attachés à l\u2019énergie et à la matière première pour produire le papier sont fixes, mais si la main-d\u2019œuvre est capable de produire plus de rouleaux en autant de temps, alors ça réduit les coûts de production.Mais cela ne peut se faire qu\u2019avec des investissements.» Virage vert Contrairement à l\u2019usine Bowa-ter de Gatineau, Papier Masson ne produit pas de pâte désen-crée, c\u2019est-à-dire de pâte fabriquée à partir de vieux journaux et magazines.«C\u2019était un choix à faire, mais ce serait trop coûteux et ça demanderait des agrandissements.On a choisi de produire le papier avec les copeaux de bois qui proviennent des scieries, ce qui constitue pour nous une source plus sûre.» Sur le plan environnemental, Papier Masson a cependant réussi à se démarquer des autres entreprises canadiennes en remportant le prix ÉcoGESte, en 2003, un honneur accordé par le ministère québécois de l\u2019Environnement de même que de celui des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec.Depuis 1990, le procédé de pâte thermomécanique dont s\u2019est équipé l\u2019usine a permis de réduire de 61 % les émissions de gaz à effet de serre et de diminuer sa consommation d\u2019eau de 29 %.Par ailleurs, l\u2019eau rejetée à la rivière une fois utilisée est épurée et contient ainsi 98 % moins de matières organiques et 80 % moins de matières en suspension.B31 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 U Ui il J J M t M i L Le Monastère $ Aylmer inaugure 86 nouvelles suites pour aînés RÉSIDENCE le Monastère Un concept unique offrant une intégration par étapes de vie aux aînés Maintenant disponibles ?v r pour aines autonomes et semi-autonomes Monsieur Jean Maynard, président du conseil d\u2019administration et chef des opérations de Groupe Melior l\u2019un des plus importants constructeurs et gestionnaires d\u2019appartements et résidences pour aînés au Québec, a eu le plaisir d\u2019annoncer l\u2019ouverture de la phase 4 des travaux d\u2019agrandissement du Monastère d\u2019Aylmer.Cet investissement de 11,5 millions $ a permis d\u2019ajouter 86 suites au complexe, portant le total des appartements, studios et chambres à 287.Situé dans un magnifique édifice patrimonial au 161, nie Principale, au cœur du quartier historique du secteur Aylmer de la Ville de Gatineau, le Monastère d\u2019Aylmer est reconnu pour la qualité et l\u2019excellence des services offerts à ses résidents.Avec cette nouvelle phase, le complexe résidentiel pour aînés autonomes et semi-autonomes s\u2019enrichira d\u2019une piscine intérieure chauffée, d\u2019un magnifique jardin de 10 000 pieds carrés, d\u2019une salle à manger des plus modernes avec service aux tables, d\u2019une verrière et d\u2019une salle polyvalente de banquet pouvant accueillir 300 convives.« Au Monastère d\u2019Aylmer, nos clientes et clients peuvent apprécier un environnement des plus agréables et une qualité de vie exceptionnelle alliant le confort à la sécurité et à la tranquillité d\u2019esprit, a déclaré Monsieur Maynard.Au-delà des soins attentionnés et professionnels qu\u2019ils reçoivent, nos résidents actuels et futurs pourront pratiquer des activités récréatives - notamment la natation - qui viendront agrémenter leur bien-être.» Les résidants de la nouvelle phase auront bien sûr accès à tous les services intégrés et communautaires du Monastère d\u2019Aylmer.Monsieur Maynard a insisté sur l\u2019importance des services dispensés aux résidents autonomes et semi-autonomes du Monastère d\u2019Aylmer, et aussi sur le professionnalisme de son équipe de 105 employés.Le Groupe Melior a-t-il déclaré, est « heureux et fier d\u2019offrir aux aînés de l\u2019Outaouais un concept d\u2019habitation avant-gardiste et un personnel de choix qui leur propose des services évolutifs, c\u2019est-à-dire se développant selon la progression de leurs besoins.» À propos du Groupe Mélior Groupe Melior est un chef de file dans le développement et l\u2019exploitation de complexes d\u2019appartements et de résidences pour aînés.En raison de la qualité supérieure des immeubles et des soins prodigués par son personnel professionnel, la société a établi des noimes de service inégalées au sein de l\u2019industrie.Groupe Melior gère présentement une vingtaine de résidences au Québec, dont Cité-Jardin dans le secteur Gatineau et Les résidences Nofre-Dame dans le secteur Hull.L\u2019enfreprise fravaille en partenariat avec le fonds de placement immobilier Chartwell Seniors Housing Real Estate Investment Fund.\u2022\tTrois repas par jour en\tuigmnscw salle à manger\t\u2022 Crédit de maintien \u2022\tPiscine intérieure\t^ domicile chauffée \u2022\tClimatisation \u2022\tChapelle Information : Marc Grondin Directeur général Le Monastère d\u2019Aylmer 161 Principale, (secteur Aylmer), Gatineau (819) 684-1379 Une autre réalisation du Groupe Melior Group MW * /TTffmUJUv B33 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 La fabrication du papier r ÉWü : mM S® h» ||II|g pi c0Nv, I ÉTAPE 5 Les copeaux sont dans un premier temps chauffés, puis lavés.Un second traitement thermique est ensuite appliqué aux copeaux avant qu'ils ne soient compressés et imprégnés d'eau uniformément.Un troisième et dernier traitement thermique permet de rendre la séparation de la fibre plus facile.Les copeaux sont ensuite dirigés dans le raffineur primaire, où l'énergie appliquée permet de séparer davantage les fibres et d'en faire une véritable pâte de papier.La pâte poursuit ensuite son chemin à l'étape de raffinage secondaire qui permet de développer la fibre.Une fois produite, la pâte est entreposée dans deux immenses réservoirs permettant une autonomie de 14 heures pour la machine à papier.ÉTAPE 3 Des vis sans fin situées sous les piles de copeaux de bois alimentent un convoyeur souterrain qui transporte les copeaux jusqu'à l'étape de tamisage.Celle-ci permet d'éliminer les gros morceaux de bois, les roches, les pièces métalliques, le brin de scie et le sable pour éviter qu'ils n'endommagent les machines.Photos: ÉTIENNE MORIN ÉTAPE 1, Les camions-remorques remplis de copeaux de bois provenant de scieries embarquent sur une rampe de déchargement et vide la cargaison qui tombe dans un trou géant.ÉTAPE 2 Les copeaux de bois sont ensuite dirigés vers l'atelier de pâte thermo-mécanique.C'est là que tout se joue, puisque c'est dans l'atelier qu'ils sont transformés en pâte.Les copeaux se retrouvent ainsi dans un convoyeur à chaîne récupérateur, sorte de tapis roulant, qui dirige les copeaux de bois vers différentes piles, en fonction de leur densité.A l'usine de Papier Masson à Gatineau, plus de 250 camions-remorques par semaine viennent décharger les copeaux de bois servant à fabriquer la pâte.ÉTAPE 4, B34 aim des copeaux aux rouleaux Ttm-\u2014 ÉTAPE 6, Les rouleaux sont ensuite acheminés vers la salle de finition où ils sont emballés, codifiés et étiquetés.Ils sont ensuite mis dans un camion ou dans un train pour être expédiés aux différents clients qui en feront usage pour imprimer leurs journaux.L'usine Papier Masson produit 700 tonnes métriques de papiers journaux par jour, alors que l'usine Bowater de Gatineau en produit 1300 tonnes métriques.La pâte acheminée vers la machine à papier est épurée et tamisée pour en enlever les particules indésirables.Elle est ensuite injectée entre deux toiles en mouvements.Cette pâte est composée de 99 % d'eau et de 1 % de fibres de bois.L'eau est ensuite extraite de la feuille en filant à une vitesse de 75 km à l'heure.La feuille ne contient ainsi plus que 54 % d'humidité à sa sortie des presses.La section servant à sécher la feuille comprend plusieurs rouleaux sécheurs qui sont chauffés à la vapeur.À la fin de cette étape, la feuille ne contient plus que 9,2 % d'humidité.ÉTAPE 7 , ÉTAPE 9 ÉTAPE 10 L'opération servant à produire la pâte thermomécanique est très automatisée et entièrement contrôlée par ordinateurs dans une salle d'opération.Lorsqu'un problème survient durant le processus de fabrication dans l'atelier de pâte thermomécanique, celui-ci apparaît à l'écran.ÉTAPE 8 Les feuilles de la pâte termomécanique sont ensuite mises en bobine et chacune d'entre elles est soumise à un test de qualité avant d'être dirigée vers la bobineuse.C'est là que le papier est coupé selon la largeur et le diamètre désirés par les clients.Chaque rouleau produit est ajors codifié pour assurer qu'il puisse être retracé.À l'usine de Papier Masson, en moyenne, entre 23 et 24 bobines-mères de 40 tonnes chacune et d'une largeur de 8,5 mètres sont produites quotidiennement.A l'usine de Bowater Gatineau, en plus de produire une pâte thermomécanique, on produit aussi une pâte désencrée, c'est-à-dire produite à partir de vieux papiers journaux et de revues de papier glacé.Cette source de fibre est ramassée dans plusieurs villes nord-américaines par la collecte sélective et ensuite transportée à l'usine pour y être recyclée.Dans l'usine, les journaux et revues sont mélangés dans un gros réservoir avec de l'eau et des savons.L'objectif d'enlever l'encre des fibres est accompli par le procédé de flottaison, semblable à une lessiveuse.Les fibres sont ensuite nettoyées et prêtes pour être réutilisées dans la production de papier journal.Chez Bowater Gatineau le papier est formé à part égale de pâte termomécanique et de pâte désencrée ou recyclée.B35 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 Université du Québec en Outaouais Gatineau ?Mont-Laurier ?Maniwaki ?Saint-Jérôme Stimuler par le savoir Saviez-vous.\u2022\tque l\u2019UQO fêtera ses 25 ans en mars 2006 ?\u2022\tqu\u2019elle offre plus de 75 programmes, dont 31 de cycles supérieurs?\u2022\tqu\u2019elle accueille plus de 5 500 étudiants ?\u2022\tqu\u2019elle embauche plus de 1000 personnes à temps plein ou à temps partiel, dont 175 professeurs et 528 personnes chargées de cours ?\u2022\tqu\u2019elle décerne quelque 1500 diplômes chaque année?\u2022\tque 10 % des étudiants inscrits à temps complet à l\u2019UQO viennent d\u2019un autre pays que le Canada?