La presse, 29 octobre 2016, Affaires
[" www.lapresse.ca/affaires MONTRÉAL SAMEDI 29 OCTOBRE 2016 LA PRESSE \t \t \t \t AFFAIRES MARIE-CLAUDE LORTIE LES 50 SOUS DE LA SAQ PAGE 2 I S&PTSX > 14 785,29 V -48,46 (-0,33%)\tI S&P500 v 1 > 2126,41 -6,63 (-0,31%)\tI DOW JONES V y 18161,19 -8,49 (-0,05%)\tI PÉTROLE SA y 48,70$US -1.02$US (-2,05%)\t1 DOLLAR 74,72 tUS +0,02 tUS ¦ -rvvf ¦:, r*.-> ~ > ¦ » v 4 a RVER IL EST MINUIT MOINS UNE À deux mois de la date butoir, des milliers de PME québécoises n\u2019ont toujours pas de régime volontaire d épargne-retraite (RVER).Il faut dire que l\u2019industrie a réservé un accueil tiède au RVER qui se voulait pourtant une solution simple, flexible et peu coûteuse pour les 2 millions de travailleurs québécois sans régime de retraite.1 ¦ C J.NOTRE DOSSIER EN PAGES 4 ET 5 : ¦ PHOTOMONTAGE LA PRESSE dinielbenaud ICIELLULE I 8002 SÏÏÏÏ'S.-rt» MAFIA 4 k VS Lê % 0 W0?V L\u2019ENQUETE OUI ATOUT CHANGÉ POUR LA MAFIA « Un livre qui se lit comme un thriller!» RICHARD MARTINEAU, CH0I-FM UN RÉCIT DE DANIEL RENAUD m 98 Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 OCTOBRE 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn LA PRESSE AFFAIRES Les 50 sous de la SAQ MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE HM ' TÏ miiiitr III I mm m F DE PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Ce n\u2019est pas une mauvaise nouvelle que la SAQ soit poussée à faire de réels efforts pour négocier de meilleurs prix en gros pour les Québécois, efforts qui n\u2019étaient pas toujours fait auparavant, comme la vérificatrice générale l\u2019a noté en mai dernier dans son rapport annuel.A partir du 9 novembre prochain, si je comprends bien l'annonce récente de la Société des alcools du Québec (SAQ), votre bouteille de merlot Little Penguin coûtera 12,15$ au lieu de 12,65$.Votre bouteille de sauvignon blanc Kim Crawford?Quelque 20,45$ au lieu de 20,95$.Est-ce que ça va changer votre vie ?Pensez-vous que la SAQ s'en va dans la bonne direction avec cette approche de baisses de prix calculées ?Moi, je n'en suis pas sûre.Je comprends que ceci n'est que le début d'un plan de réductions étalées sur trois ans, qui cherche à harmoniser les prix des vins vendus par la SAQ à ceux de la LCBO, son homolgue ontarien.En soi, ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour le consommateur de payer moins et, surtout, que l'on vende aux Québécois les mêmes produits qu'en Ontario pour le même prix.Allô.Il était temps que cet ajustement soit fait.Et ce n'est pas non plus une mauvaise nouvelle que la société d'État se penche sur ses profits faramineux et se pose des questions sur la façon dont elle les récolte.Aussi, ce n'est pas une mauvaise nouvelle que la SAQ soit poussée à faire de réels efforts pour négocier de meilleurs prix en gros pour les Québécois, efforts qui n'étaient pas toujours fait auparavant, comme la vérificatrice générale l'a noté en mai dernier dans son rapport annuel.Mais restent quelques questions.Que nous dit cette baisse de 5 0 cents exactement ?Elle nous dit que la société va réduire uniformément ses prix sur les rayons, ce qui est bien différent de s'engager à profiter de son pouvoir d'achat pour faire son boulot et aller chercher des rabais ici et là chez les fournisseurs qui délestent des quantités astronomiques de vin dans ses succursales.Autre question: pourquoi la baisse n'est-elle pas appliquée sur tous les produits?Pour le moment, on parle uniquement de vins « courants » et aussi « de spécialité », mais en approvisionnement continu.Donc on mise uniquement sur les gros vendeurs.Les produits qui arrivent par lots, vous savez, ceux qu'on s'arrache parce qu'on ne sait jamais quand il y en aura de nouveaux, souvent parce que ce sont des petits producteurs, eux, non, ils n'ont pas droit à la réduction.Où est la logique?Est-ce parce que l'acheteur de ces types de vin réagit moins aux fluctuations de prix?Autre question : pourquoi les restaurateurs n'ont-ils pas droit aux baisses de prix, eux aussi?Il y a, dans cette façon de gérer les prix du vin, un côté totalement arbitraire, détaché du marché, qui est difficile à s'expliquer et à accepter en 2016.Des baisses de prix, on ne peut pas être contre ça.Surtout si la SAQ maintient son engagement de ne pas puiser dans les profits que la SAQ verse au gouvernement et qui servent donc à financer nos programmes sociaux.Si on le fait parce qu'on est plus efficace, tant mieux.Mais le vrai défi, c'est d'aller plus loin pour que la SAQ agisse réellement comme une entreprise privée et cherche à la fois à être concurrentielle quand on compare ses prix ailleurs, en Ontario notamment, à maintenir ou même augmenter ses revenus tout en baissant ses prix - donc en cherchant des baisses de prix de ses fournisseurs - et à augmenter et diversifier l'offre.Difficile ?C'est ça les affaires, non ?Idées en vrac, dans le simple but de lancer la discussion: pourquoi n'accorde-t-on pas plus de permis d'agences dans les villages et collectivités où il n'y a pas de succursales officielles ?Comment justifier la limite à une seule agence si un autre commerce propose de vendre des produits différents de ceux offerts là où il y a un permis?Mon Yellow Tail au IGA, mon Morgon nature chez le boucher bio.Pourquoi ne pas permettre une privatisation partielle dans les marchés de niche où des entrepreneurs rêvent de pouvoir se lancer?Il y a actuellement au Québec un marché parallèle aux succursales de la SAQ, où les agences vendent directement leurs produits à leurs clients (après que les bouteilles sont passées par les entrepôts de la société d'État, que les taxes ont été payées, etc.).C'est accepté et tout à fait légal tant qu'on achète des caisses de vin.Pas des bouteilles à l'unité.Quelle est la logique de permettre cette façon de faire et de ne pas laisser les agences avoir leurs boutiques?Surtout que les restaurants peuvent maintenant vendre du vin à emporter, avec la nourriture.