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Titre :
Album universel
Succédant au Monde illustré (1884-1902), L'Album universel offre des textes variés, abondamment illustrés de gravures et de photographies.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de photogravure de Montréal,1902-1907
Contenu spécifique :
samedi 4 avril 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Monde illustré (Montréal, Québec)
  • Successeur :
  • Monde illustré (Montréal, Québec : 1907)
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Références

Album universel, 1903-04-04, Collections de BAnQ.

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pas s'étonner si vous venons aujourd'hui solliciter d'eux plus ample collaboration.Le présent appel s'adresse particulièrement aux jeunes qui consacreat leurs loisirs au culte des lettres.Que ces laborieux nous communiquent leurs essuie, et nous tiendrons à honneur d'insérer dans nos colonnes les compositions digues d'être publiées.Cependant, nous serons assez sévère daus .'appréciation des travaux qui nous serout soumis, afin de stimuler le bon goût de nos littérateurs.lautile de dire que les vieux écrivains, qui sont I'orguell des lettres canadiennes, seront encore chez eux, à l'\u201c Album Universel\u201d.Leur collaboration nous honorera autant qu\u2019elle intéressera nos lecteurs.Ayant été l\u2019un des plus ardents pionniers de la littérature française au Canada, notre journal aura sans cesse À coeur de continuer son oeuvre patriotique.Bien que, depuis quelque temps, nous ayons considérablememt élargi le cadre des matières qui nous occupent, nous avons tenu et hous tiendrons À maintenir l'\u201c Album Universel\u201d au niveau des meilleures publications littéraires.Dans la culture du beau, telle que nous la pratiquons, nous avons aussi besoin du concours des photographes-artistes, qui, d\u2019ailleurs, nous ont accordé jusqu'ici leur entler dévouement.Grâce au zèle de ces collaborateurs, !\u201c Album Universel \u201d s'enrichit de magnifiques illustrations, qui vont porter au loin la fierté de nos monuments nationaux.Sur l'aile de la publicité, la renommée de notre cher pays franchit ainsi les distances et se joint au concert des nations qui comptent sous le soleil.Nous voulons que, de plus en plus, les productions de I\" Album Universel\u2019 exhalent des parfums du terroir canadien, contribuant par là même à affirmer la vigueur inteHectuelle de notre race.Que nos amis-artistes nous adressent donc les mefMeures illustrations de leur répertoire, et nous en ferons bénéficier la multitude de nos lecteurs.Comme dans le passe, nous nous ferons toujours un devoir d'indiquer au public les noms de reux qui nous auront gratifiés de leur coliabora- tion.\u2014\u2014ot\u2014\u2014\u2014 ÉTUDIONS NOTRE LANGUE Sur les instances d\u2019une multitude de nos lecteurs, nous avons cru devoir discontinuer J\u2019ensel- gnement de l'Esperanto, afin d\u2019inaugurer un coin réservé à l'étude de la langue française, notre langue chère à tous.Hé!as ! fl nous faut l'avouer, le français est trop négligé parmi nous.Menacée de toutes parts, notre langue subit des assauts de plus en plus violents, et c\u2019est pour la protéger, autant que nous le pourrons, contre l\u2019envahissement des langues étrangères, que nous commençons aujourd'hui une série de courtes le- cons sur le français Nous nous attaquerons surtout aux anglicismes, qui tendent À substituer leur poison subtil À la sève primitive de notre \u2018 beau parler\u201d.Conservons pur de tout alliage l\u2019idiome limpide qui nous a été légué par nos ancêtres.En ces jours de fièvre, où certaines classes du peuple canadien diffèrent sur le choix d\u2019un chiffon, qui symbolise nos aspirations natiouales ainsi ALBUM UNIVERSEL que uotre glorieux passé, ralllons-uous tous autour de aotre langue come autour d'un drapeau.Que Uutre langage soit toujours \u2018écho fidèle de celui qui fut jadis apporté au Canada par la civi- lxation française.Loin de nous l'idée de ne pus suivre la marche du progrès et de ue pas vouloir adapter notre langue aux besvins des temps présents.Mals dans cette perpétuelle ascensiau vers le Mieux, que uo- tre ldiome s'assimi'e les éléquents nouveaux qui tombent dans sou domaine, tout eu restant lui- même.Eu un mot, allons de l\u2019avant avec notre siècle, mals conserves vivace sur les bords du Saint- Laurent le \u201c«loux parler de France\u201d.Les leçons d'Esperanto que nous avons publiées ont permis À nos lecteurs de se renseigner suffisamment sur la nature de cette langue, née d'hier.Quant À ceux qui voudraient cu:tlver davautage ce champ d'étude, Îls n'auront qu'à se procurer une grammaire et uu dictionnaire consacrés au nouvel idiome.-\u2014\u2014> rm - ENTRE-NOUS Quand ou vieulit, \u2014 ce qui nous arrive à tous chaque jour, \u2014 et qu\u2019on examine l'emploi de notre passé, on constate avec douleur combien on à été souvent coupable, sans le savoir.C\u2019est alusi que je me suis souvenu, l\u2019autre Jour, en \u2018isaut La Presse\u201d, que mol aussi au temps de ma prime jeunesse, j'ai joué bien des fois À la touple, au moine, comme disent les écoliers cana- dicus, pendant les rares heures de loisir que me laissait la confection de mes devoirs et de mes pensuma, Et, ce faisant, je croyais dans la naive candeur de mon Aime innocente, n'offensger ni Dieu, ni les lois humaines.Il est vrai que cela xe passait en France, dans ce pays saus foi ni lol, que l\u2019on s'efforce de faire passer à l'étranger pour dégénéré, dissolu et criminel, justement, peut-être, parce que, malgré tout, c'est encore le plus hoanuête et le plus inoral qui soit au monde.Eh bien, je vicaus de constater que jouer au moine est un délit, à Montréal, une offense qui rend son auteur passible d'une amende qu'il lui faut payer, sous peine d'aller passer un certain nombre de jours et de nuits sur la paille humide des cachots.Du moins, c'est ce que m'apprend La Presse \u201d, qui rapporte que deux ou trois gamins out été condamnés à une piastre d'amende ou à huit jours de prison, et je ne vois pas que ce journal ait un intérêt quelconque à me tromper.-+ + Au reste, il est évident que certaines gens, les Anglais, par exemple, ont de singulières idées sur les gens, même \u2018es plus innocents.J'ai fait longtemps partie d\u2019un club, dont les directeurs étaient tous anglo-saxons et protestants, et où il était strictement défendu de jouer au billard, sous le prétexte probable que le bruit produit par les billes en se rencontrant, pouvait troubler le Père Eternel dans sa quiétude dominicale.On voulut même, un jour, nous interdire le jeu de dominos, mais nous nous insurgeimes et nous fâmes assez éloquents pour prouver à nos persécuteurs que ce jeu était d'une innocence telle que, pendant tout le Moyen-Age, il était permis dans les couvents et les communautés religieuses, et que, lorsqu'un joueur gagnait la partie en posant le premier son dernier domino, il poussait une exclamation de joie en bénissant le Seigneur: \u201c Benedicamus Domino !\u201d d\u2019où vint, par abrévia- viation, le nom du jeu.Notre science, puisée dans un bouquin quelconque, les plongea dans un océan de pensées marécageuses, et noun \u2018continuâmes À jouer aux dominos, Dans une maison de pension auglaise, où je connus pendant six mols les souffrances de la faim, il était défendu de jouer aux échecs, et jamais je ne pus découvrir la raison de cette mesure draconienne, jusqu'au jour où j'appris que mon marchand de soupe et de sommeil avait reçu sur la tête, vingt ans auparavant, un coup de matraque que lui avait appliqué un naturel mal élevé d\u2019une fle perdue dans l'Océanie, et que le résultat de ce contact avait élé une perturbation profonde dans les facultés cérébrales du matraqué.Ce n\u2019est pas, du reste, un fait isolé, une exception, car j'ai su depuis que la même règle existait \u2014\u2014 daus beaucoup de malsons du méme genre et qu.le dlwauche, lu couslgne était de roufier oy wennuyer an point d'avoir den Idées de gui Ce que je n'ai Jamais pu m'expliquer, par b.e, c'est que cerlalns pensionnaires, qui n'a- pas quitté leur chambre de toute l'après-miv valent le solr à table les yeux brillants, 1 très euluminées, la bouche pâteuse et por: un mot, sur toute leur personne, les sign.tête-A-tête prolongé avec J.de Kuyper nu Hennessy, Martel ou autres auteurs bien \u2026.qui figurent toujours avec honueur dans 1, bllothèques des hommes sobres et bleu peus.Mais, pourquoi me serals-je cassé la tête à vmu- loir comprendre ce mystére, puisque cela no me regardait pas ?HS ~¢\u2014-o- Et cependunt, le Jeu le plus dangereux Le tous bat son plein partout, je veux parler du jon de bourse, et, pour preuve, je n\u2019en veux que dialogues que vous entendez tous les jours : \u2014X est ruiné.\u2014Comment ça * \u2014B&péculation, Chose, dunt vous avez vu le splendide mariage, cherche une pauvre petite place qui puisse lui donner du pain.\u2014Il a done nerdu sa fortune \u2014Oul.Spéculation.Partout, dans les clubs, dans les soirées, das les partles de euchre, daus les bureaux, on parie des cours de la Bourse.Aujourd'hui, c'est une va.eur incertaine qui monte sans raison connue : In veille, c'est une entreprise solide qui a vu ses actions baisser tout À coup, sans qu'on puisse assi gner de cause À cette dégringolade.On raconte, avec une envieuse admiration, qu'un tel où un tel a gagné en deux mois trente, quarante, cinquante mille plastres sur une valeur quelconque, sans se donner aucun mal, saus fatigue physique ni effort intellectuel, et ces propos troublants mettent l'imagination en travail et les têtes à l'envers.A quoi bon s\u2019échiuer À travail'er, À se priver, à économiser, quaud on peut faire comme un tel, et s'enrichir dans l'espace de quelques lunes.Le travail, les privatious, l\u2019économie, vertus d'imbéciles, de pauvres gueux, boqines tout au plus pour les besogneux qu! peinent de leurs mains ou de leur cerveau.Et, pensant toujours à ce uu tel, dout la fortune subite le hante jour et nuit, voilà qu\u2019un triste matin, un brave homme prend les quelques centaine\u201d de plastres qu\u2019il a amassées de peine et de misère, et sen va au bureau d'un courtier acheter du * Power \u201d, du \u201cSteel\u201d, du *\u201c Coa! \u201d, dw * Street\", n'importe quoi, dépose la somme qu\u2019on lui demande et.attend.I! attend la hausse et voici que, par bonheur pour lui, la hausse «e produit ; il peut vendre avec un petit bénéfice, mais, il trouve que ce w'est pas assez, Il attend, il attend si bien, qu\u2019à un moment donné sa marge est absorbée et ses économies disparaissent sans laisser la moindre trace.D'autres fois, le pauvre diable n\u2019A pas même d\u2019espérances passagères, il est \u201c lavé \u201d tout de suite.Car, «afin, il faut bien comprendre une chose, c\u2019est que si un tel fa.c un gros béuéfice, il faut prendre l\u2019argeut quelque part, et ce quelque part se trouve dans les dépôts des petits spéculateurs, des petits joueurs qui n'ont pas les reins assez solides pour faire face À une fluctuation du marché et augmenter leurs dépôts.C'est donc toujours la même histoire, ce sont les gros qui mangcat les petits.Mais, à côté des vrais courtiers, cn qui on peut avoir confiance, puisqu'ils doivent payer une forte somme, pour avoir un siège à la Bourse, c'est-à- dire pour exercer officiellement leur métier, re trouvent de louches cabinets d'affaires, de basses officines de change, des \u201c bucket-shop \u2018\u201d, qui n\u2019offrent aucune garantie et qui ne sont trop souvent que de véritables coupe-@orge financiers, où l'on s'applique À mettre In spéculation à la portée de tous, en tentant les petites bourses par le chiffre minime des dépôts exigés des clients.Ces officines constituent un danger des plus sérieux et, biem que la loi en défende l'existence au Canada, 11 n\u2019en est pas moins prouvé qu\u2019elles y sont très nombreuses.C'eat IA que se rendent les ouvriers, après avoir reçu leur paie, les cultivateurs qui ont vendu leurs provisions au marché, et qu\u2019ils risquent leur argent à un jeu que connaît leur adversaire, le soi- disant courtier, qui le conduit à sa guise. Male c'est prâcher dans le désert que de prêcher un foueur qui, malgré les pertes qu\u2019il peut subir, conserve toujours l'espoir de se refaire et d'arriver comme un tel.C'est la fièvre de la spéculation qui pousse au vol, à la folle et au sulclde, blen plus que la boisson.+ +- Eu partant de spéculation, je ue puis w'empdeher de penser A l'affaire Humbert, qui se léroule en ce moment devant les tribunaux frau- cals, l'est une mervellleuse aventure que celle d\u2019une remme, madame Humbert, qui a su faire miroiter aux yeux d'une foule de gens, un héritage fabuleux qui n'existait pas, bla entendu, mais qui lui 1 permis d'extorquer cent millions de france, vingt millions de plastres, et de vivre peudant vingt aus dans un luxe iuouf.Une escroquerie de vingt millions de plastres ! 1 France! Vous voyez bien que la France est démoralisée.Peuh ! c\u2019est une bien petite filouterie, À côté de \u2018affaire de Londres.Parlez-moi de Whitetacker Wright, À la boune Leure, voilà un voleur sérieux.six cent milHons de francs! Cemt dix millions de piastres ! \u2018 Ce financier a lancé des affaires colossales et brassé des milliards.ll traînait à sa remorque plusieurs membres de la plus haute aristocratie anglaise.IL a ruiné Lord Dufferin, il a mis sur a paille des milliers et des milliers de petits bour- gevis, commerçants et rentiers, qui lui avaient confié leurs économies, espérait toujours les décupler en peu de temps Les gogos que Whitetaker Wright a ruinés ne sont pas trop à plaindre, car, au foud, ils n\u2019étaieut autre chose que des joueurs qui voulaient gaguer l'argent d'autres spéculateurs.Îls out perdu, c'est tout.Quant au sublime voleur, il vient d'être arrêté à New-York, mais il se refuse à retourner en Angleterre, où plusieurs personnes ont iutérêt à causer avecelui en présence d'un juge et d'une douzaine de jurés.Peut-être réussira-t-il À rester aux Etats-Unis, où il pourrait contiquer à exercer les petits talents de société qui l'ont désormais rendu célèbre daus les deux mondes.+ + Le jeu de la guerre coûte cher aussi.Lors de ses derniers exercices de tir, le cuirassé anglaise \u201c Formidable \u201d a tiré vingt-sept coups de canon, chaque coup coûtant au pays trois cent-dix piastres, Ces vingt-sept coups ont été tirés sur un but de six ceuils pieds carrés de superficie, à la distance de quinze cents verges, distance à laquelle aucun navire de guerre n\u2019oserait probable- meut pas s'aveuturer À cause du danger dus torpilles.Sur les vingt-sept coups, un seul a porté.Le \u201c Formidable \u201d cofite plus de six millions de piastres et ses cancus sont des plus perfectionnés.A ce propos, un critique se demande de quelle valeur peut être en guerre un cuirassé qui coûte plus de «ix millions et qui ne peut atteindre le but qu'une fois sur vingt-sept.Le problème me semble mal posé, car on ne nous dit pas si c'est Je premier, le dernier ou quel coup a porté, ul quels sont les ravages probables d'un projectile de la nature de ceux qui sont em- Hoyés avec ces énormes pièces de marine.D'autre part, il est très possible que le navire, ntteint dans ses ocuvres vives, soit mis hors de service et coulé en peu d\u2019instants.Quoi qu\u2019il en soît, trois cent-dix plastres le coup, vert un peu cher, surtout quand on manque le nt, ¢ ¢ Ler érables coulent, le printemps est sous terre, Oui, bien sous terre, ou sous l'eau, car, d'après ce que nous voyous, il est \u2018oin de ressembler À ce pliupant et gracieux Jeune homme auquel los poètes le comparent.Bules, qui aimait cependant son cher Canada Vec passion, ne pouvait pas souffrir le priatemps, ct c'est avec une certaine ironie qu'il en parlait parfois, Quand il faisait mauvais, H rageait tout plein : \u2014Regardez-moi donc ce temps-là, regardez, AVez-vous jamais vu un climat comme le nôtre 7 Lt dire qu\u2019il y n des geus qui appellent ça une patrie ! ALBUM UNIVERSEL Muls, quand le solell se wettalt de la partie, Qu'il faisait craquer es bourgeons et permellsit aux premières feuilles de montrer uu bout de vert, Il était tout autre \u2014Oh ! le beau pays, le beau Canada, quel réveil de la pature, quelle merveille ! Bules pensalt bleu et disait mieux eucore.LEON LEDIEU.\u2014\u2014 ee SOUS LA STATUE DE CHAMPLAIN l'uésie respectueusenient dédiée à M.le sénateur Philippe Landry Quelques homies sout ués pour un nouveau Siua, À d'inunortels travaux Dieu les prédestiua.Coutre ieur volonté luut obstacle se brise.Ls warquent leur chemin d\u2019un lumineux sillon, Kt sur leur chet flambeie un lumbesu du rayon Qui courvnnuit jadis lu tête de Moïse.Daus l'ombre des berceaux ces êtres surbumaius Scutent toucher leur front pur d'iuvisibles mains, Scuteut tomber sur cux comme un bulser d'étoile, Qui leur fait entrevoir les choses à venir, Car le uystérieux et muet avenir Pour les prédestiués lève uu cuiu de sou voile.Dès leur prime jeunesse ils cuvilleut des lauriers.A lu fois laboureurs, upôtres et guerriers, Ces preux sout emportés par une ardeur divine ui leur fait accolipat les PUS lECOLAS (AVaUX.Ux cherchent coustamment des horizons nouveaux, [æ combat les séduit, le danger les fascine.Disaut à leurs foyers ul éteruel adieu, Au bout de l'univers ils vont lutter pour Dieu, Et l'oeil de Jéhovah avec amour regarde Ces soldats qui se font de la croix uu rempart.Partout du saiut progrès ils portent l\u2019étendard, Et de l\u2019'humauité composent avantgarde.lis réveut d'agraudit la terre des aïeux, A leur regard sans fin brille uu but radieux, lls marchent l'oeil toujours tourné vers quelque [cime, Ils marchent, et l'erreur devant eux disparaît, Ils parlent, et l'on voit s'incliner la forêt, S'entr'ouvrir la montagne et frissonuer l\u2019abîme.lls ticnuent des flambeaux que rien ue fait pâlir, Ils 1e soupçonnent pas ce que c\u2019est que fléchir, En vain la mort \u2018es guette et la faim les torture, Ils combattent sans trève, enchaînés au devoir, Et ces nobles vaillants semblent parfois avoir Le culte du haillon, l:amour de la blessure.Nul ue peut couquérir de pareils conquérants, kt, comme À l'horizon quelques chênes géants, Douinent de leur cime ondoyante et sereine Une futale ombreuse et pleine de verdeur, Lex vrais héros chrétiens dépassent en splendeur Les arbres les plus fiers de :a forêt humaine.W.CHAPMAN.