Le samedi, 1 juin 1901, samedi 29 juin 1901
[" A \u2022'.V/Jih*! Vol.XIII.No 4 Montreal, 29 Juin 1901 (36 Pages) Journal Hebdomadaire Illustré (36 Pages) Prix du numéro, VIVE LA CANADIENNE! 2 LE SAMEDI S® $a/medi (Journal Heiidomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, ARTISTIQUE ET SOCIALE Organe du Foyer Domestique ^.BON'iN'ÏÏMBlNT : XJ 1ST -A.INT, $2.50 ; Six MOIS, SX.2B (Strictement payable d'avance) PRIX DU NUMERO, S CENT t N S | Tarif d\u2019annonce\u201410c la ligno, mosuro agate.POIRIER, BESSETTE & CIE, Propriétaires, No 35 rue St-Jacquks, Montréal.La Circulation du \u201cSamedi\u201d Noua tenons é porter é la connaissance du public annonceur le fait \u2014 Important pour lui - que depuis deux ans la circulation du \" SAMEDI \u201d dépasse deux fols, et dans certains cas trois fols, celle de toute autre publication Illustrée de langue française sur le continent américain.Que les éditeurs de journaux Illustrés qui croient pouvoir nous contredire acceptent la proposition suivante j si nous avons raison.Ils verseront CENT DOLLARS é la caisse de l'Hôpital Notre-Dame ; dons le cas contraire c'est nous qui ferons ce versement* __________________ _____ LES PROPRIETAIRES-EDITEURS.MONTRÉAL, ,W JUIN 1901 CARNET EDITORIAL Jour du saint Jean- lUijdistc, d fr/c t/lorieuse ! Tu /tories arec loi In trace radieuse Dr nos vieux .souvenirs français : lèa/t/n lanl a nos en urs les ret ins de nos /tires, Tu nantir< s, rationnant tie feux et de lumières, Leur t/lttire et It urs nobles Itienfai/s.Douer et fraîche oasis, jtar le Seit/nrur tlttnnée, Tu rois les Canadiens rerunir e/iat/ur année, .1 l'tnnltre de les reels rant t tin,r, S tiltrt urer à It m t/s trails it la son rt f chérit En chaulant it la fois r/ii/nine tlt la /tait it El les t/ratais noms dt ses héros.Ainsi chantait Crémazie, le poèto national par excellence.Ci s vers restent d\u2019actualité : c\u2019est donc que le 24 juin est toujours en faveur parmi nous ; que chaque année on voit, à pareil jour, tous les Canadiens revenir à l\u2019ombre des verts rameaux de la fraîeho oasis qui est notre beau pays.Il faut nécessairement fairo la part de l\u2019exagération permise à la muse.Los Canadiens-français ne célèbrent pas tous.Est ce oubli, tiédeur 1 II y quelques semaines, jo souhaitais voir adopter dans toutes nos paroisses un programme uniformo de célébration, à la portée do tous.Avec l\u2019initiative do nos grandes sociétés Saint Jean-Baptiste des villes et la collaboration du clergé rural, la tache serait d\u2019exécution facile.Ce n\u2019est pas à la démonstration en elle-même que jo tiens, mais aux résultats qui on découloraient.Le 24 juin pourrait être un jour d\u2019éducation patriotique.Que nos hustings ne soient donc pas exclusivement le théâtre do débats politiques Qn\u2019uno fois, dans l\u2019année, il on parte le récit du passé ot l\u2019enseignement à en tirer pour l\u2019avenir.Est-co quo le paysan canadien no trouvera pas dans douze moL un joui\u2019 a consacrer à l\u2019idée nationale ?Et lo 24 juin n\u2019est il pas tout indiqué 1 * * * Comnio °» le sait, la fondation de la fête nationale, du moins à Montréal, remonte à 1834.Ludger Duvernay on fut l'organisateur.Parlant do cotte inauguration, Etienne Parent disait : \u201c Il y a longtemps qu\u2019on donne au peuple l\u2019appellation de Jean-Baptiste, comme on donno a nos voisins colle do Jonathan, aux Anglais celle de John Bull ot aux Irlandais cello de Patrick Nous ignorons qui a pu donnor liou à co surnom familier des Canadiens, mais nous ne devons pas le répudier, non plus quo la patronisation que viennent d\u2019établir nos amis do Montréal.C'est d\u2019un bon augure pour les patriotes canadiens que d\u2019avoir pour patron lo précurseur de l\u2019Homme-Dieu, qui est venu prêcher l\u2019égalité des hommes aux yeux du Créateur, et délivrer le monde de l\u2019esclavage dos puissances ennemies d\u2019un autre monde.\u201d Voici d\u2019autres détails quo j\u2019emprunte à une vioillo et rare brochure : 11 Los fondateurs avaient probablement en vue de rappeler lo souvenir do la fête de la Saint Jean quo nos ancêtres célébrèrent à Québec dès les premiers tomps do la colonie.\u201c Les commencements do la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal furent très humbles, et M.Duvernay ne prit guère plus de deux jours pour fairo les préparatifs de la première fête.\u201cCotte fête fut chômée par un simple banquet, le 21 juin 1834, par soixante Canadiens, y compris quelques Irlandais et Américains, qui choi siront pour président M.Jacques Vigor, le premier maire de Montréal.\u201d Dans la ÜBto des toasts portés à ce banquet, on remarque les suivants : A MM.\\\\ .L.McKenzie et Bidwell et les autres réformistes du Haut-Canada ; a O'Connell et nos compatriotes irlandais ; au gouvernement des Etats-Unis.\u2019.\u2014Vraiment 1 vi.\u2014Oui, il était tombé àl\u2019éau.Tl l\u2019a sauvé à la nago.IL Y A UNE LIMITE Elle.\u2014M\u2019aiinos-tu ?Lui \u2014Certainement.Elle.\u2014Chèrement 1 Lui.\u2014Le fait est quo c\u2019est un pou dispendieux.USE HISTOIRE SI U It O LIS, AUSSI ! LE CANADA Il eut sous le sole.il un sol unique au monde, Ou le ciel a verni scs dons les plus brillants, Où, répandant ses biens, la nature féconde A ses vastes forêts mile ses lacs géants.Sur ces bords enchantes, notre mère, la /''rance, A laissé de sa (f oire son immortel sillon : Précipitant ses /lots vers Vocian immense, Le noble Saint-Laurent redit encore son nom.Heureux qui le connaît, plus heureux qui l\u2019habite, Et, ne quittant jamais pour chercher d\u2019autres deux Les rires du grand Jleuve où le bonheur l\u2019invite, Sait vivre et sait mourir oit dorment ses aïeux.O.CllÉ.MAZlE A L\u2019ÉCOLE \u2014Parlez-moi un pou du Saint-Laurent, mon enfant !.\u2014Le Saint-Laurent, m\u2019siour, il a do la voino.Il suit son cours sans sortir do son lit, tandis quo moi faut quo jo mo lève lo matin do bion bonuo heure pour aller au mien ! SON RÊVE Lca.\u2014Quoi rêvo j\u2019ai fait ! J\u2019étais sur lo balcon avec papa, ot tous ceux avec qui j\u2019ai llirté l\u2019hiver dernier défilaient dovant nous.Emma.\u2014Tu ne me dis pas !.Et qu\u2019as-tu fait l Léo.\u2014J\u2019ai réussi à convaincre papa que eo n\u2019était qu\u2019uno gigantosquo démonstration contro le gouvernement.AVANT ET APRÈS Rélloxiou ultramélancoliquo d\u2019un nouveau marié.\u2014Avant mon mariage, ma fetuniQ/rfvétftit chère et j\u2019étais son \u201c trésor\u201d.Maintenant, elie m\u2019est oneqro^»Kis \u201c chor \u201d et jo suis son trésorior.AFFIRMEZ-VOUS Je dirai aux Canadiens français : \u201c Aliirmez-vous.\u201d Ce n\u2019est pas tout d\u2019être, de se compter, do manifester.Il faut que les autres sachent que vous êtes, et combien vous êb s.Il faut que vous ayez non seulement des aspirations, mais une volonté nationale et un but national.Lo nombre n\u2019est rien sans la direction, sans la conscience du but à atteindre ot.la détermination toujours active d\u2019y parvenir.De mémo quo les nations no peuvent exister sans l\u2019unité, do même, une fois forméos, il leur faut un rôle spécial qui les distingue pour que lo caractère de la race, pour que la race elle-même ne se perde pas.Or, vous, Canadiens-français, vous avez un rôle défini, assigné d\u2019avance, à jouer parmi les autres races du continent nord américain.Vous avez au front un signe indélébile ; vous êtes celtes et latins, do la race qui no se fusionne pas, qui ne s\u2019assimile pas.Vous êtes un rejeton lointain, mais vigoureux, du grand peuple qui a eu une mission unique à remplir dans le inonde, et qui n\u2019y a jamais failli, dont les erreurs et les fautes mêmes ont-servi au progrès do l\u2019humanité Rappelez-vous-le.Ras-semblez-vous, constituez-vous, affirmez-vous.Prônez votre place à part.Elle vous est.due, parce que vous êtes les seuls en Amérique à faire équilibre aux autres races qui toutes se fondent dans un grand ensemble uniforme, mais sans homogénéité, sans unité, sans harmonie.Imprimez à cette masso votre sceau particulier et ce sera une variété heureuse.Ce sera uno variété nécessaire.Lo monde saxon, laissé à lui-même, s\u2019immobiliserait, après avoir longtemps baillé dans l\u2019ennui.Apportez-lni l\u2019aiguillon et donnez lui une physionomio distinctive.Alors, vous aurez rempli votre rôlo sur ce continent.Mais pour cela, il faut bien le comprendre, bion le vouloir et Vieil lo démontrer.Que faut-il ?Multiplier les conventions qui conserveront l\u2019unité, vous feront connaître votre force ot imprimeront une direction commune à toutes vos aspirations, à toutes vos volontés individuelles.Arthur Ruiks RÉFLEXION \u201c Tou to médaille à son revers !\" soupira Philidor quand, uno fois sa belle-mère enterrée, il te vit présenter le compte des funérailles.DEVANT LE PORTRAIT Madame.\u2014Je no tr rouve p réu-sio.les traits sont à peine accusés.Je lo troiyve mauvais ce portrait, moi ! Monsieur.