L'Opinion publique, 28 juillet 1870, jeudi 28 juillet 1870
[" Vor.I.\u2014No.30.L'OPINION PUBLIQUE.LUNDI,25 JUILLET, 1870.AVIS IMPORTANT.À la demande de quelques uns de nos agents, nous expédions aujourd'hui ce numéro, avec ceux contenant les portraits de MM.Papineau et Lafontaine, à plusieurs citoyens d'en bas de Québec.Nous les considérerons comme abonnés réguliers s'ils ne nous renvoient pas ce numéro ainsi que les deux numéros de la prochaine quinzaine que nous leur adresserons.Nous pourrons également procurer à ceux qui le désireraient tous les numéros de notre galerie nationale depuis le ler mai dernier.Nous prions nos abonnés qui ne conservent pas la file de vouloir nous faire tenir le No.8, que nous leur paierions su moins cinq centins chaque copie.LA SITUATION COLONIALE.Vers la fin de l\u2019Empire Romain, les habitants de la Bretagne (Angleterre) ne cessaient de demander à la Métropole des troupes pour les protéger contre les incursions fréquentes et désastrouses de leurs terribles voisins les Piotes, L'Empereur Honortus leur envoya quelques soldats en le prévenant qu'ils devaient désormais compter sur leurs propres ressources pour la défense de leur pays.; Qui osera dire que l'histoire ne se répète pas?N'y a-t- il pas là une frappante snalogie esstre notre position ct selle des Bretons, qui étaient alors sujets du vaste et vé- lèbre Empire Romain ?Les Uésars avaient fait d'énormes sacrifices en hommes et en argent pour la conquête devet e Iale riche et lointaine.Les Bretons étaient soumis, loysux of contents de vivre sous l'égide ot le régime impérial, mais Rome ne pouvait ou ne voulait plus les protèger : elle rappela ses troupes, n'écouts plus les plaintes et les remontrances de ses fidéles sujets, qu'elle abandonnu à la merci de l'ennemi.N'est-ce pas là précisément la conduite que tient actuellement l'Angleterre envers los Canadiens?Au mo.tne.it même où nous avons particulièrement besoin do sa Protection, elle nous délaisse: elle nous voit exposés à de nombreux dangers et À de grandes difficultés: les in- Yasions périodiques des Féntens, nos embarras au Nord- Ouest, ls question des péclieries, l'œuvre de la Confédération inachevée, nos rapports avec nos puissants voisins peu amicaux, et elle nous dit: J'ai assez fait pour vous, il cet vrai que vous avez vos difficultés, moi j'ai les mien- Nes; vous n'êtes plus des enfants, vous avez grandi; comptes désormais sur vos propres forces.Il nous faut du courage et mémo de la patience en pré- tence d\u2019une pareille conduite ; en présence de l'inditte- Fence et du mauvais vouloir des hommes d'état d'Angleterre, en présence des asroasmes ot des insultes que nous t ses myriades de journaux officiels et non officiels, en présence des bassesses et de ln servilité de ses chefs, de ses orateurs, de ves écrivains, de sen journalistes, envers le peuple et le gouvernement des Etats-Unis.La Presse anglaise, le Times surtout, n'a-t-elle pas été pres.Qu'Unanime à ridiculiser, à blèmer les nobles et éloquentes MONTREAL, JEUDI, 2 JUILLET, 1570.paroles qu'a arrachées au Général lindsay la bravoure de notre jeune milice nationale ?La Chambre des Loris ne vient-elle pas de refuser un vote de remercie ments aux braves volontaires canadiens qui ont volé avec taut «l'enthousiasme à la défense de nos foyers menacés par des ennemis qui nous u légués l'Angleterre ?les Etats- Unis ne viennent ils pas de triompher encore une fois à notre détriment dans la question de nos pêcheries ?Mais là ne sont pas encore toutes nos difficultés, tous nos griefs.Cette éternelle question de l'.llubama n'\u2019estelle pas toujours là, suspendu, comme l'épée de Damo- clès, au-dessus de nos têtes ?cette question, les Etats- Unis la tiennent soigneusement en réserve.Aujourd'hui, le l'r.sident Grant trouve à propos de la remettre sur le tapis.Son ambassadeur en Angleterre, M.Motley va être rappelé pour faire placer à un autre diplomate plus fougueux, plus belliqueux.L'Angleterre peut être à tout moment entrainé dans cette terrible guerre ui vient d'éclater en Europe.Co sera l'occasion pour le Cabinet de Washington de se montrer plus exigeant, plus impérieux, de poser la solution \u2018e cette grave difficulté, «de pousser le gouvernement anglais à bout et dde provoquer des hostilités.Dans ce cas qui souffrira?qui sera la victime.Le sera nous, encore nous, toujours i cause des querelles de la mère-patrie : le vrai coupable, s\u2019il est coupable, restera, pour ainsi dire, impuni: c'est nous qui solderons le compte.Dans ces circonstances que devons nous faire?que ferons nous?question importante qui sera le sujet d un autre article.Pteuce Ryan.QUEBEC ET L'ANNEXION.Sous ce titre, nous publions plus loin un trés-bon article, dù à la plume «le notre ami M.Langelier, ci-devant du \u201cCourrier de St, Hyacinthe.\u201d II y a de l'étude et de lobservation dans ce travail, que nous recommandons particulièrement à nes lecteurs.FOURQUOI LA COLONISATION NE VA PAS.Le Courrier d'Uutaouais publie sur ce sujet un fort bon article dont nous faisons l'extrait suivant : « D'où vient done que le Mas-Canada «at resté «i loin en arrière du Haut-Uanada, sous le rapport de la colonisation ?Pourquoi n'avons-Hous pas vu, comme nufre sœur province, notre population s'accroitre de nombreux émigrants d'une race homogène où sympathique à la nôtre La réponse est facile : Nous n'avons pus su Nous y prowdie ; VOUS T'avons su qu'imiter lex anglais, sans nous demander sé leur système convenait à notre race, Au lieu de dépruser une partie de notre argent à entretenir, en Angleterre, un agent d'émizration dont [a sympathie naturetlement douteuse ne pouvait servir noire cause, H aurait fallu employer ves fonds comme suit : d'abord rendre accessible aux colons une le étendue de bonnes terres, l'uis cd faire défricher et ¢ run espace vuiisant pour l'une tretion d'une dizuine de familles.Leur constivire an abri commun temporaire.Leur fournir dex planches ct autre ma tériaux pour lu construction de maisons cé 1 enta acces noîren, ainsi que des outils, des instruments de culture et quetques domestiques, Tons cer frais re mboursables par fos colons À longe termes ct conditions libérales.Simultanément un prètre (ton pus an laque) mont de bonne nntmenda- tions de nos autorités iles et religieuses, viendrait en France, demanderait |» concours des Evêques et des curés des isses pauvres, comiue ei Bretagne, cn Savoie, cte., s'engque gerait à accompagner les familles qu\u2019on lui contierait, veiller à leurs intérêts, ct à être leur curé dans leur nouvelle patrie.Une entreprise ainsi conduite réussirait saus doute aucun, et au printomps suivant une disaine du familles avec leur mis.css SRE i) ABONNEMENT 32 50 Par Nuurao 5 Cextixe.sionnaire, s'embarqueraient à peu de frais sur Irs bateaux pécheurs, qui chaque année partent des ports de Normandie et de Bretagne pour les bancs de Terreneuve.De là, il scrait facile de les transporter au Canada, à leur destination finale.Quant à obtenir l'assentiment du gouvernement français, et probablement mieux que le simple assentiment, la maison Boseange de Paris ct M.Rameau s'en chargent avec la certitude de succès.\u201d COURRIER D'ONTARIO.Pour cette fois, je ne m'en cache pas, les étudiants de Paris ont toute mon admiration.On sait qu'ils sont ennemis jurés du régime impérial ; qu'ils n'aiment ni l'empereur, ni l'Impératrice, ni le prince Impérial, ou aucun des gros personnages qui ticnnent au gouvernement par les ministères où autrement.Et, cependant, dès la perspective d\u2019une ditficuité diplomatique entre Berlin et l\u2019uris, on à pu les entendre crier daus Paris : Vice la France! et à bas la Prusse ! Dès qu'il s'est agi de l'honneur de leur pays, leur naive politique estMisparae pour faire place à l\u2019enthousiasme de l\u2019amour de: 1a patrie.En un instant, ils ont oublié les querelles récentes; Rocinfort à Pelagie, Ollivier au pouvoir, Napoléon III aux Tuileries, tout oo ls ne les offusque plus.Ils ne voient désormais qu'une chose, la lutte avec la Prusse, ct ils crivot: veve la France! À bas tu russe.La guerre est peu-être la consolidation de l'empire, qu\u2019ils waiment point, C'est probablement l'élarguement de la république, qui est leur réve tous.Il n'importe.La France & des uriefs à venger contre lu l\u2019russe, cela sulfit : vive lu France: 8 bas da Prusse, Le patriotisme cst donc encorc chaud ct ardent au cœur de cette jeunesse libre-penseuse, qui & encensé Renan et Ste.Beuve, Je l'aimurais mieux catholique et religieuse, mais ce n'est ni votre faute ui la mienne si elle ne l'est pas.Constatons toujours qu\u2019elle à encore le culte de Ia patriv, le culte de ls France, ct réjuuinsous-nous car le sentiment qui l\u2019inspire ert un dex plus nobles et des plus généreux qu'il soit donné au cœur de l\u2019homme de posséder.La jeunesse est, dit-on, l'âge des illusions.Espérous que cette fois il n'y aura pas d'illusion, ct que toujours la jeunusse de Paris pourra crier: vive ! vive la France.Copie fidcle d\u2019une inscription funéraire, relevée dans un cimactière.\u201c Cy git Justement regreltée, Dame Catherine Poirot.Epouse de M.Sébastien Plumerel.« Cette dame née pour le commerce à l'âge de 19 ans avant son mariage tenant scul-la-partic des draperie peu de temps après elle ÿ réunis d'autres branches qui n\u2019ont cessé qu'avec elle, Son état l'occupait nuit et jour, ses désirs à acquérir par sa conduite l'estime et la confiance de tout le monde, sa vie a tte courageuse.Duns ses voyage, inébranlable dans ser entres prises, hardic dans ses acquisitions, mais trop sensible sux circonstances agravante ont abrégés ses jours et finy sa carrière le 6 juin 1823 ägé de 60 ans sans avoir fuit de faulx pas dans ss vie.