Le samedi, 1 avril 1896, samedi 25 avril 1896
[" 'wmm fgM§m mmn '.'.iù\u2019;1,'.''\u2022V'V, Vi 'Vii1 Mi MSI® ^Sa/mscU/ VOL.VII.-No 47 MONTREAL, 25 AVRIL 1890 BEA ü TÉS CA MPA G N A RDES $2.50 PAR ANNEE.LE NUMERO 6 CTS LA BELLE ANDALOUSE. LE SAMEDI S& (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMOURISTIQUE ET SOCIALE ID'U\"\tDOMBSTIQVE Rédacteur: LOUIS PERRON J^iBOisriisrEiÆiEïTa: = TTusr -A-isr, $2.50 5 Six Mois, $1.25 (Strictement payable.d'avance) p-rf tt du KTxxuxero, 5 Centius Tarif d\u2019annonce \u2014 10c la ligne, mesure agate.POIRIER, BESSETTE & CIE, Editeurs - Propriétaires,! No 516 Rue Craig, Montréal MONTRÉAL, 25 AVRIL 1896 TOUCHANTE INGÉNIOSITÉ O» \u2022\u2022 v-, , ¦ ; '_ B «T ( Fig.1 Le vérascope, son magasin et un porte-plaque.légère, se composant de deux parties.principales : la chambre noire A et le magasin B.La chambre noire porte deux objectifs O dont les centres sont à l\u2019écartement moyen des yeux humains.Sur l\u2019axe médian de ces objectifs est une lentille L donnant l\u2019image, un peu réduite, de l\u2019objet visé.Les pièces C D, A et B, se rapportent au déclanchement de l\u2019obturateur.Le magasin contient douze porte-plaques pouvant être utilisées soit pour 12 vues stéréoscopiques, soit pour 24 vues simples.Il est muni d\u2019un viseur opaque H, d\u2019un compteur F enrégistrant le nombre de plaques exposées et d\u2019une poignée P servant à l\u2019escamotage des plaques.Armons l\u2019obturateur en tirant le bouton A et le laissant brusquement retomber ; nous sommes prêts à prendre une vue instantanée.Dès que le motif se présente bien, passons l\u2019ongle dans l\u2019échancrure S, tirons en dehors de l\u2019appareil, la lame d\u2019acier G, appuyons sur l\u2019extré- Fig.2 Châssis pour le tirage des épreuves positives non coupées.mité du lévier B^et le déclanchement de l\u2019obturateur s\u2019opère aussitôt et sans secousse.La vue est obtenue, maintenant, il ne s\u2019agit plus que de substituer une plaque neuve afin d\u2019être prêt pour une seconde opération.Cela est facile, il n\u2019y a qu\u2019à tirer la poignée P, la plaque neuve venant se superposer au dessin ; il ne reste plus qu\u2019à avancer le compteur F pour indiquer le numéro d\u2019ordre de la plaque.Si l\u2019on désire, au lieu de prendre un instantané, poser le sujet, l\u2019obturateur armé comme précédemment, on l\u2019enclanche en poussant le verrou D vers la lentille L, ce qui fait saillir le levier C, l\u2019appareil est alors prêt à fonctionner, il ne s\u2019agit plus que de le poser sur un support solide et opérer comme ci-dessus.Les photographies stéréoscopiques, prises avec cet appareil, présentent à droite l\u2019image de l\u2019objet perçu par notre œil gauche et réciproquement.Il faut donc, pour monter les deux éléments en vue stéréoscopique, transposer ces images.Cette opération, très simple s\u2019il s\u2019agit de photocopies positives sur papier, l\u2019est moins s\u2019il s\u2019agit de vues sur verre ; il faut alors transposer les \u2022.- - \u2022C /> A»'!\t1 u*üà»*u\tjr: m r Fig.8 Châssis~pour le tirage des épreuves coupées.Fig.2 Châssis pour la vision des photocopies diapositives.plaques et à lui substituer le chassis métallique muni d\u2019un verre dépoli, à y glisser la photocopie diapositive et à l\u2019examiner à travers les objectifs qui ont servi à la prendre.Le vérascope permet d\u2019obtenir des épreuves stéréoscopiques très fines et constitue l\u2019appareil photographique le plus pratique qu\u2019il nous ait été donné d\u2019examiner.Il est, scientifiquement, le point de départ d'appareils construits sur le principe éminemment intéressant du retour inverse des rayons, nous permettant de voir, dans ses dimensions et avec sa perspective juste, les vues que nous avons ainsi fixées.Ce merveilleux instrument a été construit par les frères Richard, les opticiens français bien connus par leurs instruments enrégistreurs.L.Perron.BAROMÈTRE FIN DE SIÈCLE On vient de fabriquer une étoffe que les variations de la température font changer de couleur.Jusqu\u2019à présent cette étoffe n\u2019est pas encore sur le marché.L\u2019inventeur s\u2019est contenté de fabriquer seulement quelques cols qu\u2019il a distribués à ses amis intimes.Lorsque le temps est chaud et beau, la couleur est d\u2019un bleu foncé.Dans les temps froids, la couleur devient violette et, à l\u2019approche de la pluie, rose ; s\u2019il doit neiger, la nuance est d\u2019un beau vert.Quelle révolution dans le monde, si l\u2019on réussit à perfectioner cette étoffe ! Le matin on pourra s\u2019habiller en robe bleu qui prendra un ton mauve en approchant le midi.L\u2019après-midi, vous aurez une robe rose et le soir quelqu\u2019autre nuance.Les thermomètres et baromètres disparaîtront comme par enchantement.L\u2019homme ën s\u2019habillant le matin saura s\u2019il doit endosser un léger pardessus ou prendre son imperméable.Et en mer donc, puis qu\u2019on assure qu\u2019on pourra faire des voiles avec cette étrange étoffe.Le marinier n\u2019aura qu\u2019à regarder ses voiles pour savoir quel temps qu\u2019il va faire.Une vraie révolution, quoi ! PENSÉES DE LILI TITHOMME Il e3t deux espèces de gens que rien n\u2019étonne; ceux qui comprennent tout et ceux qui ne comprennent rien.x Trop d\u2019ignorance donne aux hommes des mœurs barbares ; trop d\u2019expérience leur en donne d\u2019habilement scélérates.x On aime mieux dire des absurdités que de ne pas dire des nouveautés.x La religion si nécessaire à ceux qui obéissent, l\u2019est encore plus à ceux qui commandent.x Le malheur ne rend sage que parce que la bonne fortune avait ôté le jugement.x Si nous n\u2019avions pas d\u2019orgueil, nous ne nous offenserions pas de celui des autres.x Une femme sans pudeur est comme un chapeau sans fond.x Un homme sans cœur est comme une brouetts sans roue.x Une jeune fille sans amour est comme un arbre sans racines.x Une femme sans enfant est comme un bateau à vapeur sans roues.Lili Tithomme.DEVINETTE \\ il A.À' A A, J iUVu éléments du phototype en les coupant au diamant, les mettre dans un porte-plaques spécial muni d\u2019un verre dépoli et de repères indiquant l\u2019écartement exact des deux images, afin de pouvoir donner un bon relief.On peut alors tirer les deux images sur une même plaque en se servant d\u2019un petit châssis spécial qui évitera beaucoup de travail tout en assurant le succès.Si on a bien saisi les explications précédentes, on comprend que le stéréoscope, c\u2019est le vérascope lui-même.Pour opérer cette transformation, il n\u2019y a qu\u2019à enlever le magasin à J-, U Un échassier est en quête de grenouilles pour son dîner.Le voyez-vous. LÊ SAMEDI ?Mal calculé rr i1 w i ijr fi.m Av -V V :u SI r*.