Album universel, 7 février 1903, samedi 7 février 1903
[" LE MONDE ILLUSTRE ALBUM UNIVERSHL 19e ANNEE\u2014No 41 40 PAGES, 5c.le Numéro MONTREAL, 7 FEVRIER 1903 ces \u2014_ G ol Ne 20 SD 7 & ys = 4 6) i 4 4, | Na IOI 2 ; i | NN (ORS ) gOS PU NN \\ \\ a J J EN y\\ EC yy >» A / \\ DO » = = ) A 7 4 ÿ 0 N NA ( WF | / Wl EE A = > = iy | | ) |) Lu à ; 4 wi 5 9 S Ë { BN \\ { 7 > Lok ON ) 4 A i Wa 7) ( ro à Le J » 4 a i 7 rl ZA) ON © I] D \\ / i | I CN ; IN J 1 N \u20ac SA LENS [tn en a Ce PF Z & | M.GODEFROY LANGLOIS, DIRECTEUR DU NOUVEAU JOURNAL QUOTIDIEN \u201c LE CANADA \u201d 962 ALBUM UNIVERSEL ALBUM UNIVERSEL Bureau de Rédaction : Batiment de \u2018 Le P 55 rue Saint-Jacques, Boite du Bureau de Poste pou: correspondances, A8.Tiroir du Bureau de Poste pour les journaux, 9191.ABONNEMENTS : UNAN,ÿ8.00 .6MOIS,$1.50 4xois,$1.00 .Payable d\u2019avance NOTRE FRONTISPICE L'\u201cAlbuni Universel\u201d donnait cours, il y à quelques semaines, À la rumeur qui faisait de Monsieur L.O.David, le futur directeur politique du grand journal libéral qui va être fondé incessamment à Montréal.Ce n'est plus une rumeur, cette fois, male une déclaration autorisée qui désigne pour ce poste Important Monsieur Godefroy Langlois, depuis sept ans rédacteur en chef de \u201cLa Patrie\".C'est là, pourrions-nous dire \u2014 tant l\u2019actualité se recommande 4 1'\u201cAlbum\"\u201d \u2014 toute l'explication du portrait qui figure au frontispice du présent numéro.Mais, que d'autres raisons nous pourrions trouver pour justifier cet hommage reudu à un collègue dans le journalisme.Monsieur Langlois est en effet l\u2019un des jourualistes les mieux doués qui soient au Canada, et nous n'avons pas le moindre doute que, sous sa direction, ie nouvel organe libéral réalisera pleinement ce desideratum patriotique qui réclame des journaux politiques l'obligation de mettre, dans les cas de conflits entre eux, les fntérêts de la nation au-dessus de ceux du parti.Et comme le journalisme eat un sacerdoce, qu'tl nous soit permis, dans le cas actuel, d'emprunter À la tradition sacerdotale sa formule classique des compliments de circonstance : \u201cAd multos an- nos pe \u2014\u2014\u2014_ M.GORBATENKO Ce nom, à la désinence exotique, pour nous de race française, de lecteur le retrouvera manuscrit au bas d\u2019un article spécial publié en la page 981 de I'Album\"\u201d de ce jour.C'est celui d'un jeune Russe venu à Montréal récemment pour s'initier pratiquement à l\u2019électricité, dont 1l a puisé les notions techniques dans les écoles de son pays.Monsieur Gorbatenko est un esperantiste plus que convaincu, mais convaincant.Lire, À ce propos, la petite note que vous avons de lui à la page 977.Ses impressions de voyage auraient pu, À la rigueur, lui tenir lieu de lettres de créance auprès du public, mails I'\u201cAlbum\u2019 est trop honoré de sa collaboration pour n> pas le présenter et le recommander tout particulièrement À ses lecteurs.REVERIE {Pour l' ALBUM UNIVERSKL} Etre deux Corps, deux Coeurs, deux Ames ; n'être [qu'Un ! Aimer, Vivre, Penser, sans Egoïsme aucun ; Elle, Penser, Aimer pour Moi, mais non pour Elle, Attacher sur mes yeux sa limpide Prunelle ; Bt Moi, Penser, Aimer pour Elle, aon pour Moi ; Etouffer sous l'Amour le dur \u201cChacun pour Sol\u201d ; Appliquer tendrement ma Lôvre sur sa Lèvre ; Confondre nos Baisers ; Sentir couler sa Fièvre, Qui de son Coeur brûlant s'échappant dans le [Mien, Retourne avec la Mienne, ardeute, au fond du Sien; Laisser son Ame, enfin, s\u2019incarner dans la Mienne; Et mon Ame, À son tour, se perare dans la Sienne; Et le Coeur sur le Coeur, et la Main dans la Main, Aller toujours ainsi jusqu'au bout du Chemin, Chantant à l\u2019Unisson, tout bas, même Poëme Buriné par la Vie, au fond du Coeur: \u201cJe [t'aime ! !* AUGUSTE CHARBONNIER.AVIS Nous sommes excessiyement bien disposés envers nos jeunes, et l\u201c\u2018Album Universel\u201d leur ouvre ses portes À deux battants ; mais encore faut-il que les correspondances ou les réclames que l'on nous adresse soient convenablement orthographiées pour mériter l'insertion.C\u2019est le moins, n'est-ce pas, que nous puissions demander.Nous prions certains cercles dramatiques d en prendre note.a LE CHAPEAU ET L\u2019ACORDEON (FABLE) Le vieux musicien urassait son instrument, Et dièzes et bémols, que dispersait le vent, Pénétraient au hasard dans tous les logements, Implorant la pitié pour le pauvre merdiant.L'accordéon oufflait, allait de 1a, de ci, Et le chapeau de rtre en disant : \u2018Pauvre ami, Ton sort doit te causer du chagrin, du souci, Ma situation est bien pius digne d'envie ; On t'enfle, on t'aplatit et tu te laisses faire, Sans cesse on te maltraite et tu chantes pour [plaire.Tout au contraire, moi, je reste droit et fier, Personne ne m'\u2019enjoint de parler ou me taire.Je suis indépendant, toi tu n'es qu\u2019un esclave !\" L'accordéon sourit et dit: \u201cAh! tu me braves! Tu fais le fanfaron, eh bien ! attends, mon brave.\u201d Jusque-là les morceaux étaient dans un ton grave ; Mais, changeant tout d'un coup de ton et de ma- [nière, L'accordéon se mit à lancer dans les airs Des sons hauts et criards faisant vibrer les verre Des accords faux, des couacs, des grincemeu.[amers.Alors on entendit jurons et cris de rage Veuant des habitants de tout le voisiange ; Et brusquement lancé du troisième étage, Un pot de fleurs s\u2019abat avec un grand tapage Sur le fier chapeau haut, le voilà boseelé, Formant accordéon, déformé, cabossé.L'accordéon, riant de son air courroucé, Se ressaieit alors et, s'étant redressé, Se met à chanter clair un bel air cadencé Qui fit pleuvoir les sous autour du vieux mendi::.\u201cDis-moi, mon bel ami, s\u2019écria l'instrument, Ton sort est-il meilleur que le mien à présent, Te voilà comme moi, tout plié, mais pleurant, Et dans ce triste état, que vaux-tu maintenant Crois-moi ! celui qui n'a que fierté, que raideur, Qui ne sait se plier à l'utile labeur, Conserve rarement son bonheur dans la vie, Et ea situation n'est pas digne d\u2019envie.\u201d \u2014\u2014\u2014>-epe-4rme BIBLIOGRAPHIE Nous accusous réception d\u2019une gentille brochu: intitulée \u201cLe progrès de ia société contemporaine\u201d par M.J.Alfred Dorais, étudiant en loi.C'est I texte d\u2019une conférence prononcée À l'Union Cathe.lique, et qui, dans le temps, avait valu à l\u2019auteur de légitimes félicitations.\u2014\u2014 ILLUSIONS DE LA VIE Lu Veuillez découper | le\"bulletin suivant après | l'avoir\u201d rempli, et ot nous le renvoyer avec I \u2018une \u201cpiastre, 0, ot'vous recevrez \"ALBUM UNIVERSEL pendant quatre mois \"4 era ONDES \u20ac 22 0F 0 comme suit : NOM.BULLETIN-D'ABONNEMENT, ~ mA mn» Veuillez m\u2019envoyer \u2019TALBUM UNIVERSEL pour quatre mois.Vous trouverez une piastre dans cette lettre.Et adressez-moi {le journal, ADRESSE.\u2014- Vanitas, vanitatum, tout c'est que vanité. Petite Revue Illustrée PAR 2020 Me voici donc fatalement entraîné vers la critique d'art! Ce n\u2019était pas assez de m'imposer la portraiture de Ben Taoux, voilà que la directiou de l'\u2018Album Universel\u201d me condamne à vous eu- tretenir, par prose et Images, de la première de Ve- ronlca, interprétée lundi dernier au Théâtre des Nouveautés.D'abord, je n\u2019y étais pas.Commeut voudriez- vous que j'y fusse ?puisque, portant la date du samedi, l\u201c\u201cAlbum Universel\u201d est mis au monde le lundi précédent.C'est-à-dire que, daus ce numéro daté du 7 février, mails imprimé le 31 janvier, et offert en vente le 2 février au matin, 11 me faut vous parler d'une affaire arrivée le 2 février au soir.Mais je vous avoue ces choses d'ordre purement intime sous le sceau de la coufideuce, à l\u2019oreille, du petit bout de Ia plume, sans vous chatouiller.C'est la direction qui l'ordonne.Il me faut bien m'exécuter.Aussi, devrez-vous me pardonner les généralités dans lesquelles il me faudra blen me débattre du mieux que je pourrai.Je laisse, d\u2019ailleurs, aux esprits posés qui ont charge de la tribune artistique de nos quotidiens le soa ue juger des ALBUM UNIVERSEL 963 ment dans un fauteuil de balcon, ni trop en arriè- rière nu trop en avant \u2014 in medio stat virtus \u2014 étant l\u2019un des premiers arrivés.Les couloirs débordent.On entre.C'est un public À part que celui des premières.Je le crole.De grosses dames Aux toilettes châtoyantes remplissent l'allée de leur corpulence, accompagnées de maris maigres, soucieux, ennuyés.Puis, de jeunes filles belles mais pâles, aux robes vaporeuses, passant comme uue brise de parfums.Un frou-frou général, entremêlé des coups de talon précipités du placier, accompagne l'orchestre en sourdine.Les loges se garniescat.Le rideau se :ève.1ER ACTE.Bourdonnement général avec petites quintes de toux obligato.De mon poste d'observation, tout ce que je vols, c'est uve culture puénoménale de pimbina, de cerises de France plutôt jaunes, que sais-je 7 eutrelacés de plumes d\u2019autruche.Au mé- me plan, scintillement de métaux prismatiques par ci par là.C'est rien autre qu\u2019un chapeau féminin.Madame Citrouillard, (la propriétaire au couvre- chef, femme d'un commerçant de peaux de lapins, faisaut osciller la balance à 262 livres) : J'étouffe de chaleur! Si j'avais su, nous aurlons été à la M carade.C\u2019est bien plus drôle.Monsieur Citrouillard.\u2014 Que veux-tu, chérie, faut bien se sacrifier de temps à autre pour les Les couloirs débordeut.qualités littéraires de la nouvelle oeuvre canadien- ue, sl enthousiastement accueillie, ll m'est aussi impossible de m\u2019éteudre bien longuement eur les mérites respectifs des interprètes du chef-d'oeuvre.His positis, ou plutôt, pour parler en canayen ordinaire, cecl bien compris, je commence mon rapport sans mème savoir où il me mènera.On entre.