La tribune, 16 février 2004, Cahier 1
[" La Tribune 94e année, no 303 SHERBROOKE LUNDI 16 FÉVRIER 2004 SHERBROOKE: le président du syndicat d'IHDG déçu de la direction A3 65¢ plus taxes, Floride 1,75$ | gardent le cap es Électrisant à souhait L'affluence se maintient malgré le froid au | Grand Prix de Valcourt Sonia Bolduc sbolduc@iatnbune.qc ca MARICOURT as de record de foule ou de vitesse a l'horizon, mais la popularité du Grand Prix de Valcourt.dont la 22e édition prenait fin hier, se maintient! Alors que les compétitions du circuit Yvon Duhamel ont attiré autant d'amateurs que l\u2019an dernier, les activités des Jardins du Musée ont retrouvé leur achalandage habituel, à la grande joie des organisateurs.«C\u2019est agréable de voir les gens fidèles au Grand Prix de Valcourt, mais c\u2019est surtout très motivant de sentir leur enthousiasme.soulignait hier le président du GPV.Denis Leclerc.Les coureurs ont encore une fois partagé leur passion, mais également cet enthousiasme qui gagne tout le monde, des amateurs aux commanditaires en passant par les bénévoles.«Il faisait très froid aujourd\u2019hui (hier).mais tout le monde gardait le sourire et semblait apprécier le spectacle.C\u2019est tout un phénomène», se réjouit Denis Leclerc.Alors que les froids sibériens avaient considérablement ralenti la circulation sur la place de la famille l\u2019an dernier.les visiteurs ont retrouvé cette fin de semaine leurs bonnes habitudes.Le spectacle de La Bottine souriante a fait swinguer la compagnie jusqu'aux petites heures samedi soir, tandis que des files d'attente se sont formées à l\u2019entrée du Musée J.- À.Bombardier.Forts de l\u2019expérience frigorifiante de I'an dernier.les organisateurs avaient aussi préve- e Beaulac enlève le Pro 600 e Day rafle le Champ 440 e Morgan maître du Pro Open e Jean-Sébastien Roy coiffe Carpentier À lire en C1 et C5 Imacom, Vincent Cotnoir Blair Morgan, a gauche, a été électrisant une fois de plus en remportant le Pro Open.On le voit ici suivi de prés a droite par Michael Island, qui a terminé troisieme.nu le coup aux Jardins du Musée, installant un chapiteau ou les jeunes familles pouvaient goûter quelques activités intérieures.Les légendaires courses de Mini Z, les randonnées et le traditionnel défilé ont aussi attiré de belles foules aux abords du chapiteau, du Musée et au centre-ville.Sur le site des courses, on a accueilli samedi 200 spectateurs de moins qu\u2019en 2003, mais environ 200 personnes se sont ajoutées le lendemain, journée la plus courue par les amateurs de courses.L'affluence sur le site des festivités et compétitions s\u2019est située entre 25 000 et 30 000 personnes, selon les premières évaluations.«Au cours de l'après-midi, nous avons procédé à une évaluation auprès de la foule, précise Denis Leclerc.Les données ne sont pas encore complètes, mais les résultats préliminaires semblent indiquer que nous avons encore enregistré une augmentation de la clien- teie hors Québec.C\u2019est très encourageant parce que c\u2019est l\u2019un des buts visés depuis quelques années.En 2000, les Américains, Européens et Canadiens hors Québec représentaient environ 12% de la clientèle, tandis qu\u2019on atteint maintenant 18% environ.On travaille fort sur cet aspect et on voit les résultats.Toute la région en bénéficie.» Égalité des VOIX sur la fusion Les citoyens de St-Charles n'arrivent pas à trancher Jean-Pierre Boisvert SAINT CHARLES neroyable! Le referendum qui s'est tenu hier à Saint- Charles sur la fusion territoriale avec Drummondville à donné une égalité exacte des voix: 1323 votes pour et 1323 votes contre.pour un taux de participation dè 56.5 pour cent des clecteurs.Personne n'avait ose prevoir un tel scénario, surtout pas le maire Bernard Boudreau qui se disait atterré par ce résultat stupéfiant «Je ne sais pas quoi dire, je n'ai aucune idée de la suite des événements, si ce n\u2019est que nous prévoyons nous rendre au bureau du ministre à Québec au cours de la semaine», a-t-il affirmé hier soir, tout en faisant remarquer qu\u2019 un délai de quatre jours est accordé pour procéder à un depouillement judiciaire.En tout, 11 votes ont été rejetes.L'opposition satisfaite Pour le clan du non, c\u2019est une victoire morale.La conseillère Paula Provencher-Lambert ne cachait pas sa joie: «Nous sommes très satisfaits du résultat équilibré qui symbolise la balance de la justice, nous confirmant que le résultat du premier référendum (813 contre, 781 pour) est celui qui doit prévaloir comme nous l'avons toujours dit.Les citoyens de Saint-Charles s'étaient déjà prononcés contre le regroupement».Selon elle, il faut y voir aussi un vote de non-confian- ce envers le maire Bernard Boudreau.«Nous avions une grosse machine contre nous: le maire et quatre de ses conseillers, un système de publicité incluant un dépliant imprimé avec les fonds publics, la Ville de Drummondvil- lc, Saint-Nicéphore, Saint-Joachim, une partie de la machine du Parti libéral.1 es citoyens ont dit qu\u2019ils ne veulent pas de cette fusion négociée à rabais.«Le maire Boudreau a déclaré le 2 décembre qu'il respecterait le choix du 26 octobre, mais des le 11 décembre, il nous lançait dans un second scrutin.Les gens ont perdu confiance envers les négociations et envers le négociateur», à fait savoir Mme Provencher-Lambert.Selon le secrétaire-trésorier de Saint-Charles, Gilles Proulx, qui agissait à titre de directeur du serutin, aucun des 11 votes rejetés n\u2019a fait l'objet d\u2019un doute.