>, r'&4w A S' w\t.-./ b ¦ ' TV\t- ' ,r.\\ ' y\\ r& Pat.\u2014Ecoutez-moi bien vous autres.Lorsque vous verrez vasciller ^ arbre vous me hisserez vivement là haut pour que je ne me casse pas la.figure.Jean Riohefin.L\u2019AMOUR S\u2019ENFUIT APOLOGIE MODÈLE A mon ami Ernest.Emaux et Camées PETITS CHEFS-D\u2019ŒUVRE LITTÉRAIRES DE TOUS LES PAYS ET DE TOUTES LES ÉPOQUES 60ème NOCE FÉERIQUE La noce sera belle et riche galamment.Sur la route oh l\u2019or fin nous servira d\u2019arène, Aux chevaux pomponnés je lâcherai la rêne Et notre dais d\u2019azur sera le firmament.Je serai cuirassé de velours, moi l\u2019amant.Vous serez en dentelle et satin, vous la reine.Nons aurons pour parent notre vieille marraine.Qui nous donne le grand soleil, son diamant.Et tous les amoureux viendront à la soirée.Oh chantera la Nuit dans sa robe moirée ; Tous viendront, les oiseaux, les fleurs, les papillons.Ils seront deux à deux et salueront par paire En me disant :\u2014 Seigneur nous nous émerveillons De voir qu\u2019un homme ait pris l\u2019idéal pour beau-père.Quand M.John Clerk (plus tard Lord Eldin) n\u2019était encore que simple avocat, il se faisait souvent remarquer par le sans-gêne avec lequel il parlait aux juges.(Jn jour, un jeune commençant, en entendant leurs Honneurs rendre jugement contre son client, ne put s\u2019empêcher de s\u2019écrie»\" \u201cqu\u2019il était surpris d\u2019un pareil jugement \u201d, Son exclamation fut interprétée comme un mépris de Cour et il reçut ordre de comparaître au prochain terme.Craignant les résultats, il se rend auprès de son ami, John Clerk, qui s\u2019empresse de le rassurer et lui promet do faire lui-même une apo\u2019ogie en règle.En effet, au jour dit, lorsque le tribunal se trouve au complet et que le nom de l\u2019inculpé est appelé, M.Clerk se lève et dit avec un sang froid imperturbable : \u201c Qu\u2019il plaise à la Cour, je regrette beaucoup que mon jeune ami se soit oublié au point de traiter vos Honneurs irrespectueusement, ce dont il a grand chagrin ; veuillez attribuer son insulte involontaire à son excessive ignorance, car vous devez comprendre que tout provient delà.Il a dit qu\u2019il était surpris du jugement que vous avez rendu ! S\u2019il n\u2019était tellement ignorant de ce qui se passe ici tous les jours, \u2014 s\u2019il connaissait vos Honneurs la moitié seulement aussi longtemps que je vous connais \u2014 il n\u2019aurait certainement pas été surpris de quoique ce soit de votre part.\u201d UN JOYEUX MÉDECIN \u2014\tSavez vous la différence qu\u2019il y a entre une vitre que je brise et un malade que je soigne 1 \u2014\t?.\u2014Eh ! la vitre fait clic et le malade claque.Chronique Théâtrale LES ÉPAVES DE NEW-YORK Je n\u2019ai pu résister à l\u2019attrait de l\u2019affiche et je suis allé voir jouer au Royal cette pièce dont j\u2019avais du reste entendu parler très souvent : \u201c The Waifs of New-York.\u201d Comédie ou mélodrame, de quelque nom qu\u2019on la désigne, cette pièce est digne en tout point des applaudissements qu\u2019elle a provoquées invariablement, au cours de ses mille et une representations.Et non seulement elle est belle, mais elle bonne; plus que morale mora-lisatrice.En effet elle ne se contente pas de condamner le vice, mais elle le stigmatise ; elle ne se contente pas de respecter la vertu, elle la glorifie.Tout honneur en soit donné à Melle Katie Emmett qui est 1 étoile de la troupe et l\u2019héroïne de cette pièce captivante.J .VT, IL NE PRENAIT PAS DE FRET m ,1î u wfl -%.m ! i m\\ A mon maître Catulle Mendes.Ce fut la vengeance du dieu malin ! Lui que j\u2019ai tant raillé jadis, a voulu se venger de mes longs dédains.Et pour cela, il rode, rode sans cesse autour de mon insensible cœur, épiant le moyen de s\u2019y introduire lorsque je l\u2019ouvrirai.Or, hier, je l\u2019ouvris.\t.\t.\t.\t,, Aussitôt le malin de se précipiter en moi, suivi de son inséparaole escorte : doutes, insomnies, jalousies, tristesses \u2014 ô combien nombreux Epouvanté par cette invasion qui mettait à l\u2019envers en mon jadis si calme cœur, je leur intimai à tous l\u2019ordre de sortir sur le champ.Alors, il se fit le plus grand calme en moi, et je vis 1 Amour, au loin, sur la route, fuyant à perdre haleine.Je fermai alors la porte de mon cœur et, pour n\u2019êtrs plus tenté de l\u2019ouvrir jamais, j en jetai la cle, par delà les buissons épineux de la route.A peine l\u2019avais-je fait, que le bruit infernal recommença._ Ne pouvant plus ouvrir, surpris, j\u2019interrogeai à travers 1 huis bien clos.Hélas ! pauvre moi ! insoumies, doutes, jalousies, tristesse .\u2014 tou étaient là, enfermés.L\u2019amour seul s\u2019était enfui.Ce fut la vengeance du dieu malin.\tSilvio y/r X ;! Y .\u2022 C.\\ff w______il 1 i ÏS \"TT'-W - Y- _ _ il X \\\\ v\\\\\\y ayez donc des neveux Rouleau.\u2014Que composes-tu là?-W~v i\tTl Y-\t__* T « « F i -i / \\ l i H C Madame Dncarlon (appelant).-Conducteur 1 Oondluctour > SZYre3eeTun^e qu\u2019on exécutera à l\u2019enterrement de\tYT, ne prenons pa, de fret snr cette mon oncle.Contre les Munies obstinés, la Coqueluche, l\u2019Asthme, le Croup, etc.,etc., - Demandez le J>Al ME bill MAL '*V~\t.h ' ^ u v 8 ÎMMl I \u2014Charles, il faut absolument que tu ailles à la station du chemin de fer, chercher le portrait de maman qui doit être arrivé.LE SAMEDI DE ^L\u2019UTILITÉ DES BELLES-MÈRES L@Ne$OWCHWt& g» \\H ^\t -; r f i i î ! 1 I I g m rï /\\ rw i-T /v c j < i vo-^o ^EEEE^ Æ^j- ivT- j gteri t i f pa ^ -3*^ as ^ gp^fc.- te\t°- fT A te, Alttoi-wti- &u.do' r t i i .-A II Pas commode, mais la bonite femme a trouvé le joint.,-v.\t-T- LE SAMEDI Pas de temps a perdre W -.-TV V VU/ / ,*N W*W '%IM ?sm y'-L'ZM.si sip« $ÊÊm îm.Ë:èâë &MBÈ Mademoiselle de la Cinquantaine (tendrement).\u2014 Oh ! moi, ma chère, je préférerais moins jeune, ce serait pour moi un trop grand supplice que de me voir vieillir.Mademoiselle Sarcastique.\u2014Tu ne penseras donc jamais qu\u2019à toi ! Et moi qui venais te prier de me me servir de demoiselle d\u2019honneur, le mois prochain.A LA JEUNESSE DU QUARTIER LATIN Toi qui portes au cœur un sang chaud et vermeil, Que brûlera l\u2019Amour ou versera la Gloire, Vigne où l\u2019Humanité future viendra boire, Jeunesse, fleur de l\u2019Age et fille du Soleil ! 