\u2014Voilà bien les femmes ! Los traits sont à peine accusés et la condamnation est déjà prononcée.A L\u2019ÉCOLE La maîtresse.-\u2014Quelqu\u2019un peut-il me dire eommont Cléopâtre est morte?Un petit.\u2014Elle s'est mordue avec un serpent.LES DERNIÈRES INVENTIONS \u2014Moi, les automobiles je leur dame lo pion. 4 LE SAMEDI ET LUI MEME?l \u2022\u2022 \u2022 \u2014V\u2019iil trois heures que je reste il le regarder lii, immobile, par un temps pareil !.Faut-il qu\u2019il en ait une santé !.LA SAINT-JEAN-BAPTISTE (fragment) C\u2019est la Jété du peuple, il la veut grande et fière La nature sourit à sa noble bannière ; Le soleil annonce un beau jour ! Le tout-Puissant exauce et la l'ierye qui prie Et les bons citoyens offrant à la patrie L\u2019humble tribut de leurs amours.Que ne puis-je, en son nom, fixant tes destinées, O Canada français, t\u2019annoncer des années De gloire et de félicité / Que ne puis-je, de Dieu comme Moïse, Mourir en signalant une terre promise A ta nationalité !\t1 Mais les temps ne sont plus où de divins oracles, Aux peuples dévoyés, par d\u2019éclatants miracles Indiquaient un chemin tracé : ¦ I veugles, pour guider nos pas dans la nuit noire, Ecoutons, saisissant le fil de notre histoire, Ecoutons les voix du passé.L.T.C.Fis et.VIVE LA CANADIENNE brune, avoc un teint de pêche, ou blonde, avec des yeux qui font ponser au firmament, toujours alorte et sans façon, simple dans sa mise, causeuse en diable, ollo est gentille à voir, la Canadienne, sous son joli chapeau et sa robo do soio Toujours de bolle humour ot point coquotto, vous la rencontrez sur la route, légère et vive, semblable à l\u2019hirondelle ellleurant les prés vorts.Mais c\u2019est surtout chez elle, qu\u2019il faut voir la Canadienne.Ménagère modèle, c\u2019est une reine en son domaine.Fraîche sous son petit bonnet, ses longs chovoux enroulés comme un câble, elle veille, dès 1 aube, aux mille soins du ménage.Grâce à la magie de ses mains travailleuses, les meubles se transforment et luttent de clarté avec la glace de vous allez, par un beau soir d\u2019été, au sein de nos vertes campagnes, le type origina1, empruntant quelque chose aux mystères do la grande nature, y gagne des teintes plus vives et caractéristiques.Voyez plutôt.Le soleil, à l\u2019horizon, descend dans les Ilots de pourpre et d\u2019or.Le village, surplombant notre beau fleuve, a l\u2019air, avec ses maisons blanches, ses allées resplendissantes sous les arbres, do se regarder dans l\u2019eau.La lame sur la rive, l\u2019Angelus qui sonne dans le clocher d\u2019argent, le chant mélancolique du pâtre, ramonant vers l\u2019étable ses troupeaux tapageurs, tous ces bruits de l\u2019espace s\u2019accordent délicieusement avec la rumeur vague indécise, son miroir.La chanson de l\u2019oiseau dans les branches, n\u2019a pas pour elle de notes plus jolies, que le murmure du pot au feu ; car elle sait bien que chaque plat, cuit à point, sera payé par un baiser de celui que l\u2019on nomme avec respect le père de famille.Et si, parfois, pour voir passer les gens, elle écarte, la curieuse, les branches du rosier qui masquent la fenêtre, je parierais, moi, que plus d\u2019un, dans la rue, se demande, tout bas, si la Canadienne n\u2019est pas la plus belle fleur de ce joli rosier ! La Canadienne est aussi bonne mère de famille.Dès le matin, pendant que sommeille l\u2019époux, elle procède à ha toilette de ses jolis marmots, levés avant l\u2019aurore, et gazouillant de concert, avec l\u2019oiseau qui voltige, là haut, dans sa cage doré.Après un bon quart d\u2019heure de ce gracieux travail, ils s\u2019envolent de ses mains, tout blancs, tout mignons, avec leurs joues roses, leurs mains potelées, leurs tresses blondes ou brunes, frais comme des cygnes sortant d\u2019une fontaine.Et ils iront, dans la salle, monter leur cheval de bois, l\u2019apostropher d\u2019un air mutin, bâtir en pyramide de grands châteaux de cartes, se disputer leurs jouets dans mille querelles éphémères, abandonner un jeu pour on choisir un autre, peindre sur les vitres des bonshommes ventrus, se quereller encore à propos de ces rions qui font sourire les hommes, jusqu\u2019au moment où la voix grave de la mère les convie à la prière du matin.Comme ils sont splendides à voir tous ces beaux petits anges, s\u2019agenouillant en groupe, avec leur foi robuste, en même temps que naïve.Les vérités primordiales du Christianisme tombent alors, goutte à goutte, comme l\u2019onde d\u2019un second baptême, des lèvres de la mère sur le cœur del\u2019en-fant.Catholique avant tout, la mère canadienne croit à Jésus crucifié, et, si, au grand jour d\u2019où l\u2019on ne revient pas, elle lègue à son pays de bons et honorables citoyens, grandis à l\u2019ombre de ses douces espérances, plus sereine et plus calme, elle attendra l\u2019auroro sans couchant du dernier réveil.La Canadienne ne prodigue pas ainsi, sans mesure, les trésors d\u2019une folle gaîté et de sa docte sagesse ; économe prudente, elle fait ses réserves pour les occasions plus rares.A la ville, quand vient l\u2019époque où les cercles de haut ton s\u2019efforcent d\u2019oublier les longues veillées d\u2019hiver, dans des fêtes intimes, on y voit briller plus d\u2019une jolie femme ; et parmi elles, tout d\u2019abord, vous remarquez la Canadienne.Chacun admire son bon goût et rend hommage à son esprit, car elle en, seigno, avec tact, que la Française du Canada réchauffe encore à tes trépieds l\u2019ardeur juvénile et cette verve intarissable qui distinguaient naguère Madame de Sévigné.Si, pour connaître encore mieux la Canadienne, OH ! LA LOGIQUE J - \u2014Très joli ton clair de lune, mais on ne voit nas la lune.\t1 fl.\u2014Quand tu vois un clerc de notaire, vois-tu toujours le notaire ? LE SAMEDI h UNE CONSULTATION DOCTEUR rlCphantus UNE DEFINITION Un des plus malchanceux dos autours dramatiques donnait ces jours-ci une assoz pessimiste, mais amusanto définition do ces \u201c promicros représentations,\u201d si propicos aux aimables rencontres, aux bavardagos mon dains, au lancomont d\u2019un potin, ou d\u2019uno toilette, et qui romplissont on co moment trois ou quatre soiréos de Paris par somaine.\u2014Une \u201c première,\u201d expliquait-il, c\u2019ost uno occasion offerte à douze cents personnes qui se connaissent, de so réunir pour ne pas écoutor uno pièce.ot pour la jugor.LA DIFFÉRENCE La taule.\u2014Minette, quelle difl'érenco y a-t-il entre affectionner et aimer 1 Minette.\u2014Ainsi : j\u2019affectionno papa ot maman ot j\u2019aime los tartes aux pommes.\u2014Docteur, je ne saie pas si c\u2019est la grippe ou une inllammation des amygdales, il y fi quelque chose qui me gène dans la gorge.qui flotte vers le soir sur les monts et les vallées.Et voilà qu\u2019au milieu de l\u2019imposant spectacle, apparaît un essaim de paysannes, psalmodiant un cantique.Leurs têtes, cpintes d\u2019un modeste foulard, délicate ment noué sous de jolis mentons, inclinent doucement vers le sol, pendant que sur leurs corsets s\u2019épanouit la blanche marguerite.A les voir passer ainsi, on dirait les vierges de l\u2019Evangile, allant au devant do l\u2019époux.Au pied de la croix noire qui borde le chemin, elles prieront la Madone, afin qu\u2019elle bénisse les moissons, donne la force au faible, l\u2019amour au fort, l\u2019espoir au paysan, des jours chastes à ses tilles.Cet hommage déposé sur l\u2019autel rustique, mais sublime, de la route, elle3 retourneront, par groupes, sous le chaume hospitalier ; et la prière en famille couronnera cette journée faite de travail, de gais propos et de douces aspirations.Demandez à l\u2019homme qui passe, quelles sont ces femmes, et l\u2019écho des Laurentides répondra, après lui : c\u2019est encore la Canadienne ! La Canadienne est, sur ce sol, l\u2019honneur de notre nom,\t\u2014 la gardienne inviolable du foyer domestiquo, l\u2019espoir de la race et une des plus vives lumières de sa physionomie.Plus que cela, elle est la sauvegarde de nos bourgs et de nos capitales.En effet, les couvents, où nos jeunes filles vont protéger leur foi comme la colombe contre les vautours, ne sont-ils pas, en quelque sorte, autant de paratonnerres, où vont s\u2019abattre les foudres de Dieu, prêt à punir son peuple ! Comme une reine jalouse de son blason, elle est fière du nom canadien et de celui qui le porte: elle partage, avec nous, les tendresses de la vie commune, calme nos soucis et abrège nos peines.Elle comprend que si parmi ses devancières, apparaissent, aux confins de l\u2019histoire, Jeanne d\u2019Arc, devant Orléans, Clothilde, à St-Denis, la duchesse d\u2019Aiguillon, Madame de la Peltrie, la sœur Marie do l\u2019Incarnation, le Canadien nomme, de son côté, Bédard, Plessis, Laval et Lafontaine.Elle se souvient, derechef, que le Canadien maniait aussi bien, jadis, le hoyau et la charrue, quo l\u2019épée des combats, ot que si, parfois, on le vit tracer dans la terre un obscur sillon, heureux il fut, le lendemain, comme ses aïeux, naguère, sous les drapeaux de Turenne et de Condé, de vaincre ou de mourir aux côtés de Montcalm et de Salaberry.