«Aucun des scrutateurs ne s\u2019est élevé contre l\u2019un ou l\u2019autre des rejets.Je crois qu\u2019il faudra y penser deux fois avant de demander un recomptage judiciaire qui comporte des frais variant de 3 à 5000 $.Pour l\u2019instant, on ne touche à rien.Les boîtes de scrutin sont scellées et seul un juge peut décider de les ouvrir», a précisé M.Proulx.Selon ce dernier, le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, a toute la latitude qu\u2019il faut face à cette consultation populaire.Et dire que Québec voulait un second référendum pour obtenir plus de clarté\u2026 | Un cas de démission, juge Martin relations publiques proches du Parti li- ral et le gouvernement.nances de M.Chrétien, laissant enten- Presse Canadienne OTTAWA aul Martin a mis son avenir politique en jeu, hier, en s\u2019engageant à démissionner si une enquête publique révèle qu\u2019il avait eu connaissance des irrégularités du programme des commandites, par lequel des millions de dollars de fonds publics ont été versés à des agences de publicité et de béral.«Quiconque est reconnu avoir su que des gens faisaient des chèques de complaisance, que des gens falsifiaient des factures \u2014 moi ou qui que ce soit d\u2019autre \u2014 devrait démissionner», a-t-il affirmé.Le premier ministre a fait cette déclaration à l\u2019occasion d\u2019une tribune téléphonique diffusée sur les ondes de CBC, alors qu\u2019une série d\u2019auditeurs lui faisaient part de leur indignation au sujet du scandale qui secoue le Parti libé- Ann.class D3 Loterie.B3 Arts.c.D1 Météo.D3 Déces.DS Mots croisés .D4 Éphémérides.D4 Opinions Horoscope \u2026.D4 Santé .Le monde \u2026\u2026 B2 Un auditeur torontois a lancé à M.Martin que voter pour les libéraux aux prochaines élections reviendrait à dire: «Vous pouvez nous voler, c\u2019est correct».«Assez.M.Martin, c\u2019est assez.Cela me donne mal au coeur», a-t-il laissé tomber.Le premier ministre a gardé son sang-froid tout au long de l\u2019émission, répétant qu\u2019il était aussi furieux que tout le monde et qu\u2019il voulait tirer toute cette affaire au clair.Mais il a évité de répondre à une question qui est revenue encore et encore, c\u2019est-à-dire s\u2019il était prêt à retarder les élections, qu\u2019on prévoyait pour le printemps, jusqu\u2019à ce que tous les faits soient connus.Le premier ministre a répété à maintes reprises qu\u2019il avait été tenu à l\u2019écart par son prédécesseur, Jean Chrétien, tandis qu'un petit groupe de fonctionnaires et de membres du personnel politique manipulaient le programme controversé.«Est-ce que j'ai entendu des rumeurs, ai-je lu des articles dans les journaux à ce sujet?C\u2019est clair que oui.J'ai entendu des rumeurs.J'ai lu des articles.Mais si la question est: est-ce que AUJOURD'HUI ET DEMAIN De MIDI à MINUIT (EEE 1 EST.PERMIS! Le premier ministre Paul Martin je savais que des gens signaient des chèques de complaisance, faisaient des paiements inappropriés, est-ce que je savais tout cela, la réponse est: absolument pas.Je ne le savais pas.» Un auditeur montréalais a accusé M.Martin d\u2019avoir fermé les yeux sur le scandale lorsqu'il était ministre des Fi- dre que son ignorance était, au moins en partie, un choix délibéré.M.Martin et son gouvernement se sont retrouvés sur la sellette depuis que la vérificatrice générale Sheila Fraser a révélé que plus de 100 des 250 millions $ en fonds de commandite ont été octroyés à des entreprises qui n\u2019ont guère contribué à promouvoir les objectifs officiels du programme, soit accroître la visibilité fédérale au Québec et promouvoir l\u2019unité canadienne.Une des tactiques qu\u2019a adoptées M.Martin dans la foulée du rapport Fraser a été de prendre ses distances de M.Chrétien, en disant que l\u2019ex-premier ministre sollicitait rarement son avis sur les affaires politiques québécoises.Un adjoint de M.Martin, qui s\u2019exprimait sous le couvert de l\u2019anonymat, a même laissé entendre que le gouvernement Chrétien avait délibérément camoufié des preuves d\u2019agissements criminels.M.Martin s\u2019est montré plus charitable, hier.«L\u2019ex-premier ministre, M.Chrétien, est un homme d\u2019une intégrité incontestée», a-t-il déclaré, ajoutant qu\u2019il était certain que son ancien patron n\u2019était pas impliqué personnellement dans le fiasco.Tous les détails LE A oe - A2 La Tribune cr mewn.caw we 19,08 K SHERBROOKE LUND! 16 FEVRIER 2004 .La Tribune -\u2014 Division de Les Journaux Trans-Canada (1996) inc.Édité et imprimé au 1950.rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 www cyberpresse.ca PRESIDENTE ET EDITRICE VICE-PRESIDENT FINANCES ET ADMINISTRATION Louise Boisvert Regé Morin L C mi REDACTION PUBLICITE 564-5450 La Commission pln, retin Ss E redaction@ latribune.qc.ca DIRECTEUR J eunesse st ri e, RÉDACTEUR EN CHEF François Fouquet | .d Maurice Cloutier ADJOINTS SO | \u20ac m e n t DIRECTEUR DE LINFORMATION Slain LeClerc ré Larocque a ncree a ux ADJOINTE AU DIRECTEUR ANNONCES CLASSÉES : 141 ' Jacynthe Nadeau (819) 564-2222 n It at | ves Lundi aves edi: Tele h 30 PRODUCTION ET INFORMATIQUE ABONNEMENT ET TIRAGE J e u n esse DIRECTEUR (819) 564-5466 René Béliveau Sans frais 1 800 567-6955 ADJOINTS DIRECTEUR Sndré Roperge André Custeau Stéphane Garant Serge Nadeau «L'histoire est pleine de détours» Des observateurs commentent le parcours de Claude Ryan décrit par Radio-Canada Evelyne Leblanc eleblanc@latribune qc ca SHERBROOKE 1 l'espace de deux heures trente, E lc journaliste Jean-François Lé- pine et le réalisateur Jean-Luc Paquette de Radio-Canada ont relaté quelque 80 années d'histoire politique et sociale du Québec en empruntant le parcours du feu politicien et éditorialiste Claude Ryan.