Ça commence à être absurde.Pourquoi ne permet-on pas le test?De toute façon, ce sont des produits en vente privée qui ne sont pas en succursale, donc il n'y aurait aucune concurrence.Et ainsi on multiplie les points de vente de vin, dans des structures commerciales pilotées par des passionnés dont les talents d'éducateurs sur le vin n'ont d'égal que leurs talents pour vendre leurs produits.La SAQ dit qu'elle baisse ses prix pour répondre aux demandes des consommateurs.Mais ce que ses clients veulent surtout, c'est la liberté et la souplesse permettant que les prix reflètent réellement le marché et que l'accès aux produits soit aussi ouvert qu'il devrait et pourrait l'être, logiquement, raisonnablement, intelligemment, dans une société comme la nôtre.Des baisses de prix, on ne peut pas être contre ça.Mais si on procède ainsi en allant puiser directement dans les profits que la SAQ verse au gouvernement et qui servent donc à financer nos programmes sociaux, ce n\u2019est pas nécessairement une bonne idée.Groupe TVA toujours dans le rouge Les restaurateurs dénoncent LA PRESSE ET LA PRESSE CANADIENNE Le bénéfice d'exploitation ajusté du Groupe TVA a diminué de 33% au plus récent trimestre, pour atteindre 20,7 millions de dollars.La performance du secteur de la télédiffusion et de la production a pesé sur les résultats, avec un bénéfice d'exploitation en baisse de 41 %, à 11,2 millions.La perte nette de 32,5 millions est toutefois inférieure à celle du troisième trimestre l'an dernier (36,5 millions), mais ce recul s'expliquait surtout par une diminution des charges de dépréciation du groupe.Les activités du secteur des magazines de la filiale de Québécor Média ont dégagé un bénéfice d'exploitation en hausse de 49 %, à 5,7 millions.Cependant, les difficultés connues par ce secteur, notamment la tendance à la baisse des revenus publicitaires et des ventes en kiosques, ont forcé le Groupe TVA à inscrire une charge de dépréciation de 40,1 millions pour cette division.Le groupe des services cinématographiques et audiovisuels a vu son bénéfice d'exploitation ajusté retraiter de 52 %, à 3,7 millions, ce que l'entreprise a attribué à l'absence de « mégaproduction hollywoodienne» dans ses studios.Les revenus de l'entreprise ont diminué de 5 % pour se chiffrer à 131,6 millions.GALA DU MBA ^ DE L\u2019ANNÉE - 2016 AGROPUR Coopérative laitière PRÉSENTÉ PAR Chaque année, le gala vise à rendre hommage à un MBA dont la carrière exemplaire a contribué de façon significative au développement économique du Québec.Le jeudi 24 novembre 2016 -18 H 30 À L\u2019Arsenal | 2020 rue William, Montréal H3J 1R8 M.GAETAN DESROCHES, AGR., MBA CHEF DE LA DIRECTION LA COOP FÉDÉRÉE Pour réservation ASSOCIATION DES MBA DU QUEBEC T 514.323.8480 | membre@ambaq.com | ambaq.com PARTENAIRES PRINCIPAUX PARTENAIRES MAJEURS | NATIONALE\tLa Copp MARCHÉS FINANCIERS f| i ffelltISS Partenaire i [guj] Desjardins Coopérer pour créer l'avenir l\u2019« iniquité » de la SAQ MARIE-EVE FOURNIER Tandis que les Québécois économiseront à la SAQ environ 24 millions de dollars dans la prochaine année grâce aux baisses de prix du vin imminentes, les restaurateurs dénoncent le fait qu'ils ne pourront profiter de ces baisses.La SAQ diminuera de 5 0 cents le prix de ses 1600 vins les plus populaires à partir du 9 novembre.Mais seuls les particuliers pourront en profiter.Les détenteurs de permis d'alcool, tant les restaurants que les hôtels ou les bars, n'auront pas droit à cette diminution.Une décision jugée «discriminatoire et inéquitable» par l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ).«Ils disent qu'ils visent les consommateurs [avec leur stratégie] et qu'ils ne sont pas sûrs qu'on va réduire nos prix sur nos cartes de vins », rapporte le porte-parole de l'ARQ, Martin Vézina.Il ne nie pas qu'un tel scénario pourrait survenir.Mais « cette décision serait prise pour chaque restaurant.On ne peut pas présumer qu'ils vont garder le montant.On peut penser que certains vont baisser leurs prix pour être plus compétitifs».La SAQ confirme qu'elle mise, « dans un premier temps », sur les consommateurs.Rappelons que la baisse de 50 cents fait partie d'un plan de trois ans visant à harmoniser les prix avec ceux de la LCBO, son équivalent ontarien.Les restaurateurs, qui se décrivent comme de « très bons » clients de la SAQ, croient qu'ils devraient payer leurs bouteilles moins cher que les particuliers en obtenant des rabais-volume.L'ARQ estime que les titulaires de permis achètent pour 500 millions de dollars d'alcool annuellement.Cette somme représente environ 17 % du chiffre d'affaires de la société d'État, qui atteint 3 milliards de dollars.« Dans un marché privatisé, nous serions considérés comme de gros acheteurs et aurions droit à des prix en conséquence, plutôt que de payer plus cher nos vins que celui qui achète une ou deux bouteilles à la fois », dénonce le président du conseil de l'ARQ, le restaurateur trifluvien Claude Gauthier.PHOTO THINKSTOCK La Société des alcools affirme plutôt que la facture totale des titulaires de permis au dernier exercice s'est chiffrée à 370,4 millions.La SAQ a par ailleurs indiqué à La Presse par courriel que les titulaires de permis paient déjà «leurs produits un peu moins cher que les particuliers » puisqu'ils bénéficient « d'un crédit de taxe sur intrant [fédéral] et d'un remboursement de taxe sur intrant [provincial] ».Par exemple, une bouteille vendue 16,50$ au commun des mortels revient à 14,35$ aux titulaires de permis.Le monopole d'État affirme en outre qu'il propose «des promotions particulières » aux restaurateurs et que « des succursales leur sont dédiées».Enfin, écrit la porte-parole Linda Bouchard, les titulaires de permis peuvent «se prévaloir des rabais en circulaire » en plus de bénéficier « d'un programme qui leur est destiné et qui compte une douzaine d'événements promotionnels au cours de l'exercice 2016-2017».Les restaurateurs espèrent maintenant pouvoir s'asseoir avec des responsables de la SAQ «pour voir s'ils ne pourraient pas [les] aider à trouver une solution pour réduire les prix», confie Martin Vézina. >n A0 [a E .