Le samedi, 1 octobre 1934, samedi 13 octobre 1934
[" 46e année, No 20 Montréal, 13 octobre 1934 Samedi® LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS ||p\tV Vît-'-rf, wii» i1 aafeeiî WVWACWW ¦ ,, .\u2019f**PÇ?**\u2018.*-: ! TEMPLE SIAMOIS Pklo ÂtilHSiafd S.reen /Ÿ«n ¦¦Hll «SS5S Notre feuilleton : DE L\u2019AMOUR AU CRIME Par JACQl ES BRIENNE Chronique historique : UN CURIEUX VOYAGE D\u2019AMBASSADEUR Pur !.'< 0$ y* ¦ j , f.:\"V É⣠\u2022 S 9 >^V \" :jnM| L\u2019HIVER approchait.J'étais venu passer la semaine en petite Camargue, pour chasser aux marais.Mais le vent du nord et le froid avaient fait fuir le gibier plus haut, vers les grands vignobles submergés.On m\u2019avait télégraphié de Saint-Laurent-d'Aigouze: \u201cVenez vite; beaucoup de bécassines.\u2019' J\u2019étais donc parti de Sylvéréal en charrette pour Saint-Laurent, mené par le garde Prosper dont le Camargue gris trottait ferme, secouant la tête et prenant l\u2019amble ou le galop, comme éperonné par le mistral qui nous cinglait la figure et nous cristallisait la moustache.Bou Diou! qu\u2019il faisait froid, malgré nos cabans de berger et nos peaux de bique! Nous suivions la route qui va de Sylvéréal à Aigues-Mortes, puis tourne, à droite, vers la Tour Carbonnière et, longeant les marais du Vistre, de la Musette et de la Plaine, file vers Saint-Laurent-d\u2019Aigouze: un pays tout plat, où alternent des vignobles, des pinèdes, et de calmes étendues de joncs et de roseaux, les pieds pris dans la glace maintenant et courbant leurs têtes empanachées sous la rafale d'hiver.Il y a vingt-cinq kilomètres environ pour at- river à Saint-Laurent.Il fallait prendre son mal en patience et je me laissait cahoter sur la route blanche et dure, dans ce paysage de monotonie et de solitude.Personne à l'horizon, pas un piéton, pas un véhicule sur le ruban clair du chemin; çà et là seulement quelques rapides tourbillons de sable et de poussière.Et je fermais les yeux, ramenant mon capuchon sur ma tête, cachant mes mains dans mes manches et dédaignant d essuyer les larmes de froid qui roulaient sur mes joues.La voix de Prosper me tira de mon engourdissement: 13 octobre 1934 &fikmedL L .23 i H ft- . ( sur votre simple demande.) FARINE PRÉPARÉE XXX BRODIE de soie gratis 10Uvez e°han6era contre de baS d attrayantes les cou- primes ttttray\tFarine des Ï HX et autres ;ï r ïirsrs» » « BRODIE & HARVIE LIMITED 914, rue Bleury, Montréal coupables.Seul le sort des innocents me préoccupe maintenant.\u2014 Tiens, tiens ! En voilà du nouveau ! \u2014 Je suis entré comme enquêteur à la \u201cDéfense des droits de l\u2019enfant\u201d.Une société, entre parenthèses, qui rend de bien grands services, allez, et j\u2019essaie d\u2019arracher au viice et au malheur de misérables créatures.\u2014 Et cela vous plaît?\u2014 C\u2019est-à-dire que ça me pas-sionne.\u2014 Mais, n\u2019avez-vous pas quelques loisirs?\u2014 Oui, répondit gravement le père Renard, et mes instants de liberté sont à votre service.\u201cS\u2019il s\u2019agit d\u2019une enquête à Paris, je suis à votre disposition ; j\u2019aime mieux travailler pour la défense que pour le juge, je vous prie de le croire.\u201cAllons, je vous écoute, monsieur Marty.Le vieillard avait retiré son bonnet de laine noire, appuyé son coude sur la table.Son visage tout à coup exprimait une impassible attention.\u2014 C\u2019est à Paris qu\u2019il s\u2019agit de travailler, père Renard.\"Le mot de l\u2019énigme que je cherche se trouve sans doute au fond d\u2019un papillon d'artiste, dans la rue de Ba-gneux, en face de la fabrique Verdu-rel.\u2014\u2022 Tiens, tiens, je crdis deviner.\u2014 Si un mot suffit pour vous mettre sur la voie, père Renard, nous irons vite en besogne et je suis sûr que je ne regretterai pas d\u2019être venu vous voir.\u2014 Je le crois aussi.Après cet échange de compliments le jeune avocat raconta le cnime d\u2019un bout à l\u2019autre, la voie suivie par l\u2019instruction, les systèmes lancés par la presse, sa conviction absolue que le magistrat faisait fausse route; enfin, comment, lui, voyait dans la découverte du sac un fait de la plus haute importance et la plus sérieuse indication de l'affaire.Il parla de Lina, du malheureux accusé et il conclut; \u2014Je suis intimement persuadé, moralement sûr que le juge se trompe.\u201cMon client est innocent.Mais où est le coupable?\u201cJ\u2019ai fait vingt suppositions, vingt hypothèses sans pouvoir en vérifier aucune.Une sorte d\u2019instinct m'avertit que la trouvaille que j\u2019ai faite la nuit du crime n\u2019est pas sans rapport avec ce crime.\u201cLe saphir que j\u2019ai trouvé appartenait-il à M.Verdurel?\u201cLa bonne l\u2019a affirmé.\u201cMais plusieurs témoins dignes de foi, entre autres la fille de la victime, ont soutenu le contraire.\u201cQui croire?\u201cSauf pour des connaisseurs un saphir ressemble beaucoup à un autre.Et il y a là encore un mystère qu'il est impossible d\u2019élucider.\u201cMais dans un cas comme dans l\u2019autre je suis persuadé que la personne qui a perdu le sac en or est mêlée au drame que nous essayons vainement de re constituer.\u201cSongez donc, Renard, j\u2019ai trouvé le sac à l\u2019heure même où le crime venait d\u2019être commis, devant l\u2019une des portes de sortie de la fabrique.\u201cEt puis, pourquoi le propriétaire ne se fait-il pas connaître?\u2014 A cause des lettres d\u2019amour.\u2014 C\u2019est ce que dit M.Maire, le juge d\u2019instruction.\u201cMais ne pouvait-il pas aller trouver le procureur et lui demander qu\u2019on respecte son anonymat?\u201cS\u2019il n\u2019est pas mêlé au drame qui nous occupe, la justice aurait le droit et même le devoir de ne pas livrer son nom à la malignité publique.\u201cIl s\u2019expose à un scandale autrement retentissant si le hasard met quelqu'un de nous sur sa piste.Le policier hocha la tête, pas très convaincu.\u2014 Enfin soit, continua l\u2019avocat.Tout cela c\u2019est du raisonnement.Et chacun raisonne à sa façon.\u201cMoi, je suis persuadé que Jean Bernard serait sauvé si je parvenais à connaître la personne, homme ou femme \u2014 femme sans doute ¦\u2014 à qui appartient ce bibelot mystérieux.\u201cPère Renard, voulez-vous m\u2019aidez à la retrouver?Le policier hésita une seconde ; puis il fit un signe d\u2019acquiescement.Il déclara ; \u2014 C\u2019est une affaire intéressante, même si vous vous trompez, même si nos recherches doivent donner raison à M.Maire et détruire votre système.L'avocat approuva ces paroles.Puis il ajouta: \u2014 Pour être sincère, je dois vous dire que l\u2019enquête faite par moi chez les bijoutiers n\u2019a rien donné.\"Le sac est une merveille exotique; la bague est d\u2019un travail ancien, mais simple ; le saphir seul est merveilleux.C\u2019est une pierre de toute beauté, mais dont il est impossible de retrouver l\u2019origine.\u201cJe crois donc pouvoir affirmer qu\u2019il n\u2019y a aucune recherche à faire de ce côté-là.