Le samedi, 1 octobre 1934, samedi 20 octobre 1934
[" .¥ Tous droit- do reproduction réservés par l'artiste lui-même.Publication autorisée par « La Gravure Française », représentants, Square Phillips, Montréal. moins the whitest.jj| Magic baking powdek baking pqwdep dit MISS ALICE L.MOIR, Diététiste du restaurant d\u2019un des plus grands hôtels-appartements de Montreal Le coût de ces ingrédients varie, naturellement, selon les localités.CEST FAUSSE ECONOMIE QUE D\u2019EMPLOYER UNE POUDRE A PATE DOUTEUSE.EXIGEZ LA \"MAGIC\".AVEC MOINS DE U, VOUS FAITES UN BEAU GROS GATEAU! POUR ETRE SURE DE REUSSIR\u2014CUISEZ AVEC LA \u201cMAGIC\u201d To*tcdl and Approved by - 0\u2014wmo.6 IL faut si peu de poudre à pâte pour faire un gâteau, qu\u2019on y gagne toujours à employer la meilleure.Line poudre de qualité médiocre donne un gâteau inférieur.Elle peut même vous le faire rater complètement, vous faisant perdre oeufs, sucre, beurre, farine et lait.Il est évidemment de mauvaise économie de s\u2019exposer à perdre pour 35 à 50 sous de bons ingrédients en utilisant une poudre à pâte douteuse, surtout quand la \u201cMagic\u201d coûte si peu! Il vous en faut à la vérité pour moins de li pour réussir un gros gâteau à 3 étages! C\u2019est peu de chose, n\u2019est-ce pas, pour s\u2019assurer la délicate saveur et la fine texture que la Poudre à Pâte \u201cMagic\u201d produit invariablement ?Il n\u2019est donc pas étonnant que les plus grandes autorités canadiennes en matière culinaire emploient et recommandent la \u201cMagic\u201d exclusivement! Elles savent par expérience que l\u2019on peut toujours se fier à la \u201cMagic\u201d pour obtenir des résultats supérieurs.Ne vous exposez pas aux non-réussites.Cuisez avec la \u201cMagic\u201d et vous ne serez jamais dans l\u2019incertitude.Commandez-en une boîte chez votre épicier dès aujourd\u2019hui.| Chatelaine Institute I\t«AI*TAIN«0#y S.Chatelaine Magazine Fabriquée au Canada \u201cNE CONTIENT PAS D\u2019ALUN\"\u2014 Cette déclaration sur chaque boîte est votre garantie Que h Poudre à Pâte \u201cMagic\u201d ne contient ni aucun ingrédient alun ni nuisible.AINS NO A»- GATEAU A L'ANANAS ET A L\u2019ORANGE Défaites en crème Yi tasse shortening; incorporez en battant lentement 1 }4 tasse sucre.Ajoutez 3 oeufs non battus un à la fois, battant après chacun.Ajoutez 1 c.à thé vanille.Tamisez 2% tasses farine à pâtisserie (ou 2 tasses farine à pain) avec 3 c.à thé Poudre à Pâte \u201cMagic\u201d et 14, c.â thé sel.Ajoutez au premier mélange alternativement avec % tasse lait.Cuisez dans 3 moules à gâteau graissés à four modéré (375° F.) environ 25 minutes.Laissez refroidir.Etendez la garniture entre les étages.Couvrez dessus et côtés avec Givre 7-minutes (page 14 du nouveau Livre de Cuisine \u201cMagic\u201d).Décorez le dessus avec 12 sections d\u2019orange sans pelure et 6 petits morceaux d\u2019ananas.GARNITURE \u2014 Mélangez 3 c.à soupe de cornstarch avec Fz tasse sucre; ajoutez H tasse eau froide.Cuisez au bain-marie jusqu\u2019à épaississement, brassant constamment.Ajoutez Y tasse jus d'orange et 1 c.à soupe jus de citron.Continuez à cuire jusqu\u2019à nouvel épaississement.Ajoutez 1 jaune d\u2019oeuf légèrement battu.Cuisez encore 3 minutes puis retirez du feu.Ajoutez 2 c.à soupe beurre, 2 tranches ananas en conserve haché et l\u2019écorce râpée de 1 orange.Laissez refroidir et étendez entre les étages.POUR CUIRE A LA MAISON, le nouveau Livre de Cuisine \u201cMagic\u201d vous sera d\u2019une précieuse utilité.Il contient des recettes éprouvées de gâteaux exquis et de nombre d\u2019autres pâtisseries délicieuses.Postez ce coupon.GILLETT PRODUCTS, Fraser Avenue, Toronto, 2 Veuillez m\u2019envoyer un exemplaire gratuit de votre fameux Livre de Cuisine \u201cMagic\u201d.Nom.Rue.Ville ou village. Editorial 46e année, No 21\tife ç§Q/niÊCÜj\tMontréal, 20 octobre 1934 A propos de bonheur LES chroniques de Clément Vautel sont de jolies filles, allègrement troussées, qui trottinent d\u2019un pied sûr et léger parmi la multitude sans cesse grandissante, autant que panachée, des idées humaines habillées chez l\u2019imprimeur.Elles dénotent du coup d'oeil, quelquefois de la dent, et prouvent aussi que mon brillant confrère parisien est philosophe à ses heures: à preuve sa récente analyse du bonheur dans un de ses articles quotidiens au Journal.Il part de ce principe très juste qu'il faut faire une distinction entre le bonheur et le plaisir.Barbey d'Aurévilly l\u2019avait déjà dit en ajoutant que la vie d\u2019autrefois garantissait mieux le bonheur de la femme que la vie moderne où elle peut cependant goûter plus de plaisir.C est vrai, mais le serait peut-être davantage encore si Barbey d\u2019Aurévilly avait écrit \u201cplus de plaisirs \u2014 au pluriel \u2014 au lieu de \"plus de plaisir , \u2014 au singulier.Il y a là mieux qu\u2019une nuance.Clément Vautel est d\u2019avis que la durée est condition essentielle du bonheur.\u201cIl y a.ecrit-il.des existences heureuses \u2014 ce sont peut-être même les plus favorisées \u2014 dont aucune journée n\u2019a été marquée par une grande joie, une réussite extraordinaire, une pierre d un blanc éclatant.Le bonheur est plutôt dans la grisaille .Plus loin, il dit encore: \u201cLorsque nous sommes heureux, nous l'ignorons: en tout cas nous n y pensons pas .Il nous faut le recul du temps pour apprécier la félicité qui nous a été servie .Il (le bonheur) est aussi, et même le plus souvent, une espérance: en tout cas.nous sommes incapables de le reconnaître quand, nous ayant croisés.il consent à faire avec nous un bout de chemin.Et lorsqu'il nous a quittés \u2014 souvent pour toujours \u2014 nous nous exclamons: \u201cC était donc lui?\u2019\u2019 Clément Vautel est passé maître dans T art très difficile de faire tenir un gros livre dans cent lignes de texte et, dans le cas présent, il réussit le tour de force \u2014 d\u2019adresse également \u2014 de condenser en quelques mots la principal?histoire de tous les temps et de tous les peuples.Mais .Mais il y a un peu de pessimisme dans son jugement du bonheur: oh! très peu, tout juste ce qu'il faut pour permettre une discussion courtoise ou plutôt l'exposé d\u2019une autre manière de voir et de sentir.L\u2019homme heureux, selon mon disr ngué confrère, c\u2019est l\u2019être en dehors des grands bruits de la vie et de la voltige souvent effrenée des événements: la grisaille de bonheur qu i! esquisse me fait évoquer un marin dont la silhouette se découpe dans le clair-obscur d\u2019une atmosphère indécise: c\u2019est le silence dans l\u2019attente d un lendemain calme et monotone comme la veille: les bruits et passions du continent n\u2019arrivent plus jusqu\u2019au navire voguant vers un but encore paré du charme de l\u2019inconnu: les yeux de l\u2019homme sont fixés sur l\u2019horizon et sa pensée va plus loin encore mais il ne sait en quels pays mystérieux: il n\u2019éprouve aucune grande joie, il \u201csubit plutôt une indéfinissable satisfaction, faite principalement de l\u2019absence de toute sensation forte et surtout désagréable.Clément Vautel le trouverait parfaitement heureux.Au fait, il l\u2019est peut-être, cet homme sans besoins, sans désirs et presque sans pensées, mais son bonheur, quel est-il?C\u2019est le bien-être d\u2019une âme flottant dans un rêve imprécis et d\u2019un corps doucement caressé par la brise: c\u2019est une jouissance.donc un plaisir et qui n\u2019a pas le privilège de la durée.Si d\u2019ailleurs la durée est condit on du bonheur.il doit exister une mesure minima de cette durée, en dessous de laquelle nous ne pouvons plus éprouver que de l\u2019agrément ou quelque autre illusion du bonheur.Alors, que deviennent les \"instants de bonheur\u201d, brèves éclaircies dans le ciel nuageux de l\u2019existence et qui laissent pourtant des souvenirs si durables?Le bonheur est-il k V.donc un plaisir qui conquiert son grade à l\u2019ancienneté après un de temps de service ou d\u2019épreuve obligatoire?Quelle est la durée de ce temps d\u2019épreuve?une semaine, un mois, un an?Pour mot, je crois qu\u2019il y a du plaisir qui dure toute une vie et du bonheur qui peut tenir dans quelques secondes.\u201cIl nous faut, écrit Clément Vautel, le recul du temps pour apprécier la félicité qui nous a été servie.\u201d Voire! le temps est un subtil bommen-teur.donc un grand menteur dont nous sommes inconsciemment les complices.Il est dans la na- Les Publications Poirier, Bessette Cie, Ltée Directeur de la rédaction : Jean Chauvin 975.Rue de Bullion, Montreal, Can.Tel.: LAneaster 5819\u20146002 Entered at the Post Office of S.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 1879 -\u2014A BONNEMEN T- Canada\tEtats-Unis et Europe Un an - -\t-\t-\t-\t$3.50\tUn an - -\t-\t- - $5.00 Six mois - - - -\t2.00\tSix mois.2.50 Trois mois.1.00\tTrois mois.1.25 Heures\tde\tbureau\t: 9 h.\ta.m.à 5 h.\t30\tp.m.Le samedi, 9 h.a.m.à 12 h.30 AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, l\u2019empaquetage de nos sacs de malle commençant 5 jours avant leur expédition.ture de l\u2019homme de fuir la douleur et même la simple peine; il a inventé les anesthésiques pour le mal physique mais, bien longtemps avant cela, il a su se servir admirablement du temps pour les maux de l\u2019âme.Ou plutôt c\u2019est sa mémoire qui hostile à la souffrance comme le corps, s\u2019est graduellement façonnée au cours des siècles; elle a patiemment acquis T insensibilité aux choses pénibles et concentré sa puissance de perception sur ce qui lui est agréable; elle regarde les premières avec le gros bout de la lunette mais remet l\u2019instrument dans sa position normale pour les deuxièmes.Toutes les rugosités de la vie s\u2019aplanissent aux grandes distances marquées par le temps, mais les points brillants demeurent dans tout leur éclat: on ne voit plus guère qu\u2019eux et c\u2019est ainsi qu\u2019il peut arriver cette chose étonnante: un simple plaisir devient un souvenir de bonheur quand il est vieux de dix ans et l\u2019on en trouve dans les plus mauvais jours.Que le bonheur soit exempt de toute sensation physiquement agréable, c\u2019est ce que je ne crois pas non plus.Il est impossible de le goûter complètement.ce bonheur, si quelque mal.sournois ou violent, vient en même temps nous rappeler aux tristesses de l\u2019existence.Il faut donc en revenir au mens sana in corpote sano des anciens, et l\u2019absence de tout mal est une jouissance, obscurément ressentie sans doute, mais réelle tout de même.Quand nous sommes heureux, selon Clément Vautel, nous l\u2019ignorons ou tout au moins nous n\u2019y pensons pas, et il n\u2019arriverait à personne de dire: \u201cComme je suis heureux!