* ° ° Primo, je me recueille longuement, pour me transporter au théâtre de la rue Sainte-Catherine sans qu'il m'en coûte un sou.Puls, «a ma qualité d'auditeur par anticipation, je m'asseois commodé- L'autre mousieur dont il est question clients ! Mademoiselle Anasta- sie (pincée, mais jolie, de I'or aux dents et.sur le nez, aux lorgnons) : Mol, j'aurais mieux aimé la mascarade.Il y fait moins chaud.D'ailleurs, si vous devez attendre des remerciements de mousieur Fréchette.De bruyants applaudis- semeuts vieumeut couvrir le caquetage et m'empêchent d'\u2019enutenure.On m'apprend que c'est Vé- ronica qui vient de faire son entrée.Madame Citrouillard.\u2014 En voilà uve déhanchée ! Et puis, regardez la sorte de robe qu\u2019elle porte.Les loges se garnissent Mousieur Citrouillard (confus de ces coustata- tions un peu trop bruyantes).\u2014 Mais, chérie, c'est que ça se passe, paraît-il, dans l\u2019ancien temps, \u2018\u2018en\u201d Floreuce.Faut toujours bien respecter les coutumes, Mademoiselle Anasihasie éternue nerveusement à l'étouffé.Mon voisia de droite (bégayant), s'adresse à M, C.)\u2014Dites donc, mo-0-0-osieu, madame ne-e-ee pourrait pas, ne pour.pour.pour.-telle pas ôter son, ôter son, Oer sou,-on-on-on cha-a-peau.On n\u2019y voit rien.Quelques grognements.(Il sort par la porte du foud.de la salle.) M.Citrouillard disparaît pour cing minutes.1I ACTE.Mademoiselle Anasthasie.\u2014 Que peut bien faire papa ?Madame Citroulliard (à son mari qui rentre, l'oeil en feu, les lèvres humectées, aux commissures).\u2014 Et voilà comment tu te venges du polisson qui nous a nsultées ! .Les critiques d'une première Melle Anas.\u2014 Maman, crols-tu que c'est de in poésie tout du long qu\u2019ou aous débite ?Mme Cit.\u2014 Ca m\u2019a Pair à rimer passablement.M.Cit.\u2014 Quelle tête que ce Fréchette ! AUTRE MONSIEUR.\u2014 De grâce, mesdames, ayez la gentilesse de parler moins fort.Le rideau retombe.M.Cit.ressort.Je le suis.DANS LES COULOIRS : ler critique.\u2014 C'est beau, palpitant, mais.2ème critique.\u2014 Ca manque de feu (tenant une cigarette).3ème critique.\u2014 Tiens, allume.Public nombreux et choisi.- ler critique, -\u2014 Mais le vers est lourd.2ème critique.\u2014 \u2026rare.M.Cit.\u2014 Allons en prendre un.(Ils sortent par la porte de devant).II ACTE.Madame Latulippe (en loge).\u2014 Vous comprenez, madnme Bodillot, nous ue pouvions manquer cette première.C'est exquis, délicieux, enfin, extra, n'est-ce pas ?Madame Bodillot (vrai portrait de madame Humbert).\u2014 Et quelle société ?Tout Montréal chic est à nos pieds, à ceux de Véronica, à ceux de Fréchetie.Mais, où est donc madame Ramollard ?Madame Latulippe.\u2014 Vous comprenez, son mari se serait blen gardé d\u2019ussister À cet hommage rendu au poète national.C\u2019est petit pareat avec Chapman.Mundame Bodillot.\u2014 Vous m'en direz tant ! (Véronica s'évanouit.) DANS LES COULOIRS : 2ème critique.\u2014 Mais, enfin, que diras-tu dans ta chronique, demain ?ler critique.\u2014 Oh! tu sais, elle est déjà toute prête.Acclamations frénétiques, ovations spontanées, Laurier, eiite intellectuelle, auditoire d'experts, fleurs, génie, gloire nationale ! TOUS.\u2014 C'est entendu ! 2ème critique.\u2014 Ca manque de feu (tenant une cigarette) ?3ème critique.\u2014 Mais, c'est que tu nous ennuies avec ton feu.Va en demander à Véronica ! IV ACTE.Madame Citrouillard.\u2014 J'étouffe de chaleur.Véronica (avec des larmes dans la voix).\u2014 Il me faut sa tête ! V ACTE.Madame Latulippe.\u2014 C\u2019est charmant, d\u2019extra\u2026 (Le rideau tombe pour la dernière fois.) CONCLUSION.Et voilà tout ce que j'ai pu recueillir à cette première de Véronica, qui marquera l'histoire de nos letires canadiennes d\u2019uue plerre blanche, Mais, vous comprenez, je n\u2019y étals pas! Comment voudriez-vous que j'y fusse ?puisque.(da capo).20Z0. 964 LETTRE D'EUROPE Du correspoudant spécial de \u201c l\u2019Album Universel,\u201d M.Léon Zor Paris, 28 janvier, 1902.Cl-contre les deux photographies les plus typl- ques reçues à Paris de ce \u201cdurbar\u201d de Delhi, tenu à l\u2019occasion de la proclamation d\u2019&douard VII comme empereur de l'Inde.Lord et Lady Curson ont été photographiés sur leur monture commune, aul n'était autre qu\u2019uu éléphant de taille colos- e, Au bas de la gravure centrale, quelque chose comme vue assemblée publique.C\u2019est une répétition de l\u2019orphéon organisé spécialement à Deihl pour les fêtes du durbar.Il se composait des fau- fares réunies des treate-quatre régiments que le gouvernement anglais tlent en garnison dans l'Inde, .« 6 Le gouvernement français vient, de s'enteudre Avec les gouveruements de Belgique, d\u2019Allema- gue, de Suisse, d'Espagne et d'Italie, pour mettre fin, des deux côtés de la frontière, à cette contre- baude particulière qui s'exerce à l'aide de chiens dressés spécialement pour cet objet.Ci-joxut lu pohtographie de ce coutrebaudier à quaire pattes, Qui est pour sou maître à la fois un fraudeur émérite et un vénicule a'une sûreté et d'une rapidité impeccables.Le contrebaudier vieut-il à se .ou- ver fuce à face avec les dounulers, vite il accroche à sa ceinture la laisse du chien qui l'accompague, et tous deux partent au triple galop.Le fuyard n\u2019a plus qu'À se laisse: emporter par le chien, en faisaut de larges enjambées.Il est bon de dire que le douanier en fait autant, et c\u2019est alors uue course folle à travers !a plaine, dans laquelle how- mes et bêtes rivalisent de zèle et d'ustuce.Parfois, le ccntrebandier atteint aiusi la frontière.Il es.sauvé, car le douanier n\u2019a pas le droit de la franchir.Le chien du contrebandier ne sert pas seulement d'entraîneur : il fait lui-méme la fraude pour 'a- quelle on l'a soigneusement dressé.Pour cela, il est \u2018blatté\u201d, c'est-d dire garu! d\u2019uue carapace de tabac ou de cigares.Tantot les chicus blattés sont rassemblés en meules d'une douzaine, sous !u conduite d'un fraudeur.Tantôt ils sout abandon nés à eux mêmes, et c\u2019est sans guide aucun qu\u2019ils passent la froniière et rejoiguent l'eutrepôt où ils seront déchargés de leurs marchandises.S'il est un contrebaudier à qui puisse aller la pi tié, c\u2019est bien à ce contrebaudier à quatre pattes, ce fraudeur malgré lui qu\u2019est le chien.Quels supplices représente son dressage ! Et peut-on mettre l'héroïsme au service d\u2019uue plus mauvaise cause ?Le système employé par les contrebaudiers pour dresser les malheureuses bêtes consiste à les assommer de coups, une fois qu\u2019ils sont blaités, pour les convaincre ue fuir et de regagner au plus tôt leur logis.Parfois même le fraudeur revêtira pour cette éducation cruelle un vieux costume de douanier, qui désormais deviendra pour le chien l'ennemi qu\u2019il évitera à tout prix.Mais il arrivera, hélas ! un jour où, après de multiples pussages heureux, la pauvre bête se fera prendre par le douatier, qui lancera sur elle ses robustes molosses ou l'atteindra d'une balle.Le dévouement du ehcin-contrebandier à son maître est sans bornes, et l'on raconte encore sur la frontière l'histoire du chien, blessé seulement par la balle du douanier, qui se traîna sur ses trois pattes jusqu'au logis de son maître pour y mourir.Donnons une larme à ce complice inconscient et malheureux de la fraude.ALBUM UNIVERSEL L'\u201cErmack\u201d doit être connu chez vous, mais, peut- être, pour ue pas dire probablemeut, gaguerez-vous à le conuaître davauiage pour tcoir ouverts a la navigation maritime vos ports de mer, qui doivent être comme ceux de Russie, bloqués par les glaces l'hiver.L''Ermack\u2018, à seule fin d'éprouver sa résistau- ce, a attaqué, l\u2019automue dernier, la formidable banquise du Spitzberg septeutrional.Représeutez-vous uue muraille épaisse d'une ciu- quantaine de pleds, et même davantage, et vous vous reudrez compte de la résistance de l'obstacle que l\u2019Ermack\u201d tente de renverser.Les premières glaces dépassées, commence une lutte épique.Tantot le vapeur fouce à toute vitesse ; tautôt, s'appuyant contre un champ de glace, 11 le repousse devaut lui, et l'écrase contre ses voisins.Sous l'assaut, la banquise se tord eu cou- vulsions.N'importe! l'\u201cErmack\u201d avance toujours, lentement, très lentement même : sa vitesse ces entrefaites, daus un choc plus terrible que ! - autres, un glaçon dur comme un roc défonce ui.plaque d'acier de la coque ; Immédiatement, u: \u20ac nr BIT.po \u201cifnGue Sy SE ne dépasse guère trois milles à l'heure, à travers voie d'eau se déclare.En pareille occurrence toi cet amoncellement ; c\u2019est comme s\u2019il s'ouvrait un passage dans l'épaisseur d'une maçonnerie.Sur as =\u201c autre navire eût rapidement sombré; à bord de l'\u201cErmack\u201d, l'accident fut un simple incident.Un compartiment fut rempli d'eau, voilà tout.Après deux jours de travail, le trou était bouché, la cui- lule vidée, et le bâtiment reprenait sa marche.Une autre fois, les glaces devinrent À leur tour assaillantes ; sous la poussée des vents et du courant, elles vinrent battre furleusement l\"\u201c\u201cErmack\u201d.mals leurs attaques demeurèrent valnes, les blocs s'écrasalent contre la coque saus pouvoir l'entit- mer, L'\u201cErmack\u201d parcourut 130 milles.Après une telle victoire, le succès définitif ne semble plus dépendre que d\u2019une question de ravitaillement.Eu cffet, un pareil monstre consume par jour une quantité considérable de charbeu.Et Il y a loin du Spitzberg au Pôle ! LEON ZOR. 965 L\u2019HON.P.A.CHOOQUETTE L'HOMME DU JOUR DANS La rumeur publique veut qu\u2019à brève échéance I'Hon.juge P.A.Choquette, de la Cour Supérieure, abandonue la magistrature pour se remettre dans la politique active.Ou doit bien penser que ca ne doit pas être pour le simple plaisir de ratl- fler de son vote en Chambre lu politique minisié- rielle formulée par les membres du cabinet, mals plutôt pour élaborer cette poli.que avec eux et lul- même la formuler, à l\u2019occasion, comme chef d\u2019un département quelconque.Ce n\u2019est un secret pour persorue que monsieur Choquette, dès les êlec- tions de 1896, était désigné comme un futur collègue de Sir Wilfrid Lau LE MONDE POLITIQUE \u201cDe la gaudisserie ?Il en eaturait l\u2019article le Paris aussi bien que les assurances de capitaux, et ne la ménageait pas plus À l'organe politique, le \u201cMouvement\u201d, qu'il étalt chargé de propager dans les masses, qu'à la chapellerie parisieune, dont il était le représentant le mieux coiffé.Voyageant en outre pour le \u2018\u201cJoumal\u201d et la doctrine de ses prédilections, c\u2019est par la gaudisserie ménagée avec tact qu\u2019il arrivait au coeur des néophytes, Qu'il cueillait des abonnements.C'est par la gau- disserie également qu\u2019il prouvait aux hommes bien s'appeler, n\u2019en déplaise à l'ombre de Conte, 1s philosophie positive.