\u2014Possible, mais restent les lettres.Si nous avions un peu de chance nous devrions aboutir rien qu\u2019avec cela.Pierre Marty sortit deux billets de cent francs.\u2014 Pour les premiers frais, dit-il.Du reste, mon client a des économies et il fera pour vous un sacrifice.\u2014 Je m\u2019en rapporte à vous, monsieur Marty.L\u2019argent, voyez-vous, je n\u2019en ai guère besoin, j\u2019ai un fixe à la défense des droits de l\u2019enfant; je n\u2019ai point d\u2019héritiers.\u201cPour lors, c\u2019est plutôt pour la gloire que je travaille.\u2014 Fort bien.Et quand vous mettrez-vous en campagne?\u2014 Mais dès demain.\u2014 Alors, je n\u2019ai plus qu\u2019à attendre de vos nouvelles?\u2014 Absolument.\u2014 Croyez-vous réussir?\u2014 Ah ! dans ma carrière plutôt satisfaisante, n\u2019est-ce pas, ajouta le bonhomme avec une vanité naïve, j\u2019ai appris à ne pas vendre la peau de l\u2019ours avant de l\u2019avoir tué.\u2014 Vous êtes un sage, père Renard.\u201cAllons au revoir, et à bientôt.Le jeune avocat prit son chapeau et gagna la porte.Mais au moment de la franchir, il se retourna vers le policier: \u2014 J allais oublier de vous donner un renseignement important.Le procureur de la République a fait étudier par un graphologue les lettres d\u2019amour contenues dans le sac à main.\u201cCe savant croit pouvoir affirmer, à la suite de déductions dont je vous fais grâce, que celui qui les a écrites, moitié en français, moitié en anglais, comme je vous l\u2019ai déjà dit, parle également bien et avec la même correction les deux langues, et que, cependant ,sa langue usuelle est l\u2019anglais et non le français.\u201cL\u2019auteur des lettres serait donc un sujet du roi Georges V.\u201cLe graphologue affirme en outre que cet homme est jeune, probablement blond, certainement artiste, élégant et raffiné.Ce n\u2019est pas le premier venu.\u201cQuant à la femme, une allusion contenue dans une lettre permet d\u2019affirmer qu\u2019elle est brune.Pendant que l'avocat parlait, le policier prenait des notes sur un calepin.Quand le défenseur de Jean eut terminé, le vieux Renard déclara : \u2014 Ces renseignements, monsieur Marty, me seront très utiles.Vous avez bien fait de me les donner.\u2014 Je le crois comme vous, et sur ce, je vous quitte avec l\u2019espoir de vous revoir bientôt.L\u2019avocat, cette fois, s\u2019éloigna, et en s\u2019en allant il murmurait: \u2014^ Je n\u2019ai pas perdu mon temps aujourd\u2019hui.\u201cS\u2019il existe à Paris un homme capable de trouver, c\u2019est celui-là.Dès le lendemain, le père Renard se mit en campagne.Vêtu de noir, plus râpé et plus verdâtre que jamais, s\u2019appuyant sur une canne solide, il arriva à la hauteur de l'allée en face de laquelle Pierre Marty avait trouvé le fameux sac.Il avait décidé de commenccer son enquête par la concierge des pavillons d\u2019artistes qui, des deux côtés, bordent cette allée.Ces pavillons, qui existent encore, sont de petites constructions en briques, à un seul étage, que ne manquent pas de remarquer tous ceux qui passent pour la première fois rue de Bagneux.Le père Renard les inspecta du regard et il eut une première déception.En effet, à cettte époque, la concierge habitait non sur la rue, mais au fin fond de l\u2019iimpasse.Elle ne pouvait donc rien voir, ni rien entendre de ce qui se passait la nuit dans les pavillons situés sur le devant.Même en plein jour, quel contrôle pouvait-elle exercer sur les allées et venues des artistes et des modèles ?Et, dans ces conditions, quels renseignements utiles pourrait-elle lui fournir?Il fit une moue désappointée.Néanmoins, il se rendit chez elle et essaya de la faire parler.C\u2019était une vieille femme, extrêmement loquace, avec une mémoire vacillante qui la faisait se contredire sans cesse.\u2014 Un Anglais, vous dites?Peut-être bien.Attendez donc; mais oui, il me semble.Puis elle se frappa le front.\u2014 Suis-je bête, mon Dieu! c\u2019était un Américain.\u2014 En êtes-vous sûre?Mais oui, même qu\u2019il se fâchait quand je disais qu\u2019il était Anglais.(Suite à la page 30) 13 octobre 1934 ,& Samedi 29 ?Il est FACILE ?de CUISINER Vous ne saurez jamais comme il est facile de cuisiner \u2014 mieux et plus vite qu\u2019à présent \u2014 tant que vous n\u2019aurez pas un MIXMASTER.Vous connaîtrez alors seulement avec quelle rapidité et quelle perfection cet appareil accomplit les travaux de cuisine qui exigent du bras, du temps et de l\u2019attention.Il est si fort.Si souple et si FACILE A EMPLOYER C'est le malaxeur qui possède toutes LES VITESSES DE 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Cuisine Par LUCILE ST-DIDIER, directrice de la Chronique Culinaire ?POISSON CUIT A LA SAUCE TARTARE '/a livre île poisson l\u2019/2 cuillerée à lhé de sel Pincée de poivre Farine 1 cuillerée à thé de Sauce Worcestershire Heinz 1 cuillerée à soupe de beurre Sauce tartare 6 morceaux de bacon L Lavez et faites sécher votre poisson soigneusement.Saupoudrez-le de sel et de poivre.Enfarinez-le légèrement, posez-y le bacon et entourez-le d\u2019une demi-tasse d\u2019eau mêlée à de la sauce Worcestershire.Arrosez fréquemment avec le beurre et 1 tasse d\u2019eau.Faites cuire à four modéré (350° F.) pendant 1 heure environ.Le poisson peut se trancher en morceaux ou se cuire tout d\u2019une pièce.Servez avec sauce tartare.Garnissez de tomates, de marinades et de tranches de citron.ECLAIRS AU CHOCOLAT f 1 tasse de Farine à Gâteau « Swan Down », tamisée Yi tasse de beurre, ou autre ma- r tière grasse utilisée en pâtisserie ! 1 tasse d\u2019eau bouillante 3 oeufs, non battus 1 recette de Garniture à la Crème au Chocolat 1 recette de Glaçage des Confiseurs, au Chocolat Tamisser la farine' une fois et mesurer.Faite fondre le beurre dans l\u2019eau.Mêler la farine, en remuant, à de l\u2019eau en ébullition constante.Faire cuire et remuer sans arrêt jusqu\u2019à ce que le mélange se détache des parois de la casserole en une masse compacte et onctueuse.V erser dans un bol à mêler et y battre les oeufs soigneusement, 1 à la fois.Faire passer le mélange dans une pochette à pâtisseries, ou le façoner, avec une spatule, en forme d\u2019éclairs de 4*4 par 1\u201d.Faire cuire au four chaud (450° F.) pendant 20 minutes, puis diminuer la chaleur à (350° F.) pendant 25 minutes de plus.Avec un couteau bien tranchant, fendre un des côtés de l\u2019éclair et y introduire la garniture à la Crème au Chocolat.Glacer selon la reçette « Glaçage des Confiseurs, au Chocolat ».Cette recette donne 2 douzaines d\u2019éclairs.JAMBON AU LAIT Tranche de jambon, environ 1 pouce d\u2019épaisseur, bordée de gras c.à soupe farine c.à thé moutarde c.