Le samedi, 1 mars 1896, samedi 28 mars 1896
[" ¦¦s \u2014 ÈMËÈÈÊÈÊjt: ImmË MÊm WmsÊKÈ Il 11! «fit» ¦ ,\u2022 11 ¦ il il»! IBlliis gate ü« umm W//M mÊSm àMÉSSll WM .- «Ml as» «ï Ulr \u2022 fii.hih c, in y-t / ü£ 'è^ïfï&ï WvW/' SE PRÉPARANT POUR LES FETES DE PAQUES s Bol :snï 5fe$a/nftsclî/ VOL.VII.\u2014No 43\tMONTREAL, 23 MARS 1896\t$2.50 parannei.Le Numéros cts.MUSIQUE SACRÉE 6207 453670 LE SAMEDI Se- (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE ET SOCIALE X3XT ZF\u2019O-X'ZEXe ODOIÆEIS'X'XQ'Ü'E REDACTEUR: LOUIS PERRON Aboishstemeitt: TTnsr -A_xt3 S2.50 - SiixiIMois, SI-25 (Strictement payable d\u2019avance) Friac'du ÜT-uxnepo, 5 Contins Tarif d\u2019annonce \u2014 10c la ligne, mesure agate.POIRIER, BESSETTE & CIE, Editeurs - Propriétaires, No 516 Rue Craig, Montréal MONTRÉAL, 28 MARS 1896 DEVINETTE J&J&.0m e^t fa ÊyogiiC i I .'f^aüÈÊt A Nos Lecteurs et Abonnés Le Samedi, qui ne s\u2019arrête jamais, ne fut-je qu\u2019une minute, dans la voie des améliorations, a décidé de publier, pour les fêtes de Pâques, UN NUMÉRO AVEC COUVERTURE EN COULEUR.Les Œufs de Pâques, tel est le titre du délicieux dessin qui ornera la première page de notre numéro du 4 avril, lequel sera bien un véritable numéro spécial, avec Contes, Nouvelles, Musique, Poésies et Dessins appropriés.A cette date, nous commencerons également la publication d\u2019un des plus émouvants romans qu\u2019il ait été donné de lire sur ce continent.LE SECRET DU SQUELETTE par GEORGES PRADEL, sera certainement accueilli, par nos lecteurs «t abonnés, avec toute la faveur qu\u2019il mérite et chacun en suivra la lecture avec un intérêt toujours croissant.Pensées Philosophiques Une grande fortune n\u2019est qu\u2019un fruit pourri qui attire les mouches.V.Chkrbuliez.e c La rue qui s\u2019appelle Demain conduit à la place Jamais.\u2014 (Proverbe Espagnol.) * \u2022 \u2022 Hi Dieu avait voulu que l\u2019homme fût un végétarien, il lui aurait fait une mâchoire d\u2019âne.\u2014Calchas.Il faut faire non ce qu\u2019on a du plaisir à faire, mais ce qu\u2019on sera content d\u2019avoir fait.\u2014Un Philosophe.8 \u2022 ' \u2022 Quand un mendiant vous tend la main, ce n\u2019est généralement pas pour vous donner une pièce d\u2019or.\u2014Salus.l out luxe judicieux constitue une sorte de réserve pour les circons' tances imprévues et les temps de nécessité.\u2014 Paul Leroy-Beaulieu.Bibliographie Vient de paraître : le \u201c Directory Catholique \u201d de Hoflman\u2019s Bros & Co (Milwaukee, Wis).Ce beau volume, que la maison Hoflman frères édite tous les ans, est le répertoire le plus complet du clergé canadien, de celui des Etats-Unis et de Terre Neuve.Tous les renseignements nécessaires y sont contenus et correctement classés dans un volume de plus de 900 pages.Carte des Etats-Unis hors texte.IL N\u2019AVAIT PAS BESOIN DE CELA L\u2019oculiste (présentant son compte).\u2014 Vous devez vous apercevoir que votre vue s\u2019est beaucoup améliorée.Le client (parcourant le compte).\u2014Pardon, monsieur, je ne sais vraiment quoi vous répondre ; mais il me semble que je n\u2019avais pas besoin de me faire soigner pour apercevoir quelque chose de ce calibre-là.IL A EXPLIQUÉ L'actrice (en colère).\u2014Est-ce vous qui avez écrit cette critique montrant mon rôle de la \u201c Femme abandonnée \u201d comme un misérable fiasco?Le journaliste.\u2014Mais.oui, madame.Vons étiez tellement belle dans ce rôle, que je ne pouvais pas croire qu\u2019un homme de bon sens pût vous abandonner.IL N\u2019EN SAVAIT RIEN Après avoir passé trois années à Paris, un jeune américain écrivit à son père : \u201c Maintenant que je suis bien décidé à me mettre à l\u2019étude, pourriez-vous me dire, cher père, si c\u2019est la médecine ou le droit que je suis venu étudier ici?NOS CHÉRUBINS Si tu continues à faire des grimaces comme cela, dit une vieille tante à sa petite nièce, tu deviendra laide comme un péché mortel, \u2014Est-ce que, répartit l\u2019espiègle, tu faisais des grimaces, ma tante, quand tu étais petite fille ?LES RAYONS X DU DOCTEUR ROENTGEN ¦H Une de nos gracieusesabonnées'ayant consi nti à se laisser photographier avec le nouvel appareil Crookes, nous soumettons au public le résultat de notre expérience, absolument concluante, du reste.On remarquera que Mlle X.ayant voulu conserver l\u2019incognito, a refusé de laisser photographier son crânejet les pensées y contenues, ainsi que son charmant visage.On remarquera également que le cœur est venu lumineusement.Pas de commentaires. LE SAMEDI 3 - «as 'j&à'-A ÜÇf?Eehos des Modes Parisiennes Paris, 23 mars 1896.Nous approchons du moment où l\u2019inédit sera seul à captiver l\u2019attention de nos lectrices, et c\u2019est pour parvenir à créer cette nouveauté attendue que couturières et modistes travaillent sans relâche, afin de contenter nos désirs et d\u2019être à même de nous montrer les fantaisies charmantes qu\u2019elles viennent d\u2019éditer dans le domaine des chiffons, pour la radieuse saison du printemps.Rien de plus frais, de plus coquet, que les étoffes nouvelles qui allieront, dans les costumes, à la simplicité de la forme, tout le charme de la couleur.Robes claires en drap fond crème, rose ou ciel, se feront avec corsage fronçé sur une guimpe en surah coulissé monté sur petit col drapé, fermé par un nœud derrière.Avec ces toilettes, chapeaux fleuris comme la saison.Rien de plus charmant que cette simplicité qui porte en elle un caractère d\u2019élégance.Les gilets à dos, forme sac, seront très en vogue cette année et sont, à mon avis, infiniment plus élégants que les collerettes, tout en conservant les avantages très appréciables de ces dernières.La figure No 1 représente un gilet non ajusté, en satin noir, garni richement de dentelle crème, parsemée de clous de jais.Entre les plis plats du satin, on remarque une petite bordure en mousseline de soie, tandis que des nœuds de velours noir garnissent le bas des bandes de dentelle.Ce genre convient pour les toilettes du matin ou du soir, mais les plus jolis peut-être de ces gilets sont ceux faits de drap parfaitement uni, «?> , \\9' *\u2022 Mill .§ n\u2019ayant d\u2019autre décoration que des bandes de drap et de3 boutons de perles.Le3 boutons de perles s\u2019achètent par millions.Dis boutons petits, larges et moyens, principalement blancs, commencent à se montrer sur les robes de drap de toutes nuances.Les gilets à dos, forme sac, sont taillés, cette année, beaucoup plus courts que l\u2019an dernier, de fait, ils se terminent en haut des hanches, avantage sérieux pour les personnes de petite taille, car cet artifice les fait paraître plus grandes.L\u2019alpaga sera très usité cette année.Les manches à gigot ont fait leur temps.Il y a bien ici et là quelques révoltes, mais le décret est lancé.Notre figure 2 représente la nouvelle mode.Peut-on pour un instant comparer les grâces de la vieille mode avec celles de la nouvelle 1 N\u2019est- Wmi V V ^ ce pas qu\u2019il est beaucoup plus gentil ce nouveau genre de manches, qui laisse voir le contour du bras et fait paraître la taille plus mince 1 Libre à chacune de suivre sa fantaisie quant aux détails.Les manches peuvent être de même étoffe que la robe ou être en velours ou brocart, si on aime les contrastes ; la robe représentée ici est noire, des bandes de jais tra- Fig.2 versent le corsage ; des morceaux de tulle couleur crème tombent du léger décolletage jusqu\u2019à la taille et de là jusqu\u2019au bord de la robe ; le bas des manches est entouré de frilles de dentelle.Presque toutes les nouvelles robes en portent.Ces frilles donnent à la main un charme de plus, en la faisant paraître plus petite et voilent les défauts d\u2019un poignet peu gracieux.Dans les chapeaux, citons de délicieuses petites capotes légères et bien coiffantes, vrais types de la fantaisie élégante et spirituelle, telle que la comprennent les femmes de goût.J\u2019en détache trois ravissants modèles parmi un grand nombre tous jolis.Un délicieux béguin en velours fleur de pêche avec nœud de dentelle et aigrette de fleurs de pêcher roses et blanches.Un autre, en velours bleu de roi à aigrette rosée, fleurie d\u2019un monceau de roses.Puis une capote au fond de velours blanc criblé de perles multicolores.Torsade de velours rubis et nichée de petits oiseaux groupés dans les plis veloutés avec cache-peigne de fleurs variées.Vicomtesse d\u2019Aulnay.CRÉANCIER ET DÉBITEUR Créancier.\u2014J\u2019aimerais à savoir quand vous allez me payer ce compte ] Je ne puis pas venir ici chaque jour de la semaine ! Débiteur.