\u201d Là encore, je ne pense pas tout à fait comme lui: je crois au contraire, et par expérience, qu'il y a dans la vie des occasions multiples pour l\u2019être humain de reconnaître le bonheur, passager ou stationnaire.Si on ne l\u2019avoue pas, c\u2019est par crainte de l\u2019exposer aux coups des envieux, comme on hésite à sortir une plante rare de la serre chaude et à lui faire courir le risque du froid; on a cette crainte irraisonnée de la fatalité qui faisait dire à Alphonse Karr: \"Il y a un instinct, dans le coeur de 1 homme, qui le fait s'effrayer d\u2019un bonheur sans nuage; il lui semble qu il doit au bonheur la dime de sa vie et qu'il lui faudra payer tôt ou tard.Mon opinion est que le bonheur est une reposante somnolence du coeur dont on a tout aussi conscience que de la détente pleine de bien-être qui envahit nos membres las et précède le sommeil sans se confondre avec lui.Arsène Houssaye le niait en disant qu\u2019il est la santé de I âme et que, pour cette raison, l\u2019âme est toujours malade.Simple boutade, sans doute, comme celle qui prétend qu\u2019il est fait de tant de morceaux qu il en manque toujours au moins un.Qu il soit composé d'une multitude et même d\u2019une infinité de morceaux, c\u2019est bien possible, mais je me figure ces morceaux comme autant de fragments de miroir qui n\u2019ont pas, séparément, toute 1 ampleur du miroir primitif mais, dans chacun desquels pourtant, on peut voir nettement son image.Et je crois bien, en fin de compte, qu\u2019en dépit de sa théorie contraire et de son amour du paradoxe.Clément Vautel.avec son jugement si sûr et son esprit si pénétrant, sait fort bien mettre au passage l\u2019étiquette du plaisir ou du bonheur, selon les cas, sur les événements heureux qui passent à portée de sa main.de, {/&aa, f.T -~i ' -\\tC> &m&!MàÊÈÊ.V4ANS un restaurant de la rue Ontario, deux -MW gais jeunes hommes étaient attablés et devisaient de choses et d'autres.L\u2019un, grand garçon à l\u2019a'llure athlétique, au visage ouvert, avec un air de santé et de force.L\u2019autre, plus petit et plus mince, gardait dans son regard viril une pointe de mélancolie.Après un temps d\u2019arrêt, le premier fit remarquer: \u2014 Vraiment, tu deviens la rareté même, Roger.Tu me fais penser à un vieil anachorète qui ne sort jamais des bois.Te confines-tu par esprit de mortification, entre les quatre murs de ta chambre?\u2014 La tentation des sorties est peu forte, mon vieux, répondit celui qui se nommait Roger.A part cela, il me faut économiser .\u2014¦ En vertu de quoi?interrompit le jeune homme à l\u2019encolure de lutteur.\u2014 En prévisions de nécessités futures.Tu sais que je me marie?\u2014 Me prends-tu pour ton confesseur?C'est le premier mot que j\u2019en entends! Tes relations avec Camille ont donc tourné au tragique?\u2014 Ris de moi si tu veux, mais c\u2019est décidé.J'ai trouvé en elle ce qui manquait à celles que j\u2019ai connues précédemment, et je fais d\u2019elle ma femme.Bonne travaillante, habile couturière, ménagère sérieuse, elle fera une épouse vraiment digne de ce nom.Douce de tempérament, elle saura aussi supporter plus facilement les défauts de mon pauvre caractère.Levant les bras au ciel, l\u2019autre prit un air de désolation comique.\u2014 Dans le malheur comme dans la joie, je resterai ton ami; tu peux donc compter sur ma sincère sympathie.Toi, si indépendant, si réfractaire aux idées matrimoniales, te mettre la corde au cou! Réellement, je ne te reconnais plus! Et tu me parles comme si ta décision datait du déluge! Ta réclusion volontaire n'a rien de bon pour ta santé! Nouvelle canadienne, Illustration de \u2014 Moque-toi, si tu veux, mais ne t\u2019imagine pas que je suis en retraite fermée, mon vieux Roméo.Je deviens plus sérieux, voilà tout.On ne saurait toujours végéter comme je l\u2019ai fait jusqu\u2019à ce jour.Alors, adieu Renée, Jeannine.Louise, Irène et tant d autres! fit celui qui répondait au nom de Roméo.Ton rôle de Roméo (pas le mien) est donc tombé en désuétude?Que veux-tu?répondit son compagnon.La bonne fortune m a favorisée et je lui en sais gré, mais toutes ces amourettes n\u2019appartiennent plus maintenant qu au domaine du passé.Je dois même revoir Olympe pour la dernière fois, demain. 20 octobre 1934 ^Samedi 5 zmm 4 \"N\u2019es-tu donc plus heureux avec moi?\u2019\u2019, lui demande gentiment Camille.par CHARLES MASSE F.L.N I CO LET \u2014 Il est à peu près temps que tu fasses quelque chose à ce sujet.Si Camille apprenait le court et le long de ces petites intrigues, hein! \u2014 Elle ne se doute de rien.Quant à l\u2019autre, tu peux croire que la rupture ne s\u2019affectuera pas sans anicroche.Trois ans déjà que dure notre liaison! Ce n\u2019est pas sans regret que j\u2019ai pris cette ultime décision, car elle a une réelle emprise sur moi.Toi qui n\u2019as jamais aimé encore, tu ne peux comprendre l\u2019attraction qu\u2019une femme peut exercer sur un homme.\u2014 Peut-être, mais je m'aperçois parfaitement quand la tête d\u2019une personne tourne plus souvent qu\u2019à son tour.\u2014 Merci de l\u2019intention, continua Roger.Néanmoins, c\u2019est en sa compagnie que j\u2019ai passé le plus beau temps de ma jeunesse.Quelle vie enviable! Un vrai roman, quoi! Pouvait-il en être autrement avec une telle femme, réellement jeune et belle, toute vibrante de passion?\u2014 Moi-même, je l'ai admirée et je t\u2019enviais parfois, avoua Roméo en se sentant gagné par l\u2019enthousiasme de son camarade.\u2014 Tu peux comprendre alors, ce qu\u2019elle était pour moi qui l'ai connue beaucoup plus intimement.\u2014 Si ton engouement pour Olympe est si puissant, comment espères-tu sortir de cette impasse?\u2014 Par une décision irrévocable, répondit Roger d\u2019un ton décidé.\u2014 Tu comptes sans le magnétisme de ses grands yeux verts, répliqua l\u2019autre redevenu railleur.Le silence pèse dans un coquet petit salon d\u2019un logement de la rue Saint-Denis.Pourtant, deux personnes y sont assises côte à côte.C\u2019est un jeune ménage dans lequel on reconnaît Roger et Camille, devenue sa femme.Cette dernière, rompant cette inaction, s\u2019adresse à son mari: \u2014 Encore pensif, n'est-ce pas?Depuis quelque temps tu deviens lointain et distant, on dirait qu il te manque quelque chose.N\u2019es-tu donc plus heureux avec moi?\u2014 Où prends-tu ces idées saugrenues?demanda son compagnon en 1 embrassant.Tu sais bien que je t aime toujours et que mon bonheur est complet.Deux mois passèrent sans amener d\u2019amélioration dans 1 état d esprit du jeune homme.Plusieurs fois la semaine, la jeune femme surprenait son époux plongé dans de profondes rêveries.Elle chercha de part et d\u2019autre d\u2019où pouvait provenir la cause .\t(Suite à la page 39) xam?moz>o 6 .& Samedi 20 octobre 1934 Mademoiselle Julie Rivelot avait 37 ans et n en avouait que 30.A vrai dire elle n\u2019en paraissait pas davantage ayant une épaisse chevelure brune, de jolis yeux très francs, des dents superbes et la taille souple d une jeune fille.Elle passait pour être un peu originale parce qu elle avait deux passions: celle des enfants et celle des animaux.Elle souffrait de voir corriger un enfant et de voir brutaliser un chien.Bonne, intelligente et charmante comme elle l'était au temps de sa prime jeunesse, ayant en perspective une dot rondelette, elle avait trouvé plusieurs fois à se marier sans jamais s\u2019y décider, ayant, à cette époque, des velléités d entrer au couvent.Puis son père étant mort, sa mère 1 avait sans peine retenue auprès d elle, et le temps avait passé.Sa mère aussi était morte et Mlle Julie qui ne songeait plus au couvent, restée seule et sans famille.s'était plus que jamais sentie attirée vers les enfants et vers les animaux.Elle avait un chien recueilli misérable dans la rue et une chatte, cadeau d une amie.Elle appelait le chien \u201cZut\" et la minette \u201cCaprice .Tous deux faisaient bon ménage et la joie de leur maîtresse à qui tout de même la solitude pesait un peu et qui.maintenant, regrettait de ne pas s\u2019être mariée.Charitable et, aussi pour tromper sa solitude, elle s\u2019occupait des oeuvres qui ne manquaient pas dans sa petite ville d\u2019environ 10,000 âmes, mais c\u2019étaient surtout celles de l'enfance qui l'intéressaient, les orphelinats et les patronages, Anna ou.pour mieux dire Nanette, sa jeune domestique, une brave fillette campagnarde délurée, disait d\u2019elle sans se gêner qu\u2019à force d'aimer les enfants elle en était bête, sans comprendre qu'elle-même l\u2019était sans beaucoup les aimer.\u2014 Mademoiselle, dit Nanette, en entrant dans le petit salon où sa maîtresse lisait en attendant l\u2019heure du déjeuner.Mademoiselle, y paraît que Monsieur Monseigneur va venir vous voir.\u2014 Monseigneur?répéta la jeune femme stupéfaite.Comment pouvez-vous savoir .\u2014 C\u2019est, interrompit la petite servante, la cuisinière même de M.Monseigneur qui me l\u2019a dit au marché où je l\u2019ai rencontrée.Il a quelque chose à vous demander.\u2014 Vous aurez mal compris, répliqua Mlle Julie.Ce n\u2019est certainement pas de moi que parlait la cuisinière de Monseigneur.Et, rappelez-vous, Nanette, qu\u2019il ne faut jamais dire Monsieur Monseigneur! Mais seulement Monseigneur.Eh bien, ma fille, je le répète, vous aurez mal compris, ou la cuisinière s\u2019est moquée de vous.\u2014 Non, par exemple! riposta la petite vexée.Et, la preuve, c\u2019est qu\u2019il serait venu s\u2019il n\u2019attendait pas sa perruque neuve.\u2014 Sa perruque?.répéta encore Mlle Julie interloquée.Que chantez-vous là, ma pauvre fille?Vous êtes folle! \u2014 Que non, je ne le suis pas, maugréa Nanette.Elle a bien dit sa perruque! Sa ., .perruque! Mlle Julie haussa les épaules.\u2014 Allons, répéta-t-elle, ça n\u2019a pas le sens commun.Laissez-moi lire et allez vous occuper du déjeuner.Pourtant, une fois seule, elle ne reprit pas son journal.Que signifiait la nouvelle annoncée par Nanette?Comment pouvait-il se faire que Monseigneur eût quelque chose à lui demander et vint la voir, lui qui ne visitait jamais person- IfSf-sri ne?Et cette histoire de perruque?Non, vraiment c'était trop drôle qu\u2019il attendit une perruque pour se présenter.A cette pensée elle partit d un tel éclat de rire que \u201cZut\" la tira par sa robe, en gambadant croyant qu\u2019elle voulait s\u2019amuser.Tout de même, que pouvait-il y avoir de vrai dans ce racontar?