\u2014\u2014\u2014 .LES RAMEAUX (Voir gravure) Nul doute que le public noux saura gré du magnifique tableau d'Orazi, intitulé * Les Rameaux \", que nous publions aujourd'hui en frontispice.Cette oeuvre d'art sera religieusement conservée par nos pieuses familles canadiennes.Le dimanche des Rameaux doit son nom a l\u2019usage, établi dès les premiers siècles parmi les fidèles, de porter ce jour-là, en procession et pendant l'office, des palmes ou des rameaux d'arbres en commémoration de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.Les Evangiles nous racontent, en effet, que le peuple de Jérusalem, averti de l\u2019arrivée de Jésus, huit jours avant In Pâque, alla nau-devant de tut : que les uns étendirent leurs vêtements sous ses pas, que les autres couvrirent le chemin de feull- les et de brancnes ae palmier, et qu'ainsi ils l\u2019accompagnèrent jusque dans le temple en criant : * Hosaanah ! hosannah au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Trés-Haut !\u201d En plusieurs encroits, cette fête est appelée Pâques f'euries.1155 NOTRE LANGUE Dire aux Cauadiens qui vout s'établir aux Etats- Unis qu'ils ne duivent pas apprendre la langue anglaise serait aussi ridicule que de leur conse'l- ler de ne pas travailler.La langue uuglaise w'ilupose À tous ceux qu\u2019 vevient, comme ou dit, \u201cse tirer d'affaire \u201d dans cette partie du continent américain et même au Canada, D'ailleurs, bien mul avixé serait celui qui, ayant l'occasion d'apprendre une langue étrangère, né- gligeralt cette ocasion sous prétexte qu'il est assez savant pour gaguner sa vie.La science n\u2019est Jumals lourde à porter, et I! est depuis longtemps admis en priucipe qu\u2019un homme qui connaît deux langues vaut deux hommes.Apprenons donc l'ang'ais et tAchons de Pap- preudre comme 1! faut; nos compatriotes d'origine différente ne nous en almeront que plus, et si eux-mêmes, «à remarquant que nous avons appris leur langue, ne s\u2019empresseut pas d'apprendre la vôtre, tant pis pour eux! Cependant, ne poussons pas les choses trop loin.La langue maternelle avant tout.Qu'elle soit celle de nos «afants.Que les premières paroles de tendresse qui frappent leurs orellles soient des paroles françaises.Que les premières et naïves prières bégayées par ces êtres chéris solent des prières françaises, Ne craignez rien ! Quand l'enfant connaît bic sa langue materuelle, 11 apprend plus facilement une langue étrangère.Un idispecteur scolaire, qui a plus de quaraute années d'expérience, me disait un jour : \u201c Ler Jeunes Canadiens qui apprennent d'abord le francis tout seul, et, plus tard, le français et l'anglais en même temps, appremanent toujours mieux les deux langues que ceux qui apprennent d\u2019abont l'anglais tout seu.L'étude de la langue anglaise est vue nécessité sociale, Encore une fois, cela ne se discute pas.Mais la langue maternelle doit être notre langue de prédilection.Nous devons la parler entre nous, en famille ; nour devons l'aimer, parce qu'elle nous fut parlée dans notre enfance par nos chers parceits qui, \u2018es premiers, nous enseignèrent nos devoirs et nous préchérent le respect des bonnes vieilles traditions.Certains peuples ont eu à soutenir, pour le maintien de leur Inngue, de longues et pétiibles luttes.Ils ont tenu ferme, Ils ont combattu le bon corm- bat et Îls ont triomphé.Nos amis de langue anglaise nous donnent sous ce rapport un exemple que «ous pouvous finiter.Voilà des gens qui, ne rougissant pas «le leurs ancêtres, ne songeront jamais à franciser leurs noms.Quand un soldat se trouve loin de son sol natal, il se croit tout À coup transporté daus sa patrie lorsqu'il entend Jouer ou chanter l'air national ou qu'il voit flotter au®vent le drapeau de son pays.Nous aussi, nous sommes chez nous partout où nous rencontrons un ami qui parte notre Inqgue ct sent palpiter son coeur au sourire de notre glorieux passé.La patrie, c\u2019est, jusqu'à un certain point, l'endroit où l\u2019on est bien : UBI BENE, IBI PATRIA ; c'est le pays où l\u2019on peut vivre en paix, où l'on prie Dieu sans être persécuté, où l'on parle ra langue.Mais la vieille patrie, la terre natale tient toujours la meilleure place au fond du coeur, et c'est surtout en parlant d\u2019elle en français que nous lui prouverons la constance et la s'acérité de notre attachement.JEAN DES ERABLES.\u2014 .POSTE EN FAMILLE A.H.de T., Manor.\u2014 Merci pour votre précieuse collaboration.Ne pourriez-vous pas nous honorer d\u2019écrits plus personnels 7 Nous tâcherons de satisfaire à vos désirs.J.Suite, S.T.de Blainville.\u2014 Reçu votre \u201c Pourquoi ?\" Pas mal pour un essai.Publierous bientôt.\u2014_\u2014_\u2014_\"\"{pe- La pire tristesse est d'avoir ralson contre son pays.\u2014 ACHILLE TOURNIER.* ° + De quoi vivrait \u2018a littérature, si elle ne pulrait dans la réalité chaude et palpltaute des événe- ments contemporains sa nourriture et sa substance ?\u2014 GASTON DESCHAMPS. 1156 ALBUM UNIVERSEL LETTRE D'EUROPE Du correspondant spécial de \u2018\u2018 l'Aibuns Universel, Paris, 17 mars, 1908 Grand, droit, le front haut, le nez busqué, la beuche flue sous su moustache, comme lu barbe entière et les cheveux, toute blanche, M.Gaston Paris, membre de l\u2019Académie françuise, adusfuis- trateur «lu Collège ae France, qui vlent de mourir à Cannes, aurait évoqué assez, 'eût été le blnoc'e d'écallle qu\u2019il portait, les deux verres repliés Fun sur l'autre, fiché dans l'orbite gauche, à Ia façon d'un ncercele, la figure de l'un dé ces héros dus vieilles légendes du Moyen-Age, au milieu desquelles se comp:ut son esprit studieux.Mieux que sous la redingote académique, qu'il portait avec une alsatice que lui auralent pu envier tes de ses collègues du * parti des ducs \u201d, dans la ducte coim- pagnie, \u2014 car il y ava.en lui autaut de «listive- tion extérieure que d'élégaace morale, \u2014 où voyait M.Gaston Paris sous la sale de guerre de Charles, \u201cempereur à la barbe fleurie\u201d, A vivre parmi tant de nobles figures, il leur avait emprunté quelque chose de \u2018eur wmajesté, Son accueil, pour aimable qu\u2019il tût, excluait la familiarité, et Quelque sympathie qu'il inspiral d\u2019abord, elle se tempérait de respect, 11 n\u2019était point de ceux que les foules connaissent et adulent ; la nature même des travaux qui ont occupé toute son existence éluiguait de lui les amateurs de rumans-feuilletous.Paulin Paris, son père, l'un des inl- tlateurs du mouvement qui rameua les savants à l'étude des origiues de notre langue et de notre littérature, le créateur de la philologie romane, l\u2019avait de bonme heure initié à ses recherches, eu avait fait son plus cher et son meilleur coilaborateur.Ces merveilleuses histoires.la \u201cChanson de Roland\u201d, \u201cHuon de Bor- deanx \u201d, \u201c Aucassin et Niculette \", \u201cTristan et Iseult\u201d, les premiers chants lyriques de 'Ame francaise, furent les contes bleus qui bercèrent son enfance.Plus tard, il devait continuer à ache ver à merveille l'aeuvre paternelle.M.Gaston Paris était né en 1839.Après avoir complété ses études d\u2019abord dans les universités allemandes, puis à l'Ecole des Chartes et à l'Ecole de droit, il avait, en 1865, couquis son doctorat ès-lettres.Directeur des cunférences à l'Ecole pratique des hautes-études, i) succédait bientôt à son père daus ra chaire du Collège de France.L'Académie des inscriptions et belles lettres l'avait accueilli en 1876.En 1895, il remplagait, comme administrateur du Collège de France.M.Gaston même avait succédé à Boissier, qui lui- Renan.L'Aca- démile française, enfin, lui avait ouvert ses portes en 1K06, M y snecédah dn Pasteur.Nul n'a abordé l'étude de la littérature fran çaise du Moyen-Age avec pus de zèle, plus de eoluxclence et plus de discernement, Nul n'y a porté plus de lumière que lui.Il a donné la vie réelle à plus d'un fanlôme légendaire qui nous apparaissait, au loin, daus la nue.Il Gous a exhumé des ancêtres intellectuels.Il à animé passionnément In sclence À laquelle il s\u2019étalt voué.Dédiaut à la mémoire de son père un recueil de que!ques-unes de ses magistrales études, 1! écrivait, eu terminant la préface de ce volume : \u201c SH pouvait les lire, il auriverait À y retrouver, À défaut d'autre mérite, les scutiments qui lui étaleut le plus chers et qu'il s'est, dès mon enfance, attaché À m'Inculquer : l'amour de \u2018étude, l'amour de uotre viellle poésie, l'amour de lan douce France.On pourrait graver cette phrase sur souù marbre.H n'a point souhaité, xaos doute, d'autre épitaphe.* * » LE CAREME AU VATICAN Tous les vendredis pendant le carême, le Souverain Pontife, comme le plus humble et le plus zélé sy ns ; Pi Ar ure S ary An ep ® ~ v des fidèles, va entendre explication de la parole de Dieu dans une des alles du Vatican, avee tous les représentants de in haute prélature romaine.Mais le Pape assiste à la cérémonie d'une manière privée.Pour cela, on applique contre la porte par où il doit venir une sorte d\u2019oratoire particulier fermé par un grillage, de manidre que le Pape entre dans la salle et prend place sans être vu.Cest à pelge si l'on distingue derrière le grillage une silhouette blanche, tandis que les cardinaux uceupent des fauteuils installés autour de la salle.Mais, si l'on ne voit pas le Pape, on l'entend venir.Au bruit qu\u2019il fait en arrivant, tous les assistants se lèvent et s\u2019inclinent du côté de l\u2019oratoire.Aussitôt après, entre le prédicateur \u2014 généralement de l\u2019ordre des Capucins, le plus humble de la hiérarchie catho!iïque \u2014 qui, après avoir fait une profonde révérence du côté du Saint-Père, monte sur la petite estrade qui lui est destinée et commence sa prédication.+ » * LES TRUUBLES EN MACEDOINE.Les mécomptes de l\u2019administration de la Subli- me-Porte, en Macédoine, expliquent encore moins que les rivalités de races, les troubles dont cette province de l\u2019Empire ottoman est Je théâtre.Les Hellènes en Macédoine ont un plus grand nombre de nationaux que les Serbes dont les revendications se portent sur la vieille Serbie et sur la plaine de Kossovo, ccaisidérée con me le palladium de la nationalité.Le Hellènes voudraient absorber au moins l\u2019Empire que la France avalt autrefois demandée pour eux.Au Monténégro de se contenter du district de Seutari.L'Autriche ne lais sera jamais les Monténégrias unir leur frontière à celle de la Serbie, car elle réc:amera toujours la route de Saloni que à travers les vilayets de Kossove et de uonnastir.e Les commerçants italieus des ports de ! Adriatique entretiennent des espé ranices sur les côtes de l'\u2019Albanie.Mais de toutes les convoitises don: certains vilayets de la Turquie d\u2019Eurv pe se trouvent menncés, les plus re muantes viennent de la Bulgarie.En présence des préparatifs de la Turquie pour comprimer insurrection grandissante aux abords de la frontiè re bulgare, es cabinets de Vienue et de Pétersbourg ont fait agréer, par le Sultan, un programine de réformes en Macédoine.L'Alemagne, l\u2019Angleterre.la France et l'Italie ont donné leur asseutiment.+ * * LE MAROC D'AUJOURD'HUI Depuis trois mois, l'atteation «d l'Europe se porte sur les affaires di Maroe.Etrange situation que celle d: ce pays qui, dans le nord «de l\u2019Afriqu- à côté de VAlgérie-Tunsic, si florissante, est dv meuré aussi impénétré aux Européens et à la civi lisation que pouvait l'être l'Algérie au début d: XIXe siècle! L'heure est-elle venue où !e secr duns lequel vivait et se dissimulait le Maroc v être rempu, où le sort de ce coin d'Afrique va êtr tranché Ÿ Divers symptômes permettent de lt croire, et les graves incideuts qui se sont produit- depuls le mois de novembre dans l'empire dv Maghreb ne peuvent être que le prélude d'une ré volution, violente ou pacifique, daus ses destinées L'idée dé natlon n'existe pas nu Maroc, où cha que tribu tend À garder son originalité et son autonomie, Et par suite, l'autorité du sultan est surtout religicuse : il est le chef de l'islam au Maroc.H n\u2019est maître absolu que dans les villes principales : Merrakech (Maroc), Méquinez, Fez, Rabat.ete, et dans les provinces de ces villes.Cette singulière forme de gouvernement provient surtout de la diversité des races qui consti- tueat In popu.ation du Maroc, Arabes des plaines, Berbères, Maures chassés jadis d'Espagne, s\u2019y retrouvent et souvent s\u2019y mélangent.L'explorateur.Edmond Doutté, qui a fait de l\u2019etinographie du Maroc une étude détaillée, confessait dans son rapport de 1901 son embarras À distinguer, par des nuances précises, les principaux groupes ethniques.NEMO. ALBUM UNIVERSEL 1157 BAAMAAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA M.MARC SAUVALLE L'homme du jour dans le journalisme canadien * Nutre coufrère quutidieu, \u201cLe Cauada \u201d, dout l'apparition à plusieurs fois été uunoucée et remise, est mailnteuaut complètement coustitué, et suu premler numéro paraît lundi.Nous sounues heu- veux de saluer L\u2019eutrée eu lice du uouvel urgaue du parti dibérai, qui vient élargir le champ du jour- malisme français.Nous lui soubaitous bien vo- luntiers longue vie et grand succes.Nous avous déjd puvle daus | Album Univer sel \u201d le portrait du directeur-géraut du \u2018 Cuaa- da\u201d, M.Guutroy Langlois, auclen rédacteur en chef de \u201c La Putrie \u2018, ct uous sommes heureux de fournir aujourd'hui à nos lecteurs quelques notes biographiques personnelles et professionuelles sur M.Mare Sauva.le, un vétéran de lu presse mcut- réulaise, qui est appeid au poste de rédacteur en chef du \u201c Canada \", et qui u joué ui rôle varié et accidenté daus hotre journalisme frunçais, où Il ne compte daileurs que des amis, daus tous les camps.C'est par un beau jour du 14 juillet 1884 que Mare Sauvalle débarqua sur nos bords et tombi comine utie bombe duns les bureaux de \u201c La Patrie\u201d.Beaugrand ¢t Fréchetie étaient en train de tire daus les colonnes du \u2018\u2018 Courrier des Btats- Unis * de la veille, l'odyssée d\u2019uu journaliste fran- cals récemment expu.sé de Mexico par les ordres du dictateur Gouzitilez, pour avoir voulu s'immiscer d\u2019une fuçan trop lutime daus les démâlés fort embrouilés qui avaient surgi entre le présideut de la République mexienine et les contribuables de cet heureux pays, fatigués d'être pressurés d'une maiu trop lourde.Lorsqu'il fit passer sa carte aux deux journalis- 1e8 Camidiens, ceux-ci! s'arrêtèrent net dans leur lecture.\u2014Mais.demanda Beaugruid, est-ce de vous qu'il s'agit aaus ce jourual ?\u2014 Certaineuent, Hiessieurs, Vous avez devant vous l'* expulsé ! La connaisasuce fut vite faite, et c jour-là, Sauvalle mouilla la première fois ses lèvres de l'eau du Saint-Laureut, eu compagnie de ses nouveaux coufrères, dont l'amitié solide a résisté jusqu'à ce jour À bieua des tribulations et des inci- deuis.On monta en voiture pour se rendre au Cousulat de France, où présidait ce charinant compagnou maintenant disparu, Ovide Perrault, qui avait endossé la grande tœuue pour se rendre à lu Fête française, à l'Île Sainte-Hélène.C\u2019est sous Ce gracieux patronage que le préseut rédacteur en chef du \u201c vauada \u201d fit sou eutrée dans la société canadieume et française de Montréal, dont il à été depuis lors une des personnalités les plus en vue.* Né au Hâvre, eu 1857, M.Mure Sauvalle après de fortes études au !ycée de cette ville et au collège Ste-Barbe, à Puris, entra à l'Ecole militaire de Saint-Cyr ; sorti dans un bon raug avec sou brevet de lieutenant, il passa ensuite par l'Ecole de Saumur, la pépinière des officiers de cavalerie, et servit deux ans au 5e Cuirassivrs.C'était alors l'époque du calme absolu dans l\u2019armée française ; la fièvre des guerres coloniales ne se dessinait pax encore, et les chances d'avancement étaient minces.De saug normand et aventureux, élevé au bord de In mer, devant les vastes horizons, \u2018e futur Journaliste se sentait mal à l'aise et s'Accommodait mal des rigueurs du service.En 1880, il donnait sa démission et partait pour Amérique.Sa première visite fut pour la Louisiane et le Texas, où 11 courut les aventures qu\u2019il a racontées dans un livre charmant, mainteannt épuisé, et qu\u2019il devrait bien rétmprimer: * Louisiane, Mexique et Canada\u201d ; entretemps, il collaborait à l'\u201c* Abeille\u201d et au \u201c Propagateur catholique de la Nouvelle-Orléans \u201d ; puis en 1882, il gagnait le Mexique et prenait la rédaction en chef du \u201c Trait d'Unirer \u201d, position qu'il occupa jusqu'à l'aventure dont nous avons parlé et à la suite de laquelle il vint au Canada.Dès ses débuts parmi nous, M.Sauvalle se trouva intimement lié à notre mouvement politique : 1 y a peu de journaux publiés dans ces vingt dernières menées nuxquels il n'ait pas appartenu ou collaboré, Entré comme rédacteur auxilinire à \u201c La Patrie \u201d, dont Louis Fréchette était le rédacteur en chef, il colinoura à \u201c La Presse \u201d lors de sa fondation, en 1884, par M.w.Blumhart'; en 1885, il succédait à M, Fréchette à \u201cLa Patrie\u201d, qu'il quitta en 1889 pour fonder 1 Agence de d'E- lecteur\u201d, À Montréal.Après les é\u2018vetions de 1890, l\u2019hou.M.Mercier récompensa ses services cn le Hommant au poste de protonotaire au Palais de Justice de Montréal ; mals da démangeaison d\u2019é- erive tenait trop fort notre coufrère pour qu'il se contentât de grossayer des pluniitifs ; lorsque l\u2019o- l'age s'accumula sur ln tête de son anclau chef, il prit la rédaction du ** National \u201d, devenu journal quothlien, ct fit une campagne à mort contre les Petits Bancs, Mercier tomba et Sauvalle fut décapité instanter.IT fut recueilli par le \u201c Cultivateur\u201d, que M.Tarte avait amené à Montréal.Après da chute de ce jouranl, en 1893, Sauvalle dut se lancer dans l'exploitation de feuilles épliémè- res; \u201cLa aéforme Municipale \u201d, * Le Réveil\u201d Ruocomnbèrent suocessivement entre ses bras ; en 1893, il rentrait de nouveau à \u201c La Patrie \u201d et reprenait son ancien siège, qu\u2019il conserva deux aus et où lui succéda M.G.Langlois, aujourd'hui son collègue au * Canada \u201d ; de 1895 à 1896, nouvelle période de massacre folliculaire ; \u201cLa Bataille \", \u201cLa Libre Parole\u201d, * Les Annales Criminelles *, \u201cLa Mode Nouvelle\u201d s'affailssent encore sous le MARC SAUVALLE Rédacteur en chef du \u2018Canada.