¦aCCVM :ëcteuR VAUEUBS -.BIUIÈPË- ACCVM Secteur des valeurs mobilières Temple \u201e\tDE LAA\t^ Renommee Pour rendre hommage à l'excellence dans le secteur des valeurs mobilières au Canada Le Temple de la renommée de T ACCVM pour le secteur des valeurs mobilières fournit une tribune pour rendre hommage à l'expertise et l'intégrité des professionnels du secteur canadien des valeurs mobilières.J.Brian Aune Ancien président du conseil d'administration et chef de la direction Nesbitt Thomson inc.Latham C.Burns 1930-2015 Ancien président et chef de la direction Burns Fry Itée Jim W.Davidson Cofondateur et ancien président directeur du conseil d'administration FirstEnergy Capital Corp.Président délégué du conseil d'administration GMP FirstEnergy Doug Steiner Chef de la direction, Evree Cie Ancien président du conseil d'administration et chef de la direction E*TRADE Canada Fondateur de VERSUS Technologies, de Marchés Perimeter inc.et d'E*TRADE Technologies inc.3 X en O Q_ J.Ross LeMesurier 1923-2000 Ancien vice-président du conseil d'administration et responsable du financement des entreprises Wood Gundy inc.Austin G.E.Taylor 1930-1996 Ancien président du conseil d'administration et chef de la direction McLeod, Young, Weir « Ces personnes remarquables ont beaucoup contribué au secteur canadien des valeurs mobilières, aux marchés des capitaux du Canada, à la sécurité financière des Canadiens et à la croissance des entreprises canadiennes.Ils s'inscrivent sur la liste prestigieuse des anciens intronisés au Temple de la renommée qui ont établi des standards si élevés en matière d'excellence, d'innovation et d'engagement social.» - lan Russell, président et chef de la direction Association canadienne du commerce des valeurs mobilières (ACCVM) IIAGACCVM INVESTMENT INDUSTRY ASSOCIATION OF CANADA ASSOCIATION CANADIENNE DU COMMERCE DES VALEURS MOBILIÈRES LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 OCTOBRE 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn LA PRESSE AFFAIRES ÉPARGNE-RETRAITE Le RVER, ce mal-aimé S STEPHANIE If GRAMMOND CHRONIQUE Tic, tac, tic, tac.La date butoir du nouveau régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) arrive dans deux mois.Mais je vous prédis dès maintenant que des milliers d'entreprises ne seront pas prêtes.ou qu'elles vont régler tout ça à la dernière seconde, entre la dinde et les atocas.En effet, à partir du 1er janvier prochain, toutes les entreprises ayant 20 employés ou plus devront offrir un RVER si elles n'ont pas déjà une forme ou une autre de régime de retraite avec des prélèvements directement sur le salaire.Les plus petites entreprises devront se conformer plus tard.Au total, on estime que 90 000 entreprises employant près de 2 millions de travailleurs seront visées.Sur le lot, environ 15 000 doivent faire le saut d'ici deux mois.Mais on est encore loin du compte, car seulement 3125 entreprises couvrant près de 22 000 employés avaient mis en place un RVER en date du 30 septembre dernier, m'a dévoilé Retraite Québec.« Il reste énormément d'entreprises qui ont besoin de se \"grouiller\" pour adhérer à un régime», m'a confirmé Robert Tellier, vice-président, Solutions assurance et retraite collectives, de Manuvie.Toutefois, les statistiques sur les RVER ne donnent qu'une partie de l'équation, car certaines entreprises ont mis en place un autre type de régime pour se conformer aux règles.Les institutions financières ont d'ailleurs remarqué une hausse marquée des REER collectifs combinés à un régime de participation différée aux bénéfices (RPDB).«Malgré tout, est-ce que ça correspond au nombre d'entreprises qui devraient avoir mis en place un régime?La réponse est non», affirme sans détour David Charbonneau, vice -président, Épargne -retraite collective, de Desjardins.Ça va être beau à la veille de Noël quand tous les lambi-neux vont se réveiller en même temps ! Remarquez, la police du RVER ne sera pas trop sévère avec les retardataires.C'est la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNE S ST) qui aura le mandat de surveiller l'application du RVER.Même si elle peut théoriquement imposer des sanctions de 500 à 10 000$ aux entreprises fautives, elle ne se transformera pas en « machine à contraventions».La CNESST tentera d'abord de sensibiliser et d'encourager les entreprises à se conformer aux règles.De plus, la Commission ne fera pas de vérification proactive.Elle s'en remettra essentiellement aux employés pour dénoncer les employeurs qui n'offrent pas de RVER.C'est pour le moins paradoxal, car le principal attrait du RVER est le principe de l'inscription automatique.En inscrivant de facto les employés sans qu'ils aient à lever le petit doigt, le RVER doit permettre de lutter contre l'inertie qui fait que les travailleurs n'épargnent pas pour la retraite.Mais s'il faut que les employés portent plainte contre leur employeur pour le forcer à mettre en place un RVER, on est très loin de l'inscription automatique ! PHOTO JOHN MINCHILLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS À partir du Tr janvier prochain, toutes les entreprises ayant 20 employés ou plus devront offrir un RVER si elles n\u2019ont pas déjà une forme ou une autre de régime de retraite avec des prélèvements directement sur le salaire.