\u201d Priez Dieu pour Elle.Sans lus circonstances agravantes, qui sait si cette pauvro Catherine l\u2019oirot n'aurait pas vécu son petit siècle ! mais lee circonstances agravantes, à 60 ans, c'est cent fois pire que le croup pour les enfants ! que le désabonnement pour lus journalistes, que les défections de la majorité pour lus guuverne- ments qui vivent peu dans l\u2019abondauce\u2014(a emporte, quoi! Victor Hugo parle des bals qui tuent les jeunes Gilles.\u2014 Klle aimait trop le bul; c'est ce qui l\u2019a tuée, Et pourtant qu'est le bal, à côté des circonstances agravantes ?oe Que gagniez-vous dans le commerce?demandait quelqu'un i un petit industriel ; donnez-moi en chiffre rend lu somme de vos bénéfices, \u2014Le chiffre rond, c'est facile : zéro, monsieur, °.Quelqus«léfinitions amusantes dans lu saison des chaleurs Mecon.\u2014Végétal d'un naturel aimant.N'ert-il pas fait pour le côte à côte.Méuoine.\u2014Caiese d'épargne de In pensée.Srnlement c'est * Vintelligeuce qui dépose et c'est le corps qui retive, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 mE oA \u2014 tam ature 284 L'OPINION PUBLIQUE 28 JuiLLEr, 1870.Ménsoin\u2014Marchand de santé qui fait comme les boursiers et vend souvent ce qu'il n\u2019a Mexpiaxr.\u2014Le rentier de compassion.Monarque.\u2014 Un berger.qui méne trop souvent ses brebis du côté de l'abattoir, Momes.\u2014Confitures de cadavre.Monsz.\u2014La seule loi à laquelle tout le monde obéisse, probablement parcequ\u2019elle est facultative.« Mizom.\u2014Ecole des mines.Mision.\u2014Un chiffre qui en général n\u2019est si rond que parce qu\u2019il s'est nourri du prochain.Mixista.\u2014Ambitieux qui en courant après du maroquin ne trouve le plus souvent que du chagrin.°° On anit qu'une Américaine vient de prendre ses degrés comme docteur en médecine à Paris.Cet événement inspire à un journal cette nouvelle à le main anticipée.« Un monsieur tout effaré monte quatre à quatre chez son médecin.Ce dernier & cédé ea clientèle depuis peu à une femme-doctenr, circonstance que le client ignore.\u2014Vitet vite! crie-t-il à la bonne, dites au docteur qu\u2019il vienne ches mol.\u2014Impossible en ce moment, monsieur.\u2014Comment, impossible ?mais ma femme est en mal d'enfant.\u2014Le docteur aussi, monsieur.\" Un journal enseigne ce moyen économique de se procurer une lampe de nuit : « Faire sécher un marron, le percer avec une vrille, le tremper dans de l'huile, mettre une mèche dans le trou et l'allu- mur, après avoir mis le tout dans un vase plein d\u2019eau.\u201d Enbardi par cette découverte, un autre journal a trouvé qu'avec deux marrons, deux méches, deux trous et deux vases pleins d'eau.on aurait deux lampes, quoi! Cels rappelle naturellement Ia conversation des deux amis : Anourue\u2014Moi, Paul, je ne connais rien de meilleur, le matin, qu'un Jitter.PacL.\u2014Je connais quelque chose de meilleur encore, moi.\u2014Qu'est-ce donc?\u2014C'est.deux bitters.\u2014\u2014Quelle différence y a-t-il entre une puce et un gilet de flanelle?Voyons, ne jonglez pas et dites tout de suite que vous jetez votre langue aux chiens et aux chats.La différence, Ia voici: c'est qu\u2019une puce saute toujours, et qu'un gilet de flanelle ne s'ôte jamais.Ce n'est pas neuf, mais ce sont de ces choses qu'il faut rappeler de temps à autre aux populations épatées.C.T.NOUVELLES GÉNÉRALES.Une nouvelle affligeante nous est transmise par le télégraphe.M.Prévost-Paradol, le nouvel ambassadeur français aux Etats-Unis, s\u2019est suicidé le 20 courant en se déchargeant un coup de pistolet dans ls région du cœur, 11 était sous l'influence d'une aberration mentale causée, dit-on, par la fatigue et l'intensité de la chaleur.M.Prévost-Paradol était encore dans la fleur de l'âge ct sen talents de publiciste s enaient de lui ouvrir une des carrières les plus enviées.Elève de l'Ecole Normale, professeur pendant quelque temps, M.Prévost-Paradol s'était surtout fait connaître et remarquer par ses articles au Journal des Débats.L'Académie lui avait ouvert ses portes avant la diplomatie.M.Prévost-l\u2019aradol était veuf; il laisse une fille et un fils qu'il avait aménés de Frunce et envoyés, pour y passer l'été, à Newport où les à trouvés Ja fatale nouvelle, Il était d\u2019humeur enjouée et d'un eaprit égal, et rien ne faisait pressentir une arrière-pensée douloureuse ; il n'avait aucune gêne, aucun embarras personnel de nature à altérer sa nérénité.M.Ber- themy, qui & passé tout récemment quatre jours dans son intimité à Washington, n\u2019a jamais surpris en lui un «symptôme de découragement, ou même de mélancolie.Il n\u2019y à donc qu\u2019une hypothèse possible, c'est qu\u2019il a été dominé par un égarement momentané dû à l'influence climatérique.+ Uu nouveau débouché s'ouvre à notre commerce.M.Eugene Gérin, négociant et viticulteur, de la Charente Inféricure, France, à achété hier, à Truis-Rivières, plusieurs cargaisons de foin pour l\u2019importer en France.Nous espérons que ce n'est li que le début d'un commerce qui preudra des proportions beaucoup plus éteudues M.V.P.Lavallée, membre pour le comté de Juliette, # obtenu du gouvernement local Is somme de $300 À In paroisse St.Jean de Matha, pour réparer ses chemins.M.Lavallée a également obtenu $své pour ls paroisse St, Côme et $1,000 pour celle de St.Alphonse, pour les mêmes objets.oe « Le dogme de l\u2019Infaillibilité à été voté au Concile par 538 contre 2, puis proclamé avec solennité.Ce résultat qui ré jouit tous les cœurs catholiques, ent bien différent de celui que les journaux anti-religieux se plnisaient à nous Inisser entrevoir, La proclamation de ce dogme est non pus l'évènement «du jour, mais le grand fait historique de notre siècle, dont l'influence sur le monde ners plun considérable, surtout plus durable gue celle du conflit terrible auquel l'Europe entière va peut-être preudre part.ee .Vendredi dernier, par un ordre en Conseil.N@ Majesté a bien voulu trauspurter au Canada le territoire de la Bale d'Hudson, qui tait aujourd'hui parti 4.te Confédérat On annonce d'Ottawu le depart prochain pour ¥ de Se Grandeur Mgr.Taché, de Son Exrelience le gonve rear énéral, de l\u2019hon.M.Archibald, licutouant gouverneur de itoba, et de Sir G.E.Cartier, M.ltiel remettrait mens résistance les rênes du gouvernement entre les mains du gouverneur-général.Assassins de O Donohue.On pense que les assassins d'O'Donchue sont su nombre de à aix.ir D cherché en vain des preuves qui confirmeraient Les soupçons qui nt sur quelques individus; le jury 8 obligé de ul ple un verdict de \u201cassassiné par des personnes neon » ! La parcisse de St.Sylvestre à l\u2019honneur d'avoir introduit en Canada Ia façon de se débarrasser des baillis et autres fonctionnaires nuisibles en les tuant derrière une clôture.M.l'Administrateur du diocèse a reçu, mardi, une lettre de Myr.I'Evique de Bt.Hyacinthe qui l'informe que Bs Grandeur doit s'embarquer aujourd'hui même à Liverpool, et qu' Elle sera probablement à Québec dans les premiers jours d'août.Nous espérons que les manifestations qui auront lieu à l\u2019arrivée de Monseigneur ne seront pas moins pompeuses et solen- uelles que celles qui ont eu lieu à son départ.\u2026 .Discours de Napoléon au Corps Législatif.Paris, 22.L'Empereur à reçu aujourd\u2019hui le Corps Légisiatif aux Tuileries qui w'est adressé à lui en ces termes par l'orgaue de son Président : Sire, Le corps législatif a terminé ses travaux.lla voté 4 luna.nimité le budget et les lois nécessaires à la défeuse de la patrie, donnant ainsi des preuves ou équivoques de son pa triotisme.S'il est vrai que l\u2019auteur véritable d'une guerre n'est pas celui qui la déclare mais bien celui qui en vst la cause, alors il n'y aura qu'une voix parmi les nations pour en rejeter la responuabilité sur les épaules de la Prusse.Etourdic par des succès incapérés, enbardie par la patience de la France et notre désir de maintenir la paix cn Europe, cette pation n'a cessé de couspirer contre notre sécurité ct notre dignité.En présence de tels faits la Françe connaît son devoir, ot ses espérances les plus ardentes vous suivront, Sire, lorsqu'accompagné de votre auguste fils, vous irez prendre le commau- dement de ses vaillantes armées.Derrière vous, derrière cette armée accoutumée à tenir haut le drapeau de la France, est la nation.Remcttez, sire, avec confiance la Régence à vutre auguste épouse dont l'autorité unie à ses grandes qualités, assurera la force des institutions libérales inaugurées par V.Majesté, Le cœur du la nation est avec vous et avec l'armée.Réponse de l'Empereur.L'Empereur à répondu un ces termes : Messieurs, J'éprouve une grande satisfaction à ls veille de mon départ, car je sais que l'armée peut vous remercier de la coopération que vous avez donnée à mon gouvernement.Une guerre cst légitime quand clle est taite avec l'assentiment d\u2019un peuple et avec l'approbation de ses représentants.Vous avex raison de rappeler les paroles de Montesquieu :\u2014 l\u2019auteur de la guerre n'est pas celui qui la déclare, mais bicn celui qui ls rend nécessaire.Nous avons fait tout ce qui dépendait de nous pour maintenir la paix, et je puis dire que toutes les puissances ont appuyé avec une force irrésistible notre détermination.Je vous confie en partant l'Impératrice qui vous appellera auprès d'elle si les circonstances le demandent.Na Majesté remplira avec courage les devoirs que lui imposera cette charge.J'amène avec moi mon Âls : il apprendra à servir sou pays.Résolu de poursuivre énergiquemeut la tiche qui m'est dévolue, j'ai confiauce en nus armes.Je sais que la France a les yeux sur moi vt qu'elle sc ticnt debout prête à me secourir.Que Dieu nous prutège ! .Proclamation de l'Empereur au peuple français, Paris, 23.