\u2022\tque près de 1 350 étudiants en stage de formation ainsi qu\u2019une grande proportion de ses quelque 22 000 diplômés travaillent dans les entreprises et les organismes de la région, contribuant ainsi à la qualité de la main-d\u2019œuvre en Outaouais?Travailler ensemble Depuis plus de 25 ans, l\u2019UQO participe au développement social, économique et culturel de l\u2019Outaouais.En plus de ses deux campus à Gatineau, l\u2019UQO est aussi présente dans la région de Mont-Laurier, depuis 1982, et dans la région de Maniwaki, depuis 1985.Par ailleurs, elle a également étendu ses horizons aux Laurentides grâce à une entente avec le Cégep de Saint-Jérôme qui a mené à la création du Centre d\u2019études universitaires des Laurentides (CEUL).Bien ancrée dans son territoire, l\u2019UQO travaille étroitement avec de nombreux partenaires, dont: \u2022\tles commissions scolaires \u2022\tles établissements scolaires de tous les niveaux (centres de la petite enfance, écoles primaires, écoles secondaires, collèges) \u2022\tdivers organismes communautaires \u2022\tl'Agence de développement de réseaux locaux de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais \u2022\tles centres hospitaliers \u2022\tde nombreuses entreprises privées Partager les connaissances L\u2019UQO investit beaucoup d\u2019énergie à la création et au maintien de liens étroits avec sa communauté et ses partenaires, tant pour répondre aux besoins de la population que pour aller au-devant de ces derniers.Les personnes, les entreprises et les organisations de Gatineau et de la grande région de l\u2019Outaouais ont l\u2019avantage de pouvoir tirer profit d\u2019une vaste gamme de services offerts par l\u2019UQO: Jean Vaillancourt, recteur de l\u2019UQO f \u2022\tsessions publiques de formation \u2022\tformation sur mesure \u2022\torganisation de conférences, de congrès et de colloques \u2022\tcentre d\u2019entrepreneuriat et d\u2019innovation \u2022\ttransfert des savoirs et des compétences issus du milieu universitaire \u2022\tcoordination d\u2019activités de coopération internationale uqo.ca/blum Questions (819) 773-1850 ou 1 800 567-1283 question@uqo.ca\tuqo.ca Portes ouvertes 1er février 2006\t B36 Découvrir pour mieux comprendre La recherche constitue un apport essentiel à la qualité des programmes et permet le transfert des connaissances à la communauté, participant ainsi au développement de l\u2019Outaouais.Menée par des professeurs à l\u2019avant-garde de leur discipline, la recherche se développe rapidement à l\u2019UQO.L\u2019Université est notamment devenue un chef de file dans le domaine de la cyberpsychologie, et ses chercheurs ont maintenant à leur disposition une salle de réalité virtuelle comparable aux meilleures infrastructures sur le plan mondial.Cette acquisition donnera un essor additionnel aux travaux en cours, entre autres, pour les projets touchant la vidéoconférence dans le traitement du trouble panique avec agoraphobie et ceux liés à la réalité virtuelle dans le traitement des troubles anxieux.D\u2019autre part, le Centre de recherche en technologies langagières (CRTL) constituera un véritable pôle national et international de l\u2019industrie de la langue, ici, à Gatineau ! Jusqu\u2019à 150 experts dans le domaine de la langue y réaliseront des activités novatrices en traduction, en traitement de la parole et de l\u2019information et en formation linguistique.Les partenaires de recherches sont l\u2019UQO, le Bureau de la traduction du Canada et le Conseil national de recherches du Canada, avec la participation financière d'industrie Canada, du ministère du Développement économique et régional et de la Recherche du Québec et de Développement économique Canada.L\u2019UQO compte diverses unités de recherche, dont: \u2022\tChaire de recherche du Canada en cyberpsychologie clinique \u2022\tChaire de recherche du Canada en développement des collectivités \u2022\tChaire de recherche du Canada en photonique \u2022\tChaire de recherche en calcul distribué \u2022\tCentre de recherche en technologies langagières \u2022\tCentre d\u2019étude et de recherche en intervention sociale Édifice du CRTL qui ouvrira à l\u2019hiver 2006 sur le boulevard Alexandre-Taché www.crti.ca tfivSN ilf MmM- WH|§j «HH Former la relève Bonne nouvelle pour le système de santé public de l\u2019Outaouais ! Grâce à une entente avec l'Agence de développement de réseaux locaux de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais, l\u2019UQO formera quelque 70 diplômés en sciences infirmières - formation initiale, qui devraient être en mesure d\u2019intégrer le marché du travail d\u2019ici quelques années.L\u2019UQO contribuera ainsi à former la relève tant attendue dans le système de santé de l\u2019Outaouais.Nouveautés Soucieuse de répondre aux besoins spécifiques de l\u2019Outaouais en matière de formation, l\u2019UQO travaille constamment à développer de nouveaux programmes.Quatre programmes accueilleront prochainement leurs premiers étudiants: \u2022\tun baccalauréat en sciences sociales avec majeure en histoire \u2022\tun baccalauréat en arts avec concentration en muséologie \u2022\tun doctorat en sciences sociales appliquées \u2022\tun doctorat en sciences des technologies de l\u2019information Les programmes Ces nouveaux programmes s\u2019ajouteront aux quelque 75 programmes déjà offerts au premier cycle et aux cycles supérieurs dans les domaines suivants: \u2022\tAdministration\t\u2022 Psychoéducation \u2022\tArts visuels, design graphique \u2022 Psychologie et bande dessinée\t\u2022 Relations industrielles \u2022\tComptabilité\tet ressources humaines \u2022\tDéveloppement régional \u2022\tSciences infirmières \u2022\tÉducation\t\u2022\tSciences sociales \u2022\tGénie informatique\t\u2022\tServices financiers \u2022\tGestion de projet\t\u2022 Traduction et rédaction \u2022\tInformatique\t\u2022\tTravail social \u2022\tLocalisation Informez-vous ! Il reste encore des places pour le trimestre d\u2019hiver 2006.Date limite d\u2019admission pour le trimestre d\u2019automne 2006:1er mars B37 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 cahier ECONOMIQUE 2005 B38 Nortel, toujours leader malgré bien des tempêtes Malgré la tempête qui l'a secoué depuis quelque temps.Nortel Networks demeure un des gros joueurs mondiaux des télécommunications et le plus important fabricant d'équipement téléphonique en Amérique du Nord.MICHEL LAFLEUR, Le Droit Brian McFadden, chef de la recherche et membre de la haute direction de Nortel Networks.attirer davantage d\u2019investissements en R & D.» Ce message, Brian McFadden l\u2019a transmis, en août dernier, au Groupe d\u2019étude sur le cadre réglementaire des télécommunications.Ce groupe formé par le fédéral, en avril dernier, doit formuler des recommandations sur la manière de moderniser le cadre des télécommunications.M.McFadden entrevoit un bel avenir pour la haute technologie à Ottawa.«Nous sommes bien positionnés.Nous devons prendre une perspective mondiale.Je suis confiant que les gens d\u2019Ottawa peuvent le faire aussi bien que n\u2019importe qui d\u2019autre dans le monde.Nous avons prouvé dans le passé que nous pouvons nous mesurer aux autres dans le domaine de l\u2019innovation.Toutefois, on ne doit pas s\u2019attendre à une croissance constante année après année.La haute technologie a ses hauts et ses bas.» Brian McFadden souligne enfin que les technologies de l\u2019information et des communications sont maintenant une partie fondamentale de tous les secteurs de l\u2019économie.«Il s\u2019agit d\u2019utiliser la technologie pour aider tous les secteurs à être plus efficaces, de l\u2019industrie minière, aux soins de santé, aux transports, aux gouvernements.Et si tous ces secteurs investissent dans les nouvelles technologies, ça créera des occasions.» très forte.Nortel Networks doit jouer du coude contre de gros joueurs comme Lucent Technologies, Alcatel et Cisco Systems.Une des façons de percer d\u2019autres marchés est de s\u2019associer à d\u2019autres entreprises, comme l\u2019a fait récemment Nortel en établissant une entreprise conjointe avec le géant Sud-Coréen LG pour travailler sur un réseau sans fil de troisième génération, en plus de s\u2019associer à IBM et à des PME locales.«C\u2019est ce qu\u2019on voit depuis cinq ans environ.Je crois qu\u2019on verrait encore plus de partenariats tout simplement parce qu\u2019une entreprise seule ne peut se permettre de tout faire seule en télécommunications.» Importance de la R & D au Canada Nortel Networks possède une vingtaine de centres de recherche et de développement dans le monde, mais le gros du travail continue de se faire au Canada, dans l\u2019immense complexe d\u2019Ottawa.Nortel a commencé sa R & D à Ottawa en 1956.« Quarante pour cent de notre recherche se fait au Canada.Vous voyez qu\u2019on compte beaucoup sur notre base canadienne et nous continuerons de compter sur ce noyau», souligne M.McFadden.À l\u2019ère où de plus en plus de recherche et de développement se font à l\u2019étranger pour des raisons de coûts, Brian McFadden affirme que Nortel continuera de compter sur l\u2019expertise canadienne.À ceux qui s\u2019inquiètent des exportations d\u2019emplois de R & D à l\u2019étranger, il réplique: «Je ne crois pas qu\u2019une entreprise puisse faire sa recherche et son développement uniquement dans un pays.Quand nous sommes entrés dans le marché américain, nous avons ouvert un centre de recherche aux États-Unis.Je crois qu\u2019il est important de faire sa R & D près des clients que nous desservons.» Nortel s\u2019est retrouvé encore en tête des entreprises canadiennes qui investissent dans la recherche et le développement.La société a dépensé 2,5 milliards $, en 2004, selon Research Info-source Inc., qui dresse une liste annuelle des 100 plus gros investisseurs en R & D dans le secteur privé.Du point de vue international, Nortel a investi beaucoup dans d\u2019autres pays et Brian McFadden voudrait voir un retour d\u2019ascenseur.«J\u2019aimerais voir davantage d\u2019efforts pour attirer des investissements dans notre région.Par exemple, des entreprises de l\u2019Inde ou de la Chine qui pourraient travailler à l\u2019innovation ici.» LE RÔLE DU GOUVERNEMENT Le Canada a besoin d\u2019adopter une stratégie nationale pour les technologies de l\u2019information et des communications afin d\u2019encourager l\u2019innovation et mieux concurrencer le monde.«Nous pensons que le gouvernement doit regarder ce qui se fait ailleurs dans le monde pour «Nous sommes dans 150 pays.Environ 94 % de nos ventes sont à l\u2019extérieur.» Brian McFadden, chef de la recherche chez Nortel ministre Pierre Elliott Trudeau.Et nous sommes là depuis.» Nortel a intensifié ses efforts en Asie, ces dernières années, investissant notamment 200 millions $ pour doubler son équipe de recherche et de développement (R & D) en Chine et en agrandissant ses installations de Beijing.L\u2019autre gros marché visé est celui de l\u2019Inde, un pays où seulement 78 millions de personnes sont abonnés au service téléphonique sur une population de plus d\u2019un milliard.Le potentiel de la région Asie-Pacifique est donc énorme.«L\u2019Asie est un marché clé dans le monde des télécommunications.Si vous voulez être dans le jeu, vous devez être présent dans ce marché, a dit Brian McFadden.Il y a environ 15 millions de nouveaux abonnés à la téléphonie cellulaire chaque mois dans toute l\u2019Asie, dans des pays comme la Chine, l\u2019Inde, l\u2019Indonésie et les Philippines.» La Russie est également un immense marché à exploiter, ajoute M.McFadden.«C\u2019est un pays immense et il y a plusieurs occasions d\u2019affaires au chapitre des réseaux de communication sans fil.» Le chef de la recherche chez Nortel ne s\u2019en cache pas : tous ces marchés en émergence représentent des occasions d\u2019affaires, mais la concurrence y est Louis Lafortune llafortune@ledroit.com Et comme toute multinationale, ce sont les exportations qui ont alimenté sa croissance.La presque totalité de ses revenus de 9,8 milliards $, en 2004, provient de l\u2019extérieur du Canada.