\u2022En ce beau jour do la St-Jean-Baptiste, rappelons-nous donc avec fierté ces types divers de la Canadienne, notre mère, notre épouse, ou notre sœur.Prions le ciel de la conserver, longtemps encore, à notre foyer, à nos amours, près du berceau de nos enfants.Comme au sein d\u2019un impérissable Panthéon, gravons son souvenir, non sur des tables de pierre ou d\u2019airain, que le temps peut détruire, mais au fond de nos âmes, qui ne périront point, puisqu'elles sont immortelles.Et si, en passant dans nos rues bordées d\u2019érables, nous l\u2019apercevons à sa fenêtre, acclamant la race dont elle est le plus bel ornement, oh ! alors, groupés près du drapeau de Carillon, pour paraître plus grands, redisons de toute la force de nos poitrines : Vive la Canadienne ! G ATI EN N ERIE 11 y a quelques jours Cation, on sortant du théâtre, bouscule un mendiant sur le trottoir.\u2014Faites donc attention ! s\u2019écrie le pauvre diable ; jo suis avouglo !.\u2014Hum ! maugrée Catien, si ce n\u2019est pas chercher los accidents ! Un aveugle sortir la nuit !.INDISCRÉTION L'oncle.\u2014Toto, es-tu toujours aussi sage 1 Toto.\u2014Non, mais maman m\u2019a promis 25 cts si jo tno conduisais comme un \u201cmonsieur\u201d et si je ne disais rien à propos do votre tête qui ost chauve.MAIS.Un gommeux dont le crâne s\u2019est prématurément dépouillé vient chez un coiffeur du boulevard pour se faire tailler ce qui lui reste do cheveux au goût de demain.\u2014Dites-douc, interroge-t-il, comment va-t-on porteries cheveux cotétél \u2014Toujours sur la têto, ré- -\tpond étourdimont lo coiffeur; mais, se hâte-t-il d\u2019ajouter, c\u2019est devenu bien commun!.NOS SERVANTES Madame.\u2014Commont, Justine, vous n\u2019avez pas encore commencé à préparer la dinde î Justine.\u2014Je no veux pas y toucher avant do savoir do quoi ollo est morte.NOS DOMESTIQUES X.a envoyé son nou- \u2014Voyons un pou.voau domestique faire uno emplette en ville.Baptiste reviont les mains vides : \u2014On n\u2019a pas voulu do la pièce que monsieur m\u2019avait donnée ; ollo était fausse.\u2014Ah ! voyons, où est-elle 1 Baptiste, d\u2019un air surpris et embarrassé : \u2014Comme elle ne valait rien, ma foi, monsieur, j\u2019ai bu un verre avec.ACTUALITÉ Bo//'.\u2014Tu as l\u2019air d\u2019aimer ton jardin.Toff.\u2014Je ne suis pas le-Soul.Les poules du voisin n\u2019ou sont pas dégoûtées.ENTRE DOMESTIQUES Justin (à Baptiste).\u2014Vous vous croyez dans uno bonno maison ?Ah ! mon pauvre garçon ! Tenez, voici los cigares quo fume lo patron : des cinq cents dont je ne voudrais pas pour mos domestiques si j\u2019en avais ! Pu.Huot.UN VEINARD \u2014Eh bien ! ce pauvre Georges l\u2019a échappé belle ! Vous sa vez qu\u2019il était sur le point d\u2019épouser cette petite Elsie, quand un hasard lui apprît qu\u2019elle dépensait $300 par an, rien que pour ses robes.\u2014Et cependant il s\u2019est marié ! \u2014Oui, mais pas avec la demoiselle.\u2014Avec qui donc 1 \u2014Avec la couturière de la demoiselle.\u2014Je vois co que c\u2019est, vous avez encore mangé un explorateur ; une autre fois, il ne faudra pas avaler les souliers, celui-ci chaussait au moins du neuf. 6 LE SAMEDI CHACUN SON TOUR Une Maison de Cultivateur Canadien Je voudrais bien être à sa place, h Toto, ce iVttn He.serait déjà presque fini ! Voyez-vous là-bas, sur le versant de ce côteau, cette jolie maison qui so dessine, blanche et proprette, avec sa grange à couverture de chaume, sur la verdure tondre et chatoyanto de cette belle érablière ?C\u2019est une maison canadienne.Du haut de son piédestal de gazon, elle sourit au grand (louve, dont la vague, où frémit sa tremblante image, vient expirer à ses pieds.Car l\u2019heureux propriétaire de cotte demeure aime son beau grand (louve, ot il a soin de s\u2019établir sur ses bords.Si quelquefois la triste nécessité l\u2019oblige à s\u2019éloigner, il s\u2019ennuie et il a toujours hâte d\u2019y revenir.Car c\u2019est pour lui un besoin d\u2019écouter sa grande voix, do contempler ses îles boisées ot ses rives lointaines, do caresser de son regard ses eaux tantôt calmes et unios, tantôt terribles ot écumantos.L\u2019étrangor qui, no connaissant pas l'habitant de nos campagnes, croirait pouvoir l\u2019assimiler au paysan de la vieillo France, son ancêtre, se méprendrait étrangement.Plus éclairé et surtout plus religieux, il est loin de partager son état précaire, \u2014En comparaison de celui-ci, c\u2019est un véritable petit prince parfaitement indépendant sur ses soixante ou quatre-vingts arpents de terre entourés d\u2019une clôture do cèdre et qui lui fournissent tout ce qui lui est nécessaire pour vivre dans uno honnête aisance.\u2014Voulez-vous maintenant jetor un coup d\u2019œil sous ce toit dont l\u2019aspect intérieur est si riant 1 Je vais essayer de vous on peindre le tableau tel quo je l\u2019ai vu maintes fois.D\u2019abord, en outrant dans le tambour, doux seaux d\u2019eau fraîcho sur un banc do bois, ot uno tass ¦ do forblanc accrochée à la cloison, vous invitent à vous désaltérer.A l\u2019intérieur, pondant quo la soupo cuit sur le poêle, la mère do famille, assiso près do la fenêtre, dans uno chaise borceuse, (lie tranquillement son rouot.Un inantolot d\u2019indienno (calico), un jupon d\u2019étoile du pays et uno \u201c câline \u201d propre sur la tête, c\u2019est touto sa toilette.Le petit dernier dort à ses côtés dans son \u201c ber\".De temps en temps, elle jette un regard réjoui sur sa figure fraîche, qui, comme uno roso épanouie, sort du couvre-pied d\u2019indienne de diverses couleurs, dont les morceaux taillés on petits triangles, sont ingénieusement distribués.Daus un coin de l\u2019appartement, l\u2019aînéo des filles, assiso sur un coffre, travaille au métier (à tissus) en fredonnant une chanson.Forte et agile, la navette vole entre ses mains, aussi fait-elle bravement dans sa journée sept ou huit aulnes do toile du pays à grand'largeur qu\u2019elle emploiera plus tard à faire des vêtements pour l\u2019année qui vient.Dans l\u2019autre coin, à la tête du grand lit à courte-pointe blanche et à carreaux bleus, est susponduo une croix entourée de quelques images.Cette petite branche de sapin flétrie qui couronne la croix, c\u2019est le rameau bénit.Deux ou trois marmots nu-pieds sur lo plancher s\u2019amusent à atteler un petit chion.Lo père, accroupi près du poêle, allume gravement sa pipe avec un tison ardent qu\u2019il assujettit avec son ongle.Bonnot do laine rouge sur la tête, gilet ot culotte d\u2019otofle grise, bottes sauvages, tel est son accoutrement.Après lo repas, il faut bien fumer une touche avant d\u2019aller faire le train ou battre à la grange.L\u2019air de propreté ot de confort qui règne dans toute la maison, le gazouillement dos enfants, los chants de la jeune fiilo qni se mêlent au bruit du rouet, l\u2019apparenco do santé et do bonheur qui reluit sur tous les visages, tout en un mot, fait naître dans l\u2019âme lo calme et la sérénité.Si jamais, sur la route, vous étiez surpris par lo froid ou la neige, allez heurter sans crainte à la porto do la famille canadienne, ot vous serez reçu avec ce visage ouvert, avec cette franche cordialité que ses ancêtres lui ont transmise comme un souvenir et une relique de la vieille patrie.Car, l\u2019antique hospitalité française, qu\u2019on ne connaît plus guère aujourd\u2019hui dans certaines parties de la France, semble être venue se réfugier sous le toit do l\u2019habitant canadien.Avec sa langue et sa religion, il a piousement conservé ses habitudes et ses vieilles coutumes.Lo voyageur qui serait entré, il y a un siècle, sous co toit hospitalier, y aurait trouvé les mêmes mœurs et le même caractère.H.R.Casgrain.NOTRE FINAUD Toto.\u2014Petito mère, tu devrais tâchor de découvrir les vilains esprits qui m\u2019ont hynotisé.Si tu les trouves, punis-les bien fort !.La maman.\u2014Que me chantes-tu-là 1.Toto.\u2014Mais oui, potite mère.Ce sont eux qui m\u2019ont poussé dans l\u2019office ot qui m\u2019ont forcé à manger toutes les petites tartes aux confitures.tu sais bion, colle que tu m\u2019avais défendu de toucher !.LES MARIS Mme A.\u2014Chaque fois que je désire quelque chose, mon mari no fait jamais d\u2019objection.Mme B.\u2014La même chose pour moi, je puis exprimer un désir aussi souvent que ça me plaira, ça ne dérange pas d\u2019un brin mon mari.A LA CAMPAGNE Madame.\u2014Prenons garde, Boniface.Ces bœufs ont l\u2019air de nous regarder et tu sais que la vuo du rouge les excite.Monsieur.\u2014Nous n\u2019avons rien de rouge sur nous.Madame.\u2014Tu oublies ton nez, Boniface.VERS MINUIT Madame.