13 Le servent.\u2014ties m\u2019sieu comrnë moi et des crétins comme toi y en a une prolonge.vas dire à tes copains que le sergent du poste t\u2019a trouvé très à son goût et qu\u2019il t\u2019envoie pour ce soir au théâtre de l\u2019Ours pour te mettre en goût; Allons, rompez, deux appels conscrit.PlÈDECANB.UNE MÉPRISE COUTEUSE Balzac et le baron James Rothschild vivaient presque sur un pied d\u2019in-timité, ce qui explique le nombre de romans que Balzac a dédiés à ce dernier.Obligé un jour de se rendre en Allemagne et à court de fonds, comme cela lui arrivait souvent, Bilzac s\u2019en fut trouver le banquier et lui expliquer sa position.Rothschild, avec cette générosité de grand seigneur qui le distinguait en toutes circonstances, lui donne 3,000 francs et en même temps une lettre pour un de ses neveux à Vienne.La lettre, comme il est d\u2019usage en pareil cas, n\u2019était pas cachetée.Balzac la lit et trouve le style uu peu froid, cavalier, trivial même, et nullement en rapport avec l\u2019importance du personnage annoncé (ce pauvre B abac était, comme on le sait, bouffi d orgueil et vaniteux à l\u2019excès).Il remit donc la lettre dans sa poche*et s\u2019en revint à Paris.A son retour, il se rendit auprès de l\u2019éminent banquier, qui l\u2019accueillit à bras ouverts et lui demanda : \u2014Eh bien ! et mon neveu, l\u2019as-tu vu 1 Balzac avoua franchement qu\u2019il avait gardé la lettre.\u2014J\u2019en suis fâché pour toi, répondit le Baron.As tu cette lettre sur toi ?\u2014Mais, certainement ; la voici.\u2014Vois-tu cette petite marque en bas de la signature?.C'est un crédit de 25,000 francs que notre banque de Vienne tenait à ta disposition.Ü Balzac s\u2019en mordit le3 pouces.Aussi qu\u2019avait-il affaire à lire cette maudite lettre ?CEST DES MENTEUX Le juge,\u2014Voyons, Jargnoux, la mère Muigot affirme que vous lui avez volé des pommes, samedi dernier ?Jargnoux.\u2014 Non, m\u2019sieu l\u2019juge.Le juge.\u2014M&is il y a ici des témoins qui vous ont vu !.Jargnoux.\u2014C\u2019est des menteux ! à preuve que c\u2019était vendredi ! Une Recette par Semaine Toi qui portes au front l\u2019ivresse ou l\u2019épopée, Et, de ton regard clair fouillant le ciel lointain, Ne rêves ici-bas qu\u2019un unique destin : Vivre par les baisers ou mourir par l\u2019épée ! Saison des fiers labeurs et des désirs fervents Dont la Femme et l\u2019Honneur sont les seuls dieux au monde, Jeunesse généreuse et Jeunesse féconde, Moisson dont le grain d\u2019or s\u2019envole à tous les vents ! Regret de mon déclin, espoir de ma pensée, Beau vaisseau pavoisé d\u2019aurore et plein de chant, Qui trop tôt m\u2019a laissé sur les sables penchants, Pour suivre à l\u2019horizon ta route cadencée ! O Jeunesse, salut ! aime et crois ! chante et ris ! Ouvre, Rose des ans, ton âme parfumée.Hors tes saintes ardeurs il n\u2019est rien que fumée, Hors tes divins plaisirs rien ne vaut que mépris ! Toi dont tel est le charme et dont la grâce est.telle.Qu\u2019on les pleure à jamais quand on les a perdus, Avant l\u2019affront des ans sur les fronts suspendus, Aime et crois ! chante et ris ! ô jeunesse immortelle ! Armand Sylvestre.Paris.1er Mars 96 MILITAIRIANA \u2014C\u2019est y pas ici la caserne d\u2019là ligne ?\u2014Quoé qu\u2019vous voulez en faire d\u2019là caserne d\u2019là ligne ?\u2014C\u2019est que j\u2019suis t\u2019appelé pour faire mon temps.\u2014Idiot.la caserne d\u2019là ligne ail vient d\u2019fermer pour cause d\u2019mariage ; ici c\u2019est les dragons, mon colon.x \u2014Et vous jeune homme, que faffiiez-vous dans 1\u2019 civil 1 \u2014Etudiant, mon lieut\u2019nant, je cultivais les Pandectes.\u2014Tous cultivateurs, alors, c\u2019te classe-là ! x \u2014Tiens, bleu, v\u2019ià 1\u2019sac à distribution ; va-t-en chez 1\u2019sergent major chercher les bons d\u2019tabac d\u2019l\u2019escouade.x Un d\u2019la classe qui part et un d\u2019la classe qui arrive.\u2014Tiens, viens, rien que ce képi et ce coupe-chou, et on te laissera sortir, t\u2019as l\u2019air militaire du reste, vas y, mon fils.Le sergent de planton.\u2014Qu\u2019est-ce que c\u2019est que ce carnaval-là.Le bleu.\u2014M\u2019sieu.c\u2019est les camarades qui.Ea petit ou en grand, le dégraissage des étoffes est une opération délicate.Voici quelques conseils primordiaux à ce sujet : En premier lieu, il faut noter que les liquides destinés au dégraissage doivent être employés aussi chauds que possible.Pour enlever les taches de graisse et de sueur, le borax, employé seul malgré l\u2019affioacité qu\u2019on lui attribue, n\u2019est pas à la hauteur de sa réputation ; il convient d\u2019employer une lessive savonneuse très légèrement additionnée d\u2019ammoniaque, pour les étoffes blanches, la laine principalement.Enfin, pour éviter le rétrécissement des tissus, il ne faut jamais recourir au séchage au grand soleil, qui les rétrécit et les durcit.Un courant d\u2019air renouvelé et tiédi, en hiver, est le seul moyen de séchage avantageux.B.de S.DEVINETTE Le petit bonhomme poursuit un pigeon.Le voyez-vous / ¦n /s wfÉM'éê Faites le savoir : BAUME RHUMAL, le meilleur remède eontre les affeetions de la Gorge et des Poumons k.&uWo TMUt* >^:{xzp imsuam.îhÆ mrix-x Le sâmëdî FEUILLETON DU SAMEDI COMMENCÉ DANS LE NUMÉRO DU 4 A VRIL : LE SECRET DU SQUELETTE Par Georges Pradel PREMIERE PARTIE FEUILI.E II UN JOURNALISTE A SA DERNIÈRE HEURE \u2014 Suite Car, à cet instant même, Lafressange pouvait constater que l\u2019image de la jolie Berthe occupait beaucoup trop son esprit.Bien que le danger, auquel elle avait cru, disparût complètement, il se rendait, compte du côté un peu romanesque de leur présentation, et il pensait, il espérait que ce côté romanesque, tout en disparaissant, ne lui ferait point de tort dans l\u2019esprit de Mlle de Kermor.Après quelques paroles de politesse : \u2014Me direz-vous, mon cher cher confrère, demanda Lafressange, comment il se fait que vous soyez arrivé avant moi à Dorchester ; je croyais avoir .pris la voie la plus courte.\u2014J\u2019ai pris par Tunbridge, répliqua Théodore Mind eau, Guilford, Southampton, et j\u2019ai dû avoir une heure d\u2019avance sur vous.\u2014Mais je ne vous ai pas aperçu à la gare de Dorchester.\u2014J\u2019ai pris le train poste qui a précédé celui-ci.Il y a une halte à mi-route.J\u2019ai voulu arriver à Melcombe -à pied pour juger de l\u2019affaire de la veille et j\u2019ai eu là une bonne idée, puisqu\u2019elle me procure le plaisir de vous rencontrer.