«Nous sommes dans 150 pays.Environ 94 % de nos ventes totales sont à l\u2019extérieur du pays et 6 % sont à l\u2019intérieur du Canada», résume Brian McFadden, chef de la recherche chez Nortel et membre de la haute direction, lors d\u2019un entretien avec Le Droit dans son bureau du complexe de l\u2019avenue Carling, à Ottawa.À l\u2019apogée de sa gloire, Nortel embauchait 17000 employés à Ottawa seulement.L\u2019effondrement des titres de la haute technologie, en 2000-2001, jumelé au scandale financier qui a ébranlé l\u2019entreprise, s\u2019est traduit par des rondes de mises à pied.L\u2019équipementier compte actuellement 5200 employés à Ottawa, et il demeure malgré tout le plus gros employeur privé de la capitale fédérale.Avoir une multinationale dans sa cour a ses avantages.«Nous faisons affaires avec plusieurs entreprises d\u2019ici, rappelle M.McFadden.Nous dépensons environ 300 millions $ localement.C\u2019est un impact important sur l\u2019économie locale.» Plus de la moitié des revenus de Nortel proviennent des États-Unis (voir encadré).Viennent ensuite, en ordre d\u2019importance, le marché Europe-Moyen-Orient-Afrique, l\u2019Asie, les Caraïbes-Amérique latine et finalement, le Canada.En terme de croissance, c\u2019est toutefois l\u2019Asie qui domine.Nortel Networks est d\u2019ailleurs débarqué en Chine il y a une trentaine d\u2019années, bien avant l\u2019éveil économique du géant et de la folie mondiale pour courtiser cet immense marché.«Nous avons été parmi les premières entreprises canadiennes à s\u2019installer en Chine, peu après les premiers voyages du premier Principaux marchés de Nortel en 2004 États-Unis:\t4 833$ Europe,\t Moyen-Orient\t et Afrique:\t2 580$ Canada:\t568$ Asie:\t1 253$ Caraïbes\t et Amérique latine:\t594$ ca/^'erECONOMIQUE 2005 Provance veut maintenant jouer avec les grands MICHEL LAFLEUR, Le Droit Gilles Lalonde, fondateur et pdg de Provance Technologies, affirme que son entreprise pourrait devenir une société ouverte avec un premier appel public à l'épargne.Provance deviendrait public si l'occasion se présente, ajoute le pdg.Provance Technologies, la PME gatinoise qui s'est taillé une bonne place aux États-Unis avec des clients comme la NASA, est maintenant prête à passer à la prochaine étape, affirme son pdg et fondateur Gilles Lalonde.Louis Lafortune llafortune@ledroit.com Ce n\u2019est pas que les affaires vont mal.Au contraire, le spécialiste des logiciels de gestion, qui ne divulgue pas ses revenus, dit connaître une croissance de 40 % et plus pour une cinquième année.Il est donc temps pour Provance d\u2019aller jouer parmi des plus grands, dit M.Lalonde, qui évoque même un saut en bourse.«On veut sortir des rangs des plus petites entreprises pour devenir une entreprise moyenne qui pourra avoir une présence assez marquée dans l\u2019industrie.On veut être capables de s\u2019accoter contre des plus grands.On veut aller de l\u2019avant.Je pense que le marché est prêt», a dit Gilles Lalonde lors d\u2019une rencontre avec Le Droit.«Les analystes qui examinent Provance nous placent parmi les meilleures entreprises au niveau de notre solution et de notre service.Mais notre faiblesse, c\u2019est notre présence sur le marché.On veut devenir une force connue.Nous sommes en pourparlers pour obtenir une ronde de financement importante qui devrait se réaliser d\u2019ici la fin de décembre et qui nous permettra de faire grandir l\u2019entreprise.» Depuis sa création en 1997, Provance est allé chercher 15 millions $ lors de plusieurs petites rondes de financement.L\u2019objectif, cette fois-ci, est plus ambitieux: de 10 et 15 millions $US.Une fois cette ronde de financement réalisée, M.Lalonde affirme que Provance pourrait éventuellement «tester le marché» afin de voir si l\u2019entreprise ne pourrait pas devenir une société ouverte avec un premier appel public à l\u2019épargne.«Nous verrons si le marché est apte à faire une offre au public.Possiblement, Provance deviendrait public si l\u2019occasion se présente.C\u2019est une façon d\u2019aller chercher beaucoup de sous.» En terme d\u2019effectifs, l\u2019homme d\u2019affaires de 52 ans souhaite voir une entreprise de 200 à 250 employés, comparativement à 72 actuellement.En plus de son bureau de la rue Bellehumeur, à Gatineau, Provance possède aussi un bureau en banlieue de Washington.Gilles Lalonde ne dévoile pas le chiffre d\u2019affaires, mais affir- me que Provance a connu des années rentables.Cette année s\u2019annonce dificitaire, dit-il, en raison des investissements importants au niveau des ventes et du marketing.Provance vient d\u2019embaucher deux hauts dirigeants d\u2019expérience, avec Marc Santerre, chef des services financiers, et Gord Watts, vice-président commercialisation.Investisseurs plus frileux Gilles Lalonde avoue que le milieu du capital-risque, source de financement en haute technologie, est encore difficile à obtenir au Canada.Les investisseurs demeurent prudents et ont encore en mémoire la débâcle de 2000-2001.«Nous sommes encore sous l\u2019effet de choc causé par les sommes phénoménales qui ont été perdues par des gens qui ont investi dans des compagnies qui, du jour au lendemain, sont disparues.Aujourd\u2019hui une ronde de financement prend six, neuf et 12 mois.Entre-temps, il faut continuer à gérer et faire grandir l\u2019entreprise.» L\u2019autre préoccupation de Gilles Lalonde: les règles de gouvernance de plus en plus sévères.«La gouvernance, c\u2019est très important.Mais je pense que le pendule doit revenir dans l\u2019autre direction un peu.Les contrôles sont très dispendieux et rigoureux, et les entreprises hésiteront à devenir publique avec toutes ces conditions.Elles demeureront privées et il y aura beaucoup de capitaux qui seront à la recherche d\u2019investissements.» Solution et valeur ajoutée Provance développe des logiciels qui gèrent des postes de travail, soit l\u2019ordinateur et tout ce qui l\u2019entoure.Son logiciel prend plusieurs éléments et coordonne le fonctionnement en un réseau efficace.La «solution» de Provance \u2014 qui se retrouve dans des milliers de postes de travail à la NASA et chez des géants comme l\u2019avionneur Lockheed Martin \u2014 permet avant tout d\u2019économiser temps et argent.En cours de route, Provance a aussi établi des alliances stratégiques avec de gros joueurs comme CGI.Gilles Lalonde constate que les entreprises américaines recommencent à acheter pour remettre à niveau leur système informatique, après plusieurs années de retenue.«L\u2019équipement qui a été installé au début des années 2000 commence à être désuet.Les compagnies réinvestissent et réalisent que la technologie peut leur servir à devenir plus compétitives en ayant de l\u2019information plus rapidement.Aujourd\u2019hui, les entreprises n\u2019achètent plus des gadgets.Ils achètent des solutions qui sont quantifiables.Tu dois prouver la valeur ajoutée de ton produit.» Depuis ses débuts, Provance s\u2019est tournée vers l\u2019Oncle Sam.L\u2019homme d\u2019affaires connaît donc l\u2019importance des exportations.«La première vente que Provance a faite est aux États-Unis.La première année, 95 % des revenus venaient des États-Unis.C\u2019est le pattern des compagnies de haute technologie canadienne.Le marché américain est beaucoup plus stratégique et apte à prendre du risque, donc à acheter des produits nouveaux d\u2019une plus petite compagnie que le marché canadien, qui est plus traditionnel.» Idéalement, M.Lalonde souhaiterait que Provance tire 25 % de son chiffre d\u2019affaires du Canada et le reste des États-Unis.L\u2019ironie, dit-il, c\u2019est qu\u2019une PME d\u2019ici doit se prouver aux États-Unis avant de convaincre le marché canadien d\u2019acheter.«Quand tu as démontré que tu es capable de livrer des produits de qualité aux États-Unis, là les gens au Canada commencent à t\u2019accepter.Nous sommes finalement reconnus chez nous.Nous avons des contrats avec le gouvernement canadien, mais il en faudrait plus.Nous tentons aussi de convaincre le gouvernement du Québec.» Les Canadiens se sous-estiment encore trop.«Aux États-Unis, les gens ne nous traitent pas comme ça.Ici, on ne se pense pas assez bon.Pourtant, nous sommes parmi les meilleurs au monde pour développer des solutions technologiques dans le monde.» Évolution du capital-risque dans la région d\u2019Ottawa (total en millions $) 2005: 293,32 2004: 190,33 2003: 258,61 2002: 712,10 2001:921,80 2000: 870,52 «On veut être capables de s\u2019accoter avec les plus grands» Gilles Lalonde, pdg de Provance B39 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 Mattrêss MartM V jÈjjfÊ T GATINEAU \u2022 SANS : INTÉRÊT, PAIEMENTS, DEPOT, TAXES acconiD Vous n'avez qu'a payer le prix d achat [^] Desjardins votre financement est Maloney coin Gréber.Voisin de Toys R Us et Future Shop.OUVERT 7 JOURS l3HlÉiiÜ 243-6688 nmü ¦¦\t|\t/\t#\t¦\t,\tvoire nnancemeni e: (incluant les taxes) en janvier 2007.accord d / 24 versements DE JAN.2006 JUSQU'EN JAN.2008 Achat minimum requis 500 ?\u2022 Sujet à l'approbation du crédit^ Détails en magasin.N SOMMES LES SPECIALISTES DEPUIS 30 ANS \t\t\t \t\t\t \t\t\t \t\t\t \t\t\tH Fabricants du Québec ! Nous sommes fiers d'offrir des produits de qualité de fabricants du Québec dans tous nos 8 magasins.St-Léonard Québec Ste-Narcisse Québec Kirkland Québec Par Sommex Ste-Thérèse Québec JuEïen Support De Lit Daveluyville Québec Southshore Les Industries De La Rive Sud Ste-Croix, Québec MIRflBCl FUTONS Laval, Québec B40 Mattress Mart - le plus grand détaillant de matelas dans la région vuvi+y ____________-J _ D® jHJft IflSEv .U K - Le plus vaste choix de matelas au plus bas prix, doublé d\u2019un service insurpassable.C\u2019est ainsi qu\u2019on devient le plus grand détaillant de matelas ! Mattress Mart est le plus grand distributeur autorisé des matelas Sealy, Serta, Simmons, Kingsdown et Spring Air.