La tribune, 17 mai 2001, Cahier 4
[" CŒHHEFE c oe ae x ce SPN PN ra Cala kos {AE Ha, \u2018 45947 wig.ule Fi \u2018A Ÿ, ef at CE FLEURIMONT SHERBROOKE A i | » ry.Gh) ue ?» i 4 Ton My Y 23 \u2018 Fouls » 1 1645, rue King Est, 566-5991 1850, rue King Ouest, 566-0303 ay Sw 3 PA \u201c4 À ¥.alt FF U 5 % » 4 a ét ap 1X\u201d Pt bn\" 5 B 2 wf B 2 Ay SAL (a ae né fer E> > > qe A | og i DRE = hot £fj Li = B® *y.OF 3g fe AA AS sus = gt ot JA pe - = oe es > ) = # x AF ENS \u20ac r+ Px \u2014 (4 ¥ UE a) \u201c4 yh 22 \"4, : ha ' per _ ! «, 4 JR As + 12 EY À fm \u20ac \u2026 AT Mae y of + A 7) Ÿ Fa ti ; i NHR \u2018rs H \u201cvy J ; B {Hi nF hk =) | Hl % =.TE g* ; 200 pe bh Joy mean TA, né # toa ee -_ $e > © A LEY ¥ ; 2 Quiper pour mieux $ ig + 1: PRI by \"4 LÀ y Hits * A , : o ac LUS pe 3 Fa a pet mate Lu > \u201d 4 BH ap 22 > HS Voy AFF oe, od (ee f ait Frot if i 3 fy =v amustl \u2019 I i AH DW &Y ¢ Cr Photos SEPAQ ae WC ee a 4 : im Eo aon D-1 DZ La Tribune / Jeudi 17 mai 2001 Luc Larochelle llaroche@latribune.qc.ca SHERBROOKE L a péche et la chasse ne sont pas refoulées au rang des priorités de pleuxieme ordre.Ces deux activités traditionnelles ne monopolisent cependant plus à elles seules les orientations stratégiques de la société de la Faune et ésparcs du Québec (FAPAQ).ze Cette société d\u2019État, dont la gestion éurante est détachée de l\u2019 appareil gouvernemental provincial, a pris un virage d\u2019affaires et s'emploie à promouvoir la mise en marché des grands espa- des dont le Québec regorge.Cap sur l'exotisme et l\u2019aventure plein air.:.«Ce virage n\u2019est pas un choix impro- vigé.C\u2019est la lecture que nous avons prise du marché et que nous révèlent les nouvelles valeurs de la société.Oute.la péche et la chasse, il y a une mul- fitude d\u2019autres activités que les gens \u201cele vivre pour profiter de la splen- de nos grands espaces.Le rôle de la: FAPAQ est d\u2019orchestrer une stratégie pour répondre a ces besoins», affir- me-le vice-président de l\u2019organisme, Louis Aubry, chargé du développement et de l\u2019aménagement de la faune.PIE GIAIE ar IN/ANTT OUR Ce dernier se réjouit de constater que de plus en plus de pourvoiries et de ZECS (zone d\u2019exploitation contrôlée), qui ciblaient presque uniquement la clientèle des pêcheurs et des chasseurs dans le passé, offrent des séjours de camping et d\u2019autres activités pour rejoindre la famille.Si l\u2019un des objectifs de la FAPAQ est d'augmenter l\u2019achalandage dans les parcs ainsi que sur les vastes territoires publics du nord du Québec, ses dirigeants sont également conscients qu\u2019ils devront accroître leurs efforts pour préserver l\u2019accessibilité aux plans d\u2019eau et à la forêt des secteurs plus urbanisés.«C\u2019est un problème qui va en s\u2019amplifiant», reconnaît M.Aubry, à propos des contraintes imposées par des règlements ainsi que par une tarification de plus en plus élevée.Pour pagayer avec son kayak sur le lac Massawippi ou sur le lac Memphrémagog, il faut payer.Pour mettre sa chaloupe à l\u2019eau pour pêcher, aussi.Il coûte deux fois moins cher pour pêcher durant trois heures à l\u2019étang Baldwin en louant une embarcation qu\u2019en utilisant la sienne! Des contraintes qui se répercutent dans toute la chaîne économique, jusqu\u2019aux fabricants d\u2019embarcations.Louis Aubry, sous-ministre au développement et à l'aménagement à la société de la Faune et des porcs du Québec «Le balancier se promène entre l\u2019exagération des uns et les réactions exagérées des autres.C\u2019est normal qu\u2019il y ait une tarification mais lorsque des municipalités exigent 100$ par saison d\u2019un pêcheur pour fréquenter un plan d\u2019eau, elles briment également son droit d\u2019accès.Nous devrons chercher le point d\u2019équilibre entre l\u2019usage du bien collectif et le souci des autorités locales de préserver la qualité de vie de leurs citoyens», dit M.Aubry.Comment y arriver?«La réponse ne peut pas venir d\u2019un seul intervenant.Je ne suis pas partisan de l\u2019approche communiste, de l\u2019interventionnisme gouvernemental pour pallier tout.Le gouvernement ne peut pas exproprier les riverains comme il ne peut tolérer non plus que les riverains exproprient les usagers des plans d\u2019eau.Nous essayons de jouer un rôle de médiation auprès des municipalités et de l\u2019Union des producteurs agricoles», explique le sous-ministre.M.Aubry croit également que les lois du marché dicteront ce point d\u2019équilibre et que les élus des régions qui seront insensibles à ces questions priveront leur milieu des retombées économiques non négligeables générées par la pêche, la chasse et les autres activités de plein air en explosion.La FAPAQ s'intéresse aux fusions municipales Les gestionnaires de la faune suivent de près le remue-ménage en cours E 5 La mise en marché des grands espaces \u2014 + dev» Am 1 dans les municipalités.L'uniformisé- tion des règlements municipaux à l\u2019intérieur de la ville nouvelle de Sherbrooke qui pourrait, théoriquement, entraîner l\u2019interdiction de chasser sur.l\u2019ensemble du territoire est une consé-: quence redoutée autant par les chas-: seurs qui fréquentent des boisés de la: banlieue que par la FAPAQ.: «Nous avons l'intention de j Jouer un, rôle actif auprès des élus municipaux: pour expliquer qu\u2019il est illogique- d\u2019avoir une réglementation sans nuance.Nous ne nous limiterons pas seuje-; ment à essayer de convaincre les admi-: nistrations locales, mais nous lgur.proposerons un support technique pour: identifier les zones où la chasse est né-' cessaire pour contrôler les populations, : en particulier de chevreuils dans votre: région, et la façon dont elle peut être pratiquée en toute sécurité», assure M.Aubry.De la capacité de la société de Ta Faune et des parcs à convaincre de: cultiver la tolérance passe aussi sa réus-; site en affaires.Le jeune vice-président,\u2019 en poste depuis janvier dernier et en! qui les autorités gouvernementales ont.placé leur confiance pour piloter le virage stratégique, est le premier conscient du défi que cela pose.- 250 kilomètres carrés de nature aux Estriens lh SE aw on oa - Pèche et nature Ce cahier est une réalisation conjointe des services de la rédaction et de la publicité \\ Coordination Jacynthe Nadeau Christian Malo David Bombardier Gilles Dallaire ! Daniel Forgues Luc 1 Evelyne Leblanc Daniel Forgues Pierre Sévigny Lisette Hallée Raymond Vincent Renseignements : (819) 564-5450 LaTribune Peu de régions possèdent autant de parcs provinciaux Photo archives.La Tribune Au parc de Frontenac, le plus vaste de la région avec ses 155 kilomètres carrés, un + sentier long de quatre kilométres parcourt un secteur de 1,5 kilomètre carré dans le cadre de \u2018interprétation de la tourbière.ÿ « Vex passionnés de pêche À 5e amenés de la nature, Ya Je vous donne rendez-vous fons les pestis Arts La line alors que vous 4 fronverce rrua chronique A chasse, pêche cé plein air» Daniel Forgues dforgues@latribune.qc.ca SHERBROOKE P eu de régions du Québec, à l\u2019exception de la Gaspésie, peuvent se vanter de posséder autant de parcs provinciaux qu\u2019en Estrie, estime le directeur du parc Mont-Orford, Pierre Depelteau.En fait, à eux seuls, les parcs du Mont-Orford, de Frontenac et du Mont-Mégantic offrent plus de 250 kilomètres carrés de nature aux Estriens.