\u2014Justin, vous allez veiller ot attendre que mon mari soit rentré afin de l\u2019aider à monter se coucher, si les fatigues du jour ont été trop fortes.Justin.\u2014Oui, madame.Seulement je vous prierai de faire veiller Baptiste aussi, car quand monsieur est fatigué il est terriblemont vigoureux et frétillant.ARCHI-GOMMÉ Le poivrot ( se croyant dans son lit J.\u2014 N\u2019allume pas la lampe, Euphrasie ; la lumière m\u2019empêche de dormir.ft*?;-.\\ rbqï.ïSï à,-* BgjjP LE SAMEDI LA VEUVE ET SES AMIS 3 is* ii h 'L'F ?w 'W.M : /' y, frv'&ik ¦ >,¦.- IX, \u2014 ELLE EST I.\u2019o 11.1 ET DES ClilTIQUES LES PLUS HOSTILES.L\u2019ÉTÉ Le soleil, de ses feux, embrase leur visage : Pensifs, le long des blés, ils ssii rent le chemin ; La cigale au repos se tait sur leur passage .Ils marchent, dans leur force, en se donnant la main.Elle, le doux mystère a grandi son courage ; Lui, de son teint hâlé voit pâlir le carmin : Ils s'adorent toujours, mais le culte est plus sage.Hier est déjà loin, voici venir demain ! A travers les bleuets, devant eux, sous le chaume, S'ébattent, gais tyrans de ce petit royaume, Deux blonds lutins jetant à l\u2019écho leur chanson.Elle rit de leur joie, elle, la douce reine ; Lui, rêveur, il l'admire en sa beauté sereine, Bénissant Dieu qui donne à l\u2019amour sa moisson.Stéphen Lieu hard.LE CHIEN DE TERRE-NEUVE De tous les chiens, le plus réputé par sa douce douceur et sa fidélité, en même temps que sa vigueur, est certainement le chien de Terro-Neuve.Le type de cette race a les pattes palméeâ, ce qui indique ses allures aquatiques.Aussi le nourrit-on de poisson salé.Très vorace, il ne laisse pas cependant, comme les indigènes de la grande île do l\u2019Amérique du Nord dont il est originaire, de supporter aisément la faim pendant longtemps.Par malheur, la belle race des \u201c Terro-Neuve \" a presque disparu, même de l\u2019île.Les chiens qu\u2019on y apprécie le plus actuellement proviennent des croisements avec leurs congénères do Leonberg et des Pyrénées.Les chiens de ce nom qu\u2019on trouve généralement en Europe sont le produit de croisements avec dos chions d\u2019attache anglais.Plus que tout autre chien peut être, le Terre-Nouvo a gardé les qualités intérieures qui demouront susceptibles do lui attirer les regards do l\u2019homme.A lui mieux qu\u2019à aucun autre, s'applique une partie du tableau tracé par Button : \u201c Un naturel ardent, colère, même féroce et sanguinaire rend le chien sauvage redoutable à tous les animaux, et cède, dans le chien domestique, aux sentiments les plus doux, au plaisir do s\u2019attacher et au plaisir de plaire.Il vient, en rampant, mettre aux pieds ds son maître son courage, sa force, se3 talents ; il attend ses ordres pour on faire usage ; il le consulte et le supplié ; un coup d'reil subit, il entend les signes dosa volonté ; sans avoir, cotnmo l\u2019homme, la lumière do la pensée, il a toute la chaleur du sentiment ; il a, de plus quo lui, la fidélité, la constance dans se3 att'ec-tions ; nul intérêt, nul désir de vengeance, nulle crainte que celle de déplaire ; il est tout zèle, tout ardeur, toute obéissance ; plus sensible au souvenir des bienfaits qu\u2019à celui des outrages, il no se rebute pas palier mauvais traitemont, il les subit, les oublio, ou ne s\u2019on souvient que pour s\u2019attacher d\u2019avantage ; loin do s\u2019irriter où do fuir, il s\u2019exposo à do nouvelles éprouves, allècho cetto main, instrument do douleur qui vient de le frappor, il no lui oppose quo la plainto, ot la désarme oufin par la patience et la soumission.Avec do telles qualités innées ot entre dos mains habiles, l\u2019éducation du Terro-Neuve n\u2019est ni longue ni dillicile.D'instinct, la nécessité do la discipline est comprise par lui', aussi so corrige-t-il rapidement do toutoardour native, appreml-il doucement à ralentir ot à calculer ses mouvements, mot-il à profit son heureuse ot surprenante mémoire pour éviter de retomber dans les fautes passéos.Son identification avec celui qui l\u2019instruit devient si parfaito qu\u2019il finit par n\u2019avoir plus besoin d\u2019être commandé ot qu\u2019il exécute do lui-même ce qu\u2019il a deviné dans la ponsée do son maître.Le chien do Terro-Neuvo appartient à la famille dite des épagneuls, faniillo qui renferme les types les plus intelligents de la race canine.Kilo y compte, en eôot : l\u2019épagneul français, lo chien loup, le barbet, le chien courant, lo braque, lo chien do berger, lo chien do Sibério, lo chien des Esquimaux, lo limier, lo chien d\u2019arrêt, otc.Cetto classification du chien on famille n\u2019a pas été chose facile.Pour remonter au type primitif, il a paru naturel do choisir la raco la moins domestique do toutes.C\u2019est co quo Button avait cru faire en prenant lo chien de berger.Mais depuis lui, la zoologie s\u2019ost enrichie d\u2019uno variété du chien domestique qui vit presque entièrement libre : c\u2019est lo chien dos habitants de la Nouvelle-Hollaudo.En lo prenant pour type fondamental ot on le comparant avec les principales races do la mémo ospèce, E.Cuvier est arrivé à grouper la gont canine en trois familles désignées chacune par lo nom do sa race principale.La première de ces familles so compose des matins, la seconde dos épa- yneuls ot la troisième des dogues.Et c\u2019est ainsi quo lo Terre Neuvo a été classé dans la famille des épagneuls.\t.,\t.e b\tI REDEHIC DlLLAYE.C\u2019EST CLAIR Le client.\u2014Pouah ! Cos truites no sont pas fraîches ! Le marchand.\u2014Pardon, monsieur, olios arrivent à l\u2019instant même.I^e client.\u2014Alors ellos sont venues à pied.DANS LES LAURENTI DES M.Le trac.\u2014Vl\u2019oumrulo ! ! retiens-moi, j\u2019ai le vertige.Mme Lelracl^&ont vrai ! Tu as la rago do regarder le paysage sans fermer les yeux ! CIIKZ LES ANTHROPOPHAGES Le roi nègre Boutt'otout ! reçoit en audience un de ses sujets.\u2014Sire, dit celui-ci, que Votre Majesté daigne se rappeler qu\u2019elle m\u2019a mangé déjà quatre de mes enfants .ot jamais elle ne m\u2019a accordé la moindre indemnité, la plus petite récompense j \u2014C\u2019est vrai, dit le monarque, je t\u2019avais oublié ; mais sois tranquille : pour te dédommager, je te nomme fournisseur du roi. LE SAMEDI 33 f r * * » * * ¦*./* < A.» J *.* ».» *.\t»>»?» GAZETTE FEMININE S CAUSETTE Pour les toilettes d\u2019été, les dames agues portent le voile sur transparent de taffetas garni de biais de talletas ou de pékin ; pour les toilettes élégantes, elles portent dos robes do foulard ou de satin liberty foncé à ramages blancs ou écru.Ces robes se garnissent d\u2019incrustations de Cli mtilly, trans-parentées do blanc.Los devants sont en mousso-lino blanche avec gros nœud de Chantilly ou do point d\u2019Angleterre.Comme manteau, la jaquette et le collet.Point de paletots-sacs, ni do toutes ces exagérations de nouveautés que la mode créo ehaquo jour.Commo collet ordinaire, le collet de drap noir et, comme collet élégant, le collet de taffetas à petits plis piqués avec bordure de plissés superposés donnant un peu de mouvement au bord du vêtement.Les capotes, sans être d\u2019une petitesse oxagérée, sont petites, néanmoins, garnies le plus souvent de brides étroites en velours ou de larges brides de tulle.Mais beaucoup do femmes âgées suppriment ces brides, et personne vraiment ne songe à los trouvor ridiculos pour cela.Les capotes sont lo plus souvent noires, égayées d\u2019une torsado de tulle blauc, qui est très douco et très seyante posée près des chevoux blams.Pour los capotes habillées, on romplaco lo fond noir par un fond on or ou on argent brodé, ou par un fond do tulle coulissé blanc, brodé de paillettes d\u2019or ou d\u2019argent.Il est à remarquer que, do plus en plus, on s\u2019occupe de la toilette des dames âgées, on cherche à los parer, à leur créer une mode spéciale, le plus souvent jolie et attrayante.La robe noire, que beaucoup avaiout adopté par simplicité, s\u2019égaye au cou, au poignet de petits rovers de satin blanc, d\u2019un nœud de dentelle ivoire, d\u2019une guipure noiro transparontée sur un fond clair, de revers de pékin ou do taffetas fleuri.Certain modèle représente un costume de voile prune, transparente sur du talletas de mémo ton, mais un peu plus clair.ce qui donne à l\u2019ensemble do la toilotte une teinte indéfinissable de très bon goût.Le corsage-veste est garni d\u2019un col pèlerine à cran ; il s\u2019ouvro sur un devant en mousseline de soie blanche avec gros nœud,cravate en imitation de point d\u2019Angle-teno.I out autour du col et do la veste, deux étroits biais de satin prune foi ment des dents aiguès avec un petit bouton de bijouterie améthyste au milieu.Même garniture au bas de la jupe faite de trois biais de satin prune.Aux manches, revers à crans et mêmes biais.Capote en paille trossée mauve, rubans mauves et choux de tulle blanc.Une autre toilette est on foulard noir à dessins do fougères blancs.Le