\u2014Le Journal officiel de ce matin publié la proclamation suivante de l'Empereur au peuple Français.« Français.\u2014Il y à dans l'existence d'un peuple des suoments solennels où l'honneur viveinent affecté, : Au-dessus de tous tes autres intérêts, et & pour but Unique de diriger les destinées nationales.Une de ces heures décisives à désormais sonné pour la France, Le gouvernement Prussien à l'égard duquel nous avons toujours tenu pendant et depuis In guerre de 66, une politique de conciliation, n\u2019a pas tenu compte de notre volonté, et n\u2019a fait que des empiètements cn retour de notre indulgence.Elle à fait naitre la défiance partout, à rendu nécessaires des armements considérables, et à fait de l'Europe un camp où règne l\u2019inquiétude et la crainte du lendemain.Un incident final à démontré l\u2019inutilité d'une entente internationale à raison de in gravité de la situation, ct de Ia présence de sw nouvelles prétentions: on & fait connaître à la l'russe nos réclamations ; on à évité d'y répondre ct on les à Teçues avec dédain.La France à éprouvé un seutiment profond de mécontentement relativement à cet acte, et le cri de guerre à été juté par tout le pruple français.Il ne nous reste qu'à espérer en nos destinée, e6 Au sort de nos armes, Nous né ferons pas la guerre contre l'Allemagne dont nous respectons l'indépendance.Nous garantissons que le ponple qui compose la grande nation all«mande, disposera librement de ses dustinées.Quant à nous, nous demandons un état de choses qui assure notre tranquillité pour le préseut et l'avenir, Nous désirons obtenir une paix durable, ayant pour base les vrais intérêts du peuple, et cuopérer à l'abulition de vet état précaire des chones, où les nations sont forcéer d'employer leur puissance pour warmer ct se combattre entrelles.Le drapeau glorieux de la France, que nous déployons une foie de plus sous le regard de nus antagonistes, «st le même qui a répandu en Europe les idées civilixatricen de notre révos lution.Il représente les mémes principes, il inspirera le même dévouement.Français \u2014Je vais me placer moi-même à la tête de cette vaillante armée, animée de l'amour de la patrie et du devoir, Cette armée, je le rais, est digne de la France, car clle a vu Ia victoire suivre ses pas, par tout l'univers.Mon fils, maigré sa jeunesse, m'accompagners ; il connaît les devoirs que son nom lui impose, et il est fier de prendre part aux dangers de ceux qui combattent pour le France.Puisse le ciel bénir nos efforts ; un grand pouple, combattant pour une juste cause, est invincible.\u201d # Narouton\" \u201c° L'arbitrage.Ils cn font de belles, nos arbitres.Le gouvernement de Québec & accepté la résignation du juge Dar.ct MM.McPherson ct Gray ont passé outre, siègé vt décidé que Is majorité pouvait procéder et juger et qu\u2019on marcherait sans l'arbitre de Québec, Arrêtés ici daus leur œuvre arbitraire ct inique par un brof de probibition alloué par lo juge Beaudry, les deux arbitres ont détalé dans le Haut-Canada où ils vont con- tibuer à travailler pour Ontario.Nous nous proposons du faire connaître prochainement à nus lecteurs toute cette question d'arbitrage dans ses moindres détails.La Société St, Jean-Baptiste d'Ottawa a fait parvenir aux incendiés de Québec et du Saguenay un secours de $500, avec promesse de lcur envoyer $300 de plus, la semaine prochaine, Hunneur à cette charitable ct patriotique Société.Les fanatiques de Toronto ont tenu une autre meeting d'indignation à propos des aff du Nord-Ouest discours, procédés et résolutions ne respirent que ls vengeance et la haine : il leur faut du sang : il leur faut ce territoire à «eux sculs, pour pour leur usage exclusif, L'Hovorable ministre de la milice et le dévoué ct vénérable évèque de St.Boniface ont eu leur part des malédictions et des hurlements de ces féroces vengeurs des droits d'Untario.Sir George peut ne vanter, comme O'Connell, d\u2019être l'homme le mieux villipendé du pays, (he beat abused man in the country.\u2026 .M.Chambers, l\u2019officier-rappurteur à l'élection de Québec Est, a déclaré M.T'ourangeau élu.M.Valin, le candidat malheureux, conteste vette élection.M.Simard, député de la Haute-Ville, Québec, eat sur le point, dit-on, de résigner son mandat dans le but de remplacer M.Dunscombe, comme percepteur de ia Douanc.oe .Ou donne pour certain la nomitiation de E.U.Piché, écr., C.R., comme député-ministre de la justice, à Ottawa, conjointement avec M.Bernard.Mann et Smith, les deux prisonniers qui se sont échappés dernièrement du Pénitencier de Kiugston, après avoir tué le gardien Trail, ont été arrêtés ct ramenés à la prison.oe Leo premier ministre d'Ontario, M.J.Sandtield McDonald, à nussisté, il y u quelques juurs, à l'asmemblée annuelle du Col- lége Méthodiste de Belleville, H.C ; il y à prononcé un long discours «t à promis un prix de $100 A celui des élèves dv cet établissement qui se distinguera le plus l'année prochaine, Des dépéches reçues par le gouvernement russe, dit-on, confirment la nouvelle du massacre d'européens en Chine - les Français seuls auraient été les victimes ; les Allemanda auraient été épargnés.DERNIERES NOUVELLES.Londres, 25\u2014L: Times publie le traite projeté soumis par lu France au gouvernement prussien ct garantit son autbenti- vite.Le préambule dit que le roi de Prusse et l'Empereur des français, afin de rafermir lea liens d'amitié qui unissent les deux peuples concluent le traité en question, En premier heu.Napoléon reconnait les dernières acquisitions de la Prusse au détriment de l'Autriche et en second lieu le roi de Prusse s'engage à faciliter à l'Empereur lacqui- sition du Luxembourg.Fn troisième lieu, l'Empereur cou- sut à l'union der Etats de l\u2019Allemagne du Nord et du Sud, l'Autriche exceptée, ct en quatrième lieu, la France pense qu'il est nécessaire d'absorber la Belgique ct la Prusse s'engage à l'aider à ce sujet.Dans le cinquième article it est parlé comme à l'ordinaire d'une alliance offensive et défensive entre les deux nations.Cette nouvelle à pris tous le monde par surprise et à eté un vrai coup de foudre.L'Angleterre s\u2019en eat vivement émue «t des «xplications catégoriques ont été demandées au gouver- nemeut, qui à refusé «t les explications et la production des documents relatifs à l'afinire.Quelques «scarmouches sans résultat ont eu lieu entre des éclaireurs français et prussicns.L'Irlande & fait de nouvelles démonatrations de sympatlie cn favenr de la France.Paris, 25\u2014Le Journal Officiel contient un décret nommant le Vicomte J.Truiliard, ministre français à Washington.Paris, 25-Les journaux de Metz disent que les français ont fait 40 prisonuiers jusqu\u2019à présent.BRAVO 1 La ecène ne passc dans un restaurant (ashionable de Québec.Flusicurs marchands et gros bonnets de le finance sout à luncher.Que voulez-vous qu'on fasse «n lunchant, à moins qu'on ne le de In guerre franco-prussienne?Le plus grand nombre des anglais penchaient pour le Prusse; l'Hon.M.Th, lui, ext mordicus pour la France, On discute, on s'échauffe.Les anglais font gagner Bismarek ; l'Hon : Conneitier Légisia- tif n'entend pus de cette vrcille ct n\u2019a aucun doute que la victoire sera du côté de l'aigle impérial, Il en est si convaincu qu'il jette eur la table 1a bugatelle de $4000.00, se déclarant prot à parier cette somme que France l\u2019empurtera! Bien qu\u2019il y «Gt là plusieurs anglais en état de mettre la même somme at jeu, personne n'accepte le défi et la Prusse resta sAns partisans, 98 JurLLst, 1870.L'OPINIO N PUBLIQUE.286 LE CROCODILE.us donnons plus loin une gravure du vaisseau de guerre qo et venu chercher le Prince Arthur.Non Aitense Éoyale vest embarquée à son bord le 7 Juillet, après un séjour de 10 mois en où il laisse d'excellents souvenirs.Jamais prince ne fut plus populaire.LETTRES CACOUNIAISES.Cacouna, 22 Juillet 1870.MM.les Rédacteurs.En sortant du port de Montréal, ls première chose qui attire nos regards c'est l'Isle Ste.Hélène qui appartenait anciennement à l'illustre famille Lemoine de Languell : elle est actuellement la propriété de l'Angleterre et n'est occupée que par quelques soldats que le gouvernement Impérial va probablement nous retirer.Pourquoi en «ffet nous Isisser ses troupes?Qui songe à nous attaquer ?Nos amis les Indépendants et les annexionnistes ne jurent-ils pas que les Etats Unis n'ont aucune intention de faire la guerre aux Canadiens?Et un de nos plus éloquents ex-ministres n'a-t.il pas, il y a quelques années, déclaré solennellement devant le Corps Législatif que In meilleure armée pour nous, c'est de n'en avoir pas du tout 2.On parle beaucoup & Montréal d'acheter ectte Isle pour cn faire nn parc: celui de la montagne que nous n'avons pas encore ne nous suftit plus.Les rives du St, Laurent font l'ælmiration de tous les étrangers: Hochelaga, avec son ma- gnitique couvent, se harmants villas, entr'atitres celui de