~\u2014\u2014\u2014\u2014 + CNY Nm ve A fmm) potds ae ses écrits ; entre temps, il collabore au \u201c Signal\u201d, au \u2018\u201c Canada \u201d, et en 1897, il entre à \u201cLa Presse \u201d comme correspondant parlementaire, où il se crée une réputation dans toute la province par ses lettres de \u2018\u201c Pascal\u201d.Dans les loisirs que lui \u2018aissaiecnt ses devoirs pariementaires, il écrivait encore dans la \u201c\u201c Gazette de Berthier \u201d, \u201c Le Salaberry \u201d, \u2018\u201c L'Avenir \u201d, \u201cLe Courrier de Sored\u201d, \u201cLe Petit Journal\u201d, * L'Econemiste Camadien \u201d, et même dans \u201c Le Pionnier', à ses débuts.Au mois de juillet de l'année dernière, il sortait de \u201c La Presse\u201d et reprenait pour la roisidéme fois le chemin de \u201c La Patrie *, dout 11 est sorti au mois de décembre pour s'occuper de la formation du nouveau jour- tal, le \u201cCanada \u201d, où il va continuer ses travaux parlemcataires en même temps qui en dirigera la rédaction politique.Si l'on songe que ces allées 61 venues ont été entrecoupées de campagnes politiques nombreuses et sévères et agrémentées de travaux auxquels nous devons \u201c Louisiane, Mexique et Canada \u201d, déjà cité, un \u201c Manuel des Assemblées délibérantes \u201d, un \u201cGuide du Conciliateur\u201d, un \u2018 Recueil de discours *, des brochures, des conférences, ete, on voit que notre confrère peut se filntter d'avoir dé- à bien rempli sa carrière.M.Sauvalle a été lami et le contemporain des grands journalistes disparus : Provencher, Faucher de St Maurice, Ach\u2018aitre, Bules, Tassé, Géli- nas, F.-X.Trudel, Savary et bien d'autres.C\u2019est A celte école qu'il s'est formé un jugement sain et vif.Apte à salsir les situations, il y à acquis une conualssance complète de notre politique, et est deveuu uu auxiliaire précieux pour un journal de lutte.\u2018Très maître de su luague, doué d\u2019un style vigoureux, souveut Imugé; lrès cave mais incisif, C'est un combatif que lu tourwente n'effrale pas.LU u reçu beaucoup de coups et il en à Lurgement dunué st part comme ll convieut dans le journalisme milltaut ; mais, une fuis la plume posée, c'est Je pus churmuat compuguon du monde, gal, affable, Lun garçon et parfait camarade.Ji imé- rite pleinement la confiance dont dl vieut d'être honvré par ses clefs et ses amis politiques.JISAN CANADIEN.-\u2026_\u2014\"e-\u2014\u2014 - HISTOIRE DU SEMINAIRE DE NICOLET Cet vuvrage eu deux volumes, annoncé depuis quelques ulinees, Vient de voir le jour.1 sort de l'anprunerie Beauchemiu, de Moutréal, si avanta- gcusamul counue du public, et revêt une toilette Qui provient toul d'aburd fuvoravlemeut je lecteur: format bien proportivnué, papier choisi, ex- cellenie Impression.Mitis, Ces quulités matérielles, si intéressautes Qu'e.les suleut, ne sout pour ainsi dire qu'un pâle vefiet au graud imitérèt qui remplit toutes les pa- Bos de |] Histoire du Séminaire de Nicolet, Cette brillaute iusuiuliou, venuaut la L'osième en date de Liissauce, après celles de Québec et de Muutreul ; tonuée ei fuvorisée pur des évêques comme Messeigueurs Plessis, Pauet et Siguay ; di- rigee pur des prêtres wes que Messicurs Raim- bault, Leprohou, Ferland, Ciaran, Gé.inus et autres ; educatrice de milliers et de milliers d'eu- fants dout un uoinbre rewarquable eut occupé d'ewsinenics positions daus l'Eglise, daus la société, et illustré pur la plume ou la parole leur nationalité canadieutue-frauçaise ; cette brillaute ins- titutiou, dsous-Lous, avail puus d'un titre à avoir soit Histoire, Rien de plus vrai; mais il fallait une plume pour l'écrire dignement ; il fallait un travailleur poui* entreprendre el iucuer à bon termie une pareille eutreprise, Ce tuleut, ce Lénédictiu se sout rencontrés dans la persciine de Monsieur l'abbé Douville, le supérieur actuel au Séminaire de Nicolet.Très inteligeat, très studicux et capable d\u2019une longue application, coudisciple redoutable de l'illustre abbé Maurault, il fit avec grand stiocès son cours d'études classiques.Professeur de physique, de chimie, préfet des études, examinateur des étu- diauts en Droit et en Médecine, 1) s'aoquit bicutôt une réputation qui franchit les murs du Sémi- uaire.Entre-temps, il s'exerçait à l\u2019art d'écrire, il collaborait à certain journal, 11 recueillait par ei, par Jà, des notes sut divers sujets, en particulier sur tout ce qui intéressait sa chère maison : exercices qui le préparaient à :a rude tâche qu\u2019il vient d\u2019accomplir si heureusement.Nous disuns rude tâche.Eu effet, ce n'était pas un léger travail que de recueillir, épars dans dif- féremtes archives, tous les documents qui compo- seut l'Histoire en question ; de les classer avec ordre et de les citer à propos ; d'apprécier avec justesse, avec impartialité, les événements\u2014heu- reux ou fâcheux \u2014 qui ont accompagué la fondation du Séminaire et les autres phases de son existence.La forme de œt ouvrmige nous paraît réunir les prine:pales qualités du style historique.Simple, grave, léger parfois, tamtôt nombreux, tantôt concis, toujours correct et élégant, clair et facile, ce style, par &u variéié, sait agréablement soutenir l'attention du lecteur.Aussi, alimons-nous À penser que la lecture de l'Histoire du Séminaire de Nicolet sera pour les amants de Ia bonne littérature, ce qu'elle a été pour nous : un véritable régal littéraire.J.E.PANNETON, \u2014\u2014 C\u2014\u2014\u2014 PENSEES Pire, Dieu «d'u pas condamné l'homme au travail, 71 l'a condamné à la vle, en lui accordant le travail conune circonstance atténuaute.\u2014 ERNEST LE- GOUVE.».© le dévouement wa tout son prix qu'autant qu'on l\u2019ignore et qu\u2019il n\u2019a pas de témoins pour l\u2019applaudir.\u2014 FRANCIS GARNIER. ALBUM UNIVERSEL 1158 PAGE LITTÉRAIRE MON VIEUX TAMBOUR-MAJOR ÉCOLE Faisant allusion À mou goût si vif pour l\u2019armée et pour le so.dat, un de mes confréres, qui m'offrait, l'autre jour, va livre sur un vieux héros du premier Empire, l'orna de cet \u201c ex-dono \u201d : \u201c A l'Acudemicien qui suit les régimeuts.\u201d La dédicace flatte wes passions et m'est agréu- ble, Par malheur, Jeu suis indigne.Hélas! je W'ai plus mes jambes de quiuze aus et ne pu.s régler longceups ma marche sur le rythme des tau- pours uu sur le pus reaoublé juué par la baude martus:e des musicieus, bid vite, je perds de vue le Cuivre eClAlaLIl des UPUICCIUES ; us puluious, Jud apres l'uuule, Mie Gepasseut, el je Vois, eulu, 8 eu guet los uerliers sacs sul le dus des Lollies de curtiere-garue.Quaud Jcidis petit, ab! par exemple, c'était ube autre paire de Maucles, el J ewbonias le pus d cb CULLPABUIE ues BipPeuls,\u2014ues sapeuls daulle- fuls, cu vuiAEl 4 pons, el luige luviier de cuir jaune, la Gacue sur | épaule, ¢l vdlvus cole des Licuves dikdegolie, Car, d.uls, Ul reguiclil n'eé- dit pus, Comme aujouru lui, ull t'uupeau d'auv- lesceuls velus ue capu.es d uupital.Suit Uil SUUS les ulleuscl, Los Cutrs Pets suluaas.Ls out, alls «5 Vullies, UULTE VIEUX suUE UC Latailie, EL je Suis SUl QU us vile LEUIS AUC.CUS.Ce sout aes Cueurs vieU LrAuÇais QUI VAILeUL SUUS leurs ULITOr- Mes cCLUOUIIQUES.QUULU Mie puimmetie, pourtant, de regretter la putupe lultuire de Jaws.Quesi-ce que C'est QU Le uUsIQUE SaUS Cuupeau CLiUO:S Ÿ Et le tum- Luur-Mujur : QUUu-t-vn lat dU tambour-wajor * Sils woule, Cust cucore ud assez bel homme, et, Biales AUX U.CUX ! ul Jul a laiss\u20ac 84 calle.Mais QUe sULi UuVEUUS .Cs galous qu.Jui wontaient jusqu'a iepaule, et sul poitrail dor, el J'éuorie col- vack au pluuict ÿ.gauesque, qui l\u2019ubligeait à bais- Ser J lele pour passer sous ia porte sasit-Deuis 7 Nuu, Ce uest pus parce que j'étais alurs Luut comme une voite que ie tambour-majoir me paraissait Un geäut.Je purierais qu'on a, maiulenant, wuoius d'exgeuce pour la taille.Qu'il éca.t Leau! Même eu peiuture.Cur c'était souvent sou image qui servait d'œuseigue aux bureaux de remplacement militaire.Eucore uu de Wes plus émuuvauts souvenirs d\u2019eufuuce, Ces tableaux ues \u2018 marchands d'homies \u201d.Avec eux a disparu uu déiail amusaut et pitioresque de :a rue à Haris.Il y en ava.de superbes, représentant Lau petit faniassiu, Un ** Marie-Louise\u201d, en Labit étriqué et eu guêtr'es hautes, qui plantait le arapeau sur un bastion conquis, ou bien encore le Graud Empereur, le Petit Caporal, décorant de sa waiu ui grenadier.0 folle tête d'enfaut ! Grelot on suanait la gloriole ! Etre soldat ! Ol ! si j'avais eu l\u2019âge !.\u2026 Et ces gr'ossières images me grisnient, me versuient l'héroisuie, comme 1a haraugue et les verres de vin d'un sergeut racoleur du vieux temps, sur e quai de ia Ferraille.° e Tout cela, voyez-vous, parce que j'étais né et que j'avais graudi à l'ombre du dôme des Invalides.Mon père, homme de flâuerie et de rêve, almait les lougues promenades daus les quartiers solital- res, Nous partions, ma petite main dans la slen- ne, et, d'instinet, il allait vers les espaces mélancoliques, vers le Champs-de-Mars ou I'Esplanade, qui étaient proches de chez nous.Sur lee boulevards \u2014 alors presque déserts et encore chaimnpê- tres \u2014 qui rayoument autour de I'Ecule militaire, nous rencontrions, de temps eu temps, un couple de pioupious ou quelque vieux débris des anclen- nes guerres, en casquette à cocarde, qui claudicalt sur sa béquille et promenait ses glorieux rhumatismes sous les vieux ormies, Parfois, le veut nous apportalt, du côté des casernes vols:mes, un sourd roulement de tambour ou la courte et grêle sonue- rie d'une trompette.Nous passions devant des cabarets \u2014 maisons basses, aux murs couleur :le de vin et flanquées d'un maigre jardin A tonnelle \u2014 qui s'appelaient \u2018Grand Vainqueur\u201d où Ju \u201c Buvette d\u2019Austerlitz\u201d.Près de la porte, était coilée une affiche eulum'née : \u201c Bonne bière de Mars \u2018, où l'on voyait deux Vieux de ln Vieille, un lancier rouge et un voltigeur, attablés devant une bouteille de grès dont le jet de mousse formait ar- cade et retombait de :ul-même dans uu verre.C'était la traduction naïve u« un couplet de Béranger, que j'avais entendu fredouner par wuon père : Non, l'Amitié qu'on regrette N'a pas quitté nos clhmais ; Je ia trouve, à ln guinguette, Ass.se entre deux soldats.Tout, dans cette banlieue triste et graudiose, évoqualt des idées tuilitaires.Au bout de ces ave- nies, aux arbres aliguiés comme des fantassins à la parade, se dressait le dôme de Mausard, le mousirueux casque d'or.eRe eee Ame a ns ms FRANCOIS COPPEE A SN A NA SN A AA a Quaud il y avait, au Champ-de-Mars, exercice à feu, uous ullous par ia, attirés par le crépitement de la mousque:crie.On ue permettait pas d'approcher ; wa.8 je voyais mauveuvrer de loin leg régiments, Comme si se fussent animés, pour Mon p.aisir d'enfant, mes soldats de plomb, mou infanterie Hilliputienue.Les co:unues défilaient, se roinpaleut par sections pour se reformier aussitôt, et brusquement, s'aliguaieut eu bataille, avec ule syméirie mécan.que.lt c'etait alors des feux de peiotäis, des décharges rauques, rappeout le bruit d'une soie déchivée, qui me faisalent sauter le coeur.Soudain, tout changeait.La troupe se mandait : massait en Carré.-\u2014-Feu à volonté.J'entends encore les coups secs de la fusillade, je vois luire les brefs éclairs dans la fumée bion- de ; et, bicotôt, le nuage devient tellement épais qu'on distingue à peine Jes pantalons rouges.C'était délicieux ! Dans mes promenades avec mou père, à la moindre détouation, je le tirais par le bras, et, d\u2019une voix supplianie : \u2014Papa, allous vite, je t'en prie !.petite guerre L.Lorsque le Chamyp-de-Mars était désert, nus pas se dirigeaient d'eux-mêmes vers l'Esplanade.Là, sur la p:ate-forme, au delà du fossé monumental, les canons triomphaux avrondissaient leurs bouches ténébreuses, Tout de suite, le désir me pre- naît de les voir de près, de les toucher.Nous franchissions la belle grille, \u2014 car mun excellent père cédait à tous ines caprices \u2014 et je m\u2019approchais, tout ému, des vieux trophées.lle étaient alors muets, endormis, les moustres de guerre ; mais je savais bien qu'ils vivaient, qu'ils se réveil\u2018ailent quelquefois ; car, aux jours de fête, leurs rudes nbolemients faisalent trembler les vitres, À la maison.J'en avals done un peu peur, au foud ; mais ils m'attiraicat, me fasci- Cue voix très lointaine com- Ce fait la ualeut, comme, daus les cauchemars, ces bêtes ef- frayautes, fautastiques, qu'on ne peut s'empêcher de regarder, Je les counaissuls tous, les énormes, ceux du dey d'Alger, qui glsent sur le sul comune les ruines d\u2019une coluveisde, et Jes tuortiers, accroupis dans une pose de crapaud, ct la longue et fine plèce dout l'alrain s\u2019euroule eu forine torse, et col.-e sur Inquelle rampe uue chimère, et les deux plus magnifiques, \u2014 des austro-expagnols, je crois, \u2014 où sout gravés d'orgueilleux binsois et sur qui s'effarent des uigles héraldiques.Un invalide À Jambe de Luis, avec deux canons de drap rouge sur sa manche, et le coupe-choux au bout d'une vuffleterie, montait da garde der rière les lourdes culasses.Mails, sur un signe de ten pare, le viell avutlenr sourialt au gamin et Le luissult grimper sur les affûts.Et Javals alois cette Joie, \u2014 oul, cette Joie! \u2014 de pa per le brou ze, gcd par le veut du Nord ou attiéd! par le su leil d'été.Je a'étuis qu\u2019'uu eufaut, el tous les enfauls re veul d'elle suiuite A U Y UVail, chez ai, gucun plicuvtuielte G atuüvisiue, el, Uitils Ina pacilique ia W.lic, Je LE VOYäls pus, SUSPCUQU À dt lie, *queique Vieux sabre paterdel , come dit Vie tor Jituguo.Je wal red dug Lioumme d'act.ou, «il dujuded BU, cy relieciussiil, Je cluis Miele que Jaurtis Lait 141 Mieulvcre Liuupier, Cepelluadic, jui couserve le guut des Cluses de l'armuee oo QUaLlG UN leBUNEUL PABNE, INIBi® ues sUIXaU ce vi UL ils, Je UAFQUE 1\u20ac pits, PCUUAUL ub molent, a la baticrie aes tGalnvours.Ce u est a gue napa: sioll niurade UC Ma Face, LiuslAICL COMNUWUN A tous les praugais, hil bleu ! je suis Leureux de le retrouver eu Lioi el ue ue souvenir qu'il y à toujours existé.A l'heure guid est, Lieu que toruidavlemuent ar Mes, HoUs PlrolesiOlS situs Cesse UC UOLU BOFrEUXr de lu gueire, et quiceique pile de gluire iuilitai le est UeuaigneUscluent Liuite ue Chauvin.Pre NOUS-Y Garde, 14 De Luu pas que Ce LEsU.U de pa.x, trés légitime d'uilleurs, Lous émascuiat ot detrui-ft, à lu ivigue, Hoe teumpérauseut guer rer, ROUE prolu.ere veltU nalivhie Le saug Ver sé, C'est affreux ! Mais Vhistoire est Lit pour mous rappeler que luus es Cd.lices, sous lesquels tacliv de s'abriuer la suciele des hunilues, U'OUL pils ou d'autre ciment.Maluteuous la paix tant que nous pourrols, suit; mibis laissons lus eutanis jouer aux sosdals.FRANCOIS COPPEE, de l\u2019Académie française.\u2014\u2014 EU IG J ?#1 i) oh je oR 4 > pA : à (a % rT A, & MA = 3 CERT, = Nghia Cand i A ur \u2018a ~~ Le \u201ci worn 0 AN > ; 7 = rns oer Ng PAG AA D ee Ten F< se CN : = q; + 2 PE ae y + ESS A = A.me \u2018ab CCF 5% 3d pan N Y Lu rr ro \u201cig = 4 je ve 0 +7) Jr J & A] es /° A = Te Ps È I + 3 = dns ET # 142 (>) Ola Tal A des FE - = cape M dE \u201csen P / £] 5 Ca uy À we 2.è Lx > 2 po) Ne fo ov 3 ace == ~X.75 LF ve ; Lx ir] = =, 5 Ye vi qi Or ys # # ue Te We (4 br AE rl ë + KP y, iFe £ Y ee a it 8 7 FPE $ buts : \u201c: À à ws ¥\u2019 ee (ea a 3 ty a a 5\" 2k ip Phd 3), gb ba a ï § Ww oe se se ones\" sie \u20ac # 3 .- rl ae 2 La st M us de té LLP #7 Tre me TES + 4 = f 2p AL Ft 1 = care PS ; PE 1160 ALBUM UNIVERSEL UNE PAGE CHOISIE - \u2014\u2014 Par Guaton Paris Gaston Paris, dont nous publions aujourd'hui le perualt, eu surtout le mérite de vulgariser un grand nofibre de récits Ingéuieux et ingéuus d'auteurs oubliés du Moyen-Age.Nous avons choisl, daus sou oeuvre, deux morceaux qui constituent de très-curieux spécimeus de l'auclenne littérature narrative et qui montrerout, en même temps, À nos lecteurs avec quelle habileté le savaut philologue n su les adapter au génie actuel de notre langue, Et apprenant la mort de Gaston Paris, nous avous cru intéresser les lecteurs de 1\u201c Album Universel \u201d en leur procurant une page choisie, qui survit au grand écrivain disparu.I.\u2014 MERLIN-MERLOT (1) Il y avait, jadis, un pauvre homme qui nourrissait à grand'peine sa femme et ses deux enfants en al'aut chaque jour, avec uu petit Ane qu\u2019il avait, couper des braucuages qu'il vendait à la ville.Un jour d'hiver, il fulsait si frold qu\u2019il ne put même manier sa serpe et qu'il lui fallut cacher ses mnins transles dans son vétement.Il s'assit alors au pied d\u2019un arbre et se init À pleurer : \u2014Hélas ! .-il, que ma vie est dure! Si Dieu voulait me faire une grâce, c\u2019est ls mort qu\u2019il m\u2019enverrait.Comune il se lamentait ainsi, 1: voix qui l'appelait par son nom.tous côtés et ue vit personne.\u2014Qui m'appelle ?dit-il en tremblant.\u2014C'est moi, Merlin, qui vis dans le bois (2) et qui ai pitié de toi.Je te rendrai riche pour le reste de tes jours, pourvu que tu ne te montres pas ingrat, et que, te souvenaat toujours que tu as été pauvre, tu aies pitié des malheureux.Rentre chez toi.Sous le pommier qui est au bout de ton jardin, tu trouveras, en creusant la terre, un grand trésor.Fais-en bon usage, et n'oublie pas, chaque année à pareil jour, de revenir ici me parler.Le vilaia, le coeur plein de joie, rentra chez lui, menant son âne sans l'avoir chargé.Quand sa femme le vit venir ainsi, vous pouvez croire qu\u2019elle ne lui fit pas bon accueil.