à soupe cassonade brune Pointe de clous de girofe moulus (à volontéI tasse Lait St.Charles tasse eau Enlevez le gras du jambon, mêlez la farine et la moutarde et endui-sez-en les deux côtés du jambon.Mettez le jambon dans une lèchefrite assez profonde.Coupez le gras en petits morceaux, frottez-y le sucre et le clou de girofle et garnissez-en le dessus du jambon.Versez autour le lait dilué avec l\u2019eau.Faites cuire jusqu\u2019au tendre, à four modéré (de quarante-cinq à soixante minutes).Succulant et nourrissant.OEUFS POCHES EN GELEE Faites pocher les oeufs à l\u2019eau bouillante salée.Parez-les après les avoir fait raffermir à l\u2019eau.Versez dans une petite terrine à ramequins une cuillerée de gelée d\u2019aspic, puis une rondelle de jambon d\u2019York, puis un oeuf poché, mettez une petite branche d\u2019estragon, une rondelle de truffe si vous le voulez et remplissez le ramequin avec de la gelée tiède.Servez très froid.TOUT HOMME A SON PRIX OÙ CROYEZ-VOUS QU'VOUS ALLEZ, vous.\u2019aun feu?NNON-NNON NON.M'StEU, JE'JE/JE.JE M'DÉPECHAIS D'ALLER AU CLUB DE BRIDGE DE MA FEMME AVEC CE GÂTEAU AU COCO QUEUE CHANCE CEST MON FAVORI1 DITES DONC ECOUTEZ -CH-CH-CH HEIN?JVAIS OUBLIER QUE VOUS AVEZ FAIT DE LA VITESSE ÇA VA?ÇA VA! EN-EN-ENCHANTE M-M-MSIEUVIA C OOÇ J APPELLE OU GATEAU VOT\u2019 FEMME SAIT CERTAINEMENT CUISINER POUR CA.OUI/ VQUS DEVRIEZ COUTER A SA TASTE AU COCO.M-M-K C'EST ÇA QU EST DIVINEMENT BONI I .a saveur délicieuse des tropiques, que possède le Coco, est le régal de tout homme.Servez-vous du Coco Iîaher \u2014 3 variétés, toujours fraîches\u2014en paquets, en boîtes ou à la livre.\tA3F-34 BAKERS COCONUT &$am&dL LA SANTÉ SIGNIFIE CHARME ET BONHEUR Des yeux brillants, le sourire sur les lèvres, indiquent la santé et la vitalité.Une peau claire est attrayante.La jeune fille en santé et active est heureuse et populaire Peut-être que vous n'êtes pas vraiment ma ade, mais quand le travail du jour est terminé, vous êtes trop fatiguée pour vous récréer comme le font d\u2019autres femmes.Essayez le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham pour avoir plus d'énergie.Il tonifie la santé en général.Donne plus de vitalité\u2014plus de charme.Rappelez-vous que 98 femmes sur 100 disent en avoir bénéficié.Il en fera autant pour vous GRATIS mm FORTIFIEZ VOTRE SANTE ET EMBELLISSEZ VOTRE POITRINE Toutes les femmes doivent être belles et vigoureuses, et toutes peuvent l'être grâce au Réformateur Myrriam Dubreuil Vous pouvez avoir une santé solide, une belle poitrine, être grasse, rétablir vos nerfs, enrichir votre sang avec le Réformateur Myrriam Dubreuil, approuvé par des sommités médicales.Les chairs se raffermissent et se tonifient, la poitrine prend une forme parfaite sous l\u2019action bienfaisante du Réformateur.Il mérite la plus entière confiance, car il est le résultat de longues études consciencieuses.Le Réformateur Myrriam Dubreuil Engraissera rapidement les personnes maigres GRATIS.Envoyez 5c en timbres et nous vous enverrons Gratis notre brochure illustrée de vingt-quatre pages, avec échantillon Myrriam Dubreuil.Notre Réformateur est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d'épuisement nerveux, quel que soit leur âge.Correspondance strictement Confidentielle.Les jours de bureau sont : Jeudi et Samedi, de 2 hrs à 5 hrs p.m.Mme MYRRIAM DUBREUIL Boite Postale 2363 \u2014 Dépt.2 5920, rue Durocher, près Bernard MONTREAL, CANADA.(Suite de la page 28J Ah! dame, des Anglais, y en a eu aussi dans le temps ; pardi, ça change souvent ici ! \u2014Voyons, madame, faites un effort, il n\u2019y a pas longtemps, l\u2019hiver dernier.\u201cSi vous voulez une date plus précise entre la Noël et le carnaval.\u201cQuant à mon Anglais, je vais vous mettre sur la voie.\u2014 Vous ferez bien, car vous savez, comme mon mari répète : \u201cPauv\u2019 femme, va, c\u2019en est une salade dans ta tête !\u201d \"Il a raison, monsieur, car pour avoir de la mémdire je peux pas le dire.\u2014 Suivez-moi bien, poursuivit le policier.Ce monsieur devait vivre très retiré, ne parler à personne, peut-être même ne recevait-il pas de correspondances !.\u201cIl devait avoir l\u2019air absorbé, mystérieux.\"Une femme brune, jeune, très élégante, peu désireuse d\u2019être remarquée venait le voir de temps en temps.Je précise : elle était venue le soir même de l\u2019assassinat de M.Verdurel, vous vous rappelez bien.\u2014 Si je me appelle ! \u201cIl y a même eu, à ce propos, des histoires d\u2019un sac touvé.\u2014 Eh bien ! interrompit le policier, la femme brune est venue voir votre Anglais ce jour-là.\u201cElle a dû passer la soirée, et une partie de la nuit, avec lui.La pipelette se mit à rire, les poings aux hanches, joviale et rubiconde.\u2014 Dites donc, ce serait-il pour un mari jaloux que vous viendriez ici faire cette besogne-là ?Pour faire pincer une pauvre petite femme par un gueux qui, sans doute, ne la méritait pas?.\u201cAh ! foi de concierge, c\u2019est pas top propre ce que vous trafiquez là, à votre âge, mon vieux ! \"Eh ! vous savez, je n\u2019en suis pas de cette pâte-là, moi.Eh bien ! une supposition que je saurais ce que vous me demandez, je ne vous le dirai pas, là ! \u201cJ\u2019ai été jeune aussi ; j\u2019ai su ce que c\u2019était que des rendez-vous, des baisers; des mignardises, quoi.ce qu'il y a de meilleur dans l\u2019amour.Je suis du côté des femmes, moi.\u201cPour une femme qui trompe son mari, combien y a-t-il de gredins qui en font voir de dures à leur épouse ! Et si je n\u2019aji pas trompé Alexandre, c\u2019est que c\u2019est un homme, mais un homme, vous savez, comme y en a peu ! \u2014 Taisez-vous, chut ! ma bonne femme; ne parlez pas sfi haut, supplia le policier ; c\u2019est pour assurer l'honneur de la dame brune que je suis ici !.\u2014 Oh !.alors.Le père Renard poussa un profond soupir : \u2014 Excusez mon émotion, c\u2019est ma nièce, la personne dont il s\u2019agit.\u2014 Votre nièce, la dame brune?Le père Renard réfléchit une seconde.Il lui fallait, il le comprenait, inventer une histoire de toutes pièces pour trouver une alliée dans cette concierge féministe.La concierge ouvrit de grands yeux et tendiit une oreille attentive.Le vieil agent avait éteint la malice froide de ses yeux bleus; il semblait un bon parent affligé par la fugue d\u2019une nièce chérie.Toute palpitante, la brave femme escomptait déjà l\u2019émotion d\u2019une aventure amoureuse, telle qu\u2019elle se plaisait à en lire le soir, à la veillée.Elle eut un redoublement d\u2019égards pour l\u2019inconnu.\u2014 Asseyez-vous dans ce coin-là, vous sentirez moins l\u2019air de la porte.Donnez-moi votre chapeau.Respectueusement, elle transporta sur un meuble le feutre gras du policier.Au millieu de nombreux soupirs il dit enfin: \u2014 Voici l\u2019histoire.Ma nièce, chère madame, était une jeune fille bien élevée, je m\u2019en vante.Après la primaire, n\u2019est-ce pas, elle avait suivi les cours du soir.\u201cElle apprenait tout ce qu\u2019elle voulait.\u201cAvec cela qu\u2019elle devenait jolie et d\u2019un chic!.Vous savez, c\u2019était de ces femmes qu\u2019un rien habille et qui, à pied, et avec des chiffons qu\u2019elles ont cousus elles-mêmes, ont l'air de descendre de leur automobile.\u201cA dix-huit ans, elle a épousé un garçon, un graveur qui gagnait bien sa vie; du talent avec cela; mais il avait un rude défaut, il buvait.On nous avait caché ce détail.