«C\u2019est beaucoup par rapport à certaines autres régions du Québec, mais c\u2019est peu quand on sait que 92 pour cent des forêts de l\u2019Estrie sont privées # et ne sont pas accessibles au public», commente M.Depelteau.Mais les trois parcs provinciaux que l\u2019on trouve dans la région en offrent largement aux touristes ainsi qu\u2019aux Estriens.Le camping, oui, mais aussi de l\u2019animation, des expériences à la découverte de la vraie nature, des sentiers pédestres, etc.Au parc du Mont-Orford, par exemple, on trouve pas moins de 80 kilomètres de sentiers pédestres dans la forêt et les animations d'interprétation de la nature ont attiré plus de 6000 personnes l\u2019an dernier.Au parc de Frontenac, le plus vaste de la région avec ses 155 kilomètres carrés, un sentier long de quatre kilomètres parcourt un secteur de 1,5 kilomètre carré dans le cadre de l\u2019interprétation de la tourbière.Quelque 20 000 personnes ont fréquenté ce parc l\u2019an dernier, «une légère baisse par rapport aux années antérieures en raison des mauvaises conditions climatiques de l\u2019été», estime Lucie Blanchard.Au parc du Mont-Mégantic, on offre pas moins de 50 kilomètres de sentiers pédestres, de niveaux de difficultés variés.Le réseau de sentiers offre des points de vue superbes sur le mont Saint-Joseph et sa chapelle, le mont Victoria ainsi que le mont Mégantic.Dans ce milieu de haute altitude, on peut observer pas moins de 120 espèces d\u2019oiseaux ainsi que des espèces de mammifères rares.Le parc du Mont-Mégantic offre un séjour de la terre aux étoiles avec une visite de l\u2019ASTROIab.Dans les trois parcs, la période estivale venue, on tient des ateliers d\u2019éducation de même que des activités d\u2019interprétation de la nature, qu\u2019il s'agisse de la vie animale, de l\u2019ornithologie ou de la végétation.À noter que la tarification d\u2019accès aux parcs provinciaux a été modifiée depuis le ler avril.Depuis cette date, les droits d\u2019accès sont de 3,50 $ par adulte et de 1,50 $ par enfant.Pour les trois parcs du Québec offrant un service de gardien de plage (sur les heures d\u2019ouverture de la plage), il faut débourser 5 $ pour le Les gigantesques pierres de granit, au : URIDESIEC ; is laroche(@latribune.qc.ca Ny 45045 v stationnement.Ces parcs sont ceux du Mont-Orford, Yamaska et Oka.Pour informations: Mont-Orford: (819) 843-9855 Frontenac: (418) 422-2136 Mont- Megantic: (819) 888-2941 CLD de Coaticook sommet du mont Pinnacle, forment une plate-forme d'observation naturelle offrant une vue imprenable sur le lac Lyster, les montagnes du Vermont ainsi que sur [a région rurale de Coaticook.160 kilomètres de sentiers pédestres dans la nature Daniel Forgues dforgues @latribune.qc.ca SHERBROOKE C Cantons de l\u2019Est.Voilà ce qu\u2019offre l\u2019organisme Sentiers de l\u2019Estrie qui doit célébrer ses 25 ans d\u2019existence lors de son assemblée générale au mont Glen le 26 mai.«Un des principaux avantages, c\u2019est que 90 pour cent de nos sentiers permettent à nos membres d\u2019avoir accès à la forêt privée», note Lucie Mager, di- l\u2019organisme rectrice générale de comptant pas moins de 1000 membres.Les sentiers pédestres de, Sentiers ent-soixante kilomètres de sentiers pédestres à travers les de l\u2019Estrie sont tantôt faciles, tantôt difficiles.«On vise les sommets, tout comme on peut tout juste faire le tour d\u2019un lac et serpenter entre les arbres, on offre des sentiers pour tous les niveaux de marche», dit-elle.Ces sentiers sont répartis en huit zones: Chapman, Kingsbury, Brompton, Orford, Bolton, Glen, Echo et Sutton.Pour 308, on devient membre de l\u2019organisme et on obtient du même coup un guide de 60 pages décrivant les sentiers ainsi que des cartes topographiques.Informations: (450) 297-0654) ou Internet à l\u2019adresse www.interlinx.gc.ca/sentier., PE tr ln.Land Ww KJ \\v ut yw RV Av SE Jeudi 17 mai 2001 / La Tribune D3 PÉCHEn NATURE Sp | | es autorités gouvernementales la décrivent comme la pêche sportive pour la distinguer de la pêche commerciale.La pêche telle que pratiquée par des centaines de milliers de Québécois est-elle vraiment un sport ou une activité récréative, au même titre que le camping et la randonnée pédestre?Peu importe le statut qui lui est reconnu, la pêche représente une industrie de 1,3 milliard de dollars, a révélé une étude de marché réalisée, il y a deux ans, pour la société de la Faune et des parcs du Québec (FAPAQ).L'Estrie se préoccupe-t-elle d\u2019aller chercher sa part du gâteau?Le gouvernement provincial a autorisé le prolongement de la saison de pêche au lac Memphrémagog jusqu\u2019à la fin du mois d\u2019octobre -le 28 octobre, cette année- afin que la région puisse miser sur cet autre attrait durant les couleurs flamboyantes de l\u2019automne.Y a-t-on cru vraiment, suffisamment?Les chasseurs de caribou ont le réflexe d\u2019apporter leur canne et pêche- sur les rivières Georges ou Caniapiscau, la Société des établissements de plein air du Québec, qui gère les activités sur l\u2019île d\u2019Anticosti, offre aussi des séjours chasse et pê- che, pourquoi ne pas mettre davantage d\u2019emphase sur les résultats exceptionnels qui sont possibles durant la même semaine d\u2019octobre, à chasser le chevreuil et à pêcher sur le Memphrémagog?Les touristes ont le goût de l\u2019aventure, raconte le vice-président de la FAPAQ, Louis\u2019 Aubry.Le secteur de Baldwin, maintenant rattaché a la Ville de Coaticook, étale ses trésors.La péche est dans le courant nature en émergence au Québec et La Tribune prend le virage, elle aussi.Notre traditionnel cahier, qui dans le passé traitait exclusivement de pêche, porte une nouvelle signature: pêche et nature.Parce que pêcher, marcher en forêt, observer les oiseaux ou s\u2019asseoir dans un marais pour écouter le chant des grenouilles procure la même sensation de bien-être.Parce que les citoyens de l\u2019Estrie et des Bois-Francs ont la chance d\u2019avoir ces exutoires à quelques minutes de la maison ou du Haroche@ latribune.qc.ca La pêche dans le courant nature pour une expédition combinée -chasse .CHELLE bureau.C\u2019est d\u2019abord dans notre esprit que doivent pousser les fleurs.Pas besoin d\u2019être un expert pour prendre plaisir à vivre avec la famille une excursion de quelques heures sur un lac, tout en mouillant sa ligne.La Fête de la pêche, les 7 et 8 juillet, est Poccasion toute désignée d'offrir un bain de plein air aux enfants.Rappelons que tous les Québécois peuvent pêcher sans permis durant ces deux jours.Nous publions la liste des ensemencements qui seront réalisés en prévision de cet événement et nous en profitons pour souligner la contribution des bénévoles membres des associations locales, qui parrainent la Fête de la pêche.Bravo! Il y a les trucs à répandre et ceux qui n\u2019auraient jamais dû circuler.À l\u2019âge de 69 ans, Wayne Taylor, qui compte plus de 50 ans d\u2019expérience, prodigue de judicieux conseils aux débutants lors des rencontres amicales des membres du Regroupement des pêcheurs à la mouche de Sherbrooke.Mon collègue Gilles Dallaire, lui, confesse des coups pendables qui à l\u2019époque où la société avait une conscience plus élastique n\u2019étaient pas jugés aussi sévèrement qu\u2019ils ne le seraient au- jourd\u2019hyi.Autre temps, autres moeurs.Tant mieux! Si la pêche et les autres activités de plein air nous inondent d\u2019une sensation de bonheur, elles nous exposent aussi au danger.On peut difficilement rester indifférent au récit du cauchemar vécu par deux pêcheurs de la région, qui ont coulé sur le Réservoir Gouin au mois de septembre dernier.Renaud Marchand a bien cru qu\u2019il ne reverrait jamais les siens.Il doit la vie à son beau-frère, un parent par alliance, qu\u2019il proclame aujour- d\u2019hui son frère de sang.C\u2019est enrageant d\u2019oublier sa canne, son coffre ou ses bottes à la maison.Ça expose en plus au sarcasme des copains, qui ne manquent jamais d\u2019amplifier ce malheur.Mais qui oserait rire de la mort, après qu\u2019une personne eut oublié ou négligé de mettre sa veste de sauvetage.Renaud Marchand et Claude Gobeil témoignent qu\u2019ils n\u2019auraient jamais eu le temps de l\u2019enfiler.L\u2019imprudence ne devrait jamais nous gagner.Car de tous les plaisirs, le plus beau est d\u2019être en vie! \u2018enter sur le réservoir Gouin Luc Larochelle laroche @latribune.qc.ca a devait être une excursion sans drame et sans embuches, com me celles des 20 années précédentes.Le soleil brillait au-dessus du | réservoir Gouin.Pas de nuages menaçants à l\u2019horizon, pas de vent non plus pour agiter les eaux de cette véritable mer intérieure.Quelques kilomètres par bateau, de la rive jusqu\u2019à l\u2019île du campement, et la pêche allait commencer.Les moteurs ne tournaient pas à plein régime.Rien ne pressait pour Claude Gobeil et son beau-frère, Renaud Marchand, des habitués de ce secteur, qui savent prendre le temps d\u2019apprécier les rares belles journées de septembre.