La tribune, 23 novembre 2002, Cahier 9
[" IE NVDIEFER DE OH EN FORMATION REGION 10 F0 * wd w vil x | Expositions Une multitude d'objets hétéroclites s'offrent aux visiteurs Puge S2 Tribune Les Patrimoine Les vieilles photos en disent long sur l'histoire de Sherbrooke Page S3 1.75$ plus taxes, (Floride 2 005) La Société d'histoire, déjà ans! Au service de la mémoire collective Gilles Dallaire COLLABORATION SPÉCIALE | e 2 mars 1927.24 notables, dont des prêtres, des juges, des avocats et des médecins.se réunissent à l\u2019hôtel de ville de Sherbrooke pour demander aux dirigeants municipaux d'autoriser la création d'un organisme sans but lucratif ayant pour mission la conservation et la diffusion de documents divers relatifs à l'histoire locale et régionale et portant le nom de Société d'histoire des Cantons de l'Est.Cinq jours plus tard.l'autorisation demandée est accordée et.dès le 9 mars, un conseil d\u2019administration est élu.C'était il y a 75 ans.Le conseil est présidé par John Hayes.un magistrat originaire de Richmond.Il compte parmi ses membres l'abbé Dolor-Antoine Biron, curé de la paroisse Saint-Jean- Baptiste.le juge Georges-Henri Lemay, le docteur Charles de Labroquerie Mi- gnault.l'abbé Nil Saint-Laurent et l\u2019abbé Michel Couture.tous deux professeurs au Séminaire de Sherbrooke.de méme que Philippe-Hector Dubuc.Jo- seph-O'Callagnan Mignault et Michel Lainé.Jusqu'au début des années 1970.la Société d'histoire des Cantons de l'Est restera un cercle relativement fermé.constitué principalement de membres du clergé et des professions libérales.Elle remplira fidèlement sa mission de conservation.mais sa mission de diffusion se limitera à des rencontres annuelles et à des interventions en faveur de la conservation du patrimoine et de reconnaissance des événements et des acteurs qui ont ponctué l\u2019histoire locale et régionale.Une raison évidente à ce ravonne- ment limité: elle n'a pas de pied-à-terre et c'est chez ses membres qu'est conservée la plus grande partie de ses documents.Tout change dans les années 1970 alors que le Département d'histoire de l'Université de Sherbrooke connaît un développement accéléré qui fait ressortir la nécessité de la création d\u2019un centre d'archives où ces documents pourront être rassemblés.classés, conservés et consultés par les professeurs, les étudiants.les chercheurs et le public.Cet engouement incite la Société d'histoire des Cantons de l'Est à ouvrir ses rangs davantage.Sa volonté d'ouverture est accueillie avec enthousiasme: elle devient rapidement la plus grande société d'histoire de la région et l\u2019une des plus grande au Québec par le Ride fox - = # ~~ + 1 2028 as Te EL pa poof Yer La >.\u201ca.y BEE patte ment rte se vo Sad act PETE AY Bg SECT weve Imacom, Claude Poulin nombre de ses membres: de plus.Sher- La bâtisse qui abrite la Société d'histoire de Sherbrooke depuis 1992 donne la nette impression d\u2019avoir été créée sur mesure pour elle: brooke met à sa disposition un im conçu par l'architecte François-Xavier Berlinguet, l'immeuble de style Second Empire, dont l'extérieur est revêtu de blocs de granit gris extraits des carrières de Stanstead, a été construit en 1883 pour loger les services du gouvernement du Canada; acquis par Sherbrooke en 1956, il a abrité Voir AU SERVICE DE cn page S2 la Bibliothèque municipale de 1958 à 1991, alors qu'a été érigée au coin des rues Marquette et Belvédère Nord la Bibliothèque municipale Eva-Sénécal.Une histoire à décommir \u201cUne fienté à PROMO : ; ; Sherbrooke 84864 > PANY AT $2 La Tribune / Samedi 23 novembre 2002 La Société d\u2019 histoire, déjà 75 ans! Pages thématiques sur les 200 ans de Sherbrooke c caler groupe les pages the- matiques réalisées par la Société d'histoire à Foccasion du bicentenal- re de Sherbrooke.[es themes abordes sont fus suivants: Ter ation: Education: Medi: - Developpement cconomique: - Arts et culture: - Administration municipale: Présence militaire: - Vie religieuse: - Santé CE SCTVICES SOCIAUX: - Fransports: - Developpement juridique: - Sports et foisies.AU SERVICE DE Suite de la page S1 meuble, le plus petit.il faut en convenir.du Domaine Howard.La voie menant à la création d'un Centre d'interprétation de l'histoire est désormais pavée.En 1989, la Sociéte d'histoire des Cantons de Est change son nom pour celui de Société d'histoire de Sherbrooke et elle choisit de se consacrer principalement à la cucitlette et à la diffusion d'informations portant sur la division, l'occupation et la transformation du territoire.L'année sut- vante, lc ministère des Affaires culturelles du Québec la reconnaît officiellement comme centre d'archives privées.Een 1992, elle quitte le Domaine Howard où elle logeait depuis la fin des années 1970 ct où elle avait vite été à l\u2019étroit pour s'installer dans le Vieux Sherbrooke.à un jet de pierre du cen- tre-ville.Un immeuble sur mesure.Dans un cadre qu'on croirait avoir Été cree sur mesure pour celle: conçu par l\u2019architecte François-Xavier Berlin- guet, l'immeuble de style Second Lmpi- re dont l'extérieur est revêtu de blocs de granit gris extrait des carrières de Stanstead a été construit en 1883 pour loger les services du gouvernement du w+ Canada: acquis par Sherbrooke en \"71956, il a abrite la Bibliothèque municipale de 1958 à [991 alors qu'a été érigée au coin des rues Marquette et Belvédère Nord la Bibliothèque municipal :\u2026 Éva-Sénecal.Y= L'immeuble, situe rue Dufferin, à \u201cgue Je nes du confluent de la rivière ~ \u201cMagog et de la rivière Saint-François, - porte le nom de Centre d'interpréta- T£ion de l'histoire de Sherbrooke depuis asque la Sociête d'histoire de Sherbrooke 7 yloge ct en assume la gestion, Son \u2026 Spus-sol abrite un service d'archives re- : groupant des collections de documents manuscrits.photographiques et sonores qui font revivre l'histoire de Sherbroo- 1 Ke et des Cantons de l'Est.On y trouve - Également une collection complète de journaux régionaux dont La Tribune ct The Record.des cartes.des plans, des revues, des livres et des objets présentant un intérêt historique et ethnologique.Un espace va été aménagé pour accommoder les chercheurs.Les autres paliers de l'immeuble sont occupés par des bureaux, des salles d'exposition et par les vastes locaux de la Soctété de généalogie de Sherbrooke.Organisme de référence Li Societe d'histoire de Sherbrooke qui compte quelque 350 membres et que Sherbrooke reconnait comme l\u2019organisme de reference en matière de patrimoine sur son territoire à éte fortement mise à contribution en cette année qui marque le 200¢ anniversaire de la naissance de Sherbrooke.En plus de présenter à la salle Andrée-Désilets une exposition permanente survolant ces deux siècles, elle a presente à la salle American-Biltrité des expositions portant sur des thèmes tels que les lieux et les trésors cachés du grand Sherbrooke et les étoffes d'autrefois.Elle présente aussi dans cette même salle une exposition qui raconte l'histoire de Sherbrooke en 200 photos.[a main, elle à commence à se la faire en 1987 alors qu'elle a présente deux expositions thématiques.l'une.intitulée Les Belles d'autrefois, l'autre.Sherbrooke, lieu de passage abénakis.Vingt-neuf expositions ont suivi depuis lors.Et c'est loin d'être termine.¢ Prix La Tribune de la So- cicte d histoire de Sherbrooke ust attribué chaque année depuis 1985 a une personne qui s'est engagée de maniere remarquable dans lu vie et le développement de la Société d'histoire ou dans l'avancement et fu diffusion de l'histoire de Sherbrooke ct des Cantons de l'Est.Voici la liste des personnes qui ont reçu celte reconnaissance jus- (ua present: - Monique Nadeau-Saumicer (2002) Antoine Sirois (2001) I aurent Biron (2000) Vincent Ruel (1999) \\ndree Désilets (1998) Madeleine et Jacques Darche (1997) - Louise Brunelle-Lavoie (1996) - Louisette Pothier (1995) - Jean-Pierre Kesteman (1994) - Jean Mercier (1993) Helene Wood (1992) Suzanne Lavoie (1991) - Carrier Fortin (1990) - Marcel Bureau (1989) - Paul-Émile Fortier (1988) - Maric-Jeanne Daigneau (1987) - Denis Tremblay (1986) - Charles-Émile Bélanger (1985) Le Prix La Tribune depuis 1985 i Le Prix La Tribune de La Société d'histoire de Sherbrooke est une belle tradition.Le président de la Société d'histoire, Bernard Chaput, deuxième à partir de la gauche, a échangé récemment avec d'anciens récipiendaires.On reconnaît, de gauche à droite, Antoine Sirois, M.Chaput, Monique Nadeau-Saumier, Laurent Biron et Marcel Bureau.Imacom, Claude Poutin aa Imacom, Claude Poulin Pour mener à bon port ses différentes expositions, la Société d'histoire de Sherbrooke compte sur une main- d'oeuvre polyvalente et diversifiée.Parmi celle-ci, on retrouve, dans l\u2019ordre habituel, Josée Perreault, coordonnatrice aux expositions et à l'éducation, Isabelle Desharnais, graphiste, et Nicolas Duquette, animateur.MII ANNES Np 1 anaes ne ada Lg LA TRIBUNE © Les nouvelles routes que Sherbrooke, une ville d'activite, Dans les localités l'on consteuit à Danville de bien-etre et de grand avenir des Cantons de JE! .\u201c dN Amat gg) \u2014 i - Lm 9 1:1 Gs 17 4 rs dered gary 2 db cru fm A A Vice as chan d'or pour sd 00e, 26 coter CE l'a ais + ~ X HORS \u20ac1 30 Btls HIRE BLESSE 3 DNODSHIS ROR LE Le Mie 0 PE ROSERTHRL EST CURE bd Lac [eco Société d'histoire de Sherbrook: Outre des plans, des cartes, des revues, des livres et divers objets présentant un intérêt historique et ethnologique, l\u2019endroit abrite la collection complète des numéros de La Tribune, comme en fait foi cette première page du samedi 27 juillet 1912.Societe d'Instoire de Sherbrooke.Fonds Frederick James Sangster Au début du siècle dernier, le Carré Strathocna est un lieu de rendez-vous important pour les Sherbrookois.Situé rue Wellington Nord, en face de l'hôtel de ville actuel, le Carré Strathocna a longtemps hébergé le second marché publique de Sherbrooke.Imacom, Claude Pouiir La Société d'histoire de Sherbrooke compte parmi ses différents fonds d'archives diverses vieilles cartes, comme celle-ci relative à la division des terres dans le secteur Mas- sawippi, que présente la directrice générale de l'organisme, Johanne Lacasse.Imacom, Claude Poudin La salle Andrée-Désilets abrite l'exposition permanente intitulée «Sherbrooke 1802-2002, deux siècles d'histoire».CHA 4, D YME D dUNRAZ D 3 iam A 45 a .Imacom, Claude Poudr: Un espace a été aménagé au sous-sol pour accommoder les différents chercheurs qui fréquentent l\u2019endroit.À 4 «++ pn | \u2014 eh ES PD y \u2014 ets MN CY pe ep eg 4 ener ot Ike it ile 6 | J! Li Af Samedi 23 novembre 2002; La Tribune $3 La Société d'histoire, déjà 75 ans! Des trésors dans les armoires Gilles Dallaire COLLABORATION SPECIALE CN Iresors.ce que lus armoires.les troirs et les boîtes en recé- lent.On n'a qu'à prendre pour cxemple ce qu'on y deniche quand on fait le grand menage et plus encore quand on déménage.Des lettres venant d'un peu partout.plaisantes pour la plupart.emouvantes même.car les lettres desagreables, on s'empresse habituellement de les déchirer et de les balancer à la poubelle sitôt parcourues.Des photos de parents proches et éloignés.de gens qu'on à connus.qu\u2019on à simplement entrevus et même de parfaits inconnus.Des photos jaunies par le temps.cornées à force d'avoir été manipulées.qu'on s'est transmises de génération en génération depuis si longtemps qu'à moins de trouver des ressemblances frappantes on ne sait plus trop qui elles représentent.Des photos d'endroits où on a séjourné.qu\u2019on visités, où on a travaillé.Des contrats, des cartes.des coupures de journal, des notes.des recettes.de tout pour faire court.On est souvent tenté de tout jeter.REX EN J surtout si ça encombre.Parfois on ne résiste pas à la tentation et c'est bien dommage parce qu'à la Societe d'histoire de Sherbrooke on est preneur de tout document.dans le sens large du terme.qui jette un ravon de lumiere sur le passe.Une mine d\u2019information «On n'a pas idée du volume et de la varieté des informations que ces doeu- ments fournissent sur une societe.Îls renseignent notamment sur l'evolution de la taille des familles.du costume.de l'habitat.des conditions de travail.des habitudes de consommation et sur une foule d'autres sujets», explique la dirce- trice de la Société d'histoire de Sherbrooke.Johanne Lacasse.qui parle en connaissance de cause car elle est ethnologue de formation.Elle est entrée au service de la So- ciét¢ d'histoire de Sherbrooke deux mois avant que l'organisme ne quitte le Domaine Howard pour emménager rue Dufferin.