\u201d Tel était le commis voyageur que Balsac a of blen connu et \u2018dépeint, le grand bomme en faveur de qui il a tiré un brillant feu d'artifice, dont il à redit les haute faits et risqué l'apothéose.Blen que le commis voyageur d'aujourd'hui ait beaucoup perdu de son originalité, un observateur expérimenté peut encore le reconnaître à ses allures, au ton avantageux qu'il sait prendre, à ea loquacité intaristable, & son aplomb et À une foule d\u2019autres choses encore.ll est toujours un peu comme autrefois, la terreur des tables d'hôte de province, mais plus encore est-il le zélateur ou mieux le chauffeur du mouvement commercial.Que serait le commerce en dehors des grands contres, s\u2019il n\u2019était servi, activé, Intensifié, par les commis-voyageurs, dans la concurrence qu\u2019ils se font les uns aux autres, pour leurs malsong res pectives ?Leur rôle, à cet égard, est encore plus consldé- rable au Canada qu\u2019il ne l'est en Europe, puisqu'\u2018l rier, L'aide efficace qu\u2019il donna A son chef par sa parole catrafnante, et le service slgnalé qu'il lui combine ic! en une seule et même personne les trois catégories de voyageurs de commerce que lon distingue là-bas : 10 le voyageur en titre ; rendit en fondant à Montréal, en collabors- \u2014 - tion avec l\u2019Hon.M.Bro- (Esjaset ss = deur, le vaillant organe politique que fut \u201cLe Soir\u201d, lui constituèrent des titres additionnels à la reconmaisansce de sou parti.Aussi, nul doute qu'il fût devenu assez promptement ministre si, pour des raisons que nous n'avons pas À apprécier lci, il n'efit consenti à accepter cette position de juge, & laquelle il fait le plus grand honneur.Avant son élévation À la magistrature, monsieur Choquette était un avocat de distinction au barreau de Québec; au \u201cSoir\u201d, à Montréal, il se révéla journaliste de première force.Dans l'une comme dans l'autre position, assez peu faites d'elles-mêmes pour initier un homme aux secrets du commerce, de l'industrie et de la finance, il étonua plus d'une fois les gens par l\u2019extrême facilité avec laquelle il traitait les questions commerciales, industrielles ou financières.C\u2019est que sous le profond !é- giste qu\u2019il est par l\u2019étude, sous le journaliste primesautier qu\u2019il fut par intuition, Monsieur Cho- 20 le voyageur À la commission ou a la carte ; 30 le voyageur en titre et à la commission tout À la fois.Le commis-voyageur en titre est attaché à un patron qui lui trace d\u2019avance son Îtinéraire et lui Interdit toute occupation étrangère.I! lui est alloué des appointements fixes, et il lui est en outre attribué pour ses toumées un maximum de dépenses qui varie suivant l'Importance de ses opérations.Le commis-voyageur à Ja carte ou à la commission ne reçoit nl appointements fixes ni Indemnité de route.Maître absolu d'aller où bon lui semble, il n\u2019est inféodé à aucune malson, et se contente d'une commission sur les affaires qu\u2019il traite Quant au com- mis-voyageur en titre autorisé par son patron À joindre une ou deux cartes étrangères à sa carte officielle, 11 tend à disparaître, 4 cause des Inconvénients qui résultent de ce cumul de fonctions, très souvent nuisibles les unes aux autres.Au Canada comme en quette cachait le commis voyageur endiablé qu'il fut par enthousiasme plutôt que par nécessité, avant d'être avocat et L'HON.PHILIPPE AUGUSTE CHOQUETTE Europe, ce sont les voya- teurs qui, de tous les commis, arrivent le plus vite à se mettre en affal- res, à leur propre comp- journaliste.Ce serait pour mous trop peu de révéler au public cette particularité assez peu connue de l'ancien député de Montma- guy, si nous ne profitions de l\u2019occasion pour lui révéler en même temps l'importance qu'en certains pays on atiache, pour le développement de fl'intelligence des affaires, cette carrière de comiis voyageur qu\u2019on blague volontiers, probablement parce qu'en toute occasion on trouve À qui parler.\u201cBalzac l'a marqué de sa griffe Incomparable, cet homme jovial, almable, souriant, gouailleur, rigoleur et blagueur qu'on appele le commis-voya- geur.Personnage inconnu d'Athènes et de Rome, dit-on, mais qui n\u2019en est pas moins une des plus curicuses figures créées par les moeurs de l'époque actuelle.L'auteur de la \u201cComédie Humaine\u201d, À qui ce type devalt plaire, l\u2019a tourné et retourné, palpé et ausculté avec sa minutie ordinaire, dans le Gaudissart que vous connaissez bien.mûrs que la presse, vue sous le rapport politique, est une institution ; que le temps était venu, en s'abonnant à tel ou tel jourual particuller, orgaue de la doctrine, d'obtenir par uue coordination ra- tionelle de l\u2019ordre soclal, le trlomphe de la grande pensée libérale.\u201cLa philosophie gaudiesarde se déployait à tout propos dans une rubannerie de phrases qui, du moins, venaient toutes se nouer à un même but, car \u2014 Gaudissart avait un but, ce que n\u2019ont pas toujours les pnilosophes qui ne sont pas de la par- tle.Ce but était clair, net, précis en son esprit ; l'article Paris, l'article journal, l\u2019article chapeaux, l'article politique, le criticisme, les bonnets de coton, les assurances et les châles Ternaux ! On le voit, la philosophie gaudissarde eut pn tout auss] te, et ce sont eux aussi qui fournissent plus tard au commerce les hommes les mieux posés.Notre intention, en ces quelques notes, n'était que de révéler le secret du talent oratoire de mon- sleur Choquette ; nous aurons peut-être, du même coup, donné par anticipation le secret de la haute fortune politique qui lui semble réservée pour l\u2019avenir.+ ° ® M.Philippe-Auguste Choquette, nous dit le Dictionnaire des Contemporains, naquit à Béloeil, le 6 janvier 1854, fit ses classes au collège de St Hyacinthe, son droit à l\u2019Université Laval, et fut admis au barreau en 1880.Simple étudiant, fl s\u2019occupait déjà de politique et fut remarqué par l\u2019Hon.monsieur Mercler, qui se l'attacha comme secrétaire privé.En 1883, il fonda \u201cLa Sentinelle\u201d, de Mont- magny, et \u201ceL Soir\u201d, de Montréal en 1896.L'ANNALISTB. 966 ALRUM UNIVERSEL Les Halles Centrales de Paris Chronique scientifique de quelque sutualité Au moment où l'on parie à Montréal de faire disparaître le marché St Laurent pour, vral- semblablement, le rebâtir quelque part, Il n'est pas eans quelqu\u2019intérét de savoir comment sont organisés les marchés de Paris.L\u2019 approvisionnement des habitants de Paris se fait de trois façons dif- féreutes : d'abord, au moyen des marchés alimentaires, établis dans tous tes quartiers de la capitale comme autant de réservoirs ; en second lieu, par les boutiquiers, et, flualement, grice aux marchands des rues.Je ne parle pas des détalllantes Les pavillons de la Halle saus faculté de stationnement ; les marchands ne doivent jamais s'arrêter devant ou même à proximité de la boutique d'un commerçant vendeur de produits allmentaires ; Îls doivent suivre dans leur tournée un itinéraire fixé d'avance, ne pas sortir d'une zôue déterminée et me point s'approcher de marchés dans un rayon de cent verges.Toutefois, pour faciliter l\u2019'approvisionnement de quelques quartiers, on les a depuls longtemps autorisés à ranger, durant la matinée, leurs petites voitures le loug de certaines grandes voies.Au début, ces véritables marchés en plein vent soulevèrent de la part des boutiquiers une tempé- te de réclamations.De viulentes pétitions furent remises À la préfecture, déclarant que c'était vouloir propager la ruine des patentés au profit de vagabonds.cinq à six mille.Quant À celui des gens en instau- ce pour obtenir à lu préfecture une \u201cmédaille des quatre saisons\u201d, Il est plus que double, La plupart ne sont point propriétaires de In vot- ture qu\u2019ils traînent par les rues.La location et le remisage, en effet, coûtent seulement douze francs par mois, prix peu excessif, quand on songe que les remises sont au centre de la ville et que les gardiens propriétaires répondent des marchandises qui leur sont confiées.