À cette période de l\u2019année.ils sont plus habitués à la pluie et aux vents frisquets.: «Nous passons a cet endroit depuis 20 ans et jamais nous n\u2019avions vu le danger.Nous avancions lentement.Si lentement que la roche qui a heurté la coque de notre embarcation a défilé sous nos yeux sans que nous nous alertions.Juste le temps de redresser la tête, la chaloupe s\u2019est dressée et a piqué du nez.Comme le Titanic.Elle était poussée vers le fond par les moteurs, qui fonctionnaient encore», décrit M.Gobeil.Portant leur veste de sauvetage, les deux naufragés ont cherché calmement des points de repère vers la terre ferme.Près de deux kilomètres les séparaient de la rive.«Nous avons essayé de rester ensemble mais le vent s\u2019est levé et Renaud s\u2019est mis à dériver dans le courant.Je le voyais s\u2019éloigner.Il faut que tu fasses vite un choix: le seul moyen de porter secours à l\u2019autre c\u2019est de te sortir d\u2019abord d\u2019embarras toi-même!», explique celui qui a passé à travers des entraînements militaires sans ménagement.Pendant que son beau-frère regagne peu à peu la rive, Renaud Marchand, lui, sent graduellement son corps se figer.Il redouble d\u2019efforts pour nager mais s\u2019épuise.«Je me sentais rétrécir, ma ceinture devenait trop grande, je combattais juste pour rester dedans et demeurer à la surface de l\u2019eau.Dai dû me résigner et admettre que ma seule chance de survie était de me coucher sur le dos et de me laisser dériver», raconte-t-il.M.Marchand voit passer une île à moins de 30 mètres de lui.Il n\u2019a même plus la force de nager pour tenter de la rejoindre.Le jour décline, sa vie aussi.Pendant ce temps, son camarade d\u2019infortune réussit à regagner la rive et monte à bord de sa voiture pour trou- Photo La Tribune, Luc Larochelle Renaud Marchand, de Sherbrooke, a passé plusieurs heures dans les eaux froides du réservoir Gouin à la fin de l'été dernier.Il a été secouru in extremis par son beau-frère, Claude Gobeil, qui a réussi à regagner la terre ferme plus rapidement.Ayant souffert d'hypothermie avancée, M.Marchand a perdu trois pouces de tour de taille en 12 heures ver du secours.La nuit avance plus rapidement que lui.«Je suis devenu tellement confus qu\u2019en voyant une fusée éclairante au loin, je me suis dit: quel imbécile brûle des feux d'artifice en pleine forêt.Puis, j'ai refermé les yeux et je suis retombé dans le coma.Je ne pensais pas vraiment à la mort, si ce n\u2019est d\u2019avoir souhaité qu\u2019ils retrouvent mon corps afin que mes proches n'aient pas à vivre unc souffrance psychologique encore plus terrible», décrit M.Marchand.C\u2019est la douleur de blessures, occasionnées par les ballottements de son corps poussé contre\u2019 des caps de roche par les vagues, qui le sort de son état de somnolence.Il distingue pas tellement loin la silhouette d\u2019un chalet mais il est incapable de se tenir debout pour marcher.Les sauveteurs balaient la surface du lac, passent et reviennent sans arrêt dans la baie où le courant est susceptible d\u2019avoir poussé le disparu.Il n\u2019y a rien.Toujours rien.Désespérément rien.«Je l\u2019ai entendu avant de l\u2019apercevoir.D\u2019ai perçu un gémissement.Un seul.Mais ce fut suffisant pour le localiser.C\u2019est un cauchemar interminable qui prenait fin quand je l\u2019ai vu bouger», dit Claude Gobeil.Pas mort, mais pas fort.Renaud Marchand était dans un état d\u2019hypothermie avancé.Sa peau avait commencé à se décolorer.En enfilant les pantalons d\u2019un autre, le lendemain matin, il réalisa qu'il avait perdu trois pouces de tour de taille en 12 heures! *, «J'ai uriné de la glace durant co! bon mois.Mon urine était aussi froidé: que l\u2019eau qui sort du robinet.» En dépit de cette mésaventure, Né! Marchand a vite exorcisé sa peur.\u201ci «Je suis monté dans une chalougi] des le lendemain.Avant de partir petiry rentrer à la maison, je me suis baïgné: quelques minutes dans le réservpär! Gouin pour chasser le mauvais souvë- nir de cette soirée d\u2019enfer.Je retourne à la pêche au mois de juin ct je n'ai pai] de crainte», relate-t-il.Renaud Marchand croit que tout pêcheur devrait participer au moins! une fois dans sa vie à une simulation dé naufrage.«Pas en costume de bain au milieu d\u2019une piscine.Non, au milieu d\u2019un lac à la fin de l\u2019été ou au début de l\u2019automne, lorsqu\u2019il faut s\u2019habiller plus chaudez; ment ct que Peau est plus froide.Plus jamais par la suite, il ne porterait une veste qui n\u2019est pas adaptée à sa taillé et; à son poids (habillé en pêcheur) et cu jamais, il s\u2019assoirait sur sa veste de sa vetage durant des déplacements é pensant qu\u2019il aura le temps de la mettre; si quelque chose survient.Si nous avions couru ce risque, jamais nous nes serions sortis vivants de cette mésaveri ture», conclut M.Marchand.! REGIE REGIONALE DE LA SANTE ET DES SERVICES SOCIAUX DE L'ESTRIE [WTS FE RATE 2 rye TOTP, 216 1.suivantes : pêche sportive.A moins de six ans : Consommez-vous du poisson provenant des lacs de l'Estrie?En juin 1999, puis en décembre 2000, la Direction de la santé publique et de l'évaluation de l'Estrie a émis un avis au sujet de la pêche sportive en Estrie.Cet avis concernait la consommation de certains poissons, surtout piscivores (c'est-à-dire mangeant d\u2019autres poissons).| En cette période de l'année, il est utile de rappeler les recommandations e Pour la population générale : limiter la consommation à un maximum de deux repas par mois de poissons piscivores de pêche sportive.e Pour les femmes enceintes ou qui allaitent et les enfants de aucun repas de poissons piscivores de Rappelons que ces restrictions ont été émises-en raison de la contamination par le mercure des poissons de pêche sportive de certains lacs en Estrie.Les poissons les plus contaminés sont le touladi, le brochet et l'achigan.Pour plus d'informations, contactez-nous au numéro de téléphone suivant : .(819) 829-3400, poste 2477.43138 à moteur 4 temps SANS MÉLANGE D'HUILE À partir de de 22 modèles de choi GENERATRICE de 350 à 12 000 watts w= 479° \\ gp = MOTOCULTEURS de1.5h.p.a8h.p.$ à partir de 499 Photos à titre indicatif seulement QUALITÉ SUPÉRIEURE ÉQUIPEMENTS choix de 12 modèles de | : TONDEUSES à partir de MOTOPOMPES | wv ADOS | a A a NX CHARLES LAVIGNE & FILS INC.1381, rue King Est, Sherbrooke, (819) 566-1111 \u2014 -D4 La Tribune / Jeudi 17 mai 2001 ÊCHE sr NATURE 55 \u2014 Pécher.pour le simple plaisir de pêcher Les pêcheurs à la mouche remettent à l'eau 95 pour cent de leurs prises David Bombardier david.bombardier@moncourrier.com D os es pêcheurs qui pratiquent leurs lancers sur une étendue » d\u2019eau, c\u2019est commun.Mais en voir cer- Stains qui peaufinent leurs lancers sur * gazon, encore humidifié par la neige À : tout juste fondue, c\u2019est plutôt inusité! C\u2019est pourtant ce que faisaient plusieurs pêcheurs à la mouche au parc Blanchard de Sherbrooke, à la fin d\u2019avril, en attendant impatiemment le début de la saison de pêche.«Jai pratiqué mes lancers dans le gymnase de l\u2019école, l\u2019autre midi.Je dois dire que je suis un peu mordu.» raconte Jean Fontaine, enseignant au Collè- \u2018ge François Delaplace, de Waterville, et membre du Regroupement des pê- cheurs à la mouche de Sherbrooke.«Le Regroupement est né en 1994, explique son président, Javier Melgarejo.Au départ, nous n\u2019étions que quatre ou cinq membres, mais.aujourd\u2019hui, nous sommes plus d\u2019une cinquantaine.» Qu\u2019ils soient âgés de 14 ou 87 ans, qu\u2019ils viennent de Sherbrooke, Magog, Coaticook ou Ulverton, les membres du Regroupement ont tous un point en commun: leur passion pour la pêche à la mouche.«C\u2019est un art, lance M.Fontaine.Nous ne sommes pas là pour pêcher le plus de poissons possibles.En fait, nous rejetons 95 pour cent des poissons à l\u2019eau; nous gardons seulement ceux qui \u2018sont blessés.Nous péchons tout simplement pour le plaisir de pêcher.» «C\u2019est beaucoup plus efficace que : de pêcher aux vers, ajoute Bruno Isa- \u2019belle, un des directeurs du Regroupement.Comme les poissons se nourrissent en partie d\u2019insectes, on imite ces - proies, ce qui nous permet de pêcher la Zparticipent à 5 ou 6 sorties sur des riviè- ; dy ~~ + I truite, l\u2019achigan, le saumon et même le .brochet.» Regroupement quatre saisons - Tout au long de l\u2019été, les membres res de la région, telles que les rivières * Coaticook, Magog et Saint-François.