\u201cAlors, n\u2019est-ce pas, vous entendez, une femme délicate, élégante, qui après trois mois de mariage voit son époux rentrer ivre.ça l\u2019a dégoûtée.\u2014 Ça, c\u2019est un malheur, répondit avec conviction la concierge, mais y a pire.\u201cBoire un coup, mon Dieu, que voulez-vous, un homme qu\u2019en a l\u2019habitude.Ça arrive de temps en temps à Alexandre ; je le ramouche, bien sûr; je le tiens, mais je pardonne après.Le père Renard eut un sourire.Mais il avait déjà compris qu\u2019il faisait fausse route.Habilement, il bifurqua: \u2014 Ma nièce pardonnait aussi : les femmes sont toujours généreuses ; mais il buvait tout, il ne lui laissant pas d'argent, rien, rien ; c\u2019était la débine.\u2014 Pauvre femme ! Ça c\u2019est dur et guère à supporter.\u2014 Tandis que je suis bien sûr qu\u2019avec votre Alexandre vous tenez toujours les cordons de la bourse.La concierge eut un geste énergique : \u2014 Comme de raison, monsieur ; ousqu\u2019on irait, sans ça?.Mon homme ne boit que sa gratte.\u2014 Alors, ma nièce était malheureuse; elle pleurait tout le temps.Un beau jour, son gredin de mari l\u2019a abandonnée; il est parti sans crier gare.Il a fichu le camp en Amérique, disant qu\u2019ici le métier ne valait plus rien; il s\u2019est embauché dans une maison d\u2019automobiles.\u2014 Un malboul, quoi ! A présent, parole ! ils ont tous leur araignée.\u2014 Elle, Marthe.\u2014 Ah! elle s\u2019appelle Marthe?\u2014 Oui.\u2014 Un joli nom.\u2014 Elle, Marthe, restait là, sans le sou, quand un Anglais, un artiste, qu\u2019en était amoureux, même avant son mariage, a été amené chez elle pendant qu\u2019elle se désolait.13 octobre 1934 \"Il était amené, par la destinée, car on en a une.\u2014 Pour sûr.\u2014 Il était beau, il était jeune.Il avait pitié d\u2019elle; chaque jour, il venait l\u2019égayer, lui raconter des histoires; lit la faisait jaser comme nous sommes là, tous les deux, pas \u2019' rai, à jacasser.\u201cAlors, je vous prends à témoin, que vouliez-vous qu\u2019elle fasse, dites ?La jeunesse est toujours la jeunesse.\u2014Et l\u2019amour toujours l\u2019amour, répondit la concierge emballée.Alors, mon cher monsieur, je vois bien, allez, qu\u2019ils oublièrent le chenapan de mari.\u2014 Hélas ! madame.\u2014 Ne dites pas hélas.; Dites plutôt tant mieux.Le policier comprit que, cette fois, il avait conquis la pipelette.En effet, l\u2019attention de la naïve femme redoublait.L\u2019agent continua : \u2014 Alors, ce furent de grandes amours; ils s\u2019écrivaient des lettres enflammées ; il en avait de si belles que j\u2019en sais par coeur.Et le policier malin débita les lettres contenues dans le sac en or qu\u2019il avait apprises consciencieusement.La concierge s\u2019apitoya : \u2014 Moi.monsieur, ces choses-là me mettent l'âme à l\u2019envers ! Tenez, si nous prenions un doigt de rhum ?Sans attendre la réponse, elle chercha une bouteille dans un placard et emplit deux petits gobelets de l\u2019alcool sauveur.\u2014 Et tout cela, chère madame, se déroula dans un de vos pavillons.Ma nièce était demeurée une élégante, son Anglais était riche, il voulait l\u2019épouser.On en était à chercher le plus court moyen d\u2019obtenir le divorce, lorsque.\u2014 Lorsque?\u2022\u2014Lorsque voilà-t-il pas qu\u2019elle est enceinte et l\u2019animal de mari qui annonce son retour ! \u2014 Quelle tuile, hein?\u2014 Aussi mes tourtereaux ont filé\u2014 et ni vu, ni connu.\u201cQuand le mari est rentré, la cage était vide.\u2014 Ah ! ah ! le bon tour, s\u2019écria ravie madame Triquad, dont le rhum avait singulièrement avivé les couleurs.\u2014 Mais, depuis trois jours, il y a du nouveau.Le mari de Marthe a fait plus qu'on ne lui en demandait ; il est mort.\u2014 Jésus! s\u2019exclama la bonne dame apitoyée; serait-il mort de chagrin?\u2014 Non, il est mort de delirium tremens.d\u2019une violente attaque d\u2019alcoolisme, sri vous préférez.\u2014 On en meurt donc ?\u2014- Vous le voyez.Alors il faut que je retrouve nos amoureux.\u201cOnt-ils passé la mer?Que sont-ils devenus?Je l\u2019ignore.\u201cC\u2019est pourquoi, chère madame, il faut m'aider à obtenir des renseignements.\u2014 Mon cher monsieur, je vous suis toute dévouée.\u2014 Eh bien! nous allons passer en revue tous vos locataires, n\u2019est-ce pas ?- Oui, et ce ne sera pas bien long, D abord, nous avons à gauche un ménage avec un enfant.Le mari fait des émaux, la femme des cuirs d\u2019art. 13 octobre 1934 &3amtdl 31 \u201cIls sont dans la maison depuis cinq ans, jamais ils ne se sont absentés un jour.\u2014 Passons, fit le policier.\u2014 A côté, le pavillon est plus cher.Je l'ai loué, il y a deux ans, au dernier tenue, à une femme sculpteur, une grande et belle blonde, une élève de M.Falguière.\u201cDepuis six mois elle est mariée à un monsieur qui écrit dans les journaux.\u2014 Passons, répéta Renard.\u2014 A côté, c\u2019est un bonhomme qui fait de la poterie.Il a de grands cheveux; il est rigolo comme tout, mais il ne fait pas bon aller l\u2019ennuyer quand il travaille.\u201cPar exemple» dès qu\u2019il ouvre sa porte, dès qu'il est sorti, c'est le meilleur enfant du monde.\u2014 Passons, passons, répéta le faux oncle de la fausse Marthe qui écoutait pour l'acquit de sa conscience les explications fastidieuses de son impitoyable interlocutrice.\u2014 Plus loin, nous avons deux soeurs, deux étrangères celles-là.\u201cDes Hollandaises.\u2014 Des Hollandaises ! Beaucoup de Hollandais parlent l'anglais, remarqua en lui-mème le policier alléché.Puis, à haute voix ; \u2014 Est-ce que vos Hollandaises n'auraient pa- un frère, par hasard, à qui elles auraient prêté leur atelier, en leur absence?Ou bien encore ne l'ont-elles pas -ou- loué à quelque compatriote?\"Réfléchissez un peu.ma bonne dame.\u2014 Non, quand elles ont voyagé, c\u2019est à moi qu\u2019elles ont laissé la clef, et, j\u2019en jure, il n\u2019y est entré personne.Mais, au fait, comment s\u2019appelle-t-il, votre bel amoureux?Depuis un moment Renard attendait cette question et se préparait à y répondre.\u2014 Il s\u2019appelle John Davis, affirma-t-il avec aplomb; mais, dans sa position, ami d\u2019une femme mariée, exposé à la vengeance du mari trompé, il a sans doute donné un faux nom.\u2014Peut-être bien, c\u2019est même sur, fit la mère Triquard, avec une certaine finesse.Puis elle ajouta, en regardant le policier dam le blanc des yeux.\u2014 Mais savez-vous bien que vous êtes aussi madré qu\u2019un agent en bourgeois ?Un sourire d\u2019une bonhomie sarcastique effleura les lèvres du vieil homme.Mais, sentant qu\u2019il fallait éloigner les soupçons il sortit une antique tabatière de son habit graisseux et il répondit : \u2014 Si on peut dire ! Moi qui ai passé ma vie tout entière à me faire rouler ! Je n'aime guère la rousse, allez ! __ Ah ! c'est comme moi, je ne puis pas les souffrir, tous ces mouchards.\u201cC\u2019est-y un métier honnête d'arrêter et d'espionner le pauvre monde?