\u2022''I « i ¦jtmm Il me semble que Québec devrait trouver un mécanisme plus « automatique » - que ce soit par la déclaration de revenus ou un autre moyen - pour s'assurer que toutes les entreprises visées offrent bel et bien un régime de retraite.Si le décollage du RVER est si lent, c'est que l'industrie lui a réservé un accueil plutôt tiède.Outre le principe de l'inscription automatique, l'un des principaux attraits du RVER résidait dans la faiblesse des frais de gestion (de 1,25 à 1,5%).Mais comme les frais sont plus bas, les participants recevront moins de conseils, déplorent les intermédiaires qui sont aussi moins rémunérés pour la distribution de RVER que d'autres régimes de retraite.Mais le plus grand problème du RVER est de nature fiscale.«En cotisant au RVER, les travailleurs à faibles revenus vont se faire enlever leur supplément de revenu garanti [SRG] en tout ou en partie à la retraite», explique Martin Dupras, président de ConFor Financiers.Mais il en va de même pour tous les régimes de retraite à impôts reportés : régime enregistré d'épargne-retraite (REER), régime de retraite traditionnel, Régie des rentes du Québec (RRQ).C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Québec n'a pas voulu embarquer dans la bonification de la RRQ, à l'instar d'Ottawa pour le reste du Canada.Mais il y a une exception : le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) grâce auquel les épargnants peuvent retirer leurs billes sans impact fiscal.Au lieu d'adopter le RVER, «certaines entreprises qui ont des ouvriers à faibles revenus feraient mieux de mettre en place un CELI collectif pour que les employés en aient plus pour leur argent», estime Daniel Laverdière, directeur principal chez Gestion privée 1859 Banque Nationale.Les autres entreprises devraient opter pour un REER collectif plutôt qu'un RVER, considère Éric Brassard, conseiller en placement et CA chez Brassard Goulet Yargeau, services financiers intégrés.Mais que l'on parle d'un REER ou d'un CELI collectif, il faut que l'employeur cotise lui aussi pour motiver ses troupes.Par exemple, il ajoutera 50 cents pour chaque dollar versé par l'employé.Autrement, l'expérience montre que très peu d'employés participent.Et lorsque l'employeur décide de contribuer, ce qui est très bien, il est préférable qu'il mette ses propres cotisations dans un régime de participation différée aux bénéfices (RPDB) qui sera adossé au REER ou au CELI collectif.Cela lui évitera de payer les taxes sur la masse salariale (de 10 à 15 %) sur ses cotisations.Compliqué, tout ça?«C'est beaucoup plus simple qu'un RVER, assure M.Brassard.Pourquoi se casser la tête avec un régime supervisé par la Régie des rentes qui impose toutes sortes de contraintes?» LE RVER EN CINQ QUESTIONS STÉPHANIE GRAMMOND Quels sont les paramètres?Les entreprises qui n\u2019ont pas déjà un régime de retraite, un REER ou un CELI collectif devront bientôt offrir un RVER si elles comptent un certain nombre d\u2019employés de 18 ans et plus à leur service continu depuis au moins LES DATES BUTOIRS >\t31 décembre 2016 : entreprises ayant 20 employés ou plus au 30 juin 2016 >\t31 décembre 2017: entreprises ayant 10 employés ou plus au 30 juin 2017 >\tÀconfirmer: entreprises ayant 5 employés ou plus Source: Retraite Québec Qui offre le RVER?Banques, assureurs, fiducies.Pour l\u2019instant, neuf entreprises se sont inscrites à titre d\u2019administrateur de RVER.Voici la liste: >\tBanque Nationale Trust >\tDesjardins >\tFinancière Sun Life >\tFonds FMOQ >\tIndustrielle-Alliance >\tLondon Life >\tManuvie >\tMorneau Shepell >\tRBC Consultez l'offre des neuf administrateurs: www.rrq.gouv.qc.ca/fr/retraite/rver/rver_enregistres/ Pages/RVER_enregistres.aspx Les entreprises ne sont pas forcées de contribuer au RVER.Les employés peuvent se retirer.Sinon, ils verseront par défaut de 2 à 4% de leur salaire.LES COTISATIONS PAR DEFAUT >\t2 % du salaire brut jusqu\u2019à >3% en 2018 >\t4% à partir de 2019 Source: Retraite Québec Quels sont les choix de placement?A l\u2019intérieur d\u2019un RVER, les choix de placement sont étroitement balisés par Québec.Par défaut, les participants investissent dans un fonds «cycle de vie» dont la répartition d\u2019actif s\u2019ajuste à l\u2019approche de la retraite.Cela évitera les bourdes: un préretraité à 100% en actions ou un jeune travailleur, trop prudent, qui laisse ses épargnes toute sa vie dans un fonds de marchés monétaires qui ne rapporte pratiquement rien.Les fournisseurs offrent aussi jusqu\u2019à cinq autres options pour les travailleurs qui veulent faire des choix à la carte.Généralement, il s\u2019agit de fonds indiciels ou de solutions maison moins chères à gérer.Les choix se concentrent sur des catégories d\u2019actifs principales: actions canadiennes, américaines, internationales, obligations, marchés monétaires.Quelques institutions offrent aussi des placements garantis.T A combien s\u2019élèvent les frais?LES FRAIS MAXIMUMS >\t1,25 % pour l\u2019option par défaut >\t1,50 % pour les options à la carte Même s\u2019ils sont plus élevés que ce que Québec avait laissé entendre au départ, les frais des RVER restent moins chers que ceux d\u2019un fonds commun qui prélève facilement 2,25 %.La grande majorité des fournisseurs imposent, à quelques poussières près, les frais maximums autorisés par Québec, soit 1,25 % par année pour l\u2019option par défaut et 1,5 % pour les options à la carte.Une