= «Parfois, nous allons même sur la riviè- jte aux Ecorces, au Lac-Saint-Jean», 1 précise M.Fontaine.ERI oi.\u201c RHONE TRS at 4.U - Et pendant l\u2019hiver?Les membres se \u2018rencontrent une vingtaine de fois pen- \u201cdant la saison froide à la Maison de d'eau du Parc Blanchard.«Plusieurs \u2018 Le plein air en chiffres fes ne vaste étude réalisée pour la société de la Faune et des +» parcs du Québec, en 1999, a révélé que: - 2,3 millions de Québécois parti-, \u201c cipent à des activités de plein air, 1,2 .million se déplacent chaque année - 1 million sont + pour des activités d\u2019intérêt faunique, des pêcheurs et 404 000 des chasseurs.- Les Québécois consacrent 3,2 milliards $ par année aux différents \u201c loisirs reliés à la nature.: + - La pêche sportive représente 1 Une industrie de 1,3 milliard$ au 3 Québec tandis que la chasse génère GM 4 de 298 millions une activité économique de l\u2019ordre $.- Un pêcheur dépense en moyen- : ne 1300$ par année (dépenses cou- ! rantes et de capital) contre 650$ ; pour un chasseur, 555 $ pour l\u2019adepte des activités de plein air et 250 $ pour s+ la personne se livrant de l\u2019observa- 3 tion faunique.SIRI Ih nit a oS nu BIR BIG CA C0 + entre - La péche est deux fois plus populaire dans les régions Mauricie/ Bois-Francs et Saguenay/ $ Lac-Saint-Jean qu\u2019en Estrie.N\u2019est-ce jas la preuve que les contraintes à \u2019accessibilité des principaux plans d\u2019eau privent les commerces et entreprises .du secteur tertiaire de retombées économiques considérables?- 50 pour cent des Québécois âgés 35 et 54 ans se déclaraient en \u2014 ~ 3 1999 adeptes de la pêche et de la pé- : che et de la chasse, proportion qui + chutait à 35 pour cent dans le groupe ?d\u2019âge des 15-34 ans.IAB SAZSIALE LAS SAR LYRA TH RYSYIYRPR TY FY TT VNY - Le nombre de personnes intéressées par la chasse a chuté de plus de 50 pour cent entre 1991 et 1996.La diminution est de 10 pour cent Continuer à laisser la pêche et la chasse péricliter creusera nécessaire- rhent des trous énormes dans l'économie québécoise.Imacom, René Marquis Wayne Taylor, «l\u2019un des maîtres québécois de la pêche à la mouche les plus expérimentés», selon Bruno Isabelle, donne quelques trucs à Jean Delormeconférenciers sont invités, explique M.Isabelle.Les membres reçoivent de la formation sur l\u2019_équipement et apprennent à monter leurs propres mouches.» «Nous avons même développé une nouvelle technique de fabrication de mouches à base de jute, unique aux Cantons-de-l\u2019Est», raconte fièrement M.Melgarejo, Péruvien d\u2019origine arrivé au Québec il y a 14 ans.L\u2019entraide avant tout Le nombre de femmes membres du Regroupement se compte sur les doigts d\u2019une seule main.Pierrette Chagnon est l\u2019une d\u2019elles.«J'ai commencé à pê- cher à la mouche il y a six ans, raconte- t-elle.C\u2019était un rêve de jeunesse que je réalisais.Ce n\u2019est pas évident, mais jai reçu beaucoup d\u2019aide ici.» Cette aide, elle vient notamment de Wayne Taylor, «l\u2019un des maîtres québécois les plus expérimentés», soutient M.Isabelle.Selon lui, M.Taylor fait partie du «Club des 20», une organisation quasi secrète qui fonctionne sur invitation et qui regroupe l\u2019élite plus âgée des pêcheurs à la mouche.«Parmi ceux-ci, plusieurs sont connus mondia- À 23 ans, Serge Beaudette est président Sag 50 ARE Co Imacom, Martin Blache depuis trois ans de la Société de loisir ornithologique de l\u2019Estrie et ne compte plus les heutes à observer et photographier es oiseaux lement», raconte-t-il.«Wayne est toujours prêt pour aider les autres, poursuit M.Isabelle.Il est très respecté et il ne se prend pas pour un autre.» «Si tu as besoin de quel- qu\u2019un pour t\u2019expliquer le fonctionnement d\u2019une canne à pêche, c\u2019est Wayne qu\u2019il faut aller voir», ajoute M.Fontaine.Allons le voir, justement.Ou plutôt essayons.Car Wayne, comme les membres du Regroupement le nomme, semble totalement absorbé par son travail de professeur.La Tribune a tout de même osé le déranger.«Ça fait 55 ans que je pêche à la mouche et j'ai 69 ans, note M.Taylor.La pêche à la mouche, ce n\u2019est pas vraiment compliqué.N\u2019importe qui peut apprendre, avec un peu d\u2019aide.» Et le voilà déjà reparti aider un de ses collègues.«Quand vous passez en arrière, dites simplement: \u201cJe passe!» lance-t-il à deux inconnus qui marchent un peu trop près derrière l\u2019un de ses élèves.Nul besoin d'être connaisseur pour se passionner Daniel Forgues dforgues @latribune.qc.ca SHERBROOKE M ême en forte croissance depuis ces dernières années, l\u2019ornithologie demeure peu développée au Québec et il reste beaucoup à faire pour que cette passion se transforme en industrie comme aux États-Unis, où l\u2019on parle de milliards $ en retombées économiques, juge Serge Beaudette, président de la Société de loisir ornithologique de l\u2019Estrie (SLOE).Mais nul besoin d\u2019étre un mordu ou un fin connaisseur pour se passionner dans observation des oiseaux.«Il suffit d\u2019aimer la nature et les oiseaux, d\u2019avoir le goût de connaître et d'apprendre», dit le jeune président âgé de 23 ans qui a commencé à se passionner pour les oiseaux à l\u2019âge de cinq ans.«Moi, c\u2019est devenu plus qu\u2019une passion, presqu\u2019une maladie.Mais comme cette maladie ne fait pas mal et ne coûte rien en soins, ça me fait du bien», dit-il en riant.Si l\u2019ornithologie ne représente pas encore une industrie au Québec comme elle pourrait l\u2019être, elle demeure quand même importante et le nombre de ses adeptes croît d\u2019année en année.On parle de 5000 membres en règle répartis dans les 33 clubs affiliés à l\u2019Association québécoise des clubs d\u2019ornithologie au Québec.Le club de Sherbrooke, qui célébrera ses 20 ans d'existence cet automne, se veut l\u2019un des plus actifs dans la province après celui de Québec.Ce club faisait partie des membres fondateurs de l\u2019association provinciale il y a une vingtaine d\u2019années.Ils sont 240 membres de la SLOE répartis dans 42 villes et villages de l\u2019Estrie à consacrer des heures sinon des journées à l\u2019observation des oiseaux.L\u2019échange d'informations se fait par un bulletin publié quatre fois l\u2019an.«Ce qui est intéressant dans ce loisir, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a pas besoin de formation.Un bon guide bien illustré et une paire d\u2019yeux suffisent.Et quand on est membre d\u2019un club, on apprend de ceux qui s\u2019y connaissent plus» dit Serge Beaudette.La SLOE organise régulièrement des conférences avec des experts ainsi que des sorties en plein air de semaine comme de fin de semaine; mais.les membres ne sont pas tous actifs.«Çertains veulent juste installer des nichoirs et des mangeoires chez eux pour mieux observer et connaitre les oiseaux», dit le jeune président.L\u2019observation des oiseaux devient de plus en plus populaire dans les marais «mais on peut aussi observer des oiseaux au centre-ville de Sherbrooke, des oiseatx qu\u2019on ne verrait pas dans d\u2019autres milieux naturels».Selon M.Beaudette, on compte \u2018pas moins de 400 espèces d\u2019oiseaux au Québec.«Mais quand un ornithologue réussit à en identifier 300 en 20 ans, c\u2019est déjà pas mal», conclut-il.- + 4 . 