La presse, 3 septembre 2016, Affaires
[" www.lapresse.ca/affaires MONTRÉAL SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2016 LA PRESSE LUNETTES EN LIGNE LES OPTOMÉTRISTES EN COUR SUPRÊME PAGE 8 AFFA RE TECHNO COÛTEUX RAPPEL POUR SAMSUNG PAGE 4 STÉPHANIE GRAMMOND LA NOUNOU ET LE FISC PAGE 5 S&P TSX 14795,70 +111,8 (+0,76%) S&P500 2179,98 +9,12 (+0,42%) DOW JONES 18491,96 +72,66 (+0,39%) PÉTROLE 44,37$US +1,21 $US (+2,8%) DOLLAR 76,96 \tMoins d\u2019accès aux marchés Malgré la multiplication des accords de libre-échange, le protectionnisme est toujours un obstacle pour beaucoup d\u2019entreprises.Pour le contourner, plusieurs s\u2019installent aux Etats-Unis.C est le cas du Groupe Canam, de Saint-Georges de Beauce, qui fabrique des charpentes métalliques.«Dans le secteur des infrastructures et de la construction où nous sommes, à cause des risques de protectionnisme, nous avons investi plus aux Etats-Unis qu\u2019au Canada au cours des 10,15 dernières années», dit son PDG, Marc Dutil.Canam a maintenant 15 usines aux Etats-Unis et 6 au Canada.La baisse du dollar est certainement un facteur favorable, estime M.Dutil, mais ce n\u2019est pas suffisant.«Ce n\u2019est pas un swing de devises qui fait fermer ou ouvrir une usine.» Chez Canam, les revenus d\u2019exportations ont légèrement augmenté depuis un an.« Mais je vous dirais que la croissance qu\u2019on a eue est due à la reprise aux Etats-Unis plus qu\u2019à la devise.» >\tAvoir les moyens de ses ambitions Même avec un produit demandé, des acheteurs potentiels à proximité et un dollar faiblard, une entreprise peut peiner à exporter.Parlez-en à François Pouliot, qui fabrique le cidre de glace La face cachée de la pomme, à Hemmingford.«Le marché est en explosion aux Etats-Unis, mais on n\u2019avait pas les moyens de nos ambitions», analyse-t-il.En difficulté financière, son entreprise vient de se joindre à un concurrent, le Domaine Pinnacle, pour créer une masse critique qui devrait l\u2019aider à se faire une place sur les marchés d\u2019exportation.«Ce n\u2019est pas assez de vouloir exporter, il faut des réseaux.Ça prend des moyens», résume-t-il.>\tPouvoir augmenter la cadence Chez Tembec, les machines tournent en continu.«C est pas facile d\u2019augmenter la cadence quand on fonctionne 24 h sur 24 et 7 jours sur 7», explique Michel Dumas.Pour agrandir ou construire de nouvelles installations, il faut vraiment que la demande le justifie, ce qui n\u2019est pas le cas dans le secteur des pâtes et papiers.Ni dans plusieurs autres d\u2019ailleurs, comme l\u2019aluminium, où les projets d\u2019expansion sont gelés en attendant une amélioration de la conjoncture.Des entreprises comme Canam ont plus de flexibilité, dit Marc Dutil.Elles peuvent ajouter un quart de travail pour satisfaire une hausse de la demande pour leurs services.«Ce qui n\u2019est pas le cas actuellement», précise-t-il lui aussi.PRINCIPAUX PRODUITS D\u2019EXPORTATION DU QUÉBEC (DE JANVIER À JUIN 2016) Valeur des exportations en$ (variation sur un an) > Moteurs d\u2019aéronefs : > Pièces pour aéronefs : 1 milliard (+9,5 %)\t> Porc frais et surgelé : 718 millions (+17,8%) > Cuivre et alliages : 678 millions (-17,2%) Source: Institut de la statistique du Québec AVIS DE NOMINATION Antoine Natale à titre d\u2019Associé principal Globevest Capital, société de gestion de portefeuille, est fière d\u2019annoncer la nomination de M.Antoine Natale à titre d\u2019Associé principal.Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, M.Natale sera responsable de cogérer le Fonds tactique d\u2019options couvertes de Globevest Capital et se consacrera également à la gestion de comptes de clients privés.M.Natale, qui détient le titre de Fellow de l\u2019Institut canadien des valeurs mobilières, a préalablement œuvré comme gestionnaire de portefeuille au sein d\u2019une grande firme de courtage et possède près de 20 années d\u2019expérience dans le domaine du placement et de la gestion de patrimoine.X®ft > Produits pharmaceutiques : 918 millions (+28,2%) 805 millions (+14,2%) > Papier journal : 723 millions (-3,7 %) >\tAéronefs : 3,5 milliards (-21,1 %) >\tAluminium : 2,7 milliards (-11 %) >\tMinerai et concentré de fer : 1,2 milliard (+7,5%) > Papier (sauf papier journal) : 841 millions (-6,1 %) LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2016 LA PRESSE AFFAIRES SAMSUNG GALAXY 7 Un rappel coûteux JEAN-FRANÇOIS CODÈRE Le géant coréen Samsung a dû se résigner hier à déclencher le rappel mondial d'environ 2,5 millions d'exemplaires de son plus récent modèle de téléphone intelligent haut de gamme, le Galaxy Note 7.Selon Samsung, il y avait en date de jeudi 35 cas répertoriés d'appareils Note 7 qui ont pris feu ou explosé au moment où ils étaient branchés pour une recharge.L'entreprise impute les incidents à une pile défectueuse, mais jusqu'ici, aucun détail précis n'a filtré.11 semble que Samsung fasse appel à des fournisseurs de batteries différents d'un pays à l'autre où le Note 7 est vendu.Les appareils offerts en Chine seraient ainsi à l'abri de ce problème.Mauvais moment 11 n'y a jamais de bon moment pour être forcé de rappeler un produit, mais celui-ci tombe particulièrement mal pour Samsung.Le Note 7, lancé dans une dizaine de pays, dont le Canada, il y a quelques semaines, s'était attiré les éloges presque unanimes de la critique.11 semblait par conséquent en bonne posture pour maintenir l'engouement envers les produits Samsung qu'ont suscité les modèles S7 plus tôt cette année.L'annonce survient aussi à peine cinq jours avant que le grand rival Apple ne monte sur scène pour présenter le nouveau modèle de son principal concurrent, l'iPhone.11 serait étonnant que le clou ne soit pas enfoncé à cette occasion.Coûts inconnus La direction de Samsung n'a pas encore diffusé d'estimation des coûts de ce rappel.Selon un analyste de la firme Credit Suisse cité par l'agence Reuters, le rappel et le délai sur de nouvelles ventes coûteront au maximum 1,75 milliard de dollars à Samsung, «dans le pire des scénarios».Ces coûts pourraient être mitigés dans une large mesure si Samsung agit rapidement et si elle recycle des composantes des appareils rappelés.La rumeur d'un rappel avait fait perdre 9 milliards de dollars à la capitalisation boursière de Samsung jeudi.Le rappel a été confirmé après la PHOTO LUKE MACGREGOR, REUTERS Une femme passe devant une publicité du Samsung Galaxy 7 à Londres.fermeture des marchés boursiers asiatiques, hier, après une journée tranquille pour l'action de Samsung.Fournisseurs canadiens Le rappel décrété par Samsung vaut notamment pour tous les acheteurs canadiens de l'appareil.L'entreprise les invite à communiquer avec elle par téléphone au 1-800-SAMSUNG pour connaître la procédure.Quant aux fournisseurs comme Bell, Rogers, Telus et Vidéotron, ceux qui ont répondu à nos questions hier indiquaient avoir l'intention de contacter directement leurs clients détenteurs de cet appareil dans les 24 ou 48 prochaines heures pour les inviter à le leur rapporter.Aucun délai de remplacement n'a encore été dévoilé.