\u2014Il est évident que la police avait vent de quelque chose, et qu\u2019elle craignait l\u2019accident, je veux dire le crime qui a eu lieu.\u2014Oui, elle voulait dissimuler la présence de ses hommes, mais les émeutiers étaient à la piste, car l\u2019explosion n\u2019a eu d\u2019autre but que de .supprimer le gros de policemen que l\u2019on expédiait sur le théâtre de la grève.\u2014Évidemment.Si Lafressange avait pu conserver dans son esprit l\u2019ombre d\u2019un doute, il eût été dissipé par le ton tout naturel des réponses de son confrère.Alors, comme la confiance s\u2019établissait décidément entre eux, il expliqua à Théodore Mindeau comment il avait été expédié à Melcombe par M.Jacquemain, le directeur du Courrier des Deux-Mondes, et la précipitation, par trop à la légère, avec laquelle il avait accepté cette campagne, alors qu\u2019il ne parlait nine comprenait l\u2019anglais.Un vague sourire vint errer sur les lèvres pâles du correspondant de la Morgen Post.¦ Ah ! I rançais ! Français ! s\u2019écria-t-il vous serez toujours les memes ; Mais enfin, peu importe, mon cher confrère, je suis convaincu que vous saurez parfaitement vous en sortir, et cela, très à votre avantage.D ailleurs, je suis tout à votre disposition, si je puis vous être utile, car je parle et j\u2019écris couramment l\u2019anglais.Cela ne me dérangera nullement ; Vienne est loin de Paris, et je n\u2019ai pas la crainte que vous me fassiez concurrence.Chaleureusement, Lafressange remercia.On le fit entrer dans une salle basse, la salle du corps de garde.détails, vous les aurez sous les yeux, et pour ce qui est des noms propres, on se fera un véritable plaisir de vous les fournir.Tout allait donc pour le mieux.Lafressange témoignait le désir de se remettre en route et de gagner Melcombe.Son compagnon de voyage l\u2019arrêta, \u2014Oh ! dit-il, rien ne nous presse.Je suis convaincu que nous allons entrer dans une ville parfaitement calme.S\u2019il y a du train, ce qui n\u2019est pas encore sûr, ce ne sera que ce soir.Vous verrez si je me trompe.Les Anglais ne se remuent que la nuit.\u2014Oui, répliqua Lafressange, mais j\u2019ai une dernière heure\u201d à expédier à mon journal.Il regarda sa montre.La dépêche pourra partir à une heure.Elle arrivera à trois heures à Paris.Jacquemain sera enchanté Oh ! permettez-moi de vous demander.les feuilles anglaises n\u2019ont encore rien donné touchant la grève.\u2014Rien.Il n\u2019y a rien eu.L\u2019explosion qui vient d\u2019avoir lieu est le premier fait grave.Us dévalèrent la pente rapide qui les conduisait directement à Melcombe.Lafressange remarqua involontairement que son compagnon, qui n\u2019étant nullement pressé de se rendre à destination, marchait maintenant à de telles enjambées qu\u2019il avait de la peine à le suivre.Au moment d\u2019entrer en ville, il se retourna par le plus grand des hasards et alors il aperçut tout au loin, une série de points noirs qui, de distance en distance, couronnaient la colline qu\u2019ils venaient de quitter ainsi que les crêtes adjacentes.La jumelle de Lafressange lui montra que ces points noirs étaient des policemen qui semblaient exécuter une battue, et, s\u2019étendant à l\u2019infini, couvraient un grand espace.Mais la crainte de manquer le télégraphe l\u2019empêcha de suivre plus longtemps les détails de cette manœuvre.Aussi bien son confrère le poussait maintenant à expédier sa dépêche.Quelques instants encore et ils pénétraient dans les rues de Melcombe.La ville, était tranquille, nulle trace d\u2019animation.Les rues étaient propres, les maisons blanches.Les passants ne semblaient nullement effarés.On n\u2019aurait jamais pu croire qu\u2019à deux pas de là, avait éclaté une grève sérieuse.L\u2019installation dans un hôtel ne demande que quelques instants, et Lafressange se rendit au bureau du télégraphe, qu\u2019au préalable Théodore Mindeau s\u2019était fait indiquer.Cela fait, les deux reporters se séparèrent, l\u2019un d\u2019eux pour écrire sa correspondance, Lafressange pour se rendre sur le théâtre de la grève qu\u2019il tenait à inspecter en plein jour.Il arriva, guidé par les hautes cheminées qu\u2019il apercevait au loin, au quartier ouvrier.Les fabriques de porcelaine étaient situées les unes à côté des autres.Elles étaient fermées et désertes.Dans les alentours, des groupes de verriers se voyaient, causant, discutant, mais sans animation aucune.Tout était calme et froid.Les bars environnants regorgeaient de monde, mais n\u2019eût été l\u2019explosion dont deux heures auparavant il avait failli être victime, Lafressange n\u2019aurait pu croire à la gravité de la grève et à la possibilité d\u2019une émeute.Le journaliste, néammoins, commençait à se rassurer touchant les difficultés qu\u2019il craignait de rencontrer sur sa route.La dépêche avait été parfaitement expédiée : A six heures, après l\u2019examen du théâtre de la grève, il s\u2019était retiré dans sa chambre, à l\u2019hôtel, et écrivait sa correspondance Je crois du reste, poursuivit M.Mindeau, que je ne vous serai En baragouinant quelques mots écorchés, il essaya de demander d aucune utilité, car les employés du télégraphe transmettront par- à la maîtresse d\u2019hôtel où se trouvait son compagnon, car l\u2019heure du 1 alternent vos depeches en français, il en ont l\u2019habitude.Quand aux dîner avait sonné. LÈ SAMEDI is Celle-ci, une grosse dondon réjouie, lui rit au nez sans vergogne, en lui répétant des \u201c no understand \u201d sur tous les tons.Il dut se résoudre à dîner seul.Du doigt, il désignait au \u201c Waiter \u201d les mets inscrits sur la carte.Et comme le jour baissait, il reprit le chemin des fabriques de porcelaine.L\u2019aspect des rues était changé.Les maisons de Melcombe se fermaient.Lafressange apercevait maintenant des files d\u2019hommes qui, d\u2019un pas cadencé et régulier, suivaient la même route que lui et se dirigeaient vers les fabriques.Un terre-plein environnait la première formée de trois bâtiments énormes, et l\u2019entourait comme une sorte de vaste place.Arrivé au coin de la rue, Lafressange fut obligé de s\u2019arrêter.La foule était compacte, grouillante, houleuse, et les nouveaux arrivants serraient les rangs des premiers venus, et continuaient à encombrer le terre-plein.prendre qu\u2019il se démenait au milieu de cet état nerveux qui doit procéder à la folie.Que faisait-il, tandis que l\u2019on détruisait tout autour de lui ?Ce que tout autre, même le plus courageux, aurait fait en pareil cas.Il cherchait à s\u2019enfuir.il cherchait à trouver la porte.Mais la fumée allait grandissant, obscurcissant et les torches et la flamme.Et ce qui le troublait plus encore peut-être que ces nuages damnes, c\u2019etaient des cris féroces, des hurlements de bêtes fauves, des huhulements prolongés, n\u2019appartenant à aucune langue.Tels ils devaient se faire entendre lorsque le feu divin foudroya la sacrilege Babel.Et au dehors, par instants, le crépitement régulier de la fusillade, répondait aux clameurs féroces ! Cependant, la foule qui se trouvait dans l\u2019intérieur de la fabrique Le gaz éclairait la scène.Au loin, protégeant la première fabrique, on pouvait apercevoir était obligée de reculer\" un cordon de policemen.