1 moitié sur la terre ferme à moitié dans l\u2019eau.Là aussi, .il y avait presque toujours des truites et j'en prenais \u2019 \u2018tn Ea NACE Jeudi 17 mai 2001 / La Tribune D5 Par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute.D y a deux rivières et trois ruisseaux.Il y a la rivière qui coule à environ 1000 pieds de chez nous et que nous appelions la rivière Duffy.Il y a le ruisseau qui passe à peu près à la même distance de la petite église où 22 j'ai fait ma première communion et que nous appelions le ruisseau O\u2019Hara.Il y a le ruisseau guère plus large qu\u2019une rigole, sans nom, si j'ai bonne mémoire, qui coule à une centaine de pieds de la maison d\u2019Hormidas Morin, ce- lui, encore moins large, sans nom lui non plus, je crois, qui passe tout près de la maison d\u2019Alfred Bolduc et la rivière Matheson qui coule entre la maison d\u2019Alexandre Couture et celle de Roméo Guay.Peu de truites mouchetées dans la rivière Duffy.Du poisson blanc, du petit surtout mais aussi un peu : - de gros: je me rappelle en avoir pris un qui a fait des- -: cendre l\u2019aiguille de la romaine à trois livres.De la car- ;.pe, du rouget, de la perchaude et, aux alentours de la \u201c mi-juillet, de l\u2019achigan, de l\u2019archigan comme nous disions.Pas grand-chose dans le ruisseau qui coule près de chez Alfred Bolduc.Pas grand-chose non plus dans celui qui passe à côté de chez Hormidas même si Aimé Pouliot en sortait de belles grosses truites mouchetées quand il venait un coup d\u2019eau pendant l\u2019été.Passablement de truites mouchetées, un peu de truites arc-en-ciel, un peu de truites brunes aussi dans la rivière Matheson.Ça se comprend: la rivière Matheson _ se jette dans la rivière Chaudière pas très.loin du rapide du Diable où Lucien Breton qui était là au lever du soleil prenait des truites arc-en-ciel et des truites brunes de deux, trois, quatre, même cinq livres.Jai pêché dans tout ça lorsque j'étais jeune mais ma place à pêche favorite, c\u2019était le ruisseau O\u201dHara où de la truite mouchetée, il y en avait et pas à peu près.Je partais de.la maison à pied vers sept heures du matin et j'allais rejoindre le ruisseau à peu près à mi- chemin entre le rang où nous demeurions et un rang voisin en empruntant un sentier qui s\u2019enfonçait dans la forêt derrière le puits de gravier d\u2019Aimé Lessard.De la maison au ruisseau en passant par ce sentier, il y a quelque chose comme une demi-heure de marche.Au bout du sentier, il y avait une chaussée construite en travers du ruisseau par des castors et, derrière cette chaussée, un réservoir qui devait avoir dans les 30 pieds de largeur, les 200 pieds de longueur et les trois pieds de profondeur.Un réservoir bourré de truites mouchetées et des belles.Je pouvais en prendre sept ou huit avant qu\u2019elles commencent à faire la fine gueule ou à se méfier.Pas besoin d\u2019agrès coûteux: une branche droite assez flexible, une quinzaine de pieds de corde de magasin, un hameçon, des vers, c\u2019est tout que ça prenait.Même pas besoin d\u2019une boîte pour mettre les vers: la plupart du temps, ils étaient libres dans mes poches.Pas besoin d\u2019un panier pour mettre les truites non plus: je les enfilais par les ouies sur une branche en V.Encore moins besoin de cuissardes: s\u2019il le fallait, j'entrais dans le ruisseau où j'avais parfois de l\u2019eau presque jusqu\u2019au cou.Quand ça ne mordait plus en haut de la chaussée, je descendais, tout en pêchant aux endroits où l\u2019_écume , se ramasse, où des branches s'accumulent et où l\u2019eau s\u2019insinue sous la rive jusqu\u2019à une grosse roche assise à très souvent quatre ou cinq.En aval de cette roche, ça ne mordait pas beaucoup sur une assez longue distan- \u2018\u2019ce.Je ne recommençais à pêcher pour de vrai que là => où la terre d\u2019Aristide Vigneault finit et celle de Geor- «= ges Poulin commence.Entre là et le pont qui enjambe le ruisseau près de la chapelle, il y avait trois ou quatre : bons endroits, trois ou quatre bons aussi entre le pont \u2018et la rivière Chaudière.Je ne me vante même pas -quand je dis que, les jours où les truites étaient en appétit, je pouvais en ramener 20, 30 et jusqu\u2019à 40 à la ,/ maison.Et j'allais pêcher aussi souvent que je le pou- ;, Vais.Cela a duré quatre ou cinq ans.4 À la mi-juillet, les truites mouchetées commencent .à lever le nez sur les appâts et se rassemblent en bancs \u201c là où le fond d\u2019un cours d\u2019eau est sablonneux pour y frayer.Pas question que j'aille pêcher moins souvent! Les truites qui ne mordaient pas, je les attrapais au \"\u201d grappin ou avec un collet de fil de laiton.J\u2019en rame- ais peut-être moins à la maison mais c\u2019étaient les plus \u201c grosses: elles pouvaient rester à la même place une demi-journée durant et j'avais donc tout mon temps \"+ pour faire mon choix.La dynamite était en vente libre a cette époque-la et il y avait des gens, pas beaucoup, quelques-uns tout de méme, qui en plagaient des batons dans les fraye- res, allumaient la mèche et se sauvaient a toutes jam- .- bes puis, quand la charge avait explosé, revenaient ra- - masser à la main les truites assommées par la - : déflagration qui flottaient le ventre en l\u2019air à la surface de l\u2019eau.Je ne l\u2019ai jamais fait.On trouvait aussi de la chaux vive dans presque toutes les fermes et il y avait des gens, pas beaucoup, .\u2018quelques-uns quand même, qui s\u2019en servaient pour pê- \u2018 cher pendant le frai.Rien de plus facile: vous mettez de la chaux vive dans une bouteille, vous ajoutez de l\u2019eau, vous refermez la bouteille aussi vite que vous le - pouvez pour ne pas vous brûler, vous la lancez dans l\u2019eau, la pression de l\u2019eau transformée en vapeur au contact de la chaux vive fait exploser la bouteille, la déflagration assomme les truites que vous n\u2019avez plus *\"\u2018qu\u2019à ramasser à la main ou à l\u2019épuisette.Je ne l'ai ja- * mais fait non plus.\u20183.Ily a une vingtaine d\u2019années, je suis retourné pé- , Cher dans le ruisseau O\u2019Hara.Je suis revenu bredouil- de.C\u2019est à peine si, durant tout un avant-midi, il y a eu guatre ou cing touches.Pour une raison bien simple: moi, mon frère, Hilaire Pouliot, André Piché, Denis Poulin et quelques autres, nous avons vidé le ruisseau dans les années 50 et 60.Ne vous demandez plus pourquoi je suis silencieux et je baisse un peu la tête quand je passe en automobile sur le pont qui enjambe le ruisseau.J'ai honte.\u2018 \\ \u2019 Imacom, Rene Manquas À l\u2019ombre du mont Pinnacle, ceinturé de forêt, l'étang Baldwin offre une qualité de pêche exceptionnelle.Ce petit plan d'eau, à peine plus vaste que la surface de jeu du Stade olympique, sera ensemencé de 15 000 truites mouchetées au cours de la saison.Baldwin: destination nature Luc Larochelle llaroche@latribune.qe.ca COATICOOK ( ?est un site touristique qui avait perdu de son magnétisme.Le gouvernement provincial envisageait de fermer sa pisciculture, les baigneurs se faisaient plus rares a la plage municipale du lac Lyster ct les es- peces indésirables avaient pris le dessus sur la truite mouchetée a I'étang Baldwin.A peu pres seul le mont Pinnacie, montagne de pierre à la façade à demi éclatée, reconnu comme site exceptionnel à travers le Québec pour l\u2019escalade.avait conservé son cachet.Puis, arriva la création du parc Harold F.Baldwin, une forêt protégée léguée par les descendants de Richard Baldwin, pionnier de la région coati- cookoise.Sous les pressions de bénévoles, la Ville de Coaticook s\u2019intéressa à la restauration de l\u2019étang Bladwin, petit plan d\u2019eau sauvage camouflé derrière le Pinnacle.Dans cette dynamique de relance, la société de la Faune et des parcs du Québec (FAPAQ) se laissa convaincre par les autorités municipales qu\u2019avec des investissements communs, les deux organisations sauveraient leur patrimoine au lieu de l\u2019abandonner.Comme au printemps, quand le soleil réveille la nature engourdie par l\u2019hiver, Baldwin renaît sous son manteau de verdure et avec son visage toujours aussi sauvage.La pisciculture, qui a été pour nombre d\u2019anciens étudiants un lieu prisé pour les excursions de fin d\u2019année, retrouve sa vocation éducative.Elle offrira à compter de la semaine prochaine et pour au moins trois ans l\u2019exposition Histoires de pêche, qui sera le volet plus pédagogique des visites guidées.La pisciculture hérite aussi d\u2019une mission élargie.Elle devient un carrefour touristique.Après la visite de la station piscicole, les gens ont l\u2019opportunité de prendre le sentier du Moulin, en direction des sentiers d\u2019interprétation de la nature qui mènent au sommet du mont Pinnacle.La Ville de Coaticook projette d\u2019autres aménagements derrière la pisciculture: un sentier d\u2019observation ornithologique ainsi que la construction d\u2019une voie cyclable.