corsage-veste s\u2019entr\u2019ouvre sur un devant en moussoline de soie blanche lié d une énorme cravate en Chantilly retombant devant presque jusqu\u2019aux genoux.Le corsage, à revers carrés, est entouré de biais de taffetas noir otA encadré do deux galons en soie noire et blanche, et rayés de ces mémos galons.Tante Elisaheth.DE LA CHEVELURE Los cheveux rougos sont décidément plus à la mode que jamais ; les cheveux noirs par contre sont en baisse: quant aux cheveux blonds,il n\u2019en faut plus.Cette bizarrerie n\u2019est pas nouvelle dans la mode.Il fut un temps où los Romains avaient uno prédilection marquée pour cette nuance, chantée par Homère dans l\u2019Uiado \u2014 Hélène était rousse.Los Romains s étaient épris des chevelures rousses des filles de la Monde Germanie et dédaignaient les tresses noires de leurs femmes.Pour obtenir cotte nuance flamboyante, les Romaines se lavaient la tête avec un savon gaulois qui contenait une forte dose de chlorure de soude.Les patriciennes fort riches se faisaient raser la tête et achetaient, trois fois leur posant d\u2019or, des porruques blondes, comme de nos jours on achète ostensiblement quelquos frisures.Ln 17.10, les femmes portaient les cheveux coupés à trois doigts du ciâne et oulieremout frisés ; cotte coiffure se nommait : \u201ctête de mouton\u201d.Dix ans plus tard ces cheveux courts se roulaient en boules égales autour de la tête : les plaisants appelaient cette nouvelle coiffure : \u201c mirliton \u201d.La poudio apparut sous ie Grand Roi.Les hommes so poudrèrent les premiers.Les femmes ne l\u2019adoptèrent pas aussi vite.La première tête poudreo est colle do Mlle Cécile De Lisoris, mais ce fut bien plus tard quo 1 usago do la poudro bo généralisa chez les femmes.Cotte poudre était faite d'amidon bien pulvérisé mélangée de poudre de violette, de Chypre, etc.Los mouches étaient très en favour.C\u2019étaient do petits morceaux de soie, do velours, de satin ou de taffetas noir, gommés en dessous et taillés en cercle, on étoile, en demi lune et en multitude d\u2019autres formes.Commo nous sommes loin do cette époque ! ! Vicomtesse de Maukiennes.BLUETTE MEDICALE Nous y revenons oncore : il ne faut pas percer les oreilles des fillottes à un âge trop tendre, comme on a généralement l\u2019habitude de le faire ; car dans le premier âge le lobule de l\u2019oreille ost trop délicat pour qu\u2019une ouverture soit pratiquée sans dangers.On sYxposo à voir autour de la petito plaio formée par le passage de l\u2019aiguille, souvent des poussées d\u2019eczéma ou de gourme parfois fort difficiles à guérir.Il y a également un autre inconvénient : le lobule de l\u2019oreille étant très friable se déchire facilement sous le moindre poids ; il faut avoir bien soin de choisir des boucles excessivement légère*, et de préférence des boucles à vis ; on évitera ainsi les déchirures et la déformation de l\u2019oreille.Il convient de se servir chez les enfants do l\u2019or ou de l\u2019argent à l\u2019exclusion de tout autre métal qui serait susceptible, en s\u2019oxydant, d\u2019amener des poussées susceptibles d\u2019inflammation.ENCORE LUI ! Toto.\u2014Peig ne-moi, ma petite tante.La taule.\u2014Comment, te peigner Mais c\u2019est l\u2019aflaire de ta gouvernante, mon chéri ; je ne suis pas coiffeuse, moi.Toto.\u2014Alors, pourquoi que tu coilles sainte Catherine 1 MODES PARISIENNES Roue en lainage fin guis hirondelle, se composant d\u2019une jupe bordée au bas de trois plis remontant de chaque côté du tablier ; ce dernier est garni d\u2019une application de guipure.Le corsage est en guipure garni de trois groupes de petits plis rattachés par des croisillons de velours.Manches domi-longues reposant sur un poignet de guipure.ttesrLa Mode parisienne (excepté les chapeaux) est enseignée à la célébré Académie de Coupe de Madame ETHIER, 88 rue St-Denis. mmm LE SAMEDI N O S T R A VA U X AL A N U E L S ti \u2018CWV| iï'T) ^ mm mr 3 ®W%,f ;î,V>A-> a 1 \u2022 2.Calotto d\u2019intérieur pour homme.\u2014 .\u20191 - 1 fl.Empiècement (le chemise en broderie anglaise.TROIS RECETTES Charlotte ordinaire \u2014 Bsurrur lo fond et le tour d'un nioule, garnir de croûtons frits pour qu\u2019ils forment un second moule après la cuisson.Remplir le moule de marmelade do pommes et recouvrir entièrement do mie de pain.Mettre sur un feu doux en recouvrant le moule d\u2019un couvercle avec du feu.Laissez cuire pendant une demi-heure, puis servir en renversant sur un plat.x Moyen de garantir des tapis des mites.\u2014Faites bouillir de la gomme arabique avec de la coloquinte et de l\u2019eau pendant une demi-heure, tendez vos tapis et enduisez-les à l'envers de la mixture à l\u2019aide d\u2019un pinceau.x Emrallage des pleurs.\u2014Pour emballer les fleurs coupées, il faut leur fournir tout d\u2019abord la plus grande quantité possible d\u2019humidité.On place ensuite les fleurs par couches horizontales peu serrées dans des caisses légères et solides, à l\u2019intérieur desquelles on maintient la fraîcheur à l\u2019aide de mousse légèrement mouillée.Il faut avoir soin de remplir exactement les caisses, de manière que le couvercle, au moment de l\u2019emballage, exerce une pression légère, qui empêchera le ballottement, et par suite, la détérioration complète des fleurs expédiées.NOS RÊVES Selon M.Bergson, nos rêves sont surtout des phénomènes visuels.\u201c Nous apercevons des objets là où il n\u2019y a rion ; des êtres, là où il n\u2019y a personne.Il passe devant nos yeux comme une multitude de choses et de gens, et il n\u2019y a rien ; à quoi cela tient-il 1 \u201c Et d\u2019abord, n\u2019y a-t il réellement rien 1 Fermons les yeux ; après quelques instants d\u2019attention, nous commençons à voir beaucoup de choses.Dans le noir, quelques points brillants montent et descendent.Puis des couleurs apparaissent, quelquefois très brillantes, au point que quelques personnes ont pu déclarer qu\u2019elles n\u2019en avaient jamais vu de plus brillantes.Parfois, ces couleurs se meuvent, lentement ou très vite.A quoi tiennent ces phénomènes 1 \u201c La circulation sanguine rétinienne y est pour quelque chose ; la pression de la paupière aussi agit sur le nerf optique et provoque des sensations de couleurs.\u201c C\u2019est là l\u2019étoffe dont se font nos rêves.Cette étoffe \u2014 ces taches \u2014 se déforment et finissent par prendre l\u2019aspect de fantômes.Et ces sensations visuelles provoquent ensuite dos rappels do mémoire.Nous avons besoin de donner un sons, une raison d\u2019etre aux fantômes, et l\u2019esprit se satisfait au moyen des souvenirs.\u201c A l'état do veille,\u201d ajoute M.Bergson, \u201c le souvenir se rapporte à la situation présente.Mais, dans les profondeurs inconscientes du sommeil, tout ce que nous avons entendu, ou vu, ou lu depuis l\u2019éveil do notre intelligence, est là, prêt à êti\u201e évoqué par la moindre sensation.\u201d LE PRESTIGE DES MOTS La cliente.\u2014Est-il bon votre lait 1 Tl a une drôle do mine.Le laitier.\u2014Ça, c\u2019est du véritable lait hydraté.La cliente.\u2014 Vous me le garantissez, au moins ?Le laitier.\u2014Je vous le garantis.Du reste, à Montréal, on n\u2019en boit plus d\u2019autre.La cliente.\u2014Eh bien, s\u2019il n\u2019est pas trop cher, je le prendrai dorénavant de vous.PATRONS \u201cMAY M ANTON\" (Prime« du Samedi,) No 3777.\u2014Ce joli modèle avec jolies fronces et garuituro on dentello ou broderie est un des types favoris de la mode do la saison.On peut le confectionner avec tous los tissus blancs : lainon, batiste, batisto brodée écrue, lawns de laine, madras, etc., aussi bien que les soies légères et lo crêpe de Chine.Le modèle est on batisto blanche avec belle broderie, coin-ture étroite en soie blanche, mais les dentelles Valencionnes vont aussi bien.Matériaux : -1 vgs, 20 pcs do largour, pour porsonno do taille moyenne.Dimension des patrons : 32, 34, 3G, .38 et 10 pouces, mosure de busto.Ro SSJ/0,\u2014Ulster Raglan.No 3777.\u2014Cor sage-chemise de fantaisie.377?Fa ic / Shirt Waiit, 3 1 to 40 in.bust.mim ; / f, i 3840 rarjîan Coat, 32 to 4 0 in Iruct.No 3840.\u2014A'oici bien l\u2019articlo pour voyago ou pour le mauvais temps ; il est ample, couvre tout le costume et parait fort bien, même si l\u2019on omot le yoke.C\u2019est un modèle chic.L\u2019original est on covert-cloth léger, mais on peut se servir aussi avantageusement de tweed, choviotte ou do tout autre tissu de ce genre.Matériaux : 4 vergos J, 50 pouces do largour, plus J do vergo do velours, pour personuo de taille moyonne.Dimensions des patrons : 32, 34, 3li, 38 et 10 pouces, mosuro do busto.COMMENT SK PHOCUItKR LES PATRONS \u201c MAY MANTON\" Toutes les personnes désirant avoir les patrons ci-dessus n'ont qu'à remplir lo coupon à la pago lil et l\u2019adrosBor au bureau du Samkui avec la sommo do 10 contins pour chaque patron demandé, argent ou tlmbros-postos.Ajoutons quo lo prix régulier do cos patrons ost do 40 contins chacun.Les personnes qui n'auraient pas reçu lo ou les patrons dans la huitalno sont priés do vouloir blon nous en Informer.On peut acheter autant do patrons qu'on vout.No pas oublier do bien Indlquor lo ou les patrons demandés.sm ¦¦ i I : i ! I I i > I I I f -Î- ^a \u2022Ygg- ^~s&f3SK*4& £'.r.3S&£3 ,-T I*.i« p^rYm.V.