\u2014 Mais je vous en prie.Monsieur, remettez-vous, répliqua-t-elle, déjà moins troublée et souriant aussi avec une grande envie de rire franchement.ce petit incident .\u2014 Cet incident grotesque! interrompit-il.\u2014 Ne saurait nous empêcher de causer.Veuillez vous asseoir, continua-t-elle en approchant un fauteuil dans lequel il sembla s'écrouler, et n y pensons plus.A qui ai-je l honneur de parler?Ma nigaude servante m'a annoncé Monseigneur.- Je suis, en effet, Monsieur Monseigneur, répondit-il professeur d histoire au lycée de cette ville où je ne suis arrivé que depuis quinze jours après le décès de mon prédécesseur.\u2014 Ah! fit-elle.Alors, je comprends .Il ne lui demanda pas ce qu elle comprenait.J aurais voulu vous être présenté, visiblement gêné, mais je ne suis pas encore assez en relation avec mes confrères: alors j\u2019ai pris la liberté de venir seul .heureusement! Car la maudite perruque aurait aussi bien suivi mon chapeau et j aurais été, non pas plus honteux, mais plus inquiet, parce que mon accompagna- Et d\u2019abord, elle n'aurait jamais supposé en voyant les beaux cheveux blancs de Monseigneur rencontré quelquefois dans la rue.que ce fut une perruque, tant elle était bien imitée et seyante.Mais qu\u2019allait-elle penser?Qu'avait-on été raconter à cette niaise de Nanette si prompte à croire toutes les balivernes de la ville?Elle en rit de nouveau et reprit sa lecture.Le lendemain, Mlle Julie s\u2019abstint de sa petite promenade quotidienne et fit une toilette plus soignée de sa personne et de son petit salon gaiement illuminé par la flamme claire du foyer car c'était l'hiver.Après tout, qui savait tout de même si.avec ou sans perruque.Monseigneur ne lui ferait pas l\u2019honneur d'une visite s'il désirait, par hasard, lui demander quelque chose, peut-être au sujet des oeuvres dont elle s\u2019occupait?Elle ne le croyait pas mais il valait mieux, cependant.se tenir prête à tout événement.Vêtue de sa jolie robe de jour de fête, chaussée de fins souliers découverts sur des bas de soie, elle s'installa près de la cheminée où pétillait le feu.elle prit un livre et l\u2019oreille aux écoutes, elle attendit.Oh! pas longtemps.Comme la demi de deux heures sonnait.Nanette ouvrit largement la porte du salon et.peu protocolairement, mais d\u2019une voie qui chantait victoire, elle annonça: \u2014 Voici Monseigneur! Etait-ce possible?Brusquement debout, le coeur battant, la tête inclinée et les yeux baissés, Mlle Julie fit une profonde révérence et, relevant aussitôt le front et les yeux, resta comme médusée devant son visiteur, un grand beau Monsieur très élégamment vêtu qui, lui aussi, s\u2019inclinait en retirant vivement son chapeau.Et .une perruque qui suivit le chapeau, roula, et s'arrêta aux pieds de Mlle Julie.Mon Dieu! Quelle catastrophe! Mlle Julie et son visiteur restèrent en face l'un de l\u2019autre, tellement abasourdis et confus, qu\u2019ils ne savaient plus quelle contenance prendre ni que dire.Il était devenu très pâle et, après avoir ramassé la perruque, fébrilement enfouie dans une poche de son pardessus, essaya de se ressaisir.\u2014 Eh bien! balbutia-t-il, en s\u2019efforçant de sourire, que voici donc.Mademoiselle, une entrée sensationnelle qui vous divertira longtemps .Je .vous en demande pardon, et voudrais me dérober à vos yeux . 20 octobre 1934 ^Samedi 7 La Perruque » «5,T-' >1 'Jjfc teur aurait fait des gorges chaudes et sans doute répété comme une bonne plaisanterie.Tous mes confrères et jusqu\u2019aux élèves l\u2019auraient su et il ne me serait plus resté qu\u2019à demander mon changement.Puis-je espérer que vous, Mademoiselle, vous en garderez le secret?\u2014 Vous pouvez en être assuré.Monsieur, affirma-t-elle sérieusement, car je vous en donne ma parole.Et, très simplement, comme si elle le connaissait depuis longtemps, elle lui tendit la main.II la prit et dans un élan de confiance et de reconnaissance, il fut sur le point de la porter à ses lèvres, mais il se retint et répondit seulement Merci! d\u2019une voix qui tremblait un peu.Il fallut bien, malgré son désir de partir vite, que M.Monseigneur expliquât le but de sa visite.Il avait amené en arrivant dans cette ville une petite fille, celle d\u2019un ami intime, que la mort de son père et de sa mère, tués tous deux dans un grave accident d\u2019auto, avait rendu subitement orpheline.Cette enfant restait seule au monde car il savait ses parents sans famille et.comme il les avait particulièrement aimés, il s était char- gé d\u2019elle sans réfléchir aux ennuis qu\u2019elle occasionnerait car enfin, vieux garçon sans foyer autre que celui d\u2019un appartement meublé, cette fillette lui devenait non pas une charge, mais une gêne.Et il était venu, sur le conseil de son propriétaire, sachant l\u2019intérêt qu\u2019elle portait à toutes les oeuvres de l\u2019enfance, pour lui en parler et la prier de lui indiquer une pension où on l\u2019accueillerait malgré son jeune âge.\u2014 Quel âge a-t-elle?demanda Mlle Julie.\u2014 Quatre ans à peine, répondit-il, et c\u2019est une gentille petite, jolie, intelligente et affectueuse.Je voudrais qu\u2019elle fût bien soignée et pouvoir la voir quand je voudrais.\u2014 Vous pourrez la voir aussi souvent que vous le désirez.Monsieur, répliqua-t-elle, subitement intéressée si .si l\u2019idée qui me vient se réalisait.Mais avant que je vous l\u2019explique, il me faudrait voir cette enfant .Quatre ans, la pauvrette! Et elle est intelligente et affectueuse?Conduisez-la.voulez-vous, et à bientôt, n\u2019est-ce pas.Monsieur?Elle se leva et lui tendit encore la main.C\u2019était un congé dont il ne se formalisa pas car il avait hâte de se trouver seul.Mlle Julie appela Nanette: \u2014 Ma fille, lui dit-elle, quand ce Monsieur reviendra, vous m\u2019annoncerez plus Monseigneur, mais Monsieur Monseigneur.Mlle Julie, en se relevant, vit devant elle un beau monsieur .chauve.\u2014 Ah! fit la petite servante, je savais bien moi, qu\u2019il fallait dire Monsieur, mais vous ne vouliez pas.A cause donc?Elle ne jugea pas à propos de lui expliquer, et l\u2019ayant congédié se mit à rêver devant la jolie flamme chantante de son foyer.Qu avait-il eu besoin son visiteur de s\u2019affubler d une perruque, pour venir la voir?Quelle folie! Certainement, il était très chauve, mais bel homme tout de même, avec un visage au teint mat, plaisant et sympathique, une barbe soignée, taillée en pointe, et des yeux bruns dont l\u2019expression avait quelque chose de câlin en parlant de sa petite protégée.Son nom était un peu singulier, mais on ne choisit pas son nom.Et puis qu importait?Elle pensait aussi à la petite fille qu\u2019elle verrait avec plaisir et qui savait si sa solitude, celle de son coeur surtout, ne s\u2019en trouverait pas réchauffée et égayée.Elle était exquise, la mignonne protégée de Monsieur Monseigneur qui la conduisit dès le lendemain à Mlle Julie.Toute blonde et rose et si gazouillante que tout de suite, elle se rebella â la pensée d enfermer un oiselet dans la cage d\u2019un orphelinat ou d\u2019une pension.\u2014 Si vous le permettez, dit-elle à son protecteur.je pourrais la garder avec moi pendant quelques jours.J\u2019étudierais mieux ensuite â qui la confier dans son intérêt et dans le vôtre.Monsieur.qui vous intéressez à elle et qui l\u2019affectionnez.\u2014 Mais, Mademoiselle, répliqua-t-il, je suis confus de tant de bonté, et je craindrais .Elle l\u2019interrompit: \u2014 Je vous assure qu\u2019elle ne me dérangera pas et que vous me ferez plaisir.Vous avez fait une bonne action en l\u2019acceuillant.laissez-moi être de part dans cette oeuvre de charité.Je n\u2019y aurai aucun mérite car je suis folle des enfants.II ne s\u2019attendait pas à cette proposition et resta silencieux.Devait-il ou non céder à cette sollicitation imprévue?Alors, comme il ne répondait pas, elle insista: \u2014 Vous ne me connaissez pas, reprit-elle, mais parlez de moi à qui vous voudrez dans la ville et .Ce fut à son tour de l\u2019interrompre.\u2014 Mais si.Mademoiselle, répliqua-t-il.j\u2019ai 1 honneur de vous connaître par tout le bien que j'ai déjà entendu de vous, et la preuve, c\u2019est que je suis venu, moi étranger, vous faire la proposition de caser cette enfant.Alors.Monsieur?\u2014 Alors, Mademoiselle, si, vraiment, elle ne devait pas vous déranger pour les quelques jours que vous croyez être nécessaires à l\u2019étude de sa nature, je n aurais qu\u2019à vous être profondément reconnaissant et à vous remercier.L accord ne fut pas plus long que cela à conclure.et la vie de Mlle Julie se trouva ainsi tout à coup modifiée, car la petite fille ne voulut pas plus consentir à la quitter qu elle ne voulut consentir à la placer dans une pension.Pu squ elle se trouvait bien avec elle, et qu'elle-même était heureuse de l\u2019avoir, rompant par son babil et sa grâce enjouée la régularité de sa vie menotone.pourquoi s\u2019en séparer?Et Monsieur Monseigneur fut enchanté.Lui, qui en arr.vant dans cette ville où il ne connaissait personne, commençait à s'ennuyer et peut-être d\u2019avoir adopté .(Suite à la page 41 ) 8 &3cmedL 20 octobre 1934 b»si|P* s^Émt 1 Chronique par d'histoire naturelle Louis Roland Wmr : - -,; HÆ Le Singe à Plumes Aux Antilles on voit de nombreux perroquets dont un bon nombre s'en vont sur tous les marchés du monde.Ceux-ci ont été photographiés à Port of Spain, dans les Antilles anglaises.