\tCARRIÈRES WOBKOPOLIS ET EMPLOIS HIM \t Avis de recrutement et de sélection IMPÔTS DAPPLE Dubl in fait appel Ministère de la Justice Personnes aptes à être désignées à la fonction d'arbitre à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ou nommées à celle d'assesseur au Tribunal des droits de la personne Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q., c.C-12, articles 62 et 97).En vertu de l'article 3 du Règlement sur la procédure de recrutement et de sélection des personnes aptes à être désignées à la fonction d'arbitre ou nommées à celle d'assesseur au Tribunal des droits de la personne, le ministre de la Justice invite toute personne intéressée à soumettre sa candidature à la fonction d'arbitre ou d'assesseur, Toute personne ou tout groupe de personnes et particulièrement tout groupe de personnes ou tout organisme voué à la défense et à la promotion des droits et libertés de la personne ou au bien-être d'un groupe de personnes peut également proposer par écrit la candidature d'une personne qu'il estime apte à exercer la fonction d'arbitre ou d'assesseur, Le présent avis vise principalement à pourvoir à des postes à la fonction d'assesseur au Tribunal des droits de la personne; ces postes, à temps partiel, sont à vacation, FONCTION D'ARBITRE Arbitrer un différend portant sur un cas de discrimination ou un cas de violation du droit à la protection contre l'exploitation des personnes âgées ou handicapées lorsque, à la proposition de la Commission, les parties en conviennent, Pour ce faire, l'arbitre est désigné par la Commission, parmi les personnes qui sont inscrites sur la liste dressée périodiquement par le gouvernement, conformément à l'article 62 de la Charte, FONCTION D'ASSESSEUR Assister le juge qui préside une division du Tribunal des droits de la personne chargée d'entendre et de disposer d'un litige dans un cas de discrimination ou un cas de violation du droit à la protection contre l'exploitation des personnes âgées ou handicapées, de même qu'en matière de programme d'accès à l'égalité, Pour ce faire, l'assesseur est nommé par le gouvernement parmi les personnes qui sont inscrites sur la liste dressée conformément à l'article 62 de la Charte, CRITÈRES DE SÉLECTION Les critères de sélection dont le comité tient compte pour déterminer l'aptitude d'une personne sont notamment: 1,\tses qualités personnelles et intellectuelles ainsi que son expérience, son expertise, sa sensibilisation et son intérêt marqués en matière de droits et libertés de la personne; 2,\tson degré de connaissances pertinentes, dans le domaine des droits et libertés de la personne et de l'arbitrage dans lesquels l'arbitre ou l'assesseur exercera ses fonctions, ainsi que sa capacité de jugement, sa perspicacité, sa pondération et son esprit de décision; 3,\tla conception qu'elle se fait des fonctions d'arbitre ou d'assesseur, MODE DE SÉLECTION Le ministre forme un comité de sélection de trois membres, lequel convoque les personnes qui, à son avis, répondent aux conditions d'admissibilité, Il avise toute autre personne du fait qu'elle n'est pas convoquée, Les noms des candidates et des candidats, les rapports des comités ainsi que tout renseignement ou document se rattachant à une consultation ou une décision du comité sont confidentiels, MODALITÉS D'INSCRIPTION Toute personne qui désire poser sa candidature doit le faire par écrit en transmettant à la coordonnatrice du concours les renseignements requis par l'article 6 du Règlement sur la procédure de recrutement et de sélection des personnes aptes à être désignées à la fonction d'arbitre ou nommées à celle d'assesseur au Tribunal des droits de la personne, Le règlement mentionné plus haut est disponible sur le site Internet des Publications du Québec, www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca ou, pendant la période d'inscription, sur le site Internet du ministère de la Justice: www.justice.gouv.qc.ca, dans l'avis de recrutement et de sélection publiéà la section «Actualités», Pour information, vous pouvez joindre la coordonnatrice à la sélection des arbitres et assesseurs, Me Sonia Beaudoin, au numéro de téléphone 418 643-4090, Tous les documents doivent être transmis, en plus de l'original, en trois copies, Suivant les dispositions prévues à l'article 6 du règlement, la personne qui désire soumettre sa candidature transmet une photo récente, son curriculum vitae (un original et trois photocopies) sur lequel on retrouve les renseignements suivants: 1,\tson nom ainsi que l'adresse et le numéro de téléphone de sa résidence et, le cas échéant, de son bureau; 2,\tsa date de naissance; 3,\tsi elle est membre d'un ordre professionnel, l'année de son admission à cet ordre, la preuve qu'elle en est membre ainsi que le nombre d'années de pratique qu'elle a complétées avec la mention des principaux secteurs d'activités dans lesquels elle a œuvré; 4,\tla nature des activités qu'elle a exercées et qu'elle considère lui avoir permis d'acquérir une expérience pertinente dans le domaine des droits et libertés de la personne et, le cas échéant, à titre d'arbitre ou d'assesseur; 5,\tle cas échéant, le fait d'avoir fait l'objet d'une sanction par le conseil de discipline de l'ordre professionnel dont elle est ou a été membre ou par le Tribunal des professions ainsi que l'objet et les motifs de cette sanction; 6,\tle cas échéant, le nom de ses employeurs des dix dernières années; 7,\tun exposé résumant les motifs de son intérêt à exercer la fonction d'arbitre ou d'assesseur et un état de son expérience, son expertise, sa sensibilisation et de son intérêt marqués en matière de droits et libertés de la personne, Cette personne doit également transmettre un écrit par lequel elle accepte qu'une vérification soit faite à son sujet auprès de tout ordre professionnel dont elle est ou a été membre et des autorités policières et que, le cas échéant, des consultations puissent être faites auprès des organismes suivants: \u2022\tla Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse; \u2022\tun ordre professionnel dont un candidat est ou a été membre; \u2022\tle Comité consultatifdu travail et de la main-d'oeuvreviséà l'article 12,1 de la Loi sur le ministère du Travail (c, M-32,2); \u2022\tle Commissaire à la santé et au bien-être; \u2022\tle Conseil du statut de la femme; \u2022\tun autre organisme auquel la loi confère la fonction de conseiller le gouvernement ou un ministre, ainsi que les divers groupes voués à la défense et à la promotion des droits et libertés de la personne et que le comité estime les plus représentatifs, Cet avis s'adresse à toute personne intéressée, Cependant, il y a lieu de noter qu'au moins la moitié des personnes inscrites sur la liste prévue à l'article 62 de la Charte doivent être inscrites au Tableau de l'Ordre des avocats du Québec, Les candidatures doivent être reçues au plus tard le 30 septembre 2016.Toute demande doit être adressée de la façon suivante : La Coordonnatrice à la sélection des arbitres et assesseurs Bureau de la sous-ministre et sous-procureure générale Ministère de la Justice 1200, route de l'Église, 9e étage Québec (Québec) G1V4M1 La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée Le 1er septembre 2016 Québec » PHOTO PAUL FAITH, AGENCE FRANCE-PRESSE « Le gouvernement a décidé à l\u2019unanimité de faire appel de la décision de la Commission européenne», a indiqué hier le ministre des Finances irlandais Michael Noonan en conférence de presse.LA PRESS iCV CARRIÈRES ET EMPLOIS i*i liU WORKOPOLIS cv@l a presse.ca OFFRE D\u2019EMPLOI Poste : Directeur et inspecteur en bâtiment.Service d\u2019urbanisme et d\u2019environnement Relevant de la directrice générale, le directeur et inspecteur en bâtiment planifie, organise.dirige et contrôle les activités et le personnel de son service (deux inspecteurs municipaux.un technicien en environnement et un agent de bureau).Type de poste : cadre, permanent, temps plein (40 h/semaine) Responsabilités : \u2022\tÉlaborer et mettre en œuvre les règlements d\u2019urbanisme et leurs modifications; \u2022\tAnimer les assemblées publiques de consultation portant sur les questions d\u2019urbanisme; \u2022\tVoir à l\u2019application et au respect de la réglementation d\u2019urbanisme, des règlements municipaux et des lois et