\u2019SS® ®«ft£ mM§0i mmm _ ¦ >.:j3!&£ ïWœëÊênk.mmmm ~:$f0«sfS^&2iS* mm Ipü imYYM « ^\u2022rüsfe Mis Aswii! y.wfeÇ s&S&Si - Ml 1\t-f>; «Bi gpWaï \u2022 \u2022 -P \u2022 ' ,, :>jaüKI ;¦-.- vÿf-'.- - Jg%\"Y 4~m ' ' i ¦::' A*.-\t?>W W '-r r \u2022\u2019\u2019wfSffiflBK k¥^ .11 \u2019gm&'itm,.iwi.*:* .V -\u2018-^ 8» iægü ''Ü *7;'.MIS /;¦ Mafias \u2022 \u2022 \u2022¦ 'r- ,.>\u2022 *w- ¦ -tüs^ SsgSg9^ - ' SlSSaS \\r&82fc mm Wm mm [i\\»V ^ 4 lifl MU M ^* mss® worn mmËË fr.\u2018;^V, ?:-y; IÜ4 8®gK -.: BESS.-1\tmmm mlmïÆmri.fm\tHli \tMly -égA LA SAINT-JEAN D\u2019AUTREFOIS.UN .IEU FAVOIU.\\ W / V/ f 7 ! Mi i LE SAMEDI 11 LES POUPÉES .h Tout imparfait qu\u2019il fût, co jouet su Disait au bonheur d\u2019enfants moins gâtés que les nôtres.L\u2019imagination n\u2019était-elle pas là pour dissimuler ces imperfections 1 Et s\u2019ou apercevait-elle, la petite n\u2019eu aimait pas moins sa poupée.Les enfants nous sont-ils moins chers, pour être affligés de quelque naturelle disgrâce ?D\u2019ailleurs, les jouets les plus beaux n\u2019ont jamais été les plus appréciés par leurs jeunes propriétaires.Exposés à leur admi ration avec le respect dû aux chefs d\u2019œuvre, et curieusement gardés on une armoise profonde, les joujoux trop somptueux n\u2019accomplissent qu\u2019impar-faitemont leur destinée terrestre, Regardez-les, mais n\u2019y touchez point ! \u201d C\u2019est le cri de la prudence maternelle que l\u2019enfant craint d\u2019entendre.Aussi s'écarte-t-il d'objets trop beaux, dont la richesse l'intimide même lorsqu\u2019il lui est permis d\u2019y toucher.Ses préférences et son affection iront à la figurine sans valeur qui lui appartient bien, et qu\u2019il peut manier à sa guise.Sans doute, elle no vivra que peu do temps entre ses doigts frêles, si experts à détruire.Mais qu\u2019importe ! Elle sera morte la poupée ; du moins ello aura vécu.Los petites Françaises no se contentèrent pas longtemps d\u2019ailleurs do cos objets rudimentaires.Si, aux siècles précédents, l\u2019industrie des fabricants do jouots no réalisa jamais qu\u2019exceptionnellement les chefs-d\u2019œuvre de nos modernes ouvriers, au xviiu siècle et au xvnIe, pourtant, on savait déjà faire de3 poupées convenablement modelées, en carton ou en cire, et habillées avec rechercho.Si la corporation des faiseurs de poupées se fut cantonnée en cette spécialité, nul doute qu\u2019elle n\u2019eût su réaliser des merveilles.Mais les ouvriers modeleurs façonnaient aussi des ornements de tous genres avec ce carton, d\u2019où ils tiraient leurs figurines.Préférant travailler pour les grandes personnes, ils aimaient mieux décorer les hôtels à l\u2019aide do ces riches moulures rapportéos, dont le style du temps fit un si largo emploi.Et les poupées, hors le cas de quelque commando extraordinaire, furent délaissées.Cependant ce jouot était fort goûté des jeunos garçons comme des petites filles.Et l\u2019exemple on venait de haut Louis XIII et Louis XIV, onfants, jouèrent à la poupée.Sully offrait au jeune fils de Henri IV de belles poupéos dans un carrosso ; le cardinal de Richelieu donnait à Mllo d\u2019Enghion une chambre garnie do tous ses meubles, avec six poupées quo l\u2019on habillait à volonté d\u2019un trousseau complot, taillé et cousu par les meilleures ouvrières.Il était aussi toiles de ces mignonnes figures, et non des moins luxueuses, dont la destiuéo ne fut point de servir au divertissement d\u2019enfants royaux.Diplomates d\u2019un nouvoau genre, protégées, à travers les risques des guerres, par dos conventions spéciales toujours fidèlement observéos, leur fonction consistait à porter, à travers le monde, lo dernier \u201c cri \u2019\u2019 de la mode parisienne.Parties de la rue Saint-Honoré, ornées de leurs riches toilettes, elles allaient en grande pompe instruire les Anglaises, les Allemandes, les Hollandaises, ou les dames dos royaumes du Nord.Voyageant toujours par deux, la grande et la potite Pandores, comme on les nommait, devaient être los fidèles institutrices de grâces et des élégances.L\u2019une portait le manteau de cour et los robes de cérémonies ; sa sœur, plus modeste, les toilettes d\u2019intérieur et lo déshabillé.C\u2019est à contempler les différentes piècos de lour garde-robe opulente, et la manière dont elles savaient s\u2019en paror, qu\u2019on pouvait apprendre comment s\u2019habillaient les Parisiennes.Alors, comme aujourd\u2019hui, ce fut une science délicate, où pou de femmes savaient réussir.Aussi les Pandores, la petite aussi bien quo la grande, étaient-olle-s chaque saison, impatiemment attendues.Rien n\u2019aurait pu DEUX POINTS DE VUE Vl\u2018: «\u2022 MM mmËm mmm x -,.¦ Elle (lisant).\u2014\u201c IVun coup de rapière, le chevalier de Parpaillac traversa deux de ses adversaires, tandis que, d\u2019un revers de la main gaucho, il en jetait un autre h terre et, d'un coup de poing, renversait le quatrième.\u201d Fallait-il que les hommes de ce temps-là soient forts tout de même, pour battre comme ça quatre adversaires à un seul.Lut.-Fallait-il, an contraire, qu\u2019ils soient poules mouillées pour se laisser rosser à quatre par un seul.EN TRAMW AY BR i©i#} mm * ilTTti,,,.-;.\u2022M#î Le conducteur.\u2014Vous n\u2019avez pas payé pour co garçon.Elle.\u2014Oui, j\u2019ai payé.J\u2019ai donné le cinq cents à l'homme qui a porté Toto sur ses genoux pendant près d\u2019une demi-heure. x * M.DAVID LEGAULT, NOUVEAU CHEF DE LA POLICE DE MONTRÉAL.Photo, de M.J.A.Dumas, 112 tue Vitré, coin de lu rue St-LaumiU M.le Président.\u2014Taisez-vous.Le tribunal condamne le prévenu à huit jours de prison.Le Prévenu.\u2014Mais, mon président, aussi vrai que v\u2019ià la pluie.M.le Président.\u2014Taisez-vous ! c\u2019est jugé.Le Concierge \u2014La pluie !.bon, j\u2019ai mou chapeau neuf.Vous voyez ici à quoi va servir le bandeau.\tj jfl0INXUX PLUS SIMPLE Elle.\u2014Emile, après le dîner, je veux avoir avec toi une longue, longue conversation.Lui.\u2014Ma chérie, celai t\u2019ennuierait il de coucher ta conversation par écrit 1 Tourne-la en dialogue.Je la lirai demain à mon bureau.La première action de ma vie, dit Edgar Poe, fut d\u2019empoigner mon nez à deux mains.Ma mère vit cela, et m\u2019appela un génio.\u201c Nous ne pouvons rien faire de plus \u201d C\u2019est ce que disaient trois médecins appelés en consultation.Cependant, la malade a-recouvré la santé et la force, grâce aux Pilules Roses du Dr Williams.Parmi le3 nombreuses personnes au Canada qui doivent la santé, peut-être même la vie elle-même, aux Pilules Roses du Dr Williams, se trouve Mme Alex.Pair, une dame bien connue et hautement estimée, demeurant dans le Canton de West Williams, comté de Middlesex, Ont Pendant prè3 de deux ans, Mme Fair souffrit grandement de maux amenés par une grave attaque de grippe.Un reporter qui alla la voir fut cordialemeut reçu par M.et Mme Fair et on lui fit part des faits qui suivent : \u201c Au printemps de 189G j\u2019eus une attaque de grippe pour laquelle je fus soignée par notre médecin de famille, mais au Heu de prendre du mieux j\u2019empirai graduellement, jusqu\u2019à ce que tout mon corps fût ruiné par les douleurs.Je consultai l\u2019un des meilleurs médecins d\u2019Ontario, et-pendant près de dix-huit mois, je suivis son traitement, mais sans béné, fice appréciable.J\u2019avais une toux terrible qui m\u2019occasionnait des douleurs intenses à la tête et aux poumons ; je devins très faible ; je ne pouvais dormir, et pendant plus d\u2019un an je ne pus que chuchoter et parfois la voix me manquait complètement.J\u2019en vins à considérer mon cas comme incurable, mais mon mari tenta un autre traitement et, sur son conseil, notre médecin de famille, avec doux autreB, eut une consultation qui eut pour résultat de déclarer mon cas incurable.Des voisins me conseillèrent d\u2019essayer les Pilules Roses du Dr Williams, mais après avoir déjà déponsé §500 en comptes de médecins, il ne mo restait pas boaucoup do foi dans n\u2019importe quel remède ; mais, comme deruièro ressource, je résolus do les essayer.Il n\u2019a pas fallu que j\u2019en prenne boaucoup de boîtes pour remarquer un changement dans mon état, et cola m\u2019encouragea à continuer à les prendre.Après avoir pris les pilulos pondant plusieurs mois, ma santé était complètement revenue.La toux disparut ; je n\u2019eus plus à endurer les terribles douleurs do jadis ; ma voix reprit son ampleur ; mon appétit s\u2019améliora, et uno fois de plus, je pus goûter lo plaisir do dormir paisiblement.Par le fait des Pilules je gagnai 37 livres.Tout cola je lo dois aux Pilules Roses du Dr Williams et je sons que jo ne saurais on dire assez en leur faveur, car je sais quo certainement elles m\u2019ont sauvé la vio.Dans les cas de ce genre, les Pilules Roses du Dr Williams donneront des résultats plus certains et plus promptB que no le fera n importe quoi autre remède.Elles agissent directement sur le sang, atteignant ainsi la racine du mal et chassant du système tous los vestiges de maladie.En vente chez tous les marchands de remèdes, ou onvoyces franco par la posto à 50 cents la boîte ou six boîtes pour §2.50, eu s\u2019adressant à la l>r Williams Medocine Co., Brockville, Ont. 14 LE SAMEDI METAMORPHOSE LE GRAPHOLOGUE Mon ami Latuilo est un graphologue distingué.Il le croit du moins, \u2014 et il le proclame.