La patrie : l'hebdo des canadiens-français, 27 septembre 1962, Édition 2 - Section magazine
[" \u2014me \"er A CUS MAGAZIN Semaine du 27 septembre au 3 octobre 1962 ap fg Rh CRN RD VS a pe or F a oS i= tr x.#\" } unive eu I = jt 3 Prose Ty & - RR LZ (Ld 4 LC) 7 Lu ME 5) # fa An al M 4 2) PS @ Lt 0 off | + na APS \\ }/ i A, a i ox sd: 15 | wv TR x RIRE fois .Fi i +H % 33 Ÿ Le #e LL aL gs at = F RDP er SAA RUES Ab LA a > 27) BoA 7; 34 3 hs FE vl wr Hey e Le mas ie Ent» es Fad VE bn = su Tg [3% - I 5 Peet pry rd EL iS [ BE] ~F ip Yr oh go hf i! IN LS i = J Le combat dune me ye taconté par ROLAND BARRETTE 7% Ci Un message d'espoir aux pur pe § OL victimes de la thalidomide; ge 9 NA \" A , est le Lt Anthony urton, à dix ans iS SH: Cat PL 1 symbole vivant d'une victoire ne 2 ps pid durement gagnée sur l'infirmité, id #3, 2 pra A de naissance, LA LT RS VERTE EEE La communauté grecque de Montréal est peu connue.CONRAD LANGLOIS est allé à sa découverte.= 5 On se représentait toujours, autrefois, les Grecs contemporains en restaurateurs, et leur nombre paraissait peu élevé dans notre pays.Mais, depuis quelques années, ils deviennent à la fois beaucoup plus nombreux et plus en évidence.Il suffit de passer dans certaines rues de Montréal pour voir des affiches de tous genres, dont les caractères, pour ceux qui ont fait leur cours classique, sont en tout point identiques à ceux de leurs grammaires et dictionnaires grecs.Rue St-Laurent, par exemple, vous trouvez maintenant non seulement des restaurants, mais des barbiers, des photographes, des épiciers, des bouchers, des bijoutiers, des imprimeurs, des marchands de meubles, des quincailliers, etc, qui sont grecs.De plus, si vous poussez plus loin vos observations, vous remarquerez que la colonie grecque de Montréal comprend un bon nombre d'hommes de professions, d'intellectuels et d'artistes, qui contribuent, chacun dans son domaine propre, à enrichir la vie culturelle de notre pays et de notre province, et à stimuler le progrès matériel.Photos Jean-Jacques Senécal LES GRECS DE MONTREAL sont intéressants à plusieurs points de vue, pour nous, Canadiens fran- Çais.Leur succès en affaires pourrait nous servir d'incitation à mieux réussir nous-mêmes.Leur attachement à leur langue et à leur religion (plus grand chez nous qu'ailleu:s en Amérique du Nord) est un hommage rendu à notre propre survivance.Il y a aussi de nombreuses ressemblances entre notre religion et celle des orthodoxes grecs, |! faut noter également les liens communautaires très étroits au sein de la colonie grecque, centrée surtout sur la religion, et son excellente organisation.Pourquoi les Grecs émigrent La Grèce est l'un des plus anciens, des plus celèbres et des plus beaux pays au monde, mais aussi l'un des plus pauvres et des plus surpeuplés.ll y a quelques années, sur une population totale d'environ B,000,000 d'âmes, on ne comptait pas moins d'un million de chômeurs, soit à peu près le quart ae la main d'oeuvre totale.De tous temps, les Grecs ont emigre et se sont établis dans diverses parties du monde.Il y a plus de 2,000 ans, il y en avait déjà dans tous les pays mediterranéens et même dans des régions beaucoup plus lointaines.Ceux qui nous sont venus depuis la guerre étaient on grande majorité des gens fort pauvres, mais il nous est arrivé aussi un certain nombre de réfugiés fuyant les pays donunés par les commu- Nistes ou encore par les nationalistes arabes.Le goût du commerce Les Grecs, tout comme les Juifs, les Syriens, les Arméniens et autres Levantins, ont toujours eu le goût du commerce.Par tradition millénaire, ils préfèrent être en affaires à leur compte plutôt que de travailler à solaire pour d'autres.Aussi les nouveaux venus dans notre pays acceptent-ils volon- fiers des salaires frès bas (certains laveurs de vaisselle et des jeunes filles dans les manufactures peuvent gagner aussi peu que $25 à $35 par se 2 / MONTREAL, SEMAINE OU 27 SEPIEMBRE AU 3 OCTOBRE 1962 Les Grecs de Montréal ne sont pas Tous restaurateurs maine parfois), pendant deux ou trois ans, tout en gardant l'espoir de faire des économies et de s\u2019amasser un petit capital pour se lancer en affaires.Un Grec, marchand de meubles, eut l'idée, il y a une dizaine d'années, d'aider les jeunes immigrantes grecques à se trouver du travail, en leur prétant des machines à coudre et en leur donnant gratuitement quelques leçons de couture.Bien sûr, il espérait leur vendre des meubles par la suite, et c'est ce qui se produisit.Car les jeunes filles faisaient bientôt venir leurs parents ou leurs frères et soeurs et même leurs fiancés et tous ces gens avaient besoin de meubles.Quoi qu'il en soit, la colonie grecque de Montréal, qui était d'environ 3,000 âmes il y a une dizaine d'années, en compte maintenant de 20,000 à 25,000.Pourquoi tant de Grecs sont-ils devenus restaurateurs ?Tout simplement, nous a-t-on dit, parce que plusieurs d'entre eux avaient débuté à Montréal comme laveurs de vaisselle ou comme cuisiniers ou apprentis
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.