° ° ° Les Halles reposent.Ses vertèbres imimnenses ne frémissent plus aes tuille cris, des mille pas.Sur le carreau veuf de sa végétation, les omnibus et les fiacres roulent pesamment.C\u2019est la mouoto- nie de l'après-midi.Derrière leurs éventaires, les dames détalllantes sommolent ou causeut À voix perdue.Le long des murs, tapis au soleil, lex bandes de pseudo-porteurs réchauffent leurs corps vêtus somumairement\u2026 En vérité, le passant peut se dire avec un étonnement mêlé de stupeur : \u2014Mais j'avais lu que les Halles étaient une four- millère, uu chaos titanesque\u2026 \u2014C'\u2019est exact, mou très bon, mails entre ,minu': ot 7 heures du matin, moment où tu dormals béa- ou \u201cdames de la Halle\u201d (saluez !) qui occupent des fragments importants des pavillons des Halles centrales.Les unes tiennent le légume, les autres le poisson.Elles ont toujours les formes opulentes et la langue bien pendue.; mais le progrès \u2014 comme partout \u2014 a mis chez elles son empreinte, et l'on n\u2019entend plus souvent de ces.discussions extravagantes dont Vadé et, plus tard, Henri Mon- nier se sont faits les échos fantais!stes, Les marchés parisiens, sans nul doute très utiles, sont au nombre d\u2019une cinquantaine, sur les- - quels trente seulement appartiennent à la ville.Les marchands des quatre saisons, eux, sont lu- dispensables, car Ils servent à contrebalancer ics exigences des boutiquiers et À tempérer le prix des denrées.Certes, 11 est naturel que les marchands payant patente\u2019 pulssent excreer fructucuscment leur commerce, mals 11 faut aussl que l'imtérét du consommateur soit sauvegardé, quand il n'a pas la facilité d'aller au marché.Le \u201cmarché ambulant\u201d, du reste, fut créé dans ce but.En principe, il doit n'être qu'ambulant, Vue d'ensemble des Halles Centrales de Paris D'autre part, les commerçants des rues en quvs- tion, voyant le flot des ménagères et des ouvriers passer là de préférence, en eurent un surcroit de clients et supplièrent ie préfet de confirmer l'autorisation.Pour contenter les uns et les autres, celui-ci restreignit done les heures du stationnement à midi, sous peine de procès-verbal.Aujourd'hui, la chose est entrée dans les moeurs parisiennes, et certaines voiles, comme la rue Saint- Denis, sont devenues de ce chef des centres Inipor- tnats d\u2019approvisionnement.Olié ! les pêches ! Ohé ! les poinmes ! Les asperges À dix sous la botte L\u2026.Javotte, la bonne femme, s\u2019en va de place en place, traînant son petit pécule.Ia vie est dure.Qu'il pleuve, qu'il nelge, qu'il vente, elle est toujours par là, heureuse quand un client généreux lui emporte pour huit ou douze sous de marchandises.Le nombre de ces petits vendeurs est d'environ tement sous tes draps moclleux.Lève-toi done un matin de mal finiesant, à l'époque od toutes he verdures et toutes les sèves explosent dans orgie de nourriture, et laisse-toi suivre le courar\u201d.entre les pyramides de choux et les melons od: ramts.° ° ° Done, sur le coup de mmiuult, comme dans conte de frées, les Halles commencent à s'animer.Aux alentours tout s\u2019éclaire.Les réverbères brûleurs s'allument.Les boutiques des commis- klonnaires eu frults e\u2019ouvrent et vus se remplissent.Constatons que ces bâtiments sont consiruits tout en fer et que, de ce chef, ils sont tout cc NN qu'il y à de plus hygiénique.Ils comprennent une superficie de 84,000 verges carrées.Un voln de la tripert Le | Les premières voliures de maraîchers urriveul vers 11 Leures du soir , les cultivateurs ve Lâteut, vu été surtout, pour être assurés d'uue bouue place, lle se reudeut tout d'abord à de petltus guési- res lustallées chaque soir sur la chaussée pour les agents de perception de la ville ; lls se wunissent d'un bulletlu de stationnement, coustataut qu'ils wal versé autuut de fols 6 sous qu'lls out estimé avoir besoin de verges carrées pour y placer leurs inarebandises.Passé minuit, toutes les voles qui rayouneut aux alentours sout lmmobiliséus et forment ce que l'on appelle le \u201ccarreau\u201d, divisé lui-miôue en petits puarchés, affectés cuuacuu à une sorte de fruits ou de légumes.Ceux-ci sont apportés par trois catégories bieu distiaetes d\u2019approvisionneurs.La plus nombreu- -e et la plus importante est celle des cultivateurs Labitant les environs de Paris.C'est d'eux que viennent les asperges d'Argeuteull, les pois de Cla- part, les fraises de lu vallée de Juyeuse ou de \u201cuntlhéry, ju peche dite de Montreuil, l'artichaut ce la plelue Saint-Denis, le chou-fleur de Chain- bourey, près Poissy, le raisin de Thomery, etc.\u2018Tous ces produits soul umwés directement par .urs propriétaires sur le carreau des Halles, où Ils ut reveudus sans lutermédiuires.A côté d'eux, se placeut les \u201crevendeurs\u201d, qui \u2026 veut d'intermédiaires entre les contrées plus wignées et le consommateur.Ces revendeurs, eu que prélevaut un bénéfice sur la vente des ; oduits, n\u2019en sont pas moins très utiles, car Ils calretiennent l'abondance des arrivages.S'ils n'existaient pis, si les maraîcheurs ue trouvalent pas auprès d'eux la facilité de se défaire de leur © culte saus être obligés d'accomplir uu long trajet pour la porter aux Halles, beaucuouu, très probable- your la porter aux Halles, beaucoup, très probable- Le revendeur est un véritable régulateur de l\u2019a- mentation parisicaue.Est-il marchand de fruits, i! achète sur arbre, fait cueillir lui-même, embale avec soin dans des paniers à lui et expédie sur Paris.CombicaA de geus ue pourruieut ou ne vou- irnient s'en donner le souci et laisseraleut le fruit se perdre plutôt que de se procurer le matériel né- cossaire pour l'expédier à leurs risques et périls ! S'uccupe-t-il d\u2019asperges, il s'établit dans un village, reçoit la récolte journalière de tous les culti- viteurs.L'un lui apporte une livre, un autre une livre ou trois de marchandise.Il les fait botteler «1 leg amène au carreau.\u2018uaut au marchand de choux, de salades ou au- ties légumes, 1) attend la maturité de la récoite et l'envoie par voitures complètes.Pour les pommes de terre, il opère sur une plus vaste échelle encore, et c'est par ceutaines de wagons qu'il fait ses arhats eu proviuce et à l'étranger.11 ne faut pas confondre eu couséqueuce les re- ve«adeurs avec les \u2018\u201cregrattiers\u201d, qui sont la plaie du marché, inutiles autaut que coûteux.On les appelle couramment \u2018jardiniers eu chambres\u201d, car, tout en vendaut chaque matiu des monceaux de l'gumesz, ils n'amènent jamais pur eux-mêmes la plus petite salade.Leur Intervention v'a d'autre vifet que de hausser les prix, bénéfice plutôt rétrograde, la jardinier-maraicheur des banlieues est le troisième approvisionneur du carreau des Halles.C'est la bête noire du producteur du Midi, auquel il fait uue concurrence sérieuse en cultivant \u201cpar force\u201d les primeurs, à l\u2019aide de fumier chaud, d'eau copleuse et de châssis ou cloches de verre.las gros légumes arrivent générulement les pre- luiers et sont rapidement déposés dans la rue Bal- turd, qui sépare les deux corps de pavillons des Halles, Les cultivateurs qui las apportent dans de grands tombereaux sont cn même temps, pour Li plupart, des \u2018\u201cboueux\u201d, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils ont un ind passé avec les adjudicataires chargés de l'évlèvement des ordures de Paris.Celles-ci sont transformées en engrais.Tandis que les boueux, une fois leur Jdécharge- ment opéré, gagueut les divers points de Paris qu'ils out à parcourir, d'autres charrettes arrivent sur le carreau, Elles déversent les sacs de pois et de haricots dans la rue des Halles, les pommes de terre dans la rue Plierre-Lescot, les fruits et les légumes de saison dans in rue de Rambuteau, le cresson, les melons, les artichauts, en face de l\u2019église Saint-Eustache.Des lieux de stationnernent sout 1ixés aux voitures vides, à des points différents, suivant qu'elles vat servi à apporter des marchandises ou bien qu'elles vont cn emporter.On en compte toutes les nuits de trois à cinq mille, selon les saisons.Annuellement, leur nombre est estimé à un million trois cent mille ou va million cing cent mille, min dans un pele-méle de tons charmants.ALBUM UNIVERSEL Cilire uals lequel voitures attelées et voitures à Lids Ligureul chacule à ped pres pour woilié.Ces veulcuies puyeul ul droit Lixe de 10 sous POUL ub dtleluge el ue o Buus pour uue charrette a Lrds.Ces aroils, peigus pal un régiseeur, rappor- leut à la Ville uite ave d'euvilron $160,000 par au.Vuilulen el cLarrettes scait placées sous Ja survellauce dus guidieuws : veudeulrs ou uclieteurs peuveut eu Loule Cuutiauce Vvaquer à leurs af- tulres, Lu veutle se fult 4 amiable sur le carreau.Lue seule vente a lu criée à lieu pour les chau- PiBUOUS CL pour is paulers de Cressou, sortes de @ludides lLiolles cl user, duue lesquelles où place les Lulles de fuçou à méuager uu vide au milieu pour empêcler le Cressou de s'échauffer.Un coup ue clocLe aunonce cetle Veuce, le matin, à 5 Leu- les.Avant Qu'elle suit comimeucée, les intéressés out déjà recomu lu qualité de la marchandise eu fulsaut glisser daus la cavité lulssée par les boties ule peute lauterue reteuue pur uue ficelle, Cette veute à lu criée marque le graud moment de l'aui- mation pour le curreuu des Halles.La cobue parfois est iudescriptible : elle décuicerte le flaneur, veuu curieusement pour contempler ce spectacle ; il se Lrouve élouué de trouver uu tel mouvemeut d'ivmines et d'affaires sur uu espace relativement aussi restreint.L\u2019étendue au carreau n'est point fixe ; elle varie suivant les suisous.Au iuvis ue july, par exemple, vlle devient éuorme, quand arrive le momeut des truises.Les paulers de fraises ue peuvent se superposer: il faut les plucer à terre, les uus à côté des autres, À cerlaius jours, où eu compterait alusi plusieurs milliers.Lat rue Muntorgueil presque eu wutier et la rue Turbigv jusqu'au boulevard Sébustopol, ne semblent plus être que deux lougs rubaus rou- BUS.Eu toute saison, on trouve auprés des pavillous situés entre lu rue Coquillère et lu rue Rambuteau, eu face de l'église, les marchandes en gros et eu détail d'ail, d'échalottes, de laurier, de mouros, de citrous et de cuumpiguons.Sur la chaussée, se tient, eu été, duns les voitures mêmes, lu vente des herbages et des urtichauts, et en Liver, celle des citolies, navets et chicorées.Un peu plus loin, sur le trottoir et les deux tiers de la chaussée, s'opére lu veute des asperges, des fruits & pépius vu noyaux ; le long du pavillou de la marée, ou trouve les figues d'Argenteuil et les uoix