règlements provinciaux; \u2022\tÉvaluer et proposer des solutions en relation avec les problématiques d\u2019urbanisme et d\u2019environnement; \u2022\tAssurer le suivi des mandats d\u2019urbanisme confiés à des professionnels externes; \u2022\tParticiper et préparer les réunions du comité consultatif d\u2019urbanisme; \u2022\tSiéger sur divers comités; \u2022\tParticiper à l\u2019émission de permis; \u2022\tParticiper et assurer un suivi aux dossiers de la planification stratégique; \u2022\tTraiter les dossiers de la CPTAQ, les ententes auprès de promoteurs, les dérogations mineures, les P.I.I.A., le lotissement, etc.; \u2022\tAssurer le suivi de certains dossiers avec les représentants de la MRC de La Haute-Yamaska et du MDDELCC; \u2022\tPréparer et assurer le suivi du budget de son service; \u2022\tAssurer un suivi des dossiers de plaintes; \u2022\tTémoigner au besoin devant les différents paliers de tribunaux; \u2022\tÉvaluer le rendement et les besoins de perfectionnement de son service; \u2022\tAutres tâches connexes.Exigences : Être titulaire d\u2019un baccalauréat en urbanisme; Être membre en règle de l\u2019Ordre des urbanistes du Québec; Posséder un minimum de cinq (5) années d\u2019expérience dans un service d\u2019urbanisme et d\u2019environnement, dont au moins trois (3) années dans un poste de gestion d\u2019un tel service; Avoir d\u2019excellentes capacités pour la communication, les relations interpersonnelles et la gestion d\u2019équipe; Habiletés en négociation et en résolution de problèmes; Posséder le sens de l\u2019organisation, de planification et de rigueur professionnelle; Avoir une bonne capacité d\u2019analyse, un esprit de synthèse et un intérêt marqué pour le service à la clientèle; Habiletés à utiliser les logiciels de Microsoft et les logiciels de permis (Infotech); Avoir une bonne capacité de rédaction et une bonne connaissance de la langue française; Habiletés à communiquer en anglais; Posséder un permis de conduire valide.La rémunération est établie en fonction de la politique régissant le personnel cadre de la Municipalité du Canton de Shefford, à laquelle s\u2019ajoute une gamme complète d\u2019avantages sociaux.Les personnes intéressées sont priées défaire parvenir leur curriculum vitæ au plus tard le 7 septembre 2016 à la Municipalité du Canton de Shefford, a/s de Mme Sylvie Gougeon, Directrice générale et secrétaire-trésorière, 245, chemin Picard, Shefford (Québec), J2M 1J2.Elles peuvent aussi l\u2019acheminer par courriel à l\u2019adresse suivante : gougeon.svlvie@cantonshefford.ac.ca ou par télécopieur au 450-539-4951, en indiquant le nom du poste.La Municipalité du Canton de Shefford remercie à l\u2019avance toutes les personnes ayant manifesté leur intérêt, mais ne communiquera qu\u2019avec celles dont la candidature sera retenue dans la semaine du 12 septembre 2016.AGENCE FRANCE-PRESSE DUBLIN \u2014 Le gouvernement irlandais a décidé jeudi de faire appel de la décision de Bruxelles demandant à Apple de rembourser à Dublin 19 milliards CAN d'avantages fiscaux, un choix aussitôt critiqué par l'opposition.« Le gouvernement a décidé à l'unanimité de faire appel de la décision de la Commission européenne », a indiqué le ministre des Finances irlandais Michael Noonan en conférence de presse, dénonçant une « intrusion » de Bruxelles qui nuit aux « intérêts» du pays.Selon lui, «les impôts «dus par Apple » ont été payés en totalité».«L'Irlande n'a accordé aucun avantage fiscal à Apple », a-t-il soutenu, jugeant que « certains en Europe envient la manière dont nous avons réussi à faire venir tant d'entreprises à Dublin ».Un porte-parole de la Commission européenne a réagi en assurant qu'elle «défendrait sa décision devant la justice».Peu avant, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, avait assuré que la Commission était « persuadée, tout à fait certaine » que sa décision est «juridiquement fondée».«Quand on fait appel, [.] c'est parce qu'on a un doute sérieux, là en l'occurrence, un appel ne peut pas être fait pour gagner du temps », a mis en garde le commissaire français.La décision de Dublin évite au fragile exécutif irlandais, dont les ministres étaient apparus divisés, de plonger dans une crise.Le Parlement irlandais, qui devait faire sa rentrée le 27 septembre, sera convoqué en session exceptionnelle mercredi pour débattre du sujet.Mais son vote ne sera que consultatif.«Mépris absolu envers les citoyens» Renoncer au remboursement de 13 milliards d'euros par Apple est « obscène », a jugé hier Mary Lou McDonald, numéro deux du Sinn Féin, parti de l'opposition.« Cela démontre un mépris absolu envers les citoyens et la justice sociale et fiscale.» James Lawless, porte-parole pour les questions technologiques du Fianna Fail, avait pour sa part estimé que l'Irlande devait faire appel, reconnaissant cependant que cela serait difficile à expliquer aux électeurs qui veulent voir l'argent déposé « dans un paquet cadeau à leur porte ».Avec 5000 employés et la promesse de 1000 embauches supplémentaires, Apple est désormais le plus grand employeur à Cork, deuxième grande ville d'Irlande.Ces 13 milliards d'euros représentent l'équivalent de 5 % du produit intérieur brut (PIB) de l'Irlande et la quasitotalité de son budget annuel pour la santé.Apple a bénéficié d'après la Commission européenne d'un taux d'imposition sur ses bénéfices européens de seulement 1 % en 2003, lequel a diminué jusqu'à 0,005 % en 2014. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2016 LA PRESSE AFFAIRES 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn LA PRESSE AFFAIRES La nounou et le fisc STÉPHANIE GRAMMOND CHRONIQUE Ah la rentrée ! Les zigzags dans le trafic pour arriver avant 18 h à la garderie.Le souper préparé en cinquième vitesse.Les otites, les conjonctivites, les gastroentérites.Beurk! Et s'il était possible de freiner ce train d'enfer en embauchant une nounou à domicile?Avec la modulation des frais dans les garderies subventionnées, cette formule devient de plus en plus avantageuse.Surtout que le fisc donne un bon coup de main.Je vous rappelle que depuis 2015, les familles «riches» qui gagnent plus de 50 545$ doivent payer une surcharge quand leur enfant fréquente une garderie subventionnée.En incluant le tarif de base de 7,55$, le coût peut atteindre 20,70 $ par jour pour le premier enfant et 14,13$ pour le deuxième si la famille gagne plus de 159 000 $ environ.Il n'y a pas de supplément pour un troisième enfant.Malgré tout, la facture reste corsée pour les familles nombreuses : pour trois enfants, il faut allonger jusqu'à 42,32$ par jour.Voilà qui donne à réfléchir.