\u2014Quel jour vous irait le mieux.Créancier.\u2014Le samedi.Débiteur.\u2014Très bien.Alors vous pouvez venir tous les samedis.FACILE A DEVINER \u2014Ainsi, ils font empoigné malgré son déguisement de femme ?dit le policier à ses amis.\u2014Oui., \u2014Comment ont-ils pu découvrir que c\u2019était un homme .__Us l\u2019ont fait jouer aux cartes.Le malheureux les a tous mis a sec, PHÉNOMÉNAL Jules.\u2014Oui, elles sont bien réellement jumelles ; mais il y a que\u2019que chose d\u2019extraordinaire chez elles.Pierrot.\u2014Quoi donc 1\t.\t,.Jules.\u2014Celle'qui est mariée, prétend avoir cinq ans de plus que celle qui ne l\u2019est pas ! LE SAMEDI DU DANGER DES BLOOMERS M SS?X.z' U4 \u2014Alors, vous croyez pouvoir compter sur lui ?\u2014Comment donc ! Mais, pas plus tard qu\u2019hier, il me disait encore : Si jamais j\u2019ai besoin d\u2019argent, mon vieux, compte sur moi ; jamais je ne m\u2019adresserai à un autre ! * * * Le banquier Z., dont la réputation est moins claire que le cristal de roche, causait hier soir avec le vieux général de B.\u2014Savez vous bien, général, que je suis à la tête d\u2019une véritable armée d\u2019employés, et que si je rassemblais tout mon personnel dans un camp.\u2014 Oh ! interrompit vivement le général, cela serait un camp volant.On lit sur la porte de l\u2019abattoir de R.\u201c L'entrée de l\u2019abattoir n'est permise qu'aux membres\\du conseil d'administration et aux bestiaux qui viennent se faire abattre.'' Dans un compartiment de chemin de fer, deux méridionaux causent.\u2014Moi.dit l\u2019un, je suis de Toulouse, et vous ?\u2014Oh ! moi, je suis de Marseille, mais, je ne le dis pas 'd\u2019habitude, car je n\u2019aime pas à me vanter ! Le fidèle Carlo voyant, pour la première fois, sa chère maîtresse en costume de bicyclette, témoigne, à sa façon, qu\u2019il la prend pour un malfaiteur.La Récolte du \u201c Samedi \u201d (A travers les Journaux Parisiens.) BIZARRERIES POETIQUES On se souvient de la façon dont est annoncée la venue de Clovis dans Arbogast, tragédie du vicomte d\u2019Arlincourt : Il arriva, suivi de six cent mille Francs.L\u2019on a cueilli encore dans les tragédies représentées à l\u2019Odéon, à des époques lointaines, des vers remarquables à divers titres.Celui-ci est extrait d\u2019une description d\u2019assaut et de carnage : Sur le sein de l\u2019épouse on écrase Y époux.Dans un drame espagnol, on essaie de détourner le roi de son amitié pour un indigne favori, le duc d\u2019Alcala : Jamais à ton secours Alcala vola-t-il ?Mais il faut savoir se borner, dormons sur celle-là.\u2014Madame, je viens interviewer Monsieur votre mari.\u2014L\u2019interviewer !.Oh ! mon Dieu ! Est-ce que ça lui fera bien mal ?Un bruit que les dindons font courir.\u2014M.Daviau de Sanzai était un prélat respecté et de plus, un illustre gourmet.Ayant gagné à M.de Carmiron, l\u2019un de ses grands vicaires, une dinde aux truffes qui se faisait longtemps attendre, l\u2019archevêque de Bardeaux rappela au perdant sa gageure.\u2014Monsieur, dit le vicaire, les truffes ne valent rien, cette année.\u2014 Bah ! bah ! répond M.de Sanzai, c\u2019est un bruit que les dindons font courir.Tête du vicaire ! ! EXPLICATION PLAUSIBLE i Si %-m h -JU- msÊÊgm l i m A l\u2019office.\u2014Dans ma dernière place, raconte une cuisinière, je me serais trouvée très bien, si le patron n\u2019avait été photographe.\u2014En quoi cela pouvait-il vous gêner ?\u2014Dame ! à table, il photographiait les morceaux avant de les renvoyer à la cuisine ! \u2014Calino se trouvant à Lyon, interroge un passant.\u2014Qu\u2019est cela ?^\t\u2014Cela?.mais c\u2019est ^Toto (5 ansJ.\u2014Dis, Emma, pourquoi que le serpent le Rhône I yjse roule comme ça en nœud ?\tjr i -^rrr, Le père (amèrement).\u2014Si tu pouvais savoir combien cela me fait de peine, d\u2019avoir à te corriger si souvent?Le gamin.\u2014Ne te gênes donc pas, mon cher papa, vas y gaiement.pour presque rien, je vais te composer un philtre qui fera naître en toi l\u2019art de bien dire.\u201c En retour, je ne te demande que de chanter en mon honneur ton premier rondeau.Suis-je assez bon prince ?\u2014Topez là ! dit le jeune amoureux ravi, et, par l\u2019enfer ! vous n\u2019aurez, mon maître, qu\u2019à vous louer de moi.\u201d Sans hésiter, il tendit la paume de sa main au démon qui y appuya la sienne : le pacte était signé.De son trident, le maudit frappa la terre, et aussitôt il en sortit un fourneau, surmonté d\u2019un vase de cuivre allongé qui se terminait en un tube contourné en spirale ; d\u2019un souffle, le diable alluma le bitume qui emplissait le foyer ; il remplit de vin le vase de cuivre.Bientôt, sous l\u2019action de la cha- /À AG ; //' À' A//.y w.: t' nié1 y.y y /1./ Premier tramp.\u2014Crois-moi, mon cher, il ne faut jamais dire de mal de personne*, ni de rien.Tôt ou tard, on le regrette.Second tramp.\u2014Qu\u2019est-ce qui te prend encore, vieux ! Quelques remords de conscience ?Premier tramp.\u2014Non, mais je me rappelle combien je tempêtais contre les chaleurs, pas plus tard que cet été.leur, ce liquide entra en ébullition et se réduisit en vapeur ; en cherchant à s\u2019échapper par le tube tortueux, cette vapeur se condensa en une eau claire et étincelante, comme la rosée aux premiers rayons du soleil, et retomba goutte à goutte dans une coupe d\u2019or où le chimiste de l\u2019enfer la recueillit avec soin.Lorsque la coupe fut à demi pleine : \u201c Bois,\u201d dit le diable, en l\u2019offrant à Raymond, qui la vida d\u2019un seul trait.Aussitôt une chaleur mystérieuse circule dans les veines du jeune chevalier, son regard brille d\u2019un vif éclat, son cœur bat plus vite, ses pensées, deviennent lumineuses, un charme radieux enveloppe son âme, et il sent, tomber les chaînes qui retiennent sa parole captive.Pour exprimer ses sentiments, les mots lui arrivent en foule ; ce qu\u2019il dit l\u2019étonne, il s\u2019écoute lui-même avec ravissement et ne se reconnaît plus.Cependant, de son ongle acéré Satan griffonnait sur un morceau de parchemin.Quand il l\u2019eut couvert de sa vilaine écriture, il le tendit à Raymond.\u201c Prends, dit il ; c\u2019est, la recette du philtre que je viens de faire pour toi ; tu le nommeras alcool ou eau-de-vie.Machinalement, le nouveau poète serra dans sa ceinture cette singulière recette.\u2014Je t\u2019écoute,\u201d continua le diable en croisant ses bras sur sa poitrine velue.Alors, Raymond plaçant une main sur son cœur, le regard fixé à la-voûte noircie de sa cave, \u2014 que les cœurs bien épris lui jettent s\u2019ils l\u2019osent la première pierre \u2014 Raymond commença en ces termes : Plus pure que la rose blanche, Ma bien aimée, aux yeux d\u2019azur !.Raisonnablement, le diable ne pouvait supposer que ces vers fussent, rimés en son honneur ; aussitôt il rugit un formidable juron, et s\u2019élança, les cornes en avant, pour transpercer le déloyal rimeur.Mais celui-ci malgré son épouvante, eut le temps de faire le signe de la croix et d\u2019invoquer les trois Maries, saintes patronnes de la Provence.A ce signe fatal, à ces noms abhorrés, Sitan frappa le sol de son pied fourchu ; la terre s\u2019entr\u2019ouvrit ; et, selon antique usage, il disparut dans un tourbillon de flamme.Trop heureux désormais pour chercher à augmenter son bonheur, et d\u2019ailleurs trop occupé par les apprêts de son mariage avec Isabeau, Raymond de Villeneuve n\u2019utilisa pas la formule infernale, et même, après, l\u2019avoir placée dans ses archives, il l\u2019oublia complètement.Un siècle plus tard, un de ses arrière-neveux, Arnaud de Villeneuve, professeur de chimie à l\u2019Université de Montpellier, retrouva le diabolique autographe, ce qui lui donna l\u2019idée de distiller du vin ; satisfait de l\u2019étonnant résultat qu\u2019il obtint, il s\u2019attribua le mérite de cette découverte, et, \u2014 ô caprice de la fortune ! \u2014\"grâce à elle son nom passa à la postérité, au grand préjudice de Satan, le véritable inventeur de Veau de-vie, qui pour bien des-, gens depuis n\u2019a été qu\u2019une eau-de-mort.\t^ S.E.Robert.A force de m\u2019être regardé, je ne me trouve pas mal ; à force rde voiries autres, je ne les trouve plus si bien ; ainsi se nivellent les prétentions réciproques.-Salus.Les Pilules d\u2019Ayer sont absolument végétales, d\u2019un emploi sûr ; elle ne?resserrent pas les intestins, et sont un tonique admirable. LE SAMEDI IS Amère îronie *>.v La téléphoniste (impatientée).