«Ce reportage démontre que la réalité se veut complexe et la politique est à cette image.L'exemple de Claude Ryan est frappant à cet égard.Il était Motoneigiste sauvé par son cellulaire Evelyne Leblanc SHERBROOKE n motoneigiste à dû remercier U le ciel d'avoir en sa possession un cellulaire lorsqu'il s\u2019est retrouve seul sur un sentier balisé, vers 3h15 hier.le bras coincé dans les che- milles de sa motoneige.I a fallu près d'une heure trente pour retracer l'homme sur le territoire du Service de police de Sherbrooke.«L'homme a téléphoné à une amie qui elle nous à rejoints pour nous prévenir de ce qui arrivait.Les informations nous provenant ainsi d\u2019une tierce personne, il n\u2019était pas évident de localiser exactement l'endroit où se trouvait l'homme.D'abord, nous avons cru comprendre qu\u2019il se trouvait à Saint- Elie pour finalement le retrouver, vers 4h45, sur le sentier 538 à Brompton près du motel Éco-Nuit», explique le lieutenant Maryse Fournier du SPS.Pour les aider dans leurs recherches, les policiers ont fait appel aux gens du club de motoneige de l\u2019Estric.Sept ou huit motoneigistes du club, connaissant bien les sentiers, se sont joints à la dizaine d'agents qui ratissaient déjà le territoire pour retrouver l'homme.«Ca été un véritable travail d\u2019équipe et tout le monde a travaillé d\u2019arrache-pied pour repérer l'endroit de l'accident», explique le lieutenant Fournier.«Avec la température basse de la nuit, il était gelé et souffrait en raison de son bras.Nous avons donc veillé à ce qu'il soit envoyé d'urgence par ambulance au CHUS.» Les conditions de l'accident demeurent par contre nébuleuses, selon la policière, mais la thèse du dérapage est considérée comme plausible dans les circonstances.«L'homme nous dit qu\u2019il aurait été coupé par un autre motoneigiste, mais il n'y a pas d'indices sur place qui puissent nous laisser croire à cette possibilité», ajoute-t-elle.Note NDLR: Exceptionnellement cette semaine, l'entrevue avec le Mérite estrien Dr Richard Boulé sera publiée demain mardi.un homme de grandes convictions, mais sur sa route, il a dû faire face à la conjoncture de l\u2019actualité, des adversaires, des faux-pas et des groupes divers», constate Jean-Herman Guay.Le politi- cologue de l\u2019Université de Sherbrooke à accepté de visionner le reportage diffusé hier soir sur les ondes de la société d\u2019Etat et de livrer ses commentaires à La Tribune tout comme Daniel Nadeau et Réal Rancourt.De l'enfance de M.Ryan, à son passage au Secrétariat de l\u2019action catholique, puis au poste d\u2019éditorialiste au journal Le Devoir avant de faire le saut dans l\u2019arène politique en 1978 jusqu\u2019à sa retraite de la vie publique en 1994.l\u2019histoire de l\u2019homme qui est mort la semaine dernière à l\u2019âge de 79 ans est racontée à travers son témoignage, mais aussi ceux de nombreux acteurs de ces mêmes époques.«C\u2019est intéressant de revoir cette tranche de notre histoire politique à travers la personnalité de Claude Ryan.Jean-François Gagnon SHERBROOKE \u20ac venais tout juste d'entrer à l\u2019Université de Sherbrooke quand un de nos professeurs nous à affirmé en classe que.dans la vie.il n \u2018y avait pas tant de blanc et de noir, mais beaucoup de teintes de gris.A l'époque, si cela était vrai.je ne voulais pas vraiment le savoir.Mais jai mari et.aujourd'hui, je perçois ce professeur comme un des plus sages hommes parmi ceux qui m'ont enseigné à l\u2019université.Oui, on voit surtout des teintes de gris: bien des zones grises aussi.D'ailleurs, sa fameuse réflexion, je me la fais souvent lorsque j j \u2018analyse un problème qui de prime à bord me semble trop aisé à résoudre comme par exemple le fameux scandale des commandites qui touche présentement le gouvernement de Paul Martin à Ottawa.Dans ce cas, la réponse à la question comment Dieu cela a-t-il pu arriver au Canada?est toute trouvée d'avance.Corruption pure et simple: Alphonso Gagliano est un vieux politicien avec de vieilles façons de faire et il a engraissé ses copains comme c'est son habitude.Nous sentant totalement trahis par la classe politique, nous avons tendance à oublier que des nuances peuvent exister et que le contexte de l'époque offre probablement des réponses.Et, ce contexte, c'est l'après référendum sur la souveraineté québécoise de 1995, que les péquistes avaient failli remporter.Ils ne l'avaient perdu que d'un nez, si on veut prendre une État de crise! Réal Rancourt, ancien député péquiste de Saint-François Jean-Herman Guay, politicologue raconté dans les médias au cours de la dernière semaine», explique Daniel Na- deau, vice-président directeur général du cabinet de relations publiques Na- deau Bellavance.Pour l'ancien député péquiste de Saint-François de 1976 à 1985, Réal Rancourt, ce reportage a tout pour le réconforter et le conforter dans ses convictions souverainistes.«J'ai été un témoin privilégié de cette partie de l\u2019histoire du Québec et de la petite histoire de coulisses qui s\u2019y est jouée.Le reportage montre aussi combien M.Ryan a dû bifurquer et s\u2019est fait embarquer dans la chose constitutionnelle en sachant pertinemment que son idéal illustré dans le livre Beige ne se réalise- Le travail du journaliste Jean-François Lépine a été exceptionnel et concorde très bien avec ce qui a été dit, écrit et sen môle rait jamais», estime-t-il.Présenté un peu à l\u2019image d\u2019un testament de Claude Ryan, ce reportage | n\u2019a pas tout à fait répondu à cette attente, selon M.Guay.