« Ma conjointe et moi envisageons sérieusement d'avoir une gardienne à domicile pour nos trois enfants.Les avantages sont nombreux et la dépense n'est pas tellement plus élevée que la garderie privée », me confiait récemment un lecteur.En effet, une gardienne à la maison coûte entre 300 et 400$ pour une semaine de 40 heures, selon SOSgarde, une plateforme web pour trouver de l'aide à domicile.Cela équivaut à 60 ou 80$ par jour.Avec deux ou trois enfants, la nounou peut donc coûter moins cher qu'une garderie privée qui demande 35 $ par jour, voire davantage dans les grands centres urbains.Et aussi surprenant que cela puisse paraître, une nounou peut même coûter moins cher que la garderie subventionnée, quand on considère la fiscalité.Il faut savoir que les frais de garde donnent droit à une déduction de revenus au fédéral qui permet de payer moins d'impôts, mais aussi de toucher davantage de prestations, notamment la généreuse Allocation canadienne pour enfant.Mais attention: comme les frais de garde déductibles sont plafonnés à 8000$ pour les enfants de moins de 7 ans, et à 5000$ pour les enfants de 7 à 16 ans, il faut diviser le salaire de la nounou par le nombre d'enfants dont elle prend soin.Si la nounou reçoit 20 000$ par année pour s'occuper de trois enfants à temps plein, les frais de 6666$ par enfant seront entièrement déductibles dans la déclaration du parent qui a les revenus les moins élevés.Voilà des économies d'impôt de plusieurs milliers de dollars.Et ce n'est pas fini.De son côté, Québec offre un crédit d'impôt pour les frais de garde.Québec rembourse entre 26% et 75 % des frais de garde, selon les revenus de la famille.Mais le crédit ne s'applique pas aux frais des garderies subventionnées puisque Québec les finance déjà autrement.Quand on additionne tout cela, les résultats sont étonnants.Imaginons une famille de trois enfants d'âge préscolaire dont l'un des conjoints gagne 60 000 $ et l'autre 40 000$.Dans une garderie subventionnée, les parents paieront 23,33$ par jour après impôts pour leurs trois cocos.Si la famille parvient à engager une gardienne à 400$/semaine, il ne leur en coûtera que 19,58$ par jour après impôts.C'est 3,75$ de moins qu'à la garderie subventionnée.Presque 1000$ de moins par année ! Toutefois, les parents qui embauchent une nounou à la maison ne doivent pas avoir peur de la paperasse.Si la gardienne travaille chez vous à temps plein, il s'établit une relation employé/ employeur, prévient André Boulais, auteur de l'ouvrage Réduisez vos impôts.« Vous devrez donc faire des prélèvements à la source comme si vous étiez un entre- preneur à la tête d'une petite entreprise.Ce n'est pas hyper compliqué, mais il faut comprendre la mécanique », m'a dit le comptable.Comme employeur, vous devez payer votre part à la Régie des rentes du Québec, au Fonds des services de santé, à l'Assurance-emploi et au Régime québécois d'assurance parentale.Au total, il vous en coûtera 10,9 % du salaire de l'employé.La contribution de l'employé s'élève à 7,4 % de son salaire.Vous avez aussi l'obligation de vous inscrire à la CS ST, qui vous fera payer une cotisation en fonction de la dangerosité de l'emploi (autour de 2% pour une nounou).Vous devrez faire des remises tous les mois et produire une déclaration annuelle avant le 15 mars de Tannée suivante.Chaque année, vous devrez également payer une cotisation de 0,08 % pour le financement des normes du travail.À cet effet, un relevé d'emploi sommaire doit être produit au plus tard le dernier jour de février.Et bien sûr, vous devrez prévoir un versement de 4 % pour les vacances, même si dans la pratique, il est possible de continuer à payer la nounou lorsqu'elle prend ses vacances.« Au lieu de s'aventurer tout seuls, les néophytes devraient se faire encadrer par leur comptable pour partir comme il faut», conseille M.Boulais.Pour les clients qui sont dans cette situation, le comptable prépare un tableau et synchronise toute l'information pour les aider à faire leurs remises.Les clients n'ont plus qu'à le consulter à la fin de Tannée pour la production des feuillets fiscaux.Bon, d'accord, tout cela est un peu laborieux.Mais si la formule vous permet d'améliorer la qualité de vie de la famille, elle en vaut peut-être le coût, surtout pour les parents qui ont des horaires atypiques.Une nounou peut coûter moins cher qu\u2019une garderie privée, et même moins cher que la garderie subventionnée, quand on considère la fiscalité.Restauration St-Hubert passe officiellement sous le contrôle de Cara Les rôtisseries St-Hubert sont officiellement passées sous le contrôle du groupe ontarien Cara.Une entente de principe avait été annoncée le 31 mars.La transaction de 537 millions inclut les 117 restaurants de la chaîne, ses 2 usines de production et ses 2 centres de distribution.Le regroupement des activités de Cara et de St-Hubert devrait permettre des synergies de 10 millions par année d\u2019ici trois ans.Le chiffre d\u2019affaires de St-Hubert s\u2019élève à 620 millions.«Cette acguisition représente une alliance historigue et une excellente complémentarité stratégigue pour les deux sociétés», a indigué dans un communigué Bill Gregson, chef de la direction de Cara.\u2014 Marie-Eve Fournier ©2016 Porsche Cars Canada, Ltd.Porsche recommande le port de la ceinture de sécurité et le respect du code de la route en tout temps.L\u2019équipement optionnel montré est extra.Photo à titre indicatif seulement.S.GQ6G6G ¦ : A\"\u2019 - mmm T .ïMèiis .¦TA-, Le Porsche Macan Porsche étend sa gamme de VUS compacts en ajoutant le tout nouveau Macan, modèle d\u2019entrée.Doté d\u2019un moteur quatre cylindres turbo, spécifiquement taillé pour ce véhicule ; il s'agit de l\u2019édition sport dans la catégorie des VUS.Puissance de 252 ch.(185 kW), de 5.000 à 6.800 tr/min: le moteur 2,0 I pour 4 cylindres est bien digne d\u2019une sportive signée Porsche, le nouveau Macan, plus efficient que jamais.Équipé de pneus ayant 2.0 bar de pression impulsée, un refroidisseur d'air, une injection directe d\u2019essence et une distribution variable.Porsche.Sans compromis.La location pour le tout nouveau Macan 2017 à partir de 734 $ pour 36 mois*, taxes en surplus.PORSCHE PRESTIGE ON SE DÉPLACE POUR VOUS.Ouvert les samedis de lOh à 16h.3535, ch.Côte-de-Liesse Montréal, QC H4N 2N5 514 356-7777 | 1 866-9804158 www.porscheprestige.com 'Les taxes non incluses.5000$ + taxes, comptant requis, 16000km par année.0.30$ par km supplémentaire, 55074$ prix de détail suggéré par le fabricant.Valeur résiduelle de 30136.40$ + taxes en surplus.Sujet à l\u2019approbation de crédit par Porsche Finance.Offres de financement peuvent changer sans préavis.Certaines conditions s'appliquent.Contactez Porsche Prestige pour plus de détails.?1 OOO VÉHICULES D'OCCASION EN INVENTAIRE MARQUE LA DIFFÉRENCE ?QUALITÉ GARANTIE pST fc- ESté! 1 GABRIEL .CA GROUPE OCCASION D.D.O.4600A, boul.St-Jean D.D.O., QC H9H 2A6 514 332-7777 groupegabriel.com O ROUPE OCCASION C R É M AZ I E 250, boul.Crémazie O.Montréal, QC H2P1C6 514 684-8888 groupegabriel.com LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2016 AVIONS C SERIES Second versement de Québec à Bombardier LA PRESSE CANADIENNE Bombardier a confirmé hier avoir reçu la seconde et dernière tranche de 5 00 millions US de l'investissement précédemment annoncé de 1 milliard US du gouvernement du Québec dans la Société en commandite Avions C Series.Le 23 juin dernier, après des mois de négociations, Bombardier avait conclu une entente définitive avec le gouvernement du Québec sur cet investissement.Québec avait alors annoncé la création de la Société en commandite Avions C Series afin d'appuyer la réalisation du programme.En vertu de l'entente, le gouvernement du Québec possède 49,5 % de la Société en commandite Avions C Series.Le premier versement a été réalisé le 3 0 juin.L'entente prévoit aussi que tous les produits du programme C Series, soit les avions CS100 et CS300, ainsi que tous les dérivés le cas échéant, seront désormais couverts partout dans le monde par la Société en commandite Avions C Series.PHOTO CHRISTINNE MIJSCHI, ARCHIVES REUTERS En vertu de l\u2019entente, Québec possède 49,5 % de la Société en commandite Avions C Series.Le premier versement a été réalisé le 30 juin.