« Plusieurs clients apprécient que le siège social de Mattress Mart soit situé ici, dans la région.Cela nous permet de réagir rapidement aux demandes de nos clients.» Alexina Payer Directrice du siège social 60, ch.Colonnade, Ottawa « Je vous invite à visiter notre magasin de Gatineau, où vous trouverez les plus bas prix et le plus vaste choix de matelas.» Joanne Lambert Gérante de magasin Gatineau pa m mm \u2019tWpr- lî ¦Tfoi-jq La succursale de Gatineau, voisine de Toys\u2019R\u2019Us et de Future Shop, est située à l\u2019angle des boulevards Maloney et Gréber.Mattress Mari a cinq magasins à Ottawa, y compris la succursale du chemin Innés (anale chemin Cyrville), près de HomeSense et Home Depot.Tél.: 140-0606 ^ \u2014 ri i 1 f\u2019fMïïtkWilîtiHÊ L\u2019entrepôt de Mattress Mari, situé à Ottawa, contient 2 000 pièces de tailles et modèles variés.Chaque semaine, 1 000 nouvelles pièces des plus grands fabricants y sont livrées.Les camions de Mattress Mari vont chercher les matelas directement chez le fabricant.Le produit arrive souvent au domicile du client moins de 48 heures après fabrication ! Le service de livraison de Mattress Mart dessert Gatineau, Ottawa et les secteurs environnants.En arrivant à votre domicile, nos camionneurs enlèvent leurs bottes et portent des chaussures d\u2019intérieur.B41 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 B42 ca/nerECONOMIQUE 2005 Faire appel à CML comme composer le 9 On ne peut parler d'entreprises de l'Outaouais qui exportent sans réserver une bonne place à CML Emergency Services.Louis Lafortune llafortune@ledroit.com Chef de file mondial des systèmes de communication d\u2019urgence, et pionnier du secteur technologique de Gatineau, CML exporte environ 98 % de sa production aux États-Unis.Dès sa naissance en 1989, CML a tourné son attention vers le pays de l\u2019Oncle Sam, s\u2019associant au géant Motorala et, plus récemment, avec Cisco Systems.Aujourd\u2019hui, des milliers, voir même des millions d\u2019appels 9-1-1 effectués dans des grands centres, comme Chicago, Kansas City, Pittsburgh, Washington, et dans plusieurs États américains, transitent par des systèmes développés et fabriqués par la PME du Technoparc des Hautes-Plaines le long de l\u2019autoroute 5, dans le secteur Hull.Plus de 1200 centres téléphoniques de sécurité publique d\u2019Amérique du Nord utilisent la technologie de CML.L\u2019ancienne ville de Hull a d\u2019ailleurs été une des premières à acheter le système CML.«Nous nous tournons de plus en plus vers l\u2019Europe.L\u2019an prochain, nous estimons qu\u2019envi-ron 3 ou 4 % de notre chiffre d\u2019affaires proviendra d\u2019Europe », affirme au Droit le patron de CML, Steve Panyko, un Newyorkais diplômé de Columbia en génie électrique, qui a dirigé des entreprises de télécoms en Californie et dans l\u2019Utah, et qui dit adorer l\u2019influence «européenne» de notre région.Campagne de recrutement Les affaires vont donc bien.CML a d\u2019ailleurs défrayé les manchettes, en juin dernier, lorsqu\u2019elle a lancé publiquement une rare campagne de recrutement, signe que la vie reprend chez les technos après quelques années difficiles.Une quarantaine d\u2019employés se sont ajoutés aux effectifs, des ingénieurs, des gestionnaires, des vendeurs et des spécialistes de marketing et des ressources humaines.CML compte maintenant 270 employés dans ses installations des Hautes-Plaines et dans son bureau du boulevard Saint-Raymond, où se font la recherche et le développement.L\u2019entreprise possède également un bureau à Westchester, en Illinois.«CML va très bien.Nos revenus sont en hausse de 23 % cette année et nos profits ont augmenté de 15 %.Nous avons ajou- \u2014\u2014 ¦ - * .i-Ji.».MICHEL LAFLEUR, Le Droit Steve Panyko, directeur général de CML Emergency Services, estime que 1200 centres téléphoniques de sécurité publique utilisent la technologie CML en Amérique de Nord.Il compte exporter sa technologie en Europe.té environ 70 postes cette année.» Peu bavard sur le chiffre d\u2019af-faires, Steve Panyko laisse tout de même échappé que CML se dirige vers des revenus frisant les 50 millions $.M.Panyko a l\u2019intention de doubler le chiffre d\u2019affaires de CML d\u2019ici trois ans et n\u2019écarte pas la possibilité de faire des acquisitions.L\u2019objectif de CML est aussi de vendre davantage ses produits au Canada, où les systèmes d\u2019urgence dans bien des régions auraient besoin d\u2019être renouvelés.L\u2019entreprise vise aussi le marché du secteur privé comme les systèmes de sécurité pour des complexes industriels.CML s\u2019est bien débrouillé, malgré la chute des télécoms au début des années 2000.M.Panyko estime que ce ralentissement est trop souvent utilisé comme excuse pour ne pas bien réussir en affaires.Un bon produit se vendra, dit-il.Il avoue cependant que l\u2019importance de la sécurité, depuis les attentats du 11 septembre 2001, fait en sorte que le marché des systèmes de communications d\u2019urgence est très bon.« Les dépenses dans notre secteur ont tendance à être cycliques et à augmenter pendant que d\u2019autres secteurs du high tech sont en baisse.Nous sommes dans une très bonne période en ce moment», explique Steve Panyko, dans son bureau du siège social de CML, boulevard de la Technologie, à Hull.Retracer le cellulaire Autre avantage pour CML : avec la technologie qui évolue à la vitesse de l\u2019éclair, plusieurs grandes villes doivent renouveler leurs systèmes d\u2019urgence.Cette demande provient surtout de la croissance des communications sans fil et de la téléphonie par Internet (Voice Over IP, ou VoIP).Et une autre force de CML, c\u2019est justement d\u2019avoir développé une technologie qui permet au centre d\u2019urgence de retracer et de localiser un appel provenant d\u2019un téléphone cellulaire.Les anciens systèmes d\u2019urgence n\u2019avaient pas cette capacité.«De dire que nous avons inventé cette technologie serait faux.Mais CML a été la première à la commercialiser et à démontrer son efficacité », affirme Steve Panyko, qui reconnaît l\u2019importance du marketing, un élément souvent négligé par les télécoms dans le passé.«Traditionnellement, l\u2019industrie des télécoms n\u2019a pas été forte dans le marketing et les ventes.La culture qui régnait était que si vous développez un bon produit, les clients l\u2019achèteront.» CML a donc intensifié ses efforts sur ce que M.Panyko appelle «le bon vieux marketing et les ventes», une approche qui a porté des fruits avec l\u2019obtention de plusieurs contrats.CML compte une douzaine de repré- sentants qui couvrent les États-Unis.«On se demande souvent, \u2018Comment allons-nous commercialiser ce produit?\u2019 Nous devons concevoir ce produit pour qu\u2019il réponde aux attentes du client.C\u2019est aussi simple que cela.» Et l'Asie?Par ailleurs, CML Emergency Services continue de concevoir et fabriquer ses systèmes ici même à Gatineau.N\u2019y a-t-il pas la tentation d\u2019exporter sa recherche, son développement et sa fabrication en Asie, comme le font bien des entreprises du high tech?Steve Panyko ne cache pas qu\u2019il a étudié le scénario de la recherche et du développement en Inde, en Chine ou en Russie.«Nous avons examiné cette option.Mais quand nous avons tenu compte des frais de déplacement et toute la coordination que ça engendre, c\u2019est beaucoup plus rentable d\u2019utiliser des employés d\u2019ici.Je pense que les gens ne comprennent pas toujours jusqu\u2019à quel point il y a un bassin de talent incroyable dans la haute technologie d\u2019Ottawa.» «Nous nous tournons de plus en plus vers l\u2019Europe» Steve Panyko, grand patron de CML cahier ECONOMIQUE 2005 \u2022-'¦Üÿ' avec Microsoft.Quand il y a des installations complexes des logiciels Commerce Server et Biz-Talk Server, Microsoft nous approche en tant qu\u2019expert de ses logiciels.Quand on fait une soumission, on représente la technologie Microsoft», affirme Antoine Normand.Coup de pouce En 2004, Cactus a obtenu un important coup de pouce : une ronde de financement de 2 millions $, la plus importante injection de capitaux de son histoire.L\u2019argent a permis à Cactus de commercialiser son nouveau logiciel destiné aux entreprises, le Cactus GDS Accelerator qui permet l\u2019échange rapide d\u2019informations entre les acheteurs et les vendeurs.Cactus ne vend pas juste ses logiciels, mais aussi de la consultation, source principale de revenus.Une quinzaine de ses consultants voyagent beaucoup, non seulement aux États-Unis et au Canada, mais en Europe et en Outaouais, de l\u2019Aéroport de Gatineau et d\u2019entreprises de la région.Mais c\u2019est surtout l\u2019exportation qui alimente les activités de Cactus Commerce, qui possède aussi un bureau de sept employés à Toronto.Antoine Normand a su vite reconnaître l\u2019importance des exportations.«Tu ne bâtis pas une économie en recyclant de l\u2019argent local.Tu bâtis une économie en faisant entrer de l\u2019argent nouveau avec de nouveaux investissements.» L\u2019homme d\u2019affaires estime que Cactus a atteint un point important de son histoire.«Nous allons devoir décider si on met l\u2019accent sur le côté services ou sur le côté logiciel, ou si nous faisons un mélange.On se rend compte que le mélange des deux est le plus en plus recherchée.Notre but est de vendre le plus de solutions possibles.D\u2019après moi, nous allons continuer de grossir à 150 ou 200 employés.» Se frotter à Cactus peut donner des fruits En cliquant sur le site Web des vêtements Tommy Hilfiger, célèbre designer américain, dites-vous que c'est la PME gatinoise Cactus Commerce qui a conçu le site.Louis Lafortune llafortune@ledroit.com Après trois années d\u2019hésitation, les entreprises américaines se sont remises à dépenser au cours des derniers mois, au grand bonheur de Cactus, qui profite plus que jamais du marché des États-Unis «De 2002 à la mi-2004, il y a eu un ralentissement.Ce n\u2019était pas mauvais, mais ce n\u2019était pas fou.Là, c\u2019est fou.Nous avons beaucoup de projets simultanément.Nous n\u2019en avons jamais eu autant en même temps, affirme Antoine Normand, chef de la direction et cofondateur de Cactus.« Il y a eu une hausse des dépenses des grandes entreprises américaines l\u2019hiver dernier, ce qu\u2019on attendait.Cette vague de dépenses a suivi quand ces entreprises ont annoncé leurs profits à l\u2019automne et à l\u2019hiver 2004.Il y a aussi une vague de fusions et d\u2019acquisitions qui ont fait que ces entre- prises se sont mises à dépenser beaucoup en projet informatique d\u2019importance.» Résultat : Cactus a dû recruter et vite pour répondre à la demande.«Nous sommes passés d\u2019environ 55 employés à 94.Nous allons avoir une croissance de 35 % du chiffre d\u2019affaires cette année.On approche les 10 millions $», poursuit M.Normand.Les bureaux de Cactus, dans le Centre de développement des technologies de l\u2019information (CDTI) à l\u2019angle des boulevards St-Raymond et St-Joseph, fourmillent d\u2019activités.On y aperçoit de jeunes employés en tenue décontractée, une atmosphère typique du high tech.Environ 90 % du chiffre d\u2019affaires de Cactus provient de l\u2019extérieur de la région.«Et si on parle à l\u2019extérieur du Québec, on parle de 80 % de nos revenus qui viennent des États-Unis ou de l\u2019Ontario, comme la région de Toronto.» «Nous allons avoir une croissance de 35% du chiffre d\u2019affaires cette annee» Antoine Normand, chef de la direction de Cactus PATRICK WOODBURY, Le Droit L'ambiance décontractée caractéristique au high tech prévaut dans les locaux de Cactus où Antoine Normand et ses collègues gonflent leurs carnets de commandes avec des multinationales telles que Microsoft ou Tommy Hilfiger.Fondée par Antoine Normand et Jean-Yves Martineau en 1995, la PME du secteur Hull a le vent dans les voiles et vient tout juste de monter le site Internet de Tommy Hilfiger et de son catalogue de vêtements.Compass, la multinationale britannique spécialisée dans les services de traiteurs et d\u2019alimentation, est aussi parmi ses nombreux clients.Les piles Energizer et Costco sont aussi parmi des gros clients de Cactus, qui a su se débrouiller contre de très gros compétiteurs, comme IBM Consulting.Ce qui a surtout aidé Cactus à prendre son envol, et de se tourner vers le marché international, c\u2019est son association avec Microsoft depuis environ six ans.Cactus a notamment développé le serveur de paiement électronique Acuraci destiné aux utilisateurs du logiciel Microsoft Commerce Server et est aussi reconnu comme un fournisseur de premier ordre du géant de Seattle.