\u201c Je les verrais volontiers pendre tous à la même corde.Mais c\u2019est pas tout ça.Revenons à ce qui vous inté- FROTTEZ-EN LES REINS DOULOUREUX \u2014 Une vive friction avec l'Huile Eclectrique du Dr Thomas soulagera les reins douloureux.La peau absorbera aussitôt l\u2019huile qui pénétrera dans les tissus et apportera un prompt soulagement.Essor ez-la et -oyez convaincu.Comme le remède pénètre, la douleur s\u2019en va et il y a ample matière à dire que c\u2019est un excellent produit.resse.Eh bien! j'ai beau réfléchir, je n\u2019ai pas eu de locataire comme vous dites.\u2014 Je le sais.Dès maintenant, ma conviction est bien faite; jamais John Davis n\u2019a été locataire en titre.Il a dû sous-louer à un ami.Ne cherchez donc plus que du côté de ceux qui ont pu prêter leur appartement ou le louer un certain temps.\u2014 Mon bon monsieur, vous êtes sage et rangé, pas vrai ?On voit ça sur toute votre personne ; vous êtes un homme d\u2019ordre.\u201cMais les artistes, c\u2019est des vies à n\u2019y rien reconnaître.Avec leur atelier, un divan et une soupente, ils trouvent moyen quelquefois de coucher à cinq ou six.\u201cEt mal élevés qu\u2019ils sont, monsieur, tous ces rapins ! Ce sont des êtres qui n\u2019ont rien dans la cervelle ! Quel peuple à garder ! \u201cEt puis, les bêtises qu\u2019ils font avec leurs modèles ! Des intrigues et des amours à n\u2019en plus finir ! \u201cAllez-moi donc retrouver votre Anglais et votre femme brune dans tout ça.Evidemment, le policier ne s'attendait pas à réussir du premier coup.Il se doutait bien que l\u2019enquête serait longue et difficile.Il se leva pour réfléchir plus à son aise, car pour l\u2019instant il n\u2019apercevait pas la moindre lueur.Il se dirigea vers la fenêtre de la loge.Il suivait d\u2019un oeil morne le balancement des branches flexibles de la vigne folle aux feuilles pourprées quand il aperçut vers le haut de l\u2019allée un atelier vide et la plaque à louer attachée au-dessus.\u2014 Depuis combien de temps ce pavilion est-il libre, interrogea le vieil agent, caressé d\u2019un dernier espoir ?\u2014 Depuis six semaines environ.Il était loué à un M.de la Perrière, un original fini.Le père Renard se ressaisit.Il fit une observation frappée au j coin de sa vieille expérience du coeur féminin.\u2014 Madame Triquard, vous dites que ce M.de la Perrière est un original, pour deux raisons sans doute.\"D\u2019abord, parce qu\u2019il se refusait à toute conversation avec les voisins et même avec vous.Ensuite, parce qu\u2019il ne recevait pas de femmes ! Parfaitement, parfaitement ! Un homme riche, jeune, hein! vivre comme un sauvage ! Le policier éprouva sa première satisfaction de la journée.Il se dit: - C\u2019est lui, c\u2019est lui.Un Anglais?Non, un cosmopolite, qui parle très bien l\u2019anglais qui, peut-être, a longtemps habité de l\u2019autre côté du détroit.La concierge reprit : \u2014Un original, oui, je le répète, car il n\u2019a pu tenir ici, et, à la fin finale, il a tout lâché pour aller faire le tour Ou monde.\u2014Diable, diable, pense le père Renard, ça se gâte.Avec humeur, la grosse femme continuait : \u2014D\u2019abord, il n\u2019était jamais là.\u201cMadame Triquard, je m\u2019en vais a Fontainebleau, qu\u2019il disait; madame Triquard, je pars pour la Suisse.\u201d Je vous demande un peu! ALLONS MA CHERIE ! TU SAIS BIEN QU UN PEU O HUILE 3-DANS-UN LA REMETTRA A NEUF I \"% mm IL ME FAUT\t ABSOLUMENT\t UNE MACHINE\t NEUVE l\t CETTE VIEILLE\t AFFAIRE ME\t REND MALADE!\t \t L'Huile 3-dans-Un fait marcher rondement votre machine à coudre; garde ses pièces bien propres et prévient la rouille.La meilleure pour tous appareils domestiques.Essayez-la ! >UVELLES boites commodes et boi INSOMNIE Il se peut que vous soyez nerveux, irritable et déprimé, vous pouvez souffrir d\u2019indigestion et de maux de tête; mais le symptôme le plus marquant est l\u2019insomnie Le traitement indiqué est la Nourriture du Dr Chase pour les Nerfs, parce qu\u2019elle restaure la santé et fortifie le système nerveux.NOURRITURE d.Dr.CHASE pour les Nerfs (® sc V ,:y Nouvelle édition plus complète LE CHIEN Son élevage, dressage du chien de garde, d\u2019attaque, de défense et de police.Dressage du chien de traîneau.Traitement de ses maladies.175 ILLUSTRATIONS Prix: $1.25 En vente partout ou chez l'auteur ALBERT PLEAU Saint-Vincent de Paul (Comté Laval), P.Q.Les Meilleurs MAGAZINES à la portée de tous Afin de permettre à tout le monde de se procurer de la lecture» divertissante au meilleur marché possible, nous avons décidé de réduire, pour un temps limité, le prix de certains abonnement*.Pour $5.00 Vous recevrez pendant un an : Le Samedi, La Revue Populaire et Le Film (Cette offre e9t pour le Canada seulement) LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM sont édités par un.dos compagnies les plus solides de tout le Canada.BULLETIN D\u2019ABONNEMENT POIRIER.BESSETTE CIE.limitée 975, rue de Bullion, Montréal, P.Q.Ci-indus veuillez trouver la somme de $5.00 (Canada seulement) pour un an d\u2019abonnement combiné au SAMEDI, à LA REVUE POPULAIRE et au FILM.Nom ______________________________________ Adresse __________________________________________________ Ville-,-Nom . 32 3&ç&cumëdL 13 octobre 1934 \u2014 Ah ! ah ! faites bien attention à ce que je vous demande.C\u2019est de la dernière importance.\u201cA l\u2019époque du carnaval, M.de la Perrière était-il ici ?\u2014 Ça, monsieur, pour ne pas vous tromper, avec ma mémoire, faut que je réfléchisse un peu; voyons, voyons.D\u2019aboi d j\u2019ai dû recevoir des lettres de lui, dans ces temps-là, parce que, quand il s\u2019absentait, il donnait des nouvelles, oh ! pas par honnêteté, mais rapport à sa correspondance.\u2014 Je comprends ; cherchez donc ces lettres, pria le policier, au comble de l\u2019impatience.La concierge se mit à vider une de ces pochettes-réclames que distribuent les grands magasins à leur clientèle et qui débordait de prospectus et de papiers de toutes sortes.\u2014 Voulez-vous que je vous aide, s\u2019il n\u2019y a pas indiscrétion, toutefois?insinua aimablement le père Renard.\u2014 Ça me rendra même service, voyez-vous, mon bon monsieur, parce que je sais lire, ça c\u2019est vrai, mais avec cette satanée mémoire, je ne me rappelle jamais des écritures ; pour moi, elles sont toutes parodies.Après avoir exploré avec une promptitude et une adresse qui, pour Mme Triquard, tenaient du prodige, le contenu delà pochette, le policier découvrit deux lettres du sieur de la Perrière.La première, fort antérieure au crime, ne contenait que quelques mots, avec une adresse à Marienbad, que le détective nota sur un carnet; la seconde prévenait la concierge qu'en l\u2019absence de son locataire voyageant en Suisse, un sien ami, en possession de la clef, pourrait se présenter aussi et séjourner dans l\u2019atelier comme il l\u2019entendrait.Aucune indication complémentaire riétajt donnée sur cet inconnu.La date de la lettre remontait à six mois avant la mort de M.Verdurel.Après l\u2019avoir lue pour lui avec la plus grande attention, le père Renard la relut lentement, à haute voix, pour l\u2019édification de Mme Triquard.La bonne femme s\u2019agitait en gestes désespérés.