\u2014Approchez votre bouche un peu plus près du téléphone on n\u2019entend rien ! k M.Isaacstem (désolé).\u2014Beux bas ! Beux bas !.BALLADE PRINTANIÈRE (Pour le Samedi J Soleil dont la lueur discrète, Cache encore de chauds rayons, Le printemps avec toi s\u2019apprête A couvrir d\u2019or tous tes sillons.L\u2019avril aura des papillons, Le poète aura des ballades Pour chanter les jours vermillons,.Soleil, les neiges sont malades.Car, l\u2019eau devient leur blanche crête Qui faisait de blanos horizons Au coteau lointain.L\u2019on décrète Leur départ du haut des maisons, D\u2019où l\u2019on abat tous les glaçons ; Nous leur faisons des algarades Sous peine d\u2019avoir des frissons., Soleil, les neiges sont malades.A Jean Gharhonneau.Voyez neiges comme on vous traite ! Mais, n\u2019avons-nous pas des raisons De vous faire battre en retraite?Sont-ce à vous les quatre saisons ?Laissez revenir les pinsons ! Donc, encor des dégringolades ! Frappons en chantant des chansons ?Soleil, les neiges sont malades ! ENVOI Prince, à quoi bon tous ces glaçons Quand, le printemps a des œillades A fondre tous ces polissons ?Sais-tu ?les neiges sont malades.Jean Ga-Ghu.CHEZ LE COMMISSAIRE Ce matin là, Corbiquet enfila sa redingote des grands jours, coiffa son tromblon à longs poils roussâtres, et partit pour se rendre au commissariat de police.Il allait faire viser son livret de soldat libéré, après cinq ans de service au 235e de ligne et il avait, suivant son habitude, hélas, un joli commencement de plumet.Mais, comme il atteignait l\u2019angle de la rue Moulotte, il aperçut grand ouvert le cabaret de la mère Damery, et il ne put se retenir d\u2019y entrer tant pour s\u2019ingurgiter quelques godots de vieux marc que pour dégoiser ses mésaventures conjugales, \u2014 double moyen de s\u2019en consoler.TJn peu plus loin, au tournant de la rue des Tanneurs, il remarqua que la porte de l\u2019auberge du Bon Coing était ouverte également, et comment passer là sans s\u2019arrêter un brin et puiser un peu de reconfort ?Comme il se remettait en marche et se recordait tant bien que mal l\u2019éloquent discours qu\u2019il allait adresssr à M.Poustor, le commissaire de police, ses yeux rencontrèrent soudain le bouchon de sapin suspendu au-dessus de l\u2019entrée du petit café du Parc et qui se balançait si joliment et galamment, avec tant de légèreté, de grâce et de gentillesse, qu il n y avait pas moyen de résister à ses invités.Nouvelle station donc et nouvelle et copieuses consolations.Lorsque Corbiquet arriva devant le bureau de police, il était tellement bien consolé que son petit plumet s\u2019était transformé en un superbe et éblouissant panache.\u2014M.le co.co.oommis8aire ?demanda-t-il en clignant de 1 œil et dodelinant de la tête.J\u2019ai à lui.lui parler.\u2014Il n\u2019est pas là, répondit le brigadier Latrompette, qui se trouvait de garde en ce moment.\u2014Ah! Il n\u2019est pas.là 1.pas là!.répétait niaisement 1 ivrogne.Alore, il est chez.chez lui! Si j\u2019allais chez.chez lui ! Je sais bien ous\u2019qu\u2019il reste ! C\u2019est rue .du Coq.là-bas.près du petit pont.\u2014Allez vous coucher ! Rentrez chez vous, dit M.Latrompette, qui voulait épargner à son chef un dérangement et se debarrasser aussi de cet importun.\t*\t.\u2014Me coucher ?J\u2019ai bien le.temps ! .Je veux aller voir M.Poustor !.Je le connais bien, allez?C\u2019est un.un brave homme! Un.un.bon zig ! Il me recevra mieux que vous, lui !.C\u2019est toujours comme ça !.Faut toujours s\u2019adresser au.au bon Dieu.et pas à ses saints, oui !.parce que.Allez-vous déguerpir d\u2019ici, espèce de soulard ! Allons, filez ! \u2014Moi, soulard?.Tu oses me traiter de soulard?.moi Corbiquet.\u2014Mais, fichez-moi donc le camp, à la fin, ou je vous coffre ! Mais, précisément parce qu\u2019on lui enjoignait de s\u2019en aller, Corbiquet s\u2019obstinait à rester ; et bientôt, non content d\u2019injurier le brigadier Latrompette, il empoigna une chaise pour la lui lancer à la tête et ne réussit qu\u2019à démolir du même coup quatre ou cinq carreaux de la fenêtre.Immédiatement l\u2019agent Simonneau qui arrivait se précipita sur Corbiquet, et ce fut vite fait de le maîtriser et le traîner au violon.Le surlendemain, Clément-Jean-Biptiste Corbiquet comparaissait devant le tribunal correctionnel et était condamné pour injurep, rébellions et sévices envers les agents de la force publique, aussi lien que pour bris de vitres et dégradation d\u2019objets mobilier?, à quinze jours de prison, vingt-cinq francs de dommages intérêts, Parisien.SIMPLE EXPLICATION Le magistrat.\u2014Alors, votre mari vous a maltraitée ?La femme (qui veut retirer sa plainte).\u2014Non, Votre Honneur.Le magistrat.\u2014Comment ! Ne vous a-t-il pas mordu à l\u2019oreille ?La femme.\u2014Non, Votre Honneur, c\u2019est moi, qui me la suis mordue.PAS SI BÊTE Le marguillier.\u2014Pourquoi ne pas faire peindre ta femme en grandeur naturelle, puisque tu veux lui consacrer un tableau commémoratif dans l\u2019église ?Le marchand de modes.\u2014Impossible, mon cher, je me ruinerais.Il me le faudrait renouveler à chaque changement de modes, ou être accablé de ses reproches.PRIS POUR UN AUTRE Monsieur B.en revenant chez lui l\u2019autre soir, par un froid polaire, s\u2019aperçoit que la fenêtre de la maison d\u2019un de se3 voisins, est grande ouverte.Craignant les voleurs, il se résout à donner l\u2019alarme ; s\u2019approchant donc de la fenêtre, il s\u2019écrie de toutes les forces de ses poumons : Holà ! voisin, votre fenêtre est.Il n\u2019acheva pas.Il reçut en plein visage le contenu d\u2019un baquet rempli d\u2019eau et une voix criarde l\u2019apostropha en ces termes : \u201cNe t\u2019avais-je pas dit ce qui t\u2019attendait si tu rentrais, passé neuf heures ?Une Recette par Semaine DESTRUCTION DES RATS Le moyen le plus sûr et le moins dangereux pour détruire les rats est de prendre de la chaux vive, de la pulvériser dans un mortier et d\u2019y ajouter une quantité égale de sucre ; puis on étend cette poudre mélangée dans les endroits fréquentés par les rats.Comms ils sont très friands de sucre, ils mangent la poudre avec avidité.Les liquides de l\u2019estomac venant en contact avec la chaux déterminent un effet analogue à celui que l\u2019eau exerce sur cette substance, l\u2019éteignent, et la violente inflammation de l\u2019estomac qui en est la conséquence obligée occasionne promptement la mort.B.de S.DEVINETTE % K \u2014La scie ne coupe plus, portes-là à l\u2019aiguiseur.\u2014Où demeure-t-il, patron?\u2014il est là tout près, cherche-le. 14 LE SAMEDi FEUILLETON DU SAMEDI LIE CRIME D\u2019ORGÈRES Par Louis Létang TROISIÈME PARTIE TJ S S VI \u2014 LE CARNET DE CHÈQUES '( Suite.) \u2014Hier soir, vers sept ou huit heures.Une jeune fille à son service, Mlle Jeannine, est venue à ce moment-là en toute hâte ici, pour chercher des nouvelles de M.Darbois.Sa maîtresse l\u2019envoyait.Elle avait appris par Gaston de Raismes l\u2019arrestation de son fiancé.Vous pensez sa mortelle inquiétude.\u201c Jeannine avait mission, à défaut demon capitaine, de m\u2019emmener avenue des Champs-Elysées.Nous y courûmes.Mlle de Briais n\u2019était plus là.Elle venait de sortir précipitamment, après avoir reçu une lettre très pressée.J\u2019attendis.A minuit, elle n\u2019était pas encore rentrée.Je revins ici bien triste et bien tourmenté.Ce matin, au jour, j\u2019étais à l\u2019hôtel.Pas de nouvelles de la jeune fille.Rien de toute la journée.Ce soir, à dix heures, Mlle de Briais n\u2019avait pas reparu.Tout ceci est bien étrange et menaçant.\u2014Les misérables ! les misérables ! fit Albert Lequesne en se tordant les mains de désespoir, ce sont eux qui l\u2019ont attirée par je ne sais quels mensonges et qui la tiennent enfermée.\u2014Oui, fit Moreau en hochant la tête, ce doit être ainsi.Mlle de Briais sait peut-être des choses compromettantes pour les de Raismes, des choses dont ils craignent la révélation en ce moment, peut-être aussi ce Gaston ?.Il n\u2019acheva, pas mais ses poings se serrèrent et ses petits yeux lancèrent des éclairs.\u2014Ah ! le gredin, si jamais il commettait une infamie pareille ! Albert qui tenait courbé depuis quelque instants sa tête puissante, la releva.\u2014Mon ami, fit-il, en mettant la main sur l\u2019épaule de Moreau, nous allons tenter tout ce qui est humainement possible pour sauver Mlle de Briais et par là Edouard Darbois.