¦«\u2022If AVIS LÉGAUX-APPELS D\u2019OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS AÉROPORTS DE _ MONTREAL APPELS D'OFFRES Les entrepreneurs et les fournisseurs de biens et services peuvent obtenir plus d'informations sur nos appels d'offres en cours en consultant la section « APPEL D'OFFRES » sur admtl.com.3n/ Appel d\u2019offres Parc national d\u2019Opémican Construction de bâtiments (4) et d\u2019un camping, secteur de la Pointe-Opémican Projet n° : 07-10338 Les soumissionnaires peuvent obtenir les informations sur l\u2019appel d\u2019offres en visitant le site : AEROPORTS DE _ MONTREAL APPEL DE PROPOSITIONS Équipement d'affichage numérique pour l'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal Les soumissionnaires peuvent obtenir plus d'informations sur cet appel de propositions en visitant le site Internet d'ADM à www.admtl.com.www.sepaq.com/immobilisations Dépôt des soumissions : 28 septembre 2016 à 15 h Fondation de l\u2019Hôpital St.Mary 3830, avenue Lacombe, Montréal (Québec) H3T 1M5 Séance publique d\u2019information Le mercredi 5 octobre 2016 à 16 h Auditorium B309 Bienvenue à tous â> Terrence G.Didus Secrétaire, Conseil d\u2019administration de la Fondation FONDATION DE ST.MARY'S L'HÔPITAL HOSPITAL ST.MARY FOUNDATION Appel d'offres Société québécoise des infrastructures VENTE D'UN IMMEUBLE À LAVAL PROJET : 283998 Désignation de l'immeuble : Un terrain vacant composé d'un lot, situé sur le boulevard Lafayette, à Laval, appartenant à la Commission scolaire de Laval, connu et désigné comme étant le lot 1 355 769, cadastre du Québec, circonscription foncière de Laval.Ce lot comprend une superficie de 9 235,7 mètres carrés.Conditions de vente : Toute soumission doit être conforme aux conditions décrites dans la documentation de cet appel d'offres.Renseignements et documentation : Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents d'appel d'offres exclusivement par l'intermédiaire du système électronique d'appel d'offres SÉAO (www.seao.ca) ou au 514 856-6600 pour les résidents de la région de Montréal, et au numéro sans frais 1 866 669-7326 pour les résidents de l'extérieur.Pour tout renseignement additionnel, communiquez avec madame Guylaine Côté, au numéro de téléphone 418 646-1766, poste 8319.Date et heure limites de réception des soumissions : Les soumissions devront être reçues dans l'enveloppe scellée sur laquelle devra être apposée l'étiquette prescrite, ou sa reproduction exacte, au plus tard à 15 h, le mercredi 12 octobre 2016, et être accompagnées d'une garantie de soumission et de signature du contrat de vente au montant de dix mille dollars (10 000 $).Elles seront ouvertes publiquement au 1075, rue de l'Amérique-Française, Québec (Québec) G1R 5P8.Les soumissions seront valides pour une période de cent quatre-vingts (180) jours à compter de la date de clôture.La Société n'est pas tenue d'accepter la plus haute ni aucune des soumissions reçues.Québec h h Concurrents de Loto-Québec Le CRTC veut avoir son mot à dire LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) estime que Loto-Québec ne peut pas bloquer certains sites de jeu en ligne sans passer par lui.Dans une lettre adressée aux procureurs généraux du Canada et de tous les territoires et provinces, le CRTC donne son avis préliminaire sur cette question, en invitant toutes les parties concernées à se manifester.La loi 74 adoptée à l'Assemblée nationale autorise la Société des loteries du Québec à dresser une liste d'entreprises de jeu en ligne qui ne respecteraient pas les règles en vigueur.Les fournisseurs de services internet seraient alors forcés de bloquer l'accès à ces sites au Québec, sous peine d'amendes.La loi québécoise est contestée devant les tribunaux par l'Association canadienne des télécommunications, qui la croit inconstitutionnelle.L'affaire sera tranchée par la Cour supérieure du Québec.En attendant, le CRTC, dans sa lettre publiée jeudi, rappelle que la loi fédérale sur les télécommunications « interdit à l'entreprise canadienne, sauf avec l'approbation du Conseil, de régir le contenu ou d'influencer le sens ou l'objet des télécommunications qu'elle achemine pour le public ».Le Conseil se réfère également à une de ses décisions passées où il avait conclu qu'un blocage de livraison de contenu à un utilisateur final « ne pourrait être appliqué sans l'approbation préalable du Conseil».Tout en rappelant qu'il n'en est qu'à un avis préliminaire, le CRTC conclut sa missive en affirmant que « de tels blocages sont illégaux sans l'approbation préalable du Conseil, approbation qui ne serait accordée que si elle favorisait l'atteinte des objectifs de la politique de télécommunication ».Cet été, à Québec, le gouvernement Cou il lard défendait sa loi en affirmant que les sites de jeu en ligne qui ne sont pas exploités par Loto-Québec sont illégaux et à risque pour les consommateurs.Québec dit s'inquiéter du jeu pathologique et estime que c'est là un problème de santé publique, donc une compétence provinciale.Par ailleurs, dans sa lettre, le CRTC explique qu'il suspend la demande que lui a adressée le Centre pour la défense de l'intérêt public (CD1P) dans ce dossier.Comme la Cour supérieure du Québec a été saisie du dossier le 27 juillet dernier, le CRTC préfère laisser au juge de ce tribunal le soin de trancher, « compte tenu de l'importance des questions constitutionnelles » liées à la demande du CD1P.Déficit d\u2019un demi-milliard au Québec après un trimestre LA PRESSE Malgré l'atteinte du déficit zéro au cours du dernier exercice annuel, le gouvernement du Québec a réalisé un déficit de 529 millions de dollars au premier trimestre de son nouvel exercice financier 2016-2017, qui a débuté le 1er avril.L'information est tirée du dernier rapport mensuel des opérations financières, rendu Corporation de développement des investissements du Canada AVIS D\u2019ASSEMBLÉE PUBLIQUE ANNUELLE La Corporation de développement des investissements du Canada (CDEV) tiendra son assemblée publique annuelle le mardi 11 octobre 2016, de 9 h à 10 h (heure de l\u2019est) à Heliconian Flail, 35 avenue Hazelton, Toronto, Ontario afin de permettre au grand public d\u2019en savoir plus sur les activités de la CDEV.Le conseil d\u2019administration et le vice-président exécutif seront présents.L\u2019inscription aura lieu entre 8 h 30 et 9 h.On peut aussi envoyer des questions par courriel au info@cdev.ac.ca au plus tard le 4 octobre.Nous mettrons tout en oeuvre pour assurer que des réponses sont données à la séance de questions et réponses de l\u2019assemblée.Des exemplaires du Rapport annuel 2015 de la CDEV seront offerts à l\u2019assemblée.Pour obtenir des versions électroniques des documents et de l\u2019information additionnelle sur la Corporation, veuillez visiter notre site Web au www.cdev.ac.ca.public hier.Ce rapport porte sur le trimestre d'avril à juin 2016.Ce déficit est supérieur à celui du trimestre précédent (janvier à mars), qui se chiffrait à 321 millions, mais il est inférieur à celui du premier trimestre de l'année dernière (675 millions).Historiquement, le premier trimestre est généralement davantage déficitaire, compte tenu du niveau relativement plus grand des dépenses effectuées par les ministères durant cette période.Les dépenses de programme du gouvernement ont progressé de 1,9% durant le trimestre, soit moins que la moyenne annuelle prévue dans le budget (2,7 %).Encore une fois, c'est la mission Santé et services sociaux qui a accaparé le plus gros de l'augmentation, avec une hausse de 4,4%.Pendant ce temps, les autres secteurs (éducation, soutien aux personnes, etc.) stagnaient ou reculaient légèrement.Du côté des revenus, l'impôt des particuliers (+8,7%) et des sociétés (+12,9%) a fortement progressé au premier trimestre, tandis que les revenus provenant des sociétés d'État ont reculé (-7,4%).Le déficit de 529 millions est calculé après le versement au Fonds des générations, qui sert à rembourser la dette.Sans ce versement, de 511 millions, le Québec aurait eu un très léger déficit de 18 millions au premier trimestre.Pour l'année financière 2016-2017 complète, le gouvernement prévoit être à