«À un moment tournant, au moment où.sous l'égide de l\u2019historienne Andrée Désilets qui était alors sa présidente.de l\u2019historienne Louise Bru- nelle-Lavoie, de la regrettée Louisette Pothier et des autres membres d'un conseil d'administration dynamique.la Société d'histoire de Sherbrooke venait Johanne Lacasse Andree Désilets de tre le part qu'elle pouvnt offrir ses services a un large public et ne plus cue seulement un centre de consultation utilise principalement par des specratis- tess, gjoute-t-clic Elle souligne que.tout en restant h- dèle à sa mission qui est la conservation du patrimoine local et regional, la So- cicte d'histoire de Sherbrooke est devenue un precieux auxiliaire du nulieu de l'education et que.bon an mal an, quelque 200 groupes d'élèves des ceoles primaires de Sherbrooke et des environs Visitent ses expositions.Elle prevoit aussi que, dès que la reforme parraince par le ministère de l'Hducation aura ete mise en place.les elèves des ecoles secondaires locales et regionales pourront avoir accès à des activités confor- Mes aux programmes scolaires qui stimuleront leur intérêt pour l'histoire de leur milieu.«l'Histoire locale.ce d'est peut être pas une lustoie spectacukure nus Ces une histoire qu'on peut identifier pat des noms vf des visages, une tastouv proche des gens rendue vivante grace aux quelque TOO0U photos que nous avons recuetiles.aux quelque SOU vo- mes qui constituent notre biblhothè- que et dont nous pouvons sunre le che minement pas à pas grâce aux quotidiens Fo Inbane ct The Record Jont nous possedons La collection come plète.mdexee de sureroit, aux hebdo Madiuires ct aux périodiques locaux et régionaux et + une toule d'autres docu mentss, tout en deplorant que des de cuments d'un grand interet continuent d'être detruits 4 la tonne parce que leurs proprietaires où leurs gardiens T'en soupçonnent pas lasateur Intérêt et nationalisme Andree Desilets qui a ete à la barre de la Societe d'histoue de Sherbrooke pendant plus d'une decennie a ete te- moin en mème temps qu'artisane de La montee de l'interet des Sherbrookois et des Estriens pour l'histoire de leur perit coin de patric.«Cette montee a comer de avec celle du nationalisme quebe- vois.On a commienee à enseigner lPhis- toire locale et l'histoire regionale dans les universités et on a vu de plus en plus de geus chercher à connaitre les pet sonnes et les evenements qui, au fil des annees, ont fait de Sherbrooke et des Cantons de Fl st une ville et une region differentes des autres villes et des au tres regions du Quebec.Il y a aussi eu La decentralisation des services gouver nementaux qui s'est traduite par lou verture d'un bureau regional du nines tère des Affaires culturelles et d'un centre d'archives focal.Tout cela mousse l'intérêt du grand public pour Fhistoire e£ a ausst fut naître un sent ment d'appartenance de plus en plus perceptibles, exphique-t-elle.\\ndree Desilets ajoute qu'une eut pe capitale acte franchie quand, en 1982, le conseil municipal de Sherbroo- Ke preside par te maire Jean-Paul Pelle: ner + mis en place une politique qu plaçait la valorisation de l\u2019activite culturelle sur un pied d'egalite avec celle de l'actiite commerciale, sportive, indus trielle et touristique.«Sherbrooke à pu.par la suite, conclure avec le gouvernement du Quebce des ententes dont ont bencticie les organismes à vocation culturelle comme la Sociéte d'histoire de Sherbrooke et qui ont estompé la crainte de mourir d'inanition financière qui est le cauchemar quotidien de la plupart des organismes sans but luera- tif», souligne-t-clle.La Chambre de commerce de Sherbrooke ne date pas d'hier comme le prouve cette photo datant de 1912 et représentant un groupe d'hommes d\u2019affaires du Board of Trade of Sherbrooke.Société d'histoire de Sherbrooke.Fonds Frederick James Sangster fonvenit Te Li Société d'histoire, Fonds Léonidas Bachand Parmi les documents qu'il est possible de retrouver sur les lieux, il y a des partitions musicales comme cette Sérénade dont les paroles sont de Léonidas Bachand avec une musique composée par le directeur de I\u2019harmonie de Sherbrooke pendant les années 1920, le professeur Félix Babin.\u201c Soctéte d'histoire de Sherbrooke, Fonds Gerard Aura En 1911, le transport en commun sherbrookois passe par le tramway qui, à l'époque, se rend jusqu\u2019au parc Victoria, situé «très loin» dans le quartier Est de la ville.J \\ Le 4 y es BY Ed à Tova Société d'histoire de Sherbrooke Dans les années 1940, le His Majestys est la salle de spectacle la plus populaire de Sherbrooke.Situé rue Wellington, l\u2019endroit compte 700 places et présente divers spectacles musicaux ainsi que des films.; Imacom.Claude Poudin La Société d'histoire, c'est aussi Eric Melanson, historien, Stéphane Garneau, assistant archiviste, Sophie Cormier, assistante archiviste, et Hélène Liard, archiviste.Den od x i het + Société d'histenre de Sherbrooke, Fonds Frederick Tames Sangster Cette photographie prise en 1901 montre un groupe d'anciens étudiants portant le nom de Young Men Academy.À ce moment, le groupe est réuni chez le docteur J.Bloomfield. 4 La Tribune / Samedi 23 novembre 2002 | Sherbrooke 200 ans d'histoire L vw hé à | 1802-2002 { Des Abénaquis à une société multiculturelle (première partie) « 4 / tablie par des colons américains au début du 19° siecle.Sherbrooke connait un développement démographique assez lent jusqu\u2019à ce que Alexander T.Galt et la British Americun Land Company favorisent son développement économique.St les Anglais, les Canadiens français et les Irlandais sont parmi les premiers à être attirés par le dynamisme de Sherbrooke.le climat de tolérance et les opportunités d\u2019affaires attireront par la suite plusieurs autres groupes ethniques, qui.peu à peu, feront de Sherbrooke une véritable ville multiculturelle.Ld 4 LA PRESENCE AUTOCHTONE L\u2019ESSOR INDUSTRIEL: 2 La fréquentation du territoire sherbrookois a commencé bien avant la LES C AN ADIENS FRANÇAIS @ venue du premier Blanc.Suite à une défaite au ins des Mohawks 1660, \"+ puis au harcèlement des Anglais, les groupes abénaquis du Connecticut sont ET LES IRLANDAIS ARRIVENT E forcés de se diriger plus au Nord vers les colonies françaises.En 1700, les autorités de la Nouvelle-France décident de céder des terres aux Abénaquis sur les rives de la rivière Chaudière et dans St-François d\u2019Odanak.Le bassin de la rivière St-François devient un lieu privilégié pour les Abénaquis.Ces espaces sont en effet propices aux activités de chasse, de pêche.de cueillette et de culture du maïs.Ra x a) ES eZ Ac Vers 1850.grâce au développement du chemin de fer.à la signature du 2° Traité de réciprocité avec les États-Unis.et à la mise en place d\u2019une politique municipale favorable, Sherbrooke reçoit un grand nombre de travailleurs canadiens-français et irlandais attirés par l'activité économique grouillante de la ville.11 faut dire que Sherbrooke est de plus en plus outillée pour recevoir de nouveaux travailleurs.Plusieurs manufactures voient le jour à partir du milieu du 19É siècle.parmi lesquelles on compte l'usine de lainages Paton qui emploie alors 150 ouvriers.I! est vrai que dans les campagnes du Québec.la vie est de plus en plus difficile et que c'est vers les villes que les habitants se dirigent pour assurer leur subsistance.En Irlande.c\u2019est la maladie de la pomme de terre et la famine qui s'en suit qui poussent les habitants à se diriger vers le Canada.Bien que les Abénaquis n'établissent pas de campement permanent sur le site actuel de Sherbrooke, cette zone qu'ils désignent à l\u2019époque du nom de kinékétolekowak (les grandes fourches) est un important lieu de passage vers les cours d\u2019eau du nord des États-Unis.yy, UN PREMIER PEUPLEMENT AMERICAIN ET ANGLAIS Les événements qui se déroulent dans les colonies anglaises a partir de 1763 seront déterminants pour le peuplement de la région des Cantons-de- l'Est.En effet.pendant cette période.les relations entre les colonies britanniques d'Amérique du Nord et l'Angleterre se détériorent.Les pratiques de la métropole sont jugées de plus en plus inacceptables par les colons américains et l'idée d'une autonomie politique se développe chez plusieurs.La tension monte et un conflit armé éclate en 1775 entre les tenants d'un gouvernement autonome et l'Angleterre.hostile à la séparation des colonies.Un certain nombre de colons anglais.que l'on qualifiera de loyalistes.sont cependant opposés à la séparation et se rangent du côté des troupes anglaises.Suite à la victoire des insurgés, les loyalistes sont dépossédés de leurs terres.Une partie d'entre eux trouvent refuge au Canada dans ; la Baie Missisquoi.C est le cas de Gilbert Hyatt.un loyaliste du Vermont.qui Ouvriers de la Paton dans la salle de tissage vers 1945.entreprend alors de demander des terres au gouverneur du Canada.Collection de la Société d'histoire de Sherbrooke Sir Frederick Haldimand.Malgré les réticences des autorités anglaises.Gilbert Hyatt.accompagné d'une équipe de pionniers.se dirige dans le Sud du canton d'Ascot en 1793.Plus tard.en 1802.il construira un moulin à farine au confluent des rivières Magog et St-François.On prendra l'habitude de nommer Hvatt's Mills le hameau qui se formera ici avec l'arrivée de MM quelques familles américaines.Gilbert Hyatt peut donc être considéré comme EN initiateur de Sherbrooke.S L immigration massive de la période industrielle change la composition sociale de Sherbrooke si bien qu'en 1871 les Canadiens français comptent pour plus de 50% de la population de Sherbrooke.Si au départ les Irlandais et les Canadiens français viennent d'abord rejoindre la masse ouvrière.peu à peu ils occuperont des § professions libérales.Si bien qu'en ü 1880.Sherbrooke élit son premier maire francophone.Hubert-C.Cabana.§ Une tradition de «bonne entente » k s'instaure parmi les sherbrookois qui : conduira le conseil municipal à être Hubert-C.Cabana, premier maire dirigée alternativement par un maire cancophone fe onerbrooke.francophone et par un maire anglo- d'histoire de Sherbrooke phone.Cette pratique se poursuivra de 1888 a 1955.L'arrivée massive d'immigrants francophones permet aussi un développement institutionnel intense : nombre d'églises.de sociétés d'entraide et d'écoles francophones apparaissent pendant ces années.Descendants de Gilbert Hyatt en 1910.Fonds Hervé Bernard Recherche et rédaction : Philippe Fortin La Société d'histoire de Sherbrooke Montage infographique : Patricia Leycuras Xl La guerre de 1812 terminée.le gouvernement britannique encourage la A9 venue de colons anglais sur les terres des Cantons-de-l'Est.Ainsi les familles Beckett.Morkill et Griffith en profitent-elles pour s'établir à Sherbrooke.En 1815.un officier de la marine anglaise du nom de William Bowman Felton prend en charge le territoire d'Ascot en promettant de favoriser l'immigration britannique.Mais ses tentatives sont infructueuses.Plusieurs services comme un palais de justice et une école primaire sont établis à l'endroit que l'on désigne depuis 1818 comme Sherbrooke en l'honneur du gouverneur du Canada.Sir John Coape.En 1834.une compagnie anglaise.la British American Land Company (BALCO).achète des terres de la Couronne et s'engage à développer la région.Ses résultats sont d'abord médiocres mais lorsqu'en 1844.Alexander T.Galt prend la tête de la compagnie.il instaure une politique d'industrialisation qui favorise l'arrivée d'entrepreneurs anglais et d\u2019immigrants à la recherche de travail.La Société d'histoire de Sherbrooke 275, ruc Duffenn.Sherbrooke.QC MH JMS léléphone 519 821-5406 à Télécopieur: 819 821-5417 vww.shs.ville sherbrooke.ge ca 62216 » Samedi 23 novembre 2002/ La Tribune $5 ! Sherbrooke 200 ans d'histoire 1802 Des Abénaquis à une -2002 société multiculturelle (suite et fin) 1870-1920 : DIVERSITÉ ET PLURALISME L'activité industrielle sherbrookoise et le contexte mondial font qu'à partir de 1870 la composition ethnique de Sherbrooke se diversifie.Ainsi de 1870 à 1906, une communauté juive, limitée en nombre mais très dynamique.arrive à Sherbrooke.Les Juifs qui s\u2019installent au Québec peuvent célébrer leur culte en toute liberté.ce qui contraste avec l'intolérance religieuse à laquelle ils font face dans leur pays d'origine.Dès 1919.on érige une synagogue juive à Sherbrooke sur la rue de Montréal.Le magasin Rosenbloom°s, rue Wellington Nord en 1951.Cet établissement est fondé par la famille juive Rosenbloom en 1898.Fonds Lewis Rosenbloom La Société d'histoire de Sherbrooke Parallèlement aux Juifs, les Syriens et les Italiens qui s'établissent à Sherbrooke au début du 20° siècle, le font à la fois pour les avantages économiques et pour jouir des libertés civiles et religieuses qui priment au Canada.Les familles Kouri.Zakaib.Kandalaft et Scheib formeront la base d\u2019une communauté syrienne qui se dotera en 1952 d\u2019une église orthodoxe.la St.Ephrem Syrian Orthodox Church.Des familles italiennes arriveront également à Sherbrooke pendant ces années.En 1913.Antonio Fabi s'installe à Sherbrooke et fonde l'une des plus importante entreprise de construction de la région.Fabi et Fils.Si bien qu'en 1969, une rue du quartier est sera nommée en son nom.L'équipe de hockey Fabi et fils en 1940.Fonds Micheline Bureau La Société d'histoire de Sherbrooke ly, (prochaine parution : Sur les bancs d\u2019école) DEPUIS 