\u2014Donnez-moi quatre lignes de l\u2019écriture d\u2019une personne, de moi inconnue, décluro-t-il avec une grave assurance, et je vous dirai le sexe, l\u2019âge, les qualités et les défauts de cette personne, et ses opinions politiques et religieuses.-\tChaque fois que Latui- le vient chez moi, il se jette sur les lettres ou débris d\u2019icelles que je possède, et se plaît à me donner des renseignements sur les gens qui entretiennent une correspondance avec moi.Je me suis déjà, sur ses indications, sé paré de doux ou trois de mes anciens amis dont il m\u2019avait prédit la trahison certaine.L\u2019autre jour, Latuile vint me voir.Il était à peine assis que le facteur m\u2019apporta une lettre.J\u2019allais la prendre et la décacheter pour la lire.Mais Latuile, despotique, étendit la doxtre, s'empala\tra de la missive._______ \u2014 Donne ! prononça- t-il.Avec un air d\u2019augure, il so mit à examiner attentivement la suscription do la lettre.) \u2019attendais, quelquo pou anxieux.\u2014Oh ! oh ! déclara Lauiile, après quelques minutes de silence, oh ! oh ! tu as do la veine.C\u2019est une lettre de jeuno fille.Et même, compléterai-jo, jolio ot bonne.Puis fixant sur moi un regard d\u2019admiration et\t\u2014 d\u2019on vie ! \u2014Veinard ! conclut-il.Je n\u2019ai jamais été favorisé comme amoureux.Est-ce la fauto de mon physique 1 Est-co à cause do ma timidité naturelle 1 Je ne sais.A l\u2019annonce do Latuile, mon cœur battit la charge dans ma poitrine, uno rougeur d\u2019espérance colora l\u2019ordinairo pâlour de mes jouos, et une fébrilité agita tout mon corps.Cependant Latuilo, tout à son analyso graphologique, continuait do débiter ses alléchants pronostics.\u2014Sentimontalo, assurait-il.et sincère.Voilà uno potito personne capable do faire le bon-liour d'un homme.Je garantis que celui qu\u2019elle aimera sora heuroux.J\u2019écoutais, dans un ravissement d\u2019extase.\u2014Veinard ! dit Latuile pour la seconde fois.Et me tondant la lettre : \u2014 Lis et déguste.La main tremblante, j\u2019ouvris.Les yeux troubles, je lus.Jo sentais poser sur moi le regard inquisiteur de mon ami le graphologue.\t___ Aux premières lignos, uno stupour me glaça, la déception allait éclater sur tout mon visage.Par un ell'ort énergique, jo commandai à mes nerfs, ot tout mon être conserva son apparence jovi-alo de tout à l\u2019houro.J o copie cette lettre malencontreuse.La voici, textuellement : \u201c Chor monsieur, \u201c Voici bientôt un an que j\u2019eus l\u2019honneur de vous confectionner un habillement complot.No vous semble-t-il pas qu\u2019il serait temps à vous do songer à m\u2019en acquitter lo montant ! Veuillez donc passer chez moi lo plus tôt possiblo et croyez-moi toujours, \u201c Votre bien dévoué serviteur, \u201c Ledrap, \u201c tailleur du tjrand monde.\" \u2014N\u2019est-co pas quo j\u2019avais deviné ?C\u2019est cela 1 questionna Latuile \u2014C\u2019est cola, répétai-je sur un ton conquérant et enjoué, quoique j\u2019eusse l\u2019âme lugubro et dépitéo.\u2014Alors, on marcho ot tâche d\u2019être éloquent ! Adieu, cher.Etre éloquent ! Quelle éloquence ne me fallait-il pas pour calmer l\u2019irapa-tionco do mon taillour ot le décidor à m\u2019accorder encore un nouvoau sursis ! J\u2019évite depuis de me trouvor avec ce sombre raseur de Latuile.Et je no laisso jamais passer une occasion, dans le monde, de me moquer des graphologues ot de la graphologie.\u2022y \u2022\u2022si£*pi Q- W:'é.y , \\ tu L \u2014¦ \\ L\u2019INCORRIGIBLE KUBE Kubo est mort, \u2014 Dieu ait son âme ! \u2014 mais c\u2019était un étrange sire ! Je le vois encore avec un pardessus râpé, \u2014presque correct, cependant, \u2014\tses souliers légèrement éculés, \u2014 mais pas trop, \u2014 son chapeau à peine mûr et sa barbe un tant soit peu longuette.Maintenant encore, il me trouble.Je n\u2019ose en parlant de lui virer do de bord dans la crainte de le voir surgir.Fantôme véritable, si la fantaisie lui prenait de revenir ! Si mon œil allait rencontrer son œil bleu si doux, si pâle et si inquiétant, pourtant ! Il était de ceux qu\u2019on ne voit pas arriver.Quand on l\u2019apercevait, il était trop tard pour l\u2019éviter Falot comme un brouillard, mystérieux comme une lottro anonyme, il n\u2019allait pas, ne venait pas.Il apparaissait.A l\u2019heure de l\u2019absinthe, il parcourait le boulevard, et bien qu\u2019il parut en proie à d\u2019inextricables réflexions aucune figure amie n\u2019écbappait à sos yeux de porcelaine.Parfois, il faisait un signe à l\u2019un de nous.Rarement il s\u2019asseyait.Une minute, un mot, \u2014 rien qu\u2019un mot ! Il n\u2019avait qu\u2019un mot à dire.Rejoint par celui qu\u2019il avait appelé, il l\u2019accolait amicalement.Mais après lo \u201c comment vas-tu ?\u201d son sourire s'effaçait.Peu à peu son dos te courbait et, sur son front soucieux, le mot confidentiel semblait s\u2019inscrire en rides hiéroglyphiques.Il parlait d\u2019afiaires vagues et lointaines, de rendez vous illusoires, de projets incertains, de choses en train et qui ne pouvaient manquer de réussir \u2014\tà moins que., Et, tout à coup, il s\u2019arrêtait.Jouant furieusement dos coudes, uno idée s\u2019ouvrait un chemin à travers la foule de ses préoccupations.Impérieuse, elle montait à la tribune do son intellect, et force était au pauvro type de la formuler.\u2014 Il la formulait ainsi : \u2014A propos, mon vieux, tu ne pourrais pas me prêter cent sous 1 Car Kube avait reçu du ciel do cette mission : Taper ! Kube obéissait à sa destinée, jouant sans murmurer son petit rôle de trouble-fête.Honnête et résigné, il \u201c tapait \u201d \u2014 tapait dans le tas, \u2014 infatigablement.Jamais,\u2014je dois le dire à Bon honneur,\u2014jamais il no dépassa le dollar.Lorsque, par hasard, il n\u2019avait besoin que de deux francs, avec l\u2019imprévoyance qui caractérise les probes, il ne demandait que deux francs.Un soir, après que je lui eus remis l\u2019obole en \u2014\tquestion, je fus surpris de lo voir frétiller presque guilleret.Et comme je lui demandais le motif de cette joie : \u2014Cette semaine, me répondit-il, j\u2019ai emprunté assez d\u2019argent pour pouvoir payer toutes^mes dettes.Mo voilà débarrassé d\u2019un grand poids ! Telle était, messieurs, la naïveté de cet homme qui vient de trépasser ! J\u2019espère qu\u2019il est maintenant à la droite du Père, car il est mort saintement, on peut le dire ! Encore qu\u2019il n\u2019eût pas grand crimo à se reprocher, il fit mander un prêtre pour l\u2019assister à son heure dernière.L\u2019absolution reçue, au lieu d\u2019attendre paisiblement l\u2019heure du départ, il se montra nerveux et inquiet.\u2014Qu\u2019avez-vous, mon fils 1 lui demanda l\u2019abbé.\u2014Mon Père, répondit Kube, je ne suis pas tranquille.Je crains que Dieu ne veuille pas me recevoir dans son sein.Certes, jo n\u2019ai ___\tjamais fait de mal à personne ; mais ai-je fait du bien, je vous lo demande 1 J\u2019ai traversé la vie en inutile, et j\u2019ai bien peu do titres à faire valoir pour me concilier les grâces du Très-Haut !.Ah ! si seulement j\u2019avais.\u2014Quoi 1 dit le prêtre.D\u2019un suprême effort, Kube, alors, se redressa sur sa coucho.Mystérieusement, il s\u2019inclina vers lo saint homme, et, après s\u2019êtro assuré que personne n\u2019était survenu qui pût l\u2019entendre : \u2014Mon Père, râla-t-il, vous n\u2019auriez pas, par hasard, cent jours d\u2019indulgences à me prêter ?Georges Aurioi.SUFFISANT Biff\u2019.\u2014Ainsi, elle t\u2019a refusé î èst l\u2019impression stée.jt-elle it posi- 1 Jean Dei.ame.Tiff.\u2014G qui m\u2019est r Biff.\u2014A ti veinent n Tiff.\u2014Pai dit : Ha ! ha Elle a NATURELLEMENT Le médecin.\u2014Comment d jrmez-.vous ?L'idiot.\u2014Les yeux fermés', monsieur.\u2014 D\u2019une confidence à une indiscrétion, il n\u2019y a quo la distance de l\u2019oreille à la bouche.0/ i*7 / -.