\u2014Fainéant ! malheureux ! lui dit-elle, de quoi vivrons-nous, tes enfaïts et moi ?\u2014Tranquillise-toi, femme.Un peu de patience, et nous n\u2019aurons plus de soucis.Et H lui raconta ce qui lui était arrivé.Ils prirent chacun un pic et creusèrent sous le pommier, Bientôt, 1:83 trouvèrent le grand trésor et l\u2019emportèrent daus leur maison.Ils ne changèrent leur manière de vivre que petit À petit, pour ne pas faire trop parler les gens.Le vilain continua .abond d'aller au bols tous les jours, puis il n\u2019y alla plus qu'une fois la semaine, puis une ou deux fois par mois, et, enfin, cessa d'y aller, vendit son âne et vécut en bourgeois.Il acheta des maisons en ville et des champs aux alentours, et, bientôt, 1] fut entouré d'amis et de parents qu'il ne s'était jamals connu.I ne szon- geait qu\u2019à vivre à son aise ct ne se souciait guère des pauvres.Chaque aunée, cependant, 11 ne manquait pas d'aller au bois et de rendre compte à Merlin de ses succès.\u2014Monseigneur Merlin, lui disait-il, je suis, grace À vous, riche et heureux.\u2014Bien, répuadait la voix ; pense à ma recommandation.Une fois, 11 vint au bofs, et appela son bienfaiteur : \u2014Sire Merlin ! j'ai À vous demander une chose.Je voudrais être prévôt de la ville.\u2014Va ; tu le seras d'ici un mols ; mais n\u2019oublie pas ce que je t'ai dit.Au bout d\u2019un mois, en effet, il était nommé pré- vôt.Il ne fit pas bon usage de son pouvoir : îl le mit au service des riches et des puissants, il oppri- entendit une Il reganda de (1) Ce joli conte, de provenance orientale, est extrait dun petit poème du treizième siècle, en vers de huit syl- s.\u2014(2) Merlin est un personnage d'origine celtique, qui se présente, dans les récits du moyen Âge, sous deux formes différentes : tantôt, c'est un devin et sorcier qui vit parmi les hommes ;_ tantôt, comme ici, c'est une sorte de sylvain qui vit dans les forêts et apparaît de temps en temps.3) Extrait d'un sermon préché, vers 1200, dans la ca- thédraie d'Amiens.ma les petits et les faibles.Ll en est souvent Alvsl : celui qui est veuu de plus bas est le plus orguellleux et le plus dur.Après quelque temps, le jour étant revenu de sa visite au bois, II s\u2019y rendit avec une nombreuse suite à cheval, et, faisaut arrêter ses gens À la lisière, il entra dans le bois et vint À la place habi- tualle, \u2014Merlia! ditfl, es-tu là J'ai besoin de te parler, \u2019 \u2014Qu\u2019y a-til?dit la voix.N'es-tu pas satis fait ?\u2014Je ne me plaius pas pour ce qui me regarde ; mals c'est «e mes enfants qu'il s\u2019agit.Mon fils a étudié, !l It dans les livres latins, I! à malntenaut vingt-cluq aus, et je voudrais qu\u2019il ft évêque de la ville à la place de celui qui vient de mourir.Ma fille est d'âge à se murier ; je voudrais qu\u2019elle épousât le fils du selgneur qui possède le plus gruud fief du pays.C'est bien, je t'accorde mais peuse À tot.Il partit, saus songer à autre chose qu'aux bonnes fortunes qui allaient encore Jui échoir.Bientôt après, on élisait son fils évêque, et le fils du seigneur demandait la maiu de sa fille, Ou fit de grandes fêtes pour ces deux événements, et l\u2019orgueil du vilain enrichi ue fit que croftre.Un jour, il dit à sa femme : \u2014C'est demain le jour où, suivant ia coutume, je dois aller au bois trouver Merlin; c'est vraiment uue sotte corvée.Je n\u2019ai plus besoin de ce Merlin ; west-il pus Inutile de me déranger ainsi pour rien ?\u2014Sire, lul dit sa femme, allez-y encore cette fois, et dites-lui que c\u2019est la dernière, et que vous en avez assez de ces visites.Le lendemain, il se leva, mit sou plus riche costume et, accompugné de ses gens, se dirigea vers le bois.I: y entra tout seul, et cria : \u2014Eh ! Merlot ! Je t'atteuds.Viens vite, je suis pressé de rentrer chez moi.La voix lui répoudit de dessus un arbre : \u2014Que me veux-tu Ÿ Ton cheval a failli mm'écraser, tant tu t'avances saus précaution.\u2014Je suis venu preudre congé de toi et te dire que je ne peux vraiment pas me donner la peine de venir si souvent aussi loin de chez mol.Je n'ai plus rien à te demander : adieu ! \u2014Ahi ! vilain, vilain, tu ue plaignais pas ta peine quand tu venais chaque jour ici, avec ton âne, charger du bois pour gagner ton pain! J'ai mal employé mes bienfaits Tu m'appelais d'abord \u201c monseigneur Merlin\u201d, puis tu m'as dit \"sire Merlin\u201d tout court, et, malntenant, c'est \u2018\u201c Merlot\u201d: tu (trouves même au-dessous de toi de me donner mon vrai nom.Tu as été ingrat envers moi et dur envers les autres ; tu ue t'es pas rappelé que tu avais été pauvre, tu as méprisé et maltraité ceux dont tu aurais dû adoucir le sort.Va-t'en : je wal plus rien A te dire; mals sache que tu tomberas aussi bas que tu étals monté haut.Le vilain me se troubla guère des menaces de ln voix.Il rentra chez lui et dit À sa femme qu\u2019il eu avait fini avec ces visites humiliantes.Mais, bientôt, les malheurs commencèrent à fondre sur lui.Ce fut, d\u2019abord, sa fille qui mourut, et, comme elle ne laissait pas d'enfants, toutes les grandes richesses qu\u2019il lui avait données allèrcat à son mari et furent perdues pour lui.Puis, son fils l'évêque fut convaineu de mauvaise conduite et d'ignorance et honteusement déposé.Enfin, le prince auquel appartenait la ville y viat pour chercher à rassembler quelque argent À cause d'une guerre qui l'obligeait 4 de grandes dépenses.On lui dit que le prévot avait plus d'or et d'argent que tous les banquiers de Cahors; il le fit venir devant \u2018ui et lui demanda ce qui en était.L'autre dit qu\u2019il ne possédait rien, et le price, qui savait à quoi s\u2019en tenir, jura, puisqu\u2019il mentait ainsi, qu\u2019il ne lui laisserait en effet.I fit vendre ses maisons et ses terres, saisir ses trésors, et le jeta lul-méme en prison, l\u2019accusant de l\u2019avoir trompé dans sa gestion ues deniers publics.Quand il sortit de là, il ne lui restait pas de quoi prendre un seul repas ; ce fut en vain qu'il s'adressa À ceux qui l'avaient entouré et flatté du temps de sa fortune : tous le repoussèrent, et les pauvres gens virent, dans sa chute, une punition d'en haut.TI fut bien heureux, ayant amassé quelques deniers à force de travail et de privations, de pouvoir de nouveau acheter un Ane.Il retourna chaque jour au bois et usa ainsi pénible- tes deux demandes ; ment sa vie, pun! de sou ingratitude, de son or guell et de sa dureté de coeur.IL - LA SACOCHE PERDUE (3) Un marchand venait d\u2019une foire où !l avait fait de très grandes utfaires ; 11 avait mis tout sou Baiu, en belles pièces d\u2019or, dans une graude sacu- che de culr, et reutrait joyeux daus sou pays.Eu traversant la ville d Amlens, il passa devant une église, EH alla fulre ses prières, comme il en avait l'habitude, devaut l'image de lu mère de Dieu, et posa la sacoche devaut lui.Quand il se releva, une peusée où il était eufoucé lu lui fit oublier, et il s\u2019eû alla sans la prendre.Il y avait, dans In ville, un bourgeois qui, lui aussi, avait coutume d'aller faire ses oraisous de vaut Ja beuoîte mère de Dieu.E vint, peu après, s'agenouiller À la place que l\u2019autre avait quittée ; 11 trouva la sacoche, qui était scellée et fermée d'uue serrure, et comprit bleu qu'elle devait ren fermer beaucoup d'argent.11 s'arrêta, tout étonné : \u2014BEh ! Dieu, dit-il, que vais-je faire Ÿ Si je fais savoir par la ville que j'ai trouvé ce graud avoir, tel le réclunera qui n'y a pas droit.Il se décida a :a garder jusqu'à ce qu'il eu en teudft des nouvelles digues de foi, I rentra chez lul, mit la sacoche daus un coffre, puis vint à sa porte, et, avec un Inoreeau de craie, y écrivit en grosses lettres : * Si quelqu'un a perdu quelque chose, qu'il si dresse lel.\u201d Le marchand, ayaat continué sa route et étant sorti de sa pensée qui l'avait distrait, tata autour de lui, croyant trouver sa sacoche, mais il ne la trouva pas.\u2014Hélas ! s'écrla-t-il, j'ai tout perdu! mort ! Je suis trahi! Il vevint à l'église, espérant que la sacoche y était encore: elle n'y était pas.Il alla trouver le curé et lui demanda des nouvelles de son argent : le curé n\u2019en savait rien.Il sortit de l'église tout troublé et se mit à errer par la ville.Ea passant devant in maison du bourgeois qui avait trouvé la sacoche, 1.vit les lettres écrites sur sa porte.I accosta le bourgeois, qui se trouvait sur le seuil : \u2014Etes-vous, lui dit-il, le maître de cette maison ?\u2014Oul, sire, tant qu'il plaira à Dieu.plaît-il ?\u2014Ah ! stre, pour vieu, dites-miol qui a écrit ces lettres à votre porte ?Le bourgeois feigut de n\u2019en rien savoir.\u2014Bel ami, dit-il, il passe par ici bien des gens, surtout des cleres ; ils écrivent des vers ou ce qui leur passe par la tête.Mais, est-ce que vous avez perdu quelque chose ?\u2014Perdu ! certes, j'ai perdu !e meilleur de mon bien.\u2014Mais quoi au juste ?\u2014Une sacoche toute pleine d'or, scellée et fermée d\u2019une serrure.Et !l décrivit la serrure et le sceau.Le bourgeois recommut sans peine qu'il disait la vérité ; il le mena dans sa chambre, lui montra la sacoche et lui dit de la prendre.Le marchand, voyant ce bourgeois si plein de loyauté, resta quelque temps sans rien dire.\u2014Benu sire Dieu, pensait-il, je ne huis pas digne d'avoir le trésor que yavais amassé.Ce bourgeols en est plus aigne que moi.Sire, dit-1l, cet argent sera mieux placé dans vos mains que dans les miennes ; je vous le donne, et je vous recommande à Dieu.\u2014Ah! bel ami, dit le bourgeois, prenez votre argent ; je n'y al pas droit.\u2014Non, dit le marchand, je ne le prendrai pas; je m'en irai pour sauver mon âme.Et Il s'enfuit en courant.Quand le bourgeois le vit qui fuyait ainsi, il se mit À courir après lui en crlant : \u2014Au voleur! au voleur ! arrêtez-le ! Les voisins, l'entendant, sortirent, arrêtèrent le marchand et l'amenèrent au bourgeois.\u2014Que vous a-t-il volé ?lui dirent-Ils.\u2014Certes, relgneur, 11 veut me voler mon hon neur et ma loyauté, que j'ai gardés toute ma vie.Il leur raconta la chore comme elle était.Et, quand {ls surent ln vérité, ils obligèrent le marchand à reprendre son argent.Je suis Que vous GASTON PARIS, de l'Académie française. ALBUM UNIVERSEL 1161 LES MERVEILLES DE LA SCIENCE Vulgarieation des découvertes relatives à lu télégraphie uses Al Sans flls conducteurs, suas xupport et saus gul- de, faire cuentiner lu pensée lImmatérielle à travers l'atmosphère impalpable, n'estce pas Jà, parmid les découvertes modernes, l\u2019une des mieux faites pour confondre l'inaginatlon, et u'avous- nous pas lieu d'être fiers en scageaut que Je principe, fécond en conséquences, en est dû à un savant francais ?Juels sout les derniers progrès de In télégraphie sans fil?Queoles applications peut-on espérer d'eau tirer 7 Questions passionnantes par l\u2019attrait au merveilleux scientifique et dont la solution aumnit d'Inappréciables consé- quetices au polut de vue de nus iutérêts nationaux.Un mavire est eur l'océan ; la nuit et la brume l\u2019enveloppeut ; li mer démontée menace de le jeter À la côte.Où est-U?D l'Ignore.De que côté doit-li se diriger pour échapper au danger qui le menace Ÿ Aucun phare ne peut l'avertir ; sl puissants que soient ses feux, lls ne parvien- draienut pas à percer l'épals brouillard.Aucun signal sottore ne pourrait non plus dominer le fracas des vagues.Mais voici que, d'un mystéricux appareil abrité dans la chambre de vellle du'commandant, éclate vue étincelle, puis une autre et une autre encore, et que, bientôt, sur un mince ruban de papier qui se déroule s'inscrivent des signes, traite et points, Identiques à ceux du télégraphe Morse, et dont da suite correspond à des Mots, D'ou viennent ces ignes ts Doll vient ce 1nes- sage qui semble tember du clel eu furie ?Demau- dezde à l'étiucelle dont la vibration, transmise à travers brume et tempête, est allée réveiller au loin, dans un port, caus un sémaphore, parfois à deux ou trois cents kilomètres, un appareil simi- lnire qui a répondu aux questions du navire «a danger.Grice à ce message, le navire connaît sa situation sur l'Océan, 1 ne risque pas d'aller s'ou- UN POSTE DE TELEGRAPHIE SANS FIL.\u2014 COMMENT ON EXPEDIE UN MESSAGE.\u2014 En appuyant sur un levier, l'expéditeur fait éc'ater, entre les deux boules de cufvre v.sibies sur notre gravure, des ét:ncelles qui produisent des ondes électriques.Ces ondes, transuilses par un câble au sommet d'un mât situé à l'extérieur du poste, s'irradient dans l'espace à la formidable vitesse de 300,000 kilomdtres par seconde, et vont limpression- ner les apparelis du poste récepteur et y transrrfre le message.vrir sur les rochers on s'endiser dans les sables, comme le fit In \u2018\u201c Russie \u201d en 1901.C'est ainsi qu'il doit son salut à à étincelle qui a mis en mouvement, à la fois sur le navire et sur la côte, les appareils de télégraphie sans fil.Huit fois le tour de la terre on une seconde On sait que: est le principe de cette merveilleuse découverte.Cest ln connaissance des mouvements \u2018 vibratoires \u201d qui, à tout instant, frappent 008 yeux et nos orelLes.Jetez une pierre daus une pièce d'eau.Tout autour du point où se sera enfoncée Lt pierre vont se former des ondes, dde gratis cercles qui ride- rout la surface liquide «1 iront en s'élargissant.Que l'un de ces cercles, l'une de ces aadulations, l\u2019une de ces vibrations rencontre sur sa route Un corps flottant, une menue branche, une feuille sèche, un bouchon de liège, Ce caps flottant se mettra à osciller, À diviser, recuciLant une part du mouvement vibratoire créé par la chute de Ja pierre dans lu pièce d\u2019eau.le son et la lumière se propagent de même.L'étincelle électrique crée, elle aussi, des mou vements vibratoires.La vibration produite par l'électricité et qui se propage dans l'atmosphère à la formidable vitease de trois cent mille kilomètres par seconde \u2014 près de hult fois a circonférence de la terre \u2014 vel l'âme de la téégraphlie saus fil Comment done «ur aotre navire a-t-on opéré pour lancer une dépêche et recevoir une réponse, sans l'aide d'un fil?Par l'intermédiaire d'une bobine de Rulumkorf, apparell blen connu de toux, on à fait éclater aitre deux boules de culvre une étinecle, puis une seconde, une troisième, toute une série enfin.Chacune de ces étincelles à été la source d'une vibration, d'une onde électrique qui, conduite au sommet de lui des mâts du bâtiment, s'est trradiée daus l\u2019espace.Plus rapide que \u2019\u2019é- cair, l'onde n atteint le rivage, où elle s\u2019est heur- téé à un autre mât, planté, celui-là, près d'un phare, près d\u2019un local quelconque, Elle est descendue jusqu'au pied de ce mât et elle a atteint un appareil identique À celui du navire, un de ces récepteurs télégraphiques deat tout le monde a vu ge dérouler sous ses yeux I'étrolte bande de papler.Sur cette bande ae papler, le mécanisme a marqué un point, Une seconde étiucelle du navire a marqué un autre point.Une autre, plus longue, marquera un trait.Deux points et um trait correspondent à la lettre \u201cu\u201d\u201d dans le code Morse.Un point et un trait auralent formé la lettre \u201ca\u201d ; un trait et trols points, la lettre \u201cbd\u201d; un trait et deux pointe, lu lettre \u201cAd\u201d; ete.Des qu\u2019il aura In In dépéclie entière, le poste de la côte d'aura pus qu'À lancer sa réponse en provoquant les étincekes comme elles ont été provoquées sur le navire, La clef du «système.Découverte d'un savant français Reste à savoir comment ces vibrations, ces ondes électriques peuvent inscrire sur la bande de papier les traits et les points de l'alphabet Morse.C'est grâce À te petit tube de 2 millimètres de diamètre que fon appelle le \u201c radio-conducteur \u201d ou encore le \u201ccohéreur\u201d.Ce cohéreur ouvre ot fer me automatiquement la route qui bamde de papier sur laquelle simpriment les si gues.Ce mécanisme est ce en quoi réside précisément le grand secret de la télégraphie sans fil.Dans ce but, ce tout petit tube de verre renferme, pressée cntre les surfaces de deux minuscules pistons, une infinitésimale pincée de limaille métallique légèrement tassée.En temps ordinal- re, la Hmaille offre une résistance considérable au passage d\u2018un courant électrique.Mais qu\u2019elle soit frappée par une onde, ele devicat au contraire extrêmement conductrice, L'onde passée.un léger choc sur le tube \u201c décohère \u201d la limaîlle, et le tube reste de nouveau fermé À tout courant.L'onde réapparaît-elle, la limaille se cohère, pour re décohérer si on la frappe, et ainsi de ruite.Relié au mât.à l'antenne réceptrice des ondes, le tube radio-cenducteur est comme un oefl \u2014 l'oeil éloctrique \u2014 alternativement ouvert ou fermé.Il est le véritable distributeur, le régulateur, te portier, pour aînsl parler, qui ouvre ou ferme l'entrée de l'apparell récepteur.On peut donc dire que, lorsque le savant phyal- cien Branly, profeseur à l'Institut catholique de Paris, découvrit en 1890 le radio-conducteur, il découvrit en même temps la télégraphie sans fi.Armée et Marine.