exception: les Fonds FMOQ offerts à la communauté médicale ont des frais de seulement 1,09%, tant pour l\u2019option par défaut que pour les fonds à la carte.Desjardins et Morneau Shepell ont des options à la carte autour de 1,25 %.L\u2019Industrielle-Alliance offre un fonds diversifié à 1 %.Et RBC présente des fonds à la carte entre 0,9 et 1,4%.Y a-t-il d\u2019autres services?Comme les frais sont réduits, les institutions financières offriront peu d\u2019accompagnement aux employés des entreprises qui adoptent le RVER.Les participants auront généralement accès à de l\u2019information au téléphone ou sur l\u2019internet ainsi qu\u2019à des outils leur permettant de faire eux-mêmes une planification de retraite.Mais il ne faut pas compter sur des conseils personnalisés ou même sur des conférences en entreprise pour aider les employés à démêler leurs finances personnelles comme on peut le voir avec d\u2019autres types de régimes de retraite.J ii\u2019 mm Obtenez | Mercedes-Benz | Luxe.Certifié.Accessible.Cet automne, obtenez-en plus pour moins.Profitez d\u2019un financement à partir de 0,9 % pour jusqu\u2019à 36 mois et de 3 mensualités gratuites sur certains modèles d\u2019occasion certifiés 2012-2015.Offres de durée limitée incluant : Taux de financement à partir de 0,9%' + 3 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de financement des modèles Mercedes-Benz d\u2019occasion certifiés 2012 à 2015.Ces mensualités sont supprimées jusqu\u2019à concurrence de 500 $ par mois, incluant les taxes, pour un modèle Mercedes-Benz.Frais d\u2019immatriculation, d\u2019enregistrement et d\u2019assurance ainsi que taxes de vente en sus.Le concessionnaire peut louer ou offrir du financement à prix moindre.L\u2019offre peut changer sans préavis et ne peut être jumelée à d\u2019autres offres.Voyez votre concessionnaire Mercedes-Benz autorisé pour les détails ou communiquez avec le Service à la clientèle de Mercedes-Benz au 1 800 387-0100.L\u2019offre prend fin le 31 octobre 2016. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 OCTOBRE 2016 LA PRESSE AFFAIRES 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn LA PRESSE AFFAIRES ÉPARGNE-RETRAITE Le méli-mélo des régimes de retraite STEPHANIE GRAMMOND Pas simple de s\u2019y retrouver pour les entreprises de cinq employés et plus qui devront bientôt offrir un RVER ou un régime équivalent à leurs employés.Voici un tour d\u2019horizon des options proposées aux PME.¦ CC ' « , A ^ '\t.A J ' .;; - Le compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI) collectif se distingue surtout par son traitement fiscal.Contrairement au REER collectif, les cotisations au CELI ne donnent pas droit à une déduction d\u2019impôt mais les retraits ne sont pas imposables non plus.PHOTO JOHN MINCHILLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS LeREER collectif ressemble en tous points à un REER individuel, à la différence qu\u2019il est offert à un groupe d\u2019employés.Ceux-ci ne sont pas forcés de cotiser, mais lorsqu\u2019ils le font, l\u2019employeur verse souvent une cotisation additionnelle pour les encourager à épargner.RÉGIME À COTISATION DÉTERMINÉE Dans ce genre de régime, l\u2019employeur et l\u2019employé versent une cotisation prédéterminée.L\u2019employé doit faire des choix de placement à travers une brochette de produits offerts.L\u2019argent est immobilisé jusqu\u2019à la retraite.A ce moment, l\u2019employé peut acheter une rente viagère ou transférer son petit magot dans un fonds de revenu viager (FRV).> Avantage Contrairement à un régime à prestations déterminées, qui promet une rente aux employés jusqu\u2019à la fin de leurs jours, l\u2019employeur n\u2019a pas à renflouer la caisse si les rendements ne sont pas au rendez-vous.Par contre, les employés doivent gérer tout seuls le risque de placement et le risque de survivre à leurs épargnes.> Inconvénient L\u2019administration du régime assez lourde.Chaque année, il faut préparer un rapport d\u2019information et tenir une réunion.11 faut aussi mettre en place un comité de retraite si le régime compte plus de 25 participants.RÉGIME DE RETRAITE SIMPLIFIÉ (RSS) Proche parent du régime à cotisation déterminée, le régime simplifié est toutefois un peu moins lourd.Contrairement aux régimes à cotisation déterminée qui doivent être administrés par un comité de retraite de l\u2019entreprise, le régime simplifié est administré par une institution financière.> Inconvénient Le RSS, qui n\u2019a jamais été très populaire auprès des entreprises, demeure moins souple qu\u2019un REER ou un CELI collectif.© RÉGIME ENREGISTRÉ D\u2019ÉPARGNE-RETRAITE (REER) COLLECTIF Le REER collectif ressemble en tous points à un REER individuel, à la différence qu\u2019il est offert à un groupe d\u2019employés.Ceux-ci ne sont pas forcés de cotiser, mais lorsqu\u2019ils le font, l\u2019employeur verse souvent une cotisation additionnelle pour les encourager à épargner.Comme l\u2019argent n\u2019est pas immobilisé dans le REER, les employés peuvent faire des retraits (imposables) quand bon leur semble.> Avantage Flexible, le REER collectif permet notamment aux employés de puiser dans leurs économies pour financer l\u2019achat d\u2019une maison avec le Régime d\u2019accession à la propriété (RAP).