(Photo C.N.R.) CE n'est pas, on s\u2019en doute, d\u2019un véritable singe qu\u2019il s'agit, mais d\u2019un oiseau; toutefois, cet oiseau possède un talent d'imitation si remarquable et des manières souvent si comiques qu\u2019on l\u2019a appelé le singe de son espèce.C\u2019est le perroquet.Les érudits qui se plaisent à décorer tout de noms pompeux, nous apprennent gravement que les perroquets appartiennent à la famille des psit-tacidés, famille nombreuse qui comprend les Ja-cos, les Loris, les Cacatoès, les Aras et les Nestors comme membres principaux.Des gens un peu taquins y ajoutent les personnes à la langue bien pendue et qui parlent sans arrêt comme si elles avaient avalé un moulin à paroles.Ce nom de perroquet désigne d\u2019ailleurs également des choses bien étrangères au monde les oiseaux; c\u2019est le nom d\u2019un siège pliant, un terme de l'ancienne marine à voiles, le nom ancien de l\u2019aloès, celui de quelques poissons de mer et la désignation de ces maisons, assez rares en vérité, qui ont plusieurs étages mais une chambre seulement à chaque étage.Il y a la toile à perroquet, qui servait à la fabrication de voiles résistantes; la soupe à perroquet, à base de vin, ainsi appelée peut-être parce qu\u2019elle rend bavard quand la sauce est particulièrement bonne, et les discours de perroquet qui ne manquent pas à notre époque et dont la radio, internationale ou non, nous transmet parfois des échantillons aussi insignifiants que sonores.Il y a bien longtemps que les perroquets \u2014-j\u2019entends les oiseaux qui portent ce nom \u2014 connaissent la faveur du public un peu partout, bien qu\u2019ils soient un produit des pays chauds seulement.Au temps d\u2019Homère chez les Grecs on a discuté leur origine; les uns prétendaient qu ils venaient de l'extrême Orient, et les autres affirmaient qu'on ne pouvait s\u2019en procurer que dans les contrées très éloignées, situées au fond de l\u2019Afrique.De toute façon on en voyait assez communément à Athènes et le poète Homère en fait même mention dans son Odyssée.A Rome, ce fut Néron qui les fit connaître; il les avait fait venir de l\u2019Inde et ses préférences allaient aux plus gros oiseaux ayant les plumes vertes et rouges.Il leur apprenait toutes sortes de mots dont quelques-uns, nous rapporte Pline, n'auraient probablement pas été acceptés dans la bonne conversation.Il leur apprenait surtout à crier \u201cvive l\u2019empereur\" et à le saluer.C\u2019est une mode qui n\u2019a pas été perdue et que suivent fidèlement nombre de politiciens modernes, de grande ou petite envergure, en temps d'élection.Seulement, dans la circonstance, les perroquets sont des électeurs suffisamment gavés de soupe au vin .ou à autre chose.Quand Ptolémée Pbiladelphe fit son entrée triomphale à Alexandrie, son escorte était aussi brillante que nombreuse; cela tenait sans doute, à ce que rapporte Callisthène de Rhodes, que la plus belle partie de cette escorte se composait d'une foule de perroquets enfermés dans de magnifiques cages bien dorées.Des peintures fort bien conservées, que l\u2019on a retrouvées dans les fouilles de Pompéi et d\u2019Her-culanum, représentent des perroquets et l\u2019ancienne ville de Salapia avait fait frapper l'image de cet oiseau sur ses monnaies.Voilà donc un passé presque glorieux pour l'oiseau jacasseur qui parle comme bien des gens, c\u2019est-à-dire avec assez de facilité, mais sans savoir ce qu\u2019il dit.Ajoutons que, par l\u2019éclat de son plumage, le perroquet avait suffisamment fixé l\u2019attention des gens au moyen âge pour qu'on le mit un peu à toutes les sauces \u2014 sauf cependant celles des cuisines car il était véritablement trop cher.Dans les jeux populaires du tir à l\u2019arc on se servait surtout d'une cible bien peinte et représentant un perroquet, d'où le nom de \u201cpapegault\u2019\u2019 qui s'est transmis jusqu\u2019à nos jours.J'ai dit qu\u2019alors un perroquet ne se vendait pas bon marché; aujourd\u2019hui non plus bien que son prix soit plus abordable qu\u2019autrefois.Stace qui vivait dans les premiers temps de l\u2019ère chrétienne nous apprend, qu\u2019en ces temps déjà lointains, un perroquet se vendait souvent beaucoup plus cher qu\u2019un esclave.Ceux qui pouvaient en acheter s'en montraient très fiers et leur faisaient fabriquer d\u2019admirables cages d'argent, d\u2019ivoire et même quelquefois d'or.Dans les vieux papiers d\u2019un notaire qui vivait à Toulon, en France, au quinzième siècle, on a trouvé un assez curieux contrat de vente qui nous renseigne sur la valeur des perroquets en l\u2019année 1498.Il est écrit, dans ce contrat qu\u2019un \u201cpapa-gay\" ou perroquet, fut vendu pour la somme de vingt et une florins et demi; on saura, par comparaison, ce que représentait cette somme, en apprenant qu'à la même vente, deux esclaves furent cédés pour la somme de cent vingt-six florins; en cette année 1498, un homme ne valait donc pas plus que ttois perroquets! .La valeur de ces oiseaux est d\u2019ailleurs en proportion de la beauté de leur plumage; pour eux comme pour les hommes, c'est souvent l\u2019apparence qui fait tout.Quand les couleurs sont d'une grande vivacité et rares, le plumage des perro- 20 octobre 1934 3&$cmedl 9 quets y gagne une telle originalité que les prix montent en proportion et cela fit.naturellement, tout de suite penser à la fraude.On teignit des perroquets, on les maquilla le mieux possible et l\u2019on en vit alors d\u2019étrangement bariolés.C'était toutefois une ruse, une escroquerie plutôt, qui demandait à être pratiquée par des artistes pour donner l\u2019illusion de la nature.On ne maquilla même pas que des perroquets et l'on cite le cas de ce marchand peu scrupuleux qui teignait des corneilles en jaune doré et les vendait ensuite comme une espèce spéciale et très rare de gros canaris; on dit qu\u2019il trouva des naïfs pour acheter ces canaris mais ils durent attendre longtemps avant de les entendre chanter! L\u2019art de maquiller les perroquets fut donc pratiqué mais ceux qui obtinrent les plus beaux et les meilleurs résultats sous ce rapport furent encore de simples sauvages des régions tropicales de l\u2019Amérique.Avec une finesse de moyens que les européens ne leur soupçonnaient pas et qu\u2019ils ne pouvaient d\u2019ailleurs pas deviner, ils firent ainsi un commerce profitable et pratiquèrent longtemps avant nos modernes financiers l\u2019art de rouler le public.Leur procédé, très curieux, mérite d'être rappelé.Us utilisaient, pour cela, une grenouille .On trouve, dans les régions tropicales de l\u2019Amérique, une grenouille plutôt petite mais fort jolie; sa peau est d'une admirable couleur bleu d'azur et rayée d\u2019or.Or.le sang de cette coquette grenouille a une curieuse propriété: celle d'influencer la pousse des plumes des perroquets et d\u2019en changer la nuance.Les Indiens prennent donc de jeunes perroquets, les plument à moitié, puis leur frottent le corps avec le sang des petites grenouilles bleues et dorées.Les plumes qui repoussent ne sont pas vertes comme les précédentes mais jaunes ou, le plus souvent, rouges.On comprend tout de suite qu\u2019il est possible d\u2019obtenir de beaux effets de contraste selon les endroits que l\u2019on traite et la quantité de plumes qu\u2019on arrache.C\u2019est toutefois une opération fort douloureuse pour les jeunes perroquets et beaucoup d\u2019entre eux n\u2019y résistent pas.C\u2019est ce déchet de \u201cfabrication\u201d qui a empêché cette industrie bizarre de prendre une grande extension et, aujourd\u2019hui, la mode des perroquets se passe un peu.On a suffisamment de bavards, y compris la radio, sans y ajouter encore des oiseaux.A l\u2019état sauvage, les perroquets existent en Amérique du sud, en Afrique, en Asie ainsi que dans la plupart des îles de l'Océanie: c'est assurément agréable pour le coup d\u2019oeil mais ça l\u2019est beaucoup moins pour la sécurité des récoltes.Les perroquets sauvages ont généralement un sale caractère, et comme ils vivent en bandes nombreuses, c\u2019est un voisinage peu recommandable.Il y a certainement des espèces qui font exception mais, en général, les perroquets sont pillards et même dévastateurs.C\u2019est surtout vrai pour l\u2019espèce des cacatoès des Philippines qui connut la grande vogue pendant un temps.A l\u2019état sauvage ils se rassemblent au nombre de plusieurs centaines et vont s\u2019abattre dans un champ ou dans un verger.Une vingtaine d\u2019entre eux se perchent sur des arbres et servent de sentinelles et les autres \u2014 ils sont parfois jusqu\u2019à un millier \u2014 font un ravage de tous les diables là où ils se sont abattus.A grands coups de leur bec puissant et de leurs pattes adroites comme des mains ils déchirent, arrachent, cassent et gaspillent tout ce qu\u2019ils rencontrent.Ce n'est pas la faim qui les fait agir car ils ne touchent guère qu\u2019à un fruit par ci par là.mais on voit que le plaisir de détruire est ce qui les fait agir.Quand il n\u2019y a plus de fruits sur un arbre, ils s\u2019en aprennent aux feuilles et les arrachent toutes l\u2019une après l\u2019autre.En peu de temps ils transforment l\u2019endroit en un véritable désert, à moins qu'ils soient interrompus dans leur vilaine besogne.Si un homme vient, les perroquets mis en sentinelle poussent immédiatement des cris d\u2019alarme qui avertissent toute la bande et celle-ci s\u2019enfuit à tire d\u2019ailes.Un peu plus loin elle recommence ses dévastations.On aurait tort cependant de croire que les perroquets, même à l\u2019état sauvage, n\u2019ont que des parlez pas Pourquoi vous dirais-je ma peine Si, parmi l'ombre, une fontaine Qui sanglote bas Ne vous trouble pas ?Si vous êtes sans défaillance Devant la brise qui fiance Le subtil pollen En quête d'hymen ; Si vos yeux comme une caresse Ne suivent pas, fous de tendresse, Le pigeon ramier Vers le colombier ; Alors à votre âme inhumaine, Comment dire l'étrange peine D'un coeur affalé Aux pieds de l'été ?Medje Vezina Extrait de Chaque heure a son visage, Les Editions du Totem, Montréal, 1934.défauts; certains d\u2019entre eux, les magnifiques Aras, par exemple, ont des qualités suffisantes pour servir de modèles à bien des hommes.Ce sont de splendides oiseaux dont le plumage a des reflets d\u2019or, d\u2019azur et de pourpre avec une queue très longue.Ils ont le caractère doux et s\u2019apprivoisent avec la plus grande facilité.A l\u2019état libre, ils ne vont jamais en bandes nombreuses.ils forment de petites sociétés de cinq ou six couples tout au plus et ne dévastent pas les récoltes comme ceux dont il a été question plus haut.S\u2019il arrive qu\u2019un chasseur tue ou capture l\u2019un d\u2019eux, le compagnon ou la compagne de celui-ci prouve souvent son fidèle attachement en suivant longtemps le chasseur et en se laissant même capturer.On apprend assez facilement à parler aux perroquets, à certaines espèces du moins; cela tient à la conformation de leur langue et surtout des muscles de leur gosier, mais en général leur repertoire est peu varié.Ils peuvent imiter le rire, les sanglots, la toux et même le miaulement des chats; ils prononcent distinctement certains mots mais, cela va sans dire, ils en ignorent complètement le sens.Ce n\u2019est qu\u2019à force de leçons et de répétitions souvent fastidieuses qu\u2019on peut leur inculquer l\u2019idée que tel mot se rapporte à telle chose, mais il se fait, en ce cas, dans la tête de l\u2019oiseau, un simple travail machinal et non pas de réflexion.On arrive pourtant, avec beaucoup de patience, à des résultats amusants, surtout avec quelques-uns de ces oiseaux qui semblent présenter des dispositions toutes particulières.On raconte, à ce sujet, que dans une ville populeuse, au cours du siècle dernier, un bateleur exhibait un de ces oiseaux qu\u2019il qualifiait de savant parce qu\u2019il lui faisait exécuter quelques petits tours d\u2019adresse et prononcer d\u2019assez nombreuses paroles adroitement placées.Ce perroquet avait été dressé à clamer de sa plus belle voix: \u201cOh.la jolie fille!