«Nous avons les liens très forts Asie aussi.«On construit des logiciels pour des entreprises qui veulent se brancher, changer leur système de commandes, de catalogues.Nous branchons ensemble des partenaires d\u2019affaires.Notre employé va analyser les besoins d\u2019une entreprise.On développe le système ici à 100 %.On fait la programmation et on le teste.Ensuite, nous pouvons héberger le système ici sur Internet, ou l\u2019installer à l\u2019intérieur de l\u2019entreprise.» Avec sa filiale Cactus, net, située sur la rue Gamelin, la PME a aussi une présence locale, où elle monte des sites Internet comme ceux de Réservation PATRICK WOODBURY, Le Droit Chef de la direction et cofondateur de Cactus, Antoine Normand estime que son entreprise est arrivée à la croisée des chemins.D'importantes décisions devront être prises au cours des prochains mois.B43 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 B44 ctf/z^rECONOMIQUE 2005 Des antennes pour entrepreneùfs auprès des gouvernements Solutions Antenne de Gatineau, qui aide les entreprises québécoises à répondre aux appels d'offres gouvernementaux, fête ses 10 ans en étendant ses services vers le marché des États-Unis.Louis Lafortune llafortune@ledroit.com Peu connu du public en général, l\u2019organisme dessert, à partir de Gatineau, quelque 250 PME dans huit régions du Québec, dont 80 qui sont de l\u2019Ou-taouais.« Nous sommes un lien entre les achats gouvernementaux et les fournisseurs.C\u2019est un genre de jumelage.Nous sommes un guichet unique et nous surveillons à tous les jours, pour nos clients, les nouveaux contrats qui sont affichés.Une petite entreprise n\u2019a pas le temps de faire cela tous les jours.Ça peut être des chaussures, des uniformes, des contrats de publicité, du mobilier etc.», explique Franco Mate-razzi, expert-consultant gatinois et coordonnateur de Solutions Antenne (S.A.).Par gouvernement, Solutions Antenne entend non seulement le fédéral et le provincial, mais aussi le palier municipal ainsi que les commissions scolaires, les hôpitaux, le secteur de l\u2019éducation et les nombreuses agences gouvernementales.Des entreprises de l\u2019Outaouais, comme CML Technologies, Sola-com, Provance, sont déjà des fournisseurs importants aux États-Unis, donne en exemple M.Materazzi.En plus de surveiller les appels d\u2019offres, Solutions Antenne effectue des études de marché, offre des ateliers sur la gestion et la commercialisation, en plus d\u2019aider à la rédaction de soumissions et de guider les PME dans les dédales parfois forts complexes qui mènent à l\u2019obtention de contrats avec les gouvernements de partout au Canada, autant le fédéral que le Québec et les autres provinces, que les diverses villes du pays.Les clients payent entre 1000$ et 1500$ annuellement pour les services de Solutions Antenne.Oncle Sam Solutions Antenne se tourne maintenant vers les États-Unis, où le marché des contrats publics est énorme.En guise de comparaison, M.Materazzi souligne que les gouvernements au Canada achètent pour 100 milliards $ annuellement.«Le gouvernement américain achète environ 20 fois plus que le gouvernement canadien.C\u2019est un marché énorme et il y a un potentiel.Nous avons actuellement un projet spécial, avec MICHEL LAFLEUR, Le Droit WM âCMKWS Vtefirt tSA * En plus de surveiller les appels d'offres provenant des divers gouvernements, Solutions Antenne effectue des études de marché, offre des ateliers en plus d'aider à la rédaction de soumissions.Franco Materazzi, consultant et coordonnateur de l'entreprise à Gatineau, tente maintenant de percer le marché américain.Développement économique Canada, pour favoriser l\u2019insertion d\u2019entreprises québécoises dans les marchés américains.L\u2019autre partie, c\u2019est les études de marché et la surveillance des contrats du côté américain.» Il n\u2019est pas toujours facile de percer le marché américain, mais Franco Materazzi rappelle que leur système d\u2019achats publics est en principe ouvert, surtout depuis l\u2019adoption de l\u2019ALÉNA, l\u2019Accord de libre-échange nord américain.«Les Américains ont un système où ils peuvent mettre de côté des contrats pour des PME américaines et d\u2019autres groupes ciblés aux Etats-Unis, soit environ 25 %.Ces 25 % nous échap-pent.Mais l\u2019autre 75 % est toutefois accessible.Juste la défense américaine, à elle seule, dépense énor-mément.Elle représente 50 % des dépenses du gouvernement.» Sur les 250 clients de Solutions Antenne, M.Materazzi estime qu\u2019une trentaine pourrait profiter du marché américain.L\u2019organisme, qui a récemment tenu son assemblée générale, vient également de tâter le pouls de ses clients et de chiffrer l\u2019impact économique de ses activités.C\u2019est ainsi que 81 % des clients utilisent S.A.comme principale source d\u2019information sur les marchés gouvernementaux.70 % indiquent qu\u2019ils connaissent maintenant mieux les opportunités gouvernementales, et 66 % affirment que S.A.leur a fait découvrir de nouvelles occasions d\u2019affaires.Impact de 150 millions $ En ce qui a trait à l\u2019impact économique des activités, Solutions Antenne a constaté que 150 de ses clients ont obtenu en moyenne sept contrats, en 2004, pour une moyenne de 1,084 million $.«C\u2019est donc dire que les retombées du genre de travail que l\u2019on fait se chiffrent à environ 150 millions $», explique Franco Materazzi.Avec son budget d\u2019environ 600 000$ et ses six employés, Solutions Antenne est un organisme à but non lucratif financé en partie par le fédéral.Les deux tiers du budget proviennent des frais d\u2019abonnement que doivent payer les clients.Dans une région comme la nôtre, M.Materazzi estime qu\u2019il est évident que le milieu des affaires doit profiter de la présence du gouvernement.«Généralement, on dit que la présence du gouvernement constitue 30 % de l\u2019économie.Ça veut dire qu\u2019une partie du chiffre d\u2019affaires des entreprises devrait provenir du gouvernement, que ce soit le fédéral, le provincial, le municipal, le réseau scolaire, les hôpitaux.» Franco Materazzi souligne enfin qu\u2019un entrepreneur n\u2019a pas besoin de 1000 employés pour brasser des affaires avec le secteur public.La taille des entreprises qui font appel aux services de S.A.varie de cinq à 100 employés, avec une moyenne d\u2019une quarantaine d\u2019employés.«Nous sommes un lien entre les achats gouvernementaux et les fournisseurs» Franco Materazzi, coordonnateur de Solutions Antenne CHARTRO met la main à la pâte I pour les organismes de la région ! Maître d\u2019oeuvre CHARTRO -GAGNANT-ENTREPRENEUR de L\u2019ANNÉE Ouest du Québec 2005 ENTREPRENEUR de L\u2019ANNÉE Ouest du Québec 2001-2004 Projet Chartro Davidson Gibeault LaVérendrye Semi-détachés & unifamiliales personnalisés LAGARAN ILE QUALITÉ HABITATION RBQ.: 8000-6810-99 Rue Principale\tWilfrid Lavigne\tMaurice Duplessis\t¦ \tMcConnell\t\t Aylmer 331 Maurice-Duplessis 684-4722\t\t\t B45 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 cahier ECONOMIQUE 2005 B46 Loin d'être prophète dans son pays Les bennes de camion utilisées par l'État de New York pour déneiger leurs autoroutes à péage sont produites en Outaouais, à l'usine des Équipements lourds Papineau, de Saint-André-Avellin.Yves Soucv Correspondant régional \u2014 MRC Papineau ysoucy@ledroit.com Implantée sur le site de l\u2019ancien aérodrome, l\u2019entreprise de la Petite-Nation fondée par Jean-François Hotte, existe depuis 1995.Elle est l\u2019une des rares fabriquantes d\u2019équipements de déneigement pour camions lourds au Canada à détenir la certification ISO 9002, un gage de qualité.«Notre objectif prioritaire est de permettre aux propriétaires de camions lourds de rentabiliser l\u2019achat de leur véhicule en y installant des équipements de qualité simples et efficaces.L\u2019invention du système de boîte interchangeable et de la gratte arrière en sont les preuves», souligne M.Hotte.L\u2019entreprise avellinoise fabrique et installe également des chasse-neige, des systèmes de lames et des épandeurs d\u2019abrasifs, de même que des pièces de rechange, dont des pompes et des treuils hydrauliques et des réservoirs de calcium liquide.«Nous avons commencé à produire à petite échelle pour valider nos produits au Québec.Au lieu de vendre les produits des autres, nous avons choisi de créer notre propre ligne d\u2019équipement que nous commercialisons sous l\u2019appellation ELP », explique M.Hotte.À l'usine À partir de la matière première, leurs ingénieurs conçoivent de A à Z les équipements à l\u2019usine de Saint-André-Avellin.Certains d\u2019entre-eux détiennent des brevets canadien et américain.Depuis quelques années, l\u2019entreprise ne cesse de croître sa part du marché au Québec, en Ontario et dans l\u2019ouest du pays.Mais curieusement, les produits ELP sont plus connus en Abitibi et dans le nord de l\u2019Ontario qu\u2019en Outaouais.«Le proverbe \u201cNul n\u2019est prophète dans son pays\u201d semble s\u2019appliquer à notre entreprise puisque le marché local représente à peine 5 % de notre production.Nous sommes plus connus à Hearst et à Val-d\u2019Or que dans la Petite-Nation», fait remarquer M.Hotte.Il y a à peine un an que les produits ELP ont fait leur entrée sur le marché américain et, YVES SOUCY, collaboration spéciale.Le propriétaire de Équipements lourds Papineau, Jean-François Hotte, prévoit que l'exportation de ses équipements et véhicules de déneigement vers les États-Unis atteindront 40% de son chiffre d'affaires dès 2006.déjà, on compte un carnet de commandes pour trois ans à l\u2019avance.«Nous avons une personne qui se promène aux États-Unis depuis deux ans avec les camions ELP pour faire des démonstrations afin de leur prouver notre façon de faire, indique M.Hotte.Nous avons donc soumissionné contre plusieurs entreprises américaines et c\u2019est nous qui avons obtenu le contrat», ajoute-il fièrement.L\u2019exportation américaine représente environ 20 % du chiffre d\u2019affaires annuel d\u2019Équipements lourds Papineau.Les dirigeants souhaitent atteindre 40 % dès 2006 et grimper jusqu\u2019à 50 % dans un avenir rapproché.