«Nous voulons vraiment mettre le paquet pour que le secteur de Baldwin joue pleinement son rôle de moteur touristique.À moyen terme, nous souhaitons créer un corridor récréatif qui ferait le lien avec le parc de la Gorge», affirme le maire de Coaticook, André Langevin.Le responsable du programme d\u2019éducation à la FAPAQ en Estrie, Laurent Cloutier, considère que la pisciculture de Baldwin jouera un rôle de premier plan auprès de la relève.«Les jeunes sont curieux.Ils veulent apprendre et aiment surtout voir, toucher.Que ce soit par la tournée des bassins, en visitant l\u2019exposition ou en vivant des expériences en nature de toutes sortes, ils seront comblés à Baldwin», croit M.Cloutier.La pêche dans l\u2019étang Baldwin est une autre activité accessible à tous à un prix plus qu\u2019abordable.Le droit de pê- che et la location d\u2019une embarcation (avec les rames) coûtent 6 $ pour deux heures (tarif minimum) alors que chaque heure additionnelle de pêche n\u2019augmentera la facture que de 2 $.Ce plan d\u2019eau, à peine plus grand que la surface de jeu du Stade olympique et presque à cheval sur la frontière du Vermont, sera ensemencé de 15 000 truites d\u2019un an -entente conjointe entre la Ville de Coaticook et la FAPAQ- au cours de la saison, ce qui en fait l\u2019un des plans d\u2019eau les plus généreusement «nourris» de poissons de toute la province.«J'y viens en moyenne deux fois par semaine.C\u2019est un lac qui n\u2019a pas son égal pour la qualité de pêche de la truite mouchetée et pour la qualité de péche tout court.Ici, il n\u2019y a pas un chalet, pas un bruit à l\u2019exception du cri plaintif des huards.Rares sont les plans d\u2019eau aussi près de nous où les huards se sentent en liberté comme dans le Nord», témoigne Gaston Beaudoin, de Sherbrooke, rencontré à l\u2019étang Baldwin alors qu'il inaugurait sa saison en compagnie de son frère Paul.Seuls les moteurs électriques y sont autorisés.Autrement, les déplacements en chaloupe s\u2019effectuent à la rame.Comme le lac est ceinturé de bois et à l\u2019abri du vent, l'effort physique n\u2019est pas trop exigeant.Le lac est suffisamment profond pour pêcher à l\u2019ancre.En début de saison, inutile d'aller trop en profondeur.Jusqu\u2019aux chaleurs de l\u2019été, la mouchetée de l'étang Baldwin, qui est généralement de 10 pouces et plus, est friande d\u2019appâts sur les bords, dans des profondeurs variant entre six et dix pieds.Autant du point de vue de la sécurité nautique que de celui de la récolte, l'étang Baldwin s'avère un plan d'eau tout désigné pour initier les pê- cheurs incxpérimentés.À retenir - Le nourrissage de poissons est interdit à la pisciculture de Baldwin mais les visiteurs peuvent assister chaque jour à leurs repas à 10h30 et 15h 30.\u2019 - Le lac Lyster (que plusieurs connaissent sous le vocable grand lac Baldwin) a une plage publique ainsi qu\u2019une descente de bateaux.\" - Pour pêcher au lac Baldwin avec sa propre embarcation, il faut payer 10 $ pour le lavage: de son bateau ainsi qu\u2019un droit de pêche de S $,-valide pour la journée.at aio 0 Imacom, René Marquis L\u2019étang Bladwin, petit plan d\u2019eau sauvage camouflé derrière le Pinnacle, est le rendez-vous de plusieurs pêcheurs.ven STE Ie¥Plerfanniversainelde] AIRICHASS Efet]PEGCGK E enjpéchantillaltruitelArchensciel| ldanslnotrelpiscinelsunlplacey 2 JOURS SEULEMENT | VENDREDI 18 MAI \\ 9ha21h \\ PL SAMEDI 19 MAI 9h à 17h Plusieurs « VRAIS » SPECIAUX (fs NS ES mess & PÉCHE® {SPECIAL 3 wn on | | ENSEMBLE CANNE ET MOULINET Canne Quantum + monofilament + 1 leurre gratuit Rég.36,95 G HAMEUSE CUILTÈRE SPÉCIAL * 2 2205 SUTTON(44 Ré -b POUR'LE) PRIX DE 2, + 4 PS A J uh I AS dn 2. Dé La Tribune / Jeudi 17 mai 2001 RCE & NATUR ES Des marais à découvrir Daniel Forgues dforgues@latribune.qc.ca SHERBROOKE Î | y a quelques années à peine, les milieux humides, en Estrie comme partout au Québec, étaient considérés comme des terres en friche infestées de moustiques et qu\u2019on ne pouvait traiter que par du drainage, du remblayage et du remplissage.: L\u2019Estrie a su se démarquer en faisant en sorte que l\u2019on voit plutôt dans ces milieux humides des écosystèmes dynamiques, productifs et diversifiée.Les marais prennent une toute autre valeur et deviennent même de véritables sites d\u2019éducation, de passion, de découvertes naturelles.Plusieurs organismes, souvent petits, se lancent à la sauvegarde de milieux humides avec de maigres budgets > a.5: et réussissent à sensibiliser des milliers de personnes à la sauvegarde des milieux humides.Dans les Cantons de l\u2019Est, selon le Regroupement des associations pour la protection de l\u2019environnement des lacs et des cours d\u2019eau de l\u2019Estrie et du haut-bassin de la rivière Saint-François (RAPPEL), on compte plus de 600 milieux humides de un hectare et plus; sur ce nombre, 125 milieux humides de plus de cinq hectares ont été répertoriés par la Société de la Faune et des pares de l\u2019Estrie et 70 d\u2019entre eux ont été répertoriés ainsi que caractérisés par le RAPPEL en 1999.Chaque coin de la région possède son marais.À Sherbrooke même, on parle du marais Saint-François.À Sainte-Cathe- rine-de-Hatley, il y a le marais de Katevale, à l\u2019extrémité du lac Magog.que l\u2019on peut admirer à partir de l\u2019île du marais.Magog a aussi ses marais, le lac Brompton également.La route des marais existe en Estrie, mais il faut savoir la découvrir, tout comme il faut aussi apprendre à découvrir les marais.Car cette route n\u2019est pas toujours publicisée.A Kingsbury, par exemple, explique Jocelyne Bastien, le marais de l\u2019endroit fait plus de 36 hectares et est accessible gratuitement; on peut y circuler à pied à partir d\u2019une ancienne voie ferrée tout comme on peut le visiter en canot.Ce milieu humide a été créé par la construction d\u2019un barrage sur la rivière aux Saumons en 1868.Le marais est surtout accessible au public depuis 1994 grâce au Comité du marais de Kingsbury (MAKI) et il y a de l\u2019animation en période estivale.Samedi dernier, par exemple, le musée du Séminaire de Sherbrooke y tenait un voyage d'initiation au marais.Le marais Saint-François à deux pas du centre-ville Daniel Forgues dforgues@latribune.qc.cu SHERBROOKE M Cent vingt-cinq variétés d\u2019oiseaux, sept d'amphibiens, trois de reptiles; tout cela à cinq minutes du centre-ville de Sherbrooke.Le marais Saint-François se laisse facilement découvrir.Seul ou en groupe.Dès 1995, l\u2019organisme CHARMES s\u2019est intéressé au marais le long de la rue Saint-François, un marais constitué en grande partie par les eaux des montagnes retenues grâce à des digues réalisées et financées par l\u2019organisme Canards illimités.À la fin de l\u2019année, affirme le directeur général de CHARMES, Paul Photo La Tribune, Daniel Forgues Écouter les oiseaux, les amphibiens, grâce à un système sonore amplifié, fascinera tou- \u201c jours les jeunes.et les moins jeunes.La chose est possible dans le cadre des visites guidées par les animateurs de CHARMES au marais Saint-François.Beaudoin, les visiteurs pourront circuler sur plus de 800 mètres de sentiers sur pilotis, les travaux devant être complétés au cours des prochains mois.Les visites organisées débutent en mai, des visites animées qui permettent d\u2019en apprendre sur la faune des marais.Les animateurs de CHARMES s\u2019y connaissent et sans leur présence, les visiteurs passeraient outre certaines espèces de cette faune.Mai, par exemple, est la période propice pour découvrir la vie des am- phibiens ainsi que l\u2019arrivée des 125 espèces d\u2019oiseaux, le marais se trouvant en plein milieu d\u2019un corridor de migration.Le marais dont la superficie est de 33 hectares est accessible tous les jours.Mais en été et à l\u2019automne, si l\u2019on veut bénéficier d\u2019animation et d\u2019informations, il faut réserver auprès de CHARMES (821-5893) pour obtenir les services de guides.L\u2019été, par exemple, plusieurs activités y sont organisées avec des jeunes du Centre de l\u2019activité physique (CAP) du Collège de Sherbrooke ainsi que de POTI tandis qu\u2019à l\u2019automne, plusieurs écoles y organisent des journées, de plein air pour les jeunes.Rien n\u2019empêche, toutefois, les gens de s\u2019y rendre de jour et d\u2019observer quelques minutes.ou quelques heures.Pour le directeur général de CHARMES, Paul Beaudoin, le marais Saint-Frangois se veut presqu\u2019unique au Québec par sa proximité du centre- ville.