«Le reportage est très consistant et intéressant, mais je m'attendais à plus d\u2019extraits d\u2019entre- vies de M.Ryan, a une distance plus critique de sa part sur sa trajectoire, les événements et ses décisions.» «Nous avons pu aussi y voir un homme plus complexe que ce qui a été décrit au cours de la derniére semaine.Certes, Claude Ryan est un homme de rigueur, mais aussi bien concret qui a parfois manqué de générosité envers certains collègues.Il reste fascinant de constater le rôle important qu\u2019a joué son influence auprès d'hommes politiques qui venaient le consulter sur les décisions à prendre», remarque le poli- ticologue.Plus qu'un reportage témoignant d\u2019une portion de l\u2019histoire québécoise, Jean-Herman Guay y voit un message à tous ceux qui s\u2019intéressent à la vie publique pour comprendre davantage l\u2019évolution d\u2019une société sur une longue période.«L'histoire est pleine de détours.Claude Ryan était indéniablement un homme de convictions et de principes, mais tout au long de sa vie publique, il a dû faire nombre de compromis.Il faut donc y comprendre que dans la réalité concrète, il n\u2019est pas facile, même avec de la conviction, de conserver toujours notre trajectoire initiale.On doit donc accepter de rester dans la pénombre sur la suite, comme il le dit à la fin du reportage», conclut M.Guay.image provenant de l\u2019univers des chevaux de course.En clair.pour les libéraux de Jean Chrétien, nous étaions passés à un cheveux du plus grand désastre de l'histoire du Canada.H n'en paru presque rien.mais l\u2019état de crise existait à Ottawa.D'autant plus que les péquistes menaçaient de répéter l\u2019expérience rapidement.Or, que se produit-il régulièrement, lorsqu'on traverse une telle crise?On réfléchit trop peu et on décide de choses sans penser à toutes les conséquences de nos actes.Ainsi, on a accouché de mesures temporaires et, dans l'empressement du moment, on a mal évalué les dangers de détournement de subsides à d'autres fins que celles de promouvoir le Canada, ce à quoi était destiné le programme des commandites.J'irai même plus loin en vous disant que ce supposé danger qui planait au-dessus de l'unité canadienne donnait des munitions à ceux qui, en haut lieu, souhaitaient que les fonctionnaires tournent parfois les coins ronds et ferment les yeux sur certaines pratiques.On aurait donc poussé des fonctionnaires à commettre des fautes professionnelles en leur vendant l'idée que leur «sale job» contribuerait peut-être à sauver le Canada.Imaginez l'honneur! Mais bon, ce ne sont rien que des hypothèses.Je ne suis, pas plus que vous, dans le secret des dieux.Et, non plus, je ne désire cautionner les gestes qui ont été commis dans cette affaire.Car j'en suis parfois à me demander si nous ne nous racontons pas bien des histoires, en pensant que nous n'habitons pas une «république de bananes».Après tout, ne sommes- nous pas trop souvent floués par nos dirigeants?A-t-on véritablement les politiciens qu'on mérite?18h 30 TY FER AIR 20 h Les Boys V3 les Canadiens au Défi McDosait's Victims de viel, elle s'en prend au | LL le tee è bi et, ¥ x 1 XD A D VC (hw wa ASE .SHERBROOKE LUNDI 16 FÉVRIER 2004 La Tribune JHDG: le président du syndicat amer A3 Stéphane Paquette s'étonne de ne pas avoir été averti de l'investissement du Fonds de solidarité Evelyne Leblanc © eC'ani@ar cone qo > SHERBROOKE ¢ président du svndicat des travailleurs d'Imperial Home Decor Group (IHDG), Stéphane Paquette.a été décontenancé d'apprendre par la voix de La Tribune.samedi.que le Fonds de solidarité de la FTQ injectait quelque 25 millions de dollars dans la compagnie Blue Mountain Wallcoverings.i} «Blue Mountain manque carre- ment de professionnalisme.lance M.Paquette.Depuis le début.le syndicat et les travailleurs ont toujours été de bons partenaires d'affaires.Nous avons appuyé leur offre auprès des diverses instances et nous avons toujours travaillé avec eux.Je conçois donc mal que Christopher Wood ne prenne pas la peine de s'asseoir avec le syndicat pour nous informer et pour mettre les pendules à l'heure de ce qu'il attend des usines de Sherbrooke.» M.Paquette ne blâme pas seulement la direction de la compagnie dans cette histoire.mais aussi la FTQ.Avec la période de maraudage qui débutera sous peu, il accuse la nouvelle comme un coup de publicite et de promotion pour la centrale svn- dicale rivale.«Je pense que l\u2019on apprend rien à personne en disant que les syndiqués d'IHDG sont affiliés à la CSN.Cette annonce ressemble plutôt à un coup de couteau indirect à la CSN.Même si la CSN n\u2019a pas investi d'argent directement de la compagnie.elle y a mis beaucoup de temps pour le règlement du dossier.Je suis donc frustré et amer de constater cet investissement massif», avoue-t-il acceptant mal de ne pas avoir été mis au parfum.Cette nouvelle laisse ainsi plusieurs questions en suspens dans la tète du svndicaliste.Ainsi, la transac- Stéphane Paquette, prési dent du G syndicat des travailleurs d'IHDG non qui à fait passer les actifs de l'an- vien propriétaire américain d'IHDG aux mains de l'entreprise de M.Wood totalise 1S millions $ américains, soit 20 millions $ canadiens.«J'ai peine à croire que la FTQ puisse investir 25 millions $.C'est comme st le fonds avait achete 3 lui seul 1IHDG», constate M.Paquette.Selon Stephane Paquette, rien de positif ne découle jusqu'à présent de l'acquisition d'IHDG par la compagnie du fils de Dennis Wood (le pro- prietaire originaire).«Nous avons perdu 35 jobs.Une information non- officielle affirme que l'entreprise de la rue Galt serait vendue.Certains équipements sont transférés à Foron- to.L'entreprise contredit tout ce quelle a promis lors de la transaction, soit qu\u2019elle désirait relancer les deux usines de Sherbrooke.» «L'usine de Sherbrooke est la plus efficace.Toronto est toujours à l\u2019âge de pierre.Nous méritons notre plan de relance pour ne pas que nous soyons encore la vache à lait de la ans avec Nos anciens propriclaires.espère seulement que les efforts que nous avons mis ne serviront pas seulement à maintenir les emplois à Toronto plutôt qu'en Fstrie.