M.l'abbé Valois qui fait un el bon urage «de sa fortune princière: plus bas le château de Mlle.Symex qui a laissé à Rome des témoignages éclatants de aa générosité et de son dévouement envers le souverain Pontife : elle anrait pr aussi y laiscr son vœurs, puisque d'après les correspondances ro.imaînes, M.de Charette, le colonel même des zounaver Pontfi- caux aurait demandé s& main.De l'autre côté du fleuve, voux avez Lougueil, retraite d\u2019un grand nombre de nos bourgeois de Montréal durant lu saison des chaleurs ; Boucherville, village coquet qui à été témoin en 1837, je crois, den exploits chevaleresquen de Bonaventure Viger que j'ai le plaisir de connaître; Varennes, qui re glorifie de sen sonrces d'can minérale qui n\u2019ont qu\u2019un défaut: celui d'être au Canada ct dans une paroisse canadlienne-française.Varennra n été dernièrement le théâtre d\u2019un tournoi oratoire entre M, Joseph Perrault, agriculteur professionnel, «t M.Bernard, agronome distingué.Il c'agissait du mérite relatif des étalons cana- siens et des étalons percherons, question imp rtante, Nil en fût : la discussion a été ardente: M.Perrault, quand il était en office, tenait pour les percherons : il n'a point «hangé d'opinion : son euccesseur, M.Brrnard, soutient que les chevaux canadiens ne sont pas à mépriser ; qu\u2019on peut améliorer cette rave chevalière et la rendre égale, sinon aupéricure, Ihe de le Perche ou de la Normandie.Les habitants étaient bien embarrassés : entre deux hommes de tant de science ot de périence, lequel croire ?les sentiments étaient bien partagés.; Enfin un ancien cultivateur prend la parole «t fait un Tong \u2018 discours, à ce qu'on rapporte: jusqu'à présent, dit-il habitent ne \u2018eat plaint dea chevaux canadiens : ce qui ne cultivent pas ct qui ne s'en servent pas qui les calom- uient ; pour moi, j'en garderai tant que je pourrai.Cepon- dant je n\u2019ai pas d'objection à ce que le gouvernement nous fournisse des percherons : même je proposcrai que notre membre nous «n fasse venir un à nes frais ot qu'il le nourrisse à sus | frais, à condition toutefois qu\u2019il aura la permission de ven! servir pour faire la visite de ace électeurs, chaque fois qu'it le voudra : ai ce cheval venait à monrir par accident où autrement, que notre membre soit tenu de le remplacer par un autre du même prix «t du méme poids.; Je crois que ce sera un bon moyca d'avoir des élections tranquilles dans nos campagnes.! Je suis cn faveur de l'enscignement agricole, quoique je n\u2019ale pas encore beaucoup profité do 6cs avantages : je me rappelle très bien le temps où fl n\u2019y avait pas de chambre Jagri- culture, ni de journaux agricoles, ni de profcascurs d'agriculture : nos récoltes étaient souvent beaucoup meilleures qu'ell-a ne sont aujourd'hui: nos terres nous donnaient du blé cn abondance ot la monche ne le mangenit pas.Aujourd'hui seat différent : on à changé tout cela, «t qui l'a changé?Ce que j'avance là est la pure vérité.Je ne suis pas le seul de .L'honorahle M.Cartier n'a-t-il pas déclaré l'année dernière, dans une assemblée à Québec, que sun père où son urand père, (je Be me souvicns pas lequel) expédiait de sa paroisse à Québec un demi million de minots de blé et cela tous les ans?.,.Quel eat l'habitant qui pourrait en faire autant aujourd'huf, quand même il serait aussi savant que ven deux messieurs qui se dévouent avec tant de générosité aux intérits des cuitivateurs ?de ne garantis pas l'authenticité de tout ce discours, mais mun rapporteur mass tous les habitants présents l'ont chaudement approuvé surtout en ce qui regarde le Percheron, J'espère que vous me pardonneres de m'arrèter si souvent «n route: il y à tant de choses à dire fur chaque paroisse : par exemple, Trois-Rivières, ville d'un dévoùment vraiment mnternel pour ses députés: en déléguant un de ses citoyens à In chambre législative, Ia seule condition qu'elle Jui pose, c'est qu\u2019il ait soin de se carer lo plus tot possibile, surtout si ln place de Sheriff des Trois-Rivières devenait vacante, qu'il n'oublie pas que ce poste lui appartient de droit.Ah! quelle bonne ville 1 Quel heureux dépatot Arrivé à Québec, ma scule préoccupation était d'aller faire vixite à Fabre de l\u2019Acénement, main il m'a fallu de soîte mme barquer dans le steswer qui partait pour Cacouna; ve contretemps m'a chagriné.Fabre reçoit si cordislement ! il n'est jamais occupé, ni pen- if, ni affairé quand un ami se présente.[est toujours gai, malgré le guerre constante et sounoise que lui font lex journaux et les vétérans de la presse française de Québee.Pour lui la polémique n'a ricn de désagréable, les questions politiques rien d'ardu, les discussions, rien d'ircitant, Je n'aimerais pas l'avoir pour adversaire, car il est impossible de le mettre cn colère, mème pour un instant.Un adversaire qui sv fâche cat déjà vaincu.Fabre ost né journaliste, S'il devient premier ministre, il conservera son journal et le rédigera.Si le génée tal Prim venait lui offrir la couronne d'Espagne, it ne Pac.cepterait qu'à condition d'avoir nn journal à lui ct le droit de le rédiger lui-même.Cette lottre écrite à la hâte ct sans suite, ont déjà trop longue.Dans ma prochaine, je vous parlerai de Cacouna, de ce que nous y faisons, où plutôt de ce que nous n'y faisons pas : Ut y est monotone ct d\u2019une uniformité a donner lo spleen : 48 ami me propose d'aller avec lui à Kamouraska dimanche quelque temps ce Monsieur donne des conférences très-inté- Totes = mao trèminstractives et qui paraissent régu- 3 le Courri causeries du imac nrier lu Canada sous le modeste titre de Veuillez agréer, .Sixéox Sérzox, P.8.Un autre ami a eu la bonté de nous communiquer Je dernier numéro do L Opinii i petite coran ae.pinion Publique.Je remarque dans ma ' quelques fautes d'impressicn, ente'autres Cacounaise pour Cacouniaises ; Salomon pour Taima.8.8.\u2014\u2014\u2014\u2014 FAITS DIVERS.MBCATRE-\u2014On nous apprend qu\u2019un crime horrible a été commis dimanche soir, dans la paroisse de St.Patrice de Sher.rington, dans les circonstances suivantes : Deux jeunes gens de la place, nomtmés Arpin et Tremblay, courtissient une jeune fille depuis quelque temps, lorsque cette « re fit son choix: il fut décidé qu'elle se marierait avce bay.Len bans avaient été publiés et les Jeunes futurs w'étaient préparés par la communion à recevoir dignement le sacrement du mariage dimanche an matin.lorsque le soir en s'en retournant chez lui, Tremblay fut jeté à bas de son cheval par un coup de fou tiré par une main inconnue.IL fut trouvé sanglant «t inanimé par der gens qu'avait attirés la détonation de l'arme.Les soupçons se portérent de suite sur son rival jaloux, on alla aux informations ct on découvrit bientôt que le nommé Arpin avait, le jour même, emprunté un fusil soûx prétexte d'aller à la chasse, ct qu\u2019en présence d\u2019une petite fille il cn avait examiné la charge «t qu'il l'avait trouvé \u201c insuffisante pour tuer un bomme.\u201d En présence de ce témoi- «nage ct d\u2019autres aunsi conclunnts, on arréta le jeune meurtrier qui est maintenant dans la prison de Napierville en attendant le dénouement de ce drame sanglant aux prochaines assises criminelles de ce district, DOUBLE ARSABSINAT A DE;ROIT\u2014Dimanche, à 2 henres du matin, on s'aperçut que la maison d'une dame, Sarah Philips, dans Wight st.à Détroit, était en feu.Les voisins pénétrèrent en dedans et après avoir éteint l'incendie, déconvrirent Mme Philips et sa fille, Letitia Clear, étendues, mortes, sur un lit auquel on avait mis le feu, Elles aveient toutes les deux la tête et les épaules borriblement coupées et hachées, Un nommé Fward Hoar, l'amant supposé de Mme Clear, soupçonné d\u2019être l'auteur de ce erime atre à été arrêté.Il nie l'accusation et la reporte aur un individu dont il ne connait pas le nom.av cane \u2014Il y A quelques jours, un mandat d'arrestaticn à êté lancé contre an employé de chez M, Drnm, qui s'est enrôlé sans Ia permission de son patron, Un officier de justice, ne connaissant que xon devoir, s'est effert d'aller Arrêter le coupable att camp de St.M jusque sous les buïonnettes.En ctf, hier voir, il se présentait, armé de son seul mandat, au quartier général et faisait connaître l'objet de sa mission.Le bruit gon venait arrèter un des défenseurs du pays, vola comme une ctineetle ot fit tressaillie les soldats comme l'approche i L'allicier de justice fut mis de suite en état d'arrestation! seulement jaur considération pour lui prersonnellerme nt, où se borna à le garder prisonnier sur parole et le colonel fui offrit l'hospitalité sous ra tente.Ce matin, il est revenu en ville, après avoir passé une bonne nuit, mais sans avoir pu remplir &8 mission, TRISTE ACCIDENT.\u2014M.J, H.Bourbennière, Député-Coroner de ce District, nu le 20 juillet courant, À St, André d'Acton, une cnquite sur le corps de Israel] Lapointe, âgé de 21 ans, de St.Hilaire.L« défunt à trouvé la moit roux les circonstances suivantes : TU était occnpé À abattre an arbre avec un de res frères au chantier de M.Cyrille Monette dans la paroisse de St, André d'Acton, lorsque la bache de xon frère s'échappa du manche et le frappa dans l'abdomen.11 dit senlement cn tombant d'ap- prler un autre dc sea frires, perdit de suite connaissance ct mournt cnviron vingt minutes Après avoir reçu le coup.Verdict du juré.* Mort accidentelle.