\t_\tLa flamme la chassait.De temps à autre, un orateur montait sur une borne et prononçait Des tourbillons énormes charriant des milliards d\u2019étincelles, me un discours qui commençait invariablement par ce mot \u201c gentle- naçaient les démolisseurs.sur le perron d\u2019une men .Lafressange avait installé son observatoire maison donnant sur le coin du terre-plein.De là il embrassait toute la scène.Tout à coup un coup de pistolet partit ; il venait d\u2019être tiré derrière lui.C\u2019était un signal.La foule se rua sur le cordon des hommes de police.En même temps, le perron sur lequel se tenait Lafressange fut envahi.Une forte poussée eut lieu.Il tomba, enveloppé, bousculé, foulé aux pieds.En même temps la fusillade commençait et des balles sifflèrent à ses oreilles.La violence des heurts était telle qu\u2019il n\u2019avait plus conscience de ce qui se passait.Enserré par des bras violents, tenaillé par des mains brutales, il était en quelque sorte jeté, comme un paquet humain, à d\u2019autres bras, d\u2019autres mains, qui faisaient de lui leur proie et le pressaient à lui faire perdre la respiration.Toute résistance était inutile.Sa pensée même ne lui appartenait plus.Il lui semblait qu\u2019il était le jouet d\u2019un véritable cauchemar.Et pourtant, c\u2019était un vaillant.Il mordait, il s\u2019accrochait, il cherchait à saisir une victime dans cette masse humaine.Il essayait surtout de fouiller dans sa poche et d\u2019y saisir son revolver.Une arme à la main, il aurait tiré dans le tas et aurait chèrement vendu sa vie.Mais ses mouvements étaient paralysés, ses convulsions désespérées n\u2019ébranlaient même pas la pieuvre qui l\u2019étouffait.Au milieu de cet étourdissant tumulte, alors qu\u2019à demi suffoqué, le sang se précipitait à ses oreilles, l\u2019assourdissait, lui heurtait le tympan, faisait un bruit pareil à celui d\u2019un train immense sous un tunnel.Un horrible fracas dominait cette tempête.C\u2019était le roulement, le crépitement de la fusillade, Où allait-il, ainsi porté ! Comment se reconnut-il, sur ses jambes, au milieu d\u2019une bande de démons déchainés ?Il n\u2019aurâit su le dire.Il se trouvait dans une salle immense, dominée par une voûte.C\u2019était l\u2019un des halles de l\u2019usine.Il était dans l\u2019une des fabriques.Autour de lui, les grévistes démolissaient tout.Armés de bâtons, de pics, de pioches, ils brisaient avec une joie de bêtes féroces.Et pour éclairer cette scène dantesque, il y avait des torches, et aussi des flammes, c^r le feu avait été mis ; et des festons, des guirlandes de langues bleues et rouges commençaient à courir le long des poutres et des corniches.Au-dessous, tout autour de lui, achevant leur œuvre infâme, une nuée de gorilles, ivre de gin, de whiskey ! Comment était-il en vie ?Ces questions se posaient dans son esprit à l\u2019état d idee fixe.Il reprenait ses sens cependant, il retrouvait sa vie.Ce n était plus cette pression atroce, ces enlacements hideux qui avaient failli l\u2019étouffer.\t^\tr A La respiration lui revenait, et l\u2019air, et jusqu\u2019à cette fumee acre qui commençait à remplir le hall, il les respirait avec bonheur.Le malheureux garçon était obligé de faire appel a tout son courage, à toute sa présence d\u2019esprit pour conserver encore la conscience de ce qui se passait autour de lui.Les sensations cuisantes qui agitaient Lafressange lui faisait com- \\ T Us voulaient briser, détruire encore, et se battaient avec l\u2019incendie.Un craquement ! Une poutre maîtresse se cassant en deux, un flot de zinc en fusion, et le tourbillon humain chercha son salut dans la fuite.Lafressange se trouva pris cette fois encore, enserré dans une troupe pressée, hurlante, qui se précipitait vers les portes.Une nouvelle poussée, et cette fois il fut porté en plein air.Il n\u2019était pas sauvé.Au dehors de l\u2019usine, bataille ! La troupe régulière continuait le feu.Les policemen chargeaient, le bâton plombé d\u2019une main, le revolver de l\u2019autre.C\u2019était une tuerie sans merci ni pitié ! On s\u2019égorgeait, toujours au nom de l\u2019amour des êtres, de la fraternité et de la liberté ! Repoussé, culbuté, enjambant les morts et les blessés qui s\u2019accrochaient à lui, Lafressange cherchait une issue, qui le mit hors de ce sabat du septième enfer.Les mains en avant, la tête baissée, il fonçait devant lui, pareil au sanglier qui sort du ferme.L\u2019instinct de la conservation décuplait ses forces, lui donnait des ailes.Encore un peu et il sortait de la mêlée ! Un ouvrier, frappé d\u2019une balle, tomba sur lui et le fit chanceler.( Il reprit sa course.! Devant, sur sa droite, une rue sombre.Il s\u2019y précipita, courant, les coudes aux corps.Une muraille humaine, qu\u2019il n\u2019avait pu apercevoir lui barrait le passage.Dix bras s\u2019abattirent sur lui, sur ses épaules, le saisissant au col-1er, l\u2019enlaçant.Il crut que son supplice allait recommencer.Mais non.Comme il n\u2019opposait aucune résistance, on ne le brutalisait pas.On le faisait priarcher, en le maintenant seulement dans l\u2019impossibilité de toute défense.?Au détour de la rue, une lumière étincelante frappa ses regards.C\u2019était un bec de gaz.Alors il put voir aux mains de qui il était tombé.Ceux qui le tenaient ainsi prisonnier, ceux qui le faisaient ainsi marcher, c\u2019était des policemen.Au lieu d\u2019un sentiment de frayeur, en reconnaissant l\u2019uniforme respectable et respecté des Blue-Jackets, leur casque en cuir bouilli, il éprouva un sentiment de véritable bien-être.Au moins dans les mains de3 hommes de police, il ne courait aucun danger.