\u2026 Dans les plus brefs délais M.Paquette entend demander une rencontre dans les plus brefs delais avec le president de Blue Mountain.Christopher Wood, afin d'obtenir des réponses à toutes ses interrogations et pour eviter d'être informé de ce qui se passe dans son usine par la VOIX des medias plutôt que par celle de ses superieurs.«I faut mettre cartes sur table uae fois pour toutes pour connaitre les details de l'entente avec le Fonds de la FTQ, ses prévisions pour les usines de Sherbrooke ainsi que le plan de relance qu'il à en tête pour nous.J'an franchement hâte que lon donne le mandat à quelqu'un de nous répon- re + compagnie, comme c'était depuis 1$ .; .Imacom, Maxime Picard Jean-Michel Bérard s\u2019envole ce matin vers Charlottetown pour prendre part aux © Jeux olympiques spéciaux du Canada en patinage de vitesse.Ses parents et supporters de la premiére heure, Robert Bérard et Lise Dionne, suivront .les compétitions via Internet.hh ee .Le ce a.Ss Serge nd Denis [oe sdenis@latribune qc.ca > SHERBROOKE 2 \u2018es .ly a un peu plus d\u2019un an et demi, es Jean-Michel Bérard regardait, ré- - 2 veur, une compétition de patina- = de vitesse à la télé.Séduit par ce mé- hee de grâce et de puissance, il dit à \u2018+3a mère qu\u2019il pourrait devenir un cham- \u2018pion si elle voulait lui acheter des pa- -2tins.Malgré le handicap intellectuel de :*3en fils, Lise Dionne n\u2019a jamais versé *a flans la complaisance avec lui.Elle lui a \u201c simplement répondu: «si tu veux faire du patin, prends tes économies et on va aider», relate-t-elle en entrevue avec sn conjoint, Robert Bérard, à la rési- @ence familiale dans le secteur de Rock Forest.»*.A 22 ans, Jean-Michel Bérard a beau connaître des difficultés d\u2019apprentissage, il demeure avant tout un champion.Rien de moins.En 18 mois seule- dent, il a tenu promesse, puisqu'il domine aujourd'hui sa discipline au Québec parmi les athlètes handicapés.Ce qui lui vaut de s'envoler ce matin de Dorval à destination de Charlottetown.à-PIle-du-Prince-Edouard, pour affron- tér les meilleurs du pays à l'occasion Èts Jeux olympiques spéciaux du Cana- - Terr.Il sera le seul Estrien a cette grande aventure sportive qui s\u2019échelonne sur toute la semaine.Tour a tour, des athlètes que la vie a privés de membres ou de facultés s\u2019affronteront lors de compétitions de ski alpin, ski de fond, curling, raquettes, hockey, patinage artistique et patinage de vitesse.Les gagnants obtiendront une place pour les grands Jeux olympiques spéciaux, au Japon, en 2005.Le Sherbrookois sera sur la ligne de départ dans les courses de 222m, 333m, 500m, 666m et 777m.«Je ne sais pas trop a quoi m\u2019attendre comme compétition, mais je sais que l\u2019équipe de l\u2019Ontario est très forte.Mais même si je ne gagne pas, je veux surtout m\u2019amuser là-bas, voir du monde», confie Jean-Michel, dont les hésitations pourraient être confondues avec de la timidité.«J\u2019aime ça patiner, j\u2019aime la vitesse.Je pense bien que je vais en faire toute ma vie», avance-t-il.Quel chemin parcouru! Les parents, Robert Bérard et Lise Dionne, suivront les compétitions via Internet.«On lui a aussi acheté une carte d'appels pour qu'il puisse nous rejoindre et qu'il nous tienne au courant, mais je sais qu'il aura du plaisir.assure Lise Dionne.C'est tellement bien organisé là-bas.Il y a toute une équipe qui accompagne la délégation du Québec et ils ont organisé plein d'activités.C'est vraiment bien.» Mais quel chemin parcouru par ce jeune homme depuis 1988! Cette an- née-là, un couple de Rock Forest allait sortir le jeune garçon et sa petite soeur Damary de leur misère en République dominicaine, comme les Bérard-Dion- ne l\u2019avaient fait avec Jean-Christian plus tôt.Dans leur famille d\u2019adoption, plus les mois passaient, plus il devenait évident que la malnutrition avait laissé des séquelles permanentes aux facultés intellectuelles des deux nouveaux arrivants, surtout chez la seconde.Mais jamais Lise Dionne et Robert Bérard n\u2019ont renoncé à ce que leurs enfants puissent vivre une existence normale, dans la mesure du possible.Et encore moins Jean-Michel.Après ses études en cheminement particulier est venu le temps pour lui de se trouver du travail.Mais son déficit d\u2019attention en faisait un candidat incertain pour la plupart des emplois en usme.«Il recevait une rente comme handicapé, mais refusait de se laisser vivre.Il ne pouvait pas concevoir de gagner de l\u2019argent à ne rien faire, explique la mère.Alors il s\u2019est dit que s'il ne pouvait pas gagner un salaire, il ferait du bénévolat et finirait par trouver une place qui lui conviendrait.» C'est comme ça qu\u2019il s\u2019est mis à faire du théâtre avec une troupe de personnes handicapées appelée Nouitou.La carrière artistique de Jean-Mi- chel a pris une nouvelle dimension lorsqu\u2019il s\u2019est joint à un autre groupe de personnes handicapées et non handicapées pour produire un spectacle de danse en avril prochain, sous la supervision de Liliane St-Arnaud, de la troupe Axyle.«Pour lui, c\u2019est un travail, se réjouit Robert Bédard.Il va pratiquer quatre jours par semaine.Il rencontre des gens qui ont d\u2019autres handicaps et d\u2019autres qui n\u2019en ont pas.It adore ça.» Le patin par-dessus tout Mais ce qu\u2019il aime par-dessus tout, c\u2019est le patinage de vitesse.Peu après son arrivée au pays, il a tenu à apprendre à patiner pour jouer au hockey avec les autres enfants du quartier.À l\u2019école Montcalm, où il a étudié, il a chaussé des bottines à longues lames.EH s\u2019y est senti tout de suite à l\u2019aise.Mais il devait en rester là, pour un certain temps du moins.Jusqu\u2019à ce que sa mère le mette au défi d\u2019assumer pleinement sa passion.