l'équilibre budgétaire après le versement au Fonds des générations.Au cours de l'exercice terminé le 31 mars dernier, le Québec a enregistré un surplus de 1,8 milliard, ce qui ne s'était jamais vu en 45 ans. Illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LA PRESSE AFFAIRES « L\u2019industrie de I asphalte est en crise» Bitume Québec appelle le gouvernement à débloquer des projets; Québec ne voit rien d\u2019anormal PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019organisme Bitume Québec soutient que les retards dans l\u2019attribution de contrats d\u2019asphalte met en péril la survie de plusieurs entreprises du secteur.Il montre du doigt le ministère des Transports du Québec, notamment.1J L'iiiJjIMiP h r< ms LIA LÉVESQUE LA PRESSE CANADIENNE Des producteurs d'asphalte demandent au nouveau ministre des Transports, Laurent Lessard, de faire débloquer plusieurs contrats publics dont l'exécution est retardée pour diverses raisons.Ils soutiennent même que certaines entreprises risquent de disparaître si rien n'est fait.L'association Bitume Québec a rencontré la presse, hier à Montréal, pour faire part de ses doléances face au fait que ses membres sont prêts à travailler, mais qu'ils attendent que les projets suivent leur cours.«Nous lançons aujourd'hui un énorme cri d'alarme au nouveau ministre des Transports du Québec.Notre industrie est actuellement en crise et cette crise majeure met en péril et à risque inutilement des dizaines d'entreprises qui, dans plusieurs et trop de cas, sont près de décider de mettre la clef sous la porte.La situation est urgente et critique », s'est exclamé le président de Bitume Québec, Joe Masi.L'association en attribue la faute à la méfiance postcommission Charbonneau au ministère des Transports, ainsi qu'aux moyens de pression des ingénieurs et à ce qu'elle appelle la «crise interne» au MTQ - changements de ministres, remous internes et autres.Moyens de pression Dans les faits, cependant, les ingénieurs du ministère des Transports se limitent à refuser de faire des heures supplémentaires les soirs et les fins de semaine - sauf en cas d'urgence.Ils ne sont pas en grève générale.De plus, le ministère des Transports et la Ville de Montréal, par exemple, se sont souvent fait reprocher de mener trop de chantiers de front, ce qui cause même des problèmes de circulation dans la région métropolitaine.M.Masi fait toutefois valoir que ses membres travaillent également dans les autres régions du Québec où ils pourraient travailler, si les contrats étaient « débloqués ».Jointe au téléphone, l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec s'est même étonnée qu'on lui attribue la responsabilité de ces chantiers soi-disant bloqués.«L'autorisation des travaux, ça vient du Ministère », a affirmé Benoît Laflamme, secrétaire-trésorier du syndicat des ingénieurs du gouvernement.« La problématique que Bitume Québec semble sortir, c'est que les autorisations pour faire les travaux ne sortent pas.Et si elles ne sortent pas, en bonne partie, ça vient du ministère des Transports », a-t-il ajouté.Au ministère des Transports aussi, on a grandement nuancé les critiques de Bitume Québec.L'attaché de presse du ministre, Mathieu Gaudreault, a rappelé que «la population nous demande d'être rigoureux dans la façon dont le MTQ dépense son argent» et qu'en conséquence, le Ministère veille au bon déroulement des chantiers.Il a rappelé qu'avec toutes les révélations faites par la commission Charbonneau sur l'industrie de la construction, il faut « rebâtir la confiance entre la population et le ministère des Transports ».«Cette crise majeure met en péril et à risque inutilement des dizaines d\u2019entreprises qui, dans plusieurs et trop de cas, sont près de décider de mettre la clef sous la porte.» \u2014 Joe Masi, président de Bitume Québec M.Gaudreault a précisé qu'à l'heure actuelle, 1267 chantiers sous la gouverne du MTQ sont lancés.De ce nombre, 545 requièrent des travaux de pavage et concernent donc Bitume Québec.Et de ces 545 chantiers, 58 seulement font l'objet de retards, soit environ 10%.Le ministre Lessard a demandé si quelque chose d'autre pouvait être fait pour faciliter l'exécution des chantiers, a assuré le porte-parole.Vancouver Les ventes de maisons chutent.mais les prix grimpent Les ventes de logements ont chuté de 26% à Vancouver, le mois dernier, par rapport à la même période l\u2019an dernier, mais les prix ont continué à grimper, a indigué hier la chambre immobilière du Grand Vancouver.Ces données sont dévoilées alors gue le gouvernement britanno-colombien a instauré, il y a environ un mois, une taxe de 15% pour les acheteurs étrangers dans la région métropolitaine de Vancouver.Le gouvernement espérait ainsi calmer le marché immobilier de la région, un des plus actifs en Amérigue du Nord.Selon le président de la chambre immobilière, Dan Morrison, il faudra cependant attendre encore guelgues mois avant de pouvoir évaluer l\u2019impact de la nouvelle taxe sur le marché immobilier.Le niveau record de ventes observé plus tôt cette année semble avoir été remplacé par une «activité historiguement plus normale» pendant les mois de juillet et d\u2019août.Même si les ventes ont reculé, la chambre immobilière a indigué gue le prix de référence composé pour toutes les propriétés résidentielles de la région métropolitaine de Vancouver s\u2019était établi à 933 100$ en août.Cette somme est en hausse de 31,4% par rapporta celle d\u2019août 2015.Au cours des trois derniers mois, les prix ont augmenté de 4,9 %.\u2014 La Presse Canadienne Chiffres décevants sur l\u2019emploi aux États-Unis La Fed sera-t-elle refroidie?AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 L'économie américaine a encore créé de nombreux emplois en août, mais moins qu'attendu, ce qui pourrait inciter la Banque centrale américaine à l'attentisme par crainte d'enrayer une croissance apathique dans un contexte politique tendu.L'économie américaine a généré 151 000 nouvelles embauches en août, selon des données corrigées pour les variations saisonnières du ministère du Travail, alors que les analystes tablaient sur 180 000, après 275 000 en juillet.Le taux de chômage est resté stable à 4,9%, au même niveau depuis trois mois.À ce niveau d'embauches, la vitalité de l'emploi américain demeure largement suffisante pour maintenir un bas taux de chômage, mais cela ne semble pas assez pour persuader la Réserve fédérale (Fed) d'enclencher un renchérissement du crédit avant les élections présidentielles, s'accordaient à dire la plupart des analystes.« Ce n'est pas assez pour que la Fed dégaine dès ce mois-ci », a résumé Jason Schenker, de Prestige Economies.Le Comité monétaire de la banque centrale (FOMC) se réunira dans moins de trois semaines, les 20 et 21 septembre.La Maison-Blanche s'est félicitée du niveau des créations d'emplois, qui, depuis le début de 2016, a atteint en moyenne 182 000 chaque mois, «bien au-dessus du rythme de 80 000 postes mensuels nécessaires pour maintenir un taux de chômage bas et stable ».Salaires Mais elle relève aussi, par la voix de Jason Furman, du Cercle des conseillers économiques du président, qu'«il y a du travail à faire pour soutenir une plus vive croissance des salaires».Car c'est aussi un des points noirs du dernier rapport sur l'emploi.La progression des salaires, déjà frêle, a ralenti en août à 2,4 % sur un an au lieu de 2,6 % le mois précédent.Ce n'est pas une bonne nouvelle aux yeux de la Fed, qui aimerait voir l'inflation remonter, notamment grâce à des hausses de salaires, vers un objectif de 2 % qu'elle estime sain pour l'économie.