\u201d ARSASSINAT DB PIERRE CARNE\u2014LA nouvelle nous arrive, par la voie de la Nouvelle-Orléans, dit l'Amérique, que M, Pierre Carme, le © eur de billard, à été assassiné et dévalisé, dans un voyage qu'il faisait de San Luis de Potosi & Mexico.Pendant le trajet qu'il parcourait en diligence, il eut l'imprudence d'uxhiber une Lagne en diamant valant $700, une montre et une chaine d'égale valeur, ct une somme du $500 en argent qu'il avait sur lui.La vue de ces objets excita la convoitine des voteuis de grand chemin qui infetent le Mexique, M.Carme ayant refusé de livrer ses valenrs fut tiré hors de la ditigunee ct tué à coups de feu.DUEL EX CHAMARE\u2014Un duel vient d'avoir liu entre un Fran- gais ct un Pra: sien, dans la maison d'un ami commun près de Proxpret Park, à Boston.L'arme choirie était l'épée, Au bout de quelques passes, les deux adversaires étaient blessés, l'un au bras l'autre à Ia joue, On pensait que l'affaire en resterait Fa quand le Prussien, tout en étanchant le sang qui coulait de sa blessure, Best mis À aceabler des invectives lea plus inju- ricusez notre compatriote, qui lui a proposé aussitôt de con ; tinter te combat au pistolet, s blessure au bras ne lui po.mettant plus de manice 1% Le prussien, dont le nom crt Rothxtein, & reçu lu lulle de kon antagoniste dans Vipaule et, Cette fois, s'est tenu pour satisfait.nonnisue.\u2014On vient d'arrêter cn Angleterre, une femme gui faisait métier d'adopter dus enfants, moychnant une récom- penre, «\u20ac qui les assessinait aussitôt après.Un a découvert, dans «a cave, lin restes de quarante de ces pauvres victimes.Tropmann était un saint, comparé à cette femme, VÉSIALE ACCIRRNT Nous apprenons qu'un triste accident cat arrivé à bord du vapeur 7rois-Aévières.M.Charbonneau, second ingénieur, dust fuit saisir et conperentièrementlo bras par le mécanisme du vapeur.assassinat.\u2014 Hugh 0'Donohue, bien connu à Québec comme huiseier de In Cour Supéricure, & été assassiné dans la paroisse de St.Sylvestre pendant qu'il revenait de distribuer des sub- pans pour une cause d'assaut.Le coup de feu qui l\u2019a tué venait de derrière une clôture près d'un endroit du chemin appelé moulin de Landry.La balle lui & brisé le crâne, Ou croit que le zèle qu'il déployait dans l'accomplissement de ses devoirs cat la cause de cut assassinat.De graves soupçons pèsent sur un nommé Lynch.Lu député Coroner Prendergast est parti aujourd'hui avec prochain pour entendre le sermon de M.Routbier.Depuis quatre connétables pour St.Bylvestre.ous ras ronre.\u2014Voici ce que raconte un fermier de Léo- pold (Indians) : .L'histoire de ma femme est asses curieuse pour que je vous la raconte, et que vous en fassies part & vos lecteurs.Catherine Rougevaux est née dans le Luxembourg en 1784.Elle & épousé, en 1835, un jeune homme de 23 ans, avec lequel elle à émigré aux Etats-Unis en 1852.Depuis cette époque, elle à beaucoup travaillé, et aujourd'hui encore à l'âge 86 ans, elle laboure, elle bêche, elle bat à ia grange, elle fait en un mot tous les travaux de In ferme, son jeuna mari étant trop caduc pour l'aider.Catherine se propose de faucher ses avoines cette année.Pour me taquiner, elle me répète jour et nuit qu'elle se remariera quand je serai parti.- Vive mademe Catherine ?ImPoRTATIONS.\u2014II vient d'arriver au port de Montréal, une quantité considérable de pommes de terre et de navets delle du Prince Edouard.On dit merveille sur leur excellente qualité.MORT BUBITE.\u2014On lit dana le Pionnier, de Sherbrooke Mardi soir, Madame Sarah Harrison, épouse de M.Alex.Wiuter, l'un des anciens et des plus respectables citoyens de cette ville, assistait à la cérémonie du mariage de l'Hon.M.Robertson, chez M.le Coroner Woodward.Entre neuf et dix heures, quelques-uns des convives remarquérent qu'il venait de se passer en elle quelque chose d'extraordinaire.Le Dr.Gilbert, aussi présent, constata que la malade venait d'être frappée d'apoplexie, bientôt suivie de paralysie partielle, On se hats de In transporter à sa résidence, où elle mourut le lendemain matin vers sept heures, Elle était dgée de cinquante deux ans et fort estimée en cette ville.Sa morte cauné un vif émoi et beaucoup de chagrin à tous ceux qui in connaissaient.Non plus rincères condoléances & son époux éploré et vi atbitement éprouvé.MEURTRE \u2014À Woodstock, Ontariv, une femme du nom de Morrison n été tuée dans son lit, et son mari, couché à côté d'elle, & reçu de graves blexsures.FRANCAIS ET IRLANDAIS\u2014Unc grande démonstration popu- Inire 8 en licu 3 Dublin, en faveur de la France, 11 y avait plus de 100,000 personnes en parade ayant 20 corps de mu- signe, Lew pavillons Irlandais eb français marchaient de front.La police fit une charge contre la procession «t enleva ses insignes.Mais la foule revint à la rescousse et les reprit.ACCIDENT sÉRIEUX.\u2014Un charmant pelit garçon de cinq ans, fils d'un émigrant, est tombé accidentellement l\u2019autre jour par une évoutille du steamer Tweed ct west grièvement contusionné.Aussitôt après l'arrivée du steamer daus le port, le prtit garçon a été transporté à l'Hôpital de ls Marine.Les blesaurer sont de telles natures que l'on a aucune cepair qu\u2019il ¥ survive, U'Doxoure:\u2014On reçoit de St.Sylvestre la nouvelle que le détachement de police vous les ordres du capt.Fitzgerald recueille des informations importantes sur le meurtre de l'huis- rier V'Donohue.Un homme à été arreté sous soupçon v'Donohue laisse nne femme et deux «nfants.CHANTS GUERRIERS.En 1840, il était fort-ment question d'une guerre entre lu Franve et l'Allemagne.Comme aujourd'hui, la première de cus puissances réclamait ses frontières naturelles dont l'avaient privée les traités de 1815.Ces prétentions n'étaient pas du goût des Allemands, et partout dans la patrie du \u201clager beer\u201d ct de ls \u201c*chou-croute,\u201d l\u2019on cria à la guerre sainte contre la France, Un poète, Becker, se faisant l'inter- prête des sentiments populaires, composs un chant guerrier, que Ja jeunesse allemande fit retentir partout.Alfred de Musset répondit aussi par une chanson, La diplomatic, plus heureuse que celle d'aujourd'hui, rétva- sit à écarter la guerre ct les deux nations, au lieu de s'égorger, se contentérent de s'injurier, de se lancer des défis par ls bouche de leurs poëtes Par malheur, aujourd\u2019hui, la ne sera pas tranchée d'une façon aussi paisible.Comme | chansons de Becker et de Musset empruntent une vertaine actualité aux événements actuels, nous les eeproduisons, Voici d'abord une traduction de la chanson de Becker : «ls ne l'unront pas, le libre Rbin allemand, quoiqu'ils Ie demandent dans leurs cris «crume dus corbeaux avides ; 4 Ausei longtemps qu'il roul-ra pisible, portant i, = ve tg pe Le LL Lo ~ S| Au TREY HAE =, ee i oes ES 2 ~~ >a AE S3 By var prey ed 0608 he + A x az >» 8 EoD Da a n> & = NA Br aa, CR Xam Wg = TES Ed wp Tp [> ; 2 AAT a SR WY IY Tn = x Ba XA == 7 8 & + \u201cex = = Ante HMA\" Asin, &: way rr 7 ETRE 1 Bae, a 3X: 7 Te ET Ea a AID SARA Wr Fok.Sas os 3 = => Ae Ay mn OR DA Sods pas Sa sn a NRTA Aes LH Ea \u2026 oop ast oy He Ch ah E ne, qT pe DER à LA 3 3 x 3 = > A A ¥ we + IAA 115 3 Js ut rag 2508 \u2014\u2014e hs) ay a Fa = 2 5 5 i) i ni j AT + 4x cu Fa spl ne NE ME BAINS: ad hab Am pt > aye À x > nl Mes accuse x dA An ee god \u20ac TEE Le + : Fe =.Le dee > 2 .nL op sus 3 ¥ il 0 eS 25 tJ 2 53 Pa ee == i} Sf xn (à NS - = cs ind a 2 wo J ZR és Tes OX 2% = > \u201cBad; Swe » mE = 3] Ho\u201d an 1 my E = Fa \u2014 RME = = 8 IR UN act wd usa aor rv ee Sof ow.aA = \u2014\u2014\u2014\u2014 Fag pu 9 5 ey ~\u2014 Ps ee ST \u2014 \u2014 3 oo =) = ps = ra a TE oe Ea \u2014 \u2014 = \u201ca = med ry =k A tn 4 ~ .= - EST _\u2014 ET a ToT om ME 2e == = V8 = = = \u2014 it Si ie \u2014 {A CTY a ES pa a SEL many pm Ses = ape ESS pal = PA = 50e = = \u2014\u2014\u2014 a 43 == [oy Cal a == = mes TS 2e Bg pas EA = = RE E pus ce SET ss ss = wt = Re \u2014es \u2014 on STRAT = sp aS =, = ~~ \u2014= ew = +- \u2014_\u2014_ SS ~~ == +} ~~ SN tae sais Saad \u201cSNS ses = = \u201c== = pep * SNS us SC = ds 2 Li + \u2014\u201402 > SE as lib) AN NF he \u2014_\u2014 ad ss > NS = =- a pe) AS BD I se XI -> rames = NE = _\u2014 NS = So SH Sr NE = Sa =.se mers == Ea SE nals su i) as = = ae 3 fe TR = nn = AN = a = A D = = = te AN = LG ET x Ep ed = z POY vm === =a oe ay RN RSR Site NN Ly wr.4 + ~~ vas = ES 0 ae ic ANR D - 2e =) = [= a sn = Fe we == === = A SITE Les Iz = es = wz ad =~ = Re ag N 1052 by 28 vy AE ed pe a 4 > CLRES >, pes < ££ AE raid , me Q bee (3 À Ths ce TERE ~~.> 0224 F7 Se he EE Sr 2 NE ~ Pa = Er 2% Ce ie Re) nen sen, Zo\u201d EE ERE Er ex T2 2 AY NOS me Lr px a J A > _\u2014 eae = LIN, i \u2019 4 35) 7, j $ = # | hx hy on 2 x A i if sul ME = a3 = VAI EUR .SEL fa > LA jo 2 as a 4 PA 2 A 2% Le 3 { if 4 5 N wi [3 i KA 4 ; = su L 4 La RY i.PE e = = L'OP 5 ; = y at: of) ks I : Mood RRR 5 i « À = FE CRoconpilbLl 1 w = Za = y 3 | id Le 5 i = x + AN XY 3 # Pod 1 Ï pe - j 1 ; & es i LH $3 5 il 4 als} [3 f DEVANT 7 4 i + iq à A RT ) 5 à £2 INION PUBLIQUE 7, mR 4 2 TR yas x | a7 3 $ $.; 7 QUEBEC 4 be A ; 7 \u201cge % + 1.3 5 5 a #4 ¥ 4 Prapres an croquis de Mads 3 ow en SF { rN A 7 1 LS Wl Hy i hs = à \u20ac 2 ps teroute : { ! 