1950 : UNE SOCIÉTÉ MULTICULTURELLE : 3 Si l'immigration subit un ralen- g\u2014 tissement pendant les années de crise (1929-1937), la fin de la Deuxième Guerre mondiale annonce la reprise des mouveménts migratoires.La situation économique est particulièrement R difficile pour les populations qui ont subi la guerre.Ainsi.de 1950 à 1970.Sherbrooke reçoit un contingent allemand à la recherche d'un meilleur contexte économique.Bien qu ¢tant BA, numériquement limitée.la présence RSR allemande à Sherbrooke s'intensifie et : passe de 0.34% de la population totale en 1951 2 0.6% en 1961.Une grande Ë part des immigrants allemands trou- § vent de l'emploi dans I'ingénieric ou g¥ IK dans l\u2019enseignement.L'immigration allemande se réduit cependant dans les § années 1960 alors que la situation en Allemagne s'améliore.La stabilité politique du Canada.les bonnes conditions économiques et LL les politiques d\u2019immigration incitatives Femme asiatique devant l'épicerie Asie.sont des facteur i favorisero ; Fonds de La Tribune Lu ¢ eu S qui TAVOTISETON* La Société d'histoire de Sherbrooke l\u2019arrivée d'immigrants au Canada et au Québec pendant la deuxième moitié du 20° siècle.Si les structures d'accueil se développent partout au Canada.il en est de même à Sherbrooke.En 1954, une société locale nommée Bien-être des immigrants se donne comme mandat de faciliter l'intégration des immigrants à la société Sherbrookoise.Dès 1956, des immigrants Hongrois.qui fuient la répression soviétique, bénéficieront des services de cette nouvelle société d aide.Dans les années qui suivent, le contexte mondial sera propice à l\u2019arrivée de différentes communautés culturelles à Sherbrooke.En 1965, l'instabilité politique en Haïti provoquera une vague d'immigration haïtienne.Dix ans plus tard, plusieurs familles vietnamiennes qui fuient leur pays arrivent à Sherbrooke.L\u2019IMMIGRATION RÉCENTE Depuis les années 1990, la société sherbrookoise ne cesse de se diversifier.En 1993, à la suite de la guerre faisant rage en ex-Yougoslavie, plusieurs familles bosniaques et croates immigrent à Sherbrooke.La même année, des familles d\u2019Iran, de la Colombie et du Guatemala se mêlent a la communauté sherbrookoise.Des communautés jusqu\u2019alors absentes de la mosaïque culturelle de Sherbrooke s\u2019ajoutent en 1998-1999, notamment des ressortissants du Congo, du Burundi, du Soudan.de I\" Algérie et de I\u2019 Afghanistan.Plusieurs programmes locaux développés par le Service d\u2019aide aux néo- canadiens (anciennement Bien-être des immigrants) ont été mis en place récemment pour faciliter l\u2019arrivée de ces immigrants.Parmi ces programmes, soulignons la Formation d\u2019accès au travail pour personnes immigrantes (FATI) et le Fonds pour les jeunes de minorités visibles (FJMV).Par le passé, le dynamisme économique, le climat de tolérance et la proximité des grands centres urbains ont été des facteurs qui ont favorisé le développement démographique de Sherbrooke.II est probable que la présente vitalité économique de Sherbrooke, l\u2019excellence des structures d\u2019accueil et la qualité de vie que peut offrir la ville, seront des facteurs qui permettront à Sherbrooke de continuer à attirer les populations d'origines variées dans le futur.Recherche et rédaction : Philippe Fortin Montage infographique : Patricia Leycuras La Société d'histoire de Sherbrooke 275, rue Dufferin, Sherbrooke, QC fH AMS Téléphone .819 821-5406 Télécopieur : 819 821-5417 aww.shs.ville sherbrooke.gc.ca 1 A SOCIETE Dont Ed BAC EEN 4 wert wey Ch 62612 56 La Tribune / Samedi 23 novembre 2002 A | Sherbrooke 200 ans d'histoire \\ 1802-2002 L\u2019ENSEIGNEMENT EN ANGLAIS Durant les premières années de Sherbrooke, les enfants acquièrent quelques rudiments de lecture et d\u2019arithmétique à la maison ou à la sunday school où ils reçoivent en même temps quelques notions d\u2019éducation chrétienne.Bientôt, en 1825, une première école primaire est | ouverte : surnommée la red school | house, elle est située sur le site de l'actuel Petit Théâtre de Sherbrooke.En 1827, la Sherbrooke Academy ou- \" gemmes] Vre ses portes afin d'accueillir les A La Central School, construite en 1877, accueilleles élèves d'un niveau plus élevé.École ql rome ee portes on 1939.quartier centre-sud.privée laïque.elle est ouverte à toutes Fonds Frederick James Sangster.les confessions.Elle offre des cours de La Société d'histoire de Sherbrooke.grec.latin.français.mathématiques.géographie, histoire, histoire naturelle et calligraphie.La Sherbrooke Academy est détruite par l'incendie de 1856 et reconstruite l\u2019année suivante au coin des rues de l'Académie et du Palais.L'école est ouverte aussi bien MA ux filles qu aux garcons, jusqu'en 1878.année où elle devient un établisse- WE ment d'enseignement réservé aux filles puisqu'une école pour garçons.la La classe de 1888 du Sherbrooke Young Men's Academy.Fonds de la Sherbrooke Elementary School.La Société d histoire de Sherbrooke.Young Men's Academy, vient d'ouvrir ses portes sur la rue Queen.La Sherbrooke Academy devenue ainsi la Young Ladies\u2019 Academy accueillera une soixantaine d'élèves par an jusqu'à sa fermeture en 1895.LES PREMIÈRES ÉCOLES FRANCOPHONES l'année 1855 marque les débuts de l'enseignement en français à Sherbrooke.L'initiative est due aux deux commissaires canadiens-français.W& Hugène Lefebvre et Henri Camirand.La classe dont l\u2019institutrice est BIB Luce Dufresne.sœur du curé Dufresne.obtient un tel succès qu\u2019en 1857.on SO décide d'ouvrir une école entière aux francophones.Vers 1860.des #8 Jémarches sont entreprises auprès des communautés religieuses afin d'assurer 88 à la jeunesse sherbrookoise une solide éducation chrétienne.la création de EA l'évêché catholique de Sherbrooke en 1874 avec à sa tête Mgr Racine.Æ accélère les choses.Trois ans plus tard.une commission scolaire catholique autonome est créée.À la fin du XIXE siècle.le diocèse de Sherbrooke est doté d'infrastructures éducatives catholiques gérées par les communautés religieuses établies sur son territoire.UN LIEU DE HAUT SAVOIR POUR L\u2019ELITE C'est en 1855, à l'initiative du curé Dufresne.qu'un établissement d'enseignement secondaire catholique est créé.Voué à la formation classique et bilingue.l'établissement tient davantage de l'école commerciale que du col- 88 lège classique.L'Institut Littéraire ainsi formé loge dans la vieille chapelle BRE Saint-Colomban.Deux ans plus tard.il devient le Collège de Sherbrooke et se 64896 Sur les bancs d'école x (Première partie) voit octroyer un nouvel édifice en brique.suite à l'incendie de la vieille chapelle de bois.En 1875.Mgr Racine change lu vocation du collège qui La classe préparatoire A du Séminaire Saint-Charles-Borromée en 1924 Fonds de la famille Gaston Cloutier.La Société d\u2019histoire de Sherbrooke.devient le séminaire diocésain Saint-Charles-Borromée.affilié à l'Université Laval dès 1878.Le Séminaire sera rapidement le lieu où l\u2019on forme les élites sherbrookoises.TS LA CONGREGATION DE NOTRE-DAME AU SERVICE DES FILLES Le projet d\u2019une institution d'enseignement catholique pour jeunes filles est lancé en 1850 par Anna-Maria Valls.la veuve du conseiller législatif William Felton.et sa belle-fille Clara.L'école reçoit une subvention de 600 dollars du gouvernement grâce à l'action du curé Dufresne.Ainsi.le Une classe d'écolières de l'Académie Sainte-Marie en 1938.Fonds Micheline Bureau.La Société d'histoire de Sherbrooke.Mont Notre-Dame.institution d'enseignement bilingue pour jeunes filles catholiques.ouvre ses portes en 1857.La gestion de la maison d'enseignement est confiée aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.Rapidement.le Mont Notre-Dame s'impose parmi les meilleurs établissements de la province par la qualité de sa formation.Les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame fondent une deuxième école en 1886.L'Académie Sainte-Marie est destinée aux filles du quartier- est.L'école connaît une progression constante jusqu\u2019en 1943.Dès lors.elle offre un programme d\u2019études complet qui s'étend de la 1'Ë à la 12\u20ac année.Deux ans plus tard.elle devient une École supérieure.Recherche et rédaction : Élise Grimard Infographie : P.Leycuras La Société d'histoire de Sherbrooke 275, rue Dufferin, Sherbrooke.QC HAMS l'éléphonc .819 821-5406 l'élécopieur : 819 821-5417 www shs ville sherbrooke ge ca aa reas yd + 1 a uace PP PE \u2019 \\ Samedi 23 novembre 2002/ La Tribune $7 | Sherbrooke 200 ans histoire 1802-2002 Sur les bancs d\u2019école (Suite et fin) LES FRÈRES DU SACRÉ-CŒUR S\u2019ENGAGENT AUPRES DES JEUNES C'est en 1882 que les Frères du Sacré-Cœur prennent en charge l\u2019éducation des garçons canadiens-français.D'abord enseignants à l'Académie du Sacré-Cœur, que tous appellent l\u2019École du Centre, les Frères créent, au fil des ans, un réseau d\u2019écoles desservant tous les secteurs de la ville : l\u2019Académie Des élèves de 8r année de l'Académie Saint-Jean-Baptiste prennent la pose dans leur classe en 1935.Fonds Micheline Bureau.La Société d'histoire de Sherbrooke.Saint-Jean-Baptiste (1885).l'Académie Larocque (1913).l'École Racine (1923).l'École Sainte-Thérèse (1927) et l'École Notre-Dame du Rosaire (1943).L'Académie du Sacré-Cœur devient.dans les années 1940.l\u2019École supérieure.À l'initiative du Frère Théode.on y instaure un programme de 13¢ année.Ce niveau permet aux étudiants de réussir les examens d'entrée à l\u2019université.Le succès de l'École supérieure est tel que l'établissement est vite dépassé par un accroissement considérable de sa clientèle estudiantine.On construit donc l'École Saint-Michel (1950) puis l'École Saint-François (1959).La qualité du programme d'enseignement de l'École supérieure est reconnue : on lui permet donc d'offrir les cours des première et deuxième années de l'École Polytechnique de l\u2019Université de Montréal.iy, POUR APPRENDRE UN METIER La formation aux adultes connaît ses débuts dès les années 1840 avec le Mechanics Institute.La Drawing and Art School voit le jour en 1874.Elle est située à l'étage supérieur de l'académie protestante.Le Conseil des arts et manufactures encourage les usines à proposer des cours du soir à leurs ouvriers.Ainsi.Richard Smith.un industriel.offre des cours du soir aux travailleurs désireux de se perfectionner ou d'acquérir un métier.Plus tard.la Paton suivra également cette voie.Toutefois.ce n'est qu'en 1922 qu\u2019une véritable école d'art et métiers est implantée à Sherbrooke sur la rue Camirand.Paul-Emile Borduas.sur les conseils d'Ozias Leduc.y passera quelques mois.En 1947.l'école s'axe davantage sur l'apprentissage des métiers et met en veilleuse le volet artistique.La même année.l'école Noé-Ponton est ouverte afin d'offrir un large éventail de cours dans le secteur agro-alimentaire.LA FORMATION DES MAÎTRES En 1922.les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame ouvrent.dans les locaux de l'Académie Sainte-Marie du quartier est.une École Normale.Trois ans plus tard.on transfère l'école dans un nouveau bâtiment.situé sur la rue de l'Ontario et baptisé École Normale Marguerite-Bourgeois.Les Filles de la Charité du Sacré-Cœur ouvre.elles aussi.une École Normale en 1939.D'abord.située sur le boulevard Saint- À Sacrement (actuelle rue Kennedy EN Nord).l\u2019École Normale déménage sur d la rue du Parc en 1951.Les futurs 1 enseignants masculins.quant à eux.MN sont formés.à partir de 1955.à la nou- ] velle École Normale dirigée par Mgr Maurice O'Bready.L'École Normale Marguerite-Bourgeois et l\u2019École Normale pour garçons fusionnent en 1967 et sont transformées deux ans plus tard en programme de la Formation des maîtres maintenant assuré par l'Université de Sherbrooke.L'École Normale Marguerite-Bourgeois en 1950.Archives nationales du Québec.(Prochaine parution : Les médias à Sherbrooke) LA RÉVOLUTION DES POLYVALENTES À la fin des années 1960, Sherbrooke compte plusieurs cvoles secondanres publiques nommées St-François.Montcalm.1 eBer et St Michel, La création des commissions scolaires régionales en 1965 ouvre Lu voue a l'implantation des polyvalentes.La régionalisation favorise l'accessibilité aux etudes et cree un réseau scolaire offrant des ser\\ices jusque-liu megales C'esten 1972 que l'on agrandit et réaménage l'école LeBer ati de La rendre conforme à la réor gunisation scolaire en cours.Quant à La polyvalente Le Phare.sa construction débute en 1973.L'école Louis-Jolhiet se transforme bientôt en polyvalente Le Triolet, Ces polyvalentes.dont les couts de construction vont de 35 nuillions de dollars chacune.ont pousse comme des champienons dans les annees 1970.résultat du climat d'opulence de l'epoque \\mourd'har les infrastruc tures construites desservent environ 22000 eleves =>./ LE CEGEP - ¥ En 1965.la loi 21 sur Lu creation des colleres d enscrgnement general et professionnel est adoptée.Deux ans plus tard le comte provisoire estrien est créé.Viennent s\u2019y greffer plusieurs établissements déesneux de former le futur collège.Au moment où le Cégep reçoit sa charte en 196$041 reumit l'ancienne Les finissants de 1975 en technologie des sciences naturelles.Fonds Hélène Liard.La Société d'histoire de Sherbrooke.