- Nauvetage des navires en détresse La tunrine de guerre et la martae marchande ue pouvaient tarder à ut.liser cette merveilleuse propriété de propagation les ondes.Lors de la visite du (zar en France, en septembre 1901, le poste de télégraphie sans fil établi à Malo-les-Bains, près de Dunkerque, reçut du transatlantique \u201clu Gascogne la nouvelle que le cuirassé portant le sou- vera était en vue.Quelques mois p:us tard, le prince Henri de Prusse, plusieurs heures avaut d'arriver à New-York, télégraphiait \u201csans fil\u201d du pont du \u201c Hoheuzolleen \u201d, son arrivée prochaine.Law flottes françaises et étrangères sont munies maintenant d'appareils émetteurs et récepteurs d'ondes, ainsi que d'antennes élevées au sommet de \u2018un des mâts, De récents essais faits sous la direction du lieutenant de vitisseau Tissot avec les appareils de M.Octave Rochefort sur le cul- rassé * Maxsséna *, ont porté Jusqu'à 70 milles (130 kilomètres) des communications très distine- tes.Plusieurs phares, les sémaphores d'Ouessant, Saint-Mathieu, Parc-au-Due, possèdent des Instal- ations de télégraphie sans fil.HN était tout naturel de songer à l'utilisation du uouveau système de télégraphie pour cotmmuni- quer avec les navires en détivese, Au cours de liver 1899, le cuirassé rusve \u201c Apraxine \u201d était bloqué par les gluces sur la côte de l'Île Hohelaud : il dut y hiverner, séparé du rivage par une distance de plus de 47 kilomètres.M.Popoff établit une conamimication sans fil entre le cuiransé et la five : 440 dépêches fureut échaugéus jusqu'au moment où fut délivré le cuirassé.Une de ces dépêches, émanant du uavire, annougalt que 27 pé- cheurx étalent à lt aérive sur un glagon détaché de In banquise : on put euvoyer À temps À leur secours et les sauver, Dans les premiers jours de janvier 1901, le paquebot belge \u201c Princesse-Clé- mentine \u201d ayant reacontré en péril le vapeur \u201c Me- dora \u201d, qui faisait eau, télégraphia sans fil À Ostende, d'où l'on envoya un remorqueur À son secours.La télégraphie sans fil, à petne est-il besoin de l'expliquer, joue un role de tout premier ordre dans les manoeuvres des armées de terre et de mer.Les postes tramemetteurs et récepteurs sont, pour la manoeuvres de terre, installés sur des voitures automobiles portant, en guise d'antenne réceptrice, une chem'née cylindrique qui se rabat au repos comme la cheminée d\u2019un steamer.Ou fit Usage des signeaux sans fil pendant l'expédition de Chine.La tél'égraphie sans fil permet de communiquer avec les sous-marins pendaet leur p.on- gée ; elle pourra être utilisée pour faire éclater les torpilles sans qu'il soit besoin d\u2019aucun condue- teur.Grâce à elle, les expéditions polaires pourront connnixiiquer, dans leurs longues statious sur la banquise, avec les côtes voisines.Par-dessus l'Atlantique.\u2014Les Indiscrétions de la télé- graphite sans fl C'est ainsi que, de jour en jour, les rivages des mers se peupleront de postes de télégraphie sans fil, vedettes toujours en éveil en vue de l\u2019Océau.Ira-t-un plus loin Ÿ Verrons-nous un jour le télégraphe snas fi, rival du câble sousmarin, traverser les vastes océans, aller d\u2019un pôle À l'autre, faire comme en se jouant le tour du monde ?C\u2019est ce gigantesque problème que cherche à résoudre conduit à IA Marconl, et qu'il assure même avoir déjà résolu.Les 11 ot 12 decembre 1901, les signaux émis à In station de Poldhu, Angleterre, à six heures du soir, furent enregistrés à Terre-Neuve à deux heu- reg et demie, c'est-à-dire À l\u2019heure qui correspond LA RECEI\"TION D'UN MESSAGE TRANSMIS PAR LA TELEGRAI'HIE SANS FIL.\u2014 Plus rapides que l\u2019éclair, les ondes électriques sont venues frapper, a 1'extérieur du poste récepteur, (e sommet d'un mât d'où elles sont Gescendues jusqu'à l'appareli enregistreur.Au fur et à Mesure qu'elles en font donctionner le mécanisme, le message apparaît, imprimé en traits et en puints, aur la band: de papier qui se déroule automatiquemei.t.On peut transmettre jusqu'à huit mots par minute.À l'heure de l'envoi, temps de Greenwich.Ces siganux consistaieut dues la répétition, à dix mt- nutes d'intervalle, des trois points qui, dans le cade Morse, représentent la lettre \u201c8.Le poste de Poldhu, dont la puissance électrique «st cent fois supérieure À celle des postes ordinaires de télégraphie sans fil, comportait pour cette expérience ul groupe de 20 mats de 66 métres de hauteur, munis a antennes, Cette magnifique invention en est donc encore à ses premiers pas, Peut-elle aspirer à remplacer un jour les câbles sous-marais ?Cette question nous intéresse plus que tout autre pays.La prédominance anglaise dans le réseau «les câbles du tnonde fait entrevoir avec effroi l'heure où nous pourrions être, en cas de guerre, isolés de nos colontes.Avec Ia télégraphie sans fil, si elle tieut les promesses qu\u2019elle a faites, it n\u2019y aurait plus de crainte.Aucune puissance humaine n'est capable de barver 1a route aux onder électriques qui voyagent, invisibles et insaisissables, à travers UEther.L'étineille magique traversera-t+eile un jour les Océans, fera-telle le tour du giobe tout tier ?C'est le secret de l'avenir.Du moins, aucune raison ne nous interdit-elle d'espérer que cette nou- valle victoire de l'esprit humain vienne un jour à se réaliser. 1162 ALBUM UNIVERSEL LA POSTE ELECTRIQUE FANTAISIE DE CIRCONSTANCE Vous connalssez tous l'histoire ou mieux le cou- te que nous racontaieut et nous racontent encore nos giand'mères.Le père François reçoit un jour une lettre de son gars, qui est au service depuis quelques mois.Ne sachaut pas lire, Il la porte à son voisin, en le priant de la déchiffrer pour lui.De bonne grâce.car cela salisfait son principal défaut, la curlos!- té.Le voisin se prête à son désir et (it ce qui suit.(Avis à ceux qui désirent avoir une laugue euplio- nique) B., le premié mé 1889.Bien chair paran, Figuré vou ke lé suy lié que javai zan porté an partaa pour le servis son tou tuzé 6 ke jé pâ dar- gen pour an achete dotre.Voulé vou bien avoir la bonté de nan envoier une ôtre per inci kun peu darjan kar cé bien cunul yeu de nen pd zavoir le sou o servis.Je vou zuabrice come je vou zéme inei ke la petite ceur.Votre fice ki vou zème.JAN DERVE.\u2014Pauvre garçon, s'écrie nussitôt le père Frau- çois, qui est bon autaut qu'ou peut l'être, ce qui l\u2019a toujours empêché de voir plus loin que son nez, Pauvre garçon, il faut que je lui envoie cela tout de suite.ous qui connaîssez tout, monsieur Morrisseau, comment que je n\u2019y preudrais bien pour euvoyer à Jean ce qu'il demande ?Morrisseau, qui est un malin, a déjà combiné ses p.ans pour se payer un peu de la tête du bou- homme, son voisin.\u2014Rien de plus facile, s\u2019empresse-t-il donc de dire, vous envoyez cela par la poste «a paquet, et, au bout de deux ou trois jours, ce brave Jean a ce qu'il lui faut.Ou plutôt, attendez done, il y a une manière beaucoup plus expéditive de lui faire avoir cela.Vous avez déjà entendu parler du télégraphe, père François ?\u2014Eh ! un peu, ma foi, comme tout le monde.Vous voulez dire ces fils de fer au haut de ces grands poteaux, hein ?\u2014Justement, vous grimpez le long d\u2019um de ces poteaux, ou si vos jambes et vos bras se refusent à vous hisser là-naut, vous prenez une longue échelle et allez attacher vos souliers et votre lettre au fil de fer là-haut.Vous redescendez et vous en allez aussitôt, car le télégraphe ne marche pas taut qu\u2019il voit quelqu\u2019un A le regarder.Deux minutes après que vous avez tourné le dos, votre hrave Jean reçoit son argemit et ses souliers.Ca ne m'étonnerait même guère qu\u2019il vous réponde sur le coup.Enfin, vous pourrez y aller voir ; seulement, donnez au télégraphe le temps de respirer : accordez-dui au moins une heure.\u2014Vrai ?que c'est douc bien inventé ces choses- là : j'y vais tout de suite et je vais même Joindre une bonne boutel!le de cidre pour que Jean puisse se rafraîchir un bon coup, pauvre gars ! Seulement, voulez-vous bien m'écrire ma lettre ?\u2014Comment donc !\u2026 Et, sous la dictée du père François, Morrisseau écrit & Jean.Le bonhomme, tout joyeux, en surtant de chez son voisin, passe chez le marchand du village acheter les souliers, et revient chez lui, où Il s\u2019empresse de raconter à sa bonne femme ce que Jean demande et comment c@ peut lui envoyer cela.Quatre à quaire, la viellle descend les marches conduisant À la cave, d'où elle rapporte une bonne bouteille de cidre de derrière les fagots.Puis, sans perdre plus de temps, les deux bons coeurs chargent une longue échelle sur leurs épaules et s\u2019en vont faire selon les conseils de ce bon Mor- risseau.Puis, aussitôt le traditionnel mouchoir carreau- té rouge et noir noué nux quatre coins peudu là- haut, sans presque oser regarder derrière eux, ils regagnent leur logis, Inissant d'échelle accotée au poteau, pour tout à \u2018\u2019heure.Justement à quelques pas de lA, couché de son long dans le fossé, un chemineau \u2014 car l'histoire se passe en Bretagne, vous savez \u2014 goûtait le repos dont une longue étape lui avait soudaia fait ressentir le besoin.Au moment où le père et la mère François disparaissaient dans le sentier, Il se réveillait, et, en w'étirant, se préparait À continuer son chemin.~\u2014\u2014 Soudain, en avant de lui, au haut du poteau de télégraphe, planté au bord de la graud'route, Aperçoit quelque chose qui ne \u2018ui paraît guère nature, pas plus que cette longue échelle fixée au poteau.Il se lève, se frotte eucore les yeux, et, rajustant son paquet au bout de sca baton nouweux -\u2014 de son \u2018\u2018 peu-bas \u201d, dirait Botrel \u2014 se dirige vers le poteau en question.LU] ne s\u2019est pas trompé.LA, tout en haut, se balance un mouchoir carreauté au ventre bien rem - pli.L croit même deviner, à travers le tissu, la forme d\u2019une boutellle.\u2014Quel origlna!, se demaude notre honime, a été planter ce fruit d\u2019un nouveau genre au haut de cet arbre ébranché ?.Sans s'arrêter à vouloir deviner quand il lui est sl facile de constater, il regarde soigueuxement autour de lui, tout en se débarrassant de son paquet.Cela fait, il grimpe À l'échelle avec une agilité qui prouve assez que les échelles le connaissent.Arrivé au haut, il saisit le mouchoir et pousse un eri de julie en apercevaut ce qu\u2019il contient.Rapidement i.le détache et redescend, étendant sur l'herbe le mouchoir et son contenu.\u2014Vo là qui tombe à po\u2018at, mon vieux, soliloque- t-il.Toi, dont les soullers sont dans un état lamentable, eu voici de tout neufs que la Providence l\u2019euvoie.Toi qui n'as pas mangé depuis hier soir, vois \u2018e bon afner dout le Bon Dieu te fait cadeau.Il y à même une boutellle, s\u2019il vous plaît, pour faire diversion à l\u2019eau puante des mares.Et, en effet, la mère François avait eu l\u2019heureuse idée d'envoyer à son brave Jean un gros imor- ceau de lard froid et une énorme miche de pain bis pour tenir compagule à la bouteille suggérée par le père François.\u2014Mais d\u2019uù diable vient tout cela ?se demaude notre chemineau, qui, malgré son «dire, ne croit guère que la Providence se mêle à ce point de ses affaires.Al! une lettre! voyons.Et notre ami, qui, dans dex teanps meilleurs, a peut-être décroché ses degrés universitaires, ouvre l'enveloppe avec le couteau dont il se sert en ce momeat pour tailler lard et pain ,et, tout ef continuant de s'eugouffrer des boucliées énormes, il lit.Et tout en lisant, tout en mangeant, sa bouche s\u2019eutr\u2019ouvre en un rire homérique, capable de fal- re des points à celui de Miss Plhilipps.Puis, posant sur l'herbe la lettre et d\u2019enveloppe, il fiait tranquillemeut son lard et son pain, avale le contenu de la boutel!le, emporte les deux pièces de cent sous destinées à ce brave Jean, et s\u2019empare des souliers.\u2014Justement ma pointure, dit-il en riant.I les chausse, remot soigneusement ses propres savates et la bouteille vide dans le mouchoir, et, saisissant le papier et l'enveloppe qu\u2019il n déposés tout À l'heure sur l'herbe, i] écrit quelques mots au verso lalssé en blaac par le pére Morrisseau.Puls, mettant !a lettre dans le mouchoir, Il noue solgneusement celui-ci, et, jetant encore une fois un long regard aux environs, il escalade de nouveau l'échelle.Rapidement redescendu, i] se sauve à toutes jambes en riant tout seul aux larmes de sa bonne idée.A peine a-t-il disparu au tournant du chemin que ce bon Morrisseau apparaît au bout du sentier, allongeant le pas.Il se frotte les mains en apercevant l'échelle fixée au poteau et le mouchoir attaché au haut de celui-ci.Sans s'arrêter À regarder autour de lui, précaution que notre chemineau avait jugée néces- snire tout à l'heure, 11 escalade l'échelle.Quels ne sont pas sa surprise et son désappointement en voyant ce que conticat le paquet d'abord, et en s\u2019entendant héler ensuite : \u2014Ah ! monsieur Morrisseau, vous avez fait comme nous, lui crinient en même temps de père et la mère François, au pied de d'échelle, vous u'avez pas pu attendre une heure entière.Eh bien ! a-t-il répondu, notre Jean ?Notre homme, la mine piteuse, leur lut le pseu- do-billet de Jean.\u201cMerci.Que le Bon Dieu vou bénisse.\u2014 Jan.\u2019 \u2014Vols donc, François, s\u2019écria la bonne femme, le pauvre sean avait vraluiet grand besoin de souliers, Pour nous le prouver, regarde, 11 nous renvoie ses vieux.Quele Lelle iuveution que le télégraphe ! \u2014Blen belle, en effet, se disait aussi Morrisseau.Je n\u2019y comprends plus rien ! Voilà ce que nus grand'mères nous racoutent ; voici maluteuant ce que nous verrous peut-être uous-mêmes, si l'invention de Signor Roberto-Pis- elcelli-Jacggl, dout nous parle la \u201cRussegua luter- natlonale\u201d, obtient les résultats qu'en attend son auleur, Pour envoyer une lettre, un paquet quelconque, volre même une paire de soullers, À n'importe quelle dextinatice, on n'aura même pas la peine de grimper à une échelle, comme le père François.Ou le déjiosera tout simplement dans un appareil destiné à le recevoir et à le timbrer.Le maître de poste ou son assistant le dirigera d'une façon mé canique vers le point où les objets pour une destl- wuution uhalogue se serout rendus avant lui; au moment voulu, un eugrenage le salsira, le fera &rimper avec ses compagnons au haut d'un poteau semblable à celui du père François, le versera dans un wagonnet l\u2019atteudant sur le fil, et, avec une rapidité vertigiaeuse \u2014 l'inventeur parle de 400 kilomètres à l'heure \u2014 des trolleys emme ucront le peut char à destination.Mais cuci, quoique bien incroyable, ne sera en core rien à côté ae la récente invention du célèbre Marconi, celle du téléphone de poche.Chacun au ra son petit instrument dans sa poche.Ou poin tera l'aiguille dans la direction exacte de l'endroit où se trouvera la personne avec laquelle on vou dra couverser, et, tout en écrivant ses comptes - comme César \u2014 ca parlera à la plus grande distance : on pourra même se payer Je luxe inouï de se disputer avec sa belle mère toute la journée.Ce sera bien commode.pour les bavards : mais.grand Dieu ! quel supplice pour ceux qui se plai sent dans In tranquillité.En mênie temps que de choses, que de dépenses deviendront Inutiles ! Prencus, par exemple, le Parlement, 11 ue sera plus besoin pour nos re présentants de se rendre en persoune 4 une salle commise, Chacun restera tranquillement chez xoi, en robe de chambre, et, les pleds sur les che- néts.Au moyen d'un appareil 4 cet effet installs, disons dans le salon du président de la Chambre, le discours de chaque député pourra se faire en tendre de tous.Et lorsqu'un ennuyeux prendra la parole, il sera facile aux autres de fermer leur ré cepteur, pendant le temps du discours, et d\u2019aller boire l'absitithe en compagnie de ses amis.Par exemple, Ce sera d\u2019une utiiité pyramidale pour les parlements boxeurs, tels que ceux de Vienue et de Paris, où les députés trop ardents ne pourront plus se giffler qu'en paroles.- De même pour les plaidoieries d'avocats : les juges, n'ayant plus à craindre l'oeil moqueur du publie, pourront dormir à l'aise et gagner leurs arrhes quand même.Et pour les médecins, pour les conferseurs, quelle amél\u2018oration, grands dieux ! Ceux-là, on ne suivra leurs ordonnauces qu'après s'être assuré qu'elles ne tueront pas, puisque leurs auteurs ne seront plus JA pour les migurgiter de force; car.notez bien ceci, on trouvera bien vite moyen d'aus- eulter les malides À quelques cents milles de distance : vu mien ami m'en a déjà soufflé un mot à l'oreille.Et le père François, s\u2019il revenait à la vie, dirait: \u2018Pourquoi vos pères se moquaient-ils de mol, il y a cinquante ans; vous qui voyez toutes ces choses aujourd'hui, vous en croyez de bien plus fortes.Done.Et il aurait ralgom, et nos pères n'auraient pus eu tort, et nous encore moins Sur ce, bonsoir! Dans quelques jours vous me lirez, 81 \u2014 en attendant Ia poste 8lectrique \u2014 le train qui doit emporter ma lettre ne va pas s\u2019enfouir dans un banc de neige, ou essayer de s\u2019enfiler dans un freight quelconque, comme une main dans une mitaine, un pied dans un bas, va couteau dans sa gaîne, une épée dans son fourreau, un\u2026.Assez ! assez .A.H.DE TREMAUDAN.Manor, 1903.\u2014 + \u2014\u2014- Enselgne cuelllie dans la banlieue parisienne : \u201cFabrique d'eaux minérales natureLes.\u201d * ° .Pour guérir un rhume en un jour Prenez les Tahlettes * Laxatives Rrowo- Quinine.\u2019 Cette signatare ne trouve sur 2 chaque boîte, 250. ALBUM UNIVERSEL LA MODE ILLUSTRÉE BVAAAAAAAANAAAAAAAAAAAAANY, On m'a prlée de venir faire, chaque semaine, un bri de causette avec les lectrices toutes clar- wautes de .\u2018 Album Unlversel \u201d.La tâche me paralesaut tres agréable, Je n'al pas eu la moludre veltéité de m'y soustraire.Me volci douce.\u2014De quul vuls-je parler tout d'abord, demian- dals-je hier à un confrère, pour intéresser ces du- mes ct.J'allais acuever: m'en faire bleu accucifiir \u201d, quand {1 m'interrompit ainsi : \u2014Mals, pariez de modes, de chiffuas, de dentelles, de ruvans, de bijuux, que sals-je.\u2014 Nous croyez-vous done si frivoles, f'a-je, felïgnant d\u2019être très vexée.