« Le fait que l'économie ait ajouté moins d'emplois que prévu en août et que la croissance des rémunérations ait marqué le pas réduit les chances que la Fed relève les taux en septembre », a aussi affirmé Chris Williamson, d'IHS Markit.PHOTO ARCHIVES AFP La présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, pourrait être tentée de repousser la hausse prochaine des taux directeurs, selon des analystes.Pour Harm Bandholz, d'UniCredit, « la Fed est sur les rails pour une hausse en décembre, septembre ne semblant plus être sur la table ».Prudence de la Fed Les débats promettent d'être intenses néanmoins parmi les membres du FOMC entre ceux qui croient que l'économie est assez solide pour supporter un deuxième modeste resserrement du crédit depuis la crise financière et ceux qui préfèrent attendre que la croissance se solidifie et que l'inflation remonte.Jeffrey Lacker, président de l'antenne régionale de la Fed de Richmond, qui participe au Comité monétaire même s'il ne vote pas cette année, a estimé hier que « les taux d'intérêt sur les fonds fédéraux devraient être plus hauts qu'ils ne le sont aujourd'hui ».La présidente de la Fed, Janet Yellen, a récemment assuré que l'économie « s'approchait » des objectifs « d'emploi maximum et de stabilité des prix ».« Les arguments pour une hausse des taux d'intérêt se sont renforcés au cours des derniers mois », a-t-elle averti à la conférence monétaire de Jackson Hole à la fin août.L'expansion de la première économie mondiale n'a atteint que 1,1% au deuxième trimestre en rythme annuel.Le troisième trimestre semblait mieux enclenché mais la contraction, dévoilée jeudi, de l'activité manufacturière en août pour la première fois en six mois a douché l'optimisme.QUAND L'ECHEC EST UNE ÉTAPE VERS LE SUCCÈS «Ce livre s\u2019attaque aux tabous concernant l\u2019échec en détaillant des expériences vécues par des entrepreneurs et les grandes valeurs qu\u2019ils en ont tirées.» ALEXANDRE TAILLEFER Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub 8 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn LA PRESSE AFFAIRES La vente en ligne dans le collimateur des optométristes es \\ PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Charles-Albert Ramsay a acheté plusieurs paires de lunettes sur l\u2019internet parce qu elles sont beaucoup moins chères.L\u2019Ordre des optométristes du Québec veut faire cesser cette pratique.Elle soutient que tout achat de lunette doit se faire sous la supervision d\u2019un spécialiste de la vue.Les lunettes vendues sur l\u2019internet, parfois 10 fois moins cher que dans les lunetteries, seront-elles bientôt hors de portée des Québécois?Cest ce que souhaite l\u2019Ordre des optométristes, qui vient de demander à la Cour suprême d\u2019interdire ce commerce.Mais pour corriger sa vue sans se ruiner, il existe d\u2019autres options que le web.ISABELLE DUCAS Pour ses dernières lunettes, commandées sur un site internet américain, le Montréalais Charles-Albert Ramsay a payé 7$; il en avait marre des factures de plusieurs centaines de dollars pour des lunettes qu'il brise régulièrement.S'il n'en tient qu'à l'Ordre des optométristes du Québec (OOQ), les consommateurs d'ici ne devraient pas pouvoir s'approvisionner à si bas prix sur le web, sans supervision d'un spécialiste de la vue : l'ordre professionnel vient de demander à la Cour suprême de se prononcer sur la légalité de la vente en ligne de lunettes et de verres de contact aux Canadiens.Au Québec, seuls les optométristes et les opticiens ont le droit de vendre et d'ajuster des lentilles ophtalmiques.«On estime que la loi doit s'appliquer aussi aux entreprises de l'extérieur de la province, qui offrent des lunettes par internet aux Québécois», explique le président de l'OOQ, Langis Michaud.Sa bataille judiciaire, amorcée en 2010, cible le site Clearly.ca, établi en Colombie-Britannique et acquis en 2014 par le fabricant français de lentilles Essilor.L'OOQ a été débouté en Cour supérieure, puis en Cour d'appel, en mai dernier.Il demande maintenant à la Cour suprême de confirmer que les citoyens ont droit à la protection de la loi, peu importe où se trouve l'entreprise avec laquelle ils font affaire.Un monopole?Le jugement de la Cour d'appel souligne que « la revendication par l'appelant [l'OOQ] d'un monopole de distribution de lentilles ophtalmiques » semble incompatible avec la Loi sur l'optométrie, «qui interdit à un optométriste « [.] d'avoir un intérêt, direct ou indirect, dans une entreprise de fabrication ou de vente de lentilles ophtalmiques, de montures ou autres produits liés à l'exercice de l'optométrie », pour éviter les conflits d'intérêts.Mais les optométristes ne sont pas en cour pour protéger leur marché, soutient Langis Michaud.Des lunettes servent à corriger un problème de vision et ne devraient pas être traitées comme un produit de consommation, selon lui.Si l'OOQ obtient gain de cause, les consommateurs comme Charles-Albert Ramsay seront-ils condamnés à payer plusieurs centaines de dollars pour faire corriger leur vue ?« Je ne veux pas dépenser 350$ pour de nouvelles lunettes, quand il y a tellement de risque que je les brise», explique cet enseignant au cégep, père de trois enfants, qui a cassé plusieurs montures au cours des dernières années en jouant avec sa marmaille.Il s'est tourné vers le site américain Zenni, où il a acheté cinq paires de lunettes depuis trois ans, payées entre 7$ et 30$.Est-il satisfait de la qualité des produits?«Si elles ne conviennent pas, je n'aurai pas perdu trop d'argent, au moins », répond-il.Qualité douteuse L'OOQ prend les choses beaucoup moins à la légère : son président soutient que les lunettes vendues en ligne sont de moindre qualité, ce qui peut nuire à la santé visuelle.L'année dernière, La Presse a fait tester à l'aveugle, à l'École d'optométrie de l'Université de Montréal, des lunettes commandées sur trois sites web (Zenni, BonLook et Warby Parker) et chez un opticien (Le Bonhomme à lunettes).Tous les produits présentaient certaines lacunes: monture mal adaptée au visage et mal ajustée, correction de la vue inadéquate, mauvaise qualité de la monture, etc.Des problèmes qui peuvent provoquer fatigue visuelle, inconfort et maux de tête.Langis Michaud souligne aussi que l'achat en ligne retarde les consultations avec un optométriste, ce qui peut avoir des conséquences sur la santé visuelle.« J'ai déjà vu une femme qui avait augmenté elle-même sa prescription à chaque année en commandant ses verres de contact sur internet», raconte-t-il.Tout de même, les écarts de prix sont faramineux entre le web et les opticiens.Selon une enquête de 2014 du magazine Protégez-vous, des lunettes coûtent de 350 à 500$ quand on choisit des montures populaires vendues par les principaux réseaux d'opticiens.Quand on leur facture 500$, alors qu'ils pourraient payer 30$ en ligne, les consommateurs ont l'impression de se faire arnaquer.Est-ce le cas ?Langis Michaud assure que non.« Les marges de profit sur les montures sont importantes, convient-il.C'est parce que les coûts fixes sont élevés, pour les immeubles, les employés, les équipements, la formation.Mais les profits nets sur les ventes ne dépassent pas 8 à 12%.» Le prix inclut les services reçus, note-t-il: en ligne, pas de conseils professionnels ni d'ajustement à la livraison.Les personnes ayant un budget limité peuvent demander des montures moins chères à leur spécialiste, selon M.Michaud.Solutions abordables Certains opticiens affirment cependant que les prix sont trop élevés.