«On a commencé par appeler le Club de patinage de witesse de Sherbrooke (CPVS) pour savoir s\u2019ils voudraient prendre Jean-Michel, se souvient la mère.Ils l'ont d\u2019abord intégré à un groupe de jeunes.Puis il a gravi les échelons.C\u2019est extraordinaire comment il a été accueilli.Les autres membres du club l'ont tout de suite accueilli et n\u2019ont jamais arrêté de l\u2019encourager.Il a reçu un support incroyable.» «Dans les compétitions, il est, selon les parents d\u2019autres patineurs, toujours très émouvant d\u2019entendre les encouragements et les cris de joie continus des jeunes patineurs lorsque Jean-Michel Sur patins, il n'y a pas de handicap qui tienne, Jean-Michel Bérard est un champion.Rien de moins! n champion malgré son handicap! Jean-Michel Bérard prend part aux Jeux spéciaux du Canada en patinage de vitesse effectue ses courses, indique Maryse Labbé, responsable des communications au CPVS.Pour ses compagnons d\u2019entrainement, Jean-Michel est un patineur comme les autres, quoique parfois un peu imprévisible.» Dès qu'il s\u2019est mis à la compétition, le jeune Sherbrookois n\u2019a cessé de récolter les médailles d\u2019or et une «décevante» médaille d'argent sur le circuit Gaétan-Boucher à Québec.Même qu\u2019un de ses oncles s\u2019affaire à lui bricoler une armoire pour les ranger.En fait, sa domination est telle que plusieurs rivaux qui s\u2019entrainaient depuis longtemps ont choisi d\u2019accrocher leurs patins devant sa domination instantanée.Une équipe admirable Tout le mérite vient du CPVS, affirment M.Bérard et Mme Dionne, qui ne tarissent pas d\u2019éloges envers cettc équipe qui suivra les exploits de Jean- Michel toute la semaine comme elle lc fait pour Mathieu Turcotte, Le site pour suivre les compétitions est le hHhrtp://slam.ca/ jeuxolympiquesspeciaux/.Les cérémonies d\u2019ouverture seront télédiffuséés en anglais demain, 17 février, au réseau TSN à compter de 20 h.Des compétitions devraient être présentées plus tard sur RDS. A4 La Tribune SHERBROOKE LUNDI 16 FEVRIER 2004 Jg\u2014 UN CONSTRUCTEUR.4 VOITURES.5 PRIX MAZDA.GAGNANT DE 5 PRIX, DONT CELUI DE LA « VOITURE CANADIENNE DE L'ANNÉE ».Quand l'Association des journalistes automobile du Canada a choisi récemment les voitures qui s'étaient le plus démarquées en 2004, Mazda s\u2019est particulièrement imposé en remportant plus de prix que toute autre marque dans l'histoire de 'AJAC.La Mazda d'inspiration européenne, déjà récipiendaire de 70 prix internationaux, a mérité le prix AJAC de la Voiture de l\u2019année pour le Meilleur véhicule à vocation familiale.La toute nouvelle Mazda RX-8 à moteur rotatif a obtenu le prix AJAC de la Voiture de l'année pour la Meilleure voiture sport et performance \u2026 dans une catégorie où on retrouvait pourtant des voitures coûtant trois fois plus cher.Le style et le design innovateur de la toute nouvelle Mazda3 Sport lui ont valu le prix AJAC de la Voiture de l\u2019année pour le Meilleur coupé sport de moins de 35 000 $.Et la toute nouvelle Mazda3 a non seulement gagné le prix AJAC de la Voiture de l\u2019année pour la Meilleure voiture économique, elle vient aussi de remporter le titre le plus prestigieux qui soit \u2026 le prix de la Voiture canadienne de l\u2019année 2004.Allant bien au-delà de ce qu'on attend d\u2019une voiture de sa catégorie, la Mazda3 défie la critique la plus sévère d'imaginer encore plus.Elle combine harmonieusement style et fonctionnalité à prix abordable \u2026 sans rien sacrifier à la puissance et à la performance.Comme le font d'ailleurs les autres véhicules qui composent notre gamme exceptionnelle.De la voiture sport à la minifourgonnette, nos salles d'exposition regorgent de nouveaux modèles emballants qui témoignent tous de notre passion pour la route.Découvrez pourquoi Mazda se distingue plus que toute autre marque sur la route.Voyez votre concessionnaire Mazda pour un essai routier.Un rendez-vous avec l\u2019histoire vous y attend.www.ajac.ca PRIX AJAC VOITURE DE L'ANNÉE 2004 PRIX AJAC VOITU MEILLEURE VOITURE SPORT ET PERFORMANCE MEILLEUR VÉHICULE À VOCATION FAMILIALE SHERBROOKE LUNDI 16 FÉVRIER 2004 La Tribune AS ASSOCIATION DES JOURNALISTES AUTOMOBILE DU CANADA VOITURE CANADIENNE DE L'ANNÉE 2004 Mazda3 Free) ZW sport | PRIX AJAC VOITURE DE LANNEE 2004 PRIX AJAC VOITURE DE LANNLE 2004 MEILLEUR COUPE SPORT (MOINS DE 35 000 $) MEILLEURE VOITURE ECONOMIQUE .8\u201c +: Aaa LE eee \u201c> La > «ay sat are ARRAS CSL, Caper en 4A Qe ora www.mazda.ca + A6 La Tribune SHERBROOKE LUNDI 16 FÉVRIER 2004 Présidente et éditrice: Louise Boisvert | Le CRTC et la liberté d'expression Jean-Guy Dubuc Collaborateur st-ce que n\u2019importe qui a le droit de dire n'importe quoi, à la radio ou a la télévision, au E nom de la liberté d\u2019expression?Réponse bientôt, peut-être.Cette semaine nous permettra de suivre le débat, alors que le CRTC, l'organisme fédéral du contrôle des ondes, va devoir se pencher sur une demande plutôt inusitée: va-t-il retirer les licences à deux stations de radio de Québec publiquement dénoncées à cause des propos jugés outranciers de ses animateurs?Remarquez: dénoncées par les uns et louangées par les autres, vu que les deux stations attirent de très bonnes cotes d\u2019écoute avec ces émissions explosives.Dommage qu'il faille recourir à la loi plutôt qu\u2019à la décence, au respect des personnes ou au bon goût ou simplement au bon sens pour réglementer la liberté d'expression.Les animateurs savent qu\u2019ils peuvent compter sur l'appui de milliers d'auditeurs.Mais cette fois, ils ont contre eux de gros canons: le maire de Québec lui-même a écrit au CRTC lui