\u2014Oui, certes, je ne suis qu\u2019un pauvre soldat maladroit et assez mal équilibré, mais je fais sans hésiter le sacrifice de ma peau pour réparer mes sottises et prouver à mon capitaine combien je l\u2019aime.Comptez sur moi ! \u2014Bien ; Merci.Vous êtes un brave cœur.Que la providence daigne seconder nos efforts et que Dieu nous protège ! Mais si les circonstances nous obligent à accomplir des actes de justice sommaire, qu\u2019il soit entendu, n\u2019est-ce pas, que toute la responsabilité m\u2019appartient à moi.à moi.un vieux dont l\u2019unique désir, la seule aspiration est de voir, avant d\u2019aller reposer au sein du Seigneur, Edouard Darbois libre, heureux, débarrassé de ses lâches ennemis.\u2014Qui donc êtes-vous, pour parler ainsi ?murmura Moreau, impressionné par l\u2019implacable résolution, la sombre énergie que réflétait le pâle visage de Lequesne.\u2014Un vieillard qui a des raisons de chérir Edouard Darbois et de haïr férocement, à mort, l\u2019oncle Frank, comme vous dites ! Ah ! l\u2019oncle Frank ! Partons.Voulez-vous ?VII.\u2014 LE PENDU.Moreau avait subi profondément l\u2019influence de Lequesne.Sur son esprit flottant, indécis, la volonté du vieillard avait fait une impression toute puissante.Il se laissait guider, entraîner, satisfait d\u2019entrer en action violente, de se soustraire à ses réflexions et à ses rêveries stériles.Dans la voiture qui les emportait vers les champs Elysées, Albert expliqua brièvement au soldat comment il entendait agir.Le but était de se mettre à la piste de Frank Hilson, de le joindre dans un endroit isolé et là, seul à seul, face à face, Albert se chargerait de lui faire confesser la vérité.Il avait pour cela des moyens irrésistibles.Cette nuit même il fallait que cette explication suprême eût lieu.Où ?Qu\u2019importe ! On prendrait conseil des circonstances.Frank, noctambule et habitué de cercle, passait évidemment la plus grande partie de ses nuits au dehors.On le guetterait et on le suivrait.Ah ! si malgré l\u2019heure avancée, onze heures et quelques minutes, le misérable n\u2019avait pas encore quitté l\u2019hôtel de Raismes ?C\u2019est là qu\u2019ils se dirigeaient au grand trot d\u2019un cheval impitoya- blement fouaillé par un cocher que la promesse d\u2019un fort pourboire rendait énergique.fe Moreau fit arrêter la voiture au milieu de l\u2019avenue des Champs-Elysées.Les deux hommes descendirent, payèrent cette course extraordinaire et s\u2019enfoncèrent sous les arbres.\u2014Voilà, dit Moreau à voix basse, je vais entrer dans l\u2019hôtel pour demander encore une fois si Mlle de Briais est revenue, et je tâcherai de savoir si notre vilain magot est sorti et où il est allé.\u2014Bien.Je vous attends là.Faites vite.Albert Lequesne s\u2019adossa à un arbre, les yeux fixés sur la façade de l\u2019hôtel.Au bout de cinq minutes Moreau revint en toute hâte.\u2014D\u2019abord, fit-il, la pauvre Mlle Blanche est toujours absente.D\u2019autre part, nous avons une veine inespérée ! Gaston et Frank sont chez eux.\u2014Ah! \u2014Mais ils vont sortir incessamment.La voiture tout attelée les attend dans la cour.\u2014Il faut les suivre.\u2014Les suivre, diable ! Et moi qui ai été assez bête pour renvoyer notre fiacre ! Peut-être va-t-il en passer un que nous pourrons arrêter ! Moreau avait à peine formulé cet espoir que la porte cochère de l\u2019hôtel de Raismes s\u2019ouvrit toute grande et que l\u2019élégant coupé de Gaston franchit le seuil.\u2014Trop tard, s\u2019écria désespérément Moreau.Voilà que les choses se mettent à aller de travers ! Ne pouvaient-ils attendre cinq minutes, ces gueux-là ! C\u2019est qu\u2019ils y sont tous les deux, les voyez-vous, monsieur ?\u201c Et ils vont comme cela nous brûler la politesse ?Jamais de la vie ! Ne bougez pas d\u2019ici.J\u2019ai de bonnes jambes et je vais suivre leur voiture au pas de course.Une, deu3se ! Je reviendrai vous quérir s\u2019ils s\u2019arrêtent quelque part.Et Moreau, les poings aux hanches, fila de toute la vitessse de ses longues guiboles sous les marronniers de la contre-allée.Peu ou point de promeneurs par cette nuit de novembre, et le brave garçon avait le champ libre.Il était comme un cerf et se maintenait sans difficulté à faible distance du coupé de Gaston que traînait pourtant un demi-sang plein de feu.Mais la traverse de la place de la Concorde n\u2019alla pas si carrément.Il glissa sur le rebord d\u2019un trottoir, chercha à se retenir et donna de la tête dans un groupe de personnes qui venaient en sens inverse.Jurements, malédictions, menaces.Moreau fit un saut de côté pour échapper à ce concert de récriminations et manqua de tomber sous les roues d\u2019un omnibus.D\u2019autres voitures traversaient la place dans toutes les directions, et il resta un moment ahuri, dansant d\u2019un pied sur l\u2019autre, attendant une inspiration pour s\u2019élancer et reprendre sa course.Il avait perdu de vue le coupé de Gaston, mais ce devait être vers la pointe de la rue Royale que le cocher dirigeait son cheval.En deux ou trois sauts qui auraient fait l\u2019admiration d\u2019un acrobate, il se dégagea des voitures et gagna l\u2019angle de l\u2019hôtel La Trémoïlle.Pardieu ! il avait bien jugé : le coupé remontait la rue Royale, se dirigeant vers la Madeleine.C\u2019est là qu\u2019il fallut des prodiges d\u2019adresse pour se faufiler parmi les passants et franchir les détroits des cafés étalant trois ou quatre rangs de chaises sur le trottoir.It Le pauvre Moreau suait, haletait.Des gens le considéraient d\u2019un air étonné et se retournaient pour le suivre du regard.Il entendait dire : \u2014Qu\u2019est-ce qu\u2019il a ainsi à détaler ce grand sécot-là ! \u2014Si un imbécile quelconque, se disait le soldat, s\u2019avise de crier : \u201c Arrêtez-le \u201d ou \u201c Au voleur \u201d je suis perdu ! Fort heureusement le froid empêchait les bavards de stationner et de prendre le temps d\u2019échanger leurs impressions.Sur son passage.Moreau soulevait des exclamations isolées dont le bruit s\u2019éteignait aussitôt, telle une flèche qui file à travers le feuillage, déchirant les feuilles, brisant quelques rameaux et courant à son but, au milieu d\u2019un bruissement continu mais sans écho.La voiture de Gaston de Raismes prit la gauche de la Madeleine et s\u2019engagea sur le boulevard Malesherbes.La piste s\u2019élargissait devant Moreau, mais le pauvre diable commençait à sentir que sa respiration fonctionnait mal : il était inondé de sueur et ses jambes, ses longues jambes, n\u2019élargissaient maintenant leur compas qu\u2019avec une certaine raideur.\u2014Mon Dieu ! fit-il en redoublant d\u2019efforts, je crèverai à la peine s\u2019il le faut, mais je n\u2019abandonnerai pas la poursuite de ces gueux-là ! L\u2019excellent Moreau n\u2019eut pas besoin de pousser l\u2019héroïsme jusqu\u2019à la mort ; au coin de la rue de la Ville-L\u2019évêque la voiture de Gaston s\u2019arrêta.\u2014Stoppe ! fit notre soldat qui venait de prendre un élan formidable et qui manqua de s\u2019étaler sur le bitume en s\u2019arrêtant tout court.Et vite, il se glissa dans l\u2019embrasure d\u2019une porte cochère. Lé samedi 15 t\t-\t: Gaston et Frank descendirent du coupé qui fit demi tour et revint vers la Madeleine.L\u2019oncle prit le bras du neveu, et tous deux s\u2019engagèrent dans la rue de la Ville-l\u2019Evêque.\u2014J\u2019aime mieux ça, fit Moreau en s\u2019épongeant le front et en respirant à pleins poumons.Pour faire le métior de coureur, il faut décidément être entraîné.Mais ou vont nos deux vilains oiseaux ?Bah ! j\u2019ai comme une vague intuition que je le saurai avant peu.Allons ! En quittant sa cachette, il se mit précautionneusement à la piste des deux hommes.Toute la rue, assez irrégulière, coupée d\u2019angles, fut remontée sans incidents.L\u2019oncle Frank, appuyé au bras de Gaston marchait de son petit pas trottinant.Rien de plus facile que de les suivre sans éveiller leur attention et Moreau en profitait.Ils descendirent la rue de Rocquencourt et remontèrent la rue du Faubourg-Saint-Honoré.\u2014Ce n\u2019était pas la peine de faire un si grand détour, se disait Moreau.Au croisement de la rue de Penthièvre, les deux hommes obliquèrent vers les Champs-Elysées.\u2014Tonnerre ! s\u2019écria le soldat alarmé,est-ce qu\u2019ils rentreraient chez eux ?Ne s\u2019agirait il donc que d\u2019une petite promenade hygiénique au clair de lune ?Mais le brave Moreau fut vite détrompé ; au bout de quelques pas l\u2019oncle et le neveu s\u2019arrêtèrent, ouvrirent une porte et disparurent.