«Pouvoir accéder à une aire naturelle de ce genre à ciriq minutes du cen- tre-ville, c\u2019est plutôt rare au Québec», dit-il.cals Photo La Tribune.Daniel Forgues Animateur dans le cadre d\u2019une visite du marais Saint-François organisée par CHARMES, Serge Beaudette de la Société de loisirs ornithologiques de l'Estrie explique comment reconnaître certaines espèces d'oiseaux dans le marais.LA ROUTE DES MARAIS EN ESTRIE a pr r= pre er um F\u201d Noss Endroit Description Groupe corñtact | Téléphone Marais d'eau .{ Comité Etang Burbank |Danvike | |douce.Sîte d tde | (819) 830-2771 municipal.fétang Burbank | 67 hectares Tourbière | ombrotrophe et Club de conservation ee \u2018vire | Magog marais d'eau chasse et pêche de | (819) 843-8550 douce.Site privé.| Memphrémagog | 150 hectares.| Marais d'eau Société de loisirs Brompton tac Canton |douce.Ste privé | omithologiques de | (819) 563-6603 |.1215 hectares.l'Estrie \u2019 ; Sainte- Marais d'eau douce \u2019 .Marais de Katevale | Catherine- |Site privé.L'Île du Marais Inc.(819) 842-4460 - de-Hatiey | 150 hectares Tourbiére ombrotrophe.; Parc de Frontenac | Saint-Daniel | Parc provincial de | Rare 00 récréation de | (418) 422-2136 récréation.rontenac 500 hectares Petit lac Saint- pan is.| Marais d'eau Société de loisirs 150 douce.Site privé | omithologique de (819) 563-6603 François Xavier de 23 hect I'Estri Brompton ares.stne Marais d'eau LL Marais de ; Municipalité de Kingsbury | douce.; (819) 826-2527 Kingsbury 45 hectares Kingsbury Marais d'eau Marais Saint- Sherbrooke | douce.CHARMES (819) 821-5893 çois L 38 hectares : Photo La Tribune, Daniel Forgues Les endroits ne manquent pas a I'étang Burbank pour observer les oiseaux en toute tranquillité.L\u2019étang Burbank reprend sa Daniel Forgues dforgues @latribune.gc.ca SHERBROOKE P lutôt délaissé ces deux dernières années en raison de différentes circonstances, l\u2019_étang Burbank de Danville reprend sa vie sociale depuis quelques mois, un enseignant à la retraite non seulement passionné, mais aussi professionnel de l\u2019ornithologie, Guy Huot, ayant décidé de s\u2019y impliquer bénévolement.Non seulement les sentiers pédestres seront-ils rafraîchis avec une volonté municipale bien évidente, mais d\u2019autres seront tracés dont un qui portera le nom de Magnola en raison d\u2019une aide de 5000 $ de cette entreprise.L\u2019étang Burbank qui fait partie intégrante de l\u2019histoire de Shipton et Danville s\u2019est formé quand on a érigé un barrage sur le ruisseau du même nom vers les années 1870.Mais, note Guy Huot, c\u2019est surtout depuis 1987 qu\u2019on exploite le site comme marais, lieu de détente, de randonnée et d\u2019observation des oiseaux.Une passerelle longue de plusieurs dizaines de mètres permet d\u2019accéder à une tour d\u2019observation et on y trouve 4,2 kilomètres de sentiers sur un kilomètre carré.«Tous les mercredis en mai, on offre des visites guidées et il y aura de l\u2019animation avec des étudiants universitaires cet été», indique M.Huot.Quelque 100 espèces d\u2019oiseaux ont déjà été répertoriées sur le site, 19 espèces de mammifères, six espèces de grenouilles en plus des tortures et des couleuvres.Près de 2000 personnes fréquentent vie sociale annuellement le site, principalement au printemps, en été et à l\u2019automne.Il y a quelques semaines à peine, les- élèves de l\u2019école ADS ont été mis à.contribution pour la construction et l\u2019installation de 22 nichoirs à l\u2019intention des merles bleus, d\u2019expliquer M.Huot.«C\u2019est en impliquant les jeunes et- les emmenant dans un milieu comme celui-ci qu\u2019on réussit à sensibiliser la jeunesse à la préservation de la nature», dit-il.Si l\u2019étang Burbank se veut un rendez-vous d'amateurs, il constitue aussi un site fréquenté par les professionnels de l\u2019ornithologie, plusieurs étudiants de l\u2019Université de Sherbrooke s\u2019y rendant régulièrement.«On fait sans cesse des découvertes dans un endroit comme celui-ci.L\u2019automne dernier, par exemple, on a recensé 2000 oies blanches qui s\u2019y étaient arrêtées.Pour plusieurs espèces d\u2019oiseaux, l\u2019étang Burbank représente une halte migratoire», indique M.Huot.repas cer-uvuvre a pour le prix de la \u201c LACHANCE CHASSE & PÊCHE « Meilleure entreprise catégorie deux à cinq employés » irté aû récent Gala de lik ChHhmbié de Fleurimont.Es 0 SIT tes dd 45218 i Cs a Ae suo.~~ 4 a «a «= * = \u2019 \u2019 PET ee pp CE HR: ARE AE EE [ EAE.N 1 D J au CS et on - et: 1e- la Usi PÉÊCHIE er NATURE Problème de surpêche au Memphrémagog Gilles Dallaire MAGOG son, il s\u2019en prend dans le lac Memphrémagog.Et a la tonne.Une étude menée par le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune a révélé Marcel Bousquet que, compte non tenu des prises faites durant la saison de la pêche blanche et de celles, importantes comme des saisies l\u2019ont prouvé l\u2019an dernier, faites par les braconniers, il s\u2019est pris 114 000 poissons d\u2019un poids total de 22,9 tonnes métriques en 1988.\u2018C\u2019est beaucoup mais ça aurait dû être beaucoup plus car un lac de la superficie et de la profondeur du lac Memphrémagog devrait donner des prises d\u2019un poids total de près de 30 tonnes par année.La raison de cet écart de sept tonnes entre le rendement réel du lac et son rendement potentiel, c\u2019est qu\u2019il y a surpêche: il s\u2019y prend plus de poissons qu\u2019il n\u2019y en naît et qu\u2019il n\u2019y en est.ensemencé.L'écart n\u2019est pas près de se rétrécir: alors qu\u2019en 1988 on estimait à 37891 le nombre total de jours passés à pêcher sur le lac ou sur ses rives par des pêcheurs, on l\u2019éva- Idait à 56 000 en 1998.Il y a eu des ensemencements, c\u2019est sûr, mais ils ont été loin d\u2019être aussi importants que les prélèvements.Des associations de pêcheurs, des associations de riverains, des fondations, quelques municipalités aussi, font des efforts louables pour ralentir le dépeuplement du lac tout en sachant que leurs efforts ne l\u2019arréteront pas.Ainsi, au cours des dernières années, des frayères ont été réhabilitées ou aménagées dans quatre tributaires du lac, le ruisseau West, à Austin, le ruisseau Taylor, à Canton de Stanstead, le ruisseau Castle, à Canton de Magog, et dans la rivière aux Cerises, à Canton de Magog et à Canton d\u2019Orford- La réhabilitation et l\u2019aménagement de frayères dans le ruisseau West, le nettoyage de son lit et la consolidation de ses berges aux endroits les plus menacés par l\u2019érosion ont donné des résultats encourageants: on a observé ces dernières années une augmentation notable du nombre des truites arc-en-ciel qui viennent y frayer.La même observation dans la rivière aux Cerises, une frayère naturelle de truites brunes, où des travaux semblables ont été exécutés.On y a aussi tenté l\u2019automne dernier une expérience qui a été une première es- trienne et peut-être même provinciale: on a placé dans le cours de la rivière un incubateur donné par Canton de Magog où on a déposé 20 000 oeufs de truite brune.Une expérience couronnée de succès: le taux d'éclosion des oeufs a été supérieur à 0, pour cent alors que celui des oeufs déposés et fécondés en eau vive en beaucoup moindre.: L'expérience a été répétée ces jœurs derniers dans le ruisseau Castle Afcette différence que, dans un autre igcubateur donné par Canton de Magôg, ce sont des oeufs de truite arc- em-ciel et non pas des oeufs de truite bhine qu\u2019on a déposés.On devrait être en mesure d\u2019évaluer les résultats de l\u2019expérience prochainement.La consolidation des berges entreprise il y a plusieurs années par l\u2019Association pour la protection et l\u2019aménagement du ruisseau Castle avec le concours du Club de conservation, chasse et pêche Memphrémagog, de Canton de \u2018Magog et de la Fondation de la faune du Québec a été poursuivie et un.bassin où sont retenus les sédiments que le ruisseau charrie à la fonte des neiges et lors de fortes pluies a été aménagé à environ un demi-kilomètre de son embouchure.Enfin, l\u2019année dernière, on a aménagé ici et là dans le ruisseau Taylor avec le concours financier de Canton de Stanstead des bassins où on de- vraît voir frayer des truites brunes dès l\u2019automne prochain.