vertes, puis, aux Inois de jauvier et février, les cuoux-fleurs hâtifs de la Bretague ou d'Angers.Enfin, le loug au dernier pavillon eu bordure sur lu rue de Rambuteau, ua rencoutre toute l'année les choux de Bruxelles, barbes de capucin, fruits divers.La rue Pierre-Lescot est cousacrée tout entière À la vente eu grus des pommes de terre, de wême que la rue Berger est réservée à celle des poireaux, navets et carottes, sauf uue éteudue de ceut cinquante verges, occupée par les marchands \u2026 liufîtres.La rue Baltard, qui sépare les deux corps de pa- villous des Halles, forme un grand cautre d'appro- vigionuement.On y vend surtout les gros légu- ues provenant a Aubervilliers, du Bourget.Près de la rue des Halles, ou perçoit, à certains jours de la semaine, de vagues senteurs ue pharmacie et de droguerie révélant l\u2019existeuce du marché des plautes médicinales, Installé, le mercredi et le samedi, daus les rues de la Lingerie et de la Poterie.Ce commerce, qui sert à approvisiouner les herboristes, les distillateurs, est l'objet d\u2019une étroite surveillauce, dout le but est d'empêcher la vente de certaines herbacées d'un usage criminel dams les officines douteuses.C'est aux Halles également que les fleuristes de Paris viennent chercher leur approvisionnement.Ou n\u2019y vend que des fleurs coupées ; les plantes eu pots ne peuvent être apportées qu'au marché de la Cité.Les fleurs sont abritées sous lu voie couverte des pavillous et forment un coin unique en sou genre, où abondent, penuant tout l\u2019hiver, non seulement les camélMas vendus en boftes par douzaines, mais les bottes de roses les plus belles ¢t leg lilas les plus odorants.Au printemps, il y a là une vraie débauche de parfums et de couleurs.Les marguerites, les jacinthes, les oeillets débordent leurs fines membrures entre les paniers de marée aux releuts robustes et les fruits aux robes foncées.La pensée cou- dote le souci, la violette 6e cache derrière le jas- sil n\u2019y avait les gros doigts des veudeuses à les trier pour les attacher en bouquets, on pourrait croire qu'elles sont IN à dessein pour relever d\u2019une note 967 élégante lu promiscuité moustrueuve de ce lieu galguntuesque.En argent, les inspecteurs des Halles évalueant le produit des veutes de fruits et de légumes à cent cinquante millions de francs par au, soit $30,- 000,000.A côté de ça, comme on dit chez nous, les noces de Gamache et les festins du joyeux Pantagruel n'étajeut que de la toute petite bière.Malgré uue apparente coufuslon, les opérations des ventes se déroulent aux Halles daus l'ordre le plus parfait, sous le double contrôle de la préfecture de la Selue et de la préfecture de police.La première perçoit les droits, autorise le placement de chacun des vendeurs ; la seconue veille au bon ordre, assure la fidélité du débit et inspecte Jes marchandises en veute au point de vue de la salubrité.Elles n'ont plus à intervenir eu aucune façon daus les transactions.VULGARISATOR.=\u2014p-m\u2014- LA LEÇON DE LECTURE \u201cMousieur Jean, vous lirez l'alphabet aujourd'hui.\u201d J'eutends encor ce mot qui faisait mon ennui.J'avais six ans.J\u2019aimals les beaux ivres d'images; Muis, suivre ces longs traits qul noircissent des pa- (ges, Ce n'était point ma joie, et je ne voulais pas.Pourtant, quaud je voyais un peu d\u2019écrit, au bas Des villes, des bateaux, des cle:s aux blatiches nues, J'étais impatient des lettres mal connues, Qui m\u2019auralent dit le nom des choses et des lieux ! Savoir est amusant, apprendre est eunuyeux : J'aurais vou:u savoir et ne jamais apprendre ! Et lorsqu\u2019ou me parlait d'alphabet, sans atteudre Qu'on ait trouvé le Livre effrayant, j'étais loin ! Où ?Qui le sait ! L'enclos à plus d\u2019un petit coin Où parmi le fenouil, le romarin, la mauve, Un eufaut peut guetter l'iusecte qui se sauve, Et se sentir peruu comme en une forêt ; J'étais là, prêt à fuir dès que l'on m'y verrait ! Quand surgiseait enfin l\u2019aïeul avec son livre, Je glissais par des trous où nu! n'eÂût pu me suivre.Et.cherche, bon grand-père, où l'enfant est niché! Un jour, on we trouva dans uu figuler perché ; Un autre juur, prenant au bon moment la porte, J'eutrai dans les grands blés du champ voisin, en [sorte Que j'entendis ces mots derridre notre mur ; \u201cIl n'a pus pu sortir ! \u2014 En êtes-vous bien sûr ?\u2014Certes ! le portail soune, et la murailie coupe !\u201d En graud-père ajoutait : \u201cJe l'attends à la soupe.\u201d Comme l\u2019olscau peureux fuit, mais retourue au [grain, li fallait revenir, le soir, d\u2019un ton chagrin, Dire & mon graud-papa : \u201cDemain, je scrai sage!\u201d Un jour: \u201cMonsieur l'oiseau, je vais vous mettre [en cage\u201d, Dit le bon vieux, sévère, \u201cet vous n\u2019en sortirez Qu\u2019après avoir bien :u : \u2014 Mals, mon grand-père.[\u2014Entrez !\" J'étais pris par le bras comme un oiseau par l'aile; Nos poules, dans l'enclos, piquaient l\u2019herbe nou- i [veile, Leur cabane était vide ; on m\u2019y fit entrer \u2014 seul, Et le livre s'ouvrit dans les mains de l\u2019afeul ! Et que de fois les gens qui venaient en visite Me virent à travers ia barrière maudite ! Et tous riaient, disant : \u201cAn! le petit vaurien !\u201d Ou : \u201cLe jolt pinson ! et comme il chante bien !.\u201d C'est qu'appuyant mon front aux losanges des (grilles, Il fallait tout nommer, lettres, accents, cédilles, Sans faute ! et la prison me fut boune en effet, Car, pour vite en sortir, que n'aurais-je pas fait ! JEAN AICARD.\u2014 >.- Le Ciel est dans es yeux et coeur.l'Enfer dins son * * * Te moude est un théâtre où les hommes et les femmes sont les acteurs.= * s Notre nature est dans le mouvement ; le repos entier est la mort.* « * Un homme qui n\u2019a jamais souffert est un sot dout la Providence n'a su que faire, 968 11 en est de lui comme de Chateaubriand, comme de Lamartine, quoique sou éloquence fût d\u2019un autre frisson d'humanité que celle du premier, et sa mélancoile d'une autre saveur amère que celle du second.Il semble que les grands écrivains de notre époque soient comme ces vins, exquis, capiteux et sucrée, qui ue suppor- « tent ni les anuées, ui «es déplacements.Pour By- rou, ce vieillissement d\u2019une oeuvre où fermentaient tant de fumées de la jeunesse, est un phé- uomène d'autant plus curieux qu'aucune n\u2019a vieil- Il des idées de philosophie de ce lord révolté qui, du premier coup, et par une sorte d'atavisme de colère, s'était rué à l'extrémité du pessimisme et de la démocratie.C'est l'occasion d'examiner quelle transformation s'est accomplie dans les nuauces de ces deux idées, \u2014 assez profoude pour que le pessimisme et la révolte de Byron semblent archaïques et, disons le mot, qui eût été si cruel à ce dandy jaloux des gilets de Brummel, démodés aux pessimistes révolutionnaires de notre âge.Lord Byron Parmi les manières diverses dont la singulière maladie du pessimisme introduit, dans l'âme, son virus qui teinte toutes les pensées de sa noire couleur, on peut en distinguer deux très opposées.Il y a le pessimisme par sensualité et il y a le pessimisme par raisonnement.Qu'un homme d\u2019un coeur inquiet, d'une imagination sombre, d\u2019un orgueil morbide, ayant précocement abusé des sens, en arrive, à la suite de blessures d\u2019amour-propre, À doubler la mélancolie physique de ses nerfs lassés d'une haine dégoûtée coutre le monde social qui le brutalise, cet homme aboutira bien au pessimisme, et c\u2019est le cas de Byron ; mais il sera de lui comme du Timon d'Athènes, de Shakespeare : sa misanthropie enveloppera un intense amour de la société de ses semblables ; ses dégoûis et son cynisme proviendront de l'excès d'euthousiasme avec lequel il se sera précipité vers toutes les jouissances ; son affaissement sera le lendemain d'une exaltation, Il faut lire, dans ia biographie du podte, dans ses lettres, dans les fragments de ses admirables \u201cMemoranda\u201d, les détails exacts sur la furie de sensations de son adolescence et de sa jeunesse, pour comprendre que les ironies de son \u201cDon Juan\u201d, les partis-pris acharnés de dénigrement de I'existence qul font de ce poème le plus étonnant bréviaire de sarcasme, les révoites de son \u201cManfred\u201d et de son \u201cLara\u201d, les apologles criminelles de son \u201cCorsaire\u201d et de son \u2018\u2018Giaour\u201d forment l\u2019envers d\u2019une vie follement et passionnément bariolée de toutes les chaudes couleurs du plaisir.Que nous voilà loin du raisonnement systématique par lequel un jeune Allemand, disciple de Hartmann et qui n\u2019est jamais sorti des bibliothèques, ou une jeune Russe vierge qui coupe ses cheveux et cache ses yeux derrière des lunettes, arrivent À considérer le monde comme un mauvais rêve et à condamner la vie sans vouloir eu connaître les joies ! Parelllemeont, l'idée révolutionnaire demeure toujours, dans Byron, le caprice d'un grand seigneur que sa caste a blessé À la place malade de sa fierté et qui passe au \u201cmob\u201d en le méprisant.Le personnage d'Alp, dans le \u201cSidge de Corinthe\u201d, n'in- carne-t-il pas bien, Avec l'énergie du patricien qui se venge, Cette suprême aristocratie du dédain pour les instruments de la vengeance ?I! y a de l'attitude dans Byron, de la coquetterie même dans le dévouement, de la fatuité même dans l'hérofs- me.C'est toujours l'élégant Anglais qui, avant de s'embarquer pour la Grèce, essayait devant une glace un casque d\u2019or sur ses cheveux bouclés.Il était de la race de ceux qui se veulent singuliers BYRON, LE POÈTE PESSIMISTE PAGE LITTÉRAIRE DÉDIÉE AUX INTELLECTUELS ALBUM UNIVERSEL à Lout prix, Lou pas seulement par désir d'étuuuer, Wwaäis par un besoin d'avoir des seusatious Qu'ils ue partagent pes.De pareils pervuuuuges peuveut douner leur sang a la Revolution, à la uemocratie, À