\u2014 Pas plus qu\u2019il ne faut, vraiment, mals je pense, comme le plus grand nombre des représentants du sexe barbu, d\u2019ailleurs, que l\u2019art de plaire étant l'art suprême de la femine, elle me saurait trop le connaître, le pratiquer et chercher À le posséder daus son essence mêmie.Certes, je ne voudrais pas aller aussi loin que de prétendre, comme mon galant interlocuteur, qu\u2019une femme qui possède cet \u201cart suprême\u201d n'a rien autre chose à acquérir.Non, je sais qu\u2019il y a souvent d\u2019élégantes poupées qui plaisent pourtant \u2014 aux yeux du moins \u2014 et qui sont ni qualités de coeur ni qualités d'esprit ; mais Il est vral aussi, et la chose a été souvent remarquée, qu\u2019il n\u2019est presque pas de femmes véritablement bonnes, aimables et vertueuses, qui n'alent, en même temps que ces dispositions, Une note de bon goût élégant et distmgué qui se révèle jusque dans leurs toilettes.C'est done un peu madame La Mode qui va faire le sujet de ce premier petit entretien.Mieux vaut débiner cette madame, A, qu'une autre de nos amies, n'est-ce pas?Elle ccmpte assez de fer vents que, nous aviseriols-nous de médire de ses charmes, nous ne réussirions jamais assurément A faire le vide autour d\u2019elle.Mais je n'al, pour ELEG ANT COSTUME DE VILLE PAR LAURENTIENNE mujourd'hul, nude idée de critique et, si blen vous le voulez, je vuls tout simplement vous décrire une couple de jolls costumes eutrevus l'autre vendredi, À Li sortie d\u2019une conférence de carème À Notre- Dame, L'un, porté par une toute n'gnonne jeune femme, était en dep vert parsemé de flèches blanches, Ce drap semble en très grande faveur cette suisc@, solt dit en passant.Les flèches, jLa- Cécs dans le sons de la longueur, faisalent paraître plus grande \u2018a jeune femme, dont la taille, quoique gracieuse, était en réalité au-dessous de la moyenne, Le gilet, très collant dans le dos, pre- \u201cTEA GOWN\" EN CHIFFON RUSE nait, devant, la forme d'une blouse très ne, Grand col le drap blane tout brodé d'étroit galon dit \u201c Pompadour\u201d.La jupe, garnie dans le sens de In longueur de bandes mineus de drap blanc liserées du même galon.La jolie téte blonde qui surmontait ce costae s'abritait sous un grand chapeau de qulle noir garni de roses blanches et de ch'ffon.Un peu plus loin, portée par une dame d'un certain âge, une déicleuse robe de grosse étamine bleu-miatine, toute garnie de cette jolie et si pratique gu pure «de Lilne noire, Très simple de forme, \u2014 une jupe droite, formant tablier devant et cerclée d'étroits volants où forme jusqu'à hauteur dex geuoux, IX un rang d'apjéiqués de guipure posé sur l'étoffe, Le corsage fermant avec trois gros boutons de perle et orné d'un seul revers de bengaline biavsiche sous appliqués de guipure.* ° Nous publions aujourd'hui dans cette page quelques fix modèles de toilettes d'intérieur et un très élégant et pratique costume de ville, La première de ces Nustrations représente une robe dite \u201cten-gown \u201d en chiffen rose, plissé nccardéou.Garniture de rangs de perles blanches.L'autre figure, un saut de lit en flanelle ivoire ornée de bandes de soie bl:siches brodées à la main.Notre costume de ville est en melton gris perle, portant peur toute garniture un minuscule plastron et des parements de satin bleu pâle.Puis quatre gros SAUT DE LIT EN FLANELLE IVOIRE boutons de turquoise dont deux à la ceinture et C\u2019est gentil au possible.LS .* Je croirals manquer À mon devoir de chreu- queuse et de Canadienne, mesdames, sl je posais mon dernier point final sans vous signaler l\u2019étalage si artistique de modes et nouveautés en tous geures qu'offre en ce moment une de nos plus \u201cchic\u201d maisons canadiennes-françaises de l'Est : la maison Vallières, rue Sainte-Catherine, coin Montcalm.On ne peut vraiment imaguer rien de plus riche, de plus délical el de pius chatoyaut que la décoration de ces grandes vitrines.L'on dirait que des doigts de fée ont presidé à cet agence- meut der étoffes soyeuses ct êl jolimeut drapées, des dentelles de prix disposées de manière à ce que l'oel! ne perde ricm de leurs réseaux ténus et si fins, des exquises coiffures.Oh! les cha peaux ! Je ne sais si vous êtes comme moi, mais j'ai un faible extrême pour les chapeaux.Et l\u2019on en voit de si beaux chez Vallières que \u2014 je puis bien l'avouer \u2014 Je me suis oubliée très longtemps À les \u201ccontempler\u201d, Car, faut vous dire que In vue des jolies vitrines, que nombre d'entre vous cat admirées peut-être, m'a suggéré à moi l'idée d'entrer un peu voir ce quail y avait en dedans.On est femme, n'est-ce pas 7.Je n'ai pas regretté ma curiosité, pour ma part.Que de jolies choses légères et fleuries, et fragiles ot fraîches, et quelle tête ne serait pas char- ante ainsi abritée! Je voudrais disposer de beaucoup d'espace pour vous donner, mes chères lectrices, quelques descriptions de ces jolies coiffures, et aussi des superbes mantes et mauteaux importés d'Europe, qu'on m'a laissé voir au département des \u201c confvetions \u201d pour dames.Mais, il y en avait des centaines de modèles différents, tous plus beaux les uns que les autres, et me voyez-vous en frais de aécrire ?Tout 1\u201c Album \"\" y passerait, vraiment, Qu'il me soit seulement permis de dire ma fierté et l'intiîime satisfaction que j'ai éprouvée «à cous- tatant que cette supériorité incontestable d'art dans arrangement, de bonne qualité dans les ar- deux au corsage._ ticles offerts ct de modération dans les prix, ap- parilent 4 une maison canadienne-francaise.Ce n\u2019est faire tort à perscane, en effet, pulsque c'est de toute justice, que de reconnaître que, cette année du moins, In maison Vallières n\u2019a, ROUS Ces rapports, nulle rivale dans aucune partie de notre ville.Du reste, je crois que je ne snis pas la seule à l\u2019avoir compris, si j'en juge par l'affluence qui se pressait dans ces vastes magasina, lorsque j'y suis passée.Le snobisme va peut-être enfin faire place au bon goût.Ce ne serait, certes, pas trop tôt.LAURENTIENNE. ~~ re eo a oot.8 1 yrs vg ps To TEE TNE nny gras ETES SEP trata BS FILS SONI on Login, poe sD INPUT ME Créé TEE TL) mary ee i» a \"ry 7 Sa A % w es > 4 is - .< Parca it i ut RH Ra ve PS PO ETS RAR PE NERDS Mpsapisheie-d ey A ER SAT Si rerire MA Lei dees AS hI - RAEI rai oe : i adm: 12 reso fh A ervbete ES Shim Er ra Ur a dt AL NE a th devants RE Sr SSR StS pe fr NEN 4 rar a DE as Ss a seu CN Fahd .Da ap Sel aI poils POLI aterer ten es BIEN: .: nes PL Ey PIR vada ah 4 er SE Le Nora ry SPE Ch due pee DAES Gir Sra CL fide Condi Saliniogd Mem SNL At Linn ITS LAE LPN Te Bn ITs = à ee ie PT Rs cae Se LL ECT Bip te EE LR RE ERE ner Er EE I SK Ep cad BL | J ER : an ) 5 Mw Ma BN = ; nt ae 445 ETES py ë sense RATE te ETT a me an A à ~ = bo CEE \u2019 le in de \u2014r GR pat 22254 a .ET NE DOI I ET.FC ; Ç vu pue are NA LATE space Se ; EERIE INE BNF CREME Siem rat eo.36 PIN Canttisa tdi did as LIN TF ro Nude 92 00m QC - - D RAIN wwe h So ree TT, pass RES omy 5 ere x br CATHIE DRT , a .= ._ UE wh a q + te : 9 , A be | In.NER dre eu 9 o : 2 4 ; a.re v 108 ; R ess .a or ved, To Tee.A H \u201d SIT .So Lee $ et, $ : eM\u2019 het an eR ans Set hopes: Ce.Ld \u201cha RS \" = R \" i 5 Ng?RL * ~ Ter - ; { te ME FA * À PR ; J In > 3 Lt en : a.ot] EIT ESL 5 SIRS un Pars Brie A A > o hoes SPP 8 > pisse\" ; - Pod L205 Da IN poh - in A RSs J es Tons\u201d adda, - pa n RT PLT = i A À ; a = Dad; > AP RS WS A 4 ca pars ta > eo Mad , A 9 p A AA Er - > _.: .5 x eat es SES PREND ; : p a od h « - Chan Li \u2018 = .2s 80m ge * ro A : - Ré ES ee Rt 3 A et et a .pe d NY Es \u201d Wt) \u2019 Fe Te Spall h 4 ru x .ri H N T bi het : Ln PRI .wa .i Le .; - Tk 5 + 2 [yee god a bo [Yo y Q , > 4.pat .- ss a yb « bp» - re a a th, ba de Dares des ey 3 vo 4 JE.= .F.C WN J - rr are ve ae = SHAW ar 10 oh N 2 ead eu ?.R Be \u2018 a 7 5 : few syn 8 A IR * an = paket) A A Te Ne TL : ; H à Q 5 Æ on .= À o\u2014p z > 4 y ae \"7e » A At.\" Sa Cum aes .o A \" pra LSC : avs oy a arte A - .[23 \u201cLM .CN ARI LE ol hy poste hs .- a .D M Fed A LA Care ay My ~ go os amp , = J vos \u201cid TH oe .; .FETE ae ; a .J ji i FA 1 2 7 * Tg, he ; 4 1 1 : el - PF | 8 We).h ; + Ry.- ES a; 3%.i : EN ae + a oN >, J - VE: ON hy : M h D i sd 1 g + À oy 5 ï Be pb os oy D .Be ree PIF iISIPH TYE Ll TL RY SAL] N JS 4 SRE ON aye a; RE CL, I; A + -t ag « 3 es aging Sup Cia Pete es oF {TR 0 GEO sa a aa EE SIN Es a » Ps = es > 0 vx) ES prt totys OR RY Ag 4 = Ca rene rat Ven! 2 Hk A Hf ses patriot on gi A \u2018 h sale n % a 3 ; AH He hn ; pret r .El » - .- PA Ee es AGE a Eu - 0 5 i < 1.iY] : £3 .ean Ty bee pat eB Sree ex) 4 BH ST mie mam i ry Sean EH ECT INANE : er & = ; x rind grad > : Pa v= en g La = EN Pda) by REE A eragTy sm\u201d CN) \u201c PT Se RE DOS FRE EE 3 pin] TH pr hr pere sor Pradengs AJ\u201d ge Hae ear Ti en STO get = K, > .» ' .pee : : - n d > ce N Lu i C - d act POSE FURS FLA ve bait CO = A otha J) y 2 Akan À pe EE AE PO se .\\ PS EPRI, .+ SL 4: A = ds ASE - 5 RIT mit BRE jd Oi LS TIO or TE A ia FR Eel des.Ho Agen ae re >\" Ps ces des F350 tT, 3 4 NT TI Ra RE ede EIR AR A RE LL MER Erie i: VN k [a cree ve, : RX pat A \u201d agi oy Paci A (QE.x CE SUR es A = X ; Rh 5 A ge El we.; eT .A SS ANE ar ey = > } 22 Lot « at CES TTT ED EE DORA CNT £ UE LME MEN RA ra her 2 in BRASS iy F200 ALE reels, ri ES ge TRU 4 À al De pee et IR - 5 SE EN A À - N 0 - arth 5 = .+ TR LE LE hPL pu Lai 4 or aN EEE EE EE rte hy H pa PE ra fy ci oT ERENT =.rs dan ÈS Papi taS0S a ste, past ad \u2018os 0°TAS \u201c= Toa, Mpg us eS .hae, $54 .gent ans = 0 > DOUSTAdIsbsiiron + « LA TOILETTE.\u2014Dessin inédit de M.Paul Caron. 1166 CHASSES AU TIGRE Le prince Henri d'Orléans n\u2019était pas seulement un explorateur \\intrépide, c'était aussi un très agréable couteur, Nous extrayons d'un de ses ou- vruges le récit suivant : Le 24, encore un joli coup de fusid : dans la matinée, je desceuds d\u2019une seule balle ua tigre de sept picds qui filait devant mol.Mais c\u2019est notre Vieux mâle qui nous tient toujours à coeur.Au lunch, on vient nous annoncer que le mystérieux animal a traversé la rivière et étrangilé une vache dans une jungle qui fait suite à celles où nous sommes.Aussiiôt nous nous formons en ligue, ou À peu près, car cette jungle est fort épaisse.Aux difficultés qu'un éprouve toujours à pénétrer dans les ronclers et-à traverser de véritables réseaux de lanes, vienment se joindre celles que préseute le passage de petits canaux À demil- cachés dans \u2018es herbes ; de plus, les bâcherons out travaillé en certains endroits, et de gros arbres coupés sont encore maintenus au-dessus du soil par les bulssons enchevétrés.On ne peut done marcher une minute en ligne «droite, et c\u2019est à peine si l'on voit les éléphants les plus proches.Encore ne faut-il compter pour la battue que sur ceux qui portent l\u2019howdah ; les autres se mettent À la file, et aucun cri, aucun avertissement ne peut leur faire quitter cet ordre de marche.Personnellement, je suis très bien partagé ; j'ai un éléphant prêté par le rajah de Durburgah, une bête superbe, avec ce grandes défenses coupées à l\u2019extrémité.Pour se frayer un chemin, ii les ap- pule sur les buissons et les écarte de force.J'ai plus d'une fois l\u2019occasion de me rappeler la fable du \u201cChêne et du roseau\u201d ; ce sont les arbustes flex bles qui donnent le plus de mal à éléphant, car ils se relèvent aussitôt qu'on a cessé de les plier, tandis que les gros arbres sont vite brisés.Soudain, !es éléplianis, placés à cent mètres à ma gauche, se dispergent au milieu des cris de terreur de leurs mahouts.Le tigre s\u2019est incaitré.à l'improviste, devant Mme de Mores, à quinze p'eds de sun éléphant, de l\u2019autre côté d\u2019un petit ruisseau ; le mahout le lui à en vain indiqué, elle ne l'a pas vu et n\u2019a pu le tirer.Nous avons beau fouiller en tous sens ces fourrés, il a de nouveau disparu.Je voudrais être un moment dans sà peau et pouvoir rire à mon aise, tranquillement caché sous une touffe d\u2019herbes, en train de faire ma digestion, pendant que les élépliants tourneralent autour de mol, piétinant, déchirant, trompettant, battus par les mahouts, qui, à leur tour, se laissent philosophiquement attraper par des chasseurs impatients.Quelle comédie vous lui donnons ! L'infatigable M.Williams propose un méchaum pour la auit ; il montera dans un arbre, attendant que le tigre vienne prendre son diner devant lui, comme si rien ne s'était passé.Mais j'estime trop le noble animal pour lui faire l'injure de le croire aussi naïf, et je préfère laisser Williams et Morès en tête à tête avec leurs espérances.Le 27, dans l'après-midi, ce nous annonce que notre tigre (c\u2019est toujours le même) a tué une vache à deux milles de la jungle où nous étions le 24.I est très connu der indigènes, et traverse parfois le village ¢n plein jour.Le propriétaire de la vache, armé d\u2019uu simple bâton, a essayé de lui faire peur et l'a vu de près.Mais il cst tard, et nous sommes fatigués : l'expédition est remise au \u2018endemain.Le 28, nous entrons dans Ja jungle où l'animal est signalé.Je suis au centre de la ligne; à ma droite, mon cousin, puis M.de Boissy à l'aile.J'appuie à droite pour rejoindre le duc d'Orléans, et je le rencontre tranquillement arrêté à causer avec M.de Boissy sur le bord de la plaine.Comme je dois rester à la même distance de mon cousin qu\u2019il est lui-même de M.de Boissy, je me vois forcé de suivre son noble exemple.En sorte que nous nous réunisscns tous les trois, fumant tranquillement, tandis que les autres se fatiguent dans le bois.Cependant, les arbres chargés d'oiseaux de proie annoncent la charogne, reste du repas du ti- Bre.Sur la lisière, un vautour est couché danas une touffe d'herbe, et tourne vers nous son cou décharné.Il est ivre de curée et semble ne plus pouvoir se traîner.Nous nous avançons pour le contempler de plus près.En apercevant nos trois éléphants, masses effrayantes qui, d\u2019un pas mesuré, marchent sur lui, il sort de sa torpeur et s'envole tant bien que mal, se trafnant au courant.Voici \u2018es rôles changés ; cet olseau qui part ALBUM UNIVERSEL soudain sous leurs pleds, avee un fort bruit d\u2019al.les, jette la terreur parmi nos éléphants.Et, mal- Bré nous, nous sommes mis en fuite par va vautour, C'est le seul incident qui apporte un peu de variété dans cette marche.Nous sommes las de courir en vain et lalssous les autres se donner tout le mal.À la paresse nous joignons même l'hypoeri- sie: tous coupona des branches et dus feuilles dout nous remplissons nos howdahs, puis nous re- jolgnons le reste de Ia ligne à l'extrémité du bois, en nous p'algnuant du mal épouvantable qu'on a à le traverser.Nos compaguons unissent leurs plaintes aux uôtres.\u2026e plus amusant, eu cetie affaire, c\u2019est que, chacun voulant être plus malin Que le voisin, nous nous trompons tous mutuellement ; car j'ai su depuis qu\u2019à I'alle gauche, M.et Mme de Mores avalent agli exactement comme uous, Cette plaisanterie a du moins V'avantage que, chacun étant dupé, croit étre le dupeur, comme cela arrive souvent dans la vie.Du tigre, pas la moiudre trace, je m\u2019y attendais, Le 29, l'animal nous est signalé aur \u2018a rive droite de la Kosl, dans ces hautes herbes où nous l\u2019avons déjà vu.Nous traversous un bols d'acaclas, puls marchons en appuyant laile gauche contre une rivière, À travers des roseaux À demi-desséchés, où les éléphants avancent lentement.Pourquoi nl-je confiance aujourd hui ?Je ue puis guère le dire ; TS Se Sr es mais les pressentiments de ce genre ne me trompent guère, je sens toujours d'avance la mort du tigre.D'ailleurs, nous n'avons pas fait de bruit de ce côté depuis plusieurs jours, et le terrain se présente mieux que précédemment.La ligne s'avance uaus un ordre parfait, exécutant régulièrement les conversions à droite et à gauche, et se déplaçant \u201c parallélement à elle-même\u201d, comme on dh en tactique, lorsque les replis de la rivière !a resserrent ou l'élargissent.Morès commence À nous donner une certaine émotica en nous criaut qu\u2019i) vient de voir sauter devant lul quelque chose de jaune, qui a bien l'air d'un tigre.Quelques natifs perchés sur un arbre poussent nussi le cri de \u201c shâg !\"\u201d en étendant la main.Rappelez-vous qu\u2019il ne s'agit pas ici d\u2019un tigre quelconque, mais d'un vieux solitaire dont nous avons connaissance depuis douze jours, et qui nous a fait perdre tout ce temps, et vous comprendrez l'intérêt que nous prenons À la pour- sulte.En arrivant à l'extrémité de la Jungle, où un éléphant a été placé en sentinelle, nous exécutons une conversion A droite pour former le demi-cercle et clore la battue.Pendant que ce mouvement s\u2019achève, l'éléphant du colonel, un grand népaulais, s'arrête brusque- \u2014 ge ment sans donner le mo!ndre signe de terreur, el le coloncl, après avoir tranquillemcat visé, tire deux coups successiis de haut en bas.\u201c Bon, vol.là le co.onel qui ee trompe, et tire quelque cerf, peusous-uous.sas de cris, pas de mouvements dans la ligne: ce ue peut être un tigre.\u201cQu'est-ce ?demandai-je À mon cous'u, qui s\u2019est rapproché pour avoir les reuselgnements.\u2014 C'est un petit tigre,\u201d me répondit-Il ; et la trompette de M.Willlams nous Invite À ne pas perdre de tempe, mais À reformer la ligue et À repartir aussitôt sur les traces du \u201c vieux\u201d, qui doit être quelque part devant nous.Mails M.de Boissy et le docteur, restés auprès du colonel, persistent À dire que ce petit tigre d'est qu\u2019un cerf.On le distingue mal dans les touffes de roseaux.M.Willlams se décide à revenir pour voir, et, au premier agpeet, 1: trouve que, pour un si petit gibier, la queue est bien longue.II descend, et écarte les herbes ; puis, ee relevant {fl se découvre solenuellement, et, au milieu des hourras redoublés, annonce le décès du grand ti gre.L'Insaisissable animal a «afin succombé ; + s'est laissé assassiner vulgairement, repu san- doute, au milieu des herbes, et gft là maintenan daus la fauge.Celui qui se riait des fusi's ¢ jouait avec les éléphants, le roi de la jungle, n'es plus qu\u2019une masse soulllée, inerte, hideuse.KE cette anit, les chacals feront entendre autour d.lui leur lugubre concert, et les vautours puants\u2019arracheront les lambeaux de son cadavre.La gran- les choses de ce monde.deur, la jeunesse, \u2018a force, la beauté, tout passe, même chez les tigres ! \u2014 Qu'est-ce qui reste ?Ainsi vont Les shikaris d'entourent curieusement.De ao tre côté, nous soinmes tous enchamtés : d\u2019abord le \u201cgraud mâle\u201d est tué ; c\u2019est un vrai fardeau do moins, car il commençait à nous peser ; voilà plus de deux semaines qu.l nous accupe, et nous l'avons poursuivi vainement pendant quatre jour nées ent'ères.Certains signes de découragement commençaient à se manifester parmi nous; cha- cuu rejetait la faute sur les autres : \u201c Ab! si on n'avait pas pétaradé !