\u2014Ah ! enfin ! la promenade est terminée, pas hygiénique un brin cette course-là, mais destinée à dépister les curieux comme moi.Je parie qu\u2019ils ne sont pas à trois cents mètres de l\u2019hôtel de Raismes et ils ont fait et ils m\u2019ont fait faire, les coquins, une bonne lieue pour y parvenir ! Moreau, mon ami, voilà qui est significatif ! Ouvrons l\u2019œil, et le bon.Le soldat attendit quelques minutes et s\u2019avança à]' pas de loup pour reconnaître la maison.\u2014Pardieu ! je connais l\u2019endroit.Voici bien la grille nickelée à pointes dorées, et le petit hôtel rose au fond de la cour.Il est tout gris en ce moment dans la nuit noire, mais je le devine rose tout de même.C\u2019est ici que l\u2019autre soir est entrée Mme Bernardette Régnault, une si jolie et traîtresse voisine.C\u2019est ici que je suis revenu dans la journée d\u2019hier avec l\u2019espoir de revoir cette femme et de la supplier de nouveau de dire la vérité.Tout bâclé, des échelles de maçons dans la cour.Hein ! comme ça se trouve, et comme ça prouve bien que cette femme était la complice de M.Gaston et de son digne oncle ! Joli nid de gredins ! Moreau réfléchit quelques secondes.\u2014Bien oui, mais c\u2019est maintenant qu\u2019il faut se distinguer.D\u2019abord courons chercher mon compagnon qui doit se morfondre sur son banc des Champs-Elysées.Ce n\u2019est pas loin heureusement.Ma foi ! je ne le connais pas du tout ce vieux-là, mais il a empoigné ma confiance tout d\u2019un coup, irrésistiblement.S\u2019il le fait comme il l\u2019a dit, et qu\u2019il torde le cou à l\u2019oncle Frank, ce sera un réjouissant spectacle.Moreau retrouva Albert Lequesne, anxieux, dévoré d\u2019impatience, à l\u2019endroit où.il l\u2019avait quitté.En quelques mots de brèves explications il le mit au courant de ce qui se passait: En entendant le récit de Moreau, Albert eut une sourde exclamation de joie.\u2014Ah ! nous les tenons, les misérables.Vite, mon ami, courons vers cette maison, il ne faut pas qu\u2019ils puissent s\u2019échapper.Arrivés devant la grille du petit hôtel, Albert se rendit compte que les portes étaient soigneusement fermées.\u2014Nous entrerons quand même cependant.Les passants étaient rares.Le froid s\u2019accentuait, la bise devenait fouettante et dure et chacun se hâtait de rentrer chez soi.A un moment la rue de Penthièvre fut complètement déserte.\u2014Vous êtes leste et adroit ?demanda Albert à Moreau.\u2014Au collège, j\u2019avais toujours le premier prix de gymnastique, répondit l\u2019autre.Mes prétentions d\u2019ailleurs se bornaient à celui-la.\u2014En montant sur mes épaules, seriez-nous capable d\u2019escalader cette grille ?\u2014Dame ! oui.\u2014Alors, faites-vite.Une fois arrivé vous me tendrez la main, et si je puis empoigner la traverse supérieure, je me hisserai bien jusque là-haut.Allons ! Albert Lequesne s\u2019adossa au pilastre de la grille, joignit les mains pour servir de marchepied à Moreau et, résolument le soldat s élança.Il prit appui d\u2019abord sur les épaules de Robert, puis sur sa tete, saisit les montants de fer et par un vigoureux rétablissement passa par-dessus les lances dorées.Alors, solidement appuyé des genoux, les pieds arc- boutés en arrière, il pencha tout son corps vers son compagnon et lui tendit une main nerveuse et solide malgré sa maigreur.L\u2019escalade était difficile pour un homme de forte corpulence com- me Albert dont les muscles vieillis n\u2019étaient plus capables d\u2019élasticité et de souplesse.Mais l\u2019ardente volonté de parvenir au but suppléait à la raideur des mouvements et, d\u2019autre part, comme il lui importait peu que sa chair se meurtrit aux angles des pierres de taille et aux nervures du fer forgé, il arriva quand même au sommet.Intelligemment aidé par Moreau, il opéra de l\u2019autre côté de la grille une descente rapide.Us étaient dans la place.Personne ne s\u2019était aperçu de leur audacieuse escalade.Sans mot dire, ils se dirigèrent vers le petit hôtel et traversèrent la cour sablée à pas de loup.Les volets de la porte du vestibule étaient grands ouverts, mais le châssis vitré se trouvait fermé au pêne.Us se consultèrent du regard.Moreau fit le geste d\u2019entortiller sa main d\u2019un mouchoir et de défoncer la vitre.\u2014Non ! répondit Albert par signe, cela ferait du bruit et donnerait l\u2019éveil.Il appuya son épaule puissante à la jointure des deux vantaux et doucement, déployant graduellement sa force herculéenne, il brisa les tenons de la crémone ; les deux panneaux se disjoignirent sans autre bruit qu\u2019un double craquement sec.Us entrèrent.Dès le seuil, des tapis étendus assuraient le silence de leurs pas.Us restèrent là une minute entière, les oreilles tendues, sondant les ténèbres avec des yeux dilatés.Leur intrusion était-elle soupçonnée ?Quelqu\u2019un allait-il s\u2019alarmer, venir au-devant d\u2019eux ?Et qui ?C\u2019est alors que dans le recueillement de leurs sens ils entendirent des cris étouffes.Cela semblait venir du premier étage.Sûrement, d\u2019après la direction du son, l\u2019escalier devait s\u2019ouvrir à quelque distance sur la gauche.D\u2019un commun accord ils marchèrent dans cette direction, butèrent contre les premières marches et montèrent de front.Les cris se faisaient plus distincts.\u2014Tant pis, dit Moreau en frottant une allumette, il s\u2019agit d\u2019arriver vite et il faut savoir où l\u2019on met ses pieds, n\u2019est-ce pas ?\u2014Oui, approuva Albert Lequesne.Une galerie transversale s\u2019ouvrait devant eux.Us la parcoururent en courant.La lueur de l\u2019allumette que Moreau avait fait flamber ne dura que quelques secondes.Les deux hommes se retrouvèrent dans l\u2019obscurité.Mais les cris qu\u2019ils avaient entendus, plus affaiblis, et douloureux maintenant, guidaient leurs recherches.Et, plus près d\u2019eux, ils entendaient une sorte de rire convulsif, félin, coupé de hoquets.Ce rire s\u2019échappait assurément de derrière cette porte.U n\u2019y avait pas à douter.Fermée ! Mais hop ! hop ! Et d\u2019un élan farouche Albert et Moreau se jetèrent à corps perdu sur l\u2019huisserie et la firent voler en éclats.La chambre était pleinement éclairée.L\u2019homme qui riait se trouvait au fond de cette pièce, l\u2019œil au trou de la serrure d\u2019une porte de communication et c\u2019était ce qui se passait au delà qui lui arrachait un rire joyeux.Au bruit formidable de l\u2019irruption d\u2019Albert et de Moreau, il se retourna tout d\u2019une pièce, montrant la face ignoble et soudain blé-mie de l\u2019oncle Frank 1 \u2014Ah ! misérable, infâme ! rugit Lequesne en se précipitant vers lui.Je te tiens donc enfin ! L\u2019oncle Frank eut un glapissement de terreur en reconnaissant la figure léonine de celui qu\u2019il croyait si bien bouclé sur un transatlantique, en route pour New-York, mais prestement il ouvrit la porte qui se trouvait devant lui et disparut.Albert vint frapper du poing le panneau refermé et vivement assujetti par des verroux.Il secoua formidablement la porte qui résista.\u2014Nous avons bien enfoncé l\u2019autre, dit Moreau, en frottant son épaule meurtrie.Allons-y pour celle-là.Bien ensemble.\u2014Vite, fit Albert, que les brigands ne s\u2019échappent pas.\u2014Us reculèrent pour prendre leur élan.\u2014Une ! deux ! commanda Moreau.Blanche de Briais, après le départ de Gaston de Raismes, fou de colère et avide de vengeance, eut un instant la fie vie tumultueuse de sa victoire.Sa main avait frappe de toute sa for ce, a\\ ec le consentement plein, entier de son ame.Le sang avait coulé, mais elle n\u2019avait ressenti ni terreur, ni répugnance, elle n\u2019eût pas éprouve de remords si l\u2019arme ayant été plus large, elle eut commis un meui- Longtemps elle demeura droite, appuyée au mur, prete à repousser une nouvelle attaque.Puis lentement ses nerfs se détendirent et son exaltation tomba.\t, Elle se trouvait dans une obscurité complete.Gaston en s en allant, avait fermé le commutateur électrique.Alors, la nuit, a solitude, le silence exercèrent leur action dissolvante.Elle eut peur, elle trembla et par secousses nerveuses et combien douloureuses, les larmes ruisselèrent de ses yeux.Si vous Toussez, prenez LE BAUME RHUMAL.