École Normale de l'Estrie.les écoles d'intirmieres de St-Vincent-de-Paul el de l'Hôtel-Dieu.l'École des métiers d'Asbestos.École d'aide sociale des Sœurs du Bon-Conseil et l'Institut de technologtre.l'émission de la charte du Cégep de Sherbrooke s'accompagne de la nomination des ctnq premiers membres du conseil d administration.Michel Normand.alors doven de la faculté des Sciences de l'Université de Sherbrooke.deviendra le premier directeur général du Collège de Sherbrooke _\u2014 Sm UNE UNIVERSITÉ DE STATURE INTERNATIONALE Le projet de fonder une université catholique française commence des 1941 avec Mgr Desranleau.A Sherbrooke.comme dans l'ensemble de la province, la population francophone veut pénétrer le monde de l'industrie et du commerce.C\u2019est ainsi que plusieurs notables sherbrookois.entre autres.Albert Leblanc.Maurice Delorme.Gaston Desmarais et Chénier Picard deviennent.dans les années 1950.des promoteurs enthoustastes d'une université à Sherbrooke.En 1954.sous Fimplusion de Mer Cabana.PF Université de Sherbrooke est incorporée grâce à un partenariat avec le Séminaire de Sherbrooke.Aujourd'hui.l'Université de Sherbrooke compte environ 22 000 étudiantes et étudiants dont plus de 13000 à temps complet SST - Le réseau scolaire sherbrookois du XXI® siecle prend sa source dans un système éducatif datant du XIXC siècle.De ce fait il est fort.bien rodé et bien implanté.S'appuyant sur un vaste éventail d'établissements scolaires publics.secondés par des écoles privées qui puisent leur enracimement au plus profond de l'histoire de la communauté.Sherbrooke ne peut offrir à sa population qu'une éducation de qualité lui permettant d'entrer de plein pied dans le nouveau siècle.Recherche et rédaction : Élise Grimard Infographie : P.Leycuras Lis Sonëte d'histoire de Sharhrook.TS.rue Duff un.Sherbroot OC HERMAN lephon.«09x21 S40 lecoprour AIO KIT SH While sherbrook qo a .- - + / Samedi 23 novembre 2002 $8 La Tribune | 1802 sa C omme pour l\u2019ensemble des Cantons-de-l\u2019Est, Sherbrooke a été tion autant écrits qu\u2019électroniques.La dualité linguistique, le 1 Sherbrooke 200 ans d histoire -2002 Informer et divertir (Première partie: les médias écrits) un endroit propice au développement des moyens de communica- haut taux de scolarisation de la population et l'esprit d'entreprise propre aux Sherbrookois ont été des facteurs déterminants à cet égard.À partir des premiers journaux publiés à Sherbrooke et jusqu\u2019à l\u2019avènement de la télévision, parcourons ensemble les grandes périodes du développement des médias à Sherbrooke.NAISSANCE D\u2019UNE PRESSE D\u2019OPINION a L'apparition de la presse d'opinion au Québec se situe au début du 19% siècle.L'Acte constitutionnel de 1791 vient modifier largement le paysage 88 politique du Québec en permettant la création d\u2019une Chambre d\u2019assemblée et la @ formation des premiers partis politiques.La presse québécoise.qui se limitait R4 jusque-là à reproduire les nouvelles de la presse européenne et américaine.se politise et prend parti.an À Sherbrooke, dès 1830.on voit apparaître les premiers hebdomadaires 8888 d'opinion.En 1831, deux Américains, C.W et D.W Tolford, fondent le Sr.Francis BRE Courier and Sherbrooke Gazette.premier journal de Sherbrooke.Ce journal est La 7 ~' Ny 1 \u20ac ST.FRANCE is 83 COURIER, ANY Sherbrooke Sajette.A - 0 \"RNANROOKE.1.C.TÉNO\u2014WAT.CTONEE 46, 1434.ven « >\" = Fenn Coupler.arn ESS, Ho SE BN id ade.ST an mn i El Page frontispice du St.Francis Courrier.Selon les rédacteurs du St.Francis Courier, si une société BE wll juste et prospère doit naître dans les Townships, les intérêts des fermiers et producteurs agricoles LM doivent prévaloir sur tous les autres.La Société d'histoire de Sherbrooke.favorable aux idées véhiculées par Papineau et s\u2019oppose à l'emprise des grands marchands et des compagnies de terres comme la BALCO.Dès 1834.les partisans du parti conservateur répliquent en fondant le Farmer's Advocate and Townships Gazette.Ces derniers tenteront sans succès de faire fermer le journal réformiste des frères Tolford et ce.dans le but d'éliminer toute entrave à la diffusion de leurs idées.Dans leur forme, les journaux des années 1830 sont bien différents de ceux que l\u2019on connaît aujourd'hui, D'abord, ils ne comptent généralement que quatre pages, ensuite.ils sont dépourvus d'images et leurs messages publicitaires sont peu voyants.ce qui leur donne un aspect plutôt terne.+ pm LES PREMIERS JOURNAUX FRANCOPHONES La période qui va de 1860 à 1910 représente « l'âge d\u2019or des hebdomadaires MM régionaux >.À cette époque.les régions sont en pleine expansion et forment des 88 entités organiques originales.Les rédacteurs s'appliquent davantage à développer | l'identité régionale plutôt qu'à relayer les points de vue de la grande presse.C'est pendant cette période qu'apparaissent les premiers hebdomadaires pa canadiens-français à Sherbrooke.Le Pionnier de Sherbrooke (1866-1902), dont la devise est « La Patrie avant tout + est l'organe des conservateurs canadiens-français.Journal « Politique.Agricole.Industriel.Commercial.Littéraire.De sciences et D'annonces ».Le Pionnier de Sherbrooke propose un contenu varié à ses lecteurs.Plus tard.Sherbrooke accueille un deuxième #| hebdomadaire conservateur.Le Progrès (18741878).\u2018| Ce dernier se consacre lui aussi à l'avancement de la population canadienne-française de Sherbrooke.= Pour éviter une rupture à l'intérieur du parti RE À conservateur.Le Progrès fusionne avec Le Pionnier de Sherbrooke en 1878.Ses à] propriétaires fondent quelques années plus tard un nouveau journal.Le Progrès de l'Est.qui Jérôme-Adolphe Chicoy ne, rédacteur du Pionnier de Sherbrooke de juin 1881 sera publié de 1883 à 1924.à janvier 1882 et de mars 1886 à avril 1889.Fonds Mgr Émile Chartier.La Société d'histoire de Sherbrooke.L\u2019APPARITION DES QUOTIDIENS Le début du 20% siècle marque le déclin des hebdomadaires régionaux et l'entrée en scène des premiers quotidiens.C'est aussi une période où les propriétaires de journaux sont davantage préoccupés par les questions de rentabilité.Ainsi.l'approche éditoriale est plus neutre afin de plaire au plus grand nombre de lecteurs.La part de plus en plus grande que prend la publicité dans les pages du journal permet une plus grande indépendance financière et par conséquent, garantit une plus grande liberté de presse.En 1897.le Sherbrooke Daily Record.fondé par Leonard S.Channel.devient le premier quotidien de Sherbrooke.Son approche commerciale et sa capacité à bien représenter les intérêts de son lectorat expliquent son grand succès.C\u2019est en 1910 que le premier quotidien francophone de Sherbrooke voit le jour.À l'instar du Record.La Tribune.fondée par Michael O.Foley et Jacob Nicol.se veut le reflet de l'identité collective régionale.En plus de se soucier de stimuler le commerce et l'industrie régionale.les rédacteurs de La Tribune favorisent également la production culturelle en publiant en supplément un Almanach littéraire de l'Est en 1930.LA MULTIPLICATION DES PERIODIQUES LOCAUX Si les années suivantes voient l'arrivée d'autres moyens de communications comme la radio.puis plus tard la télévision.Sherbrooke reste néanmoins un centre important de publications périodiques.En effet.il est établi que.de 1920 à nes jours.plus de 76 périodiques sont apparus à Sherbrooke.Parmi ceux-ci soulignons Le Combat.journal à saveur nationaliste publié à partir de 1934.dont la devise est « Hier L'Epée.Aujourd hui.La plume ».Employés du Messager St-Michel en 1942 Fonds Robert Lapointe.La Société d histoire de Sherbrooke.Les étudiants se mettent aussi à l'oeuvre en créant des publications qui reflètent leur milieu de vie comme Le Copain (1934-1968), journal étudiant du Séminaire de Sherbrooke qui sera remplacé en 1968 par Le Radiant.Une publication indépendante éditée par le diocèse.le Messager St-Michel (1917-1969).est d'abord publié aux 15 jours comme bulletin paroissial.Le Messager atteint trois ans plus tard un tirage de 5000 exemplaires.Pendant les années 1950.en plus de diffuser la pensée de l'Église sur les grandes questions sociales de l'heure.l'hebdomadaire fait une large place à l\u2019histoire régionale.Recherche et rédaction : Philippe Fortin Infographie : P.Leycuras M.Morissette La Société d'histoire de Sherbrooke 275, rue Dufferin, Sherbrooke.QC HE IMS lcléphone SH9 821-5406 lelécopieur : 8H9 821-5417 www shs ville sherbrooke ge ca vo.66955 i SL OF TAP TP SPORES Samedi 23 novembre 2002/ La Tribune $9 iw are Pac DE RANEY Sherbroo 2002 Informer et divertir (Suite et fin: les médias électroniques) LA RADIO À SHERBROOKE Les premières stations canadiennes de radio font leur apparition à partir de 1914 En 1922.CKAC devient la première station de radio sur le territoire québécois.Les possibilités de ce nouveau média séduisent rapidement les élites sherbrookoises.Le rôle éducatif et la puissance de diffusion de la radio deviennent d'excellents movens de développer et d'exporter l'identité regionale.Dès 1929.dans le cadre de la Commission royale d'enquête sur la radiodiffusion.la Ville de Sherbrooke fait une demande pour l'obtention d'une station locale.La crise économique qui suit retarde cependant le projet.Ce n'est qu'en 1957 que la station régionale CHLT peut débuter ses emissions.La station appartient au même croupe qui détient te journal La Tribune.d'où son nom CHLa Tribune.Modeste au depart (1000 watts).la puissance de CHILI passera & 10000 watts en 1959.En plus de relaver le signal de Radio-Canada.CHIL produit ses propres émissions ce qui favorise la carrière d'artistes locaux tels Lei Boultane et Ti-Blane Richard.Ti-Blanc Richard était déjà considéré en 1950 comme l\u2019un de nos plus grands violoneux.Fonds du Festival des Cantons La Société d'histoire de Sherbrooke \\ sant l'avènement de la télévision.c'est par la radio que les hommes politiques.tels John S.Bourque (à droite sur la photo) rejoignent leurs électeurs.La scène montrée se déroule en 1945.Fonds John S.Bourque.La Société d'histoire de Sherbrooke.En 1956.les propriétaires de La Tribune fondent CKTS.l'équivalent anglophone de CHLT.Puis en 1967.CIRS voit le jour.Cette station.axée sur la diffusion des succès musicaux de l'heure.rivalisera en popularité avec CHLT.Enfin.CFLX.la radio communautaire de l\u2019Estrie.est fondée en 1980.\u2014_ LA TELEVISION Au début de la décennie 1950.les Sherbrookois qui ont accès à un poste de télévision peuvent capter les émissions qui proviennent de Montréal ainsi que celles diffusées par certains postes américains.Les élites locales saisissent l'importance de travailler à l'implantation d'une station à Sherbrooke pour appuyer la culture locale et régionale et ainsi faire contrepoids à l'influence grandissante de la culture américaine.Avantages de la Télévision DIVERTISSEMENT POUR TOUS LES MEMBRES DE LA FAMILLE DISTRACTION POUR GENS DE TOUT AGE LA TV RESSERRE LES LIENS FAMILIAUX CHACUN RESTE CHEZ SOI POUR VOIR LE PROGRAMME DE SON CHOIX SHERBROOKE EST UNE VILLE PRIVILEGIEE POUR LA TV CINQ POSTES AU CHOIX: CBFT, CBMT, WMTW, WMTV, WCAX PROGRAMMES POUR TOUS LES GOUTS LES MEILLEURS SPECTACLES D'AMERIQUE DANS VOTRE SALON Les journaux régionaux ne se génent pas pour promouvoir la télévision.Cette promotion leur profite beaucoup car en diffusant la programmation des chaînes, ils fidélisent leurs lecteurs.De plus, la vente d'espaces publicitaires aux détaillants de téléviseurs est avantageuse financièrement.; LS ; La Tribune octobre 1955 / supplément.La Société d'histoire de Sherbrooke.C\u2019est en 1956 que CHLT-TV commence à diffuser à parur d\u2019une antenne située sur le mont Orford.D'une puissance de 300 000 Watts.son antenne est l\u2019une des plus puissantes au Canada.Dès l'ouverture.IN des 25 emissions qu'elle diffuse proviennent des studios de Sherbrooke et mettent en vedette des artistes locaux.Parmi les premières diffusions.on note un film sur la construction du chemin menant au sommet du mont Orford.Plusieurs émissions qui furent très populaires pendant les annces 1960 telles que Le Téléphone Sonne et Soirée Canadienne Turent produites dans les studios de CHLT-TV Louis Bilodeau lors de la 500\u20ac émission de Soiree canadienne en 1973, Fonds du Festival des Cantons.La Société d'histoire de Sherbrooke.En 1963, le «canal 7».rayonne sur unc bonne partic du Quebec: son signal peut être capté de Lachute jusqu'à Lac-Mégantic et de La Tuque jusqu'à Newport.CHLT-TV occupe alors une place de choix parmi les diffuseurs canadiens : il détient la 4° place au Canada pour ses heures totales d'opération par semaine et la première place pour la production en studio.Pendant les années 1970.1e CRTC oblige les compagnies de cablodistribution à mettre sur pied et à assurer le financement de télés communautaires.C'est ainsi que le «canal 11», la télé communautaire de Sherbrooke.voit le jour en 1973 cet ve.grâce à un investissement de 200000$ de la firme Cablovision.D autres stations viennent bientôt s'ajouter.Parmi celles-ci.CKSH (1974) qui souligne dès le départ vouloir axer sa programmation sur les nouvelles et les affaires publiques.Enfin, un dernier poste.CFKS.affilié à TOS.diffuse depuis le milieu des années 1980.