> Inconvénient Les cotisations de l\u2019employeur au REER sont considérées comme du salaire sur lequel il faut payer les taxes sur la masse salariale (RRQ, assurance-emploi, etc.) qui s\u2019élèvent à 10 à 15 %.Cela le rend moins intéressant que le RPDB d\u2019un point de vue fiscal.COMPTE D\u2019ÉPARGNE LIBRE D\u2019IMPÔT (CELI) COLLECTIF La version collective du CELI se distingue surtout par son traitement fiscal.Contrairement au REER collectif, les cotisations au CELI ne donnent pas droit à une déduction d\u2019impôt, mais les retraits ne sont pas imposables non plus.Puisque les employés peuvent sortir l\u2019argent du CELI quand bon leur semble, il peut être tentant de piger dans le compte avant la retraite.Mais une clause peut prévoir que l\u2019employeur stoppera sa participation pour quelques mois si l\u2019employé pige dans le pot de bonbons.Les employés à plus faibles revenus peuvent être avantagés par le CELI, car les retraits ne leur feront pas perdre leur supplément de revenu garanti (SRG) une fois à la retraite.> Inconvénient Comme pour le REER collectif, les cotisations de l\u2019employeur au CELI collectif sont considérées comme du salaire.L\u2019employeur devra payer les cotisations salariales sur ses contributions.Et l\u2019employé devra payer l\u2019impôt sur la cotisation que son employeur met dans le CELL RPDB: RÉGIME DE PARTICIPATION DIFFÉRÉE AUX BÉNÉFICES (RPDB) Contrairement à ce que son nom laisse croire, le RPDB n\u2019a rien à voir avec les bénéfices annuels de l\u2019entreprise.Le régime est souvent utilisé pour la part de l\u2019employeur en combinaison avec un REER/CELI collectif pour la part de l\u2019employé.Pour favoriser la rétention du personnel, le RPDB permet à l\u2019employeur de prévoir un délai de deux ans avant que les cotisations soient réellement acquises par les employés.À noter: le RPDB ne fait pas partie du patrimoine familial.> Avantage Pour l\u2019employeur, les cotisations sont déductibles d\u2019impôt.Mais elles ne font pas partie de la masse salariale.Pas besoin de payer les diverses cotisations salariales.> Inconvénient Comme les employés ne peuvent pas cotiser au RPDB, il faut l\u2019utiliser en combo avec le REER ou le CELI collectif.ncordia école de gestion JOHN r MOLSON Centre de dirigeants UNIVERSITY INSPIRER LES DIRIGEANTS NOUVELLE GENERATION A VOIR PLUS GRAND CERTIFICAT EN PROPRIÉTÉ D\u2019ENTREPRISES -ACQUISITION D\u2019UNE ENTREPRISE Inscrivez-vous à l\u2019une de nos sessions d\u2019informations ! Mardi 8 novembre 12 h 00 à 13 h 00 Dès janvier 2017 concordia.ca/entreprises Vendredi 25 novembre 7 h 30 à 9 h 00 6 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 OCTOBRE 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn LA PRESSE AFFAIRES LOUIS PILON, PDG DE JAMP PHARMA Un nouveau partenaire pour conquérir I etranger génériques de niche, tels que des inhalateurs ou des crèmes complexes », soumet Louis Pilon.Il y a beaucoup de produits qui sont arrivés au terme de leur brevet.Il s'agit de produits de niche avec des volumes plus petits, mais Jamp Pharma va affronter moins de concurrence.Et avec le vieillissement de la population, les produits de niche vont quand même représenter des marchés en expansion, évalue le PDG.Contrairement à Pharmascience agence |g> DE L\u2019ANNEE 2016 fàürier Du Vallon HOMMES D\u2019AFFAIRES DEM A IM SONT NOS MEMBRES.(d'ailleurs ce sont probablement des femmes) hambre de commerce de Montréal Une chambre avec vue sur demain 18-40 ans Devenez membre jccm.org PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE «En 2006, on réalisait des ventes de 5 millions.On est rendu à 100 millions et, au cours des sept dernières années, on a enregistré un taux de croissance annuel composé de 25 % et on réinvestit nos profits dans la recherche et I PDG de Jamp Pharma.les ventes de 18 à 70 millions en deux ans et demi.C'est à cette époque qu'il a entendu parler de Jamp Pharma, entreprise familiale de la banlieue de Vancouver en difficultés financières qui fabrique des médicaments génériques pour les marques privées.«J'ai acheté Jamp Pharma en 2006 parce que l'entreprise avait plusieurs produits intéressants dans son pipeline.Le groupe avait une cinquantaine d'employés.J'ai rapatrié le siège social en 2006 et toutes les opérations à Montréal en 2008», rappelle-t-il.développement», souligne Louis Pilon, Parallèlement, Louis Pilon réalise plusieurs acquisitions de petits fabricants de produits naturels, dont Jamieson, Wampole et les Laboratoires Swiss.Aujourd'hui, Jamp Pharma lance une trentaine de nouveaux produits par année et réalise 50 % de son chiffre d'affaires au Québec et 50% dans le reste du Canada.Les produits vendus sur tablettes représentent 20% de ses revenus, alors que les médicaments génériques sur ordonnance comptent pour 80% des ventes.Modèle d affaires Dès l'acquisition de Jamp Pharma, Louis Pilon a changé le modèle d'affaires de l'entreprise pour mettre l'accent sur le développement de nouvelles molécules.« On a développé plus de 200 nouvelles formulations de molécules.On fait maintenant partie des cinq plus grands fabricants de médicaments génériques au Canada et est le troisième au Québec, derrière Pharmascience et Sandoz », précise l'entrepreneur.Jamp Pharma est en train de consolider sa position sur le marché canadien et compte maintenant s'attaquer aux marchés étrangers, avec pour principales cibles les États-Unis et le Moyen-Orient.« On a encore précisé notre vocation en décidant de travailler sur le développement et la mise en marché de molécules extrêmement complexes pour fabriquer des médicaments qui a décidé de se tourner davantage vers la production de produits d'origine, Jamp Pharma entend occuper pleinement le marché de niche des génériques en s'attaquant aux marchés d'exportation.