« On vend trois fois moins cher, en offrant la même qualité et le même service », soutient l'opticien Normand Goyette, qui a ouvert sa première succursale de Lunettes Dépôt en 2014, après avoir fait des visites à domicile pendant 23 ans.C'est aussi l'opinion de Louis-Félix Boulanger, vice-président de BonLook, seule entreprise québécoise de vente de lunettes en ligne, qui offre ses produits à 129$.Conscient que beaucoup de consommateurs veulent essayer les montures avant d'acheter, BonLook présente ses modèles dans quatre kiosques de la région de Montréal, et se prépare à en ouvrir 20 autres d'ici trois ans.L'essentiel des transactions se fait cependant sur l'internet.Pour éviter les foudres de l'OOQ, BonLook s'est adjoint les services d'un optométriste pour « valider les ordonnances ».«Par exemple, pour une forte prescription ou des besoins particuliers, on demandera au client de passer en magasin», dit M.Boulanger.Une enquête du syndic de l'OOQ a été ouverte au sujet de BonLook il y a près de deux ans, mais elle n'est toujours pas conclue.Les ventes de lunettes en ligne sont estimées à 4 % du marché, bien loin des quelque 10% dans le secteur du vêtement, mais elles évoluent.«Les jeunes sont habitués à acheter sur internet, et ça va continuer, souligne Louis-Félix Boulanger.L'industrie aurait tort de se mettre la tête dans le sable.» Petit guide de la faune du conseil financier MARC TISON Comment distinguer les différentes espèces qui peuplent la jungle des services financiers?Pour vous y aider, voici un petit traité de taxinomie financière.Pas content, l'Institut québécois de planification financière (IQPF).Le 20 août dernier, dans nos pages, une nouvelle d'agence, traduite en français, nous apprenait que selon un sondage, près de la moitié des Canadiens « estiment que les conseils prodigués par des planificateurs financiers ne correspondent pas à leurs objectifs en matière de placements».L'ennui, c'est que le texte original en anglais faisait plutôt mention d'advisors, bref, de conseillers au sens large.Le titre de planificateur financier est réservé aux personnes qui ont obtenu le diplôme décerné par l'Institut québécois de planification financière.« Ça arrive trop souvent », déplore Jocelyne Hou le -Lesarge, présidente-directrice générale de l'IQPF.« La réputation des planificateurs financiers s'en trouve entachée.Comme quand il avait été dit qu'Earl Jones était planificateur financier, alors qu'il n'avait aucun diplôme.» Bon.Quel titre générique pouvons-nous donner à l'ensemble des intervenants qui prodiguent des conseils et 700 Affaires 710 Occasions D'Affaires VOUS AVEZ UN PROJET de construction et vous n'avez pas de licence RBQ et garantie GCR ?J'ai tout ce qu'il vous faut.514 979-5237 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE.La présidente-directrice générale de l\u2019IQPF, Jocelyne Houle-Lesarge.fournissent des services dans le secteur financier?« Chéri, je m'absente, j'ai rendez-vous avec mon représentant en épargne collective et courtier en assurance de personnes » ?Le terme «conseiller financier » semble approprié.«Si on s'en tient strictement à la lettre, rétorque Mme Houle-Lesarge, c'est un titre qui est interdit au Québec.» Misère.Il fait partie d'une série de titres qu'un professionnel du secteur financier ne peut porter, parce qu'ils pourraient prêter à confusion avec le titre réservé de planificateur financier.Consultant financier et consultant en finances personnelles sont eux aussi honnis.Pas étonnant que le tout-venant confonde les animaux, dans cette forêt où les appellations sont aussi variées que confuses.La loi fait foi « Les titres qui relèvent de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF) déterminent des titres très précis: planificateur financier, etc., indique Sylvain Théberge, porte-parole de l'Autorité des marchés financiers (AMF).Mais la Loi sur les valeurs mobilières (LVM), elle, ne contient pas de dispositions spécifiques.» C'est la jungle.Il y a les titres définis dans la LDPSF.Les références aux courtiers, représentants et conseillers dans la Loi sur les valeurs mobilières.Les descriptions dans le règlement qui l'accompagne.Les titres utilisés dans le Registre de l'AMF.La tête nous tourne : une chatte y perdrait ses canetons.Essayons tout de même de mettre un peu d'ordre dans cette faune.PETITE CLASSIFICATION DES ESPÈCES FINANCIÈRES Planificateur financier (Planificatus financiaris) Espèce répartie partout au Québec.Niche aussi bien dans les cabinets privés que dans les institutions financières.Le planificateur financier doit nécessairement être diplômé de l'Institut québécois de planification financière pour porter ce titre.Sa formation lui permet d'offrir des conseils en matière de finances, de fiscalité, de retraite, de succession, de placements, d'assurances et sur divers aspects légaux.Courtier en assurance de dommages (Courteris domagius asuransis) Espèce polygame et sans attaches, le courtier en assurance de dommages offre au consommateur un choix de produits d'assurance auto et habitation de différents assureurs.Agent en assurance de dommage (Agenter domagius asuransis) Sous-espèce monogame du précédent, l'agent en assurance de dommages propose les produits d'un seul assureur, soit directement pour cet assureur, soit pour un cabinet qui le représente exclusivement.Représentant en assurance collective (Representatus colectivae asuransis) Animal grégaire, ce représentant offre des produits d'assurance collective de personnes (assurance vie, par exemple) ou des rentes collectives d'un ou plusieurs assureurs.Représentant en assurance de personnes (Representatus personae asuransis) Peu farouche, le représentant en assurance de personnes propose directement au consommateur, souvent dans le terrier de celui-ci, des produits d'assurance vie, assurance maladie, assurance accidents, etc.Il peut représenter plus d'un assureur.Représentant en épargne collective (Represensatus colectivae epargnis) Le représentant en épargne collective favorise la vie en troupeau.Il offre des parts d'organismes de placements collectifs - c'est-à-dire des participations dans des fonds communs de placement, en langue vernaculaire.Représentant en plans déboursés d études (Representatus planum bursa estudansis) Souvent associé au hibou, le représentant en plans de bourses d'études, doté d'une vision à long terme, propose des programmes d'investissement en régimes enregistrés d'épargne-études.Représentant de courtier en placement (Representatus courtere placementis) Ce mammifère prévoyant, proche de l'écureuil, offre une panoplie de placements -actions, obligations, fonds communs.Certains se contentent de répondre aux instructions du client, d'autres y ajoutent des services de conseil, d'analyse et de gestion de portefeuille.Représentant-conseil du gestionnaire de portefeuille (Representatus-consellis gestionarii portofolia) Animal doté d'un solide sens de l'orientation, le gestionnaire de portefeuille gère votre portefeuille de placements selon vos instructions.Il peut prendre et concrétiser des décisions d'achat et de vente en votre nom.L insaisissable courtier (Courteris courteris) Très fuyant, le courtier est difficile à saisir.Dans la LDPSF, le mot courtier renvoie à une personne physique qui propose les produits financiers de plusieurs fournisseurs.Dans la LVM, le courtier est défini comme une personne qui effectue des placements ou des opérations sur des valeurs boursières.Dans le registre de l'Autorité des marchés financiers, le courtier désigne habituellement un cabinet qui représente plusieurs fournisseurs de services.On y trouve d'ailleurs des titres comme celui-ci: représentant de courtier pour le courtier en épargne collective.Cari von Linné* y perdrait son latin.* Naturaliste suédois du XVIIIe siècle qui a jeté les bases de la nomenclature binominale."]
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