«L\u2019an prochain, nous aurons des représentants qui vont parcourir les États-Unis pour tenter de dénicher d\u2019autres clients.On veut spécialement convaincre les autres états américains, qui doivent faire face aux soubresauts de l\u2019hiver, d\u2019adopter les équipements ELP pour faciliter les opérations de déneigement sur leur réseau rou- tier», mentionne l\u2019entrepreneur avellinois.Si la compagnie a réussi à se démarquer et percer ce grand marché, M.Hotte l\u2019attribue surtout à la qualité du produit québécois qui est supérieure à ce qui se fait aux USA.En plus de sa fiabilité, la popularité de la benne interchangeable ELP auprès de la New York State Thruway Authority (NDLR : l\u2019équivalent québécois du ministère des Transports), vient du fait qu\u2019elle permet d\u2019exécuter différents travaux et transporter tous les types de chargement en utilisant le même camion.Investissement Pour rencontrer ses objectifs de croissance, Équipements lourds Papineau a investi dernièrement plus de 1,1 million de dollars pour l\u2019agrandissement de son atelier de production à Saint-André-Avellin.«Nous avons présentement 8000 pieds carrés et nous ajoutons un autre 14000 pieds carrés qui sera opérationnel dès janvier 2006.Le nombre d\u2019employés va passer de 33 à environ 45 en mars prochain.», conclu M.Hotte.«Au lieu de vendre les produits des autres, on a choisi de créer notre propre ligne d\u2019équipement» Jean-François Hotte, fondateur des Équipements lourds Papineau Sur la route de Transport Robert Avec la hausse de la valeur du dollar canadien et l'augmentation du prix de l'essence, les transporteurs routiers ont connu une perte de vitesse cette année.Pour freiner cette baisse de la demande, la compagnie Transport Robert de Gatineau songe de plus en plus à diversifier son champ d'activités.Dominique La have dlahaye@ledroit.com En un an, le transporteur, établi depuis 2001 dans le secteur de l\u2019Aéroport de Gatineau, a vu chuter le nombre de voyages de livraison par semaine de 175 à 150.Cette baisse est liée, selon le directeur des opérations de Transport Robert à Gatineau, Ricky Steen, au fait que plusieurs clients de compagnies avec lesquelles Transport Robert fait affaires limitent leurs frais de transport en s\u2019approvisionnant auprès d\u2019usines situées près d\u2019eux.Aussi, il arrive que les clients du transporteur routier se tournent vers le transport ferroviaire pour limiter les coûts liés à la consommation d\u2019essence.«Tous ces ajustements ont contribué à diminuer notre volume de transport de la marchandise d\u2019environ 20 %.» Malgré un chiffre d\u2019affaires de 15 millions $ et une masse salariale de 3 millions $, la compagnie de Gatineau a dû procéder à des mises à pied, faisant passer le nombre de camionneurs de 75 à 63 en 2004-2005.«Une décision de restructuration a été établie en fonction du marché en Outaouais, comme c\u2019est aussi le cas ailleurs, car il y a eu une baisse notable du volume du transport de la marchandise.«On a pris la décision de faire plus avec moins, on a maximisé nos équipements et diversifié nos clients.» Tous ces changements sont aussi liés à l\u2019augmentation de la valeur du dollar canadien qui, selon M.Steen, nuit aux entreprises canadiennes qui font affaires avec des clients américains.Transport Robert est grandement touché par ce facteur, puisque la majorité de ses déplacements s\u2019effectue chez nos voisins du Sud.Environ 70 % de ses livraisons sont dirigées vers la Côte est américaine et en Nouvelle-Angleterre et 30 % dans le Midwest des États-Unis.«En comparaison, nous effectuons 150 voyages par semaine aux États-Unis et seulement une dizaine en Ontario et au Qué- bec.» La hausse du prix de l\u2019essence et de la valeur du dollar canadien touchent aussi grandement les usines de pâtes et papiers de la région, dont la majeure partie des clients est aux États-Unis.Le volume de production de papier journal dans ce secteur a connu une baisse cette année, ce qui n\u2019est pas sans affecter Transport Robert qui compte pour principaux clients Bowater, Papier Masson et Domtar.«Environ 90 % de nos exportations se font avec les usines de pâtes et papiers des États-Unis.La mauvaise situation du marché nous affecte donc par ricochet, puisque les clients américains veulent les meilleurs prix et diminuer les frais de transport.Ils s\u2019approvisionnent donc de plus en plus auprès d\u2019usines qui nécessitent moins de voya-gement.» Des clients outre-mer Transport Robert à Gatineau doit donc tenter de diversifier sa clientèle pour moins dépendre de la santé du marché du papier journal et des clients américains.«À Gatineau, on fait surtout des exportations de pâtes et papiers, mais aussi de laine isolante, de planchers de bois et de matières premières.On fait aussi beaucoup d\u2019agroalimentaire.Mais en Outaouais, trouver d\u2019autres clients que les producteurs de pâtes et papiers demeure assez difficile, car près de la capitale il y a beaucoup de consommateurs, mais peu de manufacturiers d\u2019envergure.» Cela dit, le transporteur routier a choisi d\u2019augmenter le nombre de voyages outre-mer en effectuant plus de transport entre Gatineau et le Vieux-Port de Montréal.«Ça ne remplace pas le volume qu\u2019on avait il y a un an, entre autres parce que les distances sont beaucoup plus courtes, mais ça compense un peu.» À l\u2019image du Groupe Transport Robert, qui compte plusieurs succursales au Québec, Transport Robert de Gatineau songe de plus en plus à diversifier ses services pour moins dépendre du marché.Depuis quelques années, la société se tourne vers l\u2019entreposage et fait du transport spécialisé de verre et d\u2019équipements délicats.«Le Groupe Robert s\u2019ajuste au marché et diversifie ses opérations.Il ne se spécialise plus uniquement dans le transport de marchandise.À Gatineau, on garde aussi l\u2019œil ouvert sur ce qui se passe.Dans le moment on ne fait que du transport, mais on songe aussi à élargir notre champ de services.» -il (Photo à ¦MBfflWW construire selon vos plans Le Groupe ALEXAAA Construction Division Dario Construction 1œ, nouvelle Maison à partir de s 179 900* 05$ aux 2 semaines conditions s\u2019appliquent) titre indicatif seulement) Faites une offre.Venez nous visiter au 265, rue Lacombe à Gatineau Luc Poulin Représentant des ventes 819.213.3217 RUE HARRIS RUE LACOMBE LA VÉRENDRYE Lundi au mercredi 13h30 à19h30 Jeudi et vendredi Sur rendez-vous Samedi et dimanche 12hà16h Maître constructeur GARANTIE MAISONS NEUVES A9CHW ARGENT LO o l LO 1^ O O I CM CD CM CO * O m rr www.alexmaconstruction.com B47 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 2 3925 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 B48 BUISSON CASE CASEIN TTV4.frp,to VARS (613) 443-3300 OTTAWA (613) 521-1910 cafoerÉCONOMIQUE 2005 D'une génération à l'autre La réalité quotidienne de J.R.Brisson Jean-Robert Brisson est de la trempe de ces gens d'affaires qui sont littéralement «tombés dans les affaires» très jeunes.Dianne Paquette-Legault Collaboration spéciale nouvelles@ledroit.com Rétrocaveuses, rétrochar-geuses, pelles mécaniques, chargeuses pelleteuses et chenillards.Voilà de quoi faire rêver les mordus de ces «grosses machines», qu'ils soient des bambins ou des entrepreneurs en construction.Dianne Paquette-Legault Collaboration spéciale nouvelles@ledroit.com Lorsqu\u2019il était enfant, l\u2019entreprise familiale était dans la maison.«Je ne connais pas autre chose que les affaires.Je suis venu au monde là-dedans».Et sa sœur, Gilberte Jill Faucher, gérante de J.R.Brisson Équipement Ltée, suit ses traces.Il devient donc très naturel pour eux de travailler, et travailler, et travailler encore plus.Rien ne les arrête.«Elles ne sont pas rares pour nous les journées de travail de 15 à 20 heures», lance Mme Faucher entre deux clients.« On ne connaît pas autre chose que travailler», renchérit M.Brisson.Le duo frère-sœur forme la quatrième génération à la tête de l\u2019entreprise.Ils ne sont pas peu fiers de ce que leurs aïeux ont accompli dès le début du xxe siècle.C\u2019est Louis P.Brisson, l\u2019arrière grand-père du président actuel, qui a fondé l\u2019entreprise, à Casselman, en 1903.À ce moment-là, l\u2019arrière-grand-père exploitait la fromagerie Midnight Sun Cheese Factory.Puis en 1915, Maxime Brisson, la deuxième génération, y ajoute un dépanneur.Son fils, Louis-Ernest ouvrira par la suite un garage et un poste d\u2019essence.«C\u2019est en 1951 que papa (Louis-Ernest) a commencé à vendre des tracteurs et s\u2019est associé très rapidement à Case.C\u2019était, et c\u2019est encore, une machine très réputée pour sa qualité».Avec son fils Louis, aujourd\u2019hui âgé de 22 ans, la relève se prépare.Déjà, le jeune homme a complété des cours d\u2019administration des affaires auprès de la compagnie Case, aux États-Unis.« Il est encore trop jeune, mais si ça continue bien comme cela, il y aura une cinquième génération à la tête de l\u2019entreprise», souhaite J.R.Brisson.J.R.Brisson, l\u2019homme, n\u2019envisage donc pas la retraite dans un avenir rapproché.Il continue donc à y consacrer la majeure partie de ses énergies tout en entretenant ses autres passions, dont les arts martiaux et le hockey.Passionné par le sport national, l\u2019homme d\u2019affaires est copro-priétaire des Olympiques de Gatineau.Puis à Casselman, son patelin natal, il a prêté son nom au centre communautaire qui abrite l\u2019aréna.Mais pour Jean-Robert Brisson \u2014\tJ.R.pour les intimes \u2014 les «grosses machines», ne sont pas un rêve mais bel et bien une réalité quotidienne.L\u2019homme d\u2019affaires, propriétaire depuis 1975 de J.R.Brisson Équipement Ltée \u2014\tun important détaillant de produits Case \u2014 est passionné et animé par ce qu\u2019il vend : des pièces de machinerie servant d\u2019abord et avant tout à l\u2019industrie de la construction, mais également au secteur agricole.Il n\u2019est donc pas rare de voir les mastodontes sur les chantiers de construction ou dans les champs.Voilà plus de 50 ans que l\u2019entreprise familiale est associée à la Corporation Case, qui compte des agents de distribution à travers le monde.Établie dans le secteur Vars, en bordure de l\u2019autoroute 417 et sur le chemin Industriel, à Ottawa, l\u2019entreprise J.R.Brisson s\u2019est rapidement taillée une place de choix dans le marché.Sur un mur de la salle de conférence, des certificats et plaques attestent des succès, dont les meilleures performances de l\u2019année chez les détaillants Case.L\u2019entreprise, qui a déjà compté à son actif jusqu\u2019à six succursales de ventes, offre à ses clients de financer les achats, d\u2019échanger la marchandise et d\u2019effectuer l\u2019entretien et les réparations de l\u2019équipement.Lorsqu\u2019un client se présente chez J.R.Brisson pour effectuer un achat, il y a fort à parier qu\u2019il ne prend pas une décision à la légère.La nature même des équipements oblige, il s\u2019agit pour les acheteurs d\u2019importantes dépenses.