-.ifc III.Un tour de Toto. LE SAMEDI 15 Aucune autre Médecine N'est aussi hautement et instamment recommandée nue les PILULES llOUU ES.Elles sont recommandées aux femmes malades par tout le monde comme le moyen le plus sûr pour la guérison de leurs maux, car elles ont rendu a la santé un plus grand nombre de femmes soutirantes que toute autre médecine.Elles ramènent les forces à la femme fatiguée, épuisée par l'ouvrage et rendue à bout par la faiblesse ou les douleurs.Elles donnent un sang pur et riche, de la vigueur aux nerfs et guérissent les maladies auxquelles les femmes sont si souvent exposées, telles que les maux de tête, les points de côté et les douleurs dans les reins.Elles font disparaître les malaises causés par le beau mal et les dérangements.Elles guérissent les engourdissements, les étourdissements et tous les autres troubles nerveux qui accompagnent toujours le retour de l'âge.Elles sont, par excellence, le remède à prendre au printemps de l'année, pour les femmes qui se sentent affaiblies et malades, et les témoignages qui suivent sont là comme preuve irréfutable de leur vertu.Voilà qui va réhabiliter les bons Yankees dans l\u2019esprit do pas mal do gens, qui les iugont un peu, avec raison, inaccessibles aux délicatesses dos autres contrées.La Compagnie du Michigan Railroad, compagnie do chemins do for, a fait l\u2019acquisition, tout près d'une do ses stations, d\u2019un jardin do deux hectares, pourvu do serres magnifiques.Deux employés ont pour mission d\u2019y cultiver dos Hours d\u2019espècoB très variées, do manière à pouvoir offrir un bouquot à chacune dos voyageuses.Un agent spécial est chargé de passer dans 1rs cars, à l\u2019arrêt des trains, et de \u201c déposer sur I03 genoux ou entre les mains de chaque dame \u201d, tels sont les termes do la circulaire directoriale, un bouquet do fleurs fraîches.Impossible, comme on le voit, de pousser plus loin la galanterie.D\u2019autre part, sur le Michigan, on prend les dispositions les plus propres à assurer la sécurité des voyageurs.On fleurit les voyageurs, on no les \u201c tue \u201d pas ! \" J\u2019ai souffert pendant deux ans de mauvaise digestion, de mal de tête, de mal de dos, de mal de reins, do mal de cœur ; j\u2019avais toujours froid dans le dos, les pieds gelés et toujours d'une grande faiblesse ; ces troubles étaient venus choz moi à la suite d\u2019un accouchement.Je n\u2019ai pris que cinq boites de Pilules Rouges et elles m\u2019ont complètement guérie ; j\u2019étais déjà soulagée à la deuxième boîte.J\u2019ai été bous les soins de plusieurs médecins pondant plusieurs mois, sans résultat ; seules les PILULES ROUGES m\u2019ont fait du bien.\u201d Mme JOSEPH LESSARD, Tring Junction, Qué.\u201cJe remercio do toute mon âme les Médecins Spécialistes de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et les Pilules Rouges, du bien qu\u2019ils m\u2019ont fait.Leurs bons avis et leurs Pilules Rouges m\u2019ont guérie d\u2019uno maladie de vessie dont je souffrais depuis bien longtemps.J\u2019ai soixante-huit ans et je désespérais complètement do ne jamais recouvrer la santé.J\u2019ai suivi les conseils des Médecins Spécialistes et j\u2019ai pTis les Pilules Rouges pendant plusieurs semaines ; c\u2019est le seul remède qui m\u2019ait soulagée.Je le recommando aux femmes qui ont des troubles avec leur urine.\u201d Mme PIERRE ROUSSEAU, Saint-Pierre-Baptiste, Québec, Co.de Mégantic.\u201c J\u2019ai souffert pendant un an et demi de mal de tète, de vomissements et de troubles du coté du foie ; quelquos boîtes de Pilules Rouges me guérirent, me donnèrent de la force et me ramenèrent à la santé.Je les recommande beaucoup aux femmes qui sont à la tête d\u2019une grosse famille et qui ne peuvent faire leur ouvrage sans fatigue et sans ennui.Elles sont un récupérateur de la santé et elles m\u2019ont fait un grand bien.\u201d Mme ERNEST BEAUDET, Vieille Eglise, Qué.Les médecins de Cie Chimique Fninco-Américaine ont prouvé aux femmes canadiennes-françaises qu'ils sont honnêtes et sincères dans leur désir de donner aux personnes souffrantes le meilleur traitement que la science médicale puisse procurer et ceci aux plus bas prix possibles.Us ont supprimé les honoi\u2019aires extravagants qui empêchaient tant de femmes malades de pouvoir obtenir les soins médicaux qui leur étaient nécessaires, mais qu'elles ne pouvaient se procurer, vu les frais et les dépenses qu'ils entraînaient.Us ne demandent rien pour leurs consultations et donnent à la femme en recherche de la santé une opinion honnête de son état, ainsi que le moyen à prendre pour se guérir.Si leurs bons conseils sont suffisants pour guérir, elles épargneront le coût des médecins ; si le cas demande traitement, leurs prescriptions sont à la portée des bourses les plus humbles.Les femmes qui demeurent trop loin de Montréal et ne peuvent venir eu Bureau de consultations, peuvent écrire, donnant une description de la maladie dont elles souffrent et elles recevront par la malle les mêmes conseils que si elles s'étaient présentées au bureau de consultations gratuites.Les consultations gratuites se donnent tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, de 0 heures du malin à 8 heures du soir, au No 2 74 rue St-Denis.Aux PERSONNES D\u2019OCCUPATIONS SÉDENTAIRES.-\u2014Les gens d\u2019occupations sédentaires, qui les priventd\u2019air frais etd\u2019exeroice, sont plus exposés aux désordres du foie et des rognons que ceux qui mènent une vie active et au grand air.Les premiers trouveront dans les l\u2019ilules Végétales de l\u2019ar-melee un restaurateur qui est, sans contredit, le plus efficace qui soit sur le marché.On se les procure facilement, on les prend facilement, elles agissent rapidement et, étant donnée leur excellence, le prix en est étonnamment modéré.pi.us d\u2019affaires que le i.égat Cette expression s\u2019emploie souvent en parlant d\u2019un homme qui est surchargé d\u2019une quantité do besognes diverses.Elle a une origine historiquo et date du règne de François Ter.Le chancelier Duprat, cardinal, légat du Pape, et que l\u2019on appelait familièrement le Légat, avait à s\u2019occuper à la fois : de défendre l\u2019Université de Paris contre les règlements que le roi voulait imposer à celie-ci, qui prétendait ne los pouvoir supporter ; do surveillor la propagande protestante et s'efforcer de l\u2019entraver ; d\u2019abolir la vénalité dos charges judiciaires ; de régler les questions diplomatiques et financières sou-levéfs par la captivité de François 1er, la détention du pape Clément VIII ot le sac do Rome par Charles de Bourbon ; d\u2019augmenter les impôts sans donner au peuple trop de sujets do plaintes, \u2014ot d\u2019une quantité d\u2019autros tâches aussi épineuses, aussi délicatos.Il semblait donc impossible qu\u2019un homme pût avoir plus d'affaires que le Légat, d\u2019où lo dicton.Let enfants maladifs et pâles devraient faire usage du Mother Graves\u2019 Worm Exterminator.Les vers sont une des principales causes de souffrance pour les enfants et devraient être expulsés du système.Dernièrement, un gros monsieur, porteur d\u2019uno énorme chaîne do montre, voyant brillor un gros diamant à la main d\u2019uno bollo dame, dit à un ami qui était avec lui : \u2014Ma foi, j\u2019aimerais mieux la bague que la main.\u2014Et moi, répondit la dame qui 1 avait ontendu, j\u2019aimerais mieux lo licol que la bête.Adressez vos lettres comme suit : POPULARITÉ JUSTIFIÉE Compagnie CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 RUE ST-DENIS, Montréal, Canada.C\u2019est à juste titre que le Baume Rhumal est populaire : il guérit la toux, lo rhume, la bronchite, la grippe, la coqueluche.71 POUR MES CONCITOYENS SEULEMENT Rendant plusieurs année», l'ai souffert des ro unique nues des imprudences du jeune fige ot de [ignorance des loin du In nature, .l ui payé des contuines de dollars ft des médecins, nans obtenir de résultats.Finalement, pendant un voyage on Kuropo, l'ai consulté un docteur parisien Dieu connu qui m'a ordonné des médicaments qui m'ont entièrement guéri J'ai informé certains denies amis de ma bonne fortune, et ceux qui souffraient du même genre d'affectiou ont ossayé le reuuMo et ont aussi été parfaitement guéris.Alors, Je fus absolument uonvalneu que nlmporte qui pouvait so rétablir au moyen de ce remède morvotlleui.Lo vieux docteur m\u2019a donné cette prescription, et, sachant bien que beaucoup de personnes peuvent eu obtenir les mêmes bénéfices, J'ai décidé do l'offrir ft ceux do mes concitoyens qui peuvent avoir besoin do co genre de traitement.Jo r.'ai rion ft vendre, Je ne demande pas d'argent et je no publie ceci que simplement parce que le crois être utile ft ooux (pii souffrent.Si donc vous ave/.besoin do co remède, écrives-moi aujourd'hui, envoyuz-uioi un timbre-poste pour la réponse et je vous enverrai la prescription éorite en français.CHARLES JOHNSON, No.139 Holman St.Hammond, Ind.\u201c International Limited,\u201d via Grand Tronc Bervloe rapide sans égal.Laisse Montréal bous Iob Jours à 9.00 heures 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