41 Form a .f nn crequis de Wo Candie] ! J & ÿ hes ; 7 & a 5 es \\ 3 iH AN 2 Sole : | ; 0 i \"| cé Loic Kf x, et 4 { i He, a 4 7 PAGE 255, 3 0 a 5 ES 115 HENS (SE ; i pd 3 \u2014\u2014\u2014 % Pr 237 a = \u2014\u2014 L'OPINION PUBLIQUE.JEUDI, 28 JUILLET, 1870.QUÉBEC ET L'ANNEXION.On paraît assex mal renseigné sur le sentiment des qué- becquols au sujet de l'annexion.A en croire certaines gens, presque tous les habitants de notre vieille capitale sersient unnexionnistes ; le clergé même serait favorable à l'entrée du Canada dans l\u2019union américaine.Pans ces dires, il y à du vrai comme du faux, et pour se bien rendre compte de l'opinion qu\u2019on a généralement à Québec du l'annexion, il faut faire une distinction importante.\u2014Que les québecquois désirent s'annexer à la manière des % rouges \u201d de Montréal, c\u2019est-à-dire pour donner libre cours à quelques idées radicales, personne n\u2019osera le soutenir.L'insuccès de l'assemblée annexionniste organisée l'automne dernier le prouve surabondamment.A Québec plus que partout ailleurs.on est, par tradition, antipathique aux institutions républicaines.Les vieilles familles comptent de trop glorieux souvenirs dans l'histoire de notre gouvernement monarchique puur l'abandunner ainsi sans raison.En d'autres termes, on est trop aristocratique dsns la vieille cité de Champlain pour entrer sans répugnance dans une société profondément démocratique, où l'on n'admet que la distinction des écus.Aussi les zélateurs annexionnistes n\u2019invoquent au soutien de leur cause que les avantages matériels devant résulter de l'union du Canads aux Etats-Unis.Ils savent que la population québecquoise n'a que de la répulsion pour les mœurs peu attrayantes des Américains ct jamais vous ne les entendrex prôner l\u2019état social de nos voisins.Au point de vue québecquois, ls question de l'annexion se réduit donc à une affaire purement matérielle : pour savoir si Québec est réellement annexionniste, il faut voir si l'annexion améliorerait l\u2019état de son commerce et de son industrie.Et posé ainsi, le problème est facile à résoudre; car pour peu qu\u2019on examine la nature du commerce qui se fait à Québec, on demeure convaincu que l'annexion n'aurait que de mauvais résultats pour notre vicille capitale.tén effet, ls misère qui fait jeter les huuts cris aux démagogues qui cherchent à exploiter les classes laborieuses, pro- vieut de l'absence des manufactures qui, dans lus autres localités, fournissent aux gens pauvres des moyens d'existence awée.Et pourquoi n\u2019y a-t-il pas de manufactures à Québec?Parce que la plus grande partie des capitanx cat absorbée par le grand commerce.Faites cesser le monopole et vous verrez naître les établissements industriels, Mais l'annexion supprimera-t-elle ce monopole?Non, puisque de l'aveu mème de ceux qui la prônent, elle développera encore le commerce de bois qui se fait en partic avec les Américains.Ce genre de spéculation deviendrm donc encore plus lucratif et absorber davantage les capitaux, qui déserteront plus que jamais l\u2019industrie manufacturière, Et loin de répandre l'aisance parmi les classes ouvrières, comme on l'espère, lc régime américain agrandirait le monopole du grand commerce et accroitrait proportionnellement ls misère de la population indigente.Car remarquons-le bien: si Québec n\u2019est pas entré dans le mouvement industriel qui & fait la richesse de Montréal et de plusieurs autres villes canadiennes, c'est parce que le commerce du grain, la construction des navires et le commerce du bois ont successivement absorbé tous les capitaux de cette localité, dont l\u2019industrie n'a pu bénéficier.C'est tellement vrai, qu'on & vu s'ouvrir plusieurs établissements industriels quand la construction des vaisseaux est tombée en décadence.Ayant moins à fournir aux constructeurs, les banques se sont montrées plus libérales et les manufacturiers on pu sans trop de difficulté trouver les capitaux nécessaires pour conduire leurs entreprises à bonne fin.Kh bien! qu'on localise nilleurs ce commerce de bois et l\u2019on verra le mouvement industriel qui se produit depuis quelque temps à Québec prendre des proportions gigantesques.Alors les loyaux québecquois ne songeront nullement à l'annexion, qu'ils ne désirent pas, à proprement parler.Contrairement à ce que pensent curtaines gens, Québec abhorrera l'apion du Canada aux Etats-Unis quand il sera débarrassé du monopole ruineux des grands spéculateurs, 1) est donc évident que dans notre vieille cité on désire bien moins un changement politique qu'un changement com- mercinl, et pour cause.Comme on à vu plus haut, l'annexion empirerait la condition de l'industrie tundis que le régime actuel, st le monopole des marchands de buis cesse, comme on lieu de lespérer vi le canal du Caughnawaga se conatruit, fournira à uotre vieille cité des consommateurs pour sc# produits industriels, Avec la liberté commerciale établie par Ia confédération, les manufucturiers de Québec peuvent alimenter les marchés des Provinces Maritimes, où l\u2019industrie manufse- turière est comparativement nulle, On sait qu'à ls Nouvelle- Ecosse on s'occupe surtout de l\u2019exploitation des minus et des houillières, comme au Nuuveau-Brunswick on se livre de préférence à l'exploitation des foréts et dus péchorics.Et si le Uunada luisait partie de l'union américaive, le marche qu'uffrent ces Provinces anx mantfacturiers québecquois scrait fesmé par la concurrence des industriels de la Nouvelle.Angleterre, Ainsi l'aunexion, loin de ls développer, ruineruit l'industrie de Québec, soit em augmentant le monopole pécuniaire des marchunds de bois, soit cn lui fermant les marchés des Province: Maritimes.Voilà pourquoi le sentiment annexionniste w'éteindia de plus en plus chez lee bons habitants de untre vicille capitale, à mesure qu'ils en étudierunt davautage les résultats pratiques.Le remède aux maux dont ils se plai- Kent avec raison se trouve dans Ia suppression du monopole exené jusqu'aujourd'hui par quelques grands vpéculateurs.Qu'un établisse Un genre de commerce propre à distribuer plus régulièrement les capitaux, qu'on supprime per la force dux choses certaine» opérations commerciales qui absorbent presque toutes les ressources des banques au profit exclusif de quelques individus, ct l'un verra In prospérité tant désirée niuitre dans Québec en méme temp que l'industrie.C'est là ce que demandent les québecquois et ce que ne saurait leur donner l'annexion dans jes circonstances actuelles.Un & donc grandement tort de fea coasser parmi les aunexiontistes, D'ailleurs, on juge ordinairement des dispositions et des sentiments d'une population par l'opinion de ceux qui la dirigent : or la grande majorité des hommes influents de Québec est hustile à l'annexion.O'Farreil et M.Valin, le candidat malheureux de Québec-Est, en savent quelque chuse.Pour résumer, Québec ne désire pas un changement d'allé- glance, mais un changement commercial qui améliore sa con- sile L'OPINION PUBLIQUE 28 JuirLar, 1870, elle, et l'annexion ne pouvant amener cet heureux eut va ne saurait rasonnabiement dire qu'il est annexionniste.Quant aux populations des localités voisines de poke capitale provinciale, elles sont Join d\u2019être annezlonnistes.\" L.H.Fréchette, qui réussit mieux dans les vers que me politique, le sait par expérience.Les discours qu\u2019 il ar ! ment débités aux paroiseiens de Lévis en faveur de l'annexion n'ont mime eu un succès d'estime, bien qu'en dise certaine feuille dont le programme est assex disparate.La harangue aux Forres habitants de St.Romusld à eu encore moins de succès, puisque M.Fréchette ent resté à la fin sans auditeurs.On rapports que le curé de cette dernière parvixse, auquel le \u2018 poète exilé\u201d se plaignait de son insuc- com, lui aurait conseillé de « parler après les vépret, attendu qu'il aurait alora pour l'écouter quelques femmes désœuvrées et avides d'éloquence populaire.\u201d , Tel est le snccès de tous les démagogues qui prônent l'annexion à Québec.J.C.LanogLieR.CORRESPONDANCES.UN MOT A LA PRESSE.Allone, mes bons amis de la presse, il faudrait s'entendre.Vous trouves mauvais que les personnes condamnées, par les récentes circulaires de l\u2019archévêque de Québec, et de l'Évèque de Rimouski, ripostent avec une pointe d'aigreur Vous inclines croire que ces MM.auraient pû se soumettre de meilleure grâce, et avec un peu plus de vraie sagesse et de véritable humilité chrétienne.; Mais ne craignez-vous pas d'être injuste en exigeant de leur part des vertus qui étaient sans doute bonnes autrefois, mais qui ont probablement fait leur tempe, puisqu'on se dispense aujourd\u2019hui si volontiers de les mettre en pratique.Comparés à M.Veuillot, M.l'abbé Martel et M.le rédacteur de la Gazette des Campagnes, sont des respectueux.11s hasardent timidement quelques obrervations critiques ; ils Inissent percer par çi par là quelques petites ardeurs belliqueuses, lorsque des membres de l'épiscopat prennent la liberté grande de leur insinuer qu'ils ont tort de se constituer les collaborateurs ordinaires des gazettes.Suivant une expression piltoresque que j'ai relevée dans un journal parisien, lorsque M.Voeuillot est mécontent d'un évèque, il s'asscoit dessus.On sait comment le fougueux rédacteur de l'l'nicers a traité Mgr.Dupanioup et en général tous les membres de l'épiscopat opposés à ses vues sur la question de l\u2019infaillibilité du pape.On sait parcillement comment à été traité M.l'abbé Gratry par toute la vresse ultra montaine.Si l'on n'a pas demandé son insertion à Charenton, c'est sans doute à Un reste de pudeur qu'un à obéi, ct ilya tout lieu de croire qu'un sera moins timide à la prochaine occasion.Comment diable voulez-vous que les propas aigre-doux de M.l'abbé Martel, et de M.le rédacteur de