-\t25 ets la bouteille, en vente paitout LE SAMEDI lé La pauvre enfant se jugeait perdue.De qui pouvait-eile attendre aide et secours ?Son Edouard ?Comme elle, il était prisonnier.Comme elle, accablé sous les coups de ses lâches ennemis, il n\u2019espérait sa délivrance que de la justice divine.Son tuteur, Olivier de Raismes ?Le pauvre homme, affaibli, malade, pouvait à peine se défendre lui même contre les entreprises abominables de son fils.D\u2019autres défenseurs ?Elle n\u2019en connaissait point, elle n\u2019en pouvait espérer.Ses genoux plièrent et longuement, ardemment, elle demanda à Dieu de la prendre en pitié.Le bonheur qu\u2019elle avait rêvé était peut-être trop grand, mais du moins s\u2019il fallait y renoncer que le Seigneur ne laissât pas s\u2019accomplir les atroces infamies dont ils étaient menacés : lui et elle.La prière lui donna un peu de calme.La tenace espérance s\u2019insinua de nouveau dans son cœur.Au milieu de Paris, sur le bord d\u2019une des rues les plus fréquentées, une longue séquestration était-elle possible ?Et puis, sa disparition ne pouvait rester secrète ; ses serviteurs, la fidèle Jeannine s\u2019inquiéteraient : ils avertiraient la police sans doute et on la rechercherait, on la retrouverait, on la délivrerait.Mais quand ?Il fallait qu\u2019elle ne perdit pas courage, qu\u2019elle continuât à se défendre contre les odieuses attaques de Gaston, jusqu\u2019au bout de ses forces, jusqu\u2019à l\u2019épuisement complet de son courage: la mort deviendrait sa victorieuse protectrice.Ces résolutions prises, elle fit le tour de la pièce où elle était enfermée, plusieurs fois, lentement, les mains tendues, cherchant à se rendre compte par le toucher de la disposition des objets.Si soudain elle était assaillie dans l\u2019obscurité, il fallait qu\u2019elle sût diriger sa fuite.Courageuse et résolue, Mlle de Briais sonda les murs sous les tentures, et devant les portes d\u2019accès elle traîna des chaises afin de ne pas être surprise à l\u2019improviste par l\u2019entrée silencieuse de Gaston.Puis, dans un angle, elle installa un fauteuil et s\u2019y blottit.De toute la nuit, elle ne bougea pas, éveillée.Aucun bruit dans l\u2019hôtel et de ce grand silence que troublait seul, à intervalles égaux, le tintement assourdi d\u2019une pendule placée dans la chambre voisine et qui sonnait les heures et les demies, sortait une sensation lugubre d\u2019isolement complet.Lorsque la pendule sonna huit heures, elle éprouva une sorte de soulagement.C\u2019était le grand jour au dehors et le jour apporte avec soi une sécurité ; le jour, même deviné, la lumière dont on ne jouit pas, mais qui inonde toute la nature, est un calmant puissant.Les heures s\u2019écoulèrent lentes, pleines d\u2019angoisse.Vers midi, les lampes électriques disposées au plafond en double couronne flamboyèrent soudain, inondant le boudoir de clartés subites.Blanche de Briais, aveuglée par le brusque passage de l\u2019obscurité à la lumière éblouissante qui inonda la chambre, fut debout aussitôt.Un bruit de pas se fit alors entendre à la porte.Celle-ci s\u2019ouvrit, bouleversant le frêle échafaudage de chaises et de fauteuils dressé par la jeune fille.Gaston entra.\u2014Ah ! fit-il, ma chère petite cousine élève des fortifications.\u2019Tudieu ! qu\u2019elle concurrence à feu M.de Vauban ! Eh bien ! comment sommes-nous, ce matin ?Il riait nerveusement en refermant la porte derrière lui.Le bas de son visage était dissimulé par un foulard blanc que maintenait son col de fourrures relevé.Il avait à la main un élégant petit panier qu\u2019il déposa sur un guéridon.\u2014\tVoyons, sommes-nous revenue à de meilleurs sentiments ?Moins farouche ?Moins barbare ! Voulez-vous encore me déchirer le visage à coups d\u2019épingle ?C\u2019est que la blessure est sérieuse.Le docteur Pean qui l\u2019a soignée prétend que la marque m\u2019en restera, légère, comme la trace d\u2019une griffe d\u2019oiseau bleu, mais visible tout de meme.Je suis marqué à ton chiffre, Blanche, ma mie, et pour longtemps.Eh bien ! vrai, j\u2019accepte et ne t\u2019en veux pas.Au contraire, je t\u2019en aime davantage.Adossée au mur, sur la défensive, la jenne fille ne répondait point.\u2014Quoi ?Pas un mot ?C\u2019est une cruauté sans nom.Vous avez cependant eu le temps de réfléchir et de vous convaincre que mes propositions ne sont pas si déraisonnables, ma femme aussitôt que les délais de publication le permettront.Hé ! beaucoup de jolies dames créatures voudraient bien être à votre place, ma chère ! Blanche gardait un silence farouche.Gaston s\u2019avança vers elle, doucement, la mine suppliante.-\t-Ah ! si vous vouliez me pardonner, m\u2019accueillir en ami, oublier cet homme indigne de vous, que tous les français maudissent en ce moment, comme je vous aimerais, Blanche, comme je vous aimerais ! Il y eut dans les yeux de la jeune fille tant de mépris et d\u2019horreur que Gaston poussa une exclamation de colère.\u2014Entêtée ! J\u2019attendrai que vous soyez devenue plus raisonnable-J\u2019ai le temps, moi.Rien ne presse.Toutes ces belles attitudes tomberont d\u2019elles-mêmes.Mais comme je ne veux pas que les heures de réflexion forcée que je vous impose, ma belle dédaigneuse, soient préjudiciables à votre chère santé et surtout nuisent à l\u2019éclat de votre beauté, j\u2019ai pris ceci pour vous chez Potel ; il y a dans ce panier un tas de bonnes choses.Ah!, si vous étiez d\u2019humeur à m\u2019inviter à déjeuner avec vous, comme je vous aiderais à dévaliser tout cela ! Non?Décidément, vous ne m\u2019invitez pas?Alors, au revoir.Je vous laisse.Ah ! voici encore un sac de pralines pour occuper vos petites dents croqueuses.Pensez à moi.Je vous aime ! Je vous adore ! Blanche, l\u2019œil fixe, rigide, glacée n\u2019avait pas fait un mouvement.Elle semblait n\u2019avoir rien entendu des paroles de Gaston.\u2014Inutile d\u2019insister, n\u2019est-ce pas ?C\u2019est bon.Je m\u2019en vais.Mais je le dis en vérité, ma petite Blanchette, tu ne garderas pas longtemps cette attitude de belle statue.La fatigue en aura vite raison ; le sommeil clora ces fières paupières, désarmera cette main et te ploiera comme un jonc.Il salua de la main et se retira en fermant soigneusement la porte derrière lui ?Peu de temps après, les lampes s\u2019éteignirent brusquement et l\u2019élégant boudoir retomba dans une obscurité complète.Alors, l\u2019énergie fiévreuse de Mlle de Briais tomba et elle eut une crise de larmes et de sanglots.Dieu allait-il l\u2019abandonner ?Estce que fatalement elle devait tomber sans défense au pouvoir de ce misérable ?Est-ce que.Et les sombres pensées assiégèrent en essaim sinistre son cerveau endolori.Elle repoussa loin d\u2019elle l\u2019idée de toucher aux provisions apportées par Aurélien à qui tous les moyens étaient bons et qui pouvait avoir mélangé au pain et aux viandes des substances opiacées.Oh ! le sommeil, comme elle en avait peur ! Elle lutterait tant, tant, qu\u2019elle saurait bien le repousser.A partir de quatre heures, elle n\u2019entendit plus sonner, dans la chambre à côté, la pendule qui sans doute non remontée, s\u2019arrêtait naturellement.Ce lent égrenage des heures avait jusque-là occupé sa solitude.Avoir conscience du temps écoulé, c\u2019est une force, elle la perdait tout à coup.Mlle de Briais vit dans cette cessation de tout bruit un présage funeste Il lui sembla qu\u2019elle entrait dans l\u2019inconnu.Brisée d\u2019âme et de corps, elle sentit qu\u2019une immense lassitude l\u2019envahissait, et sa jolie tête angoissée se renversa sur le dossier du fauteuil.Elle eut aussitôt une sensatien de repos, de bien être, ses paupières s\u2019abaissèrent lentement.Tout à coup elle se releva avec un cri de terreur.C\u2019était le sommeil qui s\u2019appesantissait sur elle, le sommeil dont on l\u2019avait menacée, l\u2019ennemi qui devait la livrer ! Non ! non ! Pas cela.Elle se mit à marcher dans l\u2019obscurité, les yeux grands ouverts, plaçant et déplaçant les sièges rencontrés pour occuper son esprit, combattre la lourdeur inquiétante de ses membres.Oh ! dormir, dormir ! Voir disparaître dans un anéantissement délicieux les tortures de lame, les frissons cuisants du corps brûlé de fièvre ! Combien de temps marcha-t-elle ainsi, tournant sans but ?Le malaise augmentait et lentement, sûrement, de\\ enait une nécessité impérieuse.La malheureuse enfant se débattait avec un courage admirable contre l\u2019ennemi invincible qui l\u2019enveloppait de toutes parts.Ses yeux se fermaient et sa volonté devenait impuissante à les faire rouvrir.Supplice horrible qui dura des heures et des heures.Elle se déchira les mains ; elle mordit atrocement ses lèvres.La douleur physique lui procura quelques minutes de répit.Puis volonté et sensibilité s\u2019éteignirent en elle et le sommeil prit possession de son être anéanti.Mlle de Briais eut une dernière lueur d\u2019intelligence, sentit quelle allait être vaincue, que c\u2019en était fait de ses résistances ; un cri déchirant, cri de désespoir et d\u2019agonie, suprême appel à la pitié céleste, jaillit de ses lèvres ; son corps s\u2019inclina mollement et elle s\u2019endormit avec ivresse.