\u2014_\u2014 Depuis la fin du 18% siècle.les Sherbrookois ont bénéficié des retombées positives des moyens de communication écrits et électroniques locaux.Jen effet.très tôt.la presse d'opinion.à pu sensibiliser la population régionale aux enjeux politiques nationaux.La presse quotidienne et la radio se sont ensuite chargées de promouvoir et d'exporter le talent et l'expertise sherbrookoise.tâches que poursuivit la télévision locale.Il est clair que les élites locales ont su saisir le potentiel des médias.tant au niveau économique que pour la diffusion des idées.C\u2019est pourquoi Sherbrooke n'a jamais été en marge des grands courants médiatiques tant canadiens que québécois.De leur côté.les responsables de la production ont réussi a offrir un produit attrayant.capable de bien définir et de bïen représenter les intérêts locaux et régionaux.Ce qui a permis la survie des médias sherbrookois devant les compétiteurs de l'extérieur.Recherche et rédaction: Philippe Fortin Infographie: P Leycuras M.Morissette (Prochaine parution : À l\u2019avant-garde du développement économique) La Société d'histoire de Sherbrooke 978, rue Dutlerin,.Sherbrooke, QC HHH AMS léléphone #19 21 5406 lélécopieur 819 821 SU wow she dle sherhroobe ge ca 66956 e 200 ans d'histoire 1802- Cg Ce ees S10 La Tribune / Samedi 23 novembre 2002 Fat A Ÿ 1802-2002 A l\u2019avant-garde du développement économique (Première partie) [slates de trois moulins sur les berges de la rivière Magog inaugure la vocation industrielle du futur site de Sherbrooke.Jonathan Ball et Gilbert Hyatt sont les premiers, en 1802, à y opérer respectivement une scierie et un moulin à farine.Plus tard, en 805, Elvin Andrews construit une carderie et un moulin pour fouler les lainages.Ces moulins attirent des artisans et commerçants qui formeront un hameau.Très rapidement, le lieu des Grandes-Fourches devance les autres villages par l\u2019importance de ses fonctions d'échanges et de transformation des ressources agricoles et forestières.Il devient ainsi le pôle des activités industrielles et commerciales au niveau régional.Cette distinction sera la marque de Sherbrooke qui, dès le début du XX° siècle, s\u2019affirme comme chef de file du développement économique et consolide son rôle de capitale régionale.aménage des barrages sur les rives de la rivière Magog et plusieurs industries UN HAMFAU INDUSTRIEL viennent s'établir à Sherbrooke.pour tirer profit de l\u2019énergie hydraulique.SE CONSTITUE Elle démarre d\u2019abord son propre moulin puis la Sherbrooke Cotton Factory.première compagnie financée par des actions au Canada, s'installe en 1844 Vers 1802.de nombreux moulins.commerces et échoppes d'artisans.sur l'actuelle rue des Abénaquis.s'installent au lieu qui allait devenir Sherbrooke.Le forgeron Felix Ward et le tanneur William Ward sont voisins du moulin à farine de Hyatt.Le premier magasin général apparaît en 1812, près du carré Strathcona.propriété de { | Frederick Henry Goodhue.qui n'oublie pas.surtout, d'y ajouter une distillerie.COMMISSAIRE INDUSTRIEL AVANT LE TEMPS D'autres commerçants viennent s'installer au carré Strathcona, parmi lesquels En 1835.Alexander Tilloch Galt arrive à Sherbrooke et devient se trouvent Samuel Brooks, A.G.Woodward et Richard Morkill, ce dernier Commis de la British American Land Company.Rapidement / etant spécialisé dans l'importation de produits britanniques.promu directeur du bureau régional.il propose d'ajouter le développement industriel de Sherbrooke aux objectifs de colonisation de la compagnie.Dès lors.il amorce le processus d'industrialisation et devient un ardent promoteur de tous les projets de développement économique de la ville.notamment ceux du secteur ferroviaire.Alexander Tilloch Galt (1817-1893).Collection de la Société d'histoire de Sherbrooke.= yy, L\u2019ARRIVEE DU TRAIN A SHERBROOKE L'arrivée du train a Sherbrooke.en 1852.est un autre facteur qui favorise le développement de la ville et réorganise son espace économique.La zone commerciale se déplace de Commercial Street (aujourd hui rue Dufferin) vers la rue Wellington.Richard Morkill y déménage sa boutique auparavant située au carré Strathcona.Charles Fletcher ouvre une confiserie au coin des rues King et Wellington Nord.À proximité de la gare.les commerçants Daniel McManamy et J.H.Gendron bâtissent des entrepôts vers 1860.L'un y remise des boissons ## alcoolisées.l'autre sa réserve de grain.À C'est au tournant du siècle que les | Magasins généraux disparaissent au profit des commerces spécialisés.L'industrie tire profit de la ligne de chemin de fer de la Sr.Lawrence and 4 Atlantic Railroad.En fait.la véritable industrialisation commence au moment où la ville de Sherbrooke est reliée au La place du marché en 1893.Fonds Paul Gagné.La Société d histoire de Sherbrooke.Ces années de développement sont dominées par l'action de William Bowman Felton.Celui-ci arrive dans la région en 1815.accompagné des membres de sa famille et de 59 ouvriers britanniques engagés pour trois ans.Le clan Felton a regu 4000 acres de terre du gouvernement britannique.Dès l'automne.les Felton ont déjà défriché 1000 acres de terrain ce qui les autorise à réclamer encore plus de terres.Parallèlement à ses activités foncières.Felton acquiert des sites industriels d'importance: il rachète les moulins situés au confluent et les loue.Felton favorise aussi l'implantation de certains bâtiments comme le palais de justice.On peut donc dire de lui qu'il est une figure importante de l'époque pionnière de la ville.yy, LA BRITISH AMERICAN LAND COMPANY l'implantation de la British American Land Company.en 1833.marque l'accélération du développement économique de la ville.La BALCO Soécyalieé dans Ia vente de gros de vin et de boissons fortes.monde extérieur par le train.Sherbrooke Hiustrated septembre 1886.La Société d'histoire de Sherbrooke.Recherche et rédaction : Élise Grimard Montage infographique : Patricia Leycuras Mélanie Morissette ,Ç 5 La Société d'histoire de Sherbrooke 275.rue Dufferin, Sherbrooke.QC TH 4MS Téléphone : 819 821-5406 Télécopieur : 819 821-5417 www shs.ville.sherbrooke ge.ca Sherbrooke dans les années 1860.Collection de la Société d'histoire de Sherbrooke.67627 herbrooke 200 ans d histoire 3 Ox ce-vepae ay + Samedi 23 novembre 2002 / La Tribune SI! 1 Sherbrooke 200 ans d'histoire 1802-200 ° \u2018A \u2018avant-garde du développement économique (Deuxième partie) UNE VILLE MOTEUR DE SON PROPRE DÉVELOPPEMENT Au cours des années 1880, la Ville prend le relais de la BALCO dans le domaine du développement économique.La politique industrielle repose sur des exemptions de taxes échelonnées sur une période de dix à vingt ans.des bonis pour la construction de bâtiments industriels et des tarifs énergétiques Machinistes de la Canadian Ingersoll-Rand en 1904.Fonds Jean Lapointe.La Société d'histoire de Sherbroeke.Durant les années 1940 à 1950.on assiste à l'essor des industries textiles telles que la Dominion Burlington Mills Ltd (rebaptisée Domil Limited en 1952).Plus tard.la Superheater Co.Ltd quittera son emplacement du coin Galt Ouest-Belvédère Sud pour rejoindre les entreprises de la partie la plus éloignée du quartier Ouest.les 7ricorex Co.Ltd.Bemis Associates et Venus Mills me.installées dans le secteur de la rue Roy.{ne vue de Sherbrooke en 1881.Fonds Louis-Philippe Robidoux.La Société d'histoire de Sherbrooke.réduits.Tous ces incitatüifs atürent les industries des secteurs du textile et de la mécanique.Ainsi.la Walter Blue, la Julius Kavser et la Panther Rubber Co.(aujourd'hui Produits American Biltrite Itée) profitent de cette politique municipale pour s'implanter à Sherbrooke.En même temps.les manufactures déjà établies comme la Paton Manufacturing Company profitent des largesses de la Ville pour prendre de l'expansion.La Dominion Textile en 1937.Fonds Jean-Maurice Demers.La Société d'histoire de Sherbrooke.\u2014_\u2014 ( \u201c DES EMPLOYES EN PIQUE-NIQUE UN SECTEUR INDUSTRIEL Une pratique fort répandue dans les années 1950 consiste à organiser des loisirs au sein des grandes industries comme Ta Canadian Ingersoll Rand ou la Paton Manufacturing Company.L'industrie type du milieu du XX% siècle comporte un grand nombre de DE V ENT ( OMMER( LAI travailleurs et les activités sportives.culturelles et soctales sont de bons moyens de consolider les liens entre les ouvriers mais aussi de fortifier teur sentiment d'apparte L'espace situé entre la rue des Grandes-Fourches Sud et la rivière nance.Ainsi.sont régulièrement organisés des parties de hockey.des soirées dansantes Saint-François est un territoire vierge pendant presque tout le XIXe siècle.«ec fanfare.des joutes de cartes.des pique niques et Li traditionnelle fète de Noël Les Sherbrookois s'en servent comme terrain de criquet.Les cirques PE 78 américains y installent régulièrement leur chapiteau.En 1893.la Ville procède au remblayage de la rive ouest ce qui permet la création de nouveaux sites destinés aux industries.L'année suivante.la Hovey Brothers Packing Compagny y érige un abattoir.Par la suite.la Jenckes Machine Company, la Canadian Rand Drill etla WH.Ross viennent aussi s\u2019y installer.La proximité des installations du chemin de fer combinée à l'exemption de payer la taxe municipale convainquent ces compagnies d'y bâtir des usines.En cinq ans, le terrain vague se transforme en une zone industrielle.Le secteur maintient cette vocation jusqu'en 1972.alors que la James United Steel Company est démolie.En même temps que se développe la vocation industrielle du site.des activités commerciales y prennent place.Dès le début du XX° siècle.le marché Lansdowne attire bouchers et cultivateurs chaque semaine.En 1955.il est remplacé par le nouveau marché municipal.Puis après la disparition des dernières usines du secteur.un centre commercial est érigé.2 UN QUARTIER DÉDIÉ À LA MÉTALLURGIE ET AU TEXTILE ft Un nouveau quartier se développe dans l'ouest de Sherbrooke (paroisse Les employés de la Paton Manufacturing Company réunis pour le pique-nique tenu en 1950.au lac Stoke.Fonds Gérard Dionne.La Société d'histoire de Sherbrooke.Recherche et rédaction : Élise Grimard Montage infographique : Patricia Leycuras Mélanie Morissette ET Sainte-Jeanne-D' Arc) où l'on retrouve principalement les industries du textile ko et de la métallurgie.Dès 1910.la Sherbrooke Machinery s'installe.puis la = M Canadian Ingersoll-Rand.la Canadian Silk Products.la Canadian 4 Connecticut Cotton Mills.située sur la rue du Pacifique.qui deviendra.en I 1920.la Dominion Textile.L'implantation de la MacKinnon Structural Steel.\u201cM de la Sherbrooke Iron Works et de la Canadian Brakeshæ and Foundry \u201c88 confirme la vitalité du secteur métallurgique de la ville jusqu'à la fin des N° années 1940.La Société d'histosre de Sherbrooke 275, rue Dufferin.Sherbrooke.QC 11H 3MS léléphone 519 821 5406 Télécopieur 519 821-5417 www shevatle sherbrooke ge ca L805 yr S12 La Tribune / Somedi 23 novembre 2002 herbrooke 200 ans d\u2019histoire 1802- ) 2 i) \u2018 - , A avantgarde du développement économique 2002 (Suite et fin) 4 \u2019 Lo Z DES ANNEES FASTES LE COMMERCE En 1948, I'intersection des rues King et Wellington représente le cœur de la ville.Les commerces, les restaurants, les services professionnels, les hôtels et les industries se disputent l\u2019espace.C\u2019est l\u2019âge d'or du centre-ville de Sherbrooke.Fonds Clovis Roy.La Société d\u2019histoire de Sherbrooke.Jusqu\u2019aux années 1960, la rue Wellington demeure l\u2019artère commerciale pur excellence de Sherbrooke.Cependant, l\u2019expansion de la ville permet l'implantation de petites zones commerciales.Aussi, la rue Alexandre devient la place commerçante du quartier Sud et le chemin Drummond, celle du quartier Ouest.La rue King, commerciale près de Wellington, prolonge cette activité entre la rue Bowen et le pont Montcalm.= FU Lis k > peal.