\u2014 Eh bien ! me voilà toute crachée! s\u2019écria-t-elle ; j\u2019avajs oubliée!.Jamais, au grand jamais, je riy aurais repensé sans vous.\u201cEn effet, un monsieur est venu dans ce temps-là, une ou deux fois.Je l\u2019ai aperçu, mais d\u2019ici.Et mdi, avec ça, qui suis plus myope qu\u2019un crapaud, faut pas compter que je vous en fasse un portrait.\u201cIl était grand et peut-être bien blond.Encore, je ne l\u2019affirme pas.\u2014 Et la dame?\u2014 Je ne l\u2019ai jamais vue.Malgré cette affirmation, le père Renard ne se découragea pas.Il se mit à geindre, pour stimuler la p'itié et la mémoire de la concierge.\u2014 Mon Dieu ! qui me renseignera ; L\u2019ASTHME NE PEUT DURER quand le plus grand des spécifiques pour l\u2019asthme est employé.Le Remède pour l\u2019Asthme du Dr J.D.Kellogg mérite assurément ce titre louangeur.Il a à son crédit des milliers de cas que les autres préparations n\u2019avaient pu guérir.Il soulage même les cas les plus sévères et apporte au malade tout le soulagement qu\u2019il en attend.Pourquoi souffrir de l'asthme quand on peut se procurer si facilement un remède comme celui-ci.qui a donc pu les voir, faire quelque remarque qui me mette sur la voie?.Mme Triquard, vous me voyez désolé !.\u2014 Je le suis comme vous, mon pauvre monsieur : je ne sais qtie vous dire.Ah ! attendez donc ! La brave femme resta une minute dans une attitude d\u2019attention, comme si elle attendait une révélation et elle frappait du bout de son gros doigt son front, comme pour en faire jailli une étincelle.Le temps parut long à l\u2019ancien agent, mais il sut se contenir et n\u2019en laiisser rien voir.\u2014 Eh bien ! finit-elle par dire, pendant l\u2019absence de M.de la Perrière, il est venu quelquefois un pâtissier.\u201cOn devait y goûter.C\u2019était peut-être pendant que la dame brune était là.Le visage du détective s\u2019éclaira de joie.Il dit avec empressement : \u2014 Les commandes devaient être faites chez un fournisseur assez proche.Quel est le meilleur pâtissier du quartier ?\u2014 Oh ! les gâteaux venaient de chez Thomas, de la rue de Rennes, j'en suis bien sûre, allez! Le policier réfléchit en lui-même: \u2014 Pourvu qu\u2019il ait la mémoire fidèle et qu\u2019il me donne le signalement de mon Anglais et de ma mystérieuse brune ! \u201cEnfin, je saurai donc quelque chose ! Puis, à haute voix: \u2014 Je cours chez Thomas, ma bonne madame Triquart, et je vous remercie de vos renseignements précieux.Il posa un louis sur la table.\u2014 Et si vous pouviez, avec votre esprit et votre tact, tâcher de faiire parler vos locataires, il se trouverait peut-être quelqu\u2019un qui vous communiquerait quelque remarque intéressante.Le moindre indice peut m\u2019être précieux.Le louis qui brillait sur la table avait très favorablement impressionné Mme Triquart.Très gourmande, elle supputait déjà le nombre de friandises et de gâteaux dont elle se régalerait avec son Alexandre.Elle sourit joyeusement au malin vieillard.\u2014 Comptez sur moi, dit-elle, je vais me mettre en chasse à l\u2019instant même.Le pseudo-oncle de Marthe prit congé de la concierge en lui annonçant qu\u2019il ne tarderait pas à revenir.En effet, il se proposa de repasser et de visiter le pavillon.Mais, en attendant, il prit ses jambes à son cou et courut chez le pâtissier.Justement celui-ci en bonnet blanc, irréprochable se trouvait au comptoir, auprès de la caissière.Le père Renard exposa sa requête.On feuilleta le livre des commandes.Dans le mois qui avait précédé le carnaval, plusieurs goûters très délicats avaient été servis dans l\u2019atelier de M.de la Perrière.Malheureusement les commandes étaient faites à son nom et l\u2019anonymat de l\u2019Anglais demeurait inexpugnable.La caissière, mise au courant, exprima son opinion.\u2014 Les commandes étaient faites par un monsieur très chic, extrêmement soigné dans toute sa personne.\u2014 Un Anglais, sans doute, interrompit Renard.\u2014 Ça, je n\u2019en sais rien.Mais peut-être bien tout de même.Il était jeune, mince, et très blond.\u2014 Mais, n\u2019était-ce pas M.de la Perrière ?\u2014 Non, ce n\u2019était pas lui.\u2014 Vous connaissez donc M.de la Perrière ?\u2014Mais, oui, très bien, car il venait quelquefois goûter ici avec de jeunes femmes et, de loin en loin, il commandait des petits gâteaux fourrés pour offrir le thé chez lui.\u201cJe m\u2019en souviens fort bien ; alors, quand l\u2019autre, le blond, est venu, celui que vous cherchez a fait des commandes en disant : \u201c\u2014Portez chez M.de la Perrière.\u201cNous avons trouvé ça tout simple.\u2014 D\u2019autant mieux, ajouta le patron en souriant, que la note était toujours acquittée d'avance et que le commis avait un bon pourboire.\u2014 Ne pourrais-je pas parler à ce commis?\u201cPeut-être, en confessant ce garçon, récolterais-je quelque chose?Le patron ouvrit une porte derrière le comptoir et cria : \u2014 Anatole ! Une voix répondit d\u2019en bas tandis qu\u2019une ascension rapide attestait la docilité et la promptitude de l\u2019employé.Dès que celui-ci fut dans la boutique : \u2014 Anatole, dit le patron, voilà un monsieur qui a besoin que vous lui causiez et qui vous offre un verre.Allez, mon ami, je vous donne un petit quart d\u2019heure.Anatole, un garçon de douze à treize ans, avait une de ces bonnes figures blanches et roses, aux joues un peu bouffies qui sont appétissantes à voir.Le regard naïf de deux yeux bleus le faisait semblable à un gros bébé.Le policier l\u2019emmena au café du coin ; il commanda de la bière et commença sans plus tarder son interrogatoire.\u2014 Vous connaissez bien M de la Perrière, mon ami ?\u2014 Oui, monsieur.\u2014 Vous lui portiez des gâteaux ?\u2014 Oui, mais il est parti, et j\u2019en ai été très content.\u2014 Ah ! pourquoi donc ?\u2014 Eh ben ! monsieur, parce qu'il ne donnait rien, celui-là ; pas de pourboire, quoi, tandis qu'après, iil en est venu un autre.\u201cAh! chouette le particulier! \u201cLes pièces de dix sous, de vingt sous, il en tirait de sa poche, et il en donnait!.J\u2019avais jamais vu ça! Renard buvait les paroles du gâte-sauce.Il se mit à le tutoyer.\u2014 Quand tu y allais, il était seul ?\u2014 Oui, presque toujours.Un rire qu'il voulait malir ;ourait sur les lèvres imberbes du jeune mitron.Puis, il se mit à rire de bon coeur et il s\u2019écria : \u2014Des fols aussi y avait sa bonne amie ! \u2014 Elle avait donc quelque chose de particulier, que ça te fa;t rire rien que d\u2019v penser?\u2014 Non, m\u2019sieur; mais voilà.C'est qu\u2019elle ne voulait pas montrer sa figure.Alors, elle me tournait le dos.\u2014 Est-ce donc si risible?\u2014 Non m\u2019sieur; ce qui me fait rire, c\u2019est que ie l\u2019ai vue un peu tout de même, \u2014 Comment cela?\u2014 Dans une glace donc; elle ne se méfiait pas de ça.\u2014 Sais-tu que tu es malin ?Alors, si tu l\u2019as vue.fais-moi son portrait.