\t.Ce qu\u2019ils opéraient à cet instant ce n\u2019était pas une arrestation, c\u2019était un sauvetage ?.Encore quelques instants et l\u2019erreur dont il était victime serait dissipée ; si aisément il allait pouvoir constater son identité._ Le groupe de policemen dont il était le prisonnier lui faisait faire un circuit.Quelques instants plus tard, Lafressange et les agents traversaient une rue qui aboutissait au terre-plein.Sur la gauche, il apercevait l\u2019usine en plein feu, et autour la bataille qui continuait implacable ! Alors il eut une épouvantable vision ! La haute cheminée qui, du milieu de la flamme, semblait un géant menaçant le ciel, oscilla sur sa base et se brisant en pièces, s\u2019écroula avec un fracas épouvantable écrasant dans sa chute les morts et les vivants ! (A suivre) Le est lé Roi des Guérisseurs 16 LE SAMEDI FEUILLETON DÜ SAMEDI CRIME D\u2019ORGÈRES Par Louis Létang TROISIÈME PARTIE TL.H F AXJS S A-I K, E VII \u2014 LE PENDU.(Suite) Non, répondit Albert, je vais te laisser ici en présence da cadavre de ton complice jusqu\u2019à ce qu\u2019on vienne te délivrer.Si toutefois on vient.Je vais t\u2019enfermer avec lui.\u2014Non, non, laissez-moi partir, hurla Gaston.La folie montait au cerveau du misérable.Il jetait des regards d\u2019épouvante sur le corps de Frank qui, rigide, se balançait au bout de la chaînette.Non seulement la crainte d\u2019être tué à son tour hantait l\u2019esprit de Gaston, mais encore la peur d\u2019être enfermé avec le cadavre l\u2019affolait.En un effort suprême, il s\u2019élança vers la porte de la chambre, en criant à Albert.\u2014Non, non ! impossible de rester ici.Non, jamais.Des heures entières en présence de ce cadavre ! Supplice abominable ! A faire perdre la raison !.Mais la large main de Lequesne le saisit- au passage.\u2014Tu ne t\u2019en iras pas ?Et arrachant aux tentures de longues cordelières de soie, il se mit en devoir de l\u2019attacher.L\u2019autre eut une crise irraisonnée de révolte.Il se débattit de toutes ses forces, comme un enfant qu\u2019on veut fouetter et qui regimbe, tâchant d\u2019égratigner, de mordre, de donner des coups de pieds.Résistance vaine, il ne pesa pas lourd dans les fortes mains de Lequesne qui perdait peu à peu de son impassibilité et qui agissait maintenant avec une impatience nerveuse, avant-coureur des colères terribles dont il avait été saisi aux moments tragiques de sa vie.Gaston cessa tout à coup de se débattre et se mit à se plaindre, d\u2019une plainte continue et douloureuse.Une grande pitié saisit Lequesne et il demeura quelques instants hésitant, inquiet.Des objections contre la légitimité de son rôle de justicier sourdaient dans son esprit.Gaston dont les gémissements étaient inarticulés se mit à appeler sa mère, suprême appel qui vient toujours sur les lèvres de l\u2019homme en détresse : \u2014Maman ! oh ! Maman ! Albert Lequesne tressaillit de tout son corps.Son regard se fixa sur le visage de Gaston et scruta les traits de la jolie figure du jeune homme, ces traits si fidèlement semblables à ceux de sa mère, Félicienne de Raismes.Ses poings se serrèrent, sa physionomie se crispa puis redevint impassible, implacable.Brusquement, il tourna le dos et s\u2019en alla.*** Quand le bruit de ses pas lourds se fut éteint, quand le silence se fit de nouveau dans cette maison tragique, l\u2019horreur augmenta.Le jeune de Raismes immobilisé dans ses liens, bien que sa tête fut renversée de côté et qu\u2019il ne vît pas à quelques mètres de lui le cadavre de l\u2019oncle Frank, avait cependant la sensation intense, intolérable, qu\u2019il était là, qu\u2019il le regardait de ses yeux glauques étrangement sortis de leurs orbites.Il se formait dans le cerveau de Gaston, plein d\u2019ombres et de fièvre, le désir impérieux, le besoin irrésistible de voir le cadavre de F rank.Lentement, péniblement, retenu par une force contraire, il tourna la tête, criant de terreur d\u2019avance, et regarda.Oui, il était là, le pendu, terrifiant avec sa face violette, sa langue épaisse, ses yeux ronds, si piteux dans sa petite taille et son corps ramassé, qu\u2019il pouvait indifféremment susciter le rire ou l\u2019épouvante.Mais c\u2019était l\u2019épouvante qui se dressait daus l\u2019âme ravagée du malheureux, cette épouvante sans borne qui confine à la folie.Il se tordit dans ses liens, et il arriva que les cordelettes qui le ligotaient glissèrent sur sa chair molle et laissèrent à l\u2019un de ses bras un peu de liberté.Albert Lequesne, imbu de pitié latente, n\u2019avait pas serré les nœuds à fond.Alors l\u2019espoir de fuir revint au cœur de Gaston, et il n\u2019eut point de trêve qu\u2019il ne se sût dégagé en partie.Il ne prit pas le temps de se débarrasser entièrement des cordelettes.8a seule pensée était de quitter ce lieu plein d\u2019horreur, de ne plus être sous l\u2019influence directe du pendu.A moitié entravé encore, il se précipita vers la porte, ayant l\u2019idée suffisamment précise de descendre à la salle à manger du petit hôtel où il trouverait des couteaux pour trancher ses liens.Mais dans sa folle précipitation, il marcha sur l\u2019un des cordons fixés à ses jambes, trébucha, essaya vainement de se retenir, et tomba en avant.Son front porta rudement sur.le cadre de la porte, resté debout après le passage de Lequesne et de Moreau, mais faussé, dressé de biais, barrant à moitié l\u2019ouverture béante.Il se redressa avec un cri sourd, les deux mains sur.la blessure saignante, resta un moment debout, puis s\u2019écroula dans sa chute.Le malheureux resta étendu sur le tapis, sans un mouvement, évanoui.Au-dessus de lui, l\u2019oncle Frank que le choc avait fait osciller se balançait lentement au bout de sa chaîne.Et ce balancement était accompagné du petit bruissement des mailles métalliques glissant les unes sur les autres à chaque tour de promenade.Cela dura de longues heures.Quand Gaston revint â la vie, il se souleva lentement et s\u2019assit sur le plancher.Il avait à la têce une douleur pleine et continue ; ses mouvements étaient étranges.La lumière des lampes électriques toujours allumées l\u2019inondait.Et cependant il regardait autour de lui, d\u2019un air surpris et curieux, comme s\u2019il ne connaissait pas l\u2019endroit où il se trouvait.Il se mit debout et soudain son visage se trouva proche du visage de l\u2019oncle Frank.Ses traits se convulsèrent, son corps trembla, il y eut dans tout son être comme une brusque rupture.Et comme en vertu de sa lente oscillation le pendu se rapprochait, il étendit le bras et d\u2019une bourrade en pleine poitrine, il l\u2019écarta brusquement.L\u2019oncle Frank s\u2019en alla toucher du dos à la muraille, puis revint, avec la même vitesse sur Gaston.Celui-ci l\u2019écarta de nouveau d\u2019un coup de poing.Le pendu sursauta et fit un bond énorme.Alors, la physionomie du fils de Raismes changea ; d\u2019inquiéte et effarée, elle devint hilarante et tout d\u2019un coup il éclata d\u2019un rire atroce, rauque et inconscient.Le choc matériel qu\u2019il avait reçu, les crises de terreur par lesquelles il avait passé venaient d\u2019avoir leur effet en brisant son cerveau.Gaston de Raismes était fou.VIII.