À r= NICs orl ow [3s wper go dou; RR RL si Croquis du Centre d\u2019achat King Ouest ouvert le ler novembre 1960.Fonds Louis-Philippe Demers.La Société d'histoire de Sherbrooke.Les années 1960 sont marquées par l\u2019avènement des centres commerciaux.Le centre d\u2019achat King Ouest est inauguré le 17 mars 1960.Les Galeries Belvédère font partie du paysage sherbrookois six ans plus tard.L'événement central de ce grand bouleversement des activités commerciales est l'apparition du Carrefour de I'Estrie en 1973.La rue Wellington et la rue Alexandre perdent peu à peu leur vocation commerciale au profit des centres commerciaux.La Ville entreprend donc en 1974 une vaste opération de revitalisation du centre-ville.La création d\u2019un semi-mail couvert de marquises n'a pas généré l'accroissement d\u2019achalandage espéré par les commerçants du secteur.Le centre d'achats Les Promenades des Grandes-Fourches n'a pas connu non plus le succès escompté.Il a été démoli et remplacé par un supermarché Maxi qui a ouvert en 2001.Aujourd'hui.l'activité commerciale au centre-ville est dominée par les boutiques spécialisées en produits originaux.les restaurants et les services.Le secteur situé près du carrefour des rues King et Wellington compte quelque 150 locaux occupés par des commerces et des services.\u2014\u2014 UNE NOUVEAUTÉ : LE PARC INDUSTRIEL En 1974.le parc industriel est inauguré à l'extrémité du quartier nord de Sherbrooke.Dès 1976.la Commission industrielle consultative de la ville travaille de pair avec le commissariat industriel pour attirer de nouvelles firmes dans ce secteur.Le parc industriel accueille principalement des petites et moyennes entreprises issues de l'initiative d'entrepreneurs locaux.Les Ng mais baba So Début des travaux d\u2019aménagement du Parc industriel, le 12 septembre 1973.Fonds de la Ville de Sherbrooke.La Société d\u2019histoire de Sherbrooke.PME se retrouvent ainsi propulsées au rang de moteur économique de la ville, dans une multitude de secteurs tels que les communications, les microtechnologies et les transports.\u2014-\u2014 UNE VILLE TOUJOURS EN MOUVEMENT En 1990, dans le but d'implanter un plan stratégique de développement.la Ville met sur pied divers conseils économiques, chacun spécialisé dans son champ d'intervention.La fusion des conseils de la Société de développement économique de la région sherbrookoise (SDÉRS) est réalisée en 1993.La nouvelle société a pour mission d'offrir un soutien aux promoteurs et de favoriser le développement économique de la région sous toutes ses formes, tant aux niveaux industriel, culturel que touristique.La SDÉRS.volet industrie, privilégie le développement économique des secteurs en émergence: informatique, biotechnologie et pharmacie.Pour la seule année 2000, plusieurs projets se concrétisent tels la relance du Centre d'entrepreneurship technologique, la création de BioMed Développement qui favorisera le démarrage d\u2019entreprises dans le domaine de la santé et l\u2019essor du Centre Novatech, véritable Cité du multimédia.C-MAC est le chef de file mondial des services intégrés de technologie, de conception et de fabrication.SDÉRS-Industrie Recherche et rédaction : Élise Grimard Montage infographique : Patricia Leycuras Mélanie Morissette 4, La Société d'histoire de Sherbrooke 275.rue Dufferin.Sherbrooke.QC JIH 4M5 Téléphone : 819 821-5406 l'élécopieur : 819 821-8417 www shs.ville sherbrooke.qc.ca IEE T I SHERRROOM 67629 4 es TN IRI EI FN =r EE Ty vue FEY pre ov Sherbrooke 200 ans d\u2019 Samedi 23 novembre 2002 / istoire 1802-2002 La vassion de créer 200 ans de vie culturelle a Sherbrooke (Premiere partie) près les balbutiements des débuts de la ville, c'est à la fm du XIX® siècle que la vie culturelle sherbrookoise trouve sa voie.Désormais, de nombreuses associations ou sociétés seront créées afin de répondre au goût de la communauté tant anglophone que francophone, en matière de divertissement.LA MUSIQUE DE DO À SI Les années 1850 témoignent du développement de la vie artistique à Sherbrooke.La vie musicale est marquée par des concerts de chants religieux ou de pièces instrumentales.organisés par l'Église congrégationaliste.Les églises protestantes.là salle de l'Hôtel de Ville ou le Griffith's Hall (situé au nord-est du pont Magog.actuel pont Gilbert-Hyatt) servent de salles de concert pour les artistes de passage à Sherbrooke.La fanfare municipale, le Sherbrooke Brass Band.est de toutes les célébrations et pique-niques et donne.l'été.des représentations en plein air.Fn parallèle.la Sherbrooke Band of Hope.née F en 1859.rassemble des jeunes qui font de la musique pour promouvoir la tempérance.En 1860.s'organise à Sherbrooke la Sr.Francis Musical Association qui favorise le perfectionnement des talents amateurs du district.La Choral Socierv.organisme fondé cn 1883.présente chaque printemps un grand festival de chants durant toute une semaine.En 1910.I'Harmonie de Sherbrooke devant le palais de justice.Collection de la Société d histoire de Sherbrooke.la musique classique fait ses débuts avec le Sherbrooke Symphonie Orchestra qui commence ses activités en 1910 au théâtre Clément situé au 82 de la rue Wellington.De 1914 à 1922.l'orchestre interrompt ses activités.puis reprend ses concerts symphoniques jusqu\u2019en 1926.année de sa disparition.Les fanfares de la ville se produisent dans les parcs publics où des kiosques sont aménagés à cet effet.Les groupes jouent au carré Portland.au parc Racine.au parc Victoria ainsi qu'au kiosque [aporte situé dans Sherbrookc-Fst.Au parc Dufresne.en 1935.on érige un kiosque assez grand pour contenir 75 musiciens.Le carré Portland reçoit à son lour un kiosque l'année suivante.Apres les années 1950.on retrouve peu de ces scènes en plein air.Entre 1930 et 1950.période très florissante pour la musique classique à Sherbrooke, plusieurs autres groupes voient le jour.Certains sont de petits orchestres destinés à former de jeunes musiciens.comme la Symphonette (1931) ou l'Orchestre des Jouets (1932).D'autres, comme le Jeudi musical (1936).offrent des concerts exécutés par des personnes plus âgées.l'Orchestre symphonique de Sherbrooke est créé en 1939 sous le nom de Symphonie St-Charles.Ce n'est qu'en 1941 qu'il prend son nom actuel.Son premier concert se déroule à la vieille salle du Séminaire le 3 avril 1940.L.' Orchestre symphonique est dirigé pendant 30 ans par le chef d'orchestre SvIvio I acharité.à # Le kiosque à musique du carré Portland en 1957.Fonds Gérard Auray.La Société d'histoire de Sherbrooke.Saka L'Harmonie cadette de Sherbrooke.dirigée par Charles Velvenne, joue au kiosque du carré Portland en 1942.Fonds la musique popu- Jacques et Irenée Langevin.La Société d'histoire de Sherbrooke.laire a aussi ses adeptes à Sherbrooke.Les années 1950 sont marquées par l'arrivée d\u2019une foule de petits orchestres jouant des airs de «ball room» : orchestres de Mike Alexis.de Doug Whitcher.de Giz Gagnon ct ceux des différents hôtels de la ville comme le New Sherbrooke.La musique country connaît aussi un certain essor avec l'arrivée de Ti-Blane Richard.de sa fille Michèle et de Lévi Bouliane.La musique dite « de chansonnier » est présente grâce à Jim Corcoran entre autres.Pour donner aux artistes une scène où se faire connaître, des lieux peu traditionnels se sont transformés graduellement en boîtes à chansons : ainsi en est-il du Café du Palais, de l\u2019hôtel Magog et du loubard.Des festivals ont heu où les musiciens jouent sur des estrades temporaires comme celles construites dans le cadre du Festival des Cantons (1974-1980) ou lors de la Fête du Lac des Nations au pare Jacques-Cartier.On utilise aussi les installations de la Place de la Cité.situces derrière le Palais de Justice.Enfin.divers cafés proposent des spectacles à la belle étoile comme Sherbrooke en Blues (1991 1998) et le Festival des rythmes du monde (1994-1995).~~ aS QUE LE SPECTACLE COMMENCE! Les premiers établissements gui accuctlent des spectacles a Sherbrooke sont des immeubles poly valents a vocations multiples.l'édifice Griffith, un batiment construit en 1854, possède une salle où Fon peut présenter les artistes de passage.l'ancien hôtel de ville, érigé en 1859, et le « Drill Shed +, manège militaire situé au coin des rues William et de Montréal et démoli en 1889.sont d'autres endroits où l'on assiste à des spectacles.Le Mont Notre Dame.le Séminaire Saint-Charles ainsi que les éghises sont des lieux offrant au publie sherbrookois l\u2019occasion de voir et d'entendre chant, musique et pièces de théâtre.Parmi les anciennes salles de spectacles, on retrouve le Rink Opera Howse ct le Théâtre Clément situé sur la rue Wellington.Bâti en 1890.le Rink Opera House est une construction non chauffée située au bout de la rue des Abénaquis qui se transforme en patinoire le temps venu.Des fanfares y donnent l'ambiance musicale le samedi et, en période de carnaval.on y patine déguisé et masqué.À la saison douce.une scène de 18 mètres sur 8 mètres permet la présentation d'opéras, d'opérettes et de comédies musicales montées par des troupes américaines.Le «rond à patiner» sert d'opéra jusqu'à l'ouverture du Théâtre Clément.Quant à celui-ci.il est inauguré en 1901 et il accueille jusqu'à 700 personnes.C\u2019est l\u2019une des plus spacieuses salles de toute la province et la célebre Sarah Bernhardt s\u2019y est produite.Les Sherbrookois assistent lors de ta soirée d'inauguration de la salle à une représentation de l'opéra Faust de Gounod avec le chanteur de réputation internationale lewis Morrison du Merropolitain Opera de New York.Deux ans plus tard, la célèbre cantatrice cana- dienne-française Albani (Emma l'ajeunesse) se produit sur cette scène.Fn 1911.l'endroit prend le nom de His Majesty.D'une salle de spectacle à un édifice commercial.sa vocation change en 1939.L'Union musicale, fondée en 1921.organise des soirées littéraires durant les années 1929 et 1930, en plus de ses soirées de concert et d'opéra.Fonds Léonidas Bachand.La Société d'histoire de Sherbrooke.En 1906, le Monument National est Créé par un regroupement francophone composé d'hommes d'affaires.de professionnels et de professeurs du Séminaire Saint-Charles-Borromée.L'institution se voue à la défense du français dans une ville à forte prédominance anglophone.Le Monument National comporte une bibliothèque publique ainsi qu'une salle de détente où l\u2019on présente à l\u2019occasion des opérettes.des concerts et des pieces de théâtre.L'institution ferme ses portes en 1917, Aujourd'hui.Sherbrooke compte plusieurs salles de spectacles.Les plus importantes sont la salle Sylvio-Lacharité du Théâtre Granada.la salle Maurice O'Bready du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke et celle du Vieux Clocher de Sherbrooke.Ces lieux de diffusion permettent aux Sherbrookois et aux gens de la région d'assister à des spectacles et événements d'envergure.Recherche et rédaction: Étise Grimard Infographie: Mélanie Morissette La Société d'histotre de Sherbrooke 275, rue Dufferin, Sherbrooke, Of ITH 4M5 Téléphone $19 821 S400, Télécopieur 819821 5417 www she ville sherbrooke ge ca ys ytyighgle La Tribune 513 Il S14 La Tribune / Samedi 23 novembre 2002 sn rooke 200 ans d'histoire \u2018 1802-2 002 \u201cI ; La passion de cré Il GE 200 ans de vie culturelle à Sherbrooke 7 a (Deuxiéme partie) ad \u2014 : | Les années 1970 t la renaissance de la vie littéraire à Sherbrooke.De $ 5 LA SHERBROOKE LIBRARY nouveaux écrivains ériergent du Département d'études françaises de ay | l\u2019Université.D ais d'éditi araissent.Le public sherbrookois peut a AND ART ASSOCIATION assister à des muits de poésie.Toute celle effervescence mène à la création de Ù CE CE orm uo nT I\u2019 Association des Auteurs des Cantons de 1'Est en 1977 et au retour du Salon du Livre de l\u2019Estrie.LE THÉÂTRE : IN | eri DU TRAGIQUE AU COMIQUE ||! La salle des arts du Sherbrooke Library and Art B y Jumes Sangster.La Société d'histoire de Sherbrooke.Le théâtre sherbrookois ne prend véritablement son essor que lorsque \u2018 Pour les classes bourgeoises, Samuel F.Morey, inspecteur de l'Eustern Léonard Saint-Laurent.professeur au Séminaire Saint-Charles-Borromée.y y Townships Bank, ouvre, en 1884.une salle de lecture et un musée dans l'édifice enseigne l\u2019art dramatique.De 1907 à 1949.ce professeur monte plus de 500 pièces.Griffith sur Conunercial Street (actuelle rue Dufferin).créant ainsi la Sherbrooke Library and Art Association.Celle-ci lait construire le Library and Art Union Le 13 novembre 1946.l'Union Théâtrale française est formée à partir des | Ps a he Dufferin.est le premier Pa purement delle di re membres des Compagnons de Notre-Dame.troupe issue de l'Amicale Larocque.| à Sherbrooke.Dans ses murs, on retrouve une bibliothèque, une salle de lecture, , , LA re LA \u2018 \u2019 .ir © othequic.une sale Comme chaque paroisse possède sa propre troupe de théâtre, l'Union Théâtrale une salle de concerts, un musée de sciences naturelles et un musée d'art.La salle Ce ; ; .LL .Le = LE désire ainsi regrouper les talents dispersés ça et là parmi les groupes paroissiaux.de concerts, d\u2019une capacité de 400 places, accueflle des musiciens réputés dont la L'Union Th D la direction de Lionel Raci duit dans | il : : : sell .