\u2014 Oh ! son portrait, ce serait difficile ! \u2014 Pourquoi ?\u2014 Je ne l\u2019ai qu\u2019entrevue, un instant, dans une glace.Mais ce qu\u2019elle était chic! La plus jolie femme qu\u2019on puisse imaginer, à mon goût toutefois.\u201cLe monsieur lui parlait doucement, ah ! mais doucement que c\u2019était comme une musique! Je ne comprenais pas bien, même je ne comprenais pas du tout.\u201cSans doute que c\u2019était pas du français.Et quand il parlait comme tout le monde, il la nommait d\u2019un nom que j\u2019ai retenu, parce qu\u2019il était doux comme du sucre.\u2014 Ce nom ?interrogea anxieusement le policier.-\u2014 C\u2019était, attendez, un nom pas commun, je vous assure.\u201cDarling\u201d, qu\u2019il disait, oui ; la dame s\u2019appelait Darling et ça ne ressemblait pas, je vous assure, quand il l\u2019appelait comme ça, à mon patron, quand il crie après la bourgeoise.\u201cJoséphine! qu\u2019il crie; Joséphine!.La maison en tremble! Et le jeune mitron de rire gentiment à cette comparaison.\u2014 Elle est brune, n\u2019est-ce pas?demanda machinalement l\u2019agent qui piétinait au milieu de ces explications peu claires, comme un chien d\u2019arrêt englué dans un marécage.\u2014 Oui, monsieur, répondit le mitron avec un regret élégiaque dans ses yeux candides; brune, pâle, mince, et quand elle vous regardait, parole, on devait être bien content.\"Il en avait de la veine, ce peintre ! \u201cOh! ces riches, tout de même!.\u2014 Mais, puisqu\u2019elle te tournait le dos, tu n\u2019as jamais rencontré son regard ! \u2014 Si, la dernière fois que je suis allé chez le peintre, il pleuvait ; on m'avait envoyé chercher une voiture.Je suis resté pour ouvrir la portière.\u201cElle avait une robe de velours noir et, sous sa voilette, j\u2019ai aperçu ses yeux.Elle m\u2019a donné une pièce et m\u2019a remercié en souriant.\u2014 Alors, tu la reconnaîtrais si on te la montrait?\u2014 Je le crois, affirma le pâtissier; j'espère toujours qu\u2019elle reviendra, et je passe souvent devant l\u2019atelier pour voir s\u2019il est de nouveau habité.\u2014 Te souviens-tu de ce qu\u2019elle tenait à la main?\u2014 Oui, monsieur, un petit sac.\u2014 Si je te le montrais, le reconnaîtrais-tu ?\u2014 Sûrement, je vous dirais s\u2019il est pareil à celui que j\u2019ai vu.Renard sortit de sa poche un portefeuille, où il prit le dessin du merveilleux sac trouvé par maître Marty.C\u2019était une peinture coloriée et méticuleuse du réticule perdu rue de 13 octobre 1934 Samedi 33 Bagneux par celle qu'on recherchait en vain.Une désillusion suprême attendait l\u2019agent.En effet, le mitron fut des plus affirmatifs.Jamais il n\u2019avait vu entre les mains de l\u2019amie du peintre un objet ressemblant à celui dont on lui montrait l\u2019image.Elle portait un sac de peau souple couleur chamois, tout simplement cerclé d\u2019un filet d\u2019or.Renard pensa avec humeur que le mystère, de plus en plu-, s'épaisissait.Il n\u2019avait plus rien à faire là.Il régla la consommation, se leva.\u2014 Allons, c\u2019est bon, retourne chez ton patron, mon garçon ; il y a bien un quart d'heure que nous causons.Avant de le laisser s'éloigner il ajouta : \u2014 Si jamais tu revois la dame brune, suis-la et si tu me procures son adresse, il y aura une belle pièce pour toi \u201cDu reste, nous nous reverrons, je repasserai bientôt.Le pâtissier disparue et le père Renard resta seul dans le café.Au lieu de sortir il retomba sur sa chaise.Il n'avait pas appris grand\u2019chose.Il savait Cependant qu'a l'époque ou avait eu lieu le crime et la trouvaille du sac, un jeune homme blond, très probablement d\u2019origine anglaise, recevait dans le pavfllon de monsieur de la Perrière une élégante et jolie femme.Le jeune homme blond était-il l'auteur des lettres?Probablement.Mais quel était son nom et son origine?Pour le savoir, le plus simple était d\u2019aller le demander à celui qui lui avait prêté son atelier.\u2014 Il faut absolument que je voie M.de la Perrière, conclut le policier.Et cette conclusion prise, il se leva et cette fois sortit du café pour se mettre immédiatement à la recherche du locataire de la mère Triquart.\u2014 Il ne sera peut-être pas facile à trouver se disait tout en marchant, l\u2019ancien auxiliaire de la police.La concierge m\u2019a averti que c\u2019était un original.Les recherches furent encore plus difficiles qu\u2019il ne le supposait.Bien qu\u2019elles aient fourni au fin matois qu\u2019était Renard plus d\u2019une occasion de montrer son habileté, nous en ferons grâce aux lecteurs, auxquels ce récit n\u2019apprendrait rien.Qu\u2019ils sachent seulement qu'elles quelles exigèrent plusieurs jours, et qu\u2019après avoir cru successivement que M.de la Perrière était en Suisse, en Italie ou en Egypte, le policier le retrouva finalement à Paris.Oui, à Paris, et encore pas très loin de la rue de Bagneux, rue d\u2019As-sas, dans un atelier, au fond d\u2019un grand jardin.Pour original, certes, M.de la Perrière l\u2019était.Madame Triquart n\u2019avait rien exagéré.Artiste et bohème, l'homme du monde à ses heures, toujours excentrique, M.de la Perrière allait, venait, s\u2019en allait d\u2019un logement à l\u2019autre, d\u2019une ville à la ville voisine, sans prévenir personne, avec la plus grande facilité, comme s\u2019il se fût fait un plaisir de mystifier les gens.Et dans le vaste atelier, où un beau jour Renard put enfin le rejoindre, quel spectacle ! Il y régnait un désordre, un enchevêtrement de choses hétéroclites dont nulle description ne pourrait donner l\u2019idée.Mais qu\u2019importait à l\u2019ancien agent la bizarrerie de l\u2019artiste puisque enfin il le tenait sous sa main?\u2014 Monsieur, lui dit-il en l\u2019abordant, je bénis le hasard qui me met en votre présence, car je vous cherche depuis longtemps.L\u2019artiste était ce jour-là de fort bonne humeur.\u2014Que puis-je donc pour vous, cher monsieur, répliqua-t-il d\u2019un ton joyeux.\"Désireriez-vous par hasard, que je fasse votre portrait?\u2014 Pas le moins du monde.Ma figure n'est pas belle, et puis je n\u2019ai pas de temps à perdre à poser dans un atelier.C\u2019est bon pour les gens oisiifs.\u2014 Diable! vous êtes donc bien occupé ?\u2014 Je suis policier, monsieur, et c\u2019est à peine si j\u2019ai le temps de dormir.\u2014Policier ! Mes compliments, cher monsieur, vous avez une belle franchise qui me plait.Mais me ferez-vous la grâce de me dire sans plus de détours ce qui me vaut l\u2019honneur de votre visite?\u2014 Je vais satisfaire immédiatement votre légitime curiosité.\u2014 Suis-je sous le coup de poursuites ?\u2014 Il ne s\u2019agit pas de vous, monsieur, il s\u2019agit d\u2019un de vos amis.