\u201d quand une femme s\u2019approchait de lui, et ce compliment faisait le plus grand plaisir surtout à celles qui n\u2019étaient pas du tout jolies.Il arrivait, dans la quantité que de fort belles filles s\u2019approchaient de l\u2019oiseau qui lâchait aussitôt son habituel compliment mais si son maître voyait en elles des vaniteuses à qui une petite leçon ne ferait pas de mal, il faisait un geste imperceptible et le perroquet disait aussitôt: \u201cJ\u2019ai menti! j\u2019ai menti!.\u201d et tout le monde présent s\u2019esclaffait de rire à la grande confusion de la coquette.Aujourd\u2019hui, ainsi que je l\u2019ai dit, les perroquets sont un peu passés de mode, ceux à plumes simplement car nous n\u2019en manquons pas d\u2019autres.Il est dommage, toutefois, que la plupart d\u2019entre eux soient en liberté et non pas en cage.-o- NOUVEAU GAZ DE COMBAT Le gaz toxique le plus terrible qu\u2019on puisse imaginer, contre lequel aucun masque ne peut protéger efficacement, vient d\u2019être découvert, annonce-t-on.dans un établissement de produits chimiques de Clermont-Ferrand (France) qui s\u2019occupe de la fabrication de parfums synthétiques.Cette découverte a été faite par M.Léonce Bert, professeur de physique, qui a trouvé ce gaz par hasard, au cours de ses travaux qu\u2019il poursuit avec l\u2019assistance de M.Dorier.Le nouveau gaz, qui est incolore et a l\u2019odeur du céleri, traverse les vêtements et n\u2019est pas arrêté par le cuir.Dès qu\u2019il entre en contact avec le corps humain, les cellules se désagrègent et la mort survient en quelques heures.Un chien soumis à 1 action du gaz a cessé de vivre au bout de quelques minutes.En cas de guerre, huit jours suffiraient pour remplir tous les obus avec ce gaz.\u201cCependant\u201d, a déclaré M.Bert, \u201cnous sommes décidés à tenir notre découverte secrète, tellement elle est terrible, et nous n en informerons le ministère de la Guerre que si notre pays est attaqué.\u201d 10 ^Samedi 20 octobre 1934 L'actualité en France L'AFFAIRE STAVISi r RENAIT RE SES CENDRES HWSP* ».!'\u201c»>' W.ie de , Cre^decba, Lf\"'>e d\u2019A rVeme d'as; pTde poi.PoS?,\";*\u201d Uiet avec ne punies fe°,U',Jon * bc e de veau Mocfc y, Oignons Peue de de itiAi.i wr* v**# «; 5^»» ?; s»*i »ssaise>) UJÎe e^a.PÏÏ*WS UbOW C*C*A, ü*'«c?\u2018*\u201c»ico., VgJ * % '% Cîÿ ¦*5 HEINZ D\u2019abord, l'excitation de la partie .les minutes d\u2019émotion intense, l\u2019air froid qui vous fouette le sang et excite l\u2019appétit.puis, plus tard, à la maison, une bonne assiettee bien chaude de Soupe Heinz, saine et vivifiante.\u2022\tLa tablette des produits Heinz vous offre tout un assortiment de délicieuses Soupes Heinz \u2014 bouillons, soupes à la crème et soupes spéciales \u2014 chacune possédant cette incomparable saveur que les chefs des cuisines Heinz savent donner aux soupes préparées patiemment sous leur surveillance minutieuse.Vous n\u2019ajoutez rien a une Soupe Heinz \u2014 vous réchauffez simplement la boîte, l\u2019ouvrez et versez.\u2022\tLes légumes qu i entrent dans les Soupes Heinz sont tous très frais; les viandes sont de premier choix et les épices sont achetées en Orient, par les propres représentants de Heinz.La crème est fraiche et épaisse.Toutes ces soupes sont à la haute de la réputation dont jouissent les produits Heinz.Voyez à ce que votre tablette soit bien garnie.Les Soupes Heinz s\u2019offrent en une grande variété et à très bas prix.H.J.HEINZ COMPANY ETABLIE A LEAMINGTON, CANADA, 1909 20 Samedi 20 octobre 1934 Une robe chic est le plus souvent très simple 1 563 \u2014 La jeune fille aimera cette toilette gaie.Grandeurs 12 à 20.Pour 16, 3J/J verges de 36; 2Vs verges de 39; 2% verges de 54.Guimpe, 1 y% verges de 36; P* verge de 39.\u2014 15 cents.8111 \u2014 Une robe qui convient à une dame dans les grandeurs 32 à 42.Pour 36, avec dessus de jupe, A Y verges de 36; 4 verges de 39; 3 verges de 54.Sans dessus de jupe, 4J4 verges de 36; 3% verges de39; 2% verges de 54.25 cents.1579 \u2014 Pour dame ou jeune fille.Grandeurs 14 à 18 et 36 à 42.Pour 36 AYi verges de 36; 4 v.de 39; 2% verges de 54.Contrastant, /i v.de 36-39 1 5 cents.1581 \u2014 Un joli costume de fillette de 8 à 14.Pour 12, 2Ys verges de 36: 2J/g verges de 39; 1% verge de 54.Contrastant, Yi verge de 36-39.Ruban, Yt verge de 1 pouce pour la boucle.\u2014 15 cents.PATRONS SIMPLICITY Si votre marchand ne peut vous les fournit.commandez~les, avec votre remise, à Vadressé suivante: PATRONS SIMPLICITY, Departement \"S\" 8 368, rue Saint-Denis, Montréal, P.Q.1564 \u2014 Une robe d\u2019intérieur que l\u2019on trouvera très pratique.Grandeurs 14 à 18 et 36 à 42.Pour 36, 3% verges de 36; 3 34 verges de 39.\u2014 15 cents. 20 octobre 1934 21 ^Nouveau Du nouveau! Une robe de velours brun bien ajustée, dont le sommet est dissimulée sous une ample cape de petites plumes rouge vif.«if ¦ mi inland v\\««b tu* ¦¦ liai» ¦ ¦¦ v ;«m !*¦¦¦¦¦¦* Voici la toute dernière mode pour porter les chapeaux de cette sorte.Cela rappelle un peu les étranges coiffures de ces dames de la S.A.Robes et manteaux se rapprochent de plus en plus de la tunique.Ce modèle-ci est bien d\u2019inspiration russe.Le collet-châle est de plaid de laine.Voici le plus récent soulier oxford.Il porter des dessins de trois teintes différentes de gris ou de brun.Ce genre sera en vogue.LES DERNIERES NOUVEAUTES Service hebdomadaire exclusif au \"Samedi\u201d Une robe de dentelle fait toujours chic.Celle-ci est d\u2019une élégante simplicité, rehaussée seulement de deux attaches ornées de pierres.Une commodité de plus pour la cuisinière: cette marmite est munie dans son couvercle d'une petite ouverture par laquelle s'écoule l'eau de cuisson. 22 3k$amtdL 20 octobre 1934 s ;M; les soirs de l'hiver c'était ainsi.Ils se réunissaient au ¦g\tmagasin de Monsieur Lachance: Pierre Thibault, un rentier grincheux qui fumait toujours à même le tabac des autres, Nérée Lachance, le boucher, colporteur de nouvelles, Oné-sime Demers, le cordonnier, un bon vieux garçon tranquille qui faisait jamais grand' poussière, comme dit Philippe Beaupré, son voisin, Henri Deslandes, le postillon, toujours prêt à se mêler des affaires de tout le monde, et.quelques jeunesses des rangs qui tenaient à venir faire un tour au village, sur le soir.\u2014\tC\u2019est ennuyant un hiver de même.hein.Pierre?Pas d'ouvrage, pas d'argent, pas de neige.\u2014\tOn n\u2019est pas rendu au plus creux, Nérée.Ça va être pire au printemps.Tous les garçons sont revenus des chantiers.Ils ont eu le plaisir d aller dépenser de l\u2019argent sur les bancs des chars, et c\u2019est tout.Je leur avais dit.moi.de rester par ici.Mais le monde d'aujourd\u2019hui, ça veut tant aller prendre l\u2019air en dehors.\u2014\tC'est pas n'importe qui qu\u2019aime ça comme toi, rester à rien faire.Penses-tu qu on va avoir de la neige ben vite?\u2014\tJ'aime autant que ça reste comme c\u2019est là.Vois-tu.d'abord, j\u2019ai pas besoin de faire comme les autres hivers: passer mon temps à pelleter les bancs de neige et piocher la glace.Ensuite, c\u2019est clair, on dépensé moins de bois quand y a pas de poudrerie.\u2014 Si tu te promenais dans les chemins, d\u2019une clarté à 1 autre, tu trouverais pas ça chaud, à ce temps-ci, juché sur une voiture d'été, à tous les quatre vents.\u2014 Reste chez vous, t'as beau.C\u2019t'idée d\u2019aller tenter les habitants avec de la viande fraîche.Qu'ils mangent du lard salé, comme dans notr\u2019 temps.\u2014 Pierre, je pense que t\u2019as avalé ton souper de travers.En tous les cas, si ce temps-là fait ton bonheur, tant mieux! Le soleil a l'air à vouloir tenir.Le vent est du bon bord.\u2014\tÇa durera pas.Rien qu'à voir, on voit bien.Le ciel se barbouille vers le Norois.\u2014 Laissons-Ie faire.Tiens, pendant que j\u2019y pense, tu dois savoir ça, toi, Pierre.C est-y vrai que Moïse à Gros-Jean est en marché de vendre sa terre?\u2014 Ça se parle.Ça me surprend pas.Depuis un an, y est comme un tarot mal vissé, y tient pas en place.C\u2019est clair qu\u2019y se brasse quelque chose dans la maison.Y court d'un bord et de l'autre.Son père était plus regardant que lui pour ménager les chevaux.Je vas dire comme on dit des fois: \u201cQuand on passe son temps dans le chemin, on finit par y rester.\u201d \u2014\tToi, Pierre, tu vivras pas.T es trop fin.Comme ça.tu penses que Moïse est obligé de vendre sa terre?\u2014\tPour dire qu\u2019il est obligé de la vendre, je pourrais pas l\u2019assurer.Mais tout ce que je sais, c\u2019est qu\u2019y la donnera pas.Je t\u2019assure que le contrat est pas passé.C\u2019est pas aisé de s\u2019arranger avec ce monde-là.\u2014\tY a du bon butin, qu\u2019y le fasse valoir! \u2014\tOui ., pour ça, t\u2019as un peu raison.C\u2019est dans les bons morceaux, par ce bout-là.Mais pour quelqu'un qui connaît ça, c'est pas encore aussi extra qu'y a l\u2019air à croire que c'est.\u2014\tPas de malice.Pierre Thibault.Les Gros-Jean ont toujours été renommés pour être à l\u2019aise.Y faisaient les plus grosses récoltes de la paroisse.\u2014\tPeut-être.Avec ce qu\u2019y étaient portés à se vanter un peu, ça paraissait bien.Mais y comptaient à leur façon.A peu près, comme Calixte Moreau.On disait: \u201cComment \u201cMédée! On dirait pas ça de toi à te voir, que tu t\u2019emmalices comme ça, tout d\u2019un coup.\u201d Tar FRANÇOISE GAUDET \u2022 c'que tas de voyages de foin, e t année, Calixte?Y répondait: Ah! j\u2019en ai dix-sept.Tu sais, en tassant un peu.j aurais bien pu tout mettre dans seize.Mais c\u2019est ça qu'un voyage de foin de plus qu on trouve bien ça, le printemps.