demandant s\u2019il doit accepter que «l\u2019injure, la grossièreté, la calomnie, la médisance (.) sont acceptables et conformes la liberté d'expression».Et l\u2019éditeur du Soleil a également suggéré que l\u2019attribution d\u2019une licence s\u2019accompagne du respect d\u2019un code de déontologie concernant l\u2019exactitude des faites, l\u2019objectivité, l\u2019impartialité, le respect des droits individuels et de la vie privée.Bref, les pressions sont d\u2019importance.La réaction du CRTC le sera tout autant.Ceux qui s\u2019intéressent aux médias auront reconnu la cible: l\u2019entreprise Genex, propriétaire des stations de radio CHOI-FM et CKNU, qui comptent dans leur personnel les animateurs Jeff Filion et André Arthur, tous deux reconnus pour leur style provocateur et leurs attaques contre certaines personnes en vue.Mais le débat dépasse évidemment ces deux cas.Il doit servir à pousser un peu plus loin la réflexion sur celle fameuse liberté d\u2019expression que plusieurs utilisent pour inonder les ondes de propose offensants, vulgaires et grossiers.Pas seulement à Québec, mais partout au Québec et au Canada.Le cas de Don Cherry en est un bon exemple: quoi faire avec un animateur que les uns adulent et que les autres condamnent?Le CRTC peut assujettir l\u2019octroi d\u2019une licence au respect d\u2019un code de déontologie.C\u2019est là que l\u2019on trouve un os: comment rédiger un tel code?Où se trouve l\u2019excès?Où sont les limites de la liberté?Qui va définir la vulgarité: les animateurs, le public ou le CRTC.?Il est certain que ceux qui en usent le plus comptent sur deux atouts en leur faveur: un, l\u2019appui d\u2019un propriétaire qui les encourage; l\u2019autre, la délectation complice de la population qui semble se régaler dans ce type de langage, de débat et d\u2019émission.On n\u2019a qu\u2019à voir le succès de la télé-réalité pour se convaincre que la vulgarité ne fait peur ni aux producteurs, ni aux animateurs, ni aux participants ni à leurs fans.Les cotes d\u2019écoute des Arthur, Filion et Cherry font la preuve qu\u2019une bonne partie de la population s\u2019y complaît.Et en redemande.Dommage qu\u2019il faille recourir à la loi plutôt qu\u2019à la décence, au respect des personnes ou au bon goût ou simplement au bon sens pour réglementer la liberté d\u2019expression qui est en train de devenir un absolu, au détriment de plusieurs autres droits individuels aussi fondamentaux.La CBC, patronne de Don Cherry, a voulu imposer un délai de sept secondes entre la captation et la diffusion: solution abandonnée parce ridicule, pour bien des raisons aussi évidentes les unes que les autres, à mi-chemin entre la censure et la bêtise, qu\u2019on laisse aux Américains.C\u2019est pourquoi il faut espérer que le CRTC pourra suppléer à l\u2019indifférence complaisante d\u2019une population souffrant dangereusement d\u2019irresponsabilité chronique.Les diffuseurs doivent un jour comprendre que l\u2019accès aux ondes publiques est un privilège dont ils profitent, non un droit qu\u2019ils peuvent exercer au mépris des autres.PP - \u2018 « .a 4 n \\ .- + a [oy LL ON 3.ry - a Tad a N La _ du, ds +H = Pre rec pçel le Ÿ \u201cvan [RT [N : + \u201ca 1.be fn i #3 kJ d 1 15 .4.a.ve.Rédacteur en chef: Maurice Cloutier | Directeur de l'information: André Larocque i ame je = - - Ad ih n a; .Ca | Adjointe au directeur: Jacynthe Nadeau \u2014\u2014\u2014 ca mette, C'EST ÉCRIT QU'ILS ONT RÉUSSI A PRODUIRE UN MBRYON PAR CLONAGE .L SUPER! 1LS VONT BIENTOT POUVOIR GREFFER DE LA MÉMOIRE AUX POLITICIENS .Billet Vouloir vivre ou se laisser aller \u2018 Gaétane Larose Collaboratrice euf et retraité, Gaston vit seul, dans un petit appartement du centre-ville.Ses enfants et petits-enfants demeurent a plus de 200 km.À cause de leurs activités, il les voit de moins en moins.Se sentant seul et se pensant inutile, Gaston se replie sur lui-même.Il emploie ses journées à faire les cent pas dans son appartement en attendant que la sonnerie du téléphone ou de la porte se fasse entendre.Peu à peu, il se coupe du monde et de ce qui lui donne raison de vivre.Sans y penser, il se laisse aller et se dirige vers la mort.Il va, ainsi, joindre le rang des personnes âgées qui s'abandonnent à la mort.Jeannine, une octogénaire.partage un appartement avec deux compagnes.Elle a choisi de ne pas vivre seule.Le matin, elle s'occupe à différents petits travaux ménagers, pour elle, ses enfants et ses petits-enfants.L'après-midi, elle visite des amies, des personnes malades ou ses enfants, selon le rythme que lui permettent ses capacités physiques limitées.Jeannine se nourrit de petits bonheurs quotidiens comme la rencontre d\u2019une amie, le reprisage ou le tricotage d\u2019une paire de bas pour ses enfants et petits-enfants, la garde pendant quelques heures d\u2019un petit-fils.Elle opte pour ce qui lui donne raison de vivre.De récentes statistiques indiquent un taux de suicide plus élevé chez les personnes âgées que chez les jeunes.Comment expliquer que, dans une société riche comme la nôtre, où se développent des lieux et de multiples services particuliers aux personnes âgées, tant d'hommes et de femmes ne trouvent plus de sens à leur vie et s\u2019abandonnent à la mort?Le confort et l'abondance adoucis- Environnement Sauvons nos étoiles! Les conséquences de la pollution lumineuse Eclairer l'extérieur d'une maison n\u2018est pas très écologique.Ça pollue le ciel et si tous les Québécois faisaient de la sorte nous aurions besoin de six Baie- James.Consommons plus écologique- ment.