la Gazette des Cam- paynes, nous émeuvent beaucoup, quand, par les mille extraits que vous avez fait défiler sur nos yeux depuis six mois, vous nous avez habitués à voir traiter les plus illustres évêques de Frauce par le talent, par les lumières, ct par les services rendus A 1a cause catholique, aussi bien que les prêtres les plus recommendables par lcur vertu, et les plus savants en théolo- gle, comme les derniers des écrivains de notre presse rurale !.Voulez-vous donc que nous ayuns deux poids et deux mesures, un poids et une mesure pour les évéques de France, et un autre poids ct une autre mesure pour les évêques du Canada ?Je le dis à regret, mais vous n'oltiendrez point cela.Vous n'obtieudrez point qu'après les polémiques ardentes provoquées par le Concile entre évèques et laïcs, polémiques dans lesquelles les derniers ne le menaient le plus souvent ni sur le ton de la modestie, ni sur le ton du respect qui cst dû aux supérieurs ecclésiastiques, nous trépignions d\u2019étonnement lorsqu'il nous sera donné de contempler l'un des nôtres se pôsant en insoumis plus ou moins caractérisé de l'autorité de nos éviques.C\u2019est peut-être un malheur que celu soit ainsi, mais ce malheur, ce n\u2019est ni vous, ni moi qui l'avons voulu La situation, telle que je la peins, existe, et il faut en tenir compte.Sanx doute, et je suis Je premier à le reconnaître, M.Louis Veuiliot & un immense talent, une foi ardente ct sincère, et il wat aujourd'hui le champion laic le plus redontable et le plus redouté de la foi catholique.Mais M.Lonis Veuillot est passionné dans la lutte et il cat passionné surtout dans ses luttes contre lex catholiques qui n'appartiennent pus à son évole en France.S'il à parfoin der sourires, et de bonnes paroles pour Villemot, About et Rochefort, il n'a guère que des parolen ¢ que dis-je, des dédains et des mépris pour les redac- teurs de ln Gazette de France, catholiques sussi convaincus et aussi rincères que lui.Je me rappelle toujours que un de sen ereintements les plus foudroyants de ces dernières années a été celui de feu Alfred Nettement, écrivain catholique éminent, lui aussi, et qui à rendu des services à la cause anne ia mexure de ses forces.Et le Français, comme il s'en moque! Comme il le traite du haut de sa grandeur! comme il tiche de le couvrir de ridicule, aux yeux de toute la presse impie de Paris! Jamais il ne l'appelle autrement que le petit Français, si bien que l\u2019on pour- ruit croire qu\u2019il y « à l'Univers un des collsborateurs du Globe d'autrefs is, lequel avait déniché cette ironie cruelle qui con- xistait à appeler M.Cartier the litle frenchman, le petit français Pourquoi toute cette dépense de malice contre le Français, malice qui va jusqu'à lui reprocher son peu de succes a ciceulation ?Pourgnoi ?parce que le Français passe à tort où à raison pour être l'organe de Mgr.Dupanioup.Voyons, est-ce vrai tout ce que je dis li?Est-ce vrai qu'on « fort multraité Mge.1 upanloup, qu'on a fort maltraité M.l'abbé Gratry, qu'on à tort maltraité tous les évêques réunie à Rome, qui ont cru en leur Line et conscience qu\u2019il n\u2019était pas opportun de définir le dogme de l\u2019infaillibilité ?Cela est vrai, incontestable, me dira-t-on, muisai l'on & traité de In sorte Mgr.Dupanloup, M.l'abbé Gratry, et tous les membres de l'épiscopat qui ont manqué de xèle sur ia question de l\u2019infaillibilité, c'est que Myr.Dupanloup, M.Gratry et les évèques qui ont partagé leurs opinions, avaient tort.Eh bien! mnis cat-ce que vous imagines que M.le rédacteur du Ia Gazette des Campagnes, ct M.l'abbé Martel ne sont pas sincèrement convaincus que Jo tort, dans In question de l'éducation, n\u2019est point de leur côté?Les prélats de l'église pouvant se tromper, et étant admis qu'il cst alors permie de les redresser avec beaucoup de brusquerie et de sans-gône, comment vous y prendres-vous pour imposer au Canads la loi du noe a Voilà le difficile, mes amis, après les exemples que vous aves multipliés sous nos yeux.Mais, pourra-t-on dire encore, M.Louis Veuillot a un immense talent.\u2014Sans doute; mais vous n\u2019alles pas supposer, j'espère, que M.l'abbé Martel ne se croit pas, lui aussi, un immense talent; que M.le rédacteur de ln Gaseits des Campagnes ne se croit pas généreusement le Veuillot de la presse canadienne ?Allex-vous donc baillonner ceux-ci, quand celui qu\u2019ils prennent pour modèle leur donne pour exemples de si beaux coupe de dents et de mâchoires Li Encore une foia, messieurs et chers amis de Ia presse, vous aurez peine à faire croire que ce qui est très-bien porté de l\u2019autre côté de l'Atlantique, soit ici inconvenant, déplacé, malsain en un mot, Bi vous ne voulies que nos évêques fussent soumis au régime des rebuffades, il ne fallait pas vous attacher avec tant de zèle à leur faire étudier certaine polémique de ces derniers temps.8i M.l'abbé Martel et M.le rédacteur de la Gazette des Campagnes ont les défauts du maître, Fila n'ont pes toujours la douceur de l'agneau, Ia politesse de l'homme au-dessus des petites misères de la contradiction, et la charité chrétienne, cette vraie compagne de la modestie et de l'humilité, à qui faut-il s\u2019en prendre ?A celui qui vous & tant régalés tous ensemble de l'abbé et de l'évêque, de la Gazette de France, et du petit Français.Ux Lecraue.Caur nt Bintu un.Permmettes, messieurs de l'Opinion Publique, qu\u2019an militaire mette de côté ses armes, pour en prendre une autre un peu plus légère ct un peu moins meurtrière, surtout entre mes mains.Les combats à coups de plume me sont inconnus : evel n'est bon que pour vous, vivux troupiers, et je pense que vous n'en aurez pas moins de mérite et de gloire, si vous faites bien votre devoir avec cette petite arme.Quoiqu'il «en soit, vous êtes militaires à voire manière et moi ausai, et pour ce, Jeapérs bien, mon cher M.L.U., que vous me placerex dans votre galerie des hommes célèbres, quand j'irai une troisième fois à Montréal, pour ne pas voir les féniens.Voux m'avez demandé de vous faire connaître la vie militaire passée sous les tentes.Voici comment on la passe, cette vie : Notre aimable Culo- nel, M, Hanson, qui dort à peine trois on quatre heures par puit, donne des ordres dés le début du camp, pour qu'on s'é veillat à quatre beures du matin.Pour ls première nuit, passe ; pour la seconde passe encore; pour la troisième, on commença à murmurer, ot enfin de compte, arrives à la dernière nuit, tout le monde était content, parce qu'on son allait.Aussitôt après lu révell, on se foilettait: notre bassin, c'était la rivière «t son Mt; nos mains, pour la plupart du temps, fuivaicnt l'office de serviettes; quant au savon, on s'en pasuit facilement A Ia toilette sucuédait le drill du matin, ct nus- itor le drill tini où s'en retournait prendre notre déjeûner O0 .Durant l'avant-midi, chaque soldat astiquait ses armes\u2014 ouvrage assommant pour le militaire paresseux\u2014ct & 10 hrs, it y avait parade du bataillon entier.Notre Colonel, le Major Bureau et 'Adjudant Sheppard nous commandaicat & tour dw Notre nouvel Adjudant pesside une voix sonore et disses connaissances de drill et ses qualités militaires le font extimer beaucoup des volontaires.L'aprés-diner ve passait à flüner, à recevoir les visiteurs, à prendre avec ceux, de teinps en temps, des bons petite verrce de toute expèce de chosus ; tantôt le corps de musique jouait les plus beaux morceaux de son, répertoire, tantôt le camp entier s'ébraniait comme un seul homme, pour chanter nus chansons lea plus patriotiques ; mais à 4 hrs.tons se taisaicnt, quoique avec regret, pour reprendre les exercices militaires.°.Nos soirées furent des plus belles : imaginez-vous l'ile la plus riante, la plus riche en verdure et en bosquets; repré mntez-vous 60 tentes de forme conique ct d'une blanchous éclatante, cavironnérs de militaires aux cœurs gais ct faisant entendre de leurs voix mille joyeux refrains ; représentes- vous encore Une rivière aux eaux limpidea coulant à nos picds, de nombreuses touffes d'arbres semblant preudre plaisir à tépercuter tous ces différents sons, tous cen bruitæ divers, «t à tout cole ajoutex la pale clarté de la June qui ne manque jamais de venir nous éclairer et du contribuer par sa présence à cchauvacr l'éclat de notre camp, alors vous aurez peut-itre une juste idée des nuits agréables que nous avons passées dans cette ile magnifique.Souvent j'aurais désiré avoir A med «ôté» notre puète «à ami Prud'homme qui, je vous l'assure, se werait m ntl 10apiré ot n'aurait pas manqué l'occasion de faire vibrer lex cordes de ea lyre, Mais remettons le partie à l'an- nice prochaine, puisqu'il n'en est plus tempe.On peut se d\u2018mander maintenant quelle est, pour noue, l'i- tilité d'un camp?Voici : on apprend d'abord à se evumettre à la misère «t à n'être pas vaincus par elle\u2014car nous en muau- geons bxaucuup\u2014on apprend à dresser une tente avantage us ment «t eu peut de temps ; on apprend à faire la cuisine mili- taîre, et nf bivn, que la plupert des hommes encore libres de notre camp ne veulent plus prendre femmu-\u2014ce sont les plus kluutons\u2014on apprend encore à bien tirer une carabine, v'ust- ilies à Lien tuer son homme ; enân nous apprenons mille «à un détails eur Is discipline militaire qui nous serviront plus tand, en tempn et lieu, où lew circonstances l\u2019exigeront.vi, dira-t-on, mais tout cela coûte fort cher.Tre bien, wes- sieurs ; main dites-moi, quel est l'argent public le mieux etn- ployé que celui employé pour nous apprendre à bien défendre notre patrie?Puis, Où va ci t argent ?n'est-ce pasentre les mains du panple 1 Aussi, du moins duns nutes camp, nous D'avons pes vu un seul militaire martaurer contre le gouvernement.Tent mieux pour notre ministre de la milice et nous devons l'en citer.ee .A notre départ qui eut lieu vendredi dernier, notre Colonel nous remercia de \u201cempressement que nous avions muntré à nous rendre à sonappel, et nous félicita sur la conduite que nous uvions tenue pendant tout le temps du camp.11 y cutàla vérité quelque infraction à In discipline militaire, mais il faut avoir (gard aux circonstances : ls plupart d'entre nous igno- ralent ce que c'était qu\u2019un camp, avant ce Jour, et d'après cette dunnée nos pouvons juger du reste.Néanmoins, il y à deux compagnies qui méritent une mention spéciales, comme ayaut 28 JuiLLET, 1870.