\u201d \u2014\tPas de farce, Pierre, penses-tu que Moïse a des hypothèques?\u2014\tOn le sait jamais qui n\u2019en a pas.Tout ce que je pense, c est que quand on fait son affaire à une place, on y reste.\u2014\tTu l\u2019as bien vendue, la tienne, ta terre, toi.T\u2019aimes ça, à présent, te tenir en collet blanc et faire enrager les gens du village.Dis ce que tu voudras.Moïse Hébert, c\u2019est à peu près ce qu'on a de mieux dans la paroisse, en tout et partout.Sobre, travaillant, et bien de ser- DE BLAGUE EN 20 octobre 1934 ,&Sa/m£di 23 i i,4'*\t'¦¦¦*# I 1jb '' s ' Illustration de G.M.ROY vice.Quand on couraille d'une porte à l'autre, comme moi, on connaît ça, allez! ce qui se passe dans les maisons.\u2014\tRegarder rien qu'en passant, on peut se tromper.As-tu resté avec?.Juste à ce moment, Amédée Vigneault entra.Il éteignit son fanal qu il alla porter dans un coin, et vint se mêler au groupe des fumeurs.\u2014\tSalut, Médée.Ça fait longtemps qu\u2019on t\u2019a pas vu.As-tu du nouveau \u2014\tSavez-vous que Pierre à Tiquenne se marie?\u2014\tHein?Quand?\u2014\tOui.Encore un qui va faire avec sa bouche un noeud qu y défera pas avec ses doigts.Et se penchant vers Nésime, il ajouta: -\u2014 Démonte-toi pas.mon vieux.Ton tour s'en vient.Deslandes reprit: \u2014\tOui, mais si Nésime se mariait, lui, y aurait de quoi faire vivre une femme, tandis que Pierre Lebrun n'a pas une piastre qui l\u2019adore.Avec tout ça.savez-vous que les conjoints \u2014 comme dit Monsieur le Curé \u2014 ont passé proche de se séparer aux arrangements! Le notaire avait conseillé à Pierre de faire son contrat en séparation de biens.Le père La-vigne n\u2019a jamais voulu.Y a dit: \u201cÇa, c'est des amanchudes nouvelles des gens d'à c\u2019t'heure.Je veux que ça soit comme dans mon temps: en communauté, et au dernier vivant les biens, ou t'auras pas ma fille.\u2019\u2019 \u2014 Avec Pierre, ça sera au dernier vivant, le chemin! \u2014 Cré Deslandes, va! Y a toujours des plans drôles, celui-là! \u2014 Fiez-vous pas à Médée.Regardez comme il est ratoureux.Y change d'à propos pour pas qu\u2019on y parle de ses amours.Comment c\u2019est que tu trouves l\u2019organiste.Vigneault?\u2014 Comment! est-ce l\u2019organiste qui lui est tombée dans l'oeil?\u2014 Ça pourrait arriver .à présent qu\u2019y souffle l\u2019orgue.\u2014 Laissez faire! riez de moi tant que vous voudrez, et de l'organiste, si ça vous plaît.Un bon dimanche, j'y pomperai un morceau qu\u2019a pourra pas jouer.\u2014 Médée! On dirait pas ça de toi à te voir, que tu t'emmalices comme ça, tout d'un coup.Pierre a raison.Qui voit pas connaît pas.Hein, Thibault?Amédée continua: \u2014 Avez-vous su ce qui est arrivé à Ti-Jean Désilets?\u2014 Non.\u2014 Y a été obligé d\u2019aller en cour à propos du chevreuil qu\u2019y a tué en temps défendu.Y a fait rire le monde, en ville, avec son air simple.Vous savez qu\u2019y est pas bin bin nerveux.Avec un air de pape, le juge lui demande du haut de sa grandeur: \u201cMonsieur, quel âge avez-vous?\u2019\u2019 D\u2019abord, y s\u2019attendait pas de se faire appeler \u201cMonsieur\u2019\u2019, ça l\u2019a saisi un peu.Y pensait rien qu\u2019à son coup de fusil.\u201cMonsieur, quel âge avez-vous?\u201d Y répond comme c\u2019est la mode entre nous autres: \u201cQuel âge que vous (Suite à la page 26) BLAGUE 24 .& Samedi 20 octobre 1934 NOS PAQES \\smm SUR LA RUE \u2014 Moi, je ne cains personne.\u2014 Vous n'êtes donc pas marié?ENCOURAGEMENT \u2014 Mais docteur, si cette opération ne réussissait pas ?\u2014 Bah! vous ne le sauriez jamais.REDACTION DE TESTAMENT \u2014 J\u2019insiste pour que vous.\u2014 Dites donc, notaire, est-ce vous qu\u2019allez être le mort ou bien si c\u2019est moi ?VOYAGE DE NOCE Elle.\u2014 Cette côte est bien dure à gravir, mon ami.Ne pourrions-nous pas nous procurer un âne?Lui, (tendrement).\u2014Ne suis-je pas là, ma chérie ?Appuie-toi sur mon épaule.LA GAFFE Lui.\u2014 Ce vin est exquis, mademoiselle.Elle.\u2014 Il a été mis en cuve l\u2019année où j\u2019ai eu mes vingt ans.Je n\u2019en bois guère que cinq ou six bouteilles par an.Lui.\u2014 Il ne doit plus vous en rester beaucoup.TOUT NATUREL \u2014 Figurez-vous qu\u2019hier soir j\u2019ai fait une chute qui m\u2019a privé de connaissance pendant plusieurs heures.\u2014 Tiens ! et où êtes-vous donc tombé?\u2014 Dans un profond sommeil.UNE DEFINITION \u2014 Papa, qu\u2019est-ce qu\u2019une \u201cfortune respectable\u201d?\u2014 C\u2019est celle qui est assez grosse pour faire respecter les opinions de celui qui la possède.CONGE EN FORME Elle.\u2014 Combien de temps cela prendrait-il à un homme pour faire le tour du monde à pied ?Lui.\u2014 Oh ! Un très long temps, évidemment.Elle.\u2014 Eh bien ! j\u2019aimerais vous voir commencer tout de suite, afin de le savoir.LE NOBLE SENTIMENT \u2014 Paul, as-tu déjà pardonné à un ennemi ?\u2014 Oui, une fois.\u2014 A quel noble sentiment obéissais-tu ?\u2014 Il était plus gros que moi.SUR LE SEUIL \u2014 Monsieur est allé au cimetière.\u2014 Y sera-t-il longtemps?\u2014 Il y est allé pour y rester.CES DAMES \u2014 Comment votre vilain garnement s\u2019est-il fait cette blessure?\u2014 C\u2019est votre angélique fiston qui lui a donné un coup de barre de fer.A LA CAMPAGNE \u2014 Il est joli, votre hôtel ! j\u2019ai été dévoré toute la nuit par les puces et les punaises.\u2014 Excusez ces pauvres bêtes ! il y a un an qu\u2019elles n\u2019avaient rien mangé ! STATISTIQUE Le vieux monsieur.\u2014 A Londres, un homme est écrasé toutes les demi-heures.La bonne vieille dame.\u2014 Le pauvre garçon.ENTRE VOISINES \u2014 Je traite ma servante comme mon égale, \u2014 Méthode dangereuse.\u2014 Comment cela?\u2014 De nos jours les servantes sont si susceptibles.HEUREUSE IGNORANCE \u2014 Tu commandes deux robes chez ta couturière ?Tu ne sais donc pas que j'ai fait faillite?\u2014 Si, je le sais, mais la couturière ne le sait pas encore.\u2014 Il paraît mademoiselle, que lorsque \u2014 Qui vous a dit cela?.Paul?.ENTRE ARTISTES \u2014 Oui, mon vieux.j\u2019ai vendu mon tableau.Ça t\u2019étonne?\u2014 Ça ne me surprends pas que tu l\u2019aies vendu : ce qui m'étonne, c\u2019est qu\u2019on te l\u2019aie acheté.COMPARAISON INJUSTE \u2014 Le professeur de ma fille prétend qu\u2019elle chante comme un rossignol.\u2014 Le professeur a tort.Le rossignol se repose quelquefois.HOTEL D\u2019ETE Le touriste.\u2014 Où sont les ruines annoncées dans votre réclame?Le commis.\u2014 Ici même, quand les clients partent après avoir payé leur dû.PAS LA PEINE Le monsieur qu\u2019on vient de retirer de l'eau à son souveur.\u2014 Prenez ce vingt-cinq cents, mon ami ; je vous dois la vie.Le sauveteur.\u2014 Oh ! vous payez bien plus que ce que ça vaut! NOS SERVANTES \u2014Maria, est-ce vrai que vous voulez nous quitter pour entrer dans un asile d\u2019aliénés.Vous n\u2019avez aucune expérience, ma pauvre fille.\u2014 Mais madame, les trois mois que jai passés ici, pour quoi les comptez-vous ?l\u2019on va vous embrasser vous rougissez .Jacques ?.Christian ou Albert ?.DEVINETTES \u2014 Quelles sont les femmes les plus légères de France?\u2014 Les femmes de Tulle.\u2014\to \u2014 \u2014 Pourquoi une nourrice est-elle toujours1 une femme agréable?\u2014 Parce qu\u2019elle nous rit fnourritj.\u2014\to \u2014 \u2014 Quel est le comble de la prétention pour une négresse?\u2014 C\u2019est de vouloir passer une nuit blanche.\u2014\to \u2014 \u2014 Quel prénom les avares aiment-ils donner à leur fille?\u2014 Laure.TRES CRUEL \u2014 Je tue suis enfermé trois mois pendant que j\u2019écrivais mon livre.\u2014 Dans quel asile?STUPIDITE \u2014 Marianne, vous avez toujours la bouche ouverte.\u2014 Je le sais, madame, c\u2019est moi qui l\u2019ouvre.JOURNALISME \u2014 Que dites-vous de mon dernier article?\u2014 Je suis heureuse de savoir que ça va êere votre dernier.IL DEVAIT L\u2019ETRE \u2014 Le patron a essayé de m\u2019embrasser, hier, je suis sûr qu\u2019il était saoul.\u2014 Ah ! oui, il devait l\u2019être.NOTRE NIGAUD \u2014 Etes-vous parent des Qtoses à Québec ?\u2014 Ouii, mais éloigné.\u2014 De combien?\u2014 De 60 lieues.LE GAFFEUR Lui.\u2014Quel est ce beau jeune homme qui accompagne au piano?Elle.\u2014 C\u2019est mon frère.Lui.\u2014 Vraiment ! Il ne vous ressemble pas du tout.MAIS UNE BONNE \u2014 Es-tu bien connaisseur en fait de femmes?\u2014 Je ne me suis trompé qu\u2019une seule fois.\u2014 Quand?\u2014 Quand ie me suis marié.GAFFE \u2014 Dites donc, la petite là, derrière, elle prétend qu\u2019elle marche sur ses trente an9 ! ___Elle les piétine !.J\u2019en sais quelque chose, je suig son mari .WM \u2022.VV.r-:r.V ¦mm \u2019rr.,.vh 1, J, \u2014\tDocteur, vous recommandez ce tonique pour les cheveux?\u2014\tOui, monsieur.Un de mes clients a enlevé le bouchon de la bouteille avec ses dents et le lendemain il avait une moustache. 20 octobre 1934 -v lü \"vïsS mm 4\u2014Pendant ce temps, le policier fit un dé-\t5\u2014Surpris, les deux hommes échappèrent\t6\u2014Mais comme celui-ci arrivait avec ses pri- tour qui le conduisit derrière les deux hommes, leurs fusils.Ils étaient maintenant liés solide- sonniers près d\u2019une cabane, il vit le Masque Puis il lança son lasso sur eux.\tment l\u2019un à l\u2019autre sous la garde du Capitaine.Noir qui accourait avec ses hommes.r lü .¦aaicii'JB1,; V; mm /Vf' m 3 ænsn Wmm ü i£H55 wiï/iK m* TïïFr 7\u2014Rapidement, l\u2019officier referma la porte et se barricada dans la masure.Mais ses prisonniers réussirent à trancher leurs liens.8\u2014Heureusement, le capitaine eut le temps de se protéger contre leur attaque.D\u2019un coup de poing il les envoya rouler sans connaissance.9\u2014Mais la situation de notre ami était précaire car ses ennemis entouraient la cabane et le laisseraient mourir de faim.(La suite de cette belle histoire dans LE SAMEDI de la semaine prochaine) ^ 20 octobre 1934 33 (Suite de la page 30) heureux mari, vous n\u2019attachez aucun prix à mes révélatioins.En tout autre cas, le magistrat, piqué au vif eût bondi.Il se borna à protester froidement.-\u2014Sont-ce donc des révélations que vous venez faire ?Dans ce cas, je connais mon devoir: il consiste à appeler mon greffier et à les recueillir par écrit.\u201cSi je vous semble peu touché par vos paroles, c\u2019est parce que, malheureusement, je ne puis partager vos illusions.trop naturelles, notez-le bien.