à lumière projetée directement vers le ciel et réfléchie du sol vers le ciel contribue à augmenter la brillance du fond du ciel, limitant ainsi notre accès à un ciel étoilé.Dans les sociétés industrialisées, la pureté d'un ciel noir laisse place désormais à un ciel opaque et grisâtre.Selon le premier Atlas (1) de la pollution lumineuse, environ 97 pour cent de la population nord américaine et européenne vit sous un ciel lumineusement pollué.Toute cette lumière perdue vers le ciel, pénétrant dans nos maisons (lumière intrusive) ou cblouissante, appelée «pollution lumineuses.met non seulement en péril l'observation des étoiles et les recherches en astronomie mais porte atteinte à l'équilibre des écosystèmes et génère d'importantes pertes d'énergie.Que se passe-t-il quand la nuit n'est plus noire?Les études menées à ce jour dé- Le projet de lutte contre la pollution lumineuse dans la région du mont Mégantic s'inscrit dans un mouvement de développement durable dont l'objectif n'est pas d'éliminer l'éclairage nocturne, mais plutôt de promouvoir une utilisation intelligente et respectueuse du ciel étoilé et de la nuit! montrent que l'éclairage artificiel peut affecter les rythmes biologiques de l'humain en déréglant les horloges internes ou certains processus hormonaux.Une c\u2018ude conduite par I'University of Connecticut Health Center et publiée dans le National Library of Me- decine affirme que le dérèglement de l'horloge interne causé par l'éclairage artificiel s'avère un facteur aggravant des risques de cancer du sein.Également, la clarté des villes contribue à affaiblir la capacité d'adaptation de l'oeil humain à la noirceur en plus d\u2019être une cause des troubles de sommeil associés aux grandes villes.Quant aux biologistes et aux environnementalistes, ils s'entendent pour affirmer que l'éclairage nocturne a des conséquences notables auprès de plusieurs espèces animales et végétales.Les animaux nocturnes ont besoin de noirceur et les animaux diurnes de clarté pour se nourrir et s'accoupler.Par exemple, il a été observé que: - la migration de certains oiseaux est affectée puisque les étoiles les guident la nuit.ou encore.qu'ils viennent s'écraser contre les gratte-ciel illuminés des centres-villes.À Toronto seulement, il y a 24 000 volatiles qui meurent de cette façon à chaque année: - les insectes et les papillons de nuit s'approchant trop des zones artificiellement éclairées sont piégés, causant leur perte, et fragilisant ainsi la chaîne alimentaire: - les bébés tortues ne trouvent plus leur chemin vers la mer et vont, par milliers, vers des sources lumineuses autres que le reflet des étoiles ou de la lune sur la mer: - Certaines espèces peuvent déserter complètement une région puisqu\u2019elles fuient les zones artificiellement éclairées la nuit.On connaît encore trop peu l\u2019impact de l\u2019éclairage artificiel sur 1a santé humaine et les écosystèmes, mais une chose est certaine: la vie a besoin de nuit.Ce sont là quelque-unes des conséquences liées à l'utilisation abusive de l'éclairage.afin de mettre en perspective la problématique première, soit la perte du ciel étoilé.Le projet de lutte contre la pollution lumineuse dans la région du mont Mégantic s\u2019inscrit dans un mouvement de développement durable dont I'objectif n'est pas d\u2019éliminer l'éclairage nocturne.mais plutôt de promouvoir une utilisation intelligente et respectueuse du ciel étoilé et de la nuit! Chloé Legris AstroLab du Mont-Mégantic (1) P.Cinzano, F.Falchi (University of Pado- va).2000 Cette série de reportages hebdomadaires du lundi est produite en collaboration avec Les AmiEs de la Terre de l'Estrie.atestrie@ abacom.com sent la vie mais ils ne comblent pas la perte ou l\u2019absence de sens.Bricoler, soigner les plantes, réparer des vêtements, transmettre les légendes du passé, être la mémoire vivante de la famille et des valeurs qui l\u2019ont façonnée,- apprendre à lire, écrire ou compter à des enfants, participer à une corvée familiale, sont autant d\u2019actions où les personnes âgées peuvent se sentir utiles.Recevoir ses enfants, écouter l\u2019adolescent ou l\u2019adolescente, jouer et garder ses petits-enfants, entretenir un cercle d\u2019amis, s\u2019inscrivent au nombre d\u2019actions qui donnent sens à la vie.Une multitude d\u2019autres petits gestes pourrait s\u2019ajbyter à cette liste d'actions qui donnent; au quotidien, des raisons de vouloir vivre ou de se laisser aller Une ambiance harmonieuse et agréable facilite la vie mais\u2019 Seul l\u2019amour crée la vie.Gaëtane Larose est responsable des communications à l\u2019archevêché de Sherbrooke.Opinions Plus Que i pensez-vous de la politique et de nos politiciens?e scandale des commandites que la vérificatrice générale a dévoilé mardi dernier a jeté une douche d\u2019eau froide sur le monde politique et les politiciens.Cependant, les institutions démocratiques qui caractérisent notre société et auxquelles nous tenons ont besoin de femmes et d\u2019hommes eri- gagés qui s\u2019y investissent souvent avec générosité, courage et désintéressement.Dans le contexte effervescent que nous connaissons actuellement: - Avez-vous l\u2019impression d\u2019être représenté ou manipulé par les élus?- L'éthique.est-elle la solution à privilégier pour garantir équité et transparence en politique?Vous avez des commentaires, des suggestions?Partagez avec tous nes lecteurs ce que vous pensez de la politique et des politiciens.Au plaisir de vous lire! On peut faire parvenir les textes avant le jeudi midi: par télécopieur: 819-564-5480; par courriel: opi- nionsplus@ latribune.qc.ca; par la poste: Opinions Plus, 1950, rue Roy Sherbrooke, J1K 2X8.\u2018 Rés + + Aref?ov 4 ; la ler, te- as- ille ap- des lia- on- Re- ent penis, qui 1de ter vre et eul { | Serge | Denis | sdenis@latibune ac
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