*** Cependant Gaston de Raismes et son digne Frank avaient passé une journée assez désagréable.Le général Rolland, bien résolu à faire une enquête minutieuse sur les faits reprochés au capitaine Darbois, avait convoqué pour le lendemain l\u2019oncle et le neveu au ministère de la guerre.O (A suivre.) LE BAUME BHUMAL guérit toutes les affeetions de la gorge et des Poumons.25 cts, en vente partout LE SAMEDI ECHECS XXX x x x E x x x PROBLEMES D\u2019ECHECS ET JEUX D\u2019ESPRIT XXX Jouvence PROBLEME No 53.Par le Dr Dobrusky Adresser les solutions à Philidor, journal le Samedi NOIRS RETROUVEE DU NUMERO 11.ÉGHEGS Solution du problème No 51 Blancs Noirs James E.Nicholson>.m 5 Presque Incroyable mm.*.1\t\u2014 F 4 E 2\t\u2014D 5 C 3\t\u2014 Suivant le coup mi _ .vfaÂi \u201c iHÜ Mr.Jas.E.Nicholson, Florenceville, N.B., se débat pendant sept longues années avec UN CANCER à ta LEVRE, ET EST GUÉRI PAR LA BLANCS SALSEPAREILLE Mr.Nicholson dit: \u201cJ ai consulte des docteurs qui m'ont ordonné toutes sortes de choses, mais sans résultat; le cancer commença a 1\t\u2014 P prend le P 2\t\u2014 N\u2019importe lequel 3\t\u2014 Echec et mat Les vieillards rajeunissent.Les faibles reprennent leurs forces et La force vitale est restaurée.L\u2019espérance renait partout et La vie vous apparaît sous des horizons nou- [veaux.Les blancs jouent et font mat en trois coups.Ronger Ses Chairs, et à s'étendre jusqu\u2019au menton; et j\u2019ai souffert le martyre pendant sept longues années.A la fui.je me décidai à prendre de la Salsepareille d'Ayer.Au bout d\u2019une semaine ou deux j\u2019ai remarqué une Amélioration Sensible.Encouragé par ce résultat, j\u2019ai continué et un mois après la plaie soiis le menton commença à se guérir.Trois mois plus tard, la lèvre commença à se guérir et, après avoir pris de la Salsepareille d\u2019Ayer pendant six mois, la dernière trace du cancer avait disparu.\u201d La Salsepareille d\u2019Ayer Seule Admise à l\u2019Exposition Colombienne.Tes Pilules d* Iyer renient les Intestins.PAPIER GUÉRIT RHUMES Irritât* de Poitrine, Influenza, Douleurs, Rhumatismes, Blessures, Plaies.Topique excel, contre CORS.(EILS-de-PERDRIX.- 1 f.t.Pharmacies Jeux d\u2019Esprit No 325 \u2014 ANAGRAMME HISTORIQUE Par Lisette Trouver, par la décomp isition de la phrase suivante, le nom d\u2019un illustre guerrier français.Un grand duc est libre.No 326 \u2014 DEVINETTE Par J.E Gau vin Quel est la lettre de l\u2019alphabet qui résume la plus vilaine passion ?X No 327 - MOT EN SABLIER Par Jean Canada Composer un sablier avec six chefs-lieux français et une consonne ; ayant pour verticale le nom d\u2019un peiotre célèbre.X No 328 \u2014 ETOI E GÉOGRAPHIQUE Par Lumen Trouver 4 villes de Fiance ayant la lettre E pour centrale et pouvant former une étoile semblable à celle ci-dessous : PROBLÈME No 317 Dorade.PROBLÈME No 318 Le savoir est la richesse du pauvre, l\u2019honneur du riche, l\u2019aide de la jeunesse, le support et le bonheur du vieillard.PROBLEME No 310 Ali \u2014 ban \u2014 Albani.PROBLEME No 330 N H A G W U\tA A\tG G\tA MAJOR AGATE J E T E E ORAGE REFUS x Ont trouvé les solutions du No 40.ECHECS (Problème No 30) MM.F.Weber (Montréal) ; Asselin (Boston, Mass).Autres solutions justes : MM.Dr Renaud, H.Laurent (Montréal).(A suivre à la page 18) Avez-vous mené une vie régulière?Le besoin de forces nouvelles se fait-il sentir ?Voulez-vous vous rajeunir ?COMPLET Est un des rares journaux de Montréal qui s\u2019attache à bien RENSEIGNER SES LECTEURS et à ne publier que des NOUVELLES VRAIES S\u2019adresse a toutes les classes bien oensantes.Il suffit de le lire une fois pour de préférence.Monsieur.\u2014 Très confortable ces bateaux de la compagnie, sécurité.tout.jusqu\u2019à des appareils en cas d\u2019incendie.Madame.\u2014 Et tu ne compte pas les pianos Karn, de chez Thibault & Smith, qu\u2019on peut avoir dans les salons.Monsiur.\u2014Vraiment ! C\u2019est complet.Le comble de l\u2019actualité pour un Nem-rod à bicyclette, c\u2019est d\u2019avoir une roue qui chasse.* * * Rouleau.\u2014 Ah ! l\u2019Italie, mon cher, l\u2019Italie! Au milieu de cette nature chaude et vibrante, de ces ruines gigantesques, de ces chefs-d\u2019œuvre divins on s*mt la fie-vre de l\u2019inspiration bouillonner en soi.Bouleau \u2014Et qu\u2019-fst-ce que tu as fait ! \u2014Rouleau.\u2014Moi 1 Rien.* * * Dans une maison de commerce : \u2014Patron, quelle heure est-il donc ?\u2014Je ne sais pas, ma montre avance.\u2014Alors, dites-lui donc qu\u2019elle m\u2019avance un mois.Envoyez-moi votre adresse et je vous écrirai personnellement, vous indiquant le moyen par lequel je me suis rajeuni.C\u2019est un remède efficace et simple.THOMAS SLATER, Boite 1444, Kalamazoo, Envoyez timbre pour réponse.Mich.U.S.MAGNIFIQUE ROMAN LE FILS DE L\u2019ASSASSIN Cet émouvant feuilleton, qui a tenu les lecteurs du Samedi sous le charme de ses dramatiques situations, est maintenant en vente.Il en sera adressé un exemplaire franco à toute personne qui nous fera parvenir la somme de 25 CENTS Au-dessus de 400 pages, grand format.tm~Les timbers postes (canadiens ou américains) sont acceptés ADRESSEZ VOS COMMANDES DE SUITE TIRAGE limité Poirier, Bessette & Cie, No 516 Rue Craig MONTREAL FINANCES.ADJUDICATIONS, MOUVEMENT INDUSTRIEL Prix de l'Abonnement par An PAYABLE EN SOUSCRIVANT Union Postale -\t$8.00 administration et rédaction PARIS\tBRUXELLES 16 Rue de Berlin 36 Rue de la Bourse Directeur, JULES de MEEUS 59 0900 18 LE SAMEDI Fumez -fsr Insistez pour les avoir Les Cigares et Cigarettes \u201cSonadora\u201d.15c.Les Cigarettes \u201cRoyales\u201d Turques .15c.Les Cigares et Cigarettes \u201c Crème de la Crème \u201d .10c.Les Cigares et Cigarettes \u201cLa Fayette\u201d.5c.Les \u201cCheroots\u201d.5 pour 10c.J.M.FORTIER, 141 a 151 Ruel St-Maurice, Montreal Tél.Bell 8025\tTél.des March.550 la i:::-:::::::: (PATENTÉE) NOUVELLE CUILLER .Pour tourner les gâteaux et les galettes.Indispensables dans les familles., .Assortiment complet de Ferronnerie, Quincaillerie, etc.The Edw.CAVANAGH CO., 2547 A 2553 RUE NOTRE-DAME Coin des Seigneurs\tMONTREAL ( Suite des Jeux.) 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Il est indigne de vivre.Cependant le travail n\u2019est si avantageux qu\u2019à condition d\u2019en user avec modération, comme doit le faire toute créature raisonnable.La loi religieuse sert encore les intérêts de l\u2019hygiène en nous obligeant à nous reposer un jour sur sept.L\u2019expérience nous montre qu\u2019on ne s\u2019affranchit pas impunément de l\u2019observance de ce précepte ; car celui qui travaille continuellement use son corps, abrutit son intelligence et abrège sa vie.Nous ferons remarquer aussi que c\u2019est compromettre la santé et le développement d\u2019un enfant que d\u2019exiger un travail trop précoce ou trop assidu.Nous voulons parler ici surtout de ceux qu\u2019on emploie, dans les villes industrielles, dès i\u2019âge de huit ou neuf ans.Docteur Ox.A propos de la prise de Tananarive.Un Marseillais à un Gascon : \u2014Té ! mon bon, tu a vu : c\u2019est les Marseillais qui ont pris Tananarive.Il y avait bien quelques^, Parisiens, mais ils étaient dans la musique.Menus Epicuriens Potage Julienne gras, Barbue à la Béchamel, Oreilles de porc braisées, Gigot rôti, Cardons à la moelle, Marinade d'oranges amères Cardons à la moelle \u2014Coupez d\u2019égale longueur les côtes les plus blanches de cardons.Faites-les blanchir à grande eau bouillante.Quand elles se nettoient facilement, retirez-les du feu, raffraîchissez-les à l\u2019eau froide, essuyez-les ou bros3ez-les, lavez-les à plusieurs eaux et égouttez-les.Cela fait, placez au fond d\u2019une casserole des bardes de lard, du jambon, des carottes, des ognons, des clous de girofle, un bouquet, et posez sur le tout les cardons recouverts de rondelles de citron sans pépins ni écorce, de bardes et de lard ; mettez au feu avec eau et sel, quand l\u2019ébullition commence, ajoutez du beurre manié de farine, puis faites griller des lames de mie de pain d\u2019un J pouce d\u2019épaisseur, étendez dessus de la moelle de bœuf blanchie à l\u2019avance, glacez à la glace de viande, garni*sez-en les cardons et servez.FARCES Farce aux œufs.