«C\u2019est beaucoup pour des associations sans grands moyens finan- ciets mais c\u2019est très peu à côté des besoins.II se prend chaque année dans le lac plus de truites arc-en-ciel et de truites brunes qu\u2019il s\u2019y en ensemence et que les frayères en produisent», constate le président du Club de conservation, chasse et pêche Memphrémagog, Marcel Bousquet.Ce qu\u2019il faudrait selon lui, ce n\u2019est pas seulement accélérer la réhabilitation et l\u2019aménagement de frayères.Il faudrait, parallèlement à cela, imposer à tout pécheur l\u2019obligation d\u2019acquitter un droit d\u2019accès pour être autorisé à pêcher dans le lac.«Les pêcheurs dépensent 4 millions $ par année dans les municipalités riveraines du lac Memphrémagog.Il n\u2019y a pas un cent de ces 4 millions $ qui est investi dans le repeuplement du lac», souligne-t-il.! 4 Jeudi 17 moi 2001 / La Tribune 07 La chasse et la pêche pour femmes seulement Evelyne Leblanc SAINT-NICEPHORE ue tous ceux croyant que la chasse et la pêche se veulent des sports uniquement prisés par la gente masculine remettent leur montre à l\u2019heure, car la tendance risque d\u2019être renversée.Depuis trois déjà, la Fédération québécoise de la faune (FQF) offre le programme Fauniquement femme à toutes celles souhaitant apprivoiser les rudiments de ses activités de plein air.L'aventure dure l\u2019espace d\u2019une fin de semaine intensive réunissant près de 35 femmes sur le site enchanteur de la Seigneurie du Triton, sur le bord du lac Edouard à l\u2019orée d\u2019une forêt, situé en plein coeur de la haute Mauricie.L'arrivée du groupe s\u2019effectue par train vers 17h le vendredi et le départ, à 14 h le dimanche.Du tir à l\u2019arc, du tir à la carabine, de la pêche au lancée léger, de la péche à la mouche, du canotage et de la gestion d\u2019embarcation à moteur sont à l\u2019horaire.Pour ces six ateliers, les monitrices sont exclusivement des femmes et possèdent toutes les qualifications requises pour vaquer à cette tâche.«Quand les femmes repartent, elles sont épuisées.Ces trois jours en plein air sont très intensifs, mais nous nous amusons et partageons tellement», raconte Gisèle Pétrin-Bahl, monitrice de carabine pour une troisième année consécutive, qui compte les jours la séparant de la première fin de semaine du programme.«L\u2019an dernier, nous avions des fem- més de tous genres qui ont participé à cette fin de semaine.Des conjointes de pêcheurs et de chasseurs, des mères célibataires voulant trouver des activités de plein air à montrer à leurs enfants, des femmes d\u2019affaires et autres, le groupe était vraiment diversifié.Elles étaient de tous les âges, aussi bien de 22 que de 68 ans, et provenaient aussi bien de la ville que des régions», souligne la monitrice qui enseigne aussi à l\u2019Association des pêcheurs et chasseurs de Drummondville, à Saint-Nicéphore.Selon Mme Pétrin-Bahl, l\u2019atmosphère qui règne durant ce séjour se veut bien particulière.«Ces trois jours sont d\u2019abord une initiation.Elles apprennent à démystifier, à connaître et à savoir si elles aiment ou pas l\u2019une ou plusieurs de ces activités.Nous leur offrons aussi l\u2019information sur les endroits où elles pourraient pousser plus loin l\u2019apprentissage, soit du canotage, du tir à l\u2019arc ou autre», souligne-t-elle, parlant que plusieurs femmes gardent contact entre elles pour organiser des activités de plein air.De la sorte, les participantes n\u2019ont Wx I.DR: js.oe! - + a TW te => + RS Ve, = oy Lo Lb TIR | i Ea + ouf ~ ea - ; .: i per ie Pour une troisième année consécutive, Gisèle Pétrin-Bahl participera au programme de la Fédération québécoise de la faune, Fauniquement femme, en tant que monitrice de tir à la carabine.qu'à apporter leurs vêtements et effets personnels, car tout l\u2019équipement se retrouve sur place.«À la fin, elles repartent avec leur canne à pêche», affirme Mme Pétrin-Bahl.Cette année, deux fins de semaine sont à l\u2019horaire, soit celles du 20 au 22 juillet et du 10 au 12 août.«Avant, Ensemencements \u2018Festival de pêche\u201d Estrie - 2001 nous avions une seule fin de semaine par été ct avec l'intérêt de plus en plus grandissant pour ce programme, la Fédération a choisi d'ajouter un deuxième séjour.Déjà, je crois que plusieurs l\u2019un des séjours affiche complet», dit Mme Pétrin-Bahl.Ro TI raged fa ds.ie A Photo La Enbune, Evelyne Leblanc £7 inscriptions ont été faites ct méme ques, H .Le PP ° Municipalité du lieu Nombre , Nom de l'organisme d'ensemencement Espèce(s) (approx.) Date(s) d'ensemencement Volet ensemencement (poissons pour pêche immédiate) Ass.de chasse et pêche de Lac-Mégantic inc.Lac Mécantic Omble de fontaine | 4600 [01/06/02 01/06/16 01/07/07 Ass.de chasse et péche de Ste-Cécile-de- Lac Trois-Milles - Whitton Sainte-Cécile-de-Whitton Omble de fontaine 2 300 01/07/07 01/07/08 ; Lac Lindsay .Club de chasse et péche du Lac Lindsay Saint-Malo Truite brune 3000 01/07/04 Club de conservation et de péche du Lac Lac Massawippi ; ; Massawippi Inc.Ayer's Cliff Truite arc-en-ciel 2 500 01/07/07 01/07/08 Club de conservation, de chasse et de pêche Lac Memphrémagog ; ; Memphrémagog Inc.Magog Truite arc-en-ciel 8500 01/07/07 01/09/30 ; Lac Bowker - ; Club de nautisme et de pêche du Lac Bowker Orford Truite arc-en-ciel 2 500 01/07/03 Lac Memphrémagog Omble fontaine Club des 4 Loups Magog, Austin Truite arc-en-ciel 8 500 01/09/10 01/09/15 té d'hvai , Riviere Magog et Saint- ; ; i Comité d'hygiène et d'aménagement des ; Truite arc-en-ciel ' rivières Magog et Saint-François (CHARMES) ago a Truite brune 12000 01/05/12 01/06/02 01/07/07 .; Rivière aux bleuets ; Comité M.A.P.de Courcelles Courcelles Omble de fontaine 3462 01/07/07 , ; Lac Brompton ; ; le L'Ass.pour la protection du Lac Brompton Inc.Saint-Denis-de-Brompton Truite arc-en-ciel 2 500 01/06/19 01/07/07 3 La flèche brisée de Windsor / région Riviere Watopeka Truite arc-en-ciel 5000 |01/05/19 01/06/23 01/07/07 + «2 ; Omble de fontaine 2: Le Club de chasse et pêche de Larochelle Inc, | LAC Trois-Lacs Truite arc-en-ciel 3000 [01/06/15 01/07/06 532) Asbestos .Truite brune LL ; Lac Boissonneault ; ; 2 Municipalité de Saint-Claude Saint-Claude Truite arc-en-ciel 1250 01/07/07 01/07/08 La Omble de fontaine Société de développement de Scotstown Rivière aux Saumons Truite arc-en-ciel 2250 |04/07/03 01/07/08 Scotstown mi Truite brune F1 a 2001/05/17 Programme de soutien pour l'ensemencement des lacs et des cours d'eau.Société de la faune et des parcs du Québec.FAP.\u2018 5; La plupart de ces ensemencements auront lieu dans le cadre de la Fête de la pêche, les 7 et 8 juillet.235 LJ mh a des Île me ne Bo Be Oh de N8 La Tribune _/ Jeudi 17 mai 2001 Gosse ET x > 8 o => 3 3 © 8 ouverT || | le dimanche MONOFILAMENT __ STREN EASY CAST Magnathin.Bobine de 330 verges 4210lb promotion | 12à20lb (3 Pou 3 via 0 ; * , PUISE TÉLESCOPIQUE Ar, GIBBS GPT UT 30 \u201cGANTS EN NEOPRENE avec étui STREN 7/ po qe\u201d a : promotion % Bushline 55 Anni sero 8 , Sa H 4 promotion La a IOI ; aus 33 cn Pe à Fat VA) a COS S promotion 158, , § | A ÉTUI À CANNE ix g CANNE APECHE PLANO a | po de diamètre d | SHIMANO @ f STIMULA 6 pi6 po lancer léger graphite \u2014 SI66M2B - ~~~ PONCHO ti 3 : : PCT $ Taille universelle, avec QOD ÿ sac de transport NORTH 49 dif promotion 19 by promotion OANA \u20ac IANA ARCHERS.= 3 \\ À Lenouveau À Fetes IX A Le nouveau ose | A §FLECHE : qui tombe en bas de votre appuie- fièche.Aucune friction de vos plumes sur celle-ci.& S\u2019installe sur [po la plupart des arcs.M Xd Fd SS ss ee "]
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