\u2014 Un de mes amis ! et lequel, s\u2019il vous plait?Renard avait tout de suite compris, dès qu\u2019il avait vu M.de la Perrière, qu\u2019il n\u2019y avait pas à ruser avec lui, qu\u2019il valait mieux aller droit au but, brutalement même, sans même user de détours.Il savait déjà qu\u2019il avait affaire à un esprit fin et avisé qui devinerait aisément la vérité.Les procédés qui auraient réussi avec un autre échoueraient certainement avec celui-là.La franchise était encore le meilleur moyen, quitte à se servir d\u2019un système plus compliqué si elle ne réussissait pas.Renard ne fit donc aucune difficulté pour avouer qu\u2019il ignorait le nom de l\u2019ami au sujet duquel il venait interroger l\u2019artiste.\u2014 Lequel, dites-vous ?Malheureusement, je ne sais pas son nom.\u2014 Ah ! diable ! \u2014 Mais qu\u2019importe le nom ?C\u2019est l\u2019ami auquel vous avez prêté votre atelier de la rue de Bagneux, l\u2019hiver dernier.\u2014 L\u2019ami.auquel, l\u2019hiver dernier.j\u2019ai prêté mon atelier?.\u2014 Oui, vous savez bien, le grand jeune homme blond; cet Anglais si élégant et si aimable.\u2014 Ah! j\u2019y suis.Mais ce n\u2019est pas un Anglais, c\u2019est un Américain.\u2014 Si vous voulez.\u201c\u2018Pour moi, Anglais ou Américain, c est tout un.\u2014Ah ! mais non, et si Robert Green vous entendait, il ne serait pas content.\u2014 Il s'appelle Robert Green?\u2014 Parfaitement.\u2014 Et il habite?\u2014 New-York.\u2014 Il n\u2019était que de passage à Paris?\u2014 En effet, mais ce n\u2019était pas son premier voyage.\u2014 Il est reparti?\u2014; Depuis longtemps.\u2014 Savez-vous à quelle date il a quitté la France?\u2014 Je l\u2019ignore, j\u2019ai moi-même voyagé tout l\u2019hiver.\u2014 Connaissez-vous son adresse à New-York ?\u2014 Je ne me la rappelle pas.Mais si ça vous intéresse.\u2014 Beaucoup, monsieur.\u2014 Dans ce cas, je puis sans doute la retrouver.Il a dû me laisser sa carte.\u2014 Vous me rendriez grand service.\u2014 Je vais voir si je la retrouve.L\u2019artiste se mit à fouiller dans un tiroir.Mais il s\u2019interrompit bientôt et, se tournant vers le policier : \u2014 Au fait, monsieur, je ne sais pas si je dois vous donner l'adresse de mon ami.\u2018\u2018Ce n\u2019est pas pour lui faire des misères au moins?\u2014 Si je vous dis non, me croirez-vous?\u201cEt cependant je puis vous affirmer que l\u2019enquête à laquelle je procède ne peut nuire en rien à M.Green.\u2014 Je le crois d\u2019autant plus volontiers que ce brave Robert a, j\u2019en suis sûr, la conscience tranquille et que, d\u2019autre part, si je ne vous la donnais pas, vous la trouveriez ailleurs.Tenez, justement voici sa carte.Robert GREEN, 37, avenue de Baltimore, New-York.Le policier nota, soigneusement, le renseignement.Puis: \u2014 Pourriez-vous me dire, maintenant, comment vous avez connu M.Green, et pourquoi vous lui avez prêté votre atelier ?\u2014 Je l\u2019ai connu, il y a deux ans, chez un ami commun, un peintre américain, Henri Dobson, qui demeure tout près d\u2019ici, 160, rue d\u2019As-sas, et je lus ai prêté mon atelier parce que, partant pour l\u2019Italie, je n\u2019en avais plus besoin et que lui-même en cherchait un.C\u2019est bien simple, comme vous voyez.Il s\u2019en est d\u2019ailleurs très peu servi, de mon atelier.Il n'y est pas allé plus de dix fois.\u2014 Vous le connaissez intimement?\u2014 Non.En réalité je le connaissais fort peu.\u201cVous savez, dans le monde artiste, on se lie facilement.\u2014\u2022 Me permettez-vous mie question plus délicate?\u2014 Essayez toujours.\u2014 Connaissez-vous la jeune et jolie femme qui venait.Renard ne put achever sa phrase.M.de la Perrière l\u2019interrompit d\u2019un grand geste.\u2014 Tout ce que vous voudrez, mais pas ça.S\u2019il s\u2019agit de jeunes et jolies femmes, je deviens muet; ni vu, ni connu.Je ne sais plus rien.\u201cSur Robert Green, tous les renseignements que vous voudrez, sur \u201cla jolie femme\u2019\u2019 rien.Le policier se mit à rire et se leva pour se retirer.\u2014 Avec tous mes remerciements, dit-il en s\u2019inclinant pour un dernier salut.\u2014 Il n\u2019y a vraiment pas de quoi, fit l\u2019artiste en refermant la porte derrière lui.Dès qu\u2019il fut sur le trottoir de la rue d\u2019Assas: \u2014 A-t-il voulu me rouler?se demanda le policier.Mais bientôt il eut la certitude que M de la Perrière n\u2019avait pas eu cette intention.Il fit une minutieuse enquête sur Robert Green, sur cet étrange locataire qui n\u2019avait fait que passer rue de Bagneux.Des renseignements qu\u2019il recueillit dans la colonie américaine de Paris, il résulta que Robert Green était bien le jeune homme qui était venu commander des gâteaux à la pâtisserie Thomas et que le mitron Anatole avait vu plusieurs fois dans le pavillon de la rue de Bagneux.Consultés, la caissière et le petit pâtissier furent aussii affirmatifs l\u2019un que l\u2019autre.\u2014 Il était grand, n\u2019est-ce pas ?mince, blond, demanda Renard, répétant ce qu\u2019il avait appris.\u2014 C\u2019est bien cela, mince, blond, avec une fine moustache.\u2014 Agé de vingt-huit à trente ans.\u2014 Parfaitement.\u2014 Chic et distingué ?\u2014 Pour ça, oui, répondit la caissière avec un sentiment de regret.\u2014C\u2019est bien lui, conclut le policier.\u201cMais voilà il est à New-York ; allez donc le checher de l\u2019autre côté de l\u2019océan! Il n\u2019y avait plus rien à tenter à Paris, car pour rechercher la femme dans l\u2019immense ville, autant essayer de trouver une aiguille dans une meule de paille.Elle n\u2019était venue rue de Bagneux que très rarement, toujours à la tombée de la nuit, et sauf le petit pâtissier, personne ne l\u2019avait aperçue.Dès que Pierre Marty connut le résultat des recherches de Renard, il s\u2019écria : \u2014 C\u2019est à la fois beaucoup et peu.Beaucoup, car je suis persuadé que nous connaissons maintenant le nom de l\u2019auteur des lettres qui nous intéressent.Peu puisque ce Robert Green habite New-York.\"Que faire dans ces conditions?Après une pause et un silence que nulle réflexion du policier ne vint troubler, le défenseur de Jean Bernard continua : Nous sommes certainement engagés dans la bonne voie, et je crois bien qu au bout nous trouverons une lumière qui: éclairera d\u2019un jour nouveau le drame qui me préoccupe.\u201cVoulez-vous aller à New-York ?Mon client fera les frais du voyage.Renard s\u2019excusa.Sa situation et son âge ne lui permettaient pas d\u2019entreprendre ce long déplacement.Au surplus, ajouta-t-il, je puis vous mettre en apport avec un détective américain qui s\u2019acquitttera fort b|.en de la tâche que vous lui confierez.Pierre Marty n\u2019insista pas.11 accepta tout de suite la proposition de Renard.N était-ce pas le plus sage?Ils écrivirent une longue lettre, très détaillée, au policier américain, le priant de n\u2019épargner ni soin ni argent.en vue de découvrir quelle était la femme brune\u2014une Parisienne as- 34 &3amedi> 13 octobre 1934 VARNISH PRATT 6 LAMBERT PAINT AND VARNISH PAS de polissage.NON glissant.A l\u2019épreuve des talons, marques et ea».Aux quincailleries et magasins de peintures.Pratt & Lambert-Inc., Fort Erié, Ontario.Quick FLOOR 'T^OuJlJlfLb .PAftA.tlMOM .'''«uv'tàe pttoeun poui °,u \u201c *n'* Pe»vi.\\esHén>or
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