\u2014Elle se fait avec une omelette bien cuite, que l\u2019on passe au mortier mélangée à des jaunes d\u2019œufs durs, du beurre et du mitonnage.La liaison se fait avec des jaunes d\u2019œufs frais et les blancs de ces œufs fouettés en neige.Farce aux truffes \u2014Mélangez des truffes bien parées et passées au beurre avec des fines herbes hachées menu, à pareille quantité de tétine de veau ou de lard râpé.Pilez le tout en l\u2019assaisonnant de sel et de poivre et en y ajoutant encore même quantité de mitonnage et le nombre de jaunes d\u2019œufs nécessaires.Mitonnage.\u2014Trempez de la mie de pain dans du lait, faites-la dessécher au feu en la remuant constamment, liez ensuite avec des jaunes d\u2019œufs, retirez du feu et réservez au besoin.Le mitonnage s\u2019emploie pour les farces et les quenelles.Baron Brisse.Lu dans un journal de province : \u201cLe nommé X.s\u2019est brûlé la cervelle.la balle a pénétré dans le cœur, la mort a été Instantanée.\u201d Petite Correspondance J.E C.(Québec).\u2014 Tous les problèmes adressés depuis la fermeture du précèdent concours et non dans celui-ci, sont admis au suivant.Pour envoi précèdent, la polémique est close, la prolonger plus longtemps fatiguerait le public.Me È.Gingras.\u2014Les primes sont parties samedi, vous aurez vraisemblablement la vôtre quand ce journal vous parviendra.Emma.\u2014 Satisfaction vous sera donnée dans les numéros suivants.Miss-Terre.\u2014 A l\u2019étude vos suggestions; merci.P.F.C.(Québec).\u2014 Attendons toujours copie promise.J.O.Hull.\u2014 Grand merci et soyez certain que ce sera fait.Je ne connaissais pas l\u2019œuvre en question.Mesure ont été prises pour l\u2019avenir.THEATRE ROYAL Semaine commençant lundi, le 33 mars.Après-midi et soir.La faroç-comédie musicale .\u201cThe Irish Alderman \u201d Satire sur la politique municipale, de Davis & Keogh, avec le comédien irlandais sans rival JOHN KERNELL dans le premier rôle.3 actes avec incidents comiques et variétés.Une compagnie de comédiens insurpassables Un lot de caractères amusants, scènes, belle musique et bonnes variétés.Admission : 10c, 20c et 30c.Sièges réservés 10c extra.Plan de la salle au théâtre de 9 hrs du matin à 10 hrs du soir.La semaine prochaine: A.MONGEAU INTO 42 ZRttie S^w-T ¦ a TTT?.ir.-NrT\u2019 (Entre les Rues Craig et Vitré.), Examen gratis de la vue par un opticien spécialiste.MANQUEZ-VOUS DE FORCES VITALES dans aucune partie de votre organisation ou votre système nerveux est-il affaibli par des imprudences de jeunesse ou aucune autre cause?Ecrivez-moi et dites-moi la cause de vos troubles et je serai heureux de vous apprendre ce qui m\u2019a soulage lorsque j\u2019avais le plus grand besoin de soulagement ; 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Joséphine, F Lalonde, A Bisaillon, L Richard, J A R de Cotret, Messieurs OjDufresne, J Deslauriers, L Yiau, O Allard, R Paquette, A Hébert, R Colleret, M S L Remo, J Campeau, A Adam, C Leftbvre, E Lorange, A J Brasseur, A D Léonard.E Geoffrion, P Billé, M Dupré, Médéric Menard, J E Lafortune, E Gaudron, C Primeau, A Tremblay, N Chayer, W Brunelle, (Montréal) ; J A Manseau (Drummonville) ; T Lecompte (Granby) ; E Bouthillier (Hochelaga) ; N Prudhomme, Dme D N Dorion (Hull) ; E de Villiers (Lolbinière) ; A Bouchard, J B Lemieux (Lévis) ; R Langevin (Marieville) ; Dme C Laroche (Magog) ; V Boisvert, J Rou-thier, Sphinx d\u2019Ottawa, Delle J Sénecal, W Hopkins (Ottawa); J Harbour.Dme L Ruest, F Gingras.A Poliquin, A Carreau, Dme E Patry, A Perron, J Fontaine, P Richard )Québec) V Martin fils (Rlmouski; ; F Dussault, J Brisselte, Delle A Sénécal, J A Cusson, H Cusson, R M J Rocan (St Boniface Man); M Sicotte (St Bruneau Station) ; Dme E Gaudreau (St Césaire) ; M Geoffroy fSt Félix de Valois) ; Dme J Lajoie, J B Letourneau, R Morin (St Hyacinthe) ; L Blain (Ste Julie de Verchères) ; Delle M Marsan (St Jean) ; Dme O P Dion (Jonction St Martin); Dme C Ethier, Delle A Fortier (Ste Scholastique); E Trudiau (St Vincent de Paul) ; Dme R Plouf (Sorel) ; E Beaudry (Sherbrooke) ; J E Rioux (Trois Pistoles); J Landry (Trois-Rivieres) ; M L S Hamel, Delle E Gaudet, J S Dumais, J N Dionne ( Victoriaville) ; JNDelisle, HLaplan.e, Delle A Cossette, J Auger, J A Marchand, A Lalonde (Va) ley field) ; J H Gobeille, Delle O M Lamoureux (Waterloo) ; Delle G Rouette (Yamachiche) ; Ch A de Lamirande, J Closset: A Provost, O Ritchot, N Poulin, A Valade, A Duculot (Montréal) ; Dme Bertrand (Québec) ; Dme H A Belisle (Ste Agathe des Monts); Delle L Blanchard (Richmond Station); E Heppel (Bic); P Desrochers (Biddefort Me) ; W Beliveau (North Adams Mass) ; J Gagnon, Dme A Gagnon (Lowell Mass) ; A AHard (Chicago) ; Mme N Bessette, A Bourgeois (Cohoes, NT); C E Bazinet, Dme J A Moreau, S Poirier (Holyoke, Mass) ; A Généreux, 0 Cloutier.Delte J Rochette, I Ga-gpon, Delle A Desrosiers, A Lamothe.P N Bernard, E Roux, O Rochette, M Chenevert, J B Rochette, R Boyer, J Lambert, L Lambert, Dme M Vaillancourt, G Bernai d, J Picard.Dme J S Aubin, D Bellemare (Lowell, Mass) ; P Tétrault, V Tétrault, Dme E Champagne (Manville) ; F Giroux, A Bergeron, E Phaneuf, L E Gingras, E Gamelin (Manchester, îs H); E Delorme (Nashua, N H) : Dme E F iProvost (New York) ; Dme H Leduc (Northampton, Mass) ; Dme A Dufillhou, Miss M Lange (Nouvelle-Orléans, La) ; J Labbée A Tremblay, LP Tremblay (Salem Mass( ; A Peltier, G Richard, D Richard (Taunton, Mass) ; S Chenette (Woonsocket.RI) ; Delle L Pruneau, Ch L Dupré (Worcester, Mass) ; G Perrault (West Gardner) ; R A Jonhson ('van-conda Lakeco, Ill) ; A Garault, N Foisy, J E Thériault (Montréal).Le tirage au sort a fait sortir les noms de : Dame Thomas Pleau, rue Panet 252 ; Médéric Ménard, rue St-Laurent 61 ; Auguste Provost, rue Notre-Dame 1525 (Montréal ; Dame Ed Patry-rue St-Paul 359 (Québec) ; J B Lemieux, Collège de Lévis (Lévis) ; Delle E Gaudet ( v ictoria, ville); Delle O M Lamoureux (Waterloo) ; A Généreux, Lawrence Street 9 (Lawrence Man) ; Donat Bellemare, Willie Avenue 11 (Lowell, Mass); George Richard, Whitonton Street 104 (Taunton, Mass) ; J A Cusson (St Boniface, Man) ; Dame Aug Dufilhou, Dauphine Street 111J (Nouvelle Orléans).Les primes seront envoyées par la malle et les personnes voudront bien en accuser réception.PETIT DUO, LA FINE CHAMPAGNE, LA CHAMPAGNE R.V.B Tan 99.: Curling Cigar, \u201d fait à la main valant 10c pour 5c,.Un Excellent Journal \u201d Parlant de l\u2019exoellent journal anglo-allemand, THE REVIEW de Chicago, La Vérité s\u2019exprime comme suit : \u201cNous engageons ceux de nos lecteurs qui veulent suivre l\u2019idée allemande en Amérique et qui ne peuvent pas lire l\u2019allemand, de s\u2019abonner à ce journal.The Review, dont l\u2019éditeur est M.Arthur Preuss.Adresse, 145 Schiller Street, Chicago.Ill.Prix de l\u2019abonnement, * 1.50 par année.\u2019 \u2014De la Vérité, Québec, 31 août 1895.DEMANDEZ LE BLEU EN FEUILLE De BONNEVILLE Le seul ne tachant pas le linge.En vente partout, 12 feuilles pour 10 cents.Si vos fournisseurs n\u2019en ont pas, envoyez 10 cents par la malle au No 246 rue St-Jacques, Chambre No 62, et vous le recevrez avec la manière de s\u2019en servir.iiaç'iiiiii^'niiiiagiiiiyj'i Société Artistique Canadienne 210 RUE ST-LAURENT PROCHAIN TIRAGE 1 Avril \u201996 BILLETS ENTIERS, 10 CENTS DISTRIBUTION ) Le Numéro 6090 a gagné le prix de $1,000 DU 18 MARS do do 70,759 75,049 do do 400.150.w» N.B.\u2014Les tirages ont lieu à la Salle Saint-Joseph, rue Ste-Catherine, à 2 heures.Le public est invité.Admission gratuite.iii.-/llilii.y^i!ilh.-/illlii 2 S3 20 LE SAMEDI 50 ANS EN USAGE I VOUS AIMEZ A .ACHETER ET MONTER SUR LE .Meilleur et le meilleur Marché.AUSSI TOUTES SOKTES DE VOITURES.CHARRETTES.EXPRESS.WAGONS ET TOUTES SORTES DE Voitures d\u2019Été, Allez gelez .E.J.LATIMER 592 rue St-Paul, Montreal.wmii mm DONNEZ SIROP j AUX ENFANTS D\u2019CODERRE Mlfitt* POUR GUERISON CERTAINE DE TOUTES Affections bilieuses, Torpeur du Foie, Maux dé tête, Indigestion, Etourdissements, et de tous les Malaises causés par le Mauvais Fonctionnement de l\u2019Estomac.\toct lg_94 jj-iacp Vous devez vous servir des savons les plus purs.Nous avons un grand choix de ces savons que nous pouvons recommander, ainsi qu\u2019un assortiment complet d\u2019 XOO en Vtrltabla it iuara Parfum di la Violette \u2022r PARIS 29,14 du IUlim SlUL IWVINTBUE DU le Clioix.IMBUE BOHL Nouveau Parfum axtra-fln.Sitob, titrait.lu il Tiilitti, Pondra it tlL SAVON ROYAL d.THRIDACE .tdn SAVON VEL0UTINE âig & Beaudry.Streetx yfeftiii! 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