\u2026 si on n\u2019avait pas fnit de Reneral shooting ! ou pas d'expédition complète !\" Tout est bien qui finit bien.Ensuite, c\u2019est le colonel qui l'a tué, et bien seul.sans contestation possible.Or, le colonel est très aimé, Il ne prend jamais part À aucune discus- ston de gibler, tire mal, ne réclame rien, se déc'are toujours content : c\u2019est un modèle pour tous : aussi est-on satisfait de voir ainsf la vertu réconm- pensée.Pour en revenir au tigre, il est très gros: dix bommes arrivent à peine à le hisser sur un éléphant ; M.Willlams et le docteur sont obligés de venir À la rescousse ; et, comme force utile, un blanc vaut facilement deux Hindous. Nous lunchons galement et reutrous en épau- chant notre joie dans un vrai general shooting : mon plomb se permet même d'aller annoncer la bonne nouvelle aux buffalos, qu'il cingle légère- metn.Au camp, nous trouvons le tigre, qui nous a précédés, étendu et bien lavé; la bête est superbe ainsi.Ce qui nous frappe surtout, c\u2019est sa tôte monstrueuse, qu\u2019une tumeur à la joue rend plus énorme encore, et À laquelle um callier de barbe blanche donne un aspect vénérable.Cette tête, emmanchée sur un cou massif, un vrai cou de taureau, avec une nuque qui la domine et des épaules ramassées, pourrait rivaliser de caractère avec celle de u'lmporte quel lon de l'Atlas.Emco- re Je Ton doit-ll À sa crinière une bonne partie de sa majesté.Il mesure neuf pieds dix pouces en longueur : c'est peu pour son âge.Sa queue est fort courte, ce n\u2019est pas un vrai \u201c Bengal tiger\u201d, mais un \u201c hill tiger\u201d ou tigre de la mcatagne, de type plus ramassé et moins long que celui de la plaine.D'aras les shikaris, tl aurait vingt ans, ce qui est \u201cextrême vielllesse.M.Willlams affirme n\u2019en avoir jamais vu d'aussi gros.Nous procédons À \u2018\u2019autopsie et retrouvons une balle de 12 logée sous la peau ; le peu de pénétration du projectile montre assez qu'il doit être at- ribué à quelque chasseur natif.Cette blessure pe = AU KLONDIKE Les contrées si riches en or qui attirent, depuis quelques années, tant d\u2019aventuriers de tous les pays, présentent, en hiver, un aspect des plus désolés.Le froid y est toujours intense.Les chercheurs d'or, campés en dehors de Dawson, se volent obligés d'entretenir à l'intérieur de leur cabine une température très élevée.Les habitations, en planches, sont des plus primitives et peu confortables.On en bouche les interstices avec de Ia mousse, des chiffons et de l'argile quand on en trouve.Néanmoins, avec um peu d'initiative, on peut rendre ce petit réduit fort agréable, et s'y reposer convenablement des fatigues du métier.Aussi, le son de la trompette au moyen de \u2018aquelle le chef du ménage Invite ses compagnons À venir xe réconforter est-il perçu, chaque fois, par les intéressés, avec un plaisir facile à comprendre.Une de nos gravures montre de quelle manière pittoresque les heures de repos sont annoncées dans ces régions.\u2014l + AP\u2014\u2014\u2014 NOS ENFANTS Une des maladies de notre temps est le défaut d'énergie et de ressort, la tristesse, ou, pour être plus exact, le néant de l'âme.Que faut-il, en effet, à l'âme pour échapper à cette tristesse ; Il faut qu'elle espère, 1 faut qu'elle ait de l'avenir.L'espérance, c\u2019est-à-dire la foi en l'avenir, est la nourriture de ame.L'homme, pour vivre, a besoin d'avenir ; stnon, il ge dé- sespére et meurt.Eh bie, le mérite des enfants.et ce qui fait qu'ils sont comptés parmi \u2018es bénédictions de Dieu, c\u2019est qu'ils sont l\u2019aveuir de chaque famille, c'est qu'ils entretieunent, dans l'inté- rleur de nos maisons, cette idée qui nourrit l'âme.Les enfants nous représenteui l'avenir, et ils le ALBUM UNIVERSEL a 1167 NEO os CERN ETUDIONS NOTRE LANGUE GUKRE AUX ANGLICISMEK ! \u201cPy S AAA , ABUSER.\u2014 C'est formuler ua anglicisme que d'employer ce mot dans le sens de maltralter.ABUSER signifie TROMPER.Exemple : charlatan ABUSE les badauds.LA .ACCOMMODATION.\u2014 N'est pas francgals dans le senr de ovnunodité, espace, confort.Encore un anglielsme.Ne dites pas : CET1E VOITURE MANQUE D'ACCOMMODATION, Dites : Cette voiture manque de CONFORT.Eu terme de commerce, à l\u2019anglicisme \u201c BILLET ACCOMMODATION \"\u201d, substituez l\u2019expression française : * BILLET DE COMPLAISANCE \".Xoo lr 5% Un représentent ous la forme Lu plus riaute et la plus gracteuse, C\u2019est IA ce qui fait leur charme irrésistible ; c\u2019est là ce qui met autour de leurs petites têtes cette auréo.e de bonheur et de foie qui se réfléchit sur le visage des parents, qui échauffe doucement leur coeur, et donne aux plus pauvres et aux plus malheureux la force de travailler et RRARAI ARR ACCOU:- LER.\u2014 Vous ue pouvez ACCOUPLER des wagons de fret, blen que vous puissles les ATTACHER.- + * v ACCOUPLEUR.\u2014 En France, l'homme qu\u2019on appelle lei, à tort, un ACCOUPLEUR, est désigné sous le num d** HOMME D'EQUIPE \u201d.° ê ACTER.\u2014 N'est pas français dans le sens de JOUER UN ROu.; gur la scèue.Au lieu de dire: Telle actrice n blea ACTE, dites: a bien JOUE.L'EDUCATEUR.SOUS S SG IOGG GS TGS TSISS SG 0ISOOGH HAS ISSN 56 SSSOSSS de vivre.Bénle soit donc l'enfance, qui écarte la tristesse et qui chasse le démon ! Bénie soit l\u2019eu- fance par qui vivent, au sein des familles, cette idée ct ce sentiment de l'avenir, aussi indispensa- blex À l'homme que l'air et la lumière qu'il respire.SAINT-MARC-GIRARDIN.AU KLONDIKE : A l\u2019heure du repas.\u2014L\u2019appel 1168 TRÉSOR DE LA VIE PRATIQUE CUISINK Vous ne vous doutez peut-être puis, mesdames, dans votre modestie native, de ce que ce département de votre miulstèôre réclame de délicatesse et d'art, de ravoir-faire et de diplomatie !\u2026 Lai cuisine ! c\u2019est-à-dire la direction de l'hyglè- ne, l'économie presque totale de la santé des vôtres! Bavoir, tout en flattant le goût, diriger l'organisation des repas de façon À fouiaiir à l\u2019estomac une nourriture salue et complete, suffisante pour répandre ln vie dans tout l'organisme, est une science plus difficile qu'on ne pense et qu'une maîtresse de maison devrait intelligemment étudier en se basant le plus possible sur les lois de l'hygiène.Les aliments sont d\u2019absolue nécesisté puisqu'ils réparent l'usure des organes en redounaut au sung les principes vivifiants qu\u2019il perd, dans son parcours, en distribunant la nourriture et la chaleur.Mais il est nécessaire pour lu santé de veiller à la quantité, À \u2018a qualité et à l'emploi de ces aliments, qui doivent être variés, l\u2019usage exclusif d\u2019un seul pouvant, s\u2019il n\u2019est complet, causer des troubles sérieux dans l'organisme.C'est pour cela, mesdames, qu'il in\u2019A paru intéressant de voir, succinctement avec vous, le classement des différentes espèces qui constituent l'alimentation et qui se divisent en trois groupes : \u201canimaux, végétaux et m'aéraux \u201d.Les aliments animaux sont nombreux, et nous citerons en première ligne la chair (viaude noire, rouge ou blanche).Les viandes noires (gibier) sont plus substaa- tielles que \u2018es autres, mals en même temps plus excitantes et d\u2019une digestion difficile.Les viandes rouges (boeuf, mouton) fournissent un aliment réparateur et uutritif.Les viandes blanches (veau, ngneau) sont gélatineuses et moins nourrissantes.Le porc est très nutritif mais lourd et d\u2019une ar- similation difficile.Les oiseaux de basse-cour sont d'une digestion plus ou moins laborieuse : le poulet, le dindon, le pigeon, par exemple, se digèrent beaucoup plus facilement que Je canard et l\u2019ote.La chair des poissons est regardée comme beaucoup moins nutritive que la viande de boucherie et même que la volaille.Parmi les poissons qui se digèrent facilement, on peut citer: la barbue, la truite ordinaire, l\u2019éperlan, la sole, la limande, le merlan, le goujcn, le hareng frais, le brochet.Ceux dont la chair est huileuse ou compacte sont d\u2019une digestion plus difficile, tels que : la lamproie, l'anguille, le barbeau, le maquereau, la brème, le saumon, le thon, ete.Les oeufs de la brème et du brochet peuvent, chez certaines personnes, occasionner de véritables empoisonue- ments.Les crustacés, homards, langoustes, crabes, etc, sont assez lourds.Parmi les mollusques, les huftres fournissent un aliment léger mais peu nourrissant.Les moules doivent être employées avec prudeu- ce, leur provenance et leur manque de fraîcheur pouvant occasionner des indispositions souvent graves.Les oeufs, surtout ceux de poule, tiennent une grande place dans l'alimentation : c\u2019est une nourriture excellente.Ies oeufs d'oie et de dinde sont plus difficiles à digérer.Les légumes secs sont digestifs, nssociés à ln viande, mais surtout loraqu\u2019ils sont réduits en purée.Le riz et la pomme de terre sont des nliments très sains et très nourrirsants, mais qui ne pourraient constituer une nourriture suffisante.Les légumes frais, beaucoup moins nutritifs que les légumes secs, conviennent à tous les tempéraments.Ils sont rafrafchissants et utiles pour pré- veuir les effets échauffants des v'andes.Les fruits \u201cmûrs\u201d nourrissent fort peu, mais ils rafraîchissent et exercent une bonne influence sur l'organisme, lorsqu'on a\u2019en abuse pas.La truffe et les champignons sont généra!ement d'une digestion ufficile et les propriétés vénéneuses de ces derniers nécessitent une très grande prudence pour les utiliser.Les matières grasses sont, en général, difficiles À digérer ; elles appartiennent, comme le beurre et les graisses, au règne animal, ou les huiles au règne végétal.ALBUM UNIVERSEL Le fromage est rafralchiseant et très digestif, mais ee doit jamais dépasser certain degré de fermentation, Les condiments, sucre, vinaigre, sel, épices, atl- muleut les fonctions digestives, mais doivent étre «mployés avec modération.Le lait est un nument complet et précieux pour tous les Ages.Le pain, qui n'est pag un alimaat complet, reu- ferme des principes très appréciables.Le pain blane est plus nourrissant que le pain de qualité inférieure.Les bolssons netiveut In digestion et réparent les déperditicais liquides qui se font dans l'organisme, mais duivent être prises avec modérftion.L'eau est Indispensable à la vie, Les boissons fermentées, telles que le vin, la bidre, le cldre, ete., sent des stimulants, mals d'une nécessité relative.Les bolegons aromatiques, thé, café, sont aussi des stimulants, Ces quelques indieaticas, bien que trés sommal- res, pourront cependant, mesdames, vous alder A composer Vos menus conformémeut aux principes de l\u2019hygiène, d\u2019après, bien entendu, le genre de vie et de santé de ceux qui vous entuureat.Je vous engage à ne pas oublier que Ia bonne cuisine net ordinairement les convives en belle humeur et que les satisfactions de l'estomac out une in- fluceice généralement très appréciable sur l'aménité du caractère.Ne vous récriez pas, mesdames, la gourmandise est un péché mignon, et Brillat- Savarin nous affirme, dans sa spirituelle \u201cPhyslio- logie du godt\u201d, que \u201cLa découverte d'un mets nouveau fait plus pour le bonheur du genre humain que la découverte d\u2019une étoile.\u201d RECETTES PAIN BIS.\u2014 Prenez trois tasses de farige de blé d'Inde, une de farine de blé, une de mélasse, trois de lait sur, du soda et uen tasse de raisin ; mélangez tout avec la farine.Faites cuir à la vapeur dans un bassin de trois pintes, pendant trois heures.PAIN BIS No 1.\u2014 Prenez deux tasses et demie de farine de blé d'Inde, une et demie de farine de seigle, une demie de farine de blé, une tasse de méasse, une d\u2019eau chaude, deux de lait doux, une cuillerée à thé de soda et un peu de sel.Faites cuire à la vapeur trois heures et au fourneau, une heure.PAIN BIS No 2.\u2014 Prenez quatre tasses de farine de blé d'Inde, deux de farkie, une de mélasse, une pinte d'eau chaude avec une demi-tasse de bonne levure, ou employez à la place une piute de lait sur sans levure, et une grosse demi-cuillerée à thé de soda et un peu de sel.Faites cuire au fourneau ou à la vapeur pendant trois heures.CONSEILS UTILES CHAUSSURES VERNIES.\u2014 Mêlez, après les avoir fait tiédir isolément, deux parties de la meilleure crème et wae partic d'huile de lin.Ayant préalablement bien nettoyé vos chaussures ver- uies, frottez-les avec une éponge trempée dans le mélange indiqué, puis avec un morceau de drap bien sec, juxqu'à ce que le cuir soit devenu tout à fait brilant.NETTOYAGE DES TAPIS.\u2014 Voulez-vous avoir vos tapis toujours d'une parfaite propreté ?Il suffit de répandre dessus des feuilles du (né que vous aurez pris à Votre déjeuner ; puis balayer ensuite vos tapis: il n\u2019y restera plus un grain de poussière, et les couleurs paraîtront plus vives, NETTOYAGE DEs VERREs DE LAMPE.\u2014 H suffit, pour enlever les taches sur les verres de lampe, d'imbiber légèrement un linge d'alcool et d\u2019en frotter les taches.Se servir de linge bien see et bien souple.PATE POUR L'ARGENTERIE.\u2014 Mélangez à de l'eau-de-vie parties égales d'alun, crème de tartre et sol d\u2019oseille.Faltes-en une pâte avec laquelle vous ferez le nettoyage de l'argenterie, que vous frotierez ensuite à la brosse et à la Peau de cha mois, MEUBLES C1RES.\u2014 Les meubles polis à la ct- re conservent presque indéfiniment leur brillant si on a le soïn de les frotter tous les jours avec un morceau d\u2019étoffe .e Inine grossière.Cependant, il arrive, par exemple, À la table À manger, de recevoir des taches de sauces répandues qui ont pénétré À travers la nappe.Nettoyez dans ce cas avee un chiffon trempé dans du lait bleu chaud, qui eulèvera loutes les taches, et passez à l'entaus- tique faite de cire jaune et d'esscuce, que vous froitez avec un morceau de kune lorsqu'elle est sèche.NETTOYAGE DES BOISERIES PEINTES.\u2014 11 suffit de blen essuyer.SI les boiseries sont très sii.es, on les lavera avec de l'eau contenant uue certaine quantité d'eau-de-vie blanche, puis on y parsera ensuite de eau fraiche, La bolserle re praadra son éelat primitie, PETITE REMEDES CONTRE LES DARTRES FARINEUSES, \u2014 Lis soins du visage dolvent éire en ee moment l'ubje: d'une sollicitude toute particulière.Pour couser ver au telut sa fraîcheur, le préserver de dartres farineuses, il faut faire usage pour se laver le v: sage, le cou, lu poltrine, ainsi que les parties du corps oll la peau est farineuse, de décoction de ri et d\u2019eau distillée de fraises ou de fleurs de til leul.L'emploi de ln vaseline, de la crème frateh (cold-cream) est tras favorable sux peaux irri.bles.BRULURES.\u2014 Si l'on a le courage de supp: ter pendant deux minutes une douleur culsante, ©.aura immédiatement raison d\u2019une brûlure en l'ex posant à l'ardeur du feu quelques Justants.Si la brûlure est plus forte, sans cepeadant fair.paie, on la plougera dans l'eau froide, ou bien or: la couvrira des substances suivantes, \u2014 en se rap pelant que l'important est de garantir la blessure de l'action de l\u2019air : compresses d\u2019eau légèremen: vinalgrée ou gommée, ou d'eau blaache, mainte nues constäniment sur la bralure; \u2014 pulpe d ponuue de terre râpée ; \u2014 blanc d'Espagne eu poudre ; \u2014 ouate aboudamment saupoudrée de fa rite ; \u2014 savon râpé, ete, maintenus à l\u2019aide d'un linge bira bandé.Lorsque la brûOlure fera \u201ccloche\u201d, vous perev lez les ampoules ou cloches el Vous panserez avec un peu de ouate hydrophile trempée dans le lini ment suivant : Eau de chaux, 125 grammes.Huile d'amandes douces, 20 grammes.Mêlez bien.LE HOQUET.\u2014 Pour faire cesser cette chose ennuyeuse, parfois insupportable, qu\u2019on appelle le hoquet, lorsqu'il ne fait pas partie des symptômes d'une affection plus ou moins grave, il ne manque pas de moyens qui sont tous efficaces, pourvu tou tefois qu\u2019on les emploie sérieusement.Voici les plus facLes et peut-être les plus efficaces : Boire de l'eau très fraîche avec lenteur, en se bouchant les deux oreilles.\u2014 Provoquer l'éternue- metit, \u2014 Tenir longtemps les mains dans l\u2019eau chaude.\u2014 Mâcher et avaler de la semence d'acis.\u2014 Se gargariser avec de l\u2019eau fortement vinaigrée, CONTRE LES POINTS NOIRS.