-\u2014 CONCLUSION.Le lendemain matin, dès le jour, c\u2019est à-dire un peu avant huit heures, on était en novembre, Moreau sonnait à la porte du général Rolland.Il avait préalablement reçu la visite d\u2019Albert Lequesne, lequel lui avait confié une enveloppe contenant des papiers à remettre entre les mains du général.\u2014C\u2019est la confession de ces deux misérables.avait-il ajouté.Moreau n\u2019avait fait qu\u2019un bond de la rue Bonaparte au domicile du général Rolland, boulevard Saint Michel.A l\u2019ordonnance qui vint ouvrir la porte de l\u2019appartement, étonné d\u2019une visite si matinale, Moreau dit qu\u2019il venait apporter des documents très importants.\u2014Est-il levé ton patron ! demanda t-il avec cette familiarité militaire qui ne perd jamais ses droits.\u2014Oui, depuis une grande demi-heure.Il se promène dans son cabinet en bougonnant après le feu mal allumé.\u2014Bon.Va lui dire que je suis là.\u2014Tu t\u2019en ferais mourir ! Ben ! mon vieux colon, tu ne te mouches pas du pied, toi ! Annoncer Son Excellence !.Tableau !.\u2014Rigole pas, mon vieux, fit Moreau d\u2019un ton pénétré.Il s\u2019agit de choses très graves, qui inquiètent beaucoup le général \u2014Alors, donne-moi tes papiers, je vais les lui porter.\u2014Vraiment, j\u2019aimerais mieux y aller moi-même.\u2014Oui, mais s\u2019il me reçoit comme un chien dans un jeu de quilles ?\u2014Je paye une bouteille de vin blanc pour faire passer la mauvaise réception.Tu m\u2019en diras tant ! Et c\u2019est en vertu de ce marcfié lestement conclu que Moreau fut immédiatement reçu par le général Rolland.\u2014Qu\u2019est-ce que vous apportez ?Le soldat tendit la lettre.\u2014Cela concerne votre capitaine ?\u2014Oui, mon général.\u2014Ah ! Diable ! Diable ! Il déchira l\u2019enveloppe.\u2014Hé ! mais, c\u2019est très important, ça, mon garçon.Et le général se mit à examiner a^ec une attention très inté-restée les documents apportés par Moreau.(A suivre.) Thomas A.Johns\u2022 Commune Guérie radicalement par l\u2019usage DE LA Salsepareille d\u2019AYER HISTOIRE D\u2019UN COCHER DE FIACRE.\u201cJ\u2019ai été, pendant huit ans, affligé de Sait Rlieum.Durant ce temps-là, j\u2019ai essayé un grand nombre de médecines qui étaient fortement recommandées, mais aucune d\u2019elles ne m\u2019a soulagé.A la lin on me conseilla d\u2019essayer la Salsepareille d\u2019Àyer et un ami me dit d\u2019en acheter six' bouteilles que je devais prendre en me conformant aux instructions.Je cédai à son désir, j\u2019achetai les six bouteilles et en pris trois sans remarquer aucun résultat décisif.J\u2019avais à peine fini la quatrième que mes mains étaient entièrement Débarrassées d\u2019Éruptions.Mon occupation, qui est celle de cocher, m\u2019oblisre à être dehors au froid et à l\u2019humidité, souvent sans gants, et l\u2019éruption n\u2019a jamais reparu.\u201d \u2014Thomas A.Johns, Stratford, Ont.LA SALSEPAREILLE D\u2019AYER Seule Admise a l\u2019Exposition Colombienne.Les Pilules d\u2019Ayer nettoient les Intestins.Est un des rares journaux de Montréal qui s\u2019attache à bien RENSEIGNER SES LECTEURS et à ne publier que des NOUVELLES VRAIES S\u2019adresse a toutes les classes bien oensantes.Il suffit de le lire une fois pour l\u2019adopter de préférence.LE SAMEDI 17 ECHECS PROBLÈMES D\u2019ÉCHECS ET JEUX D\u2019ESPRIT PROBLÈME No 55.Par H.Leprette noirs & 822 \u2022 K ¦ ///ss/TTzA fm if! i .^* * s*ê m mm.x mm mm, n§ 'mm m ifËlf Æm y////Æ m,.m BLANCS Les blancs jouent et font mat en trois coups.Jeux d\u2019Esprit No 333 \u2014CHARADE Par X Mon un est unfjoli mois ; Jouez musette^ou hautbois Vous produmz mon deuxième.Pour éviter pluie ou vents Au premier voire au sixième Dans mon tout logent les gens.X No 334 \u2014 MÉTAGRAMME Par Aubépine J\u2019ai sept pieds et je suis un rocher escarpé e long de la mer.Changez ma tête et je deviens gêné, détresse et incommodité.Sous ces quatre chiffres en placer quatre autres dont le total soit les deux tiers des premiers.Opérer la soustraction et obtenir quatre chiffres dont la somme soit le tiers des premiers.N\u2019employer le même chiffre que deux fois dans ce problème, § de pairs, £ d\u2019impairs.Adresser les solutions à Philidor, journal le Samedi Solutions des Problèmes et Jeux d\u2019Bsprit DU NUMÉRO 44.ÉCHECS Solution du problème No 54 Blancs\tNoirs 1\t\u2014 P 5 C 2\t\u2014 T prend T 3\t\u2014 T 4e T 1\t\u2014 T 8 T 2\t\u2014 T prend P 3\t\u2014 Echec et Mat ( A suivre à la page 18) UN AMOUR DE PAPA x No 335 -DEVINETTE ALPHABÉTIQUE Par J.Eug.Gauvin Quelles sont les deux lettres de l\u2019alphabet qui résument les deux choses les plus indispensables aux êtres vivants?x No 336 - PROBLÈME NUMÉRIQUE Par Sphinx d\u2019Ottawa Poser l\u2019un après l\u2019autre, quatre chiffres dont le total forme un certain nombre.Rosinettz.\u2014Tu es un amour de papa et je t\u2019aime bien, mais je t\u2019aimerais encore mieux si tu voulais aller chez Duhamel.Le papa.\u2014Comment, chez Duhamel, le tailleur de la rue Ste-C&theiine au coin de la rue St-Denis ?Rosinette.\u2014Oui, petit père et de t\u2019y commander un joli costume complet pour ce printemps, afin de mener promener ta Rosinette.Le papa.