la liberté, ils Le peuveut pas aouver leur coeur; il y 4, Wl eux, ul Je he sais Quoi ue solitaire qui démeut même leur martyre, et c'est pour cela que Byron se dessine de plus eu plus daus l'histoire cowie le \u201cnoble :ord\u201d, eu qui l'orgueil de la nals- sauce L'a jawals faull ube winule, et pour qui la révolte cuuire la société ne fUt qu'uu exces de ce sentituelt, le plus social qui soit.Aujourd'hui que le départ se fait eutre les idées ue Byron et sa nature, le poëte se trouve duuc isu- 16 dul sou atiitude et sou orgueil.L arusie aussi se trouve avoir elployé les procéaés d'un art qui west plus le notre.Un peu de mise el scéue (Léâ- trale Gépare Ces Colles orleniaux, qui w'out d'oriental gue .e décor.Les prosouistes de l'Augleterre actuelle lul adressent des critiques de langue et de rytlkme qui les ameveut à preterer le compliqué mais oi iuvenuuf Shelley.C'est là l\u2019inévitable dé- cuet de toute oeuvre, si grande soit-elle, qui n'a pas été trava'llée mot par mot, pour devenir uu cus de la laugue.v'est une étrauge et ironique contradiction de la destinée littéraire qu'un rbé- teur ou un gramumairieu, comme La Bruyère, De perde pas un atome de sa vaeur à travers les siècles, tandis que des créateurs du génie d\u2019un Clha- teaubriand ou d\u2019un Byron voient se fauer plus d'une feuille de leur laurier après cinquante ans.Mais ce qui, de Byron, ne vieillira pas, c\u2019est sa personne, et, avec sea personne, tous ceux de ses vers dans lesquels il a rendu sensible le goût de la vie, à la fois délicat et violent, amer et tendre, sentimental et dégoûté qu'il avait en lui.Ses hé- rus passeront daus ce qu'ils out d'artificie: et de romantique ; mais lui, Byron, n'était nl artificiel ni romantique.Il avait une magnifique et humal- ne fagon d'étre heureux et malbeureux qu'il a dite quelquefois, par exemple, dans les vers de la \u201cFiancée d\u2019Abyuos\u201d : \u201cMore can I do?Or thou require ?\" ; dans ceux du \u201cRéve\u201d ; dans ceux, surtout, des \u2018Poésies domestiques\u201d : \u201cAdieu !.et si c'est pour toujours, \u2014 eh bien! pour toujours adieu !.\u201d ; dans ceux encore, uniques au monde, du eeocnd chant de \u201cDon Juan\u201d, Il ne s'agit plus là ni de l'orgueil du patricien, oi des blasphèmes du pessimiste, ni des audaces du révolutionnaire, ni des virtuosités de l'artiste : c\u2019est une âme toute nue qui regarde en face toute la nature et, supprimant par une involontaire délivrance toute sensation de jugement autour d\u2019elle, sans plus souci de l'effet à produire ou du rôle à jouer, racoute simplement et doucement l'histoire de son bonheur et de son malueur.Rien de plus généreux que cette âme, de plus au-dessus de toute préoccupation mesquine, de toute haine di- minuante.C'est elle, encore, qui se révèle avec un accent inimitable dans les phrases coupées des \u201cMemoranda\u201d échappés à l'autodafé de Thomas Moore.LI est impossible de ne pas l\u2019aimer, comme il est impossible de ne pas aimer le Pascal de quelques-unes des \u201cPensées\u201d, le Virgile de la dixième \u2018Eglogue\u2019\u2019, le Musset de la \u201cNuit de Décembre\u201d, le Henri Heine du \u201cLivre de Lazare\u201d.La candeur de la sensibilité, qui se montre tout entière comme la peine ou le chagrin d\u2019un petit enfant, est ici trop forte, trop vraie, trop touchante.Il n\u2019y a pas beaucoup d'écrivains qui parviennent ainsi, dans leur art, à une expression absolue de leur émotion ; mais ceux-là restent à jamals marqués d'un signe unique, Je signe, peut-être, qu'un ancien prétendait demeurer comme une tache ineffaçable sur le coeur de ceux qui ont aimé une fois; et ce signe, aucune critique ne l'effacera d'une vingtaine des pages de lord Byron.Il n\u2019en faut pas davantage pour être un des grands poètes de l'humanité.PAUL BOURGET, de l\u2019Académie française.VOUS SOUVIENT-IL ?Vous souvient-il, Ninon, d'un soir, Doux, parfumé cormmme l'espoir, Où vous me dites : \u201cIi vaudrait mieux.demain.plus tard '.Ami, présent d\u2019un grand hasard, Que tu me quittes !\u201d \u2018Pourquoi, Ninon, pourquoi ces wots ?N'entendez-vous pas mes sanglots Vous demandai-je.Vous me répoudites : \u201cL'amour, Comme la fleur, ne vit qu\u2019un jour, Et puis.que sais-je !\u2026 Le temps rendra mes pas plus lents, Mon teint fané, mes cheveux blancs : Je seral vieille ! Qu\u2019attendre, aml, d'un pauvre coeur, Jardin désert où nulle fleur Ne se réveille #\u201d Vous souvient-il, Ninon, qu\u2019alors Je pus vous convaincre des torts De vos alarmes ?Et vos propos, plus d\u2019une fois, Dissipèrent tous mes effrois, Toutes mes larmes ! Eh bien, Ninon, c\u2019est vrai, le temps Vous a vielllie, et je me sens Très vieux moi-même ! Mais rien n\u2019empêchera jamais, Quoi qu'it advienne désormais Que je vous aime ! LOUIS DE GOYENECHE.\u2014-\u2014 pe rm ÉCHOS On dit communément des gens qui perdeut tu jours quelque chose: mouchoirs, porte-monna:.parapluie, etc, qu\u2019ils perdraient leur tête si elle u tenait pas A leurs épavies, mais, eu fait de pert ou d'oubll, u vient de s'en faire un peu commu: ces jours-ci, à Vienne.Il a été trouvé, -ans une des rues les plus ti quentées et les plus élégantes de cette ville, u superbe automobile, dont la police n\u2019a pu jusqu présent démiicher le propriétaire.Voici huit jou - qu\u2019elle est abandonuée à sou wmalleureux sort, : \u201cpôvre\u201d, et persoune L\u2019est venu la réclamer.Son propriétaire a du, pour être l\u2019auteur d'un + reil fait, devenir uu adepte de \u201cl\u2019automaboul.me\u201d ! ~ .eo + Les propriétaires ne connaissent plus de limi: à leurs exigences, témoin ce singulier engagelnc\u2019 que fait signer à ses locataires un propriétaire | risien : \u201cM.X.s\u2019engage à u'amener aucun chien av lui et à a\u2019en jamais avoir chez lui.En conséque ce, par la présente, il autorise toute personne \u20ac en trouverait un lui appartenant, errant daus ! cours, jardins, escaliers ou autres lieux cumunus À tous les locataires, à le faire disparaitre itnui- diatement de quelque manière que ce soit, et : s\u2019engage à ne rien réclamer à l'auteur de la disp: rition du chien.\u201d L'appétit vient en mangeant ; uul doute a d ici peu, ce charmant propriétaire comprendra ts enfants dans la même mesure ! Le Gilt Edge Express allait arriver à New! ven quand l'employé aux bagages eutendit = dain les cris de: \u201cOuvrezmol! De l'eau, l'eau !\u201d qui semblaient sortir d'un cercueil, au « sus duquel se trouvait uu paquet jaune.| Epouvanté, l'employé appela le chef de train - : deux de ses camarades, puis un peu eubuardi, +\" manda : \u201cEtes-vous là ?* Un cri, ou plutot us sifflement, fut la réponse.Terreur générale, i conducteur, ayant uonné des coups de pled daus le paquet jaune, des cris humains s\u2019en exhalèren:.les employés s'enfuirent.Le conducteur, !vsié seul, ouvrit le paquet et y trouva une cage contr- nant un superbe perroquet À l'adresse de Mine ©.H.Ame, 87% Marlborough Street, Boston ; valeur, 75 llvres st, et, sans rancune pour cette plaisat ! rie involontaire, mals macabre, du perroquet voyageur, lui donna ce qu'il demandait.1te- | CEE EE EN ME Rare Se MESSE EEE VENTES = ENS Se VOLE RES EAP \u201c; ir 12 + 2 Aas SINE 2.TU AEs en ln FEN oz ALBUM UNIVERSEL 969 UN SERMON LAIQUE PAR SEMAINE LA GYMNASTIQUE Mes très chers frères, Mens sana in corpore sano.Est-il nécessaire, en face du dessin que voici, de traduire le texte latin de mon pré- che de ce Jour ?Ce chef-d'oeuvre de la sculpture antique, Je Discobole, autrement dit le Lanceur de Disque, n\u2019est-ll pas en même temps que le symbole de l'entraînement physique des gymnases, l'illustration de ce desidera tum philosophique : un esprit sain dans un corps sain ?L'homme est un être double formé de l'union intime, merveilleuse, d\u2019une nature spirituelle et d\u2019une nature corporelle.Il est destiné À ge maintenir à l'état d'activité dans deux sens, é'i! veut faire un complet usage de ses forces spirituelles et de ses forces corporelles.La pnresse de l'esprit et l'inaction du corps aspirent vainement À l\u2019entière joulssance du bien-être spirituel et corporel.Une vie heureuse est uniquement la récompense de l'activité.L'absence de cette dernière détermine la diminution de force dans les organes, le dérangement dans les fonctions, les maladies, et enfin, une mort prématurée.De même que toutes nos forces, utilisées dans une certaine mesure, s'élèvent et se maintiennent à un certain degré d'intensité, de même, par je manque d\u2019exercice, elles dépérissent et disparais- sut avant l'heure fixée par les lols de la nature.Ces vérités sont reconnues par tout le monde, et néanmoins, nous nous mettons, dans un nombre excessivement grand de cas, «1 contradiction avec elles.Beaucoup de gens, ne remplissant qu'un seul côté de leur tâche, conceutrent toute leur force eur le développement de l\u2019activité de leur esprit et oublient les exigences de la portion de leur tâche qui regarde le corps: cette faute se relie indubitablement aux progrès de la civilisation et au raffinement des rapports soclaux, saus cependant en être une conséquence indispensable.D'autres veulent jouir sans chercher à mériter en aucune manière cette jouissance par le bon emploi des forces qui leur ont été données.Notre nature ne se laisse jamais dominer, et, quard on se met en coutradi>tion avec elle, elle nous punit, quelquefois mème très durement.C\u2019est surtout la nature matérielle qui se montre sévère dans ses jugements contre les infractions À ses lois.Développer le corps et, lorsque :e dernier est dévelonpé, mettre en oeuvre les forces qui y existent, est une loi qui peut seule maintenir dans un état salutaire d'activité ln trausformation et le renouvellement de la matière organique, conditions fondamentales de l'acte