«Nous sommes là pour leur faciliter la tâche », fait valoir M.Brisson.La machinerie vendue sert à «On est là pour faciliter la tâche des clients» Jean-Robert Brisson, propriétaire de J.R.Brisson accomplir divers travaux, dont des travaux d\u2019excavation, de construction de ponts et de chaussée et des travaux d\u2019aménagement paysager.Au besoin, les employés se déplacent pour aller réparer la machinerie chez le client.Le service après-vente est donc aussi important que la vente chez J.R.Brisson Équipement Ltée, précise son président.Jean-Robert Brisson insiste sur le fait que ses employés sont hautement qualifiés et qu\u2019ils connaissent le produit de A à Z.En fait, occasionnellement, certains employés sont appelés à se rendre aux États-Unis afin de se familiariser avec les nouveaux produits DIANNE PAQUETTE-LEGAULT, Collaboration spéciale J.R.Brisson pose avec un de ses meilleurs vendeurs, une rétrochargeuse, communément appelée « pépine ».Voilà 102 ans et quatre générations que la famille Brisson brasse des affaires dans l'Est ontarien.du manufacturier Case.Lors d\u2019une visite guidée du magasin et du garage de Vars, Jean-Robert Brisson demande tour à tour à chacun des employés présents de préciser depuis combien de temps ils sont avec l\u2019entreprise.La grande majorité d\u2019entre eux y sont depuis plusieurs années, voire 10,20 et même plus de 30 ans.La gérante, Gilberte Jill Faucher, la sœur de J.R.Brisson, précise que les quelque 30 employés actuels cumulent plus de 500 années d\u2019expérience.«Une chose est certaine, ils connaissent la machinerie ».La clientèle est répartie sur un vaste territoire qui s\u2019étend à 100 kilomètres à la ronde, explique Jean-Robert Brisson.«Nous sommes très occupés.Il doit bien y avoir quelque chose que l\u2019on fait de bien», lance-t-il avec un rire contagieux.DIANNE PAQUETTE-LEGAULT, Collaboration spéciale La succursale de Vars est située en bordure de l'autoroute 417. A ! Gagnante de plus de 100 prix internationaux % de financement a rachat jusqu'à 60 mois Mazda 6 ber me GX 2006 PREMIERE DE CLASSE DE SA CATEGORIE Pour une 2e année consécutive Le Guide de l\u2019auto 2006 LOUEZ A PARTIR DE \\ Transport et préparation inclus * Comptant initial de 2 295$ 0f DÉPÔT DE SÉCURITÉ par mois, pour 48 mois Mazda 6 sport MAZDA TRIBUTE gx 4 cyl.2006 r\t^ « Il priviligie ceux qui aiment les sensations de conduite.» Le Guide de l\u2019auto 2006 LOUEZ À PARTIR DE par mois, pour 48 mois** Transport et préparation inclus Comptant initial de 1 995$ 0f DÉPÔT DE SÉCURITÉ de finance- ment à l'achat jusqu'à 60 Tribute GX avec Groupe commodités illustré Mazda 3 GT GFX illustré avons besoin d'espace!! 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OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 2 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 B50 cahier ECONOMIQUE 2005 La vallée aux mille et un projets ;v ^ j.\u2022 SMfe» ?a.'-.\ti'.: .\u2022T.^5?«EST r .'Tri K\"> \u2022' îi,:-\t* A-'- V >i V \u2022\u2022\u2022 tV-îsiraS.\u2019v y v .\tA:.\t.A.-J ,^v » v; b\" \"5 %' ¦ ' T -T\tt >V' ™ A*» ¦ A4.7-v-.5 \u2019i vS*^ >.'-*\tSt*»* 5er a- Çïi üis 7'Xt : h ' \u2018 ^ ï JrT* ARCHIVES Le réservoir Baskatong est sans doute l'un des joyaux récréotouristique de la Vallée-de-la-Gatineau.Son potentiel touristique est énorme et plusieurs entreprises gravitent autour de son exploitation tant pour les activités de plein air que pour la villégiature.La diversité culturelle est également un atout pour cette région avec la présence de la réserve amérindienne Kitigan Zibi (photo du bas).La Vallée de la Gatineau connaît depuis quelques années un essor qui repose sur la mise en valeur de ses ressources naturelles, forestières et touristiques.Michel Clermont Collaboration spéciale nouvelles@ledroit.com Située au nord de la région de la capitale nationale, la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau couvre un territoire de près de 14000 km2, qui s\u2019étend jusqu\u2019aux limites sud de l\u2019Abitibi.Constitué d\u2019une forêt diversifiée, le territoire est parsemé de plus de 3200 lacs et de dizaines de rivières, dont la rivière Gatineau.Cette dernière est d\u2019ailleurs le théâtre d\u2019un investissement de 140 millions $ d\u2019Hydro-Québec qui complétera au cours de 2006 une nouvelle centrale de surface d\u2019une puissance de 50,5 MW, en aval du barrage Mercier, au réservoir Baskatong.Une fois complétée, la centrale entraînera des retombées annuelles de 700000$ dans la région.Repositionnement Souvent aux prises avec un taux de chômage endémique, la région a entrepris depuis quelques années un repositionnement au plan économique, lequel commence à peine à prendre son rythme de croisière.«Le monde des affaires de la région est en pleine effervescence», souligne le directeur général de la Société d\u2019aide au développement de la collectivité (SADC) de la Vallée de la Gatineau, Pierre Monette.«Tous les secteurs économiques participent à cette activité.L\u2019année dernière, nous avons effectué des prêts de 1 million $.C\u2019est un sommet dans notre histoire et ce n\u2019est pas fini.Nous étudions plusieurs projets privés en tourisme et en transformation du bois, notamment».UNE INDUSTRIE DYNAMIQUE Des investissements ont été réalisés ces dernières années alors que Bowater (Maniwaki), Dom-tar (Grand-Remous) et Louisina-Pacific (Bois-Franc) ont investi pour améliorer leur production et ainsi demeurer compétitifs.L\u2019élan général de l\u2019industrie forestière aura cependant été ralenti par des facteurs externes comme le conflit du bois d\u2019oeuvre et par l\u2019adoption par le gouvernement du Québec de la Loi 71 qui a occasionné une réduction de 20 % des droits de coupe des essences résineuses.«Étant donné que la forêt de la Vallée de la Gatineau est une forêt mixte où toutes les essences sont récoltées de façon intégrée, la réduction des activités de cou- pe de résineux a eu une incidence directe sur les transformateurs d\u2019autres essences», explique le directeur général du CLD de la Vallée de la Gatineau, Marc Dupuis.Dans la foulée de l\u2019application de la Loi 71, note-t-il, les fermetures ont touché quatre usines de première transformation ces derniers mois, entraînant la perte d\u2019environ 600 emplois.Face à cette situation, les intervenants économiques de la région soutiennent plus que jamais les efforts qui sont déployés par des promoteurs de projets de transformation à haute valeur ajoutée.«Nous sommes sensibles au fait que le maintien et le développement d\u2019emplois stables dans la région passe par la fabrication de produits de troisième transformation à plus haute valeur ajoutée, souligne M.Dupuis.Nos efforts en ce sens commencent à porter fruits.Plusieurs projets ont démarré ou sont en voie de l\u2019être.Il s\u2019agit de projets de modeste envergure, développés par des intérêts locaux, mais ils sont porteurs d\u2019avenir, sans compter que plusieurs autres projets locaux devraient voir le jour en 2006».Essor touristique Autre jalon clé de l\u2019économie de la région, le secteur touristique est lui aussi en ébullition, ces dernières années.Dans ce secteur, souligne M.Dupuis, tout le monde met l\u2019épaule à la roue pour tirer profit des potentiels diversifiés de la région.Ces dernières années, la qualité de l\u2019hébergement s\u2019est améliorée et diversifiée.La diversification de l\u2019offre d\u2019activités s\u2019est également poursuivie avec l\u2019ajout, par exemple, d\u2019un terrain de golf à Maniwaki, du sentier suspendu et d\u2019autres activités dans la Forêt de l\u2019Aigle, de la mise en valeur de la rivière Gatineau et par l\u2019émergence de nouvelles entreprises offrant des services touristiques non traditionnels.La chasse, la pêche et la villégiature occupent toujours une place prépondérante dans l\u2019offre touristique de la région, mais les nouveaux produits et services qui ont vu le jour ou qui sont en émergence dans les domaines de l\u2019éco-tourisme et des sports extrêmes, dans les activités de randonnée en nature, et en matière de culture et de patrimoine, notamment, permettent d\u2019entrevoir l\u2019avenir avec optimisme, estime M.Dupuis.C\u2019est d\u2019ailleurs parce que les développements se multiplient que la MRC a accepté de soutenir financièrement le démarrage de Tourisme Vallée de la Gatineau, un organisme voué à la promotion de l\u2019industrie touristique régionale.La Commission scolaire des Hauts-Bois de l\u2019Outaouais offrira, dès septembre, une formation en récréotourisme adaptée aux besoins des entreprises de la région.Agriculture Plus effacé, le secteur de l\u2019agriculture continue de jouer un rôle important dans l\u2019économie régionale.Ce secteur, selon Marc Dupuis, est lui aussi en pleine mutation.La production laitière et l\u2019élevage bovin y sont en perte de vitesse, mais des initiatives émergent dont la production de canneberges, l\u2019horticulture et la transformation des produits de l\u2019érable.Les activités d\u2019élevage ne sont pas en reste avec l\u2019avènement récent de nouveaux élevages de sangliers, de cerfs rouges et d\u2019agneaux.Au cours de l\u2019été 2005, après Bouchette, un premier marché frais a vu le jour à Maniwaki, projet qui sera reconduit en 2006 avec la participation de plus de producteurs, espère-t-on.Quatre agriculteurs se sont associés dans un projet expérimental de culture de ginseng, tandis que le CLD et d\u2019autres partenaires se sont entendus pour financer une étude de préfaisabilité de culture de millet perlé sucré à des fins de production d\u2019éthanol. ca/z^rÉCONOMIQUE 2005 Les nombreux défis de la Vallée-de-la-Gatineau ARCHIVES, La Presse Le parc linéaire Low-Maniwaki est de plus en plus populaire auprès des amateurs de plein air et de cyclo-tourisme.h.Au cours des prochaines années, la diversification et la valeur ajoutée seront au coeur des orientations de développement de la Vallée de la Gatineau.Michel Clermont Collaboration spéciale nouvelles@ledroit.com Selon le directeur général du CLD de la Vallée de la Gatineau, Marc Dupuis, les intervenants du milieu sont de plus en plus conscients des défis qui se présentent à eux et ils seront de plus en plus nombreux à vouloir participer activement à les relever.« En agriculture, une relève émerge dans des activités non traditionnelles.Dans le secteur forestier où la ressource décline, les initiatives de troisième transformation se multiplient et plusieurs nouveaux projets démarreront en 2006, notamment dans la production de moulures et de divers autres articles de bois.Ces projets bénéficieront de l\u2019aide financière offerte par les gouvernements aux localités monoindustrielles affectées par les réductions de possibilités forestières dans les essences de résineux».Dans la Vallée de la Gatineau, Maniwaki et Grand-Remous sont deux municipalités désignées pour cette aide.Même s\u2019il connaît une forte expansion depuis quelques années, le secteur touristique est appelé à poursuivre sur sa lancée.Les organismes publics ou communautaires continuent également de prendre une part active à la diversification de l\u2019offre touristique.Au cours des prochains mois, entre autres, la réserve amérindienne Kitigan Zibi inaugurera son nouveau centre culturel, tandis qu\u2019à Grand-Remous, l\u2019Aire faunique du réservoir Baskatong ouvrira, ce printemps, son nouveau centre d\u2019interprétation du doré.De son côté, la Société d\u2019aide au développement de la collectivité (SADC) a récemment entrepris une vaste étude sur les opportunités économiques de la villégiature et du tourisme saisonnier sur son territoire.