\u201cPour moi.pour tous, votre mari est coupable.Ah ! il m\u2019est dur de vous faire entendre cette vérité atroce.Te vous plains, madame ; vous m\u2019inspirez le plus grand intérêt.Et la meilleure preuve que je puisse vous en donner est de vous mettre en garde contre vous-même.\u201cQuel nom alliez-vous prononcer tout à l\u2019heure si je ne vous avais arrêté sur la pente?\u201cQuel malheureux alliez-vous essayer de substituer au vrai criminel ?Vous avez été très malade, je vous excuse, mais je ne puis prendre acte de quelque vision de votre délire.\u201cRentrez chez vous, madame ; résignez-vous et même espérez ; Bernard a toujours été impeccable avant l\u2019heure du crime.\u201cSans doute, on lui tiendra largement compte de son passé : on voudra croire qu\u2019un vent de folie l\u2019a secoué une minute et l\u2019a jeté au meurtre.Le juge se leva à demi dans un geste qui voulait dire que 1 entretien avait assez duré.Lina vit qu\u2019elle avait fait fausse route et trop fait attendre les mots vraiment révélateurs.Vaillante, elle se leva, les yeux brillants de fièvre: \u2014 Je vous remercie de vos paroles sympathiques, mais regardez - moi.monsieur, ai-je 1 air d avoir le délire Ne sentez-vous pas que j\u2019accomplis le plus pénible devoir ?\u201cNon, je ne désire pas que votre greffier écrive ce que je dois vous révéler; car c\u2019est mon honneur de femme qu\u2019il me faudrait livrer en pâture aux moqueries du public.\u201cC\u2019est à vous seul que je veux me confier, mais avec les éléments que je puis vous fournir, vous pourrez ouvrir une nouvelle enquête et mettre la main sur le vrai coupable.\u201cUne première explication vous fera comprendre pourquoi j ai tant tardé à le dénoncer; le vrai coupable a été mon ami.Lina vit avec stupeur que le juge ne bronchait pas et qu\u2019il ordonnait froidement, comme elle se taisait: \u2014 Continuez, madame.Il en avait entendu bien d\u2019autres! Il se disait avec une indignation commençante : _ Ah! les femmes! En voila une, et, des moins mauvaises, qui veut perdre l\u2019ami de jadis pour sauver le mari qu\u2019elle aime maintenant! \u201cL\u2019ami la quittée et elle se procure deux joies en le sacrifiant.Elle se venge et elle innocente son mari.Qui dirait qu\u2019une telle noirceur a pu naître sous ce front blanc ?\u201cFiez-vous à ces airs d\u2019ange et de Madone ! \u201cMais ce n\u2019est là qu\u2019une premiere hypothèse; la seconde la plus plausi- ble.la plus conforme à l\u2019état mental de cette femme c\u2019est qu\u2019elle invente tout.\u201cC'est là pour un magistrat une étude du plus haut intérêt psychologique.Il dirigea sur la jeune femme un regard perçant, essayant de deviner ce qui se passait en elle, essayant de deviner à quel genre de femme il avait affaire.Mais ce regard ne lui dit sans doute rien, car il murmura pour lui-même: \u2014 Le plus simple est de savoir tout d\u2019abord quelle était la réputation de madame Jean Bernard.Le premier soin du parquet, avant l\u2019arrestation du mari, a été de faire une enquête sur les deux époux.\u201cVoyons ce que nous trouverons au dossier.Le dossier de l\u2019affaire Verdurel ne quittait pas son cabinet.Il n\u2019avait qu\u2019à étendre la main pour le saisir.Lina allait continuer, mais le magistrat fit un geste pour suspendre le récit de la pauvre femme et posément, il alla à la recherche du document dont il avait besoin.L\u2019enquête avait eu lieu.La conduite de madame Bernard avait toujours été irréprochable.On pouvait la citer comme le modèle des épouses.Elle ne ressemblait pas à ces évaporées.toujours absentes de leur foyer, courant les magasins et les visites.Attachée à ses devoirs, casanière même elle passait pour un peu sauvage; ses relations étaient nulles.Elle ne sortait guère que le dimanche avec son mari.Jeune fille, elle avait été une employée modèle.Épouse, sa conduite était au-dessus de tout éloge.Quand il eut achevé sa lecture, M.Maire haussa les épaules.\u2014 Cest bien ce que je pensais, dit-il.Avec de semblables renseignements, i y avait en effet gros à parier que Lina mentait.La malheureuse ! Combien elle eût été coupable si elle n\u2019avait été folle ! \u2014 Je vous écoute, fit enfin M.Maire: vous disiez donc que vous aviez eu un ami.Avant ou après le mariage ?\u2014 Avant.\u2014 Les renseignements que j\u2019ai en ce moment sous les yeux sur votre vie de jeune fille, sont excellents.Après le mariage, votre moralité est inattaquable.Lina soupira: \u2014 Je le pense bien, mais j\u2019avais été séduite par un misérable ; mon ami m\u2019abandonna pour se marier.C\u2019est la fin banale et connue de ces liaisons ; je me résignai.plaignant la nouvelle victime qu\u2019allait faire mon séducteur.Volontairement, on le voit, Lina passa sous silence la naissance du petit Pierre.\u2014 Je plaignais la famille où il entrait.J\u2019ignorais pourtant qu\u2019il allait y porter la mort.\u2014 Quel est le nom de cet homme ?interrogea presque durement le juge d\u2019instruction.Mais au lieu\trépondre, Lina poursuivit : La Science dit Pourquoi tant de Personnes, à Quarante Ans, se Sentent Déprimées et Sans Courage devant la vie Souvent ce nest pas autre chose quun peu (T \u201c acidité stomacale 99 COMMENT S\u2019EN DEBARRASSER Vers la quarantaine, beaucoup de personnes commencent à songer au passé.Elles remarquent la perte de leur vitalité.Elles souffrent plus souvent de maux de tête.Souvent exténuées, et peut-être prises de vertiges.Leur estomac est détraqué.Elles croient que c\u2019est la vieillesse qui s\u2019annonce.Cependant, des spécialistes affirment que cela n\u2019est pas si grave qu\u2019il semble.Ils disent que la cause première, dans la plupart des cas.se trouve dans une prédisposition à l\u2019acidité stomacale.On peut s\u2019en débarrasser très facilement.Voici comment Au dire des médecins, il vous faut \u201calcaliser\u201d votre estomac, c\u2019est-à-dire neutraliser le surplus d\u2019acides gastriques.Quand votre estomac est bouleversée par ces acides, vous n\u2019avez qu\u2019à prendre du Lait de Magnésie Phillips après les repas, et avant le coucher.11 y a des chances que vous vous sentiez renaître.Votre estomac s\u2019apaisera.Les maux de tête diminueront.La vitalité et l\u2019énergie que vous prétendiez avoir perdus reparaîtront.Essayez cela! Vous en serez surpris.Prenez le liquide \u201cPHILLIPS\u201d bien SYMPTOMES ORDINAIRES D\u2019 \u201c ACIDITE STOMACALE \u201d Indigestion acide Auto-intoxication Nausées Aigreur d\u2019estomac Perte d\u2019appétit Maux de tête fréquents Anémie Insomnie Acidité buccale QUE FAIRE PRENDRE \u2014 2 cuillerées à thé de Lait de Magnésie Phillips dans un verre d\u2019eau, le matin au lever.En prendre une autre cuillerée à thé trente minutes après chaque repas.Et une autre au coucher.connu ou les nouvelles tablettes de Lait de Magnésie Phillips \u2014- aisément transportables partout.25c seulement pout une grande boîte.PHILLIPS\u2019 .0.JJ>r Troubles du«- to Acid \u2022«digestion r-'O STOMACH |NE*BTauHN ¦°nST|PaTiON Gas nausea % Aussi en tablettes : Les tablettes de Lait de Magnésie Phillips se vendent maintenant dans toutes les pharmacies.Chaque petite tablette vaut une cuillerée à thé de véritable Lait de Magnésie Phillips.FABRIQUEE AU CANADA Lait de Magnésie PHILLIPS Ci-inclus la somme de $3.50 pour 1 an, $2.00 pour 6 mois ou $1.00 pour 3 mois (Etats-Unis: $5.00 pour 1 an.$2.50 pour 6 mois ou $1.25 pour 3 mois) d\u2019abonnement au Samedi.Nom __________________________________________ Adresse .Ville .1- Prov.______ POIRIER, BESSETTE CIE, Itée.MONTREAL.Can. >oz 34 3b Samedi 20 octobre 1934 LES ménagères expérimentées choisissent le Comfort\u2014le savon à laver jaune économique\u2014le sachant toujours le meme, inoffensif et digne de confiance.Les coupons Comfort s\u2019échangeant contre des cadeaux de râleur.LA CHANSON FRANÇAISE Rosarita-Mia Paroles de Charlys\tMusique de Paula Chabran\tPar Dierdy 1 Sous le ciel bleu de Florence, A l'heure où le jour s'efface au lointain, Je rêvais dans le silence Un beau soir sur ma terrasse, au jardin.Lorsque dans l\u2019ombre sereine Une voix lointaine Lança dans la nuit Ce refrain joli Qui disait ceci.Refrain Pour toi, Rosarita, Ma guitare chante Et mon refrain s en va Dans la nuit troublante! Ton coeur écoutera La prière ardente Qui s\u2019envole vers toi, Rosarita Mia! Les gosses à personne Paroles de A.Foucber\tMusique de Daniderff\tChanté par Nitta-Jo Refrain La neige tombe du ciel gris .Noël! Noël! les cloches sonnent .Je pense aux pauvres sans abri, Aux enfants perdus dans Paris Et qui sont les goss\u2019s à personne .I Comment qu\u2019ça naît?.on n\u2019en sait rien! Un matin, ça piaille et ça grouille Dans un vieux châl\u2019, près d\u2019un\u2019 gargouille, L long d\u2019la poubelle où bouff\u2019nt les chiens .Qui récbauff les fleurs du pavé Afin qu\u2019ell\u2019s pouss\u2019nt comm\u2019 ça tout\u2019s seules?L Intran! Entendez-vous leurs gueules Aux môm\u2019s qu\u2019ont pas voulu crever?.Vous pouvez vous procurer ces chansons, paroles et musique, sur disque ou en feuille, chez les marchands de musique de votre localité.\u2014 Après mon mariage, la position de mon ancien ami, par rapport à celle de mon mari, me força à me retrouver en face de lui.\u2014 Le nom de cet homme, ordonna M.Maire, en frappant son bureau du plat de la main.Il perdait patience.Alors Lina se leva frémissante.\u2014 Vous le voulez?Il faut donc que je le dénonce?.,.Oui, oui, il le faut, c\u2019est mon devoir qui l\u2019exige.Dieu sait que je n\u2019obéis qu\u2019à la contrainte morale.\u2014 Mais cessez donc ce verbiage inutile! cria presque le tranquille M Maire; le nom, le nom.Lina comprit qu\u2019elle ne pouvait plus reculer et sans hésiter, d\u2019une voix basse : \u2014 Maurice Dormeuil, articula-t-elle nettement, en même temps qu\u2019elle fermait les yeux, comme à la vue d\u2019un précipice.C\u2019était, en effet, un précipice qu\u2019elle venait de creuser sous ses pieds et qui pouvait l\u2019engloutir.Elle haletait, comme étouffée par un afflux de sang au coeur.Le magistrat fut abasourdi.Malgré les insinuations contenues dans les dernières phrases dites par la malheureuse, il ne pouvait arrêter sa pensée sur une telle horreur.Il regardait fixement la femme de l\u2019accusé.C\u2019était par trop fort ! S\u2019en prendre au gendre de la victime, à cet homme dont il admirait sincèrement la généreuse conduite, qui avait veillé sur la femme du criminel, donnant ainsi la marque certaine d\u2019un caractère au-dessus des rancunes ordinaires ! Il glapit, indigné : \u2014 Ce que vous dites est monstrueux autant qu\u2019absurde, madame.