âtrale, sous l: n ine.roduit dans les salles | cantatrice T.ussier, fe cornettiste Alessandro Liberati et le saxoponiste Terlinden.non catra ¢.sous fa direction de CIO © ; ac \u20ac se pro url da s Roi [a collection de la Sherbrooke Library and Art Association regroupe des paroissiales de Sherbrooke dont celles des églises Saint-Boniface.Christ-I oi el toiles d'artistes de renom tels J.A.Fraser, J.W.Morrice.W.S.Hunter et Frederick Saint-Esprit ainsi qua I\u2019 Auditorium du Séminaire et au sous-sol de la cathédrale.S.Coburn.En 1892, ce musée compte environ 150 œuvres d'art.En 1923, la La troupe n'obtiendra une scène permanente que le 18 mars 1961.Appelée le collection est dispersée et, en 1928, La Tribune acquiert l'immeuble.Te Théâtre de Poche, la salle octroyée par la Ville est située au troisième étage de | Sherbrooke Library and Art Association cesse alors ses activités.l'édifice de la bibliothèque municipale de la rue Dufferin.l'aventure de l'Union PS Théâtrale prend fin en 1988.Cette troupe f'ut le tremplin qui permit au comédien Jean Besré et à l\u2019animatrice de télévision Aline Desjardins de se faire connaître.Ie milieu théâtral connaît une prolifération de troupes indépendantes, intéressées autant par le théâtre classique que par le théâtre de création.Le DE LITTÉRATURE ET DE Théâtre de l'Atelier est fondé en 1960.Le Sang Neuf, privilégiant la création collective est formé PHILOSOPHIE en octobre 1972.la Bébelle qui se distingue des autres troupes par l\u2019utilisation de clowns, voit le jour ¢n 1974.Des troupes fusionnent tel le Théâtre du Sang Neuf qui s\u2019est associé au Théâtre Entre Chien et Loup pour former le Petit La vie littéraire à Sherbrooke naît au sein d'associations qui organisent des soirées littéraires ou des débats sur des thèmes précis.Dès 1867, l'Union catholique offre des conférences à la communauté francophone.Des clubs politiques apparaissent tels le Club Cartier qui rassemble les conservateurs et le Club National réservé aux libéraux.Favoriser la lecture des journaux.des revues et des livres auprès du grand public est une préoceupation de l'élite sherbrookoise.Ainsi, en 1868, Daniel l'homas Jr installe une salle de lecture au bureau d'enregistrement de la\u2019rue du \u2018 ) Palais où, pour 75 cents par trimestre, les membres ont accès à une cinquantaine de _ ; Clowns de n spectacle à l'Université de Sherbrooke durant periodiques.Samuel F.Morey quant à lui, ouvre à ses frais, en face de l'usine Théâtre.d'autres l'été 1975.Fonds des Productions Bebelle Inc.La Société d'histoire de Paton, une salle de lecture gratuite destinée à la classe ouvrière.se produisent dans Sherbrooke.de nouveaux lieux ou dans des salles qui retrouvent leur vocation d'origine.comme le Théâtre du Double Signe et le Théâtre des petites lanternes à la salle D EVE VE EE TE En 1923, une bibliothèque francophone.la Bibliothèque Nationale.ouvre ses portes sur la rue Marquette.Flle déménage à l'ancienne Central School en 1952 e« | éonard-Saint-laurent.fait don de ses livres et de son mobilier à la Ville de Sherbrooke.En juillet 1956.la Ville acquiert l\u2019ancien bureau de poste de la rue Dufferin.au coût de 5+ 000$ afin d'y loger la bibliothèque.FHle inaugure ses nouveaux locaux en 1958.Ta Ville de Sherbrooke construit en 1991.rue Marquette, la Bibliothèque Éva-Senécal.De nombreux espaces pour présenter des pièces sont crées.Ainsi vers les années 1975, le nouveau théâtre du parc Jacques-Cartier est aménagé dans les anciens locaux du pavillon de la Colonie de vacances.Ce théâtre abrite longtemps les troupes sherbrookoises dont celle de l'Union théâtrale et celle de l'Atelier.Le théâtre du parc Jacques- Cartier sera détruit par un incendie le Construit en 1938.le théâtre du parc Jacques-Cartier abrite plusieurs 12 septembre 1998.compagnies théâtrales dont l'Union Théâtrale en 1946 et L'Atelier vers 1960.Fonds Frederick James Sangster.La Société d'histoire de Sherbrooke.Au cours des années 1940, divers cercles littéraires et philosophiques voient le jour : les plus connus sont les cercles Caron, Codère, Renaud et Budé.Les Mardis du Soupirail regroupe des personnalités comme Maurice O'Breads.Denis l'remblay, Paul-Émile Fortier, sous le scerétariat d'Alfred DesRochers et propose à ses membres des conférences et des débats.Le Soupirail est ta suite d'un mouvement littéraire, ercé au début des années trente.qui regroupe les écrivains travaillant au sein du journal La Tribune.Malgré l'effervescence connue depuis le debut du siècle, le milieu littéraire sherbrookois décline au début des années cinquante.= ~ sois En Recherche et rédaction: Élise Grimard Infographie: Mélanie Morissette La Société d histoire de Sherbrooke 275.rue Dufferin, Sherbrooke, QC TTH 4M5 Teléphone : 819 821-5406 Télécopieur: 819 821-S417 www shs ville sherhrooke qc.ca 71737 Le Salon du Livre de l\u2018Estrie en 1988.Fonds de La Tribune.La Societe d'histoire de Sherbrooke. Samedi 23 novembre 2002 / La Tribune Si5 SEE CNT fe REE aE a Sa ih eT =.Ts\" TE RT (Première partie) ve 4 : 2% i 1 es débuts de la ville jusqu\u2019à la fin du 19° siècle le sport occupe de plus en plus de place à Sherbrooke.L'apparition d\u2019une petite bourgeoisie urbaine et anglophone, assez aisée pour dédier quelques heures par semaine aux loisirs, favorise ce phénomène.Par conséquent, les premiers sports pratiqués à Sherbrooke, tels le sport hippique et le cricket, sont de tradition britannique.Des sports +44 typiques du pays, comme la crosse et la raquette, s 'implantent aussi a Sherbrooke.3 à ; ' 2 | LES COURSES DE CHEVAUX © 3 buts du l'emporte.Si les équipes sont d'égale force, les parties peuvent durer une heure; dans le cas-d\u2019une disparité trop grande, la joute peut se terminer en i , 10.minutes.Les équipes comptent douze joueurs qui s'affrontent sans possibilité 1 En 1868, des courses ont lieu à Sherbrooke sur le rond de M.Ghañnberifün.: detaion: es équipes comp JOPEUTS 4 po?KI On note qu\u2019une foule distinguée assiste aux courses : «Beaucoup de dafaes embellissent le tournoi de leur présence» Les bourgeois locaux anglophônes se et francophones s\u2019y côtoient.l'aspect sportif mis à part, les courses sont of une activité qui est bénéfique à Sherbrooke.Fn effet, les visiteurs de la région, PME attirés par les courses, font la joie des hôteliers locaux.Plusieurs autres if commerçants, comme les photographes, profitent de l'occasion pour offrir des LA RAQUETTE SEEN rabais invitants.i 1 a Le premier club de raquette de Sherbrooke est le Sherbrooke Snowshoe Club.I Fondé en 1877.le club, qui se réunit d\u2019abord au Magog House, est composé ti de notables anglophones locaux tels que le banquier F.S Brooks, le député W.B Ives et le promoteur T.F Morkill.En 1885.un premier club de raquette francophone voit le jour: c'est le club Tuque Rouge.La réunion de fondation a lieu à l'hôtel Bellevue.Trois ans plus tard.un autre club apparaît dans le quartier Est; c'est le Saint-François.Ce club est le premier à inclure dans ses effectifs un corps de clairons et tambours.renouant avec la tradition militaire à l'origine des clubs de raquettes.Viennent ensuite deux autres clubs que sont le Dollard (1910) et le Gounod Inc.(1913).CRW AE J Ps # Les raquetleurs organisent une variété d'événements sportifs comme des épreuves de rapidité dans les rues du centre-ville.des marches en forêt et des marathons.Des activités de bienfaisance sont aussi mises sur pied.Ainsi.de 1910 à 1969.le club de raquettes Dollard court la guignolée dans les rues de Sherbrooke.Lors de l'exposition agricole de 1923, c'est «Reproacheful> qui est le gagnant de l\u2019amble 2.20.Fonds Desmond McKeon Sr.La Société d histoire de Sherbrooke.Les clubs de raqueties organisent également des activités sociales : des jeux de cartes, des soupers.des danses.des soirées avec orchestre.En somme.un Se.éventail d'événements qui permettent aux raquetteurs de faire connaître leurs organisations à la population et en même temps de recueillir des fonds pour leurs activités.« Il existe une grande fraternité entre les raquetteurs.Les clubs de Sherbrooke ps LE CRICKET, UN SPORT TOUT A prennent l'habitude de rendre visite aux autres clubs du Québec.En janvier 1887.2%: FAIT «BRITISH» le Tuque Rouge organise une excursion pour rendre visile au club Saint-Jean- Cok Baptiste de Trois-Rivières.Les divers clubs joindront une union canadienne (1907) et une association locale a partir de 1914.Signalons que la raquette reste très populaire jusque dans les années 1940.C'est ainsi qu'en 1943 Sherbrooke accueille le 33° congrès international des raquetteurs.En 1875, les journaux rapportent que le Cricket Club de Sherbrooke a défait l'équipe de lennoxville par 93 points.L'année suivante, Sherbrooke affronte Bury, Richmond et Cookshire.Les journaux de l\u2019époque donnent les pointages, iS mais sans plus.En 1876, le club de Sherbrooke affronte même le Grand Trunk PM Cricket Club de Montréal contre lequel il remporte la victoire.Le fait que les n parties peuvent se dérouler le matin sur semaine.démontre que le sport est réservé aux bourgeois qui peuvent s'affranchir des obligations ouvrières.4 LA CROSSE Vers la fin du 19* siècle, un sport assez rude que l'on associe à la culture amérindienne gagne en popularité à Sherbrooke : la crosse.Le premier club de crosse à Sherbrooke est les Maple Leafs de Sherbrooke.organisé vers 1874 Une farouche rivalité existe à cette époque entre ce club et celui de Capelton.les = En 1925, 4 raquetteurs de clubs différents quittent Sherbrooke et entreprennent une marche de iq.Blues.172 milles (275 km) en raquette pour joindre Lewinston.au Maine, où se tiendra le congrès annuel de leur association.Il prennent ici la pose devant le magasin de chaussures MacAllister's de Coaticook.Fonds du Club de raquette Tuque Rouge.La Société d'histoire de Sherbrooke.Au début du vingtième siècle.le sport commence à se démocratiser.L'activité physique, auparavant réservée à une élite.est désormais vue comme un remède aux problèmes moraux et physiques engendrés par l'industrialisation et le progrès.L'Église et l'entreprise privée favorisent alors la formation de clubs A ne sportifs où le simple citoyen peut évacuer les frustrations engendrées par son : labeur quotidien.2 Recherche et rédaction : Philippe Fortin Ç Infographie : Mélanie Morissette & i Les Crescents sont champions de la ligue de la ville cn 1907, .Collection de la Société d'histoire de Sherbrooke.a nu .I Plusieurs centaines de personnes se déplacent pour voir les parties.L Soulignons qu'à cette époque les spectateurs ont l'habitude de parier sur les résultats des matchs.Les parties se déroulent à l'extérieur sur des terrains vagues de Sherbrooke.d'abord au Champ-de-Mars, puis au Plateau Parc.près du parc Victoria.Avant l'instauration des parties chronométrées.c'est l'équipe marquant La Société d histoire de Sherbrooke 275, rue Dufferin.Sherbrooke, QC ITH 4MS Téléphone : 819 821-5406 § T¢lécopieur: 819 821-5417 | www shs ville sherbrooke.qc.ca 76430 TERY a] 4.e Be 2 ry 3 on?BREAN EE FX 1802-2002 Le gout du dépassement (Deuxième partie) LE CURLING En 1880.un groupe de gentlemen de Sherbrooke se réunit au Magog House pour former le Sherbrooke Curling and Skating Club.Ces membres.que sont le commissaire de la BALCO R.W.Heneker, le docteur John Ferguson.le commerçant R.D.Morkhill et l'industriel Andrew Paton, conviennent d\u2019abord d'utiliser des curlings de fer et non de pierre.Les parties sont jouées à l\u2019ancien Drill Shed de la rue de Montréal (à l'emplacement de l'actuelle école Plein Soleil).En 1891.on déménage le club sur la rue Water (rue des Abénaquis).Au nouvel emplacement.les spectateurs ct les joueurs peuvent se détendre au salon mstalle pres de Faire de jeu pour déguster le «Curling Teas offert par les femmes des joueurs.Des «bonspielss, qui opposent des équipes du Québec et de \"Ontario.sont fréquemment organisés.Au Québec.on utilise des pierres de granit tandis qu'elles sont en fonte en Ontario.= Le curling connaît une grande popularité dans les années 1950.On voit ici les gagnants du tournoi de curling mixte de 1956 qui posent en compagnie de leurs mascottes.Fonds de la famille Sylvestre.La Société d histoire de Sherbrooke._\u2014 LE TENNIS En plus des sports d'équipe.certains sports individuels.comme le tennis.s'implantent à Sherbrooke.Fn 1923.le club Woodlands qui se consacre exclusivement au tennis.apparaît à Sherbrooke.Les participants, évoluant sur la surface «glaiseuse et durcie» du club de la rue Bowen sud.sont pour la plupart anglophones.Mais.peu à peu.les francophones adoptent le sport et plusieurs autres clubs s'ajoutent : le club Sherbrooke-Fst vers 1935 et le Club Tuque Rouge (1939).UN AS DE LA RAQUETTE : ROBERT BÉDARD Né à St-Hyacinthe en septembre 1931.Robert Bédard commence à jouer au ; tennis à Sherbrooke à l\u2019âge de 15 ans.Bien qu'il excelle dans plusieurs autres sports comme le hockey ct le baseball.Bédard décide de se ; concentrer sur le tennis.IT joue la plupart de ses matchs locaux au Tennis Mont Plaisant et y côtoie d'autres vedettes locales comme Yvan Boisvert et Marthe Tanguay.C'est pendant les années 1950 que Robert Bédard connaît ses meilleurs moments.En 1953.il remporte le championnat provincial.L'année suivante.il part peaufiner son jeu aux États-Unis à l'UCLA.Dès 1954 % Robert Bédard est proclamé champion canadien: il le restera jusqu'en 1962.année de son retrait de la compétition À es débuts.Robert Bédard est surnommé internationale.Au cours de sa carrière.