«L\u2019activité villégiature génère des retombées de 26 millions $ annuellement.De ce montant, 15 millions $ sont dépensés à l\u2019extérieur de notre territoire.Notre objectif est de récupérer 10 millions $ de ce montant», de souligner le directeur général de la SADC, Pierre Monette.Assurer la relève La mise en place d\u2019une relève entrepreneuriale est un des défis de la région, non seulement pour succéder aux actuels dirigeants d\u2019entreprises ou pour occuper les nouveaux créneaux mais aussi pour contribuer à une diversification de l\u2019économie.«Pour susciter l\u2019intérêt des jeunes à revenir dans la région, mentionne M.Monette, il faudra se donner les outils pour les aider à tirer partie des opportunités d\u2019affaires qui se présentent et développer des créneaux spécialisés pour profiter de la proximité du marché de la capitale nationale».Du côté du CLD, on croit qu\u2019il sera aussi nécessaire d\u2019agir en faveur d\u2019une amélioration de la qualité de vie dans la région si l\u2019on veut y attirer des jeunes.«Le monde change rapidement et la région ne peut demeurer en retrait à l\u2019égard des nouvelles technologies, d\u2019expliquer M.Dupuis.Si nous voulons que de jeunes entrepreneurs instruits reviennent en région, il est nécessaire d\u2019offrir une qualité de vie égale ou supérieure à ce qu\u2019ils trouvent en ville.» Dans cette perspective, le CLD entreprendra bientôt la réalisa- tion d\u2019un plan d\u2019affaires en vue de développer un réseau à large bande qui couvrira l\u2019ensemble du territoire municipal de la MRC.Le Pontiac, un secret trop bien gardé ARCHIVES Diversifier l'économie est le principal défi du Pontiac.On doit également faire une meilleure mise en valeur des attraits touristiques dont les Chutes Coulonge.Le besoin de diversification économique se fait sentir plus que jamais dans le Pontiac.Charles Theriault ctheriault@ledroit.com Cette zone la plus à l\u2019ouest de la région de l\u2019Outaouais souffre, comme plusieurs autres, des difficultés de l\u2019industrie forestière et des mises à pied survenues cette année dans plusieurs scieries.Or, le Pontiac dépend beaucoup de la forêt pour faire rouler son économie et les autres industries ne sont pas encore prêtes à prendre la relève.La Municipalité régionale de comté (MRC) du Pontiac regroupe quelque 14 000 personnes vivant dans 19 municipalités.Son grand territoire de 13484 kilomètres carrés est principalement composé de forêt publique (9670 kilomètres carrés) mais on y compte de bonnes terres agricoles dans le sud, près de la rivière des Outaouais.Les municipalités voisines de Fort-Coulonge et Mansfield-Pon-tefract regroupent 3800 personnes alors que Shawville, où se trouve l\u2019hôpital régional, a un peu plus de 1600 habitants.Certaines municipalités ont aussi peu que 123 résidants.Le Pontiac demeure la région la plus pauvre de l\u2019Outaouais et l\u2019une des plus démunies de tout le Québec.Le revenu moyen d\u2019emploi est de 21552$ par personne et 61 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté établi à 20000$ par année.En 2001, le taux de chômage était de 11,8 %, soit le double de celui de l\u2019ensemble de l\u2019Outaouais.La crise de l\u2019industrie forestiè- re est celle qui inquiète le plus le préfet de la MRC du Pontiac, Michael Mc Crank.« C\u2019est difficile et pour le moment, on ne voit pas la lumière au bout du tunnel.Nous n\u2019avons pas encore vu les effets des mesures annoncées par le gouvernement le mois dernier.Les entreprises ne sont pas encore retournées en forêt pour couper du bois car elles évaluent encore la situation», a déclaré M.Mc Crank.La région compte aussi un bon nombre de producteurs de boeuf qui ont eux, aussi souffert au cours des dernières années en raison de la crise de la vache folle.Un projet d\u2019abattoir local leur redonne toutefois espoir car ils ne seraient ainsi plus autant à la merci du monopole des grands abattoirs.M.Mc Crank croit aussi qu\u2019il faut absolument développer les entreprises de deuxième et troisième transformation des produits de la forêt.C\u2019est qui a toujours manqué dans le Pontiac comme dans bien d\u2019autres régions.Le préfet est bien conscient de l\u2019importance de diversifier l\u2019économie du Pontiac.Il est encouragé par de nouvelles initiatives comme cette entreprise de Mansfield qui construit des filtres pour les systèmes de chauffage et d\u2019aération.Le propriétaire s\u2019est rendu compte qu\u2019il y avait là une demande à laquelle que personne ne semblait être prêt à répondre.Tourisme à développer Le Pontiac compte plusieurs attraits touristiques mais ils sont encore méconnus, même de la clientèle de Gatineau qui n\u2019est pourtant qu\u2019à moins d\u2019une heu- re de route de la région.Les descentes en radeau sur la rivière des Outaouais, les chutes de la rivière Coulonge, le pont couvert de Fort-Coulonge et la piste cyclable PPJ sont relativement populaires mais ils pourraient attirer beaucoup plus de visiteurs s\u2019ils étaient mieux connus.Il ne manque qu\u2019un lien cyclable d\u2019une trentaine de kilomètres, à travers la municipalité de Pontiac (Luskville-Quyon) pour que les cyclistes puissent circuler sur un sentier ininter- rompu de plus de 150 kilomètres entre Gatineau et l\u2019île aux Allumettes.La région a aussi un énorme potentiel au plan de l\u2019interprétation historique et archéologique puisque la rivière des Outaouais fut le lieu de passage des explorateurs et voyageurs en route vers l\u2019ouest Canadien.Là aussi, on note quelques initiatives, notamment pour faire connaître le Rocher de l\u2019Oiseau, mais il y encore beaucoup à faire pour que le Pontiac cesse d\u2019être un « secret trop bien gardé ».B51 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 LE DROIT, OTTAWA-GATINEAU, ÉDITION WEEK-END 19 ET 20 NOVEMBRE 2005 cahier ECONOMIQUE 2005 Le charme de la campagne près de la ville ARCHIVES Quatre des cinq centres de ski alpin de l'Outaouais se retrouvent dans la MRC des Collines.La Municipalité régionale de comté (MRC) des Collines est l'une des plus jeunes municipalités régionales au Québec.Elle a été formée en 1991 lorsque le gouvernement du Québec a démantelé la défunte Communauté régionale de l'Outaouais (CRO) pour qu'elle devienne une communauté urbaine.Charlei Theriault ctheriault@ledroit.com Les cinq villes (Aylmer, Hull, Gatineau, Masson-Angers et Buckingham) ont donc formé la Communauté urbaine de l\u2019Ou-taouais (CUO) jusqu\u2019à leur fusion en 2002.De leur côté, les municipalités de Pontiac, Chelsea, La Pêche, Cantley, Val-des-Monts, L\u2019Ange-Gardien et Notre-Dame-de-la-Salette ont été regroupées dans la MRC des Collines.Cette proximité de la zone urbaine exerce une influence déterminante sur l\u2019économie de la MRC des Collines.Une importante partie de la population travaille à Gatineau ou à Ottawa, étant donné que dans plusieurs cas, ils vivent à peine plus loin (et parfois même plus près) du centre-ville que certains résidants du grand Gatineau.La MRC des Collines a sa propre police régionale et on y retrouve un centre local de services communautaires (CLSC) qui offre des services de santé sur tout le territoire.Il s\u2019agit donc d\u2019un territoire périurbain de 2078 kilomètres carrés, où vivent plus de 37600 personnes.La MRC des Collines a une autre particularité : le parc de la Gatineau constitue 18 % de son territoire.Il occupe une part importante de la municipalité de Chelsea ainsi qu\u2019une bonne portion de Pontiac et de La Pêche.Mais la MRC des Collines est davantage plus que le débordement de la grande Ville de Gatineau, insiste le directeur du Centre local de développement (CLD) des Collines, Hugues Dupuy «Nous sommes aussi une région ressource et c\u2019est surtout la qualité de vie qui attire les gens ici.C\u2019est le meilleur des deux mondes », soutient M.Dupuy.C\u2019est aussi un monde de contrastes comme la région de l\u2019Outaouais dans son ensemble.La pauvreté y côtoie la richesse mais on y retrouve aussi une population très éduquée, ce qui ouvre la porte à des projets novateurs.Le territoire comprend aussi de nombreuses fermes et la MRC a décidé de privilégier le développement de l\u2019agriculture biologique, déjà très présente dans la région.Il y en a déjà plusieurs autour de Notre-Dame de la Salette et des producteurs se sont installés aussi à Val-des-Monts et La Pêche.«Mais il y a un potentiel plus grand encore car nous sommes à côté d\u2019un marché de plus d\u2019un million de consommateurs.De plus, on n\u2019est pas pris avec une agriculture industrielle bien établie et on n\u2019a pas de mégaporcherie comme c\u2019est le cas d\u2019autres régions», fait valoir Hugues Dupuy Le tourisme est également bien développé.Quatre des cinq centres de ski alpin de l\u2019Ou-taouais sont dans la MRC des Collines, ainsi qu\u2019Aventure Laflèche (caverne et sentier aérien) des glissades d\u2019eau et le village touristique de Wakefield mis en valeur par le train à vapeur qui s\u2019y rend à partir de Hull.Sur le plan culturel, la présence de nombreux artistes à Cantley, Chelsea et La Pêche crée un intérêt qui se manifeste notamment lors des tournées d\u2019artistes dans leur milieu.B52 menas® Carling Ave.682-7000 _ àfe' fe* M ptSSSi prælsHK .mu.PHASE II VENDUE A 98% La cour arrière de 75% des maisons donne sur le parcours de golf www.richcraft.com § RICHCRAFT» Group de compagnies Cour arrière sur le Maisons unifamiliales Del 649 pi2 à 3 610 pi2 Terrains de 50 et 60 pieds Maisons en rangée et jumelées 0 pi2 à 1 800 pi2 Bungalows De 1 470 pi2 à 1 850 pi2 Terrains de 50 et 60 pieds Un design qui fait la différence Ce projet bien pensé de Richcraft,qui entoure les allées onduleuses du Club de golf Gatineau, se trouve à seulement quelques minutes de la marina d'Aylmer et des sentiers récréatifs qui serpentent pendant des milles le long de la rivière des Outaouais.Le charme tout particulier de la ville historique d'Aylmer est particulièrement tangible dans son centre-ville trépidant qui s'enorgueillit d'être doté de toutes les commodités de la vie moderne. 120 caractéristiques vraiment pas banales.La nouvelle Passat, une véritable expression du génie allemand.La nouvelle Passat 2006 A partir de 29950* Le moteur turbo de 200 chevaux ne vous étonnera peut-être pas.Même chose pour le système de nettoyage automatique des disques de frein, la boîte à gants climatisée et les nombreux éléments de sécurité.Après tout, c'est une Volkswagen.Mais vous serez renversé par toutes les caractéristiques vraiment pas banales : démarreur sans clé, dispositif antirecul, ordinateur de bord multifonctions.La liste n'en finit plus, elle en cumule 120.Passez chez votre concessionnaire Volkswagen et attendez-vous à tout du génie allemand dont regorge la nouvelle Passat 2006.nouvellePassat.ca ***PDSF de la Passat 2.0T 2006 de base avec boîte manuelle à 6 vitesses.Disponible fin novembre 2005, mais commandes possibles dès maintenant.Le concessionnaire peut vendre à prix 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