«En 2006, on réalisait des ventes de 5 millions.On est rendu à 100 millions et, au cours des sept dernières années, on a enregistré un taux de «On a développé plus de 200 nouvelles formulations de molécules.On fait maintenant partie des cinq plus grands fabricants de médicaments génériques au Canada et est le troisième au Québec, derrière Pharmascience et Sandoz.» \u2014 Louis Pilon, PDG de Jamp Pharma croissance annuel composé de 25% et on réinvestit nos profits dans la recherche et le développement », souligne l'entrepreneur.Le Fonds de solidarité Louis Pilon a toujours été le seul actionnaire de son entreprise, mais pour réaliser l'expansion internationale qu'il projette, il lui fallait un partenaire aux reins solides et désireux de bâtir dans un horizon de long terme.Le PDG a fait ses devoirs.Avant d'arrêter son choix sur le Fonds de solidarité, il a rencontré d'autres sociétés d'investissement, mais a décidé d'y aller avec le fonds syndical en raison, notamment, de sa longue tradition dans le financement de plusieurs sociétés du secteur biopharmaceutique.« On a toujours autofinancé notre expansion.Mais pour réaliser notre objectif de conquérir les marchés étrangers, on avait besoin de capitaux additionnels.La participation financière du Fonds, c'est le tremplin dont on avait besoin pour accélérer notre développement international », explique-t-il.Les deux parties ont décidé de garder confidentiel le montant de l'investissement du Fonds de la FTQ, mais Louis Pilon veut bien partager la fierté de construire au Québec une société pharmaceutique forte.« On déplore beaucoup la perte de sièges sociaux québécois mais moi, j'ai fait l'inverse.J'ai acheté une entreprise de Colombie-Britannique et j'ai ramené son siège social et ses opérations au Québec.Et là, on va investir pour aller à l'étranger», insiste le PDG.Depuis 10 ans, le secteur pharmaceutique a été éprouvé à Montréal avec les fermetures des laboratoires de Merck, Pfizer ou AstraZeneca, et la perte de 700 emplois de chercheurs.Heureusement, une entreprise comme Jamp Pharma parvient à maintenir au Québec cette précieuse main-d'œuvre.JEAN-PHILIPPE DÉCARIE GRANDE ENTREVUE Louis Pilon a acheté en 2006 Jamp Pharma, entreprise de Colombie-Britannique en difficultés financières qu'il a transformée pour en faire le troisième fabricant de médicaments génériques en importance au Québec.La prochaine étape pour la jeune PME est maintenant de partir à la conquête des marchés étrangers grâce à l'implication financière du Fonds de solidarité FTQ, qui vient de prendre une participation de 31 % au capital de Jamp Pharma.C'est dans les tout nouveaux locaux de la jeune société pharmaceutique, situés en bordure de l'autoroute 20 à Boucherville, que Louis Pilon me reçoit.Le déménagement vient tout juste d'être terminé, et la centaine d'employés de l'entreprise - dont une vingtaine de spécialistes de la recherche et du développement - apprivoisent leurs nouveaux bureaux abondamment éclairés d'une belle lumière naturelle.« On a investi plus de 10 millions dans ce nouveau siège social où on a regroupé nos activités de fabrication et notre centre de distribution.On s'aligne cette année pour réaliser des revenus de 100 millions et notre objectif est de franchir le cap des 300 millions d'ici cinq ans et du milliard d'ici 10 ans», résume le PDG, qui a toujours travaillé dans le secteur pharmaceutique.Louis Pilon a été d'abord représentant pour le groupe Bayer, avant d'y occuper différents postes de direction et de devenir, en 2005, responsable de la distribution d'un groupe pharmaceutique dont il a réussi à faire passer VOYAGEZ DANS LE TEMPS à bord de L'ORIENT EXPRESS DE VENISE À PARIS L\u2019EXPERIENCE D\u2019UNE VIE Incluant: + Service d\u2019un majordome + Gastronomie d\u2019exception + Décors raffinés + Paysages somptueux \u2014 À partir de \u2014 l 3 350$ j L par Personne À ^°cc.double \u2019 ^ ^Voyages et Découvertes ïÿSvffijiMLfcJ 1 j &$*/'*\u2022}-, \u2019 : '.- .: * -, \u2022 ^ 910, rue Sherbrooke Ouest, bur.100, Montréal (Qc), H3A1G3 514845-1330 1-877-845-1330 montreal@laurierduvallon.com *Prix basé sur un tarifde 1990£ converti au taux de 1,68 en date du 26 octobre 2016 (source: www.desjardins.com).Ce produit est vendu et payable en livres britanniques.Selon disponibilité au moment de la réservation.Vols non inclus, pourboires et frais de service en sus.Photo à titre indicatif seulement Détenteur d'un permicdu Québec Taxes et frais inclus.Contribution aux Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages en sus (1,00/1000$). Besoin d'un coup de main avec votre site Web ?John s'en occupe r Voyez comment notre expert John peut bâtir un site Web du tonnerre pour votre entreprise.Pour en savoir plus, consultez pjpourtapme.ca Q Pages Jaunes\" Pages Jaunes Solutions numériques et médias Limitée, 2016.Tous droits réservés.Pages Jaunes et le logo des doigts qui marchent sont des marques de commerce de Pages Jaunes Solutions numériques et médias Limitée au Canada. 8 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 29 OCTOBRE 2016 LA PRESSE AFFAIRES LIBRE-ÉCHANGE AVEC L'EUROPE Le Parlement wallon approuve I accord AGENCE FRANCE-PRESSE ET LA PRESSE CANADIENNE Après deux semaines de psychodrame et de/iégociations marathons, les 28 Etats membres de l\u2019Union européenne (UE) ont formellement adopté hier soir l\u2019ensemble des textes composant l\u2019accord de libre-échange avec le Canada, que l\u2019UE est maintenant «prête à signer», a annoncé le Conseil européen dans un communiqué.La signature de l'accord était jusqu'alors bloquée par la Belgique, qui l'a finalement approuvé après y avoir adjoint du Canada un signataire de l'Accord économique et commercial global (AECG).Débat de quatre heures Le président de la Commission européenne, Donald Tusk, a précisé qu'il appellerait le premier ministre canadien pour l'inviter officiellement lorsque l'UE formaliserait son approbation.Au terme d'un débat de quatre heures devant le Parlement de Wallonie, à Namur, capitale