vital et dout les infractions ont attiré et attirent continuellement, dans l\u2019ordre moral comme dans l'ordre physique, mille infirmités sur le monde.Or, mes très chers frères, si la gymnastique est bonne, nécessaire même A tout Age, c'est surtout À celui où se fixent les goûts, les habitudes qu'il est si difficile de modifier \u201d plus tard, parce qu'ils sont devenus une seconde nature.Et l\u2019on doit comprendre, sans que j'aie besoin d'insister sur ce point, que, dans 1\u20ac jeune âge, la gymnastique doit prendre 'a forme de jeux agréables et passionnants plutôt que d'exercices mécaniques et raisonnés, comme jeuvent en faire plus tard les grandes personnes.En .ngleterre, par exemple, les exercices du corps sont en houneur, au même titre que la propreté et l'hygiène ; l'enfant à l'écoie, l\u2019homme adulte dans ses moments de loisir, s'adonnent aux jeux en plein air ; îls y consacreat beaucoup de temps, d'énergie.Il leur faut aussi beaucoup d\u2019erpace.Sur toute la surface du pays, vous trouvez de vastes champs réservés aux jeux de \u201ccricket\u201d, de \u201cfootball ,\u2018de \u201ctennis\u201d, de \u201cla crosse\u201d ; ues bateaux sur «es rviières pour les courses À l\u2019aviron, des yachts uans les ports pour les longues croisières ; des bicyclettes, en nombre infini, parcourant toutes les routes.Tout cela représente un capital considérable, un patient entraînement, des efforts de longue haleine.C\u2019est le produit de toute une révolution lentement accomplie dans les moeurs de ce jrenple, qui, il y à une cinquantaine d\u2019années, était, au dire de tous les témoins, épais, bestial, adonné, du haut en bas de l'échelle sociale, aux excès de tabie ou de cabaret.Le mouvement est parti des \u201cpublic schools\u201d et des Universités, de l'aristocratie, en un mot ; Il a gagné, de proche en proche, la petite classe moyenne vers 1860, au moment où l\u2019Angleterre, effrayée de l'attitude de la France, crut le moment venu de se préparer À la guerre, et où surgirent, sur le sol britannique, ces corps de volontaires qui se sont perpétués.La mode de l'athlétisme est devenue genérale ; tout le monde est converti.Tout Anglais veut se faire des muscles ; il redoute l'obésité comme une humitiation et la combat comme un fléau.Aux jeux, aux exercices de plein air, l'Anglais applique cette persévérante ténacité qu\u2019il met en tout; il a porté l'entraînement à son point de perfection ; non pas seulement l'entraînement en vue d'un effort extraordinaire et momentané, comme la \u201cUniversity boat-ra- ce\u201d, mals l'entraînement de tous les jours, de toute la vie.Il est parvenu de la sorte À modifier certains caractères du type physique, À refal- re des tempéraments par les mêmes moyens qu'il a employés pour créer le cheval pur sang, la race Durham, ou pour transformer en quelques années les champs de céréales en pâturages.Il faut maintenant aller jusque dans les provinces reculées pour trouver eucore quelque rare échantillon de l'Anglais surnourri, joufflu, obèse, apoplectique, que nous montrent les caricatures du temps de George III.L\u2019Anglais d'au- jourd'hui est tout en muscles.Les exercices physiques ont détruit, chez tous ceux qui les pratiquent, le penchant aux excès de nourriture ou de boisson.Les jeux aatlonaux anglais, \u2014 qui sont des jeux de plein air et exigent une grande dépense d'énergie physique, \u2014 sont d\u2019excellents moyens d'éliminer les toxiques accumulés dans l'organisme par la vie sédentaire et d'oxyder rapidement le sang appauvri par l'atmosphère viciée des villes.Ce sont aussi d'excellentes écoles de sang-froid et de discipline : tous ces jeux sont des jeux de discipline, et c\u2019est pourquoi les Anglais les ont choisis et y tieunent si fort.Outre qu\u2019ils forment la décision, le coup-d'oeil, l'esprit d'initiative, ils exigent le respect d\u2019une règle kivariable, minutieusement établie, et l\u2019obéissance au chef, au \u201ccapitaine\u201d.L'obélssance librement consentie, mais observée sans fal- blesse ni murmure, le respect de l'autorité confiée au plus fort, au plus adroît, au plus expérimenté, au plus digne, cn un mot : voilà des qualités qui, gagnCes À l'école par l\u2019enfant, accompaguent l\u2019homme fait dans la vie.L'influence morale exercée par les jeux ninsi pratiqués est indéniable : elle est reconnue, proclamée par tous les éducateurs anglais sans exception.Le R.P.du Lac, recteur de Saint-Marys\u2019 College, à Cantorbéry, décrivant aux jeunes Français, ses élèves, toutes les beautés, tous 'es avantages du cricket, mais aussi les dangers, les accidents, ajoute : \u201cC\u2019est de la nécesité de veiller attentivement pour éviter la boule ou pour la recevoir à propos, c'est de l\u2019énergle dont !! faut faire preuve contre le danger, que naît Ia force de caractère.\u201d Pour que le jeu porte tous ses fruits, il faut savoir jouer ; pour que l'exercice physique soit bienfaisant, il faut qu\u2019il soit réglé ; disot- pline et entraînement sont affaire d'expérience ; mais pour gagner de l'expérience, 11 faut de la persévérance, de ln ténacité ; il faut vouloir, Laissons la nature se développer À l\u2019aise ; nos collégiens, nos jeunes gens rapprendront À vouloir, ils apprendront la discipline libremnt consentie et l'ersort prolongé sans danger de surmenage.Mais ils ont A apprendre tout cela.Assouplir, fortifier, endurcir l'animal ; voilà pour l'éducation physique.Dans cet animal vigoureux, mettre un caractère bien trempé, une âme simple et forte, franche, loyale et Indépendante : voilà le rôle de l'éducation morale, telle qu'on la comprend en Angleterre.L'éducation physique et l'éducation morale sont étroitement îlées ; l\u2019une ne saurait marcher sans l\u2019autre ; elles s\u2019catr'aident, se soutiennent et, une fois lancées dans la bonne vole, elles vont de pair; chaque pas de l\u2019une invite l\u2019autre À s\u2019avancer d'autant.Et toutes deux, pour cela même qu'elles tendent à réaliser la devise de la sagesse des gymnases, \u201cmens sana in corpore sano\u201d, constituent dans sa plus large acception cette gymnastique que je vous prêche aujourd\u2019hui.Pulssicz-vous, mes très chers frères, vous pénétrer de l'importance de ce sermon, dont je puis uire grand bien, puisqu'il n\u2019est pas de mol, mals de malats docteurs en hygiène physique et morale, auxquels j'en al, sans scrupule aucun, comme cela se pratique un peu dans toutes les chaires, même sacrées, emprunté les divers passages : puissiez-vous, dis-je, vous pénétrer de l'importance de ce sermon et en faire votre profit : votre profit personnel & Vons, celui de vos familles respectives, celui de la nation tout entière.\u2014 C'est la grâce que je vous souhaite de tout mon coeur, au aom de tout ce qui vous est cher.\u2014 Ainsl soît-il ! LE REVEUR.N.B.- Le prochain sermon sera par ZOZO, et portera sur \u201cLA LECTURE\u201d.RFA KRARARN ARAN CALBUMACECRACACAACACACACRCACR (RARARAARRAGUMAG CROMARRRRRARRMARARARMARARAARRRABARAAARRARRA HARRY 970 ee Qu ; ed ; A) i wn id oh oy ed CR Je at pre A pe VS a nd ÿ BOA VS AS os f SS Wh A #0 à x Xv a R31 EC bas à ae G dire 147 dl x = 0\" + Ti MR Ad = q 3 & \u20ac ALS Be | bq ri q sy e 3 \u201ca i \u20ac | | { ?\\ À Or ov Va | Sl et sem \"Lx 4 \u201cre X A\u201d HA \u201cess = ; \u201cAe Ce Led A UT) = 7 a TRE 7e eal\u201d FA TA ; \u201c= Rls ven 2 b A 4 LAY Li! da Te | 244 Hol pre \u20ac LR i], à ' pt cou [EES ep.P| e 1 2 Ji es Ol th 3 5 LE DUO.- D\u2019après le magnifique tableau de M.Schaan, primé au Salon de 1902 = = à 3 2h Te a E eT erm # - Al a) 4 5 {res = tes lon nT: Y \u20ac À és ph te cal Xe $y ae ae ~~ \u2014\u2014r ram vie ra a iy bn, ar pre Rls BREE re Le mere in remets dem eu 2 Sr Ps = \u2014 as.me ree ay a ra, era\u201d + US ré he { Frog FE adh NT = i J + 4 qe oh [A > 73 y J 0, vi oh pat Tage, \u201c2.i Cie Sm em NE ALBUM UNIVERSEL 971 RÉCRÉATION EN FAMILLE NOUVEAU CONCOURS LE PROVERBE OTTOMAN A DÉCHIFFRER A l'entrée de cette mosquée, il y u, sur un imar- bre merveueux, un proverbe ottoman que nos lecteurs cunnaisseut depuls longtemps et qu\u2019ils dé- chiffrerunt, nous en sommes certain, avec la plus grande facilité.A la première réponse exacte parvenue par In nulle à nos bureaux, tous donuerons une magnifique épingle à cravate en or, d\u2019une valeur de $3.60 ; à la deuxième, un au d'abomiement à l'\u201cAI- bum Universel\u201d ; à la troisième, six mois d'abon- cument.Prière d'adresser les réponses commne suit (par ln poste) : TIRESIAS, \u201cAlbum Universel\u201d, Boîte 758, Montréal.REA RE RENIRNANMERENNTNÉS RESULTAT DU CONCOURS DE LA POLICE cr UN MOT D\u2019EXPLICATION A TOUS LES CONCURRENTS Notre concours ue la police a remporté uu beau succès.Les réponses reçues ont été nombreuses, et, comme on le verra par la liste des mentions hwiorables, 1e8 solutions exactes ne se sout pas fait rares, Plusieurs concurrents ont cependaut tombé daus le piège que Tirésias leur avait tendu en associant dans la gravure qui accompagnait le concours les lettres O, B, O, L, E, ce qui fait \u201cobole pour entrer daus la po:ice de Montréal.Après tout, ce ne serait pas trop éloigné de la vérité, s'H faut se fier aux dires de quelques journaux et échevins.Mais, enfin ce n'était pas la réponse qu\u2019il fallait trouver et que justifiaient les lettres dispersées dans le dessin.Ces deux mots cabalistiques étalent : Pour eutrer dans la police : BOODLAGE, Et pour «a sortir : SCANDALE.C'est une jeune fille de Longueuil qui a gagné le Juli écritoire.Nous len félicitons.En fait, nous devons À la vérité de .e qu'elle n'aurait dû avoir que le deuxième prix, dans : ordre ordinaire des choses.C'est, en effet, grâce à une irrégularité commise par \u201cMadame A.P., rue Hypolite\u201d (nous ne meationnons que les initinles, qui suffiront pour que le concurrent se reconnaisse), qui a fait déposer sa lettre à notre bureau au lieu de l'expédier PAR LA POSTE (condition \u201csine qua non\u201d) que Melle Longpré se trouve en possession du magnifique écritoire.Nous profitons de l\u2019occasion pour faire remarquer à tous nos correspondants que leurs réponses doivent être déposées A LA POS.et non pas apportées aux bureaux de I'\u201cAlbum Un:versel\u201d.On comprendra que c\u2019est afin de donner justice égale À tout le monde, aux éloignés comme aux proches, aux habitants des autres localités comme à ceux de la ville.Voic{ maintenant in liste officielle des gagnants et des inentions honorables : CHARADE De mon entier, ôtez la tête, Je perds alors toute raison, Et souvent bien qu'avec ma tête Je n\u2019ai ni rime ni raison.PREMIER PRIX : Melle Evangéline Longpré, Longueuil ; DEUXIEME PRIX : Madame A.veur, Québec ; TROISIEME PRIX : M.Napu'éou Cossette, Valleyfield, vaquet, 148 Châteauguay, St Sau- MENTIONS HONORABLES : Mme J.S.Aubin, 44 Lilly Avenue, Lowell; Mine Baux, 612 rue St Denis ; \u201cPaul\u201d, 160 aveaue Hô- tel-de-Ville ; Edouard S.de Carufel, rue du Pla- tou, Trois-Rivières ; R.L.Deschan:ps, Notre-Da- me-de-Grâces ; Edmond Delfosse, jr.gd05C Saint- Hubert ; M.J.Lepage, Rimouski ; Melle Dorallce Pelletier, 60 St Urbain ; Eruest Robitaille, c.0.Pharmacie Leclere, rue St Joseph, St Roch, Qué- bee; Charles Laramée, 2121 rue Visitation ; Pau!