\u2014Allons, mademoiselle, on va.y aller de ce pas.Modes Fashionables.CHAPEAUX, MANTEAUX FOURRURES en tous genres ROBES, COLLETS, Etc.r Le tout fait sur commande \u2014 Réparations Soignées LE 8ENDEZ-V0US DE L\u2019ÉLlOANOE ET DD DON BOUT .C e sont les Salons de Mmc Ls A.HOUDE, jr.La Fontaine de Jouvence RETROUVEE No 1588 Rue Ste-Catherine, Montreal LA MAISON HOUDE EST LA SEULE DE CE GENRE AU CANADA, Les vieillards rajeunissent.Les faibles reprennent leurs forces et La force vitale est restaurée.L\u2019espérance renait partout et La vie vous apparaît sous des horizons non- [veaux.Avez vous mené une vie régulière ?Le besoin de forces nouvelles se fait-il sentir ?Voulez-vous vous rajeunir ?Envoyez-moi votre adresse et je vous écrirai personnellement, vous indiquant le moyen par lequel je me suis rajeuni.C\u2019est un remède efficace et simple.THOMAS SLATER, Boite 1444, Kalamazoo, Envoyez timbre pour réponse.Mich.U.S.w Vin de Vial PHOSPHATE DE CHAUX, VIANDE ET QUINA Tonique puissant pour guérir : ANÉMIE, CHLOROSE, PHTHISIE ÉPUISEMENT NERVEUX H:*tL ladiapeRiiblô -îtiii lei CB91SSAI7CE3 DIFFICILES.Longues convalescences et tout état de langueur caractérisé par la perte de l\u2019appétit et des forces.J.VIAL, - Chimiste, ¦ Lyon, France.ÉCHANTILLONS GRATUITS ENVOYÉS AUX MÉDECINS.S'Adresser A C.ALFRED CHOUILLOU,\t^ Agent Général pour le Canada, MONTREAL.JB ROMAN LE FILS DE L\u2019ASSASSIN Cet émouvant feuilleton, qui a tenu les lecteurs du Samedi sous le charme de ses dramatiques situations, est maintenant en vente.Il en sera adressé un exemplaire franco à toute personne qui nous fera parvenir la somme de 25 CENTS Au-dessus de 400 pages, grand format.â^Les timbres postes (canadiens ou américains) sont acceptés '!£& ADRESSEZ VOS COMMANDES DE SUITE TIRAGE LIMITE Poirier, Bessette & Cie, No 516 Rue Oraig MONTREAL ^13169 8001 6230 18 LE SAMEDI Fumez ss* Insistez pour les avoir Les Cigares et Cigarettes \u201c Sonadora \u201d.Les Cigarettes \u201c Royales \u201d Turques .Les Cigares et Cigarettes \u201c Crème de la Crème \u201d .Les Cigares et Cigarettes \u201c La Fayette \u201d\t.Les \u201cCheroots\u201d .5 pour 10c.J.M.FORTIER, 141 a 151 Rue St-Maurice, Montreal Tél.Bell 8025 Tél.des March.550 LÀ MERVEILLEUSE (PATENTÉE) NOUVELLE CUILLER .Pour tourner les gâteaux et les galettes.Indispensables dans les familles., .Assortiment complet de Ferronnerie, Quincaillerie, etc.The Edw.CAVANAGH CO., 2547 A 2553'RUE NOTRE-DAME Coin des Seigneurs\tMONTREAL R.WILSON SMITH Courtier-Financier Débentures de Gouvernement, Municipales et de Chemins de Fer achetées et vendues.Placements d\u2019Argent sur sécurités de première classe toujours en mains.1STo 172^ 33,vLe IïT©tre_IDa,m.e MONTREAL Champagne Couvert 0 0 0 5 A Reims EN VENTE PARTOUT EN GROS CHEZ LAPORTE, MARTIN & CIE Montréal, seuls agents ( Suite des Jeux.) PROBLÈME No 329 Préfixe \u2014 Amour \u2014 Union \u2014Vite \u2014 Rare \u2014 Etc \u2014 Tard \u2014 Eau \u2014 Nain \u2014 Enchantement \u2014 Solo \u2014 Tendre \u2014 Pauvre \u2014 Ange\u2014 Sortie \u2014 Verso \u2014 Innocent \u2014 Chaud \u2014 Espérance.Pauvreté n\u2019est pas vice.PROBLÈME No 330 Nantes Puide Queretaro \u2014 Douvres Foix \u2014 Lui \u2014 Pic \u2014 Lu.Qui court deux lièvres à la fois n\u2019en prend point.x PROBLÈME No 331 CONSONNES Chacun de nous connaît bien ses défauts.En convenir est autre chose.VOYELLES On aime mieux souffrir de véritables maux que d\u2019avouer qu\u2019ils en sont cause.x PROBLÈME No 332 E\tC CasikO H\tM Acquit R\tE L I B E R A E\tB\t- S C A L D E F\tR AccorD B\tE RisquE E\tN x Ont trouvé les solutions du No 43.ECHECS (Problème No 53) MM.J.Lavigne (Montréal) ; Asselin (Boston, Mass) ; Gill, Miquat (Québec).Autre solution juste: M.F.Weber (Montréal).JEUX D\u2019ESPRIT ( Problèmes de 325 à 328) Ont trouvé 4 solutions : Mignon (Québec) ; J.Lavigne (Montréal) ; Delle S.Chenette (Woonsocket, R I) ; J.S.D (Victoriaville); Asselin (Bos- Une ton,Mass).Ont trouvé 3 solutions : Sphinx d\u2019Ottawa, Ego, Muguet des Bois, (Montréal) ; Gill (Québec) ; B.Gingras.Ont trouvé 2 solutious : Noa-dum (Montréal) ; J.Resther, A.Ladouceur (Québec).Ont trouvé 1 solution : J.E.Poirier (Collège Valleyfield, P.Q.); A.D.Jallot (Upton).On donne une leçon à Bébé : \u2014D\u2019où viennent les pommes 1 \u2014Des pommiers.\u2014Les poires 1 \u2014Des poiriers.\u2014Et les dattes 1 Bébé, après un instant de réflexion, et tout triomphant : Des calendriers.Menus Epicuriens Potage fausse tortue, Esturgeon en matelotte, Quartier d'oie à la lyonnaise, Carré de porc rôti à la Robert, Laitues aux œufs durs, Flan d'amandes vertes à la Descars.Esturgeon en matelotte.\u2014Passez au beurre de petits morceaux de mie de pain coupés en rond, quand ils sont de belle couleur, égouttez-les ; coupez par tranches minces un morceau d\u2019esturgeon ; mettez-les sur le feu dans un plat, avec sel, gros poivre et beurre ; laissez cuire pendant un quart d\u2019heure, en ayant soin de les retourner ; ôtez-les du plat et mettez-y de la farine ; remuez et ajoutez persil, ciboule et échalote et deux verres de vin rouge ; laissez bouillir ; au bout d\u2019un quart d\u2019heure, remettez les tranches d\u2019esturgeon dans la sauce sans les faire bouillir ; servez sur le tout des câpres ; placez les croûtons sur le bord du plat, arrosez-les avec de la sauce, et servez.Carré de porc rôti à la Robert.\u2014Saupoudrez de sel un carré de porc, deux jours après, mettez-le à la broche et servez-le avec une sauce Robert.Baron Brisse.N\u2019est-ce pas au printemps qu\u2019il importe le plus d6 savoir où l\u2019on peut se procurer des meubles à bon marché 1 L\u2019entrepôt de MM.T.E.& A, Martin, 1924 rue Notre-Dame, à l\u2019Ouest du bloc Balmoral est la vraie place à visiter pour ceux qui veulent se monter une maison.Petite Correspondance Mr A.D.(Montréal).\u2014Reçu votre envoi ; ne pouvons insérer, car nous évitons soigneusement toute occasion de polémique.J.B.( St-Elphège).\u2014Recevrez prime demandée et que vous méritez amplement.Envoyez-nous lettre de temps à autre.Merci.simple visite est la cause de leur bonheur ~\\\u2014 Voici une bonne famille Montréalaise qui, cet été, va passer sa vie dans cette belle campagne, vis-à-vis du St- Laurent, à Beaurivage enfin et cela, grave à la visite qu\u2019ils ont été faire à la Banque du Peuple, chez Marquis & Mongeau.C\u2019est ce jour-là qu\u2019ils ont acheté la propriété qui fait leur bonheur.THEATRE ROYAL Semaine commençant le lundi, 20 avril.Après-midi et soir.Vous connaissez tous la joyeuse et brillante KATIE EMMETT Il faut la voir dans .am hi m mi m i pi L\u2019une des pieces les mieux réussies du repertoire Américain.Admission : 10c, 20c et 30c.Sièges réservés 10c extra.Plan de la salle au théâtre de 9 hrs du matin à 10 hrs du soir.Un Rain Idéal Luxueusement meublé, scrupuleusement tenu, politesse, soin» empressés, améliorations les plus- modernes.L\u2019Hôtel des Bains Turcs 140 A 144 RUE STE-MONIQUE MOITTEEAL A.MONGEAU 1ST O 42 Eue ST-L^A.XTE,BIsrT (Entre les Rues Craig et Vitré.) 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