«le ramasseux» en raison de la facilité avec 11 a l'occasion de se mesurer aux laquelle il renvoie les balles de ses adversaires.meilleurs joueurs internationaux Archives de La Tribune.\u2019 .Lo de l\u2019époque comme l'Américain Whitney Reed.le Français Jean Borotra et \"Indien Ramanathan Krishnan.Grâce aux succès de Bédard.le tennis connaît un essor considérable à Sherbrooke pendant les années 1950 et 1960, Plusieurs terrains sont mis en chantier.Samedi 23 novembre 2002 ; La Tribune 529 fr SKI NAUTIQUE ° Du 27 août au 3 septembre 1967 a licu a Sherbrooke le 10 Championnat du monde de ski nautique.St les Américains remportent les grands honneurs.les Canadiens causent une surprise en enlevant fa troisième position.Jean Perrault, alors champion canadien, fait parte de l'equipe.I divigera par la suite l\u2019école de ski nautique de Sherbrooke.25 pays participent aux épreuves.Pour accueillir les compétiteurs.la municipale construit en face du lac des (Nations, le pavillon Armand Nadeau.= LE SKI ALPIN C'esten 1921 que le Sherbrooke Shi Club une premiere organisation vouce au ski.apparaît à Sherbrooke.[es membres se rassemblent à la ferme Breault, sur le chemin de Brompton, pour Fire du ski et du cross country.En 19:40.le sKi de descente gagne en popularité.ce qui permet l'ouverture du centre de ski Hillerest à North Hatley.A partir de 1943.les membres de l\u2019école de ski Hillcrest peuvent profiter des conseils d Eric Schiller, qui enseigne la fameuse technique de slalom autrichienne «wedeld».C'est à Hillcrest qu'est formé le grand champion sherbrookois Jean Tessard.Jean [essard obtient ses premiers succès lorsqu'il devient champion Junior des Cantons-de-1\"Est de 1948 à 1952.De 1953 à 1959.il est champion senior.De plus.11 remporte lc trophée Adams au mont Orford trois années consécutives et en 1959.il gagne le slalom spécial au «Québec Kandahar» du mont Tremblant.Champion canadien en 1958 et 1959.11 est membre de l'équipe olympique qui participe aux Jeux d'hiver de Squaw Valley aux Etats Unis en 1960.[es Sherbrookois se passionnent désormais pour le ski, C'estainsi qu'en 1959.sous l'impulsion d'Antonio Pinard.la Ville de Sherbrooke achete des terrains sur le Versant nord du mont Bellevue pour y aménager un centre de ski.En 1963.on inaugure un chalet qui ne sera remplacé qu'en 1989.Le site permet aujourd'hui la pratique de la raquette.du ski de fond et du patinage.ve F7 Jean Perrault, que l'on voit en haut à gauche.pose avec le reste de l'equipe de ski F nautique du Canada, Tiré de : Programuie officiel du Championnat mondial de ski nautique.Fonds Louis-Philippe Demers.La Societe d'histoire de Sherbrooke.J / Jean Lessard de Sherbrooke représente le Canada aux Jeux olympiques de Squaw Valley en 1960.Tiré de : Journal Kiwanis.1959.Fonds Louis-Philippe Demers.La Société d'histoire de Sherbrooke.Nii bp P .Recherche et réduction : Philippe Fortin : \u2018 .> .P Infographie : Mélanie Morissette L L ë : \u20ac « pe < & Fa Société d'histoire de Sherbrooke : , 278, rue Dufferin, Sherbrooke, (6 \u2019 GENE .Téléphone 819 821 S406 : Télécopieur: 819 821 S417 \u2018 \u201cww she ville sherbrooke ge ca ; eA S30 La Tribune / Samedi 23 novembre 2002 1 Sherbrooke 200 ans d'histoire © 1802-2002 Le goût du dépassement (Suite et fin) oo os d té.pa \u2019, v abu ane À CRT Tre Hi + u début du 20* siècle, l\u2019activité sportive est perçue comme un moyen de faire des profits.Par conséquent, des groupes d'hommes d'affaires entreprennent la construction d\u2019infrastructures pour la pratique de deux sports qui deviennent de plus en plus populaires : - le baseball et le hockey.Cette vision mercantile du sport permet l\u2019émergence du «sport spectacle», où rassemblement populaire et 2 performance sportive ne font qu\u2019un.: 49 UNSPORT AMÉRICAIN : HOCKEY JUNIOR MAJEUR: LE BASEBALL LES DEBUTS DES CASTORS CT C'est au début du 20° siècle que le baseball, un sport importé des États-Unis, JUNIORS (1969- 1982) = .ME gugne en popularité à Sherbrooke.La proximité des États-Unis est un facteur qui Toe peut expliquer le succès du baseball à Sherbrooke.Si les premières équipes sont Les Castors juniors débutent leurs activités en 1969.Ils héritent du nom = = SEE composées de joueurs locaux, les responsables d'équipes n'hésiteront pas à des Castors seniors de la défunte Tigue Provinciale, Les joueurs proviennent.+ 2 Bl recruter des joueurs américains pour attiser l'intérêt des amateurs.De plus, la de la concession des Canadiens de Thetford Mines que l\u2019on a déménagée à A BEBE ville possède à quelques reprises des équipes qui font partie des filiales des ligues Sherbrooke.Pa majeures de baseball, ce qui assurera à ces formations un certain prestige et un { M apport en joueurs talentueux.Jusqu'à Jeur dissolution en 1982, les Castors juniors représentent une puissance de la Ligue de hockey junior majeur.Ils atteignent trois fois la coupe Memorial : en 1974, 1977 et 1982.De plus, un joueur des Castors, Ron «Fritz» Carter, remporte le championnat des compteurs en 1977-1978.Les Castors s'illustrent également sur la scène internationale en remportant la médaille d'argent au Championnat mondial de hockey junior tenu en Finlande en 1976.Malgré les succès de l\u2019équipe sur la glace, les assistances à la baisse forcent les propriétaires à déménager l\u2019équipe à St-Jean-sur-le-Richelieu en 1982.Pendant les années 1980.Sherbrooke accueille alors deux formations de la Ligue américaine de hockey : les Jets de Sherbrooke de 1982 a 1984 ct les Canadiens de Sherbrooke de 1984 à 1990.le hockey junior revient à Sherbrooke en 1992 avec les Faucons qui - évolueront sous ce nom jusqu'en 1997.Devant les succès mitigés remportés par l'équipe.les propriétaires décident d'en changer le nom pour les «Castors de Sherbrooke» de façon à renouer symboliquement avec la tradition d'excellence du passé.Le club de baseball Notre-Dame, au stade municipal de la rue du Parc en 1930.Lorsque le Notre-Dame ne jouait pas au parc Dufresne, il affrontait son grand rival, le Saint-Rock, au stade municipal.Fouds Gérard Auray.La Société d'histoire de Sherbrooke.al Le baseball a Sherbrooke : as chronologie sélective 1910: 1e Sherbrooke Team joue sa première partie au terrain du pare Victoria nouvellement acheté au club de crosse.Il écrase Waterville par le compte de 11402.6 Ra | A SE 1922: Formation d'une ligue industrielle pour les ouvriers de Sherbrooke.Parmi les compagnies qui y participent, on retrouve : l'Ingersoll Rand, la Canadian np Connecticut Cotton Mills, la Julius Kayser Co.La Peerless Jewel la BT a | Fairbanks Co.ct la Panther Rubber Co.sn 1923: 1e Club de baseball de Sherbrooke compte dans ses rangs le fameux x Henry Formahlen, un des premiers joueurs américains à évoluer à Sherbrooke.19358: Amédée Roy et Sarto Roy évoluent pour le club de Sherbrooke.Un stade de a 3 | baseball de Sherbrooke porte aujourd'hui le nom d'Amedce-Ros._ EL gn ee = 1935: Plusieurs centaines de personnes se déplacent pour voir Jouer la fameuse L'équipe de 1974-1975 des Castors de Sherbrooke.À la dernière rangée à gauche.on remarque ¥ = équipe américaine «House of Davids qui alfronte le club de Sherbrooke.François Robert.qui relata la fameuse saison 1974-1975 dans le livre O Castors je me souviens.3 = 1942: Sherbrooke estadmis dans la ligue Border et devient l\u2019un des clubs affiliés aux Collection de la Société d'histoire de Sherbrooke.- A ' Cards de Stl ous, \u2014_\u2014 «! SE || 1946: Enengageant Manny Melntyre, Sherbrooke devient ie 2° elub dans te baseball = A | organisé, après les Rovaux, à intégrer un joueur noir.| \u201c 2S 1951: Les Athlétiques de Sherbrooke battent le club de Quebec en finale de la ligue ; Ç Les QU | CSS 1 rs mors des cé AR | : s.sue.\u2019 ¢ § Rom peuvent se permettre la pratique du sport.Mais, grâce aux effets bénéfiques ,.= À | Montréal, Jean-Pierre Roy.comme instructeur qu'on lui attribue, et, en raison des retombées économiques qu'il produit.le sport ; 3 È { 1971: Sherbrooke vblient une concession dans la ligue de baseball Eustern de | devient une activité sociale importante dès le début du 20* siècle.22 calibre AA.l'es Pirates de Sherbrooke.club affitié des Pirates de Pittsburgh.>, & commencent leurs activités en 1972, Tony Armas et Ken Tekulve, futures Certains sports d'origine britannique comme le cricket ont disparu: par 7 1 Bi Vedettes des ligues majeures, évoluent ensemble à Sherbrooke en 1973.| contre, d'autres tels le curling subsiste encore aujourd'hui.Les sports d'équipe qui peuvent rallier un large public comme le hockey et le baseball restent les plus = populaires aujourd'hui.Périodiquement, les manifestations internationales > comme les Jeux olympiques permettent de découvrir certaines disciplines» =.sportives, entre autres, le patinage de vitesse ou le ski de compétition.En © à Fou À terminant, mentionnons que le soccer.un sport apprécié des filles autant que\u201d! P , des garçons.gagne en popularité au Québec depuis quelques années.- D Recherche et rédaction : Philippe Fortin A MN ~ \u2019 .+ LT Infographie : Mélanie Morissette - + ; md | ) ?+ TA, we \u2018 \u2018 y \\ Lif = ! i 4 : 3 a + > ¥ ae societé d'hrs : oe a En 1948, dans ln chambre des Black Sox de Sherbrooke, on reconnaît dans l'ordre habituel Roger ados {stair de Sherbrooke les Dugré, l\u2019un des directeurs de l'équipe, le joueur-entraîneur Roland Gladu, John S.Bourque.MH SMS ufferin.Sherbrooke.Q ni Jean-Pierre Roy.gérant des Braves de Saint-Jean et Me Roland Dugré.> vice-président des Black Sox.shone 5 Tew : A ne wel .Teléphone 819 821-5406 œ A Fonds John S.Bourque.I a Société d'histoire de Sherbrooke.Télécopieur: 819 821-417 ae ww shs ville sherbrooke.qe.ca ate 7642 7-7 id gy -. .Ron bt RAE or t us Cea diet Samedi 23 novembre 2002 / La Tribune $3! a _ v : La Société d\u2019histoire de Sherbrooke fête 75 ans d\u2019existence ! pI 48 Pour clore cette année d'activités intenses, la Société d'histoire de Sherbrooke $i organise une féte de 17h a 19h, jeudi le 5 décembre 2002.2 : Nous lançons une invitation toute spéciale 3 aux personnes qui fétent cette année leur 21 75\u20ac anniversaire de naissance.Veuillez Ne confirmer votre présence en composant le Ed 821-5406.4 La Société d'histoire de Sherbrooke est heureuse de vous annoncer la création 24 de la Fondation de la Société d'histoire de Sherbrooke.L'annonce officielle aura 4 lieu lors de la fête du jeudi 5 décembre 2002.Au cours de cette année, la Société d'histoire de Sherbrooke a publié ou réédité 3 livres et un cd-rom.Sherbrooke 1802-2002, deux siècles d'histoire, Andrée Désilets 26,70$ rid Deux siecles d'histotre \u201c24 Guide historique du Vieux Sherbrooke, = Jean-Pierre Kesteman 10,65% HERBROOKE el LES LÉ A Mia ds ARTE Les noms de lieux de Sherbrooke, plus de 200 ans d'histoire, 57% a Tome 1: Voies de communication T Tan + Gérard Coté et =F o ~ is Jean-Marie Dubois 2d 2 a 15,808 ha -\u2014 4 5 \\ | CER PI) a Société d'histoire } i fo EE Society : 3 Sherbrooke 1802-2002, deux siècles d'histoire 8 Sherbrooke 1802-2002, two centuries of history Fr CD-ROM produit en collaboration avec l'Université de Sherbrooke Hl 3.00% La Société d\u2019histoire de Sherbrooke a besoin de votre soutien.Elle entend étre attentive aux Je désire renouveler mon adhésion comme membre de la Société d'histoire de Sherbrooke Je désire devenir membre de la Société d'histoire de Sherbrooke \u2014 Nom Adresse besoins de toutes les sherbrookoises et de tous les sherbrookois.Devenez code postal- tél.rés Courriel membre de la Société d'histoire de A tel.bur.elec.Sherbrooke ou renouveler votre : Membre régulier Z 30$ Membre étudiant 715$ adhésion dès maintenant.4 Membre familial Z 40$ la carte de membre est valide \u2018 Corporation à but non lucratif 7 60$ jusqu\u2019au 31 décembre 2003.Corporation à but lucratif Z 120$ Membre bienfaiteur: individuel Z 120$ corporatif Z 350$ ms Paiement: chèque = Visa _ Master Card \u2014 No: de la carte Date d'expiration {incluant les chiffres situés 0 l'endos de lo carte) La Société d'histoire de Sherbrooke 275, rue Dufferin, Sherbrooke, OT JTH 4M5 Téléphone 819 821-5406 Télécopieur 819 821-5417 d www shs ville.sherbrooke.gc.co Graphiste Isabelle Desharnais Signature Liven idl lt LA tiIBUNE SPECIAL GF GLI3ZLIJLS: ete $32 La Tribune / Samedi 23 novembre 2002 notr IStOI de uis.# + a oy \u20ac / = pe 4 \u201c, Say, 5 od - PEYRE SEE REINE I iy: - £ ?te ne i it =~ *f ; he Ji.2 pe pr Pan + eu at a 3 o + ke wy aT, 2 et gf, 4% nd i \u201cHo >.DL An 4 4 rT 4, pA AREY \u201c3 .ar HoH] i LES i i i = # 3 ag nd x._ y 255 pr ét Let nou.: As pa A: Dec ae 3.IN) 18e we À f Sa æ 5 à fi hg jo £a PA AL i A LE \u201c WN \u201cpr 44 J + La ! 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