-Napoléon Leduc, 57 rue St Denis; Ernest Geoffrion, 88 Versailles ; Mme Arthur Hamel, 278, de la Reine, québec ; Marie Bélisle, Saint-Germain de Rimouski; 8 L.Pelletier, 472 South Second St., New-Bedford, Mass.; Quiqueran Marchand, 3171; St Timothée ; Joséphine Parent, Trois-Rivié.res ; Melle G.Hamelhu, 73 Dubord ; Mme Wilfrid Rimideau, 679 Hotel-de-Ville; Madame A.Doré, 103 ruc Massue, Québec ; Horace Denis, 313 rue St Laurent ; Léopold Genet, Lachine Locke ; C.Sa- variat, 55 Poupart ; Léon outon, 112 rue Ste Elisabeth ; A.Charbonneau, 141 Hôtel-de-Ville ; J.B.Lachapelle, St François de Salles; Adolphe Bi- noît, 132 rue Mont-Royal ; Edmond Surprenant, Notre-Dame de Stanbridge; Thomas Boissant, Bicaville, Lévis.TIRESIAS.ONDRDRBRNANBRENIINPRINE BOITE AUX LETTRES Mme W.R.\u2014 Décacheté votre lettre, mise à la poste le 20, seulement le 28 Janvier.Singulière cofncidence ! On se dirait à la Police.Non, vous ne devez pas être comme les carablolers.C.D., 651 Ave.Laval.\u2014 Reçue trop tard.ARITHMÉTIQUE SOLUTION DU PROBLEME NO 56, La question posée était : A quel prix fuut-\u2018! qu\u2019ils vendent leurs pommes pour les vendre le même prix et avoir chacun le même montant d\u2019argent ?Volel la solution : Les tvols marchands vendent leurs pommes en deux reprises.La première fois au prix de sept pommes pour une ccut et In deuxième fois au prix de trois cents la pomme, D'où nous avous : A \u2014 10 ponunes \u2014 7 à 1c plus 3 à 9\u20ac \u2014 10c, B \u2014 30 pomimes \u2014 28 à 4c plus 2 à 6\u20ac \u2014 10c.C \u2014 50 pommes \u2014 49 À Te plug 1 À 3e \u2014 10, Ont trouvé la solution : Mademoiselle Laura Serré, No 2009 rue St Jacques, St Henri ; M.Jos.Bergevin, 269 rue des Seigneurs ; P.McGee, Sher- brooke-Est ; Joseph Pepin, 994 rue 8t Denis; J.E.Lachapelle, St François de Salles ; Joséphine Parent, Trois-Rivières ; Emmanuel Parent, Beau- port.TAPIS-VERT.L'ÉCOÉLL UN TOUR PAR SEMAINE PAR HERMANN EPL Manière de métamorphoser un verre à boire en morceaux de cartes Ce tour est extrêmemeut simple, et n\u2019est réellement qu\u2019une illusion d'optique.On se fait verser À boire: quaudu on a vidé son verre, on fait avec le bras un mouvement, come si on laissait tomber le verre, et qu'on vouldt le retenir; on le laïx- se ttlors tomber entre 508 genoux, od dus kia ser- vlette : on fait avec la même main un mouvement d'élan vers le ciel, comme si on y jetait le gobelet, et l'on Jette vivement en l'air des fragments de cartes que l\u2019on tient cachés entre ses doigts.le spectateur, attentif à ce secoud mouvement, qu'il a cru être exécuté par l'eseamoteur pour jeter ie verre en l'air, et voyant descendre les moreeaux de cartes, croit que le verre n été inétamorpliosé en ces morceaux.tly oC - CHOSES ET AUTRES Un ami du sar Paladan dément le bruit qui avait couru que le sâr aliait s\u20ac consacrer au ro- man-feullleton, renonçant au genre littéraire qui A fait sa réputation.N'a-t-il déjà pas assez fait en attéauant un peu ia bizarrerie de sou costume?Donc, le sûr, pour ses lecteurs, reste le sûr.I] provoqua naguère une stupéfaction profonde parmi les populations bretonnes, quand !l alla pas- xer l'été à Saint-Brieuc.Ce fut au point que le maire l\u2019arrêta le soir même de sou arrivée.\u2014J'aime autaut vous prévenir, lui dit le brave homme, vous ne ferez rien ici.L'autre jour, il «a est venu un qui a ramaesé cu tout trente sous de recette, et pourtant, 11 avait avec lui un chat, un âne et un chien savant.Horreur ! Ie maire avait pris pour un saztim- banque le rénovateur de l\u2019ordre de la Rose-Croix.Il est vraiment difficile d'être original à une époque aussi utilitaire que In nôtre ! .+ .Quelques expressions typiques dont les chauffeurs sc servent pour exprimer des idées courantes : \u201cSon carter regorge d'huile\u201d \u2014 il a mal A l'estomac.\u201cMettre l'avance à l'aLumage\u201d \u2014 redoubler d'activité.\u201cRéparer son changement de vitesse\u201d \u2014 rendre des forces aux jambes guées.\u201cN'avoir plus d'esseu»\u201d \u2014 masquer d'argent.\u201cGriller ses soupçons\u201d - ce qu> les ancleus appelaient \u201cpayer son obo:e à Caron\u201d Ce n\u2019est peut-être pas élégant, mais ça \u2018eur fait tant plaisir ! - \u2014\u2014\u2014> .ai LA MODE ILLUSTRÉE PAR FALBALAS ae i 3 hil IN À ALBUM UNIVERSEL revétent souvent jeunes filles et jeunes femmes pour servir le thé : Par ce temps de luxe envahissant, que n'imagi- ne-t-on pas, même pour de simples tabliers de thé, que jeunes femmes et jeunes filles portent, daus l'iithinité, pour vaquer aux soins du service, tandis que la bouillotte ronronne et que les \u201cbuns\u201d et les \u201cscones\u201d s'amoncelient sur les assicttes ! Tartines de beurre, tartines de confiture, petite fours de toutes sortes, marrons glacés, Il faut préparer tout cela ; c'est À la fois un amusement et une sorte de sollicitude, car les domestiques mettralent moknis de délicatesse À ce travail.Pour préserver la robe, et surtout pour se dou- ner un petit air de ménagère, on a pris l'habitude de placer devant soi un petit tablier.J usqu\u2019Àà présent, c'était de la mourseline liberty, piquée de quelques bouts de ruban clair, qui en faisait les frais ; quelquefois, c'était de la soie légère, aux i | ce il - gi Ç UNE INNOVATION : LE STYLE © RÉFORME\u201d reflets changeants.Aujourd'hui, on à perfectionné la façon de ce petit tablier, et de beaux motifs de dentelle s\u2019incrustent dans le linon ou la mousseline, incrustations en dentelle de Luxeuil ou en guipure Renaissance, que l'on prépare soi-même.Le filet brodé se place eu entre-deux tout au bas du tablier, ou c\u2019eat la valenciennes qui dessine des croisillons sur la batiste.Ne nous croyons pas obligées à tant de richesse ; on fait de très, jolles et plus simples choses.La dernière nouveauté en ce genre est une mous- feline À pois délicieusement fraîche ct jeune.On l\u2019orne d\u2019un grand ourlet, «ans même de dentelle.L .LJ Les blouses, dont on annonce chaque saison l\u2019abandon, ont un regain de faveur.La \u201cMode Pratique\u201d, s\u2018us la signature de Mme de Broutelles, étudie ,.ur elles plusieurs arrangements ingénieux, qu\u2019elles soient montantes ou légèrement ouvertes : I et À remarquer que, parmi les nouveaux modèles de blouses du soir, beaucoup ont l\u2019encolure dégagée ; cela sied bien À la ligue harmonieuse d'un cou jeune, beaucoup plus joil et plus agréable À volr ainsi que moulé jusqu'aux oreilles dans l\u2019un de ces cols très hants qu'on portait uniformément Il y a quelques années.L'atmosphdre surchauffée des salles de spectacle rend d'ailleurs simpiemoent logiques et tnut © fait commodes ces corsages à encolure basse qui e'harmonlsent bien avec les grands chapeaux ennuagés de tulle ou voilés de dentelle comme on en porte cet hiver.Les mau- ches de ces blouses-là, très souvent, sont posées À clair sur le bras.Il est une combinaison, point meuve mais toujours très adoptée et qui rend la blouse aussi agréable à porter que si elle était décolletée et plus élégante qu\u2019un corsage montant, c\u2019est la guimpe de guipure ou de dentelle non doublée ; on en voit de toutes formes et de toutes dimensions, carréus ou roudes : À la 1830 ou À la Rubens.J'ai vu une guimpe de ce genre en irlande ocréu Incrustée dans un blouson de crêpe de Chine gri- pâle très foncé «t serré à la taille par une ceintur Assortie, À courts paus frangés.C'était un corsa ge extrêmement simple, très chic et bica facile faire.Les mélanges de guipures et dentelles différen ets : Venise et fliet, irlande et chantilly, son très à Ja mode cet hiver pour les blouses éléga n- tes ; on en voit surtout en dentelle d'Irlande écru- ou crème, incrustée de chantilly moir.Leur forme est très simple : la guipure ne s« prétant pas à des draperies compliquées, le plu- souvent le corsage, plat aux épaules, retombe sur une ceinture à Jloues pans en liberty noir o- wt Mh a, jl de couleur vive.A \u2019 e +s + Jil Les chapeaux den \u201ctp fants sont, cet hiver ! aussi fantaisistes que Ju lis.Les mamaus coquet tes d\u2019ont que l'embarris du choix et elles seraient vraiment inexcusables = alles ne découvraient pri dans ce choix si varié !« coiffure seyaute au po minois chéri.D'ailleurs, jamais mode ne fut plus ac modante en ce qui cerne la toilette dd.fants, Accommoli te éccaomique.Que plus économique, «
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