\u2014 Quand sur |: blancheur de vos visages, vous voyez apparaître.mesdames, ces vilalns petits points noirs qui sont le désastre de jolies peaux, 1'avez-vous point souvent souhaité ces temps heureux où un coup de baguette faisait refleurir la jeunesse et redonanit aux joues leur teinte rosée ; n'avez-vous pas cher ché avec déserpoir le moyen de lutter contre cet invisible ennemi, et quand votre psyché vous laissait voir l'odieuse petite tache piquée insolemment sur votre visage, ne vous êtes-vous point retournées désolées d'un mal que vous croyez sans remède ?Rassurez-vous, chères lectrices, et per- mettez-moi de vous donner quelques conseils.Ce qui cause votre terreur est tout simplement une légère maladie de la peau, et, comme pour toutes lex affect'ons de ce genre, un régime alimentaire est nécessaire, vous arriverez promptement à une guérison : il suffirn de vous abstenir de salal- Ray, de viandes faisandées, de fromages fermentés, d'excitants tels que cnfé, alcool, ete.Usez aussi souvent que possible de légumes verts ou autres choses rafraîchissantes, et de temps en temps prenez un Jdéger purgatif salln.Vous pourrez avantageusement joindre À ce régime alimentaire un traitement hygiénique d\u2019une grande simpliei- té, qui consistera uniquement en ablutions d\u2019eau très chaude dont le but est de faciliter la sécrétion des glandes qui se trouvent À fleur de peau.De plug, faites chaque matin des lotions d\u2019eau tou- Jours très chaude ae ractie de saponaire (un verre environ contenant 50 gouttes «d'alcool cet 30 gouttes d'ammoniaque).Un mélunge composé de poids égaux de borax, le glycérine, d\u2019eau de roses et d'alcool à 90 degrés réussit également. ALBUM UNIVERSEL 1169 .RECREATION LE LABYRINTHE U'n voyageur, atrant par la case A, doit sortir par la case B en entrant par la case A, doit sortir le calvaire ; 30 par le puits et 40 par la meule, et en traversant un nombre égal de cases blanches, grises et noires.le voyageur ne peut revenir deux fois sur la mêmie case, ni franchir les rivières et les murailles, et dans le compte des cases à franchir, les quatre où xe trouvent la ferme, le calvaire, le puits et ln meule, ne doivent pas être comprises : elles sont pour ainsi dire neutres.Inctiquer sur le dessin ci-contre quelle sera la marche à suivre par le voyageur.LES DEUX DES Réunir deux dés à jouer et lex faire rouler ensemble sur un plan incliné, voilà pour aujourd'hui In petite expéricace que je vous propose, Mouillez légèrement une face de chacun des dés avec de la salive, et juxtaposez-les de façon que les angles se coupent également et symétriquement, les diagonales des faces juxiaposées faisant entre elles un angle de 450.Si vous culllez lex dés en faisant coïmeider exae- tement deux de leurs faces, ils ue rouleraient que sur quatre arêtes, ce qui vous forcerait à donner au jeu de trictrac, qui vous sert de plan incliné, une pebte assez forte.En nocalant an contraire vos dés comme je vices de lhrliquer, l'ensemble roulera sur huit arêtes et nou plus sur quatre.En mettant 3 dames superposées sous un côté du jacquet, et en Imprimant à celui-ci un léger mouvement initial, les dés par- courrent aisément en roulant toute sa longueur, La salive, se séchant, fait adhérer les deux faces du dé.Vous les mouillez, bien entendu, en secret avant de faire l'expérience devant les spectateurs.mais vous les juxtaposez devant le publie, puis vous séparez brusquement les dés aussitôt qu'ils sent à bout de course, et Vous priez un amateur de répéter l'expérience, IL verra, SI ne connaît pax le petit subterfuge cmployé, que cela n\u2019est pus facile, COLIN-MAILLARD A LA SILHOUETTE Dans ce jeu, le joueur qui fait Coliu-Malllard v'a pas les yeux bandés.11 s'assied sur un tabouret peu élevé, devant un paravant où un mur, sur lequel où a scigneusennen tendu un linge blanc et fin.Derrière Colin-Mailland, à trois pieds de distance euviran, une bougie est placée sur une lab.e ou tout autre support, de telle sorte que la flamme soit À une distance d'à peu près trois pieds du sol.Toutes les autres lumières de la pièce sont ételntes.Les joucurs défilent alors les uns après les autres «aire Collu-Mailllard el la bougie.Au fur et À mesure qu\u2019ils passent devant celleei, leur si:houette se projette sur le linge.Colin-Malllard, sans jamais se retourner, et en regardant seulement les silhouettes, doit nommer les personnes à qui elles appartiennent.S'il se trompe, A don- tie Un guge et une autre personne prend sa place.Les joueurs ont, naturellement, le droit de faire toutes les grimaces et d'employer tous les subterfuges possibles pour xe déguixer ct tromper Colln- Maillard, Une dune se mettra un chapeau d'homme et ui mnousleur un bontiet de cuisinière, par exemple, sur la tete.TL faut seulement que la figure ne soit pas cachée.On devine quelle gaieté cet affublement conne au jeu.Très recommandé pour fêter en famille la MI-Carême.DEVINETTE ve = Ze N PONS I 1 y aVitit ht, tout à l'heure, UN arliste Tumaut sa pipe : je voudrais bteu savoir où 11 ent - COMBLE Quel est le comble de Ia paresse pour un paveur ?ENIGME De la gent ailée Je suis la terreur: Contre la gelée Je la garde la fleur.ANAGRAMME Avec plaisir on m'\u2019écoute, Lorsqu'habile est le contour ; Më&ez mes pieds, on me goûte, Si Je suis d\u2019un bon auteur.VERS A TERMINER * Pourquoi le Bâton à Soubise, Tandis que Chevert est\u2014\u2014 C'est de la cour une\u2014- Ou c'est l'abus de 1n\u2014\u2014 \u2014Je ne vois rien là qui m'\u2014\u2014 Répeaid aussitôt un\u2014\u2014 C'est à l'aveugle que l'on\u2014\u2014 Et nou pas à son=\u2014\u201d PROBLEME DE DAMES Par M.«naddée Brunet, Montréal.(Pour 1\u201c Albumn Universel\u201d.Noirs, 3 pièces, ok Blancs, 2 pièces.Les blaucs jouent et gaguent. 1170 ALBUM UNIVERSEL NOTES HISTORIQUES PIERRE DOUVILLE.\u2014 Claude Blanchard, commissaire de l'armée française peudaut la guerre de l'Iudépendance américaine, était un profond observateur.Il à laissé des Mémoires blen faits et fort Intéressacis.Ce fut Jui qui, un jour, fit à Pawket la rencontre d'un Canadien-Frauçais, Pierre Douville, né sujet de France.Etabll comme marchand à Providence, il servit comme lieute- uant de vaisseau pendant a guerre de l'adépen- dance, unis une fois les Etats-Unis constitués, 11 fut rappelé eu France par le roi, reçut le commandement du vaisseau de ligne 1\" Linpétueux\u201d, et fut tué A la bataide d'Ouéssant, le ler jus 1794, nprès un combat désespéré avec l'Anglais qui lui avait rasé son pont.Douville, lorsqu'on l'euterra eu mer, avait u.x-hu.t blessures.Son portrait existe encore dans la galerie de peintures de \"université de Brown, \u2014 F.DE S1-M.JEAN MARTEL.\u2014 On à parlé beaucoup, ici et À l'étrauger, des vertus prolifiques de notre race, et l\u2019on a eu raison ; car daus l'histoire des peuples, on n\u2019en trouve pas uu seul qui ait donné des preuves de qualités prolifiques comparables À celles des peuples acadien et canadien.Pour ne parler que de celui-ci, je désire citer le nom d\u2019un vrai ** Canaycn \u201d du bou vieux temps : Jean Martel.li était le fils d'Honoré Martel, venu au pays vers le miileu du dix-sepiidme siècle, Cet Houoré Martel, qui paraît être :e premier de son nom établi daus Ja Nouvelle-France, se fixa d'abord à Québec.En 1668, i} se mariait, & Qué- bee, avec Marguerite L\u2019Admiraut ou Lamiraud.lls eurent quatorze enfauts, dont six naquirent à Québec, quatre à la Poute-aux\u2019lrembles, et les quatre autres à Québec même, Ceci me porte à croire qu\u2019il revint à la ville après avoir été demeu rer À la Pointe-aux-Trembles, de 1680 à 1689.Jean, le sujet de cet article, était le deuxième enfant de cette famille de quatorze : i.naquit le 4 janvier 1671.Li se fixa à Québec, où il devint marchand, et, en 1703, à l\u2019âge de trente-et-un aus et quelques mois, il épousa Marie-Anne Rouville.De cœtte première tenue, Jeau Martel eut neuf enfants, tous nés à Québec, et, chosc assez le- marquable, tous des gargous, donut deux furent prêtres.Vers 1722, Jean .asartel, devenu veuf, paraît avoir quitté Québec pour aller s'établir à la Baie St-Paul, où il se mariait, pour la deuxième fois, à Anne Simard, en 1724.De tte deuxième union naquirent c»1q enfants : trois garcons et deux filles, nés à lu Baie St-Paul.Redevenu veuf en 1731, il se remariait en 1732, pour la trois:ème fois, à la Bale St Paul, avec Ma- rie-Josephte de Lavoye.De cette troisième union, il eut cinq enfants.Veuf pour la troisième fois, en 1741, il prenait sa quatrième femme, l'aunée suivaute.Il avait alors soixante-douze ans.Cette quatrième femme se nommalt Marie-Clotilde Desbien, de l\u2019Isle-aux- Coudres.Elle n'était âgée que de dix-huit ans ! De cette quatrième et dernière union soriirent dix enfants : trois garçons et sept filles.La der- uière, Marie-Louise, uaquit \u2018e ler janvier 1761, et son père, à cette date, était Agé de quatre-v.ngt-dix aus .LE mourut l\u2019année suivante et fut inhumé À la Baie St Paul.Ce vigoureux Jean Martel eut donc vingt-ueuf enfants de ses quatre femmes et faisait baptiser lorsqu'il m'avait plus que dix ans pour finir son siècle.Quelle est la nation qui peut montrer un exemple de vigueur sénile comme celui que nous offre Jean Martel ! \u2014 AUGUSTE BECHARD.LIEUTENANTS - VOUVERNEURS DE QUEBEC.\u2014 Comme il semble régner une certaine confusion, pour ne pas dire plus, dans les tableaux que l\u2019on a dressés de c108 gouverneurs et lieute- viants-gouverueurs, à partir de la cession jusqu'au commencement du sièdle dernier, je vais essayer de mettre tout au point, À s'aide des documents officie:s, la meilleure des autorités en ces matières.Nous avons eu des gouverneurs, des lieutcnants- gouverneurs pour la Province du Bas-Canada ou de Québec.Nous avons eu, en outre, et c\u2019est ici Que la confusion menace de nous entraîner dans le chaos, des gouverneurs et des lieutenants-gou- verneurs de Québec.Dans son numéro de février 1901, le \u201c Bulletin des Recherches Historiques\u201d a mê'é ensemble les lleutenants-gouverneurs des deux groupes, avec l'intention, bia légitime du reste, de douuver uue llste complète, parfaite et fiuale dee Jieutenauts-gouverueurs de la Province.C\u2019est coutre cette coufusion que je m'insurge, et ara qu'elle cesse, disvus, une fois pour toutes, que \u2018es lieuceuauts-gouverneurs de Québèc, de mê- we que les guuverueurs, étaient des siwilaires et nuliement des civils, taudis que les autres gouver- uaent toule :& province, et nou pas là gurnison de Québec seulelmat, Faisons d'abord la liste des lleuteuauts-gouver- ucurs de la Province, tout en revisaut celle du * Bulletin \".Radpli Burton fut-il liculenant-gouverneur en 1769, come le dit .e * Bulleiln \u201d ÿ Je ue le crois pas, parce Qu'aussitôt après la prise de Québec, Murray fui chargé du commaudemeut des Lroupes à Quebec, pxuduut qu'Amherst étalt revêtu de l\u2019'auorté suprême, saus être toutefois gouverneur de la Province, Après la reddition de Montréal, en 1760, Je geuérai Amherst divisa la proviuce en trois districis militaires, dout il confia le gouver- ucment à Murray pour Québec, à Burteu pour Trois-Rivières, et à Guge pour Moutréal.Lorsqu\u2019Amberst reçut sa nomination de commandant en chef des troupes de Su Majesté, Gage fut reu- placé à Montréal par Burton, et Haldimand succéda & Burton aux \u2018I'rois-Riviéres, Donc, d'après ce cuurt résumé historique, il n'est pas correct de diie que Buricu ait été dieuteuaut-guuverneur de la Province.Il n'y avait pas de gouverneur eu titre, car Amberst ne fut pus gouverneur ; Comment l'Aug:eterre aurait-elle pu songer à nommer un leutenaut-gouverueur, surtout eu 1759, au Jeu- demain de la bataille des piaines d Abraham, lors- Qu'on n'avait pus eu le temps de réaliser la posi- tou Ÿ Le premier lieutenaut-gouverneur de la Province fut donc s.r Guy Carlet, en 1766.11 cessn de l'êtie, «am 1768, alors qu'il fut nommé gouverneur eu chef.Eu 1770, Carleton passa en Angleterre, et, Cette même aunée, Hector Cramahé reçut la nouination de licukcoaut-gouverneur, charge qu'il vocupa jusqu'eu 1781.Ses successeurs imumé- diats fureut Hamilton jusqu'en 1785, Hope de 1785 à 1789, Sir Alured Gaärke, de 1790 à 1795, et enfin Prescott en 1796.jusqu'au 14 décembre de la même année.Piescutt deviut alors gouverneur jusqu'en 1507.Sir Robert Shore Mines, nommé lieutenant- gouverneur en 1798, n'arriva qu'en 1799, et conserva sa charge jusqu'au 28 novembre 1808, bien qu'il eut quitté lu Province dès l'aunée 1805.Il ue cessa pas toutefuis de retirer les émoluments de 1,500 louis attachés à cette haute charge.Sir N.Burton succeda immédiatement à Sir Robert, et il ue cessa d'être Heutewaut-gouverneur qu'en 1832.Récapitulons par uu tableau : 1766-68, Carletua ; 1770-81, Cramahé ; 1781-85, Haumi:tou ; 1785-39, Hope ; 1490-95, Clarke ; 1796, 98, Prescott ; 1798-1808, Shore Milues ; 1808-1832, Burtou.Quant aux gouverneurs, voici dans quel ordre Us se sont succélés : 1763-66, murray; 1768-78, Carleton ; 1778-84, Ha dimaud ; 1786-96, Dorchester ; 1797-1807, Prescott, Passous maintenant aux gouverneurs et lieute- nants-gouverneurs de Québec.Ivaprés ce que je puis voir, il n'y eut que trois guouvenicuis de cette catégorie, depuis la création de leur charge jusqu'à l'union des provinces.Celui qui vuvre la I.ste ne paraît être James Johustoue.Son successeur fut Je géuéral Slantes Long Morris, en 1798, lequel fut remp'acé en 1801 par le major- général Gooduy Strutt.Celui-ci disparaît en 1840.La liste des lieutenants-gouverneurs est a peu plus longue : 1796(#)-97, Major général Patrick Bellew ; 1797- 1810, colonel John Callow ; 1811-12, lieutenant- colonel D.Paterson ; 1813-24, lieutenant-général D.Paterson; 1825-29, Heutouant-général LL.Mec- Lean ; 1830-40, lieutenant-général W.T.Dilkes.Comme ces divers personnages ne figurent pas sur note liste civile, ear ils étalent à !a solde de l'Angleterre, nous ne pouvons les suivre et four- ule des renseignements sur la carrière de chacun d'eux.Qu'il nous suffise de bien compreudre la nature de leurs fonctions, pour en conclure immédiatement qu'elles n'avaient rien de commun avee celles des guuverneurs et des lleutenaats-gouver- neurs de la Province de Québec.Je ne m'oppose pas À ce qu'on signale leur existence, et méme leurs hauts faits d'armes, mais je tiens \u2018\u201c mordicus\u201d A ce qu'on ne les sorte pas de \u2018eur rang pour les confondre avec la lignée de ceux qui nous gouvernent politiquement et civilement, sans fusile ui poudre, \u2014 N.-E.DIONNE.LES RUISSEAUX BELLEBORNE ET BAINT- DENIS.\u2014 Wolfe, avee ecs soldats, esti-il monté par lu coulée du rulsscau Belleborue ou par celle du ruisseau Salut-Denls pour veunlr llvrer la bataille des Piuines d'Abraham, :e matk du 18 rep- tembre 1759 ?Le ruisseau Belleborne est depuis 1860 la borne sud eutre Speucer Grange (démembrement de Spencer Wood), et la propriété connue sous le non de Woodfield, où est maintenant le cimetière Salut-Patrice.J'ai demeuré plusieurs zsanées à Woodfleld, avec ma tante, pendant que je fra.quentals l'école classique du Dr Lundy, ef, en.sulte, le H'gh Sehvo! de Québee.Parmi mes com- paguons de classes se trouvalent MM.David Will aan Price, qui, eux, demeuraient a Wolf.field, Avec nes compagnons, il y à soixante ans J'allais Jouer sur les côtes de cette propriété, « souvent lon visitalt la coulée du ruisseau Sain: Denis par laquelle Wolfe et ses soldats montèren: sur les Plu'nes d\u2019Abraham.Cette coulée est s.tuée entre la propriété de Spencer Wood et la rés denee de la famille Price, À l\u2019est de Spencer Woo\u2019 U y a soixante aus, l'endroit par od Wolfe manté était bien conuu.D'ailleurs.il suffit « visiter ks deux coulées pour juger qu\u2019il était pu sible et mêtue facile de moter par la coulée qu se trouvait à une petite distance à l'ouest de ! demeure des Price, et tout À fait impossible .monter dans l\u2019autre coulée.Je me 1appelle qu'en 1888, pendant la session « la Lég's'ature, ayant été déjeuner avec \u2018es MM.Price, nus amis d'enfance, nous avons visité cett coulée et parlé longuemcet du fait que c'était ps: là que Wo:fe était monté, \u2014 J.WURTELE.SAINT-REGIS.\u2014 La mission de Saint-Rég: que les Iroquois appellcut Akwesasne, peut êtr appelée la fille de Caughnawaga.Eu l\u2019annés 1752, trente familles de Caughnawaga et quelque Agn'ers (Mohawks) aes cantons iroquois (Etat d.New-York), sous la direction du P.Billard, S.J assistantanissionnaire de Caughnawaga, allèven s'établir un peu plus haut que le lac Saint-Fran çois, sur la rive sud du Saint-Laurent.Cette colo ule avait pour chef Pierre Karekole, fils d'un Au glais, Tarbell, fait prisonnier À Grotea, Massachusetts, en 1704.Il paraîtrait que ces fumiite< ne pouvaient plus trouver à Caughnawaga assez de place pour leur expansion.Les autorités civi les et religieuses approuvèreut leur dessein de se grouper ailleurs ; mais \u2018eur station A da tête dn lac Salnt-Frauçois ne devait être que passagère.car en 1758, toutes ces familles se tracasportèrent à quelques milles plus haut, à l'embouchure de la rivière de Saint-Régis, où elles obtinrent du roi de France, des concessions de terres et d'îles.Le nom que les Indiens donnèrent À cet endroit Akwesasne, \u201cId où la perdrix bat de l'aile \u201d, ind que qu'il était bien propre à la chasse.Bientôt (8 nouveaux Akwesasronons reçureut un renfort considérable de la bourgade iroquoise de Sewck atai, située à l'emplacement qu'oceupe aujourd'hui la ville d\u2019Ogdensburg, N.Y.Le P.Pioquet, P.S.5, missionnaire de Sewekatsi, devant partir pour la France, confia ses fidèles au P, Jésuite de Saint Rég'8, où ils furent accuelllig avec joie par le wis sionnaire et les gens de Karekohe.Les PP.Jésuites firent bâtir en 1759 un moulin À farine et à scie, dont les revenus devahcat servir À entretenir le missionnaire.En 1775, le P.Gor don, qui avait êté à Saint-Régis depuis 1762, quitis la mission, laquelle fut administrée jusqu\u2019en 1754, par le P.Huguet, en même temps missiorsiaire di Caughnawaga.En 1485, M.Denaut, alors vicaire aux Cèdres, plus tard évêque de Québec, visita la mission «ty séjourna quatre semaines.À partir de 1789, la m'«slon ne fut plus dépourvue de mis sionnatre résidant.Une église en plerre fut bate (1 1792-93, eu rempdacement d\u2019une chapelle qu avait jusqu'alors servi au culte; le presbyt: Actuel fut construit en 1800.L'église, br&ée -.1866, reconstruite en 1868, fut réparée en 1854.La population de Saint-Régls est actuellement de 2,600 Ames, dont 1,300 du côté du Canada, et 1,200 du côté des Etats-Unis.11 y a en tout 2,000 catholiques et 500 protestants.Les missiorsiaires de Saint-Régis, à part ceux mentionnés plus haut, furent: MM.Rodrigue McDonell, 1789-1806 ; Lebrun, 1806 (quelques mois) ; Ant.Rinfret, 1807-1809 ; J.-B.Roupe.1809-1813 ; Jos.Marcoux, 1813-1819 ; Nic.Dufres- ne, 1819-1826; Jos.Vallée, 1827-1832 ; François Marcoux, 1832-1883 ; M.Mainville, 1883-1895 ; P.-J.Bourget, 1885.\u2014 L\u2019ABBE G.FORBES. Bleu d'Azur VALSE MARSEILLAISE Par M J.-H HECKER 1 PIANO e ; | 1: À 2 343, 1 343 2° fu {3,13 ne 2 au © 3 13 5 34 2° fois à l'8Tet Piano \u2014_\u2014 al Jd vus ca y-e mie az slo | 2 fois als\u201d 3 nf oc 343 4 i a ALBUM UNIVERSEL, 4 avril 1003, Danse Créole par C.CHAMINADE anny 396) aS PIANO e a rgd.§ F\u20147%» af 2 Ped FETE i Te « fe ee \u201cpres Jf 732, \u201che , Ne > \u2014
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