de la région francophone du sud de la Belgique, les députés régionaux ont donné leur feu Disposant des mêmes pouvoirs qu\u2019un Parlement national, l\u2019Assemblée wallonne n\u2019avait pas manqué de faire part depuis des mois de ses réserves, qui concernaient notamment le secteur agricole et l\u2019instauration de juridictions ad hoc pour régler les différends entre les multinationales et les Etats.Mm' -V*_- C'vGj-: \u2022- - une déclaration affirmant sa position.L'opposition de la région belge de Wallonie avait été formellement levée plus tôt dans la journée.Au moment de mettre sous presse, le premier ministre Justin Trudeau attendait toujours une invitation formelle de l'Union européenne (UE), hier, l'exhortant à se rendre à Bruxelles pour faire vert au gouvernement fédéral belge, par 58 voix contre 5, pour parapher l'AECG.Dans le détail, et sans surprise après l'accord entre les parties belges intervenu la veille, les élus wallons ont donné au chef du gouvernement régional, le socialiste Paul Magnette, le mandat d'autoriser la Belgique à apposer sa signature aux côtés de PHOTO JOHN THYS, AGENCE FRANCE-PRESSE Malgré d\u2019intenses pressions, les Wallons ont tenu à exercer leur plein pouvoir, menaçant de plonger dans une nouvelle crise l\u2019Union européenne, déjà affaiblie par le Brexit, la crise des migrants et la montée des populismes.Sur la photo, des manifestants faisaient part de leur mécontentement hier devant le parlement wallon face à l\u2019accord de libre-échange UE-Canada.celles des 27 autres États membres de TUE et du Canada.Paul Magnette avait fini par se rallier jeudi à l'accord, négocié pendant sept ans par la Commission européenne et Ottawa, après avoir bataillé âprement et arraché aux autres composantes de l'État fédéral belge une « déclaration du Royaume de Belgique » qui, selon lui, renforce la protection du modèle social et environnemental européen.«L'AECG amendé, l'AECG corrigé, est plus juste que \t\t AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES - SOUMISSION\tS-E\tENCANS Appel de candidatures RECTRICE OU RECTEUR L\u2019Université de Sherbrooke sollicite des candidatures en vue de l'élection de la rectrice ou du recteur qui entrera en fonction le 1er juin 2017.En plus de posséder une vision éclairée de la réalité, de la mission et des valeurs universitaires, toute personne candidate devra avoir démontré de hautes compétences attestant de sa capacité de guider habilement la destinée de l\u2019Université de Sherbrooke.Des candidatures sont attendues tant du milieu universitaire que de l\u2019extérieur.L\u2019Université de Sherbrooke Établissement de renommée nationale et internationale, l\u2019Université de Sherbrooke est fortement enracinée dans la communauté et pleinement engagée à répondre aux besoins évolutifs de la société.Bien au-delà de sa mission première d\u2019enseignement, de recherche et de création, elle contribue activement au développement et au rayonnement du Québec avec ses approches originales et son ouverture aux partenariats novateurs.em Jg Date limite pour postuler : 25 novembre 2016,17 h Pour en savoir plus : USherbrooke.ca/election2016-2017 UNIVERSITE DE SHERBROOKE M 805 Avis Légaux 805 Avis Légaux AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE (Avis dans le journal : C.c.Q., art.795) Prenez avis que André Lépine, en son vivant domicilié au 91, rue Notre-Dame, L\u2019Épiphanie, province de Québec, Canada, est décédé à Terrebonne, le deux novembre deux mille quinze (2015-11-02).Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Marie-Josée Vaçhon, notaire, situé au 39, rue Leblanc, L\u2019Épiphanie, province de Québec, J5X 3Y3, Canada.Donné à L\u2019Épiphanie, le 19 octobre 2016 Me Marie-Josée Vachon notaire AVIS est par les présentes donné que, à la suite du décès survenu le 23 juin 2016, de madame ELIZABETH BEAUDOIN, en son vivant retraitée, domiciliée au 1681, avenue de Lasalle, à Montréal, province de Québec, H1V 2J9, un inventaire des biens de la défunte a été fait par les liquidateurs successoraux, monsieur PIERRE BEAUDOIN et monsieur JEAN BEAUDOIN, le 27 octobre 2016, devant Me Gilles Legault, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me GILLES LEGAULT, notaire, sise au 7450, boul.Les Galeries-d\u2019Anjou, # 140, Anjou (Québec) H1M 3M3.Donné à Anjou, ce 28 octobre 2016.Me Gilles Legault, notaire APPELEZ J&s Prenez avis que l\u2019ASSURANCE MUTUELLE DES FABRIQUES DE MONTRÉAL convoque ses membres à une assemblée générale extraordinaire qui sera tenue le 29 novembre 2016, à l\u2019Église Saint-Laurent, 803, avenue Sainte-Croix, Saint-Laurent, en vue de l\u2019adoption d\u2019un règlement ayant pour effet de permettre la conversion de l\u2019Assurance mutuelle des fabriques de Montréal en une compagnie mutuelle d\u2019assurance de dommages régie par la Loi sur les assurances (RLRQ ca-32), l\u2019adoption d\u2019une convention de fusion entre l\u2019Assurance mutuelle des fabriques de Montréal et l\u2019Assurance Mutuelle de l\u2019Inter-Ouest, l\u2019adoption du règlement intérieur de la nouvelle corporation et la ratification des gestes posés par ses dirigeants en vue de la présentation d\u2019un projet de loi d\u2019intérêt privé permettant la conversion de l\u2019Assurance mutuelle des fabriques de Montréal et de l\u2019Assurance Mutuelle de l\u2019Inter-Ouest en compagnie mutuelle d\u2019assurance de dommages régie par la Loi sur les assurances (RLRQ ca-32) et leur fusion.Toute personne intéressée peut obtenir des informations additionnelles à cet égard en contactant M.Sylvain Beaulieu, secrétaire de la corporation, par courriel à : Sylvain.beaulieu
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