\u2014 Ce qui est monstrueux, répliqua la femme de Jean, c\u2019est que l\u2019innocent soit prisonnier et le coupable libre.Avec volubilité maintenant, le visage enflammé par la fièvre intérieure qui la dévorait, elle fit un récit suc-cint du crime, elle le fit avec rapidité, mêlant à son récit des exclamations, des protestations, des retours en arrière, qui lui donnaient un air décousu et incohérent et, pour tout dire, l'apparence d\u2019un mensonge.M.Maire la laissait aller, se gardant bien de l\u2019interrompre.Il la laissait se perdre dans le dédale des faits, dont chacun exigeait une explication compliquée.Et, à parler ainsi, à dévoiler devant cet homme dont le regard hostile la dévisageait le secret et la douleur de sa vie, la pauvre Lina épuisait ses dernières forces.Ses yeux devenaient hagards ; la fièvre reprenait sa violence, ses membres tremblaient, ses idées se brouillaient dans son pauvre cerveau mis à la torture.Songez qu\u2019elle relevait à peine de maladie, que c\u2019était sa seconde sortie \u2014la première avait été la visite à la prison ! Tant d\u2019émotions en une si courte journée auraient troublé une tête plus solide que la sienne! Au fur et à mesure qu\u2019elle parlait, le juge se ressaisissait.Pour lui, aucun doute possible.U se trouvait en présence d\u2019une malade, d une hystérique.Il remarquait 1 éclat des yeux, le tremblement et le ton saccadé de la voix, l\u2019incohérence de certains propos et il ne lui venait pas à l\u2019idée d\u2019attribuer tout cela aux souffrances qu\u2019endurait la jeune femme.Non, il cherchait des explications médicales ! Il se payait et se grisait de mots savants.Et, au lieu d\u2019écouter attentivement, il échafaudait une théorie médicale destinée à expliquer le cas de Lina.Pour lui, la lésion mentale constatée précédemment pendant sa maladie s\u2019élargissait, envahissait rapidement les méninges, produisant des troubles hystéri formes d\u2019une nature pathologique bien caractérisée.C\u2019était assurément une aliénée qu\u2019il avait devant lui.C\u2019était une aliénée qui allait sortir de son cabinet pour s\u2019échouer dans une maison de santé à la Salpêtrière ou ailleurs.Pourtant, il voulait tenter une dernière épreuve.Et il dit avec une sévérité plus apparente que réelle : \u2014 Madame, la dénonciation que vous apportez ici en jetant volontairement de la boue sur votre réputation constitue une tentative insensée.\u201cNul ne croira à la culpabilité de M.Maurice Dormeuil.La vraisemblance la plus élémentaire manque à votre récit.Comme tous ceux qui, arrivés au dernier stade du désespoir, sont prêts à se déclarer eux-mêmes coupables pour entraîner autrui dans leur ruine, vous avez perdu la conscience de ce qu\u2019il y a de révoltant dans !e choix que vous avez fait d\u2019une nouvelle victime.\u201cVoilà donc, madame, ce que vous réserviez à cette famille qui vous a comblée de bienfaits?Votre mari assassine M.Verdurel et vous rejetez le crime sur le gendre, sur cet homme aimable, sur cet artiste bon enfant, un peu viveur, soit, mais qui se tient à l\u2019écart du souci des affaires, sur cet homme qui, lui, dans l\u2019ignorance de ce qui couvre d\u2019envie dans certaines âmes basses, s\u2019est sans cesse refusé à croire votre mari coupable! \u201cOui, madame, je vous étonne peut-être.Il faut que vous sachiez cependant que chaque fois qu\u2019une preuve nouvelle venait s\u2019ajouter au faisceau impossible à rompre des preuves accablantes que j\u2019avais recueillies contre le prévenu, je voyais la peine que M Dormeuil en ressentait se peindre sur sa loyale figure.\u201cAbandonnez donc, madame, ce système odieux ; revenez à vous-même.\"La justice n\u2019ignore rien, croyez-le bien.Je sais où et comment M.Dormeuil a passé la nuit du crime.J\u2019ai à cet égard les témoignages les plus probants.Et comme Lina, malgré son abatte-mnt, manifestait un étonnement bien compréhensible, il ajouta en appuyant sur tous ses mots: Je sais qu il a passé la soirée à l\u2019Opéra.Je le sais, je l\u2019ai vu moi-même.On donnait Samson et Dalüa pour les débuts, dans le rôle de Dalila, de mademoiselle Lambertini, et je me rappelle fort bien l\u2019avoir aperçu au foyer de la danse.Je 1 ai dit, dès le lendemain, au Procureur de la République, car cette coïncidence m\u2019avait frappé.Je connais Maurice Dormeuil depuis longtemps ; j ai assisté à son mariage. 20 octobre 1934 &3amedi 35 \"Qu'avez-vous à répondre à cela, au fait si simple qui détruit tout votre système?Mettrez-vous en doute mon propre témoignage.Hélas, I.ina, anéantie, ne trouva rien à répliquer.Elle n'eut pas la présence d\u2019esprit de dire au juge: \u2014En effet, Maurice était en liabit de soirée quand, passé onze heures, il est arrivé à la fabrique.Il a pu assister à la représentation de l'Opéra jusqu\u2019à onze heures moins le quart.\"Avec une automobile, cinq minutes suffisent pour faire le trajet, de meme que cinq à six minutes ont suffi pour le ramener ensuite sur les grands boulevards.Cette explication \u2014 la vraie \u2014 qui était si simple et si naturelle, Lina ne put la donner.Elle n'avait plus, à ce moment, la lucidité d\u2019esprit nécessaire.M.Maire triompha bruyamment du silence de la jeune femme.Il reprit aussitôt : \u2014C\u2019est comme votre histoire de la clef, elle est absurde.\u201cQu'il ait eu jadis une clef de la porte de la rue de Bagneux, c\u2019est possible; mais avouez qu\u2019il s\u2019en servait peu et qu\u2019elle doit être rouillée ou perdue depuis longtemps.En proie à la honte et à la stupeur, la jeune femme écoutait, la bouche sèche, les yeux hagards, comme dans un cauchemar.Etait-ce possible?On ne la croyait pas.La tentative se retournait contre elle.Elle aboutissait à la rendre odieuse et à aggraver le sort de Jean en lui ôtant des sympathies.La révolte grondait dans son coeur.Le sang bourdonnait dans ses oreilles, LTn cercle de fer étreignait son front sec et brûlant.Elle sentait monter en elle le rire frénétique de la folie, et elle faisait effort pour retenir sa raison prête à fuir, comme un avare qui voit emporter son trésor.Elle porta la main à sa tête.\u2014 C\u2019en est trop, murmura-t-elle faiblement.Cette fois, c\u2019en e^t trop 1 Le misérable a pu établi un alibi.Mais, sans l'entendre, le juge continua : \u2014 Je vais faire appeler M.Dor-meuil, et vous confronter avec lui.Il réfléchit un instant : \u2014 Ou plutôt j\u2019irai moi-même le chercher.Il songeait : \u2014 Mieux vaut étouffer le scandale; c\u2019est encore une chance que j'aie renvoyé mon greffier.\u201c Après les premiers mots prononces devant lui, il eût été vraiment difficile de lui dire de s\u2019en aller.\"Quelle affaire cela ferait, jour de Dieu ! \u201cJ\u2019entends déjà les ignobles racontars des journalistes et la plaie affolante des interviews.\"L\u2019instruction amoindrie, une honorable famille déjà plongée dans la douleur jetée dans l'infamie brutale des commentaires, tout cela pour une invention de folle, car elle est folle à lier, la malheureuse ! Tout en monologuant ainsi, le juge s\u2019était levé et, s\u2019adressant à Lina: \u2014 Attendez-moi.Et en même temps, il fit un signe au garde municipal de service, qui voulait dire : \u2014 Ne la laissez pas sortir.Puis il s\u2019élança à la recherche de Maurice Dormeuil.Il le trouva promptement dans la salle des Pas Perdus.Sa haute et élégante taille se voyait de loin.Le misérable n\u2019en menait pas large.Les minutes qui venaient de s\u2019écouler devaient compter parmi les plus cruelles de sa vie.Pendant qu\u2019il faisait les cent pas dans la haute et vaste salle du Palais, son sort se décidait dans une petite pièce, là à côté.Quelques instants encore, et il serait ou sauvé, ou déshonoré et perdu à tout jamais! Comme son coeur battait à cette pensée ! Line sueur froide, vite essuyée, perlait à son front.Mais cet abattement ne durait pas.Il faisait des efforts inouïs pour retrouver son calme, son sang-froid ; pour s\u2019affermir dans le système de défense qu\u2019il avait adopté.Car il pensait bien qu'il aurait à se défendre.Les minutes lui paraissaient des siècles.A certains moments, il se sentait prêt à défaillir.A ces moments-là, il ne parvenait pas à dominer les frissons nerveux qui le secouaient tout entier.Il se répétait constamment une phrase dont les mots étaient comme des talismans: \u2014 Toujours être maitre de soi, lutter encore, même lorsque tout espoir semble perdu.Les hommes qui le coudoyaient l'enveloppaient d\u2019un regard d\u2019envie.Impeccablement vêtu d\u2019un drap si fin qu'il avait la finesse de la peau, avec ses abondants cheveux frisés séparés à l\u2019artiste sur le milieu de la tête, et cet air de nonchalance triomphante que ses membres avaient acquis dans l'oisiveté et la jouissance, il était de ceux don la vue excite la colère et la convoitise des besogneux qui traînent leur misère et leurs habits râpés avec une fièvre refroidie qui creuse leurs joues et durcit leur front.Une animation bruyante régnait dans l'immense parloir.Sous les hautes voûtes des voix sonores d\u2019avocats dominaient les chu-chottements et le bruit des pas.Pour se donner une contenance, Maurice tenait un journal dans ses mains, mais les lignes dansaient devant ses yeux.En réalité, sombre, anxieux, il ne perdait pas de vue le bout de la salle par où on viendrait le chercher tout à l\u2019heure.Car il était sûr que le juge le ferait appeler.Quel effet les révélations de Lina auraient-elles produit sur lui ?Jamais il n\u2019avait connu comme à cette heure l'anxiété de l\u2019attenté! Quand on ouvrait les portes, il jetait sur la blancheur du jour extérieur des regards de fauve en cage.Allait-il sortir victorieux de la lutte 5 Enfin il aperçut M.Maire.La petite taille du iuçe d\u2019instuction le lui faisait perdre parfois de vue.Tending au (avamelcjiü Ae jaii bid4ml MAGIE! J?ait itcufle POUDING MAGIQUE AU CARAMEL^ Mettez, une ou\t^\u201cune bouilloire d\u2019eau Eagle Condense Sucre\tdurant trois bouillante.Continues\ttoujours bien heures, ayant soin\tcomplètement.couverte par ! eau.\tvoyez.vous?Un succu- Cuvreï la boite \u2022 \u2022 V Amalgamez avec V4 \u201c VèrS «k \u2022» * prodigieux] Le \\a\u201c\trî\u201c\t* se caramélise et se colare au ^ p
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