été les plus nombreuses et comme ayant observé le mieux ls discipline militaire ; ce sont celles de Rawdon.Quant au drill, elles out été inférieures aux autres canadiens du Butail- lon, mais qu\u2019elles contiauent, elles nous rejoindront bientôt, sinon pour nous surpasser du moins pour nous égaler, Ce sors entre nous une double émulation.Je voudrais vous dunner plus de renseignements, mais comme Jo suis encore accablé des fatigues du camp, je m\u2019arrète :i tout court.ie J.0.Mousszau.Murray Bay, 19 Juillet, 1870.La Maibaie, ou Murray Buy, est une jolie place d'eau où des centaines de personnes vont, tous les aus, chercher la santé et lo repos.La nature l'a bien faite pour un parcil objet, rien n'y manque de ce qui peut délasser l'esprit et furti- fier le corps.Lo paysage est grandiose, remarquable par la variété et la beauté dus effets de lumière que lu soteil y produit; une brise inconstante y entretient sans cesse une fra.cheur agréable ; et la mer y apporte deux fois par jour aus eaux walutaires.Au fond de la baie ve trouve le village propre et bien bâti; leu deux côtes qui l'encadrent, et dont l\u2019une «'appelle Je cap à l'aigle, et l'autre la pointe au pic, s'élèvent en am- phithéätre à une hauteur considérable, Lorsque les premiers et les derniere rayons du soleil illuminent de reflets d'or, d'argent et de pourpre les collines et lus montagnes et les fiots de In mer qui s'avancent en frémissant dans la baie ; ricn de plus beau que le spectacle qui v'offre aux regards, rien de plus pur ot de plus suave que lu brise qu'on respire alors, C'est sur les deux côtes qui encadreut cette baie que s'abat tous les ans une nude d'hommes, de femmes et d'enfants pales et rachitiques.Rien de plus original et de plus curieux que cette population nomade venant de partout se refaire le corps et l'âme au sein de cette nature vigoureuse, pleine de sève, du grandeur ot ! de charmes.Il y & place là pour les douleurs morales comme pour les douleurs physiques.Le spectucle des misères humaines su Milieu de taut de grandeur et de puissance duit inspirer à l'âme souffrante des réflexions consolantes Elle doit, dans des moments d'illusivn, chercher à v'envoler de Is cime des montagnes dans Vimmensité du ciel où à s\u2019élancer sur la crôte des flots, qui d'en retournent, vers l'imimeusité de la mer.Toutes les races ct les religions sont représentées ici.On y voit des Anglais, des Américains, des Français, des Allemands, des Irlandais, des Ecossais, ete, etc.L-# manières simples et franches et la figure duuce et tranquille des habitants de l'endroit forment au milieu de cette mussique Lumaine un curieux contraste dont, après tout, ils me doivent rougir Les étrangers peuvent aller sur leurs bords cherciær la santé et le repos, mais ils n'en rapporteront pas le botiheur que ces viguu- reuses populations doivent trouver duds la conservation des mœurs ct de la noble ximplicité de leurs ancétees.Les étrangers adoptent plusieurs genres de vie.Los uns ac retirent dans les hôtels, d'autres loucnt des waisons ot font bouillir eux-mêmes la marmite, un grand nombre pensionnent chez les cultivateurs de Pendroit, Le prix de ln pension dans les hôtels est d'une piastre par jour, chez les cultivateurs il varie du deux chelins à quatre chelius.M.Kerr se fait bâtir en ce moment un joli cottage en face du débarcadére, Il y a peude familles canadicnnes parmi tous cos étrangers.Les UCanadiens-Français préferent aller, parait-il, au sud du fleuve à Kamouraska, Cacouns, vic, M.Olivier Berthelet est ici avec sa dame duns 'simable famille dv M.Siméon Lesage, qui passe 1'été i lu Malbuic.Jo remarque aussi les demoiselles Delisle et M.ct madame St.Onge de Montréal.On &e porte cn masse vers le quai à l'arrivée dea bateaux-ù- vapeur pour voir len gens qui passent «D route pour le Sague- ay et souhaiter la bicnvente à ceux qui arrêtent à la Mallaiv.| À voir l\u2019'empressement avec lrquel on demande des nouvelles à ceux qui arrivent, on dirait des cxilés absents de la patrie depuis bien des années.11 faut voir aussi les fites de caleches qui re croimnt en tous sens, car tout le monde est charreticr pendant la saison d'eau, et toutes les voitures sunt des caléches; il faut en prendre son parti.On à essayé lus quatre roues déjà, mois il & fallu y renoncer, les côtes sont trop nombreuses «lt escarpbes pour ce véhicule.Les charcetiers pus contre les cultivateurs qui leur font opposition, mais les étrangers ne se plaignent pas, car ile se proménent à bou marché.11 n'est pas rate de voir, le soir, des grandes charreltes retu- plies de jeunes filles et d'enfauts en train de rire et de vw muser.(ent le matin et l'après-midi qu\u2019on voit défiler les baigueurs et leu baigneuses vers le fleuve.[1 faut voir leurs accoutre- trents, il faut entendre leurs cris, lorsqu'ils se metteut le bout des orteils dans l'eau et lorsqu'ils se plongent tout cute ra or le liquide salé.Muis jetons un voile eur nt de «dé- uv J'étais à ln musne, dimanche dernier, Je fus bien surpris de voir à l'autel M.Dufresne, de l'evcché de Montréal; ii vfficiait, assisté de M.Piché de Terrebonne.Je ne lus pause moins surpris en voyant M.Hicks monter dans la chaire pour faire le sermon.Comme Je m'endormais fort, je crus que J'étais le jouet d\u2019un rève, mais non, je reconnus bientôt que c'était une agréable réalité.Et pourquoi pas?Les caux salées doivent être bonnes pour Jus pritres comme puns lox autres mortels, ll est un fait aasex curieux à constater, c'est qu'à ls Mal- io où on va de vont lieues prendre les bains, les gens de l'endroit ne se baignent pas.Autre preuve qu'on apptécie TaremMent co qu\u2019on n sous la main.Je dois dire qu'on à déjà vu des étrangers qui avaient passe quinze Jours à la Malbaie se hôter, on arrivant à Montreal, \u2018aller prendre un bain ches Moretti, Lis avaient trouvé l'eau trop froide, Les gens à ln Malbaie ont den patois pittoresques «& pro- Roncent certains mots d'une manière singulière lis prononcent par exemple si vous voulais pour si vous voulez, Co sont, tout de même, de bonnes gens, dont nous avons bas à rougir en présence des étrangers.Puurru que ceux-ci He les gâtent pas ! Il y à un cimutière à la Malhaie avec des tombes qui atten pont Que plusieurs générations dorment sous cette terre où On va chercher la santé, Un meurt donc là comme ailleurs.L\u2019OPINION PU BLIQUE.239 A 2 y store pas des mendiants : c\u2019est an fait que j'aime à L'émigration n'y exerce y pas ses ravages.Quand un père cbr ieurs âs qu'il ne peut établir, il les envoie faire de la Au moment où fe trace ces li C gnes, le Magnet et lo Clyde eolopabportent Plusieurs familles qui vont grossir notre petite Un grand nombre nant à la Malbaie, Je vous écris ces lignes à la hâte, qui allaient à Cacouns vicnnent mainte- L.0.D.\u2014\u2014\u2014\u2014 LA BAIE DE TADOUSAC.Le nom de Tadousac, qui n° i y qui n\u2019est maintenant connu que comme une charmante place d'eau, revient très-souvent dans Le première période de l'histoire du Canada.C'était le point ret, le quartier-général des premiers navigate explorations du St.Laurent, pre vigatours duns leurs 4 temps de Is formation de la compagnie établie de I \u2018 par dus Inarchandg de Dieppe, de St.Malo et de Rochelle, pour le commerce de pelleteries, Tadousac fut choisi comme leur principal eBtrepôt par les commerçants de ce continent.Pius tard, Champlain en fit, 4 son second voyage, le rendez-vous de ses deux vaisseaux.Cette baie offre un lieu de refuge très-sûr aux batiments ; on cunsidère que vingt-cinq vaisseaux de guerre pourraient facilement vt sûrement sc loger duns le hävre, si l'entrée n'en était à peu près impossible à ls mer Lasse.L'HOTEL DE NIORRES.XVIIL \u2014La Face d'Armes \u2014Suite.De temps i autre il se retournait vers un second bourgeois place comme lui au premier rang des curieux, et son regard | interrogateur paraissait demander iustamment une explica- y tion de l'énigme qu'il s'efurçait, mais en vain, de déchifirer ; | regard, Roux devons , brodigué en pure perte.ly avait longtemps déjà que le matelot contemplait le | riche coup +.: [No.1.444.1 DAME PHILOMENE ALLARD of devant de la Purvisee de St.Laurent.dans te Distriet de Montréal, et maintenant de la Paroisse de Lachine dit District.Damandererso : vo.HERMENEGILDE VIAU.Culti- vitae ci-devant de ls dite Paroiers de St.Laurent, dit District, ot nctuollement absent de cette I'rovin-a, Dfeudeur, I EXT ORPONNE SUR LA MOTION DE M» send David Avocats dels Demande- apport par le re
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